Le front ouvrier, 1 novembre 1950, samedi 25 novembre 1950
"A créer Mtte rtmoiphin d« pair durable, na luHiron» ni lot traités de pais, ai les conventions les plus se* tonnelles, ni las réuniens et las conférences internationales, ni les offerts, mémo les plus nobles, les plus sincères des hommes d'Itat, si d'abord en ne reconnaît pat les droits sacrés de le loi naturelle et divine." PII XII (Caritate Christ Complusl) FRONT 7cle numéro Rédaction et admini ¦* c — "O i/> I Hppm 1019, Soir , n» or* Montr * us Publié à C o-t— e nn Vol.6, No 52 mmh » POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN 25 NOVEM > M » — r* v» | r- -4 0 L'INDUSTRIE FORESTIÈRE QUÉBECO.l: FAIT LE LIT DU COMMUNISME Un cortol qui a la vio dur* — Un prix uniforme pour lo popior tandis quo los salaires payés aux bûcherons dons lo Québec sont do 50°o inférieurs à ceux des autres provinces — Qu'arrivera-t-il si les communistes organisent les bû- cherons?Notre article du 11 novembre dernier “Scandales dans les bois” a attiré l’attention de nombreuses personnes qui s’intéressent au sort des bûcherons de notre province.Entre autres, nous avons reçu la visite d’un homme très au courant de l’exploitation forestière, qui connaît les bûcherons, qui vit encore su milieu d’eux et qui, à part cela, a été à l’emploi de plusieurs compagnies engagées dans la coupe du bois de pulpe.- Parti du nord de la province, il est venu confirmer ce que nous avions écrit et nous a apporté le témoignage de son expérience et de ses connaissances du problème des travailleurs en forêt.LE QUÉBEC PERD TRENTE MILLIONS Cette année, nouj dit-il, lea bûcherons de la province de Québec vont perdre un revenu de $30,000,000 par la faute des compagnies qui exploitent nos forêts.Pour répondre à la demande actuelle de bois de pulpe, de pulpe et de papier, nous pourrions couper, et ce chiffre est très conservateur, 6,000,000 de cordes de 128 pieds cubes de bois de pulpe de plus qu’actuellement.Las débouchés sont tout trouvés: les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Argentine, etc.CHÔMAGE ARTIFICIEL Mais les compagnies ne veulent pas couper plus de bois; elles préfèrent maintenir un état de rareté sur les marchés mondiaux dans le but de qiaintenir les prix élevés.En 1949, poursuit notre interlocuteur, les compagnies forestières ont délibérément diminué la coupe de bois de pulpe d’environ 50%.Pour maintenir les prix élevés, pour faire des profits fantastiques, elles n’ont pas craint de plonger des milliers de travailleurs dans le chômage, chômage d’autant plus cruel que les bûcherons ne pouvaient pas encore toucher des prestations d'assurance-chômage.Après le départ de notre interlocuteur, nous avons vérifié ces affirmations et nous pouvons les confirmer: Le *21 février 1948.il y avait 140.000 travailleurs engagés dans l’exploitation forestière; le 5 mars 1949, il y en avait 113,000 tandis que le 4 mars 1950, il n’y en avait plus que 89.000, d’après les statistiques fédérales.ON PAIE LE DOUBLE EN ONTARIO Et notre informateur de nous citer des chiffres pour montrer que le bûcheron de notre province touche à peine la moitié du revenu de son confrère de l’Ontario pour un travail similaire.Actuellement dans le Québec, le bûcheron reçoit $30, $32 et $35 par mille pieds cubes de bois coupé; en Ontario, pour un travail similaire.le bûcheron reçoit $61.14 le mille pieda et même plus.La différence peut s'expliquer du fait que 27,000 bûcherons de l'Ontario sont organisés et sont couverts par un contrat collectif.LE MÊME PRIX PARTOUT Bien que lea frais d'exploitation soient moindres dans le Québec, le prix du papier est uniforme; il est le même par tout le Canada: $106 la tonne.Le 13 novembre dernier, M.Emmanuel Celler, président du Comité judiciaire à la Chambre dei représentants aux Etats-Unis, déclarait ce qui suit après avoir mené une enquête sur l’industrie du papier-journal aux Etats-Unis et au Canada: “Je crois qu’il y a violation évidente des lois contre les monopoles.Cette évidence de la majoration systématique des prix, qui est un fait historique dans cette industrie, prouve que la concurrence libre n’a plus rien à voir dans 1a détermination des prix.“Bien au contraire, un parallélisme conscient et délibéré dans la pratique et la fixation des prix a eu pour résultat que la plupart des manufacturiers et distributeurs de papier-journal vendent ce produit à des prix majorés et uniformités.’’ SUR LE DOS .DES BÛCHERONS Dans la province de Québec, 11 est donc clair que ces prix majorés et uniformisés sont faits sur le dos des bûcherons et au profit des industries de la pulpe et du papier dont les profits ne cessent de s’accroître d'une façon fantastique.Mais les compagnies n’ont-elles jamais pensé que cette exploitation peut tourner contre elles, que les bûcherons peuvent s'organiser et peut-être pas d’une manière très “catholique"?LES COMMUNISTES ENTRENT EN SCÈNE En possession de ces faits, certains communistes font actuellement de la cabale chez les bûcherons; iis veulent les organiser, les unir en une union forte.Les organisateurs de cette union, d’après notre informateur, sont des figures bien connues et qui ont fait parler d’elles lors de la grève des marins, j Quel est leur but?Unir les bûcherons dans une organisation forte, disciplinée puis déclarer une grève dans les bois! Une grève que personne ne pourrait briser, pas même la police provinciale.Une grève chez lea bûcherons, pour peu qu’elle se prolonge, serait suffisante pour créer une pé nurie de bois de pulpe telle que toute l’industrie se trouverait paralysée.Or l’industrie de la pulpe et du papier est la plus importante de notre province: elle occupe des milliers de travailleurs dans les centres industriels des Trois-Rivières, de Shawinigan, du Lac 1 Saint-Jean, de La Tuque, de Qué bec et de combien d’autres ville*.Une telle grève mettrait dea milliers de travailleurs des villes dans le chômage, causerait des troubles sérieux et “atteindrait justement le résultat recherché des (Suite à la page t) IL EN FAUDRAIT DES CENTAINES L’un des 11 camps de vacances de la L.O.C.de Montréal, à Saint-André d Arqenteuil.et qui sont mi* à la disposition des familles ouvrières.Trois autres sont actuellement en construction .mais il en faudrait des centaines, des milliers d'autres pour répondre aux de-¦nnnHoc nui sont faites.(Lire notre article en pages 8-9 de la présente édition > L'AVION FATAL CANALiAN pi * * * * • '%m**:* >j .¦ t-' f->- ¦LJ * II* WÊÊÊ : v> Le R.F.GERMAIN HOULE, O.M.I., économe provincial de l'est du Canada pour la communauté des Oblats, l'une des victimes de la tragédie aérienne qui a coûté la vie à 58 pèlerins canadiens.LE PELERIN CANADIEN.