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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 14 août 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1897-08, Collections de BAnQ.

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?V l’21C lîcmcAnnce • i-fiv orjc Samedi 14 Août 1897 No 3 ABONNEMENTS AVIS LA VERITE Canada et Ktats-Unls.$2.00 $1.00 Etranger (Union postait) f.13• 5 Toute demande de changement d’adresse doit etre accompagnée de l’ancienne adresse Uu un.Six mois JOURNAL HEBDOMADAIRE Un ;in Telephone : 2327 “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte Poye pres Quebec lequel réside comme le le gage du salut à QUE DEC SAMEDI 14 AOUT 18‘JÏ On lit dans le Bulletin religieux de Reims : Ce mélange de formules mystiques et de préoccupations prosaïquement électorales, n’est-ce point aussi un cléricalisme ?Est-on en tris bonne posture pour condamner l’autre,lorsqu’on lui emprunte ses procédés ?Mais, après tout, c’est l'affaire des francs maçons de savoir s’il leur convient de réduire leur Société aux proportions d'une simple coterie radicale.Dans l’éloge que font du Cabinet Bourgeois, M.Mesureur et ses collègues de la ‘ Commission exécutive”, on retrouve toutes les confusions qui sont la monnaie courante de la polémique de leur groupe.A les eu croire la " grande œuvre ” du ministère Bourgeois serait d'avoir 11 mis en pleine lumière la réaction opportune-conservatrice et groupé, d’autre part, tous ceux qui méritent le titre de républicains Ainsi, M.Mesureur conteste la sincérité républicaine de tout un grand parti dont les chefs, les uns morts aujourd'hui, les autres vivants encore, ont fondé la République ; mais, d’autre part, il décerne un brevet de républicanisme et de civisme aux socialistes-révolutionnaires qui constituaient une fraction essentielle de la majorité de M.Bourgeois.Libre à lui ; mais qui pense t-il convaincre ?La circulaire de MM.Mesureur et consorts se termine par un appel à la bourse des francs-maçons, et an-inonce que, pour faire face aux besoins de la propagande radicale, le Comité d'action a décidé l’ouverture d’une souscription au capital de 200 000 francs, divisé eu deux mille parts de 100 francs chacune.Nous jugeons, quant à nous, parfaitement légitime que des citoyens d’un pays libre soutiennent pécuniairement les représentants de leurs idées politiques.Mais se rappelle.t on la grande •'Le Comité d'action pour les réfoi colire de“ rad!caM loreix cents minois de grain.Dans quelques années scs six garçons qui sont encore avec lui seront tous établis autour de lui sur des terres superbes, sur dos terres comme on ou voit pou dans la province de Québec.Cette pensée est suffisante pour chasser l’ennui qui est le grand ennemi du colon dans les premières années de son travail si rude mais si méritoire.Monsieur et madame Hudon nous font bien que le marchand do bois ait passé C'est du bois de haute futaie.par ici.Les arbres sont assez espacés pour qu’on puisse circuler partout en “ charrette à foin Le défrichement de ces terres est particulièrement facile pour cette raison.Même dans les champs mis en culture l’année dernière seulement, les souches sont comparativement rares.Au mois do juillet 1 SCO,douze Acadiens, partis de Rustico, situé sur la côte nord do l’Ile du Prince Edouard, (autrefois, Ile Saint-Jean) vinrent visiter les terres do Saint-Alexis.Leur rapport fut favorable, et quatre familles et trois jeunes gens se décidèrent à hiverner dans la forêt et à Enfin, nous avons gravi la terrible côte —on s'y habitue, parait-il, comme à tout autre chose—et nous avons devant nous, s’étendant vers le nord et l’est, un magnifique plateau.A notre droite, au sud, coule la Ristigoucho dans sa gorge profonde.En nous retournant, et en regardant vers l'ouest, nous apercevons, de l’autre côté de la vallée de la Matapédia.commencer immédiatement des défrichements.M.l'abbé Bol court qui avait provoqué co mouvement, s’était assuré, auprès du gouvernement du Canada, la réserve d'une certaine étendue do terre dans le canton do Matapédia pour y diriger scs colons.A cotte époque, un nombre assez considérable de familles acadiennes do VIlo du Prince Edouard désiraient émigrer, à cause do la tenure incertaine des terres à bail emphytéotique, avec des termes variant do 20 à 00 ans, et do Voxiguité du territoire cultivable disponible.plateau tout à fait semblable à celui s nous trouvons, s'étendant un sur lequel à perte de vue vers le soleil couchant.Nous distinguons des champs, des mai.lo plus gracieux accueil ; et pendant que une église: c’est Saint Alexis do j Madame et sa jeune fille nous préparent le dîner, nous visitons les environs et parlons colonisation.Les gens du canton do Ristigoucho sont fiers de leur paya, et co n’est pas ici qu’il ferait bon de venir prêcher l’émigration, soit aux Etats Unis, soit à Manitoba.M.Lagaeé y mettrait vite le holà I Lo dîner—un excellent repas—nous est servi à la lisière du bois, sous des érables I ^ ^ M l IX vu sons Matapédia, qui devrait plutôt s’appeler Saint-Alexis de Ristigoucho; car ces deux plateaux, situés à une hauteur de sept à huit cents pieds, constituent, avec le plateau correspondant du côté du Nouveau-Brunswick, la vallée de la Ristigoucho.La vallée do la Matapédia coupe cette vallée en deux, dans la province do Québec ; mais lo canton de Ristigoucho, où nous sommes en co moment, le canton de Dès le mois de mai 1861 * environ cent trente nouveaux colons partaient do Rus-tico pour Saint,-Alexis ; d’autres vinrent pondant le cours do l’été, ot à l’automne il y avait une population do 155 âmes, prenant 22 familles et 16 jeunes gens.Cos colons étaient dans un dénuement complot.Sur l’initiative do M.E.Rameau, quelques citoyens do Québec firent une souscription, en mai 1861, qui rapporta $126.Au mois d’octobre do la môme * ' a Enfin, nous voilà à Saint-Alexis pour la deuxième fois.Et cotte fois, je me propose d'on parler un pou.Cotte région est en tout semblable au canton do Ristigoucho que nous venons de quitter, par la nature du sol, la qualité du bois, etc.C’est un plateau très fertile, légèrement ondulé,—moins ondulé que lo canton do Ristigoucho, — situé à sept ou huit cents pieds au-dessus du niveau do la belle voiture à deux sièges, solide et con- mer.La Ristigoucho lo borne au sud ot fortable, à l'emplacement do l'ancien pont la Matapédia à l'est.Cos deux rivières de Saint-Alexis, sur la Matapédia.Pour coulent dans des gorges profondes, ot c n y arriver, nous descendons la côte que nous avions franchie lo matin, jusqu'au chemin de Matapédia que noue remontons.J À une distance de quatre ou cinq milles Patapédia ; et Von affirme qu'il est posai, collège de Nicolet, 114.50 ; soit un total gigantesques.C'est l'incident le plus poétique de notre voyage.Après le dîner, et une autre causerie pendant laquelle M.Lagaeé nous fait part dos cruelles déceptions qu’il a éprouvées dans lo far west canadien, nous prenons congé de madacro Hudon et do sa famille.M.Hudon nous conduit dans sa plus com- Matapédia que nous distinguons à l’ouest, et le canton do Patapédia, situé plus loin encore en rementant la Ristigoucho, forment une région à part et toute différente de la vallée de la Matapédia.Le mol y est d’une autre nature : plus argileux, plus risistable, si l'on veut me permettre de créer ce mot.Les forêts, comme je viens de le dire, sont exceptionnellement belles : arbres magnifiques et espacés, absence do fourrée.Le frêne et le cèdre que l'on trouve sur ce plateau proclament la fertilité de la terre.Enfin, je dois dire que cette région année, une souscription publique fut verte aux bureaux du Courrier du Canada, et la somme de 8006.25 fut ainsi réalisée.La Gazette de Sorel organisa aussi no les voit pas do l'église do Saint-Alexis, souscription et versa la somme do $234.50 Vers l'ouest, dans la province do Québec, au fonds do secours; lo Courrier de Saintes plateau s'étend très loin, au delà do la Hyacinthe contribua 854, et les élèves du ou- une LA VERITE 3 d’un pou plus do 81000, laquelle eommo fut affectée, sous la direction d’un comité do citoyens de Québec, à l’achat do grains do semence, provisions do bouche, ustensiles et instruments aratoires.Voilà quelques détails quo j’ai trouvés dans les documents paroissiaux do Suint-Alexis.y a (leux ans, il n’y avait quo dix familles en col endroit.Actuellement, il y on a vingt-six.Presque toutes viennent do l’Ilo du Prince Edouard.