La Vérité, 1 mai 1896, samedi 30 mai 1896
anv 0* Sontnviv 4«à|r“ Sl •?Wlin 16iime 1*112 Quebec Samedi 30 Mal &MOO No 44 LA VÉRITÉ abonnements AVIS lac Manitoba où tour à tous le» éleveurs ont été trompés dans leurs de troupeaux calculs—et ont fini comme Perrottc.(i Terminons ce second bulletin de lit- Xon, «m ne nous trompera pas sur celte quand mûm > nous demeurons — c’est ainsi tératuie antimaçonnique par une romar- ! nue le Monde lui-mémo l’appclle,-suffit huequi servira de réponse à une objection.1 H semble que toute une collection de livres, brochures, journaux, mémoires, etc, qui éclosent ainsi tous à la fois pour lignes nous sommes en présence I ou contre une Société quelconque,ont tout l’air d’etre les produits d’un coup monté.Parfaitement.C’est le Pape qui a fait cela ! D'abord, dans son Encyclique Ifumanum genus, et puis, surtout, en nous faisant prier tous pour que, sous l’ordre de Dieu, saint Michel repousse en enfer Satan et les esprits malins qui rôdent dans le monde pour perdre les âmes.question dans la province de Québec.I pour nous convaincre que co feuilleton ! sera une véritable horreur.Dès les pre- XX.Non seulement la Minerve s’appro- is la miôrcs ! prie notre prose sans le dire ; mais .seule phrase qu’elle avoue avoir empruntée, elle l'attribue, sans droit, à la Sentinelle ! A propos de tarif d'une situation innomablc.Et comme dans tous les romans déco genre il faut I que lo mépris de la religion so joigne à , l’immoralité, nous voyons une comtesse Qu on le remarque bien, la J/uwrw n a P a.-, commis une simple inatlvt rtance, qUj csl on m(,rno temps “ implacable dans mettant par mvgarde, comme cela peut Kîl haine, terrible et peut être même féroce arriver à tout le monde, le nom d’un dans sa vengeance”, et qui déclare qu’elle journal pour un autre.Ce n’est pas une ne “ pardonnera jamais.” simple reproduction qu'elle a voulu Un prêtre, qui nous signale cette ini -faire ; c’est bel et bien un article de son UOUh LUl 11 * cru qu’elle prétend nous donner.Eu effet, ^ °*'a» monâ'eur> 'es hommes que nous le commencement de son écrit est tout ' Examincz-lcs kur O"' ,.|V/ , , .duite : ils so disent conservateurs et, en different du commencement de notre ar- .pratique, ils sont aussi libéraux que leurs ticloduSmai.bailleurs, elle a ajouté adversaires.Presque tous nos journaux deux mots quo nous soulignons, elle a gon[ ^ pauvre pour pervertir le peuple, intercalé la phrase : dirons-nous avec Les trois quarts des feuilletons publiés notre confrère.dans nos gazettes françaises sont détesta- La Minerve dira peut-être qu’elle a blés, au point do vue de la morale et ci u voler la Sentinelle, et non la Vérité, même do la bonne littérature.M.Nantcl le journal de Mat ta w a ayant reproduit ne 80 Pas scrupule do laisser paraître notre article sans eu in tiquer la prove- |dîins 80n j°iunu' un mauvais feuilleton ; mmcc.Mais voler un journal üc ^ Mis, avec ^pareils, il viendra ,e poser .in comme défenseur des bons principes et croyant pilller un journal de 1 ouest, .,, , .J , .,, .’ pilier do la religion.c est toujours picndru le bien d autrui.^ .c.,, ., .Cette appréciation est severe, mais qui La Sentinelle, nu moins, adonné notre 0 1 osera dire qu elle n est pas juste ?Peut-on être trop sévère à l'égard d’un journal qui, sur une page, publie un sermon d’évêque, et, sur une nutre, du Richebuurg ?Cultivateur lu rvpi 'i luit Patrie l'entrefilet suivant : La “ Si M.Laurier arrive au pouvoir, la vio vous coûtera moins cher, vous aurez moins de taxes à payer, et le développe-que prendront une foule d’industries, giiV'e à des marchés nouveaux et à des traités de commerce intelligents, vous assurera dus salaires plus rémunérateurs.“ Au lieu d’être so us le talon de quel-eréaturvs du gouvernement, vous : du travail libre, abondant, dans des surgiront d’un tarif pour les exploiteurs, mais Et la Franc - maçonnerie démasquée ajoute : “ Il est certain, d’autre part, quo les événements de chaque jour montrent la Franc-maçonnerie de plus en plus à découvert, attirent sur elle l’attention do tous et provoquent les livres et les revues.On a vu, ces derniers temps, les journaux jusqu’ici les plus silencieux sur ces questions, s’en émouvoir à leur tour et publier des articles qui ont fait sensation.” En effet, il n’y a guère que lo Canada, croyons-nous, où les journaux catholiques persistent à faire le silence autour do la question maçonnique.Si au moins ce silence presque absolu pouvait se justifier en quelque sorte par une absence quasi complète, au milieu do nous, de francs-maçons et d’œuvres maçonniques ! Mais, hélas ! peu de pays sont plus perfidement, sinon plus ouvertement, travaillés que le nôtre par la secte infernale.L’apathie à l'égard de la franc-maçon-norio est si grande parmi nous que bien peu do nos journaux catholiques se sont occupés sérieusement du prochain congrès antimaçonnique international l ment ques aurez manufactures qui pré pat é, non pour les besoins de la population.On le sait, nous ne Minimes pas un partisan enthousiaste de la protection.Cette paitiedu programme conservateur nous laisse assez froid.Mais, vraiment, les journaux libéraux comptent trop sur la bêtise humaine dans leurs attaques contre le tarif actuel.Au lieu de généralités qui ne veulent absolument rien dire, comme ce tarif préparé, non pour les exploiteurs, mais pour les besoins de la population ", pourquoi ne nous donnent-ils pas un aperçu clair, net et raisonné de ce qu'ils entendent faire et.matière de tarif?