Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 29 juin 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La Vérité, 1895-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
14ieme ANNEE No 43 oiwnedl 29 Juin 1895 - « v v AVIS LA VÉRITÉ abonnements Tonte demande d# ctoauigement d’adreeee doit être accompagnée de l’ancâennc ad rente,.Canada et Itlntu-Unl».$2.00 On an (#|K lllOiM Etranger (Union vostai.k.) $1.00 JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 i: 1».so Dll HU “ VERITAS LI BE RAH IT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." J.I*.Tardivel, Directcur-Vrojirielaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye presQnebee vie intellectuelle ?Non ! Toutefois l’é- sous certaines conditions que d’ail j leurs l’Eglise elle-même spécifie ; car ce serait interdire à l’homme affamé d’instruction, les plus grandes jouissances de l’esprit qu’il puisse goûter.” Ainsi, pour M.de Pradel, “ /es chefs-d’œuvre de l’esprit humain ” seraient ces oripeaux littéraires qui enveloppent les paradoxes de quelques écrivains libres-penseurs, et celui qui n’aurait pas remué ce clinquant ignorerait “ les plus grandes, jouissances de l'esprit.’’ “ Ignorer Rousseau, s’écrie-t-il, ne.s'être pas délicieusement enivré de l’immortelle mélodie des Charmettes! ô nuit de la pensée Pourquoi cette “nuit de la pensée” chez ceux qui n’auraient pas lu Jean-Jacques Rousseau ?Quelles sont donc les grandes clartés qui peuvent venir des Charmettes ?Bossuet, Fénelon, Racine, Corneille—pour n’en citer que quelques-uns—écrivaient assez bien, n’est-ce pas ?Avaient-ils lu Rousseau ?M.de Pradel continue : “ Ne point connaître Voltaire, Hugo, Sainte-Beuve, Simon, Mèziè-res, et toute la haute littérature des XVIIème et XVIIIe siècles, c’est fermer son cerveau à ce que le génie a produit de sublime.“ Dangereux ?Sans doute, ils le sont, moins pourtant qu'on ne croit ; mais on ne peut devenir un lettré, un orateur, un homme supérieur, qu a la condition de les avoir lus, étudiés, médités.Seulement, il faut le faire pour s’instruire, non pour embrasser leurs idées, d'ailleurs toutes contradictoires ; il ne faut les lire que lorsque l'on sent en soi une inébranlable fermeté de croyance chrétienne ; alors, il se produit un phénomène vraiment remarquable, c’est que, après l’admiration des beautés de ces chefs-d’œuvre, leur philosophie sans base, leur idéal im-précisé, apparaissant dans leur inanité, avec le vide et le néant de tout ce que Dieu ne remplit pas ; et si inférieur que l’on se sente en face de ces grands maîtres ès-lettres, on éprouve un légitime orgueil d’etre sûrement, avec la seule boussole de la Foi, sur la voie qu’ils ont inutilement cherchée.“ Mais, pour cela, bien entendu, il faut attendre d’être homme, dans la “ Mais il faut distinguer.Il y a plénitude de la force de son esprit et de son cœur.” On remarquera d’abord que M.de Pradel mêle joliment des livres, à l'Index avec “ toute la haute litté- Voulez-vous avoir nue idée de La Petite Paraisse ?Ecoutez deux laïques qui ont lu ce roman : “ M.Daudet, dit Louis Gabriel, console ses tristesses de veillard en continuant à remuer de la vase.“ Les personnages de La Petite Paroisse, depuis les grands rôles jusqu’aux comparses : des détraqués et des pervers.Quel monde ! La fable : tout à la fois simple et compliquée ; beaucoup de laideurs morales accumulées sans beaucoup d’art.Au moins, quand il était jeune, M.Daudet mettait des familles joyeuses dans ses vilaines histoires.“ Dans son dernier roman, de jolis détails, des bouts de paysage d’un frais coloris, et des scènes d'une che 1 auteur.Le pardon chrétien a des motifs élevés, étiangers à goismc grossier et immédiat, d’une clarté impérieuse qui ne laisse aticun doute à l’esprit ni aucun refuge à la rancune ; et c’est pourquoi les conséquences en sont toujours bonnes et heureuses ; il n’est pas une prime accordée au vice, ni une excitation à la lâcheté ; il honore celui qui le donne, il purifie"celui qui le reçoit, il le?élève l’un et l’autre par l’humi-liatii n et l'immolation de leur Moi devant le Père qui est au Ciel.Le pardon qu’accordent les Fenigan est fond '1 sur des motifs d'ordre sentimental, d’une clarté douteuse, à moins qu'il ne soit, comme chez Richard (un des personnages), fondé sur dt s motifs très clairement égoïstes et sensuels.Et c’est le pardon égoïste et sensuel qui est “ la ruine de toute notion de famille et de société ” ; mais si c’est celui-là que prêche M.Daudet, ce n’est pas celui-là que prêche l’Evangile.“ Du reste, la prédication de M.Daudet n’est pas très chaleureuse, ni très éloquente, ni très persuasive ; j’irai même jusqu’à dire qu'elle semble insincère, qu’elle n’a plus l’accent d’une conviction profonde et sûre d’ellc-mômc ; qu’elle est moins celle d’un apôtre qui affirme sa foi que celle d’un artiste qui suit la mode.“ .Cette phrase sinueuse, qui a toujours la même souplesse, le même pittoresque qu’autrefois, mais qui semble avoir perdu ici sa légèreté, sa vivacité, sa décision, qui exprime l’idée principale dans des incidences, qui louvoie, s’attarde, évite d'aller droit au but, répond tout à fait au “ christianisme ” vague, obscur, contradictoire et hésitant qui est le christianisme de la plupart des néochrétiens de lettres.’’ QUEBEC) SAMEDI 29 JUIN 1895 Hhronique M — des Idées At/Atouse Daudet.— Alphonse Daudet est allé passer quelques semaines à Londres, à la recherche du “ document humain.” C’est la première fois qu'il traverse la Manche.A cette occasion, les compliments lui sont venus de.Paris.C'est un camarade du boulevard qui les formule,—M.Jules ifuret.Alphonse Daudet à Londres, dit-il, c’est “ un rayon de soleil au pays du brouillard ” Et plus loin : Daudet, “ cette efflorescence suprême de la race la-1 tine.1 etc.Vous trouverez tout ce miel dans les colonnes du Canada, qui doit l’avoir extrait de le ruche du Figaro.I” grossièreté brutale.Ilya là la main d’un ouvrier habile qui connaît son public, d'un méridional souple et sans scrupules qui eu donne pour tous les goûts : de l'imbroglio petit.journal et de la psychologie à fleur d'âme, du pittoresque et du comique, du sentimentalisme et de la saleté, —de quoi tirer à cent mille.même une apparence de thèse, et de thèse morale, pour que les belles dames se persuadent plus aisément que c’est lecture permise.” .—Eludes Religieuses— Partie bibliographique, avril 1S95.) Dans le Poli/biblion, M.Ch.Arnaud, après avoir analysé le roman de Daudet, s’exprime ainsi : “ Toutefois, il me semble que les trois principaux personnages de La Petite Paroisse soient un peu artificiels, et que leur mécanique psychologique ne fonctionne pas conformément auxjois de la vie Je passerais condamnation sur le mari, qui n'est et qui, somme “Il y Le Canada est en bous termes avec certains journaux parisiens : le Figaro, le Temps, le Journal des Débets.Il les découpe, il est vrai, mais no leur fait pas d’autre mal Il ne juge pas : il taille.Mais revenons à notre Alphonse.Si le souille de la flatterie est venu, pour lui, des cotes de France, il faut reconnaître que les Anglais n'ont pas complètement manqué d’être agréables à leur hôte.Le Graphie, par exemple, connaissant les habitudes et les goûts de Daudet, exprime l’espoir qu’il fera un tableau des^misères Londres.Et le vieux romancier i \ et des vices de qu'une bonne bête agit toujours en bonne bête.Madame Fenigau ?mais Lydie?toute, français est i Mais flatté de celle impudente invitation., Chacune d elle a deux rôles et deux aractères, dont le second est la con- Ou lui demande do remuer de la fange.C’est un hommage à son talent Avant de quitter Paris, Daudet a i iradiotion et la négation dix premier.!, Sans doute, entre les deux, il y a le Livres à l'Index.