Le front ouvrier, 1 février 1952, samedi 2 février 1952
"Il ett évident que toutea les loi* n'obtiennent leur bon effet que il elles sont appliquées avec la preoccupation constante du bien commun et si elles possèdent l'objet d’une surveillance adéquate." (Lettre collective sur le problème ouvrier) « \ A Va 7c le numéro Rédaction et •d—J-'-4-*/*- < Jé * X> 1* o — n 4911, cô Mont • *o h Publie Vol.8, No 9 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN us • -H « 2 I ;£n 52 UN MINISTRE REÇOIT U PENSION DE VIEILLESSE ET LES ALLOCATIONS FAMILIALES (LIRE EN PAGE 3> La loi des loyers Amendements pour protéger les locataires Plusieurs amendements ont été apportés durant la dernière session.- Le cas des nouveaux locataires.- La vente des meubles.- Le supplément de loyer payable en versements égaux.Plusieurs amendements ont é*é apportés à la loi concernant la régie des loyers durant la session provinciale qui vient de se ter miner à Québec.A la demande de Me Jean Marie Savignac, commissaire de la Régie des Loyers et de l'hon.juge J.-A.Régnier, président de la Commis sion d;s Loyers pour la province de Québec, il nous fait plaisir de souligner quelques uns de ces amendements qui intéressent par ticulièrement lea locataires ainsi que les propriétaires.Le suppléaient de loyer L'article 21 de la loi des loyers est modifié de façon à permettre à l'administrateur de répartir, sur une période qu’il juge équitable, le supplément de loyer que le locataire peut être appelé à payer après adjudication sur sa demande, ai cette adjudication est rendue plus de trois mois après la production de sa demande.Le mon-tJTnt du supplément pourra être réparti en versements égaux sur une période qui ne devra pas toutefois excéder six mois ni le terme de la prolongation du bail.Les nouveaux locataires Les nouveaux locataires ne sont pas tenus de payer un loyer plus * élevé que celui du locataire précédent.Ainsi l'article 29 de la loi est modifié en y ajoutant l’appendice suivant: "Une maison qui a fait l’objeti d’une prolongation de bail par un administrateur ou d'une entente entre les parties à la suite d’une j demande de prolongation de bail , ou de fixation de loyer, ou qui | a été après le 30 avril M51, léga- j foment occupée par un locataire en vertu d’un bail consenti avant ou après cette date, entre le locataire et le propriétaire, ne peut sans l'autorisation de l’adminis-, trateur, après le départ du locataire qui a obtenu cette proion i galion, concouru dans cette entente ou consenti ce bail, être louée à un antre locataire pour un prix plus élevé."En cas de violation, des dispo-1 sitions de l'alinéa précédent, le nouveau locataire n’est tenu qu'au paiement du loyer qui était exi gible du locataire précédent, à moins que sur demandé du pro-1 priétaire, l’administrateur ne juge ; équitable, d'approuver en totalité j ou en partie, l’augmentation du .loyer exigé par le propriétaire;, dans ce cas, le supplément de ! loyer approuvé par l'administra teur n'est exigible qu'à compter de la date de sa décision." Un cas concret Ainsi le locataire Rosaire Patry qui a fait le sujet d'un reportage dans le Front Ouvrier ayant pris possession d’un logement au mois de décembre dernier en convenant de payer $75.par mois, n’est tenu qu'au paiement du loyer exigible du locataire précédent.Si le propriétaire veut augmenter ce loyer, il doit ed faire demande aux administrateurs qui peuvent refuser, ou accorder en partie ou en totalité l'augmentation réclamée.L’achat de meubles — Lorsque le propriétaire, comme j condition ou à l'occasion d'un bail vend un mobilier et que le locataire a lieu de croire que le prix de ce mobilier est trop élevé, il peut s’adresser à l’administrateur pour faire évaluer ce loyer et l'évaluation faite par l’administrateur fait foi de la valeur du mo- ; bilier.| L'article 28a ajoute que le locataire a droit d’action contre le locateur pouf recouvrer la différence entre la valeur du mobilier telle que fixée par l’administrateur et le prix qu’il a effectivement payé au locateur.DANS CE NUMERO LA MAISON FAMILIALE M.Vincent Massey, le premier Canadien nommé au poste de gouverneur général du Canada depuis la conquête anglaise.Participation aux profits du président au balayeur M.J.B.Carswell, président du gigantesque organisme de construction qui est à édifier toute une ville et un barrage gigantesque à Kitimat, en Colombie canadienne, pour le compte de l'Alumi-num Co.vient de se faire l'avocat de la participation aux profits.CONFIANCE MUTUELLE Parlant à Toronto devant l'Association des entrepre -neurs canadiens, M.Carswell a déploré le mur élevé entre les patrons et les ouvriers."Les rapports actuels entre les deux groupes sont si peu à ba-1 se de confiance mutuelle que le travailleur ne s’intéresse à son travail que lorsque l’horloge marque du temps profi-1 table.Dès la cloche qui an-; nonce la fin de la Journée l'ouvrier n’a plus aucun souci de ce qu'il fait ou aura à faire le lendemain.Expliquant cet état de cho- j ses par "l’injustice fondamentale" qui accorde les gros traitements, les boni et même tous les profits à ceux qui sont du même côté du mur, M.Carswell se fait alors l’avocat de la participation aux profits du haut au bas de l’échelle, du président au balayeur.‘‘Si le président a cent actions de la compagnie, le balayeur peut en posséder au moins la moitié d'une." Et au Heu que chacun travaille pour son infime petit morceau du gateau, tout le monde fera en sorte que le gâteau soit plus considéraole chaque année.” PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 2 FEVRIER 1952 Vol.VIII No 9 J LI El FRI ON* I 2 février ft 1952 [ •3XK3Z "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" Joiu-naf d éducation ouvrière indépendant de lout parti politique Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.li n'engage que aa direction.Le Front Ouvrier «911.Chemin de la Côte des Neiges.EXdale 9391 Imprimé par l« Myndlcat d'Uttivr« 8ort*Mi LUi Mi nw OmIUowmIa.ÜIIaw^ (Autorisé comme envoi postal de 2e cloue Min des Poste», Ottawa) Directeur gerant Rédacteur en chef Marcel Charbonneaa Fernand Bourra* ABONNEMENT, Canada 12 50 par an.Etats Unis 13 00 Prévenir la maladie plutôt que la guérir C'est du 3 au 10 février prochain qu'aura Heu la Semaine nationale de la Santé, sous les auspices de la Ligue canadienne de Santé.A cette occasion, le Dr Robert A.Kehoe, directeur du Kettering Laboratory, à l'Université de Cincinnati, soulignait la semaine dernière, au cours d’une causerie à la 32e réunion annuelle de la Ligue à Toronto que “l'industrie en Amérique devrait assumer sa part de responsabilité relativement & la santé de ceux qui en dépendent”.“L’industrialisation, dit-il, a tellement envahi nos populations nos fermes comme nos maisons de ville sont dans le voisinage industriel — que les problèmes de santé de notre population ouvrière font réellement partie de tout le problème industriel”.En concluant, le spécialiste recommande des transformations dans la pratique de la médecine Industrielle, de façon à donner une plus grande attention à la médecine préventive, alors qu'aujoud’hui on se soucie surtout de la médecine curative.