— Le Skymaster DC-4 de la Curtiss-Reid Airlines de Montréal qui s'est écrasé sur le flanc du mont Obiou dans les Alpes en entraînant la mort de 51 passagers et de 7 membres d'équipage Ces passagers, la pluport de la région de Québec, revenaient des cérémonies qui ont marqué la béatification de Marguerite Bourgeoys, à Rome, la fondatrice de la Congrégation Notre-Dame.Au nombre des disparus, on remarque d'éminents membres du clergé, plusieurs personnalités civiles de la région de Québçc.Le Front Ouvrier assure à toutes et chacune des familles, oeuvres et paroisses si cruellement frappées de ses plus vives condoléances.VA - M.ROGER ELLYSON, président général des cercles La-cordaire et Jeanne d'Arc, qui se trouvait à bord du PELERIN CANADIEN qui s'est écrasé dans les Alpes., PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 25 NOVEMBRE 1950 Deux versions à Arvida Z rnl On doit fermer Le ehantage deux salles commence de cuves A Arvida, on vient de fermer deux salles de cuves.Cette décision a été prise à la suite du fait Le syndicat ne prend pas au sérieux la prétention de la compagnie au sujet du manque d'eau et il croit plutôt que c’est un moyen de chantage utilisé par la compa-| gnie pour forcer les employés à que le 6 novembre, les réservoirs se départir de certaines demandes du Lac Saint-Jean, dt Passe Dan pour le renouvellement de la con-gereuse et de lac Manouan n’é vention collective de travail.taient remplis qu'é seulement 73.4 pour 100 de leui capacité totale et qu’il sera impossible de les remplir avant les gelées.En fermant immédiatement deux salles de cuves, la compagnie espère maintenir les autres en opération.Voici d ailleurs le texte du communiqué affiché aux usines d’Ar-vida, la semaine dernière: C’est avec regre* que nous de t ons vous faire part qu’il est con- Le syndicat veut aller au fond de l’histoire et, considérant la fermeture des deux salles de cuves comme un "lock-out", il va demander à la Commission des relations ouvrières, de même qu’au procureur général, l’hon.M.Duplessis, de poursuivre la compagnie pour violation de la Loi des Relations Ouvrières de la province de Québec.(art 24) à savoir que "tant que l'association de salariés n'a pas sidéré nécessaire de fermer lésait >« procédures voulues pour la salies de cuves 20 et 21, le 16 conclusion d une convention collective de travail et quil ne s est pas écoulé 14 jours depuis la réception, par le ministre du Travail, d’un rapport du conseil d'arbitrage sur le différend, un emploi doit pas changer les condit travail de ses salariés sans leur consentement.” Ce qui revient à dire que pen courant.A S h.du mr.in, le 6 courant, «os trois réservons du Lac-Saint Jean, de Passe-Dangereuse et de Lac Manouan n 'étaient remplis qu’à 73.4 pour 100 de leur capa cité totale.L'expérience passée indique qu'il seta impossib’e de remplir ces réservoirs avant les gelées, et, par conséquent, nous dant les procédures de négocia-n aurons pas suffisamment d’eau j tions, de conciliation et d’arbitrage, pour ntantfintr toutes les salles les conditions de travail ne peu-de cuves en opération d’ici au1 v*nt être changées unitéralement printemps.Par lM employeurs.N us décidons de fermer désj -¦ maintenant deux salles de cuves \ , en vue d’éviter la nécessité d’a « __ J!/in é laid.^jTnïiJoTïette^- NOUVÏM SJ^MK At cision comme étant dans les met! , ¦ leurs intérêts du plus grand nom-J *| I •) I llffllA bre de nos employés.(1 létl , 1 UtlUv Il y a quelques jours, l’organisateur du Conseil Central des Syndicats Nationaux de la Mauricie (C.T.C.C.) monsieur Sylvain Thibodeau s'est rendu à la Tuque à la demande des travailleurs de la Northern Veneer & Plywood de Des négociations importantes se la Tuque, dans le but de former déroulent actuellement dans trois un syndicat professionnel qui a grandes laiteries: la Mont-Royal, pour objet l’étude, la protection et ia Perfection et la Borden.Les ou le développement des intérêts éco- Activités syndicales dans les laiteries vriers de ces compagnies sont représentés par l’Union nationale des employés de laiterie, affiliée au Congrès canadien du Travail.A la Borden, les vendeurs de détail demandent un salaire de base de $15 par semaine, une commission de 6% sur les ventes et de 6% sur les collections; les vendeurs de gros demandent un salaire de base de $29 et un sou du point.A la laiterie Mont Royal, les la Tuque”.nomiques et sociaux et moraux de ses membres.Après avoir exposé aux ouvriers les droits et les obligations de l’employeur et des salariés à son emploi, l'on procéda à la fondation officielle de ce nouveau syndicat.La raison sociale du syndicat sera connue sous le nom de “Syndicat National des Employés de Northern Veneer et Plywood de vendeurs de lait, de crème glacée demandent un salaire minimum de $45 par semaine; les vendeurs de détail demandent ltfec par point de gros et de 3c par point de dé tail.A la laiterie Perfection, on demande un salaire minimum de $40 pour les vendeurs de lait et une augmentation de $5.00 pour les em ployés de l’intérieur.On veut aus si faire appliquer la formule Rand travail, et obliger la compagnie à rouvrir Officiers élus les négociations sur les salaires M.Philippe Hudon, président; M.avant l’expiration du contrat si la Frank Théberge, vice-président;.M.Demande de reconnaissance Une résolution fut adoptée dans le but de demander à la Commission des Relations Ouvrières un Certificat de reconnaissance syndicale pour représenter tous les salariés à l’emploi de l'employeur, à l’exception des employés de bureau, aux fins de négocier et conclure une convention collective de Commission de l’industrie (laitière décide de réduire les jours de livraison du lait.Marcien Ducbesneau, secrétaire; M Edouard Demers, trésorier; M.Ro saire Drapeau, sentinelle.O.Cl - • J' JÛU VR I € R £ S 1019, rue St-Denis, Montréal (1$) LA.0952 lo»réo«iit«tioM : Editions Ouvrières de Paris • Economie et Humanisme Un ouvrage qui loit réfléchir ! SCANDALES DE L'ECONOMIE Introduction à l’économie de demain par FERNAND BOURRET RMacteur tn «h»f dt> “Front Ogrrirr".Préfart i, Théophilt BERTRAND, » rrihire.Elle répond directement à votre adresse et d une façon détaillée pour U somme de UN DOLLAR.CD— Personne sensible, vous les “i” et à savoir le pourquoi de ne cherchez pas à déguiser vos | te us les agissements que i on Impressions et vous vous montrez vous demande û entreprenure.naturel dans vos relations avec vos L’on peut vous placer dans la cait amis et même en dehors de votre cercle d’intimes.Actif, votre ini- goric des personnes const-ntes qui se font un programme et pou* VIHIC QUI 8V txjtsx Mi» ”e>.- • .tiative se développe cependant vent en suivre une bonne partie ÏÏn, un clm, JS* « voulu M «.Udll-i un -, de celui qui a appris jeune a re fléchir et à donner un but à toutes ses pensées et à ses travaux.Vous avez de l’ambition et de.la méthode dans la manière de coordonner vos efforts vers les realisations que vous entrevoyez assez longtemps d'avance pour partir ensuite d’une façon décidée et sure de vous.Vous êtes tout de même quelquefois distrait .FLEUR DE MAI — Vous êtes une jeune fille défiante qui ne vous risquez pas sans réflexion et vous aimez à mettre les points sur belle mère lors de nies fiançailles?2.3.Une abonnée très sincère R.—Non.vous n’êtes pis te nue de faire un cadeau à votre future bcUe-mère à l’occasion de vos fiançailles.Attendez le jour de l'an et joignez vous à voir, fiancé flans ce cadeau.Je ne puis répondre à vos deux autre> questions.Les deux ont un ca ractèrc nettement publ'cita’re.Je regrette de ne pouvoir pas être placée pour vous rendre ce service.Consultez plusieurs magasins avant de fixer votre choix sur tel objet.* * * .q.—Pournas-je avoir adresse de communauté pieuse ou de sanatorium qui je pourrais échanger correspondance'’ une reli- avec une Je vous remercie à l'avance a R.__Vous m’excuserez de vous dire que je ne comprends pas du tout le sens de votre question.Voulez vous correspondre avec des malades ou des orphelins?Cherchez-vous un emploi?De quoi s’agit-il au juste?Ma chère correspondante, voulez-vous me reposer cette question en me l’expliquant davantage et de nouveau, je vous prie de m’excuser.côté à l’occason et faire face aux imprévus en philosophe.Vous préfériez la culture de l’esprit ma.s vous accordez une attention sou-t*nue à v?s devoirs fnei’~s et »n-nuyants que vous savez relever en leur communiquant a cts êu.s inanimés, de cette souul~s.se d'adaptation que vous possédez.JEREMIE DE LA HAIE—Vous imposez votre volonté, vous n'ud-mettez p s qu on vous contred s.