—Un Français qui est de passage à Québec—M.de Pradel — publiait dernièrement dans l'Electeur un article intitulé : L'index au Canada.En voici la conclusion : coup de la grâce et le coup de pistolet, le miracle de la Petite Paroisse sur eu une entrevue avec un correspondant du Times.Voulant donner aux ' la route de Corbeil, avec choc en real tour du côté de la Bretagne.Mais les miracles n'ont pas l'habitude de se produire comme se produit celni- Auglais une idée de sa popularité a l’étranger, il raconte qu’un riche Espagnol lui avait offert 150,000 francs s’il consentait à lui dédier son der- là, sans preparation ou sans I que ne es d’ordre religieux 150,000 francs pour une dédicace ! , avant ou sans la loi après.Et les Daudet affirme cela sérieusement.| Feuigau ont-ils la foi / Ce n est pas Le Times fait semblant d’y proire.; sûr.Ce sont des gens qui vont à la force et l’honneur de 1 Université Le Canada y croirait probablement; | messe et reçoivent leur curé chez canadienne, dans tous les cas, il reproduirait sans eux ; ce ne srout pas des chrétiens , commentaires.leur curé lui-même n’est pas dire- les livres infâmes que, sous aucun A propos de Petite Paroisse, nous lieu, puisque c’est lui qui conseille ( prétexte, ou nu doit jamais lm.11 avons vu ce roman dernièrement le mariage de deux divorcés.Le ) a les lixrcs dangereux par cnrs dans les vitrines d’une librairie que* ! miracle, qui change leur âme, est un fausses doctrines philosophiques, et becquoise.Pourquoi offrir cela eu miracle laïque et laïcisé; et comme,que leur esthétique et l admirable rature des XVIIemc et XVIIIemu vente ici ?C’est un livre mauvais ei le» lecteurs qui croient aux miracles, musique de leur style, tout regarder siècles.d'autant plus dangereux qu’il porte savent qu'il n'y a pas de miracles àbon droit comme leschefs dmuvre A-t-il essaye sur lui-meme les menue teinte de religiosité ; c'est nue laïques, les héros de la 7W* de l'esprit humain.Faut il aussi thodes de développement mtellec- exploitation sacrilège du christia- leur paraissent inexpliqués et faux, proscrire ceux-la ?tuel qu il préconisé .Ou serait tente nigme Laïcisé aussi est.l’Evaugile que prè- " De l’école ?Oui toujours ! De la de le croire, car il a cette incoherence La Foi, c’est la sauvegarde éternelle ! Il faut doue proscrire rigoureusement, sans trêve ni merci, tout ce qui tend à l’ébranler ; et l’index sur les mauvais livres est la # * » ) couse-sans la foi nier roman : Petite Paroisse. a LA VERITE d’idées qui caractérise ceux qui out étu- Et l'Eglise, fidèle à sa mission, a tou- vez causer des malheurs irréparables.dié " la musique du style " dans les li- jours évangélisé lu monde dans les diffé- Sans doute, il vaudrait mieux, infini- i rents idiomes du genre humain, mémo mont mieux pour nos compatriotes émi- Ûu ne peut, dit-il, devenir un lettré, i^ftü3 lus plus imparfaits et les plus difti- grés de se dénationaliser plutôt que d un orateur,un homme supérieur, qu'à la C‘*ÜS ** acquérir.postasior ; do renoncer à la langue fran- coudition d'avoir lu, étudié, médité.Jamnis VE»lisu catholique n’a cherché çaise plutôt qu’à la religion do Notre _ Quoi ?’ à substituer une langue à une autre.Et si Soigneur Jésus-Christ, Des ouvrages remplis d’idées fans- ^ ik'T" ܰ 808 minist7!° font- P#r* .Malheureusement, le cœur humain est 10 ’ agissent très certainement en ainsi fait qu il est plus fortement lié aux S’ contradictoires.opposition à l'esprit do l'Eglise.choses temporelles qu'aux choses spiri- Il peut être utile quelquefois de cou- Non seulement VEglise ne travaille ja- tu olios, suiter des livres à VIndck L’Eglise to- mais à détruire une langue pour la 1ère de pareilles recherches, mais elle n’a placer par une autre,mais elle veut,autant jamais reconnu, comme une condition quo cela se pout, que chaque peuple con-indispeusable de progrès intellectuel, 801 vo ^ idiome l’étude et la méditation de ces ouvrages.Au lendemain du jour où ses œuvres ont été mises à VIndex, Zola disait : “ Le catalogue des livres spécialement frappés comprend tous les grands noms, tous les chefs-d’œuvre des littératures.” C'est une manière bieu peu indirecte de se proclamer grand écrivain.M.de Prudel est loin d’avoir les idées de Zola.Il répudie formellement les “ livres infâmes ”, mais il attribue aux autres uue valeur exagérée et il croit trop en l'immunité des esprits robustes.toutou ¦ les un-constances où.j'ai parlé ou écnt sur co sujet A Poltsvillo, j'aUimpi0.mont loué les Allemands d'avoir conservé leur foi on conservant l’usage do leur Un guo dans la famille, et tout en s’efforçant d apprendre la langue du pays dans lequel ils vivent maintenant et do so confer.* moi* aux coutumes cl aux institutions dt* co pays, * Jo n ai jamais lait entendre que je m-goais mauvais pour les étrangers qui sont venus dans co pays de naissance et 1 vres i\ r/?uf&r.! ’a- Un clergé qui voudrait dépouiller des catholiques de leur langue et de leurs coutumes nationales les jetterait, pour la plupart, dans l'apostasie.l'Eglise, qui est sage do lu sagesse môme de Dieu rem- , conserver la con- usage do la langue do leur ou do renseigner à leurs fants.Los avantages résultant do la serration de lotir langue sout d’une narfai-to évidence.Mais, en mémo temps toujours maintenu quo co serait pour eux folie et imprudence extrême do tenter de retenir leur langue étrangère comme Pu-niquo ou le principal instrument de communication dans un pays où une autre langue est déjà en usage universel.“ Etablir en co pays une communauté française distincte, avec l’intention do la maintenir communauté distinctivement française pour tout le temps à venir serait uno entreprise très imprudente à tenter et ce que je dis d’une communauté fran-Çaiso, j entends 1 appliquer également aux Italiens, aux Allemands, cl à toutes les qui lui est propre ; car, divinement inspirée, elle sait qu’il existe un lien mystérieux entre la langue d’ peuple et son caractère intime.C’est pourquoi pays natal un- con- un ne permet pas une entreprise aussi téméraire.Ceux qui s’y livrent, le répétons, obéissent à un nationalisme étroit, non pas au véritable esprit de l'Eglise.nous Détruisez la langue d'un peuple et vous ne sais quelle sève qui Or ce sont des peuples vigoureux que veut l’Eglise, peuples peuvent prati- jni détruisez par là je lui donne la vie.bien vivants, car seuls de tels Voilà des observation* que nous croyons justes et opportunes.En les faisant n'avons en vue aucun noua cas particulier,mais la situation générale dos Canadiens français aux Etats-Unis.qucr les vertus chrétiennes.L’esprit de l'Eglise éclate dans ces paroles que Léon XIII adressait, pendant l'hiver de 1SS8-S9, évêques des Etats-Unis, Italiens qui vont blique voisine : aux archevêques et au sujet des s'établir dans la répu Disons maintenant un mot do l'allairo do Daniolsonville.Los Canadiens français de cot endroit, peu satisfaits du traitement reçu de Mgr Tierney, délégué apostolique, Mgr Satolli.Celui ci a donné gain de cause à l’évêque, une lettre aux Canadiens de Danielson ville il leur dit : qu’ils ont so sont adressés au autres nationalités.