être quelque chose do l’œuvre de la colonisation eu général, en manière de conclusion pratique.tement mais sûrement.Les nouveaux font plus que remplacer ceux qui s'en vont.Il y a quelques années, nous avons pu supprimer les annonces, afin qu’il n'y eût absolument rien dans nos colonnes qui ne fût strictement conforme à l'esprit du journal.J.P.Tardivel Nom avons visité rétablissement do M Joseph Doiron qui est un exemple, entre bien d'autres, do ce qu'un jeune homme I A PROPOS D’INDEPENDANCE pauvre mais énergique peut accomplir Jo constate, par ces munies documents, , daim la foiCt.quo la ville do Montréal envoya aussi dos Secours à colle colonie naissante, jo ne sais j cinq au juste combien Jo vois la mention d’une mont sur son lot.L'année dernière, il a somme do 8300 reçue do Montréal.11 y en engraissé 10OU livies do lard ! Voilà des faits qui prouvent que le Le Courrier de Saint - Hyacinthe, journalisme indépendant n'est pas un cité par le Trijluvien, s’exprimait comme suit ces jours derniers : M.Doiron, il y a sept an*, avait juste piastres pour faire le premier paie- non sens, ni en théorie, ni en pratique.Ce que nous avons fait, d’autres pourraient le faire.a récolté de 12 à 13 tonnes do foin, 120 quarts de pommes de terre, [100 mi not-], 137 quarts de navets, et environ 200 minois de grain ; et il avait un cheval, une vache, quelque, moutons, des instruments aratoires, le tout payé.De plu>, celte annéc-là, il a remporté le premier prix du concours agricole pour un champ de belle.Cette année, il aura une magnifique récolte, et il a augmenté son troupeau et son “ roulant ".Il a femme et enfants, et est satisfait de son sort.Le" premières années, il travaillait, pendant l'hiver,dans les “ chantiers ”, a lin de gagner l'argent nécessaire pour subvenir aux plus pressants besoins de ton établissement : main a eu peut-être d'autres.Le gouvernement du Canada lit aussi largement sa part pour cette colonie acadienne.A plusieurs reprises, dans les premières années, il vuta dos sommes considérables pour l'ouverture des chemins.Los Canadiens ont donc donné, en cette occasion, des preuves tangibles de leur sympathie pour leurs fièros de f Ac idic.Aujourd'hui, la paroisse de Saint-Alexis, qui lut érigée canoniquement le 12 septembre 1S70, est encore presque entièrement composée de familles acadiennes.On n’y compte qu’une quarantaine de familles canadiennes.Entre les deux branches de la famille “ Nous avons deux ennemis à coin battre et nous conjurons nos'amis de ne pas l’oublier ; ces prétendus neutres ou indépendants, qui sont la peste du journalisme et sont mille fois plus à craindre que notre second ennemi les rouyes francs et avoués.” Ces pauvres indépendants n’ont qu’a ae bien tenir ! Dans un numéro subséquent, celui du 7 août, le Courrier est revenu à la charge et a de nouveau exterminé les indépendants de la façon que voici : Tous les journalistes du pays pourraient être indépendants, c’est-à-dire : écrire ce qu’ils pensent et penser ce qu’ils écrivent.Ce serait peut-être un peu dur pour commencer.Dans les premières années de la Vérité, tout n’était pas rose, il s’en faut de beaucoup.Mais avec une énergie et une persévérance ordinaires, le succès, même au point de vue matériel, serait assuré.Et quel bien une presse vraiment indépendante, ne relevant que de Dieu et de Son Eglise, quel bien immense une pareille presse ne pourrait-elle pas faire 5 Si nous avions une presse réellement indépendante, vraiment incorruptible, placée au-dessus de l’esprit de parti, combattant pour l’intérêt général, jugeant les hommes et les événements avec sévérité, mais avec impartialité et justice, et d’après une règle inflexiblement la même pour tous, condamnant le mal chez les uns et chez les autres, maintenant les principes envers et contre tous; si nous avions une presse semblable, qui ne voit que les hâbleurs et les faiseurs, les nullités remuantes, les intriguants, les chercheurs de fortune, les corrompus et les corrupteurs, les receveurs de pots de vin, les vendeurs d’emplois et de contrats, les 44 gardiens de barrière ”, les boodlers et les jobbers, qui ne voit qu'en face d’une presse indépendante, tous ces malfaiteurs-là, qi 1 infestent aujourd’hui notre monde politique, ne pourraient plus battre monnaie aux dépens du public.Ils seraient ob’igés de rentrer sous terre.Non seulement cette écume disparaîtrait ; mais les hommes politiques respectables seraient plus sur leurs gardes qu'ils ne le sont.Ils feraient au moins des efforts sérieux [.our tenir leurs promesses aux électeurs.Ils ne s’engageraient pas à la légère, au jour du scrutin, à accomplir tant de merveilles, sachant qu’on leur demanderait un compte sé* vère de leur conduite.La blague électorale n’aurait guère plus de prise sur l’électorat s'il était éclairé par une presse indépandaute, au lieu d’être berné et fanatisé comme il l’est à présent par une presse partisane.Nous aurions bientôt, avec une presse indépendante, une véritable opinion publique, saine, raisonnée ; et la crainte de cette opinion, à défaut d’un motif plus élevé, serait pour beaucoup de ministres et de députés le commencement de la sagesse.La presse indépendante est si loin d’être un non sens, que,sans cette presse, c’est la politique, sous le régime parlementaire, qui devient inévitablement un non sens, ou plutôt un cloaque.Il n’y a qu’une presse indépendante, fortement constituée, qui puisse inspirer un peu de respect aux partis politiques et les maintenir dans les bornes du décent et du convenable.française on Amérique l’harmonie règne, uct hiver, non* a-t-il dit, je resterai char.j dLt’est'ui» puisque règle générale.Elle deviendra plus par moi, car je puis y employer plus utilement ! noug dépendons tous, hélas ! ‘de nos faite encore à mesure quo Canadiens ut mon temps.Les “ chantiers ", c'est bon j abonnés Acadiens se connaîtront mieux.deux peuples ont des qualités et I des défauts, comme tout ce qui est Immain.11 faut espérer que le* Cumulions imiteront les qualités tiès réelle- des Acadiens, et nun point leurs défaut- ; et vire versa.et de nos clients d’annonces, ! qui nous font vivre souvent même, très- I pour commencer.Voilà un jeune homme sage.Et u'ust il misérablement.” pas manifeste qu'il a infiniment mieux fait, à tous les point* du vue, de s’enfoncer j Les “ Le journalisme indépendant est un ainsi dans la forêt que d’aller s'ensevelir non sens, dans let usines ou les briqueteries des Etat—Unis ?Sais doute, il a travaillé Lu no des qualités dos Acadiens que jo fort.Dans les premières années il a dû veux signaler à l’imitation des Canadiens, subir des privations vraiment pénibles, c’est leur patriotisme ardent.IL- ont cnn- Mai- cinq ou rdx ans, ce n'e.-t réellement Hervé vivace le sentiment français, et l’on pas long ; et quel beau résultat obtenu peut dire aussi que, malgré loi anglicis- aptèt une si eouile épreuve ! Voilà un mes que Ton constate parfois dans leur jeune homme, raide pauvre il y a sept ans, parler, ils ont conservé merveilleusement qui est aujourd’hui, non pa- licho, certes, la langue française.Ils prononcent cor- mais en voie de devenir bientôt un cnlti-tniris mots mieux que nous, comme paille, | valeur parfaitement à l’aise.tailkr, etc, et, en général, leur accent Quelle étrange proposition ! Exami-nons-la un peu.Sans doute, le journaliste dépend de • ses abonnés et de ses “ clients d'annonces ", dans ce sens qu'un journal qui n’aurait ni abonnés ni annonces ne sau- rait se maintenir par ses propres res- .sources.i C’est là une vérité que monsieur de La Palisse lui-même eût trouvé d’une enviab’o au évidence quelque peu niaise.Mais le vrai moyen pour un journaliste d’avoir des abonnés fidè'es et intelligents, des lecteurs assidus et des amis sincères, c’est de se montrer vraiment Si tous nos jeunes gens raisonnaient ., , > ., , .i rx • i indépendant a 1 egard des partis politi-et agissaient comme Joseph Douon, ue, .