^cle tout entier, sans rien y ajouter ou Pourquoi ne dressent-ils pas une liste, au changer ; et Ton pouvait deviner, par moins dans les grandes lignes, des modi- l'endroit nsssigné à cct édit dans les cc-fications qu'ils proposent ?Pourquoi ne nous indiquent ils pas sommairement les articles sur lesquels les droits seront ou abolis ou diminués ?Alors on pourrait discuter sérieusement la question du tarif; alors on pourrait prévoir un peu les résultats pratiques d’un changement do régime politique.Quant aux “ traités de commerce intol- ionnes de la feuille de Mattawa que c’était une reproduction.Lu Minerve Une declaration de M.Laurier elle, fait entrer notre prose dans un article de rédaction, voulant la faire pas* A Portneuf, M.Laurier a fait la déclaration suivante, d'après \'Electeur du 21 mai : Dual language in Canada sur pour sienne.Nous ne dirions rien de cct incident Tel est le titre d’une brochure quo nous venons do recevoir.C’est une conférence faite par M.l’abbé S.J.Doucct, do Ship-pegan, devant les professeurs et les élèves do l’université du Nouveau Brunswick, à Fredericton,lo 1S mars dernier.Dans cotte conférence, M.l’abbé Doucct étudie les avantages et les inconvénients qu'il y a pour un pays d’avoir deux langues, et su conclusion, c’est que les avantages remportent.AI.Doucct a profité de l’occasion pour réfuter la prétention do tant d’Anglais quo le français parlé au Car.ad a n’est qu’un patois.“ La loi présentée à la dernière session était impossible et impraticable.Je sais qu’en disant cela je contredis la déclaration do Mgr Langovin, pour lequel j’ai le plus grand respect, mais je suis tenu, comme chef d’un grand parti, comme citoyen du Canada, do dire quo la loi préjournal, et il nous a paru plaisant tendue réparatrice aurait pour effet do du montrer la fi ère déesse subtilisant fltil° Pa3"cl'!lllx contribuables do trente t\ quarante piastres par an née, pour l’entvo- ; mise des écoles.Voilà pourquoi j’ai voté 1 contre cotte loi.” s’il s’agissait d’un autre journal que la Minerve ; car les emprunts qu’on nous fait, avoués ou non, nous importent peu.Mais la Minerve, depuis que la Vérité existe, affecte de mépriser notre ligonts ”, c’est sonore encore une généralité qui ne signifie absolument rien.D’abord un traité se fait 5 deux, néeessai-remont ; et M.ijiiurior, comme tout lo monde, no pourrait obtenir des autres pays que ce que ces pays voudront nous accorder.Puis, avec quels pays so propose-t-on do faire des traités ?et sur quels points porteront ces traités ?les écrits do celui nu' -lie voudrait écrasai de sa morgue.C’cstà dire que M.Laurier se pose car— Lo R.P.Point, S.J.a célébré, ces j rémont un champion do la minorité mani-jouvs derniers, au collège Sainte-Marie, ! tobaiuc contre Mgr Lange vin ; il prétend Montréal, lo 70e anniversaire do son ordi- connaître mieux quo l’archevêquo do nation.Le P.Point, qui jouit encore de j S:\int-Bonifnco ce qu'il faut aux catholi-facultés mentales, est dans sa j quos de Vouost.C’est là une position Une tleesse plagiaire î — U no dépêche do Missoula, dans le Montana, en date du 23 mai, mande qu’à idiculo.Et dive quo celui qui prend cctto trois heures do chemin de 1er de cctto Il est lo prêtre lo p)>ition est lo chef d’un parti qui a tou- ville, sur l'embranchement Cœur d'Alêne no so montre “ plus du Northern Pacific il y a encore six ! c itholiquo que le Pape et les évêques ” I pieds do neige partout.Il y neige depuis I Heureusement, pour M.la nier, que lo dix-neuf jours pres îuo sans interruption.Beau pays ! Q'ion veuillle bien lire les toutes ses passages suivants de deux articles de rédaction publiés, le premier dans la Vérité du 9 Infti> lmitre dans la Minerve du 21 mai.Ou comprendra ensuite les sympathies de M.Royal pour M.Bouillier : 95e année, étant né à Rocvoy, diocèse do Reims, le 7 avril 1802.plus figé du Canada ot peut-être du cou- jours pour qu’on tinont, binon du monde entier.r ridicule no tue pas do nos jours. LA VERITE 4 ROUTHIER, Pages 388 et 389 LUCIEN BRUN, Pages 102 et 103.NOS IMMORTELS ! Après le consentement du père de Après le consentement du père de famille, après les fiançailles et l’é- famille, après les fiançailles change des présents, le jour des noces change dis présents, le jour des noces avait été indiqué.Ce jour-là, avant avait été indiqué.Ce jour là l'aurore, les fiancés se rendaient au l'aurore, les fiancés se rendaient au •t temple,;où les dieux étaient invoqués, temple où les dieux étaient invoqués, et l’é- avant Bien que j'eusse promis de faire connaître les plagiats dont M.Rou-thier s'est rendu coupable eu pillant le Père Félix.M.A.