La Vérité, 1 novembre 1895, samedi 9 novembre 1895
Quebec Samedi 9 Novembre 1895 15iem; ANNEE No 15 LA VÉRITÉ AVIS abonnements Tonie demande de changement d’adretwe doit etre accompagnée de l’ancienne adteo*e i'HUitd» et Rtate-Vni#» $2.00 $1.00 tin an NI* uioln Etranger (Union postalk.i JOURNAL HEBDOMADAIRE r.i.i.so Telephone : 2327 tin »n " VERITAS LIBERARIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENPRA LIBRES* ” j, p, Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Ckemli Sainte Foye pres Quebec son devoir c’est le combat quotidien, le but et les moyens d’action sont tice et par suite, nécessité d’une reset sa mission c’est d’empêcher que plus ou moins cachés et qui se sous- titution.l’égoïsme et l’improbité ne QUEBEC SAMEDI 9 NOVEMBRE 1395 tinssent traient systématiquement à l'influ- par compromettre les intérêts les jcnce de la religion ; les unes et les Que d’abus dont ces auteurs ne plus chers de la nation.j autres sont pleines de dangers pour blent pas comprendre les tristes Cependant, si tous les partis poli-1 les catholiques et, trop souvent, elles séquences dans les âmes, dans les tiques, sous la forme des gouverne-; préparent la voie au socialisme et à foyers et jusque dans la vie sociale, mentis constitutionnels surtout, ont l’indifférence relrgieuse.besoin de journaux qui soient leur Pour bien traiter ces questions so-organe auprès du peuple, l’expression ciales d’une si haute importance, le fidèle de leurs idées, le soutien et les .journaliste catholique consultera, défenseurs de leur programme et les avec avantage, les admirables ency-coopérateurs de leurs luttes, il n’en cliques de Léon XIII à ce sujet.Il y est pas moins vrai, Nos Très Chers , a là une abondance extraordinaire de Frères, qu’il n’est jamais permis de lumières opportunes et de directions sacrifier le bien public au bien privé, prudentes, ni de pousser le dévouement au parti au point de violer le droit et la vérité.Ainsi donc, le journal est tenu d’apporter dans ses discussions beaucoup de réserve, et de ne pas combattre systématiquement des mesures nécessaires et utiles au bien du pays, à sa paix et à son développement.En toute circonstance, le journal politique doit avoir encore pour règle de conduite le respect de l’autorité et celui de la magistrature : il doit éviter tout ce qui serait de nature à diminuer, chez le peuple, ce respect si nécessaire au bou fonctiouucment Que d’illusions en cette matière ! lettre pastorale sem- con- — DES — Percs du premier Concile Provincial de Montréal II SUR LA PRESSE Les abus de la presse Il serait trop long, Nos Très Chers Frères, de suivre ici, dans ses écarts multiples, la mauvaise presse.Nous Nous contenterons donc de signaler les caractères principaux quelle revêt de nos jours et qui en font la cause de troubles incessants, de divisions profondes, de ruines souvent irréparables.Aujourd'hui tout le monde lit le journal.Exploitant habituellement ce besoin universel de lire, des hommes ne possédant pas les qualités nécessaires, se mettent à la tête d’un nouveau journal, l'annoncent avec éclat et le répandent avec profusion.Que cherchent-ils ?Les intérêts du pays?Nullement.La protection de ta morale du foyer ?Pas du tout.Leur grand objectif, leur unique ambition, c’est d’arriver à la fortune le plus rapidement possible.C'est pourquoi ils vise ut avant tout à une circulation lucrative et à des profits considérables, fallut il, pour cela, piquer la curiosité humaine et les passions mauvaises.Ils cherchent ce qui réussit, ce qui rapporte, ce qui se vend.Pour atteindre ce but, le journal à spéculation est prêt à tout sacrifier et à fair marchandises de tout.N'ayant pas de principes arrêtés, il u'a qu’une honnêteté déguisée.Eu même temps qu'il fait l’éloge de la religion et proclame la nécessité de sa morale, il ouvre ses colonnes à des écrivains plus ou motus hostiles à la foi, à (les écrits pleins de préjugés et d’erreurs.Il va parfois jusqu’à se poser eu défenseur de l’Eglise, ce qui ne l'empêche pas de publier des écrits tendant à diminuer l’influence de cette divine institution, à entraver sa liberté, à nier la plupart de ses droits et de ses immunités.Il annoncera avec éclat nos solennités religieuses ; il décerna des éloges enthousiastes aux prédicateurs et, cependant, dans le même numéro, souvent, sur la même page, la même colonne, il mettra sous les yeux de ses lecteurs des réclames eu faveur de théâtres condamnés par la morale, et d’amusements contraires à la sainteté du dimanche, il publiera des chroniques scandaleuses, des romans obscènes, des attaques contre le clergé et les communautés religieuses, des anecdotes propres à ridiculiser le prêtre et son ministère.Combien sont désastreux les résul tats de ce journalisme où le talent se vend avec la conscience, où la noble l Suite) La presse, eu sa qualité de puissance intellectuelle, constitue, en politique surtout, une espèce d'aristocratie.Elle est à la fois, le contrôle des pouvoirs, la protection (les minorités, l’auxiliaire du législateur, le miroir de l'opinion publique, la lumière et le guide des électeurs.De là, des devoirs dont la gravité n’est peut-être pas toujours comprise.L’esprit de parti, l'ambition, l’intérêt personnel font, trop souvent, du journal un instrument d’injustice, de mensonge et de séduction.Les gouvernements ont une lourde responsabilité ; c'est à eux qu'il appartient de sauvegarder et de promouvoir les intérêts de la nation.Dépositaires d’une autorité, dont ils ne sont pas la source, ils sont tenus de ne s’en servir que dans les limites et pour les lins fixées par l’auteur et le modérateur suprême des sociétés.Administrateurs et dispensateurs des trésors (le l'Etat, ils doivent les employer avec prudence et économie pour le bien commun Ils ont encore l'obligation d’éloigner les indignes des emplois publics, et de ne choisir que des hommes capables, par leurs talents, leurs aptitudes et leur intégrité, de les remplir honorablement.