“ Si la question n'était pas détournée du cours naturel des circonstances l'enveloppent, il no pourrait jamais se présenter aucune difficulté séi ieu»e.Cost uni.que mont du fait d’égarer cette dans “ Nous avons décidé d’envoyer chez vous plusieurs prêtres italiens qui soient à même de soulager leurs nationaux, pcir/cint leur propre îony uc.” Nos compatriotes aux Etats-Unis qui en Dans Ce qui est nécessaire au soulagement de* Italiens doit l’être également au soulagement des Canadiens-franç iis.Pour exercer efficacement le ministère sacré question autre que des un sens ou dans un malentendus peuvent naître.4‘ Pour en revenir à l’incident do Daniel- son\ ille, c est une question entièrement diocésaine.Les paroissiens m’ont soumis leurs plaintes et après un très soigneux examen j'ai trouvé que leur Evêque leur a toujours témoigné les plus attentifs et les plus paternels égards et qu’il a pourvu a oo ml a minent à leurs besoins spirituels En conséquence, je leur ai dit qu’il était do leur devoir, comme bons catholiques dose soumettre à la conduite du supérieur que le Saint-Esprit a placé au-dessus d eux.Une lettre de Mgr Sntolli Il vous reste donc de vous en tenir à son jugement éclairé et du vous soumettre à sa décision en toutes choses, en vous persuadant que l’assistance divine lui est acquise pour diriger, dans le meilleur d ses intérêts, le diocèse à la tête duquel il a été placé.La Tribune, do New \uik, avait mémo attribué les paroles suivantes à Son Excellence : 11 se produit, parmi des Etats-Unis, une nouvelle agitation dont nous devons entretenir nos lecteurs.Les Canadiens-français de Danielson-ville se plaignent de Mgr Tierney, évêque de Hartford, qu’ils accusent de ne nos compatriotes auprès d’un peuple il faut que le prêtre parle U langue de ce peuple.Il ne suffit e pas qu’il puisse la baragouiner, il doit la parler.Il doit aussi comprendre le peuple, connaître pas par an- ses usages,ses coutumes, pourvoir à leurs besoins spirituels tipatine pour la langue française, prétend que l’évêque veut américaniser ses diocésains français et refuse de leur donner des prêtres de leur nationalité.Bien entendu, nous suffisamment l'état de la ses besoins particuliers.Nous avons à Québec même une application pratique vraiment admirable de cet esprit de l'Eglise.On le sait, depuis de longues années il existe au milieu de notre population dienne française un groupe d’Irlandais catholiques.Les évêques de Québec ont-ils jamais songé à I\issimiliation de étranger ?Ont-ils jamais tenté de faire de Irlandais des catholiques de langue française ?Leur ont ils jamais imposé des piètres français, des prêtres no sachant pas bien leur langue coutumes nationales ?Jamais I Animés de l'esprit vraiment On Les Canadiens ne doivent pas dre à ce qu’on fasse plus, pays où leur langue n’est pas on usage.Ils sont venus aux Etats-Unis volontairement et délibérément, avec l’intention de devenir citoyens.Il est donc de l’intérêt do tous qu’ils apprennent la langue nationale aussitôt que possible et qu’ils se conforment aux coutumes nationales, ne conservant leur langue maternelle que par respect pour leur pays natal, et non par mépris pour leur pays d’adoption ou dans le but du tourmenter leurs supérieurs ec clésiastiqucs et civils." Mgr Satolli a écrit à VIndépendant, de qui avait reproduit cotte ver-pour donner le texte aux Canadiens do Daniel-sonvillo.Il vient aussi d’écrire à M.Philippe Masson, rédacteur do l'Ouvrier catholique, une lettre où il répète la substance de sa lettre à Y Indépendant.Nous reproduisons ici Y Ouvrier catholique, telle quo M.Mas.-on l’a traduite do l’anglais : Washington, D.C.9 juin, 1895.M.Philippe Masson, s allen- pour eux, dans un “ Bien vôtre dans lo Christ, “ f Fis Archevêque Satolli “ Délégué Apostolique.ne connaissons pas question po pouvoir nous prononcer sur les mérites de la difficulté particulière survenue à Da-niclsonville; mais nous pouvons affirmer, sans crainte d’être contredit, qu’en thèse générale nos compatriotes des Etats-Unis cana- ur Il va bans dire que nous no ))rétention* pa8 intervenir entre Mgr le Délégué Apostolique et les Canadiens de Daniel-sou vil le.Si ceux-ci sont convaincus, devant Dieu, quo leur évêque n’a réellement pas pourvu abondamment à leurs besoins spirituels ", qu’ils confiance, au Pêro commun dos fidèles.En attendant la décision do Bon co groupe ces ont eu et ont encore à souffrir beaucoup de la part de certains membres du clergé irlaudo-américain qui veulent, à tout prix, assimi/er les Canadiens—françai dire en faire des catholiques de langue anglaise.Ou se souvient encore de la lutte mémorable des Canadiens-français de Fail Nos s adressent, en toute et ignorant leurs s, c’esl-à- i0, qui ne peut manquer do leur être favorable s’ils des griefs réels, qu'ils se soumettent à leur évêque.Voilà tout Fall Iîiver apostolique, ils out tout le contraire.Bien que cos Irlandais fussent dispersés dans toutes les parties du la ville, au lieu de les incorporer dans les différentes paroisses canadiennes, ils les ont constitués on paroisse distincte.Ils leur ont donné des curés irlandais ; pour mieux leur assurer, à perpétuité, le eervico de prêtres parlant parfaitement leur langue, ils ont fait venir dos Etats-Unis des membres d’un ordre religieux à qui ils ont confié sion de la Tribune, de ses paroles mt lait ce que nous avons à dire sur le cas particulier du DanicUonvillo.Mais les observations générales de Mgr Satolli Hiver contre feu Mgr Hendricken.compatriotes ont fini par avoir gain de cause à Rome.Si réellement les Canadiens de Danielsonville ont des griefs analogues à ceux dont se plaignaient nos nationaux de Fall River ils réussiront à les faire dresser par l’autorité qu ils so conduisent avec sagesse, joignant à la fermeté et à la persévérance beaucoup de patience et do respect pour la personne de l’évêque.La violence et l’insubordination peuvent gâter la meilleure des causes* Il n’y a aucun doute possible sur l’esprit de l’Eglise en cette matière : Elle veut que la parole do Dieu soit prêchéo à Chaque peuple dans son idiome particulier.Pour leur permettre d’annoncer l’évangile à l'univers entier,l’Esprit Saint, on le sait, a opéré un éclatant miracle le jour do la Pentecôte en donnant aux apôtres le don des langues.Dieu aurait pu faire un miracle en et qui n’ont pas le caractère d’ décision ecclésiastique, pic expression d'une sa communication à une niais sont la sim-opinion personnelle, ces obsorvations-là précior en toute liberté.D’abord, il Tribune nous pouvons les âp- re* suprême, pourvu cello paroisse irlandaise.Le résultat de cette politique si sage,c'est .que, si nous n’avons pas l’unité de langue parmi les catholiques do Québec, avons l’immense satisfaction do voir les Irlandais rester fidèles à leur religion.Si, lieu de so laisser guider par l’esprit de l'Eglise, les évêques do Québec, cédant au sentiment national, avaient tenté do faire dus Irlandais do notre ville des catholiques de langue française, ils réussi, selon toutes les probabilités humaines, qu’à les jeter dans l’hérésie.Il serait à souhaiter que le haut clergé irlando-américan do certaines semble