-F.Rio, le Père Didon et M.Lucien Brun, j’avais récemment décidé, vu le nombre déj; trop considérable de mes articles, de ne pas mettre eu lumière d’autres Puis uue victime immolée eu pré- puis une victime immolée en prélarcins de M.le juge.Mais, comme quelques personnes instruites vieu- sence de dix témoins, et où le prêtre sence de dix témoins, et où le prêtre uent de me soutenir que son volume Conférences et discours contient des oli’rait le pain de pur froment dont le offrait le pain de pur froment dont le ÆÆlt ’*'“** — '« ->—- -! entre les époux donnait derniere heure, pour ôter à 1 imposture toute chance de survivre et de triompher, j’ai résolu, dis-je, de démontrer que M.Rout hier tribution les écrivains que j'ai nommés pour faire ses conférences sur l’art, le mariage et le divorce.son nom au mariage etc., etc., etc., etc.nom au mariage etc , etc., etc.Page 404 Page 127 a mis a con- i'el les sont les erreurs de ce grand Pothier posait ainsi, sans le vouloir, Il va sans dire que je ne mettrai pas sous les yeux de mes lecteurs jurisconsulte (Pothier) qui est deve- les prémisses dont la constitution eu quelque sorte, sans l'avoir de 1791 devait formuler les conclu-voulu, le père du mariage civil.tout ce que l'auteur des Conférences et Discours a filouté au Père Félix, à M.au Père Didon et à M.Lucien Brun pour traiter les sujets que je viens de mentionner.La seule mise eu évidence de ce que M.Routhier a î£t| SuivantU,^comme •' Mais si ,c es, ques passages dans leurs volumes, je les ai groupés en un seul article !,iureme,lt’ doit être revêtu des iorma- et sous ce respect, du ressort de la pour les comparer avec des fragments pris dans les conférences de M.Liés prescrites par l’Eglise ; comme puissance ecclésiastique, il est Routhier, et cette confrontation sera suffisante, j’eu suis sûr, pour établir ' contrat, il est assujéti à des lois sécu- contrat civil ; et que M.le juge n a pas été plus probe dans ses Conferences et Discours que ' Hires dont la violation entraîne la il appartient à l'ordre politique et il Pour en juger, comparons tout d'abord la prose de M.Routhier avccM^^ ^ V"' est, ^ consequence, de celle de M.Lucien Brun et du Père Didon : survient a ce contrat, en su,,/,ose la la puissance séculière nu Rio, SIOUS.aussi comme contrat civil, qualité sacrement qui survient à ce contrat d, \ préexistence , mais Introduction Conf:rences et discourt, page 377.qui en suppose la préexistence, etc.ù l'étude du droit, page 93.ROUTHIER LE PERE DIDON Achevons le récit : Immisit ergo Dominas soporem in « » * „ 1 Conférences et Discours, page 381 Il envoie donc à l’homme un soin- ! Indissolubilité et Divoi la 1ère conférence.'ce page , de meil profond, et pendant ce sommeil Adam, cunujue obdormisset, tu/it unam mystérieux il lui enlève une côte, et de cost is ejus et re/de vit il en forme la première femme.Puis Et il restitue eu quelque sorte au côté quant tulerat d Adam, comme sou complément né- j earn ad Adam.Et voici qu’Adam cessaire, cette côte ainsi transformée.Adam ouvre les yeux, il est ravi, et il s'écrie : “ C'est l’os de mes os, la chair de ma chair C’est sa moitié.La fin principale du mariage, c'est de perpétuer l'humanité, c'est de faire des hommes.Plus haut il y a : Nous l'avons déjà dit, le mariage fait de 1 homme et de la femme des instruments du créateur.dans le Et d’abord quelle est la fin poux laquelle Vhomme et la femme s’unissent.C'est, à la fois car ne in pro m.adifiravit Dominas Deus, cost am le perfectiou- in mu lier uni et adduxit nement et le progrès de Vespèce.ravi de la beauté de cette créature que Dieu a faite pour lui.donne le premier consentement au s'écrie : chair de ma chair, voilà la moitié dv moi-même ! Et lui mariage et mes os, la Kraud œuvre de la conservation de l’espèce Voilà Vos de • • • Page 379 Quel est eu effet le sentiment naturel qui pousse Vhomme et lu femme à le contracter ?—C est Yamour.Page 41 Pour quel motif,en vertu de quelle impulsion, l'homme et la femme s unissent-ils par le contrat conjugal ?.Je n’ai pas peur de nommer, devant Dieu, l’affection et Yamour.La femme tirée du côté de l'homme par la volonté divine, est venue eu obéissant à la meme volonté, reprendre sa place sur son cœur, et tous deux ne forment plus qu'une seule chair, s’écrie Adam : duo in carne una! qui u’avait ni père ni mère a quitter.il ajoute : “ C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mere, et il s’attachera à sa femme, et ils seront deux dans une même chair.duo in carne una ! Page 382 La nature veut que l'enfant ne soit pas séparé de ceux qui lui ont donné le jour, et pour cela il faut que les époux eux-mêmes restent unis jusqu’à la mort.Page 33 L'enfant veut son père et sa mère Mais quelle est la fin de ce contrat ?Dans quel but Dieu l’a-t-il formé ?Il le déclare lui-même en bénissant les deux époux, et eu formulant cette grande loi de Y huma-ni té : Crescite et multiplicamini Le mariage est d’origine divine.Déjà nous pouvons l'affirmer, il est, de sa nature un acte religieux.C'est après avoir complété l'homme.que Dieu a prononcé ces paroles, adressées.