— Dans l'accomplissement d’obligations si nombreuses et si diverses, les fautes et les abus sont si faciles.Il est donc bon et utile que les gouvernements responsables soient tenus constamment sous l’œil du peuple, afin que celui-ci puisse les observer, les étudier, les louer, les blâmer, et au besoin les forcer au respect de la justice et du droit.C’est le rôle de la presse.Elle doit surveiller les hommes d’Etat, mettre le peuple au courant de leurs actes publies, de leur manière de gouverner, de leurs projets et de leurs tendances.La presse représente aussi le droit; elle fait entendre, quand les circonstances l’exigent,sa voix indignée, elle proteste avec énergie, lutte avec courage, soulève, en les maintenant dans les|bornes de la modération et de la justice, les légitimes réclamations de tout un peuple,et finalement, c’est la raison qui l’emporte, c’est le droit qui triomphe.Un ne saurait le nier, lorsque la presse a devant elle les méfaits à rc- tienne à la volonté divine.Qu’il le dresser, des abus graves â signaler, mette en garde contre les sociétés se des compromis désastreux à prévenir,1 crêtes et contre ces associations dont Bien compris Nos Très Chers Frères, ce rôle de la presse, en politique, est l'un des plus nobles et des plus utiles qu’il soit donné à l’écrivain d'ambitionner à notre époque.S’il exige du courage, du dévouement, des sacrifices, il offre aussi des consolations, des joies pures et fortes aux intelligences supérieures qui mettent au service de leurs pays, leurs talents et leur influence.• * Le public a le droit indiscutable de n ôtre ni trompé ni scandalisé par les anecdotes et le récit des événe- de l'Etat, à l'administration de la justice et, par suite, c’est pour lui un devoir impérieux de s’opposer vigoureusement à ce qui est contraire à l’ordre social.Le peuple a besoin d'être guidé dans le choix de ses mandataires.Il lui faut, pour représenter ses croyances, ses vues, ses volontés et pour défendre énergiquement ses intérêts, des hommes éclairés,d’une honnêteté au-dessus de tout soupçon, et non d 's partisans aveugles.deschercheurs de places, d argent et de popularité, des instruments inconscients entre ments mis,chaque jour, sous ses yeux.Le journal est donc tenu d user de la plus grande circonspection dans le choix et la rédaction des faits et et nouvelles qui occupent aujourd'hui une si large place.Il doit n'affirmer que ce qu’il sait être vrai, ne pas donner comme choses certaines les bruits et rumeurs, encore moins publier des racontars qu’il sait être complètement faux ou même odieux à l’égard de certaines personnes ou decertaines institutions.Que de réputations intègres ont été perdues par l'indiscrétion de la presse! Laisser à une main inhabile ou les mains de politiciens habiles qui exploiteront leur faiblesse on leur ignorance A la presse incombe encore le devoir de ne proposer aux suffrages de la nation et de ne soutenir de son influence que des candidats digues de confiance, capables de travailler efficacement au bien public et d’assurer au pays une législation sage et durable.Eufiu,s’il s’intéresse aux classes ou- malveillante, à des employés inintelligents et sans souci de ce qu’ils livrent à l’impression, le soin de recueillir et de publier les faits divers souvent les plus compromettants, u’est-ce pas s’exposer à causer des torts peut-être irréparables ?Quoi qu’il en soit, le journal menteur et le journal mal renseigné sont indiscutablement, pour les masses, deux sources fécondes de préjugés, d’idées fausses et d’appréciations injustes.Le journal perd encore sa dignité et manque à son devoir en se faisant le colporteur des scandales, eu livrant au domaine public ce qui n’appartient qu’au domaine privé, eu favorisant, par ses annonces et ses comptes-rendus, les mauvais spectacles , les divertissements contraires au bon ordre, à la morale ou à la sanctification du dimanche, en ouvrant ses pages à la description détaillée et complaisante du crime.Outre le scandale donné, il y a très souvent offense grave contre la jus- vrières, que le journal ait des intentions plus particulièrement pures et élevées : qu'il demeure étranger an calcul de l’égoïsme et de l’ambition.Loin de flatter le peuple, loin de soulever chez lui la haine ou les préjugés contre les riches, loin de le jeter dans ces grèves qui aboutissent fatalement aux désordres les plus graves et an paupérisme, qu’il cherche à lui inspirer, au contraire, le respect de l’ordre, l'obéissance aux lois, l’amour du travail et de l’économie et par dessus tout, une soumission chré 2 LA VERITE Aiii'i en 1893, la même Patrie menait bottes devant les bedeaux, comme dans une campagne à fond de train contre les l Election do \ o relié vos, pour avoir le w-, »'* - f“i v" r ' Sierra )[.Lautioi.2son seulement elle no fut pus *< Ce qui ne veut pas toujours dire la désavouée, mais elle put, dans son numéro défaite, puisque mon ami Geofïrion est du lü novembre 1893, écrire impunément aujourd’hui député et sort loyalement votre cause,comme j'ai bien l’intention de la servir moi-même.