La Vérité, 1 août 1901, samedi 17 août 1901
' lito ruc HtJSl 1 j'1" r ‘Ml 21ème ANNEE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 17 AOUT 1901 No, 3 1 î n AVIS ï LA VÉRITÉ ! ;i premier rang entre les Congrégations, la Propagande l’emporte sur toutes les autres par l’immensité des affaires, ception des pays catholiques de l’Europe, de la Russie, et des Etais de l’Amérique du sud, le monde entier lui appartient, et A l’égard de ce prodigieux territoire, elle cumule toutes les fonctions partagées pour les pays catholique?entre les diverses Congrégations ; ou, pour parler plus exactement.elle rassemble en elle-même tous les pouvoirs du Saint-Siège, sauf P obligation d’en référer au Pape dans les affaires majeures.Les provinces qu’elle administre sont distribuées A six ecclésiastiques, dont plusieurs prélats, appelés minn lanti ou rédacteurs.On nomme po-nenzr ces petits empires, et les affaires sont d’abord classées par poumccs, chaque minutant examinant celle de sa pon-ncc.Mais ce ne sont pas les minutants qui les expédient.La décision est rendue, selon la gravité des matières, par le secrétaire seul, ou le cardinal-préfet en conseil avec le se crétairc et tous les minutants, ou enfin par la congrégation des cardinaux.Par exemple, la nomination des préfets apostoliques se fait en conseil ; celle des vicaires apostoliques et des évêques en congrégation.Le conseil se tient deux fois par semaine, et la congrégation deux fois par mois.Quelques jours avant que la congrégation se réunisse, les cardi naux dont elle est composée reçoivent un précis, dressé par les minutants, des questions qui leur seront soumises, dont chacune est assignée en particulier à un cardinal, pour qu’il l’examine d’une manière approfondie e* en rende compte A ses collègues assem blés.Quand il en survient de trop épineuses, on les lait d'abord étudier par un consultent Les affaires des Elles o:—:0 A l’ex- Doctrines & Opinions Une citation opportune.Quiconque est pour la civilisation doit être avec les Ordres religieux dans l’histoire.Littré Madame Marie du Sacré-Cœur et l’abbé Dabrv.% On sait que l’abbé Dabry forme, avec les abbés Siffiet et Naudet,un trio de démocrates passablement incommodes et qui se promènent sur le terrain doctrinal avec une dangereuse désinvolture.A l’occasion du décès de Madame Marie S.a ré Cœur, M, Dabrv vient d'écrire : Un impérial parleur.On sait que Guillaume 11 se fait habituellement accompagner de sténographes qui, dans les occasions tant 0:1 la considère conjointement avec les soit peu sel en n elles comme dans les deux congrégations de Vital des AV71- grandes circonstances, recueillent fidèlement-la parole du maître.Un journal allemand s’est donné la peine de dresser la statistique des allocutions impériales, avec ce résultat : que Guillaume a prononcé en public, depuis son avènement au trône, 91G discours dont 22 en français 1S en anglais, 3 en russe et 873 en allemand.Encore un soldat qui tombe !v lira peau ù la main, jetant malgré tout, son défi aux lâches, aux hypocrites, aux pharisiens .Elle augmentera dans le ciel la série des victimes saintes, de veux quijetèr nt dans le monde une idée aussitôt étouffée par le prince des ténèbres.lier.s et de lu discipline régulière avec lesquelles elle a les rapports les plus étroits, fondés sur un objet, du même genre.La Congrégation des Evêques et Réguliers emploie un sommistc, qui, avec l'aide d'un substitut, prépare pour les cardinaux le précis imprimé des affaires à t raiter en séance ; un juge rapporteur, à qui est réservé le précis des affaires criminelles ; trois minutants, pour aider à dresser les pièces officielles ; un protocoliste, qui tient à jour les volumineux registres où sont inscrites en quelques mots toutes les affaires, tout ce qui arrive et tout ce qui sort ; enfin, un archiviste, aidé d’un sous-archivi te, dont la fonction n’est pas seulement de classer les nouveaux dossiers mais aussi d’étudier les q1(jK ]es $u]pjcjens.dossiers anciens, de manière à ce qu on.