° .r Saint Krauçois d’A^isc, quel magnifique 19^9, ^ des Actions et des élan serait donné à l'œuvre de la colonisa- honim°s eu général.Le journaliste doit être soumis à /autorité religieuse d’abord, à l’autorité civile ensuite ; il doit être soumis aux lois de Dieu, aux lois de l’Eglise et aux justes pays qu’il habite.Quant au reste, il doit le juger librement, c’est à-dire avec une parfaite indépendance à l'égard des hommes et des institutions humaines.C’est là le véritable rôle du journaliste, et nous ue pouvons pas comprendre ce rôle autrement.Parler contre sa pensée intime, ou taire systématiquement sa pensée, ou ne l’exprimer que timidement et en demandant pardon de tant d’audace, comme le fait le journaliste non indépendant, le journaliste de parti, voilà un genre d’esclavage que S’il arrivait jamais, dans le Canada français, qu’il y eût trop peu de lecteurs aimant le franc-parler pour soutenir honorablement notre journal, nous briserions notre plume, voilà tout.Mais cela ne prouverait pas que le journalisme in-dépenlant soit un non sens.Ce serait tout simplement un indice des ravages de l’esprit de parti.L’esprit de parti a une force terrible parmi nous, mais nous ne croyons pas que la Vérité y succombe jamais.Depuis seize ans, le nombre de nos abonnés a constamment augmenté, len- Or quelle position plus 8 approche plus de l accent français que I monde, au point de vue matériel, que colle l’accent de beaucoup de Canadiens.Ils L*un cultivateur à Taise?Ni les usines des ont aussi h figure plus française que v;UlLs„Umrt, ni les mines du Klondike n’of-la plupart des Canadiens.La femme du | front rien do cornparablo.cultivateur acadien ressemble, à s’y mé- prendre, à la paysan nu française.Certes, le type français s’est bien con nervé chez les Canadiens : il suffit de passer par la Normandie et la Bretagne poulie constater.Mais j’ai trouvé cotte consor- tia!) ! Mais en voilà assez pour aujourd’hui, ration plus frappante encore chez les | Xotro Acadiens; et cola est d’autant plus remarquable qu'ils so sont trouvés plus intimement en contact avec la race anglo-sa xonne que les Canadiens no l’ont été.Si les Canadiens ont du mérite, beaucoup de mérite d'avoir conservé la languo française et le caractère français, les Acadiens, placés dans dos circonstances si pénible, sont encore plus de mérite d’avoir si parfaitement résisté à l’absorption.Cela prouve, encore une* fois,que la persécution ouverte est souvent moins périlleuse pour un peuple que la paix — une paix perfide, bien entendu, comme celle milieu do laquelle vivent les Canadiens depuis la Confédération.excursion s'est terminée par cotte visite Saint-François.M.le curé Pelletier a bien voulu me ramener à Matapédia, ' |0js civiles du cette après-midi, et c’est chez M.l’abbé Ross que je passerai la nuit.Je termine ici cotte série de lettre», I écrites bien à la lnVe et fort imparfaitement,mais avec l'intention sincère de faire œuvre utile à la colonisation, en appelant l’attention sur une parti'* de la province trop peu connue.Avant de déposer la plume, je dois remercier vivement, d’abord M.le curé Pelletier, de Saint-Alexis, qui a organisé cette excursion, qui m’a accompagné partout et qui a facilité ma tfiche do toutes manières.Puis, messieurs les curés des différentes paroisses et missions que j’ai visitées qui sans exception, ont été pour moi au ne subirons point, tou» .I d'une politcssoet d'une bonté exquises, me donnant la plus airouble hospitalité, me fournissant des renseignements précieux nous visité col avant-midi, ven dredi le 30 juillet, la nouvelle mission do Saint-François d’Assisc-, desservie par M, le curé de Saint Alcxi< Cet établissement se trouve sur le même plateau que Saint-Alexis, plus à l'ouest, remontant la Bistigouchc.Toujours des terres de première qualité ; et cola so continue ad libitum, vers l'intérieur, Nous avons sur la colonisation et me montrant avec empressement ce qu’il y a do plus intéressant dans les diverses localités.Enfin, jo remercie les laïques avec qui j’ai été mis en rapport et qui ont égale-mont fait tout en leur pouvoir pour me rondio soi vice.en di- sent les explorateurs.Il n’est pas besoin d'être prophète pour avant bien des années il y aura |sieurs, j'ai fait un voyage ou ne peut plus agréable, et, jo l’espère, quelque peu utile.S'il est moins utile qu’il n’a été agréable, la| c'est ma faute, et non la leur.Dans un article spécial je dirai pout- (iifico à la bienveillance de tous ces mes dire qu’ trois gran Is diocèses, là où il n'y on a qu’un aujourd’hui.A Saint-François nom avons vu en voie do construction.Il chapelle-école I 4 LA VERITE cette garantie, le mari ue peut le est grande, mais le succès est assuré, plus souvent ni vendre ni emprunter sans la signature de sa femme, et le flexible, est mouriiui.Une nouvelle Jérusalem sera créée qui régnera è la place des empereurs et du pape.” (Crémieux, proclamation aux Juifs, 1862.; Si le but poursuivi est édifiant, leurs moyens d'action ue le sont pas I sur les petits traitements (1).Le juge de paix naturellement entendrait le mari avant d’accorder l’autorisation, Le catholicisme, notre ennemi in- ménage français peut être justement comparé à un Etat où rien no se tait d'impoitant sans l’assentiment des deux Chambres (3)." C’est ainsi que le code civil protège la femme dans ses biens.Il ue l’abandonne pas non plus dans sa personne.Sans doute, elle doit suivre son mari partout où celui- et ce serait une garantie qu’on n’aura pas si l’on accorde d’une manière générale aux femmes le droit de garder par devers elles leurs gains et d’en faire tel usage qu’il leur plaira.S’il y a beaucoup de femmes économes, il y en a aussi de dépensières, et pour celles-ci tout au moins l’autorité du mari est un frein salutaire.Les féministes oublient trop, d’ail- ci veut résider, mais c’est à la condition que le mari lui propose une marchands, et par le commerce petit résidence convenable et digne d’elle à petit vous vous emparerez du bien S’il se rend coupable à sou égard des chrétiens.Faites de vos enfants d’infidélité, de sévices ou d’injures , des médecins et des apothicaires, afin graves, elle peut demander la sépa- de leur enlever la vie sans crainte ration de corps ou le divorce.Le ^ d’être punis.Faites de vos enfants mari sera tenu d’avancer les frais et des prêtres et des diacres, et vous de lui payer une pension pendant le ( minerez leurs Eglises.Faites de vos enfants Ues avocats, des notaires et (De la Revue catholique des Institutions et du Droit ) (.Suite et fin) Mme Schmall, aidée de la duchesse d’Uzès, a fondé une société féministe, dénommée YAvantCourrière, précisé ment pour obtenir un changement de la loi sur ce point.Ses efforts ont été déjà couronnés de succès.Le 27 fé- de la >'uissanm maritale.Si le mari Trier 1896, la Chambre des députés a refase de 1 aut°mcr ,à tou,cher u“e adopté un projet de loi d'après lequel 60mme ou a en falte tel emplotqu elle la femme, quel que soit le régime désirc- elle Peat s adresser au ,r,tm' matrimonial des époua, aura touiours ”al- V» !¦>> donnera l’autonaat,on le droit de recevoir, sans le concours dont ellc » bcs0,“' Sl, le man d,ss,''e-de son mari, les sommes nrovenant elle Peut demander la 'eParat‘on d« de son travail personnel « d'en dis- biens' Le malhear cst 1” en France poser librement.la j“slice n est Sra,mte 1" en théo l‘âgée., , ., rie ; le moindre recours aux juges Mata c est pousser un peu loin la coù(e trè, cher .et snile le bim., 6ans naivete que de penser qu ,1 suffira fci, de ,, juElice nVst soarent paE , d un texte de plus dans .e code pour ]a ,ée de5 paovrM.0tt ne !alra mettre fin aux abus qu on a eu vue .aU ,oates )ea Eauffrances qu-en.de corriger.Nous sommes beaucoup tta,ne le et pour lescil0T.trop portes à croire a la vertu toute ens ,,e$eès des' im 6ts de taujE puissante des textes ; n ayant plus la religion du droit, nous tombons faci- En somme comme je Vai dit en lement dans la superstition delà loi.commençint] le code civil , tcnUi A mon avis, la nouvelle disposition autan, possible, la balance égale qu on veut introduire dans le code eüUe ,es deuI seIis .a maintenu ceptible.n empêchera aucun mari ivrogne et la subordination naturelle et néces-brutal d arracher à sa pauvre femme saire de la femme au mari .mais, eu le peu d argent qu'elle aura gagné et compensalioD| ü a eutonrè la femme mis de coté.La femme qui en est là mariée de sérieuses garanties et d im-n a qu'un vrai remède à employer ; pot(anls priviUges, le code le lui fournit, c'est la sépara „ Le code aivil, ainsi que le cou- 1100 d- corr,s En revanche, celte state an professeur de droit (2), pronouvelle disposition pourra jeter le ,ège ,, femme sans l ass,rvir " Au désaccord dans plus d'un ménage et moment du mariage, il lui dit : tournera probablement an préjudice „ juge.toi, Jage ton mari.