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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 25 mai 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1895-05, Collections de BAnQ.

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uf e > l-tiems A^NEE Quebec Samedi 25 Mai 1805 No 43 AVIS LA VÉRITÉ abonnements t comme si on pi étendait avoir vu un nain de haute taille.Si M.Fréchette était réellement poète il aurait de l’oreille.La preuve qu’il n'a pas d'oreille et qu’il n’est pas poète, par conséquent, c'e.-a qu’il a commis, au cours autre Idc cet article sur Hébert, l’attentat que voici contre toutes les lois de l’harmonie : un mettre.u La supériorité de nos universités et de nos magistrats, cela peut être une grosse vérité.“ Seulement, c’était notre humble parler n’a pas do sujet,ni exprimé ni sous-entendu.La traduction française se lit comme suit : Ne valent pas la peine opinion qu’il n’était pas opportun, dans.le moment, d’un faire parade.Ces comparaisons sont toujours blessantes, et nous attirent des représailles.“ El ce qui nous fait croire que nous avions raison, c’est que ces déclamations de l’archevêque de St-Boniface ont soulevé uu toile général dans la presse anglaise et tourné contre nous des journaux li J’ai entendu dire, par des gons qui ne qui avaient paru eu faveur de notre savaient pas lire : des cousins arnète germain-, des cousines arnète germines, pour des cousins et des cousines ?iés de germai n< ou à naître de germains ; mais les admette cousins du P.Laçasse me prennent, je l’avoue, par surprise.” du côté de la rue Label le.ou l'art idle qui s'éclaire ?Pour faire dis- qu'on en parle " ; ou, “ no valent pas la peine d'etre mentionnés.” Permettez, monsieur Fréchette, que je vous signale, en passant, un gros angli- commettez en voulant ’«mité, il aurait fallu : toute ambig paraître pièce qui s éclaire.Et de trois.•1- Une pièce ne s'éclaire pas lu côté d'une rue.C'est du pur micmac.Ce quo a voulu dire, sans doute, s'éclaire, par un C’est ainsi que Clame mm vous faire des farces aux dépens du P.Laçasse.Voua dites : M.Fréchette e est que d ite pièce “ côté, sur la rue Label le ”.Von élémentaires du français.cause.“ Nous n’avous pas voulu être désagréable à Mgr Laugeviu, qui ne mérite que les ardentes sympathies de tous, pour le zèle qu’il déploie eu faveur de nos coreligionnaires de là-bas.“ Nous avons tout simplement usé du banc-parler qui caractérise dans une certaine mesure notre journal." Et de quatre.Donnons bonne mesure et ne coin}>• seule faute la disgra-/>t M.Fréchette nous fait dire une chose “ Et le nombre de nos article- augmenterait " voilà ce que vous vouliez dire.Le fra,Lis, memo to canayen lu plus ordi- nous n’avons jamais é< nuire vaut bien mieux quo votre monta- do M.brdchctto que, t ans nono g,mis, monsieur Frdclmuo, quoi que vous ' il" H mai, s.g.nddo comme ® i une incorrection, la voici : que ROME “ Ce que cela peut signifier, je le laisse ! à plus savant que moi." j Vue dépêche de Rome, eu date du 15 mande que YUsservatore Romano car- mars, publie une lettre du Saiut-Père au diual Rampolla enjoignant aux catholi-Maintenant, pour nous résumer, comp- ques italiens de ne prendre aucune paît \ ut ons d .i ra- aux élections politiques qui doivent : 2 2 avoir lieu dimanche prochain, -6 mai.c'cat du Fré- Cola n’est pas du Scarron chotto, et ce n’est pas français.I avec enfants ; l°ns les chenilles que nous masser, et inscrivons le grand total LA VERITE 4 vait élu, c’eût été un excellent choix.Mais je trouve tout de même, que le choix qu'elle a fait de moi est meilleur.Vous comprenez ça ?—Admirablement.—Au fond, je ne gagne peut-être pas tant qu’on le croirait au change.Comme administrateur du Collège de France, je n’avais pas graud'ohosc à faire, eu somme.Ne le dites Comme secrétaire perpétuel, il faudra beaucoup travailler.Ce n’est pas une sinécure du tout le secrétariat perpétuel.Qu y est très, très occupé.Ce n’est plus comme jadis, aujourd'hui.L’Académie riche.Cent cinquante mille francs de rente, s'il vous plaît,qu’il faut administrer.DANS LE MONDE AGRICOLE I personnes ou tout, ou de 3.02 en 20 continuer sans relâche le mouvement ans, au lieu de 55 o/o qui, si nous si bien inauguré en 1892.N'oublions avions pu garder chez nous notre pas que la prospérité de toutes les accroissement naturel, nous eut don- classes de la société, dans un pays né en 1801 un excédant de 468,403, comme le nôtre, dépend presque eu-au lieu de 22,875.tièrement du succès de notre agri' Il est donc évident que, malgré les culture, énormes dépenses que la province a Dans un prochain article, nous faites dans les 20 années, de 1871 à montrerons ce qu’ont été nos récoltes 1891, pour