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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 19 mai 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1900-05, Collections de BAnQ.

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T7TTT 00-2 n,otTay ' ja"V 1900 illl lfktme ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 19 MAI 1900 No.43 AVIS ABONNEMENTS Canada et Étals-Uni» Un an.Six mois Étranger (Union postale.) Un an LA VERITE Toute demande ive CHANGEMENT D’ADRESSE DOIT ÈTI6E ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE " VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.” Téléphone : 712 f.13.50 J.-P.Tardivel, Directeur-Proprietaire N.-D.DE QUEBEC SAMEDI 19 MAI 1900 Bureaux : Chemin Saintc-Foyc près Québec qui se sert journellement de l’encre ellement parlant, avec le vélin.D’ail-typographique, s’imagine sans cloute que ce mélange, composé de matières si connues—le noir de fumée et l’huile —est venu tout naturellement à l’idée “—Maisqu'ai-jcclone?” dit-elle, éinue En passant la main sur son front : “Quel nuage obscurcit ma vue ?“Mes yeux,mes pauvres yeux s’en vont ! Et, rapprochant, toute tremblante, Les feuillets, si souvent relus, De la lumière vacillante : “ Bonté du ciel ! je n’v vois plus !.?* Je me glisse alors sous la table ; Je prends les verres tombés là, Et, cachant ma mine coupable : “ Bonne maman ! tiens, h»- voilà ! leurs, il n’y aurait plus eu assez de moutons, à la fin du XVe siècle, pour fournir pendant une seule semaine aux besoins des presses existantes alors.” Ces détails nous aident à apprécier : l’encre d'imprimerie, toute la valeur, môme au point de vue ma- simple qu’elle est, doit être mise au téricl, de certains incunables.Quand nombre des inventions qui ne sont ar- un bibliophile comme M.Ellsworth, rivées que tardivement, à la suite de de Chicago, donne $15,000 pour un longues recherches.Appliqué d’abord volume,on lui fait payer probablement à la peinture, le mélange de l’huile et quelque chose pour les moutons du des couleurs v %* révolution.i; Cette découverte, attribuée par quelques auteurs à des peintres italiens inconnus du XVle siècle, et, par d’autres, à Hubert Van Evck.au com men- J ?cernent du XYe siècle environ,précéda immédiatement l’invention des caractères typographiques.Les anciens !>> Chez les Travailleurs dos inventeurs de l’imprimerie.Il n’en est rien Intellectuels Pages choisies : La délicieuse poésie qu’on va lire est l’œuvre d’un typographe, M.Ilyppo-1 ite Matabon, de Marseille.le ne sais si M.Matabon a typographiquement composé de beaux vers, mais, entre ses heures de travail techniques, il en a écrit de forts jolis, qu’il a réunis en volume sous ce titre bien trouvé : Apris la journée.La pièce qui suit est ce qu’on pourrait appeler un tableau de genre.C’est lu peinture, bien naturelle,d’une scène de la vie domestique.Les Lunettes de ma Grand'Mbre a produit toute une| XVe siècle.“ — Ah ! c’est toi !.” Sa voix altérée Se tut.Après de longs etforts, Grand’mère, à peine rassurée, Replaça les verres.Mors, a- Les billets d’Ozanam.Pendant que Frédéric Ozanam suivait les cours à la Sorbonne et au Ses lèvres restèrent muettes ; Mais son front était radieux ! Car.en retrouvant ses lunettes Elle avait retrouvé ses yeux.Collège de France, il avait pris l’habitude de signaler discrètement aux professeurs officiels les erreurs historiques ou doctrinales qui tombaient de leurs imprimeurs, ne pouvant pas se servir chaires.Lacordaire raconte l’incident de l’encre à écrire des copistes, ne réussiront qu’en mêlant leur noir avec de l’huile.Après quatre siècles d’expérience, après l’essai infructueux d’une foule d’autres ingrédients, on affirmer que la découverte de la typographie eût été sans résultat si l’encre à base d’huile n'eût pas été trouvée d’abord.Et voilà comment le succès Pour moi la peine fut sévère ; En inc couchant, quel désespoir ! suivant : Pour la première fois, grand’mère Me dit : Point de baiser ce soir “ Appréciateur du mérite, même chez des ennemis, Ozanam écoutait (:o:o:) peut tout ensemble avec plaisir et avec réserve.Ses notes prises, il rentrait chez Miettes d’Histoire : J’entends encor la voix si chère, Je vois le sourire indulgent De ma bonne vieille grand’mère, Avec ses lunettes d’argent.lui, recherchait les faits à leur source, les rectifiait; puis,seul le plus souvent, quelquefois avec des amis, même avec des jeunes gens inconnus, dont il sollicitait la signature, il adressait au professeur une lettre grave et raisonnée, où il l’avertissait de ses torts et le Encres, papiers et parchemins.Dans un rapport présenté, en 1873, par M.Balard, à la Société d’Encouragement, de Paris, on lit : ’* L’encre à la noix de galle et au sulfate de fer, dont on se sert habituellement aujourd’hui, s’est introduite dans l’usage ordinaire à une époque qui n’est pas encore bien déterminée.Les auteurs qui se sont occupés de ce sujet ne font remonter son emploi qu’au Xlle siècle, mais l’examen "d’un manuscrit provenant de l’abbaye de Cluny, datée de l’an 010 environ, et qui est écrit avec cette encre qu’elle était employée parles copistes.Les anciens n’en faisaient pas usage, quoiqu’ils connussent bien la propriété des deux corps dont elle est formée de produire un composé noir, et le vitriol vert désigné par eux sous le nom à’atramentum sutoris servait, comme aujourd’hui, aux cordonniers pour colorer eu noir le cuir tanné.” Si les anciens connaissaient les propriétés du sulfate de fer et de la noix de galle, cette dernière étant un produit do l’Asio-Mineure, pour quelle raison no s’en seraient-ils pas servi pour faire de l’encre ?Et quels seraient alors les ingrédients de cette composition que Pline appelle atra-mentum librarium ?M.Balard n’élucide pas ce point.d’une des plus grandes conceptions de l'esprit humain a tenu à un détail en apparence insignifiant.“ La typographie ne pouvait non plus être utilisée sans le papier, com- conjurait avec un accent de sainte position propre à l’imprimerie, la seule naïveté de réparer le dommage qu’il qui réunit la consistance, la solidité et avait fait à des intelligences auxquel-la durée et le bon marché.Le papier - les il devait la lumière.M.Jouffroy était connu deux siècles aupara- i reçut un jour une do ces lettres,signée : vaut, mais ce n’est qu’au commence-! Ozanam, étudiant.Il avait connu dans ment du XVe siècle que l’on en pro-j son enfance le souille de Dieu, et, montre Nuisit de qualité convenable et en même avant de mourir, il en eut des .retours qui ont honoré sa mémoire.La '' Le papyrus, sur lequel écrivaient; lettre d’Ozanam le toucha.Il y était les Romains, n’aurait pu servir à l’im-j dit que bien des jeunes gens qui assis-pression.Il était si cassant qu’il ne! talent à son cours étaient chrétiens, et pouvait être ni plié, ni cousu, n’étant qu’ils souffraient douloureusement de pas plus maniable que le parchemin, voir un homme comme lui, éloquent 11 ne se maintenait qu’a près avoir été et généreux, se permettre contre leur fixé avec soin autour d’un rouleau de foi des attaques auxquelles ils ne pouvaient pas répondre,puisque le respect de l’ordre et de sa personne leur commandait un silence absolu.M.Jouffroy, dans la leçon qui suivit, donna connaissance à son auditoire des observations qu’il avait reçues,loua l’auteur do la convenance et du savoir dont il Il il.s d’une foie, l’oreille pleine Des récits qu’elle me contait, Je lui tins l’écheveau de laine l’uur mes bas qu’elle tricotait.A me parer, l’heure venue, Elle prenait un soin jaloux ; Le soir, ma prière ingénue, Je la disais sur scs genoux.Un mot cAlin Et d'elle, j'obtenais tout Ses bésiclcs ! défense expresse Emir moi de les toucher jamais.une caresse.mais quantité suffisante.Aussi, tambours, cerceaux, trompettes.que de jouets j’aurais donnés, Pour sentir ces belles lunettes A califourchon sur mon nez ! 