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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 17 novembre 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Le front ouvrier, 1951-11, Collections de BAnQ.

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L'APPRENTISSAGE D'UN BON METIER A L’ECOLE DE L'AUTOMOBILE tBüïr/.MV 17 *o * * : Hi-iro : fi à * L - à* * JBÊ i r i .‘4'* Mi" J * W r* (LIRE NOTRE REPORTAOE EN PAGES fl ET 7) “La ville et le travail industriel ne sont pas en dehors du plan de Dieu et ne conduisent pas fatalement au matérialisme et à la déchristianisation des âmes.Le milieu ouvrier et industriel peut être sanctificateur.** — (Lettre pastorale sur le Problème ouvrier).LE FRONT 7c le numéro Rédaction et administration! 4911, Côte des Neiges, l'ilia Montréal (26).Publié à Ottawa.Vol.7, No 51 KK» "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" 17 NOVEMBRE 1951 LES COOPÉRATIVES SE DÉFENDENT CONTRE LA CHAMBRE DE COMMERCE distinction fondamentale du rapport Massey-Lévesque Le R.P.Geo.-H.Lévesque, o.p., l'un des membres de la commission d'enquête sur les Arts, les Lettres, les Sciences au Canada, l'exprime clairement devant l'assemblée générale de la F.M.J.Q."La Commission ro y a I e d’enquête sur les Lettres, les Arts et les Sciences au Canada Justifie son existence sur une distinction très fondée: c’est la distinction entre l’éducation scolaire ou académique et l’éducation extra-scolaire ou non académique.” Telle fut l’une des principales remarques du R.P.Geo.-H.Lévesque, O.P., devant les quelque SO délégués des différents mouvements de Jeunesse groupés dans les cadres de la Fédération des Mouvements de Jeunesse du Québec, réunis à Montréal pour leur assemblée générale annuelle, samedi dernier.APPORT DE LA F.M.J.Q.A LA COMMISSION ROYALE Au début de ses remarques, le R P.Lévesque se dit très heureux de rencontrer la Fédération des Mouvements de Jeunesse du Qué- bec.“La F.M.J.Q., dit-il, a apporté à la Commission royale d’enquête sur les Lettres, les Arts et les Sciences, une collaboration de premier plan.Plus de 75 p.100 des suggestions contenues dans le mémoire que vous avez présenté à la Commission, ont été intégrées dans le rapport que nous avons rédigé.’’ LA DISTINCTION QUI S’IMPOSE Le R.P.Lévesque, avant de faire voir leA principales recommandations de la Commission d'enquête au sujet des bourses d’études, de l’aide aux universités et de la création du Conseil canadien des Arts, justifia d’abord l’existence de cette-commission.Elle fonde son existence sur une distinction très claire: c’est celle qui existe entre l’éducation scolaire ou académique telle qu’on la dispense dans les écoles et les universités, et sur l’éducation extra-scolaire, géuérale, non académique, que tout le monde a le droit d'acquérir par la fréquentation des musées, des bibliothèques, par la lecture de livres et de périodiques, par la radio, le cinéma, etc.“Ce n’est pas du tout une distinction entre l’éducation et la culture que nous avons faite, ainsi que certains aiment à le répéter même publiquement.Ceux qui affirment une telle chose manifestent par là qu'ils n’ont pas lu le rapport préparé par la Commission/’ d’ajouter le Père Lévesque.UN BIEN COMMUN MATERIEL ET SPIRITUEL D'après la Constitution canadienne, de poursuivre Ii R.P.Lévesque, l’éducation scolaire est du domaine provincial.Mais il n'est pas dit nulle part que l’Etat canadien doive se désintéresser de l'éducation extra-scolaire, de l'éducation des adultes, autrement, ce serait faire de l'Etat canadien, le gardien non pas du bien commun complet, mais seulement du bien commun matériel.L’Etat canadien, soucieux du bien commun complet de tous les citoyens a donc le devoir de s’intéresser (Suite à la page S) Elles sont assujetties à l'impôt sur le revenu comme les compagnies.