-Veux-tu des femmes elles mêmes.lai laisser la gestion de ta fortune ?Dans les familles ouvrières, dans tq es libre de la lui confier, mais ne les ménages de la campagne surtout, crains rien; tu pourras la lui repren-la femme qui gagne peu ou ne gagne dre s’il en abuse, s’il est malhabile même rien sera vivement portée à ou malheureux.—Te plalt-il de mêler augmenter avec les revenus com- vos deux bourses ?Je donne à ton muns la pécule que la loi l’autorisera économie le même prix qu’à son tra-ainsi à se constituer.Le mari, de son vail : vous partagerez également les côté, sachant que sa femme “ fait sa profits.C’est le régime de la commu-bonrse ”, fera aussi la sienne, et il nauté.— Aimes-tu mieux distinguer aura évidemment pour la taire beau- ton bien de celui de ton mari, en coup plus de facilités que n’en aura conserver la direction ?Libre à toi, la femme.Chacun tirera de son côté ; rien ne t empêche d adopter le ré-les deux époux s habitueront à avoir gime de la séparation.—Crains-tu tes leurs intérêts séparés.Ce sera entre propres entraînements ou tes parents eux une source de discussions, d’ai- les craignent-ils pour toi ?Faut-il greur et de discorde.Pour apporter t’assurer que, toi ou tes enfants, vous un remède illusoire à des situations retrouverez ta dot à la dissolution du malheureuses, mais exceptionnelles, mariage ?Je suis à tes ordres ; je on risque de troubler la paix d’un t’offre le régime dotal.” très grand nombre de familles.Dans tous les cas, si le mari fait Au lieu de changer la loi pour tout des dettes, la femme est la plus fave-le monde, il serait beaucoup plus risée parmi ses créanciers.“ Périsse prudent et plus sage de venir direc le crédit du mari plutôt que le bien tement au secours des femmes qui de la femme ! La loi lui donne la ont besoin de leurs salaires pour vi première des hypothèques.Grâce à vie et qui sont exposées à se le voir arracher par leur mari.Il suffirait de mettre à leur disposition une procédure simple et peu coûteuse par laquelle elles se feraient autoriser à toucher le produit de leur travail et à en disposer sans le consentement ni la participation du mari.On pourrait leur permettre de demander cette autorisation générale, au juge de paix, sans frais, à peu près dans les conditions où la loi du 12 janvier 1895 a donné compétence à ce magistrat pour autoriser les saisies arrêts moms.“ Faites-vous chrétiens, s'il le faut, mais gardez dans votre cœur la loi de Moïse.Faites de vos enfants des leurs, que le code n’a pas laissé la femme sans recours contre les abus procès.Voilà comment l’épouse est pro- des gens d’affaires, et par ce moyen vous dominerez les chrétiens, vous Enfin, la mère de famille n'est pas posséderez leurs terres et vous vous droits sur la personne de ses vengerez d'eux.Suivez ces avis, et enfants.Placée à côté du père, elle a l’expérience vous montrera que do tout au moins un droit de contrôle et méprisés que vous êtes vous parvien-peut se plaindre à la justice s’il lui drez au faite des affaires.’’ (Avis des parait qu’il abuse de l’autorité pater- rabbins de Constantinople à ceux de nelle (4).Au lieu d’un appel au tri- France, 1489.) bunal, mieux vaudrait peut-être, en ! Et les Juifs ont suivi ces avis en pareil cas, l’intervention d’un conseil Europe et ils sont parvenue au faite, de famille ; c’est un des perfection- Ces parasites du genre humain, nements dont la loi me parait sus- mendiants jusque-là au seuil des tiens ont forcé la consigne.Rusés Lorsque le père a disparu, c’est à comme le serpent, têtus comme 1 la mère que passe la puissance pater- ils se sont insinués partout, nelle avec la tutelle.ces na- », aue Trois cent mille Juifs furent chassés d’Es-constituer absolument pagne quelque temps après 1 elaborate dernier mot du progrès, la situa-, tion de ce programme, lion faite par le code civil à la femme de l’Europe devaient être leur proie, française est loin de justifier les in- Ils s’abaissèrent sur leur pâtée, sorti-dignations des féministes.Elle est.rent repus, levèrent la tête, et se en tout cas, conforme à la nature ; trouvèrent maîtres elle n’a pas été inventée par les au-jXIXc siècle.Leur programme avait leurs du code, mais est le résultat de été suivi.Chrétiens hypocrites, ils l’expérience des siècles.S'il reste quelque chose à faire aujourd’hui en faveur des femmes, ce n’est pas dans le droit civil qu’il faut le chercher, et les féministes perdent leur temps et compromettent leur cause en tournant leurs efforts de ce i Ainsi, sans Les nations au milieu du ont trompé l’Inquisition.Marchands et usuriers, ils ont sucé les richesses des peuples et mis les rois tributaires de leur argent ils le furent ; l’histoire atteste les ra- Empoisonneurs vages causés par l’empoisonnement dos puits.Les trahisons juives sont célèbres.Michel livra des plans de guerre à la Russie ; Mark, l’espion de Boulanger, faisait la même besogne ; Dreyfus trahissait la France ; Bazaine livrait Metz aux Prussiens : côté L'œuvre de l'organisation de la famille est achevée depuis longtemps.Le Christianisme y a mis la dernière main.Maurice Lambert, Avocat à Besançon, Docteur en Droit.^a8SCUa se vengea de Napoléon en I livrant l'Espagne à Wellington Tout cela ils l'ont été, et trois siècles ont (4l Ce droit de la mère n’est plus suffi pour assurer leur suprématie contestable depuis la loi du 24 juil- Europe, let 1889 (art.3).V.Dalloz, supplément au Répertoire, Vo.puissance paternelle, No.58.(3) Appleton, o/i.cit., p.4.eu Aujourd’hui, constitués en société secrète, alliés à la franc maçonnerie, voilà comment ils se présentent chez nous.Notre malheureux pays leur a paru mûr pour être opéré.Ils sont venus et ils sont à l’œuvre.Comme partout ailleurs l’intrigue est leur moyen de procéder, et la ruse est leur arme.Déjà, une partie de nos richesses est entre leurs mains.Que faire ?leur laisser le champ libre ?Il est impossible, ou du moins défendu par la loi, de les expulser.Mais l’on peut, et l'on doit leur faire la guerre par tous les moyens licites.J’entends des feuilles soumises à la Kabale(mê« me canadiennes) crier au fanatisme et à l’intolérance.Du fanatisme ! Mais écoutons donc la prière des Juifs : tillt MX JUS ! Il n’y a pas à se le dissimuler : la conférence des rabbins est non seulement une provocation à nous, Canadiens, mais une prise de possession de notre sol, par sanction solen nelle Chapleau et Tarte Or, qu’est-ce que les Juifs viennent faire dans notre pays ?Ils viennent continuer leur œuvre commencée il y a 19 siècles : “ Non Hune sed Barabbam ! ” (1) Un projet de loi avait été préparé dans ce sens par MM.(Hasson, membre de l’Institut, et Jalabert.Il permettait même à la femme de se faire autoriser à toucher une partie des salaires du mari, quand celui-ci lui refusait le nécessaire.Il est regrettable que la Chambre ne s’en soit pas tenue a cette réforme qui ne pouvait avoir que d’excellents effets.(2) M Appleton, De la situation sociale et politique des femmes dans le droit moderne, discours prononcé à la séance de rentrée des Facultés de éclairer le monde de la doctrine jui-Lyon, le 3 novembre 1892, pp.4 et s.ve : “L’œuvre que nous poursuivons nous Que le Juif l’emporte sur le Christ ! Détruisons le christianisme pour " Seigneur, jette les yeux sur nous et fais que le jour de la Rédemption arrive bientôt.Ecrase le faux Dieu 14 AOUT 1897 LA VERITE 5 des hérétiques sans foi (les chré-jLc reste du troupeau, qui se nombre Personne ne sait, non plus, pour-tiens) ! .1 nisscs-tu, Seigneur, au à 8 à 10 millions de têtes, marche quoi ce Reiuach avait donné 6 mil- SESSESS KSKnsrsss mais aie pitié de tes fils chéris (les reçoivent leurs ordres du comité cen-| Cette triple question se pose plus Juifs) et épargue-uous.” tral de l’alliance, composé de 21 inquiétante et autrement plus impor- membres et siégeant à Paris.C’est devante que les broutilles autour des-Faris que partent les trames et les quelles tourne la Commission d’en-ordres que chacun des membres de quête.l'alliance s'empresse d’exécuter onde j Elle cherche quel a été le rôle de faire exécuter.Ils entourent ainsi la la magistrature.Mais nous sommes terre d’un réseau de filets qu’on ne, fixés.Le Procureur général a, d’ac-soupçonne pas et qu’il est extrême- cord ave: le gouvernement, laissé ment difficile de briser.La presse est venir la prescription afin de sauver en partie soumise à l’influence juive, du même coup entrepreneurs,corrup-et c’est elle qui fait l’opinion de la tears et corrompus, plupart des électeurs, qui ne s’en Elle épluche quelques chèques si-doutent pas.Dans tel pays, les Juifs, gués par des maladroits.