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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Contre le Bureau national d'éducation
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1923-03, Collections de BAnQ.

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CONTRE LE BUREAU NATIONAL D’ÉDUCATION « Projet dénoncé par le “ Rotary Club ” de Québec La semaine dernière, le major Ney, homme distingué et affable, d’agréable manière et d’éloquence persuasive, expliquait devant ce club son ardent désir, manifesté depuis plusieurs années, de centraliser, en quelque sorte, le contrôle de l’éducation dans ce pays.Après la guerre, en 1919, le major Ney revint au Canada, où avant 1914 il avait vécu quatre années.A son retour, sans titre ou autorisation autre que celui de Secrétaire de l’Oversea’s Educational Alliance, il entreprit aussitôt la formation du Conseil national d’Éducation, dont il est actuellement le secrétaire.Ce conseil, tout nouveau au Canada, d’apparence très réservée et purement inoffensive, fut organisé de manière à n’éveiller la perspicacité de personne.Le problème difficile et ardu à résoudre exigeait de la prudence, des concessions, de la subtilité dans les mots servant à définir le but à atteindre, et avant tout, une forte ténacité, afin de mener à succès une telle perturbation dans l’administration scolaire.Le “ National council of Education” ne réclamait aucun pouvoir, aucun droit ; son seul but, comme l’unique désir de son organisateur, était de faire reconnaître l’utilité d’une telle centralisation par tous les pédagogues et tous les éducateurs.11 ne voulait aucun contrôle d’autorité, ni l’uni- (1) Conférence faite au “ Rotary Club de Québec ”, le 27 décembre 1922, par M.le docteur Philippe Hamel.Nos lecteurs connaissent déjà l’histoire de ce projet d’un bureau “fédéral” puis “national” d’éducation.M.C.-J.Magnan consacrait ici même à ce projet, dans notre livraison de décembre dernier, un article très documenté et très judicieux.Dans les provinces anglaises, ce projet fut appuyé et financièrement soutenu parles Rotary Clubs .Le Rotary Club de Québec, grâce à l’intervention de M.le docteur Philippe Hamel, dénonce ce projet.Nous reproduisons, à titre documentaire, et pour mieux faire connaître l’attitude du Club de Québec la plus grande partie du discours prononcé par M.Hamel. 134 Le Canada français formité des livres et des méthodes, mais désirait tout simplement l’unité d’éducation.N’est-ce pas tout de même une conception de 1’ “ unité ” quelque peu compliquée ?Pareille unité ne peut certainement pas être obtenue par une commission sans pouvoir.Et même si ce conseil possédait un pouvoir légal qui lui permît d’atteindre d’abord et de maintenir ensuite une telle unité, pour y arriver ilfaudrait, de toute nécessité, une autorité centrale qui pût procurer l’unité de formation ; ceci, il semble, est du plus élémentaire bon sens.Puis, comme les Canadiens français au pays sont et seront toujours fermement opposés à la centralisation et à l’unité d’éducation pour des raisons qui seront expliquées plus tard, il nous faut considérer le “ National council of Education ” comme une menace pour notre régime actuel.Il est une menace certaine contre nous, étant donné l’impossibilité qu’il y a d’obtenir l'unité dans l’éducation sans l’uniformité de programme d’études, et la complète centralisation du contrôle ; il est une menace, si vous tenez compte que le “ National Council ” prétend créer un bureau canadien d’éducation qui agirait, dit-on, indépendamment du Conseil, mais qui serait toutefois, en relation étroite avec ce Conseil.De plus, on a appelé aujourd’hui ce dernier projet, “ un bureau canadien d’éducation ”, probablement parce qu’une première campagne avait échoué, alors que la chose s’appelait “ un bureau fédéral d’éducation ”, titre trop menaçant pour l’autonomie scolaire des diverses provinces.