“II est certain, ajouta-t-il, que l’industrie ne pourra plus, avant longtemps, faire face au coût de plus en plus élevé des soins médicaux aux employés, à moins de se tourner davantage vers la médecine préventive et en diminuer ainsi le coût”.On se rend compte que les conclusions (jtf Dr Kehoe rejoignent celles de M.Gérard Gaudry, directeur de la Chambre de Commerce de Chicoutimi, qui imputait dernièrement & l'Industrie et au commerce une part des responsabilités au sujet de la crise du logement et qui demandait à l’Industrie de favoriser davantage ses employés pour qu’ils accèdent à la propriété.Une autre conclusion se dégage de la déclaration du Dr Kehoe: Nos gouvernements qui investissent des dizaines et des centaines de millions pour la construction d’hôpitaux pour nos malades, seraient peut-être mieux avisés de dépenser plus d’argent à la construction de logements plus salubres, qui auraient pour effet de prévenir la maladie au Heu d'attendre que les habitants des taudis ne soient plus que des loques humaines, des tousseux, des rachitiques, des tuberculeux qui exigent ensuite des milliers de dollars chacun pour les guérir et les réhabiliter.FERNAND BOURRET Les non-syndiqués sont à plaindre La dernière livraison de la Gazette du Travail nous apprend r;uo 1.282,005 travailleurs canadiens étalent assujettis à des conventions collectives en 1950.Le relevé Indique que certaines industries ont une proportion plus forte que d’autres de travailleurs assujettis à des conventions.Par exemple 77 p.100 des travailleurs employés dans les transports et les communications, sont syndiqués; ces derniers sont suivis de près par les ouvriers dans les mines avec 72 p.100.Par ailleurs, ce sont les employés du commerce et des services qui sont les plus réfractaires au syndicalisme avec respectivement sept p.100 et 10 8 p.100.Nous voudrions suggérer aux organisations syndicales de se porter au secours de ces catégories de travailleurs comme nous incitons ces derniers à favoriser le syndicalisme dans leurs rangs.La dernière livraison de COMMERCE MONTREAL, après avoir souligné que l’Inflation n’affecte pas comme on le pense les Industriels et les hommes d’affaires, demande de penser à certaines victimes de l’Inflation lorsqu’on fait son action de grâces: “Les seules victimes réelles de l’inflation, lit-on dans le numéro du 21 janvier de cette publication, sont ceux qui ont des revenus fixes et peuvent difficilement ou pas du tout les améliorer: les RENTIERS, une bonne partie des EMPLOYES DE BUREAU qui ne sont pas syndiqués, la petite proportion des OUVRIERS qui ne le sont pas encore, et les FONCTIONNAIRES”.L’Etat peut garantir les prêts hypothécaires à la construction Accorder des garanties aux prêts des sociétés prêteuses — Ce que l'on fait aux Etats-Unis Depuis le début de 1948, alors que fut votée la loi provinciale pour aider l’hablta-tlon, environ 10,000 logement* ont été construits dans notre province sous l’empire de cette loi.On sait que l’avantage primordial, pour ne pas dire unique de cette loi, c’est de déduire k 2 p.100 (depuis cette année à 3 p.100) le taux d’intérêt que doit payer l’emprunteur à la compagnie prêteuse, le gouvernement provincial payant la différence entre le taux exigé.LES RESULTATS Cette loi votée en 1948 sous les pressions de ceux qui réclamaient le crédit I l'habitation n’a pas donné les résultats attendus.Les compagnies prêteuses, dont les Caisses populaires, la Société des Artisans.In Caisse nationale d'Economie et les autres ont engagé à peu près tout leur avoir liquide disponible, de sorte qu’en 1951, ce fut la plus petite année de construction, notamment par les coopératives d'habitation qui ont réussi I construire à peine une centaine de maisons alors qu’elles en construisaient plusieurs centaines en 1948 et en 1949.Une solution consisterait au rachat par le gouvernement dea hypothèques que détiennent cet compagnies prêteuses de façon à les mettre en possession d'argent liquide.Une autre solution, serait de permettre comme le suggérait M.Ben Béland, président de la Caisse centrale Desjardins de Montréal, à des organismes responsables d'émettre des obligations.L’INTERVENTION DE L’ETAT Quand la L.O.C.et plus tard les coopératives d’habitation fondées à son instigation ainsi que d'autres organismes réclamèrent le crédit à l'habitation, ils étaient des pionniers.Jusqu’à cette date, l’habitation était laissée complètement aux soins des intérêts privés et ces derniers se laissaient guider par l'appat du gain à réaliser, du ren dement de l'argent, d’un loyer élevé Ce fut presqu'un scandale quand la L.O.C.et les autres organismes intéressées à l'habitation populaire réclamèrent un crédit à l'habitation.Qu'on y songe ! L’Etat prêter de l’argent à un ouvrier pour l'aider à construire sa maison I C'était la faillite à brève échéance, c'était encourager la paresse, verser dans le socialisme pour ne pas dire dans le communisme.Plus tard on réclama non pas des prêts du gouvernement, mais une simple garantie de l'Etat.Le gouvernement provincial devant s'engager à garantir aux compagnies prêteuses les hypothèques dues par les constructeurs ! Ce fut peine perdue.Depuis 1948.nous avons toujours la même loi pour “aider l'habitation et la construction, surtout avec les restrictions fédérales à l’arrêt.L’EXPERIENCE AMERICAINE A ce sujet, il est bon de connai tre un peu l’expérience américaine après la dernière guerre.Comme dans notre pays, il fallut se mettre à l’oeuvre pour construire des maisons pour les vétérans après 1a guerre.Comme dans notre province, les Sociétés prêteuses n’avançaient qu’une partie de l’hypothèque (environ N4 ).Le gouvernement américain est donc Intervenu et au moyen de lois, les vétérans ont pu bénéficier de prêts allant jusqu'à 100 p.100 pour une maison à usage d’habitation.TROIS MILLIONS DE MAISONS EN CINQ ANS Les résultats ont été magnifiques.Plus de trois millions de nouvelles maisons ont été ainsi construites grâce au système de financement garanti par l’Etat américain.Il est à souligner que l’Etat n’avance pas d’argent, ne prête pas à ceux qui veulent se construire, mais il ne fait qu’apporter sa garantie à la compagnie prêteuse au cas où le propriétaire devient incapable ou rafuae de payer.Ces compagnies prêteuses sont donc assurées de ne rien perdre parce que c’est le gouvernement américain qui les rembourse dans ce cas.Les résultats à date montrent que seulement 2)4 p 100 des emprunteurs n’ont pas fait honneur à leurs obligation* Le gouvernement américain ¦ donc assumé l’hypothèque en souffrance et il a revendu les maisons à d’autres vétérans qui désiraient les acheter pour la différence.Et on ne peut dire que cet ar- gent provient des contribuables.L'argent dont se sert l'Etat pour linai racheter lea hypothèques non payées, provient d’un fonds spécial d'assurances.A cette fin.la gouvernement américain perçoit )4 da un p.100 par an des créanciers dont H se porte garant.En piastres, cela signifie $50.pour un prêt de $10,000 qu'obtient un propriétaire.L'Etat ne court aucun risque, ceux qnl veulent se construire peuvent