Le front ouvrier, 1 octobre 1948, samedi 23 octobre 1948
wm mm i X; ’ '• •• ¦ ¦ : H If vV-JO p?: i„mw n- .>—*“ •'* ' jfc.K»» ¦ -X-V- V ,WA- •• PJWF1^ - ^— La photo ci-contre pourrait être reproduite à de* centaines d'exemplaires: une famille, hors de chez elle, dans le froid d'automne, et installée tant bien que mal dans un abri de fortune.Ce n'est pas en Europe ravagée par la guerre que cette scène o été prise, mais bien dans notre belle province.Lisez en page onze, I histoire d une de ces familles, dont nous ne vous donnons ni la photographie ni le nom, mais qui reste un cas typique de la condition actuelle de bien des jeunes ménages.DANS CE NUMERO En pages centrales, un reportage en photos sur la célèbre ville de réhabilitation des gamins: Boys' Town./Vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv^v^^^^^v VOIR PAGE 2 Un brin de coquetterie est permis, n'est-ce pas?Il est du devoir des parents de comprendre l'orne de I adolescente et de lui aider avec beaucoup d'affection à passer cet âge difficile, sans tuer son enthousiasme.,>epuis qu’il existe un prolétariat I l’industrie, qui a combattu comme l'Lgüse, dam une lutte loyale, pour défendre les droits humains des ira-tailleurs?Dans une lutte loyale: parce que c’est un acte auquel l’Eglise se croit obligée, devant Dieu, par la loi du Christ.S.S.le pape Pie XII FRONT JOURNAL HEBDOMADAIRE 7 c le numéro Rédaction et administration : 1037, St-Denis, f f* ~ Publié à Otto» «r * ‘ ^o-oo - Vol.IV — No 48 'Pour un ordre social plus chrétien' r * 23 OCTO »«•**¦** 8 ooi' • POUR ALLER 'REVIRER AVEC c u- •c.a i O — J t r * » — » -* fog» DEUX - U FRONT OUVRIER -23 OCTORRE 194» Pour aller “revirer” loin avec 5 cents Rien ne sert de se lamenter sur le peu de valeur des cinq cents — Des travailleurs, ayant obtenu une augmentation de salaire, ont entrepris la lutte contre le coût de la vie — Une offensive qui aboutit à une entente pour faire cesser le pro-fitage — Chicoutimi donne l'exemple Même s’il est vrai que Fernan-del a traité Chicoutimi de “ville la moin.« civilisée d’Amérique", il reste que c’est de cette ville que rous vient l’exemple le plus intelligent de lutte contre la hausse du coût de la vie.Un hebdomadaire de la métropole disait dans son grand titre, il ; r quelques semaines: "On ne peut pas aller loin maintenant avec cinq cents.” C’est bien vrai, mais (a ne nous avance pas beaucoup de nous contenter de le dire.II faut trouver le moyen d’y faire quelque chose.C’est ce que tenteront d’accomplir les gens de Chicoutimi.Et leur façon de s’y prendre nous donne de grands espoirs de succès.Pour que l'orgent garde sa valeur L’affaire a commencé quand les Syndicats se sont aperçus que malgré leurs augmentations de salaires, les travailleurs de Chicoutimi n’étaient pas beaucoup plus avancés.puisque le coût de la vie venait ronger leurs cinq cents.C’est alors qu’ils ont eu l’idée de lancer une grande campagne pour faire cesser la plaie des spéculateurs et des abus du commerce.Os n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller, ils ont publié un Halte-Là spécial.Ils ont me me retenu du temps à ls radio pour faire entendre leurs protestations à tout le public.syndicat que tous les marchands ne sont pas à mettre dans le même sac, et même que la majorité des marchands sont soucieux du bien-être public, et prêts à tout faire pour donner une chance au consommateur.dans sa lutte contre le coût de la vie.Tant et si bien qu’un beau mardi, les représentants de l’Association des Marchands détaillants et du Syndicat se sont rencontrés pour voir de quelle façon ils pouvaient collaborer pour mener une lutte commune.Tout le monde a été d’accord.La rencontre a été très cordiale.On s'entendait pour dire qu'il était possible de travailler ensemble a-1 vec de bons résultats.Les deux ornanisations sont sorties enchantées de la rencontre.Comme c'est là, le syndicat est à étudier un long mémoire de l’association aur le problème.Après cela, les deux organisations se rencontreront de nouveau pour trouver les meilleurs moyens de faire cesser les abus du commerce,, abus que l’asociation est prête elle-même à combattre.Ça peut se foire n'importe où Les gens de Chicoutimi sont en train de nous prouver qu’ils sont les pins à date quand il s'agit de combattre cette nouvelle maladie des temps modernes, qui s’appelle l’inflation.Lutte antituberculeuse aux Trois-Rivières Wiyrngimack es* I» première usine de cette vIDe à bénéficier des services de la roulotte pour le dépistage de la tuberculose.Fins de riaq cents employés ont été radiographiés en uae seule Journée.On volt ici, de gauche à droite, sur la première rangée: le Dr Léveaque, Mlle S.Lamothe, Garde Parent, Garde Teasdale, Dr H.Beaudoin, M.Timmlr, gérant de l’usine, Dr J.Normand, Dr Racicot, J.B.Poli-quln, trésorier de la campagne du timbre de Noël, les .Çn A.Beaudet et J.D’Argis.Sur la deuxième rangée: «.Johnston, Mme Lamothe-JI.Eaton, assistant paie maître, et, à l’extrême droite, U.R.Virning, comptable de l’naine.Dans la porte de la roulotte, le personnel de la cüaique mobile: garde Delong-champs, Jacques Allard, technicien et garde Vaaier.Protection certaine Chaîne garçon ou fille qui grandit requiért un minimum de 400 unités internationales de vitamine D quotidiennement et toute l’année, pour éviter le rachitisme.La vitamine D est peu coûteuse, s’obtient sons diverses formes, telles l’huile de foie de morue ou de flétan, et donne une protection certaine.Les bains do soleil surajoutés au régime ordinaire n'assurent pas toute la vitamine D dont l'enfant a besoin.• ?ne vous en cedtera pas plus cher et souvent moins en confiant vos assurances à un agent spécialisé J.P.Lanctôt ASSUREUR CONSEIL 26 années d'expérience au service du public Résidence K39 St-Denis DU.4830 Bureau 414 St Jscqmet a M\.«324 TOUS GENRES D’ASSURANCES Ils ont joué dur.11 s'agissait pour eux de protéger tous les petits salariés de la région, menacés dans leur vie familale par l'augmentation vertigineuse des prix des nécessités de la vie.Ils ont été raides pour les marchands sans scrupules qui ne pensent qu’à leur poche, et s’arrangent, par to' tes sortes de procédés, pour ar racher au petit salarié son argent plus vite qu'il ne le gagne.t Les marchands offrent leur concours Les Syndicats ont fait tant et si bien que l’Association des Marchands détaillants de Chicoutimi s'est dit qu’il était temps de réagir.Ils ont tenu à prouver au Tireur de joints Ouvrage général de peinture.Satisfaction garantie • RENE DUFOUR 5S, ave Ruel, Ville Montmorency Us sont en train de faire une expérience qui peut mener loin.Une entente comme celle-là, entre travailleurs et marchands, peut faire beaucoup dans n’importe quelle ville pour protéger les consomma teurs.Il y a aurait lieu de tenter l’expérience dans d'autre* villes, voire même de la transposer sur le plan provincial et national.C’est toujours 1a même histoire: qi nd les gens du peuple trouvent un moyen pratique de s'unir pour se protéger, le bien public va de l’avant • Sports d’automne Le mois d'octobre ramène les amateurs de chasse dans nos forêts canadiennes.Pour s’assu rer une excursion agréable et confortable, les chasseurs devraient s'apporter les vêtements appropriés, les accessoires de cuisine nécessaires, tout l’outillage de camp, et une nourriture saine et soutenante.J.-ULRIC LAGARDE A.P.A., L.E.U., C.E.l.T.AUDITEUR PUBLIC ACCREDITE Comptable et conseiller Juge de Paix Tél.DO.54SJ UN Eat, St-ZeÜqoe, Montréal VALISES • SACOCHES PORTE-MONNAIE • Etc.E.BEAUDOIN Manufacturier d’articles en cuir est, ONTARIO — Montréal AMherst *27* OUVERTS ZZ 9h.à 5h.30 TOUS LES JOURS, SAMEDI COMPRIS DUPUIS AM jeunes gens .collégiens , .SPECIAL , .Depuis longtemps nous attendions ces eha-.peaux en gabardine HAUTE QUALITE dans le ton de belge.Enfin messieurs .vous pourrez coiffer ce chapeau et braver toutes les intempéries car 11 est à l’épreuve de la pluie .garanti ne pas rétrécir.- FEUTRE DUVET CHAPEAUX EN GABARDINE - POUR HOMMES .Autres chapeaux en FEUTRE DUVET modèle à bord uni eu bordé se portant baissé ou relevé.Marque connues: STETSON — ROYAL NASSAU — VIMY.DANS LE GROUPE J 00 à | 3 00 DUPUIS — 23 OCTOBRE 1948 LE FRONT OUVRIER Un esprit diabolique menace nos forêts et nos bûcherons - Page TROIS 5.— La fondation d'Ecoles Moyennes de Sylviculture (culture l de la forêt ) pour nos bûcherons et I leurs fils.Il est encore temps d'écouter la voix de ce chef spirituel et de prendre les moyens pour refouler les assauts de l'esprit de destnifr tion contre le corps et l'âme des travailleurs de la forêt.y * Dans sa lettre pastorale, “La Forêt”, Monseigneur LaBrie, évêque du Golfe Saint-Laurent, dénonce fortement “un esprit diabolique de destruction, le même qui fomente les guerres, qui tente de détruire l’oeuvre divine et chez nous, qui est en voie d’anéantir nos richesses naturelles, nos familles, notre religion, notre démocratie, notre race même.” Le soin des plus âgés L'ascendant de plus eu plus ferme de la science sur la maladie, la durée moyenne de la vie s'allonge sensiblement chez les Canadiens.Le problème du soutien des plus âgés se complique en conséquence.Contrairement à la croyance populaire, les travailleurs plus âgés donnent un aussi bon rendement que les jeunes, ils ne sont pas plus exposés aux accidents, et leur adresse et leur expérience sont pour l’industrie moderne, un précieux avantage.SALAISON MAISONNEUVE LIMITÉE 1430 ovanua de La Sali* A Montréal Saucinei tendres et dodues Baton préparé au sucre d’érable L) summum de la saveur et de la qualité Un esprit mauvais de dévastation, pire que les loups-garous et la chasse-galerie — Mgr LaBrie, évêque du Golfe Saint-Laurent, dépeint les ruines qui suivent l'agonie des arbres; il veut qu'on élève le "lumber Jack" au titre de professionnel.De leurs longs séjours dans la forêt, en plein hiver, loin de toute civilisation, les bûcherons nous ont rapporté des histoires sinistres.Un jour ou l’autre, les cheveux nous sont venus droits sur la tête A écouter les histoires de loups-garous dont il fallait tirer du sang pour les délivrer; ou bien de bûcherons que Messire Satan faisait voguer dans les airs dans un canot d’écorce.Ces esprits malins, les bûcherons les ont inventés de toutes pièces.Les loups-garous, les chasses-galeries n’ont jamais existé.Toutefois, ils avaient un fondement dans le réel: ce que les bûcherons voulaient dépeindre sous leurs traits, c’est le vieil ennemi, le Diable.__ Le Diable fait toujours des siennes Oui, le Diable fait toujours des siennes dans nos forêts, Seulement, cette fois, il fait plus que prendre des traits monstrueux dans l’imagination des hommes des bois.Il est devenu un danger réel et immédiat.Les ravages de l'esprit mauvais Cet esprit mauvais, il s’est incarné dans les destructeurs de la forêt.Monseigneur LaBrie nous fait sentir le tragique quotidien de la lutte entreprise contre la forêt.Il nous dépeint les ruines qui s’ac cumulent après chaque soupir d’agonie des arbres qui meurent sous l'emprise d'un acharnement mal fondé, d’un appât de gain effréné et de l’imprévoyance de tout notre peuple.Pour protéger ses ouailles contre la ruine spirituelle, Monseigneur LaBrie réclame pour le bûcheron et le forestier un minimum de bien-être temporel.L« "lumbar Jack" deviendra un professionnel Pour parer au danger qui menace les bûcherons, l’évêque ne demande pas moins que l'élévation du “lumber Jack” au titre professionnel de bûcheron et de forestier.Il veut qu’on reconnaisse définitivement la classe des bûcherons et des forestiers professionnels.Il demande aussi, afin de garder aux bûcherons leur gagne-pain, â la nation une de ses principales I richesses: la forêt, un certain nombre d'actes précis destinés à combattre l’esprit mauvais: 1.— L'établissement d’un rys-tème routier à travers nos forêis.2.— La fondation de villages forestiers.3.— La formation d’un plus grand nombre d'ingénieurs forestiers.4.— Un programme scolaire plus élaboré pour nos écoles primaires et qui aura pour but de développer chez nos jeunes l’amour de la Forêt.AMhertt 70S1 GERARD FOREST Entrepreneur électricien 4504, MENT AN A MONTREAL HISTOIRE SANS PAROLE moRin saucisses bacon préparés par des charcutiers de longue pratique « •; ¥ c0t**umsT-c/ ^esr pri* {*,zTrc»*' ffifitlt- “>**!• ¦££* c<^- ptNtfiMHr \*#!**Z- WWtAVJ^i '<' '¦*¦>•« r^* _ * ¦ -*- - 3 ;V.->ar^- iwXv «: • ,vv** ^r.V ¦ .-.«¦» W* *5* “ , * « •• >#-¦ JV- %|0 •.* ?,x Sbs nttitZS* ;v^ S r ***** -JP&zT'irt* f* .?<• -5F 3~ Pog« QUATRE LE FRONT OUVRIER 23 OCTOBRE 1948 JIBfiNT IH 1948 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière indépendant de tout parti politique.Propriété du Centre Social Ouvrier.U n'engage que aa direction.Membre de l’A.B.C.10Î7, EUE SAINT-DENIS, MONTREAL 11 LA.41S4 Imprima par U Syndicat d'OMvrm Soclitw.Ltfc.1(8.ru* Dalkoak.Ottawa.(Autonsécomme envoi postal de 2t classe, Min.des Postes, Ottawa) Garant.Rédacteur en chef ____________ Directrice de* pages féminines Circulation __________________ ABONNEMENT: Canada, (2.50 par an; Etats-Unis, $3.00 Du bois pour nos maisons! On se chauffe de bien des sortes de bois, à l’enquête fédérale sur le prix du bols de construction! U y a des producteurs et des compagnies de gros qui disent qu’elles veulent avoir pour leur bois au Canada le même prix qu’on le paye aux Etats-Unis.U y en a d’autres, plus intelligents, qui se rendent compte qu’un Jour, quand les Américains auront assez de bois, les marchands devront compter sur le marché canadien pour vivre.Ces marchands-là modèrent leurs profits chez leurs compatriotes.* Il y a même un producteur qui a affirmé qu’il avait essayé de vendre son bols moins cher aux détaillants canadiens, mais que le consommateur n’en avait pas profité: les détaillants avalent tout simplement monté leurs prix pour empocher la différence, le profit auquel les producteurs avalent renoncé.En tout cas, la question s’éclaircit passablement.Si le beau bols de construction, est rare chez nous, c’est parce qu’on l’expédie dans les autres pays.C’est plus payant.Et si le bols est cher chez nous, c’est précisément parce que beaucoup de marchands essayent d’obtenir le même prix que pour du bols exporté.Il y en a qui vont dire : “Il y aurait moyen d’arranger ça.H suffirait de produire plus de bois, pour satisfaire à la fois le marché extérieur et le marché domestique.’’ Non, u ne semble pas qu’il y aurait moyen d’arranger ça.Notre pays ne pourrait pas produire sans danger pour l’avenir beaucoup plus de bols de construction qu’il n’eri produit actuellement.Alors, quoi?Nous en revenons toujours au mémoire de la Commission nationale de l’Habitation, l’an dernier; aux réclamations plus récentes du Comité d’Habitation de Montréal (L.O.C.) il faut que le gouvîmement* s’arrange pour organiser une plus Juste distribution du bois de construction.Il faut qu’on arrive à donner aux Canadiens leur Juste part de leur propre bois.Et il faut que la construction d’habitations ait une priorité sur les autres constructions, pour ce qui est du bols.Héginald BOISVERT.Qui est Louis Dufresne ?Quand ils vont voir au bas d’un reportage la signature de Louis Dufresne, nos lecteurs vont probablement se demander: “Qui est Louis Dufresne?” .Louis Dufresne est un nouveau venu à la rédaction du “Front”.Mais ce n’est pas un rédacteur comme les autres.C’est un rédacteur qui vient travailler avec nous deux Jours par semaine.Pourquoi?Parce que Louis n’est pas principalement un Journaliste.C’est un Jeune qui poursuit actuellement des études de Relations industrielles à l’Université de Montréal.Chaque étudiant, en plus des cours théoriques, doit faire de la pratique.On appelle ça le STAGE.Louis Dufresne a pensé qu’un bon stage pour lui, cette année, serait de venir travailler au "Front”, histoire de s’initier au Journalisme populaire.La Faculté des Sciences Sociales, section des Relations Industrielles, a pensé que c’était une bonne idée.Louis Dufresne lui-même est bien content de son choix.Il est sûr d’aimer le métier et d’aimer notre public.Cette collaboration d’un universitaire avec notre Journal ouvrier ne peut manquer d’être profitable aux deux.R.B.Boisvert DOIT-ON RENVOYER DE BERNONVILLE?De Bern on ville lutte pour sa vie.Il fait de set pieds et de eet mains pour n'être pas déporté en France, où il serait Jugé pour collaboration avec les Allemands.Nous n’avons pas encore dit un mot de cette affaire, qui a pourtant défrayé les chroniques de tous les Journaux.On a émis à ce sujet toutes les opinions possibles et imaginaires.Les fascistes à tous crins ont décerné à de Beraonville des titres de grand homme; nos libéraux et nos communisants à non moins de crins ont réclamé à grands cris la déportation du “vicb-yard”.Les renseignements sur ce personnage sont tellement contradictoires — les politiciens de toutes les couleurs ont comme fait exprès pour tout mêler — que nous ne nous risquerons pas à porter Jugement sur le fait que oui ou non de Beraonvil-le a été un traître à sa patrie.D’ailleurs, la question relève strictement des tribunaux et de l’opinion de la France.# Il y a pourtant une chose qui relève de nous autres.C’est: avons-nous le droit de refuser refuse à un homme qui nous le demande?Nous avons posé la question à un père Jésuite français qui était dans la Résistance pendant la guerre, et qui a dû, à un moment donné, se réfugier en Espagne.Ce père est d’avis qu’il faut qu’il y ait quelque part dans le monde un refuge pour les expatriés politiques qui ne sont pas des criminels de droit commun.Ce père était d’avis que le principe du droit de refuge est à sauvegarder, et que nous ne devrions pas chasser de Bernonville.Cela nous semble tout à fait dans la ligne de la charité chrétienne.SHERBROOKE MANQUE D’ELECTRICITE La ville de Sherbrooke va rationner l’électricité, et revenir pas mal à l’obscurcissement du temps de guerre.Déjà, on a supprimer l’éclairage des parcs publics.Les marquises des cinémas, les affiches lumineuses des magasins, et même certains lampadaires feraient bientôt le grand clin d’oeil, pour un temps indéterminé.VA-T-ON LEVER SA CONDAMNATION?ON A BESOIN DE SAVOIR Le Conseil régional Saguenay-Lac-St-Jean annonce pour le 7 novembre prochain une grande journée d’études syndicale à Arvida.Cette Journée aura pour animateur le R.P.Jacques Cousineau, S.J.et sera tenue à l’école Saint-Louis d’Arvida pour les séances du matin et de l'après-midi, et au sous-sol de l’église Saint-Jacques le dimanche soir.Monsieur Jean Marchand, secrétaire général de la C.T.C.C., L, raison, ctot qua Sbarbroo., |wur '* **"“ ke manque d’eau -pour faire .' ._ , Au premier coup d’Oeil, une journée d’études, ça a l’air moins important qu’une réclamation de salaire.En fait, c’est beau- d’Arvida est : “Pour que notrs syndicalisme soit vivant”.Les syndiqués de la région qui veulent faire du vrai syndicalisme sont invités à y assister.Et il ne faut pas s'y tromper: seul le vrai syndicalisme peut amener la libération de 1s classe ouvrière.marcher les turbines.Ces obscurcissement sont embêtants.Mais on comprend pourquoi U faut les imposer.Si ce n’est pas sur ces choses-là qu’on économise l’électricité, il peut arriver qu’il en manque pour la consommation domestique au foyer, ce qui serait grave; ce qui serait plus grave encore, ce serait qu’on manque d’électricité dans les usines.Les machines ne pourraient pas tourner à plein, et U faudrait ou bien renvoyer des hommes, ou restreindre les heures de travail.Souhaitons tout de même que Sherbrooke ne connaîtra pas de sitôt des années si pauvres en eau.coup plus important &estj>ien beau de se syndiquer pour améliorer ses conditions de vie; il faut le faire.Mais il ne faut pas s’imaginer que du moment qu’on a sa earte de membre, on sait tout ce qu’il faut savoir pour faire un bon syndiqué.La .preuve, c'est que bien souvent des syndiqués qui ont été tout feu tout flamme quand il, s’est agi d’avoir une augmentation de salaire, se désintéressent totalement du syndicat du moment que c’est fini et que l’augmentation jeat obtenue.Le titre de la journée d'études MARCHANDS DETAILLANTS ET TRAVAILLEURS Nous publions en page 2 un article sur la collaboration entre les marchands détaillants et le syndicat, à CLicoutimi.Ces deux organismes ont décidé de faire aller leurs concitoyens plus loin avec leurs cinq cents.Au moment où nous écrivohs ces lignes, il y a eq, une deuxième rencontre entre les deux groupes.Les marchands détaillants ont donné les vraies raisons qui les amènent discuter avec les syndicats.Premièrement: ils veulent renseigner les syndicats sur les marges de profits établis dans les différents genres ds commerce, en Amérique, dans le Québec et à Chicoutimi, pour en faire la moyenne.Deuxièmement: étudier la possibilité de nasser des réglements pour contrôler les abus qui peuvent se glisser dans le commerce.Vol.IV 'Cm pa\cle\.fAnctS/ Ü ÔÔTom ika- ¦ Un des partis - LE FRONT OUVRIER politiques dans son programme des idées de la J.O.C.Dca aoloircs de $0.27 de l'heure, dea menaces pour avoir voulu former un syndicat, une "job" de journalier à 16 ana; autant d'exemples d'insécurité qui illustrent bien la situation des jeunes travailleurs — Un appel de la J.O.C.aux gouvernants, à tous les groupements familiaux Page CINQ Accidents aux yeux Des experts en hygiène industrielle sont d’avis qu'on pourrait réduire de beaucoup les accidents de la vue en intimant aux travailleurs de porter des lunettes de sûreté, et de prendre une fou- le de précautions routinières.Les accidents arrivent toujours d’une manière inattendue; c'est pourquoi il faut toujours être prudent.Les yeux sont irremplaçables.Nos annonceurs de Sherbrooke sont vos amis La démarche que la J.O.C.faisait à Ottawa le mois dernier pour revendiquer en faveur des jeunes travailleurs canadiens certaines mesures législatives s'avérant absolument nécessaires et urgentes semble avoir créé une impression très favorale dans tout le milieu ou-v ier.Si on se reporte à la lettre que M.Marti î, ministre de 1a Santé et du Bien-Etre Social, adressait au président national de la J.O.C.en .réponse à cette démarche, on peut espérer que dès la proccaine session fédérale le gouvernement réalisera les voeux de la J.O.C._ Les milieux politiques sont remués Nous avons eu l’agréale surprise de constater que le parti conservateur a indu dans son pro gramme électoral fixé à son récent congrès d’Ottawa, deux des principales revendications jocistes, soit: disparition du système de versements à taux décroissant dans la loi des allocations familiales et dégrèvement tiès considérable des impôts si r le revenu des petits sa lariés Les jeunes ouvriers de tout le pays ne sont pas sans se réjouir profondément de lintérét que nos représentants politiques leur manifestent.Les jeuaes travailleurs ne travaillent pas uniquement pour aujourd’hui, ils travaillent pour demain ! DES OUTILS BIEN AIGUISES Rendent le travail plus facile • SCIES • CISEAUX • COUTEAUX J.BOUCHER EXPERT AIGUISEUR Autrefois chez Simmonds Saw 55«4, Hadley — HEmlock 1367 «M, King O., Tél.1567 Sherbrooke LAROCHELLE & FRERES, Ltée BOULANGERS-PATISSIERS Pour gâteaux de noces ou de fêtes Tél.91 consultez-nous Coaticook EXAMEN DE LA VUE J.-L.BLANCHARD Optométriste 130 B, rue King-ourst — SHERBROOKE, Qué.Téléphones: 3029-J — Résidence: 4384-J Tél.2116 — 2117 Dos preuves?en voici d'aufres La J.O.C.a prouvé maintes fois par des statistiques établies de la façon la plus minutieuse l’insécu rité des jeunes ouvriers en face du eyer à bâtir.Il n’est point dans notre intention de revenir sur ces constatations que nous avons puliées à maintes reprises OCCASIONS 1 Plan électrique, 1,500 watts, 32 volts.— C.D.avec batte ries — 240 amps.1 Montage â marteau 1 Moteur é gazolino, 6 C.V.25 Douches en acier 36” x 30 x 30 x 6’ ECRIVEZ Boîte postale 524 Sherbrooke déjà.Nous croyons cependant que tous nos-lecteurs auraient avantage à lire ces témoignages recueillis de la bouche de jeunes salariés de difiérents centres ouvriers depuis deux mois.Ça, d« la démagogie?S'il en est encore qui croient que la J.O.C.fait ses revendications par souci de popularité et par pure demagogic, qu’ils méditent ces faits: MA X, les salaires sont très bas dans l'usine.Plusieurs jeunes gagnent $0 27 de l'heure.Certains ont voulu organiser un syndicat.Ils ont été forcés de lâcher prise pour ne pas perdre leur emploi.’ “Sortir de l’école à 16 ans, mais sans aucune orientation, j’ai frappé u ï “job” de journalier.Actuellement, je chôme.” “La semaine dernière” mon père arrive à la maison en me disant:; “Mon gars, t’as ta 7ième année.Tu vu te trouver une place et travailler.J'ai besoin que tu gagnes.Moi, â 11 ans, j’étais à l’ouvrage.” “Moi, j’en ai par-dessus la tète.A 13 ans.j’ai tout fait pour apprendre un métier.On m’a engagé à $7.00 par semaine.Après trois ans, j’ai otenu $11.00.J’ai demandé une autre augmentation.Le PHARMACIE NOTRE-DAME Gee.LABROSSE, prop.Pharmacien-chimiste Confiez nous voa prescriptions, noua n'employons que des produits chimiquement purs 82, rue Galt, près St-Louis Tél.223 SHERBROOKE t MAGNIFIQUES SACOCHES EN CUIR REPOUSSE Assortiment des plus complets.Formes ottroyantes et dimensions variées.Ache-tez-en plusieurs dès main- * tenant pour faire de superbes cadeaux aux Fêtes.A partir de «14.00 (jjjgOMPOfiHOltQ, ^«010*41 «VBC '• BRASSARD, ynp.254 eet, êefa^e-Cetfcertae LA.«PSI / j “boss” m’a répondu: “Va-t-en, puis! que tu trouves ton salaire trop: bas: j'en prendrai un plus jeune que toi.” Ecoeuré de son solaire de $13.00 Une autre, qui n’a pas de métier et qui est sorti de l'école très jeune, se dit “écoeuré” de travailler 54 heures par semaine pour $13.00 ! Un témoignage confirmé des dizai-Ines de fois nous affirme que “les ; jeunes ne sont pas orientés.Ils ne | sont pas initiés au travail.Les plus ; âgés leur jouent des tours et ils de /iennent la risée de tout le monde parce qu'ils s'y prennent mal ! pour travailler.” Pour ne pas trop allonger la liste de ces exemples malheureux qui nous donnent une faible idée des terribles problèmes contre lesquels se débattent tous les jeunes travailleurs Canadiens de familles ouvrières et surtout de familles nombreuses, nous la continuerons dans d’autres numéros.Qu'ast-ce qu'il faut en penser?Quelle conclusion tirer de ces faits?Nous laissons à nos lecteurs le soin d’y songer.Qu’on nous permette seulement de faire un souhait: celui que tcnites les organisations professionnelles, sociales, familiales et autres qui ont encore le moindre souci de la justice sociale appuient à leur manière les revendications que la J.O.C.vient de faire à nos gouvernants.Ropos Vous sentez-vous menacé d'avoir le rhume?Vous faites aussi bien de vous y résigner.Il y a quelques jours désagréables à l’horizon, mais vous pouvez obtenir du soulagement Reposez-vous, gardez le lit pour une journée ou plus, si possible.Prenez une nourriture légère et saine et éviter le contact des autres.Un rhume peut être dangereux.Ragoût an cas$erole Il y i plus d'un avantage à cuire plusieurs aliments nourrissants dans une casserole.La nourriture cuite dans une petite quantité d’eau conserve mieux sa valeur nutritive.Les ragoûts en casserole sont une excellente manière d'utiliser les restes et constituent un délicieux repas.W.H.ADAM, ENR’G.HUILE A CHAUFFAGE — BRULEURS VENTE ET SERVICE 16, rue Windsor Sherbrooke, Qué.FERRONNERIE BELMONT G.CHAMPAGNE 66, rue Belmont, Shrebrooke Tél.4258 M BOIS DE CONSTRUCTION DE TOUS GENRES MANUPAITIKIKK8 UE PU HT ES El CHASSIS.Vmti: Si" è Ai" 4* Imtn <*» inaiin.8p«*iiHt«! 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Courtier d’assurance Sherbrooke *VI % $2 Wellington Nord Tél.2941 { 23 OCTOBRE 1948 Poge SIX-LE FRONT OUVRIER .Reproduction autorisée par la Société des Gens de Lettres de France Le roman d Elisabeth .¦ L ÂGE DES AILES De Bert hr BERN AGE (suite du Matin d’un Beau Jour) / No 24 .Mais elle ét:.lt* si jeune, si jeune, Elisabeth .Un enfant auprès de lui.Il s'efforçait de la traiter en enfant.Cependant, lorsque la conversatii » s'élevait il ne pouvait empêcher Elisabeth de lui donner la réplique.Un jour, elle le consulta poj'- le choix d'une rime.Il s'étonna: —Vous faites donc des vjrs?—Oui.Comme papa.Vons ne saviez pas que papa était Romain Villanel?Il sursauta.Cette paternité, une nouvelle couronne pour le jeune front clair.Ils eurent nlaisir parler de “lui”.Et puis, elle dit avec un si joli sourire: —Si ça ne vous ennuyait pas trop, je vous montrerais ma dernière pièce de vers.Je crois qu’elle est stupide.Mais je l’ai.ne bien tout de même.Et votre avis me serait utile.Seulement, vous me direz la vérité! La vérité vraie?—Bien sûr.Allez vite la chercher.Elle courut vers la maison et revint avec un cahier d’écolièrt.—Lisez tout bas.Ça m’intimide.Elle cueillit un jeune chat pour le caresser.Et quand i leva les yeux, il vit la petite tête fouirée de gris sur l’épaule de la jeune fille.Elle n'osait rien demander.Mais il dit, très g „ve: —J’ai lu.Et d’autres choses aussi.—C'est stupide, n’est-ce pas?—C’est très bien.Plein de fautes.Mais je me demande comment une enfant de votre âge a pu penser sentir, observer, écrire ainsi.