*, vous êtes dictateur enfin au travail pour vous montrer différent et tout autre du moment que voi s entrez au foyer.On ne dirait plus le même homme et pourtant, vous êtes tout à fait à votre naturel a chrcune de ces deux places.Au fond, vous êtes loyal et Irene et i quelle que soit l'autorité qui vous est dévolu?, vous savez étudier a fond un?situation et vous vous j feriez un scrupule d?faire le : moindre tert à qui ou?ce soit, j Vous connaissant, vous vous ex> r-cez à vous maîtriser.Crpable de 'juger sériées >ment une valeur humaine, vous ignorez 1rs mesquine* ri-s et les petites trames, vois savez les dépis,or et faire semblant de ne pas voir.MALVINA — Vous êtes si nerveuse que vous semblez prête à faire une dépression due.sans doute, à quoique surmenage de votre part, .le me permets de vous conseiller de prendre les moyens nécessaires pour vous remonter 1?plus vite pcssible et toute personne sensée vous conseillerait un repos de quelques s-mein's qui rétablirait l’éauilibrc de votre vie.Vous savez vivre ceile-ci intense-I ment aux heures normales et votre dévouement désintéresse ni prs de born«s.Vous vous multipliez aisément.Vos connaissances et votre culture générales vous permettent d’être de toutes les sauces et prise dans un engrenage d’où vous pouvez sortir difficilement.Nature indépendante, la contradiction vous est contraire et vous l’acceptez très mal.JULIETTE MOTTET PAGE 8 LE FRONT OUVRIER : A St-André d'Argenteuil, la Ligue Ouvrière Catholique de Montréal a fondé une colonie de vacances où toute la famille peut séjourner -70 familles ouvrières ont.passé des vacances bienfaisantes en 195 0 à St-André-"Ma première vacance après 16 années de ménage", dit une mère de famille - "C'est notre voyage de noces", ajoute une autre! - Espace disponible de 35 acres de terre pour d'autres camps-Grande souscription lancée le 25 novembre pour répondre aux besoins de cette oeuvre.Depuis assez longtemps, nous entendons parler de ces camps de vacances où les jeunes de Montréal peuvent aller séjourner pendant l’été.Ces camps sont parfois assez éloignés de Montréal.Les vacances arrivées.Jeunes écoliers et écolières quittent leurs parents et vont bénéficier du soleil, du repos pendant deux, trois semaines et même davantage.C’est une excellente chose qui permet ainsi d’arracher les Jeunes aux dangers de la ville, aux jeux dans les ruelles, au sommeil dans les taudis où l’on étouffe en été.Malgré tous les bons soins dont sont entourés les enfants, les parents, les mères surtout, ne volent-elles pas partir leurs enfants-avec une certaine appréhension! D’autres ne peuvent s'empêcher de dire avec envie: '•Qu’ils sont donc chanceux! Je voudrais bien que pareille chance m'arrive!” C'est trop cher Mais comment faire?Comment se libérer pour aller séjourner pendant quelques jours à la campagne?Grâce aux récentes législations, la plupart 3es travailleurs jouissent maintenant d’au moins une semaine de vacances avec plein salaire.Mais comment faire pour en profiter?Comment par exemple, accompagner le père de famille à la campagne quand on ne peut pas amener les Jeunes^ Comment faire pour payer le loyer en ville et un autre loyer de $25.$30 pour une semaine à la campagne?Avec un salaire qui permet Juste de boucler le budget et qui, dans bien des cas ne le permet pas, les familles ouvrières ne peuvent pas bénéficier d’une période de vacances & la campagne.Pourtant, ce père qui a trimé pendant toute l’année dam l’atmosphère d’une usine poussiéreuse, énervante; cette mère qui a vécu dans un logis étroit, entre quatre murs au milieu d’une nombreuse marmaille et de ses casseroles, ont besoin de s’évader, ils doivent en avoir la possibilité L'oeuvre de la J.O.C.En face de ce problème qui exigeait des solutions immédiates, la L.O.C.comprit qu elle se devait d’agir et que les familles ouvrières se devaient de prendre leur sort entre leurs propres mains.C’est ainsi qu’à son instigation, dans plusieurs réglons de notre province, l’on fondait des colonies de vacances pour les famille.?ouvrières.La L.O.C.de l’archldiocèse de Montréal achetait, en 1948, un espace de terrain de 35 acres sur les bords enchanteurs du Lac des Deux Montagnes, à Saint-André d’Argenteuil, pour en faire un centre de vacances pour les foyers ouvriers déjà locistes.Le décor Située sur les bords de la baie de Carillon, entre Saint-Placide et Saint-André d’Argenteuil, la colonie de vacances disposait en 1950 de onze camps de cinq et de six pièces, ce qui est tout à fait convenable pour loger confortablement une famille, en plus d’un pavillon magnifique qui fait l’envie de ceux qui le visitent et l’orgueil de ceux qui le possèdent.Même si la colonie se trouve située à trois milles du village de Saint-André, on possède tout le confort désiré, au point de vue moral et matériel.Tout d’abord les familles qui viennent séjourner à Saint-André n’ont pas & quitter la colonie pour assister à la messe le dlman he: une petite chapelle, trop petite même pour les besoins grandissants et les développements futurs, et qu’on a placée sous le vocable de Notre-Dame des Ouvriers, a été construite par le travail bénévole des locistes et les généreux coups de main des campeurs eux-mêmes.D’autres part, les fournisseurs de victuailles: boulanger, épicier, etc., viennent régulièrement remplir le garde-manger des familles qui occupent les camps.200 familles depuis 1948 Depuis la fondation de la colonie de vacances de Saint-André en 194$, plus de 200 familles ouvrières ont bénéficié de ces camps.En 1950, 75 familles ont séjourné dans les camps de la L.O.C.pour former un total de 175 adultes et d’environ 300 enfants en 1950.Cela peut paraître un peu banal que de citer ces chiffres quand l’on sait que c’est par milliers que les touristes envahissent nos routes et nos endroits de villégiature pendant l’été.Pourtant, ces 75 familles représentent quelque chose de particulier: après enquête, on a découvert que 75 pour 100 des familles qui viennent séjourner à Saint-André d’Argenteuil ne sont jamais sorties de Montréal, ou n’ont jamais pu passer de vacances ailleurs que sur leur balcon du troisième étage.Concrètement, nous dit un aumônier de la L.O.C., “voici une famille de 9 enfants, plus une petite voisine qu’on a amenée.cette famille demeure dans un 3e éta^e; la mère nous a dit que c’est la première fois qu’elle sort de Montréal, qu’en somme, c’est son voyage de noces, après 16 années de vie conjugale.” Ces seules paroles, ces paroles si simples en disent long et constituent un précieux encouragement pour ceux qui se dévouent au développement de cette oeuvre.On veut revenir Inutile d’ajouter que c’est avec peine que ces familles voient venir si vite la fin d’une belle quinzaine pour réin:égrer le foyer du troisième étage dans le faûbourg Québec.La Joie est si grande pour les familles, qu’elles tiennent à la faire partager: pas de place pour l’égoïsme: dans presque tous les camps, il y a des Invités, parents, amis; on peut dire que chaque camp fournit son maximum dé logement, même sur les galeries.D’où cette grande satisfaction et ce grand désir de nombreuses familles qui voudraient revenir à Saint-André d’Argenteuil ou du moins prolonger leur séjour ou encore obtenir la promesse de pouvoir revenir l’année prochaine.Les développements Tous ces camps ont été construits avec du travail bénévole, du dévouement.C’est pour cette raison que pour la modique somme de $10 par semaine, les familles ouvrières peuvent louer ces camps qui sont entièrement meublés par la L.O.C.Pendant leurs vacances, les familles ouvrières qui séjournent à Saint-André, occupent fructueusement leurs loisirs.Il n’est pas un de ces camps qui n’ait été amélioré au cours de l’été: réparations par ici, couche de peinture par là, etc.Pendant l’été, un camp a été complètement fini, un autre a été construit, trois sont actuellement en construction, plusieurs ont été peinturés.le restaurant a été agrandi et le kiosque tant attendu, est maintenant à la disposition des grands et des petits pour les soirées populaires, des enfants pour les jours de pluie et des pique-niqueurs qui chaque dimanche y viennent de Montréal par automobiles, camions, autobus.Trois nouveaux camps sont actuellement en chantier.Cela comporte du déboisement, c’est grâce au travail bénévole des locistes, des corvées de fin de semaine qui font apparaître à la colonie de vacances familiales des travailleurs robustes et expérimentés.Il faudrait faire davantage Quand la L.O.C.se propose de réaliser un service, les responsables de ce service donnent le meilleur d’eux-mêmes.Il Incombe à M.Joseph Dubois et à Mlle Simone Brûlé de voir à la bonne organisation des camps et à la satisfaction des familles qui Le povillon centrol ou se trouvent logés l'administration et les différents services qu'offre lo L.O C.oux familles qui séjournent à Saint-André d'Ar-qenteuil.