que ce min la a fait dire à Mgr Satolli et co qu il a dit réellement aux Canadiens de Danielsonville no diffèrent guère que dans la forme.Le fond des doux versions nous paraît identiquement le mémo : Le Délégué apostolique déclare que co serait une folie, une entreprise très imprudente que do tenter d établir et do maintenir aux nous Rédacteur do l'Ouvrier catholique, Biddeford, Me nous Cher monsieur, “ J'&i reçu votre lettre par laquelle vous me demandez des explications sur la question do Danielsonville En réponse je dirai d'abord que le langage qui m'est prêté dans l’extrait que vous m’avez envoyé est do pure invention.J’ai vu les mêmes paroles citées par L'Indépendant do Fall River, et hier j’ai adressé à cô journal une copie do la lettre que j’avais expédiée à Danielsonville." Dans cotte lettre parlant do l’usage do la langue française, je disais " Votre “ attachement à votre religion est dos plus dignes d'encouragement et votre “ fidélité à la langue do votre terre natale “ est dos plus naturelles et dos plus loua" hl°9- Mais, on même temps, vous devez -Les Canadiens français, eux, no veulent £affiKiSE [=% “ librement dans un autre où une langue' 8 vou*onl> lout 0,1 Apprenant l’anglais " différente est parlée.Vous no devez suffisamment pour les besoins do la vio “ donc pas vous attendre A co qu’Lci toutes civile, quo le français rosto, parmi eux, ' 109 DKmoa dispositions puissent être " lo principal Instrument do communion au Etats-Unis uno communauté française distincte.Eu d autres termes, il est en faveur do 1 assimilation dos Cannd ions-français ; il veut les voir se fondre dans l'élément anglo-américain canisor, abandonner lo français lo principal instrument de communication ", i famille." n’auraient s'angliciser ou s'améri- parties do la république voisine fût animé du même esprit large et vraiment catholique qui a toujours distingué les évêques français du diocèso do Québec.Si ce même esprit existait partout IA-bas, nous n’on-tendi ions pas parler do cos malheureuses luttes entre fidèles et évêques.L attachement d un peuple à sa langue est terriblement fort ; tellement fort quo si vous violentez co sentiment, sens inverse, et communiquer aux divers peuples l’intelligence du langage particulier que parlaient les apôtres.Mais II no l’a pas voulu ainsi, comme pour marquer que ses ministres’ dans la suite dos siècles, devraient s’appli-querà parler les langues des différents peuples pour mieux les évangéliser, au lieu de chercher A astreindre les peuples A •pprendre la langue do leurs pasteurs.comme no lo conserver quo “ dans la vieux voue pou- > # LA VERITE 11 lion Et noua no voyons rien, ni dan* loa lois de l'Eglise, ni duna la conatitution et loa statuts doa Etats-Unis qui lea empêche do tenter cotte entreprise.Noua no pouvons donc pas admettre que celle entreprise soit im.prudmtc) qu'elle constitue une folie.Elle nous semble, nu contraire, très patriotique.Elle nous paraît, du plus, dictée par l instinct do la conservation religieuse.Lus Canadiens-français dos Etats-Unis savent, par une longue et nmèru expérience, que, règle générale, ceux parmi eux qui su dénationalisent tombent dans l’hérésie ou l'indifférence religieuse.Ce?t 11 un fait qui leur crève les yeux, qui crève les yeux de tous ceux qui ont étudié cette question sans parti pris.Les Canadiens-français des Etats-Unis veulent donc conserver leur langue et leur caractère national, iis veulent ho constituer et ho maintenir en 11 communauté distincte pour mieux sauvegarder le don inestimable de la Foi.Malgré tout noire respect pour la personne de MgrSalolli nous ne saurions voir la moindre folie dans cette tentative qu'il condamne si sévèrement.Si c'est là du la jolie, c’e.-t de cette folie de la Croix que saint Paul nous recommande si instamment.On peut être un excellent citoyen des Etats-Unis tout en gardant le français principal instrument du tjue les Canadiens éta- jUSlGh lüliS l'Etat, qu’ils remplissent lour* devoirs civiques envers leur pays d'nd'»pt ion ; c'est là tout ce qu’on est en droit d’exiger d'eux.L’Eglise, nous en sommes convaincu, n’exigera jamais l ien de plus.La langue anglaise e^t actuellument la langue officielle des Etats-Unis, mais rien no nous dit qu'elle le sera toujours.I>es penseurs, qui ont étudié la question, prétendent que, dans un avenir qui n'est pas aussi éloigné qu'on pourrait le croire, le pays qu’on appelle aujourd’hui le* Etats-Unis se fractionnera en plusieurs Etats qui adopteront différentes langues.Chose certaine, c’est que les Etats-Unis, comme le Canada, passent par un état de transition : ils n'ont pas reçu leur forme ethnique définitive.Des nations nouvelles s’élaborent en Amérique, comme des peuples nouveaux so sont constitués, dans les premiers siècles du christianisme, sur 1 débris de l’empire romain.L’Eglise, qui est la sagesse même, n’interviendra pas dans ce travail gigantesque, dans cette formation de peuples, au prolit des uns et au détriment des autres.Une telle intervention serait certainement une entreprise imprudente, une folie ; voilà pourquoi on ne pourra jaina'r-la reprocher à l'Eglise infaillible et indéfectible.Une dernière observation.Mgr Satolli met les Français, les [talions et les Allemands gui un pied d'égalité.Certes non* ne nions pas aux Italiens et aux Allemands le droit de se maintenir, comme tels, sur le soi américain.Mais les Français possèdent encore plus que n’importe quelle autre tace, si ce n’est peut-être la race espagnole, le droit do so perpétuer librement partout dans le Nouveau Monde.Ne l'oublions pas, ce sont surtout des Français qui ont conquis à la civilisation chrétienne la plus grande partie du vaste continent nord américain.Partout sur ce continent lus nôtres ont droit à leur place au soleil.val le ci-devant du Canada-Revue, pareilles ordures sur notre clergé natio-jricu, roa.u enant e la Patrie, la somme de «al.Barement les écrivains protestants, hommes, eux cents piastres, même parmi les plus violents, se per- Matnrellement, le directeur de la mettent de tels excès.Vérité est condamné à payer aussi tous Ainsi (les frais des deux instances, ce qui est bien plus grave, au point de vue financier, que l’amende meme.Nous nous trouvons, par suite de ce jugement final, en face d’obligations qui atteindront probablement le chiffre pectable do mille piastres M.le juge Bossé sentiment formel ni devant Dieu, ni devant les Nous ne lui devions plus rien, pour.l'excellente raison que ce dont nous avions accusé M.Sauvalle, à tort, était infiniment moins grave que ce dont il s’est accusé lui-même.On peut très bien être un méthodiste mais nous voudrions malgré l’avis contraire de sir Alexandre Lacoste vt de ses collègues, nous prétendons que le langage même du Canada-Revue était de nature à nous faire supposer que le rédacteur de cette feuille n’était pas catholique.Mais il y a plus.Vers ce même temps, le True Witness, de Montréal de bonne foi ; voir l’honorable juge Lacoste entreprendre de ré- prouver qu’un catholique qui élève ses enfants dans le protestantisme, peut être de bonne foi.environ, sans entrer en dis- annonça ses en- que M.Sauvalle faisait baptiser fants par un ministre méthodiste.Nous avons donc cru, de bonne foi, et nous soutenons que nous avions des rai-tres probables de croire que M.Sauvalle était, non pas catholique, mais