— Mais ne par leurs intrigues, font agir les nihi- savons-nous pas que la majorité de listes à leurs fins ; dans celui-ci, ce la Commission, élue sont les anarchistes et les francs- l’émission des obligations à lots, a France; mais à interroger sérieusement.maçons; dans celui-là les gouver- changé d’opinion, parce que les dé- Pour nous ce que Dreyfus a fait, nauts sont vassaux des juifs.L’on putes Sans-Leroy, opportuniste, et Reinach le faisait.^ Je n’ai que cette voit quelle formidable organisation Maret, radical, ont été achetés.Avec façon de comprendre le mystère de est lajuiverie moderne L’on peut en ces deux-là, il y eut Baïhaut, minis- sa fin.conclure avec une conviction bien tre ; Barbe, ancien ministre ; et Bur-arrêtée qu’une forte organisation des I dean, président de la Chambre, qui catholiques canadiens peut seul dé- servait de courtier ; et Floquet, mi- jouer leurs intrigues.Les Juifs tirent nistre, qui prenait de l’argent pour LA SORCELLERIE EN ensemble ; nous, nous tirons chacun ses candidats ou ses journaux.; de notre côté, et les Juifs ramassent et Hébrard, sénateur, qui recevait les morceaux.Nous aimons notre 11,400,000 francs sans qu’on sût pour belle province.Eh ! bien, si nous quel motif avouable; et Levrey, éga- voulons qu’elle reste à nous, il nous lement sénateur .Qu’il y en ait faut nous unir, pas en parole, mais dix de plus ou dix de moins, cela Ah ! si nous comprenions importe fort peu.étrangers, naturalisés ou non, la France marche à sa perte.Croyez-vous qu’avec des Français de race et des catholiques elle eût risqué pareils dangers et si misérables hontes ?Etrangers venus pour trahir, et juifs qui vendent tout, nous ont trop longtemps menés et pillés.Dans l'affaire Herz-Reinach il y a, j'en ai peur, autre chose que de la boue.En résumé, si la Commission du Panama veut savoir toute la vérité et veut faire œuvre utile, qu’elle cherche avant tout les causes réelles do Vrai cri de bêto sauvage poussé dans les synagogues depuis des siècles ; mais ce n'est pas du fanatisme, oh ! non.Et Voltaire, est-ce qu'il était un fanatique quand il disait : C'est avec répugnance qne je parle des juifs—la race la plus méprisable qui ait jamais souillé le monde.Est-ce que Napoléon le Grand était fanatique lorsqu'il disait : " Les juifs sont les sauterelles qui ravagent la France Le commerce devrait leur être interdit, car ils en abusent." Combien d’autres témoignages de personnes peu suspectes ! Non, assurément, (aient pas des fanatiques chrétiens ; mais ils connaissaient l'œuvre maudite de la juiverie un peu pins que l'homme du Monde ou du Herald.A propos de tolérance, je crois devoir relever ici, ce que j'aurais dû faire plus tôt, un trait d'ignorance ou de mauvaise foi du Monde, numéro du 24 juillet, à l’article “ Bêtise et iauatisme ” : la puissance des deux grands meneurs, le motif du|payement des 6 millions, la raison! qui détermina Reinach à s'empoisonner.Il n’y a, pour déterminer tout cela, à l’époque de | que quelques hommes à interroger en un Voltaire et Napoléon u’é- Le Provoit de Launay.FRANCE Nous lisons dans la Croix, de Parie ; Mlle Couesdon, qui prédit pour la fin de l'année desgcatastrophes effroyables, compte un grand nombre d'émules : L’une d’elles, Mme de Thèbes, s’est rendue eu Angleterre pour surprendre dans les mains anglaises le secret de la grandeur britannique.Elle a découvert que les Anglaises avaient des pouces longs.C'est un signe de volonté.Il n’y a pas dans les mains anglaises des menaces d'accident comme dans les mains françaises, des menaces de révolution comme à la Cour d’Italie, il n'y a même pas tant de maladies organiques.D'après la somnambule, l’Angleterre est un pays privilégié.Ce n’est pas l’avis de M Schnœbe-lin, l’inventeur de la poudre qui porte ce nom II habitait rue du Rocher un appartemeut|que lui louait fort cher, d'ailleurs,| l'ex - ministre Lockroy qui joint àjson titre de radical-socialiste celui* de propriétaire.M.Schnœbeliu s'occupe d’occultisme.Il prétend guérir, grâce aux forces occultes dont il dispose.Un co-locataire, docteur-médecin, le fit expulser par M.Lockroy pour concurrence illicite, et l’occultiste a dû se réfugier, rue de Florence.M.Schnœbelin a près de lui un.sujet qui écrit, sous l'influence du magnétisme, les consultations dont il a besoin.C’est un enfant de 14 ans, placé autrefois à la maison de Clermont, que, dit il, il a guéri de l’épilepsie.Comme Mme de Thèbes, l’enfant lit dans les mains.Il s’endort et se réveille à volonté sur l’ordre de M.Schnœbelin ; M.Chincholle, qui a interviewé le médium, dit qu’il a senti sortir de la main de l’enfant comme un fluide électrique.Le médium a écrit sur un album à couverture bleu, un livre de prophéties dont voici le résumé : “De grands et terribles événements se préparent.Nous aurons avant un an une révolution à Paris.Le reste “ Sous le règne des papes, dit le Monde,il y avait proportionnellement plus de juifs, à Rome, que dans tou- en acte, tes les autres nations catholiques.bien le danger, il serait à moitié ter-1 Mais, je le répète, ce qu’il faudrait “ C’est Pie IX lui-mème qui a fait rassé.Pourquoi quelques hommes de | connaître, c’est l’origine de la puis oter les chaînes qui fermaient le houne volonté Ghetto pendant la nuit.” ne se mettent-ils pas same prodigieuse des deux juifs à la tète du mouvement dans leurs étrangers, puis le motif de leur que villes ou villages respectifs ?Réveil- relie, qui coûta G millions à Reinach, lons-uous et agissons, Canadiens ! (et, enfin, la cause vraie du drame dans lequel disparut le baron de Reinach, — drame qui fut facilité, puis dissimulé par le gouvernement.Est-il possible de croire que Cornélius Herz est devenu, en quelques mois, grand-officier de la Légion d'honneur, uniquement parce qu’il était l’ami des ministres de Freycinet Voici la vérité.Au moyen âge les juifs faisaient le désespoir des chrétiens par leur usure et leur accaparement des richesses.On les chassa de l'Europe.Les papes leur assignèrent alors pour refuge un coin de Rome, le Ghetto, tout comme dans nos villes on relègue dans un quartier quelconque, les bouges, afin que s’y rende seulement qui le vent bien : l’endroit est connu pour ce qu’il est.Les Juifs, enfermés ainsi dans de certaines li- Stasis.Lemay.TRAHISON ?DREYFUS ET K El Si CH.et Sarrien ?Sous ce titre, M.Le Provost de Launay propose une explication bien curieuse aux mystères de Cornélius perdre la protection des papes.Les I Heiz.Celui-ci a bien signalé eu effet peuples se trouvaient donc sauve- des questions de politique extérieure leurs infamies, et les PI11* compromettraient des hommes d’Etat : Est-ce qu’on peut imaginer que payé six millions, puis Reinach s’est tué uniquement parce qu'on le menaçait de révéler qu’il avait versé de l'argent à quelques parlementaires ?mites, n’en pouvaient sortir sans gardés contre Juifs eux-mêmes évitaient la persécution, grâce à la charité de leurs I La Commission d’enquête sur le bienfaiteurs.Mais est-ce la même Panama ne saura rien par Cornélius chose aujourd’hui ?Hélas, non.Ce Herz ; mais nous allons lui offrir une ne sont plus les Juifs qui cherchent piste sur laquelle elle pourra s’eu glides refuges, mais bientôt certains ger avec quelques chances d’aboutir peuples seront forcés de s’expatrier La France entière se demande eu pour échapper aux griffes du vautour | core comment uu Allemand naturalisé Américain, Cornélius Iîerz, a pu, Non !