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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Le patriotisme du curé canadien
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1919-12, Collections de BAnQ.

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LE PATRIOTISME DU CURÉ CANADIEN'" Léon XIII a dit de l’Église(2> : “ Eût-elle été fondée direc- tement et principalement pour le bonheur temporel des peuples, cette société, avant tout spirituelle, n’aurait pu être une source plus féconde de biens terrestres.” Le curé canadien, en marge de ses fonctions de prêtre et de pasteur, inscrit chaque jour au livre de l’histoire des œuvres patriotiques de la plus haute portée.* * * Dès l’aurore de notre vie nationale, il fut l’ami fidèle, l’associé inséparable du colon.Notre système de paroisse, si fortement organisé, lui ouvrait sans doute la voie.Il y entra avec toute l’ardeur, tout l’opiniâtreté courageuse de l’apôtre qui voit, derrière des terres à conquérir, des âmes à sauver.Que de fois nos ancêtres, excédés de peines et de revers, eussent fléchi sous la tâche immense et laissé choir la lourde (I> D’une étude sur le “ Curé canadien ” faisant partie de Nouveaux mUmnges canadiens qui doivent paraître incessamment, Mgr Paquet a bien voulu détacher pour notre revue les pages suivantes (La Direction). Un de nos curés, M.l’abbé Adolphe Michaud, a publié il y a deux ans un excellent Catéchisme agricole. Le patriotisme du cubé canadien 251 tion est de parcourir nos paroisses, d y c°m^prestige blées, et de mettre au service des interets du sol le prest g decZ^ltXZtïres de l’évangile agricole se rencontrent en réunions générales où l’on jette les bases d ameliorations nouvelles et de progrès toujours plus grands.N avons en ce moment sous les yeux le compl* rendu.de^leur vingt-deuxième convention tenue, 1 J ‘ ïoieni- séminaire de Nicolet, et où des laïques competents J gn Tent Teux pour discuter les problèmes les plus vitaux de l’agriculture canadienne.Ce congrès rehausse par la presence de l’Évêque du lieu, et placé solennellement^sous^les auspices de la religion, participait en q*elq*e la nrovince majesté d’un synode.Des prêtres de toute la province Sent là pour Lester en quelle haute estime le cure = dieu tient le cultivateur, et de quels virils efforts il entend seconder partout les projets et les initiatives des travailleur de la terre.On pourrait trouver étranges certains details réalistes où descend le langage de ces hommes de D eu, si on ne se rappelait que rien n’est petit, ni futile, ni vulgaire de ce qui peut unir le clergé et le peuple, et de ce qui peut procurer le bien du peuple en développant 1 influence du Cl Vorganisation du travail, p.472. 256 Le Canada français tannique, ce sont également les clercs qui ont lié indissolublement à la langue française l’enseignement de la religion, la culture des arts, des sciences et des lettres.Et par les clercs, ici, il faut entendre d'abord, nous sommes heureux de le dire, les professeurs et les directeurs de nos séminaires et de nos collèges où les curés canadiens-français ont reçu leur formation classique et cléricale.Il faut entendre de plus, et dans un sens non moins vrai, ces curés eux-mêmes, qui ont fait de la langue française, dans les paroisses, et dans les missions même les plus humbles, l'instrument dévoué et infatigable de leur ministère.Prêchant en français, catéchisant en français, confessant en français, présidant les assemblées de paroisse en français, ne tenant dans son milieu que des conversations françaises, le curé franco-canadien a exercé sur le parler de ses nationaux, dans tous les lieux où la Providence les a établis, une influence décisive.Esprit cultivé, lecteur assidu de ce qui pouvait lui venir de France, parlant un langage habituellement correct, sinon toujours soigné, il a maintenu vivace, parmi ceux dont il était le chef, l’usage de sa propre langue.Il a retenu sur leurs lèvres, il a affirmi dans leurs cœurs, l’empire souvent contesté de cette langue, et il l’a sauvé des périls d'une absorption imminente, d'une assimilation sourde et fatale.Même de nos jours, les nôtres ne sont pas partout, il s'en faut bien, hors des atteintes de l’esprit assimilateur.La guerre faite au parler français sur cette terre colonisée par des fils de France, n’est en plusieurs milieux, ni moins vive, ni moins perfide que jadis.Nos curés, toujours patriotes, se tiennent debout près des remparts.Us secondent du mieux qu’ils peuvent, les efforts faits pour épurer, systématiser notre langage.Us applaudissent au courage, à la parole et aux écrits de ceux de nos frères qui mènent la bataille pour le salut de la race et le triomphe de la langue ; et ils se font une joie, un honneur et un devoir, de soutenir ces chefs intrépides, de leurs plus chaudes et de leurs plus cordiales sympathies.Us s’intéressent vivement à toutes les Le patriotisme du curé canadien 257 «euvres de propagande française.La presse la plus dévouée à la cause nationale trouve en eux des amis fervents, des souscripteurs généreux.Ces sentiments et ces attitudes ne connaissent pas de frontières.Le curé d’origine canadienne se montre aux États-Unis ce qu’il est ici : un pilier de la tradition, un défenseur de la langue.Et cette langue qui est la sienne et celle de ses ouailles, la langue de la France et la langue de la civilisation, il la défend de toute façon : par 1 exemple qu’il donne, par les conseils qu’il prodigue, par l’énergie qu’il met en œuvre pour l’érection et la conservation d’ecoles de paroisse où le français, sans éliminer l’anglais qui est l’idiome oficiel et nécessaire, tient sa juste place.L.-A.Paquet, ptre
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