obtenir tout l'argent nécessaire pour construire et les compagnies prêteuses ne craignent pas do prêter.En somme tout le monde est gagnant Lo propriétaire da la maison voit son rêve réalisé, l’argent accomplit son rôle social et l'Etat lui-même accomplit une oeuvre humanitaire dont U «st le premier à bénéficier.Vincent Massey .un vrai Canadien Sauf quelques exceptions de la part de gens qui na volent pas sans peine le Canada s’émanciper de la tutelle britannique, les Canadiens tant de langue française que de langue anglaise approuvent la récente nomination d'un Canadien au poste de gouverneur général de notre pays.La nomination du très honorable Vincent Massey, en effet, n’est que l’aboutissement logique d’une série de faits enregistrés depuis la Confédération, en passant par le Statut de Westminster et l’abolition des appels au Conseil privé du Roi, vers notre émariRlpatlon.Les journaux étrangers, notamment aux Etats-Unis, soulignant ce fait, commentent la place grandissante qu’occupe le Canada dan* le monde et ajoutent que la nomination d’un Canadien au poste de gouverneur général ne peut que démontrer la maturité du Canada.D’autre part, tout le monde se réjouit de la nomination de M.Massey à ce poste.Puisqu’il fallait nommer un Canadien, on ne pouvait faire un meilleur choix, dit un journal pourtant opposé & la nomination d'un Canadien au poste de gouverneur général.La famille Massey est très connue par tout le pays.Il n’est pas un cultivateur québécois qui Ignore par exemple le rôle de la famille Massey dans le développement de notre agriculture, car cette famille a mis & la disposition des cultivateurs du Canada des machines agricoles que l’on retrouve à peu près sur toutes les fermes.Le nom des Massey se trouve en outre attaché au Massey Hall qui s’élève au milieu du quartier des affaires de Toronto, au Hart House, sur le campus de l’Université de Toronto, deux monuments élevés grâce aux dons de la famille Massey.Quant à Vincent Massey, 11 fut le premier ministre plénipotentiaire du Canada à Washington avant de devenir haut-Commlssalre du Canada au Royaume-Uni.Mais le nom de Vincent Massey restera davantage attaché au rapport que l'on désigne sous le nom Rapport de la Commission Massey-Lévesque sur les Lettres, les Arts et les Sciences au Canada.Les conclusions de ce rapport veulent amener les Canadiens k réagir contre l'américanisme et à créer une culture vraiment canadienne.Il est à souligner que l'attitude de Vincent Massey en cette matière est bien caractéristique de la famille Massey.Daniel, le premier Massey à s’établir au Canada, combattit son pays d’origine, les Etats-Unis, en 1812; son fils Hart combattit avec William Lyon McKenzie contre le Family Compact en 1837 et fut le premier à Inscrire les mots fabriqué au Canada sur un objet manufacturé dans notre pays; plus tard la maison d'édition fondée par les Massey avait pour but de “publier au Canada les meilleurs ouvrages des Canadiens et de promouvoir une littérature canadienne”.Comme on le volt, le nationalisme canadien de Vincent Massey a des racines profondes et c'est un vrai Canadien qui exercera désormais les fonctions de gouverneur général en notre pays.FERNAND BOURRET PAGE 3 LE FRONT OUVRIER 2 FEVRIER 1952 - l'n total de 50 maims pour la “Maim " .Malgré la dureté des temps, cette coopérative d'habitation réussit un chantier de 16 maisons en 1951 —Quinze autres en 1952 En 1951, la Maison Familiale” de St-Hyacinthe-Annexe a réussi A construire 16 maisons familiales pour porter son total A 50 maisons depul* sa fondation en 1950.Tels sont les renseignements que nous communiquait dernièrement M.Adrien Malo, gérant de cette coopérative progressive.De* maison» familiale* Toutes les maisons construites par 1a “Maison Familiale” sont des maisons familiales de 3, 6 et 7 pièces dont le coût varie entre $5.300 et $6,300 selon le modèle choisi car chacune de ces maisons bien ment possède ses caractéristiques «naine a été confiée au comité régional d éducation en colla-propres boratlon avec le Service d’éducation de la C.T.C.C.Le carré de chaque maison est Une vue aérienne de la coopérative d'habitation " qui a réussi un plan de construction de 16 maisons La Maison familiale", l'une des rares coopératives en 1951.Semaine syndicale à St-Hyacinthe Le Conseil Central de St-Hyacintbe tiendra, du 11 au 15 février, une semaine syndicale pour tous les officiers des syndicats qui lui sont affiliés.L’organisation de cette se- de 25x36 et de 25x30; les unes sont terminées extérieurement en brique, d’autres en imitation de brique, d’autrej en bardeaux d'amiante, d’autres en bois.Difficultés entrevues Le cheval fait peur au boeuf et au porc Les ménagères et les consommateurs auront appris avec plaisir cette semaine que le boeuf et le porc reculent devant le cheval et que sous peu les prix du boeuf et du porc vont diminuer.Les cours se donneront le soir, A I heures, du lundi au vendredi inclusivement, en la salle des syndicats, 1695, rue Marguerite Bourgeoys.Chacun de ces cours, donné par un professeur invité, sera suivi d’un forum.Le premier cours traitera du rôle du président; le Nons sommes assurés de pouvoir deuxième, du secrétaire; le troisième, du trésorier; le qua- les prix baisseraient effectivement | marchés.construire au moins 15 autres mai- de la démocratie syndicale et des procédures d'assem- sons en 1952 parce que nous avons .biée délibérante; le cinquième, du rôle et des qualités des chefs ouvriers.Bien qu’il soit évident que Tap dement aux Etats Unis et que cette parition de la viande de cheval industrie est pratiquement prête ne soit pour rien dsns cette baisse, à entreprendre la conquête de nos i * , obtenu nos prêts.Les seuls désagréments qui peuvent survenir, ce sont les prix élevés des matériaux de construction.Il ne se passe pas de semaine, de nous dire M.Malo, qu’un fournisseur ne nous avise d'une augmentation du prix de ses matériaux.Et il n’est pas rare, d’ajouter M Malo, de constater des augmentations radicales, excessives de 30 et de 40 p.cent.Ces hausses soudaines ne peuvent être occasionnées par la rare- “Pour réussir auprès des enfants” (Abbé Gaston Courtois) Pères et Mères de familles, Educateurs et Edu-_ catrices qui vous occupez de l'éducation des enfants, té ou ta grande demandé parce que j| vous faut faire face aux multiples problèmes quo-queCOiëstrmCaï"«uxa sont "en "i'bon- tidiens de leur développement dans tous les domaines, dance chez les fournisseurs.Le j Former leur coeur, leur intelligence, leur volonté, développer leur esprit de foi, leur sens social chrétien cela demande beaucoup de souplesse, de doigté, de désir de faire autant de profit en vendant moins d’unités explique la hausse de certains matériaux, de commenter M.Malo.Augmentation de l’intérét Interrogé au sujet de l’augmentation du taux de l’intérêt accordé aux compagnies de finance et de l’amendement à la loi de l’aide à l’habitation selon lequel le gouvernement provincial s'engage à payer désormais la différence entre 3 et 6 p.cent au lieu de 2 et 5 p.cent, M.Malo déplore que cette augmentation retombe sur l’emprunteur., , —- Cette hausse de l’intérêt, de exemple: Ie chapitre L art de dire M.Malo, va se traduire par | -—- une augmentation de la remise rêt, dn coût des matériaux et du mensuelle de $2 à $3 par mois coût de la main-d’oeuvre.il va pour un prêt de $5,000 à rembgur- devenir de plus en plus difficile ter en vingt ans.j de construire.Il aurait fallu une forte union M.Malo tient i souligner que de toutes les coopératives d’habi- sa coopérative a eu toute la col-tation de la province pour obtenir laboration désirée de la part des que cette augmentation soit à la autorités municipales qui ont doté charge de l’Etat; autrement, à Saint-Hyacinthe Annexe de tous les cause de l'augmentation de l’inté- services essentiels ainsi que du ___________________________________I bon travail du député de Saint- | Hyacinthe, M.J.