La Vérité, 1 février 1904, lundi 15 février 1904
I N («union (i0‘2 rm* Si ; 1 jnn x MK.'J g‘ia> •I « nil 23èmo ANNEE NOTRE-DAME DE QUEBEC, 15 FEVRIER 1904 Ho.8 LA VÉRITÉ AVIS ABONNEMENTS Ckmada et Etat* Unis Un an.Six mois Étranger (Union postale.) Un an Toute demande be CHANGEMENT D’ ADRBEJE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.*2.00 *1.00 REVUE HEBDOMADAIRE VERITAS LIBEIIAB1T VÔ3—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES " Téléphone : 1412 f.13.50 J.-P.Tardivel,JMrecteur-Propriétaire Bureaux : Chemin Salntc-Foye près Québec provinciaux, dans les prescriptions émanées il plusieurs reprises des Sacrées Congrégations romaines et des Souverains Pontiles, Nos prédécesseurs.# Il Nous est agréable, et c’est une vraie satisfaction de Notre Ame de Nous publions Notre présente Instrue (ion, à laquelle, comme au code juridique de la musique sacrée, Nous voulons, de Notre pleine autorité apostolique, qu’il soit donné force de loi, et à tous, par le présent chirographe Nous en imposons la plus scrupuleuse reconnaître le grand bien qu’en cei observation.point, depuis dix ans, il a été fait même dans Notre auguste ville de Homo, et dans beaucoup d’églises de Notre trie, mais d’une façon spéciale chezI J I certaines nations où des hommes ex-! cdlents et pleins de zèle pour le culte! l',u‘| de Dieu se sont, avec l’approbation du Saint-Siège et sous la direction des évêques, réunis en des sociétés florissantes et ont remis en plein honneur la musique sacrée dans presque toutes les églises et chapelles.Toutefois ce bien est encore très loin d’être commun il tous.Si Nous consultons Notre expérience personnelle et tenons compte des plaintes extrêmement nombreuses qui Nous sont venues de toutes parts, depuis qu’il a plu au Seigneur d’élever Notre humble personne au faîte suprême du Pontificat Romain, Nous croyons que, sans différer plus longtemps, Notre premier devoir est d’élover aussitôt la voix pour réprouver et condamner tout ce qui, dans les fonctions du culte et dans la célébration ecclésiastique s’observe, de difforme, par rapport il la droite ligue indiquée.N.D.DE QUEBEC 15 FEVRIER l'JOl prescrit exclusivement, et que lec études plus récentes ont si heureua»-monfc restitué dans son intégrité et sa pu reté.Pour ces raisons, le chant grégorien fat toujours considéré comme le sop ré me modèle de la musique sacrée* la loi générale suivante pouvant s’établir eu toute rigueur : une composition pour cgi m: est d’autant plus nacrée d liturgique, par Toll goût, MOTU PROPRIO SIR LA MUSIQUE SACREE PIE X, PAPE > 1 Parmi les sollicitudes de la fonction pastorale, non seulement en ce Siège Suprême que, bien qu’indigne, Nous *nK1„ cî53post* instruction sur LA MLVIQUK s.U UKK l pa- qiCellc ne rapproche pim Vinspiration d par I* la mélodie grégorienne, d elle t d'autant moins digne du temple, qu'on la reconnaît plus dissemblable d Principes généraux i; • * n 1 • > té, les juifs et les protestants de l’autre, aidés par la franc-maçonnerie, se sont livrés à une de ces luttes comme jamais on n’en a vu.Maintenant l’affaire va être reportée à la Cassation ; et bien que le sujet ne touche pas directement aux notes romaines qui font le sujet habituel de cette correspondance, je crois du général.— Dans œ cas, reprit devoir en faire un court résumé.Ce ré- Casimir Périer, j’ai promis que ces su me s’écartera en bien des points de papiers seraient rendus ce soir même la version officielle, même donnée par} À l’ambassadeur d’AMeinage.— Il ne les catholiques.Mais, par un rare sera pas dit, répliqua le général Mer-bouheur, j'ai pu avoir une longue cier en s’inclinant, qu’un ministre de entrevue avec une des personnes qui la guerre aura fait manqué de parole ont été la cheville ouvrière du procès, ! le président de la République : je vais en connaissent tous les dessous ; et de! au ministère et vous rapporterai les la simple narration des fai’" aise au lecteur dp tirer la conclusion a cou- s’aperçut bien qu’il travaillait sur un calque ; mais cela lui importait peu, il fit son expertise, tout eu mettant çà parti que Casimir Périer faisait venir et là dans son rapport quelques mots le ministre de la guerre, le général indiquant qu’il n’était pas dupe.Il Mercier, et lui demandait s’il était conclut il l’identité absolue du dossier vrai que ses officiers avaient pris des No l avec le bordereau.Il ne savait pas papiers chez le comte de Munster, quelle était la personne visée ; ce n’est C’eSt vrai, aurait dit le général.— que quelques jours après que, Dreyfus Tout le reste de la version, cette étant arrêté, il connut le nom du remarque est très importante, est su- traître.bordonné à l’authenticité de la réponse " — Le procès s’instruisit.Mais M.M.Corcy rappelle sommairement cette célèbre affaire de l’assassinat do Morgan, mis A mort maçonnerie pour avoir révélé secrets de la secte.Ce meurtre do Morgan est un fait historique de la plus grande importance.Il a créé, dans le temps, une com motion politique indescriptible.50,000 francs-maçons, convaincus de la vérité do l’accusation portée contre-leur secte, l’abandonnèrent.Prcsqu-toutes les législatures des différent -Etats votèrent des lois, dont quelques-unes n’ont jamais été abrogées, défendant la formation de sociétés secrètes liées par serment.Malheureusement, ce grand mouvement antimaçonnique, qui a si puissamment secoué la république voisine an siècle dernier, no s’est pas maintenu.Les francs-maçons qui, pendant quelque tom pe,étaient obligés do tenir secret lo lieu de leurs réunions, s’affichent aujourd’hui au grand jour et voient en président des Etats-Unis recommander cyniquement ;\ lu jeunesse leur organisation criminelle ! la franc- r-x rs l’ui les de Munster avait demandé l'oubli, M, Casimir Périer l’avait promis, et voilà que ce dernier so trouvait manquer à sa parole.Lo président fit appeler le général Mercier et lui fit uno scène violente.Le président parlait de sa parole solennellement engagée ; le général, de l’honneur de la Franco et de la nécessité de punir un traître.Bref, ne pouvant pas dessaisir la justice militaire, et incapable do remédier à une situation qui avait clé créée A Casimir Périer donua sa il sera dossiers.Une heure aurait largement , j suffi peur cette opération.Le général et de savoir quelle sera l’issue finale en prit trois, et rapporta finalement de ce dernier débat sur l'affaire D;ey- les pièces au président.Celui-ci envoya fus.une estafette les remettre ù M.de Munster qui, le lendemain matin, allait chez Casimir Périer et lai disait : son U13U démission de président do la République.