“ Veuillez agréer, mon cher il.Lau- mission de l’écrivain s'abaisse au rang de spéculation honteuse ! lecture quotidienne de ces feuilles sans principe, la foi devient moins vive, le sens catholique s’émousse, le goût des réunions mondaines, des plaisirs malsains et des clubs, le besoin d’une vie dissipée détruisent la vie de famille, vie si douce, si chrétienne et si heureuse.Serait co réellement là le secret do la A la subito et vertueuse indignation do XI.Laurier ?Eprouve-t-il lu besoin, à l’approche des élections générales, do faire croire aux catholiques de la province de Québec qu’il n’y a rien de commun entre lui et les bons vieux rouges d’autrefois ?On le dirait, vraiment.Qu’on veuille bien le remarquer : ce n'est pas tant sur M.Bcaugrand et la Quand la conscience d’une nation s’a- Patrie que tombe le désaveu de XL Lau-vilit sous l'action dissolvante d'une telle [ rior, que sur “ le parti libéral des anciens jours ”, sur le rougisme.Le chef de l’opposition veut persuader au public que sous sa direction le parti libéral s’est transformé, que ce n'est pas du tout le même parti.S’il s’agissait d’une simple querelle personnelle entre XI.Bcaugrand et XL Laurier nous n’interviendrions certes pas.Mais le débat a un côté plus sérieux.Voici la question qui se pose : le parti libéral canadien-français a’est il réellement converti sous M.Laurier ?D'un parti politico-religieux dangereux qu'il était jadis, 6't-il devenu un parti politique vraiment inoîïeusif et n'otïraut aucun danger du coté des principes ?Nous voudrions le croire, mais nous avouons notre incrédulité.M.Laurier aimerait peut-être à se débarrasser de M.Bcaugrand.Ou a même prétendu que le chef do l'opposition aurait voulu acheter la Patrie pour la faire disparaître et la remplacer par un organe moins compromettant, et surtout moins compromis.Nous croyons savoir que les bruits qui ont circulé à ce sujet sont fondée Le prix demandé était trop vatdc.(Voilà la cause, paraît-il, de la rupture des négociations.Nous comprenons que M.Laurier, n'ayant pas pu faire disparaître la Patrie, la désavoue- coram populo ; c’eU assez naturel.Mais il a mal choisi son heure.S'il voulait désavouer M.Bcaugrand et son journal, que n’a-t-il élevé la voix contre les saletés méchantes dont M.Pré- ce qui suit : “ L'honorable M.Laurier, qui ne passe jamais à Montréal sans nous faire l'lion rior, les hommages parfois compromot-neur d'une visitef ne nous a jamais ni tant*, je le reconnais, auprès dos timorés, blâmé ni loué, dans toute cette affaire, do ma plus haute, de ma plus sympathi-pour la bonne raison que jamais le sujet que et de ma plus entière considération.” n’a été discuté, soit directement ou indirectement,avec lui.Nous sommes aujourd'hui les libéraux d’hier, nous sommes les républicains de la veille et du lendemain, et nous sommes avant tout fidèle aux vraies traditions du parti do Papineau, de Papin, de Dovion et de Laurier.” En d’autres termes, M.Bcaugrand dit à JL Laurier : désavouez-moi, si vous voulez, dans le vain espoir de jeter de la poudre auv yeux des curés ; mais comme je vous connais, comme vous êtes mou homme au fond, je n’en continuerai pas moins à vous appuyer.Quand il y a réellement rupture entre un chef politique et un joui nalistOjCO n’est pas ainsi que les choses se passent.M.Laurier voudrait peut-être se débarrasser de M.Bcaugrand ; mais celui-ci, Cet excellent M.Laurier, qui veut nous | reliant de quel bois M.Laurior se chauffe, faire croire qu’il dirige un parti nouveau, presse, on ne distingue plus alors ni honnêteté commerciale, ni dignité professionnelle, ni honneur politique.Les grandes et généreuses ambitions font place à des projets égoïstes et mesquins.Le travail et l'économie sont méprisés.On s’abandonne à l’oisiveté, au luxe, aux toiles dépenses ; ou ne songe qu’à jouir du présent, sans preoccupation aucune des déceptions et des ruines du lende- M.Laurier n’a pas, que nous sachions, désavoué cct écrit du IG novembre 1893, aussi compromettant, pour le moins, que l’entrefilet de Vautre jour.Pourquoi ?Serait-ce, par hasard, parce qu’en 1893 les élections étaient encore loin ?main.(A suivre) combat pour lui quand même, C'est une singulière position pour un un parti qui n’a rien do commun avec le parti libéral des anciens jours, forait bien I chef do parti ! de relire, de temps à autre, les discours LA C0SD1E LIBERALE Si M.Laurier est réellement sincère qu'il a prononcés en différentes occasions.I Cette lecture lui serait utile, car elle | hors des l'empêcherait peut-être de se contredire ans sa tentative do mettre M.Bcaugrand rangs de son parti, il manque terriblement de poigne.Si la fessée qu'il a donnée au directeur do la It at rie n’est désaveu du 28 | pa$ pour rire elle a, du moins, fait rire celui qui l'a reçue.Comédie ou faiblesse, c'est un désastre pour M.Laurict.Car le général qui ne peut pas expulser de son armée les soldats qui lui paraissent nuisibles à iu cause qu'il défend a manqué sa vocation, assurément.Nous avons signalé,la semaine dernière, le désaveu infligé à M.Bcaugrand par MM.Laui ier et Marchand.Nous avons