^ Publié C'a plier, dont la santé est les puisse aisément consulter lorsqu il ,jepUjs quelques temps dans un état s’agit de connaître la pratique de inquiétant, vient de se démettre dé ses Quand on se rappelle que les réformes préconisées par cette téméraire religieuse n'ont pas été approuvées à Rome, il y a lieu de se demander à qui s’adresse l’étrange langage de M.l’abbé Dabry.On voit que si ce souverain-là a de la langue, il a aussi des langues, c’est-à-dire une érudition considérable.Si l’on ajoute à cela qu’il manie bien le pinceau et qu'il est agréable musicien, il faut admettre que Tempe reur d’Allemagne n’est pas un petit travailleur intellectuel.Son onde Edouard (notre roi) n’est certainement pas aussi vaillant.( -o:o- ) Livres & Revues : Saint Yves, par Ch.he La Roncière, ancien membre de l’Ecole de Rome, 1 vol.in-12, de la collection Les Saints.Prix : 2 francs.—Librairie Victor Leccffre, rue Bonaparte 90, Paris.Saint Y vos, si populaire en Prêta-est encore peu connu dans le gne, I 2 LA VÉRITL j saut tableau d'intérieur, c’était l’image de ce que fut la nationalité au début de la Nouvelle-France.reste de la France.On verra par la biographie si précise et si colorée, bref, si attachante, de M.de la Roncière, qu’il valait la peine de combler une telle lacune.Prêtre, avocat et magistrat, suivant la licence qu’eu donnaient les lois du temps, saint Yves est une grande figure où rayonnent àj la fois la piété, la science et la justice.Et ce n’est pas seulement la légende qui nous la donne.Vue des nouveautés nombreuses du livre qui vient de paraître est la mise en lumière des procédés de haute prudence, de réserve et de critique que l’Eglise apportait, dès le moyen âge, à la reconnaissance authentique des vertus et des miracles des Saints.Le volume presque tout entier s’appuie d’ailleurs sur les dépositions parfaitement classées des témoins entendus au procès de canonisation.En un mot, ce travail est celui qu’on pouvait attendre d’un ancien membre de l’Ecole de Rome, d’un érudit déjà couronné par l’Institut, exercé aux méthodes les plus rigoureuses dans le savant milieu de notre Bibliothèque Nationale.— La Croix de Paris.Que de jeunes gens des villes, sans avenir, sans lendemain, devraient, Cet enfant imiter M.Rousseau, qui n’est pas uuo représentait bien, à mes yeux, les lui- exception, tant s’en faut, puisque son histoire est celle de milliers do colons.Son voisin, M.Wilfrid Malienx, autrefois do Québec, est absolument dans ta même position enviable que lui.M.Malieux est un ancien élève do l’école du Patronage, un membre de l'Union Notre-Dame.En même temps (pie Rousseau, il s’est dirigé vers le Lac des Commissaires, et le voilà aujourd’hui un jeune homme sur lo chemin de la richesse.Un Héros de la Forêt Monographie d'un colon du Lac des Commissaires blés moyens dont Dieu s’est servi pour créer le peuple canadien français.Le père, rayonnant de force et de santé, personnifiait la hardiesse et le courage de nos ancêtres ; la mère, ravissante de propreté, de simplicité et de franches manières, rappelait le beau rôle que la femme joua chez nous au premier siècle de l’histoire du Canada; enfin, la croix attachée à la cloison de la chambre où j’étais, disait bien liant ce que les fondateurs du Canada-français doivent :\ la Religion, source de toute véritable force et de toute Le pionnier Clin.Rousse ai i Je viens, aujourd’hui, offrir à mes jeunes compatriotes un modèle facile à imiter dans lu personne de M.Charles Rousseau, tils de David Rousseau, de St-Sauveur, un jeune et vaillant colon du Lac des Commissaires.Il y a quatre ans, M.Rousseau disait adieu à Québec, et prenait hardiment la route de la forêt, afin do s’y tailler un avenir honorable et assuré.La Société St-Jean-Baptiste do Saint-Sauveur venait de fonder une colonie dans le canton Malherbe, une superbe région baignée par une petite mer agréablement parsemée d’iles et d'ilôts.Notre héros, qui était journalier et n’avait que 18 ans, sut profiter des avantages qu’offrait la Société St-Jean-Baptiste.Il quitta courageusement sa famille et se rendit avec un groupe de tiers défricheurs, tous de St-Sauveur, sur les bords enchanteurs du Lac des Commissaires.Depuis 1897, M.Rousseau a lutté comme un héros, corps à corps avec les géants de la forêt.Sans perdre une minute, sans défaillir une seule fois, le regard bien fixé sur le but à atteindre, plein de confiance en Dieu, dans sou courage et dans la force de ses deux bras, le jeune défricheur, nouveau Jean-Rivard, est parvenu au terme de ses espérances : il est aujourd’hui propriétaire