—Uu juif, homme d’aflaires, ne lâche pas scs six millions, puis ne se tue pas pour un acte de la vie courante dans son monde.Est-ce qu'un seul des corrompus s’est tué ?Il y a autre chose, et l’explication de la triple question devient autrement naturelle.Cornélius Hcrz et Reinach ont dû être employés corame|agents de politique intérieure et aussi comme ageuli de politique étrangère.Comme son copain d'origine et religion, Dreyfus, Reinach aura trahi.Pris la main dans le sac par Heïz, il aura été obligé do payer le silence dejcelui-ci ; puis, comme d’autres l’auront su, il se sera tué pour éviter l’arrestation et la condamnation.juif.Non, il ne faut pas, par uu faux pendant quelques années, être tout-sentiment de charité ou de tolérance, puissant chez nous ; laisser les Juifs faire leur jeu malfai- fortune énorme on un temps très gant.“ Maudit soit l’homme qui rc- court; monter aux plus hauts grades tient son glaive pour ue pas verser le de la Légion d’honneur Car le respect do la justice, pidité vertigineuse et demeurer le acquérir une avec une ra* sang : qui est la loi de Dieu, doit passer I personnage énigmatique, redoutable, avant la déférence qui peut être due [auquel personne n’ose toucher et qui, geste, fait venir à Londres Est-ce à dire qu’il nous faut exter-1 une Commission entière de la Cham-tniner les Juifs du pays ?Pas du bre des députés pour se moquer Ce qu’il faut, c’est leur faire d’elle.échec et empêcher leurs intriguée de D’autre part, personne ue sait se dérouler.Tenez, ce qu’il faut, c’est pourquoi le baron de Reinach, juif ment des 6 millions, delà mort de la formation d’un Centre catholique, lui aussi, Allemand d’origine, enrichi, Reinach, de l’attitude du gouverne-La nécessité d’organiser nos forces décoré, tout-puissant comme l’autre, ment à la veille et au lendemain de s’impose plus que jamais.Voyons intime du gouvernement, s’est tué donc la puissance de l’ennemi.11 al après une entrevue qu il eut avec d’élite à sa tête, composé deux hommes d’Etat républicains, à l'homme.” (Jérémie.) sur un N’est-ce pas là l’explication du pouvoir des deux hommes, du paye- tout.cette mort ?N'est-ce pas là la seule admissible ?Si l’hypothèse est vraie, faut-il jeter un voile et se taire ?Ce n’est pas mon avis.A demeurer aux mains des un corps dee Juifs les plus influents de la MM.Bouvier et Clémenceau, l’un terre, au nombre d environ 30,000.opportuniste, 1 autre radical ? LA VERITE 6 tional pour plaire h l'élément anglais ; catholique eût dû suffire pour en éioi-de vouloir la paix avec les Canadiens- gner M.Chapleau : car nous admettons anglais à n’importe quel prix, môme au pleinement le principe que nous propose prix du sacrifice de nos droits les plus ironiquement Vadvetsaire, û savoir que sacrés tt les plus certains.Eu un mot, les libéraux accusaient les ! catholique, doit agir uniquement comme catholique dans l’accomplissement de ses lit pas entre les lignes, on fait mieux : " on lit par dessus.Ainsi, avec beaucoup Oui, monsieur, au scandale des juifs de perspicacité ou y découvre que “ nom de la province de Québec ” que le Monde le soit aussi, car ce n’est ins ce démoralisateur qui le relèverait.MM.Chapleuu et Nautel peuvent doue dire med culpti et recevoir humblement les reproclies dos vrais conservateurs.Au nouveau Monde canadien ou de l’Europe ne sera pas épargné.Je vois la Grande-Bretagne démembrée.Sur le continent un souverain disparaîtra.Le premier ministère que nous aurons sera formé par M.Constans.Un autre suivra.Puis viendra la royauté.Panama n’est rien à côté des scandales qu’on fera éclater, etc.” Le futur roi que nous promet M.Schnœbelin est un huguenot, il a 26 ans aujourd’hui.C’est un descendant direct d’Henri IV.11 notre lieutenant gouverneur étant un ne chefs conservateurs canadiens-français de se 11 mettre à quatre pattes " devant j fonctions officielles.les Anglais, selon leur pittoresque ex- 'avaiem pas tout â fait et au vôtre, nous disons que quiconque la grâce d'etre catholique doit au veut dire “ au nom du gouvernement de la pression.Et ils u Les titres qui établissent ses droits sont déposés à Valence, eu tort, nous le répétons.Et c’est en faisant a Brie.Le médium ne prédit pas seulement ainsi appel au sentiment national des Vôtre en tout et partout, l'avenir, il prétend connaître tous les secrets du passé.Ainsi, M.Schnœbeliu a donné à M.Ckiucholle les noms de dix La conscience reine dans la province de Québec." Ça se passe de commentaires.Disons seulement que ceux de nos compatriotes qui négliger des devoirs qui ne lisent pas pardessus les lignes com- qu'il résigne, prennent parfaitement que c'est eu leur doctrine qui doit être la nom que M.Chapleau acclamait les juifs.Et comme ils n'ont confié aucun de l'homme, public et privé, est la môme, et s’il se voit dans l'alternative ou de la Canadiens-français ; c’est en faisant sonner bien haut en faveur do M.Laurier son titre de Canadien français, que les libéraux ont remporté la victoire dans la province de Québec en juin 1S9G.Et maintenant M.Laurier s’en va en trahir ou de parlementaires qui ont touché ensemble un million dans le Panama.Il est probable qu’il invitera la Commission d’enquête à venir prendre connaissance de ce secret.n’en sont réellement pas Voilà la vraie vôtre, si vous êtes catholique.C’est par courtoisie officielle, dites- mandat à M.Chapleau (le Monde cana-parce que les juifs sont haut cotés dieu le proclame), encore une fois il les en Angleterre, que M.Chapleau a France déclarer que l'union des deux races est sa théorie favorite, et proclamer virtuellement que ses adversaires politiques poussaient les Canadiens-français contre les Canadiens-anglais.Est-il possible de fausser plus audacieusement l'histoire ?M.Schnœbeliu rappelle ces paroles de Charcot : “ Avaut cinquante ans, la sorcellerie aura envahi la France ”, et il annonce qu’il va déchaîner toutes les forces psychiques qui sont en son pouvoir contre la maison de M.Lockroy.Celle-ci sera hantée et le propriétaire socialiste ne trouvera plus de locataires.M.Chincholle enregistre cette terrible prophétie et il annonce triomphale- j fond entente avec union.ment que M.Schnœbeliu lui apprendra à envoûter.vous agi a trahis en s’attribuant des pouvoirs qu'il n’a pas et en s’eu servant pour les dés honorer.Le triste sire qui fait œuvre malsain-dans le Monde le reconnaitra-t-il enfin ?comme un non catholique.Une suggestion : faites donc comprendre à M.Chapleau qu’il manque de cour, toisie si,à l’avenir, il ne bat oas la grosse caisse dans une parade de l’Armée du Salut (Booth est haut coté en Angleterre), et qu'il se rend coupable de trahison envers Sa Majesté, s'il n’assiste pas aux services anglicans, puisqu’ “ il doit faire ici ce qu’y ferait la reine si elle y était.” Ironie à part, nous n’avons que faire jl déplaira peut-être moins à ses lecteurs, de ces lâches courtisans chez nous.Qu’on Nous donnons dans une autre colonne Disons, enfin, à M.Laurier qu’il con- nu aperçu de ce que les juifs viennent faire criez nous.S'il se donne la peine de lire peut-être son enthousiasme pour le scandale Chapleau baissera-t-il d’un degré et aura-t-il le bon esprit de se taire ou d'aller pérorer dans le Réveil, où Les Canadiens-français veulent et ont .toujours voulu Y entente avec les divers éléments qui les entourent, et s’ils ne En attendant que le reporter du Figaro pratique l’envoûtement, il est curieux de constater l’empressement avec ^ ou^ P3* obtenue,co n est pas leurfaïue, lequel, dans ce siècle où l’on nie avec comme le dit la Minerve.Mais, à part affectation le surnaturel, les plus scepti- quelques idéologues comme M.Laurier, ques recueillent les prédictions des somnambules, dont les moindres paroles sont regardées par eux comme de venta- J blés articles de foi.iis repoussent tout projet d’union ou de fusion des races.Ils veulent rester ce Stasis.Lemay le sache bien : Le Canada n’est pas l’Angleterre, et notre province l’est encore moins.Que la reine fasse ce qu’elle voudra à Londres : cela la regarde.Ici nous sommes pour les six septièmes au moins catholiques % t Cana iiens-français.Or la reine nous laisse vivre à notre guise; nous l’en remercions et nous devons avoir à cœur de maintenir, dans notre province, chez nous, notre prépondérance religieuse et civile.Nous vivons en bonne intelligence avec les pro estants et pour