“—Je ue parle pas des procès qui so succédèrent.Ces épisodes sont connus.Je dirai seulement que le général Mercier a par devers lai an do ces clichés authentiques du bordereau, et en a placé cinq autres hors de Franco chez des personnes absolument sûroe.“ — Les conseils do guerre jugèrent sur le bordereau copié sur papier à “— 11 faut remonter un peu haut.Casimir Périer étant président de la Monsieur le président, maintenant passons l'éponge sur cetto affaire, qu’il République, l'état-major s’apercevait de fuites répétées qui se faisaient au ministère de la guerre — sans pouvoir n en soit plus question, tout est oublié, mettre la main sur le coupable.Cependant de recherches en recherches, en en vint â localiser ie peint de K&Rt de PaT0^e donnée, départ dos fuites : c'était le troisième " — Si le général Mercier avait bureau, dont faisait partie Dreyfus, employé tant de temps au ministère pouvoir uire comment, on crut: de la guerre pour retrouver les dossiers, décalque par la main d'Estherazy.Et s’apercevoir que M.de Munster, am-j bassadeur d’Allemagne à Paris, faisait de l’espionnage, et même concentrait dans l’asile inviolable de son ambassade — C’est entende, dit le président, qui serra la main à l'ambassadenr comme A propos du système de Galilée Sans * » c'est qu’il les avait fait photographier voilà pourquoi Dreyfus, bien que en hâte.Grâce à eux, pensait-il, je pourrai retrouver le traître.Alors, sans bordereau primitif, n cependant été rien dire, il fit comparer une des pièces du dossier, la plus importante, colle n’était poiat de lui.Bref, il a été aussi que Von a désignée sous le nom de justement qu'iV/é^afemenf condamné.lin Bordereau, avec l’écriture des officiers conséquence, au point de vue légal, il faut casser les deux arrête qui le damnent, et le remettre dans l'état où coupable, car c’est lui qui a écrit lo Nous extrayons le remarquable passage que voici d’un article de M.condamné sur le vu d'une pièce qui Arthur Loth, dans la Vérité f en date du française, • 9F 2v décembre, intitulé ; l’espionnage allemand en France.On manquait de preuves et on voulait =' procurer.Un jour, le feu éclate à l'ira-proviste dans les sous sols voûtés de l’ambassade.Les pompiers] se précipitent avec une rapidité qui tenait du prodige ; on presse M.de Munster, sa fille, les gens de service de sortir plus vite et on les empile dans un fiacre.Pendant que le feu s’éteignait ’facilement, des agents de police, n’étaient autres que des officiers]d’état-major, se précipitent dansr lejbureau de M.de Munster, ouvrantes liasses, les examinent rapidement,flenfin en trouvent une l'emportent." — M.de Munster avait été surpris par cet incendie et surtout par la persistance avec laquelle on avait cherché à l’éloigner de chez.lui.Il rentre, va dans son cabinet,feonstate que plusieurs objets ontjétéjdéplacés, compte ses liasses : il en manquait une, et il connaissait l’importance de celle qui avait disparu.Il remonte précipitamment eu voiture, se fait tooduiro chez M.Casimir Périer et en Loi » y et Galilée .du IT lo bureau.Il se trouva que cette écriture ressemblait à celle de trois d’entre eux.Mais la justice n’admet pas la production de photographies, si ce n’est dans des cas très rares,comme, par exemple,pour remplacer les minutes des notaires.Le général aurait pu, qui en toute rigueur, se servir do ce moyen ; il no voulut pas, et ce fut l’erreur, la faute originelle.d’où est venu tout le mal.Il y avait, attaché au ministère de la guerre, mais dans une autre plusj^intéressante et section, un officier, bon soldat, très brave, mais ayant deux vices : les femmes et lo jeu.Connaissant parfaitement l’allemand, l'écrivant bien que le français, son écriture ressemblait beaucoup à celle du bordereau.Le général le fit appeler et lui fit faire un calque de cette pièce, puis le déchira, le froissa, le fit reconstruire, enfin en fit comme un original que l’on aurait cherché et que l’on aurait heureusement retrouvé." Fallait-il Galilée tourne autour du soleil, mais qu'il en est ainsi parce que le soleil est le contre immobile du monde ?Aujourd’hui elle serait taxée d'erreur, au moins sur le second point." Quant au premier, il n'est peut-être pas d'une vérité aussi absolue qu'il le parait.Incontestablement, la machine du monde se meut.Tout tourne dans l’univers sidéral, et lo soleil comme la terre.Mais comment cela ?Le sait-on d’une manière certaine, définitive ?Au point do vue absolu, nos premiers mathématicien* conviennent aujourd’hui qu'il n'est pas plus vrai de dire que la terre tourne autour du soleil que de dire, que le soleil tourne autour de la terre.La rstation de la terre est vêla-live.Le secret du mouvement universe/ nous échappe encore, aussi bien quo celui du plan de l’univers, que Von avait cru, un instant, avoir trouvé dans la voie lactée." Qui sait si, un jour, lu formule do Galilée sur la rotation do la terre au* tour du soleil ne sera pas reconnue Jaum par la science t Et qu’en adviendrait-il alors de la religion si, pont quo l’Eglise crût, avec non seulement que la terre con- il se trouvait un quart d'heure avant son arrestation." au M.Roosevelt et la Franc-Maçonnerie Nous lisons dans lo Freeman's Journal, de New York, numéro du 16 janvier, qu'au cours do sa harangue au récent convent maçonnique, tenu à Philadelphie, le président Roosevelt n déclaré que tous ses prédécesseurs avaient appartenu à la franc-maçonnerie, excepté l'immortel Abraham Lin.coin, qui aurait dû y appartenir.Cette assertion, dit lo Freeman's Journal, cet formellement contredite par un vieux méthodiste de Braddock, Pensylvanie, M.J.R.Corey.M.Corey dit, entre autres choses: 11 Une ignorance aussi crasse de de l’histoire dee hommes qui ont oc- aussi !