—J’ai fait comme papa! s’écria-t-elle, rose de plaisir.Et puis, écrire des vers, cela fait du bien.Cela délivre le coeur, ne trouvez-vous pas?Il y a toujours trop de choses, dans le coeur; des choses gaies et des choses tristes, des choses connues et des chosqs mystérieuses.Le passé, l'avenir qui tirent chacun de leur côté.Que de choses! On ne sait qu'en faire, alors on écrit des vers.Voilà! Il la regarda: ‘‘Quel âge avez-vous donc?Vous paraissez quinze ans.—Dix-sept ans et demi?Il eut ehvie de lui demande: de quoi elle avait souffert, où elle aval’ trouvé la clé du monde spirituel.Mais non: il n’avait pas le droit d’interroge .—O jeunesse, murmura-t-il.Jeunesse et pourtant sagesse.Comme il y a des âmes pressées de vivre! —Vous m’indiquerez mes fautes?implora-t-elle en jouant avec le chat, et contente, un peu trop contente de plaire.—C’est votre père qu’il faut prendre pour guide.—Justement: il est trop grand.Et puis, quand j’écris des closes tristes, je crains de lui faire de la peine.Vous comprenez?Il tenait encore le cahier où il venait de lui indiquer "ses fautes’’, lorsque Florent apparut, venant du bain, et frais comme le matin.—Vous faisiez corriger un devoir?dj-manda-t-il un peu sècl.ement.—Oui, répondit bien vite Bernard pour empêcher Elisabeth de dire: “c’était des vers”.Florent, croyant qu'il s’agissait d’une version latine pensa dédaigneux, mais, content: —Pauvre vieux, va! Corriger des devoirs en vacances.Il emporta le chat qui avait gardé dans sa fourrure le parfum d'Elisabeth.Mais le “pauvre vieux” emporta dans sa mémoire deux vers du cahier d’écolière.Deux vers délicieux.Jusqu’au soir il se les récita.Quant à Elisabeth, elle gardait le souvenir enivrant de cette affirmation: “Vous êtes un poète".Il s’y connaissait, le Normalien, et il aimait ses vers.Joie.Elle eut envie de revoir Bernard Delesalle, de lui monter encore des vers et de l’entendre dire, la regardant: “O jeunesse!” CHAPITRE XVIII • GERBES D’OR • Vous ne semblez plus aus'û gaie Liseron, disait Florent, remontant de la rivière après le bain.Vous vous ennuy.ez chez nous?Peut-être voudriez-vous aller à Juan-les-Pins, chez votre soeur?On marchait deux par deux, d’après les sympathies.Mais Catherine, d’humeur indépendante, prenait les chemins de .traverse, toute seule, portant fièrement sur ses cheveux noirs une couronne de marguerites et de feuilles qu’elle avrit tressée en déclarant: “Voilà les bijoux que j’aime, moi.” Elisabeth répondit à Florent: —M’ennuyer?Oh! non, vous êtes tous si gentils et le pays si beau.Votre grand' mère dit que je ne dois pas aller à Juan-les-Pins malgré les invitations de Pha-nette: alors je n’y pense même plus.Mais je voudrais bien que la famille m’écrive plus souvent.Des cartes postales avec cinq mots, c’est maigre! Que font les parents?Que fait Thérèse?Je n’en sais rien du tout, et je trouve cela triste.—Pauvre Liseron! Ne vous tourmentez pas.Les gens qui n’écrivent pas sont des gens qui passent de belles vacances.—Et puis,., comment vous expliquer ce que j’éprouve?Ici, je ne fais qua m’amuser, et cela finit par me sembler bête.Vous comprenez?—Oui, dit Florent.Très bien.Ils continuèrent à monter.Le chemin était raide parmi les bruyères.Noëlle et Gérard de Fleurville se tenaient la main.Mais Florent n’eût pas fait le même geste.En haut de la côte, il s’arrêta, et regarda ces champs, ces près, bien découpés sous le soleil en carrés blonds ou verts: —La campagne est magnifique, cette année.On va commencer les moissons.Figurez-vous que je ressens exactement la même maladie que vous.Ça me dégoûte de ne rien faire.J’ai envie de travailler à la moisson.Il parait qu’on manque de bras.—Mais vou^ne saurez pas Florent.—J'apprendrai.Marc et André Solignac me serviront de maîtres.—Les jeunes gens qui habitent 1g ferme au beau pigeonnier roman?-r-Tout juste: les fils d’Irénée Sclignac, le maire du pays.Marc et Ai.dré sont très sympathiques.Ils ont terminé leurs études à Poitiers, leur soeur Marie-Germaine aussi, mais "s sont tous les trois revenus ici, disant que la ter.o donnait plus de bonheur que la .ille.Marie-Germaine a épousé un garçon qui fit son stage à la ferme, un garçon très bien.Elle a un bébé.Elle habite une jolie maison toute neuve, et amusante, tellement moderne! Il faudra que je vous présente à tout ce monde-là.Vous savez si bien vous adapter aux milieux nouveaux.Mais elle suivait son idée: —Pendant que vous moissonnerez, que pourrais-je faire?Il rit: Pas la moisson, certainement.Avec ces bras-là! —Si j’allais garder le bébé pour que Marie-Germaine aide les* from mes?—Je ne crois pas qu’on vous confie une petite chose aussi précieuse.Mais savez-vous ce qui : -ndrait service aux Solignac?Que vous vous occupiez de Mme Estelle.—Qui est-ce, Mme Estelle?—La grand’mère de Mari J-Germaine Marc et André.Mme Lstelle était autrefois modiste à Poitiers.Irénée Solignac a recueilli sa belle-mère chez lüi, disant qu’elle l’avait beaucoup aidé clans les années difficiles, qu'il lui devait de la reconnaissance; et que, d’ailleurs, il ne laisserait jamais une personne de sa famille finir sa vie à l’hospice des vieux.Elle est très gentille, avec la tête un peu partie, mais pas trop.Quand il y a beaucoup de travail aux champs, on est bien obligé de la laisser toute seule, et elle s'ennuie.Je m’imagine que vos visites feraient son bonheur.—Allons-y tout de suite.Personne ne pourra me dire comme à Pa is: “tu exagères .” Ce verbe exagérer, qu’en pensez-vous, Florent?—Pris dans ce sens-là il me fait bondir.—Maman me l’a assez répété, au moment de l’arrivée de Rose à Paris! Heureusement, papa m'a soutenue.Et il a cité à ce propos une parole de Paul Claudel, extraordinaire à force d’être belle.Je la garde dans mon coeur depuis ce jour-Ur Ecoutez: "Le bonheur de certains appartient, par un mystère de charité à tout le monde.” —C’est une splendeur.et bien faite pour vous, Liseron.Seuloment.tout le monde, cela représente bien d.s clients.Elle ne comprit pas que, de ce bonheur d'Elisabeth, il réclamait une pari privilégiée*.Elle fut simplement contente parce qu’il admirait le mot brûlant de Claudel.Et ne pouvant s’empêcher de danser en marchant: —J’en ai fait ma devise.E vous, avez-vous une devise?—Oui.Personne ne la connaît.Mais vous.C'est de Guy/emer: “Quand on n'a pas tout donné.On n’a rien donn- '.L'aimez-vous.ta devise?Elle le regarda, les yeux brillants.Et cela ‘fut une belle réponse.Comme ils arrivaient à la ferme, Florent se retourna: —Continuez, les autres.Nous faisons des visites, Elisabeth et moi.—Elisabeth et moi, Elisabeth et .noi.chantonna une voix de fille.Elisabeth et moi.Il ne sut pas laquelle se permettait cette moquerie.Elles .'étaient to ites envolées.Us entrèrent dans la ferme de si fière allure Des r?ses sauvages encadraient le portique Entre le hangar hérissé de fagots et l’escalier brun montant vers le toit, un morceau de vallée se découpait, clair vitrail.Et un glorieux coq se dressait sur un tas de paille, picorant, et puis relevant sa tête écarlate pour lancer un coquelicot vers le bleu lavé du ciel.—Cela fait une aquarelle, dit ’îlisabeth, clignant des yeux.—Cela fait de la vie, répliqua Florent C’est mieux.La salle était plaisante et noble avec ses meubles bien polis par tant de mains de femmes et le passage lent des siècles.Rien de médiocre, fabriqué en série.Tout venait de loin et avait servi longtemps à des gens respectueux des choses.Le crucifix aux bras d’ivoire jauni avait recueilli le dernier souffle de bien des Solignac défunts.Mais on avait glissé des touches de jeunesse parmi le décor ancien: des rideaux clairs, un bouq- t dans le pichet ancien, une rangée de livres modernes, un poste de T.S.F.Elisabeth, sensible à l’âme des lieux, éprouva du bien-être.Vraiment, l’horloge au lourd balancier ne devait compter ici que des heures, pleines et belles.Près de la fenêtre, dans un fauteuil douillet, ils aperçureit une petite vieille aux joues fraîches, _ux cheveux de neige bien coiffés.Son oeil vif les regardait venir.—Mme Estelle, dit Florent s’inclinant aussi courtoisement que dans 1 salon de sa mère, je vous présente notre amie Elisabeth Morlainville qui n’a pas de grand'mère et demande à venir ' .varder quelquefois avec vous.—Une jeune fille de Paris, ça se voit.Et mignonne! Quels jolis chapeaux je ferais pour cette petite-là si je savais encore travailler! Est-ce vrai, ce qu'on raconte, que les jeunes filles sortent sans chapeau à Paris?Parlez-moi de vos chapeaux.—Demain, Mme Estelle, demain, dit Florent.Elle eviendra quand la famille sera aux champs.Nous voulons aussi faire visite à Marie-Germaine.Comme elle s'attristait de la voir partir, Elisabeth l’embrassa.Et ils entrèrent dans un charmant cottage.(à suivre) Tu n'a* pas payé ta cotisation depuis dos mois, )o*.pourrais-)* ?Bien I )* vais à I# Crév* Washini d* faim.Donnas SI la d'unions Quand Iss hommos n'ont pas d* travail.Us sont sans défense I ^ aux blancs avant Iss noirs I Au mbins.visas aux réunions t Qu* deviendrons-nous sans unions T sntr* présent! tM)»urM«sT La cour suprême vient d* déclarer la loi anticonstitutionnelle ! Eniir.Il est Je représente les ouvriers pour un* convention collective .on va pouvoir faire manger nos entants.La prrs- temps I la nou- vsUe ?revient.Quoi ?Lm non syndiqués araioat boau jsu ds nsttrs Is blâma sur U trarail organisé.Chos Us chsls C'sst à moi cotta plaça là ! alors BM Congrès loi bienfaisante que passa une de lüUS MB Dana es cas.retournons à Washington ! les «ses Le travail organisé avait été terriblement affecté par la dépression.Et il commençait tranquillement à se , réorganiser.C’est alors que l’on tenta d’établir une loi favorisant les conventions collestitves.Pour la première fois, les travailleurs virent légalement et pleinement reconnu leur droit de se grouper en unions et de négocier avec leurs employeurs.Mais.quelques mois plus tard, cette loi fut déclarée anticonstitutionnelle. 23 OCTOBRE 1948 - t^+é>4‘S+ Pag« SEPT LK FRONT OUVRIR f* LES JOYEUX COPAINS .> r T f i vr?rtVf #•#•#"» i 8»f l'KWIi If f111#11# f11 ^VrTrVy?'if »¦ r>» » ^ rr^y iT»»-» »rrr>f^f~rrrrî>rrT > TRAVAIL PLEIN TEMPS O > • Dix cents Quand J’ai nettoyé 1a cour l’autre côté, J’ai envoyé let saletés ici ! Et je les déménage chef l’autre volsiu! pour net Je me deraan de comment «a se fait?tojrer la Ma fet, oui! Elle £/Oli, Je le ,-*• e~ ~+ %?6-i£ -4$ “ ¦« .ÿ SPECIALISTE DEMANDE • 4 • Un vétértaaï- ''N __ f____:* vite, M.Dubois.Un manège ! Le voici, faites ie votre mieux! re ferait mieux l’affaire ! ^des chevaux de Chariot a la Jambe cassée ! Pas de Jos Dubois, expert ciiarpeajier discus- Que pensiez vous que c’était ?g-,a- 43 j LES ENFANTS IRREVERENTS! • ?• Dans ce cas .mais j’ai perdu la piastre que embarrassant, que faire, mes amis ?donnée.«-7-4I Certainement, Jacquot, ça me fait plaisir — en réalité, je Non, une piastre! Moi qui voulais aux vues ! C’est ce que les gens appellent le prestige diplomatiqae.Ce sont deux Je le sais, TH-Boule délégués aux pourquoi les Nations Unies! diplomates ont de si gros ventres ?CAS DE CONSCIENCE ANNONCEURS SONT VOTRE DISPOSITION NOS x A QUAND VOUS ACHETEZ CHEZ NOS ANNONCEURS AYEZ SOIN DE MENTIONNER "LE FRONT OUVRIER" * % « A «•» Page HUIT I.E FRONT OUVRIER 23 OCTOBRE 194J Mon oncle veut me donner $1.M pour ma dent gâtee.Je vais tirer un coup, et tu laisserai échapper le chat ! Ale ! Je n’ai pat tiré encore ! Je ne tuia paa prêt ! Yr—' stNVKVt^ Aidons le à trouver sa dent ou il n’aura pas son argent ! Laisse faire la dent, fiston ! Ce qui compte, c’est le courage! \ ' > V ‘V* 4 Avmv.WFÆ mm it '¦/./¦.WiÉL 0 23 ààfàèki î*4è It FMNT OUVRIer TôgeNEUT 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 U 1 2 3 4 5 8 7 8 9 Tl 10 U ¦ 1 1 1 1 11 ¦ II El ¦ ¦ II I 1 1 1 ¦ JÊL | TTB 1 -WTwnr T Tl TT T ¦—fl«.r.d.Solution de la semaine dernière IA|M|S|U|L|Am0UlB|£l fi I|S1 TE II lITTe^ DtraunEJtjaaa ~ÜDOU~TUlir ioa ?ES 1—RiiM.rt»T«momt — VtlU Il rkM.|—D» T*rtM rit* - En «»•» «Mrott -irt «• _ .t—Tull (UIHmmHil InJnstrfUl I—T>nn« A t • r-Termina!»*» — Trot» fol*._ fc—Conjonction nlpllt» — Par* room de» y en* — Liante» Wane.T—Particule nfxstlv» «nsUl.o — Moonr» Ittnéralro efclnolM — Saloon t__A find.— Eoysrs d* obamlad» — ' la Ita «—Pr«po«lt'on — EmWtrrn» oannl.1» ^Chemin — Pronom rouir» an-xtal» — Koto.11— aK4«H — Qui oatat* rdotlo- TaanrtMnsr I Ex H ÎWt rTëTë M|C ï|F E R|E|clu|ï,iÂ|R|l|S|«[R î—»r ••* I—Toi des ot.ssax — Métal Jauao.t—NfCatlon — PoooMéo.?l—Qui small!ont.S—Jonlaance de* frotta I Oaao — Coop* da bacuottoa 7 - Prof rnotr ¦ d* Mretor.> frma» Indéfini — Paya*** a*** 1***1*.I—Oxyda é* nine, lé—Ta» dé foin coupé.Il ***T~ «a ot là a l'aventar* — Intenter on frotte*.I annonces CcQssUleesà Il y o quelque chose pour vous dans nos Annonces Clossifiées Tarif minimum : 15 mots.Z5c t cents le mot additionnel.It FROM OUVRIER 1017 St-Denis, Montréal-18 Dèpl.Publicité • LA.4134 flOROSCOFE— Voilier vous ron naître votre horoscope?Envovei nom.adresse date de naissance et 35 sees et «m votre horoscope vous recevrrt use bouteille do par fnm, A votre chois.Adresseï S: 8533 Fourhei Montréal 10.P.Q.9219 sias En plein ce que voua désiriez! 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peuvent être les conséquences de vos actes ot d’ordinaire vos idées claires et votre sens des responsabilités vous aident à vous démêler seule dans les petite problèmes qne vous présente la vie.Calme et tenace dans vos activités, votre dévouement s’efface et préfère s’opérer sous l’anonymat Votre imagi-(.tim même subit l’influence de votre sens pratique.* • • NOELLETTE — Votre pet> aévértnce vous permettra de bat dans Ta Iteration de votre situation, j’en suis convaincue.D faudrait en-pendant combattre votre grande sensibilité.Votre imagination éveillée pourrait vous y aider puisque vous êtes d'une nature plutôt gaie.Votre vie semble organisée logiquement, vos activités variées.Vous savez mêler l’utile à l’agréable, prendre les devants pour être sûre de ne pu manquer le train.« * » LEON J.— Vous vives souvent dans le passé mais cela a l’avantage de vous aider à con-tuker les expériences de vos ainés afin de prendre vos décisions, car de vous-même, vous êtes hésitant et il faut des exemples à suivre, vous avez le don d’imitation.Désir sincère d’améliorer votre personnalité et du fait votre situation.Homme de coeur, vous avez de l’énergie en face de vos obligations et ne vous procurez le superflu que quand vos devoirs envers ceux qui dépendent de vous sont bien remplis.* * * ' - FERNAND DE B.