en même temps fait connaître le corpus delicti : un entrefilet de la Patrie annonçant que M.Langlois remplace M.Sau-valle à la rédaction et que la note du journal sera désormais, comme elle l’a toujours été, “ la note de l'Aveni> et du Pays, du parti libéral des anciens jours.Le libéralisme anglais de M.Laurier et la modération de M.Marchand se sont effarouchés.Ils ont tou- deux accablé M.Bcaugrand d’une lettre.Voici comment la Patrie annonce la raessive du chef fédéral : et do fournir dos armes à ceux qui doutent de la sincérité de son octobre dernier.Ce bon M.Laurier qui, pour les besoins du moment, désavoue le vieux parti libéral avec lequel il prétend n'avoir rien de fait la déclaration suivante commun, devant un auditoire anglais et protestant, afin d'exciter en „a faveur les sympathies de ceux qui l'écoutaient : Voici maintenant le désaveu de M.Après avoir cité l'entrefilet jugé compromettant, le chef de l’opposition provinciale ajoute : “Je suis un libéral canadien-français et j'appartiens à un parti qui, pendant trente I Marchand a combattu les ultramontains dans la province de Québec.” (1) ans Orilu'yaqu'unparûquiailcomUaitu.„ ^ f do confiance à ceux qui vont au fond de» %*" >, demander aux lecteurs de la gravitait autour du trésor de Québec.WlLt RID LALBIERi choses.Il ne se fait pas avec la permis- Patrletio cont.nuer leur plus loyal “ J0 me permets de vous répondre dans Puis, l’impayable directeur de la Patrie] tance et la persévérance que savent M.IHUppQrt> al°*8 mcni0 qu on fait des cour- l'espoir que vous me comprendrez et que sert à son chef une turlupinade fort épi- ployer les hommes politiques qui réelle- (1) “ I am n French Canadian Liberal que%cZacc%'voile noind’hmmfito cée.En voici un échantillon : I ment veulent une chose.Que M.Laurior and I belong to a party which for thirty homme à ceux do politiciens sans vorgo- “ Je comprends, dit M.Beaugrand, ! condamne certains excès do l’école do y°ftr8 fought the ultramontauos in thu guo qui font de la vie publique ce que qu’il y a de» élections générales en vue et l’Avenir, c’est incontestable.Qu’il répudie f r°viuc® °f (in°bcct Prononcé vous savez et ce que vous méprisez comme 46 ,titr " - "“Hi -tes?™ Aujourd’hui quo nous sommas à la M.G.E.Lan- veilIedesélccrons et qu’il n’est plus question do l’achat do la Patrie, un simple tinucr les traditions du memo parti, et JL Laurier lui tombe dessus 1 Y comprenez voms quelque chose ?Nous craignons donc beaucoup que pou do personnes prennent au sérieux cotte répudiation du vieux rougisme.Non seulement cola, mais l’abîmo outre 14 Mon Dieu, non I Je ne suis pas l’organe des hommes do Québec.C’est Pacuud LA VERITE 3 avec son Electeur qui reste ce qu’il a toujours été, franc lutteur dans les mauvais jours, mais dispensateur du pot aux confitures dans lus glorieuses époques des paniers do champagne, des tourelles dorées et de tout ce que vous savez.“ Voulez-vous me permettre de vous répéter encore, publiquement, combien je vous admire et je vous estime personnellement et politiquement, tout en plaçant comme correctif l'expression de mon profond mépris pour certains hommes qui se sont égarés dans nos rangs à lu suite d’évé-monts que je no veux pas qualifier.“La Patrie n’est pas, n’a jamais été officiellement l’organe du parti national de Québec pour les raisons que je viens de vous dire, et, s’il existe un homme qui désire que cola celui qui vous de son ' commissaires’ scolaires protestants de Montréal et à ceux de Saint-Louis de Mile End et d’Hochelaga qu’on demandait l’érection de la nouvelle lité.parfaitement avertis.Si les contribuables protestants de cette nouvelle municipalité ne voulaient pas contribuer au maintien des écoles publiques de Saint-Grégoire-le-Thauma-turge, ils n’avaient qu’une chose à faire, chose très simple : se déclarer dis-c'est-à-dire avertir officiellement et par écrit le président de la nouvelle commission scolaire qu’ils n’entendaient pas payer leurs taxes à cette commission.Dès lors, ils avaient le droit, scolaire séparée, ou Je s’annexer à municipalité protestante voisine encore de s’entendre simplement, sans annexion formelle, avec une commission protestante voisine.La loi pourvoit expressément à tous ces cas, donnant la plus ample protection possible aux minorités.Il n’est pas nécessaire que les contribuables qui veulent se déclarer dissidents soient nombreux.“ Un nombre quelconque ” suffit, dit la loi.E:i vertu de l’article 1993 un seul chef de famille, ayant des enfants en âge de fréquenter l’école, p;ut se déclarer dissident.Ou peut nier à l’Etat le droit d’imposer des taxes scolaires ou de donner ce pouvoir à des commissions.Nous avons toujours soutenu et nous soutenons encore que l’éducation de l’enfance, étant une fonction domestiqua, doit être laissée à la libre initiative des aux buables dans la caisse commune, qu’on ait le droit de les accuser d’inaugurer la moindre persécution religieuse.Ils appliquent purement et simplement la loi qui offre, nous la répétons, une ample protection aux minorités qui veulent se donner la peine de se prévaloir de ses dispositions.Une personne absolument digne de foi nous fait savoir que les commissaires scolaires protestants de Verdun, près de Montréal, reçoivent annuellement environ §300 de taxes scolaires d’une seule corporation religieuse catholique, parce que les catholiques de l’endroit, comme