à ['humanité tout entière : Crescite et multiplicamini.Page 101 unis comme au jour où il a été engendré.Et vous venez me parler d la dissolubilité du contrat matrimo» n i ai e Non, c'est impossible ' c’est • • • contre nature ! Pages 3S5 et 386 Vous savez que les Indes, dans les (snips primitifs, ont vu fleurir les lois Page ô4 Savez-vous qui je vais appeler, ici, eu témoignage, à l'appui de ma thèse ?Vous ne l’imaginez pas.Ce sont les lois de Manou, d’un Indien des temps primitifs.Voici les paroles textuelles de ces lois comparables,pour la pureté et la majesté, aux lois des Douze Tables : “ L’homme et la femme ne font qu’une seule personne.L’homme complet se compose de trois : lui.la femme et l’enfant.Et la femme est la compagne de l’homme, à la vie, à la mort.Que la veuve vive dans la mortification do son corps, qu elle se nourrisse de fruits purs, de fleurs et de racines ; que jamais la femme, son seigneur mort, n’ose prononcer le nom d’aucun homme.” C’est immense ! Cela dépasse eu audace tout ce qu’on est accoutumé à concevoir et à dire.C’est si fer, si puissant et si austère; ces débris du grand âge si splendides, que quand les hommes ont été déchus, savez-vous ce qu’ils out fait î Ils n’ont pu porter cette superbe loi qui dépassait leurs forces.Alors, les femmes désespérées ont allumé des bûchers ; elles sont mortes.Pages 3S7 et 388 de Manou.Or, savez-vous comment ce code considérait et traitait le riage ?Eh bien ! voulez-vous savoir quelle idée ses grands jurisconsultes avaient du mariage, écoutez celte définition celte définition, écho des traditions pri-qu’en donnait Modestus : Xuptiœ mitives de l’humanité : sunt conjondio ma ris et- fémince et consortium omnis vitas, divini et hu- {/émincé et consortium omnis vita, di• mani juris communicatio On ne saurait trop s’étonner d’ tendre un jurisconsulte payen mettre en communion le droit divin et hu- Elle est magnifiquement formulée par le jurisconsulte Modestie, dans raa- Ecoutez ce text0, il est éton- nant : “ AT '.plia sunt conjondio maris d vini et humani juris communicatio.Vous l’entendez, messieurs, l'union indissoluble j/our la vie entière de l’homme et de la femme dans la L’homme et la femme ne font qu’une seule personne L’homme complet se compose de trois : lui, la femme et l’enfant.Et la femme est en- par- main pour créer ce contrat qui doit durer toute la vie Mais il faut l'avouer, lorsque le jurisconsulte romain s'exprimait ainsi il n’était plus que Y écho du passé ; car les mœurs de Home étaient alors en pleine décadence.la compagne de l’homme, à la vie, à la mort.Que la veuve vive dans la mortification de son ticipation du droit divin d humain.• • • • Cette belle définition, ai-je dit, est un écho.En effet, au moment ou elle était formulée, les mœurs du monde païen lui opposaient le plus universel et le plus honteux démenti.Et, comme toujours, pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’emprunte rien à un écrivain sans le reconnaître, M.Routhier a cité Lucien Brun, d’une manière plus ou moins licite : Il y avait (à Rome) trois modes différents de contracter mariage ; mais, comme dit M.Lucien Brun, la forme religieuse seule donnait à la fois la plénitude des effets civils, au mariage, et aux époux la dignité, l’honneur et la considération publique.Tel était le mariage contracté i_ _ milieu des solennités en quelque sorte sacrementelles de la confarréation.Et, après avoir cité de la sorte M.Lucien Brun,—bien convaincu que personne ne le soupçonnera d’improbité,-il l'a copié textuellement,comme l’indique la double citation suivante : corps, qu’elle se nourrisse de fruits purs, de fleurs et de racines : que jamais la femme, son n'ose prononcer le nom d’aucun homme.Qu’eu dites-vous messieurs ?N’est• ce pas admirable de (jrandeur et de fierté ?Les premières paroles semblent copiées de la Bible et les dernières ne pèchent que par trop de sévérité.seigneur mort, Or, un excès appelle un autre excès, et les Indiens ne pouvant doute faire respecter cette loi trop rigoureuse, en sont venus à contraindre les veuves de s’immoler des bûchers.au sans sur 8281346 LA VERITE 30 MAI 1396 5 LE PERE BIDON, page 94 ROUTHIER, page 426.Dans certains cas, donc, tous deux auront manqué à leur devoir.Eh bien ! messieurs, si ceux-là soutirent, ils ont mérité de souffrir.Pour déguiser ce qu’il prenait à M.Rio, pour faire un rapprochement Or, messieurs, voulez-vous