la construction de clic- et les produits agricoles, eu général, tnius de fer, pour la colonisation et dans les années de 1870 et de 1890.pour l'amélioration de l’agriculture, Puis nous tirerons quelques-unes des notre population agricole a dû émi- conclusions qui découlent des faits grer, au nombre de 445,000 environ, signalés, chiffre équivalant au tiers environ de notre population totale actuelle ! La colonisation Les mêmes recensements comparés, de 1ST1 et 1891, constatent de plus que malgré Vémigration si con- A /’Académie : sidérable que nous venons de signaler, nous avons agrandi l’étendue de nos champs cultivés dans une proportion très notable.Ainsi nous avions : Quels progrès faisons-nous ?L’annuaire publié récemment par l'hon.M.Angers et le département d’agriculture d'Ottawa, que la Vérité a déjà signalé à ses lecteurs, nous fournit des renseignements comparatifs fort précieux, qui méritent d’être connus de tous ceux qui s’intéressent au progrès du pays.La lecture de ce beau travail nous a induit à pousser plus loin nos recherches et à revoir les divers recensements du Canada, eu ce qui a trait au mouvement agricole dans la province de Québec.Nous soumettons notre étude à l'attention de nos lecteurs : Accroissement de la population Pour bien juger de l'augmentation naturelle de la population dans la province de Québec, il est nécessaire de jeter un coup d'œil en arrière, afin de constater d'abord quelle a été cette augmentation par le passé.La magnifique étude que feu J.-V.Taché a publiée sur ce sujet en 1875, — au A x-a! pages 160 et suivantes,—établit d'une manière certaine, par le relevé des registres des paroisses catholiques de la province, que l'accroissement de la population, ou l'excédant des naissances sur les décès, a été.dans les 20 ans.pas.me AC» RIGOLA.est très MB b «m IME —Et vous ne craignez pas que pour vos études personnelles —Oh ! mes études personnel! Je prends ma retraite.A l’âge que j'ai.Je viens de publier un ouvrage sur Mme de Sévigné.J’ai bien envie • • • M.Gaston Boissier vient d’être élu secrétaire perpétuel de l’Académie française, eu remplacement de M.Camille Poucet récemment décédé.Immédiatement après cette élection, un des rédacteurs de la Libre Parole, qui avait favorisé la candidature de M.Boissier, obtenait de ce dernier une entrevue, qu’il nous raconte dans les termes suivants : Le résultat de l’élection a été connu vers quatre heures.Quelques instants après, nous étions au collège de F rauce.— M.Gaston Boissier ?— Au fond de la cour, au deuxième à gauche.O Je traverse la cour silencieuse.Je gravis un escalier solennel.Je sonne et un tablier blanc m’introduit.Je suis dans une sorte d’antichambre où des pelotes de fil et du linge gisent sur une table à ouvrage.Une porte s’ouvre et j’aperçois, assises eu cercle, un groupe de femmes.Presqu’aussitot le nouveau secrétaire perpétuel apparaît, la main tendue.— C’est l’inévitable interview, fais-je —Oui, oui, j’ai vu votre carte.Vous êtes un ami de Urumont.Venez dans mon cabinet, nous serons mieux que dans le salon pour causer.Un de mes anciens élèves, Dru-mont, savez-vous ?Je l’ai eu dans ma classe à Charlemagne.C’était un élève fort distingué, déjà très passionné.Je me le rappelle très bien.Je l’ai revu plus tard, au moment de la publication de son ouvrage sur Saint-Simon.amitiés ; vous le remercierez aussi.Je u ni pas eu une très belle presse hein ?Et, dam, en dehors de La Libre Parole Nous sommes arrivés dans le cabi- os du m'eu tenir la.Pourtant, non ; fai fait le rêve de publier les registres de l’Académie qui ont été sauvés en 1792 Total cuïii\ • en e.i en acre.* en lt't ur* pAiura-V' pr.iiried jar- Ann-5e din?i;:! 0.-, .' r 7: 1: J.- - ,: .- 1891 299,385 1,054,539 2,457,023 73,627 8,679,946 soit une augmentation dans nos champs cultivés d’environ 50 o/o, due sans aucun doute a la colonisation, pour la plus grande partie.Malheureusement, cette importante augmentation de domaine doit être cultivée par une population agricole qui n’a guère augmenté eu nombre.Ainsi, chaque occupant de terre de plus de 10 acres, avait à cultiver en moyenne 53 acres en 1870 et 70 acres en 1891.ce qui a ajouté, à chacun des occupants, un surcroît de terre à cultiver de 31 o/o.On observera aussi, par les chilfres cités plus haut, que le nombre de propriétaires de 100 acres et plus s’est augmenté de 40o/o en moyenne, tandis que la population rurale dans les vieilles paroisses, où sont généralement situées ces grandes propriétés, a diminué dans une proportion alarmante.Vos récoltes diminuent Nos démontrerons dans un prochain article que nos récoltes, par arpent cultivé, ont diminué dans une proportion vraiment décourageante.De fait, si ce n’etait de l'industrie laitière et du grand encouragement qu’elle a déjà donné et qu’elle promet à notre agriculture dans l’avenir, notre position agricole serait absolument désastreuse.Remèdes nu mal recensement de 1871, du par l'abbé Morellet, lors de la suppression de l'Institut.Ce ne sera peut-être pas très amusant, mais enfin.V ft • Un silence, après quoi je demande ¦ —Y a-t-il eu, dans votre vie,quelques incidents dont vous ayez plus particulièrement souvenance ?