d'une grande ferme de deux cent quinze acres, dont vingt-cinq sont maintenant en culture.La terre de M.Rousseau est admirablement située, comme tous les lots, du reste, des cantons de Malherbe et Si j’avais un conseil à donner à mes jeunes amis de Québec, qui n'ont pas un avenir bien décidé devant eux, je leur dirais : — A six heures de notre ville, par le chemin de fer de Québec au Lac St Jean, se trouve une paroisse nouvelle, sise ù trois milles seulement do la gare du Lac des Commissaires.Les beaux cantons Malherbe et Crespicul, baignés par l’immense nappe d'eau, dont les beautés ont été si bien décrites tout récemment par mon ami, M.Eugène Roublard, constituent le vaste territoire d’où émergera avant longtemps, un joli clocher, signe d'union et d’espérance.De chaque côté du Lac, surtout dans le canton Crespieul, un grand nombre de lots des plus avantageux sont encore en vente.Eli bien ! jeunes gens, croyez-m’en, nu lieu de végéter pendant les plus belles années de votre vie, acquérez donc un lut boisé, défrichez-le de vos mains, et dans quelques années, vous serez un citoyen indépendant, possesseur d'un petit royaume qui vous sera d’autant plus cher qu’il vous aura coûté beaucoup d’efforts et de sacrifices.Adressez-vous soit au Département de la Colonisation, à Québec, ou A la Société St-Jean-Baptiste de St-Sauveur, achetez un lot qui vous sera concédé moyennant quelques piastres, et partez ! Dans trois ou quatre ans, tout comme MM.Rousseau et Malienx d'importants propriétaires de biens-fonds.Eu devenant soldats de la forêt, vois devenez membre de cette année d’élite qui grande inspiration.Ce modeste intérieur proclamait aussi avec une éloquence extraordinaire la puissance de la famille chrétienne, de la famille solidement unie par les liens de l'amour sanctifié par l’Eglise.La famille Rousseau résumait à mon esprit, enfin, l’histoire de nos immenses régions de colonisation qui doivent leur merveilleux développement à ces trois forces : le Courage, l’Amour et la Religion.J’ai dit, il y a un instant, que sur les deux cents acres de son lot, M.Rousseau en avait vingt-cinq eu cul turc.Dès cette année, ce champ cultivable sera considérablement agrandi ; il en sera de même tous les ans.L’époque difficile est traversée : l'aisance attend.à brève échéance, l’héroïque travailleur.Voici comment se répartit par arpent, au point de vue agricole, le terrain défriché par M.Rousseau : Foin : dix acres.Avoine : dix acres.Urge : quatre acres.Jardinage : un acre.Une maison rustique de vingt pieds sur vingt-cinq,divisée eu quatre chambres, s’élève sur un joli promontoire, à quelques pas du lac.Une belle grange neuve attend la récolte prochaine qui promet d’être des plus abondantes.recensement des animaux de la ferme et des volatiles de la basse-cour nous apprend que M.Rousseau possède aujourd’hui : Un cheval, deux vaches, un veau, deux cochons, un mouton, dix-neuf poules et poulets et .deux chats.On voit donc par ce qui précède que la jeune et admirable famille dont je fais le portrait, trouve déjà sur la ferme tout ce qui est indispensable à la vie de l'agriculteur.Ch s.Rousseau n’a que vingt-deux ans, et il est propriétaire, en lieu de vivre avec indépendance 11 y a quatre ans, ce n’était qu’un simple journalier ne valant pas deux sous sonnants ; aujourd'hui, c’est un seigneur il la tête d’un domaine grand comme un duché.Si Rousseau n'eût pas quitté la ville, que serait-il aujourd’hui ?encore et toujours un simple journalier jamais sûr du lendemain, un homme qui ne dépend que des autres, un manœuvre eu un mot, Ce brave jeune homme a compris que la terre est encore et sera toujours la grande amie du genre humain ; il a eu le bon esprit de choisir la voie qui, malgré ses aspérités, même encore le plus sûrement à la fortune.Lk Bon h ki'k o'êtrk catholique, par le R.P.de Hammerstein, — Ouvrage traduit de l’allemand par E.Pfeiffer.Un volume in-12 Prix : 1 fr.50.