-Ernest Chartier, ! en faveur de l'érection d’une école 1 sur les terrains de la coopérative.Ajoutons aussi que Saint-Hyacin-i the Annexe a été érigée en desserte depuis le mois de décembre 1950 sous peu à cause de la hausse on se souvient de l'apparition marquée de la production de la de boeuf américain sur le marché viande de porc et de boeuf.'de Montréal, ce qui a eu pour L.O.C.Hope, économiste au effet de faire baisser le prix do service de la Fédération canadien- plusieurs cents la livre, ne de l’Agriculture, en faisant par contre, on nous avertit que cette prédiction à Montréal der |e prjx des produits laitiers pour-nièrement a aussi ajouté que lé rajt bien augmenter ou tout au levage des bestiaux saccroit rapi rnoins demeurer au même point.Il reçoit la pension de vieillesse et les allocations familiales Il y a actuellement plusieurs ministres tant fédéraux -_ .- .r .^ _ que provinciaux qui sont éligibles à la pension de vieillesse, connaissances pédagogiques et ne peut etre impro- du seu, fait ^,3 sont Àgés de 70 ans et plus visé.C'est pourquoi il est bon de vous renseigner par .Mais c est un membre du cabinet provincial du Nouveau- Brunswick qui détient la palme.Il s’agit de l’hon.J.-André Doucet qui est éligible à recevoir A la fois la pension de vieillesse et le paiement d'allocations familiales.Le ministre de l’Industrie et du Développement du Nouveau-Brunswick a eu en effet 71 ans le 1er janvier 1952, soit le jour même où entrait en vigueur la nouvelle loi qui accorde une pension de vieillesse à toute personne de 70 ans et plus, quels que soient son avoir et son revenu.A titre de père d’une fillette de huit ans.Thon.M.Doucet a aussi droit de recevoir un chèque mensuel d’allocations familiales.J.-A.PIGEON Enrg.ItliM at Albert Pigeon, prop.VALISES - SACOCHES ot ARTICLES DK CUIR ChooHurco ••Sloter” poor hommra Cordonnerie ondfrH •I.ruo Wellington-Nord, Sherbrooke T«.1-3424 BREVETS D’INVENTION MARQUES DE COMMERCE Daaaina 4i l.brlqa, an tou para MARION à MARION Rartaagtf-A.Sabla — J -AHr.d Bailla* ISIS, raa DraaugaaA.TE.1 LA.IlSl-tlSI - MONTREAL Caaa paatala MS Statlaa ! OPTOMETRISTE EXAMEN DE LA VUE Emile Brière, O.D.Conaultationa la 1 4 L 7088, St Hubert DO.1350 C'est pourquoi il est bon de vous renseigner par la lecture d'ouvrages traitant de l'éducation.Nous vous suggérons de lire le livre que l'obbé Gaston Courtois a préparé, spécialement pour vous, à la lumière d'expériences pratiques.Il constitue un précieux recueil de conseils de pédagogie pratique intitulé : "Pour "réussir" auprès des Enfants".Les entêtes de chapitres en | commander” nous présente expriment l’idée générale, par des principes comme suit: ' ' •“D’abord et avant tout, sachez-vous même exactement ce que vous voulez j puis donnez vos ordres avec l’intention ferme de les faire exécuter; sinon les enfants s’en aperçoivent et ne se donneront plus la peine de tenir compte de ce que vous dites.• Quand vous avez A commander, faites-le avec une fermeté tranquille et une véritable assurance d’être obéi.• Ne donnez jamais un ordre sur un ton suppliant; ( ne mendiez jamais l’obéis- ! sance.” Il en est de même pour tous 1 les autres chapitres: aussi in- ; téressants les uns que les au- j très.Leur lecture vous sera ¦ d’un puissant secours dans ' votre importante mission.Procurez-vous sans plus tarder “Pour réussir auprès des Enfants”.Prix de vente au comptoir: $0.60 — par la poste: $0.70.Les Editions ouvrières.1019, rue Saint-Denis, Montréal 18, LA.0852.i j par Son Exc.Mgr Arthur Douville et que la messe y est dite tous les dimanches dans une maison I plain-pied qui sert de chapelle temporaire en attendant l’érection I d’une église.UN BON MOYEN Dans votre budget personnel ou familial, faites la part de l’épargne aussi large que possible.Dès que vous touchez quelque argent, commencez par prélever tout ce que vous pouvez mettre de côté.Dé-posez-le tout de suite A votre compte en banque.C’est le meilleur moyen d’éviter les dépenses Inutiles.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de (450,000,000 550 bureaux au Canada 72 succursales A Montréal 2898 PAGE 4 Il est difficile de faire face aux préjugés dans notre monde moderne Ma chère José, Dans chaque famille, il g a, parait il, un mouton noir.Dans la famille de mon mari, c’est une de ses soeurs qui fait la honte de la famille.Elle n'a que vingt quatre ans et déjà, elle a plus d’une aventure à son crédit.Nous habitons une petite place et ses histoires sont donc connues.A cause de cette mauvaise réputation qu’elle s’est faite, la famille refuse de la recevoir.Nous hésitons aussi parce que nous avons des enfants et que nous sommes avantageusement connus.Mon mari s’est taillé une place enviable à son travail et tout le monde nous respecte.Je me demande si en justice, nous sommes obligés de recevoir cette belle soeur qui ne sait pas où aller, bien souvnt, justement parce que toutes les portes lui sont fermées.Nous attendons votre point de vue.Chère madame, J'espère qu'en attendant mon point de vue, votre belle soeur n'est pas dans la rue.Qui parle de Justice dans un ras pareil* Je crois que nous devrons parler de rharitè.Vous avez une situation délicate, parce que le monde est sévère.C’est difficile de faire face aus préjugés dans notre monde moderne.Tout est facade.Il s’agit que tout soit apparemment dans l’ordre.Vous savez fort bien que parmi tous ces gens respectables, il s'en trouve un bon nombre dont la conduite laisse à désirer.Leur avantage c’est d’étre placés de façon à cacher leur Jeu.Avantage que n'a pas eu votre bellesoeur.Remarquer bien que Je n’ai pas l'intention d'approuver la conduite de la Jeune personne en cause.Mon Jugement ne changerait rien aut faits, fl faut prendre la situation comme elle est.En dépit des difficultés que sa présence chez vous peut vous apporter, il me semble que vous vous devez de l'accueillir.Naturellement, Je suppose qu elle ne serait pas objet de scandale pour vos petits, car, dans ce cas, Je n’hésiterais pas à vous dire de lui fermer votre porte.Ces gens, heureusement, ne sont pas déprouvus de coeur ni d’intelligence.La vie de votre foyer lui sera probablement un exemple.Son salut peut fort bien dépendre de la sympathie que vous lui témoignerez.Peut-être un Jour, un de vos enfants aura-t-il besoin d'étre aidé de la même façon.Qui sait ce que nous réserve la vie?José - LE FRONT OUVRIER- Q — Les souliers à bouts ouverts sontils portés l’hiverT Hésitant#.R.