‘ — Ce calque, ou mieux ce faux, «ara» 15 FEVRIER 1WH «• * VÉRITÉ 5 4 • 0 —• satisfaire les zélateurs do la science, M.Curie, 1c cllo s’était appropriée lu thèse de Ca-liléo comme l’expression scientifique exacte de son enseignement thôologi-que?savant manipulateur du radium, en refusant la croix de la Légion d’honneur, aura certainement plus d'effet que les discours de M.Mirman contre l’amour immodéré du ruban.Or le 30 janvier, l'affaire est devant la cour de police de Montréal, et nous lisons dans la correspondance montréalaise du Soleil, 2 février, que le magistrat Lafontaine a renvoyé la plainte, déclarant que l’enquête faite par lui-même “ n’a rien découvert qui puisse en aucune manière inculper le Frère.” Les Juifs au Canada venue Lu article de M, Eugène Rouillari, Üans le Journal, de Montréal, 31 décembre, donne un résumé très intéres- " Tour avoir voulu so mettre d’accord avec lu science du xvie siècle, elle serait condamnée par celle du xxo ! ” Il nous suffit de souligner certains passages de cetlo citation.Ce qu’on appelle, très à science, n’est, en somme,qu’une longue série d’hypothèses, plus ou moins vraisemblables, se remplaçant continuellement I Dans l'ordre de la nature, les choses que l’homme sait réellement sont extrêmement rares, et le nombre n’en augmente guère avec le cours des siècles.Nous avons réussi, eu ces derniers temps, A faire quelques applications heureuses de certaines relies ; mais la nature véritable de ces forces nous échappe toujours ! 11 serait bon, croyons-nous, que ceux qui se livrent A l’étude de ce qu’on appelle les sciences naturelles eussent toujours présentes A l'esprit ces paroles de l'Ecriture sainte : “ Cuncta fecit bona in tempom suo, d nuindum tradidit disputation} comm, VT NON INVKNIA7 HOMO OPUS, OV0D OPEKATUS EST DHUS AH INITIO l SQUE in kinem.— F.cclésinslc do Salomon, III, 11.” Co qui veut dire que Dieu a livré le monde à nos disputes, mais de telle sorte que l’homme ne puisse jamais connaître l’œuvre do la Création.Voilà pourquoi la Foi, qui s’appuie sur la parole de Dieu, l’emporte infiniment sur la soi-disant science, qui n’a pour base qnc les disputes des hommes ! " Comme on interrogeait Mme Curie sur le refus opposé expliqua : “ Voyons, serait-il plus savant s'il "(mettait un ruban rouge A son veston?" l’eut-il considérer la permission do mettre un liseré de couleur à labou-“ tonnière de son veston " récompense ?11 Mme Curie aurait sant du Jewish Year Bool: pour l’annee 1003.D’après la statistique que fournit cet annuaire,il y aurait eu 10,401 Juifs dans notre pays en 1901 ; tandis que dix ans auparavant, en 1S91, ils notaient chez par son mari, elle S’il s’ôtait agi d’un instituteur laiquo, le Canada aurait probablement attendu l’issue do l’enquête avant de parler.Mais un religieux était cause; c'est pourquoi la feuille libérale a publié, sans attendre le jugement du tribunal nous qu’au nombre de 6411.C'est la Province de Québec qui parait être tout particulièrement recherchée des Israélites.En 1901, elle comptait 7,498 Juifs, tandis qu’on n'en trouvait que 5,321 dans la province voisine d’Ontario.Dans notre province, la ville de Montréal donne l’hospitalité à 6,534 Juifs.1.tort, m comme une en pu ajouter : 41 Est ce un honneur en ce moment où le rougo est à la boutonnière de tant de gons qui devraient l’avoir au front ?” un article aussi sensationnel qu’injuste.L’eet ainsi quo procèdent les journalistes antireligieux do France.Il est vraiment regrettable que des idées semblables ne passent jamais par la tôle des Canadiens français qui se laissent décorer par Combes avec sonm iseion exemplaire.A ce propos, rappelons le mot prefond qu’un des abbés Lémann, de Lyon, adressa au directeur de la Vérité, en décembre 1883.M, l’abbé Lémann, Juif converti,comme on le sait, fit cette question à M.Tardivel : — Avezvoog des Juifs au Canada ?Notre répoiue fut : — lie commencent à arriver.— Alors, reprit notre interlocuteur, le Canada commence A être malade ; les Juifs sont toujours le peuple de Dieu ; seulement, depuis le déicide, le Tout-Puissant s’en sert pour châtier log peuples chrétiens qui s'éloignent de la bonne voie.une qui n’est pas du tout La logique de M.Combes On lit dans VUnivers : fr\ rr»r«r» * Vl vvc nain.“ M.Combes qui interdit aux 1>vôtres de Bretagne l'usage du breton, eux prêtre# de Béarn l'usage du basque, eux prêtres de la proivnce d’Oran l’usage de l'espagnol, pourrait il dire pourquoi il permet fort bien en Corse l'usage de l’italien ?Est-ce parce que ce département lui a fait l’honneur de l’élire, puis à M".Rauc celui de le choisir comme son suppléant ?Est-ce parce quo le mécontentement des populations est particulièrement redoutable au pays de la vendetta, et que cette considération oblige les gens du Bloc A réfléchir ?â propos de la lecture des journaux Nous extrayons ce qui suit d’un article de la Semaine religieuse, de Cambrai : “ Un des graves dangers do la presse, c’est cette publicité énorme que l’on donne actuellement au crime.Elle est le produit de la rage d'informations qui est une des maladies caractéristiques de l'époque." On a souvent signalé combien était profonde l’erreur de cos parents qui raisonnent ainsi : " Je surveille “ les lectures de mes enfants ; des “ journaux je ne leur laisse lire qne “ les faits divers.” " il y a presque toujours chez les auteurs de tels propos une entière sincérité, mais il y a on outre nno bien grande naïveté-, " Il faut, en effet, bien peu connaître le caractère de l’enfant ponr s’imaginer qu’il importe seulement de soustraire an travail de son imagination le domaine des opinions fausses et des idées avancées." Ce qu’il faut craindre avant tout, pour l’enfant, ce n’est pas tant la corruption de l’esprit, c’est la corrup tien du cœur." Aussi comprend-on de quel danger est, pour les jeunes intelligences, la lecture de ces colonnes que l’on est convenu do ranger sons la catégorie de " faits divers ” et qui narrant si souvent les exploits du meurtre,du vol et do la débauche ; alors que maintenant sourtout, tels journaux, dans leur émulation A satisfaire, en un but lucratif, la soif de scandale, mettent au jour les détails les plus intimes et les plus répugnants.11 Les annales du crime et de l'immoralité sont probantes à cet égard.Lee trouvailles de la justice et les aveux mêmes des coupables, signalent à l’envi quelle est la source intarissable des suggestions malsaines.” nous car L'anglais aux Etats-Unis Nous trouvons, dans Montréal le Star, do 30 décembre, un singulier article sur l’enseignement