-Les compagnies ne sont pas intéressées à distribuer leurs profits à leurs clients.Aucun privilège exclusif n'est accordé aux coopératives et toute entreprise commerciale peut déduire de son revenu imposable une partie considérable de ses profits & condition de les attribuer & ses clients.Telle est en résumé la communication que nous venons de recevoir de M.Léo Bérubé, secrétaire du Conseil de la Coopération du Québec.REPONSE A LA CHAMBRE DE COMMERCE Ce communiqué du Conseil de la Coopération constitue une ré- j ponse à la résolution adoptée au ' dernier congrès de la Chambre de I commerce du Canada à Québec concernant l'impôt sur les trop-perçus des coopératives.La Chambre de commerce, sous le prétexte que les coopératives font aux entreprises commerciales une dure concurrence, veut demander au gouvernement d'appliquer la loi de l’Impôt sur le revenu aux coopératives .qui distribuent des ristournes.DESINTERESSEMENT DES COMPAGNIES “L’article 68 de la loi de l'Impôt, dit M.Bérubé, permet aux coopératives de déduire de leurs revenus imposables, à certaines | conditions, les ristournes attribuées i leurs membres.Cet article, de poursuivre M.Bérubé, na s'applique pas uniquement aux coopératives mais à tous les contribuables.“En effet, toute entreprise commerciale peut déduire de son revenu imposable une partie considérable de ses profits, à condition de les attribuer à ses clients, et non pas à ses actionnaires.Nous comprenons aisément que les compagnies ne sont pas intéressées à utiliser cet article de la loi car elles préfèrent garder leur bénéfice pour leurs actionnaires plutôt que de les remettre à leurs clients.” LES TROP PERÇUS C’est d’ailleurs la différence fondamentale entre une entreprise commerciale et une coopérative.La première n'a en vue que la recherche du profit pour ses actionnaires qui constituent le petit m» bre tandis que les coopératives n'ont pas le but de faire fructifier l’argent investi mais seulement de rendre service aux membres.S’il y a des trop-perçus dans une cooperative, ils sont distribués aux sociétaires-membres.“Toutefois fait remarquer M.Bérubé, les bénéfices d'une coopérative qui ne sont pas attribués aux membres sous forme de ristdur * (Suite à la page I) 17 NOVEMBRE 1951 PAGE 2 LE FRONT OUVRIER Vol.VII No SI LE FRO NT Kurram 17 novembre 1951 " POUR UN MONDE OUVRIER Journal d éducation ouvrière Indépendant de tout parti politique Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.11 n’engage que aa direction.Le Front Ouvrier PLUS CHRETIEN II En Suède, on encourage l’habitation familiale Une législation qui mérite d'être mieux connue.- Une politique du logement bien établie.-L'aide aux familles nombreuses.- Les coopératives d'habitation.t «911, Chemin de 1m Côte des Neiges.EXdnle 1391 ImprM aw I* Syndicat l’oai.ra SocUta.LU., MS.ra« D.lhood» Otuva.(Autorisé comme «nom postal de 2« classa.Min.des Poste», Ottawa) Directeur gérant .—— Marcel Charbenneau Rédacteur eu chef Feruaud Rourret ABONNEMENT, Canada 9230 par an.EtatsUnis 93 00 Le tripotage des statistiques I Le mois dernier, les journaux, reproduisant une dépêche j de la Presse canadienne, annonçaient presque triomphalement que de "Janvier à Juillet 1951, les ouvriers ont gaéné 17.2 pour cent de plus que durant la période correspondante l’année dernière".En sous-titre, on ajoutait que pendant la même période, selon le Bureau fédéral de la Statistique, le coût de la vie avait augmenté de 13.7%”.Dès lors les lecteurs non prévenus de se dire: ‘‘Ils n’ont pas raison de se plaindre les ouvriers ! Le coût de la vie augmente sans doute, mais leur salaire augmente plus encore !" Eh bien, non, ce n’est pas vrai ! Il est peut-être vrai que l’ensemble des travailleurs salariés a bien gagné $5,460,000,000 durant les sept premiers mois de 1951 comparativement à $4,656,000,000 l'an dernier, • ce qui équivaut à un gain de 17.2.Mais ce que les statistiques ne disent pas, c’est qu’il y avait PLUS d'ouvriers occupant un emploi rémunéré en 1951 qu'en 1950.Selon les statistiques fournies par la Gaiette du Travail, il y avait 416,000 personnes de PLUS au travail en Juillet 1951 qu’en Juillet 1950.Il n’est donc pas étonnant que la somme globale des