—Bien sûr que les souliers à bouts ouverts se portent en hiver, surtout pour une soirée.« » * Q.— Nous sommes allés chercher un petit garçon à la crèche au temps des Fêtes.Je prétends -2 FEVRIER 1952 GRAPHOLOGIE Juliette Mottet, 1429, rue Bishop, Appartement 7, Montréal, publia dans cètte page moyennant la somme de 0.35 sous une étude de votre caractère d’après votre écriture.Si vous voulez obtenir une analysa que'nous lui avons fait 'pius de irsphologlque plus détaillée, vous n'avez qu'à inclure la somme da tort que de bien.Depuis qu’il est ' UN DOLLAR: dans ce cas, la graphologue répond directement à retourné à l’orphelinat, il s’ennuie.Il me semble que son malheur doit lui paraître plus lourd.votre adresse.MUGUET DES BOIS — Vous | essayez sans cesse de déguiser Madame Bruno, votre profonde aensibilité afin de R.—Bien des gens se posent le même problème.Il sert même dans bien des cas de prétexte pour ne pas s'occuper de ces enfants dans nos familles.De l’avis d’une personne autorisée, les enfants qui vont dans les familles sont beaucoup plus dé-' veloppés que les autres.On les distingue dans le groupe.Et s’ils ont de la peine en retournant à l’école, la plupart oublient assez vite et le bien causé par leur sortie leur reste.# « * vous amener à la maîtriser, mais elle a réellement besoin de s’épancher et ne pourra que lentement se stabiliser.Elle s’extériorise autant dans le domaine moral qu’intellectuel.Vous préférez le travail de l'esprit aux occupations matérielles.Votre imagination créatrice se plaît à chercher dans le passé les éléments qui lui sont nécessaires.Votre nature orgueilleuse est satisfaite cependant de sa situation présente, vous aimez la discussion vous êtes constante, vous êtes une personne cultivée et distinguée.J'aurais aimé à con- ».- Quri jo., 1."SJïSrtï «TE des mères cette année1 Papa.R.—Ce sera le 11 de mai.La fête des mères est toujours fixée au deuxième dimanche de mal.Le 3-Rivières .(Suite de la page 11) mière position de la Ligue Junior.Pierre Brillant des Reds continue toujours de dominer la quelques idées avec lui.sur nos auteurs préférés.« « * AMI JACQUES — La versatilité, le jugement déductif, les mille et une manières d'agir selon le besoin du moment de ce personnage vous laissent parfois perplexes.Il s'avance, il hésite, il s’affirme, il s'impose tour à tour.Son orgueil le porte aux grandes choses, sa culture générale intense, sa valeur réelle, il en est rrfaitement conscient et il aime souligner les ascendants et les ligue dans le domaine des francs efforts personnels qui l'ont fait buts.Il en a maintenant 40 à son'ce qu’il est.Il aime à se sentir crédit.(utile et serviable, il travaille avec ___ ______, „ — _____ _ D'ici la fin de la saison les .méthode, possède une nature gé- ! Temps de voir "d’avance, d’éviter I Reds ont encore 14 parties à dis-1 néreuse, mais ne veut pas qu’on les obstacles ou de les surmon- RIQUETTE — Jeune fille persévérante, vous irez sans doute jusqu'au bout dans la réalisation de votre désir d'améliorer votre situation, vous prendrez les moyens nécessaires soit par l'étude ou la pratique pour y arriver et continuer de monter sans cesse dans le bien, vers le bien.Naturelle mais discrète, vous ne cherchez nullement à déguiser votre sensibilité modérée mais toujours là.Vous en défiez un peu comme vous surveillez votre entourage toujours placidement.Votre activité bien balancée est soutenue par vos bons principes et votre voeu sincère de vous tenir dans la voie aroite du devoir bien compris et bien vécu.* * * ROSEE — Votre délicatesse de goûts, votre idéal, votre constance, votre jugement déductif vous sont des aides précieuses qui vous aideront à bâtir grand, selon vos désirs, cet avenir que vous voulez solide.Vous aimez la paix et l'entente la fermeté douce qui va sans trop se faire remarquer vers un but défini avec une ténacité à peine perceptible.Vous sembler confiante, sincère, affectueuse.Vous êtes sociable, mais réservée.Le bel équilibre de vos facultés se tient en tout dans la modération, dans le "petit train qui va loin”, parce qu'il a le Femmes d’action Il existe aux Etats-Unis, plus précisément à Philadelphie, une communauté de religieuses du nom de ".Médical Mission Sisters’*.Cette communauté fut fondée il y a 25 ans, par une femme-médecin de nationalité autrichienne: Mère Anna Dengel.Réalisant combien il était urgent d’établir des services médicaux en pays de mission où l’hygiène et les soins médicaux sont méconnus, Mère Dengel décida de fonder son oeuvre et de grouper autour d’elle des femmes désireuses de servir la même cause.Depuis un bon nombre d’années, il | puter, soit 4 parties contre Qué- j lui dérobe ses moments de chère ter avec calme.bec, 3 contre le National, 3 contre St-Jérôme, 2 contre Canadien Jr tt 2 contre Granby.Camille Henry des Citadelles de Québec est toujours en tête des scoreurs du circuit Junior.A moins de malchance Il îry devrait remporter le championnat des compteurs.Un j.tueur qui rend de précieux services aux Keds cette saison est certainement Claude Germain.Germain n’est pas compteur prolifique mais il ne cesse jamais de batailler pour la possession de la rondelle.intimité auxquels faire trêve.il tient pour Juliette MOTTET Introduction à la doctrine sociale catholique (i) (par Marcel Clément) Le dernier livre de Mar- cessa t«a pvoovoeiziu mv m i .« ., G.rmain est un des cel Clement est une syn- existait déjà des associations de ce genre, mais chez les • joueurs les plus populaires chez thèse, claire, méthodique missionnaires protestants.Cette oeuvre arrive donc à point, et son champ d'apostolat est vaste.Elle répond également aux voeux de plusieurs de nos mfssionnaires qui souhaitaient ardemment, et depuis longtemps, voir des hôpitaux catholiques s'établir en pays de mission.les amateurs locaux.Sherbrooke.«Suite de la page 11) Les "Medical Mission Sisters" ne deviennent pas toutes curer de billets, n'ont qu'à s a Elles sont dirigées selon leurs aptitudes vers dresser à Pat Roy, édifice Conti- des médecins.des professions diverses, et deviennent après les études requi ses, soit pharmaciennes, techniciennes ou gardes-malades.nental, Sherbrooke .Nous croyons que le diminutif et précise, de toute la doc trine de l'Eglise concer nant la vie sociale.Il étu-l die successivement la so- cents publiés par Rome ciété familiale, la société les problèmes de l'amour, de l'éducation, du travail, de la liberté et de l'autorité qui sont traités tour à tour, et qui s'inspirent tous des textes les plus ré- professionnelle, la société ____________________ ^ .- _________________________________________________________politique, et pour chacune La 'dîrêction du pî^us grand'hôpital 'iatholîquë du^Pakfs- ! jo,ueMf.chin^**?,L*rry *"«•« mé | d'elle, met en relief les tan, aux Indes, a été confiée à une religieuse des "Medical IdSonS^Ve^m^qS* d’êlrt^ ! erreurs modèmes et leurs Misiion Sisters": Soeur Marie-Alma, qui a fait ses études de :sjgné le joueur le plus gentilhom- conséquences, la doctrine médecine.me de la ligue.Béliveau est ! de l'Eglise et ses COndi- Rendons hommage à ces femmes énergiques qui travail- toujours la meilleure recrue de .