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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Le pavillon des sciences
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1926-02, Collections de BAnQ.

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LE PAVILLON DES SCIENCES Fièrement campé sur la falaise de Ste-Foy, en la florissante paroisse dirigée par les Pères du Saint-Sacrement, s’élève un édifice nouveau dénommé Pavillon des Sciences.Suffisamment aménagée pour recevoir les élèves en octobre dernier, cette maison fut inaugurée quelques jours seulement avant Noël, vu les retards nécessaires que comporte le parachèvement de toute construction de cette nature : ce fut alors, pour Laval, un véritable jour de liesse : se réalisait, en effet, un idéal depuis longtemps caressé.Il intéressera sans doute nos lecteurs de faire avec nous une visite sommaire du nouvel édifice, de connaître le pourquoi de ses diverses sections, de se renseigner sur les cours qui s’y donnent et d’être mis au courant des espoirs que l’Université a fondés sur les deux écoles qui se partagent le nouvel immeuble, l'École de Génie Forestier et d’Arpentage et l’École Supérieure de Chimie.* * * L’École de Génie Forestier et d’Arpentage En 1907, était fondée à Québec l’École d’Arpentage et trois ans plus tard, l’École de Génie Forestier.Pendant neuf années, ces deux filiales de la Faculté des Arts ont poursuivi chacune avec succès, leur fin particulière, mais leurs enseignements respectifs se ressemblaient trop pour qu’il n’y eût pas identité de cours en plusieurs matières ; d’autre part, on ne tarda pas à réaliser que les élèves des deux sections trouveraient grand profit à se renseigner sur un fonds commun.Ces considérations et d’autres de nature secondaire ont 414 Le Canada français 'déterminé la fusion des deux sections et en 1919 fut établie la double école de Génie Forestier et d’Arpentage.Cette dernière occupa pendant plusieurs années une partie du Pavillon des Facultés et vient d’être installée à l’étage supérieure de l’édifice nouveau.L’école dispose d’un local spécialement aménagé pour elle.Ses classes sont spacieuses et bien éclairées, ses salles à dessin et sa salle de récréation permettent à chacun d’évoluer à son aise et son superbe musée est une vivante leçon pour l’élève qui veut voir et qui se donne la peine de regarder.La direction générale de l’école a été confiée à M.Avila Bédard, tandis que M.Paul Joncas dirige les études.L’enseignement est donné par les professeurs suivants : MM.G.-C.Piché, ingénieur-forestier, directeur du service forestier de la Province de Québec, professeur de Sciences forestières ; Avila Bédard, ingénieur forestier, professeur de Sciences forestières ; Alfred Mercil, ingénieur civil, professeur de mathématiques pures et appliquées ; Paul Joncas, ingénieur civil et arpenteur-géomètre, professeur d’arpentage, de topographie et de construction ; Dr P.-C.Dagneau, professeur d’anatomie à l’Université Laval, enseigne l’hygiène et la médecine ; Georges Maheux, ingénieur forestier, entomotogiste provincial, enseigne la protection des forêts ; Althéod Tremblay, arpenteur-géomètre, professeur de trigonométrie et de géométrie analytique ; Arthur Smith, arpenteur géomètre, professeur d astronomie et de météorologie ; L.-A.Bichard, L.L.D., professeur de législation forestière ; Théo.-C.Denis, surintendant du bureau des Mines de Québec, professeur de minéralogie et géologie appliquées ; J.Julien Guntensperger, docteur ès sciences, directeur des études à l’école de Chimie, professeur de chimie ; .Henri Roy, ingénieur forestier, professeur d exploitation forestière ; .1 Orner Lussier, ingénieur forestier, enseigne 1 étude des sols ; Victor Baillargé, ingénieur forestier, professeur de technologie et industrie forestière ; Le pavillon des sciences 415 Rosaire Benoît, professeur de physique à l'Université, enseigne la physique ; Arthur Robitaille, professeur de botanique à l’Université, enseigne la botanique.Sous la direction de ces professeurs, dont la plupart ont acquis une longue expérience dans l’ait d’enseigner, l’école continue à développer son programme, à outiller ses laboratoires, à enrichir ses musées et à fortifier son enseignement par la spécialisation de ses professeurs.Elle forme des professionnels qui rendent à leurs pays de réels et importants services : c’est à eux qu’incombent en effet la délimitation et l’inventaire de nos richesses forestières et minières, la gestion des forêts et les opérations nécessaires à leur conservation, l’établissement et la mise en œuvre des fabriques de pâtes cellulosiques, l’aménagement des cours d’eau pour le flottage du bois, l’utilisation des forces hydrauliques pour fins industrielles, sans compter l’arpentage de nos terres et la bonne répartition de la propriété de chacun.Ce programme est vaste, la tâche est noble, et comme autrefois l’école sera à la hauteur de son devoir : le passé est garant de l’avenir.Souhaitons donc que nos gens connaissent et apprécient, comme il convient, le travail obscur mais si utile de cette section de notre enseignement.