salaires versés aux travailleurs soit plus élevée.Mais cela ne signifie pas que le salaire hebdomadaire se soit accru de 17.2%.Au contraire, le salaire hebdomadaire comparé en juillet J951 et Juillet 1950 ne montre qu’une aug- | mentation de 10.2%.Or pendant ce temps, l’indice du coût de la vie a aug- ^ menté de 20.1%.Les ouvriers se trouvent donc dan% une pire situation qu’ils ne l’étaient en 1950., Griefs soumis à la conciliation à Arvida Trois griefs viennent d’être soumis au conciliateur pro- ; vincial par le Syndicat national de l’Aluminium à Arvida.Il s’agit dans le premier grief, d’un employé qui a subi une baisse de position et de deux griefs concernant les changements dans les tâches.Ces trois griefs ont été soumis au conciliateur envoyé par le ministère du Travail à la suite du désaccord entre le Syndicat et la gérance.On se rappelle justement que les employés de l’Aluminium d’Arvlda ont bataillé ferme pour faire inclure dans leur convention collective le droit de recourir à l’arbitrage | selon la Loi des Relations Ouvrières avec décision liant les parties; les travailleurs de l’Aluminium de Shawlnlgan ont même fait la grève pour gagner ce privilège.Aujourd’hui les syndiqués n’ont qu’à se féliciter d’avotr tenu leur bout et d'avoir insisté pour gagner ce privilège.Sans cet arbitrage avec décision obligatoire, les griefs des travailleurs auraient été réglés à la discrétion de la gérance sans recours pour le travailleur, obligé d'accepter la décision de l’employeur.Ci que l’on appelle souvent des “principes" ou de “l’entêtement syndical" constituent souvent des étapes Importantes dans la promotion de la classe ouvrière.La Suède, ce petit pays à peine grand comme la France et dont la population s'élève' à environ 8 millions d’habitants, mériterait d'être mieux connue au Canada.Outre la ressemblance fondamentale du climat suédois à celui du Canada, la Suède est un pays qûl, comme le nôtre.passe d'une économie pay.sanne, agricole, à une économie Industrielle.En Suède, comme au Canada, on trouve à peu près les mêmes problèmes qui découlent de l’industrialisation du pays, de la concentration accentuée de la population dans les centres urbains.Cependant le climat social suédois a évolué plus rapidement que le nôtre et déjà des formules sont mises à l'oeuvre pour donner aux Suédois, une des législations sociales les plus progressives-dans le monde.• ^ • LA COOPERATION C’EST LA FORCE DES FAIBLES Disons qu’en Suède, les économiquement faibles ont acquis leur part de force dans l'économie de leur pays.La coopération, fut et est encore pour les Suédois le moyen d’atteindre à la liberté économique.La première coopérative suédoise naquit en 1851; à une époque où l’idée coopérative excitait de nombreux esprits en Europe, les Suédois la mettait en pratique.Et depuis, les progrès de la coopération furent constants.Disons qu'en 1949, plus de 950,*O# chefs de famille adhéraient à une coopérative quelconque de consommation, ce qui signifie que la moitié des familles suédoises participent au .mouvement coopératif.LA POLITIQUE DU LOGEMENT L'essor du mouvement coopératif en Suède pourrait occuper des pages et des pages.Nous aurons l’occasion d’y revenir.Aujourd’hui, alors que vient de s’ouvrir la session provinciale, à Québec, nous voulons porter à l’attention de la population et aussi de nos députés les réalisations suédoises en matière de logement, non pas pour que nos législateurs copient servilement ce qui se fait en Suède, mais pour qu'ils s'inspirent de ces formules pour améliorer notre législation provinciale laquelle, on en conviendra, demande des amé-l liorations si l'on veut la rendre plus efficace.IMPORTANCE DU LOGEMENT EN SUEDE ET DANS LE QUEBEC Ije logement pour les Suédois comme pour les Québécois est chose capitale.Chacun veut pour soi en Suède comme dans le Québec, un logement clair, spacieux, | plein de lumière en été et, l’hiver, confortable et protecteur.En Suède, comme dans le Québec, on doit consacrer une bonne partie