—Ma toi, non.Notre vie.à nous autres universitaires, est, d'ordinaire, très unie.La mienne, en tout cas, le fut, inaltérablemeut.—J'étais en seconde, au collège de Nîmes.J’avais alors pour professeur, je me le rappellerai toujours, un vieux bonhomme, un octogénaire au moins, ancien frère de la doctrine chrétienne défroqué.Un inspecteur, que j'avais sans doute émerveillé par mes réponses, me proposa de m’emmener à Paris.Il y avait, dans eu temps-là, à Paris, une foule de pensions, vivant à l'ombre des collèges Elles se disputaient les prix des concours généraux.Dès qu'un élève un peu doué leur était signalé, elles essayaient de l'attirer à elles.Il devenait alors “ une bête à concours.De 1770 à 1790, de 64 o/o “ 1790 “ 1810, “ 1810 “ 1730, “ 69 o/o 68 o/o 65 o/o Il est bon de remarquer que c'est depuis cette dernière époque que l’émigration de notre jeune population adulte s'est surtout accentuée.D'après la démonstration incontestable que nous venons de résumer, l'augmentation naturelle de notre V.*.population agricole peut être estimée au dernier chiffre, 65o/o, par périodes de 20 ans.Malheureusement, comme on va le voir bientôt,cette augmentation naturelle est décimée et englobée, pour la plus grande partie, par l’émigration.W 68 o/o 1850, 1870.1830 1850 » i .i i * Population agricole D'après nos recensements, la population totale de la province était C’est, sans doute, ce que l'inspecteur voulait faire de moi.Il me parla du l'Ecole Normale Supérieure.L’Ecole normale supérieure ! Je n’en avais jamais entendu souiller mot.mable inspecteur se faisait fort de m’y faire entrer.Je n’avais pour cela qu'à le suivre.J’entrerais, tout d'abord, eu quatrième, bien que je l usse déjà élève de seconde : mais mon âge ircherie.en 1871.de 1,191,516 “ 1891 1,488,535 Soit une augmentation en 20 ans de.L'ai- 297,019 ou d'environ 24 o/o, au lieu de 65o/o.Ou constate de plus que le nombre d occupants de terres, de 10 acres et plus, tant défrichées qu’eu forêt, étaient comme suit : i„; \* f > O IIS ivrvz m es nu Notre public en général ne saurait donner trop d’assistance et d’appui à la société d'industrie laitière • • • permettait cette petite sup .l'étais tout près d’accepter.Mais ma provinciale, laquelle s’efforce, par tous les net de travail.Une table encombrée moyens dont elle dispose, depuis de papiers bientôt quinze années d’existence, à bibliothèque où s’alignent d’énormes enrayer le mal et à lui apporter un in-folios.Quelques fauteuils, remède efficace.11 n’est que justice M.Gaston Boissier est assis devant de constater a ce sujet l'aide si puis- moi.Grand, très vert, souriant, il me saute donnée à cette société par notre clergé, et surtout par l'administration actuelle, sous la direction éner- de 10 j de 50 ; df \00 ; J lu- de z\ 200 j acre.- | acre* j acres Tutal et de brochures.Une habitait Nhncs, elle était veuve et jetais son seul enfant, à la tentation, .le restai à Nîmes.à 50 à 100 Ann 4e 200 nr re-i occupant* .le résistai 22,37V 41,410(30,891 V.-Vd | 22.296 40,1 18 40.30.' 15,216 107,570 123,039 1371 ISO! de Mais, à partir de ce jour, l’id l’Ecole Normale me limita.ce Soit une augmentation dans le nombre d’occupants, de 16,363, ou d’environ 15 o/o en 20 ans.D’après ces mêmes recensements, le nombre d’h a bitauts par maison était, en 1871, de 6.7, tandis qu’en 1891 il n’était plus que de G personnes par maison.D’après ces données, on constate que notre population agricole totale dans la province devait être, J’y entrai trois ans plus tard vu tète du la liste et j'en sortis également premier an concours d’agrégation Un m’emvoya à Augouléme où puis à Nîmes, où Je fus ensuite parle, accoudé au bras de son siège.De longs cheveux gris encadrent son Une chaîne d’or barre son visage.gilet.Il a l'air d'un grand-père cordial, gai, alerte, sans façon, sans re- je professai un au, cherche—d’un bon papa.je restai dix ans.