• « f' lent inlassablement à guérir les corps et par là à rapprocher j l’année.C'est notre avis que j r ons appi'Canon profiles âmes de Dieu.(Sherbrooke ne réussira à placer j que.Ce Sont ainsi tOUS N’est-Il pas juste de dire que là où il v a du bien à faire, \}u d*,s®4.j°ueurf *ur J’une - trouve M.™ «.««u~.• • • • ' I J-P- t tre meilleur joueur de défense.~ ' S -° (fluv R têR« Service de librairie de la J.O.C.1019, rue St Denis, .Montréal , LA U852 KeprenenLetlene t Edition* Ouvrière# 4e Paria Efoneali et Humante»# POUR LES JEUNES FOYERS .ET LES AUTRES U VIE FAMILIALE M’A PAS L'ASPECT SPIRITUEL, RELIGIEUX QUE VOUS AVIEZ ESPERE!.LA FLAMME DU FOYER écrit por ALBERT LANQUETIN propose .UN MANUEL DE VIE SPIRITUELLE ADAPTE A NOTRE TEMPS AVEC LES DIVISIONS SUIVANTES: • SPIRITUALITE CONJUGALE • FECONDITE CHARNELLE ET SPIRITUELLE • PIETE FAMILIALE A LA PORTEE DE TOUS $1.50 L'UNITE PAR LA POSTE: $1.60 / M.Marcel Clément, 'journaliste, sociologue et professeur à l'Ecole des Hautes Etudes de Montréal, vient de publier aux Editions Fidos à Paris un ouvroga intitulé "Introduction à la doctrine sociale catholique".Un tel livre rendra service à tous ceux qui sont engagés dans l'action sociale, familiale ou ouvrière.Il constitue en outre le plus récent et le plus complet des manuels en la matière.Pour les professeurs comme pour les étudiants et les étudiantes, il deviendra rapidement un "classique" au-guel tous aimeront à se référer.Il falloir présenter la doctrine sociale de l'Eglise, non plus sous une forme abstraite et générale, mais un peu comme une fresque vivante, colorée, susceptible d'entraîner à l'action.C'est cela qui rend le livre d'une lecture facile et attrayante.C'est cela qui lui vaudra de nombreux lecteurs.(I)Volume de 199 page*, en vente à Fides, 25 cat, rue Saint-Jacques, Montréal (I), et dani toutes lea librairies au pria de |1.25 (par la poste, $1,85). 2 FEVRIER 1952- % Simple décor dans le tableau?La sonnerie du téléphone se fait entendre chez Jacqueline.—Allô ! Jocqueline, c'est Thérèse.Ça va, toj ?—Très bien.—Je profite de l'occasion pour te souhaiter une bonne fête.—Merci beaucoup.—Je parie que tu es à décorer ton gâteau de fête ?—Mon gâteau de fête ?Mais non, ma chère.Si je te disais que je n'y ai pas songé une seconde.—Ah non ! Mais pourquoi ?—Je ne passe jamais outre à l'anniversaire de mon mari, de Jacquot ou de Micheline, de répliquer Jacqueline.Mais je t'assure que quand c'est mon tour .—Ne crois-tu pas que tu devrais faire en sorte d'inculquer dans l'esprit de tes enfants l'idée que l'anniversaire de leur maman, c'est un événement aussi important que le leur.Trop de mamans, malheureusement, habituent leurs enfants à ne voir en elles qu'une servante, tout simplement.Tu ne trouves pas ?—Je t'avoue que c'est une chose à laquelle je n'avais pas pensé.—Ainsi, de poursuivre Thérèse, quand Micheline deviendra un petit cordon bleu, elle pensera d elle-même à t'offrir un gâteau fait de ses mains.Et cette délicatesse à ton égard, c'est toi qui le lui aura enseignée.En rac c r o -chant.Jacqueline pensa à sa mère.Elle n’eut pas à réfléchir longuement pour réaliser que sa propre maman avait Joué le rôle de simple décor dans le tableau faml -liai.Se rappelant ses souvenirs d’enfance, elle revoy a i t les Joyeux anniversaires de son père, de ses frères et soeurs, mais elle n’arrivait pas à reconstituer l’ima g e des siens groupés autour d’un g&teau étincela n t de bougies pour fêter l’a n n i -versaire de sa mère.Elle n’y arri v a i t pas parce que pour “elle’’ l’événement a toujours passé inaperçu.Et plus tard, alors que les enfants auraient été assez grands pour prendre eux-mêmes l’initiative, ils ne l’ont pas fait non plus .Pourquoi?.Peut-être parce qu’ils n’en avaient pas l’habitude.Parce qu’ils auraient été gênés .Jamais, avant aujourd’hui, Jacqueline ne s’était arrêtée & se demander pourquoi.Maintenant, après ce coup de téléphone, elle comprend mieux.Elle comprend combien une chose banale en elle-même peut prendre de l’importance quand l’éducation de ses enfants est en cause.Elle comprend surtout que c’est elle la première responsable.Aussi, oubliant qu’elle a été privée de la Joie si chaude de fêter spontanément sa mère, Jacqueline se promet bien que ses petits à elle goûteront cette joie.Enfants chanceux sans le savoir .LUCILLE GAUTHIER -LE FRONT OUVRIER ¦ “Çâ n’est pas ma faute” Nous parlions avec Saint-Exupéry d’une amie commune: Je crains qu'elle ne réussisse pas dans la vie, me dit-il, car, chaque fois quelle se heurte à une difficulté, elle accuse la terre entière, sauf elle-même .J’ai remarqué à la suite de cette conversation que l'humanité se divise en deux catégories: les gens qui reconnaissent leurs torts et ceux qui ne voient l’erreur que chez les autres.Les premiers ne craignent pas de mettre beaucoup de courage au service de leur lucidité et se perfectionnent chaque four; les seconds deviennent de plus en plus amers, se croient persécutés et mettent leur faillite sur U dos de la malchance ou de l’incompréhension.Les conséquences de ce travers sont graves: dans le domaine individuel, c’est s’interdire tout progrès; dans celui des affaires privées et publiques, c’est le fatal "ni moi, ni moi’’, la fuite devant les responsabilités.N'accusons personne que nous-même.C’est en travaillant ù notre propre perfectionnement, en nous efforçant d’être chaque four plus conscients de nos possibilités, comme de nos devoirs, que nous méritons de mieux vivre.APPLICATION.Lorsque vous vous trouvez dans une pièce obscure, insultez-vous la nuit ?Non: vous apportez une lampe.Partout où il y a du noir dans votre vie, faites la lumière en vous.(1) Extrait de “Le bonheur est en vous", de Marcelle Auclalr, aux Editions du Seuil.Cas d’urgence U peut arriver que nous ayons à traiter, & la maison ou ailleurs, certains cas d’urgence tels que étouffement et empoisonnement.Voici quelques petits conseils qui pourraient être précieux en de telles circonstances.H s’agit d’abord de garder tout notre sang-froid.Et ceci est très Important.A quoi bon faire une crise de nerfs ?Il en résulterait un retard qui pourrait être fatal en certains cas, et causer la mort.ETOUFFEMENT: L’étouffe- ment est chose fréquente, surtout chez les enfants.La plupart du temps, il est causé par l’absorption d’un objet.On doit immédiatement baisser la tête du malade, et en même temps lui tapoter le dos.Si la chose est possible, retirer avec les doigts l’objet qui cause l’étouffement.EMPOISONNEMENT: Dans le cas d’une personne qui aurait avalé un poison, l’important est de tenter de lui faire vomir la plus grande quantité de ce poison.Pour y arriver, lui faire boire beaucoup de liquide, soit de l’eau savonneuse ou de l’eau salée tiède.S’il s’agit d’un poison causant des brûlures tel que l’acide carbo-lique, lui donner du lait.SI on n’arrive pas à faire vomir, introduire les doigts au fond de la gorge.Ne Jamais oublier que ces conseils sont des mesures d’urgënce qu’on emploie en attendant l’arrivée du médecin.