1 il jour, les voilà par m égard e, Sur son Evangile à fermoir.Grand’mère dort.Je me hasarde •le les tiens.Enfin, je vais voir ! • • • bois.Les scribes romains et les copistes du Moyen-Age préféraient le vélin, et les enlumineurs de manuscrits lui donnèrent aussi la préférence après l’invention de l’imprimerie.Mais le vélin ne fut jamais en faveur dans la typographie, si ce n’est pour le tirage d’exemplaires exceptionnels.Imprimé à sec, il est dur et émousse les caractères, il est graisseux et refuse l’encre; mouillé, il est mon, recroquevillé, in gouvernable.Les anciens livres sur vélin sont moins nettement tirés que ceux sur papier.Mais ces défauts ne sont rien en comparaison des prix, beaucoup trop élevés pour des livres.Quand on considère que les peaux de plus de 300 moutons étaient employées pour l’impression d’un exemplaire de la Bible, on comprend que la typographie n’eût pas été pratique, industrie- En toute hâte je les glisse Dans les boucles de mes cheveux ; Singeant grand’mère avec malice, carquillé mes petits yeux.Quand, par malheur, l’ample monture, Sur mon nez s’équilibrant mal, Dégringole.et de l’enchtissure Sans se briser sort le cristal.l'y v c avait fait preuve, puis, avec une droiture qui mérite d’etre rappelée, il désavoua ce qu’il avait dit au préjudice de la vérité.” Dans l’étui—quel trait de lumière !— Je lit replace promptement, Du coiu de l’œil guettant grand’ mère, Qui se réveillait doucement.•l’alignais, plein d’inquiétude, Mes soldats de plomb, sans les voir ! Elle allait, comme d’habitpde, Eaire sa lecture du soir.Q.Quel est le compromis que Napoléon 1er avait proposé ù Pie VII pour retenir une partie des Etats Pontificaux ?— R.Par décret du 10 mars 1814, Napoléon avait ordonné de rendre au Pape le département de Rome et celui de Trasimène, à condition que Sa Sainteté abandonnerait par un acte de cession, les autres par- Dans son ouvrage intitulé : The Invention of Printing, et publié à New York, chez Hart & Co, en 1876, M.T.-L.De Vinne nous fournit les renseignements suivants : “ Si l'imprimerie, à son début,n’eut pas trouvé une encre propre à l’impression, elle se fût heurtée contre un obstacle insurmontable.L’imprimeur, • • • Le livre est dans ses mains distraites Et pendant qu’elle remettait, Sans penser à mal, ses lunettes, Comme mon petit c*ur battait ! 2 LA TÉBlTi ties du territoire ecclésiastique.Pie V-1I n’a rien voulu signer.ATROCE ET (iiixniE lande, il a blilrné Gladstone d’avoir tenté de l’établir et a prédit que cette question, résolument écartée une lois, ne reviendra plus jamais devant le Jusque-là, ça pouvait passer.Irlandais so battent pour faire prévaloir la politique impérialiste.N’cst-cc pas une véritable folie que do remplacer leg paroles aimables par des insultes ?Voilà ce que l’on dit à lord Salisbury, en Angleterre.Au point do vue machiavélique, les journaux anglais ont raison.Mais, après tout, ne vaut-il mieux que les Irlandais connaissent la véritable pensée du gouvernement anglais ?Ne vaut-il pas mieux qu’ils sachent que les récentes démonstrations d’amitié a leur égard qui se sont produites en Angleterre étaient inspirées Vintérêt ?Q.Quels ont été les meilleurs hellénistes français pendant la première moitié du XI Xe siècle ?compte parmi les forts Boissonnade, Thurot, Paul-Louis Courier et Am-hroise-Firmin Didot.pays.Mais le noble lord est allé bien plus A la récente réunion de la Primrose League, à Londres, lord Salisbury a prononcé un discours dont les dépêches nous ont transmis le résumé.Le noble lord paraît avoir énoncé une doctrine atroce,et mis, en même temps, les pieds dans les plats avec une gaucherie incroyable.Voici la doctrine atroce.Parlant de la guerre en Afrique, ilI' aurait dit, en substance : IL On loin : " En dehors de toute influence provenant des luttes politiques antérieures,a-t-il dit, je suis convaincu qu'il n’y a aucun espoir que la majorité, en Angleterre, consente jamais il accorder à V Irlande une virtuelle indépendance.Nous avons appris quelque chose dans la guerre sud-africaine.Nous avons appris comment un gouvernement déloyal, malgré des avertissements réitérés, pouvait accumuler des armements contre le plus puissant comhqttaut et s’assurer ainsi un avantage terrible.Nous sommes mieux in.-truits.aujourd’hui, que nous l'étions il y a dix ans, sur les risques qu'il y aurait A courir si nous donnions à un gouvernement déloyal en Irlande le pouvoir d'accumuler de- forces contre le gouvernement anglais.” ] pas Q.Est-ce au comte de Lusteyrie ou à Godefroi Engclmaim qu’il faut attribuer l’introduction de la lithographique eu France ?— IL Dès comte de Lasteyrio était allé étudier l’art lithographique à Munich.En 181-1, il y fit un second voyage, y acquit un matériel et y engagea des ouvriers ; mais la double invasion que la France eut à subir en 1811 et 1815 empêcha ces ouvriers de se rendre à Paris.Au mois de juin 1814, Engel-mann avait aussi fait le voyage de Munich pour étudier la lithographie à son berceau, et sous les maîtres qui en avaient le secret.Grâce aux notions préliminaires qu’il avait acquises avant de partir, il put, en quelques semaines, se mettreau fait du nouveau procédé graphique inventé par Senefelder.Au mois d’octobre 1815 il ouvrit un atelier à Mulhouse, sa ville natale, puis un autre atelier à Paris, en juin 181b.Le 3 août de la même année, il présentait à l'Académie des Beaux-Arts des épreuves lithographiques de dessins au crayon des peintres Régnault,Carie Yernet et Girodet.Le dépôt de ces lithographies est enregistré dans le numéro du Journal de la Librairie du 7 septembre 1S10 et il est le premier de ce genre.Ce n’est que le 18 janvier 1817 que fut enregistré le dépôt les premiers spécimens lithographiques du comte de Lastcy- 1812, le par “ Sous la brillante direction de Lord Roberts, 200,000 hommes — l'armée la plus|1 considérable que l’Angleterre ait jamais envoyée aussi loin par-delà les mers — sont maintenant à réduire sous la domination de la Reine ces territoires qui n’auraient jamais dû être abandonnés, et à rendre à l’Afrique du sud sei'de chance de se développer dans lapais et la tranquillité.C’est là le langage d’un véritable inconscient.On dirait vraiment que Dieu veut perdre l’Angleterre, puisqu’il semble enlever la raison à ceux qui la gouvernent.Dcmcntat prias ! Lorsque l'Eternel voulut