—Je suis élu, reprend-il ; j’en suis! nommé à Charlemagne très heureux; mais j’ai eu peur.I —Vous deviez cet avancement à la Hier et avant hier mes affaires sem-* publication de quelques-uns de vos blaient se gâter.J’avais un concur-1 ouvrages, sans doute ?rent redoutable, un fort galant —Non pas.A Nîmes, j’étais jeune, homme d’ailleurs.Si l’Académie l’a je m’amusai.J’étais au gique de M.Tailloir, de M.Beaubien, et de leurs collègues.Espérons que MM.les députés qui représentent à la chambre les professions libérales, le commerce et l’industrie, comprendront combien il importe, dans l’intérêt général de la province, de relever notre agriculture par tous les 22,875 moyens dont nous disposons, et de en 1871, de 720,759 " 1891, “ 743,634 soit un excédant de milieu de ma 25 MAI 1895 .6 LA VERITE famille, j’avais beaucoup d’amis.Je faisais ma classe et je flânais.Mais il y a des flâneries intelligentes.Je me tenais au courant.Ce n’est que plus tard, à Paris, que je travaillai, que je me mis à écrire.Et il y a quarante ans que cela dure.Entre temps, j’étais nommé à l’Ecole Normale ; il y a trente ans que fesse.Ça commence à compter, n’est-Mais, vous ie voyez, quelle vie plus unie que la mienne.Un livre est ouvert à la première page, sur le rebord de la bibliothèque.Distraitement, mes yeux regardent l’eau-i'orte qui le décore.—Vous regardez le portrait de Mme de Sévigué.N’est-ce pas qu’il est beau ?C’est la reproduction d’un tableau de Mignard.Et, avec un certain orgueil d’au- lies choses auxquels ils se rattrapent.Dans son éclectisme, le sceptique intelligent fait encore une part à Thon-néteté et à la bonté.La notion de ce qui est artistiquement et littérairement beau le ramène parfois à une certaine conception du bien et du vrai.” Les Avec Hello, il avait en vue la création d’un journal franchement chrétien et militant, qui s’appelle, en effet, le Croisé.“ J'ai déjà un abonné et pas de journal, disait le journaliste à l’homme Diec.L'électricien amateur.Manuel de travaux pratiques, par Lcbiez.1 vol.4 fr.Voici un petit livre qui justifie parfaitement son titre.Rien de plus pratique que cet ouvrage où Von va jusqu'à décrire les différents outils — Vous avez deux abonnés, reprit nécessaires à l'amateur qui veut tranquillement le curé d’Ars; je veux | construire les appareils électriques être le second, puisque la première ( qUj y sont décrits.Toutes les phases de la construction, les précautions à prendre pour arriver à la réussite sont minutieusement indiquées, et de nombreuses figures viennent éclairer les descriptions quand c'est nécessaire.M.Lobiez a donné tout juste ce qu'il faut de théorie pour que l’ou comprenne ce que Von fait et pour qu’on puisse remédier en connaissance de cause aux sympathies de M.Gaston Boissier pour Zola montrent bien ou conduit cette conception du beau en dehors du bien et du vrai.pro- j y ?place est prise." ce pas Il ajouta pensif : “ Les débuts d’une grande œuvre doivent être modestes.“ Commencer peu à peu.Ce n’est pas la question matérielle qui me préoccupe.Les choses voulues par Dieu s'arrangent d’elles mêmes, ou ne sait comment.“ Vous serez aidé, et, si vous ne l’êtes pas, allez toujours.Nous vivons dans un bien pauvre siècle.Cependant, il pourrait être grand.Rap-pelez-lni sa pauvreté et sa grandeur.Vous allez prendre la parole.Eh bien ! la parole humaine est chargée d'unir.Mais pour unir, il faut bien flu^ju=e * s’y prendre.il 11 ne faut pas avoir la fausse charité, il faut dire la vérité sans Courrier de l’Erudition Où se trouvent actuellement les principales reliques de la Passion de Notre-Seigneur, telles que la couronne d'épines, les clous etc., — R.La couronne d’épines est à Notre-Dame de Paris, mais un grand nombre de ses épines ont ont été données à d’autres églises.Des quatres clous de la Passion, l'un fut jeté par Sainte Hélène dans la mer Adriatique pour en calmer les tempêtes ; le second est incrusté dans la célèbre couronne de fer des rois lombards ; le troisième est à Notre-Dame de Paris ; le quatrième à Monza près de Milan.L’éponge est conservée à Rome dans la basilique de Saiut-Jean-de-Latrau.La pointe de la lance est à Paris ; le reste à Rome.Sainte Hélène a donné à l’Eglise de Trêves la robe sans couture.erreurs que l’on pourrait commettre.L'auteur s’occupe de tous les appareils courants dans la pratique électrique, même de ceux de mesure.Il n’a pas cru cependant devoir aborder la construction des dynamos, sans doute trop délicate pour le simple amateur.teur : —Ce livre-là, le dernier que j'ai écrit, savez-vous à combien de mille il s'est vendu ?Et comme j’évite de répondre.—A vingt et un mille, monsieur, franchement, vous en seriez-vous douté ?—Eh bien ! Monsieur le Secrétaire perpétuel, franchement, non, je ne m’eu serais pas douté.—Zola, qui est venu me voir l'autre jour ne s’en doutait pas, lui aussi.Je lui dis : vous le voyez, pour à trros tiraire, pas besoin d’écrire de.vous m'entendez ?