* * * Avant d’aller plus loin, rappelons brièvement les différents efforts faits pour l’établissement d’un bureau central d’éducation au Canada.Qu’on me permette d’emprunter à une excellente étude de M.Magnan, les principales données de cette vue rétrospective.Il y a vingt-cinq ans, en 1898, l’idée de former un Bureau fédéral vint à M.Harper, alors Inspecteur du High School de Québec.— Monsieur de la Bruyère, Surintendant de l’Instruction publique, combattit énergiquement cette idée nouvelle.En 1899, le Comité Catholique du Bureau de l’Instruction publique adopta unanimement une résolution, présentée CONTRE LE BUREAU NATIONAL D’ÉDUCATION 135 par l'honorable juge François Langelier et secondée parle Recteur de l’Université, feu Mgr Laflamme.Cette motion stipulait que tout département fédéral d’Éducation serait inconstitutionnel et indésirable.Cette attitude du Bureau de l’Instruction publique Catholique fut prise à cause des démarches faites par la “ Dominion Educational Association ” pour amener Sir Wilfrid Laurier à autoriser un Bureau Fédéral d’Éducation.En 1901, M.Robins, de l’Université McGill, souleva cette même question, mais sous une forme différente.Ce Monsieur voulait la création d’un Bureau spécial ayant le pouvoir de re viser les divers diplômes accordés par les Examinateurs de chaque Province.Ce stratagème fut sans succès : on voulait obtenir l’uniformité dans l’immatriculation pour ensuite faire naître la nécessité de l’uniformité en matière d instruction._ A Ottawa, six ans plus tard, la question d’un Bureau Fédéral d’Éducation fut de nouveau discutée à la convention du “ Dominion Educational Association ”.L’honorable C.-F.Delâge, alors Surintendant de l’Instruction publique, s’y opposa vigoureusement, la déclarant inconstitutionnelle et inutile.Finalement, en 1919, le Major Ney, connu de vous tous, poursuivant avec conviction un idéal cpie nous considérons gravement préjudiciable à nos légitimes aspirations, entreprit de continuer cette œuvre de centralisation de l’éducation.Son désir, disait-il, était d’étaolir au Canada un système national d’éducation qui remplaçât le régime actuel si peu homogène, entaché de provincialisme, qui ne tend qu a accentuer les dissemblances entre les provinces du Canada.Messieurs, l’unité en matière d’éducation .pourrions-nous l’étaolir même dans notre province sans entamer et même plus, sans détruire les privilèges de la minorité anglaise ?Qui d’entre nous serait assez étroit ou aurait une connaissance si petite des hommes qu’il croirait améliorer les relations entre Français et Anglais, s’il s’efforçait de centraliser l’éducation en un Bureau où les Anglais auraient une représentation moins nombreuse que la nôtre ?A vous, Messieurs, d’imaginer ce qui arriverait si de telles propositions d’abandonner votre formation anglo-saxonne vous étaient faites.Le Major Ney, lui-même, a admis que notre système d’éducation était le meilleur au Canada, et cependant ce système permet à trois grandes races de recevoir 136 Le Canada français ici une instruction qui est en parfait accord asrec les croyances religieuses et les aspirations légitimes de chacune._ Sans prétendre avoir un régime susceptinle d’aucune amélioration, n’éprouvons-nous pas une grande satisfaction à constater qu’aucune plainte ne se fait entendre de la part des minorités de la Province de Québec, quand, partout ailleurs, celles-ci réclament justice.L’union sympathique des citoyens, dans cette province, résulte de la bonne entente, de l’amitié et du respect réciproque.N’est-ce pas là la meilleure garantie de prospérité dans un pays comme le nôtre ?Peut-on reprocher à une nationalité, dans cette province de Québec, de n’avoir pas enseigné dans ses écoles l’idéal chrétien du sacrifice, de l’abnégation, des hautes vertus sociales ?Et parce que nos compatriotes des provinces de l'Ouest sont à la dérive et iront au désastre social à moins que ne s’opère un changement dans leur esprit et dans leur âme, sommes-nous pour détruire