-PAGE 5 Jolie parure de cou exécutée au crochet Fournitures: Coton perlé Anchor de Clark, grosseur 5: 2 pcio-tes vert chasseur; 1 bobine de fil d’or; 1 crochet en acier No 7, marque Ship de Mllward.Commencer par un des bouts; avec le fil vert, exécuter 8 m ch.1er rang: Ms dans la 2e m ch à partir du crochet, ms dans chaque m ch le long du rang; l m ch, tourner.2e rang: Ms dans chaque ms le long du rang; 1 m ch, tourner.3e au 6e rangs incl: Répéter le 2e rang.A la fin du 6e rang, laisser tomber le fil vert et fixer le fil d’or.7e et 8e rangs: Travailler en patron le long du rang; 1 m ch, tourner.A la fin du 8e rang, couper le fil d’or et reprendre le fil vert.9e rang: Travailler en patron le long du rang; 1 m ch, tourner.Répéter le travail du 2e au 9e rangs incl.Jusqu’à ce que le morceau mesure 42 pouces à partir de la m ch du départ.Couper le fil.Plier en deux, dans le sens de la longueur, la bande crochetée et surjeter les bords ensemble.Réunir les bouts du collier par une couture.Abréviations: M ch—maille chaînette; ms—maille simple; incl.—inclusivement.(Modèle No P.C.5356—Canadian Needlecraft Association Ltd.) Un coeur de mère Je veux raconter aujourd'hui un trait touchant de la vie du saint Pape Pie X.Giuseppe Sarto appartenait à une très humble famille villageoise.Lorsqu’il fut sacré évéque de Mantoue, il accourut plein de Joie vers sa chère maman pour lui apporter les prémices de sa bénédiction épiscopale.Juges de la joie et de l’émotion de la pauvre femme voyant son fils bien-aimé revêtu de la plénitude du sacerdoce ! Et Giuseppe d’entourer sa maman et de lui montrer avec une fierté bien légitime son anneau pastoral: “Voyez, maman, ma belle bague!’’ Mais la maman Sarto, sans se laisser éblouir par le riche bijou, abaissa les yeux sur sa main à elle, et désignant le simple cercle d’argent de son mariage, répondit au nouvel évéque: “C’est vrai qu’il est beau ton anneau, Giuseppe, mais tu ne l’aurais pas aujourd’hui, si moi Je n’avais pas eu d’abord celui-ci.” A l’origine des plus hautes destinées, et plus grande souvent par la richesse de son coeur que les plus grands hommes, il y a d’abord en “la mère”, cette créature idéale que Dieu a faite non seulement pour donner la vie, mais surtout .pour se donner elle-même jusqu’à l’extrême limite du dévouement, cette créature qui est certainement celle qui participe le plus de son amour et de sa bonté à Lui.Un coeur de mère, voilà bien la plus belle réussite de la création.(Familial digest) .AGNES RICIIOMME PAGE 6 LE FRONT OUVRIER 329 exposants de 8 pays de Ouincaillerie au Palais -2 FEVRIER 1952 à l ' Exposition du Commerce BRADING OWot ALEs mm wmmw h'Jt V,'(l,’ ‘ ¦IXüiI ' avec une t M wm H.• wmÈ2m .Des milliers de personnes se rendent choque soir pour visiter l'Exposition de Quincaillerie de Montréal.- Plus de 50,000 item de marchandises exposés.- La plus grande exposition jamais vue à Montréal.-Un bel essor promis à notre ville.Dans son mémoire annuel soumis au ministre des Affaires Municipales, l'hon.Bona Dussault, la Fraternité canadienne des employés civiques, un organisme affilié à la Fédération provinciale du Travail, a demandé que la loi des Différends entre les services publics et leurs employés soit amendée de façon à prévoir de fortes pénalités contre tout service public qui ne se conforme pas à une sentence arbitrale.SENTENCE EXECUTOIRE • I.a délégation dirigée par MM.D.-A.Vanasse et André Plante, respectivement président et secré taire de la Fraternité, a fait valoir que l’on a retiré le droit de grève aux employés en rendant 1 arbitrage obligatoire avec sentence exécutoire.Mais il arrive que certaines municipalités comme présentement la Cité d’Outremont, refusent d’appliquer la sentence.Cette situation cause un tort considérable aux ouvriers et le gouvernement est prié de sévir contre les services publics récalcitrants soit en imposant une amende, soit en retirant les subsides quand il y en a ou en imposant toute autre mesure disciplinaire.LES TRIBUNAUX DU TRAVAIL La délégation a réitéré une demande faite 1 an dernier, priant le gouvernement d'instituer des tribunaux permanent* du travail pour étudier et régler les litiges entre les corporations municipales et leurs employés.Selon la Fédération, ces tribunaux du travail élimineraient les délais interminables qui contribuent présentement à envenimer les relations en- tre 1rs employeurs et les employés; la Fraternité fait aussi valoir que ees tribunaux en viendraient à établir une jurisprudence et à éliminer plusieurs arbitrages et l’incohérence présente de plusieurs sentences arbitrales.Soirée familiale de la L.O.G de St-Marc de Sliawinigau Tout récemment, les sections L.O.C.et L.O.C.F.de la paroisse St-Marc réalisaient une heureuse initiative et offraient à leurs membres une soirée de famille vraiment typique, ornée de divertissements variés.La gaieté évidente des quelque soixante-quinze personnes présentes et leur participation spontanée aux jeux de société étaient plus que suffisantes pour illustrer leur appréciation unanime.Les locistes sont très actifs dans la paroisse St-Marc.Dans son allocution, M.le .curé Hamelin leur rendit ce témoignage: “Les locistes au cours de l’année ont fait du beau travail èt ils l’ont fait consciencieusement.Ils savent aossi se récréer et ils nous le prouvent ce soir.” .Invité à dire quelques mots, le président diocésain rappela aux familles ouvrières présentes un fait authentique qui se déroula à Pearl Harbor en 1941.En résumé, il s’agit d'un soldat qui, malgré de graves blessures, accepta bénévolement de se consacrer au service de ses semblables; les médecins ne lui concédaient que deux mois de vie.Il se dévouait avec tant de sincérité qu’il oubliait son mal.Ce même homme vit encore aujourd’hui et est en excellente santé.M.Buisson profita de cet Instant pour souligner que se mettre au service des autres ne fait pas mourir; au contraire, se dépenser pour ses semblables fait vivre la vraie vie, cette vie pleine de sens qui plonge ses racines dans la charité fraternelle.La première exposition or-pnnlsée au Palais du Commerce angle des rues Berri et De Montlgny a remporté un grand succès.Des milliers de personnes ont défilé chaque soir de la semaine dernière devant les 329 kiosques qui renfermaient un ensemble de marchandises dépassant $.">00,-000 en valeur.HUIT PAYS REPRESENTES Parmi les pays représentés, on remarquait 193 exposants du Ca nada, 35 exposants dAngleterre, 79 des Etats-Unis, un de France, six d'Allemagne, deux rie Suede, deux d’Ecosse et un de Terre-Neuve Les 319 kiosques contenaient les objets suivants: outillage, pein turcs, ustensiles de cuisine, vitres, petite ferronnerie, machinrs-ou-Uîs.petits appareils électriques, articles de ménage, etc.pour une Sd’etir dépassant $500.000, INTERET POUR LES CONSOMMATEURS Bien que cette exposition ait étél «¦rgai’isée spécialement par les j manufacturiers en quincaillerie à l’intention des grossistes et des détaillants en quincaillerie, le public fut admis à visiter l’exposition et les milliers de personnes qui défi lèrent chaque soir ne purent cacher