—A propos de Zola, le recevrez vous, enfin ?Là Les Alliages métalliques, par A.Le, prof, de la métallurgie cole des mines de Freiberg.Traduit Seeli v ) II y a une seconde, Jean Sauriol ne se désolait pas beaucoup, et maintenant il pleure.Avez-vous remarqué cette persistance de M.Fréchette à faire pleurer ses héros ?tre de l'archevêché de Québec, Vauquelain, sur le pont de son navire en feu, se coucha pour pleurer, Chénier pleurait peut-être à sa fenêtre, et l'homme à la carabine pleurniche dans le trou de l'ourse, non seulement dans l'ombre, mais encore dans les ténèbres.Et puis, comment expliquer que le regard aurait pu plonger, par hasard, dans la grotte dont l’entrée était complètement bouchée par la neige ?(A suivre) de Montréal ; le It.P.McMatmus, C.S.S.de l'église Saint-Patrice ; les RR PP.Purlin et Desjardins, O.M.I, de Saint-Sauveur ; MM.les abbés Trudel, chapelain de 1 hôpital du Sacré-Cœur ; Gagné, chapelain de l’hôpital général ; Audet, chapelain du couvent do Siliory ; Ré né Casgrain, chapelain du couvent do Bellevue ; B.P.Garneau, secrétaire de l'archevêché ; A.Gosselin, ancien curé j Raymond Casgrain ; A.Taschereau, de la cure de Saint-Jean Baptiste, de Québec ; Dérome, vicaire à Suint-Raymond ; Turgeou ; Marchand et Côté, du Séminaire ; les RR PP.Désy, Turgeou, Martineau, Carré, Perron, T.Caisse et F.X.Caisse, S.J.; le Frère Abel et plusieurs autres Frères des Ecoles chrétiennes.La La Vérité, de Québec et le Courrier du Canada ont tous deux publié des articles sur le compte de M.Bourget, lors du passage de cet écrivain dans notre pays.Ces articles étaient sévères mais parfaitement justes.Ils out sans doute empêché toute démonstration publique en l’honneur de M.Bourget ; et c’était précisément là le but que le directeur du Courrier et celu i de la Vérité s’étaient proposé en faisant connaître au public canadien le véritable caractère des livres de ce “ malfaiteur littéraire.” Que M.Bourget soit mécontent du Courrier et de la Vérité, cela se comprend.Mais ce mécontentement ne lui donne pas le droit de parler d'articles immondes.Rien, absolument rien d'immonde n’a été publié, sur son compte, soit dans la Vérité soit dans le Courrier du Canada.Que le fameux pornographe le sache, les immondices sont rigoureusement bannies des colonnes de ces deux Elles en sont exclues avec I Faut-il louer le mérite littéraire des écrivains mauvais ?— Pourquoi non ?dira quelque lecteur à la vue du titre de cet arti- E.Parlement federal Il s’est produit, ces jours derniers, une scène assez piquante à la chambre des communes.M.McCarthy, qui est toujours aux aguets pour surprendre ses collègues français en tlagrant délit de disloyalty, a posé à M.Ouimet la question suivante : cle.— Pourquoi oui?répondrons-nous.La question posée n’est pas de celles que Von puisse trancher à priori sans examen sérieux.— Mais quel besoin d'examen ici?ne saurait être mise en doute par un de ses intransigeants qui, pour quiconque diffère d'opinion avec eux n'ont qu injures et vilenies indignes de gens bien élevés, pour lie pas dire d'un chrétien.Une telle accusation n'est pas neuve, nous y sommes^faits ; bien des fois déjà elle a été produite et nous n’avons pas manqué d’y répondre.Il faut blâmer, disions-nous, tous les procédés excessifs ; mais appeler les choses par leur nom, arracher le masque du visage des imposteurs, mettre à nu leurs infamies pour diminuer leur triste pouvoir de tromper et d’empoisonner les imprudents, non, ce n’est pas là manquer de mesure.Au même titre la discrétion est certainement louable, mais gardons-nous de la confondre avec ce flegme maladif que certains prônent.Quand la maison brûle, il ne suffit pas de la regarder d’un œil de pitié et de pousser des soupirs de compassion, I mais il faut se remuer, appeler au chapelle était remplie de fidèles, et dans Vassistance on remarquait plusieurs des principaux citoyens de Québec, entre au très, sir L.N.Casantt, juge en chef de la Cour supérieure ; M.le juge Pelletier ; MM.Flynn, Chapais et Pelletier, ministres provinciaux, M.A.P.Pelletier, sénateur, M.de la B vu ère, surintendant de l’Instruction Publique, M.G.Ouimet, ancien su' intendant, M.P.Carneau, ancien ministre, etc.Le It.P.Turgeou, S.J.a prononcé le sermon de circonstance.Il a parlé avec éloquence et onction de l'origine de la dévotion à Notre Bame du Chemin, qui est la dévotion particulière de la Compagnie do Jésus, et du but de ce nouveau temple.Dans notre prochain numéro nous reviendrons sur ce double sujet si intéressant.Après le sermon, salut solennel chanté par l’Union Palestrina.Mgr Gravel a également béni la statue do la Sainte Vierge qui orne le perron do de l'église, œuvre vraiment remarquable do M.Jobiu et don do M.Tanguuy, architecte do l’église, ainsi qu’un magnifique tableau représentant Notre Dame du Chemin, dû au pinceau habile do M.E.Hamel.Lundi matin, Mgr Gràvel, assisté de plusieurs membres du clergé do Québec, a fait la consécration solennelle du magnifique autel eu marbre qui orne la chapelle et y a célébré la première messe.La chose est claire.Elle “1.Le Ilcrald, de Montréal, du 8 du courant, a-t-il rapporté exactement les paroles prononcées par le ministre des Travaux publics lors de la visite du lieutenant-gouverneur de la province de Québec au Monument National, savoir : journaux.