du revenu mensuel pour le logement.Comparativement à la famille française qui n'accorde que 10% et même moins pour le logement, le loyer en Suède compte pour environ 20 à 29% du revenu mensuel, un chiffre analogue au nôtre.La Suède est doue nn pays bâtisseur.Mal* en Suède, comme ches nous on bâtissait trop petit Ea 1956, une enquête démontrait que 15% des logements étaient foncièrement dé-fecteux, que •% étaient humides, que $8% n'étaient paa asset chauds et que plus de 5«% des logements urbains étalent trop exigus.La Suède présente donc, en matière de logement, une image que l'on connaît bien: on n’a qu’â regarder autour de loi.Il est donc important de savoir quelles mesures on a adoptées, en Suède pour améliorer la condition de l'habitat.ON DECIDE DE CONSTRUIRE En 1940, on résolut donc le problème d'assainissement des taudis et celui de la surpopulation des logis en élaborant un programme de construction s'échelonnant sur une période de 14 années: de 1946 à I960.Oa a tout d’abord cileulé d’une façon approximative l’accroissement de la population, la fsrmation de nouveaux ménagea, 1s disponibilité des matériaux et du travail et les relations entre le loyer et le revenu de la population et les effets de diverses mesures gouvernementales sur la construction.Ensuite on a tracé un plan de construction sur 14 années selon lequel on construirait 45,000 Ifgements par année dans les villes et 15,000 dans les régions rurales.ACCORD ENTRE LES GOUVERNEMENTS Les mesures envisagées nécessitant un accord entre les gouvernements aux divers échelons, gouvernements national et municipaux, chacun s'est attribué une partie du travail de reconstruction.Les gouvernements locaux, c'est-â-dire, les municipalités, sont responsables pour la production dans leur secteur et doivent voir à ce que les logements soient construits selon les standards établis et'au meilleur marché possible.Les grandes villes, pour leur part, doivent soumettre leur plan d'urbanisme.Le gouvernement national, de son côté, est responsable dans le domaine économique.Il voit aux prêts et aux subsides à accorder.PRETS ET SUBSIDES A L’HABITATION Pour l'érection de maisons familiales ou de duplex, le gouvernement accorde un prêt au constructeur-propriétaire.Le prêt qui porte un Intérêt de 3% peut être associé à un subside gouvernemental en argent Pour des maisons unifamiliales dont la superficie de plancher varie entre 65d et l,30d pieds carré*, le prêt gouvernemental atteint $•% du coêt de la construction; ail y a un subside, le mamtaat du prêt diminue d'auUat Ce subside de l’Etat varie de $1,1M â *1.66* selon la grandeur du lugement.Il faut ajouter que les construe lions faites eu vertu de rca prête et de ces subsides doivent être approuvées par une agence gouvernementale.LES MAISONS A LOGIS MULTIPLES Les maisons â logis multiples, genre "Norgate”, peuvent être construites par des groupes de locataires ou des compagnies sous le contrôle de ces derniers.Ils peuvent emprunter du gouvernement 100% de U valeur de la propriété; la remise de l'argent se fait en 30 ou 40 ans et l'intérêt est de 3%; les coopératives peuvent emprunter 95% de la valeur de la construction tandis que les entreprises de construction peuvent obtenir 85% pour construire de tels logements.Enfin le gouvernement accorde aussi certains subsides aux constructeurs, surtout ai le coût de la construction devenant plus élevé, oblige â des loyers prohibitifs.DES SUBSIDES AUX FAMILLES Enfin le comité de l’habitation a suggéré un subside familial pour permettre aux familles nombreuses qui se construisent depuis 1058.de pouvoir rencontrer leur loyer plus facilement.Ce subside e^t accordé aux familles qui ont au moins deux enfants en-dessous de 16 ana et qui ont un revenu inférieur â un certain montant.Par enfant, ce subside équivaut â $36.00 par année; ce subside aux familles nombreuses, quelquefois accompagné d’un subside pour le chauffage réduit le coût du loyer ou de la remise mensuelle comme suit: • Une famille de quatre