—Bel équilibre de vos facultés intellectuelles, inclinations morales et dispositions physiques qui vous placent au haut de l’échelle des êtres supérieurs et vous aide à réaliser vos {dans et von désirs, à défendre vos idées pour lesquelles vous avez une tendance à discuter.Esprit observateur.Esprit de décision.Calme et patience dans l’action.Confiance en vofMaéme qui attire te confiance de ceux qui sont indécis et peuvent réclamer vos opinions et vos services.JACQUES MST — Manières de penser et d’agir tout à fait originales.Esprit de contradiction en tout et qui semble plus porté i vouloir amorcer la discussion qu’à réellement contrecarrer les idées des autres.La curiosité de votre esprit voua porte à vouloir tout analyser et ai ce n’était votre facilité de tourner au comique ce qui a envie de vouloir rechigner, vous vous feriei des ennemis.Vous préférez les distractions de l’esprit à toute autre, vos goûts esthétiques sont apparents.Juliette MOTTET Il y a trop peu d’apprentis.C’est ce que déclarait M.Mar cel Clément, du service des recherches au ministère du Travail lors du deuxième congrès du Con seil Consultatif d’apprentissage pour les métiers du bâtiment tenu récemment à Sherbrooke.M.Marcel Clément déplora le fait que le pourcentage des eompa gnons igés de ?0 ans ou moins était très inférieur à celui des compagnons de 30 à 55 ans.Les prin eipales raisons d'après lui sont: premièrement, l’attitude des compagnons vis-à-vis des apprentis visant à leur montrer le moins vite possible tous les secrets du métier, et ceci, par crainte que les appren tis prennent leurs places; et deuxiè-ment, c’est que les patrons s’efforcent dans te majorité dea cas d’employer les apprentis à des travaux de journaliers, ee qui leur permet de leur payer un salaire bien plus PEP-O-KID La chaussure d’enfants à prix populaire.demandez la chez votre marchand fabriqvie per Savoy Shoe Co.p J Ainsi perle le lecteur lin ouvrier qui n’a pas la barbe assez longue Montréal, 10 octobre 1948.Monsieur le rédacteur, Dans la page 2 de votre numéro du 9 octobre, vous donnez la photographie décrivant la remise d’un certificat par la compagnie Canadian Resins.Je v°ux bien croire que 250,000 heures de travail sans accident e’est très rare et très méritant; mais d’après la photo, l’ouvrier n’a pas la barbe assex longue pour nous laisser penser qu’il a travaillé durant 92 ans.J’opterais pour qu’on enlève au moins un 0.A part le 0, je n’ai que des félicitations à vous faire sur la présentation de votre journal, surtout pour votre nouvelle composition du titre du journal.Bien à vous, Roger Léger, 1427, Jeanne d’Arc, Montréal.PB.: Nombre d’heures de travail par année: 50 x 52: 2,600 Nombre d’années de travail: 250,000 -t- 2,600: 92 4/13 ans.NJLL.R.—Notre correspondant a parfaitement le droit de rire.dans sa barbe.Nous retirons notre zéro et le félicitons pour son esprit d’observation.___________________________________________ commercial et professionnelj Pour contre balancer ceci, M.Marcel Clément a demandé au Conseil Consultatif d’Apprentissage de tâcher de faire en sorte qua lea apprentis, en plus d’apprendre te métier, aient te liberté de l’exercer sans se faire exploiter par personne.BREVETS D’INVENTION MABttUES OS COMMERCE ümiu 4» Ftbn*u« m ton.*»¦ MARION A MARION UrnwS A.a.M* — i.-AUné 1.1 ««t r* 9aint.-C.tk.rln.MONTREAL PHARMACIE ftianaa rii * Western Pharmacy O.Doetan*.V*.OPTOMETRISTE __ EXAMEN DE LA VUE Emile Brière, O.D.Consultation, d.» à S 7088 St-Hubert DO.1350 PHARMACIE Pharmacie Rouleau 3719, rue Adam FR.6000 Montréal ini*'«it Iv ; ÉfcstrV % «MM M a- R 1 air tous et les com pi fgh' ON FRAPPE PARTOUT L’éternelle histoire recommençait: on frappait partout pour se trouver un logis.On a même frappé à la station de police, mais là pas plus qu’ailleurs, il n'y avait de place.Dans les maisons de chambre, inutile d’y songer, personne ne les prendrait.En désespoir de cause, ils ont frappé à la Centrale de la J.O.C., et ils ont enfin trouvé là un pied à terre où la maman peut se reposer un peu des émotions successives qu’ils ont rencontrées, et d'où le père peut se mettre en quête d’un abri plus permanent.C'EST LE PARADIS Pour que Madame X nous dise que la petite chambre du président national de la J.O.C.où on les a installés ressemble à un paradis, il faut avoir passé par bien des inquiétudes.Car cette chambre n’a de céleste que la couleur bleue des murs, elle est plutôt pauvre, et froide.Heureusement, on a trouvé une chaufferette pour dissiper l’humidité de fin d’octobre qui serait néfaste aux petits enfants."NOUS NE SOMMES PAS DES PAUVRES" Quand nous sommes allés trouver Monsieur X pour lui demander de parler de lui un peu sur le journal, il s’est opposé à ce qu’on prenne son nom.“Nous ne sommes pas des pauvres, nous avons de l’argent pour payer, tout ce qui nous manque, c’est un logement.Quand nous en aurons trouvé un, nous n’aurons pas besoin de demander l’assistance de personne.Si vous faites paraître notre photo et notre nom sur les journaux, les gens vont croire que nous demandons l’aumône.Et ce n’est pas ça du tout.” Nous avons bien compris le désir de Monsieur X, et nous l’avons respecté.Personne n’aime à voir sa détresse étalée dans les journaux.Mais cette détresse est celle d’un cas entre mille.Elle est une détresse moderne.QUAND CELA FINIRA-T-IL?- ’ C’est ce que Monsieur et Madame X se demandent pour eux-mêmes.C’est ce que nous nous demandons pour tous ceux qui sont dans leur cas.Pour tous ceux qui seront dans ce cas-là dans les mois à venir, les durs mois d’hiver.Nous nous demandons quand ça va finir, pour tous les jeunes ménages qui commencent leur vie matrimoniale en chambre et.qui voient la venue d’un enfant avec tristesse quand ça devrait être un joyeux événement.Nous nous posons aussi cette question, et nous la posons à tous ceux qui pourraient y changer quelque chose, pour tous les petits enfants qui n’ont jamais connu un foyer stable, où ils pourraient grandir dans un équilibre émotionnel normal.Où/ peuvent-ils trouver le sentiment de sécurité si nécessaire à leur heureux développement mental s’ils se sentent continuellement en voyage, si leurs parents ont toujours l’impression qu’ils seront renvoyés de leur logis dans quelques jours?S’ils ont toujours, comme dit Madame X, l’imoression de vivre un mauvais rêve.» Un mauvais rêve qui dure des années, voilà de quoi briser les ailes à bien des familles.Ceux qui trouvent ennuyeux que le Front Ouvrier revienne constamment sur la question habitation n’ont vraiment pas vu l’angoisse que nous avons vue sur le visage de Monsieur et Madame X.- Et sur le visage d» milliers de familles X.filai* fiOBINDAINfi I P Peut-être vous dêttiandez-vous comment il se fait que durant ces trois années, ils ne se sont pas trouvé un logement.et peut-être vous étonnez-vous.En réalité, ili se sont trouvé un logement, il y a trois semaines, aux alentours de Montrtfcl.Le propriétaire les a avertis qu’il aurait probablement à vendre sa maison dans quelques mois, mais ils se sont installés quand même, ont placé leur ménage, pour souffler un peu, fatigués qu’ils étaient de se déménager continuellement depuis trois années.Rester, ne fut-ce que quelques mois, dans une maison, quand en a toujours été en chambre, ça vaut encore mieux que courir les maisons de chambres où on leur répond: “Si vous avez des enfants, inutile de vous présenter!” Ils ont donc pris le loyer, mais hélas, pas pour longtemps.Quinze jours après, ils étaient encore sur le chemin, le propriétaire ayant vendu sa maison plus tôt qu’il croyait.“C’en était trop pour nous”, nous a dit Madame X.’’Quand nous sommes sortis pour nous trouver un autre logement, mon mari et moi, nous pleurions tous les deux dans la rue, en mar chant.” L’espoir n’avait pas été bien long.le jeu qui si bonr.e U 60rr I été bri Su ne p! à la p( * > ¦¦ SXW<* comme les autres j, lout le monde est heureux.- Là ou les jeunes dirigent ilité.- tomme quoi il y a tout à gagner à traiter comme du ‘- "Un ptit gars vraiment méchant, ça dit le P.Flanagan.nS le Nebraska, aux Etats-Unis, une ville prospère où tout le monde | C'est une ville où 11 n’y a pas de chômeurs ni de tribunaux.Pourtant, sont des sans-foyers et des repris de Justice.C’est le fameux “Boys’ nagan, dont tout le monde a entendu parler un Jour ou l’autre, rçons habitent Boys’ Town.Us dirigent eux-mêmes la municipalité publics; Ils prennent contact avec la vie des champs, dans une ferme cleuse; Us apprennent des métiers et participent a tous les principaux Un groupe de 500 citoyens de Boys Town, en pique-nique.jeunes d’aplomb Vu.de l’étable nd le stage à Boys’ Town est terminé, bénéficie d’un service de placement lui Jusqu’à ce qu’il ait trouvé une bn de Boys’ Town est constituée de 20% d’enfants dont les foyers ont de repris de Justice, er 20%, 90% parviennent à se tailler |a société et n’ont plus Jamais affaire U veut dire qu’à peine 2% des citoyens Moment à leurs anciennes habitudes.ni fait honneur au catholique talres de Boys’ Town ne'sont pas tous [bonne part sont protestants et assisses offices.Il y a là aussi quelques |se rendent régulièrement à la synago-voisine, Omaha.Mais l’oeuvre est bollque, puisque c’est le P.Flanagan, (ique, qui l’a fondée, e.le P.Flanagan ne s’est pas intéressé ats.Il voulait faire quelque chose pour ar les vagabonds, les repris de justice lent leur temps à flâner et qui finisses mauvais coups.La première oeuvre ce fut un refuge pour ces gens-là.| petit, 11 s’est aperçu qu’à l’origine de s, il y avait des enfances malheureu-És, des parents Indignes.Il a décidé der les “tramps”, en les prenant assez [mpécher de devenir des “tramps”.fys' Town! Le voici.est parti de l’idée qu’il faut donner une chance de se développer dans es, physique, moral et intellectuel, e-là qu’il est venu à bout de replacer els qui décourageaient tout le monde.| donné confiance en eux-mêmes, le es et des autres; il les a tenus uelque chose d’utile; il leur a montré d’une société bien organisée.Dmmée du Boys’ Town, les résultats ville “pas commç les autres”, a bien iFlanagan avait eu raison.jeunes se spécialisent dans l’agriculture.Tous les citoyens de Boys Town, du plus jeune au plus vieux, votent aux élections municipales.lin jeune homme apprend à manier une linotype, afin de pouvoir gagner honorablement sa vie, plus tard.' Town chez nous ime a été essayé chez nous.Nous deux Boys’ Town principaux: ce trlelle d’Alfred, près d’Ottawa, et des Français, près de Joliette.is canadiens font du travail aussi meilleur, que le Boys’ Town amé-t-ce que ça serait s’ils avaient les »ur bâtir son Boys’Town, le P.Fla-er sur l’aide financière de certains souhaiter qu’il y en aura de plus Boys’ Towns à nous autres.-împs où on disait d’un jeune gars:/ noir de sa famille”, et où on le |destin jusqu’au pénitencier et parfois Comme l’a dit le P.Flanagan, P'tit gars vraiment méchant, ça (Photos du journal “U Droit”) Le choeur *oec lui afin de le corriger.Il a été très en colère contre ri mère à cause de cette démarche.Ensuite, il m’a demandé de me rendre à ses désirs en me faisant la promesse de me marier tris bientôt.Devant mon refus, il me dit que je n’awrfj pas confiance en lui et que je ne l’aimais pas.Je l'aime bien mais jamais assez pour perdre mon avenir.Ai je droit de penser à l’avenir?Une qui regrette d'avoir trop aimé Ma pauvre petite fille, al rom ne quittes pat Immédiatement ¦ans aucune pitié, ce voyou d’ami qui est le vôtre, vous regretterez davantage d’avoir trop aimé.Voua.ares affaire à nn être aans coeur.C’est ua égoïste qui ne cherche que sa satisfaction.Il *»ura bien vous abandonner vana regret al vous avei le malheur «*• céder à ses instances.N’allez Jamais accepter do voua compromettre, ma chère enfant II vous faut absolument penser à l’avenir.Sa mère n eu la franchise de vous révéler ce qu’il est pour une parOe et avez constaté le reste.Quespéres-voua dans 1 avenir d*uah* ie cette espère?Il ne pent que vous entraîner vers votre perte.Vous vale* mieux que lui et soyei sons crainte, voua i aucune difficulté à lni trouver un remplaçant dans votre Abandonnes le, il s’y a vraiment que cela à faire.Il nesi pas capable d’un amour désintéressé, croyez-mol.Vous me paraissez une petite penemne raimmuble.Vmm rêvez d'an bel amour, ne perde* J*1lu‘ vont occupe.Avec lui, vans inarcheriei tout dralt g, malheur, et celui des enfants qui naîtraient i n tel mamge.as jamais votre ami avait le courage de se rendre Jnsqn an ¦*"*!*• “ n’est pas de ceux qui '-queutent sérieusement en vue d’un mu riage., .Gardez vous propre pour l’homme qui Ue_ trouve un amour pins digne qne celui que vous connaissez aetne ment, mais on ne retrouve pss soa honneur.Courage doue, ma chère enfant.J’espère que m’écrirez de nouveau pour me dire que vous Jeune homme.Alors, vous pourrez espérer en 1 avenir, ri n sera perdu pour vous.A très bientôt.Comptez sur l’afectlon de J Asé D) Voulez vous me donner l’adresse de la maison d’adoption des bébés à Sherbrooke?Est-ce un hôpital?Merci d'une ibonnée 1) Ms chère abonnés, Je n’ai pas l’adresse exacte de l’oeuvre dont vous pariez et qnl s’appelle: “L’Oeuvre de Réhabilita tion".C’est une sorte de crèche qui reçoit les enfants des grandes crèches comme celles de Montréal dans le but de déeon-geztioaner ces institutions, et en vue de l’adoption.Vous pourriez écrire: Oenvre de Réhabilitation, a/s M.l’abbé 8.Perreault, Sherbrooke.Qui.Votre lettre arriverait à deatl-nation.ATTENTION: RE: SERVICE DU BUDGET: Nous tenoss à rectifier une erreur quant à l’adresse du Service du Budget que nous avions donnée à une lectrice il y a deux semaines.Cette adresse est 4911 rue Côte-des-Neiges et nos pas 5911 —- -l’avions précédemment donnée.On sait que ponr "««J,®1* tabler du Budget familial d faut inclure M i sa demande.Nous espérons qne cette erreur ne sera pas trop grave de eon-sequences.* * * D) Il m’est arrivé deux fois Tie faire des confidences d un prêtre, mais cela en dehors du confessionnal.Dans ce cas, le prêtre est-iI tenu au secret sacramentel?Dans votre courrier, vous conseillez un guide sûr, un directeur spirituel.Ce directeur peut -il être un parent?Comment s’y prendre pour obtenir cette direction?Madeleine R) Le prêtre est toujours tenu su secret quand les consciences sont en Jew.Le directeur spirituel peut sans doute être un parent, quoique le prêtre préfère générale- Pour tout genre de photographie adressez-vous M Studio Tréponier Enr'g \ttention toute spécule pour noces, anniversaires, aussi nous ivons en main un Kodace rotation, qui est fait pour poser tout groupe de 900 personnes et plus.Satisfaction garantie Oennacoiu Ce.Portneuf ' , 1,5 LA FILEUSE ENR'G LE FRONT OUVRIER - ment que sa parenté s'adresse ailleurs.Pour obtenir nne direction sp'rltueOe, U faut tout simplement la demandér- a* >.prêtre qn’on a choisi.Il faut évidemment être sérieux et avoir entièrement confiance en celui qu’ou désire prendre comme conseiller apirituel.