notre organisation si louée, peut-être même enviée, pour entrer dans d’autres voies si dangereuses ?Rien n’empêche les provinces-sœurs d’adopter nos lois sur l’éducation : notre système n’est pas breveté.Et si jamais la soif de rendre justice aux minorités envahit les provinces anglaises, pourront-elles l’assouvir mieux qu’en adoptant nos mesures de tolérance et de respect mutuels, qui assureraient le règne de la justice et la paix dans notre pays.Le Major Ney prétend qu’une éducation qui ne tend pas à former de bons citoyens est nullement de l’éducation.Nous sommes tous d’accord sur ce point, j’en suis convaincu.Et c’est précisément à cause de l’importance que notre clergé et le vôtre attachent à l’enseignement des principes religieux et sociaux, et aux raisons pour lesquelles on doit y conformer sa conduite, que nos éducateurs, qui veulent former d’exellents citoyens, s’opposent à l’établissement d’un Bureau fédéral d’Êducation.Un tel Bureau, pour paraître impartial, devra naturellement tendre à la neutralité au point de vue religieux; et alors, il devra rejeter de son programme toute formation religieuse et morale.C’est d’ailleurs cette formation, d’aucuns le prétendent, qui manque de façon inquiétante dans les provinces de l’Ouest.Peut-on concevoir que la formation morale de la jeunesse puisse donner des résultats satisfaisants, non pas pour une génération seulement mais pour des siècles, si elle n’est placée sous la haute direction des autorités reli- 137 CONTRE LE BUREAU NATIONAL D’ÉDUCATION gieuses ?Et c’est justement pourquoi, en éducation, la doctrine ou le système de la neutralité est inefficace.Vous pourriez compter sur un Bureau fédéral pour l’expansion d’idées politiques et militaires uniformes, comme l’a fait l’Allemagne, mais l’unité sur ce point, qu’elle soit bonne ou mauvaise, est beaucoup moins importante pour une nation que la conservation de son caractère ethnique, de sa langue et de sa foi.Chose étrange à dire : pour nous mieux convaincre de la supériorité du système fédéral sur le provincial, il fut démontré, à la convention tenue à Winnipeg, que l’Allemagne avait donné au monde entier l’exemple le plus frappant de ce que pouvait faire, dans l’espace d'une génération, l’éducation bien organisée appliquée àunbut bien défini.Puis l’on ajoutait que ne pouvons-nous pas faire avec un tel procédé, si l’on y joint des intentions chrétiennes et un motif plus élevé ?”.L’Allemagne avec son régime éducationnel a subi le plus dur échec, la chute la plus subite, que puisse mentionner l’histoire ; et aujourd’hui, des éducateurs seraient prêts à adopter un pareil régime pour notre régénération, convaincus que si nous changeons seulement le but, nous obtiendrons un entier succès ! Voulons-nous, dans cette partie du Canada, expérimenter les systèmes qui ont conduit d’autres peuples au chaos, quand jusqu’ici, depuis un siècle et demi, nous avons eu des règlements et des lois qui, dans Québec, ont gardé toutes les races en bons termes, et qui ont permis à notre province de figurer au premier rang ?Notre prospérité se compare avan tageusement à celle des autres provinces.Notre capital est ici plus protégé que partout ailleurs, et nous avons traversé les temps les plus critiques avec une surprenante solidité financière.Le poison du socialisme et du bolchévisme n’a pu trouver chez nous aucune terre pour prendre racine.Tout cela n’est-il pas le résultat de notre système éducationnel ?Et vraiment une province peut-elle apporter une part plus belle dans une confédération ?.En mil neuf cent vingt, à Québec, alors que le Major Ney et les délégués des départements de l’Instruction des diverses Provinces assistaient à un dîner donné en leur honneur, l’honorable A.Taschereau, déclara ce qui suit : “ La clef de voûte de notre Confédération se trouve dans l’attribution à chaque province d’une autonomie complète 138 Le Canada français en ce qui concerne l’Instruction publique, et le