personnes dont deux enfants en bas de ld ans, devrait payer un loyer de $40.par mois; avec l'allocation de logement et I* subside sur le chauffage, le loyer se trouve réduit à uu peu plus de $20.par mois; une famille de d, dont d enfante de moins de ld ans, acculée au même loyer de, disons $40.par mois, n’a pins à payer que $14.75.LES COOPERATIVES DE LOGEMENT Les coopératives de logement sont nombreuses en Suède mais elles se spécialisent dans la construction d'immeubles à plusieunr logements.A Stockholm, la Société d’Epargne et de Construction des Locataires avait construit en 1930, 10,000 logements.Ces édifices sont disposés en des endroits bien aérés, en dehors des centres; les logements ont ordinairement trois ou quatre pièces.Des petits jsrdins, des terrains de jeux et de sport sont aménagés autour des maisons et dans les maisons sont installés des locaux pour le battage des tapis, des buanderies mécaniques, des salles de jeux, des garderies pour enfanta, etc.Le locataire que l’on peut considérer comme un co-propriétaire verse 10% de la valeur de son local comme mise de fonds, après quoi il paie un loyer annuel pour amortir l’emprunt de construction.La formule, dit-on, gagne de plut en plus.A Stockholm, let coopératives sont groupées dans une Union centrale qui défend vigoureusement leurs intérêts. I » i ! ?l t f , 17 NOVEMBRE 1951 LE FRONT OUVRIER PAGE 3 La distinction.- >* ¦> au développement Intellectuel et artiitique de toui let citoyen*.L’OCTROI DE BOURSE* Passant à la recommandation du rapport au sujet des bourses aux étudiants, le R.P.Lévesque dit qu’elles sont de deux catégories: les bourses pour sous-gradués et les bourses pour post-gradués, c’eat-è-dire à partir des Belles-Lettres.Au sujet des bourses aux sous-gradués, le R.P.Lévesque fait re-marq.er qu’il existe déjà une entente fédérale provinciale peur venir en aide à la Jeunesse.Il ne semble pas qae cette entente perte atteinte à l’autonomie de notre province puisque que de 1939 à 1949.c’est notre province qui a le plus profité de cette collaboration en recevant du gouvernement fédéral $546,M4 contre $212.666 pour l’Ontario.Et comme ces bourses seraient accordées à des étudiants pauvres, à des individus, à des citoyens, il ne saurait être question d'immixtion fédérale dans le domaine de l’éducation.L’AIDE AUX UNIVERSITES Les universités étant des institutions qui tombent dans le champ de l’éducation scolaire, sont donc du domaine provincial.Comment justifier le fédéral de leur venir en aide ?Il y a tout d'abord leur situation financière précaire: toutes nos universités sont menacées de la faillite; donc elles ont be soin d'étre soutenues.D'autre part, par leur action, elles déLordent les cadres provinciaux: elles reçoivent des élèves de toutes les provinces, elles échangent des professeurs entre elles et font même un travail de spécialisation en se partageant la tâche de fournir des compétences chacune dans leur domaine.Mais comment leur venir en aide tout en sauvegardant leur autonomie et celle des provinces?La Commission Massey a ti.avé une formule mathématique: les provinces recevraient une subvention au prorata de leur population et la distribution de ces subventions entre les universités se ferait selon le nombre d'éiéves Inscrits aux universités de chaque province.LE CONSEIL CANADIEN DES ARTS La Commission royale a en outre suggéré la création d’un Conseil canadien des Arts pour servir d’intermédiaire entre les gouvernements et les institutions scolaires, mêmes bénévoles.Cet organisme qui, à côté du Conseil des Recherches et des Sciences, s'occuperait des sciences de l'homme, aurait pour mission de distribuer les bourses, d’organiser les échanges culturels entre les pays et pourrait en outre fournir une contribution efficace du Canada à l'UNESCO.N D.L.R.: — A cause du manque d'espace, nous devons remettre à une autre semaine, le compte rendu des activités et du programme de la F.M.J.Q.pour l'année qui vient.Comme ces activités méritent d’étre soulignées nous y reviendrons donc dans un prochain numéro.C'EST UN NOUVEAU COURS • Nouvelles leçons Imprimées (environ MO illustrations et diagrammes).