Le front ouvrier, 1 juillet 1953, samedi 18 juillet 1953
A en multitudes qui, MU Unt 4* fermes diverse», élèveul U protestation de l’esprit coutre le m.té-rialisme et appellent un sauveur, puisse le syaékaUsme chrétien manifester Celui qu’elles attendent, de asrte qu'elles devinent et csaa-prennent la suMime parole que lui prêtait le génie de Pascal: “Tu ne ase chercherais pas, si ta ns n’avais déjà trouvé”.Gaston TESSIER, es-président de la CJT.TjC, DSwn S’aatM à la OasfSMraUaa fraaçalaa Sa* tranlllasn ehrMiaas.Vol.9, No 33 Il FRONT 4911, Côto-dos-Noigos, Montréal 26 — Tél.EXdalo 9391 Journal d'éducation ouvrière, indépendant do tout parti politique."Pour it ‘J.1 ouvrier p,u r 7 c It I'll >éro ==;;!« 1 MS- Vr ET 1951 QUÉBEC, PROVINCE5 INCOMPARABLE AU POINT DE VUE LOGEMENT .9 De l’aveu même de M.De vid Mansur, président de la* Société Centrale d’Hypothèques et de Logement, les villes du Québec ne peuvent servir de point de comparaison quand 11 s’agit de construction de nouvelles habitations.Ainsi, témoignant dans l’enquête sur l’exploitation du logement à Ottawa, il soulignait que la crise du logement se fait sentir 4 Ottawa plus que dans n’importe quelle autre ville à l’extérieur de la pro vlnce de Québec.M.Mansur ajoute que les nouvelles unités de logement qui sont en vole de construction à Ottawa sont bien au-dessous de la moyenne.Alors que 22 logis étaient construits à Edmonton, 20 à Calgary et 10 à Toronto par mille de population, on n’en construisait que 8 à Ottawa.Ce 6 par mille de pqpulation est encore supérieur à ce qui se oonstrult dans la province de Québec, M.Mansur le laisse entendre d’une façon non-équtvoque et 11 est bien placé pour le savoir.Cette déclaration peu réjouissante coïncide avec la larution d’une brochure édl- Le président de lo Société centrole d'Hypothèques et de Logement écorto las villes du Québec pour comparer la situation du logement entre différentes villes — Le revenu moyen des québécois insuffisant pour leur permettre de devenir propriétaires — La situation actuelle ne peut durer tée par la Société Centrale d'Hypothèques et de Logement.A l’analyse, on consta te que le prix moyen des mal sons est passé de 1951 à 1952 de $10,211 à $10,934, et que le revenu moyen des acheteurs de propriété en vertu de la loi nationale du logement, pour l’année 1952, est de $4,616 par année.• Pour compléter le tableau, ajoutons-y deux statistic ues, l’une fournie par l’Office fédéral de la Statistique et l’autre citée par Me Trudel devant le tribunal d’arbitrage qui cherche à régler le différend mettant aux prises la Commission de transport de Montréal et la Fraternité des employés de tramway de Montréal.La Revue Statistique du Canada, publication officielle de l’Office fédéral, nous apprenait en octobre dernier qu’au Québec, ce sont les logements de quatre pièces qui prédominent.Me Trudel, pour sa part, cite dans son témoignage que le salaire moyen payé 4 Montréal en 1952 était de $52.23 par semaine, ce qui donne par simple multiplication $2,611.50 par année.Ce ne peut être plus évident, la crise du logement s'aggrave dans la province de Québec.D’ici 4 quelques années les sociologues et les mo ralLstes y viendront puiser tous leurs exemples sur les conséquences sociales et morales du taudis, de l’exiguïté des logements, du manqje de facilité d'accéder 4 la pro priété.Nous préférerions pouvoir témoigner des bien faits de l’envers d’une telle situation mais nous ne nous dirigeons définitivement pas dans cette direction.Pour régler la situation du logement dans le Québec, 11 faut nécessairement ou bien hausser le niveau des salaires ou bien suppléer 4 l’insuffisance de revenus qui empêche d’économiser le strict minimum, variable selon les localités, permettant d’envisager la possibilité de construire une maison.Hausser les sa- laires, cela se peut-11 sans Iprojets.provoquer une augmentation du coût de la vie ?L’expérience démontre que les syndicats courent après le coût de la vie et que les demandes d’augmentation de salaires ne précèdent Jamais sa hausse.Que reste-1-11 7 Les nombreuses coopératives qui ont surgi dans la province de Québec depuis la fin de la guerre témoignent de l’esprit d’initiative et de sacrifice d’un grand nombre de locataires qui ont pris sur eux de régler leur problème.Il est notable, toutefois, que la très grande majorité de ces coopératives ont été lancées et ont réussi dans les petits centres tandis que dans les grands centres comme Montréal et Québec elles ont eu des difficultés de départ quasi-insurmontables.Ce n'est que tout récemment que la vague coopérative a balayé la ville de Québec.A Montréal, quelques tentatives ont été couronnées de succès, d’autres et en bien plus grand nombre n’ont pu dépasser le stade des AU CONGRES NATIONAL DE LA J.O.C.A MONCTON > Le Ceegrès national groupant dirigeants et dirigeante* de la Jeunesse Ouvrière Catholique du Canada s’est terminé vendredi dernier, le S Juillet, i Moncton, N.-B.C’eat an Collège Notre Dame d’Acadie que se sont déroulées ces importante* assises.Le groupe que l’on voH ci haut fut photographié dan* l’auditorium du Collège lors de U visite de S.Esc.Mgr Norbert Kobiehaud, archevêque de Moncton.1ère rangée, de g.i d., M.l’abbé Roland Bouchard, vicaire à la cathédrale et auménier de la Fédératian de Moncton; M.Léonard Cormier, président diocésain (Moncton); MUc Angèle Chagnon, présidente nationale; Mgr Rebichaud; M.Jacques Champagne, préaident natlenal; Mlle Géraldine Cormier, présidente diocésaine (Moncton), et le R.P.Pierre Panl Aaaelin, “ - ' ' des divers centres du Canada eut participé à ce congrès de la J.O.C.(Photo Triangle, Moncton.) Le petit salarié, d’où qu’l soit, celui pour lequel la cris* du logement se fait le plus douloureusement sentir, doit pouvoir accéder 4 la propriété de son toit tout comme ses concitoyens plus fortunés.La situation actuelle ne lui per* met même pas d’adhérer à une coopérative, cette formule que la commission Oingras reconnaît comme le moyen le plus sûr et le plus efficace d’accélérer la construction de maisons résidentielles et d’ea diminuer le coût, parce que cette institution ne peut prendre pied sans de très grandes difficultés.Il faut que la situation actuelle change.Les pouvoirs publics, s’ils ne peuvent faire plus, doivent rendre facile la formation de coopératives.Nous n’avons pas besoin d’ajouter nos suggestions.Elles seraient celles que de nombreux corps publics leur ont faites si souvent qu’elles sont connues par coeur., Dans ce numéro.Editoriaux .2 Pour des "nowhere' catholiaues .3 On aime mieux travailler que prendre sa retraite .4 Nous nous présentons aux élections.8, 9 Page féminine, 3 pages de sport, chronique: "Parents à la poge", etc. Pog« 2 LE FRONT OUVRIER U JUILLET 1953 umiète Aur l'actualité 4 vents Quelque* fait» glsaés au* quatre coin» te la province et ailleurs, qui représentent des initiatives dignes d'éloges.L'EPIPHANIE — Une coopérative d'habitation est en voie de formation à cet endroit.Une option a déjà été prise sur une terre et l’on s'attend à ce que la municipalité accorde les facilités du service d'aqueduc si les promoteurs de cette initiative réussissent.Pour le moment, une vingtaine de coopérateurs se préparent à étudier la coopération en cercles d’études et l'on prévoit pour l’automne d'autres développements qui couronneraient leurs efforts.* * * QUEBEC — Les bureaux des Syndicats Catholiques de Québec ont reçu dernièrement une lettre peu banale.Elle leur venait d’un Américain résidant à Des Moines, Iowa, Etats-Unis.Ce monsieur, qui avait pris connaissance dans un journal de sa ville du projet de construction de maisons unifamiliales lancé par les Syndicats Catholiques de Québec, envoyait un chèque de $25.00 devant être utilisé “pour le versement initial de celui des membres de votre projet qui a le plus grand nombre d'en fants".* * * ST-GEORGES DE BEAUCE — La Caisse Populaire de cette ville accorde depuis le 1er juin de cette année un intérêt de 3% sur l’épargne.Les opérations favorables de l’année qui se terminait le 31 mai dernier ont incité les directeurs de la Caisse à prendre cette décision.Cette Caisse compte 2,729 sociétaires et elle a un actif d'envi ron $1,225,000.Son président est M.A.Dutil et se secrétaire-gérant est M.E.Nolet.* * * CHICOUTIMI — Son Excellence Mgr G.Melanson, évêque de Chi coutimi, bénissait récemment les 20 maisons construites par la Coopérative d’habitation du Sacré-Cœur de Chicoutimi Cette coopérative a réussi, grâce à l’appui de la Société des Artisans, à construire ces 20 maisons en quatre ans.Dix autres sont en voie de construction et, dans un avenir rap proché, on projette l'érection de trente-cinq autres maisons * * * ST-JOSEPH D’ALMA — Les propriétaires de taxis de cette ville groupés en association étudient présentement la possibilité de former une mutuelle d’assurance.Cetr te initiative du bureau de direction dont le président est M.Armand Gagnon est à l'étude depuis quelque temps et l’on prend toutes les mesures pour en assurer le succès.* » * MONTREAL — Le Catholic Inquiry Forum, organisme qui permet à toute personne non-catholique de te renseigner sur la religion catholique, rapporte que, depuis janvier 1953, quarante et un adultes appartenant à diverse» dénominations religieuses se sont convertis au Catholicism* grâce à ses services.les élections du 10 août Nous n'avons pas de parti-pris - La tâche des élus _ Un aspect nouveau - La famille y cherchera son compte Nous consacrons cettte semaine les pages centrales de notre édition à reproduire les programmes des différents partis politiques qui présentent des candidats au* prochaines élections fédérales.En marge de ces programmes officiels, la fantaisie nous a pris de brosser rapidement le programme qui, nous semble-t-U, rencontrerait le mieux les désirs et les besoins des familles canadiennes - françaises.Cette fantaisie est une manière de commentaires.Ailleurs, on trouvera des textes publicitaires favorables aux partis libéral et conservateur.Ces textes nous viennent des agences de publicité dont les services ont été retenus par ces deux partis.L’espace qu’ils occupent a été vendu tout comme l’espace réservé à tel ou tel commerce.Nous en avons pris connaissance non pas pour savoir s’ils étalent conformes à nos opinions personnelles mais plutôt pour savoir s’ils ne venaient pas en contradiction avec les bonnes moeurs.Leur parution ne veut pas dire que nous préférons les programmes des partis libéral ou conservateur à ceux des partis C.CT.ou du Crédit social, elle ne peut s’interpréter que d’une façon: seuls les publicistes des partis conservateur et libéral ont acheté dans notre Journal l’espace qui leur convenait pour faire de la réclame au programme de ces deux partis.Concluons Immédiatement que nous ne voulons pas être accusé de parti pris en faveur de qui que ce soit à cause de ces textes.Seuls nos commentaires