“ C’est ici que jadis ils (les Canadiens- uue telle rigueur que, même pour mieux français) ont été vaincus, mais ils peu- faire connaître M.Bourget vent se vanter d’avoir reconquis leur pays depuis que la Heine est représentée dans la province par un Canadien français.Quant à lui, il pouvait dire qu’il avait montré récemment, dans le cabinet fédéra1, que les Canadiens-français n’étaient pas seulement respectés mais qu’ils pouvaient même commander.“ 2.Si le rapport du Herald est exact, à quoi faisait allusion le ministre des Travaux publics dans la dernière phrase de la citation ci-dessus?” nousuavons pas osé reproduire certaines pages de ses livres.LA LANGUE FRANÇAISE Un journal de Lourdres, le Globe, publiait naguère ce qui suit : " Le chauvinisme n'a, ou tout au moins ne devrait rien avoir à faire dans les questions de science, et bien que l’anglais soit la langue la plus répandue dans le monde entier, c’est le français qui domine en Europe, la partie la plus civilisée du monde ; par conséquent, nous devons reconnaître avec les journaux scientifiques russes et allemands que le français est la langue qui convient lo mieux pour les congrès politiques.Bien plus, la langue de la diplomatie, qu'on a louée parce qu’elle permet do dissimuler la M.Ouimet a déclaré que les règles de la chambre le dispensaient de répondre, mais qu’il allait satisfaire la curiosité de l’honorable député de North Simcoe.Puis il ajouta en français : " Parlant de la position dans ce pays des Canadiens, d'origine et de langue française, et de la présence de l'un de nos compatriotes comme lieutenant-gouverneur de la province de Québec, je 8 LA VERITE Satan fCarducci), le poète dus obscé-j mais le saint a l’air de ne pas s'en I nités, le romancier de la Bite humaine apercevoir, et l’appelle à tout moment (Zola), l’encenseur hypocrite de Jé- vase de honte, ouvrier (l'iniquité, loup sus-Christ (Renan) et tant d’autres féroce, scorpion vomi par Brescia et en qui par les paroles ou par les faits horreur à Rome.disent ce qu’a écrit ouvertement un Et n'était-il pas rempli de talent des leurs : “ A quoi bon dissimuler?et de savoir .le docteur parisien Guil-Nous ne sommes plus chrétiens.En un mot les écrivains dont secours, travailler des mains et des bras sans s'épargner ; et, si l'incendie a été allumé par une main criminelle, il faut crier fort contre le coupable.Ces réflexions, plus d'une fois nous les avons développées et nous n'avons pas l’intention d’y revenir à nouveau, parce que la question que nous voulons résoudre est un peu différente.Admettons que même avec les méchants,même avec les impies les plus effrontés, il faille éviter les excès de langage et user d'une certaine modération.Fort bien.Mais cette modération doit-elle être poussée jusqu’à la louange ?Les louer en ce qu'ils ont de méchant et d'impie, évidemment, il n'en peut être question.Mais dans leurs écrits tout n’est pas mauvais.Même dans le diable il y a du bon : à défaut d'autre chose, il a de l'esprit.Il y a donc aussi du bon dans ces écrivains, bien des pages sont innocentes.il y a des qualités littéraires plus ou moins remarquables.Eh Dieu ! eu ce qu’ils ont de bon et de méritoire, conviendra-t-il de les louer avec chaleur, d'en tirer des extraits en prose et eu vers pour les livres classiques, et de les proposer à la jeunesse studieuse comme modèles de beau style ?Faut-il a tri r ainsi ou vaut-il mieux d'user envers ces auteurs et ces vres d’une certaine intransigeance ?Telle est lajquestion.Examinons- complaisance les fleurs qui pourraient le recouvrir ?Supposons qu’un brigand ait l’habitude de dépouiller et de tuer les passnnts et de répandre la désolation et la terreur d le pays d'alentour : à qui viendrait-il jamais à l'esprit de le louer pour laurne de Saint-Amour ?Et pourtant lc talent qu’il montre à tendre des nous 11 angélique saint Ihomas ne lait que pièges aux voyageurs, pour la rapi-nous occupons ici appartiennent à la j l’appeler lui et ses sectateurs minis- dite avec laquelle il les surprend catégorie de ceux que 1 Apôtre ap- 1res du diable, membres de l Antéchrist, pour son adresse à manier des pelile inimicos crucis Christi (Phil., 3, \ ennemis du salut du n ans ” armes irenre humain.Sou homicides, pour d’autres semblabl qualités naturelles ?A son seul hotn un cri d’horreur s’échapperait de toutes les poitrines, et ce cri universel étoufferait toute tentative es 18) ami, saint Bonaveuturc, suivait son Or, quel jugement l'Apôtre portait-il sur ces gens-là.Quelle conduite même recommandait-il aux fidèles à leur j contre Gérard qu’il appelle égard ?