les protestants de Saint-Grégoire, ont négligé de se former en corporation scolaire dissidente.Personne ne songe à accuser les commissaires protestants de Verdun de s’emparer injustement de l’argent des catholiques, pour la bonne raison que ceux-ci ne veulent pas employer, pour se protéger, le seul moyen que leur donne la loi.Les commissaires de Verdun appliquent tout simplement la loi, comme les commissaires de Saint-Grégoire sont obligés de l’appliquer.L s protestants de Siint Grégoire-le-Th i u mat urge demandent au gouvernement provincial de déclarer que cette municipalité “ a été érigée pour la majorité religieuse seulement.” Cela aurait pour résultat de décréter que les rôles de cotisation faits et publiés régulièrement et légalement depuis 1891 sont tous radicalement nuis et devront être recommencés sur une autre base.Ces rôles de cotisation sont pourtant parfaitement légaux,ayant été faits conformément à toutes les dispositions de la loi.Le lieutenant-gouverneur en conseil a-t-il le pouvoir de les frapper de nullité/ Nous ne pouvons le croire.I! nous semble donc manifeste que les contribuables protestants de Saint-Gré-goire-le-Thamaturge s'étant mis,par leur propre faute, par leur mépris de la loi du pays, dans la position où ils se trouvent, le gouvernement n’a qu’une chose à leur dire : Payez à la commission les taxes que vous lui devez légalement; puis, si vous ne voulez pas lui en payer à l’avenir, prenez le moyen que la loi vous offre de vous soustraire à cette obligation, en vous déclarant régulièrement dissidents.Notre loi scolaire est aussi juste qu’une telle loi peut l’être.Que messieurs les protestants s’y conforment.Il est fâcheux que ceitain journal ait profité de cette occasion pour déver* ser l’injure sur ses adversaires politiques, et se livrer à des récriminations qui n’avaient rien d’édifiant.Certains politiciens voudraient se battra sur le tombeau de M.Mercier.C'est sans municipa-Tuus les intéressés ont donc été inconvenant.Laissons ce chef politique dormir en paix et contentons-nous de prier pour le repos de son âme.Ce n’est pas encore le temps de juger son œuvre.une sidcntfj ; Legislature provinciale soit bien compris, c’est pviu d’agréer 1*hommage estime ci de son admiration, Son Honneur le lieutenant-gouverneur a ouvert la session annuelle de la législature provinciale de Québec le 30 octobre dernier.L?discours du trône peut se résumer ainsi : Pour empêcher l'encombrement dans le marché du fromage, le gouvernement a favorisé la production du beurre en accordant des peines pour le fonctionnement des beurreries en hiver.Le gouver.nement s’est aussi appliqué a rétablir en Angleterre la réputation de nos beurres compromise par des exportations faites dans de mauvaises conditions.Les résultats sont satisfaisants ; l’exportation du beurre, qui périclitait eu 1894, a iepris vigueur.Le chiffre total de l’industrie laitière qui ne s’élevait pas à trois millions de piastres en 1890 a dépassé sept millions en 1894.Si les dépôts faits dans les banques et les caisses d’épargne par les particuliers sont un critérium de prospérité nous avons le droit de dire que notre province marché à la tête de la c ou fédération sous ce rapport.Le gouvernement constate avtc satisfaction que g!a3e à la prospérité croissante de l’agriculture la colonisation de nos terres incultes mais fertiles dans la vallée de la Matapédiac, au Lac Saint Jean et au Nord de Montréal a pris un élan marqué.Le gouvernement promet d’abolir les taxes sur les manufactures et le commerce et sur certaines professions.Il y aura modification des lois rég’aut la vente des spiritueux.La comissiou chargée de la codification des lois de la procédure civile a terminé ses travaux.Les chambres seront invitées a étudier des modifications à la loi électorale et à celle des élections contestées.L’adresse eu réponse au discours du trône a été adoptée sans discussion, chose inouïe laus les annales de notre législature.“ H.Beauorand.” Nous n’avons quo deux petites observons à faire.lo Ij Etendard et les castors n’ont point trahi M.Mercier ; c’est lui qui, aveugle, grisé, a cru pouvoir se passer de l’appui des castors, des conservateurs nationaux et des indépendants.2o Certains libéraux persistent à dire que M.Mercier est tombé victime de son dévouement à la cause catholique etcana-dicnne-françaUc.M.B eau grand, plus s in cire, avoue que la ruine politique de M.Mercier a eu pour cause directe les agisse” meats de son entourage sans vergogne.Dont acte, comme dit M.tijaugrand.ou de s’organiser en commission une ou bien va' L'AFFAIRE DE SAINT-GREGOIRE LE-THAUMATURGE Un ami vie notre journal, parfaitement renseigné lui-même, a bien voulu nous communiquer les détails du différend survenu entre les commissaires scolaires de Saint-Gregoire-le-Thaumaturge et certains contribuables protestants, diff-i rend que la Gazette, de Montréal, n’a pas craint d’assiuiüer à la persécution légale que subissent les catholiques manito-bains ! parents.On n’a jamais pu nous montrer eu quoi il est légitime de taxer Paul pour faire instruire les enfants de Pierre.Mais cette doctrine moJerue que l’Etat à le droit de prélever ou de faire prélever des impôts pour les fi as scolai- Après avoir pris communication des documents officiels qui se rapportent à cette affaire, nous pouvons affirmer que non seulement il n’y a aucune parité entre