• Leçons revisées ei préparées pour l’étude de la T.V.• L’étudiant reçoit du matériel de radio pour faire des centaines d’expériences.• Exclusivité du Teccart : Le démonstrateur dynamique jamais fourni par aucune autre école de radio au monde.Seuls les étudiaats du Teccart le reçoivent et le gardent.COURS DE TELEVISION AUSSI DISPONIBLE POUR LES TECHNICIENS EN RADIO Demander notre prospectus et notre leçon échantillon.Demandes nos nouveaux bu prix avec système de paiements faciles.REOUVERTURE DES COURS DU SOIR LE ( NOVEMBRE 1951 ETUDIEZ LA RADIO TELEVISION PMv CORRESPONDANCE AU TECCART GARDEZ TOUT CECI * INSTITUT TECCART inc 3155.HOCHELAM Montres Te' FA.3095 96 ILa main-d’oeuvre requise dans les métiers de l’Imprimerie Une brochure publiée par le Comité Paritaire de l'Imprimerie contient des statistiques complètes et très à point qui permettent d'évaluer les besoins futurs de •cette industrie.- Base objective et scientifique pour les négociations des conventions collectives.-Encouragement aux jeunes apprentis.!- " ™ ’ T ** * ' • Photo supérieure: M.Ed- ward Roberts, de l'Employing Printers' Association, et M.Geo.-Aimé Gagnon, président de la Fédération des Métiers de l'Imprimerie du Canada qui viennent d'être choisis comme présidents conjoints de la Commission d'Apprentissage des Métiers de l'Imprimerie de la Cité et du District de Montréal.Les coopératives (Seite de la page 1) nés, suât taxés en entier comme dans tout autre entreprise.” * LE COUT DE LA VIE “O ressort de la teneur même de la résolutiea adoptée par la Chambre de commerce que celle-ci cet plus intéressée à enrayer l’esser des coopératives qu’à eentribuer à réduire’ le coAt de la vie.SI tentes les entreprises commerciales ou autres utilisa lent l’Article II de h Lai de l’impAt, le coât de la vie pourrait être réduit d’une façon appréciable.Ea effet, le prix dee produits et des services diminuerait dans la proportion des profits aux usagers de leurs différents produits ou services,” conclut le Conseil de la Coopération.JEAN-L.ARCANO CHIROPRATICIEN Consultations TOUS LES JOURS S à 4 fJL et 1 à 9 p.m.546, rue Alrd — CL.1066 DETAILS TRES PRECIS Par exemple, on apprend qu’en 10 ans, l’industrie de l’imprimerie a doublé en importance comme source d'emploi.Depuis 1941, le volume des salaires a augmenté de 232 8% comparé à une augmentation de 63.2% dans les heures travaillées et de 60% dans le nombre d'employés.Ces statistiques ont été préparées d'après les rapports mensuels des statistiques complètes sur l'emploi, les heures ouvrées et les salaires payés que tous les employeurs assujettis à la Loi de la Convention collective doivent fournir au Comité Paritaire chargé de surveiller l'application de cette loi.LES BESOINS FUTURS D'après les tendances actuelles, on a calculé approximativement les besoins futurs de la main-d'œuvre qualifiée requise dans l'industrie de l'imprimerie.On constate cependant que deux facteurs peuvent intervenir pour déjouer ces prévisions: le transfert des travaux d’imprimerie aux établissement* utilisant le procédé de la lithographie ainsi qu’un progrès technologique accéléré dans le procédé typographique d'imprimerie.^ Par exemple, on prévoit une rareté de compositeurs à partir de 1953; par ailleurs l'offre de travail de la part de compagnons pressiers dépassera* probablement la demande d'ici 1953 tandis que la demande dépassera l'offre de 1953 à 1956; les prévisions d'emploi pour les compagnons relieurs montrent qu'à chaque année, de 1951 à 1956.il devrait y avoir pénurie de main-d’œuvre.Toutes ces données précises sur les heures de travail, les salaires payés ainsi que l'emploi doivent I aussi permettre aux négociateurs de prévoir l'effet des négociations dans les métiers de l’Imprimerie.Le travail présenté par M.Ernest Guénette.secrétaire gérant du Comité Paritaire de l'Imprim&e, a été préparé par M.Raymond