* ' T-'i.'*-.¦ HSf-J ; 'W'T v>; J K# UK > v* »*.X Une vue du Loc des Deux-Montognes où prennent leurs ébats les familles qui vont séjourner dans les camps de la L.O.C.à Saint-André d'Argenteuil.*#*4 .«; »v • • •• > ;a .y I .1 Les f gente chape terrai vienne] se tout les, vol que, pr malade camps, membr des coi giène.Mai Actuell à la dl cistes 1 camps.C., c’es tages, 1 les ouv On 100,000 réal qv profite) la cam] accomr moins de ses les pub Une JUS( l’édifia moyen! eu reci public, ni des des poi Vue < salle jouer de do cée fx 25 NOVEMBRE 1950 PAGE fi [ U MIE X.•' familles ouvrières qui vont passer leurs vaconces à Saint-André d'Ar-euil n'ont pas à se déplacer pour assister à la messe dominicale.Une >elle, qui devient trop petite avec les années, o été construite sur les lins de la L.O.C.tnt y séjourner.Mlle Brûlé pas-it l’été au milieu de ces famll-Dit à ce que rien ne leur man-•révoit les services d’une garde->e qui, chaque Jour, visite les i, s’enquiert de la santé des res de la famille, et prodigue ansells sur l’éducation et l’hy- ils 11 faudrait faire davantage, llement les camps ne sont mis Imposition que des familles lo-vu le nombre restreint de >.Mais le grand désir de la L.O.st de faire profiter de ces avan-le plus grand nombre de famll-ivrlères possible.i calcule qu’il y a au moins 0 familles ouvrières de Mont-iui n’ont jamais la chance de er d’un séjour d’une semaine A ipagne.SI la L.O.C.ne peut pas imoder toutes ces familles, du veut-elje augmenter le nombre 1 camps afin que plus de famil-issent séjourner A la campagne.Maintenant que l’oeuvre est lancée et qu’elle s’avère pratique et bienfaisante, la L.O.C.veut recourir A la générosité du public.C’est dans le but d’attirer l’attention du public sur ces réalisations, sur le bien Immense dont profitera toute la communauté si l’oeuvre de Saint-André d’Argenteull grandit, que la L.O.C.fait connaître ses réalisations et qu’elle demande de souscrire généreusement au cours de la grande campagne de souscription qu’elle lance, le 25 novembre courant Les buts de cette souscription sont clairs: 11 s’agit de construire d’autres camps qui seront mis A la disposition du plus grand nombre de familles ouvrières possible pendant les vacances; 11 s’agit de faire du déboisement, d’aménager plus confortablement la plage et le kiosque; 11 s’agit d’agrandir la petite chapelle et d’ajouter d’autres services pour que les familles ouvrières se sentent bien chez elles et même mieux.i souscription squ’lci, la L.O.C.a travaillé A cation de cette oeuvre avec des is très limités.Elle n’a jamais sours A la générosité du grand :, elle n’a Jamais reçu d’octroi, s oeuvres de bienfaisance, ni ouvoirs publics.La L.O.C.entend bien faire ce qu’elle peut pour aider le service des camps ouvriers de Saint-André d’Argenteull; toutefois, comme la fonction sociale de ces camps répond bien A un besoin social, elle attend de la société un secours, un soutien qui lui (Suite à la page 3) - , ;.¦ .W:’*.?>.¦ ¦ 'V , .-, y. Fondateur de Montréal: Maisonneuve; c) Découvreur du Canada: Cartier; de notre concours du mois: d) Premier évêque du Canada: Laval; e) Fondateur de Québec: Champlain.3.Quelle est la différence entre: a) Des écrivains pour la jeunesse: Les personnes qui en général écrivent pour les jeunes; b) Les Ecrivains pour la Jeunesse; Le nom d'un groupe de ces personnes.C'est dans cette troisième question que s'est trouvée la difficulté pour nos jeunes amis.Roman du Front Ouvrier MADAME SOUS-CHEF ________par COLETTE VVER - .No 13 Mai» le» peinture» s’harmonisaient avec la belle lumière de ce logis aérien qui dominait tout le quartier.Genevieve avait tout choisi, tout dispose heureusement; et le cadeau des petites dactylos du bureau, qui s'étaient saignées pour Braspartz" — un beau che val cabré en faience blanche — mettait, dès l'antichambre, une at mosphère de fierté dans la mai son.Puis, c'était plein de fleurs.Cela, une vraie surprise! fis se re gardèrent attendris et chacun d'eux s'écria; —C'est maman! Mais de deux jours, ils ne de valent savoir de laquelle des deux mères il s'agissait.La jeune Ninette, la domesti que ai rétee.avait préparé le cho cotât, s'excusant de ce qu'il tût un peu brûle.Mais le train de Monsieur el Madame avait eu du retard, et le lourneau électrique était un sournois.Elle plaidait gentiment sa cause, nullement ti mide, avait déjà revêtu sa robe noire, avec le petit tablier élanc des bonnes maisons, et tenait la tête légèrement inclinée sur l’épaule comme die l’avait vu dans les magazines qui couraient late lier où elle était, naguère encore, cousette.—On sera bien chez nous, mur mura Dénis, quand il» furent seuls dans la salle à manger.—Je ne te le fais pas dire: triompha Geneviève.De tout ce jour, las de leur nuit en chemin de fer.ils ne se déci dèrent pas à quitter leur app rte ment, itenis y était le moins dis- posé.Ce dieu humait les parfums de son nouveau temple, se traînait d'un fauteuil dans l’autre, essayait chaque piece pour venir échouer dans la grande chambre salon.Geneviève en profitait pour guider la «^usinière improvisée.Elle la plaignait un peu d'ètre en tree en service après avoir goûté les gaietés de l'atelier de couture, se promettait de lui faire une existence bien douce.L'enfant avait d'ailleurs un perpétuel sou rire qui l’enchantait.Madame n'a vait pas abandonne la sauce et quitté la cuisine qu elle entendait Ninette y fredonner déjà.Le second jour, les nouveaux mariés devaient dejeuner chez la mère de Denis et diner chez les Braspartz.La veuve du felibre fut payée d’un mois bien mélancolique où elle n'avait pas eu le courage de quitter san foyer dévasté, lors qu’elle vit arriver tout frémissant d'une jubilation qui valait bien le sacrifice du bonheur maternel, et dans sa fierté de jeune mari vainqueur, relui pour lequel vingt années elle avait uniquement vé eu.Il lui dit en la prenant dans ses bras: —Et ces belles fleurs! Vous nous avez comblés, ma cherie! —Vous avez compris que c’était moi?A quoi, mon garçon?—Au parfum, dit Denis, les .veux un peu plus humides que de coutume Et il se détourna vers la fenê tre pour qu'on ne vit pas que la solitude de sa mère venait de lui apparaître, et qu’il souffrait un peu — oh! très peu.mais cependant sensiblement — de son ter rible bonheur à lui.Geneviève ne laissait pas inaperçu le sacrifice de cette femme qui lui avait abandonné son enfant.Mais elle était trop heureuse pour le ressentir cruellement.“Après tout, se disait cet esprit rationnel, c'est la loi universelle.L’homme abandonnera son père et sa mère.Ma bellcmère est gentille.Nous l'inviterons souvent.Nous irons la voir.Elle ne s'ennuiera pas de son fils.D'ailleurs c'est entendu avec Denis.Je le suivrai en tout là-dessus.Même si cela me coûte quelquefois un peu et dusse-je fiustrer à l’occasion mes propre- parents.’ Et elle se disait ces choses en savourant le petit déjeuner fin préparé par la veuve du poète, avec des épices, “de bonnes herbes”, des parfums venus de “là-bas": safran, cannelle, zestes de citron et d’orange, angélique, te nouil, cependant que le jeune mari reprenait toute sa verve pour évoquer devant sa mère le pays celtique, le vert sombr.de ses paysages, le gris si doux de ses clochers à jour.Après le repas, Ms s'installèrent dans le salon.—Nous ne vous dérangeons pas.ma mère?demanda la bru à Mine Rousselière, interloquée de voir cette jeune bureaucraie s’emparer d’un ouvrage de broderie — un tapis aux couleurs vives qu'elle achevait pour la salle à manger.—Vous savez donc tout faire! s’exclama la belle-mère, négligeanl meme de répondre qu’au lieu de la déranger, on l’arrangeait délicieusement! Quelque chose de rigide, une résistance comme métallique au sacrifice qu’on lui impo sait de son enfant fléchit soudain chez elle.Dans un éclaii elle venait, ayant perdu son fils, d'adopter le bonheur de celui-ci comme un rejeton, un orpjielin de son propre bonheur défunt.On la vit sourire en contemplant le ccuple de cette jeune femme tirant l’aiguille et du jeune mari câlin qui caressait jusqu'à la robe bien aimée.Elle commençait à prendre goût à ce festin qu'est le bonheur de ceux qu'on aime plus que soi.Elle ne fut laissée seule que le soir — et rassérénée.Alors ce fut le tour de la rue du Mont-Cenis.Ici, le petit drame sentimental fut d’une trame moins ténue, moins douloureuse, moins sombre.On n’y voyait pas de coeur meurtri par une chute dans la solitude complète.U’i peu de bonheur disparaissait seulement.Une lumiè re s’éteignait dans la maison.Il y ferait moins clair.Mais on y entendrait toujours le vacarme des garnements, et l’on y verrait toujours de vieux époux s'épauler l’un l’autre.Geneviève rapportait par douzaines des photos du Finistère.Les garçons s’y jetèrent avidement.Dans ces quatre paires d’yeux avides, de miraculeux agrandissements photographiques s’opéraient par un beau mystère.Des cartes de 5 x 7 devenaient le Mail de Quimperlé dans toute son ampleur, l’architecture géante de son viaduc, la haute fusée du Kreisker de Saint-Pol-de-Lèon qu’on voit de dix lieues à la ronde, ou bien la lande immense que fainé des garçons, celui qui préparait Saint-Cyr, regrettait toujours.M.Braspartz était devenu rêveur.Il parlait peu, demanda seu lement aux jeunes mariés s'ils avaient visité Concarneau.Ses yeux bleus tapis au fond de leurs orbites s’allumèrent d'une candeur joyeuse quand Rousselière lui eut répondu qu’ils y avaient passé tout un après midi dans le vieux port, parmi les filets qui séchaient.—C’est joli, Concarneau.pro nonça-t-il lentement en hochant la tête.Et toute sa mélancolie de déraciné émergea de son âme comme au gré d’un remous la proue d’u ne barque engloutie.Geneviève, en eonciliabule avec sa mère, recherchait au fond des armoires des objets de toilette oubliés.III —Eh bien! chéri, avoue que notre vie de fonctionnaires s’arrange tout simplement et aussi heureusement que possible.Cela va tout seul.N’est-ce pas ton avis?Geneviève et Denis sttablés dans un vaste restaurant du quartier de leur Ministère dont le va-et-vient amusait la jeune femme, venaient de commander leur repas.Voici deux semaines qu’ayant retrouvé leurs postes respectifs, ils déjeunaient ici.Geneviève avait, lui semblait-il, le droit d'énoncer un favorable avis.—Oh! lança Denis timidement, sela manque un peu de calme.—Evidemment, concéda-t-elle, ce n'est pas si agréable que chez soi.(Voilà une chose qu'elle ne pensait pas, mais il fallait ménager les goûts casaniers du cher mari, parler de son point de vue, paraître > épouser son parti.) Cependant, malgré le tintamarre de la vaisselle entre-choquée, des serveurs, des ordres qui traversent la salle et des rumeurs de la conversation, on peut fort bien s'enfermer dans la petite loggia de son tête-à-téte.Pour ma part, je sais parfaitement faire que nous soyons seuls toi et moi dans cetle cohue.—C'est le quatorzième bifteck coriace que je mange! nota seulement le jeune mari avec tristesse.—Eh Jiien! change, chéri, réclame une escalope! Tu ne peux prétendre d'ailleurs à satisfaire ici ta gourmandise autant que chez ta bonne mère, friande comme une chatte et qui traite la cuisine comme un art majeur! —C’est bien ce que je reproche au restaurant: On ne peut rien en exiger .—Alors, il ne fallait pas louer Porte de Saint-Cloud, mais accepter n'importe quel appartement obscur dans le Vile puisque nous n'étions pas assez riches pour les maisons confortables de ce quartier! —Oh! il eût suffi .ne put retenir Rousselière.—Quoi?Quoi?Il eût suffi de quoi?(à suivre) PAGE n LE FRONT OUVRIER 25 NOVEMBRE 1950 Hé ! regardez moi courir ce “canard" avec le ballon ! ».• A t J«?î.vs Etre vendeur de "bot dogs” c’est une bonne façon d’assister à une partie de “football” sans payer.Hé, fais donc attention .ils vont faire une passe ! ie ne suis pas Intéressé à vendre .Je suis venu pour voir la partie.«ruelle belle partie de “football"! Hé! qui veut acheter un “hot dog" T ui .avec moutarde ! «LU B / B .w Il va faire un touché ! Ça fait rien, j'en ai Mais, la partie est seulement à la moitié ! assez et je m'en vais f Cherchez-vous un autre vendeur.Moi.je t ous quitte ! > A.• U.! 1t>0 BY WABHCW BROS a*t jObtS inc iS&iY' Quel mal de tête Fais attention espèce nouille" ! Hot dogs' par ici ! Tu peux en pren dre deux, si tu veux ma chérie ! Aie ! fais al tention i it ^ que lu fais espèce d'idiot! In c'est »uffi sant pour moi moti chou* TOUS LES DIMANCHES, DE 12.55 À 1.00 P.M.LE POSTE C.K.A.C.PRÉSENTE LES NOUVELLES DU FRONT OUVRIER PAGE 12 — LE FRONT OUVRIER 25 NOVEMBRE 1950 La femme et la vie Les travaux manuels Gai et pratique ELEMENT DE BASE D EDUCATION Lea annonces alléchante*, les magasins et leurs montres pimpantes et colorées, tout est déjà imprégné de l'esprit des Fêtes.Dans quelques semaines, ou meme quelques jours, on dressera la liste des cadeaux que l’on désire offrir au premier de l'an, en tenant compte, bien entendu, des ressources du budget ébranlé par le coût de 1a vie.Qu oit rirons nous à nos enfants?Aux fillettes, la tradition est bien établie, on donnera des poupées, des layettes, des berceaux, des usten-elles de cuisine, afin quelles jouent "à la mère”, car on cultive ses aptitudes naturelles et on la prépare judicieusement i son rôle de maîtresse de maison, qui a sa noblesse et sa beauté.AUX GARÇONS?On donnera des gourets, des patins, des balles, des skis, et ainsi, dès i'àge de sept ou huit ans, on lui apprendra à chercher son plaisir lans la rue ou les parcs, et à ne considérer son foyer que comme un (miel ou l’on mange et dort et ou l'on se fait servir par sa mère.Ix*s exercices au grand air sont nécessaires à la santé, excellents thème, mais a condition qu'ils ne dégénèrent pas en abus et qu'ils ne deviennent pas plus importants à la vie que la vie même, qu’ils « annihilent pas tout esprit civique et familial.Quel est le jeune «arçon entraîné i vivre constamment dehors qui ne devient pas xrognard dès que maman réclame un petit service domestique?Et iiiurquoi cet état de choses?Je trouve la réponse dans le numéro de novembre de l'Enseignement primaire du département de l’Instruction mblique.Les garçons ont des mains mais ils ne savent pas s'en bervir".L'amour du foyer, de son embellissement, de son entretien est une question qui devrait préoccuper l’homme aussi bien que la femme, nais cet intérêt fondamental se dissout parce que nous obtenons tout ce qu'il nous faut trop facilement; le goût et l'amour du