de la langue anglaise dans les high echooh et académies, particulièrement aux Etats-Unis.On constate chez nos voisins, dit le Star, que les élèves qui entrent dans les universités savent de moins en moins la langue anglaise.Il est certain, dit M.Walter J.Ballard, dans communication au Sin, de New York, qne " les jeunes gens et les jeunes filles qui sortent chaque année des écoles supérieures (high schools) se montre*! peu en état de s’exprimer correctement en anglais.Les avocats, les négociants, les industriels, les hommes d’affaires eu général vous disent qu’ils sont obligés de montrer aux gradué.; de ces écoles â écrire correctement l'anglais ”, n’est pas très flatteur pour le système scolaire tant vanté parles admirateurs d’un enseignement pratique l Le Star ne veut pas qu’on rejette la responsabilité de cette ignorance sur les écoles.Cellee-ci, dit-il en substance, font ce qu'elles peuvent.Si elles ne réussissent pas mieux, selon notre confrère, c’est pour cette raison étonnante : l'argot américain, le slang, est aujourd’hui tellement répandu aux Etats-Unis q pour la jeune génération, l’anglais littéraire est devenu V » i •'V II lilt* il m\ r lilt morne Voici co remontrer a manière A A IC « v; i ! A 1 virt Gros- ' Pape et aux - vv juts en u.i en Vviit i ' r .à * b fo * a sauwi k- ; i américanisme—tel paraît avoir è principal objet de la visite de .rypln-e des catholiques libéraux de France.L’abbé Klein doit n livre sur la I Uni?.La F:> intense ! C’est la traduction de Strenuous Life, expression favorite du F.-.Roosevelt, président de la République de Washington.L’excellente Northwest Review, de Winnipeg, numéro du 20 décembre dernier, nous dit ce que doit être, sans aucun doute, ce nouveau livre de l’abbé Klein.1 ?• (* un a • * f f V ' Et A tous il ce Ames.Mit is ou a tort le scnter cet état do désirable eu soi, comme un idéal \.:• lequel on doit s'efforcer de tendre. i n'est IA, en réalité, qu’un pis aller !'< A les vrais intérêts des âmes demandent que l’on sorte le plus tôt possible, profitant de toutes les circonstan favorables j>our ramener l’ordre voula de Dieu : union de subordination et entente pa: faite fondée sur la naturel-: la fin propre des deux puissances, union entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel tous deux faits et établis par Dieu afin de s’cntr’nidcr pour le bien de la paix et lu prospérité commune.Chose à noter encore : les libéraux progré-Etais Unis, ne nous souillent jamais mot des perle énormes qu'y a souffertes pertes qu’il faut attribuer partie, on n’en saurait douter, au fait de la séparation de l'Eglise et de l’Elnt chez nos voisins.Tous ceux qui ont étudié soigneusement le mouvement catlioliqu • et la situation religieuse aux Etats l'ni-, s’accordent dire que ce pays devrai', compter aujourd’hui, non pas seulement 1*2 millions de catholiques, mais plus de b fois et même 1 fois nombre, c’est à-dire 40 A 50 millions ! rupuieuàt nous i choses h Z.21 * bKVl v SUU; UV .: « r :mne nances de nou?fûmes délectés de la messe s fûtes ' amais d : 1 iC A l Or, qu’est ce qu’on y lit, au chapitre vi Québec, iu sacre de Chérubin: avec ou publier tous peu intone uvx K-o.t*' j V, consacré aux cluintrcs t Approchez, le audi-, monsieur Furcteux, vt voyez ce/uu-r vrai de! pas au peint de vue de i'est ht tique ; real est à ^ 4 chœur de | «¦ : r * ¦ 1 .v • je n'avais eu de : ai ;n .i i.M voix mix: • • lion de musique religieuse.H t convenir que le diocèse de Mo cct égard décliné à toujours rester queiq-st cv U)trc x/lrifKr à Québec à cause de la proscrip: « voix de ît t.n f “ îo.Du même principe il suit que 1er js ont dans Véglise un véritable office .iturgique, et que, partant, les femmes.| étant incapables de cet office, k& peuvent ÊTRE ADMISES À P AIRE PARTIE DU CHŒVK OU DE LA CHAPELLE MUSICALE.eu LC’r p( t ri'\* des chft’ur* d't g! Ltc.Vctte détermination, à mon sens, a hi « < point de uns de i' (M hi tique.un J ill's paf au ?» Les compositeurs de tout temps ont compris et enseigné que les diverses parties qui constituent Vharmonie d’un morceau, la Fureteux ?Saisissez-vous toute l’éten-dominante, la moyenne,et la fondamental#, doivent être confiées à des instruments de registres différents ou de tonalité distincte ou à des x jiz mixtes.le choeur so compose e voix égales, les nécessités de la musique religieuse imposent aux maîtres de chapelle l’obligation de faire des arrangements plus ou moins heureux au moyen desquels ils évitent les faux battements et la défigura- Avez-vous bien compris, monsieur due du désastre qui atteint la dominante, la moyenne et la fondamentale?RealUez-vou*, jxmr employer un anglicisme cher aux écrivains du Soleil, Accaparé, comme il Un été pendant &a tournée aux Etat*-Unie, par les upôtiea à Li langue d'argent de la vantardise semi-religieuse, il aura été, n*cn doutons pas, aussi complètement mystifié que Vavait été Mgr Sa toll i à son arrivée aux Etats-Unis et, au contraire de cet illustre prélat, il r/v eèt pas rt-bV* ttflSf-i iungtempH pour décou vrii combien il avait été dupé.Noua devons donc nous attendre \ voir l’éloquent font des catholique* libéraux français nou-p Indre en rose tout ce qui a trait au catholicisme dans la république voisine et louer il l’excès ces hommes qui, par leur semi-r.itionali-*me et leurs coin p la i Verreur «ont responsables des effroyables défections qui ont lieu chez le* catholiques des Etats-Unis :—Who, by thcîrnfrnbntliona^ liant and lh+ir coqwiting v.if h error, rnpomibl" for the tremendotf* b xl n.gr in the catholic hotly.“ Dans un diocèse où l’abbé Klein fut reçu il bras ouvert*, il fut piloté avec tant d’habileté qu’il n’y remarqua pas Vabsence pourtant frappante de toute vie vraiment spirituelle.Les ordres religieux d’hommes et partout, et subito.