nous exposent à telle accusation.A nos yeux, les élections fédérales du 10 août prochain prennent une grande Importance.H n’est pas Inutile de rappeler que l’accomplissement de notre devoir d’électeur, comme citoyen du Canada n’est pas un geste qu’U nous arrive de poser fréquemment.Daiv une vie de “canayen c’est un événement Qui ne se présente pas beaucoup plus souvent que celui d’avoir & choisir un nom de baptême.Il mérite donc tout au moins autant de réflexion d’autant plus que ses conséquences ont une portée beaucoup plus sérieuse.Le 10 du mois prochain, nous ne ferons pas qu’élire des citoyens qui se chargeront d’exprimer nos désirs et de prendre nos intérêts.Nous élirons surtout des représentants qui auront à participer au gouvernement du pays tout entier.Gouverner le Canada, ça n’est pas une mince tâche.Notre pays est Immense et selon qu’on y habite l’est, le centre ou l’ouest, les besoins sont différents en raison de la géographie et du climat, ses habitants ne parlent pas tous la même langue, n’ont pas tous les mêmes traditions.Ils ne partagent pas tous les mêmes croyance)» religieuses.Nos représentants doivent être bien au courant des besoins que le climat et la géographie de notre province suscitent, Ils doivent être des Canadiens français au fait de nos traditions, de nos aspirations et de notre vocation, Ils doivent être des catholiques éclairés sur les exigences de notre religion st convaincus de la valeur de ses enseignements pour la bien-être ds k tous les Canadiens.Pour participer au gouvernement habilement dans l’Intérêt de tous et dans le respect de chacun, ils doivent de plus pouvoir comprendre les aspirations de nos compatriotes étrangers à notre langue et à notre fol.Cette élection prend une importance particulière à un point de vue nouveau.Le Canada possède sur la scène Internationale un avenir prometteur.Il n’est pas accablé par les soucis qui hantent les pays épuisés par la dernière guerre, les pays surpeuplés, les pays pauvres en ressources naturelles.S'il le veut, il peut jouer un rôle de premier plan, un rôle de tête de file même s’il ne peut en Imposer pu le nombre de ses habitants, la toute puissance de sa finance, de remarquables facilités de production ou encore le mystère effrayant entourant certaines découvertes scientifiques.Il doit même rechercher à Jouer son rôle en s’écartant de ces voles sur lesquelles U pourrait être tenté de s’engager.Le Canada est un pays Jeune et riche.Le Canada est un pays où les valeurs de civilisation chrétienne ont encore une emprise remarquable.Parce qu’il est Jeune, 11 est capable d’assumer des responsabilités d’une façon enthousiaste et désintéressée dans un monde où les leaders sont vieux et souvent mesquins.Parce qu’il est riche, U est capable de générosité dans un monde où 11 y a des millions d’affamés et de mourants.Parce que les valeurs de civilisation chrétienne y demeurent encore une source d’inspiration, 11 peut travailler à ramener le calme et la confiance en la divine Providence dans un monde angoissé et sceptique.Ceux que nous élirons n’auront donc pas qu’à participer au gouvernement des affaires Internes du pays, Ils devront également veiller à ce que, sur le plan International, le Canada s’engage résolument sur la vole où 11 pourra Jouer un rôle plein de noblesse.?Peut-on envisager une élection fédérale sous l’angle familial ?C’est un aspect nouveau qui n’inquiète sûrement pas la grande majorité des chefs de famille.Pourtant toutes les mesures dites de sécurité sociale, toutes les mesures ayant pour objet de sauvegarder les bonnes moeurs, un grand nombre de mesures fiscales, les lois concernant l’habitation, etc., ont une portée directe sur la famille.L’existence de la famille est de plus en plus menacée.Elle ne Jouit pas d’une protection suffisante de la part des pouvoirs publics pour qu’U lui soit possible d’enrichir la çommunauté comme elle le pourrait.Il faut que l’on se penche sur elle afin de savoir dans quelle mesure 11 est possible de remédier à ses malaises, de lui faciliter sa tâche.• Pouvons-nous espérer que la prochaine élection permettra à une conception nouvelle de toute la législation de sa former et de s’affirmer?L’honneur d’une telle transformation devrait revenir aux représentants que l’électorat canadlen-françals aura élu." ________ / Louis LAMONTAGNE Aspect idéologique des conflits du travail I Conférence de M.Jess Mart head, à l’Université Western LONDON (IN) — M.Jean Marchand a présenté une étude sur la problème ouvrier.Sa conférence, I prononcée à l'Université Western, devant l’Association canadienne do sciences politiques, constitue un document qu'il faut lire.Le secrétaire général de la Confédération des Travailleurs catholiques a mis en lumière l’arrière-plan des conflit* qui portent sur not structuras industrielles, économiques et I sociales.Enumérant les répercussions dé-I plorables de 1a grande industrie, M.Marchand signale premièrement, la déshumanisation du travail, ou la dégradation de l’homme au rang de machine: “Los uti-ne» demeurent ainsi de vaste* instruments de dépersonnalisation et d'abrutissement collectif’.U signale en deuxième lieu le fossé qui s’est creusé entre les pourvoyeur» Ide capitaux et les chefs d’entreprise, d’une part, et le» travailleur», d’autre part: les diverse* peeudo-tentatives de solution ne visent qu’à une chose: créer dies l’ou-vrler des illusions qui favorisent sa productivité: U signale enfin, l’insécurité attribuable à la menaça presque constante du chômage, l'insuffisance du salaire eu égard aux bénéfice* dea patron», le» atteintes portée» ouvertement et im-I punément à la liberté syndicale.Certaines affirmations concrètes, [sont pleines d’énergie: ’’La Commission des Relations ouvrières, n’est qu’un docile instrument pour combattre les syndicats qui ne lui plaisent pas et favoriser les au-très”.“.on peut discerner actuellement, dans 1a province de Québec, une tendance très nette vers la confusion des pouvoirs exécutifs et judiciaire»”.“Enfin, l’axercic# (Suite à la page 3) LE FRONT OUVRIER I Journal d'éducation ouvrière ladd-de tout parti politique.—-id du Ceutre social ouvrier |Iuc.—D m’engage que sa direction.Rédaction et administration.4911, chemin du la Céte-des-Nelgea, Montréal 24.Tél: EX dale 9S91 Itsrùrü’aasi'aEs: (Aotorte ri-«ni om**I S* 1 UtTsTlW».Otu«i.| Abonnement: Canada, $3.30 par |m; Etats-Unis, $3.Le numéro, 7e.Directeur gérant LOUIS LAMONTAGNE Rédacteur tu chef GERMAIN BRIE RR It JUILLET 1953- Sur jyn b front Jical MONTREAL — Un ancien directeur Adjoint de l'organisation de la C.T.C.C., M.René Rocque, et un organisateur syndical pour le Syndicat du Commerce de Montréal seront candidats du parti C.C.F.aux prochaines élections fédérales.Le premier se présente dans le comté de Maisonneuve-Rosemont et le second dans le comté de Longueuil.Ces deux organisateurs syndicaux sont bien -Ll FRONT OUVRIER_________ Pour des "nowhere" catholi For* 1 ques Plus de 15 lieux de pèlerinage dans Québec — Suggestions pour les sorties du ” ' OTTAWA (I.N.)—La province de Québec compte plus de 15 lieux de pèlerinages.Telle est la constatation qui ressort d’une publication1 présentée par le Service du Tourisme de l’Office provincial de publicité, et d’un article paru dans ëonnus ée tous les syi^iqués' èn !u Famille sous la signature particulier de ceux qui sont dans Fère Léandre Poirier les rangs de la C.T.C.C.QUEBEC — Les employés de la pâtisserie Jos.Vaillancourt Inc.bénéficieront d’une augmentation moyenne de salaires de $3.par semaine grâce â la nouvelle convention collective conclue en leur nom par le Synicat des Industries de la Pâtisserie et de la Biscuiterie affilié â la C.T.C.C.En plus de cette augmentation de aalaire, les employés de cette entreprise verront leur semaine de travail réduite de deux heures.Cette convention collective prévoit la formule Rand de retenue syndicale.SHAWINIGAN — Le Conseil central des syndicats de cette ville a lancé une enquête sur la situation des travailleurs de la région au point de vue logement.MONTREAL — A la suite du récent jugement de la Cour supré me annulant â l'unanimité la décision par laquelle la Commission des relations ouvrières de Québec avait révoqué le certificat de reconnaissance syndicale de TAlHan-ee des professeurs catholiques de Montréal, la revue Retapons commente: “Cette décision démontre combien il est essentiel qu’un organisme aussi important que la Commission des relations ouvrières soit au-dessus de tout reproche dans les nombreux cas qui lui sont soumis.C'est lâ une des conditions indispensables de la paix sociale”.MONTREAL — Un tribunal d’arbitrage composé de M.le juge R.Lippé, de Me R.Lafleur, C.R., arbitre patronal, et de Mc G.Pesaulniers, arbitre syndical est â étudier les demandes faites par la Fraternité des employés de tramways de Montréal.Celle-ci, entre autres réclamations, demande une réduction des heures de travail â 40 heures par semaine avec pleine compensation, une augmentation générale de 10 cents l’heure et dix Jours de plein salaire par année pour tout employé malade ou une banque de 10 jours par année pour toute année où l'employé n'est pas malade.O.F.M.LIEUX DEDIES AU SACRE-COEUR A la Pointe-aux-Trembles, près de Montréal, «’élève la Chapelle de la Réparation, dédiée au Sacré-Cœur.Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, a exprimé le vœu, dans une lettre pastorale de Juin 1918, que cette chapelle devienne "chez nous le temple attitré de la Réparation au Sacré-Coeur.” On remarque un autre sanctuaire du Sacré-Cœur à Bergerville, non loin de Sillery.Le cardinal Bégin en a fait le centre national pour le Canada de ‘Tarchlcon-frérle de prière et de pénitence de Montmartre.” LIEUX DEDIES A LA SAINTE VIERGE Les lieux de pèlerinage à la Vierge sont les plus nombreux et les plus fréquentés.Il convient de signaler en premier lieu le sanctuaire de Notre-Dame du Très-Salnt-Rosalre A cet endroit, centre -de la dévotion au Saint-Rosaire de- puis l'Institution d’une confrérie en 1894, 11 y eut une chapelle dès 1659.C’était une construction de bols.En 1714, elle fit place A la chapelle de pierre actuelle, le sanctuaire national de Notre-Dame du Cap.C’est le plus vieil édifice du genre au Canada.Les pèlerins y affluent de toutes les parties du monde.En 1904, en vertu d'une autorisation du pape Pie X, Notre-Dame fut couronnée Reine du Canada; en 1909, l’épiscopat canadien proclamait le sanctuaire Lieu de pèlerinage national.Il faut aussi mentionner le sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, de Dure tâche pour le GERARD BERTH1AVME est le lecteur attitré des bulletins de nouvelles au "Radio ¦ Journal” quotidien, de 10 h.du soir au réseau français de Radio-Canada.Il est également entendu à plusieurs émissions, dont "Maman Jeanne” et a participé à plusieurs interviews et reportages spéciaux.AUJOURD'HUI devenez membre de t L'Enlralde Immobilière Laurenfienne • DEMAIN Tens posséderez votre maison U44, est tse Sherbrooke, Tél: AI (Par Jules LEBEAU) SAINTJEROME (D.N.C.) — L’application du règlement de la ligue des Laurentides, défendant d’aligner Len Humphries, a eu pour effet immédiat de faire torn ber nos Cardinaux en dernière position, â quelque quinze Joutes des Indiens de Lachine.On sait que le lanceur étoile de Saint Jér&me avait remporté neuf victoires sans aucune défaite avant sa suspension.Il est inu tile ici de chercher â jeter le blâme sur tel ou tel membre de l’organisation.C'est un Incident infiniment regrettable que nous devons oublier au plus tftt.Le fait reste que le pessimisme règne au sein des partisans de l'équipe jérômienne.Seuls des renforts Substantiels apportés au département des lanceurs, pour raient faire renaître l'optimisme Cependant, un artilleur de la trempe de Humphries n'est pas facile à dénicher.De toute façon, Ralph Lapointe, l'instructeur des Cards, patrouille présentement l'est des EtatsUnls à la recherche de lanceurs susceptibles d’ai der notre cause.Tout n’est pas perdu.Il reste un peu plus d’un mois et demi d’ici les éliminatoires.On peut voir d’ici la besogne qui attend nos porte-couleurs qui devront terminer la saison régulière et reprendre les neuf joutes annulées.Ils ont besoin de tout notre encouragement pour réussir ce tour de force et se qualifier pour les éliminatoires d’automne.Aspect.