le cas des protestants de Saint-Grégoire-le-Thaumaturge et celui des catholiques munitobains—ce que nous res est presque universellement admise aujourd’hui ; elle est particulièrement chère aux protestants.Or, étant admis ce principe, qui nous parait radicalement faux, nous disons qu’il est impossible de l’appliquer avec plus d’équité naturelle que nous l’appliquons dans la province de Québec, au point de vue des croyances religieuses.Notre loi protège, avec un soin vraiment jaloux, les minorités soit protestantes, soit catholiques, dans les différentes municipalités scolaires.Si tous les contribuables doivent payer taxe scolaire, personne ne doit être contraint à contribuer avons déjà démontré dans notre numéro du 20 octobre en acceptant la version même de la Gazette—mais qu’eu réalité les protestants qui se plaignent n’ont aucun grief réel.Eu effet, il est clair comme le jour que si les contribuables protestants de la municipalité scolaire de Saint-Grégoire-le-Thaumaturge sont appelés à payer des taxes pour le soutien d’écoles publiques catholiques, c’est uniquement par leur faute ; c’est parce qu’ils n'ont pas voulu se conformer à laj loi dont les dispositions pretègenrefficacement la minorité dans toute municipalité scolaire, quelq infime que soit”cette minorité.La municipalité scolaire de Saint-Grégoire-le-Thaumaturge a été érigée par un arrêté ministériel en date du 8 no vembre 1890.3 L’érection de cette velle municipalité, prise sur les municipalités de Saint-Jean-Baptiste de Montréal, la Cote Saint-Louis, Ilochelaga et la Cote Visitation, a été précédée d’avis» publiés dans la [Gazette officielle le 19 et le 20 octobreJ1889 et le 11 et le 18 octobre 1890.De plus, dans la Gazette officielle du 15 novembre 1890, avis a été donné qu’effective ment cette cipalité avait été érigée.A part ccs avis publics donnés dans la Gazette officielle, • v lier avait été donné, Anniversaire de la mort de M.Mercier au maintien d’écoles où ses croyances religieuses pourraient être violentées.Telle est l’idée fondamentale de notre loi scolaire qui, dans la pratique, protège merveilleusement toutes les minorités religieuses.Tout se protéger, il suffit de se prévaloir de la loi.Les contribuables protestants de Saint-Grégoire-le-Thaum îturge n’ont pas voulu,pour une raison ou pour une autre, se prévaloir d»*s dispositions de la loi scolaire qui leur offraient une ample protection.Ils n’avaient qu’à faire une déclaration, par écrit, au président de la commission scolaire, pour être à l’abri de toute perception d’impôts destinés au maintien des écoles publiques catholiques.N’ayant jamais fait aucune telle déclaration ils étaient justement censés vouloir verser leurs contributions au Jusqu'ici rien d’important à signaler dans les travaux de nos legisla ears.La session commence dans un calme plat.Aurons-nous une tempête avant la fin ?Le 30 octobre était le premier anniversaire de la mort de M.Mercier.Il y a eu, le 29, un service solennel à l’église des RR.PP.Jésuites, à Montréal.Une foule considérable d’amis et de ne Le Monde, de Montréal,numéro du 29 octobre, déclare que dans le dernier discours qu’il a prononcé dans la province d’Ontario, M.Laurier a dit que “ l’ambition de sa vie est de former une nation'’.QTelle langue parlera cette nation que M.Laurier se propose de former ?Ou ne le dit pas.Pour nous, nous préférons travailler, dans la mesure de nos forces, non pas à former une nation, ce qu’aucun homme ne peut faire, mais à conserver une petite nation que la divine Providence a formée : la nation Canadienne-française.Chacun a son idéal.parents de l’ancien premier ministre y assistait.C’est le R.P.Desjardins, assisté de diacre et de sous-diacre, qui a chanté le service.L’église avait été décorée avec goût par les RR.PP.du collège.nou- Le jour de la Toussaint les amis et admirateurs de l’ancien chef libéral se sont rendus en procession au cimetière de la Côte des Neiges et ont déposé sur le cueuil de leur ami de nombreuses couronnes.Le curé de Notre-Dame a récité des prières pour le repos de l’âme du défonds scolaire commun.Les commissai- funt et la nombreuse assistance a entoures sont donc parfaitement justifiés d’exi- né le Libera.Il n’y a pas eu de discours, ger le versement des taxes de ces contri-j Tout cela est digne et fort convenable.cer- muni- un autre avis particu-en janvier 1890, 4 LA VERITE en récitant leur lîosaire, la prient de tout contact, de toute influence qu’un prolongement de l’éducation pour eux.Pendant que de nobles et nuisible Quand, enfin, la plante familiale.Mais delà, une consé* religieuses âmes aveuglées par l'er* aura acquis sa complète croissance, quence qui s’impose.C’est qu’il doit reur, entendent l'appel du Vicaire de vous contemplerez avec admiration y avoir dans le cœur de l’instituteur Jésus-Christ sans le comprendre et la svelte hauteur de sa tige, le blanc quelque chose, une part du dévou-répondent : Non !