• » « D) J’ai 18 ans.Je pleure souvent car j’aime nn garçon.Chaque samedi, l’hiver passé, j’allais là oi il travaillait et il ma faisait de la façon.J’avais alors un ami.Maintenant, je suis seule.Je suis allée me faire tirer aux cartes deux fois.Vous allez me dire qu’il ne faut pas croire à cela, mais les deux femmes m’ont dit qu'il m'aimait beaucoup et de lui faire beaucoup ds façon, et qu’il Viendrait à moi Je l’attends encore, voilà déjà 8 mois de cela; d’autres boni garçons plus riches .que lui viennent mais je ne veux pai d'eux.Je le rencontre tous les midis et il me dit bonjour.Quand je ne le vois pas, ça va mal la reste de la journée.Je suis indépendante.Cet hiver, je vais aller le voir tous les samedis et il me fera de la façon.Que dites-vous de ce cas?Je l'aime et je n'en veux pas d’autres.Il sait un pan qne ja veux sortir mec Int Dois-je sortir avec d’autres on l’attendre?Pourrais-je Int demander de m'accompagner au party de la manufacture à l’occasion des fêtes?¦ Petit* couturière à ancourogor R) Ma chère petite couturière, voua êtea ou no pout plu* romanesque.Cela pourrait vous Jouer de Mes vilains tours.Votre iasaginatieu vient facilement Mtfcsez* dTtoùtè'plèee!* Pet?être ee Jeune houuue est-il vraiment attiré vers vous, Je s’es sais rien et jardes mai bleu de le croire trop tôt, vous pourriez bien être déçue.Même si cela était vrai, sur quoi vous basez-vous pour entre quo vous l’ai mes?Vous n’envisagez que le point de vue physique.Ves deux caractères vont-ils enae_»We?Votre éducation est-elle semblable?Poursuivez-vous le même idéal?Ne perdes pas votn temps.Les huit mob d’attente me semble prouver que ail s’intéressait vraiment à vous, H aurait entrepris des démarches avant ce Jour.Acceptes de sur tir avec d’autres Jeunes gens.Si vraiment vous êtes indépendante, n’allez paa vous Jeter à m tête.Cemex d’aller le voir à mu travail.Maintenant qiiTl sait ose vous désirez sortir avec lui, ms démarches M feront que flatter son amour-propre.Pour lu “party", faites-vous accompagner par ua artre et tâches qu’il le sache.Et amu-ses-vous bien sans arrière-pensée et sans regret.Dttes-veos que voua courez peut-être après use chimère.Bonne chance.* * * REPONSE A: DEPOURVUE DE BONHEUR N'allez pas croire, ma petite fille, que vous êtes dépourvue de bonheur.Ce serait fermer automatiquement b porte au bonheur.Ou dit que le* contrastes s’attirent en amour, mais il n’m.est ries en amitié.Deux tempéraments Identiques peuvent fort bien s’entendre.N’attaches pas trop d’importance aux agissements de cette petits amie.Voue êtes Jeune encore.Vous a’aves probablement pas rencontré encore le genre d’amie que voua aimerez posséder à vingt ans.Traite*-1* donc en bonne camarade et (i veut l’aimes sa point do la préférer aux antres, pardonnm-lui ses petites Jalousiez.Chacun a ses torts en eo bas- Et fl a*y a dominer la vie.Soyez bonne vto-è-vb «etto petite fille ] éviter m Jalousie et peur faire 4a bien.HVTftON VCHtÎAT Ko.3564 TROUSSEAU DE BAPTEME dessin très simple et facile à faire quoique d’un goût délicat.Patrons à tracer.Manteau 35c, bonnet 30c, châle 30c, robe 30c, Jupon 25e.Etampé sur crêpe de sole ou sur cachemire rayonne avec tulle fourni et faufilé: Manteau $4.75, robe $3.00, châle $3.00, Jupon $3.25, bonnet 75c.Sole pour la broderie $1.30.Carbone 30c.’ ' , Faites votre commande au moyen du coupon ci-dessoui, et malles le tout â Raoul Vennat Enrg, 3772, rue St-Denli, Montréal.Pas de C.OD.Coupon de commande1 Veuilles faire parvenir à Mme ou Mlle—— (adresse au complet) —- Cl-Joint la somme de pour les détails suivants: —-—- 3544 LE FRONT OUVRIER Spécialité: Tapis — Chesterfield nettoyés à domicile Appela immédiatement Premnge RELAIE — 1158 .Entreposage *4ETTCVEUR';’TTEINTU«l£nv 414$ St-Deals, Montréal BEHalr liât MINISTERE du TRAVAIL de la PROVINCE de QUEBEC Depuis septembre 1946, la Commission du Salaire Minimum, par une ordonnance spéciale, garantit sept jours de congé payé à tous les salariés assujettis aux ordonnances.Comme il y a environ 900,000 personnes dans la province qui sont visées par les ordonnances et que la majorité d’entre elles n’avaient pas de vacances payées, on peut estimer au minimum que 500,000 salariés nouveaux, hommes ou femmes, bénéficient maintenant de ces congés payés.La loi de la convention collective a aussi été amendée pour permettre au Lieutenant-Gouverneur en Conseil d’inclure dans toutes les conventions collectives, une clause pour les congés payés.ANTONIO BARRETTE MMhllI M 23 OCTOBRE 1948 -*- LE FRONT OUVRIER —-—Pog« TREIZE La plus belle Joute de l'an- Il devrait y avoir un moyen d’y aller quand même.Ow ! née et Je n'ai pas un sou.4 JOUTE DE BASEBALL aujourd'hui $2.50 Il est tombé en dehors de la clôture, Je peux entrer ! Ce ballon tombe bien, Heureusement que J’ai une bonne Idée ! c’est le eu de le dire ! Donne-moi ce ballon et va-t-en ! TM.M6.tH.rAT.OW — n Une échelle, un moteur, et veilà ! Vtterrissa ge forcé, mon ami ! Qu’est-ce qui Toi encore T Je vais t’attraper cette fols! Tu fais mieux d’al trâper ta casquette! * W\Y\ 8i Je la perds, tu vas payer ! Prends ton temps, je suis tranquille ! / Ne ferme pas cette porte! Montre-moi ton billet avant ! Personne n’entre sans billet! 0 OfiQ'lS 53&S2S Nos annonceurs sont/vos meilleurs amis p,g, QUATORZE-LE «ONT OUVRIER -M OCTORRE I94J La Souris Miquette 1^1[F F au vr* Mlqu.tt.I Ca tœ Wqu.lt.T ?Le COIN des ENFANTS ?I I •: °*; y ¦ | Les gagnants de notre d’octobre ! concours Le Front Ouvrier a reçu près d’une centaine de réponses à son concours d’octobre.Parmi ces réponses, nous avons choisi six, deux dans chacune des années d’étude qui avaient droit au concours, soit les 2e, 3e et 4e années.Voici les noms de ces gagnants.4e année : Lise Charland (9 ans), Windsor Mills, P.Q.et Gaston Hamel.(11 ans) 10 rue Poitras, Victoriaville.Lise va à l’école Notre-Dame de Windsor et Gaston à l’école St-Louis-de-Gonzague de Victoriaville.3e année : Marielle Nicol, (8 ans), 91 Boul.St-Joseph, Drummondville, et Jean Balleux, (8 ans), 1119 des Groseil-lers.Trois-Rivières.Marielle va à l’école St-Paul et Jean à l’école Ste-Marie.2e anné : Claude Chalut, 6 ans, 7000 Sa gard, Montréal et Denis Boivin, 7 ans, 9522, 2e avenue, Rosemont.Lucille Lavallée, 520, rue Cuvillier, Montréal.Félicitations à tous ces heureux gagnants qui recevront les livres de Tante Lucille qu'elle leur dédiera elle-même.Tous les enfants qui nous ont envoyé des textes ont vraiment fait du beau travail.Nous ne pouvons les publier tous ni accorder de prix à tous, mais nous devons reconnaître que tous méritaient des mentions.Quelques-uns ont cependant oublié de nous mailer leurs textes .ce sont sans doute des petits distraits qui n’ont pas lu toutes les instructions.Ils se reprendront?Voici les phrases du gagnant, Gaston Hamel : Si j’ai soulevé cette malle, c’est parce que Paul est venu m’aider.Nous voyons ce bel épitaphe grâce à mon père qui l’a fait découvrir pour nous car cette toile nous le Fiers quand-même! I Je vous présente Jacques et Jean, deux petits bonhommes trop jeunes pour participer au concours du Front Ouvrier.Ils ne vont pas encore k l’école mais ils ont bien hâte d’y aller.Ils avaient beaucoup de peine de ne pas pouvoir concourir car ils auraient voulu gagner un des livres de Tante Lucille, mais leur grande soeur leur a promis de leur en acheter un et de leur raconter les belles histoires qu’il y j dedans.C’est pour ça que vous pouvez constater vous-mêmes sur leurs visages qu’ils sont tout fiers quand même! dérobait Je ne pouvais pas faire ces problèmes mais le maître, grâce à ses explications, me le fit comprendre de telle sorte que je l’ai eu bon.La terre tourne, fait le tour du soleil, c’est à-dire qu’elle passe autour de lui.' Hier, j’ai commencé une histoire que je ne puis pas continuer maintenant, mais que je terminerai demain.Ça fait plusieurs minutes que cet homme travaille, lui qui n’est pas habitué à travailler longtemps ! Cette maison a été brûlée par les flammes.Plusieurs lettres sont distribuées par le facteur.Mon père est allé porter la nourriture des animaux dans la crèche à l’étable.Celui qui montera et réussira ce coup, aura besoin d’étre très adroit.Allez vous laver et vous épouset-ter, mon ami, car vous êtes malpropre.Prenez vos précautions si vous voulez ne pas vous blesser car ce travail est très dangereux.Les enfants d’Europe n’ont pas les mêmes' privilèges que nous.Celui-ci, qui s’appelle Ivan et a treize ans, a vu bien plus souvent des camions d’armée que des beaux livres d’images.' .Les petits Canadiens ne seraient-ils pas heureux de correspondre avec des petits Français affectés par la guerre?Et ne pourraient-ils pas se faire un petit ami de l’autre côté de l’océan?Demandez à vos parents-s’ils ont lu en page 17 du Front Ouvrier de cette semaine, l’histoire d’une petite Française .Vous êtes tous invités.à découper chaque semaine le “coin des enfants”.Cela vous constituera une belle collection de photographies de nos auteurs canadiens ainsi que la liste de leurs livres.Ce sera facile ensuite de savoir quels livres acheter quand vous voudrez vous monter une bibliothèque à même votre argent de poche.Des notes intéressantes sur la vie des auteurs vous sont aussi offertes une fois par mois.Le mois de novembre amènera une belle personnalité de 1s littérature canadienne: Mlle Béatrice Clément.Mademoiselle Clément a écrit de fort beaux livres pour les enfants.Comane elle est partie assez jeune du Canada pour aller vivre en Europe pendant plus de dix ans, quand elle est revenue au pays, toute l’atmosphère canadienne )’a impressionnée comme une choee nouvelle.C’est cette Impression qu’elle a voulu communiquer dans son livre paru récemment: Quel beau payai dont nous vous parlerons en novembre.Le concours du mois d’octobre n’était ouvert qu'aux garçons et fillette de 2e, Se et 4e années.En novembre, les élèves de 5e, 6e et 7e années auront droit au concours.A chacun son tour, n’est- ce pas?Que les garçons el fillettes de 5e, 6e el le I années surveillent celle page la semaine prochaine s'ils veulent participer au concours du Front Ouvrier.? 23 OCTOBRE 1948 LE FRONT OUVRIER Va PANIQUE Julien Duvivier a tourné ce .film à son retour en trance, en ]s#45, après quelques années d'exil à Hollywood, où il avait fait Tales of Manhattan, The Impostor, .Si l’on considère la carrière de ce grand metteur en scène français, l'on s’aperçoit vite qu’elle est prodigieuse.A chacun de ses films — et on les compte nombreux — Julien Duvivier a réussi i se renouveler avec une grande facilité.Considérons la grande diversité des sujets qu’il a traités: Golgatha, Maria Chapdelaine, pépé-le-Mako, Un carnet de Bal, La fin du jour, etc.Panique se rattache, par l’atmosphère générale du film, à Pépé-le-Mako.11 se déroule dans un quartier plus ou moins louche de Paris.Une femme vient d’être tuée.Le meurtrier (Paul Bernard) avec la complicité de son ‘amie’’ (Vivianne Romance) cherche à inculper un original misanthrope (Michel Simon) qui s'éprend de celle-ci.Il veut la sauver, car il a en sa possession une photo-preuve.La fille simule d'être touchée par l’amour de M.Yves, l’original, mais veut en réalité sa perte.Par toutes sortes de lâches manoeuvres le vrai meurtrier conduit à la mort Monsieur Yves.Mais il resta la photo dénonciatrice que la police a maintenant en main.L’histoire est assez banale et est menée avec assez de froideur.par JACQUES GIRALDEAU Les éléments dramatiques ne manquent pas.Le cinéphile voudrait être touché; mais aucun sentiment ne l’assaille; peut-être resse:.tira-t-il tout au plus de l’angoisse à quelques rares moments.L'interprétation est simplement honnête.Ce qui retient le plus l’attention dans Panique, c’est le point de vue cinématographique.Si Julien Duvivier n’est pas toujours un grand artiste, il se révèle un technicien hors pair et un virtuose de la caméra.Les photos sont superbes: & elles seules, elles créent l’ambiance.En deux tours de manivelle vous êtes tout de go dans le sujet.Ce n'est que sous cet aspect que cette bande vaut.Je ne comprends pas que la censure ait laissé passer certaines scènes audacieuses, qui font que je ne conseille pas Panique.MONSIEUR VINCENY Ce grand film prend enfin l'affiche i un cinéma, de Montréal.Rarement un film réunit autant de qualités : mise en scène, scénario, dialogue, interprétation.A preuve, le premier prix du Festival, de Venise, qu’a remporté ce film.Monsieur Vincent est un très grand film qui s’imposera dans tous les milieux par ses seules qualités.Que personne ne manque “Bonjour, messieurs-dames" EMBAUMEUR GRADUE SALONS MORTUAIRES SERViCE D’AMBULANCE JOUR ET NUIT Les Américains sont généralement reconnus comm* des types très intelligents dont l’esorit d’i-niative, d’entreprise e.Ut ^'termination est fort développé.Mais, aussi bizarre que celà puisse paraître, c’est aussi chez “ceux qui sont venus riches en se mêlant de leurs affaires’’ (1) que l’on remarque les plus frappantes sottises.Ainsi cette femme de Chicago qui dernièrement, à cause de la rareté des logements, mit ses enfants en vente! Oui en vente! Elle plaça scs trois petites filles et son petit garçon, dont l’âge varie entre 2 et 6 ans, sur les marches de son perron, et mit è leur côté une grande annonce d’environ 3 pieds par 2 sur laquelle étaient inscrits les mots.“4 CHILDREN FOR SALE, INQUIRE WITHIN" ( 4 enfants à vendre; s’adresser ici)!!!.La radiophonie française i Montréal a enfin un “programme payant” dans la nouvelle émission “Rigolade Sherry” sur les ondes de CKAC le vendredi soir.Nous appelons programmes payants ces émissions-questionnaires ou toute autre émission où l’on décerne des prix de grande valeur.Jusqu’ici nous avionl beaucoup de programmes où l’on peut gagner une certaine somme d'argent, mais cette somme était loin d’être importante.Seuls les programmes américains offraient des prix d'imposante valeur.Mais depuis deux semaines nous avons maintenant le nôtre, sur les ondes locales, dans “Rigolade Sherry”.Que l’on perde ou que l’on gagne, on est toujours assuré d'une valeur substantielle et d’un prix très intéressant.Ecou-tez-le: le vendredi soir, à CKAC.Le bois de construction pour le Comité d’Habitation de Montréal est fourni par • G.A.GRIER & SONS LTD.