Gau-dreau, directeur de la division des Statistiques.j AIDE A L'APPRENTISSAGE La Commission d’Apprentissage des Métiers de l'Imprimerie vient d'adopter une mesure destinée à , favoriser les apprentis dans les métiers de l'imprimerie.Désormais, les élèves réguliers de l'Ecole des Arts Graphiques qui relève du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse passeront | une journée par semaine dans les ! ateliers d'imprimerie de la mé-I tropole pour remplacer les apprentis de ces imprimeries qui doivent se rendre à l'Ecole pour 1 recevoir des cours théoriques une fois par semaine.La Commission leur accorde en outre une gratification de $2.50 par jour pour 1 leurs frais de déplacement.Cette décision fut prise lors de l’Assemblée générale de la Commission d'Apprentissage des Métiers de l’imprimerie de la Cité de Montréal dont le nouveau Conseil d’Administration se compose comme suit: Présidents conjoints: Georges-Aimé Gagnon, de la Fédération des Métiers de l’Imprimerie (C.TXT.C.) et Edward Roberts de l'Employing Printers' Association; membres: Alex Macdonald, des Unions Internationales et Aimé Laplante, de l’Association des Maîtres Imprimeurs de Montréal; secrétaire - gérant: Ernest Guénette, secrétaire-gérant du Comité paritaire de l’industrie de l’Imprimerie de Montréal.Sa qualité exceptionnelle - en a fait le thé le plus en demande au Canada* THÉ SALADA I Votre livret de banque est le miroir de votre avenir Pourquoi attendre i demain * pour ouvrir votre corppie d'épargne?BANQUI BOYAU DU CANADA Une bonqyo vraiment royale 010201535300535353485302022348004853535353232323 000100010102010200020001000001020200010248485300 PAGE 4 m r.E Lt CÔWRRÎ60 ' DE L'étudiant* qui occept* d'être fréquenté* por un étudiant a Lesoin d'être guidée pour n* pat courir I* risque de compromettre et les études et le bonheur futur Ma grande amie.J'ai dix-huit ans et je suis courtisée depuis pris d’un an par un jeune homme de vingt quatre an», étudiant comme moi.Nous nous aimons beaucoup, mais je me demande encore que penser de certaines attitudes qu'il a manifestées au début de nos fréquentations.C'est un garçon tris honnête, tris bon, travaillant et instruit, mais il m'a paru aimer prendre un verre de temps en temp# avec ses compagnons.Je n’ai pas aimé cela (remarques que jamais il ne s'est déplace) et le lui ai dit.Mime si je l’aime éperdument, je ne voudra»# pa# être malheureuse, car ma pauvre maman est séparée damson mari depuis plusieurs années, à cause de cela.Quand j’ai confié ce secret à mon ami.il ma promis qu'il ne boirait plus, à moins de circonstance# exceptionnelles.Depuis ce temps, il a passé l'été en dehors de la ville et.m’a assuré qu’il n'avait rien pris de l’été.Je l’ai cru, car il ne m’a jamais menti et m'a déjà dit que j’avais raison d'exiger cela comme preuve d’amour et que c'était pour notre plus grand bonheur à tous les deux., .____ Croyez-vous, José, que j’ai encore raison de douter?Il est entendu qu'il respecte encore mes exigences depuis ce temps.Qu’en pensez vous?Même s’il ne peut y avoir de mariage avant trois ans.je voudrais bien savoir votre avis à ce sujet.Je vous remercie beaucoup et soyez sûre que vos conseils me seront très utiles.Je reviendrai aussi vous donner des nouvelles.Bonjour, José, __ PETITE CLAIRE Ms Jeune smie, il m’s fallu reprendre bien des fois votre lettre avant d’y répondre.Pourquoi êtes-vous inquiète exactement ?Est-ce la conduite de votre ami ?Aurait-elle été pire que ne le laisse supposer votre lettre?Est ce le souvenir douloureux que vous a laissé l’attitude du mari de votre mère?(Je suppose qu’il s’agit d’un beau-père pour vous?)