bien fait s'émousse, parce que l'esprit est constamment dirigé vers le JEU et les distractions passives qui sapent les énergies.Savoir doser, tout est là' L'entant est un petit être extrêmement malléable, il prend de bonnes ou de mauvaises habitudes dès sa naissance.Diriger ses jeux, lui apprendre , considérer des OUTILS, des clous, des planches, comme jouets intéressants est chose aussi facile que de lui apprendre a jouer a la balle.Quel garçon de dix ans ne serait enchanté de posséder un beau et bon rabot, bien à lui.dont il pourrait se servir pour aider son papa à redresser une porte ou un châssis?Tous les garçonnets aiment à jouer "aux papas", cela leur confère une supériorité.cela leur donne une allure virile dont ils sont très fiers.Je me souviens, un jour que Mgr Courchesne parlait d'éducation à un groupe de dames, à l’Université Laval, il les suppliait d’intéresser leurs enfants au travail de leurs mains, il disait: "Je vous en prie, mesdames, faites faire à vos enfants des bâtons de chaises, si vous voulez, mais tenez les occupés!" Et pourtant, à ce moment, U n’était pas question de Trr vaux Manuels dans les classes, mais c'est une preuve de plus que le travail manuel est un élément de base d'éducation bien comprise et bien faite, et que ceux qui negligent volontairement ce facteur important, trahissent les entants que Dieu leur a confiés, et aussi leur admirable tâche d'éducateur.Novembre 1950 Reine MALOUIN & "Pour être gai et gras comme moi, mangez souvent mucuses moRin •Vy' SAUCISSES *h>ur étrf aoi f* gros com me moi nunget souvent ^Aucissts mobiin J Pour utiliser vos restes de laine, employez vos soirées d'hiver; égayer votre salle de bain ou votre cuisine, voici un joli tapis tricoté au crochet Vous prendrez plaisir à le faire à cause de ses rangs de différentes couleurs qui vous donnent l'impression de "vite fait".Pour votre patron, envoyez .25 à: Le FRONT OUVRIER.Dept des Patrons.60 ouest, rue Front.Toronto 2.(Les timbres de poste ne sont pas acceptés).N’oubliez pas d écrire lisiblement votre nom, votre adresse, et le numéro exact du patron Tous les patrons sont en anglais seulement.Quelle patience d’ange C’est lâ la réflexion spontanée que je me suis faite en voyageant dans l'autobus, à la vue d'une jeune maman entourée de ses trois jeunes enfants.Ils étaient pleins de vie et de "pep”.Chacun d’eux posait à sa mère, question par-dessus question: “Maman pourquoi ci, j pourquoi ça.” On sentait ces petits cerveaux en quête de vérité, comme tant d’autres petits de leur âge.J’observais d’un oeil intéressé, sans en avoir trop l’air, ce qui allait se passer.Vous auriez dû voir avec quelle patience, cette jeune maman répondait â chacun de ses petits.Aucune question n’est restée sans réponse.Ce qui m’a frappée surtout chez elle, c’est la façon calme et aouriante avec laquelle elle s'intéressait i eux.J'observais les voyageurs qui occupaient les bancs voisins du mien et tous semblaient, par leur attitude, admirer en silence, cette maman et l’intelligence de ses petits.On sentait bien que là était concentrée l’attribution de tous.On aurait dit à l'entendre, qu’elle conversait avec de grandes personnes.Et le chauffeur vint couper court à mon- plaisir, quant U signala l’arrêt où je devais descendre Reverrai-je cette jeune femme?Saura-t-elle tout ce qu’elle m’a causé de réflexions?Peut-être jamais! Peut-être est-elle une de vous, qui lirez cet article ou du moins une de celles qui vous ressemblent beaucoup.J’ai réalisé une fois de plus l’importance très grande de la patience pour une femme: Cette qualité essentielle qui doit nous permettre de remplir pleinement notre rôle d’éducatrice et de formatrice d’âmes et de corps; rôle que Dieu nous a désigné de toute éternité.Etre patient n’est pas l’affaire d’un jour* Il suppose l'addition de nombreux actes de patience répétés quotidiennement.On ne naît pas patiente, on le devient.N’allons surtout pas croire que la patience , soit réservée à quelques "as" de femme seulement.Toutes, qui que nous soyons, quel que soit notre caractère, notre milieu de vie et nos conditions, nous pouvons développer cette belle et indispensable vertu, dont la femme a besoin d'une façon toute particulière.J'entends presque d'ici protester: “Ah! ce n'est pas facile être patiente, c'est même impossible.Avec le milieu d’enfer que j’ai, il faut bien être enragée â la journée”.J’admets tout de suite qu’il y a des vies difficiles et des vies plus faciles que d'autres.Mais il faut bien se demander, ici, si celles qui tempêtent à _ la journée s'impatientent à propos de tout et â propos de rien réussissent â 1 changer la situation.Le feu n’éteint pas le feu.Celles qui refoulent ( la montée d’impatience qu’elles ressentent, • en premiere réaction | devant un événement fâcheux, ont sûrement plus de chances de 1 maîtriser la situation, de la changer et de faire qu’elle dure moins longtemps.Sans compter qu’elles s'enrichissent d'autant des efforts qu'elles ont faits.Il faut s'éduquer à la patience.Savoir profiter des événements petits et grands, c’est là le secret pour réussir.La patience a son apprentissage comme n’importe quel métier.II ne faut pas se lasser de recommencer.Les événements sont des armes tranchantes qu’il 1 faut savoir manier pour éviter de se blesser et de blesser les autres.Femmes d'aujourd’hui, mamans de demain, nous pouvons toujours {faire un peu plus pour imiter cette bonne maman dont je vous rap-j portais le cas, au début de cet article.Ceux qui nous entourent, ! notre travail, notre vie sociale nous fournissent toutes les occasions voulues pour un bon exercice quotidien: sachons nous en servir à bien.Nous serons les premières bénéficiaires de nos efforts, sans compter le nombre incalculable d'heureux que nous 'ferons autour de nous.Soyons patientes pour être plus femmes.Blanrhe LEPAGE.Pour agrémenter vos soirées familiales La plume volante — Tous assis.! très serrés les uns près des au-très.On lance une plume de duvet j le plus haut possible au-dessus du ! groupe.Il s'agit pour les joueurs ( de l'empécher de tomber sur eux J en soufflant dessus.Tout joueur touché par la plume donne un ga J g« - Ni oui.ni non — Aux questions | insinuantes posées par un meneur de jeu, le joueur ne doit répondre ni oui, ni non, ni Monsieur, ni Ma dame.Exemple: “Est-ce que tu aimes j les fraises?" — “Je les aime sur ! tout avec de la crème”.Celui qui j se trompe prend la place du me | neuf.POLI ELEGANT Jeu de la chandelle — Deux joueurs armés chacun d’une chandelle allumée essayant de souifler sur la chandelle adverse pour l’éteindre, tout en protégeant la sienne.Jeu de la brosse — On est en cercle, tous rapprochés les uns près des autres: au centre: un joueur.Les joueurs du cercle se passent extérieurement une brosse de main en main.Au moment où le joueur s’y attend le moins on lui donne un petit coup de brosse dans le dos.Il doit deviner qui l'a brossé.Il va sans dire que la brosse circule très vite, surtout après le coup de brosse.La polka du balai — Tous les joueurs dansent par couple, sauf un qui tient un balai.Il laisse danser quelques instants puis frappe le plancher trois fois avec son balai.A la troisième fois, tous les joueurs doivent changer de partenaire.Celui qui tient le balai s'efforce d’en trouveî une et c’est celui qui reste seul qui reprend le balai.iflrrnTi IL ÉLÉGANT FERNAND PION Assurances générales 584, rue Cadillac Montreal Tél: TU: 2X59 Ex dirigeant lociste DURE PLUS LONGTEMPS 50-5F OME~t BLANCHARD Distributeur d’huile i chauffage IMPERIAL nu l CL: 4502 LOGEMENT à St Hubert, Cté Chambly, 4 appartements non meublés.330.00 par mois.