— du haut du ciel | velours de sa (leur, l’opulence de son , ment paternel et dans le cœur de j l’institutrice une part de la tendresse Tel est le symbole.Allons mainte- maternelle.Or, il est bien évident naut à la réalité, à cette floraison tout que ce que le foyer tient de la nature, autrement admirable que la bonne l’école ne peut l’attendre que de la éducation produit dans les facultés religion, de l’enfant, qu’elles se rapportent à la connaissance du vrai, ou à la pratique du bien.L’âme humaine, elle aussi,est une L’union des Eglises en Angleterre (De Y U ni vers) La question de l’Union des Eglises soulevée par la lettre de Léon Celle qui détruit toutes les hérésies | parfum.XIII occupe et passionne même vi- et dont l’Angleterre a été proclamée vemeut les esprits eu Angleterre, jet demeure la Dot, dit : Oui.Pendant qu’un congrès de l'Eglise | établie, réuni à Norwich, discute cette question, les Baptistes, assemblés à Portsmouth, en font le sujet principal de leurs études Le président l’a signalée à l'attention de tous dès la première séance.Voici l’analyse que le Times nous donne de son discours : P.R.Ainsi l’ont entendu tous les vrais sages en pédagogie.“ L'éducatiou de " l’enfance, a dit llolliu, doit être UNE ALLOCUTION EPISCOPALE Nous empruntons à la Semaine religieuse de Péri gueux le texte d'une allocution prononcée dernièrement par le doyen des évêques français, Mgr Dabert, à la consécration d'une chapelle située à Sainte-Marie de la Coquille.Elégance de forme et sûreté de doctrine se trouvent réunis dans ce petit discours sur l’éducation.Exultabit tolitudo * l flore-bit qwui lilium.La solitude exultera et fleurira comme le lis.Is XXXV, 1.Le plus sublime des prophètes, Isaïe, eu est aussi parfois le plus gracieux.Quand son regard, perçant les siècles antérieurs au christianisme, se porte sur les transformations que la grâce de Jésus-Christ accomplira au sein de son Eglise, rien n’égale le charme des images sous lesquelles sa parole sait les peindre.Tel est tout particulièrement le trait que nous avons choisi comme épigraphe à ces quelques lignes.Il nous parait s’adapter merveilleusement, pour la forme comme pour le fond, aux œuvres destinées à s’abri ter sous le toit de cet important établissement.(1) Soit donc tout d’abord, en effet, ce coin de terre où nous sommes réunis.Est-ce qu’il ne nous offre pas, même à la lettre, l'aspect d’une solitude, d’un site agréable, sous ce soleil d’été, par la verdure de ses prairies, la fraîcheur de ses ombrages, la limpidité de ses eaux ; mais d’un site où a régné jusqu’ici un calme, un silence qu’aucun bruit de vie sociale jamais ne pénétra ?Et bien, voici que cette solitude va maintenant, selon le mot et dans le sens même du prophète, fleurir comme le lis.— Le lis, la plus belle parure de nos parterres si la rose n’existait pas : quelle aimable et fraîche image pour représenter cet épanouissement intellectuel et moral dont, par l’éducation chrétienne, va s’embellir cette solitude ! Mais entrons dans quelques détails pour mieux saisir les rapports du symbole à la réalité.La vie végétale, comme toute vie ici-bas, a ses exigences et aussi ses délicatesses.Le lis aime de préférence un sol léger, une terre meuble, facilement perméable aux sucs nourriciers qu’il doit s’assimiler.Sous la douce chaleur du printemps, il germe et perce le sol.L’horticulteur saura lui ménager la rosée, l’ombre et la lumière ; il saura le préserver (1) A côté de la chapelle se trouvent des bâtiments destinés à école, un pensionnat et un ouvroir dirigés par les religieuses du Sauveur.“ une maîtresse douce et insinuante, terre meuble, en ce premier âge sur- " ennemie delà violence et de la content où elle prend par degrés conscience d’elle-même." irai ate ” ; et Jourdain : " Toute “ bonne éducation procède de l’a-“ mour ; ” et Mme de Rémusat, et d’autres encore : “ L’éducation exige “ une bonté que rien n’irrite, ni ne “ lasse ; elle ne réussit que par deux “ moyens, la patience et la douceur.” Telle sera, Mesdames et généreuses bienfaitrices, l’éducation qui sera donnée sur ce sol privilégié J’en vois, j'en salue respectueusement la douce personnification dans cette pieuse phalange des religieuses du Sauveur accourues à votre appel.Nulle autre famille religieuse ne pouvait répondre avec plus d’intelligence et de dévouement aux vues de votre charité envers les jeunes filles de la contrée.L’asile, l’école, le pensionnat, l’ou-vroir, se partageront, sans jamais l’affaiblir,leur maternelle sollicitude.Je ne réponds pas cependant qu’elles ne se laissent aller parfois à quelque préférence de cœur ; c’est que, dans leur petit peuple, il y aura des pauvres et des orphelins.Nos chères sœurs s’appliqueront à la culture intellectuelle de leurs enfants.L'on connaît, à cet égard, les critiques longtemps dirigées contre nos communautés enseignantes.Leurs persévérants succès dans les épreuves publiques ont fini par imposer silence aux détracteurs.Ici, comme partout ailleurs, nos pieuses maîtresses connaissent exactement l’enseignement scolaire, tel qu’il est compris aujourd’hui.Laisscz-les faire ! Bientôt les succès de leurs élèves montreront aux plus incrédules leurs aptitudes à enseigner.Mais ce qui occupera par dessus tout leur sollicitude, c’est la culture morale, je veux dire l’éducation chrétienne.Le malheur de ce temps est qu’elles ne rencontrent sur ce point aucune rivalité.Sachant bien que la première éducation commence par les yeux, leur premier soin sera d’orner toutes les parties du cet établissement d’images de Notre-Seigueur ; de la Vierge Marie et des Saints.Puis, par le catéchisme, les bonnes lectures, les prières, par tous les exercices de piété, ménagés suivant l’âge, mais répétés chaque jour, elles les formeront aux habitudes d’une vie solidement chrétienne.Et enfin, à l’aide d’une vigilance