bien des raisons.Mais de là à faire preuve de courtoisie envers les juifs, il y a tout un abîme.M.Chapleau est catholique, il connaît parfaitement notre suprématie dans la province, et s’il avait tant soit peu à cœur de l’y maintenir il ne ferait pas de zèle pour la ruiner en y introduisant officiellement une bande de juifs, qu’il sait avoi r pour but de la détruire.C’est une besogne anti-catholique et antipatriotique que M.Chapleau a faite le G juillet.Tous les catholiques l’ont commis et ont été indignés.Seul, de tous les journaux de la province, le Monde a l’audace d'ad mirer le scandale.Nous avons dit pour, quoi.A l’encontre de l’amitié qui le rend si aveugle,le Monde canadien trouve qu’il ! y a 14 à la Vérité, un parti pris très ancien et très tenace contre M.Chapleau.” Oui, monsieur, c'est vrai, mais par inadvertance, sans doute, vous oubliez d’en donner la raison.M.Tardivel me dans ce sens, des institutions civiles, pu- demande de réparer votre oubli.Si la biiques.Mais cela ne les empêche pas Vérité a toujours combattu M.Chapleau, d’être des établissements religieux au c’est que, depuis qu’elle est fondée, M.premier degré.Ainsi notre lieutenant- Chapleau s’est toujours signalé par des gouverneur, qu’il soit catholique ou escapades comme celle qu’il vient de qu’il soit protestant, peut toujours les commettre.MM.Chapleau et Nantel visiter, en tant qu’institutions civiles, peuvent s’en prendre à eux si le parti Canadiens-anglais.El M.Chapleau, lui, le peut, soit à l’un conservateur est à terre.Ce sont eux et Or cVst là le contraire de la vérité.| soit à l’autre titre.Pour la conférence, leurs pareils qui l’ont ruiné, en travail-C’est tout le contraire que les conser-1 composée de juifs étrangers au pays, l&ot sans relâche à en éliminer l’élément même si elle eût un caractère civil, ce *ain et à y introduire les doctrines libé-Les libéraux leur reprochaient, non * qui n’est pas, M.Chapleau n’avait que rules.Et ils n’ont que trop bien réussi, quelque raison peut-être, d’exagérer faire de représenter la Reine auprès Aussi le parti conservateur, n’ayant à sa le désir d’entente et d’union entre les d’eux : c’est évident et surabondamment lûle que des hommes comme MM.Cha-deux races ; de pousser les Canadiens-J démontré.Par contrôla conférence étant pleau et Nantel, n’a pas tardé à dégéné* français dans la voie de l’effacement na- uniquement religieuse, sou seul titre de rer.Il est à terri».Ce n’est pas un mal qu’ils sont : une race parfaitement distincte ; non seulement distincte, mais séparée.De Y entente avec les Canadiens-alignais, tant que vous voudrez ; de l’union avec eux, point ! A PROPOS D'UNION UNE ETONNANTE DECLARATION Parlant de rétonnante déclaration de M.Laurier faite à Paria, à propos de l'union des Canadiens français et des Canadiens-anglais, déclaration dont nous parlons ailleurs, la Minerves'exprime comme suit dans son numéro du 7 août : “La théorie que j'ai toujours professée, qui a triomphé avec moi et qui, je despère, triomphera encore dans mon pays, est que nous, Canadiens français, nous ne devons pas nous mettre en opposition avec les Canadiens-anglais, mais que nous devons nous unir, les deux races, pour travailler avec loyauté à la grandeur et à la gloire de l’empire britannique.L’intérêt des Canadiens-français leur commande d’agir ainsi.” L’apotheose d’un scandale “ Il (M.Laurier) aurait dû dire à non cousins de Franco que, imbus do la générosité gauloise, dont nos pères nous ont légué les glorieuses traditions, nous no demandons pas mieux que la paix et la prospérité dans l’union.“ Or, avant comme après lui, nous avons été constamment en but aux tracas series d’une majorité hostile, qui, au lieu d’accepter notre fidèle concours “ pour travailler avec loyauté, " a méprisé nos avances, la plupart du temps, afin d'intriguer contre nous, nous réduire à merci, tous annihiler comme entité distincte.“ Quoi d’étonnant à ce que l’union ne soit pas encore accomplie et que nous n'en puissions aucunement être tenus responsables 1 ” Lî Monde y tient.Que veut-on / M.Chapleau est l’ami à M.Nautel.Or, pour la grâce de cette tendresse,l’ami des amis apporte derechef le tranchant argument que voici : Son Honneur a bien fait d’aller chez les Juifs,parce qu’il est le représentant de la reine.De preuves, point ; par contre beaucoup de finasserie.Nos collèges sont des institutions religieuses, c’est évident.Le dire nous paraissant oiseux, nous crûmes devoir seulement constater qu’ils sont (aussi) des établissements civils.Notre adver-défigure notre pensée et conclut que collèges et conférence juive sont identiques ; tous deux ont donc dtoit à la visite et aux bonnes paroles de M .Chapleau ; s’il fait bien de visiter nos collèges, institutions religieuses, il a fait non moins bien en acclamant la conférence D’après les journaux, ces paroles ont été prononcées par M.Laurier, à Paris.Il y l ià-dedans, d’abord, une forte dose d’outrecuidance.M Laurier dit presque formellement qu’avant son triomphe, c’est la théorie opposée qui a prévalu au Canada ; que son arrivée au pouvoir a produit une profonde révolution sociale au Canada.Or rien n’est plus faux.Au point de sajre vue national, au point de vue de nos relations avec les Anglo-canadiens, nous sommes absolument dans le statu quo.Sous ce rapport, il faudrait une imagination méridionnale pour découvrir, chez nous, le plus léger changement.Ces pr.roles contiennent aussi une forte dose de mensonge.M.Laurier donne clairement à enten j iementf dre, il le dit presque formellement, qu’avant son avènement au timon des affaires, sous le régime conservateur, c’est la théorie opposée à la sienne qui a prévalu ; c’est-à-dire qu’avant le 23juin 1896 on poussait les Canadiens-français à se mettre en opposition avec les Il nous fait plaisir de constater quo le rédacteur do la Minerve est moins enthousiaste que la plupart des chefs conservateurs à l’endroit des résultats obtenus par la Confédération Ordinairement, les conservateurs nous disent que depuis l’union des provinces tout va pour lo mieux dans lo meilleur des mondes, au point de vue des intérêts, de l’influence, du prestige politique des Canadiens français.La Minerve pe voit pas tout en rose, et admet, implicitement, que nous avons besoin d’être bien sur nos gardes si nous ne voulons pas que l’élément hostile réussisse à 11 nous réduire à merci, à nous annihiler comme entité distincte Est-ce que la Minerve serait à la veille do se joindre à la Vérité pour demander l'union politique des Canadiens français en vue d’une défense plus efficace do nos droits ?Nous le souhaitons bien sincère-rotnent; et s’il en arrivait ainsi,la Minerve nous verrait travailler franchement de concert avec elle pour obtenir un si heureux résultat.religieuse des rabbins.Mauvaise foi et bêtise.Nos collèges sont constitués léga-reconnus par nos lois et sont, valeurs faisaient.MDS LA VERITE 7 nalité au détriment de la vieille et glorieuse nationalité canadienne-françaiee.Et il y a des Canadiens-français qui applaudissent à cette œuvre d’iniquité, qui prêtent main forte à ces sectaires, ennemis de notre race ! Par quel nom faut-il désigner ces compatriotes ?Noviciat des Tertiaires ! Seventh Libation : "To all Kuighta magiciens de la Franc-macoimerie anglaise Sacre de BU1, Bruchési Templars, wheresoever dispersed over the face of earth and water—drink." C'est dimanche, le 8 du courant, qu’a ou lieu, dans la cathédrale de Montréal, lo sacre du nouvel archevêque, Mgr Paul Jamais, disent les journaux, 'avait été témoin à Montréal d’une Les Francs-maçons ne peuvent nier qu’il y a parmi eux des novices qui, un crâne humain dans la main gauche et un cierge allumé dans la droite, fout au figuré une année de pénitence et de mortification en marchant lentement autour Article U.Bruchési.Comme il s’agit de magiciens vos lecteurs nous permettront dé les prévenir que nous sommes habitués à ces sortes do gens.Pendant 30 ans nous avons eu du campement Templier.Ensuite ils réaffaire avec les magiciens Peaux Pvouges pètent après le Commandant Eminent —Tanuinowas—de la Colombie Britan-1 l’imprécation suivante : “ que l’Esprit nique et des pays adjacents.Entre ceux- qui a habité ce crâne s'élève et témoigne ci et les magiciens civilisés, Peaux- contre