• ETABLIE EN 1971 Gros et détail 2120-Ouest, Notre-Dame Wllbank 6118 MONTREAL LE BISCUIT Un nourrissant petit déjeuner Une délicieuse collation Un savoureux dessert # # # / CHARBONNEAU ' LIMITEE Bonbons, Biscuits, Pâtes alimentaires 1800 rue Nicole), Montréal - FAIkirk 1116 Clark “The King” Gable n'aime pas les clubs de nuits et il s’en éloigne.Il préfère une vie plus régulière .Jules Jacob fait très bien avec son petit magasin de disques de la rue Mt Royal, près St-Denis.Le succès de son entreprise dépasse toutes ses espérances .Robert L’Herbier et Clément Latour feront très bientôt l’ouverture d'une entreprise identique.Leur magasin sera très vaste et situé dans le nord de la métropole.Du temps où il était premier ministre de l’Ontario, le T.H.M.Drew ne cherchait pas à cacher son antipathie envers les Canadiens-français.Main-tennt qu’il est devenu chef de l’opposition fédérale officielle, quelle sera son attitude?Cherchera-t-il maintenant à cacher son unilinguisme?Ou changera-t-il d’attitude?C’es du moins cette dernière hypothèse qu’il semble vouloir mettre en pratique .Vous voulez aller au Bal des Artistes cette année?11 vous en coû tera $15.00 par couple.Cette maintenant célèbre manifestation annuelle se tiendra le premier samedi après Pâques, probablement dans un des salons de l’Hotel Windsor.La phrase la plus en vogue en ce moment dans la province de Québec: “Pensez-vous qu’on n’a pas du beau temps, pour un mois d’octobre”.Le pétillant Jacques Normand préfère la musique tyrolienne quand %lle est bien chantée.Dans la chansonnette ses préférés sont Trenet, Montant, Chevalier, Helian, Tohama, Andrex et Bourvil — La compagnie de Telephone Bell a fait bien des heu reux récemment à Montréal quand elle a installé 20,000 nouvelles li gnes.Parlant du téléphone ne vous dé couragez pas si vous avez reçu un compte de près de $9.00 pour votre premier mois (nous nous adressons à ceux qui ont le téléphone pour le premier mois).C’est que vous avez â payer $2.50 pour l’installa tion de votre appareil, plus le mois de service ainsi que le prochain mois; car on doit payer un mois à l’avance.Si nous eussions été une jeune fille sans travail, nous aurions pour le moins été estomaqué devant l’annonce classée suivante parue dans un quotidien de la métropole; nous citons le tex te intégralement: “Faiseuse de boutons pour manufacture de casquet tes qui pourra être de même faiseuse de poche dans département distingué"!!)_____ Quand en saurons-nous plus long sur le Parti Canadien que veut instaurer S.H.le maire Camillien Hou-de aux prochaines élections fédérales?On chuchotte qu’on est, à cet effet, à organiser un noyau de partisans de ce futur parti dans les provinces d’Ontario, d’Alberta et du Manitoba, en plus évidemment de la province de Kébec.Nous avons écrit Québec avec un “K” pour imiter les Anglais qui, aux derniers Jeux Olympiques, écrivaient Canada avec un “K”.Vous voyez-ça: Kanada!.Jacques Normand est formidable autant dans scs blagues que dans ses interprétations.Son programme “Le Fantôme au Clavier" est très goûté par le public auditeur et spectateur.Alors, bonjour messieur-dames, et à la prochaine! Page QUINZE PIGEON & DRAPEAU MANUFACTURIERS DE PORTES ET CHASSIS, BOIS DE CONSTRI CTION 4828, Boulevard Gouin Est DUpont 5769 • JEAN CREVIER Fournisseurs du Comité d’Habitation de Montréal VITRES DE TOUS GENRES Miroirs — Vitres épaisses — Blocs de verre 4049, ouest Boul.GOUIN, — BY 1230 MONTREAL PR0ULX & FRERES Enrg.ENTREPRENEURS GENERAUX Centracteurs généraux du Comité d'Habitation de Montréal 10,786, Belleville.— Tél.VEndome 0197 LES TRAVAUX DE BETON ET LES EXCAVATIONS DU Comité d'Habitation de Montréal ont été exécutés par Achille Billet CINQ PELLES MECANIQUES CINQ MALAXEURS A BETON pour mieux vous servir BULLDOZERS POUR NIVEL AGE 10250 are Millen Du 2033 Tél.662 J.ALPHONSE LAVALLEE GRAIN — FARINE — FOIN — PAILLE Manufacturier des moulées “ORFORD” *1-A, Brassard .Magog.Qué.R.C.STUDIO Photograpie de tous genres en tous lieux et à toute heure 21b, rue Sherbrooke, Magog Tél: 2834 MME ALICE DEMERS Lingerie pour enfants — Cadeaux pour bébés 23, rue Sherbrooke MAGOG Détaillant Rawleigh JOSEPH LACHANCE Médicaments — Articles de toilette 9, rue St Jacques MAGOG MME AURORE BERNIER Lingerie et cadeaux pour enfants Lingerie complète pour dames Vêtements pour hommes à des prix avantageux 150, rue St Patrice .Magog Pour vous chaussures, voyez.P.E.LAPALME Chaussures pour toute la famille Qualité — Bas prix “Confiez-vout à quelqu'un d’expérience” 127, rue St-Patrlce Tél 4732 MAGOG A VIO fravAt eus® de la vue Examen 6761, SAINT-HUBERT CA.7616 330 J.-Gm>(h TIL.f 113-1 * rMfitat -j-ïimê*.Page SEIZE Tél: 2f7S **•- 5157 J FONTAINE & FRERES ENR'G ¦mbUttw ém nmbla - DMontlo* FOUR LE RENDRE HEUREUX | Une femme qui ne sait pas tout ! faire dans une maison est incom plète.Je veux juger ma valeur de femme en répondant toujours plus parfaitement â ces questions.-Suis-je embêtée pour faire un menu équilibré, plein de vitamines, et pour le réaliser?—Est-ce que je sais faire presque toute ma couture?Y a-t-il encore quelque chose que je ne sais pas en ce domaine?—La broderie et le tricot possèdent-ils encore des secrets pour moi?—Est-ce que je laisse traîner mon linge dans ma chambre?-Est-ce que je remets chaque chose à sa place après m'en être servie?-Ai-je des idées pour la décora tion intérieure ?—Suis-je toujours propre, même quanJ je resle à la maison pour travailler?-Est-ce que je me promène dans la maison avec les bigourdis sur la tête?—Puis-je utiliser le vieux linge?Faire des belles “reprises"?—SUs-je capable de prendre soin des enfants?J.OUELLETTE NOUVEAU GARAGE „ Réparations générales Mus de service pour le même prix — Ouvrage garanti.IS, rue Bienville, SHERBROOKE — Tél: 3SM 37 KING O.TM: J1«l - Rés: 458 M F.COLLETTE TAILLEUR Peur dames et messieurs — Presaage, réparations.SHERBROOKE.Qué.Pour vo« '"rp-MMCns *ov»r LAURENT HERVIEUT IMPRIMEUR — 490?»«je les»*«e d* A-c ' r«t.; CLiirval 4301 M C NT « : A l GAGNEZ DE L’ARGENT â do mirile.Faites de l'argent à temps complet ou partiel; ap prenez à faire des bonbons à la maison; gagnez eu apprenant Premier outillage IMirai gratuitement.Court pu correspon dance.Institut National de fou flserie Enrg„ bureau de posts DeJorimier, case 152, Montréal LA MAISON GEORGES ST-GERMAIN t Chaussures de toutes sortes, caoutchoucs, feutres, valises, articles de sports, bas de soie pour dames Chaque dollar épargné hâte la réalisation de vos rêves Tout ce qui rend la vie heureuse entraîne, pour la plupart d’entre nous, beaucoup de projets, d’assiduité, de labeur .et presque tous ces beaux plans d’avenir s’appuient sur l'argent— nous mettons de côtA une fraction de nos recettes en vue d’avoir, un de ces jours, du bien-être, des loisirs, de la securité.Ce n’est pas toujours facile, surtout par le temps qui court .Mais, somme toute, le capital épargné est la partie la plus importante, la plus significative, * des dollars qu’on a gagnés.% Espérer ne suffit pas.épargner vaut mieux ! lit Richelieu Tél.2401 St-Jean, PAL LA BANQUE ROYALE DU CANADA 23 OCTOBRE Î948 - Je vous présente Jacqueline Elle n’avait que six ans quand sa maman est morte dans un bombardement avec ses quatre autres frères et soeurs.Une famille canadienne l’a adoptée et tâche de remplacer un peu de loin la famille qu’elle n'a plus.On lui envoie quelques vêtements, quelques douceurs mais surtout, on veut lui donner un peu de bonheur et lui faire oublier les affres de la guen-e en lui écrivant fraternellement, en établissant ua courant d'amitié enfantine par-dessus l’océan.Jacqueline nest qu’une petite fille parmi des milliers d’autres petits orphelins que l’Aide aux orphelins français propose aux famille canadiennes.Tous ces orphelins auront-ils leur part de Joie ?.Les familles intéressées n’ont qu’à communiquer avec cette association, aux soin* de la L O 4011, chemin Côte-des-Neiges, Montréal LE FRONT OUVRIER Page DIX-SEPT mes coeur mvn«s 2mm Madame Ti-Nest et les enfants de monsieur Ti-Nest Quand Ti-Nest est arrivé à 1s maison ce soir-là, il était tellement fatigué par sa journée d’ouvrage qu’il bougonnait de son mieux.Pour comble de malheur, en ouvrant la porte de la maison, il ‘'s’enfargea” dans une vieille voiture de bois que le dernier des enfants Ti-Nest avait laissé traîner.Aussitôt de pleuvoir suc, le dos de Madame Ti-Nest des re-'marques plus aigres que douces.Mais ça s’adonne que Madame Ti-Nest venait de finir son lavage et son repassage, vu qu’on était au lundi noir.Aussi notre homme s-t-il reçu une réponse du tic au tac.Une telle sortie de sa digne épouse a surpris Ti-Nest; il n’é-tai* pas habitué à ça de sa part, il s’est retiré dans un silence prudent Jusqu’àprès souper.Ce sers le temps de s’expliquer, se disait-il.Il faut croire que sa femme avait pensé la même chose, car une fois la vaisselle finie, elle enleva soc tablier et alla trouver son mari dam le salon.—Mon pauvre vieux, j’pense bien qu’on étant fatigués tous les deux tout à l’heure.A d'heure, çs va un peu plus tranquille et on peut s’expliquer.Ces enfants-là, mon Ti-Nest, ils sont autant à toi qu’à moi, et pourtant tu les vois rien que le soir.Moi, c’est à ls journée que je les ai avec moi.Mais c’est pas pour m’en plaindre que je veux t'en par Les Duvivier 9 auront un enfant de plus Monsieur et madame Duvivier o/it déjà six anfants — La pim vieille o douxe ans et le pim jeune est au berceau.Ils ont quand même décidé av.„ un autre enfant — Attende* que je vous raconte comment ça c est passe * Madame Duvivier est allée chex aa bonne amie Jeanne, mariée avec Paul.Sur la table du salon elle s remarqué une photographie de petit enfant ,et ce n’étaft aucun des enfants de Jeanne.Un neveu?s’eat informée Mme Duvivier.Non.c’est mon dernier, a-t-elle répondu en riant Madame Duvivier a levé les sourcils sans comprendre et Jeanne lui ¦ alors raconté une touchante histoire.Pendant la guerre qui vient de se terminer, sept petits enfants et leur mire se trouvaient réunis dans-la pièce familiale attendant l’heu-du coucher.Le village qu’ils habitaient était un des plus exposés aux bombardements aériens, sur la côte Nord, près du Pas de Calais.Ce soir là, justement, quelque* avions faisaient des envolées de reconnaissance, toutes les ln- Encouragcons de prtftwwcu ceux qui affichent cette carte.parce qu'ils font leur part.que R.Courtois & Frères Tens n’eut pas lev moyens 4e faire à mille occasions des fêtes ém genre de celle d pour les enfants, mais Madame Ti Nest a déco ivert un vrai beu moyen peer arranger tout ça.Et les enfants Ti-Nest sont tellement fiers de leurs pareits! —Qu’est-ce que je vais faire là-dedans moi?—Tu peux toujours t’amuser avec les enfants .Ca te changerait les idées .ça serait une distraction pour toi, et tes enfants te connaîtraient mieux: —J’aimerais mieux lire mon journal tranquille et fumer ma pipe, mais ton idée a l’air bonne et j’vois pas pourquoi on essayerait pas .Mais penses-tu que ça va amuser les enfants long temps?Pas les enfants des au très, les miens .j’veux dire les nôtres?—Tu vas voir, mon Ti-Nest! Quand ils s’apercevront qu’on veut leur faire un vrai plaisir, ils vont se fendre en quatre pour nous aider.Nous autres mêmes, tu penses pas que ça va nous faire rajeunir?' Figurez-vous que TiT-Nest a répondu à Madame Ti-Nest qu’elle n’avait pas besoin de se rajeunir dutout, et qu’il l’aimait bien comme ça.1er .J’ai l’idée qu’on pourrait les distraire un peu plus que ça .—Ouais, j’m’aperçoi* d’ici ça va coûter cher, ton idée! —Laisse-moi donc le temps de m’expliquer! Veux-tu que je te raconte ce qu’s fait Madame Lachance, de l’autre rue?Elle organise des veillées dans sa maison presque deux fois et même trois fois par mois pour tous les amis de ses enfants.Pour que ça ne leur coûte pas cher, elle fait comme si elle leur louait la maison et elle charge .25c de participation à tout le monde.Bien entendu, elle a le drouble de laver le plancher et la vaisselle après, mais elle est bien contente de faire ça pour amuser ses enfants.Qu'est-ce que t’en penses?PLOMBEMIE, CHAUFFAGE.Spécialité: Séparations.ftlt TA: IMS SMI, Des Ecores COUPURES, BRÛLURES et MEURTRISSURES Çicairistwt, adoociuaat « rOnvaat b Dr.CIum aaaaase ua tuompt CVjnâjgMÎtf Sofa aanaÿfe!s»fui l'Onguent du Dr.Chase mières étaient éteintes, et les enfants se serraient en tremblant contre leur mère.Un sifflement, un ébranlement de toute la maison, des poutres qui s’effrondrent, et le feu.Quand les voisins vinrent chercher dans les débris, ils trouvèrent la maman morte avec quatre de ses petits.Les trois autres qui restaient furent recueillis par des voisins charitables, en attendant que le père revienne de l’armée.La guerre avait vieilli le père.et la rentrée dans la maison en ruines, d’où l'épouse était absente, d’où manquaient quatre des sept enfants qu’il avait élevés trouva un homme changé.Mais il existe en France l'Association Populaire des Réfugiés qui s’occupe de ces semblables, et qui trouve aux orphelins de guerre des parrains et marraines à l’extérieur du pays.Cest par cette Association que Jeanne et Paul ont fait connaissance avec Jacqueline, une des petites filles qui ont survécu à la catastrophe.Et ils l'ont adoptée.Comme le troisième de la famille N'allez pas croire que Jeanne et Paul sont riches et ont les moyens de faire venir Jacqueline au Canada.Ils vont tout simplement traite! leur petite protégée comme , leur troisième enfant.Ce qui veut dire que tout le lin ge qui ne fait plus à Pauline ira à la petii Française, qu’il s’établi-|r* un réseau de correspondance entre les enfants de leanne et la famille du Pas de Calais, que Jacqueline aura désormais sa part des projets que formera la famille j Jeanne-Paul.Cela veut dire que la famille ; comptera un enfant de plus.L'ex«mpl« entraîne Madame Duvivier est entrée chez elle impressionnée, elle a dit à >n man: Nous ne sommes pas riches, vieux, mais nous pouvons sûrement faire quelque chose pour d’autres qui sont encore plus pauvres que nous.Veux-tu que nous adoptions un orphelin de France?Ce sera notre filleul, nos enfants pourront lui écrire et lui raconter un peu la vie canadienne.Je dois vous avouer que Monsieur Duvivier s’est fait prier un peu, Q a parlé de son salaire plutôt maigre, du coût de la vie, etc.Mais à la fin, quand &a femme lui a fait comprendre que ce ne serait pas si onéreux que tout le linge des petits qui grandissent si vite serait bien utile là-bas, il a fini par consenti'.C’est comme ça que les Duvivier ont un enfant de plus.Alice FRANCHERE Avis da Remboursement ^ GOUVERNEMENT DU CANADA Emprunt du Conversion 4*6% lar Ml Ifll l«r aavMibrt I Vit AV» <* 4m*4 a* ¦* P'4m*m 4 to* Im oU^Mm 4* r^al 4.