plai- analogue à celui dont il se rendit coupable dans ses Grands Drames, en cherchant à faire voir la ressemblance de la vierge Marie avec la déesse , | lo, M.Routhier a essayé de faire d’un vieux dogme païen celui de u ont que ce l’immaculée Conception.Franchement, il n’y a pas de mot pour désigner une pareille audace.Quoi qu’il en soit, continuons à admirer la probité de M.Routhier : der ici pour les coupables ?Les cou pables.je le répète, ils que leur vie leur a mérité.Pages 91 et 95 Admettez-vous que des innocents se saci ifient quelquefois ?Page 428 Admettons, si vous le voulez, que devant nous une victime ROUTHIER, page 80 Vasari, historien du la peinture, qui n’était pourtant pas un admirateur de l’école mystique, parlant d’un tableau de Y Annonciation de Fra Angelico, disait que le profil de la Vierge avait quelque chose de si délicat et si pur, qu’on l’eût cru tracé et si pur, qu'on l'eût cru tracé non non par une main d’homme, mais par une main d'homme, mais dans dans le paradis.RIO, Tome II, page 339 Il parait que Fra Angelico avait beaucoup mieux réussi dans l’An-inondation, que Vasari vit dans une chapelle de la même église, et dans lequel le profil de la Vierge avait, selon lui, quelque chose de si délicat nous avons innocente de l’indissolubilité conju-sort est triste, et je la plains Mais tous les grands toutes les grandes causes Est-ce que la société ne repose pas tout entière sur ce principe généreux du sacrifice gale; son sincèrement.principes, n'ont-elles pas leurs douloureux sa- • • • On voit des innocents accepter la mort sans hésiter, si de grandes causes réclament que les innocents meurent.Page 114 L’arbre déraciné, ici, c’est tout peuple dont la famille est eu dissolution.entires ?le paradis.Page 359 Fra Angelico trouva moyen de se surpasser lui-même, en peignant Y Annonciation de la Vierge et de son Couronnement.L’Annonciation et le Couronnement de la Vierge sont deux sujets qu’il affectionnait et qu’il a traités plusieurs fois.Page -130 Les nations sont des arbres, dont les familles sont les racines ; si vous détruisez quelques racines seulement, les arbres pourront vivre encore ; mais si vous en détruisez un grand nombre, les arbres mourront.Et M.Routhier, pour tâcher encore de faire croire à ses lecteurs qu'il ne voudrait rien prendre à un écrivain sans avouer sou emprunt, a cité hypocritement M.Rio : “ M.Rio, qui est si bon juge en ces matières, est d'avis que la parole humaine est et sera à jamais impuissante à rendre la beauté de cette composition vraiment divine.” Voyons maintenant la vingtième partie de ce que M.Routhier a pris au Père Félix pour continuer son travail sur l’art : Je ne crois pas aux arbres déracinés, quand ils seraient des géants de la forêt que la hache u'a jamais touchés.Qu’est-ce que le chêne dont les racines ne tiennent plus au sol ?Un bois mort.Conférences de Notre-Dame, p.11 et 12 Conférences et Discours, page 56 Nous allons voir à présent une partie de ce que M.Routhier a pris à Mais qu'esl-ce que le Beau ?M.Rio pour taire sa couiéreucc sur l’art.Le beau se laisse percevoir, sentir, En débutant dans cette conférence, M.le juge a écrit les ligues sui- comprendre ; mais il n’est guère facile de le définir.Qu'est-ce que cette chose (le Beau) tout à la fois si émouvant et si délicate, si obscure et si claire.Comment définir ce qui semble par sa nature même échapper à la définition.Page 86 vantes : “ Si j'ai tort, ce n’est pas qu’un pareil sujet ne soit pas approprié à la circonstance ; mais c’est qu'il y a dans le personnel de cette Faculté des I voix bien plus autorisées que la mienne à le traiter.” “ Est-ce une raison de reculer devant ma tâche ?Je ne le crois pas, et voit rien au je me dis que si je parle de l’Art moins bien que d’autres, j’en parlerai autrement Page ( L'homme qui, comme M.Taine, ne Un homme de notre temps, (Taine) delà du réel, peut avoir parlant avec un certain éclat de cette un talent merveilleux, mais il ne grande chose de l’art, n'a pas craint peut pas être un artiste dans la véri- d’écrire et d’imprimer ces mots : table acceptation de ce beau titre etc.“ Quand pour la première fois on découvre la vie réelle .ou ne désire rien au delà, etc.” J J C est à n’en pas croire ses yeux 1 M.Routhier n’a pas été capable d’écrire ce qu’on vient de lire—a part les clichés apjtropriâ à la circonstance et des voix plus autorisées que la mienne—sans plagier l'éternel Paul de Saint-Victor, qui a dit dans sa préface des Deux Masques : Pacre 06 w Le ciel de l'art comme le ciel de la nature a pour fin dernière de raconter la gloire de Dieu.Pâtre 01 Comme les astres sans nombre comme toutes les créatures.les œuvres de Part doivent raconter la gloire de Dieu.