(Suite de U page t) du droit de grève donne lieu, chez nous, à des abus encore plus révoltants”., Remède proposé Le grand remède â - tous cea maux, dit M.Marchand, réside dans l’Intégration du travailleur dana l'entreprise; les patrons doivent conférer graduellement â l’ouvrier le statut d’un partenaire avec toua les droits, privilèges et obligations afférents.Rlgaud, qui date de 1874 et que dirigent les Clercs de Saint Vlateur; le Centre marial canadien, à Nicolet, où s’élève la chapelle de Notre-Dame de la vie Intérieure, dont le grand architecte Deshales a tracé les plans; la grotte Notre-Dame de Lourdes, sise A Eastview, municipalité attenante A Ottawa; le sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, du Lac Bou-chette; Notre-Dame de Lourdes, au sortir de Lachute, A 50 milles de Montréal; l’église Notre-Dame de M o n t r é al, qu’on range parmi les plus grandes églises du continent; la construction actuelle remonte A 1823, mais l’édifice primitif qui avait été construit en 1656 était l’église paroissiale du Montréal d'autrefois.Mentionnons également No- tre-Dame des Victoires (Québec) et Notre-Dame de Bon-Secours (Montréal).AUTRES LIEUX DE PELERINAGE Saint Joseph est honoré A l'Oratoire du Mont-Royal qua fonda le frère André.La dévotion à la mère de la sainte Vierge s’exprime de préférence dans la basilique de Sainte-Anne de Beaupré, où les miracles se succèdent depuis près de trois siècles.On vénère quelque 6,200 reliques de saints à la Tour des Martyrs, de 8aint-Célestin, comté de Nicolet; le tombeau du Bon Père Frédéric, A Trois-Rivières; les reliques de Kate-rl Tekakwltha, dans le village Indien de Caughnawaga., Intérieur de la basilique Ste-Anne de Beaupré.LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE #st à vos ordres pour toutes vos opérations de banque •t de placement Actif, plus de 6490,000,609 Ml bureaux au Canada 22^8 Pog# 4- LI FRONT OUVRIER 18 JUILLET 195S M.le chanoine Lionel GROULX, que l’on nomme ù juste titre ’’notre historien national", a célébré le 5 juil let le cinquantième anniversaire de sa première grand-messe.Des fêtes familiales ont eu lieu, à cette occasion, û Vaudreuil d'où il est originaire.Educateur au Séminaire de Valley field, il a inspiré une croisade d’action spirituelle chez les adolescents.Conférencier et écrivain, il a orienté ses compatriotes vers un sain patrlotis me et il a été un éveilleur d ûmes.Encore sur la brèche, il continue d'exercer une influence bienfaisante que ses oeuvres prolongeront indéfiniment.j N'oubliez pas! j Forum Lacordalre chaque ven iredl aolr à la Bibliothèque muni ripale de Montréal.Le public y rat cordialement Invité.On aime mieux travailler que prendre sa retraite Trois enquêtes différentes manifestent que les ?travailleurs âgés ne sont pas pressés de se mettre à leur pension Un relevé de travailleur! participant à 13 régimea de pension, récemment effectué par la divialon de la statistique et de recherches du département du Travail de l’Etat de New-York, a révélé que la plupart des travailleurs âgés préfèrent le travail à la retraite.C’est ce que rapporte la Gaaette du travail d'Ottawa.Ches ceu qui aont déjà à leur retraite, on constate que dans la majorité des cas on a’est retiré par nécessité plutét que par goAL Les régimes de pension englobent environ 299,000 travailleurs des industries du vêtement, de la construction, des appareils électri ques, du commerce et de l’édition de New-York.Le total des retrai tés pour tous les régimes atteint 14,000.L’âge et le mauvais état de santé sont souvent cités comme causes de cessation d’emploi.D’autres motifs invoqués par les pensionnés sont les conditions défavorables de travail dans l'industrie, l'affaiblissement des forces ou l'inaptitude à travailler au rythme voulu.En dépit de ce dernier facteur, de souligner le relevé, ni la direction ai les syndicats n'ont beaucoup songé à faire passer les travailleur* à des travaux moins ardus à mesure qu’ils avancent en âge et se sentent incapables d’accomplir efficacement leur travail normal lout chef de Famille doit foire Face è> une obligation sacrée) celle de subvenir aux besoins de son épouse et de ses enfants.Deux moyens lui permettent d y satisfaire: son salaire et (faute de pouvoir accumuler un capital) I assurance-vie.Nous avons la police qui ' lui convient—comme nous avons la vôtre du reste.Vous plairait-il de la connaître?En détail?Sans bourse délier?; j i J -Hoimidat Roy, fêtant 60 ouest, rue Saint-Jacques, PL.1808, Montreal 1 André BeeecHemp Léo* Rivard J.-M.I 6ty PoWer G*v fevlgnoc ASSURANCE-VIE & RENTES VIAGERES CAISSE NATIONALE D’ÉCONOMIE 41 ouest, S.-Jacques, Montréal 1, HA.3291 Pat asset peur vivre Une autre étude des problèmes des retraités de la villa de New York, entreprise par le Comité consultatif du maire sur les problèmes des personnes âgées, a révélé que 41% des 732 personnes Interviewées n’étalent pas satisfaites de la retraite.Leur mécontentement venait surtout de 1'tasuffl- sance de leurs revenus.Environ les deux tiers des particuliers appartenant à la catégorie des personnes accusant un revenu de $1,900 â $2.900 et environ le tiers de ceux de la catégorie des personnes touchant $2,900 et plus estimaient leurs revenus insuffisants pour satisfaire aux exigen ces du coût de la vie.En vieillissant, on change d’Méo • Un relevé effectué récemment par le Collège des professeurs de l’Université Columbia sur l’attitn de des syndiqués vis-à-vis de la retraite et sur leurs intentions à cet égard révèle que les Jeunes travailleurs industriels des Etats-Unis envisagent souvent avec plaisir la perspective de la retraite, tandis que les travailleurs âgés, en général cherchent â la différer le plus possible.L'enquête poursuivie à la demande de l’International Ladies* Garment Workers’ Union (AFL) a révélé que les travailleurs industriels approchant l'âge de prendre leur retraite éprouvent beaucoup d'aversion à le faire; des raisons d’ordre culturel, économique, psychologique et social expliquent cette attitude.Un rapport de l’enquête déclare que dans le cas d’un bon nombre d’ouvriers, le travail est plus qu’un gagne-pain, c’est un mode de vie.Souvent, d’ajouter le rapport, ce n’est qu’au travail que l’individu fait des contacts sociaux, manifeste son talent inventif, apporte une contribution à la société ét ae fait valoir dans la collectivité.Seulement 14# des 7## travailleurs interviewé* ont déclaré avoir suffisamment de fonds pour vivre une fols à leur retraite, précise le rapport en ajoutant que ‘les pensions seules ou accrues des allocations de sécurité sociale, ai élevées soient-elles, n'égaleront Jamais un salaire normal.Par conséquent, le gouvernement, en autorisant des exemptions d’impêts ms le cas des contributions à un régime d’épargne en vue de la retraite, peut encourager les travailleurs tout en leur fournissant un moyen de s’assurer la sécurité économique pour plus tard".Le' rapport recommande aux syndicats d'établir des services de conseillers afin d’aider aux travailleurs à pourvoir à leur retraite.Congrèg de# syndiqués de la chomsure Création d’un fonds de défense t .et d’un comité de stratégie On étudiera la possibilité de la mise en vigueur d'une carte de compétence et on demandera un amendement au décret en vue d'obtenir une augmentation de 15 cents l'heure.Pins de 4# délégués officiels au 22e congrès annuel de la Fédération nationale du cuir et de la chaussure du Canada ont réélu â Beauceville, M.A.April, comme président de ce mouvement syndical affilié à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada.Ils ont décidé la création d’un fonds de défense professionnelle au sein de la fédération.M.April commence un troisième mandat d'un an.Les autres membres du Conseil ont tous été réélus: MM.Edmond Jobin, 1er vice-président; Philias Perron, 2e vice-président; Albert Caron, 3e vice-président; Eugène Rancourt, se crétaire et Jos.Bérard, trésorier.La conduite de la fédération est assumée par un conseil d’administration de 15 directeurs qui s’ajoutent aux membres de l'exécutif pour constituer un bureau fédéral.Pour l'année 1953-1994, les direc teurs seront les suivants: MM.Lauréat Labbé, Québec; Lucien Basinet, Georges Saint-Amant et Mme Claire Clark, Montréal; Léopold Carufel, Antoine Ouellet et A.Gagnon, Saint Hyacinthe; Pierre Daigle, Hervé Mailhot et Jean-Paul Boutin, Beauceville; J.-Paul Fortier, Loretteville; Maurice Cloutier, l’Assomption; J-Maurice Savoie, Chambly; Antoine Ouellet, Drumraondville, et A.Lambert, Sherbrooke.Les chefs de la fédération, sur mandat spécial reçu des délégués durant les assises, s’occuperont d’étudier la possibilité de la mise i vigueàr d'une carte de compétence pour les salariés de la chauai re des opérations majeures.On a décidé que les syndicats de la chaussure demanderont, en amendement an décret existant La construction à Ottawa a établi un record en juin On a entrepris la construction à Ottawa, en juin, du plus grand nombre de nouvelles unités de logement dans l'histoire de la Capitale.Les nouvelles habitations se sont construites au taux record de près de 12.6 par jour pour un total sans précédent de 377 unités au cours du mois.Le record mensuel précédent était de 353 unités dont on avait entrepris la construction en octobre 1951.On prévoit de plus la possibilité que ce nouveau record soit surpassé en juillet.Le bureau dés permis de construction a été des plus achalandés depuis le début du ¦sois et le “boom” de construction ne manifeste aucun signe d’apaisement.Ce nombre de 377 porte à 1,127 le nombre de nouvelles unités de logement dans la Capitale durant la première moitié de 1993 à comparer 626 unités au cours des six premiers- mois de 1952 et 1,76) pour toute l'année.Il y a eu 347 permis émis en juin dernier en vue de ces 377 nouveaux logements plus d’autres importants édilices commerciaux pour une valeur totale de $4V910,-660 La valeur de la construction â Ottawa pour les six premiers mois, cette année, a atteint $19,^36,889 cette industrie, une augmen-de 15 cents l’heure sur les taux actuels.Les déléguée eut décidé aussi la création d’un comité de stratégie, qui aura pour fonction de coordonner le travail de négociation et d’organisation.Treize syndicats distincts, de diverses régions de la province, constituent actuellement la Fédération nationale du Cuir et de la Chaussure.La C.T.C.C.