châtier Pharaon, roi d’Egypte, 11 endurcit son cœur, dit la Sainte Ecriture.Chamberlain et Salisbury sont frap- Aussi certains journaux anglais, qui j même jeu; seulement ce seront les II pés du mal qui perdit Pharaon.Le chef du cabinet anglais proclame la doctrine atroce que les nations ne sont pas liées par leurs engagements les plus solennels.L’Angleterre, par plusieurs traités, a reconnu formellement l’indépendance des républiques sud-africaines.Aujourd’hui, lord Salisbury propose froidement de leur enlever cette indé- L* ARGUMENT DU TU QUOQUE ! N’est-ce pas que c’est un langage II n'y a rien de plus amusant que 1 charmant à tenir au moment où les | polémique qui se poursuit ordinC soldats irlandais se font tuer en A fri- \ ment entre les jou que pour le compte de ce même gou-j Les bleus reprochent-ils : vernement anglais ! | tels et tels actes qu’ils jugent ou pré- N’est-ce pas que c’est un acte d’ha-i tendent répréhensibles, aussitôt les bileté consommée que de jeter ainsi rouges de répondre : Quand vous étiez l'insulte à l’Irlande le lendemain de la | au pouvoir vous en faisiez autant, visite de la Reine en ce pays, visite j Lorsque les bleus seront au pouvoir entreprise précisément dans un but de et que les rouges siégeront à gauche du conciliation ! : président, nous serons témoins du a » > illiv- rnaux de parti.i aux rouaex - ne songent pas à faire un crime à lord : qui se serviront de l'argument du fv Salisbury de sa foi punique à Végard qiiaquc pour écraser les rovyes.Le Soleil, numéro du .11 mai.vint dos républiques sud-africaines, ni de son coupable et orgueilleux ; ment, lui font-ils d’amers reproches pour avoir tenu ces propos d’étourdi.Tant il est vrai que, dans le monde politique, une bêtise se pardonne bien moins facilement qu’un crime ! Le Daily Chronicle dit : ivcugle- : do nous fournir un exemple frappant de ce genre d’argumentation puérile.\ T • • \ oici : ••Parmi les innombrables accusations qui ont plu sur le gouvernement, on n'a pas oublie celle d'avoir donne des situations lucratives à des députés, ce qui, selon U - pudiques tories, constituait une violation g ran te de f indépendance du Parie me ni “ Or voici qu’hier le premier ministre, répondant à M.Mc Mullen, a tracé devant la chambre le tableau délicieux et édifiant de la vertu de nos chers amis alors qu'il-détenaient le pouvoir et les places.“ Le fait était d’ailleurs bien connu de tous.Mais par ce temps d’insinuati mensongères et du falsifications répétée-, il est bon de mettre cette liste glorieuse sous ies yeux de vos lecteurs.Voici donc les noms des membres du Parlement que le gouvernement conservateur a placés dans des situations lucratives depuis 1870 fi 1890.: neimance.i - i Pour une raison inconnue, lord Salisbury ouvre rarement la bouche pour parler en public, sans dire des paroles qui manquent absolument de tact.11 a accentué son talent particulier ft parler mal à propos par son rajxprochement entre le Transvaal et les Nationalistes irlandais.Il dit que la Grande-Bretagne avait appris quelque chose par suite delà guerre en Afrique, mais il y a une chose que les ministres ne semblent pas comprendre, c’est la nécessité d’exercer un pou de jugement.” C'est un véritable crime contre lo droit des gens.C’est, de plus, un aveuglement fatal.A part les chefs jingoïstes, tout le monde,on peut le dire,voit clairement que ce que lord Salisbury veut faire serait la vraie ruine de l’Afrique australe.Si l’indépendance politique des républiques est détruite, il faudra, pendant des années et des années, que l’Angleterre y maintienne une forte armée d’occupation, pour garantir,non pas la paix—il n’y aurait pas de paix —mais une tranquillité relative.Et dans toute l’Afrique australe, l’élément hollandais, plus nombreux que l’élément anglais, prendrait en aversion le régime anglais.La division entre les deux races serait plus profonde que jamais.La haine y régnerait en permanence,à l’état chronique; et cette partie de l’Afrique, au lieu de “ se développer dans lu paix et la tranquillité ” ment dans la discorde et le trouble, en attendant la rupture d’avec l’Angleterre ou la guerre civile, peut-être.Beaucoup d’Anglais comprennent cette vérité ; mais les masses, avec le chef du cabinet, sont aveuglées par la passion et l’orgueil et entraînent l’Angleterre vers sa ruine.O rie.Ces dates précises, officielles établissent d’une manière incontestable la priorité d’Engelmann.OILS (:o:-:o:) Bibliographie : » L’Éducation de la Jeunesse par le Prêtre, par le R.P.J.-M.Lambert, missionnaire apostolique.Prix : 2 fr., chez Poussielguc, à Paris.Cet ouvrage,spécialement dédié aux ecclésiastiques qui s’occupent d’éducation, est précédé d’une lettre approbative du R.P.Régnault, président de VAlliance des Maisons d'Education chrétienne.Voici les quatre principales divisions du volume : 1.—Grandeur et importance de l’éducation de la jeunesse par le prêtre.2.—Les devoirs du prêtre éducateur.3—Les vertus du prêtre éducateur.Caractères de son autorité.4.__Les épreuves et les gloires du prêtre éducateur.Les sujets ainsi offerts aux méditations sacerdotales sont tous empruntes à l’Ecriture Sainte, de sorte que ce livre constitue ce qu’on pourrait appeler un Traité divin sur l’éducation.( i Le Bail Mail dit : f * “ Par son discours, le premier ministre montre qu’il ne reconnaît pas la nouvelle situation qui a été créée et qu'il ne se rend pas compte de l’importance de profiter du rapprochement opéré par l’héroïsme des soldats irlandais et Vhabile initiative de la Reine.En parlant comme il l’a fait, lord Salisbury iVa pas été l’interprète du sentiment anglais, car d’un bout iï l’autre du pays les Anglais sont remplis d'admiration et de gratitude fi l’égard de leurs cousins de l’Irlande.” Suit une liste aussi longue que peu édifiante.Les gouvernements eonso ont mal fait, c’est incontestable.Car c’est une immoralité politique,presque toujours, de donner à un député une position lucrative.C’est, régie générale, la récompense de sa servilité à l’égard du gouvernement.»?t r.I f , 111 l'Q 1 > l 1 V>v Le Dail Express tient un langage analogue et dit que lord Salisbury a rarement commis une plus grave faute de tactique.La vérité, c’est que lord Salisbury a eu le tort d’être franc.La sympathie que les tories anglais prétendent éprouver pour les Irlandais est de la pure hypocrisie.Dans le moment, ils ont besoin de l’Irlande, voilà tout; et ils sont furieux contre lord Salisbury d’avoir compromis l'entente anglo-irlandaise qui est tout à l’avantage de l’Angleterre.Grâce à quelques bonnes paroles, les Cette pratique porte une grave atteinte à l’indépendance du parlement, tout le monde l’admet ; et, cependant, livrent végéterait misérable- les deux partis, tour à tour, se cyniquement à cette pratique, après l’avoir dénoncée dans l’opposition.les rouges ont Pendant des années, tonné contre les abus, très réels, quo commettaient lès ministres bleus, en vergogne les députés qui montraient suffisamment dociles.casant sans sc Ils ont même tenté de faire voter une de coiTUp- Voici maintenant la gaucherie que lord Salisbury a commise dans son discours devant la Primrose League.Parlant du Home Rule pour l’Ir- loi pour défendre ce genre lion.Mais à peine sont-ils J.F.D.arrivés au pou- 1752 LA VÉRITÉ 3 voir que les voilà qui, sans le moindre scrupule, portent la même atteinte & l’indépendance du parlement.Et quand ou leur reproche leur inconséquence, ils répondent en dressant une liste des fautes analogues commises par leurs adversaires ! C’est vraiment comique.N”“velk.OrM»„s et Mg, de Ciucm- kec, qui admettent que les erreurs condamnées par le Souverain-Pontife étaient répan- C(Alx dues en Amérique.J1 est peut-être utile de &voir reçu la kttre pontificale et en savoir que, sur quatorze archevêques ex is- accepter les enseignements”, sont allés tant aux Etats-Unis nous les mettons au délî de publier intégralement la lettre du cardinal Gibbons, provoquer des événements qui jetteront pour longtemps le trouble dans VEglise.