de chaque heure sur leur langage, leur attitude, elles leur apprendront à se tenir toujours, au dehors, dans les limites de la réserve et de la modestie.Mais, en consacrant ainsi toutes les forces vives de leur sollicitude à la formation chrétienne de l’enfance, les pieuses maltresses n’auront garde d’oublier que le succès de leurs labeurs doit venir de plus haut que “ Un des preblèmes les plus im portants qui puissent attirer aujourd’hui l’attention des esprits chrétiens, c’est celui de l’union chrétiennes entre des hommes qui se glorifient de professer les principes et les doctrines de la réforme et ceux dont les yeux sont tournés vers Rome.Que des liens plus étroits s’établissent entre eux est un évènement qui, pour le moment, peut à peine être rangé parmi les choses possibles.” “ La réunion, dit le Times, a de nouveau occupé l'attention dans la séance du soir.Le vice-président, le rév.Tyms, a proposé l’adoption d une adresse au peuple anglais, relativement à la lettre du Pape sur la réunion chrétienne.Cette adresse dé- L'âme de l’enfant est ouverte à toutes les impressions venues du dehors par tous les sens : une première culture, toute maternelle, doit les lui ménager avec soin.L’âme de l’enfant possède, à l’état de semences innées, des dispositions, des aptitudes, des facultés, dont les unes sont viles et basses, dont les autres sont nobles et généreuses ! L’éducation a la fonction d’empêcher les premières de croître et de favoriser le développement des secondes, de les porter, selon leur nature, à la connaissance du vrai et à la pratique du bien.Nou, cependant, ce qui est aujourd’hui trop généralement méconnu, qu’elles doivent leur accorder la même estime : bien sentir et bien faire vaut mieux que bien savoir et bien dire ; mais elle leur doit une égale application.Or les procédés de culture varient nécessairement comme les facultés elles mêmes.D’une part, la formation intellectuelle qui, à l’aide de leçons et d'exercices gradués, communique les premiers éléments de la connaissance, peuple la mémoire de souvenirs nécessaires ou utiles à la pratique de la vie, dirige enfin l’imagination vers ce qui est honnête, louable et vertueux.clare que les Baptistes sont de tout cœur avec le Pape pour demander à Dieu que tous ceux qui sont unis dans la foi puissent promptement l’être aussi par les liens d’un mutuel Mais la réunion à l'Eglise amour.de Rome est impossible à cause du maintien de croyances qu’ils estiment subversives des premiers principes du Christ.Ils s’unissent à l’archevêque de Canterbury pour protester contre l’esprit étroit et schismatique de la lettre du Pape qui lui fait ignorer l’existence d’une Eglise quelconque en dehors de la communion romaine.” D’une autre part, la formation morale qui s’obtient par les bons exemples et les salutaires conseils en vue de réprimer les écarts delà sensibilité, d’asseoir h caractère sur de bonnes habitudes, et, en ce qui est de la volonté, moins de lui imposer le bien que de lui persuader de le vouloir et de le faire.Mais que peut être cette formation intellectuelle et morale, morale principalement, si elle n'est pas chrétienne, si la religion ne la soutient pas, ne l’informe pas, ne la pénètre pas du commencement à la fin ?“ L'homme, nous dit la sainte Ecriture, est incliné au mal dès son enfance (2), ” Eh bien, où trouvera-t-on le frein nécessaire à la répresssion de ces penchants, sinon dans le catéchisme, dans la prière, dans les exercices religieux ?N’insistons pas ; je remarque seulement que l’école qu’on appelle neutre, mais qui ne l’est jamais par cette simple raison qu’elle ne le peut-être, funeste à l’enfant, l'est encore au maître lui-même.Elle luijest funeste en ce qu’elle dénature ma fonction.Consultez le simple bon sens : il vous répondra que l’éducation scolaire ne doit être qu’une extension, La proposition n'a point été adoptée.Après une longue et vive discussion, l'assemblée s'est rangée à l’avis d'une lettre ouverte au Pape dont les termes seraient déterminés par une commission spéciale.Ce que nous voulons signaler, et ce qu’il importe de remarquer, la chose étant très remarquable, c’est le mouvement, disons le mot, c’est l’agitation que la lettre du Pape produit en Angleterre.Parce qu’elle n'a point tout d’abord causé un grand émoi, plusieurs ont cru qu’elle allait passer inaperçue.Ceux-là ne connaissent pas le peuple anglais.Chez ce peuple, les émotions ressemblent aux flots de l’Océan qui l’environne : elles sont lentes à se soulever.Au-dessus de ces flots de pensée qui s’agitent en sens divers comme au-dessus de ceux de l’océan brille une étoile.La bienheureuse Dame, Our Blessed Lady, que l’Angleterre catholique se plaisait autrefois à insous le nom à.'Etoile de la voquer mer, n'a point cessé de la regarder avec amour.Pendant que des centaines de congressistes protestants discutent et se révoltent à la pensée de revenir au culte de l’Auguste Mère de Dieu, des millions de catholiques, | une (2) Gen.VI, 21. LA VERITE 9 NOVEMBRE 1895 5 cette terre.Parlant, en effet, de son ' mation dn fait accompli.Sans doute, apostolat à ses chrétiens de Corinthe, les puissances n’ont pas encore eu le saint Paul leur disait : Moi, j'ai planté, courage de prendre en mains la ques-Apollon a arrosé ; mais Dieu seul a tion romaine et.de lui donner la seule dormi l
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