“Après que vous aurez averti leux, deux fois un hérétique, n’ayez de commerce avec lui.exemple, soit eu écrivant contre le Guillaume, soit en luttant orgue il- insensé préparateur du poison delà de louange.Mais n’est-il pas tel ou plutôt mille fois pire le crime de t pis encore.|malfaiteurs de la chaire, de ces si caires de la plume, qui dépouillent le peuple et surtout la jeunesse du plus grand bien qu’ils possèdent, la vérité et la vertu, lui enfoncent dans la poitrine un poignard trempé dans le venin de l’erreur et du vice ?Et plus j volupté charnelle(c (Tit.3, 10) le Zola de ce temps,) fou Des schismatiques de Crète, il ne fait Qu’on en dise autant des SS.Ful-d’autre éloge que celui-ci : "Toujours gence, Prosper, Ambroise menteurs, des bêtes malignes, ven- ' de Nanziaiue, Basil très ennemis du travail.reprenez- d’autres.(1) les avec force afin qu'ils conservent | A ces autorités,il convient d’ajouter leur foi saine.” (Tit, 1, 12).Et, en celle d’un saint des derniers siècles,et ’était le Steccheti ou ces Grégoire et nombre général, parlant de ceux qui n'ayant précisément de ce Saint dont le nom de chrétien que le nom, étaient atlon- est dev enu synonyme de la douceur ués à certains vices notamment à l'i- portée au suprême degré, du très aimable évêque de Genève.Personne u'ignore qu'il conclut le 29e chapitre de la 2e partie de sa Pli ilôt de par cette phrase remarquable : ” Les ennemis déclarés de Dieu et de l'Eglise doivent être blâmés «et censurés avec toute la force possible.La charité oblige à crier au loup quand un loup s'est glissé dans le troupeau et même en quelque lieu qu'on te rencontre." Et maintenant nous demandons : imposant d'autorités si nombreuses et si graves mêmes prises isolément ne constitue-t-il pas pourtant Notre Seigneur, sans égard pour un catholique un argument expour tel ou tel mérite, n’eut jnnais trinsèque du plus grand poids?pour eux aucun éloge ; jamais il ne Sont ce peut-être là tous gens dont parle d'autre chose que de leurs il ne faille tenir aucun compte ?vices, et sans les nommer jamais ni doctes ni érudits, ni zélateurs de la loi, il les foudroyaient des épithètes àhi/pocriies, de sépulcres blanchis, de génération perverse et adultère.Que signifie un tel exemple ?nous devrions nous extasier devant la souplesse de leur esprit, l’élégance de la phrase, la perfection de la plume ¦ Mais la beauté de la forme n'a ici d’autre effet que de rendre plus pernicieux le mal du fond ; ces deux puissances s'ajoutent pour faire des ravages irréparables.Et pour ce mo-au point de vue moral, bien loin de louer cette belle forme, elle-même doit être un objet d’horreur tout autant qu'un père déteste et brise l'instrument, pour beau et précieux qu’il soit, dont on s’est servi pour maltraiter son fils.Telle est précisément la conduite de notre Mère l’Eglise : elle a en exécration de pareils livres homici* cides de ses enfants.Ainsi quand il est question d’auteurs déjà connus par leur esprit profondément irréligieux ou immoral, elle ne se contente pas de proscrire la lecture de leurs plus mauvais ouvrages, mais d’ordinaire elle défend jusqu'aux moins nuisibles et aux innocents in odium i • dolàtrie.il dit sans ambage: “Ne mangez même pas en leur compagnie” (I C’or.5,11).Cette façon d’agir, saint Paul l’avait apprise du divin Rédempteur.Ou sait avec quelle véhémence de langage celui-ci stigmatisait les scribes et les pharisiens.Et pourtant ceux-ci étaient-ils dénués de toute qualité ?N'avaient-ils pas, plusieurs du moins, un certain talent et une érudition peu commune?Ne payaient-ils pas ponctuellement j l’ensemble les dîmes Y N’étaient-ils pas exacts observateurs de la loi ?Sans doute tif, li- la.II On ne peut nier que si à la question proposée nous donnions une solution favorable aux écrivains dont nous parlons, aussitôt nous obtiendrions les suffrages des esprits impartiaux.Voyez, diraient-ils, quelle rectitude dans les appréciations ! Ici ou ne s’inquiète ni des mœurs de l’écrivain, ni de sa foi religieuse ou politique ; que ses livres renferment ou non des choses immorales ou irréligieuses, on ne s’en préoccupe pas.On fait attention au mérite littéraire et a rien de plus ; qui le possède est loué et proposé comme modèle de style, qui eu est dépourvu est blâmé, et, avec le silence, il tombe