étant soigneusement exclus du diocèse on De sorte que,si vous trouvez quelque question, il n'y a que peu.ou point, de vin part une église catholique où des vo.z inl6ri,cur0- Au inilicu d'une grande expos., , ., » , lion do belles églises, de musique savante et rendent encore hommage » la ^ „ermon„ .,1e l» dominante, il la moyenne et à la fou- véritable vie cachée en Dieu avec le Christ damentale, écoutez-les de vos deux manque lamentablement.Lu méditation c-t oreilles ; mais n’en pariez pas dans les pratiquement inconnue, in piété roi pure-gazettes ; car si cela était connu de men* officielle.et de surface, et lu louange de 1 Ordinaire, celui-ci serait obligé de 1 Pourtant elle est bien actuelle encore commettre lt faux pat qu ont commis Les libéraux d Europe, plus purlieu- celte question des subsides, les évêques de Montréal pour la raison lièrement ceux de France, ne perdent' j que la proscription des voix de femmes aucune occasion de nous parler des des chants liturgiques est maintenant progrès extraordinaires, merveilleux, A Québec, ti développé longuement la loi de 1 Eglise universelle, loi à du catholicisme aux Etats-Unis.Il y oetto thèse, à savoir : Les sommes laquelle personne ne pourra se sous- a là pour eux —on le sent assez— un payées annuellement par le gouverne-traire, même pour faire plaisir aux sujet favori, un thème de prédilection mont fédéral aux gouvernements le» Compositeurs et aux executants de sur lequel ilseaiment à broder ; mais,[eaux devraient être proportionnées ù musique sacro-théâtrale et pour éviter ce qa’on ue sent pas moins, même .la population de chaque piovinoo le malheur des faux battements.j lorsqu’ils ne le disent pas explicite* | lieu de reeter les mêmes, comme cela a i ***&&, Vè«t là ovneiesion qu'ils désirent, lieu depuis 1807,pour Québec, Ontario,’ t1 1 réalisez vous toute l’horreur de la situation?Les faux battements envahissant qui nous parlent sans cesse des du catholicisme ÜV5X les églises du monde entier, et ia défiguration complète des œuvres créées pour éléments mixtes devenant aussi universelle que la religion calho lique elle même ?N’est ce pas que le faux pas des créées F Kg lise, des 1 rt r- i pou: r liment $ mixtes et qu’ils sont obligés de faire rendre pur des voix égales.vrp«i îiog ,1.-.T-.1 J .Wlllj'IV VV grand en e t > r t C’est nous qui soulignons ies pas sages les plus saillants de celte tirade de noire outrecuidant Gros-Jean.En effet évêques de Montréal est de l'herhe Saint-Jean en comparaison de celui vêque du les évoques de Montré», commencer par le saint évêque Hour get, si nous ne nous trompons pas,pour se conformer aux véritables traditions i A i’é JO »\ u • M.Mt.Vl] pv*’ * ‘ut de commettre I a que vtc Rome ?Qui aurait pu s’imaginer que chose pareille arriverait en plein vingtième de l'Eglise romaine, ont proscrit les siècle ! * voix de femmes des chœurs d’église.M 4 flfr ce Car, remarquez bien, monsieur Gros-Jean déclare que c’est là un Fureleux, ce n’est pas une Instruction faux pas, et que cette ordonnance pour rire que ce motu proprio de Pie X.épiscopale est cause que le diocèse de Vous verrez bien que le Pape fera Montréal est destiné à toujours rester mettre ce code à exécution, à la lettre, quelque peu inférieur à Québec ! ! N’est ce pas que notre homme est un Gros-Jean accompli ?De toute évidence, les évêques de Montréal,qui ont pris et maintenu celte détermination désastreuse, étaient des m «itsTiov inpoimvn i Ia-3 journaux de notre province parlent tous les jours de politique, mais ils no font plus même allusion à l'importante question du remaniement des subsides fédéraux, en laveur des provinces.barbares qui ignoraient ce que les compositeurs de messes théâtrales ont compris et enseigné de tout temps.La dominante, la moyenne et la fondamentale leur échappaient totalement ; les faux battements ue leur disaient rien ; et ils ont, comme de vrais Vandales, rendu nécessaire, par leur malencontreuse proscription des voix de femmes, “ la défiguration complète des œuvres créées pour éléments mixtes ”, j ar ces excellents compositeurs de musique sacro-théâtrale.En vérité, le diooèw de Montréal est r f On se rappelle que lo 18 mai 1903, M.Gouin.ministre do la colonisation i AU * # # s . LA VÉRITÉ 7 lu Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Bruns- combat naval ù Chemulpo, en Corée.Les Japonais paraissent avoir eu, jus qu’ici, l’avantage sur les Busses, bien que les nouvelles soient quelque peu contradictoires.qui venait de quitter la scène au mo-œenl où l’incendie éclata, ne voulut pas, tout d’abord vaut pas cher.C’est un signe de la décadence morale de notre époque, qu’il faille recourir aux bals, aux ba* zars, aux soirées, aux fêtes de tout wick.Lors de lu Confédération, les provinces ont abandonné le plus clair de leurs revenus au pouvoir central, avec l'entente que ce dernier pourvoirait aux principaux frais d'administration conflit des provinces.Mais les subsides aecor- deux peuples il la domination dés aux anciennes provinces sont restée 1807, taudis, se précipiter dans la rue pour sauver sa vie.“Quoi ! s'écria-t-elle,en réponse à ceux qui l'engageaient A fuir, genre pour engager les gens à délier -sortir dans la rue avec ce un peu les cordons de leur bourse en j’aimerais presque autant faveur des pauvres.Nos ancêtres fai-brûlc-r '.Et, cependant, elle venait de soient la charité pour l’amour de Dieu son rôle devant 2000 spectateurs et du prochain.Nous ne consentons à = ce costume qui lui parut ensuite la faire qu’à la condition qu’on noua n'osa pas amuse.U n'y a rien d'adorable dans uu tel état d’âme.Si nous ne pouvons plus agir comme des chrétiens, parions, au moins,comme des personnes sensées.ha Russie et le Japon sont venus en par suite des prétentions des costume ! CD Extrême-Orient, dans la Mandchourie jouer et dans la Corée.Ica mêmes depuis dépenses des gouvernements provinciaux ont doublé, quelquefois triplé.M.Couin, M.Bourassu et plusieurs autres hommes politiques croient que le temps est arrivé d’agiter devant le peuple cette question du remaniement des subsides fédéraux.Nous le croyons, nous aussi, et nous on reparlerons.dans pue les fl est à remarquer que dans ce conflit les sympathies de l’Angleterre, des Etats-Unis et du Canada anglais vont aux Japonais païens.La Russie a sans doute des prétentions exagérées ; elle étend su domina-lion d’une façon inquiétante pour l'influence des autres peuples euro- Ctilain, jourüau£ de MonlrÉal 0]lt peens ; mars enfin, le peuple russe est ^ de ^ de rMamc à un un peuple chrétien, quo,que schéma- romn canadien j vicnl de itre.¦que, et son mlluence en Orient sera Lo du roma„ cs, lellemen, d6iroütant .OüjOUrs moifis funeste que i umuence! ,a ^ 30 janvier, se "déclare N du peuple japonais, peuple essentielle- forc{.c ,, de relirer tou( ce ^'elte avait men païen.dit de confiance sur le livre attendu St le Japon pâment à dominer en u „joutc .