# < Messieurs les Anglais, cette fois encore, • auront tiré les premiers.” Pour notre part, nous ne voyons pas ce que les américains tes espèrent gagner en renouvelant la discussion autour des erreurs condamnées par le Souverain Pontife.nati,que le correspondant range parmi “ simplement déclare sans ces deux prélats sont plus loin et ont formellement remercié les seuls qui ont répondu de la sorte.Trois archevêques n’ont pas jugé propos de faire aucune rép6n.se; ce sont les archevêques de Chicago, de Dubuque et de Santa-Fé.le Pape d’avoir signalé et condamné les erreurs de l’américanisme.Il y a aussi Mgr Hortsmann, évoque de Cleveland, qui a écrit ce qui suit, à la date du 24 mai 1899 : Quatre ont simplement déclarer avoir reçu la lettre pontificale et en accepter les enseignements ; cvs prélats siègent à Cincinnati à la Nouvelle Orléans, à Portland et à Philadelphie.Ce dernier croit que la doctrine condamnée n* est guère il dit vis inveniri [jot&st.Enfin, chevêques de San-Francisco, de Saint-Paul, de Saint-Louis, de Boston et de Baltimore ont déchiré qu’ils n*avaient aucune difficulté A accepter les enseignements du Saint-Père, mais que les doctrines condamnées dans la lettre au cardinal Cîihhons n’exis- Le Journal, de Montréal, pour atténuer l’effet du cette longue liste dressée à la demande de M.McMullen, publie ce qui suit, dans son numéro du 11 mai : Les erreurs condamnées par Sa Sainteté Léon XIII se trouvent certainement clans la Vie du P.Affirmer ( 4 l • connue en Amérique, les cinq ar- Nouvelle confirmation Hector, écrite par le P.Elliot, pie le Pape ait condamné ces erreurs sans une pleine connaissance et saus examen du texte original anglais est une chose complètement absurde.Dire ensuite que la condamnation ne fut pas opportune oii se « ?la lettre au cardinal Gibbons ivexistaient 11 est assez naturel que le parti bleu, ayant presque toujours été au pouvoir, et comptant y retourner bientôt, a moins insisté que le parti rouge sur le scandale de ces nominations de députés à des emplois lucratifs.Cependant, nous croyons qu’il serait facile de trouver, pendant le passage des libéraux au pouvoir, de 1873 à 78, des protestations violentes faites par les bleus contre cette pratique démorali- ’arclinal I conf a • un w.naissants du silence observé par le Saint -Père.Si la réponse du cardinal Gibbons n'a pas été publiée c’est qu elle ne pouvait pas l'étre.Le Saint-Père a fait, en cola, acte de longanimité et de patience.Le- amis du cardinal Gibbons devraient lui en savoir La vérité vraie, c’est que l’opposition, quelle que soit sa couleur, dénonce cette pratique pour s’y livrer aussitôt qu’elle arrive au pouvoir.Le plus étonnant, c’est que le bon peuple sc laisse éternellement berner par les politiciens de profession, bleus ou rouges, au lieu de choisir uniquement pour sss représentants des hommes d’un désintéressement éprouvé et d’une indépendance reconnue.rais pris une photographie de l’horrible scène mais il n’y avait pas assez de lumière.En remerciant Votre Sainteté, du fond grc.de nos cœurs, pour la paternelle indulgence avec laquelle, en condamnant les erreurs, Elle rappelle à la vraie doctrine ceux qui s'en étaient écartés, nous ne pouvons nous empêcher d'exprimer notre douleur et notre juste indignation, en voyant un bon nombre de nos concitoyens,et surtout la plupart des journalistes catholiques, affirmer qu’ils reprouvent et rejettent les susdites erreurs, et proclamer cependant à toute occasion, A la manière des jansénistes, que presque personne parmi les Américains n’a soutenu ces fausses opinions et que le Saint-Siège, trompe par de faux rapports, a frappé dans le vide et poursuivi, en quelque sorte, un fantôme.Aucun catholique digne de ce nom “ Nous nous sommes abstenus jusqu’à présent de faire ressortir ce qu'avait d’anormal et de grave le silence absolu gardé par le cardinal Gibbons, depuis la publica-, tien de la Lettre apostolique qui lui était nommément adressée.u Quant à la Civiltà Cal tu lien, mise en cause avec tant d’âpreté par le correspondant de la Semaine Religieuse, elle saura reprendre, s’il le faut, la vigoureuse campagne qu’elle menait, il y a un an, contre Vaméricanisme.Le 15 mars 1899, elle terminait un Léon XIII et en disant : “ Celui qui louvoie, celui qui tâtonne, s’adapte an siècle, transige, celui-là pourra-sc donner à lui-même le nom qu’il voudra, mais devant Dieu et devant VEglise, il est un rebelle et un traître.u Ce vigoureux langage n’a pas été pardonné à la célèbre revue romaine.On voudrait aujourd’hui l’engager dans une polémique dangereuse.u Le correspondant de la Semaine Religieuse de Paris sait très bien que la Civiltà (kit toi ica ne peut publier ce document à moins d’en recevoir communication du Vatican.Or, nous tenons de bonne source que le Saint-Père a pris des mesures pour que cette lettre ne puisse parvenir à la connaissance du public.“ Si les partisans de Vaméricanisme tiennent à sa divulgation, ils en trouveront aisément le texte A, Baltimore, et les nombreux organes de la Press Association s’en disputeront la primeur.Mais, à notre tour, CoUf/rrs eur/unistique A Québec La Semaine religieuse, de Québec, annonce, dans son dernier numéro que c’est l’intention de Sa Grandeur Mgr Bégin Je tenir un congrès eucharistique, à Québec,dans le cours de l’année prochaine.Le congrès aura lieu, dit notre confrère, dans la nouvelle église du Très Saint-Sacrement (église des sœurs Franciscaines) sur la Grande Allée, centre de VAdoration perpétuelle.