— Librairie de N.D.de Montligeon (Orne), France.Le R.P.Hammerstein est un ancien protestant converti.Il a sacrifié dans le monde une position brillante pour se ranger sous la bannière de Saint Ignace.Profondément versé dans les sciences philosophiques et théologiques, il a publié une série d’ouvrages polémiques et apologéti ques qui ont obtenu le plus grand succès et ont été traduits dans les principales langues de l’Europe.Le Bonheur d'être catholique est un des plus connus.Outre des arguments d’ordre purement spéculatif, l'auteur apporte à l’appui de sa thèse les nombreux témoignages d’illustres convertis.S.J.de Orespieul, qui viennent aboutir au Lac des Commissaires.Le vaillant colon construit sa demeure, une demeure bien rustique, mais propre et confortable, sur une pointe élevée d’où la vue embrasse un immense paysage d’une grande beauté.Tout comme dans le si joli romau d’Antoine Gérin-Lajoie, Charles Rous seau songea, au printemps de 1900, à fonder une famille.11 épousa donc une douce et noble jeune fille du Lac Bouchette, qui apporta au foyer du brave travailleur l’amour, le courage et la gaieté.La famille était désormais créée.Ce fut aussi le premier mariage parmi les colons du Lac des Commissaires.La Providence bénit cette union contractée au berceau même d’une colonie placée sous la protection du puissant patron de notre nationalité : il y a cinq mois, un petit ange, un garçon, faisait son apparition sous le toit heureux du jeune ménage.Un berceau fut préparé par les mains de l’heureux père, au comble de ses vœux., en voyant s’agrandir le cercle de la famille.Il m’a été donné de le vous serez Le P.Bainvel, S.J.a fait paraître récemment à la Maison de la Bonne Presse, 5, rue Bayard,Paris, une Pic de Saint Jean-Baptiste de la Salle, volume de 200 pages in 10, au prix modique de dix sous.conquis au Canada-français les immenses contrées restée* fameuses dans l'histoire de la colonisation de la Province de Québec, tels que les Cantons de l’Est,le La -St-Jean, les légions de l'Outaouais Joli et du Té.aixamiugue, du St-Maurice, de la Chaudière, de la < hispésic; de la Vallée de la Matupédia, etc “ Emparons-nous du sol ! ” Voilà le cri poussé par le curé Label le, do patriotique mémoire, il y a déjà plus de trente ans.Restons donc fidèles à cette mission de pionniers que feu Arthur Buies a chantée en prose dans un langage incomparable, et lu triomphe de la race française en Amérique est assuré.M.l’abbé Auguste Gosselin, de Québec, vient d’achever une édition abrégée de son ouvrage bien connu sur Mgr de Laval.Le nouveau volume doit être mis en vente ces jours ci.etc.Les Etudes, grande revue bi-rnen-suelle paraissant à Paris, publient depuis quelque temps, à côté de leur Revue de* lima, une série d'intéressantes Note* bibliographique*.Ceux qui désirent être sûrement informés sur le mouvement de la librairie française ne sauraient mieux faire que de prendre un abonnement a cet excellent recueil périodique que dirigent des Jésuites d'une grande compétence doctrinale et littéraire.Le prix des Etudes pour le Canada est de 30 francs par an.L’administra teur est M.Victor Retaux, 82, rue immense forêt, je me suis surpria à réver de passé et d’avenir.Ce ravis- C.J.Madman.voir ce premier-né du Lac des Commissaires.Je l’ai contemplé, dormant son paisible sommeil d’ange, petits poings fermés, bras et jambes potelés, joli à croquer.Et peuclié sur ce berceau, le premier, l’unique dans cette Extension du Jubilé Sou Excellence le Délégué Apostolique nous a donné récemment une nouvelle preuve de sa bienveillance on demandant au Saint-Siège de prolonger le temps du jubilé en faveur dos Bonaparte, Paris. LA VÉRITÉ 3 personnes qui, en ce pays, auraient navigateurs canadiens ; il a portant comme un vieux de la vieille ; il a, de ses mains ministérielles, sondé et mesuré, et maintenant il est A même (V instruire la Claim lire en homme, qui a vu et touché.ia Chambre des Lords à l’unanimité.Leg lords catholiques se sont abstenus de voter* ., Nous estimons qu’ils ont mal fait.Ils au* Le Scientisme dit chrétien u été et a- raient dû protester par leur vote et même bli, il y a au-delà de vingt an?, par f!lir,e inscrire leur protêt dans les registres J ., do la Chambre, tou le Dr Lady, puis continue par trices, va tuer sous le ridicule cette religion nouvelle.