“ On a beaucoup écrit sur le théâtre grec.Eu reprenant un sujet si souvent traité, j'ai tenté de faire autrement smon mieux que mes devanciers.” • • • • Comme on le voit, M.Routhier a été obligé de plagier pour dire ce qu'on a sous les yeux.Et puis, il a prétendu vouloir parler de Part autrement que les autres uniquement pour chasser tout soupçon qui pourrait planer sur son travail.Eu tout cas, la confrontation suivante prouvera que M.le juge procède passablement de M.Rio.ROUTHIER, M.Routhier avait probablement oublié aussi le Père Félix le jour où il déclarait vouloir parler de l’art comme personne ue l’avait fait avant lui.Pages 67 et 68 Monter et attirer en haut, c'est la nature et l’essence même de l'art.Le ministère de l'art, sa grande fonction sociale, est de perfectionner la vie humaine hommes eu les attirant vers les hauteurs.voilà votre vocation Page 61 L'aspiration insatiable de Y art est de monter, monter toujours.L’art vient du ciel, et nou seulement il doit y retourner, mais il doit entraîner avec lui Yhumanité.C'est son rôle, c’est sa mission sociale.RIO, Introduction à l'Art chrétien, page il.Il y a surtout deux dogmes de la .Aux Orées (échut) enfin le religion primitive que les Orées du dogme de la double dégradation de siècle de Péri clés croyaient ferme- l'homme, par suite de sa chute, dégradent.C'était la chute originelle, et dation de sou âme et dégradation de l’espérance d’une future réhabilita- son corps, comme si cette race privi-tion de l’homme.légiée n'avait entendu.que ces pa- roles de la Oeuèse : “Dieu créa L’artiste grec croyait que l’homme l'homme à sou image Et ce u'est avait été jadis parfait; qu'à une cor- pas de les avoir entendues qui cons-lai110 date de son existence, il avait tiluc le privilège des Orées ; c’est de péché, et que la dégradation avait été s’ètre donné instinctivement la mis-le châtiment de sa chute.siou de rehabiliter la créature hu- page 66 Oui, élever les • •es • • • Et, cette fois encore, M.Routhier a cité celui qu'il pillait pour faire croire à son honnêteté : “ Suivant la belle expression du Père Félix, s'il touche à la matière, c’est pour mieux la transfigurer dans les clartés de l’esprit ” etc.Page 61 ! Page SS Donnez au véritable artiste tout ce j II y a dans le fond du génie artis-que l’homme demande généralement1 tique une autre disposition révéla-pour être heureux eu ce monde, et j trice de sa destinée, c’est comme un vous ne lo délivrerez pas de sa souf- immense ennui.Je ne sais plus qui l’rance.Comme l’a dit quelqu’un, il a dit le premier ce mot demeuré cé-n'y a pas de grands génies sans mé- lèbre : “ Il n’y a pas de grand génie lancolie.sans mélancolie.” maille.Page 67 Pages IV et v l'hidias aurait rougi de ses successeurs s’il avait La grande école de Phidias ne glo-pu voir leurs cou- ! ride pas indistinctement toutes les vres divinités de l’Olympe.Page 62 .mais je vous dis qu’au fond de cos cœurs ardents il y avait un vide immense.Un immense ennui les travaille.Pages 89 et 90 Il v a une mélancolie misérable qui se consume elle-même.Le génie sent et porte eu lui des abîmes de vide et dans ce vide souvent l'inexprimable ennui.Ils souffrent, à la lettre, le mal du pays.Ils voient de loin leur vraie patrie, et ils out au cœur la nostalgie de l’exilé.• ••.Son type féminin mais J/ j nerve.Le type qu’elle s’attacha le plus à perfectionner et qu'elle reproduisit le plus souvent, fut la Minerve.Assurément, quand M.Routhier disait qu'il allait parler de Part autrement que les autres, il avait oublié M.Rio.uc fut pas Vénus, C'est un mal incurable, une nostalgie profonde.La vraie patrie de l'artiste est^ce inonde idéal • • • • •• • ROUTHIER, page 67 Cette déesse Minerve qui, soustraite aux lois de la génération, sortit miraculeusement et toute armée du cerveau de Jupiter, qui personnifiait non seulement la sagesse mais la chasteté, et qui triompha de la Gorgone, espèce d’iucarnatiou do Satan, u est-elle pas une image ou unofigure, très imparfaite si l’on veut, mais cependant caractéristique de la femme •>eme entre toutes les femmes, qui lut promise à l’homme immédiatement après sa chute, qui, échappant a la loi universelle, fut conçue sans peche, et qui enfin écrasa la tête du serpent.RIO, page VIII Qu’est-ce donc que cette fille de Jupiter, soustraite, par un privilège spécial, aux lois de la génération, et sortant tout armée du cerveau do sou père ?Que signifie sa victoire sur la Gorgone.et cet attribut suprême de la sagesse, que Phidias avait si bien exprimée sur le froutou du Parthenon, notait il pas la formulemytho-tique d’un dogme depuis longtemps perdu pour le peuple • •• • Page 69 Lorsque M.Renau a osé dire “qu'il avait antagonisme absolu entre l’art et le christianisme qui substitue à la beauté idéale du corps humain la maigre image d’un supplicié tiraillé par quatre clous ’’ etc.Page 297 Et ils u’out pas craint d’ajouter que le christianisme est avec l’art dans un antagonisme absolu, parce “ qu’il a substitué à la beauté idéale du corps kurnaiu la maigre image d’uu supplicié tiraillé par quatre clous ”.(1).