< ( Sous ce titre, la Vérité française, numéro du 26 avril, nous apporte un intéressant article de M.l'abbé Charles Maignen.Un correspondant d’Angleterre reprend, dans la Semaine religieuse, de Paris, la discussion sur Vamcricanisme.Voici la partie essentielle de sa communication : grand article intitulé : l’Américanisme 4 4 y y peut manquer d’apercevoir combien un tel procédé est injurieux au Saint-Siège infaillible, et opposé A la vraie foi, alors qu’il est certain que ces opinions erronées ont été plus ou moins formellement procla-panni nous par la parole et par la ; alors surtout qu’aucun catholique peut contester au magistère de l’Eglise le droit de se prononcer, non seulement sur les mais encore sur les faits ne ?i niées presse ne “ Il est oiseux (Véterniser les discussions, en disputant sur les opinions ; il importe seulement, pour une connaissance exacte des faits, do rectifier, par une petite statistique, les renseignements répandus en Italie et en Europe par la Civiltà Caitolica A propos de l’accueil fait en Amérique à la lettre que le Souverain Pontife adressait naguère au cardinal archevêque de Baltimore.Cette grande revue, qui est dirigée par les Pères jésuites, A ltome, a publié divers articles sur la lettre du Pape au cardinal Gibbons.Elle a reproduit en partie»- vérités révélées dogmatiques, et de juger infailliblement du objectif des doctrines et de Inexistence Prière aux abonnés d’examiner le chiffre qui se trouve à la suite de leur nom, sur l’adresse même du journal.Ce chiffre indique l’expiration de leur abonnement.S’ils constatent un retard, ils voudront bien se mettre en règle, sans délai.sens des erreurs.» i M, l'abbé Maignen conteste ensuite l'affirmation du correspondant de la Semaine religieuse que sur les quatorze archevêques des Etats-Unis NN.SS.de New York et de Milwaukee“soient les seuls qui aient répondu de la sorte”.! 1 montre par des citations que Mgr de i TA vÉniTÊ i furie LETTRES DE FRANCE porta avec un rare courage."Du reste, venait pas, je lui offris de réciter quel-sa patience ne se démentit pas un seul ques prières.11 accepta et répéta les instant, rapporte un autre témoin, M.prières que je lui suggérais, on me sor-Henri Derélv ; c’était une acceptation rant de temps en temps la main pour joyeuse, conforme à sa vaillante na- me faire recommencer les passages ture, un consentement tel au bon plai- qu’il goûtait le plus (4) ”, sir de Dieu qu’il s’oubliait pour être aux autres.Tous ceux qui l’approché- pour évoquer la grandeur de ces fins rent eurent de lui soit un mot gra- édifiantes, on nous permettra de mul-cioux, soit un sourire.s’exaspère si implacablement qu’il faut nous faire à l’éventualité des luttes défensives, voire des luttes à main armée.Prions avec ferveur pour l’extinction des haines aveugles, mais, si nous voulons mériter d’ôtro exaucés, Rien no valant les récits des témoins organisons nos forces, disputons le terrain aux armées diaboliques, qu’elles soient dirigées par un gouvernement ou par un parti d'opposition.C’est par une lutte incessante les catholiques feront respecter leurs droits et sauvegarderont l’exercice du culte.Ce qui se passe en France ne nourri le rituelle, il se confessa avec de grands permet guère d’en douter.Sans l’i 2 i tie d’un A la mémoire de deux héros morts pour la foi “ .et quia pro ejus nmorc sanguinem suum fuderunt.ideo cum Christo exultant sine fuie.M — Antienne des Vêpres du commun de plusieurs martyrs.Cette liberté | tiplior les citations.Ecoutons à présent d’esprit dont on s’étonnait, procédait le Père de Gerlacho.de l’absolue tranquillité de son âme.“ Le jour de la Toussaint, écrit le Il ne se méprenait pas sur la gravité vénérable religieux qui entourait de son état ; mais, purifié la veille par Ad codât d’une ardente sollicitude spi-une confession générale, matin du Pain des forts, il s’étuit offert, ! sentiments de foi, et le lendemain Dieu Pavait accepté.Tout n’était-il novembre, il reçut la sainte corn mu-pas bien, et,suivant une de ses paroles, j nion pour Pâme de son frère.Cenondant la marche de la mala- que En une époque d’inertie, de compromission, d’égoïsme,comme la nôtre, on ne saurait trop s'imprégner de lectures propres à exalter le courage, l’abnégation, l'esprit de sacrifice ; c’est pourquoi nous croyons devoir signaler, quoiqu’il soit paru depuis plus d’un an, certain livre consacré à la mémoire de deux héros morts pour la foi (1).C'est résumée en quelques pages, simples et émouvantes comme un récit de martyre,l’histoire de deux officiers aux zouaves pontificaux, Adéodut et Emmanuel Dufournel.Leur mère, une sainte, avait offert sa vie à Dieu pour leur obtenir la fin ! grâce d'une foi inébranlable et de la “ persévérance dans la pratique de la d’un religion.Elle fut admirablement exaucée.Pendant leurs sept années de service.les deux volontaires vécurent en ! revivre, et mer- grand nombre de baptisés, sans la poltronnerie inconcevable de certains fidèles, jamais les impies avérés ne fussent restés un pouvoir,jamais, eu tout cas, ils n’eussent osé toucher devait-il s'effrayer d’un jugement dans lequel "il aurait pour Juge celui à qui die était telle qu'il l’avait prévue; il venait de sacrifier sa vie ?” Aussi aux douleurs des pansements, qui quelle paix durant toute la nuit qu’il étaient cruelles, vint se joindre une passa sans repos, appuyé sur les épau- forte fièvre qui ruina les dernières rosies de deux amis, conversant et priant sources du malade.Les Sœurs de avec eux quand le permettaient les oppressions de plus en plus fréquentes et longues à mesure qu’approchait la aux congrégations et forcer les sémim listes au service militaire.L’histoire, qui nous fournit maints exempt analogues, nous apprend aussi que, sans une vie réellement chrétienne, les croyants sont incapables de résister avec succès aux attaques de l’ennemi héréditaire.C’est la tiédeur, la scandaleuse indifférence des fidèles, nus indignes de ce nom, qui a causé la mole ; quand arriva la nouvelle du ! perdre; officiers et soldats se pressaient ruine de ces églises d’Afrique qu’illu-saccès de Néroln, le mourant sc sentit U la porte de sa chambre pour prendre | mina la splendeur de saint Augustin.i ; de ses nouvelles: lui seul paraissait! L’Eglise militante a de durs devoirs veux au milieu de la douleur gé- que ses membres négligent trop nm - ment, sans doute parce qu’ils oubli, m es Charité, les deux zouaves qui l’assistaient,ne pouvaient se lasser d’admirer cette sérénité, ce calma parfait, cette union à Dieu, ce désir du Ciel.¦ La société romaine s’était émue en .Il v avait encore la matière V renoncement dans ce cœur im-| apprenant qu’elle était menacée de le deve- jetant sur l’avenir, qui.vrais soldats, du Christ, se distinguant | s annonçait plein de luttes et de triom-j lu)' par leur piété et leur énergie morale plies un regard ébloui, il eut la pensée jnvrale.Lvxijuise tendresse de son autant que par leur bravoure guer- de se reprendre pour se redonner, la cœur rivre.intrépides en toutes circonstances tentation de vivre pour combattre eu- 1 aiiixoo des blessés lui lit comprendre et toujours rayonnants pour le plus core et recommencer sa mort : tombé combien de sang nous avait coûté la grand bien spirituel de leurs frères au début de la campagne, il envia | victoire de Montana, d’armes.C’étaient des âmes d’une rare ceux qui devaient tomber les derniers ; j beauté.C'étaient aussi des caractères ruais ce ne fut là qu’un trouble passa-d’une virilité et d’une générosité toutes françaises.Ce que notre race a de pur et de noble resplendissait en eux.Le 19 octobre 1SG7, à Farnèse, où •cinquante zouaves repoussèrent près de ¦deux cents garibaldiens, Emmanuel fut mortellement blessé.La vaillante petite troupe avait été cernée dans une maison d’où elle venait de déloger les avant-postes ennemis.Emmanuel commanda de les charger à la baïonnette et se précipita dehors le premier ; sitôt entouré par l’ennemi, percé de quatorze coups et, lorsqu’il fut par terre, un lâche le frappa au front avec la crosse de son fusil.i montra cependant lorsque qu’avec la Grâce tout devient possibh-.