jour où l’on portera atteinte à ce qui nous tient unis, tout l’édifice national s’écroulera Messieurs, après de si solennels et si justes avertissements, pouvons-nous, sans éprouver quelque angoisse, voir l’un de nos concitoyens, qui prétend avoir à cœur l’amélioration des relations entre les différentes races et les différentes provinces de ce pays, continuer à réclamer, par le moyen d’une vaste agitation, un système d’éducation qui, en dépit du camouflage diplomatique de son nom, n’a qu’un but ultime : la révision, à notre détriment, de l’acte de l’Amérique Britannique du Nord, la création d’une machine scolaire qui aurait pour fonction de fondre toutes les races en une seule.L’on me reprochera peut-être de dépasser les limites des proDabilités.L’on m’accusera d’exagération.Permettez-moi de vous lire ces lignes écrites dans la Educational Reiiew, de Moncton, janvier, 1922.L’article est assez récent pour mériter notre attention : “ Certaines clauses de l’Acte “ de l’Amérique Britannique du Nord rendent impossible “ l’établissement d’un Bureau Canadien d’Éducation, formé “ par le Gouvernement Fédéral.C’est le vœu de plusieurs “ citoyens qu’un amendement soit fait à cet acte, afin que “ l’instruction au Canada soit subventionnée par le Gou-“ vernement Fédéral, et que les Bureaux Provinciaux de “ l’Éducation reçoivent toutes les informations et les “ suggestions qu’un tel Bureau National pourrait donner ”.Remarquez le sens trop élastique de cette dernière phrase, puis observez l’ambiguité semi-attrayante de la concession suivante : “ Il n’est pas nécessaire ni désirable qu’un tel “ Bureau Fédéral tente de dicter leurs programmes aux “Provinces, mais il faut plus d’argent à ces Provinces, et “la nécessité s’impose d’un organisme qui y pourvoira et “ représentera l’idéal canadien en matière d’éducation ’’.Un fervent partisan de l’établissement d’un Bureau Fédéral d’Éducation, un de ceux qui voient le salut du Canada dans la centralisation, disait un jour à un de nos éducateurs les mieux renseignés : “ Vous avez tort de vous opposer à ce système ; pourquoi ne pas vous y rallier de bon gré ?Ce changement doit nécessairement se faire et lorsque les autres provinces l’auront adopté, vous serez forcés de les suivre .Et le Canadien-Français de répondre: “J’en ai la confiance, aucun Roi d’Angleterre ne permettra que l’Acte de 1 Amé- CONTRE LE BUREAU NATIONAL D’ÉDUCATION 139 rique Britannique du Nord devienne un chiffon de papier.Et si pareille iniquité devait fondre sur nous, ce que vous croyez être l’unique moyen d’assurer notre avenir comme nation, apportera à vous comme à nous les jours les plus tristes et les plus néfastes pour le Canada Sans voir les choses de façon aussi désespérée, pouvons-nous envisager avec indifférence une campagne poursuivie avec autant de ténacité ?La résistance venant uniquement de nous, Canadiens français, pourrait devenir plutôt une cause d’irritation pour nos zélés adversaires et donner une impulsion plus agressive au mouvement au lieu de l’entraver.Ce qui importe le plus, c’est d’obtenir l’appui de l’élément anglais éduqué et bien disposé à notre égard, puis de l’engager à réagir avec nous contre une tendance aussi menaçante.Chaque adepte anglais acquis pour la défense de cette cause vaut des centaines de protestations de la part des Canadiens français.L’ami sincère se reconnaît aux heures difficiles de la vie.Votre amitié comme votre esprit de justice envers nous, pourraient difficilement se mieux témoigner qu’en vous opposant à cette campagne dirigée contre nous, tout comme nous le ferions nous-mêmes, si les conditions étaient inverses.A regret je dois l’admettre : quatorze clubs Rotary du Canada ont financé la campagne faite pour établir un Bureau fédéral ou un Conseil national d’Éducation.Quelques Rotariens, d’excellente réputation, nous ont dit dans des discours fort appréciés et bien documentés, tout ce que le Rotary peut faire pour favoriser une