„ Nous ne 50n„nra ncn ' * ’1e nraoquora pas, avec e mr-me pas capable de commenter k- ton temps, d mfuser son esprit aux autres .néra, dc Vo tt orient les peuples de 1 Orrcnt, aux Coréens et au* incriminés, parce qu'il y a t l,mo,s.Or cet esprit est t™ espnt dcs immoralités et des persiflages gros-de si l'on veut, dans ce sens^ œieHX paser sous que les Japonais adoptent facilement ,jIenct.c'est la première fois que les les idées et les institutions politiques canadiennes se voient imposer européennes.Ils «et appro aussi, "fessai A ht Zola.Nous espérons que d v.tc, à se servir des armes modernes dc| M ^ au55i la demi4re », yoM ce l’Lu rope.La manière européenne de faire la guerre leur est familière; et ils ont l’amour de la conquête,tout comine les peuples européens.tellement indécent qu’elle traverser la rue ainsi vêtue, ou plutôt dévêtue.Cet incident en dit long sur la moralité de Mr Bluebeard.Et penser que six cents personnes ont trouvé la mort en assistant à ce spectacle 1 Un malheureux jeune homme,.qui signe Albert Lozeau, publie, dans-la Pairie da 23 janvier, d'os vers qu’il intitule : Resignation.Cela ressemble plutôt à un cri de sombre désespoir, qu’à un acte de résignation chrétienne.jspvrc rien :le bon de la vie, elle eat fvaine ! ” ROM K RT NOTRE DBA PEAU NATIONAL Au centre mémo de%la chrétienté, à Rome, notre drapeau national n reçu la plus chaleureuse approbation.Civiltà Caltolica, dans son numéro du 2 janvier 1904, sujet : " Au milieu de cette atmosphère glacée d’athéisme légal et officiel où se trouvent plongés la plupart des Etats de l’Europe, il est vraiment consolant et élevant pour le cœur do pouvoir, là-bas, dans la lointaine Amérique, repoles yeux sur une nation, qui, ayant à faire le choix d'un drapeau national, s’arrête au symbole le plus auguste de la religion et décrète que l’image du Sacré - Cœur en sera le principal emblème.’’ Et, après avoir fait, en termes très élogieux, l’historique du projet, la savante revue conclut : C’est ainsi que commencent ces strophes attristantes.Le pauvre garçon ferait mieux de lire la Bonne souffrance d’un François Coppée, que les vers désespérants d’un Alfred de Musset.Il apprendrait- ainsi que la vie d’ici-bas, si cruelle qu’elle soit, n'est jamais ecinc, puisqu’elle nous est donnée pour nous permettre .’acquérir, au prix de douleurs passagères, une éternité de bonheur.Sursum Nous ne pouvons éviter la souffrance dans cette Vallée de larmes ; mais nous pouvons faire en sorte La page 123, écrit à son que c’est que de puffer un livre sans le corda ! connaître ! On avait annoncé que ce livre aurait une préface du malfaiteur littéraire Jeeu Richepin.La Semaine qu’elle ne soit pas inutile.Le morne religieuse, de Montréal, S février, nous silence, que le jeune poète déclare être •apprend que même Richepin a refusé | sa plus chère vertu, n’est pas même un le parrainage d’une œuvre semblable ! palliatif.Il faut unir nos douleurs aux douleurs de Celui qui a souffert avant nous,plus que nous,et pour nous.Voilà scr Imaginez tout l’Orient imbu de l’esprit japonais ; les innombrables millions de ces vastes régions armés à l’européenne, exercés militairement à l'européenne, et conservant toujours leur paganisme, leur haine et leur mépris pour la race blanche ! C’est alors que le péril jaune, dont on a souvent- parlé, serait formidable 1 Si le .Japon l’emporte sur la Russiej Accord Herald pour se défendre.Entre autres choses, il dit que le hasard a Le maire de Chicago, M.Harrison accusé de négligence coupable dans ^ chemin qui conduit à la véritable l'affaire de l’incendie du théâtre résignation, à la résignation qui est méritoire pour le ciel." Or ce magnifique mouvement, où au sentiment patriotique s’unit si étroitement le sentiment religieux, n’est il amende honorable que fait le Iroquois, écrit une longue lettre au pas une Canada français pour les fautes, les sacrilèges et les scandales dont la Mère- train do se souiller en dans le présent conflit, ce sera peut-être le point de départ du châtiment de j V0Q^U ffue cc malheur arrivât juste au moment où le Building Departement MOBT DE Mgr GR AVEE l’Europe, et même de l'Amérique, par par les païens (W vomût à peine de terminer son rapport constatant que presque tous les théâtres Patrie est en Europe ?Pour cc motif, donc, que les cœurs généreux, qui ont entrepris une si belle œuvre, reçoivent de Rome une parole d'encouragement et une approbation sincère.Bien volontiers nous faisons nôtres ces premiers vers d’une poésie qu’un Français canadien adresse ù un Canadien français : la race jaune l'Extrême-Orient.Nous regrettons d’avoir à enregistrer la mort de Mgr FJphège Gravel, évêque de Nieolet, arrivée le 28 janvier dernier.Mgr Gravel a succombé à une longue et douloureuse maladie, supportée avec une grande résignation.Mgr Gravel naquit à Saint-Antoine de Richelieu, le 12 octobre 1SSS ; fit ses études aux collèges do Saint Hyacinthe, de Montréal, de Sainte-Croix, Worcester, Massachusetts, et au grand séminaire de Montréal.Ordonné prêtre le 11 septembre 1870, il fut successivement vicaire à Sorel, la cathédrale de Saint- ne tenaient aucun compte des ordonnances de la ville en vue de la sécurité du public.Ce rapport devait être très prochainement soumis au conseil, etc, etc.En d’autres termes, l’incendie a eu - lieu trop tôt, puisque les autorités L’insolence des journaux 1 L’Vadé- étaient justement sur le point de corn-•est plus l'antique et noblejg pan River, numéro du 1er moncer à faire leur devoir ! Si quelque mitdc février, cite, entête doses colonnes,! hécatombe semblable au désastre du [courroux.Lq SAn3 aucuu commentaire, le Figaro, I théâtre Iroquois avait lieu â Québec pHÜrVi'ro^u’Fmn1^ n“ut1u£d«.U Paris, qui dit que M.Loubet, ou à Montréal, quel genre d'eicuses [vous.” | président de la république française, nos autorités municipales songeraient-doit faire visite au Pape, " car cette elles à faire valoir ?Et quels efforts visite ne pourrait avoir que des avau- font ces autorités pour protéger la L& Russie et le J&pou I tages et aucun inconvénient." Puis, l’é- morale publique?C'est horrible de I tonnante feuille boulevardière ajoute :j voir les corps brûler dans un théâtre ; “ Ir.faut quo, de part et d'autre, on faissc les concessions nécessaires”.Vous I voir les âmes s'y souiller et s'y perdre ! Notre France n Sur ses champ» dévastés souille un vicaire Hyacinthe, curé do Bedford, cuvé de la, cathédrale de Saint-Hyacinthe.Il fut nommé évêque du nouveau diocèse de Nicolet, le 10 juillet 1885, pendant, qu'il était en voyage, et fut sacré à Rome,le 2 août de la môme année.Seg funérailles ont eu lieu le 1er février, au milieu d’un nombreux clergé et.d’un grand concours tlo fidèles.Mgr J.S.