“Je puis tout en celui qui me fortifie”, s’écriait saint Paul (7).se Que ce cri devienne le nôtre 1 Comme nos ancêtres furent amenés à repousser les infidèles du dehors, nous pouvons être amenés à repousser les mécréants du dedans, la borde des ignobles âmes viles.Nous devons être prêts à sacrifier notre vie pour le divin Auteur de la Vie, pour VAdorable Sauveur qui s’est rendu pour nous obéi jusqu’à la mort.Malheur à qui refuse de combattre pour la Religion, celui-là commence parse priver do grâces et finit trop souvent par se fermer à lu Grâce.Comment Dieu serait-il avec les timorés, les languissants, avec les lâches, disons le mot,qui craignent de se compromettre en confessant et en vivant leur foi devant les hommes ?.“Celui qui m’aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les deux (S) ”, < >r, il y a des heures où l’inaction, l’apathie,équivaut à un reniement de Notre Seigneur.Mais lisent-ils encore I’M-vangilc.les esclaves du respect humain, les déloyaux, les imprudents, les indociles toujours prêts à pactiser avec l’esprit du inonde ?S’ils le lisaient, ce Livre par excellence,l’épouvante n’ar-rôtorait-clle pas leur défection ?S'ils accordaient quoique attention aux enseignements du divin Maître,oseraient-ils se laisser aller à l’apathie spirituelle, ce cancer de l’âme, cette source de toutes les faiblesses, de toutes les déchéances.(3) Le 5, Adéodat se confessa de nou- veau avec une exquise ferveur et une parfaite lucidité d’esprit.“ .Vers six heures du matin, son j “ Ses yeux s’ouvrirent avec une ex- âme remonta vers Dieu toute étince- ! pression de respect et de tendresse, ger.continue le Père de Gerlache.11 reçut la Sainte-Hostie d’une manière angélique, et ensuite laissa reposer doucement sa tête de côté.Je vins m’agenouiller à son chevet et lui suggérai les actions de grâce usitées, auxquelles il parut parfaitement s’unir (G) ”.Peu après, le vaillant officier trépassa ; il avait vingt-neuf ans, Emmanuel en comptait deux de moins.De telles lectures sont consolatrices lante du sang de son martyre mêlé au sang de Jésus-Christ.Ainsi mourut d’un acte de charité envers l’Eglise ce soldat qui confessa, par sa tranquillité devant la mort, mieux qu’il ne l’aurait pu faire en d’ardentes paroles, sa foi à la vie éternelle et son espérance basée sur la fidélité de Dieu (3) ”.Au service funèbre, les habitants de Valentano partagèrent l’émotion des soldats.Tous les fronts s’inclinèrent, admirai!fs et attristés, devant le corps de ce preux, toutes les âmes se confondirent en une même prière.Dix jours plus tard, à Rome, Adéodat tombait à son tour, atteint par un coup de feu en pleine poitrine au cours d’une reconnaissance dans les jardins de la villa Cecchina.Le matin môme, il avait demandé à la Sainte Vierge,au lieu où le premier Pape était entré dans la gloire, juste dix-huit siècles plus tôt, la grâce de mourir pour l’Eglise.“ Aidé d’un homme de ma compagnie, dit M.de Clissoy, qui reçut dans ses bras cet autre preux, je le transportai dans la rue et, m’étant assis parterre, je l’appuyai sur mes genoux.Il ouvrit alors les yeux qu'il avait fermés un moment et me dit en me prenant la main : “ C’est fini, je suis mort.” Je voulais l’empêcher de parler, j’entendais le sang qui peu à peu emplissait sa poitrine, de grosses gouttes de sueur couvraient son front ; je l’embrassai en les essuyant, il me pressait la main avec reconnaissance.Il avait envoyé chercher un prêtre pour lui donner L’absolution ; voyant qu'il no ssant aus-il tomba et réconfortantes.Comme le dit l’auteur anonyme dont les mains pieuses ont tracé la biographie de ces modernes paladins, “ ceux qui sont venus plus tard pourront trouver dans ces pages un encouragement et un exemple.Ils comprendront sans doute qu’il y a des défaites meilleures que les victoires.” L’heure est critique, et non pas seulement en France.Dans la plupart des grandes nations, les ennemis de l’Eglise redoublent de violence et de ruse.•'< Emmanuel avait eu encore assez de force pour se relever et rentrer dans la maison, écrivit à Adéodat le capitaine de Couëssin.On y trouva un matelas, sur lequel on l’étendit ; il était souriant et ne poussait pas une plainte.“ J’ai toutes mes blessures par devant ”, dit il.Il parla quelques instants à du Chêne, puis il voulut empêcher qu’on s’occupât de lui, renvoyant les autres se battre et les encourageant encore.Lorsque j’arrivai,deux heures plus tard étendu,’l’air rayonnant.Je l’embrassai.“ Je suis couvert de blessures, dit-direz à mon frère qu’il peut Moi j’ajoute Les sectes s’efforcent de terroriser les esprits qu’elles ne peuvent empoisonner de leur mécréance, et ce genre de persécution finirait par devenir désastreux si les croyants ne s’appliquaient de plus en plus à développer leurs énergies.Il importe que nous nous mettions en état d’opposer une résistance sérieuse aux attentats des maudits qui, parce qu’ils ont réduit leur conscience au silence, prétendent nous empêcher d’écouler la nôtre.Leur je le trouvai là, il, vous être content de moi ”.que tu dois en être fier (2) ”.Le combat fini, les garibaldiens en déroute, lu blessé fut transporté à Ya-lcntano, non sans d’horribles souffran-Le pansement fut long, il le sup- L’apathie, huit ordinaire de ce ralisme pratique qui paralyse du l’Eglise dans tous les pay est la première Car rester apathique, c’est ouvrir s esprit à l’erreur et laisser en étape vers l’apostasie.CCS.son son nine Lille-Paris, Désolée, de Un volume de 83 (1) Deux Frire*, Brouwer et Oie, 1898.pages vendu au profit du Denier de Saint- Pierre.• (2) Deux Frère*, p.52 et 53.(4) Deux Frire*, p.69.(5) Ouvr.cité, p.75 et 70.(U) Ouvr.cité.p.77.(?) Philipp., iv, 13.(8) Matt),., X, 33.(3) Deux Frère*, p.60 et 8.I Samedi 10 Mai 1000 LA TÉHITÊ 5 No négli- litc, il moins d’être soutenue ot alimentée par un esprit do sacrifice, par une générosité que rien n’épuise ni ne décourage.