—a» 414 *, .«nvsi » fc i* 1VM, Ma RS 4 4W«,ra>kalM«n4kmtraairkMaac,b lof lt»Mmniaill«v,4,Cm4i>a>k IWoiWio 4»a,i oÉ4lpaPoM Bi^ai 4*.- UH» i if 4a Aolorart IMVat 4a partir WM t partir OapM.Ip JJfcaa rrt («41 far, LA BAMQUf OU CANADA, .j COURS DE VENTE SPECIALISEE Pour voyageurs de commerce, agents d’assurance et autres et pour tous ceux qui se destinent à la vente par sollicitation.11 PROFESSEURS D’EXPERIENCE PRATIQUE Matières enseignées ; Science et art de la vente, économie politique, droit commercial, analyse des états financiers, développement de la personnalité, publicité, etc.ASSUREZ-VOUS UN AVENIR MEILLEUR Cours de 2 ans (88 heures), lé samed (après-midi.$20.00 par année, diplômes décernés par l’Université Laval.Ouverture des cours samedi le 23 octobre à 2 fa.30 p.m., à l’école des Arts et Métiers, 1285, rue St-Denis, Montréal.Inscrivez-vous dès maintenant Demandez notre nouveau prospectus.Pour renseignements, s'adresser au secrétaire de l’AJ».C.V., 1371 est, rue Laurier, Montréal.Téléphone, CHerrier 8371.(Le soir CLairval 5298) L'ASSOCIATION PROFESSIONNELLE CATHOLIQUE DES VOYAGEURS DE COMMERCE DU CANADA Page DIX-HUIT LE FRONT OUVRIER 23 OCTOBRE 1948 \ci le poste i n: IRVIN COMPTE SUR 1 2 LIGNES PUISSANTES pat c4n(f\é Hulianye Le retour en forme de Reay, Carveth et Bouchard signifiera beaucoup pour le Tricolore._______ Bouchard reviendra sous peu et renforcira la troisième ligne.—Dorohoy renvoyé; Campeau et Léger rappelés.( Par André RUFIANGE O-*- -— Abonnements gratuits au "Front" photos autographiées des "Canadiens"; pour les nouveaux abonnes de "Sport et loisirs ' ATTENTION! Tous les sportifs connaissent la sensationnelle revue “Sport et Loisirs” qui, quoiqu’établie depuis seulement un peu plus d’un an, est d’ores et déjà reconnue comme le premier organe sportif de l’Amérique française.Le tirage de “Sport et Loisirs ’ ( membre de l’Audit Bureau of Circulation de Chicago) affiche une progression in iressionnante en raison de la grande valeur documentaire de la revue, de la qualité de ses articles et des noms nationalement connus de ses chroniqueurs.“Sport et Loisirs”, le luxeux mensuel de tous les sportsmen, se vend 15 sou* le numéro à tous les kiosques de l’Amérique française.L’abonnement est de $1 30 pour 1 an (12 numéros); $2.50 pour 2 ans (24 numéros); et $3.50 pour 3 ans (36 numéros).ATTENTION ! 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Tout ce que vous avez à faire est de nous envoyer votre demande d’abonnement (en incluant, en timbres ou en bons de poste, la valeur de 1 abonnement) ainsi que le nom des trois joueurs dont vous aimeriez recevoir la photo autogra-phiée, à l’adresse suivante mais à celle-ci seulement: Le Front Ouvrier Rédaction Sportive (A.R.) 1037, St-Denis Montréal 18, P.Q.Vous recevrez, quelques jours après votre demande, votre reçu d’abonnement, votre premier numéro de “Sport et Loisirs” ainsi que vos 3 photos autographiées.Quant aux abonnements gratuits au “Front Ouvriers”, nous publierons les noms des gagnants dans notre édition du 4 décembre.Tous les sportsmen s’empresseront donc de répondre à cette offre exceptionnelle d’ABONNEMENT GRATUITS AU “FRONT OUVRIER” ET DE PHOTOS AUTOGRAPHIEES GRATUITES DES JOUEURS DU CANADIEN, POUR DES ABONNEMENTS A “SPORT ET LOISIRS”.Potins et commentaires Comme il avait été prévu, le gérant Bucky Hnrri doit maintenant se chercher du travail ailleurs qu’avec les Yankees de New-York.Ses relations avec George Weiss étaient des plus tendues et 1 on savait que son renvoi était imminent à la fin de la dernière saison, que ses Yaikees remportent o* non le championnat de l’Américaine.En ses deux ans avec les Yankees, Harris a remporté une Série Mondiale en 1947 et a mené ses équipiers en troisième place en 1948, seulement 2% parties en arrière des Indiens de Cleveland.Une erreur d’inattention nous faisait dire, dans notre dernière édition, que c’était Bob Muncrief qui avait gagné la troisième joute de la Série Mondiale, alors que c était bien Steve Gromek dont le brio fut une des révélations de la Séné.Mea culpa! Mea maxima culpa!- .J , .Nous prenons en notes, cette saison, le nombre de lancers dirigés vers les 6 gardiens de buts de la N.H.L.dans chacune des joutes au programmes afin d’en faire un détail une fois 1; saison terminée.Il sera alors très intéressant de comparer ces chiffres avec le nombre de buts que chacun aura accordé, et d’en faire une moyenne.Le club Saint-François de Sherbrooke, qui fut baptisé dimanche dernier dans la ligue Senior, promet d’être un sérieux aspirant aux premières positions du circuit Slater.L’équipe d’Yvan Dugré a surpris par son jeu combattit et rapide, de même que par ses passes nombreuses et précises.Il possède certes un des meilleurs cerbères de la province en Paul Lecler, tandis que ses lignes d’attaque Carnegie-Carnegie MacIntyre et Dubé Demers-Coté n’ont rien à envier aux lignes adversaires.On chuchotte que le National du circuit junior Thernen sera encore cette année dans la course à la Coupe Memorial et que les autorités de ce club et celles du Forum ae Montréal feront tout en leur pouvoir pour doter cette équipe de tout le potentiel qu il lui faut pour donner à Montréal son premier championnat junior du pays.On ie néglige cependant pas pour cela les autres équipes qui sauront toutes être de taille pour livrer une belle lutte.Le Royal et le Canadien, ainsi que le Valleyfield pourraient bien causer des surprises cette année.Un joueur qui nous impressionne particulièrement, parmi les étoiles juniors, est Marcel Huneault des Maple Leafs de Verdun; il est plein de fougue et joue avec intelligence.Jack Banta figurerait dans un prochain échange des Dodgers de Brooklyn avec un autre club des majeures.Cari Liscombe, autrefois des Red Wings de Détroit, pourrait très bien faire un retour dans la N.H.L.avec ces derniers.Liscombe, qui a amassé un total de 113 points dans la ligue Américaine l’an dernier, continue encore cette année à déjouer les gardiens adversaires avec facilité .l’excentrique lutteur Geor-geous George, a trouvé, dans ses manières plutôt ridicules de s’habi-ler e* de se coiffer comme les pinup girls, un atout publicitaire qui lui permet de faire de $50,000 à $70,000 par année.Depuis que Barbara Ann 'Icott a décidé de devenir professionnelle au théâtre Roxy de New-York en décembre prochain, son courrier a diminué de la moitié .¦ Léo Gravelle reviendrait-il à Montréal?C’estdu moins ce que l’on pourrait comprendre d’une récente déclaration que faisait Tôe Blake à un journaliste de Buffalo.“Je compte beaucoup sur Gravelle cette année, mais j’’espère que l’on ne viendra pas me le chercher”.Le blond ailier droit joue du très beau hockey sous les ordres de Toe Blake à Buffalo, tout comme il le faisait, sous le même gérant, à Dallas l’an dernier .Phil Watson, qui avait insisté auprès de la direction des Rangers pour qu’elle le laisse quitter les rangs professionnels afin de gérer les Rovers de New-York, serait “rassasié” L’an dernier, le Canadien devait lutter avec de bons joueurs de dé- i fense, un excellent cerbère, mais i une seule ligne d’attaque.En effet, le trio Blake-Lach-Richard, puis celui formé de Dussault-Lach-Kichard supportaient tout le fardeau de l’offensive alors qu’Irvin n’avait pas pu s’assurer un autre trio productif.Cette année est une autre année.Certaines causes lointaines du mauvais jeu de passes et du manque d’enthousiasme sont disparues, et le Bleu-Blanc-Rouge, avec pratiquement le même alignement que l'an dernier, fera la pluie et le beau temps dans la ligue Nationale.Roperfson, certes, n’est pas de taille à jouer avec Lach et Richard pour le moment, à cause de son inexpérience: et il fait manquer à ses coéquipiers plus de huts qu'il ne leur en fait gagner.DARADE CPORTIVE |A U l J TUART Qui l’emportera dans la ligue Provinciale I Collaboration spécial» front Ouvrier Toutefois le vaillant petit exRoyal Senior acquerrera peu à peu l'expérience nécessaire et il sera peut-être de calibre après les fêtes.Il n’en reste pas moins que le brio de Richard et de Lach est suffisant pour faire de cette première ligne une des meilleures de la N.H.I., même s’ils n’ont pas à leurs côtés ün ailier gauche adéquat.Dussault, Reay et Carveth forment une formidable ligne d’attaque qu’il est plaisant de voir jouer.Leur jeu de passes est très étudié; Dussault est peut-être quelque peu trop rapide pour ses deux compagnons mais ces derniers compensent par leur science.Il reste à former un troisième trio qui puisse produire.Pour celà il faudra attendre le retour de Jacques Lo-cas.Irvin se servira probablement alors -e Chamberlain comme joueur d’utilité, afin de grouper sur une ligne Jacques Locas à l’aile droite, Ken Mosdell au centre et Bob Fillion à l’aile gauche.Puis, si Mosdell ne fait pas mieux que l’an dernier, Campeau sera rappelé de Dallas pour évoluer entre Fillion et Locas.A tout événement nous croyons'que le jeune Dorohoy sera envoyé à Dallas aussitôt que Campeau en sera rappelé.Dorohoy est très combattit mais n’est pas encore mûr pour la Nationale.Tant qu’aux défenses, elles sont les meilleures du circuit, avec Butch Bouchard de retour en forme, d * même que Glen Harmon, Kenney Reardon et Doug Harvey.Roger Léger sera rappelé de Buffalo à la fin du mois pour venir consolider cette forteresse encore plus puissamment.de ce poste de gérant devant les insuccès de ses gars, et il songerait à revenir prêter main forte aux Rangers pour le reste de la saison.Jerry Couture est revenu avec les Red Wings de Détroit et, comme à tous les débuts de saison, il fait très bien.Mais continuera-t-il en ce sens?Couture est un de ces joueurs qui font des merveilles dans la ligue Américaine mais qui ne peuvent plus rien faire de continu dans la Nationale.Tommy Ivan prétend pour sa part que Couture est un “potentiel” de 20 buts au moins par saison dans la N.H.L.S’il veut se tenir en condition.“Dans U N.H.I., dit Ivan, il faut continuellement être en condition car le jeu et les joueurs sont tou.ce qu’il y a de plus parfaits dans le hockey, et le moindre accro' à la condition physique nuit plus que n’importe où ailleurs”.Fen ind Gauthier a aussi bien débuté la cédule avec les Wings, mais Ivan le considère comme un joueur strictement défensif, tout comme Irvin considère Fillion à Montréal.Le pilote du Détroit n’a certes jamais vu jouer Gauthier du temps où ce dernier était avec le Canadien, car il l’utiliserait plus souvent à l’attaque; actuellement Gauthier est employé surtout pour “tuer” le temps quand un homme est au fryjidaire.Actuellement les équipes représentant les villes St-Hyacinthe et Sherbrooke se disputent la série finale de 5 parties de 9 .Les Athlétiques ont terminé la saison régulière en première position avec une avance de six parties sur les Braves de St-Jean, qui ont remporté les honneurs des éliminatoires de l’an dernier .Sherbrooke élimina Granby par 5 victoires à 2 dans la série semi-finale.De leurs côtés les Saints ont défait en 3 Joutes consécutives le St-Jean après avoir au préalable triomphé du Famham par 3 gains contre 2 revers .Actuellement les deux équipes se livrent une lutte corsée de toute beauté digne de la plus belle saison de la ligue Provinciale .Durant la saison régulière, St-Hyacinthe a triomphé 11 fois du Sherbrooke contre 9 défaites subies contre cette même équipe .Les Athlétiques ont cependant blanchi les joueurs MaskoutalnS à deux reprises contre un blanchissage de la part des S hints .Au cours de cinq duels, l’une des deux équipes remporta la palme par la marge d’un point seulement .Au cours des vingt joutes disputées entre ces deux équipes durant la saison, St-Hyacinthe a compilé un total de 118 points puis le Sherbrooke a compté 84 points .Pour conclure, disons que cette finale nous présente deux clubs, qui la saison entière, ont bataillé pour la 1ère division du cirouit .Sherbrooke s’est maintenu, à quelques exceptions près, en tête de la ligue Provinciale et au moment où vous lires ces lignes vous aurez appris s’il est sorti finalement vainqueur des séries éliminatoires .Le Sherbrooke a terminé la saison en 1ère position et U nous fera plaisir de publier la photo de cette équipe .Nous espérons bien pouvoir faire de même avec la photo du St-Hyacinthe si on peut se la procurer .Sur ce, à la prochaine et d’ici là, SPORTez-vous bien .Prometteuse saison pour les Citadelles de Québec (par J.Poirier) QUEBEC, 1».(DNC) — La saison s’annonce exceptionnelle pour les Citadelles.M.’Frank Byrne nous disait, ces jours-ci, que déjà plus de 3,000 billets de saison ont été vendus pour le hockey junior.Les As qui ont augmenté le prix de leurs billets d’amission de 25 et 50 cents, devront donner aux spectateurs pour leur argent, car alors ce sera la débâcle et les Juniors tripleront les assistances des Seniors.On se souvient que les As ont donné du jeu plus ou moins goûté durant la saison régulière, l’an dernier, et que les amateurs gâtés, dans le passé, par les Billy Reay et Don Penniston, avaient manifesté peu d’enthousiasme.Heureusement qu’ils s’étaient grandement rachetés dans les détails contre le Royal de Frank Carlin.Quant aux Citadelles, ils constituent un club agressif, qualité qui manquait aux As de l’an dernier, et ils ont tout pour plaire ami foules.Nous sommes convaincu qu’ils livreront une chaude lutte aux As, au chapitre des assistances, cette saison.Rappelez-vous la série Canadiens-Citadelles, le printemps dernier.Après avoir perdu les 2 premières parties, nos porte-couleurs juniors s’étalent superbement ralliés pour gagner 3 parties d affilée.Cet exploit a conquis les sportifs de Québec, et 24,000 personnes avaient vu ces parties Notre club sera de classe, il sera combattif, il bataillera vaillamment comme scs adversaires pour décrocher la palme et, comme eux, il n’aura de répit que la lutte terminée.Surveillez, par exemple, ce Jacquie Leclair.Il s’est aligné avec Dorohoy, qui joue présentement pour le Canadien de Dick Irvin.Les As lui avaient fait bien des offres, mais Jacquie voulait jouer sa dernière année avec les Juniors.C’est un des jeunes dont on parlera beaucoup, cet hiver.__ Vous êtes Invités à ECOUTER LA PARADE SPORTIVE de PAUL STUART 1er programme du genre vous présentant des Interviews avec les célébrités de tous les domaines du sport, cela sur les ondes depuis 1944 A CK VL, tous les dimanches au souper à 5 h.15 p.m.ou immédiatement après la radiodiffusion des parties de bascnai le Cette PARADE SPORTIVE est commanditée par GARAGE LANCTOT de LAPRAIRIE vendeur d’automobiles et de candons (neufs ou usagés) et vendeur autorisé de toutes machines agricoles. 