était représentée aux assises par M.Jean Marchand, secrétaire général.M.le chanoine Henri Pichette, de Québec, aumfr-nier général de la C.T.C.C., a aussi rendu visite aux membres dn congrès, et H a prononcé une allocution devant eux à la séance d'ouverture.Le programme du congrès comportait un déjeuner au Manoir des Ormes, sous la présidence de M.Jean-Paul Boutin, président du Syndicat des travailleurs en chaussures de Beauceville.FOYER UfORDâUE FOYER HEUREUX Cercles Lacordoire v Giffard : S3#9 1S44, rue Sherbrooke -E.Exigen toujours les st Produits "BOYEX MATELAS MEUBLES REMBOURRES Bovm» Limite?$761, rue Ruskln, Montréal RA.S-4621 Page 5 18 JUILLET 1953 LE FRONT OUVRIER- La prospérité du Canada, ( oeuvre d une administration libérale clairvoyante V ' Notre Canada oii les contribuables sont les moins taxés du monde libie TABLEAU COMPARATIF DE L’IMPÔT SUR LE REVENU R EVEN U C Étifcofofre $1,200 $2,000 $4,000 ANGLETERRE 129 361 1,100 ÉTATS-UNIS 109 269 696 CANADA.36 180 505 i Marié, sent #n/onf ANGLETERRE 51 234 916 ÉTATS-UNIS 00 136 530 CANADA 00 00.380 rrHIf 19, UeUa WuoWOwwTM * ANGLETERRE 00 •• 704 ÉTATS-UNIS 00 00 271 CANADA 00 00 320* j TF la canfribwaM* marié, père d» deux tnfoiiH, pal» $320.00d'impéts ou Canada dm qu'aux e»a>i Mali I# mère» cantrlfcuabta n'an pal# pn $271.00.Mai* aa aatore qsre la cadribreWa caaadlaa refait $140.00 par en Vdbcdfaa famÜalet aaa twpasaèlss, tandis qa'll na loucha Han aux Bore-Uni», fa déOaWvo, cala »ipnl>a pua la père da fa ns IR» wsalli» pal» $100410 d’hnpèh (soustraction fa Ha da» aRacattans faredtalss) alors pua l'Amdricmln «a paie $271.00."Le Canada est le mil pays resté fidèle à celte notion, tenue aiUeure pour désuète, qu'une dette publique n'en est pas moins une dette qu'il fout acquitter.La sagesse fiscal» du gouvernement canadien a freiné l'inflation .Ottawa a manoeuvré ovec un bonheur particulier devant la vague d'inflation déchaînée par la guerre de Corée".L’Information, Paris, 25 mon ‘53 Des axcédanf» budgetaires ., une dette nationo/o fi.Depuis sept ans les excédents budgétaires ont servi à réduire la dette nationale de $2,284,000,000.Le Canada est sorti de la guerre avec une dette de $13 milliards et demi.A l'époque, cette dette représentait Il 3% de la production nationale annuelle.Réduite à $11 milliards notre dette ne représpnte plus que 48% de la production nationale.UNI PRÉDICTION USERALf ! UNE RÉAUSATION UBÉRALE "Pondons coot ou, c'a* l'éloU» ouèricoha qui a rm-plandi dam la Rcmomant.Eh Manl fol CamUNan, «al, qua dam re *|»lao sllds, l'Stoil» van toqua»* sa Ssessaraal Soas las rpads |'ol l'ombition, du-j», qva da» Mods soN f'Stodn da Canada.'* Itk WitfM laurier, "Gréca 6 me administration judicious# at è la bon*» valonSé da toas la» cito/om qui Ira-vodlant at qui épargnant, la Canada a attaint, a» court da cas damlirm renias, aa ossar dont la rythma n'a Sté qaa roramant égalé.(.I Noos avons da bonnas lagans I tir or da l'axpérionc» canodianna da cm damUrat onnéas dans la domain» fiscal comma dam la domain» économique." [FINANCIAL FINIS 19SS1 Toujours de l'avan 1910) arec St-Laurent VOTONS t Fog* 6 LI FRONT OUVRIER 18 JUILLET 1953 Courri*r doe problem** du foyer PtufonA-MtU fixer le hcfttùre 4e* enfant* ?bi J'ai iw votre réponse au problème de la jeune dame qui demandait ei elle devait te faire opérer pour avoir d'autret enfante; voue y dims que les chré tient doivent te marier avec l'intention d'avoir autant d’enfante que lee circonstance le permettront.J'edmerait savoir quelles peuvent être cet circonstances.Nous ne sommes pat riches et nous voudrions donner uns bonne instruction aux enfants que nous auront; de plus, ma femme n’a pas uns bien bonne santé.Nous nous demandons si nous pouvons fixer d'avance le nombre d’enfants que nous pourront avoir.Jeune mari.Comme eette question a soulevé beaucoup d’intérêt cher nos lecteurs, nous publierons quelques lettres reçues, avant de donner notre propre de vue.* En voici une première, d’une dame de Sha-wialgan: Avez vous pensé un moment au plan de Dieu sur la famille?Le premier but qu’il a fixé à l’union conjugale, c’est de lui donner des âmes sur la terre pour mieux peupler son ciel.Evidemment, avec les logis étroits, les santés chancelantes, le coût élevé de la vie et toutes sortes de théories modernes, on a peur de la famille, peur des responsabilités, peur du sacrifice et du don de soi.On limite la famille par égoïsme, pour se donner du confort, du luxe, et quand on n’a plus rien à désirer, on est blasé, on trouve la vie fade» la santé est quand même délabrée; devenu trop âgé pour avoir des enfants, on regrette d’avoir calculé avec Dieu.Je connais une maman de 8 enfants qui a été hospitalisée 18 fois en 14 ans de ménage; c’est dire qu’elle a passé par toutes sortes d’épreuves, tant physiques que morales.Elle a été obligée de laisser son mari et ses enfants à des mains étrangères, sans compter toutes les difficultés financières que la famille a eues à traverser.Aujourd’hui, elle est revenue à la santé.Malgré sa grosse besogne, elle s'occupe d’Action catholique.Les époux en question ont passé à travers tout cela; leur secret: ils ont été de bonne foi.Dans les joies comme dans les peines, ils ont accepté la volonté de Dieu; à deux ils ont évité les faux pas, puis ils se sont soutenus â deux, puis à trois, puis à.dix, vers les sommets d’une vie chrétienne bien comprise.Ils ont su s'imposer les sacrifices nécessaires.Sait-on ce que l’on refuse i Dieu en limitant la famille?Un prêtre, une religieuse, peut-être davantage.N’aimeriez-vous pas, “jeune mari”, suivre les cours d'orientation des foyers de la L.O.C.?Je souhaite qu’il s’en organise dans votre paroisse ou dans votre ville.Bonne chance! Mme Roger BELISLE, Shawinigan Sud.Voici une deuxième lettre, qui insiste, comme la première, sur la nécessité d’une grande confiance en la Providence: Ce qui manque de nos jours, ce n'est pas tant la santé, l’argent ou le logement, que la foi en la Providence.Dieu sait mieux que nous ce que nous pouvons faire et II ne donne pas plus que ce que l’on est capable de supporter.Pourquoi, alors, ne pas s’en remettre â Lui de la question du nombre d’enfants que l’on doit avoir?Pourquoi n'agit-on pas avec Lui comme avec un père aimant, puissant et riche, qui ne demande pas mieux que de nous combler?Et où a-t-on vu le juste qui lui a demandé du pain pour aes petits, et qui en a reçu des pierres?Pourquoi nous inquiéter de l’avenir de nos enfants?Sans doute, il faut faire tout ce qui est humainement possible pour qu'ils ne manquent de rien; mais, dans la paix du devoir accompli, jouissons de la présence de nos trésors — je n'ai jamais compris ceux qui, en limitant les naissances, s’en privaient — trésors pour le temps et pour l’éternité.C'est dans la famille nombreuse que fleurissent les vocations religieuses, les enfants affectueux et reconnaissants, ainsi que les grands coeurs dévoués à leurs semblables.Les petites familles, au contraire, ne donnent bien souvent que des égoïstes, qui sont malheureux et rendent les autres aussi malheureux.Je pourrais citer nombre de familles qui ont t fait confiance en la Providence et qui, à chaque naissance, ont vu le salaire augmenter, ont eu la chance de trouver un logis plus grand, etc.Tout le monde sait d'ailleurs qu'un nouveau bébé apporte ordinairement un regain de santé à la maman, du moins quand les choses restent dans l'ordre, c'est-à-dire lorsque la mère n'est pas une enragée de 1a cigarette ou du ‘‘coke’’, quand ce n’est pas des cocktails! A part cette attitude de confiance, il y a autre chose qui, te pense, plaît à Dieu: c’est la continence totale.Peut-on le dire tout haut en 1953?Quant à moi, je n’ose pas, quand je constate combien on est faible devant un cornet de crème glacée, par exemple.Si on est si peu fort dans les petites choses, comment pourrait-on l'être dans les grandes?Mme Berthe LEPAGE, Saint Jéréme.Et une treisièn cette fois: lettre, d’un père de famille La fin première du mariage, c'est la procréation; mais il ne faut pas en conclure que les époux ne puissent, d’un commun accord, garder la continence pour un temps plus ou moins long.L’exiguïté des logements, le coût exhorbitant de la vie, les besoins de plus en plus nombreux de la famille, etc., etc., semblent cependant s'opposer à la poursuite de la vie chrétienne dans le mariage.Il est demandé, en tout cas, plus de sacrifices aux parents qui demeurent à la ville qu’à ceux qui vivent à la campagne.Il est entendu qu'il n'est pas question de tenter d'élever une famille nombreuse en chambre; il faut de l'air, de l'espace.Une seule solution possible, alors: la continence.Dans certains cas, la chose peut demander de l’héroïsme, même avec le secours de la prière et des sacrements.Les parents doivent se sanctifier pour leurs enfants, même avant leur naissance.Il vaut mieux demeurer à la campagne, dans une maison moins moderne, manquer de commodités, etc., plutût que de vivre dans le péché.De tels sacrifices peuvent être considérables, surtout pour la femme, mais la Providence se charge toujours de la récompense.La maladie de la mère ou la crainte de complications pose souvent un problème.Mais "qui ne concevrait la plus simple admiration, a dit Pie XI, pour la mère qui s’offre elle-même, avec un courage héroïque, à une mort presque certaine pour conserver la vie à l'enfant une fois conçu?” Et l’on pourrait ajouter: qui même accepte le risque de la conception par amour de son devoir d'état.La conception chrétienne du mariage, c’est d'avoir les enfants qu’il est possible d’avoir; mais cela ne signifie pas qu’il faille donner libre cours à l’instinct.L'Eglise met l'accroissement spirituel du genre humain avant son accroissement numérique, dit le Père Plus.La continence est cependant difficile dans le mariage; pourquoi, alors, ne pas suivre les lois de la nature et avoir une confiance sans bornes en la Providence?Quel degré d’instruction faut-il pour entrer au Ciel?Fernand RAINVILLE, 8625, me Hochelaga, Montréal: Noos avons choisi ces réponses, parmi d’autres, parce qu'elles manifestent qu’il y a encore beaucoup d’esprit de foi dans nos familles chrétiennes.N’est-ce pas encourageant de voir que cet personnes convaincues luttent contre le courant?A la semaine prochaine, pour notre propre réponse, que nous voulons plus complète encore.Nous enverront à Mme Lepage — dont la réponse noua parait particulièrement intéressante — le volume "Problèmes de la natalité au foyer”, de Duval-Aumont, don des Editions ouvrières, 1619, rue St-Denis, MontréaL Toutes les questions et difficultés d’époux et de parents sont bienvenues au “Courrier des problèmes du foyer”, LE FRONT OUVRIER, 4911 CAte-des-Nelges, Montréal 24.LES MOTS CROISES DU FRONT i , » 9 « 9 9 « 9 9 14 11 Ml i L , ¦ 1 .i m 1 1 1 i • - \ 1 ! 