méthodiste.Il ne parviendrait certainement pas à faire une telle avec ses collègues, a lait quelques considérations sur la preuve ; car, ou bien ce catholique croit que la religion qu’il professe est la seule véritable, ou bien il ne la croit pas la seule véritable.S’il la croit la seule véritable, comment peut-il, de bonne foi, laisser ses enfants grandir dans ce qu’il sait être l’erreur ?S’il ne la croit pas la seule véritable, comment peut-il, de bonne foi, se dire lui-même catholique ?Tout catholique qui ne croit pas que la religion catholique est la seule véritable religion, l’unique religion fondée par Notre Seigneur Jésus Christ a, par le fait même, apostasié devant Dieu et devant sa conscience.S’il se dit encore catholique, c'est par pure hypocrisie, pour des motifs inavouables.Donc, en réclamant le titre de catholique, tout en admettant qu’il élevait ou laissait élever ses enfants dans le protestantisme, M.Sauvalle s’était mis lui.même, aux yeux du public, dans une position infiniment plus désavantageuse que celle où, par erreur, nous l’avions- question de compensation d’injures ; , que s’il eût été supérieure dans cette et il a dit, eu substance, le juge sons en cour cause, il eût ties dos-à-dos, tion, chaque partie payant ses frais.Dès cette semaine, nous publions les notes de M.le juge Lacoste qui a icndu le jugement de la cour.Nu us publierons plus tard le factum de notre M.Lamothe.propablement rnis les par-c’est-à-dire, renvoyé l’ac- Le croyant sincèrement, nous l’avons dit.La semaine suivante, avant qu’il fût question de poursuite, nous avons publié intégralement l’explication donnée M.Sauvalle au True Witnesst réclamant le titre de catholique mais admettant qu’il taisait élever ses enfants dans le protestantisme.A ce propos, nous devons relever une eirciii de fait grave et inexplicable dans les notes du savant magistrat, en ch f dit : par avocat Nous avons quelques observations à taire sur la sentence qui nous frappe : ne nous parait pas plus équitable aujourd’hui qu'il y a douze elle comme son communication blis là-bas obéissent aux Le juge mois ; et croyons pas que le public ini par’d l’a déjà jugée.Quoi qu’en disent les honorables gist rats, nous soutenons encore et nous ne I i 4» liai ht juge autrement qu “ Pour étayer sa bonne foi.l’appelant s’appuie sur ce qu’il appelle une rectification des faits publiée après que l'action a été prise.” Or il est de preuve devant la cour supérieure—la chose a été admise par le demandeur—que la rectification a été publiée avant que l’action fût signifiée au directeur de la Vérité, c’est-à-dire spontanément de notre part ment lorsque nous étions sous le d’une menace de poursuite.Ce point est de la plus haute importance, car il établit que, si nous avons frappé fort, nous tenions, avant tout, à ne commettre aucune injustice.C’est pourquoi nous nous sommes empressé de faire connaître à nos lecteurs l’explication de M.Sauvalle, dans les termes que lui-mème avait employés.Non seulement le président du tribunal ne tient aucun compte de cet acte de loyauté de notre part, mais il affirme, contrairement à la preuve, que ce n’est pas une rectification spontanée, puisque, dit-il, nous ne l’avons publiée tpi'après que Vaction a été prise.Or tout le publie sait que nous avons publié cette rectification librement, avant que nous eussions même entendu parler de l’action.Nous laissons à nos lecteurs le soin wa- llons soutiendrons toujours que, dans les circonstances, nous étions parfaitement excusable de Sauvalle était protestant.croire et de dire que M.Depuis des semaines, en 1892, le Canada-lievue, dont ce monsieur était alors le rédacteur en chef, vomissait des mis.Dune, encore une fois, nous ne lui devions qu’une simple rectification dès faits, et nullement des excuses.Sur son et nulle- injures incroyables catholique, coup contre le clergé contre l'Eglise elle-même.nous étions trompé en compta nous moins, non pas eu plus.contre lus sacrements.Voici, fois, quelques-unes des abominations qu’à cette époque le journal rédigé par M.Sauvalle débitait ch; encore une Sans doute, il faut parfois faire des excuses à celui sur le compte duquel s’est trompé.Mais si je dis d’un criminel qu’il a été condamné au bagne pour vol, tandis qu’il y a été condamné pour meurtre, je puis être tenu de rectifier l'erreur de fait, mais je ne saurais êtie obligé de faire des excuses à monsieur le forçat.Quant la provocation, nous n’y attachons aucune importance réelle ; si notre avocat l’a invoquée, c’est qu’il ne faut, en ce pays, négliger aucun moyen de défense.De fait, bien que provoqué gravement par le Canada*Revue, nous pouvons dire, en toute sincérité, que nous n’avons pas écrit contre M.Sauvai ie sous l’empire d’aucun ressentiment personnel.Avec la gift ce de Dieu, nous d’apprécier cette grave erreur de fait pouvons, quoi qu’on en dise, nous mettre dans laquelle le tribunal est tombé.au-dessus de ces bassesses.Nous n’avons Le juge en chef déclare ensuite que la donc rien à dire de la savante disserta-rectiticatiou n’est pas complète, parce tion de l’honorable magistrat sur la que nous n’avons pas répudié notre question de provocation, si ce n’est que assertion ; parce que nous n’avons pas nous admirons sa patience.lorsque les avoué notre erreur ; parce que nous n’a- autres sont en cause, vous pas cherché à réparer le tort que Quant aux dommages, nous prête u-.nous avions pu faire à M.Sauvalle eu dons que le mot méthodiste accolé un lui niaut son titre de catholique.D’a- instant au nom de M.Sauvalle, et retiré près "honorable magistrat, nous aurions aussitôt, ne lui a causé aucun tort réel, «lu faire apologie, pour employer l’abo- Pour lui avoir, dans les circonstances minable anglicisme que le plus haut qua l’on sait, appliqué cette épithète, tribunal de la province sanctionne.nous aurons à payer, en amende et en Eh bien ! nous prétendons que nous frais, la somme de mille piastres, ce qui représenté beaucoup plus que la moyenne de notre revenu annuel pendant naître à nos lecteurs la stricte vérité sur nos vingt-deux années do journalisme, son compte, rien de plus.Or cette stricte Nous laissons au public le soin de dire vérité, nous l’avons fait connaître en s’il y a quelque rapport entre la faute commise et le châtiment quon nous inflige.on iquu semaine : “ 11 faut que le père de famille établisse, lui aussi, son droit ;\ la confession et qu’il l’applique pour savoir ce qui s’est échangé entre les siens et le prêtre ".Canada Revue du 10 septembre 1892.” “ Faites confesser les femmes par des religieuses et vous verrez le nombre des prêtres diminuer sensiblement ! les vocations religieuses se feront rares.” Canada-Revue, même date.“ Qu’avons-nous besoin aussi de toutes ces congrégations de femmes ?Elles sont présidées et dirigées par un bon père qui finit toujours par se faire prendre dans une sale affaire ”.Canada-Revue, même date.