23 OCTOBRE 1948 LE FRONT OUVRIER Page DIX-NEUF Les Braves Junior seront redoutables Mauvais débuts à Verdun, mais attendons Cédule des joutes de la Ligue de hockey Senior Voici, pour satisfaire aux requêtes de plusieurs de nos lecteurs, ]r calendrier officiel des Joutes de la Ligue Senior de hockey pour la saison 194840 Nous suggérons aux amateurs de la découper et de la conserver précieusement.OCTOBRE 9-Shawinigan 4 Ottawa Valleyfield à New-York (A Lake Placid) 10— Montréal i Québec Ottawa à Shawinigan New-York à Valleyfield 113—Boston à Québec Montréal à Valleyfield Shawinigan à New-York (A Lake Placid) 14—Boston à Shawinigan 16— Valleyfield à Ottawa 17— Valleyfield à Québec New-York à Shawinigan Sherbrooke à Montréal 20— Shawinigan à Québec Sherbrooke à New-York (A Lake Placid) 21— Québec à Shawinigan Sherbrooke à Valleyfield 22— New-York à Boston (A Boston) 23— Montréal i Ottawa Valleyfield à Shawinigan Sherbrooke à Boston (A Boston) 24 -Shawinigan à Valleyfield Ottawa à Montréal Québec i New-York (A Lake Placid) 27— Sherbrooke à Québec Montréal 4 Valleyfield Ottawa à New-York (A Lake Placid) 28— Shawinigan à Montréal 29— Valleyfield à Boston (A Boston) 30— Québec 4 Ottawa , Sherbrooke i Shawinigan Montréal à Boston (A Boston) 31 Ottawa i Québec Valleyfield à Sherbrooke Montréal i New-York NOVEMBRE 2—Shawinigan à Sherbrooke Boston à Ottawa 3 Québec i Valleyfield Montréal i New-York (A Lake Placid) 4— -Boston 4 Shawinigan Québec 4 Montréal 5— Montréal à Boston ' (A Boston) 6— Québec à Boston (A Boston) Valleyfield 4 New-York (A Lake Placid) 7— New-York 4 Montréal Shawinigan 4 Sherbrooke Ottawa 4 Valleyfield 10- Shawiniean 4 Québec Boston 4 Valleyfield Montréal 4 New-York v (A Lake Placid) 11— Montréal 4 Shawinigan Québec à Sherbrooke Ottawa 4 Boston (A Boston) 13— Sherbrooke 4 Ottawa Shawinigan 4 Boston (A Boston) 14— Montréal 4 Québec Valleyfield 4 Sherbrooke Shawinigan 4 New-York 16— New-York 4 Sherbrooke 17— Boston 4 Québec 18— New-York 4 Shawinigan 20— Boston 4 Sherbrooke Shawinigan 4 Ottawa Québec 4 New-York (A Lake Placid) 21— Ottawa 4 Shawinigan '— Québec 4 Valleyfield Boston 4 Montréal Sherbrooke 4 New-York (A Lake Placid) 23— Valleyfield 4 Sherbrooke 24— New-York 4 Québec 25— Québec i Shawinigan Montréal 4 Boston (A Boston) 27— Sherbrooke 4 Ottawa Boston 4 New-York v (A Boston) Montréal 4 Shawinigan 28— Shawinigan à Québec Valleyfield 4 Montréal Boston 4 Sherbrooke Ottawa 4 New-York (A Lake Pladd) DECEMBRE 1— Boston 4 Valleyfield Shawinigan 4 New-York (A Lake Placid) 2— Shawinigan 4 Montréal Québec 4 Sherbrooke S—New-York 4 Boston (A Boston) 4— Québec 4 Ottawa Montréal 4 Sherbrooke 5— Ottawa 4 Québec Valleyfield 4 Shawinigan Sherbrooke 4 Montréal Boston 4 New-York 7— Valleyfield 4 Ottawa 8— Sherbrooke 4 Québec Ottawa 4 Valleyfield New-York 4 Boston (A Boston) 9— Sherbrooke 4 Shawinigan New-York 4 Montréal 11— Sherbrooke 4 Ottawa Québec 4 Boston (A Boston) 12— Valleyfield 4 Montréal Ottawa 4 Sherbrooke Québec 4 New-York Shawinigan 4 Boston ( A Boston) 14— Boston 4 Ottawa 15— Montréal 4 Québec Shawinigan 4 Valleyfield 16— Boston 4 Montréal New-York 4 Sherbrooke 18— Ottawa 4 Boston (A Boston) 19— Québec 4 Montréal Ottawa 4 New-York Sherbrooke 4 Boston (A Boston) Valleyfield 4 Shawinigan 22— Montréal 4 Valleyfield 23— Montréal 4 Shawinigan 25— Montréal 4 Ottawa 26— Valleyfield 4 Québec Ottawa 4 Montréal Sherbrooke 4 New-York Shawinigan 4 Boston , • (A Boston) 29— New-York 4 Valleyfield 30— New-York 4 Ottawa .JANVIER 1949 1— Boston 4 Ottawa 2— Valleyfield 4 Shawinigan Boston 4 Montréal Ottawa 4 Sherbrooke Québec 4 New-York 5— Boston 4 Valleyfield 6— Shawinigan 4 Ottawa Boston 4 Sherbrooke Valleyfield 4 Québec 8— Valleyfield 4 Ottawa 9— Ottawa 4 Valleyfield Sherbrooke 4 Montréal Shawinigan 4 New-York Québec 4 Boston (A Boston) 11— Valleyfield 4 Sherbrooke 12— New-York 4 Québec Shawinigan 4 Valleyfield 13— Québec 4 Ottawa New-York 4 Boston (A Boston) Shawinigan 4 Sherbrooke Valleyfield 4 Montréal 15—Montréal 4 Ottawa Québec 4 Sherbrooke Valleyfield 4 Boston .(A Boston) , 16—Sherbrooke 4 Québec Ottawa 4 Montréal Boston 4 New-York 18— Sherbrooke 4 Ottawa 19— New-York 4 Québec Montréal 4 Boston „ .(A Boston) 20— Sherbrooke 4 Shawinigan New-York 4 Valleyfield 22— New-York 4 Ottawa Boston 4 Sherbrooke 23— Ottawa 4 Québec New-York 4 Shawinigan Sherbrooke 4 Valleyfield Boston 4 Montréal 25—New-York 4 Sherbrooke 27—Québec 4 Shawinigan New-York 4 Montréal Sherbrooke 4 Boston (A Boston) 29—Québec 4 Ottawa Valleyfield 4 Boston (A Boston) Montréal 4 Sherbrooke Les pilotes dea deux ciuba sont optimistes Les Juniors de T.^Rivières ont verdun, i9 (DNC)—Les deux une bonne équipe ubs de Verdun n’ont certes pas ¦* * 1 2 3 * 5 6 * * * * * 12 13 clubs ae veraun n om certes pas débuté la saison sur un bon pied, mais s’il faut en croire leurs ins tructeurs respectifs, ils ne tarderont pas 4 se faire valoir.“Pat” Patenaude, pilote des Maple Leafs, aligne plusieurs jeunes joueurs qui manquent peut-être d’expérience, mais qui devraient quand, même se signaler dans le circuit Thérien, cette saison.Maintenant que les Cyclones se sont amalgamés avec le St-François Xavier du populaire Gaston Parent, il faudra s’attendre que ce dernier club offre une dure opposition aux puissautes équipes du Forum.Ou Il s'agit d'une équipe fort transformée mais puissante.(par J.Laberge) TROIS-RIVIERS, 19.(DNC) — Le Royal de Montréal, considéré par les experts comme une des plus puissantes équipes du circuit "Thérien” a eu beaucoup de difficulté 4 renverser les Reds de w_________ _ _____________________3-Rivières, au pointage de 4 à 3, sait que ce sportsman bien connu * l’ouverture de la saison locale, a toujours su grouper de bons Une foule de prés de 2000 per-joueurs, et le club de cette année sonn*« • “»isté * l'inauguration.ne fait pas exception.Parent n’a pas tardé 4 s’assurer les services d'un instructeur j»in-pétent en Walter Buswell, l'anden bloqueur des Canadiens, qui a si bien fait avec le club du Collège Laval de St-Vincent de Paul, l’an dernier.“Walt” comme l’appellent ses joueurs, saura sans aucun doute infuser 4 ses jeunes joueurs la combativité nécessaire qui leur permettra de se tenir au haut du classement de la ligue junior.30—Sherbrooke 4 Québec Shawinigan 4 Montréal Valleyfield 4 New-York FEVRIER 2— Québec 4 Valleyfield 3— Boston 4 Shawinigan Ottawa 4 Sherbrooke 5— Boston 4 Ottawa 6— Boston 4 Québec New-York 4 Valleyfield Montréal 4 Sherbrooke Ottawa 4 Shawinigan 9—Montréal à Québec Ottawa 4 Valleyfield 12— Valleyfield 4 Ottawa 13— Ottawa 4 Québec Sherbrooke i Valleyfield Montréal 4 New-York Shawinigan 4 Boston (A Boston) 15— Québec à Sherbrooke New-York 4 Ottawa 16— Boston 4 Québec 17— New-York 4 Shawinigan " Boston 4 Valleyfield Ottawa 4 Sherbrooke 19— Montréal 4 Shawinigan Ottawa 4 Boston (A Boston) 20— Valleyfield 4 Québec Ottawa 4 New-York Shawinigan 4 Montréal Sherbrooke 4 Boston (A Boston) 22— Valleyfield 4 Boston v (A Boston) 23— New-York 4 Québec 24— Boston 4 Shawinigan Québec 4 Montréal New-York 4 Sherbrooke 26— Shawinigan 4 Ottawa 27— Ottawa 4 Shawinigan Valleyfield 4 Montréal Sherbrooke 4 New-York Québec i Boston .(A Boston) Montréal 4 Valleyfield MARS 1— Shawinigan i Sherbrooke 2— Québec 4 Valleyfield 3— -Sherbrooke à Shawinigan Québec 4 Montréal - 5— Montréal 4 Sherbrooke 6— Québec 4 Shawinigan 'Valleyfield 4 New-York Sherbrooke à Montréal Ottawa 4 Boston (A Boston) 9—New-York 4 Ottawa - Shawinigan 4 Valleyfield 10—New-York i Montréal 12— Montréal 4 Ottawa 13— Shawinigan 4 Québec Ottawa 4 Montréal Boston 4 New-York Sharbrooka à Valleyfield De l'an dernier il ne reste qoe Ti Bull Héon, Bob Hayes, Bob Bourassa et le scientifiqae Frank Reid, choisi l'an dernier le joueur le plas effectif tout en étant le phis gentilhomme, puisque l’an passé il ne reçut que 2 admîtes de punition.Deux Joueurs de Reds de l'aa dernier ont gradué avec les clubs-fermes des Reds de Providence: ce sont Bob Léger qui est rendu i Seattle, dans U ligue de la Cét* du Pacifique, et Bowness qui s’all-gn ra pour un club de Milwaukee.Voici l’alignement des Reds: Perreault sera dans les filets, 4 la défense Bourassa Barbeau, Hayes et Héon.Sur les avants, Larivée, Raymond et Généreux formeront une première ligne, Bilodeau, Gilbert et Lauzer une deuxième ligne tandis que la troisième comprendra Saindon, Reid et McDougall., Le gérant de l’équipe est toujours Jack Toupin, mais cette saison ce sera Jos.St-Onge qui occupera les fonctions de “coach ’.L’an dernier St-Onge a conduit le Notre-Dame au championnat Provincial Junior “B”.On « pu t'en rendra compta contra les Citadelles, dimanche.(par Guy Proulx) VALLEYFIELD, 19.(DNC) — Avec la visite des Citadelles de Québec, dimanche, les Braves Junior ont ouvert leur saison régulière.Si l’on en juge d’après les rumeurs qui circulent ici, on est prié de croire qu’ils causeront d’agréables surprises dans le circuit Thérien durant la prochaine Raison Le nouvel instructeur, Eddy Ca-dieux, ancien joueur des Braves Senior a su choisir parmi une cinquantaine de joueurs qui s’étaient présentés, et voilé qu’il a une équipe d’étoiles.En effet, l’ancien gardien de buts du Larhlne, Roger Morrissette, est toute la conviction même.Une superbe étoile d’Halifax est venue aider les Braves.Ce joueur de défense qui fera beaucoup parler de lai est Bill Franklin.Deux autres joueurs prometteurs, Viau et Guerrier, feront une défensive qui sera presque infranchissable.La direction des Braves a su voir loin lorsqu’elle a fait signer l’ailier Pierre Bisail-Ion.On sait qu’il possède un lancer formidable.L’an dernier, 1a ligne composée de Bi-sa'llon, Quesnel et Benoit a-voit fini en tète des compteurs.Ce trio d’ensemble est brisé cette année, avec le départ de Benoit pour le Loui-seville et de Quesnel pour le National.Avec tous ces joueurs et de nombreux autres, tels que Gagnon, Desrosiers et Joantietto (neveu de Kitoute des Braves) les sportifs sont anxieux de les voir terminer en tète du classement final Samedi prochain, le National sera l’hôte du Valleyfield.On sait que le National possède une équipe bien balancée, mais on peut s’attendre que nos porte-couleurs leur montreront leur savoir faire au hockey.Le Shawinigan serait le club à battre dans la ligue senior * _ e» (par M.Rousseau) SHAWINIGAN, 18, (DNC) — La semaine écoulée fut très fructueuse pour notre équipe, qui a remporté trois victoires d’affilée, pour s’emparer temporairement de la tête du circuit Slater.Une rumeur circule voulant que Maurice Vaillancourt signe un contrat avec l’équipe locale.Si Vaillancourt venait à signer et si Buchanan nous revenait, nous serions sans contredit l’équipe 4 ! vaincre dans la Ligue Senior.Il est 4 espérer que Frank Selke réussira dans scs pourparlers auprès du président Campbell et du club Philadelphie et noos ramènera Buchanan.Nous oublions de mentionner que Murphy fut magnifique dans les filets des locaux au cours de la partie que nous avons remportée contre le Boston.Il méritait bien son blanchissage.J1 faut dire que Limoges fut une barrière infranchissable devant lui.A l’avant, Carthy, Steel, Riopelle et Mayer furent également superbes.Lea nouvelles boftea orange récemment adoptées pour les SACS DE TIÉ "SALADA" marquent le retour en sacs de la MEILLEURE QUALITÉ DE THÉ ORANGE FEKOE, sans hausse de prix.IMAM TU C0NMMI « CANADA, UUJTO ïik .:•» m - ••• ¦ ¦ *.gi VINGT LE FRONT OUVRIER 23 OCTOBRE l<"s /> 'actualité en image LE FRONT Vol.4, No 48 — OTTAWA, 23 OCTOBRE 1948 DEUX BOUCHES A NOURRIR.— Voici un poisson qui, s'i) était un humain, se trouverait durement affecté par le coût de la vie.Il s'agit d'un achigan à deux bouches, qui fut pris récemment dans le lac Storr, Wisconsin., Notre régime de profitage économique se préoccupe peu des pères de famille qui ont, eux aussi, plusieurs bouches à nourrir.IL FALLAIT Y PENSER AVANT — Donald Perreault se cache le visage derrière son chapeau, à son arrivée à UNE chanceuse?— Bi*n des filles Sainte-Anne de Bellevue, en route pour Montreal où il voudraient se voir à la ploce de subira son procès.Justice sera foite: les Perreault auraient Lone TURNER, que cette photo nous dû y penser ovant.Et la société devrait penser tout de nwitre, prise à l'improviste, en train Juite à fournir aux familles nécessiteuses le minimum vital, <** retoucher son moquillog* entre .fin d'empêcher pu'il en sorte des O.e.kf et des Oou,U.*“> * ««• J» “*• £ K ^ teurs et actrices d Hollywood font un Perreault.très Jur m£tier, un métier qui brûle les nerfs, dans un milieu où l'intrigue et lo jalousie régnent en maîtres Lane Turner n'a pas on sort plus enviable que celui de n'importe quelle petite ouvrière de chîz nous.ILS ONT TRAVERSE LE RIDEAU DE FER.— Un ou vrier-menuisier allemand, Vlademar Kliesch, sa femm* Joyce, fille d'un briquetier anglais, et leurs deux enfants, Vlademar Jr.(18 mois) et Mannaria (5 mois', photographiés à Londres, après leur évasion sensationnelle de la zone russe d'Allemagne.Ils ont passé trois mois à éviter les balles russes et à voler de le nourriture pour survivre •>* > •- .f||îfl il''il .mm Www8 DEMAIN, DES BOMBES?— La foule se presse pour voir un avion à jet qui vient d'accomplir le trajet de Londres au terrain d'aviation Orly, à Paris.Cet avion transportait une lettre du lord-maire de Londres, destinée au maire de Paris.Il a fait le trajet en 46 minutes.Si ço avait été un# bombe, mon vieux, ôte-toi pas, t'as pas le temps.v; REPETITION GENERALE.— Ce "blessé" de la guerre n'est pas un vrai blessé.Les deux soeurs infirmières, photographiées ici en uniforme de service actif sont soeur O.E.V.Craig (à gauche» et soeur M.M.Bradley.Elles s'exercent à donner les premiers soins après un combat simulé et un parachutage forcé.' Pour le moment, on s'exerce, c'est la répétition générale.On espère que ne résonneront pas tout de suite les trois coups précédant le lever du rideau.sur la troisième grande guerre.VIANDE FAIT LA GREVE.— On a connu la grève des spéculateurs sur ies prix, la grève des consommateurs et les grèves des salariés.Voici mainternant que la viande se met en grève.Cette photo fut prise à Dublin, Irlande.Un boeuf, qu on menait en marché, s'jest libéré de ses liens.Il s'est lancé dans la rue, à l'heure du gros trafic, il a blessé deux pefsonnes, endommagé une automobile et cassé une vitrine de magasin.Si-au moins ça pouvait fair# baisser le -prix*du steak! - - - >
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