“Si les entreprises do charité conduites par l’Eglise sont plus florissantes que d’autres, c’est que l’esprit et la méthode de saint Vincent de Paul cessent pas de l’animer.Elle quête, elle mendie, au besoin, pour diminuer le nombre des mendiants, elle s’adresse aux riches pour nourrir les pauvres à l’aide du superflu do tout on abondance.On n’a encore rien trouvé de mieux.Ajoutez à cela que l’Eglise, — dont nous nous bornons à effleurer ici le rôle économique et social dans la démocratie moderne, — a des cadres tout prêts et un personnel tout organisé pour son œuvre d’assistance et de dévouement ; elle est (qu’on nous permette cotte expression toute respectueuse dans notre pensée) un grand magasin, une agence générale de secours, qui a partout, sous les formes les plus diverses,des comptoirs, des succursales, des représentants.” le champ libre au péché, geons donc aucun moyen d’alimenter notre piété, notre courage, travaillons vain te basse à nous pénétrer do Habituons- de la poudre aux indigènes ; à Mada gasear, avec les predicants qui récitent la “ prière sainte ” contre nous, devant les fonctionnaires huguenots qui les laissent faire ; elle est dans toutes nos colonies : elle est dans nos ambassades, dans nos consulats, etc.” Ajoutons la remarque d'un journal signalant la composition du personnel de l’Ecole normale supérieure où sont formés les professeurs destinés aux premiers postes.Le composition du personnel de cette école est singulièrement suggestive : l'Ecole normale supérieure a, pour directeur, le protestant Perrot ; pour surveillant général, le protestant Dupuy ; pour bibliothécaire, le protestant llerr ; pour directeur des études d’histoire, le protestant Menod ; pour maître de conférences de littératures, le protestant Lanson, etc.Note dr la Vérité : — Pourvu que ce pigeon ne soit pas un canard I sans c l’esprit de renoncement.au moins à l’idée do souffrir.Prière pour la France nous « Ne pus scion la vigoureuse expression do M.l’jibbé Cloud (9).N’abhorrons pas la i nous croyons en Jésus.“ Celui i dit demeurer en lui doit marcher souffrir, c’est être mort ”, O mon Dieu, c’est pour la France que je vous prie ! Non,c’est impossible, vous n’abandonnerez pas ce noble pays qui a tant fait jadis pour votre gloire, et qui a mérité d’etre appelé votre soldat et dont aujourd’hui toutes les églises et toutes les cathédrales tendent vers vous leurs flèches et leurs tours comme des bras suppliants.Oubliez, oubliez, dans votre clémence infinie, qu’elle a trop longtemps subi ces maîtres impies qui persécutent vos prêtres, chassent vos servantes du lit des mourants, et effacent votre nom du livre de l'écolier.Car elle est lasse à présent de leur tyrannie ; vous la voyez frémir sous le joug des sectaires athées, et elle comprend enfin que ces hommes de destruction et de néant, frappés, on ne sait de quelle folie furieuse, veulent briser son épée — l’épée de saint Louis et des croisades ! — et jettent ses étendards dans la boue où bientôt peut-être ils seront foulés par la botte d’un conquérant.Mon Dieu, ayez pitié de la France, de votre France, vous qui, pour son salut, avez suscité Geneviève et armé Jeanne d’Arc du glaive d’un de vos archanges ! Sauvez-la en cette heure douloureuse où ses malheurs l’éclairent sur ses fautes, où elle rêve de les ne Croix si qui il a marché (10) ".comme ceux qui ont Alphonse Germain.de Notre-Dame des Efu- (v) Conférences (liants il Paris.(10) S.Joann., 1, il, 0.,,1/merr, débet, aient Qui (licit se in ipso ille (vnbîilavit, d ipse nmlndnn.Ce que (tonne la ReliqUm O* (De la Se main*' calholiqvc, do Suez.) I n publiciste parisien, qui s'est donné la tâche de solliciter l’opinion des personnages le» plus en vue sur certaines questions actuelles, demandait, il y a quelque temps,au célèbre écrivain Paul Bourget ce qu’il pense de l’irréligion en France.M.Paul Bourget a été irréligieux.Il a écrit des romans qui loi vent pas être lus.Mais il a vu, il a réfléchi, et voici sa réponse : Le pigeon-chemin de fer Un journal belge, la Meme, raconte que, depuis la lin de janvier, un pigeon qu’on a baptise “ le pigeon des Guillemins Le protestantisme en F ran ce accompagne régulièrement tous les jours la locomotive du train qui part de la gare des Guille-mins pour Bruxelles et Liège.Malgré le vent, la pluie, la neige, le pigeon suit la locomotive n’allant ni plus vite ni plus lentement que la machine.ne t (De ia Semaine catholiqtif, do S tu/.) Nous devenons irréligieux, ou—ce qui est pis—antireligieux.Cette tendance qui, chez tout autre peuple, serait honnie et vigoureusement réfrénée, se développe chez nous, à l’abri de la politique, avec la secrète complicité des pouvoirs publics.“ Voyez-vous, il est une règle que j’ai constamment vérifiée et qui ne soulfrc pas d’exceptions.Partout où le christianisme est vivace, les mœurs se Il y a on France six digne fils d’Albion qui hier matin aura lu dans son journal que les habitants de telle ou telle ville s’étalent rendus en pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes et avaient déposé des couronnes do Meurs sur l’autel de la Sainte Vierge.Aussitôt un sourire d’incommensurable dédain plisse le rictus de notre Anglais.Il se répand en lamentations dans lesquelles le mépris le dispute à la pitié sur le compte de ces malheureuses victimes d’un culte plein de superstitions, et il remercie une fois de plus le ciel qui Ta fait enfant de la libre Angleterre et sectateur d’une religion reposant à la fois sur la Bible et sur la raison.Après quoi il prend sa canne et son chapeau et comme c’est le 19 avril, jour anniversaire de la mort de Benjamin Disraeli, comte de Beacons-field, après avoir préalablement orné sa boutonnière d’une touffe de primevères, il va pieusement déposer un ou plusieurs bouquets de ces fleurettes sur le socle de la statue du célèbre ministre.L’idée ne lui vient pas un seul instant à notre John Bull qu’entre lui et le pèlerin de Lourdes, l’homme superstitieux n’est pas ce dernier et que le véritable idolâtre des deux c’est l’adorateur de lord Beaconsfield qui lui-même n’adorait rien, — pas même Dieu.Cela n’empêchait pas ce dernier de se faire passer pour un des piliers de l’Eglise officielle.Mais il n'a jamais été prouvé que ce fougueux anglican fût chrétien.Bien que des récompenses généreuses eussent été offertes dans les journaux à quiconque produirait les extraits de baptême de Benjamin Disraeli, cette pièce ne fut jamais exhibée.Si lord Beaconsfield avait professé sérieusement un culte quelconque, il est probable qu’il eût été catholique.Le catholicisme exerçait sur son imagination un charme mystérieux.Les plus séduisantes de ses héroïnes : "Sy-bille ”, “ May Dacre ”, “ Claire Arundell ” sont toutes catholiques.Son principal héros “ Centarini Fleming ” (Sous les traits duquel on croit généralement que Disraeli s’est représenté lui-même) finit par être reçu dans le sein de l’ Eglise.La description de l’office des “ Ténèbres ” est une des plus belles pages du roman de Lothair qui, comme on le sait, fut inspiré à l’auteur par la conversion du marquis de Bute au catholicisme.Dans ce même livre Disraël esquissa le portrait du cardinal Manning sous les traits du“cardinal Gran-dison ”, mais la ressemblance ne fut pas jugée frappante.L’auteur se piqua d’honneur, et devenu lord Beaconsfield, il recommença sa tentative dans son dernier roman, Endymion (pour lequel il reçut de son éditeur le prix fantastique de 250,000 francs).Cette fois il fit un chef-d’œuvre.Nigel Pen-ruddock est le cardinal Manning pris sur le vif.Le voici peint à son retour de Rome après sa conversion : “ Nigel était transformé.Au lieu de l’élévu-j qui jugeait co titre inconstitutionnel, parlait ! s’était refusé à le lui «taire décerner.que d’une seule chose, la grandeur; de sa tâche.Le principe divin de l'Eglise pouvait seul le soutenir.Il I F.de Bernhardt.