1 1 ?DT H _jj ¦ 11 Tunr TT * JU TTTTT ¦OMZONTAL1MXN1 I —Apt* à recevoir.S — Mari de Bethaabé* — Prendre un* eipreeelon de geltté S —Argile Jeune — Quid*.« — Mleelre — Abrévl.tlon 0'ltaU e.ue”.Solution du problème do la aemalno dernière s — s— T — S — t — 10 — lt — 1 — a — l — t — Qui S* jeter 4-If -7S -»-lOll- Vtll* du Pérou — ne contient rien.Robe d* ¦neftetrmt — Impétueusement fur.Interjection qui marque la douleur — Symbole chimique d* l’argent — Mammifère rongeur.Percé Un trou dans — Symbol* chimique d* l’aluminium.Un* de* Cyclades — Article sapa- Kol — quatrième parti* du Jour.lèvent — Dialect* du langage provençal — Pronom personnel.Propre — Songer.vanne aliment Suggestion, Instigation.Canton eulase — Tranquille — Eicep té.Trac* que laies* après lui un béliment en fendant l'eau — Manche, au tennis.- Démonstratif — Deui consonne*.Consonne* Jumelles - Oe de certains poisson.Sel d’argent, employé en médeetne.Dans ’’tnt:’ — Métal Jaune et précieux.Manque de respect.Béant* — Du verbe aller, au futur.Habitation de* olaeaux — Soeur du père.Tailler la téta des arbres — Poe-ilf.Springfield accepté dans la ligue de hockey Québec QUEBEC — Un journal local a publié, hier, une information à l’efffet que les Indiens de Springfield avaient officiellement été acceptés dans la Ligue de hockey Québec pour la saison 1953-54.Le circuit Slater, devenu récemment professionnel, comporterait donc désormais 8 clubs.Le journal rappelle que Eddie Shore, propriétaire des Indiens, avait fait application pour une franchise lors de la réunion de la Ligue à Montréal, lt 3 juillet.Les clubs avaient demandé quelques jours de délai pour mieux étudier cette demande.Tous auraient répondu favorablement à cette demande.Springfield opérait l'hiver dernier dans la Ligue de hockey amateur de l'Est des Etats-Unis.Jusqu’à il y a deux ans, cette villa était dans la Ligue américaine.Mais à cause des trop grandes distances qui le séparaient des autres, Shore déménagea le club professionnel à Syracuse, N.-Y., tout en gardant un club amateur à Springfield.La Ligue de hockey Québec aura un calendrier régulier de 70 parties, chaque club se rencontrant 10 fois.C’est dire que chaque équipe évoluera 35 fois sur sa glace, cet hiver, au lieu de 30 fols, comme l'an dernier.Cours PAR CORRESPONDANCE — Enseignons Français, Anglais, Arithmétique, Comptabilité, Sténographie, Dactylographie.Dlplème accordé pour chaque matière.Prospectus gratuit sur demande.Adresser: COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg., Casier: 66, ST HYACINTHE, P.Q.Remerciements i la bienheureuse Marguerite Bourgeois, pour faveur obtenue.Avec promesse de faire publier.J.-A.PIGEON, Enrg.UhiM *1 Albert Figeei, prmp.VALISES — SACOCHR8 «t ARTICLES DK CUIR CkesietirM ‘‘8Ut*r” peur Im»m*m** Cordonnerl* Moderne ni* W*lllMfft*H*N*r4e m» 3-1434 Sberbieebe FERNAND PION Assurances générale* 384, nie Cadillac, Montréal Tél.: TU.2839 Ex-dirigeant jecist* % -5 V®.1 i .• ~ > *¦ • fr 18 JUILLET 1953 LE FRONT OUVRIER- Une tasse de vérité, sans sucre s.v.p.iF Sana douta, noua la connatxsont.n'est-ce dos.le discours sur lo Montagne?%*+* Poge 7 Sons doute, nous le connaissons, n'est-ce pas, le discours sur lo Montagne?Ça se passait, il y a bien longtemps, une fois qu'un homme possédait une parole si dynamique que les foules le suivaient.Des vérités sous des choses simples Cet Homme parlait de choses bien ordinaires:.Ih'farine, puis le pain qu’on fait avec la farine, les arbres au bord du chemin, les oiseaux du ciel, la femme pas très riche qui a perdu une pièce de monnaie et qui cherche partout sur le plancher de sa cuisine.Pourtant, comme ces choses simples étalent dites d’une façon extraordinaire! A l’entendre, les gens de bonne volonté s’apercevaient tout à coup qu’il y avait de grandes vérités cachées sous des apparences si petites, si proches de nous, sous les choses de tous les jours.Cet Homme si doux et si bon avait le don de dire des choses que l’on se cachait à sol-même.La vérité sur soi-même Jeannine, la petite ménagère 1953 vêtue d’un tablier jaune comme les rideaux de sa cuisine, connaît le discours: “Vous êtes bienheureux vous qui avez faim et soif de vérité ”, a-t-elle lu.Elle se demande quelle forme plus modeste peut bien prendre cette sublime vérité pour elle.Quelque chose comme une adaptation à sa taille, un moyen pratique de chercher la vérité, une recette de cuisine, quoi! Et sans sucre, s’il vous plaît.Une vérité de .tous les jours, une recette de vérité qu’on en vient à savoir par coeur et à laquelle on ajoute des variantes.A réfléchir, il se fait une petite lumière de plus en plus tenace et tenaillante.La vérité que Je dois chercher, se dit- LUNETTESi Consultations de * h.à 6 h.faftr XaHfirtu I?OPTICIEN Réparation» de lunettes à domicile sur demande.7569o, RUE ST-HUIERT - CR 10S4 ARCHITECTE Guy S.N.Parent i.oj.architecte 2511, rue St-Germain Montréal * Tél.FAIkirk 5676 Vos problèmes de construction.OPTOHETEISim BXAMBN 0* LA VOS Emile Briére, OA Omsokotioa* So • S V elle, c’est la vérité au sujet de moi-même.Une rrande colère .sur un détail Il y a trois jours, elle a fait une grande colère à Albert, son mari.Elle en a eu honte ensuite.Albert, soit par délicatesse, soit parce qu’il n'aime pas revenir en arrière, n’en a pas reparlé.Pourtant, pense Jeannine, si Je Veux la vérité dans ma vie, Je dois regarder bien en face ce qui s’est passé.% Maintenant que l’aveuglement de la colère est dissipé, elle se regarde froidement dans une sorte de miroir Intérieur: sa conscience.Tout en lavant sa vaiselle, elle commence d’abord pu accepter une à une les vérités suivantes: Je suis sortie de mes gonds.J’ai dit des choses qui dépassaient ma pensée.J’ai fait de la peine à Albert .J'ai été Injuste envers lui.Elle parvient même & voir bien nettement, dans le miroir, l’Image d’une petite brune en colère et d’un mari piteux et surpris d’une telle explosion de rage.sur un détail.Ce n’est vraiment pas drôle d’avoir tort.Pourtant, en plein milieu de l'écurage des chaudrons, Jeannine se rend bien compte.Elle se i appelle avoir dit des paroles pas mal cavalières.Elle ne sait plus actuellement si elle doit en rire ou si elle doit en avoir honte.Elle sait très bien que c’est Injuste pour Albert.Au fond, comme c'est simple.Son mari n’a pas voulu poser ses rideaux quand elle le lui a demandé.Mais, la semaine dernière, 11 a fabriqué une armoire, posé une tablette dans la garde-robe, lavé le plancher de la véranda.Un aveu entraîne le pardon Comme pour ajouter à sa confusion, pendant qu'elle en est encore à ses réflexions, voici Justement qu’Albert vient lui demander où sont les rideaux.Il veut les poser.Jeannine se sent toute rouge et toute mal à l'aise.Elle lutte entre la vérité et son.orgueil.Elle doit pourtant reconnaître ses torts maintenant qu'elle a vu clair.Donnant un petit coup de coeur et de volonté, elle avoue en se jetant dans les bras de son mari: “J’ai eu tort de me fâcher, l’autre jour, pour cette question des rideaux.Dire que tu avais travaillé si fort, la semaine dernière, aux armoires.Je m’excuse, mon chéri." Albert, tout ému, attendri, heureux de cet aveu de sa femme, pardonne sans arrlè-re-pensé et clôt l’incident ep allant poser les rideaux.C’est aussi simple que ça.la vérité de tous les Jours.Eli; commande cependant notre vigilance.La vérité est simple; encore faut-il la servir sans sucre.Elsie ROBINDAINK.Patron à décalquer Des gentils géranium rouges et verts forment le motif de ce dessin à décalquer au fer chaud.Ces Jolis fleurs viendront décorer agréablement vos rideaux de cuisine, vos tabliers, vos nappes, vos serviettes de table, vos linges de vaisselles, étc.La couleur résiste au lavage.Chaque enveloppe contient: 20 motifs.8 pots mesurant 3er?Poser la question, c'est monhose dans le domaine de la santé.llocations i coût de la vie xibue du pensions de vieillesse, rations d’assurance chômage Bien! t de Msécurité sociale", sont deve-, >Ût de la vie a presque doublé deles prestations elles-mêmes sont que raisonnable qu’on (es augmen-coût de la oie.is pauvres la peut donner la prospérité 1 tous ; d’aider les pays où règne la pau-ic la moitié du budget national à juvemement fédéral ferait beau-ic partie pour aider les pays sous-la charité sur le plan internatio-îmunisme de conquérir le monde, itre le communisme, bien plus ef-tomiques et même les mises hors ition, proportionnée aux capacités également beaucoup pour rétablir Il va sans dire qu’elle ne doit pas sr l'élément français au pays, pas lues.conque en veut l’Etat faste vivre les gens, en leur e chose.Mais nous exigeons qu’il i ceux qui peuvent travailler, trou- mettre fin au chômage, particuliè-i se donne beaucoup de peine pour emps de guerre; pourquoi n’en feet oeuvres de paix?Dans un pays », U y a npoyen d'y arriver pour devrait favoriser davantage le tra-préfèrent continuer à travailler e traite ou de vivre d'une maigre it rendre service durant nombre des travailleurs âgés devrait rena-oyer la mère de famille.Elle doit ficace aux négociations collectives 'ail à tous, 11 faut aussi que les sa-nement fédéral devrait populariser par donner l’exemple en payant pos, nous exigeons une représentais eu Service civil fédéral.ispillage Programme en 10 points, envisagé sous langle familial, à présenter à tout candidat sans distinction de parti ! que le gouvernement ne se sous, surtout lorsqu'il s’agissait de la ms l’abolition du gaspillage, du s l’utilisation des fonds publics.le budget de tout le pays comme i le tie if, en y regardant deux foie permettront notamment d'éliminer les prestations de sécurité sociale oeun publiques a la protection de la moralité pu inte des poiaons, il doit voir à ce >scéne ne ae répande pu impuné donc que le gouvernement fédéral te mu T entrée au paya dea Jmpri méi immoraux, ainsi que sur ceux qui s'impriment au pays.A ce sujet, les évêques du Canada ont présenté au printemps dernier un mémoire qui ne devrait pas demeurer lettre morte, 9 - Respect des droits provinciaux Le gouvernement fédéral empiète peu à peu sur les pouvoirs des provinces, surtout en leur enlevant leurs sources de revenus.Nous