— Mme Lavoie, 6307, rue Boyer, tél: TA SS-11-50 (V) Cours PAR COKKESPON DANCE — Enseignons français Anglais.Arithmétique.Comptabilité, Sténographie.Daetylogra phie.Diplôme accordé pour chaque matière.Propertus gra truit sur demande Adressez COURS PRATIQUES BII-IN GUES Enrg.Casier : 66, ST-HYACINTHE.P.Q.VOUS VOULEZ connaître votre caractère d’après votre prénom?Envoyés «0.10 à Artisanat, 3012, Mentaru.Montréal. 25 NOVEMBRE 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 11 Voleuses?.Allons donc! J’ai beau me forcer, je ne parviens pas à digérer ce que m’a dit ma contremaîtresse, hier après-midi.Moi une voleuse, une malhonnête?Qu'elle aille raconter ca à d autresl Je n'oserais même pas prendre tune épingle sur la table du voisin.Ça tout le monde peut le dire.Non mais s’est-y bête un peu! bette idée de me faire une scène à propos de rien, de presque rien en tout cas.Parce que ça fait un petit bout de temps que j’arrive en retard à l’ouvrage, cinq ou six minutes le matin, quelques minutes le midi, que je flâne un •peu par ci par li, me faire un drame! Ce serait pourtant facile de fermer les yeux sur ces petites insignifiances U, comme fait la contremaîtresse du département voisin.i Jusqu'à me renoter le fait que, de temps en temps, je ne me donne pas la peine de huiler ma machine le soir, avant de partir.Quand bien même je laisseraia faire le huilage, une fois ou l'autre en passant, ça n'est toujours pas un crime.La machine s’usera un tout petit peu plus vite peut-être, et après?Après.le patron en achètera des machines neuves quand les vieilles seront usées.Ça fait asset longtemps qu’on en arrache avec nos vieilles baraques.Et ce n’est pas tout.Pour finir le plat ma contremaîtresse m'a apporté trois piècfs faites par moi au cours de la semaine et qu'elle avait mises de côté pour m’en montrer les imperfections.Ah la sournoise! Ça ne lui arrive donc jamais à elle de se tromper?Surtout quand on se fait chanter à coeur de semaine qu’il faut se dépêcher, qu’il faut augmenter la production, etc.Moi je fais un ou l’autre; » je prends mon tempe et je fais bien mon ouvrage — quand ça me le dit — ou bien je décide de travailler vite sans trop m'occuper du reste.Oa n’est toujours pas des machines pour bien faire cinquante six choses en même temps.Si tout le monde raisonnait comme notre amie de la manufacture de X.et cela sur une haute échelle, les industriels n'auraient plus qu’à se résigner à fermer leurs portes, et nous tous à crever de faim et de froid.Comment ça?Comme ceci: cent ouvrières qui perdent seulement vingt minutes par jour, en dehors des périodes indispensables de repos, ça diminue la production pour la peine.Donc le chiffre d'affaires baisse et le pourcentage affecté aux salaires des employés diminue en proportion.Ou bien c'est le client qui doit compenser pour la perte de temps, en payant plus cher la marchandise.Dans ce cas la compagnie, souvent, perd des clients ou les commandes baissent, et là encore l'employé voit ses chances d'augmentation diminuées.Il n'est pas nécessaire d'être comptable licencié pour comprendre que les pertes de temps évitables causent fatalement une baisse dans l'industrie et que les ouvriers sont les premiers à en subir les effets.Contrairement à ce qu’on dit souvent, quand on ne prend pas le temps d’y penser, une travailleuse qui perd du temps travaille non pas surtout contre le patron qui, lui, se tirera bien d'affaires dans la vie, mais bel et bien contre elle-même et contre tous ses compagnons de travail.A-t-on le droit, par sa négligence, de priver les autres de chances d'avancement, surtout quand ces autres sont des gens qui.comme nous, vivent au jour ie jour, et qui ont déjà peine à b dueler le budget avec le fruit de leur dur travail?N’est-ce pas malhonnête que de négliger les détails qui forcent le patron à en venir à des résultat désastreux pour les travailleurs?Moi j'appelle ça du vol, vol envers le patron mais aussi vol envers la classe ouvrière.N'y a-t-il pas là de quoi réveiller la conscience de toute jeune travailleuse qui a du coeur un peu?Exiger des patrons des conditions humaines de travail, soit.Mais qu'on ne s’attende pas à ce que le patron soit disposé à se rendre à toutes nos revendications si, en même temps que nous réclamons nos droits, nous nous moquons de nos devoirs.Autant le patron doit chercher sincèrement à donner à tous un salaire vital, autant l’employé a le devoir de fournir du bon travail en retour, de l’ouvrage bien fait, sans perte de temps.Si le patron doit fournir de,bons outils, celui qui s’en sert a le devoir de bien prendre soin de ces instruments de travail, d'en prolonger la durée en les gardant en bon état.Comment avoir le front de réclamer des périodes de repos si on prend prétexte de tout et de rien pour perdre du temps à l’ouvrage, à toute heure du jour! Je m’arrête là.Il y a déjà assez de matière à réflexion pour que chacune de nous y trouve son profit.Nous avons agi en voleuse peut-être, jusqu’ici, sans trop le savoir.Soyons, à l’avenir, des ouvrières consciencieuses, qu’on sera obligé de reconnaître comme telles et de traiter en conséquence.N'est-ce pas que ça mérite nos efforts?KIRI.Encourageons nos annonceurs SUR RÉPARATION DE ATTENTION SPÉCIALE .fl, _ aiix commandes pystitt» (TjOOMPOt)NQÜO PRIX SPÉCIAUX 1 lAMCASTIR éVIl AUX MARCHANDS SJ* 1ST.RUI STI-CATHIRIMI MOMVflÉAL MONTRIS •I • AGUIS SIRVICI Aièl JOURV PLUMES • BRIQUETS • BRACELETS OUVRAGE GARANTIE On lui a fait une fausse répulalion!.Sainte Catherine, dit on, est la patronne des “vieilles filles".La tradition veut que le 25 novembre on couronne celles qui ont atteint l’âge de 25 ans et plus.Plusieurs en profitent pour jeter le ridicule sur les célibataires.Ne vous en déplaise, cette idée est fausse.Il est temps de changer cette mentalité qui vient de je ne sais quelle source imbue de préjugés contre la femme.Sainte Catherine, pour ceux qui ne ie savent pas.est reconnue corn me la patronne des jeunes filles, des philosophes.Elle mourut à Alexandrie vers l‘an 307.On la fête toujours le 25 novembre.Sortons donc de notre esprit, cette idée fausse et cessons d’ajuster le fameux bonnet de Sainte Catherine à toutes les demoiselles de notre entourage, qui avancent en âge.Les temps sont changés et les “vieilles filles" telles que l'esprit du mot le laisse soupçonner restent un cas d'exception.Les célibataires jouent actuellement un rôle social très utile, dans les diverses oeuvres et les divers mouvements de bienfaisance.Ne jetons pas le ridicule sur elles, ce serait faire preuve de petitesse et de manque de juge Votre santé LA RESPIRATION C’est l’acte par lequel nous fai sona pénétrer l’air dans nos pou mons et rejetons les déchets gazeux de notre organisme.HYGIÈNE DE LA RESPIRATION 1.Il faut aérer lés appartements que l'on habite.C'est là une chose bien importante, nous ne le signalerons jamais assez.Ouvrons les fenêtres de chaqrue pièce, spéciale ment après chaque nettoyage, mé me l’hiver.Certaines personnes se refusent d'ouvrir la fenêtre de leur chambre l’hiver, tous prétexte du froid Nous leur conseillons de se couvrir • ment.Fêtons Sainte Catherine — pré ¦ parons une belle petite soirée — invitons nos amis — mangeons de la bonne tire — soyons sobres en tout — fêtons de façon à ne pas laisser de remords dans la conscien ce de nos invités.plus chaudement mais l'air d une chambra où l'on dort la nuit doit sa renouveler constamment.Laissons pénétrer le soleil dana nos maisons.Une maison ensoleillée est saine et agréable.Voua économiserez plus d'argent en veillant sur votre santé, qu’en baissant les toiles pour éviter de taira brûler les’rideaux, par ie soleil.2 Eviter l’essoufflement par les marches trop rapides, le* etforta trop prolongés.GYMNASTIQUE RESPIRATOIRE Il ne suffit pas de respirer: Il faut 'lavoir bien respirer, c’est à-dire faire l'aspiration par le nez, qui arrête les poussières de Tsir et le réchauffe en même temps.Il faut aussi expirer de préférence par le nez ou par la bouche mi-fermée.L’utilité de ces mouvements de respiration profonde est de retarder considérablement 1 essoufflement ou de hâter le retour à la normale de la circulation ou de la respiration.L’un des meilleurs exercices respiratoires est celui de décrire, avec les deux bras, la circonférence la plus large possible.Il est aussi recommandé de s’élever sur la pointe des pieds en aspirant et de revenir sur les talons lors de l'expiration.MUX EN COUVRE-PLANCHERS LINOLEUM INCRUSTE VENDU A LA LIVRE Epais linoléum incrusté sur base de toile, dessins les plus nouveaux pour la cuisine.Vous réaliserez de réelles économies en achetant un ou plusieurs rouleaux de ce prélart en coupons.Calculez 5 livres A la verge carrée.Valeur régulière de $2.49 la verge carrée.Spécial la lb.MARBOLEUM Prélart Incrusté dans un grand choix de couleurs.Epaisseur de 1/16".Calculez 5 lbs à la verge carrée.