leur émerveillement, il faut noter, comme nous le disait M.Gé- rard Belair, publiciste de (’Eastern Canada Exhibitions qui a organisé cette exposition que c’est la pre mière fois que Montréal offre un site adéquat au déploiement d’une exposition d’une telle ampleur.INTERET POUR LES OUVRIERS Une telle exposition ajoute M Bélair a son intérêt pour les ou vriers qui peuvent se rendre compte des dernières techniques et des outils modernes qui sont mis il leur disposition pour leur travail ou pour leurs loisirs.Plusieurs ouvriers, en effet, commente M Bélair font du bricolage chez eux.des petites réparations au foyer; la connaissance des outils et des méthodes modernes ne peut que leur être utile.LE PALAIS DU COMMERCE L'immense immeuble qu'on appelle le Palais du Commerce, angle des rues Berri et Demontigny n’est pas encore complété.Un seul plancher est actuellement dis ponible et c’est cet espace qu’avait loué l’Eastern Canada Exhibition pour la tenue de l’Exposition de Quincaillerie.Les travaux se pour suivent activement et l’on prévoit qu’au début de l’été, tout l’édilice sera terminé et sera prêt pour des expositions simultanées, ce qui ne manquera pas de contribuer à la renommée de la ville de Montréal et au développement de l'est cen tral de la métropole canadienne.Les invités d honneur à l'ouverture officielle de l'Exposition de Quincaillerie au Palais du Commerce à Montréal: de gauche à droite, MM.Raymond Dupuis, président de Dupuis Frères Ltée; l'hon.sénateur Elie Beauregard, président du Sénat canadien; Horry Terreau, président de Terreau-Racine Ltée; Louis Coderre, sous-ministre du Commerce de la province de Québec; Emile Saint-Pierre, président de Eastern Canada Exhibition Inc.; Camillien Houde, maire de Montréal; W.R.Berlinguette, vice-président de Eastern Canada Exhibitions; Hector Prud'homme, président de Prud'homme Cx Fils; Louis Codère, aérant de Eastern Canada Exhibitions pour le district de Québec; Taggart Smyth, gérant général de la Bonque d'Epargne de la Ville et du District de Montréal; Roger De Serres, président de Orner DeSerres Ltée; W.R.Richard, président de W.R.Richard Co., d'Angleterre.Sur la même photo, on remarque aussi MM.J.-B.Baillargeon, Alp.Lemoy, Hervé Ravory, Emile Pigeon, Maurice Custoud, Ignace Deslauriers et d'outres.Photo O.Allard Enrg.Pénalités aux villes qui n'exécutent pas les sentences arbitrales Suggestion faite au gouvernement provincial par la Fraternité canadienne des employés civiques.-Les tribunaux du travail. 2 FEVRIER 1952 LE FRONT OUVRIER -PAGE 7 LE FILM: UN EXCELLENT MOYEN D’ÉDUCATION POPULAIRE •.• Pourvu toutefois que l'éducation populaire fasse sentir ses exigences sur la production.- Conclusions du Seminar sur l'utilisation du film, organisé par le Conseil français du Film de Montréal sous les auspices de la Société Canadienne d'Enseignement postscolaire.En fin de semaine dernière avait lieu dans un amphithéAtre de l'Université de Montréal un seminar sur rutilisation du film, une Initiative du Conseil français du Film de Montréal sous les auspices de la Société Canadienne d'Enseignement postscolalre.200 ASSOCIATIONS REPRESENTEES M Romain DesBois, secrétaire-executif de la Société canadienne d'Eiisei^nemcnts postscolaire nors communique que 200 associations d éducation populaire avaient délégué pr‘.de 250 délégués à ce Seminar, le deuxième du genre dans notre province, le premier ayant eu lieu k Québec, au mois de novembre dernier sous les auspices du même organisme.LE ROLE DU FILM DANS L'EDUCATION POPULAIRE Invariablement les séances se déroulaient de la façon suivante: c* ser' par un conférencier de marque suivie d'un court métrage pour illustrer la conférence ou amorcer la discussion qui suivait.Le premier conférencier fut M Gérard Pelletier, directeur du journal "Le Travail” qui traita de l'utilisation du film dans l’éducation populaire.Selon le conférencier, le film peut jouer un grand rôle dans l'éducation de misse parce qu'il est actuel' ment un moyen de masse, qu'il atteint et envoûte pour ainsi dire ta majorité des gens.D'autre part, le cinéma, par la multiplicité des salles dispersées un peu partou* dans nos villes, peut servir à atteindre le milieu populaire sans difficulté insurmontable.M.Pelletier s'appliqua ensuite à démontrer que le film ne remplace pas les autres techniques.Il ne suffit pas de montrer un film sur les réalisations coopératives pour former des coopérateurs.Le film ne peut que servir d'amorce au travail pour engager une discussion, une étude, un débat.AGIR SUR LA PRODUCTION Le problème du film aujour d’hui n'est pas tellement dans l'or dre 4e la production mais dans l’ordre de la consommation.II s'agit maintenant d’utiliser le film de la bonne façon afin d'assurer le meilleur usage possible.D'où la nécessité de former des consommateurs avertis qui agiront ensuite sur la production en réclamant des films mieux adaptés à nos besoins et d*où la nécessité d’etudier et d'apprendre les meilleures techniques et méthodes d'utilisation du film afin d'obtenir les meilleurs résultats éducatifs possibles, conclut M.Pelletier.PROBLEMES TECHNIQUES Dans la journée du samedi, les participants eurent le plaisir d’entendre des exposés sur "la distinction entre le film à long métrage et le documentaire” par Me Ire née Bonnier, aviseur technique du Conseil français du Film de Montréal; Me Théo.Picard, de l’Office national du Film exposa ensuite les problèmes d'ordre technique au sujet des locaux, du choix des appa reils, de la publicité, etc.COMMISSIONS D’ETUDES Après l'exposé de M Gaudry De-lisie sur le “documentaire” les participants au seminar se divisèrent en commissions pour étudier des problèmes particuliers à certaines catégories d'éducateurs: 1) Mai- Les mitioteurs du Seminar organisé par le Conseil français du Film de Montreal sous les auspices de la Société canadienne d'Enseignement postscoloire qui eut lieu à l'Université de Montréal vendredi et somedi, les 25 et 26 janvier dernier.De gauche à droite, M.Irenée Bonnier, aviseur technique du Conseil français du Film de Montréal; Me Marcel Faribault, secrétaire de I Université de Montréal; Romain DesBois, secrétaire-exécutif de la Société canadienne d'Enseignement postscolaire et président de lo FMJQ - A/qr Olivier Mourault.recteur de l'Université de Montréal; M.Marcel Bourhon-nais secrétaire du Comité français du Film de Montréal; le col.Urged Mitchell président du même organisme; M.Gérard Lemieux secrétoire de la Faculté des Sciences sociales de l'Uni versité de Montréal et M Gilbert Four-mer, responsable du Service de Ciné-Photographie de lo province de Québec Jolicoeur, directeur du Service d'Education de la CT.C.C.LES REALISATIONS Au cours des discussions, les participants s appliquèrent à faire valoir leurs expériences.Entre autres, M.Picard parla avec enthousiasme des réalisations de la Fédération de la LO.C.de Saint-Jean qui réussit à présenter des séances cinématographiques adaptées aux familles ouvrières comme moyen d'enrichissement et d’éducation.Notre but.dit de fonder quelque Le parti-C.C.F.veut plus
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