demandons qu’on revienne à l’esprit de la Confédération, et que l'Etat central laisse aux provinces leurs droits et leurs sources de revenus.Ce point a une importance particulière pour le Québec, qui tient avec raisoirt rester ce qu’il est.10-Les signes d'une nation adulte Le Canada est devenu un pays adulte.Il importe qu’il le ma nifeste particulièrement en adoptant: a—Un drapeau canadien; „ b—Un hymne national canadien; e—Un ambassadeur canadien auprès du Saint Siège, comme 11 en a dans des autres Etats importants.Revendications sous l'angle familial Alors que le gouvernement semble oublier la famille, que Us partis politiques n’en tiennent guère compte dans leur programme, il importe que nous mettions en relief les besoins de la fqmille canadienne.C’est surtout ce que nous avons voulu faire en rédigeant ce programme en 10 points.Dans leur lettre pastorale collective sur le Problème ouvrier, nos évêques ont précisément déclaré: "Tous ceux qui ont à coeur la restauration de la vie ouvrière n’oublieront jamais d’envisager les demandes, les revendications et Us réformes économiques et sociales sous l'angle de la famille", en parlant de la nécessité d’une “politique familiale, exigence d’un ordre social chrétien’’.Pourquoi penser à la famille, aloré que c’eat l’individu qui vote ?Parce que la famille est trop oubliée dans te politique.Nous demon dons à tous ceux qui auront le droit de voter le lé août, de déposer leur vote au nom de leur famille.Cela nous parait important! Le programme que nous présentons est-il complet?Non, mais IL TOUCHE LES POINTS LES PLUS IMPORTANTS POUR LA FAMILLE OUVRIERE DE NOTRE PROVINCE, DANS LE CONTEXTE D’UNE ELECTION FEDERALE; il ne s’agissait pas de traiter ici de ca qui relève du gouvernement provincial.Programme du parti C.C.F.— Les dix points do M.Coldwell — M.M.J.Coldwell, leader du parti C.C.P, a présenté I Ottewu les dix point* qui résument le programme de ce parti lors deo élections prochaines.Voici ces lé pointe: 1 —Mouvement eu faveur do te paix pour supprimer le communisme en éliminant 1a faim et te pauvreté.en édifiant 1a sécurité collective et en appuyant les Nations Unies.wrx M.M.I.Coldwell malades, des pensions de vieillesse plu* considérables et une hausse des allocations familiales afin de contrebalancer l'augmentation de 1a cherté de 1a vie.4.—La construction annuelle de léé.éOé maisons, grâce à te diminution du taux d’intérêt, à 1a réduction du versement Initial et au versement de subsides.8.—La création d’offices pour la vente des produits de l'agriculture et des pêcheries entre les provinces et pour fins d'exportation.6.—L’établissement de prix ga- rantis d’avance, fondés sur te parité, pour les producteurs primaires.v 7.—Des ententes économiques avec le Commonwealth et les autres pays de 1a xone sterling pour regagner et développer nos marchés d’outre-mer.Il—Révision complète dea taux de transport en vue de supprimer tout# injustice.^ ^ chômage pour en augmenter les avantages et accroître te protection en cas de maladie, et création d’un mode de travail national pour assurer à l’ouvrier 1a sécurité de •on emploi et celle de son syndicat.10—Réduction de l’impôt sur le revenu pour les personnes à faible salaire, hausse de la taxe Mir les sociétés et nouvelles taxes sur De plut, nous nous adressons à la famille OUVRIERE Les autres classes de la société mettront l’accent sur d'autres pointa peut-être; elles en ont bien le droit, comme elles ont des besoins légitimes qui ne sont pas ceux des ouvriers.Nous sommes loin d’étra compétents, par exemple, dans les questions agricoles: c’est pourquoi nous ne nous en mêlons pas: CE QUI NE VEUT PAS DU TOUT DIRE QUE NOUS LES IGNORONS.Les candidats doivent s'engager Il nous semble important que les électeurs exigent des candidats des promesses formelles sur les probUmes les plus importants Les problèmes mentionnés dans le programme exposé ici sont de ceux sur lesquels on doit exiger des candidats une prise de pos! Uon.Les programmes des partis politiques sont flous en certains points; il faut les faire préciser afin de savoir pour quoi l'on vole exactement.Comme l'individu isolé ne peut facilement obtenir pareil enga gement de la part des candidats, pourquoi ne ferait on pas des démarchas en groupe?Si tel candidat ne s’est pas engage, avant lea élections, à résoudre, par exemple, le problème de l’habitation, on a bien des chances qu’il n'en fera rien une fois élu député Telle nous semble être la meilleure façon d’intéresser les élee teurs aux élections et de pousser les candidats à s’occuper des élec leurs.La politique — pas te politicaillerie ou l’esprit de parti — mérite l’attention de tous les citoyens.Si on ne s’en occupe pas en temps d’élections, quand s'eu occupera-t-on?Plus qu'un droit, c’est un devoir! Programme conservateur —M.George Drew fait 16 promesses — M.George Drew, chef du parti conservateur-progressiste, a pré senté les grandes lignes du programme électoral de son parti 1er* de l’inauguration de sa campagne dans sa ville natale dr Guelph; il a répété te même chose à Québec par 1a suite.Voici les seize promesses qu’a faites M.Drew: I.— I,’établissement Immédiat d’un plan national d’assurance-santé.g—La mise an vigueur d’un,-.programme «e sécurité seriale l’excédent des bénéfices et sur les comportant dea bénéfices peur les gaina de capital.1 —Réduire les taxes fédérales d’au moins $500,000,000 par année sans diminuer les versements de la sécurité sociale et la puissance de nos forces armées.2.—Exempter les municipalités et les commissions scolaires des taxes de vente et d’accise et permettre aux municipalités d'imposer des taxes sur les propriétés de la Couronne.• 3.— Convoquer immédiatement une conférence fédérale-provincia-le afin de réduire les taxes foncières sur les immeubles destinés à l’éducation, la santé et les autres services essentiels.4.—Mettre fin au “gaspillage” et A l’extravagance, augmenter l’efficacité du gouvernement et réorganiser en particulier le ministère de te Défenoe nationale.5.—Créer un comité parlementaire conjoint en vue d’effectuer U réforme du Sénat.8.—Amender le Code pénal afin de mettre au ban le communisme et les autres activités subversives.7.—Prendre immédiatement des dispositions pour restaurer et développer les marchés étrangers pour nos produits agricoles et autres produits de base.8.—Restaurer la suprématie du Parlement, remettre la maîtrise des affaires de la nation aux élus du peuple, mettre fin aux décrets ministériels secrets et rappeler 1a loi dos pouvoirs d’urgence.9.—Nommer une commission agricole en vue d’établir des prix minimums conformes au coût de la production agricole.10.—Reviset; immédiatement les lois ouvrières afin d’améliorer la procédure des négociations d'ententes collectives, de fournir un salaire égal pour un travail égal et de permettre aux ouvriers malades ou victimes d’un accident de retirer les prestations d'assurance-chômage.Il—Mettre sur pied un programme d'habitations, améliorer 'les terme* et conditions pour le* I aspirants propriétaires.12.—Instituer un plan < on tribu toi ri d'assurance santé afin de procurer des soins médicaux au peu pie sans introduire te médtcine étatisée.13— Prendre des mesures immédiates pour la fixation des tarifs-marchandises.respecter les tarifs statutaires régionaux et encourager l'utilisation des ports canadiens.14— Reviser 1a loi du Service civil afin de faire bénéficier tous les fonctionnaires, sauf les temporaires, de te sécurité, payer des salaires et accorder des tendit ion» de travail comparables à ceux qui existent dans l’industrie et le torn mono.13.—Etablir une politique nationale au sujet de nos ressources naturelles en collaboration avec les provinces sous le système de la libre entreprise.16.—Accorder un appui entier à l’O.T.A.N.et à tous les autres organismes des Nations Unies, afin de maintenir la paix et d'améliorer les conditions sociales et économiques.M.George Drew ; L M Pag* 10 LE FRONT OUVRIER -18 JUILLET 1953 NAPOLEON V*N»eS'»»**»N*e*W**^***A*AA*A*WN*Aéi*AA*iAAA CLIFFORD McBRIDE Son Mon et vient te battre, petit Minai! ! Surveille 'l Tiens ! lia écureuil de terre ! f J'ai teai cela .• Fautre tron pendant que Je vab b faire sortir, Napoléon ! Je n’ai pas b coeur de b frapper, faire face ! N’est-ce Retard e-le Le voici Attrape-b Napoléon ! Vois in deux fres êtres u petit animal à b s’attaquant i nn pauvre petit Prends-ee soin écureuil de dir onces ?pendant que Je vais aller chercher une Maintenant, retarde b gratitade touchante lilies; Je Nous avons fait dix de ce petit animal quand Je vais te nous pouvons b laissez sortir ici.remettre en liberté.Aitch - 'ss* Il JUILLET 1953 LE FRONT OUVRIER- PO0# Il CciH © JeuheJJ§» P®r I Institut culturel Ji Concours pour les finissants Où doit-on envoyer les compositions?Deux semaines encore pour concourir en rue d'obtenir le cours gratuit de l'Institut culturel Jeunesse Nos lecteurs se souviennent qu’au début de Juin nous lancions un concours à l’adresse des finissants de lie ou de 12e années, qui veulent continuer de se perfectionner en français après avoir quitté l’école.U s’afit de faire une composition de pas moins de 4M mots et pas plus de 900 mots, au dactylographe de préférence sur l’un des S sujets suivants: 1— Description de “ma tête”; 2— Récit d’une partie de pèche à laquelle on a réellement participé; S—Lettre à un(e) aml(e) pour lui faire part de ses projets d’avenir.Le prix est un cours gratuit de syntaxe pratique ou de stylistique pratique à l’Institut culturel Jeunesse.II comprendra 20 leçons et se donnera le mercredi sôir, de 7 h.30 à 9 h.30, à l’Ecole normale Jacques-Cartier de Montréal.On a jusqu’au 21 Juillet pour présenter sa composition.Les concursents doivent envoyer leur travail au: FRONT OUVRIER, 4911, COte-des-Neires, .- Montréal 26.Bienvenue à tous les jeunes, garçons ou filles, de lie ou de 12e qui ont définitivement laissé l’école en juin et qui veulent continuer à se cultiver! LE FEUILLETON DU “FRONT OUVRIER” Pat tette et eau r«MM a MnMM Far Claude Mélançon UMm Jnmm, me.rmm SonOrtbi MtorUéf mi l'nti Ne M Jacques, ayant, par la force des événements, succédé à Madame de 'Salamandre aux fonctions délicates de tuteur et protecteur de Jeannine, se doute un peu que l’état de la fillette requiert tous ses soins, mais il est bien empé-, ché de les lui donner.Pas plus qu’une foule d’autres éventualités, celle d’une maladie n'a été prévue.Il ne peut même pas allumer un feu pour réchauffer son amie dont les dents claquent.Dans la h A te du départ, Il a oublié les allumettes.