moi, si jamais volontairement je Blanches, il y a plus de traits de res- trahis mon obligation de Chevalier du semblance qu’on ne le pense générale- Temple ” Puis il baise sept fois ce crâne, ment.J’ai vu les magiciens Peaux-[Dans une seconde cérémonie le candidat OU U cérémonie religieuse aussi imposante.Des représentants de toute la hiérarchie I dieus-français songent sérieusement à du Canada et de plusieurs diocèses des s’unir enfin pour se protéger contre les Etats-Unis, de tous les ordres religieux ennemis du dehors et les traîtres du du pays, et de toutes les paroisses du dedans ?diocèse étaient réunis dans la cathédrale.Et n’est-il pas temps que les Cana- Le cortège a été vraiment grandiose.Dans l’église, on icmarquait beaucoup de laïques haut placés : entre autres, le lieutenant-gouverneur de la province et Un nouveau juge Kouges,— les Tamanowas — offrir dea I boit sept libations ; la dernière estappe-sacrifices humains ; j'ai souvent soigné lée le toast de l'obligation, le candidat la de vilaines plaies formées sur des sau- boit dans le crâne humain, vages auxquels les Tamanowas avaient Avouer, ami lecteur, que cette impréenlevé, avec leurs dents et à l’aide d’une cation et cette libation dans un crâne son premier ministre.M.Lavergne, associé légal de M.Lau- L’archevêque officiant et consécrateur rier et député fédéral des comtés unis de était S.G.Mgr Bégin, administrateur du Drummond et Arthabaska, vient d'être Il était assisté de nommé juge à Aylmer, en remplacement diocèse de Québec.NN.SS.Duhamel et Langevin, archevê- j de M.Mailhot qui a donné sa démission ques d'Ottawa et de Saint-Boniface.Le sermon de circonstance a été donné par Mgr Emard, évêque de Valleyfield.I Lavergne peut-être un excellent avocat Après la cérémonie de l’installation mais il est partisan avéré.Depuis de solennelle, Mgr Bruchési reçoit le ser- longues années il est activement mêlé ment d’obéissance de son clergé et des Uni luttes politiques, adresses des fidèles.Malgré la grande Les libéraux, lorsqu’ils étaient dans fatigue qu'il dût éprouver, il répond Ion- ] l'opposition, avaient 1 habitude de promanière fort tou-1 tester contre de semblables nominations faites par les conservateurs.Ils disaient, petite lame, des lambeaux de chair qu'ils humain sentent passablement le sauvage, avaient avalés tout palpitants.Ils ont I II n’est point étonnant qu’après un ‘ I essayé de le faire devant moi et sur mes tel noviciat, bon nombre de maçons an-compagnons ; grâce à Dieu j'ai toujours jglais tournent à la magie, nous ne disons pas à la sorcellerie.à cause'de l’état précaire de sa santé.Cette nomination est mauvaise.M pu les empêcher.La pensée ne m’est jamais venue de soupçonner les Magiciens Peaux-Blanches d’être antropophages et d'offrir des sacrifices de chair humaine ; tout de même, je suis forcé de reconnaître que le L.Fouquet, O.M.I.M, Laurier jugé en Angleterre guement, et d’une chante, aux vœux qu’on lui exprime.noviciat des Tertiaires Francs-Maçons se I Canada cite les paroles suivantes De toutes parts, daus notre pays,! avec raison, qu un magistrat qui a ^t(Hre8aent trop du sauvage et du païen, J qu'il a trouvées dans Y English Illustra-s’élève un concert d'acclamations et de i partisan toute sa vie ne saurait inspirer J eoU3 un faux vernis chrétien.\ted Magazine, de Londres.confiance aux justiciables.Ils demandaient, à hauts cris, la ré- souhaits en l’honneur du nouveau pas-La Vérité y joint son modeste Nous nous sommes procuré par un libraire du Nord-Ouest : The Text Book “ Le secret des succès politiques de Wilfrid Laurier est d’abord son enthousiasme, et en second lieu l’idée qu’il caresse de fondre les Canadiens dans une nation cohérente." Les Canadiens avant tout et pour tout le Canada dans toute l’acception du mot.Le Canada et Québec, le Canada et Toronto, le Canada et les provinces maritimes, et jusqu’aux reculées montagnes aux pieds desquelles l’océan Pacifique vient briser ses Ilots ! 11 Voilà les mots qui s’échappent souvent de S3S lèvres.Pour assurer l’établissement de cette nation, il est prêt à abjurer toute parenté de sentiment avec la France, et, pour obtenir cette fin, à renoncer à toute affiliation religieuse avec Rome.” leur.ad multos anno s.forme de la magistrature.Arrivés au pouvoir, ils font exactement ce qu’ils condamnaient chez leurs | tered adversaires ! of Advanced Freemasonrg.LondoUyRsQ ves and Turner, 196 Strand, 1873.En-at Stationer’s Hall, Printed and published at the Cambrian printing La Vérité a toujours protesté, sous le | works, 15, Dean Street,Bangor, 1873.régime bleu, contre l’élévation à la magistrature de partisans avérés et actifs.he Commandeur Eminent adresse au Elle proteste non moins vigoureuse-1 novice de l’Ordre du Temple, le même nient contre cet abus aujourd hui que ce j ordre auquel appartient ssnt les rouges qui le commettent.Nouvelle Histoire du Canada Nous y lisons, p.177, les paroles que Nous lisons dans la Patrie, à la date du 5 août : le Prélat Franc-maçon en soutane violette jubilaire dont nous parlions naguère à vos lecteurs sur l’autorité du Freemason.Nous copions verbatim.“ Il y a quelques années, à un congrès d’instituteurs et professeurs de différentes provinces, il fut résolu de travailler à doter notre pays d’une nouvelle Histoire du Canada, faite au point de vue fédéral et général, pour remplacer les différentes histoires écrites au point de vue provincial, que Pou trouve dans les écoles d'Ontario, de Québec et des provinces Maritimes.“ L’Union Franco-Canadienne " " E.C.—You are to undergo a year of penance and mortification ; you will Tel est le nom d’une excellente société therefore take that skull in your left, de secours et de protection fondée à hand, and one of those small lighted “ Ce fut en 1892, à Montréal, quo Montré.Vu 1394,par M.l'abbé Auclair, ^Mt^thCgh^ni mêntalî,1 iu^kiug T Association Educationnelle du Douai- curé de Saint-Jean-Baptiste.L t'nion the blessing of Heaven on your under, nion forma un comité chargé de mener Franco-canadienne est aujourd’hui très takiDg| y0U w,n figuratively perform a ce projet à bien et dans ce comité notre prospère et se répand rapidement dans year of penance by walking slowly nationalité était représentée par M.Ben- toute3 ]eg parties do la province.Le round the Encampment and keeping ,= mit à l'œuvre, obtint b« do ce,te aociété es, de, plus loua- b- of S‘2,000 des différentes provinces, ouvrit blés : économie, rcftgwu et patriotisme, •> e.C.— To order, Sir Heights— un concours aux écrivains, reçut quinze voilà les trois grandes causes que cette D0NE_ £phe g;r Knights stand to°onler, manuscrits, et, eu juillet 1895, se réu- belle association veut servir.the Novice takes/ the skull and lighted nissait à Québec pour en prendre con- L'Union Franco-canadienne, qui est taper as directed, and proceeds slowly T=lTcl:%f:io.td'h.i tou, à la fois «ne association Recours complète, noua avons une nouvelle His- mutuel et d organisation sociale, s oc- of penanc0 a 30iemu dirge may be toire du Canada, dont l'auteur est M.cupc des intérêts canadicns-français, p]aye(f j when the Novice has returned M.H.P.Clement, un avocat anglais Elle sc propose de protéger nos compa- t0 the West he faces the Eminent d'Ontario, qui a déjà écrit un ouvrage trjotes coutre toutes les sociétés do bien- Commander, who addresses him as «sance qni ont un carnet*.new t.peat after me que cette nouvelle histoire est actuelle- moins neutre et, aussi, d empêcher es Lia following imprecations, ment recommandée par les autorités petites économies du peuple canadien- •• E, C.— May the Spirit that once scolaires et ministérielles dans toutes français de tomber dans des bourses 1Uhabited this skull rise up and testify les province» et territoires du Dominion, Ltrangères.against me if ever I wilfully betray my à l’exception de la Nouvelle-Ecosse, où Noug avong appr,s avec plaisir que, obligation of a Knight Templar, elle le sera très prochainement.I dernièrement, S.G.Mgr Bruchési Ici “ E.C.—Seal it with your lips seven nouvel archevêque de Montréal, avait times on the skull, accepté le titre et la qualité de président (The Novice raises the skull to his catholique et anticanadion-français
de

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