(I) Hersa Et des personnes intelligentes et probes oseraient prétendre, après ce qu’on vient de voir, que les Conférences et Discours peuvent soutenir la réputation littéraire do M.Routhier ! Autant vaudrait dire, ma foi ! que les Grands Drames sont l’œuvre d’uu écrivain consciencieux.• •• • W.CHAPMAN. LA VERITE 6 est impropre à conduire les affaires du pays.Quant à VElecteur, c’est entendu qu'il admire tout chez M.Laurier, meme ses plus grosses bêtises.religieux doit être au fond de ces étranges sympathies du congrès de Washington, L'Espagne est un pays catholique et lca chefs des insurgés cubains sont probablement des francs-maçons, de la race de ceux qui ont assassiné l’immorte! Gar.cia Moreno ENCORE LE LANGAGE DOUBLE A travers la presse canadienne Le Daily y or'-Wester, organe cou-servateur publié à Winnipeg, dit ce qui Le Quotidien, organe conservateur, dé- : suit, dans son numéro du 19 mai, sous ciare que la Vérité, de Québec, est une ic titre: " M.Laurier est en faveur des li feuille dont il ne faut attendre aucune Une opinicn de M.McCarthy écoles séparées et de la coercition • " justice Celui qui inspire le Quotidien sait que cela est taux.“ Il y a deux catégoriea de personnes en faveur d’une législation remédiatrice, I savoir celles qui désirent des écoles sé-i pâtées an sv et celles qui voudraient plutôt s’en passer mais qui veulent la justice et le respect de la constitution.M.Laurier appartient à la premièae ca tégorie, comme chacun peut le voir par les extraits de ses discours que nous donnons ci-après.Est ce qu'il y a la moindre différence entre ses opinions et celles Je M.Hugh John Macdonald, si ce n'est que M.Macdonald n’aime pas les écoles séparées et que M.Laurier les aime." Annales de la Semaine Parlant naguère à Napauee, Ontario, M.McCarthy, d’après le Star du 21 mai, s'est exprimé comme suit : “ M.McCarthy a parlé de la question commerciale et à dit à ses auditeurs de ne pas se laisser effrayer par l’assertion que M.Laurier serait pire que sir Charles Tapper.Il ne saurait être pire que lui, dit-i', et je suis certain quil est beaucoup meilleur.” A la p'ac » de M.Laurier nous u’ai menons pas un pareil certificat.X • * La Presse n'est guère plus raturée que nous sur le résultat des élections.Dans son numéro du 21 mai elle parle en ces termes des conservateurs d’Ontario qui prêtent main forte à McCarthy : CANADA — Le Père Laçasse nuus prie d cer qu’il y aura une excursion à Baie des Pères, Lac Temiscamingue,qui parti rade Montréal le 3 juillet au soir pour être rendue le 4 (samedi) à Baie dos Pères.L billets seront bons pour plusieurs semai, nos ; les prix seront très réduits et le blic connaîtra bientôt tous les détails de cette excursion.Messieurs les curés an non- “ C’est l’aspect le plus menaçant de notre situation, car si ce groupe élit un nombre d’adhérents suffisant pour tenir la balance, entre les conservateurs et les libéraux, aucun des deux ne pourra former un gouvernement qui ait la force nécessaire pour conduire les affaires du pays.VS pu* front quels espérons que les cercles agricoles voudront bien envoyer des délégués.priés de s'y rendre et d y amener ques-uns 9 touchant la que le successeur de Pierre induise toute 1 E- est indissoluble.” Justice pour tous : il &uppres-La réponse du «rlise en erreur.rement, dernière s ion des monastères, prélat, datée de lvome,9 février 1870, est bien touchante.En voici les prin- ” Vous le voyez, dans l'état actuel des choses, le Concile ne saurait passer outre à la solution de la question, sans que l’autorité du Saint-Siège eu soit sensiblement atteinte.Mais ce sont les adversaires qui.grâce à leurs provocations, sont responsables du tout: et quand même une seule âme, par le fait de la définition, devrait perdre la foi, sur eux eu retombe la faute.Quant à moi, j'ai la ferme confiance que l’Esprit de Dieu conduira tout pour le mieux.Sans blesser le secret conciliaire, je puis d'ailleurs vous dire que le Saint-Père, eu présence des deux postulata dont l’un est pour, l’autre contre l'opportunité de la proclamation, n’a pas encore pris de résolution définitive ; mais je puis à peine douter que la question ne doive être posée au Concile, et probablement dans un avenir très prochain.Ici aussi, à Rome, c’est là l’unique question.Toutes les autres gravitent autour d’elle.Prions humblement Dieu qu’elle soit résolue pour le plus grand bien de l’Eglise et de la religion Cette lettre fait grand honneur à celui qui la reçut.Mallinckrodt, absolument tranquil le désormais, calma les inquiétudes de ses amis, qui attendaient en paix la décision du Concile.Eu fait, la définition de l’infaillibilité ne fut pour rien dans l’explosion du Culturkampf.La persécution était dans l’air.Depuis l’avènement de Guillaume I au trône et de Bismarck au pouvoir, la presse protestante ne cessait de l’appeler et de l’annoncer.Depuis Sadowa surtout, il était clair, pour tout le monde,que seule la préoccupation d’une guerre franco-allemande arrêtait le gouvernement.