- Il a bien essayé déjà de frotter l'un contre l’autre deux morceaux de bois sec, dans l’espoir d’en faire jaillir l’étincelle promise dans maints récits de trappeurs.Peine perdue.L’expérience n’a fait qu’ajouter à la série des désillusions éprouvées depuis qu’il s’efforce d’imiter les héros de ses livres d’aventures.Parlons-en de tes récits! Jacques, nourri des romans de Chevalier, de Gustave Aimard, de Fenlmora Cooper, a pu mesurer depuis trois Jours la distance qui sépare la fiction de la réalité.Sur la fol de ses livres, il s’était représenté la vie des coureurs de bois comme une sorte dq promenade sportive, à la poursuite de toutes sortes d’animaux; ceux-ci, à un moment donné, viennent se placer spontanément dans la ligne de tir des chasseurs, ou se prendre à leurs pièges, à l’instant même où l’on a le plus besoin de leur fourrure ou de leur chair.Les épisodes sont réglés de façon à procurer des émotions fortes; mais à la fin, le héros trouve toujours sous la main les armes, les provisions, les appuis dont il a besoin pour triompher des difficultés ou de ses ennemis.En pratique, c’est beaucoup moins beau.D’abord le gibier ne se laisse pas approcher si facilement, et, lorsqu'on le vise, il a la mauvaise habitude de se sauver.Jacques le sait par expérience, ayant essayé le second jour de tirer un lièvre.Et puis — cela aussi, il l'a expérimenté — tout n’arrive pas à point dans les circonstances difficiles.Jacques Mit maintenant au prix de quelles privations, de quelles fatigues et de quelles souffrances Questionnaire numéro VII 1.—Quelle partie du Nouveau Testament raconte les di buts de l’Eglise catholique 7 2.—Qu’est-ce qui distingue un pays d’un autre pays 7 3.—Quel appareil surnomme-t-on la "voix sans fron Hires’’ 7 4.—Quelle est la nourriture des écureuils 7 5.—Pouvez-vous expliquer ce qu’est une lettre ?6—Est-il vrai que seule femelle du peut piquer 7 la maringouln s’acquiert la liberté tant vantée du coureur des bois.Il ne l’envie plus.A lui le solide confort de la civilisation! En ce moment, il échangerait tous les plaisirs de la chasse, toute la gloriole de cette équipée en territoire vierge, contre une boussole, un sirop pour le rhume et des vêtements chauds.Quant à la forêt, si attirante de loin, elle lui fait l’impression, depuis son entrée dans la capinière, d’une foule hérissée et hostile.Boueux, las, déprimés, les enfants forment un tas grelottant devant le havresac ouvert, dans lequel aucun d’eux ne songe à puiser, tant la fatigue leur rend r4 pugnant tout effort, y compris celui de manger.Mousse lui-méme, son petit corps noir agité d’un frisson continu, ignore le morceau de pemmican posé devant lui.Comme ses maitres, il semble attendre la nuit pour y cacher sa misère et son désespoir.Soudain l’épagneul grogne, dresse les oreilles, puis se précipite en jappant vers une forme hu maine, devinée plutét qu’aperçue ‘ travers les branches.Jacques croit reconnaître Meshkena.D’un bond il est sur pied, son revolver la main.Que dit le jeune ouvrier qui parle bien sa langue?II dit Une paire de pentures Un boulon Du goudron Des planches fendues Un meuble marqueté Du bois de pulpe Du papier de verre Une scierie De la sciure de bols Un malheur Aboucher des tuyaux Solliciter une position Etre vif à l’ouvrage Réparer un moteur Travailler à la course Gâcher un travail Etre conforme aux plans Interdire pour longtemps Se donner du temps Cogner un clou Dégringoler de l’échafaud Poinçonner sa carte S’écorcher le visage Le plâtre est tout fendillé Il rivalise avec moi au travail Cette table manque de solidité La porte a travaillé Il partit avec tout son attirail La boutique ferme à six heures Ces tuyaux ne s’agencent pas On peut le faire â la rigueur Faire trois heures supplémentaires Il ne dit pas Un set de pentures Une boit Du coal tar Des planches craquées Un meuble plaqué De la pltoune Du papier sablé Un moulin à scie De la moulée de scie Une badluck Amancher des tuyaux Faire application Etre d’avance à l'ouvrage Réparer un engin Travailler â l’épouvante Jobber un travail Etre conforme avec les plane Boycotter pour longtemps Prendre ça aisé Fesser un clou Débouler au bas de l’échafaud Puncher sa carte S'échârogner la figure Le plâtre est tout petassé Il m’accote au travail Cette table a du ballant La porte a coffré Il partit avec tout son aria La boutique est fermée â six heures Ces tuyaux ne fittent pas On peut le faire au forçante Faire trois heures d'over-tlme —Halte! ou je tire.L'Indien, maintenant bien en vue, obéit et, pour prouver ses intentions pacifiques, il lève sa carabine au-dessus de sa tête.En dépit du geste, Jacques res te soupçonneux.Vient-il en ami ou ennemi?Dans le premier cas, c’est le salut, le guide idéal qui les tirera de leur fâcheuse posi lion et leur permettra d’atteindre leur objectif.Dans le second.Meshkena devine sa pensée: —Moi, ami.Toi pas tirer.Après cet effort oratoire — le >lus grand de sa vie peut-être — ’Indien ouvre la culasse de son arme pour montrer qu’elle est vi de, s'appuie sur le canon de sa carabine et attend.Jacques est ébranlé, mais il ne se rend pas encore.En somme, il n'a aucune preuve de la bonne foi du “Suiveur de Pistes’’ et ignore naturellement ce qui s’est pas-là-bas.après leur départ.Si tout n’était qu’une ruse, un moyen de le désarmer, puis de les remet tre tous aux mains du Borgne?Il convient d’agir avec prudence.Mousse y va-plus carrément.Il se précipite sur l’Indien et par ses gambades lui témoigne sa oie de revoir un ami.Jacques est frappé de cette marque de confiance et s’incline devant l’instinct de l'épagneul d’autant plus volontiers que Jeannine, avertie de son côté par son intuition fé- minine, le presse de bien accueillir celui que la Providence envoie pour les tirer d’embarras.X S «m* se formaliser de cette réception hostile, qu’il semble trouver toute naturelle, Meshkena.une foie agréé, vaque sans dél>,< à ses fonctions de guide.D’abord il fait déménager les enfants, en** leur expliquant par gestes que la pluie s'en vient et que leur camp, appuyé A une colline, sera inon dé.Il a vu cela d'un coup d’oeil, l’Indien, et Jacques qui le surveil le uns vouloir le paraître, admire l'aisance de ses mouvements et l’ingéniosité déployée pour créer du confort avec presque rien.Tout à l’heure il reprochait aux roman ciers d’avoir grossi les qualités de leurs héros et exagéré la facilité avec laquelle ils triomphent des événements.La conduite de Mesh kena lui donne à penser qu’ils ont peut-être diminué leur mérite réel qui est de bien s'adapter aux con ditions du milieu où ils vivent et de tirer un parti admirable des ressources de la Nature.Ainsi Meshkena, en quelques minutes, a découvert qu’un ruisseau coulait, à leur inrti, non loin de leur premier campement.Avec des branches de sapin, il a construit une cabane qui les abrite de trois côtés.Devant cette cabane, il a allumé un feu dont l'agréable chaleur se répand à l’intérieur.Il a puisé de l’eau, infusé du thé pour Jeannine et bûché du bois pour la nuit.Tout cela sans effort apparent, comme en se jouant.Après avoir forcé les enfants à prendre quelque nourriture, le guide les fait coucher sur des lits de “sapinage", moins moelleux peut-être que les matelas de plume, mais beaucoup plus confortables que la terre dure et froide sur laquelle ils dorment depuis deux nuits- Jacques, encore soupçonneux, voudrait veiller et s’assurer que l’Indien ne profite pas de leur sommeil pour les livrer aux bandits.11 ne le peut pas.Ses paupiè- Réponses au questionnaire numéro VII 9 •inO—9 sajuasqu sauuosjad xnap «jqua atljap uonesjaAuoa aufl—T '•tinai -no?sap oqiJOACj asni -jjjnou «i iuos xjou saq— j oipuj *q—£ aBsBaci ai mu||o ai *ios a] ’sius-jiqsii saq—-g saj'jpdy cap catoy saq—q res chargées de plomb se ferment malgré lui et il s'endort profondément au moment où un orage s’abat sur leur abri.Une surprise l'attendait au réveil.Dès le petit matin, Meshkena s'est mis en chasse et a tué un porc-épic.L'animal, proprement écorché et enfilé dans une branche, suinte sa graisse dans la poêle où s’alignent des tranches de bacon.Une douce ehaleur.à laquelle se mêle le parfum du rôti, emplit la cabane.Comble d'attention, le guide a, pendant la nuit, retiré les chaussures mouillées des enfants, les a bourrées de mousse et les a fait sécher.Ce geste prévenant dissipe les derniers soupçons de Jacques, qui, le premier, salue d'un bonjour amical leur guide volontaire.Désormais, il a quelqu'un sur qui décharger le poids de ses responsabilités de chef et il s’en réjouit.Oubliés ses soucis, ses angoisses de la veille! L’espoir de sauver M.Royat lui apparaît maintenant comme une certitude.(à suivre) Pog# 12 LE FRONT OUVRIER- 18 JUILLET 1953 Réélection du Requête au sujet de l’assainissement général des Trinitaires du cinéma dans la province d’Ontario MONTREAL (IN)— Dernière nient à Rome, au Collège International de Saint Chrysogone, martyr, a été tenu le chapitre général de l'Ordre de la Très-Sainte-Trinité, où l’on a réélu le ministre général, le Révérendissime P.Ignace, du Très Saint-Sacrement, de la province romaine.Celui ci, qui gouverne l'Ordre depuis 1943.est venu deux fois au Canada, en 1949, pour prési Vingt-quatre associations ont signé cette requête, adressée au gouvernement.- Triple réforme demandée, au sujet de la censure, de l'affichage et de la présence des enfants.Le Révme père Ignace du T.-8.Sacrement, supérieur général des Trinitairrs.der aux fêtes du vingt-cinquième anniversaire de fondation canadienne, et l’an dernier, en juin, pour sa visite officielle canonique .C'est sous son généralat qu’on a vu, entre autres choses, la reconstruction et l'agrandissement de plusieurs collèges et couvents d'Italie complètement ou partiellement détruits durant les années de guerre, la création d'une province indépendante aux Etats l'nij, &insi que l’érection de deux préfectures apostoliques à Mada- OTTAWA (Service d’information de la Confédération catholique canadienne de l’Episcopat) — Vingt-quatre associations ont signé une requête adressée au gouvernement d’Ontario et relative au cinéma.La Société du Saint-Nom, U Ligue des femmes catholiques, les Filles d’Isabelle, la Légion de Marie, l’Action catholique (langue nnglaise), la Fédération provinciale des parents et des éducateurs, la Jeunesse catholique, lee Chevaliers de Colomb d’OUawa, l’Association canadienne-français d'éducation d’Ontario, l’Union Saint-Joseph do Canada, la Fédération des femmes canadlennet-françaiset.le Conseil provincial des Chevaliers de Colomb, l’Association de l’enaei gascar, dont l’une toute récente et où il a-envoyé un groupe de jeunes missionnaires, parmi lesquels deux Canadiens, le R.P.Eugène et le R.F.Raymond.Erection d’une vice province canadienne C’est durant ce chapitre également que les religieux trinitaires du Canada ont été érigés en viceprovince, ce qui leur donne une autonomie plus grande et est un signe de progrès constant.On compte au pays trois maisons de l’Ordre, dont deux à Montréal et le noviciat à Saint Ri uno, comté de Chambly.Les autres membres élus à la curie généralice, sont: les définiteurs généraux dans les personnes des ifR.PP.Nicolas, Tharcisius, Théodore et Michel, ainsi que le procureur auprès du Saint