• • • • une chose indiscutable : partout une immense inquiétude s’agite au fond des cœurs : était fréquemment l’hôte de banquets: auxquels il ne touchait pas, car c’était1 un acète souriant; et bien qu’il semblât prêcher ou officier dans tous les quar- ! tiers de Londres, il trouvait le temps de proposer des résolutions dans des t’ien-v 1 Ermite public dans lu Croix, du 15 meetings de la bourgeoisie, d’assister aux réunions de corps savants, et même d’envoyer une dissertation à la Société Rovale.” L ABSENT nous avons l’impression de descendre, d0 marcher fatalement vers tion auprès de laquelle toutes les très n’auront été que des jeux d’ fants — le mot est d’un socialiste.L’assaut se donne d’en haut et d’ d’en haut par peur par convoitise ardente.une révolu- Un membre du clergé de Paris qui signe au- cil- avril, cet article douloureusement empoignant : ("est les yeux pleins des visions delà Semaine Sacrée .visions de la ioule dense, ininterrompue, se pressant autour des autels .visions de communions d’hommes .visions des agenouillés au pied de la croix voilée de crêpe .visions des tout petits enfants, dans nos églises ensoleillées, offerts ce matin comme de vivants : bouquets à la première bénédiction du i Christ ressucité .c'est avec toutes i ces impressions de foi et d’amour que j’écris ces lignes sur .l’exposition ! La vie sacerdotale a de ces contras- en bas d'en I • • • m • • • La postérité admirera surtout l’écrivain dans lord Beaconsfield et refusera assurément de voir en lui un véritable homme d’Etat.Sa politique visait surtout à l‘éclat, et sacrifiait volontiers le solide au brillant.11 fut le créateur de cet “ impérialisme ” outré, dont nous '•oyons aujourd’hui les résultats dans l’Afrique australe.Pourquoi la primevère est-elle au-l jourd’hui associée indissolublement au nom de Beaconsfield ?Les explications varient.La plus généralement admise est qu’il avait coutume de porter constamment un petit bouquet de ces fleurettes à sa boutonnière.La chose a été démentie, et l’on assure que cette légende repose sur une erreur.Quoi qu’il en soit, hier, la statue de l’homme d’Etat, à Westminster, disparaissait sous les primevères.Comme d’habitude, le tribut floral envoyé par M.Beleilos, de Hong Kong, l’emporte sur toutes les autres par sa magnificence.Chacun se distingue comme il peut.L’humble fleurette est devenue l’instrument d’une manifestation politique — fort gracieuse, d’ailleurs.Les hommes qu’on rencontre ornés d’une touffe de ces pétales délicats peuvent être considérés comme appartenant au parti tory.Quant aux femmes, elles se distinguent par leur profusion florale.Portent elles des primevères parce qu’elles sont conservatrices ?ou sont-elles conservatrices parce que c’est un prétexte pour porter des primevères ?Grave problème que je laisse à de plus capables que moi le soin d’approfondir.Toutefois, je soupçonne qu’en politique, comme en autres choses, les femmes sont toujours du parti des fleurs.Je constate néanmoins, qu’hier, nonobstant la fièvre guerrière et le jingoIsme à l’état d’épidémie, le nombre de personnes qui portaient des bouquets de primevères, surtout parmi les hommes, était bien inférieur à ce qu’il était les années précédentes.A peine un passant sur dix avait-il à sa boutonnière la fleur de lord Beaconsfield.Le 19 avril est peut-être le seul jour de l’année où le pasteur de Hughen-den, la paroisse où était situé le manoir de lord Beaconsfield, ait une besogne sérieuse.Ce jour là, depuis le matin, il est occupé avec sa femme à disposer sur la tombe de son illustre paroissien les couronnes et les guirlandes qui arrivent de tous les points du globe.La reine ne manque jamais d’envoyer un tribut d’affection à ce- Ce quo tu dois faire vite !.” crie la Maçonnerie vernemout.fais-le au gou- Et pendant que le peuple hypnotisé, les attractions île l’Exposition, on étrangle tous les jours quoiqu’un ou quelque chose derrière la façade brillante ; et quand un cri plus déchirant que les autres passe foule et lui fait brusquement dre la tête en un geste d’inquiétude, al la foire se fait plus tonitruante /im ba la boum ! /.sim bu la boum!!.’ et à la fin du couplet, une liberté de plus git sur le tas, au fond des in pace démagogiques.regarde, sur la SSCI" ors tes.Le prêtre quitte une maison où Ton pleure, le front sur un cercueil, pour aller en face ondoyer bébé tout blanc et rose dans ses dentelles de fête ; les doigts consacrés autour desquels se crispaient tout à l’heure ceux de l’agonisant versent l’eau sainte au front Va, pauvre et grand pays de T ce, amuse-toi bien très ' ran- amuse les au-amuse-toi vite, car j’ai bien peur que tu arrives aux dernières ch es de la descente.• • • mar- di! nouveau-né, et la même voix qui disait : “ Courage, ô frère qui vas partir ! Ce qu’il y a en bas fond .?Dieu seul le sait .exclu, honni, chassé de chez Dieu, l’étranger !.Dieu, l’ennemi Dieu, dont la croix rayonnante remplacée sur la porte de ton exposition, par la femme de plâtre, habillée chez Faquin ?tout au Dieu nous .• • • • • • ” recommence : “ Courage plus encore à toi, pauvre petit, qui ar- • • • rives ! est Cette fois, le bébé c’est lion, mais ses parents n’ont pas lu qu’on le baptise.Autour d’elle, j’ai retrouvé la foule qui priait tout à l’heure dans nos églises : elle circulait, heureuse du gai soleil d’avril,examinant les palais, discutant les Pégases dorés, se montrant, dans cette ville de toile peinte et de plâtre, les curiosités qui piquetaient l’horizon l’Exposi-vou- • • • Et voilà pourquoi ce samedi matin, veille de Pâques .veille des glorieuses résurrections de l’Eglise, je circulais au milieu des ouvriers affairés, des soldats transformés en manœuvres, de messieurs aussi importants quo décorés ; et je sentais au fond de toute cette joie une tristesse immense .; comme Marie-Madeleine au Jardin de Judée, je vous cherchais, ô mon Maître .ù Christ, ô roi do toutes les splendeurs, roi du Travail et premier Ouvrier ; et si cette Exposition nie fait pour .si son lendemain m’épouvante, c’est que je ne vous y ai pas trouvé car on ne convie pas tous les'pays du monde à travailler à une l’ôte, sans produire par-ci par-là des chefs-œuvre isolés de goût et d’originalité.Et je me disais, en regardant ce bon peuple : “ Qui ou quoi empêche donc cette Exposition d’être une vraie fête de famille ?La raison m’en est apparue très claire, très navrante aussi : le Chef de la famille a été exclu : Dieu n’est pas là ! • es « • • • Pierre l’Ermite Elève, ô homme d’un jour, sur la mince surface ce ton globe tous les palais que tu voudras.dore les poles.étoile les façades de lampes électriques de l’esprit humain Dieu ne plane pas au-dessus de tous tes efforts, vanité !.vanité [.vanité ! ! Fais donc un brin d’herbe, ô bâtisseur de palais !.” Pour rire Oscar Crétiuouf renchérit toujours sur les politesses reçues.Ayant reçu une lettre dont lo signataire le priait d’agréer l’assurance do sa considération distinguée, il a terminé sa réponse par cette formule : “ Agréez l’assurance do ma considération encore plus distinguée que la vôtre, ” cou- accumule les merveilles • • • si l’Idée de • • • * * Et même, je ne connais nen de
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