été empêchées jusqu’ici -le gagner l’indulgence jubilaire.Congrégation de la Sainte daigné acquiescer il La Pénitenccrie a cette demande et permettre A tous les Ordinaires d’étendre A deux autres mois les privilèges du jubilé.Voici le texte latin de celte fonces- Madame Eddy.l’vnscz-y donc I M.Tarte faisant non seulement -Jet portage*—ce qu’on fait, en s’amusant, dans la plupart des excursions -le pêche—, mais M.Tarte daignant toucher de ses mains minis-tériclks une sonde et un ruban de Ce n’est pas tout à fait comme cela que les choses se sont passées.La tâche de modifier la Déclaration Royale a d’abord été confiée à un comité spécial de la Chambre des Lords, comité composé exclusivement de laïques protestants.Le 19 juillet, ce comité a fait un rapport qui a été adopté après quelque discussion avec entente formelle que les amendements seraient proposés lorsque la question reviendrait, sous la forme d’un bill, devant la Chambre des Lords.La nouvelle déclaration formulée Madame Woodbury n’en a jamais été regardée comme une -les fondatrices.Elle appartenait simplement, avec plusieurs autres badauds, A cette secte ridicule, lorsque, l’an dernier, se croyant malicieusement visée par une allusion contenue dans le message traditionnel de Madame Eddy, elle intenta à cette dernière un procès pour diffamation de caractère.sion : nttcntia pceuliarilnm de spécial! et tinera l’duiitcntia, mesurage ! Il fallait notifier cette condescendance aux habitants du pays et prendre, pour cela, une attitude de badaud.C’est ce que vient de faire la Gazelle de Bcrthier.Dernièrement, le Temps d’Ottawa paraissait fort édifié du fait que M.Cou in, ministre des travaux publics A Québec, était monté dans une charrette pour parcourir une partie du chemin qui conduit au Lac Nomi-ningueet A Buckingham.Ces postures de partisans sont d’autant plus ridicules que M.Tarte et M.(louin n'attachent eux mêmes aucune à de pareils incidents de cxpot*it is I'ireumsUuitiis, ex pressa Apostoliva Auctoritatv, sic ainnu-ente SSmo l)no Nro Pupa Leone XIII Christ*; Patrihus Arehie- Veiuirnhilihtis in pincopis vt Kpificopis benigne imlulget ut Ipsi pro paneciis Suarum Ditvcvtiium respect i varum, in qui- Ditioni# < 'anadvnri.e Cette affaire, qui a eu un certain retentissement, a été instruite au palais de justice de Boston, et Madame Woodbury a dés lors cessé de fréquen- par le comité spécial comporte une ter les scicntUtcs chrétiens.C’est là tout négation catégorique de la Transsubstantiation dans le sacrement de b Eu- miiiistrorum peimrhun, causam ditlivile bus oh fcicrorum vel vhaliain qualemcnmquo sit fnlvlibus intra tcm pus r-tatutum pn»»s-adimplcrc, ml e.bt criptn open*, ut par .îuhÜK-i av v ni vaut pro two pnut/nti arbilrin nli".i duos ail Jubila um acquircndum, Indulgent lain lurramlam posint le schisme.Une autre erreur : Madame Eddy et Madame Woodbury ne sont pas de New York.La première réside à Concord, dans l’Etat du New-llampshive, et la seconde, à Boston, dans VEtat du Massaclmssett.De ces diverses inexactitudes il ré suite pour M.Henry Bayard, cor res pondant américain de la Semaine RiliÿirvM « ft*te des ^angistes, a St- gouvernants.Pour tout dire, si l’écolier n’-mporte pas j Thomas, le 12 de juillet dernier.Ce M.Jules Tardivel, le distingué di- courageux député a défendu les Cana- recteur de la Vérité de Québec, a fait récemment une conférence dans la ville de Montréal sur la langue française au dmada.Les partisans de l’impérialisme britannique et de la “ supériorité des ;| anglo-saxons ” ont travaillé depuis plusieurs années à faire prévaloir la langue anglaise dans certaines provin-I ces du Canada et à faire oublier leur langue maternelle aux Canadiens I immigrés aux Etats-Unis.L’un des moyens employés pour atteindre ce but a été de discréditer et de ridiculiser le langage et la prononciation des eanadiens-frnnçais.“ Leur langue, disent les Américains et fes Anglais, n’est pas la vraie langue française, c’est un patois vulgaire, guerre faite à l’Eglise par nos tristes avec lui le vivant souvenir de nos gloires nationales ; s’il ne sait que ces Miens-français et il s’est, écrié brave-ancêtres ont combattu sur mille .hamps de la fin de son discours : batailles pour de nobles causes ; s il ne do- pas vient pas un citoyen pénétré de ses devoirs.Vinstituteur aura perdu son temps.Nous savons que ce sont les irançais du Bas-Canada qui ont conserve à l’empire britannique tout ce vaste Dominion, car si ccs français n*avaient pas été fidèles à ce pays, vous autres,orangistes qui m’écoute/., Nous admettons donc qu'il incombeI vous iVauvicz pas ici assez de place pom à l’instituteur (Vimplanter l’amour de| vous tenir debout (•>).la patrie dans le cœur de l’enfant ; nous admettons aussi qu’il appartient surtout A l’histoire de faire connaître III Voilà de nobles paroles que je si- (12) Voirie Tnnps, d’Ottawa, du lf> mai dernier.