-H.Brunault, coadjuteur do Mgr Gravel depuis le 29 dénombre 1899, succède au prélat déf lut g«r le siège de Nioelet, mais c'est encore bien plus horrible de Ces deux pays sont actuellement en guerre.Depuis longtemps les deux gouvernements négociaient, tout en sc préparant ouvertement pour un conflit ü m Enfin™ ans la nuit du 8 nu 9 février, I de pièce on jouait au théâtre Iroquois, I les recettes devaient bénéficier à une sans déclaration do guerre formelle, le de Chicago, lors du terrible incendie bonne œuvre.Elle dit : » Puis c’était Japon se croyant plus prêt que la qui a lancé subitement près de six cents une manière fine, tout attrayante, Russie la flotte des torpilleurs japonais Ames dam l'éternité.Le nom de la pièce piquante d'iuédit de faire une bonne a attaqué la flotte russe dans la rade est Mr Bluebeard.Nous no connaissons œuvre.J’adore les bonnes rouviw ainsi de Port-Arthur on Chine, causant des pas cette pièce, dit le Ouholic Universe, faites : tout joyeusement, sans qu’on ravaces considérables de Cleveland, mais voici un incident s’en doute presque 1 ” Cette jeune Depuis Ion, les navires japonais ont qui fail supposer qu'elle n'ost pas pemnne plaça val ses adorati.u.: 1.bombard!- Port-Arthur, et il y a en ] propre, «n rapport, q.'a.a df aetnow, Avltt «ns, faite, s, .aasnwml, n verrez, pourtant, que le Pape ne fera aucune concession ! Une collaboratrice du Soleil, 30 janvier, rend compte d’une soirée de Ou peut se demander quelle espèce! cartes—on appelle ça un Euchre—dont LA VÉRITÉ S pour ne pas avoir souvent présente àj l'esprit la pensée do lu mort.Il ne soupçonnait pourtant pus plus qu'aucun, d’entre nous la foudroyante brutalité bu dénouement.Suivant son chrétien qui se pique de quelque logi que), mais ce qui n’avait pas pour but immédiat le bien des âmes ou le progrès des (ouvres.Inversement, nul n’était plus assidu aux conseils, aux assemblées où les intérêts catholiques habitude, il quitta Paris A la fin de étaient débattus ; l’idée ne lui serait juillet pour aller prendre quelques pas venue d'invoquer ses écrasantes semaines de repos dans sa terre patri-occupations pour ee soustraire à nue moniale de Mirabel, près de Riom.Ses invitation de ce genre.Il arrivait nombreuses lettres ne témoignaient proctuellemeut i l’heure dite, et se d'aucune lassitude, encore moins d’au, retirait des derniers, comme si son cane inquiétude.Dans la journée du temps n'avait pas été précieux.Sa 18 septembre, il se plaignit d’un cer-porte de même était toujours ouverte tain malaise, et se retira dans sa û quiconque venait solliciter l’appui chambre vers la fin de l'après-midi, eu de son expérience et de sa charité.manifestant l'intention de prendre un Cette charité, dissimulée le plus peu de repos.Quelques instants plus souvent possible sous le voile de l’a- tard, au bruit sourd d’uue chute, on nonyme, était presque inépuisable, accourut auprès de lui, et on le trouva Possesseur d'une largo aisance, privé étendu sans connaissance.Le curé de dé la joie de la paternité, M.Pagès la paroisse, appelé en toute hùte, eut s’était facilement mis d’accord avec le temps de lui administrer les derniers la chrétienne accomplie que Dieu lui sacrements pendant qu’il respirait en Les finances du Saint-Siège Feu M.Antonin Pagès On écrit de Home à la 1 çaise, numéro du 9 janvier : mie frai (Suite fi fie.) “ Le moment est Le dévouement de M.Pagès à la Société de Saint Vincent de Paul se manifestait encore sous d’autres formes.Il n’épargnait point les démarches auprès des personnes de passage A Paris* membres du haut clergé ou laïques influents, dont le bon vouloir pouvait faciliter le développement de notre Société, qui venait et les occupations qui se multipliaient, il ne reculait point devant la fatigue de pénibles voyages pour aller porter A de-s confrères éloignés, à l’occas;on d'un cinquantenaire ou d’une fondation, la joie de sa présence et le réconfort de sa parole.Un de ses derniers déplacements a eu but le berceau de Saint-Vincent, de Paul, où il a conduit un pèlerinage de confrères parisiens et de membres des Conférences do la proposait de sc rendre ; rc.maniement A Rome, pour offrir l'hommage filial de notre Société au Souverain Pontife Pie X et continuation de la bienveillante protection que nous avaient nc.ordée Pie IX et Léon XIII.Si M.Pagès était avant tout président général de la Société de Salut Vincent de Paul, il trouvait encore du temps à consacrer aux autres grandes œuvres catholiques, si multipliées dans ces derniers temps et devenues d’une si capitale importance.Il n’en est pour ainsi dire aucune qui n’ait fait appel à la sûreté de son conseil, -À sa compétence judiciaire, à sa connaissance hommes : citons seulement la Propagation de la Foi, l’Association de Saint-François de Sales, l'Hôpital Saint - Joseph, l'Institut catholique de Paris, la Société d’Education et d’Enseignement.Les congrégations religieuses recouraient constamment'-à sc-s avis, entre autres celle des Filles de ht Ch H ri lé, dans laquelle était entrée une «le sc-3 sœurs : le cardinal archevêque de Paris l’hono rait d'une particulière confiance.M, Pagès ne se tenait à l’écart quo des groupements ou des entreprises ayant une tendance politique : par attachement à nos régies autant que par sentiment naturel, il ne soutirait pas que son nom fût mêlé aux polémiques des partis, ni surtout aux dissentiments entre catholiques.Sa vigilance était extrême à maintenir le drapeau de la Société de Saint Vincent ne Paul 1 11 ‘‘tait plu- venu de parler clair aur Ica finances pontificales.I u rôguo do Léon XIII n'a pas ajouté un centime aux ressources laissées pur pje IX, si tant est qu’il ne les pas consi.déraillement amoindries.D’autre part je le répète, les recettes du Denier de Saint-Pierre out beaucoup baissé do-puis Pie IX.