“ Les congrégations Iniques sont d’excellentes choses au fend, iïn pratique, elles sont trop souvent, dans les villes surtout, des seutines d'hypocrisie.” Canada-Revue, 17 septembre 1892, “ Toutes ces associations, pèlerinages et manifestations de la piété extérieure ne sont pas la religion.Elles eu sont l’expression lorsqu’elles ne donnent lieu à aucun abus, mais il vaudrait mieux les supprimer, si elles doivent avoir pour effet do faire oublier la religion pour le prêtre, le culte du vrai Dieu pour certaines pratiques propres à entretenir la superstition ”.Canada Revue, même date.CS Sauvalle vs Tardivel Aucun juge nu monde u'est capable, ue devious pas des excuses à M.Suu-de nous convaincre qu’il u’y avait pas, vullc.Nous lui devious de faire cou* clans ce langage du Canada-licvue, de très fortes raisons de croire que celui qui était morale me ut responsable de ces attaques contre la religion notait pas J reproduisant sa propre explication, tex-catholiquo.Jamais aucun catholique en tuellemont, Ayant fait cela loyalement, ce pays, à notre connaissance, n’a jeté spontanément, nous ne lui.devions plus La cour d’appel, composée de MM.les juges Lacoste, Blanchet, Bossé, Wur-tele et Hall, a confirmé, le 20 juin, le jugement rendu par M.le juge Jetté, do la cour supérieure, à peu près à pareille date, l’auuée dernière, condamnant le directeur de la Và'ilt! à layer à M.Sa»* (Suite à /a Gone paçe) f Jt, 4 LA VERITE cependant répartie entre 300 asso- toutefois, contradictoirement devant s’engage, lorsqu’il sera reconnu cou-cies, elle ne dépasse pas 190 fr.par le conseil d’administration qui pour- pable par la commission, à restituer tète.Entre les deux types que nous ra prononcer l’exclusion temporaire] à la Société, à titre de dorum avons choisis, il existe, naturelle- ou définitive.DANS LE MONDE AGRICOLE • / ages et Beurreries Coopératives Un lira avec intérêt, croyons-nous, les détails qui suivent sur l'installation et le mode de fonctionnement de deux beurreries coopératives étrangères : l’une, française, l'autre, belge.W Après avoir énuméré les avantages généraux qui découlent de la coopération, M.Zolla, à qui nous empruntons ces renseignements, ajoute: Essayons maintenant de préciser nos idées en étudiant quelques exemples.Quels sont, tout, d'abord, les frais de construction et d’installation d’une beurrerie ?Ces frais, évidemment, varient avec les quantités de lait à traiter, mais ils s’élèvent plus haut proportionnellement lorsque ces quantités diminuent.Nous avons déjà indiqué le devis de la laiterie coopérative de Ckaillé dans la Cha-rente-iuferieure.Pour une quantité de lait,s'élevant à 1,600,000 litres de lait par an.ou à 4,500 litres par jour, en moyenne, les frais ont été les suivants : Bâtiments.Chaudière et machine 3 écrémeuses de 500 litres à l’heure.1 barate et 1 malaxeur.Transmission avec courroie Un puits avec pompe.Réservoir à eau de 20 hectolitres.Réservoir pour eau chaude.198 T avantage et robineterie 100 bidons de 75 litres.Autres ustensiles.Une porcherie pour 250 porcs avec bassin pour le lait doux.2 voitures et quelques ustensiles.intérêts, une somme de 100 fr.par Art.13.— La durée de la Société vache en sa possession.Usera toujours exclu.L’inculpé s’engage for-Art.14.— Le budget se compose mollement à ne recourir à l'action meut,des intermédiaires,et la dépense imposée à chacun des sociétaires est fixée à oscille doue de 100 à 190 fr., ce qui n’est pas une grosse somme.Quant des revenus de la porcherie annexée ! judiciaire dans n’importe quel cas à la direction des travaux, au choix à la laiterie et des millièmes de francs Art.30.—Chaque traite sera livrée ans.• • • • • • jdes appareils et à la mise en marche, ' non distribués provenant delà vente séparément aux porteurs de lait et ou peut confier tous ces soins à un des beurres.Ces sommes serviront A dans un vase spécial II est absolu-ingénieur spécial ayant l’habitude de couvrir les frais d’entretien de Vu- ment interdit de mélanger les traites ces installations.' sine et de son matériel ainsi que les et de remuer le lait dans les Quel est maintenant le contrat qui dépenses imprévues.L’excédent de S’il en est autrement, les porteurs de doit lier les différents associés ?Nous ce budget existant à la fin de chaque lait refuseront d’en prendre livraison.année sera réparti entre les sociétaires Comme nous le disons plus haut, proportionnellement aux quantités il s’agit d’un exemple et non d’un de lait fourni par chacun d'eux.Dans modèle de statuts.Ceux-ci peuvent le cas où l’encaisse serait trop consi- ; être modifiés selon les dérable, il seraitdistribuêun acompte dans le courant de l’année.Répartition îles fonds.— Les fonds provenant delà vente des beurres du mois, après défalcation faite des frais généraux, seront distribués aux sociétaires dans les premiers jours de chaque mois selon le nombre de littres de lait fourni par chacun.Les frac- 75 o/o de la valeur attribuée aux valions de centimes resteront eu caisse, ch es ainsi qu'il est dit plus haut, pour dent, constituer une recette du budget.! Dans le cas où les vases.croyons utile de donner à titre d’exemple, sinon de modèle, les statuts d’une beurrerie.Voici les principales dispositions que nous pensons devoir citer : Art.1.— Il est institué entre les propriétaires laitiers de*** et des communes suivantes.une Association ayant pour titre Art.2.—Cette Association a pour but la fabrication des beurres en commun, afin d’en obtenir des prix plus élevés.Chaque sociétaire s’engage à fournir à la Société tous ses produits hors sa consommation.La fabrication du beurre est formellement interdite.Le beurre sera fourni aux sociétaires, au prix moyen des ventes faites pendant le mois.Art.6.—Le nombre des sociétaires est illimité.Pour faire partie de l'Association, il faut être présenté par deux membres et admis par le bu reau.Lorsqu’un sociétaire ne saura pas signer, mention eu sera faite par le président, eu marge du registre, sur lequel doivent signer tous les adhérents qui acceptent par cela même tous les articles du règlement et des statuts.Art.8.— La Société est administrée par un bureau composée de : un président, deux vice-présidents, un trésorier et un secrétaire.Le bureau a les pouvoirs les plus étendus pour l'administration des biens et affaires de la Société, il peut même transiger, compromettre, donner tous désistements ou mains-levées avec ou sans payements.Art.9.— Le conseil d'administra-se compose d'un conseiller par groupe de dix sociétaires ; ce conseiller sera expert, comme il est dit à l'article 23 des statuts.Art.10.Le bureau est élu eu assemblée générale et à la simple majorité des votants.Il est renouvelable tous les ans.Les membres sortants sont rééligibles.Le scrutin a lieu soit par correspondance, sous enveloppe cachetée expédiée par les membres absents, soit par le vote personnel des membres présents.Art.11.— Toutes les délibérations convenances de tel ou tel groupe d’intéressés.La Société de Chaillé a joint aux règlements imposés à ses membres d’intéressantes dispositions relatives à la perte des vaches laitières.Voici dans quels termes cette assurance se trouve stipulée : “ Il sera remboursé aux sociétaires • se qui, par mort subite ou acci-aurout été perdues par eux.vaches seraient Art.lô.— Aucun procès ne pourra j vendues en partie à la boucherie, les être engagée sans l'assentiment du bureau qui donnera pleins pouvoi au président Les membres de la Société et du bureau ne contractent, en raison de leur gestion, aucune obli-galion personnelle ni solidaire relativement aux engagements de la Société ; ils ne répondent que de l’exécution de leur mandat.3/276 fr.3.575 “ sommes en provenant seront eu loirs talité t #***## mx propriétaires et la Société remboursera les trois quarts de la perte.3,108 “ 554 " 475 •« 525 11 “ L’expertise sera faite par les commissaires réunis à cet effet, nommés en assemblée générale.Leur mandat aura une durée d’un au.En 70 cas de contestation de la part du propriétaire, celui-ci sera libre de faire intervenir un vétérinaire à ses frais ; chaque partie se conformera à son estimation.