(îl) Pour les détails de ect incident, voir L'i Patrie de Montréal du 10 juillet 1001.et aimer le pays natal.Voilà pourquoi les éducateurs chrétiens doivent se pé nétrer profondément do la grandeur ot 8 LA VÉRITÉ la même inspiration ; deux font battre le cœur de ses Ills ; ils veulent leur patrie grande et glorieuse, ils aiment Dieu et le servent en lui donnant dos Aines.il travers les siècles sur les mers et sur les plages où la conduisit la Providence, son drapeau d'une main et la croix île l’autre.Elle a voulu, fille aînée de l’Eglise et mère croyante, tenir elle mémo sur les fonts sacrés du baptême tous les peuples sortis de son sein, et je ne crains pas de le proclamer ici, elle a été dans l’histoire du christianisme la nation la plus apostolique de la terre.A l’heure présente, —heure douloureuse, — il fait bon de se rappeler ces choses.Le passé garantit l’avenir.Des nuages sombres peuvent bien parfois venir nous cacher le soleil, mais, cela n'empêche pas l'astre de garder toujours son éclat ; attendez seulement un peu ; le nuage est dissi- église, la mère des autres églises de pé, et le soleil continue de verser sur l’ouest des Etats-Unis.Ces pages jau-lo monde sa lumière et sa chaleur.rel que les explorateurs de toutes les nations s’empareraient des régions qu’ils auraient découvertes ?La soif de l’or peut faire entreprendre de longs voyages et faire accepter bien des sacrifices ; mais, en étendant les bornes d’un empire, penserait-on à la croix qui a sauvé le monde, c’est-à-dire au Rédempteur, à Dieu, à l’Ame et à l’éternité ?Mais nos pères étaient des croyants ; ils avaient foi dans le génie même pensée : tout dit, toutj de l’homme, ils avaient foi davantage Nous nous souvenons des dans la protection du ciel ; leurs découvertes tournant à la gloire de leur patrie étaient, pour eux,la cause d’une grande joie, mais avant tout ils comprenaient que ces découvertes devaient procurer la gloire de l’Eternel.Et ils savaient que ce que les hommes ont voulu construire seuls, en ne comptant plus haut, jusqu'à ses origines, si | que sur la puissance de leurs bras, n’a pleines de poésie et de foi ; cessent les été, en définitive, qu’une suite de tours noms de Cadillac, de DeVlalle, de de Babel que le temps n’a pas été long Vaillant, de pauvres missionnaires à la!à voir tomber en ruine.Ils savaient robe de bure, du Père Richard, sont sur toutes les lèvres : ce sont les môme qui, le premier, apparut sur les bords de notre Saint-Laurent ; j’ai vu tout un peuple frémissant d’enthousiasme, en saluant sur ses rives des hommes qui venaient lui rappeler ses fondateurs et ses pionniers ; voici maintenant ici,revêtus de leur brillant uniforme, les représentants de la France ; prélats, prêtres séculiers et religieux, citoyens de toutes les classes sont rassemblés au pied des autels dans une chante : passions Mes Frères, l’histoire do Détroit vous est connue, je n’ai pas A la raconter ici.Je le répète, c’est sa naissance qui fait l’objet de cette fête, je n’ai voulu m’occuper que d’elle.Hier, j’ai pris dans mes mains, avec émgtion, les vieux registres conservés pieusement comme une relique du passé, par les vénérables prêtres successeurs des Pères Delhalle, de la Marche, Léonard, Richard et tant d’autres dans la direction de jours anciens.” Ce n’est pas Détroit dans sa splendeur actuelle que vous célébrez ; ce ne sont pas ses superbes édifices, ni ses élégants boulevards, ni ses rues incomparables que vous nous avez invités à admirer.Non, non.Vous remontez celte nies et usées par le temps nous don-Je ne m’éloigne pas de mon sujet, j lient les titres de vraie noblesse de vos Nous sommes donc au 24 juillet 1701.ancêtres.L’étendard dé la croix et l’étendard de Détruit ?N'est-ce pas le livre d'or de Vous n'en trouverez nulle la France ont été plantés sur ce coin i part de plus précieux, de terre qui va devenir l'importante ville de Détroit.A l’œuvre mainte-1 tombé qui que ce n’est pas en s’appuyant sur ce qui est mortel qu’on assure aux œuvres l’immortalité, et quand ils ont liant, Cadillac, à l’œuvre, pieux mis-! Indien, le l’ère Richard est mort vic-entrepris de bâtir des villes, ils l’ont sionnaires et hardis colons.La pre-! time «le son en chantant dans leur cœur la tnière chose à faire pour eux est d’éri-j férés.truite par leur piété que votre iinagi- j parole sainte que les siècirs ont confir- ger une chapelle au Dieu tout-puissant, nation ressuscite ; c’est leur courage niée : “ Nisi Dominas œdifienverit Les arbres «le la forêt s’abattent.in van uni laboraverunt qui Commandant, prêtres, gentilshommes, ! petit earn ”.