“ Ainsi Pic X une condition iiifnnimcnt se trouve t il dans moins avau-tageuso que Léon XIII A son avènement.Je n'ai pas la prétention de connaître le budget du Saint-Siège en détail, mais je sais qu'il faut au Saint-Père quatre millions (1) par an Atout le moins pour les dépenses ordinaires et je doute que toutes scs ressources ensemble, revenu des capitaux placés, offrandes du Denier do Saint 1 Malgré l’Age ‘iorre, casuel de chancellerie, atteignant ° — " du lire.AU !¦ j-' V %; i “ Il serait pourtant de toute n.'«ce=-site qu’elles les dépassassent, et je vais eu expliquer les raisons.Premièrement les placements rendant do moins moins, les capitaux ont besoin avait donnée pour compagne, pour core.I îa’.re très large, Je plus en plus large, tri la mort subite est toujours une \ part de la générosité dans la gestion «preuve redoutable, il est permis d’es de sa fortune.11 aimait à répéter que ! pertr qu’elle n’aura pas surpris celui !vs vrais charitables étaient ceux qui qui se tenait toujours prêta paraître | s’accroître constamment, si le se dépouillaient de leur vivant et sur devant son Dieu, et dont la vie entière les autres, il n’était qu’une suite de bonnes et charitables actions.C'est cette confiance E«,t-il besoin d’ajouter qu'un don si qui réconfortait ses proches, pendant complet de sou temps, de ses facultés que, selon sa dernière volonté, ils le intellectuelles, de la majeure portion revêtaient dans son dernier sommeil de ses revenus, était inspiré par d’ar- de l’humble livrée des Tertiaires fran dents sentiments de fui et de piété ?ciscains.Grandi à une époque où la liberté il z’.on.i.4 V e: .ut revenu doit se maintenir au même niveau.Deuxièmement, le Pupo doit avoir de quoi faire face aux dépenses extr; diimires.Sait ou quoie Concile du Vatican a côuté vingt millions ?tiens ce ch «Il ru d’un prélat, et je n’ei; suis pas surpris après tout ce que les comptes de l'assemblée œcuménique remplissent de registres sur les étagère; de M.le commandeur Pulcinclli, intendant des Sacrés Palais.Troisièmement enfin, il convient d’assurer au Saint Siège une indépendance financière absolue, en portant ses capitaux A une somme assez élevée pour que le Denier de Saint-Pierre devienne inutile et puise être aboli.“ Si le Pape est privé do la souveraineté politique, que du moins l’abondance de ses ressources lui dv.Saint-Père la solliciter ce point comme n'hésita il, pas à prèchc-r d’exemple.çn r *4 I ior- Je Lee obsèques de M.Pagès, célébrées à Riom le 22 septembre, ont été, éga lemeut selon son vœu, dépourvues de toute solennité mondaine : mais elles ont été marquées d’un cachet do touchante et quasi familiale douleur.A côté du représentant du Conseil général, des membres do la Conférence de Riom, l’église Saint-Amable réunissait une nombreuse assistance de voisins, d'enseignement n’existait pas en France, M.Pagès n’avait point fait ses études dans une maison d'éducation chrétienne, et il avait souvent l'bu- ,jea milité de s’accuser de ce qu’il appelait la “ tiédeur ” de son adolescence.C’est plus tard que l'étude,la réflexion, et aussi l’influence de chères et suintes affections, produisirent chez lui la complète adhésion de l’intelligence et du cœur aux dogmes comme aux pra tiques du catholicisme, et qu’il devint non seulement un chrétien complet, mais un elnéth n exemplaire.Sa foi, trè- éclairée, était en môme temps très docile, et il aimait à prodiguer aux autorités ew.ésia-liqut-s les marques de sa respectueuse son iui.-.-iio!i.8a piété éloignée île toute mièvrerie, donnaiti permette d'occuper dans le monde une place en rappoit avec sa sublime-dignité.Une belle fortune tiendra lieu, dans une certaine mesure, du pouvoir Mgr l’évèque de! temporel.Que les catholiques se gur- ! dent donc de se relâcher dans leurs I générosités envers la Chaire auguste ' | d’où descendent sur eux tant de lu; mi ères et taut de secours spirituels ; eu rangs pressés ' qu’ils déploient au contraire 'sainte émulation à combler le Suave- d «mis, d’obligée, dont le visage ré fié tait lu tristesse et Vémotiou.Un vicaire général, délégué par Clermont, présidait la cérémonie au milieu d'un grand concours de prêtres Les communautés religieuses étaient également venues rendre les derniers devoirs à celui qui es avait si judicieusement conseillées j 1 i vaillamment défen une rain l'un life.11 * « ans quelles mains leurs offrandes pourraient elles jamais mieux déposées que dans ailes (h; j Pie X ! Un pontife si apostolique, si , désintéressé, si charitable, m plein de Livres! Pi-prit de Jésus Christ ! Porté malgré ! lui sur le Saint Siège, il sentira moins [le poids d'une dignité qui l'effrayait i si I amour filial des catholicities dans Va i i •lues.« < • •ire l'impression de lu itiuii intime et reine d’une âme droite avec hjii Dieu.pre ?tnelle et physique exceptionnellement mais surtout duns une vigoureuse di-lribution du tem{>s qui était une merveille d'ordre et d abnégation.LE SUCCESSEUR DE M.PAGÈS CuumCu ^cuvâttî dv Là xioCîété u6 lieiFit Vincent de Paul, à fa réunion du 16 novembre dernier, a désigné le fiiioceaswur de feu M.Prtgi-«.Le Cuiwil n choisi H.Paul Cahm, ancien connu) Société do Saint-Vincent do Paul vt dent du conseil central de Pariy.Ce choix du conseil général est actuellement eoumis à Papprobation des conseil» centraux, supérieurs et particuliers, ainsi qu’aux conférences qui sont établira dans les diverses parties du monde.L’élection du nouveau prénident général ne sera cou-•otmnve qu'en mars prochain.D'une part, l'emploi des journées de puissance M.Pagès était minutieusement réglé ; de l'autre, s'il s'acquittait aver une parfaite affabilité de ses devoirs du famille et de société, il ne consacrait littéralement pas une minute à sa distraction ni à son agrément personnel : lectures, causeries, réunions artistiques ou mondaines, il s’interdisait absolument, non pas seulement ce qui aurait eu un caractère répréhensible (c’eel le devoir élémentaire de tout vice-président de In préri - ! " bien entendu.(1) Il «'agit de Jivnc* (Quatre millions de francs,environ $800,000 1 quel mince budget ! Aucun gouvernement civil, ri peu important qu'on le 8uppo»
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