| /\a Eég.$1.95 la vg.carrée.SPECIAL la lb.I Jamais aucune valeur semblable n'a été offerte au public.Rouleaux d'un même dessin pesant de IM à IM livres.SPECIAL DE LA SEMAINE PRELART Nous venons de recevoir une quantité limitée de rouleaux de prélart imprimé de qualité irrégulière, pour être vendu au rouleau complet, pesant environ 250 livres chacun.Un seul dessin par rouleau.Ce ne sont pas des coupons, mais 1 ^ m une seule longueur.Spécial de la semaine.La livre I £m * GRATIS ! 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ne nous manque plue que j Crawford qui quelques vétérans pour redonner a craque ' à notre équipe l'ardeur «Tantan Non* nous permettons encore,! — 'Sr*“™"I «ienaler ici et qui peut sembler c'est-à-dire celle du Royal de celte pette année de faire nos prédic- années après une longue vacance .8 J, ¦ ._ .sjison.ce club nousaf.it vo.r 1 a | SSL “r li classement final du 1 •«• soleil,.Roger Sard, contmue ^^^^qûe ï ?Sb « môï ptiis belle joute de la saison l Chi circuit Slater.Voici: noua classons 4 l*ncer a côté des buts.{* agressif quand ce n’est pas coutuni.samedi.Ottawa en 1ère position, grâce a la Roland Bilodeau se laisse traîner , ., et iï affiche une piètre I.assistance aux joutes est duni-j patinoire d"'oeuf" de papa Got |e, pieds.Roland Rossignol est 0Uand il devrait briser l’è-nueo de quelque deux mille spec- man: Montréal, en 2e place, pour une inspiration pour ses joueurs.j!«mi ' •ateurs; ces mêmes spectateur* irur agressivité et leur coach sans, Guy Gareau ne joue plus son hoc- " / president Horwood de la key de l’an dernier.j A H A déclarait récemment qu'il POTINS.Jack Irvine serait un était fort satisfait de la tenue des joueur parfait, s’il n'était pas ca- joueurs juniors depuis qu’ils sont pitaine.Crawford perdra-t-il l’ha- moins rudes sur la glace.Nous bitude d'aller compter dans le coin SOmme* aussi de cet avis.De cette de la patinoire.Nous avons trou- manière, nous assistons à du hockey j nous dévoilaient qu'ils iraient aux égal suivi de Sherbrooke, Valley joules quand nous aurons une équi- \ Ut ti.Chicoutimi et Shawinigan; pe de dix huit joueurs qui sc dé-(VI,t-, classement est tout aussi bon penseront dans la mesure de leur prix d’admission.Le meilleur moyen de combler un déficit est d'avoir une équipe que ,e nôtre et sinon meilleur.thus prenons une chance selon nos [>t titee connaissances.saison George» Roy a été le joueur le plus utile a Roland Hébert nepuis le début de la saison; Georges, un niy joueur rie défense, a débuté £ et ma .I Fernand Gladu jouerait pour Dol- voutment sans égal.I beau et Gervais, du Valleyfield, Vînt la ligue Senior du Sague ] pour Jonquière.Avec Jerry' Gra Vic Corbin, des Aigles d'Al- vel et Paul Lessard, les Chics se * devancé Armand Bourdon, I raient beaucoup plus puissants.Le retour «le Moore el English «levrait redonner de la couleur au Canadien Jr.Avec ces deux puissent! porte-couleurs, la club da Billy Reay et Sam Pollock, feront une lutta serrée aux Citadelles — Geoffrion faible à la contre-attaque — Les Reds e surveiller (par Ray.Asselin) MONTREAL.2G.LM I — Le Canadien a subi sa deuxième défaite de la saison, la semaine dernière, aux ffifc n» des Reds de Trois-Rivières, qui alignaient le spretaeu-laire Robert "Bob” Perreault dans leurs filets.Les Habitants sont maintenant à deux points de la première plact du circuit Horwood, détenue par les Citadelles de Québec, bien qu'ils aient joué une partie de plus que ce dernier club.Québec reste toujours l'equipe favorite pour remporter le championnat de la ligue.Comparativement & "année dernière, le jeune Canadien semble manquer la cou-• leur qu'il possédait avec tes Dicky Moore, Kervin Conway, Ernie Roche, Art.Rose et Billy (ioold, qui l’ont conduit a la coupe Memorial.Il pourra, toutefois, afficher une meilleure tenue dès le retour de l'infatigable Dicky Moore, qui se rétablit lentement de son opération pour l'appendicite.* fort en couleur, que Boileau semble hésitant et inexpérimenté.que Pilon à la défense devrait affirher plus de combattivité et finalement que Auger donne l’impression de manquer de fini autour des filets.Tant qu’à Losenskl et Bartlett, ils n ont fait rien qui vaille jusqu'à présent.Peut-être sont-ils un peu trop combatifs quand ils devraient faire preuve de plus de cohésion?( ournover continue d’être sensationnel et Bouchard est le meilleur pilier du club.Rogers semble plus efficace qu’au-paravaot.11 ne faudrait pas HOGUE oublier non plus Hogue qui pou«*rait faire davantage, s'il trouvait quelqu'un à ses côtés pour combiner.En terminant disons que Labelle n'a rien fait de très extraordinaire depuis le comi.encornent de la saison.Sans doute se ressaisira t-il i prochainement.Pjr contre, les partisan* du club de Iteav et Pollock regrette ront énormément le départ (plu* que probable i de Kervin Rochefort!.qui doit se retirer du hockey au moins pour une saison, par suite d’un poignet qu'il s'est frac turt curant la saison demote.Ce poignet le fait terriblement souf frir.Un autre porte-couleurs des dé lenteurs du championnat Junior Un autre témoignage éloquent en faveur du "KINO" MEILLEUR HIVER PASSE DEPUIS LONGTEMPS écrit, Al.P.St-Ong«, Windsor-Mills, P.Q.rte Je viens vous ren dre un témoignage de reconnais sance pour votre "Kino" qui ma été bon.Je m’en suis servi tout l’hiver, et c'est !e meilleur hiver, que j'ai passé depuis longtemps Le mode d'emploi du "Kino" est fourni avec chaque achat d’appareil.Adresse: KINO ENRG., 3, rue Frontenac.Sherbrooke, P.Q.treront dans une série* de 5 de 9, pour ensuite faire face au gagnant du “tournoi" disputé entre les 2e, 4e et 5e clubs qui joueront trois parties.l'un contre l’autre, celui ayant accumulé le plus de points passant en finale.EN RACCOURCI — L’ancienne défense étoile du Canadien, Kervin Conway, a récemment été suspendu pour trois parties pour avoir bousculé un arbitre dans la du Canada.Herb English, sera de Ligue senior des Provinces mari-retour sur l’alignement des jlabi- times .Conway s'aligne pour tant* dans un avenir très rappr *- le Charlottetown .Deux anciens ché, soit dès que la saison de foot- jeunes joueurs des défunts Cycto-ball sera terminée du colièg.* Lu nés St François-Xavier de Verdun, yola, où il poursuit présentement sont présentement à la tête de ses études.English et Moore sorti j l'immaculée Conception, de la Li-attendus avec impatience sur l'a gue Laurentide Jr “B”, qui joue lignement depuis assez longtemps, ses parties à l'aréna Saint-Laurent, et nui doute qu'ils donneront au II s'agit de Marcel Richard et de puissant Canadien
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