— Si le Seigneur lui tous se font ouvriers, et mettent à même ne construit la maison, c’est en vain que l'on travaillera à l’édifier.” Mais, de plus, l’Evangile est là, il faut bien compter avec lui, mettre en ¦ pratique ses leçons et se rappeler ses oracles.Le monde est chrétien depuis dix neuf cents ans, et l’oublier, c’est méconnaître son origine et sa fin.Or, que nous enseigne l’Evangile ?C’est que le Christ est le roi de l’univers, c’est que toute créature doit l’adorer, et que son règne doit s’étendre sans cesse jusqu’à la fin des âges.Tout honnne qui veut accomplir quelque chose de grand ici-bas doit l’accomplir rer la mémoire de vos fondateurs, vous pour la gloire du Christ et le triomphe de l’Evangile.Voilà pourquoi, à moins de renoncer à toute saine philosophie et de déchirer l'histoire, il n’y a de vraie civilisation que la civilisation chrétienne, et de vraie colonisation que celle que le christianisme inspire.Toutes les autres sont pour la terre, celles-là seules servent pour l’éternité- Cad il lac lisparu, sous la balle meurtrière «l'un Del ha 11 est pas hanlis de vos pères à travers la forêt immense que vous contemplez ; c’est la petite chapelle «le bois cons-{fait Me, en soignant les jn»$ti-Les autres missionnaires sont # # v mort#, en continuant le dévouement le# premiers apôtres, leurs frères chapelle, incendiée plusieurs fois", s'est relevée de ses ruines,toujours plus belle et plus riche, jusqu'il nous ; la intrépide, et leurs vertus que vous: domum, rappelez ; bref, c’est auprès du berceau ; ædificant de votre civilisation et de votre foi que vos cœurs se sont donnés rendez vous, et c’est là qu’ils battent à l’unisson.Honneur aux peuples qui ont la mémoire du cœur ! Citoyens de Détroit, vous êtes de ces peuples-là.bien, donnez-nous la main, car nous, Canadiens, nés comme vous de la France, nous mettons notre bonheur à garder le culte des jours anciens; notre blason lejdit assez, puisque nous y avons gravé cette devise qui est pour nous tout un poème : “Je me souviens.” Quelle grande leçon vous venez de donner au monde entier ! Pour hono- ajuster ces poutres rustiques, la foi et l’amour que leurs ancêtres mettaient jadis, en France, à construire des cathédrales.N'est-ce pas, en effet, la maison «lu Seigneur que l’on bâtit ?N’y aura-t-il pas son tabernacle et son autel ?On travaille le jour, on travaille la nuit, et en quarante-huit heures, la chapelle est prête.C’est la fèto de sainte Anne, la bonne sainte Anne, chère au cœur des Bretons, sainte Anne, si honorée, si bien priée aujourd’hui dans la vieille église d'Au ray.Eh bien, c’est à elle que la pauvre chapelle sera dédiée ; c’est elle qui deviendra, par conséquent, la patronne et la protectrice de cette contrée nouvelle.Le saint sacrifice de la ce que arrivions à ce temple superbe qui nous abrite aujourd’hui.La France a perdu sa colonie ; l’Angleterre qui l'a conquise, l’a perdue à son l’Union Américaine s’en est enrichie tour ; Eh mais l’œuvre de Dieu s’est continuée tout de même.Les drapeaux ont succédé aux drapeaux, la place d’honneur ; l’Europe, l’Amérique, toutes les croyances ont reconnu solennellement son influence bénie et lui ont décerné au milieu de votre ville le plus beau des triomphes.