“ La somme intégrale sera payee dans les quinze jours qui suivront l’expertise, an siège de la Société, contre récépissé.Si, toutefois, il était constaté que la mort de la vache est due au manque de soins, ou à de mauvais traitements, la perte serait tout entière à la charge du propriétaire.“ Tout sociétaire qui augmente ou diminue le nombre de ses vaches Art.16, — Le trésorier est chargé de la comptabilité, dont il est pensable, et doit en rendre compte à toute réquisition, et au moins une fois par an en assemblée générale.— Les recouvrements sont faits par ses des •265 • # • 1,900 res- 60 7,120 soins, ainsi que la répa fonds qui a lieu mensuellement.Art.17.— Les membres du bureau l V l V 1 V U r*.»' 635 ne pourront être rétribués qu'en vertu d'une décision du conseil d’administration, qui en fixera les honoraires.Art 18.—Les poursuites à exercer contre les propriétaires laitiers qui n’auraient pas loyalement rempli doit en informer le secrétaire de la leurs engagements, seront faites aux Société eu lui adressant son livret frais et à la diligence de la Société.afin qu’il puisse opérer les muta-Art 20.—Le bureau est autorisé à ! tious.Les vaches perdues par les prélever ou ’ à faire prélever des sociétaires avant d’avoir "fait cette échantillons de lait chez les sociétai- déclaration ne donnent pas droit à res de son choix, soit par le commis- un remboursement.” saire de police ou le garde champêtre, Une assurance mutuelle ainsi or-soit par un employé spécial désigné ]ganisée sous le contrôle des intéressés peut rendre les plus grands services.Nous signalons à nos lecteurs cette en double et déposés à la mairie.Ils intelligente initiative, seront cachetés à la cire et à la mar- Il nous parait encore intéressant que de la Société.Le propriétaire de parler d’une méthodejde réparti-sont prises àlamajoritédes membres aura le droit de coller une bande de tion des bénéfices entre les sociétai-présents et sont constatées par des papier gommé sur le cachet et d'y procès-verbaux sur un registre spécial ; elles doivent être signée de tous ceux qui y ont pris part.Art.12.— Le bureau peut, pour des raisons dont il est seul juge, prononcer l’exclusion d’un membre.Cette décision est prise d'office tre tout sociétaire qui aura employé la fraude en livrant dea produits falsifiés ou de mauvaise qualité.Se- Sont également exclus les membres monter à la surface.seront en- ment de noter le nombre des litres qui auront tenu des propos de na- suite examinés en temps utile par la do lait apportés, et Von admet ain.it, à & nuire au bon fonctionnement commission réunie à cet effet, qui priori, que toutes les vaches,\ quelles que Cette dépense est plus forte ; et, J de 1» Société.lisseront entendus, jugera en dernier ressort.Lo fraudeur soient leur race, leurs aptitudes tksdwi‘ 21.821 " Le terrain nécessaire avait été loué à un propriétaire associé.On voit que cette dépense totale de 21,000 fr.n'est pas considérable lorsqu’elle est répartie entre 250 sociétaires, comme c’était le cas à Chaillé 1 Les avances imposées à chacun d'eux u'aüeignent même pas 100 fr.Voici maintenant une autre laiterie traitant an moins 7,000 litres par jour, et pouvant traiter plus.Les constructions sont plus solides, mieux aménagées, plus vastes.Les dépenses totales se sont élevées à 50,000 fr.Il s’agit de la laiterie coopérative installée à Oostcamps, en Belgique, dans la propriété du baron Léon Peers.Le devis est le suivant : Constructions.Forage du puits.Chaudière et machine à vapeur.2 écrémeuses danoises.2 baratea danoises.:.1 malaxeur.3 réfrigérants.1 pasteurisent.400 bidons à lait.Divers accessoires.Pompes et distribution d’eau onde vapeur.par le bureau Art.27.—Les échantillons seront 26,000 fr.3,700 res, méthode qui présentera grands apposer sa signature,s’il le juge utile, avantages malgré son apparente comArt.28.— Un second échantillon plication, sera pris le soir même ou le lende- La production du beurre étant le main matin, après la traite des va-J but que se proposent d’atteindre les ches, qui sera faite en présence du membres d’une laiterie coopérative, commissaire de police ou du garde il est clair que les bénéfices obtenus champêtre, on, à défaut de ces der- j doivent être équitablement partagés niers, de l’employé désigné à ce au prorata de la quantité de beurre sujet.Ces échantillons seront dépo- réellement fournie par chacun des as-s6s à la mairie et on laissera la crème sociés.On se contente habituelle- 0,500 3,800 1,000 500 1,000 900 con- 6,000 1,200 5,700 * Total 56,800 29 JOT 1835 LA VERITE | ment moindre que cplle des plaques au gélatino-bromure, et l’on ne saurait s’en servir pour les instantanés.Mais, résultat est excellent.6 duelles et leur alimentation, donnent un Jait également riche en beurre.C’est là, toutefois une hypothèse très discutable.En réalité, certains laits sont plus riches ; et, s’il se trouve des sociétaires dont les vaches mieux choisies et mieux nourries fournissent, pour nu poids égal de lait, plus de beurre que les animaux de leurs voisins, ou voit que ces associés sont frustrés d’une part des profits qu’ils auraient dû réaliser lors de la répartition des bénéfices.Pour éviter ces erreurs, évidemment regrettables, le fondateur d’une laiterie coopérative belge, M.le baron Peers, a eu recours au procédé ingénieux dont nous allons parler.Aussitôt parvenu à la laiterie, le bidon, renfermant le lait fourni par un sociétaire, est pesé ; puis, ou prélève nu échantillon de quelques centimètres cubes qui est versé dans un gobelet numéroté.Lorsque toutes les livraisons ont été effectuées, et tous les échantillons ainsi prélevés, un employé procède publiquement au dosage de la crème et du beurre contenus dans chaque fourniture, par kilogramme de lait.A cet effet, les différents échantillons sont pris dans les gobelets numérotés et versés dans des pipettes graduées ci numérotées également.Le lait doit atteindre un point d’affleurement bien visible.Toutes les pipettes sont ensuite dis ¦ posées comme les rayons d'une roue sur un disque horizontal que l’on place dans une écréme use, et que l'on fait tourner à raison de 3,000 tours par minute, l’ouverture des tubes étant tournée vers l’intérieur.Au bout du temps convenable la crème est montée à la surface du lait, dans chaque pipi lie, et, en lisant sur la graduation, ou note pour chacune d’elle, le degré qui correspond sensiblement à la richesse en crème des différents échantillons prélevés sur les fournitures des sociétaires.Le fréquents essais ont permis de savoir, par exemple, que chaque degré de la pipette du contrôleur de Hansberg correspondait à 4grammes 5 de crème par kilogramme de lait.Eu multipliant le degré (le chaque échantillon par le nombre de kilogrammes livrés, on obtient des kilo g degrés qui sont inscrits chaque jour au crédit des sociétaires sur le livret individuel.Lors de la répartition du produit des ventes, on divise les bénéfices nets au prorata du nombre des küog.