—Quelle est votre inquiétude, au Juste ?N’étes-vous pas un peu inquiète devant le fait qu’à dix-huit ans, vous aimes éperdument un étudiant et que vous devret attendre au moins trois ans avant de songer au mariage?Je serais portée à le croire.En fait, la situation que vous me décrivez quant à la façon d’agir de votre ami ne semble par alarmante.D’autant plus que sur votre demande, il a fait preuve de bonne volonté et de sérieux.Vous voulez avoir en lui une confiance absolue et pourtant, malgré vous, vous vous jpiéflez.Etes-vous certaine d’aimer “éperdument” ce Jeune homme?L’avenir semble vous préoccuper.Je vous crois hésitante.L’habitude de boire est toujours dangereuse, certes.Cependant, dans le cas qui vous intéresse, il ne semble pas y avoir d’habitude profondément enracinée.Cependant, ma chère Petite Claire, José n’a pas toutes les cartes en main pour Juger de la situation.Avez-vous raison de douter?Vous êtes mieux placée que moi pour connaître les antécédents de votre ami.Dans quelle famille a-t-il grandi ?Quels amis fréquente-t-il ordinairement ?Quelle influence réelle exercez-vous sur lui ?Etc.Vous avex besoin d’être guidée, ma chère enfant.Etre en amour avec un étudiant quand on est soi-méme une étudiante, cela peut compromettre sérieu- sement le succès de vos études j à tous les deux.Cela serait dé- ! Jà grave pour vous mais combien plus pour votre ami qui prépare, pendant ses années de cours, son LE FRONT OUVRIER- établissement.Dans une situation comme la vètre, deux étudiants ont besoin d’être sérieux et généreux.On doit d’un commun accord, accepter de renoncer à un certain nombre de rencontres et de sorties.Cette période de sacrifices vous parsltra longue, vous serez peut-être tentés de renoncer à votre idésl.Votre bonheur pourrait alors en être compromis.Pourquoi ne Jase-riet-vous pas de tout cela avec une personne digne de confiance qui vous connaît ou à qui vous vous feres connaître ?.J’espère que, selon votre promesse, vous reviendrez me donner de vos nouvelles.Vous êtes bienvenue au courrier.Je ne demande pas mieux que de vous aider dans toute la mesure de mes possibilités.Votre amie, JOSE Q.—Une de mes amies qui s'est toujours confiée à moi, m'a fait part de ses inquiétudea Elle m’a demandé “ce qui prouve qu’on aime" quelqu’un.Sur le coup, j’ai été un peu embarrassée.Qu’auriez ¦ vous répondu d ma place?Petite Claire R.—Il serait bien inutile de parler ici des émois que connaît-la sensibilité.Ce n’est pas une preuve certaine de l’amour.L’émoi sensible ne peut pas exprimer la qualité de l’amour.Je crois que nous pouvons affirmer sans risque d’erreur que la preuve certaine qu’on aime nous est donnée par la facilité de s'oublier pour l'être aimé: l’amour est un don de soi.L'amour est généreux et existe en fonction de l'autre.L’étre qui aime veut voir plus heureux.C'est l’épanouissement de l’autre que l’amour recherche.BREVETS D'INVENTION MARQUES DE COMMERCE Dmln 4» fakrtea» «< Ihi par» MARION & MARION Ra> awnS-A.Rafcte — J.-AUnS Baattea ISIS, rat DnaanS, TR.I LA.llll-ZISS — MONTREAL Caaa paalala Ml Staliaa “H" J.-A.PIGEON Enrg.I bal# al Alkar» Pliaaa.prap.VALISES - SACOCHES H ARTICLES DE CUIR Chasaaaraa ••Slater" pour bna,a CaNaanaria Martcrna SI.raa Wtlllaften-Nard, Sharbraaka TR.2-104 -17 NOVEMBRE 1951 LE LIVRE DE L'ANNE SAINTE Toute la Messe vécue Par le R.P.RICHER, M„ O.F.M.Ce livre de 1104 pages est relié et contient plue de 100 illugtrotions.Il te vend au comptoir au prix de $4.00.(Par la poet*: $4.20) — En vent* au Commiesariot du Tierc-Ordre, 2080 ouest, ru* Dorcheeter, Montréal 25.La lecture de ce livre nous fait découvrir l’aspect passionnant de l’union de la messe avec la vie quotidienne.Au fait, c’est la gloire de l’auteur d’avoir réussi k indiquer à chaque page, la manière la plus concrète, d’unir sa vie au sacrifice du Calvaire.* En semant des questions, et des sous>questlons, comme dans les cercles d’études, l’auteur a forcé le lecteur à réagir, à penser et repenser sa messe malgré ItiT et à y faire passer toute sa vie.Un supplément de plus de 100 pages, à la fin du volume, renferme l’Année liturgique, présentée comme programme de vie spirituelle.Commissariat Provincial du Tiers-Ordre, Tél.: WI MM tOU ouest, rue Dorchester, Montréal 25.BULLETIN DE COMMANDE Veuillez trouver d-lndus la tomme de 9.pour .exemplaire
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