“ Stat crux dum volvitur orbis ! ” Trois diocèses ont croix a gardé sa pris place dans avez voulu les faire revivre en quelque sorte sous vos yeux, et ce qu’ils firent dans la journée mémorable du 24 juillet 1701, sur les bords de votre belle rivière, vous l’avez reproduit aux applaudissements de tout le peuple.Et cela était grand, mes frères,et cela était beau ; la gratitude ne pouvait rien imaginer de plus touchant, et pour moi ce sera le souvenir qui dominera tous les autres dans ces jours de fête natio- n’est pas pour la tombe que nous sommes faits, le cercueil n’est pas le der-Cadillac est donc revenu avec les i nier mot de uotre vie.l’Etat du Michigan jourd’hui trois très cl près de quatre catholiques.Mes frères et comptent au-cent soixante dix messe est célébré pour la première fois ; toute la colonie y assiste avec piété ; on chante les cantiques de la terre natale ; et puis, que le Seigneur j terminée, A vous de la soit avec vous, dit le prêtre ; bénédiction du ciel descend sur l’œuvre sainte n’est pas poursuivre et de et lu ! la compléter.Il y * • a encore des travaux ces| A accomplir et des victoires A roiupor- croyants et l’œuvre qu'ils viennent de1 ter Et après tout, peuples et individus, c'est l'éternité qui nous importe.Ve .Souvenez vous des jours anciens « imitez le courage et le En me rappelant cette scène si gran-! pères.Souvenez-vous pour rendre grà-diose dans sa simplicité, je songe ces, mais, en même temps, pour renou-naturellement aux premiers jours du voler l’alliance contractée ici même, il Canada.Je vois Jacques Cartier pre- y a aujourd’hui deux cents ans, entre nant, lui aussi, possession du pays immense qu’il vient de découvrir en y qui, sans armes, sans argent, sans arborant avec le drapeau de son roi le protection humaine d’aucune sorte, signe auguste de la Rédemption ; je !e parurent au milieu des peuples, pré- vois lisant l’Evangile de saint Jean, chant les vérités et les vertus que leur 6n présence des pauvres sauvages, tuaire.Dieu, votre bienfaiteur et votre Maître leur avait dit de prêcher.Pour comme pour leur faire entendre les père céleste, vous parle, écoutez sa eux-mêmes, point de récompense, voix dp ciel ; je vois à Montréal le voix.C’est lui, qui, avec une entière point d’honneurs, aucun plaisir, mais Père Vimont, disant la première messe vérité et une parfaite justice a le droit la pauvreté, la souffrance, et, A la fin, sous le beau ciel bleu, au petit autel! de vous dire ces paroles d’un roi de la l’effusion du sang.Mais aussi, l’homme 9ue mains de mademoiselle Mance terre aux enfants d’Israël : " Je vous fut baptisé ; le mystère de la croix fut ont orné des premières fleurs du mois conjure,vous souvenant des grâces que accepté et adoré, et c’est d’eux que de la Vierge.vous avez reçues de moi, de garder la esprits; Détroit s'est montré fier de son data l’indéniable transformation de Je vois Maisonneuve allant lui- fidélité que vous devez et à moi et il origine chrétienne et française, et l’a l’univers.même avec ses gens, sur la montagne, mon fils”.Ce fils, c'est Notre-Seigneur proclamée bien haut, en rappelant les Eh bien, ce que firent ces premiers chercher le premier bois destiné aux Jésus-Christ.Son nom, mes frères, glorieux incidents du jour de son i disciples du Christ, la France, qui fut fondations de la chapelle qui sera éri- mettra fin A ce discours ; A lui tout baptême.i une de leurs plus glorieuses conquêtes, gee en l’honneur de Notre-Dame de honneur et toute gloire dans les siècles Est-ce ainsi que l’on fonderait au-1 l’a fait dans tous les temps.Ses décou- Bonsecours.“ Meraor fui dicrum anti- des siècles.Ainsi soit-il.jourd’hui?Est-ce animé du même j vertes ont été toujours marquées du quorum’’.Oui, je me souviens, je patriotisme et du même esprit surnatu- ' caractère chrétien ; on l’a vu s’avancer j comprends que partout la France suit .fonder.zèle de vos nale.missionnaires,* un Récollet et un Jé- Les premiers, les plus parfaits civi-'suite, ces bons ouvriers de Dieu et de lisateurs du monde, voulez-vous que je la France partout.Au nom de Louis vous les nomme ?Ce furent les apôtres XIV, il ajpris possession de ces terres, en y plantant le drapeau fleurdelisé ; mais ce drapeau appelait le divin laba-rum auquel est promise toute victoire, et le prêtre, lui, a planté la croix ; et devant cette croix, la foule s’est découverte, et Cadillac et ses compagnons se sont agenouillés'pour la prière.Voilà ce qui s’est vu à Détroit, en ce vingtième siècle, malgré la multiplicité des croyances qui divisent, hélas ! les Dieu et son peuple.Soyez apôtres.L’apostolat est pous vous, enfants de l’Eglise catholique, dans la vie privée et la vie publique, dans la société comme dans le sanc- un devoir sacré
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