-degrés, attribué à chaque associé.Cette méthode a été adoptée sans difficultés par les associés de la laiterie belge dont nous parlons.Nous avons pu constater nous-mème les différences très marquées que cette méthode si équitable permet d’apprécier, en ce qui concerne la richesse des laits.Voici, par exemple, les chiffres qui se rapportent aux comptes de deux cultivateurs : A.Degré moyen du lait, 11 ° ,7.Prix par litre, 0 fr.15.B.Degré moyen du lait, î ° 2.Prix par litre, 0 fr.09.On voit donc que la valeur justement attribuée à deux laits do richesses différentes varie de 9 à 16 centimes par litre ! L’importance extrême du choix dos vaches laitières bon nés ou mauvaises bourrièros est nettement indiquée.L’influence delTaupenot» puis M.Choron, etc.1 alimentation peut être révélée delà même façon.On sait, en effet, que des vaches nourries avec des aliments très aqueux donnent un lait qui ne contient plus qu'une fraction faible le matières sèches, et le poids de beurre varie, le plus souvent, dans les mêmes proportions que la matière sèche.Il serait utile de mettre sous les yeux des cultivateurs de pareils résultats et de les intéresser à connaître toutes ces questions dont ils préoccupent guère,malheureusement pour eux.” d’immerger ses clichés dans une solution de formol à 2 ou 3 0/0.Après quoi il les sécha sans inconvénient au feu comme un cliché à l’albumine ou au collodion.Et il n’opère plus qu’ainsi, ce qui est bien plus commode et évite le dépôt des poussières etc., etc.Ainsi immersion dans la solution de formol, et le cliché à la gélatine supporte la chaleur et sèche immédiatement.C'est une économie de temps de quelques heures.On s’était déjà servi du formol en photographie en guise d’alun pour durcir la gélatine, mais nous ne croyons pas que l’on ait eu l’idée de l’utiliser, comme fait M.le docteur Bardet, pour les phototypes posés, le Ces plaques sont surtout bonnes pour obtenir des positifs sur verre, pour préparer les clichés destinés aux projections, pour faire des agrandissements, des vitraux, des réductions.Leur étonnante finesse les recommande pour tous ces usages.Comme les verres sont doucis à volonté, ccs plaques suppriment l’emploi accessoire du verre dépoli pour les positifs sur verre.Elles sont commodes pour les agrandissements et l’obtention des clichés agrandis, parce qu’elles ne sont pas plus sensibles que le papier au gélatinobromure et uc voilent pas pendant la pose des agrandissements.Enfin, ce qui leur donne leur supériorité, c'est la rapidité des manipulations.Il est vraiment agréable d’avoir un cliché en une minute à peine ; on pourra faire ainsi en une heure toute ne se Sciences pour obtenir un séchage immédiat.Les amateurs ne seront pas fâchés, en tout cas, de connaître un procédé de séchage de leurs plaques au gélatino-bromure qui leur fera gagner beaucoup de temps.Chimie : Photograjihie à ta minute.— Les amateurs de photographie qui sont légion aujourd'hui, savent ce qu’il faut de temps pour obtenir un cliché, et ce qu'il leur faut d’eau.Ce n’est presque lien de dé\ elopper 1 image uuy y^ric d’épreuves de projection latente, de la fixer,mais que de temps qUj exigeaient jusqu’ici des journées pour la\er, que de temps pour sé- travail.Et puis pas d’eau ! Quels cher : trois heures d'eau courante ; le double, souvent, pour le séchage, etc.! Que de patience ! Un photographe habile, M.Eugène Chéron, vient do changer tout cela.Il a inventé la photographie à la minute.Mieux même : eu une demi-minute, Henri de Parville.revue de la librairie Actualités Bibliographiques Les explora- avantages en voyage ! leurs ne peuvent opérer souvent dans les pays chauds.La gélatine des plaques se décolle.Ici, aucun inconvénient de cette nature n'est à redouter.Sciences : Traité théorique et pratique d'hi/dro-ihérapie médicale, par le Dr F.Bottey, ancien interne des hôpitaux de Paris.1 vol.in-8, 10 fr.(Masson).L’hydrothérapie, après des débuts empiriques, sans règles et sans doctrines, est entrée définitivement, depuis bientôt cinquante ans, dans la voie positive et expérimentale qui l’élève désormais à la hauteur d’une véritable science.L’étude de l’hydrothérapie doit porter sur les actions thérapeutiques diverses de la méthode, sur les moyens mis eu œuvre pour les obtenir,ainsi que les indications spéciales auxquelles répondent ces actions thérapeutiques.D’autre part, l’hydrothérapie ne se compose pas exclusivement de l'instrumentation et des appareils employés dans les établissements spéciaux ; elle possède comme moyens d’action une foule de procédés différents et variés qu’on peut mettre eu œuvre non seulement dans un établissement, mais encore au domicile même des malades.Hydrothérapie n’est pas, comme beaucoup paraissent le croire, uniquement synonyme de douches.C’est dans le but de démontrer, tant au point de vue scientifique que d’une façon pratique tous les bénéfices qu’on peut attendre de l’hydrothérapie que le Dr Bottey a écrit ce livre, résultat de ses observations de tons les jours.La partie physiologique et technique, précédée d’uu aperçu historique, est consacrée à l’étude des agents physiques (la chaleur et le froid) et à leur action physiologique; à la réaction, ce phénomène si important en hydrothérapie ; à la description des procédés et appareils (hydrothérapie générale, locale, sudation, hydrothérapie à domicile, etc) ; aux effets thérapeutiques et aux médications hydrothérapiques ; au traitement en général et aux conditions adjuvantes ; aux indications et aux contre-indications.Dans la seconde partie, essentiellement clinique, l’auteur a passé en revue toutes les affections aigues et chroniques qui sont du ressort de On peut même, pour hâter le développement, se servir de révélateurs chauds (le 50 à t!0 ° .On peut utiliser les différents révélateurs du commerce ; cependant la formule suivante semble donner les il révèle, il fixe, il lave et fait sécher.C’est un joli tour de main.On pressent immédiatement que M.Chéron n’obtient pas ce résultat avec les plaques sensibles actuelles au gélatino-bromure d'argent.Comme il le dit très bien et sans prétention, meilleurs résultats : Eau 1 litre, sul- fate de soude 100 gr., carbonate de soude 100 gr., bromure de potassium 4 gr.Après dissolution, ajouter hy-droquinone 10 gr.Les très jolies épreuves obtenues avec ces plaques se conservent-elles ?il s’agit d’un vieux procédé qu’un vieux praticien vient de rajeunir.Au lieu de se servir de plaques à la gélatine, il emploie des plaques à l’albumine (1) avec un tour de main qui ]Ai]es son( faîtes si vivement que l’on reste sa propriété.Toujours est-il qu'avec ses nouvelles plaques qu’il vcuti a baptisées du nom justifié de magiques, toutes les opérations s’effectuent meut, en un clin d'œil.Exposition à la pouvait eu douter.Elles se couser-puisque M.Chérou nous en a montré qui datent de 1856.Décidé-ce sont bien des plaques magiques .Quant aux plaques ordinaires an gélatino-bromure, M.le docteur Barrions fait connaître un moyen a trouvé d'en hâter singulièrc-séchage.Il est clair qu’avec les plaques ordinaires ou ue parviendra jamais à faire toutes les opérations : développement, fixage, lavage et séchage eu une demi-minute, comme avec les lumière, 1 à 3 secondes, développement 4 à 5 secondes, fixage 4 à 5, ¦ lavage, 2 à 3, séchage au feu ou à la !
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.