meilleure entente entre les individus de diverses nationalités et de croyances différentes.Un mouvement comme celui de la fédération de l’enseignement est-il de nature à apporter une amélioration dans les sentiments qui existent entre les diverses provinces ?Notre club peut-il être divisé par tout le pays, sur une question aussi importante qui affecte le nien-être général dans tout le Canada ?La question d’éducation étant à la fois politique et religieuse, les Clubs Rotariens peuvent-ils sans danger porter sur ce point leur action ?Ce semble très douteux.Néanmoins, avant de chercher à améliorer le régime éducationnel au Canada, un Rotarien ne trouverait-il pas plus avantageux pour notre Société de donner son attention aux récriminations des minorités, soit dans sa ville, soit dans sa 140 Le Canada français province, contre les lois injustes qui se rattachent à l’éducation ?Un Rotarien ne devrait pas être incapable de placer l’équité et la justice au-dessus de ses ambitions personnelles, au-dessus de l’égoïsme des races.Nous avons besoin de l’appui de compatriotes anglais aux idées larges, ayant des conceptions désintéressées sur les droits et pri/ilèges qui appartiennent à une autre race.Et ne pouvons-nous pas espérer en trouver un grand nombre parmi les membres d’un Club comme le nôtre, où tous nous voulons le maintien, la sauvegarde de la concorde dans notre pays ?.N’est-ce pas notre devoir, si nous envisageons les choses au même point de vue, de protester, avec courtoisie mais avec fermeté, contre le mouvement dangereux entrepris par d’autres clubs, avec les meilleures intentions, sans doute, mais tout de même contre nos intérêts P.(1) * * * Dans la joie comme dans le malheur, nous sommes unis, pouvons-nous être divisés quand la justice est en jeu.Si notre Club Rotarien veut rester neutre sur la question dont je vous parle, ne devons-nous pas conclure que c’est votre désir de ne mettre aucun obstacle qui puisse entraver l’activité .du Rotary pour la fédération de l’Enseignement ?La question est trop grave, et mérite qu’on y réfléchisse.Confiant dans (1) Trois jours après cette conférence, l’un des membres anglais du Rotary Club de Québec, et l’un des plus influents, l’honorable Frank Carreî, conseiller législatif, envoyait au Major Ney une lettre, où il désavouait son projet parce que ce projet portait atteinte aux droits scolaires des Canadiens français.Il assurait le Major Ney que ce projet ne peut que troubler la paix de ce pays, et qu’il sera combattu non seulement par les Canadiens français, mais aussi par une grande partie des protestants anglais de la Province de Québec.Il terminait en déclarant que le Club de Québec protestait unanimement contre tout appui donné par les Rotary Clubs à un tel projet.“ In any case, I am quite sure that the local Rotary Club, composed of English and French speaking Canadians, Catholics and Protestants, will make an unanimous protest against Rotary Clubs being used to support an educational project which cannot have any sympathy among the entire French Canadian population of this Country.” Puisse Faction du Rotary Club de Québec avoir quelque influence efficace sur les autres clubs du Canada._ [Note de la Direction], CONTRE LE BUREAU NATIONAL D’ÉDUCATION 141 le jugement de nos membres les plus renseignés, et les mieux éclairés, vous voudrez sans doute que cette question soit étudiée sous tous ses aspects ; nous en viendrons ensuite à une conclusion décisive.Messieurs, je termine en vous priant de me pardonner d’avoir retenu si longtemps votre attention.Je n’ai d’autre excuse à vous offrir, que la répugnance profonde que j’éprouve pour le projet du Major Ney, et le sincère désir que j’ai de travailler selon ma faible influence, au maintien de l’harmonie entre les races, à une entente interprovinciale basée sur le roc solide du traditionnel “ British Fair Play f Philippe Hamel.
de

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