dans l'ou- IV Mais poursuivons.Pourquoi sur de telles lèvres une si grande abondance de blâmes et une si' grande parcimonie d’éloges Y Bien plus, pourquoi une abstention absolue de louanges Y II y a sans doute de fait quelque raison intrinsèque.Oui importe que il y en a eu et il y en a toujours, et plus d’une.La première est tirée de la nature même de ces auteurs et de leurs Très.Cette nature est substantiellement mauvaise,et la malice essentielle n’est pas détruite par quelque qualité accidentelle.Celle-ci, en regard de l’énormité du mal qui corrompt et gâte le caractère général de écrivains et de ces écrits, sont une quantité absolument négligeable.Si l’adage des moralistes est vrai : num ex integra causa, ma/umex quo-curnque defectu, que faudra-t-il dire quand le défaut est énorme, quand la pourriture atteint la substance de l’objet, quand elle concerne le côté religieux et moral qui doit être sidéré avant tout autre et dont peut dire avec raison porro unum est necessarium ?auctoris ; et cela, parce que dans livres il se dégage toujours quelque miasme malsain, parce qu’il lui ces auteurs soient eu abomination.Voilà le ces III ce Héritiers de cet esprit, les Saints-Pères et les Docteurs de l’Eglise n’ont pas tenu une autre ligne de conduite vis-à-vis des écrivains mauvais de leur temps.Les s’agis- allures du style de saint Jerome en ce genre sont trop connues, et pas n'est besoin que nous rappelions ses expressions acerbes à l’adresse de Vigilantius et de ses pareils, sans jamais y mêler un mot d’éloge.Citons plutôt saint Augustin dont le caractère est beaucoup plus doux que celui de l’austère Dalmate.Dans ses traités Contre Fortunat, Contre Adamante, Contre Félix, Contre Secundius, et d’autres, il est certes loin de faire des compliments ou de se répandre en louanges sur ce qu’ils peuvent avoir de bon.Bien au contraire, il les appelle tantôt séducteurs, méchants, hommes gonflés d'un orgueil, scélérat, tantôt menteurs, homme en délire, sottement bavards, fronts sans pudeur, langues sans retenue.Saint Bernard, surnommé pourtant le docteur “ Mellifluus ” en agissait de même avec Abaillard et spécialement avec Armand de Brescia.Celui-ci avait certainement en partage le pour talent, l’activité, une éloquence de tribun et d’autres belles qualités ; sentiment que l’Eglise livres et veut voir peser sur ces ces auteurs : d’après elle, pas des éloges qu’on leur doit in odium auctoris.bli.ce Voilà ce qu’on dirait, et peut-être serait-ce raisonner juste s’il sait d’un membre du jury chargé dans un concours, de juger les travaux et de distribuer les récompenses et les éloges en n’ayant égard qu’à la seule forme littéraire.Mais tel n’est pasjnotre cas ; la question comme nous l’avons posée, n’est pas tant littéraire que morale ; c’est avant tout un problème d’éducation et de pédagogie, mais dont la solution, bien entendue, ne s’explique pas aux seuls enfants.Commençons donc par interroger la tradition pour voir comment ce problème a été résolu ab antiquo.Remarquons au préalable que les écrivains mauvais dont nous parlons sont avant tout les modernes; parmi ceux-ci nous ne visons pas ceux qui offrent seulement de-ci de-là quelques pages répréhensibles, mais ceux dont l’esprit même et la substance est corrompue, parce qu’ils offensent habituellement ou la foi ou la morale, ou l’une et l’autre.Tels sont donner dis exemples, le chantre de oui- ne sont mais de l'horreur : C’est la, pour le dire eu passant, ce qui prouve l’inanité de l’excuse de certains catholiques du conseil municipal de Paris (imités, hélas ! eu pareil cas par beaucoup d’Italiens), qui concoururent à élever un monument à Voltaire en disant : Ce n’est pas l’impie mais le lettré que nous honorons.Eh quoi ?le lettré et l’impie étaient-ils deux hommes différents ?Et si l’homme est unique ; et si eu cet homme la qualité la plus remarquable est l'impiété, pourquoi vouloir couronner de lauriers ce front marquer d’infamie ?Comment faire prévaloir monstrueusement l’accessoire sur le principal ?Que l'impie ait son monuumeut, si on le veut, mais qu'il soit élevé par les impies ; qu’une main catholique ne se prête pas à pareille besogne, qu’une langue catholique ne su souille pas de pareilles louanges, aussi longtemps du moins que le nom de catholique no sera pas un son vide de sens.ces ba- con- ou Une fois que l'un sait que tel monticule n’est qu’un tas de fumier, qui jamais s’arrêterait à contempler avec (1) On peut voir réunis cos témoi- au liv.gnages dans l’introduction III de l’ouvrage du savant Dominicain Mamachi intitulé : Dirillo libéra della Chiesa di acquislare e jmsedere béni temporali.[A suivre.]
de

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