Siège, le R.P.Constantin.gisement français d’Ontario, l’Asae-ciation des commissaires des éce-les bilingues d'Ontario, ia Fédération des associations de parents et d'instituteurs d’Ontario, la Fédération des Ligues du Sacré-Cœur, la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste d'Ontaria, l’Union des cultivateurs franeo-entariena, l'Association de 1a jeunesse franco-ontarienne, la Chambre de commerce canadienne-francaise d’Ottawa, la Société Saint-Jean Baptiste d'Ottawa, l'Action cathelique du diocèse d'Ottawa (secteur fraucats), l’Association ontarienne des dames fermières, le Service de presse et de cinéma du diocèse d’Ottawa, ont demandé au gouvernement d'Ontario: Une censure plus sévère pour les films qui passent dans la pro vince; L’apppilcation plus stricte de la loi qui interdit l’affichage de scènes de violence ou indécentes; L’interdiction des salles publiques de cinéma aux enfanta au-dessous de 16 ans, même s’ils sent accompagnés, dana le cas des filma que la censure réserve aux adultes.Voici la teneur de l'exposé des motifs: “C’est un fait indéniable que, dans l’Ontario, beaucoup de films, même après la censure provincial*, sont empreints de bruta lité et de violence en offensent la morale chrétienne et même la morale naturelle ordinaire.Un autre mai se répand: de plus en plus, on voit aux portes des théitres, des affiches indécentes ou représen tant des scènes brutales, et cela même pour des filma irréprecha- Juliette Mettet, 1429, rue Bishop, appartement 1, Montréal, publie dana cette page, moyennant la tomme de M sons, une étude de votre caractère d’après votre écriture.Si voua voulet obtenir une analyae graphologique plus détaillée, voua n’auret qu’à inclure la somme de UN DOLLAR; dan* ce cas, la graphologue répondra directement à votre adresse.MATHILDA DE LA BAIE — Vous êtes une jeune fille dont l'ambition est illimitée.Peur atteindre un but proposé, rien ne peut vous arrêter.Votre initiative, votre imagination créatrice, votre culture générale très élaborée vous aident à trouver les solutions nécessaires à vos réalisations.Si vous accepte! de diriger une entreprise, l'on peut être convaincu du succès, parce que vous remuerez mer et monde pour y voir dans ses plus petits détails.Vous pratiquez depuis longtemps aussi la maîtrise de vous-même, acquise par l'expérience surtout, et le souci du détail et de la perfection.* * * ANDRE MARTIN — Ame proton dément religieuse, mystique, vous dirigez vers un but précis vos pensées et vos actions.Vous êtes d’une fermeté et d’une persévérance à toute épreuve et l’oubli total de vous-même au service des autres ne peut être alimenté que par un esprit supérieurement noble, dévoué, convaincu de l’influence qu’il a à exercer dans un rayon assez grand, mais qui a’y adonne avec l'humilité requise, l'oubli total de vous-même.Fierté grandiose, entreprenante, constan blés; on excite ainsi les bas instincts pour faire de l’argent.En fin, un troisième mal, est la présence d’enfants à des films qui ne sont pas du tout faits pour eux; la grande majorité des films qui passent dans l'Ontario ne convien nent pas aux enfants, même s’ils sont accompagnés”.te.Sujet de contradiction et da discussion sans doute, mais par contre entraîneur aux adeptea nombreux et sincères., * * * FLEUR DES CHAMPS — Jeun# fille hésitante surtout parce qun voua craignez l'opinion des autres, parce que vous êtes vaniteuse et que vous cherchez à plaire d'abord.Vous êtes active et vous savez vous soumettre à un programme régulier avec constance et pré-, cision.Vous préférez obéir qun de commander.Vous avez besoin de sentir l’approbation, 1k sympathie de votre entourage pour avoir confiance en la vie et cultiver aussi la confiance en vous-même.L'expérience et l’àge vous donneront petit à petit plus de résolution, plus de personnalité indépendante.Vous êtes même saga de bénéficier d’abord de l’expérience des gens qui vous commandent avant d’essayer vos ailes.Juliette MOTTBT.SUR LES PAS DES PIONNIERS JEAN MAURICE BAILLY consacre la plus grande partie de son arlivité radiophonique aux sportt.Mais let auditeurs connaissent.également ses talents de comédien et d'ordonnateur, surtout à des émissions comme RADIO-CARABIN et LES JOYEUX TROUBADOURS, dont il est l’animateur depuis plusieurs saisons.A la télévision, il anime LA LIGUE DU VIEUX POELE pendant la soi- son d’hiver.Plus de dix années au micro lui ont donné une facilité da parole que beaucoup lui envient.Il a d'ailleurs de l’enthousiasme et du dynamisme.Il affirme te sentir particuliérement è Valse dans une émission sportive ou un programme de variétés; éventuel* le ment, il espért que le sport deviendra ton activité principale è la radio.Bailly a commencé cette semaine, mardi soir, à 8 h.18, une nouvelle émission spécialisée, consacrée à l'actualité sportive, TELM-8PORT, Cette émission, conta-erét au sport tant au Canada § qu’A l’étranger, sera désormais A l'horaire abaque semaine.Comme les Canadiens continuent défaire reculer la frontière, de mettre en valeur des régions nouvelles et de fonder des entreprises, les banques continuent de suivre ceux qui ouvrent les voies au progrès.Pour répondre, aujourd'hui, aux besoins d'un pays en plein essor, les succursales de banque sont plus nombreuses, prêtent plus largement leur concours et rendent plus de services à plus de monde que jamais.LES BANQUES DESSERVANT VOTRE VOISINAGE Depuis 1900,1e nombre de* succursale# des banquet à charte eet passé de 700 b S,900.Rien qu'eu cours de* dix dernière# années, elles ont ouvert 8,750,000 comptée. IS JUILLET 1953 LI FRONT OUVRIER- Potins glanés et nouvelles brèves des sports ici et là à travers ” ' " Un homonym* de Jackie Robinson qui fait bien — Nouvelles de David Pope, Vie Powar, Joe Taylor, Les Douglas, etc.— Carpentier déçoit à Saint-Hyacinthe — Novosel peu populaire — Faits et outres.Jackie Robinson a un homony me qui joue pour le Sherman-Deni •on de 1a Ligue Sooner State (classe D).Cet autre Jackie Robinson évolue lui aussi au deuxième but et brille d’un bel éclat.Récent ment U a frappé en lieu sûr en sept apparitions consécutives au bâton .Les assistances ont di tninué de 13 p.100 dans la Ligue du Texas, classe AA, durant la première moitié de la cédule, corn paré à l’an dernier.David Po pe, le voltigeur de couleur qui s’est aligné, il y a quelques sai sons, pour le Farnham de la Ligue provinciale, continue de briller pour le club Indianapolis de l’A-merican Association.11 est un des meilleurs frappeurs de cette li- r, l’un des meilleurs frappeurs circuit et se fait valoir dans la colonne des pointa produits.Vie Power, autrefois de Drum-mondville, et qui évolue dans la même ligue que Pope présente ment, soit pour le Kansas City, est deuxième chez les frappeurs du circuit.• « • Les assistances diminuent aux Trois-Rivières depuis que le club perd plus souvent qu’i son tour.La joute d’étoiles de la Provincia le à Québec a été fort goûtée et a présenté un spectacle de première valeur.Saint-Hyacinthe reste faible au monticule.Doc Lafleur, rédacteur sportif de cette ville, déplore, en particulier, le fait que le jeune lanceur Georges Carpentier désappointe malgré les grands espoirs que l’on fondait sur ce Canadien français.n est loin d’être à la hauteur de ce qu’on attendait de lui, dit Lafleur, après ses beaux'exploits de l’an dernier.Le cas de Carpentier est tout simplement pathétique, ajoute-t-il.“La nonchalance avec laquelle U se rend au monticule eu qu’il en revient est pitoyable.Nous avons l’impression qu’il a perdu son ardeur com-battive et, qui plus est, qu'il ne la retrouvera jamais.On comptait sur lui pour remporter 12 i 13 victoires, il est très loin de son objectif dans le moment.C’est i se demander s’il ne ferait pas mieux de se retirer et d’abandonner le ba-• aeball, du moins celui de la Provinciale pour faire place sur l’alignement des Athlétiques i un autre jeune, qui au moins, aura le mérite de faire son possible pour gagner.* * * Gilles Boisvert évolue pour le •lub Saint-Etienne de la Ligue ru- 5ale de baseball Albert-Gaucher.larcel Lebel se fait valoir chez les frappeurs de la Ligue junior de baseball de l'O.T.J.des Trois-Rivières .Jack Gélineau, Adam Brown et Larry Regand seront sur l’édition 1953-54 des As de Québec.Gélineau a été acheté finalement des Bruins de Boston qui l’avait prêté au Québec ces deux dernières saisons Regan était avec Shawinigan l’an dernier et Brown avec le Hershey .Lionel Bouvrette, l’ancien cerbère-étoile des As de Québec entend faire une réussite de son projet de Ligue dépression i Québec.Déjà beaucoup d’anciennes vedettes du hockey auraient manifesté l’intention d'adhérer à son circuit 100 p.100 amateur qui serait assuré de compter au moins quatre équipes.* * * Frank Novosel n’est décidément plus populaire à Trois-Rivières.La semaine dernière notre correspondant du Front Ouvrier à Trois-Rivières signalait que son départ serait probablement une aubaine pour le club.Voilà que nous lisons dans “L’Avenir de la Mauricie’’, sous la plume de B.Gélinas, une appréciation peu flatteuse du même pilote.“Frank Novosel, dit-il est à notre avis le plus piètre gérant que nous ayons jamais eu depuis que nous avons du baseball aux Trois-Rivières.’’ Gélinas trouve que Novosel est trop lent à pren- dre des décisions dans les moments critiques, qu’il ne pratique pas assez le "squeeze play", qu’il ne fait pas de changements sur son alignement quand celui-ci ne produit pas, etc.Herb Bush, du Saint-Jean, Stan Glenn, du Québec, Bill Urbanski, du Saint-Jean, Bob Diers, du Sherbrooke, et Sol- ly Mohn, du Saint-Hyacinthe seraient mûrs pour du baseball au moins de catégorie “A" selon Louis J.Fusk du "Quebec Chronicle-Telegraph”.* « # Eddie Quinn est un promoteur de lutte génial.Il n'est jamais à court de moyens quand il s'agit d’attirer des foules Cette semaine, Il présente Yvon Robert contre Koawelaky pour le championnat mondial, version de Montréal, au stade, et pour agrémenter le programme, organise un combat par équipe entre nains.Pete Managoff et Tarzan Zorra, qui se sont rencontrés et ont fait match nul au Forum, mercredi .soir dernier, avaient fait les frais de la finale à l’aréna de Trois-Rivières, la veille.Coïncidence, Us - Poge 13 avaient annulé également aux Trois-Rivières.« « * Eddie Swartiark, l'effectif joueur d’avant du Canadien Jr est encore à l’hêpital et l’on ne prévoit pas qu’il puis se revenir au jeu avant le milieu de la saison prochaine.Claude Beaupré, un ancien du Verdun Jr et du Canadien Jr, aura un essai, à I automne avec le Royal Sr de Pete Morin .Les Citadelles seront-ils admis etifin dans la Ligue Junior A de l’Ontario?Cette ligue semble craindre de poser un tel geste.Elle sonde, semble-t-il, le terrain.Elle veut savoir quelle sera la réaction de la Ligue Junior A du Québec, avec laquelle elle ton- (Suite à la page 14)
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