^La question de l’infaillibilité survint : ce fut un beau thème pour les journalistes et et les orateurs de parti, mais rien de plus.Bismarck, le grand’organisateur du Culturkampf, disait, avec sa brutale franchise, que-l’infaillibilité lui avait été parfaitement égale : “ die Infallibili-lui' warmir stetsylcichgiliig ”, Au sur- cipaux passages : Je suis bien heureux de la franchise absolue avec laquelle vous me faites part de vos préoccupations, Je connais la pureté de vos sentiments pour l’Eglise, et je sais que vous n’avez aucun préjugé touchant la grande question.Mais, que l’éventualité de la proclamation dograati que de l’infaillibilité pontificale jette dans un tel trouble même les cœurs catholiques, cela en vérité, je ne m’y attendais pas.Et cela me peine jusqu’au plus profond de lame.Mais si la question est entrée maintenant dans la période où une solution s’impose, la faute en est aux attaques en-Sellées des adversaires du dogme,de Janus, par exemple, qui, en fin de compte, s’en prend à la Primauté elle-même.D'ailleurs on a expressément provoqué, de la part du Concile, une décision de la question (par exemples Mgr Maret, de Paris, qui a présenté son livre au Concile)." Que s’eu suivrait-il, maintenant, si le Concile tournait la question et se taisait ?On est allé jusqu’à contester au Concile de Florence (où en effet le dogme de l’infaillibilité est déjà exprimé implicitement) son caractère œcuménique ; on a révoqué en doute même le dogme de l’Imma culée-Conception, qui en effet pas été proclamé par un Concile mais parle Pape seul; et enfin,toutes les hérésies qui ont surgi depuis le Concile de Trente, notamment le Ja-nésime, n’ont elles pas été condamnées exclusivement par le magistère du Saint-Siège 7 Le mal fondamental dont souffre toute la société temporaine, c’est l’abaissement et le mépris de l’autorité.Or, ma conviction la plus profonde, c’est que la seule autorité qui garde quelque portée eu ce monde, l’autorité dogmatique du Saint-Siège, blessée au cœur, — c’est que le libéralisme, qui maintenant a envahi déjà les cercles ecclésiastiques et la science ecclésiastique, célébrera un Fermer les yeux sur nue injustice.Vous nous • • • sait remonter la responsabilité de la aux résultats de l'année l’ensemble du »uerre une question, j libre jusque-là, vient à être tranchée, avait coopéré) et aux machinations par 1 autorité compétente, alors pas subséquentes de la politique prus-de milieu : il faut on Men admettre lsdn„e.Maia n „vai, c„n,lamné la decision de 1 Eglise, ou bien cesser :, ., „ , d'être catholique.Voilà MM., toute hautement, et en plein Parlement, la différence qu'il y a entre notre l'expédition de Danemark en 1804, principe d'autorité et votre principe 1 alliance prusso piémontaise qui de liberté individuelle ; et la consé-1 suivit, et surtout la guerre fratricide quence de cette différence,c’est qu’a-près 19 siècles nous restons debout, aussi unis, aussi forts que jamais, tandis que vous, vous assistez, avec plus ou moins de tristesse du reste, à la dislocation, à l’émiettement votre édifice religieux “ Quant à cette lettre que quelques membres du Centre auraient écrite, | je voudrais, avant d’aller plus loin.| demander à M.Virchow s’il Value?” exposer son programme politique, la — “ Oui, dans le journal ” Virchow de sa place.—' “ Vous l’avez lue ?reprit Mal-linckrodt.Maintenant, écoutez, MM., une chose curieuse.M.Virchow est un prestigieux magicien : il a lu, dans un journal, une lettre que jamais aucun journal n’a publiée." 1866 (auxquels du reste Napoléon III • e • de 1866.Et lorsqu’on 1867, nu premier Reichstag de la nouvelle Confédération de l'Allemagne du Nord, au lendemain du monstrueux bri- de gamlage que la Prusse venait de pratiquer à travers l’ancienne Confédération germanique, lorsque Mal-linckrodt monta à la tribune pour • e • n a cria première parole qui tomba do scs lèvres comme un coup de massue sur une assemblée tout enfiévrée de l'or- vieillc gueil de la victoire, ce fut sa devise : “ Justitüt fondamenlum ;jnorum.Cette justice, Messieurs, je ue la trouve pas au berceau de lu nouvelle Confédération.La Prusse a rc- con- Au fond, Virchow et les meneurs entrepris une guerre injuste.Le succès de ses armes a pu tourner en sa faveur l'opinion publique ; mais les règles du droit et de la justice sont immuables, aussi bien pour les diplomates et les hommes d'Etat que pour les simples particuliers.” du Culturkampf ue croyaient pas que l’union fut déjà si complète parmi les catholiques sur le “nouveau dogme'1 Ils espéraient, en agitant sans cesse la question, les contraindre à avouer des divisions intestines, et, par là même, briser la force du parti.Mal-linckrodt, par la netteté de son attitude, déjoua la manœuvre.encore sera (/I suivre) Mais,
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