* * * L’École Supérieure de Chimie Cette école a passé les quatre premières années de son existence dans des installations temporaires au premier étage de l’Université, et c’est avec bonheur que professeurs et élèves ont reçu en partage une portion notable du nouveau Pavillon des Sciences.Les cours et les travaux de Chimie 416 Le Canada français occupent en effet les deux étages inférieurs de l’édifice, tandis qu’au troisième sont installés les classes et les laboratoires de physique, de minéralogie et de géologie, de mathématiques et de botanique.Quelques mots sur le caractère de nos études de Chimie feront comprendre la raison d’être de l’introduction de certaines branches du savoir, qui semblent à première vue n’avoir que peu de relation avec un tel cours.L’enseignement de la Chimie conserve, dans notre école, un caractère général et purement scientifique.Les cours qui s’y donnent comportent : 1° l’exposition des connaissances théoriques actuelles de chimie inorganique, organique, physico-chimique et biochimique, à chacune desquelles on a consacré un laboratoire ; 2° la pratique des méthodes générales de l’analyse qualitative et quantitative ; 3° des manipulations et des préparations de chimie inorganique et organique ; 4° des démonstrations de chimie appliquée ; 5° la connaissance approfondie de la littérature chimique ; 6° l’initiation à des travaux personnels capables de conduire l’étudiant à l’obtention des plus hauts grades universitaires.Une attention toute particulière est donnée aux sciences physiques dont l’enseignement comporte un cours général de physique expérimentale, des cours plus spécialement en rapport avec l’application de cette science dans les laboratoires de chimie et dans l’industrie chimique.Cet enseignement se complète par des applications pratiques et des recherches personnelles dans un vaste laboratoire à cette fin spécialement aménagé.Les élèves de troisième année suivent un cours de botanique générale et des exercices au laboratoire de botanique, exercices orientés vers les phénomènes biologiques, les besoins de l’agriculture et de la sylviculture. Le pavillon des sciences 417 L’enseignement et les travaux de géologie et de minéralogie sont d’un caractère général et ont pour but immédiat l’application de ces deux sciences dans les industries du pétrole, des huiles minérales, des mines et de la métallurgie.Au point de vue chimique, on étudie spécialement la composition chimique caractéristique des différents minérais et leurs emplois industriels.On enseigne la physiologie, la chimie physiologique et la bactériologie dans le but de vulgariser les phénomènes biologiques qui prennent de plus en plus d’importance dans l’industrie chimique moderne.Ces connaissances servent plus particulièrement à la formation des chimistes biologistes, des chimistes analystes et du personnel des instituts sérothérapeutiques et des laboratoires de contrôle des denrées.Une formation supérieure commande certaines connaissances de mathématiques indispensables pour la compréhension des calculs de chimie et de physique.Les cours de mathématiques supérieures rendent de précieux services aux élèves qui se voueront plus tard à l’enseignement des sciences dans les établissements d’enseignement secondaire.Vu enfin l’importance de la langue allemande dans l’étude de la chimie, les élèves assistent, pendant deux années, à des cours réguliers qui leur permettent de consulter les nombreux ouvrages dont la connaissance leur est indispensable.* * * Le fonctionnement de l’école est sous la surveillance immédiate de Monsieur le Secrétaire de l’Université et les professeurs suivants se répartissent les diverses branches de l’enseignement : MM.J.Julian Guntensperger, docteur ès-sciences, directeur des études et professeur de chimie inorganique et analytique ; 418 Le Canada français Arthur Robitaille, M.A., professeur de botanique de l’Université Laval, chargé du cours de botanique ; Joseph Belleau, licencié en droit, professeur de langue allemande ; Adrien Pouliot, ingénieur civil, professeur de mathématiques ; Cari Faessler, docteur ès-sciences, professeur de géologie et minéralogie ; Paul Larose, docteur en philosophie (McG), professeur de physique ; Joseph Risi, docteur ès-sciences, professeur de chimie organique; Paul Gagnon, chef des travaux pratiques.Ces professeurs ayant à leur disposition un outillage des plus modernes se proposent bien de rendre l’École de plus en plus prospère et de plus en plus efficace.Ajoutons, d’ailleurs, en toute sincérité, que l’Université est fière des résultats jusqu’ici obtenus ; cette école qui, en somme, ne fait que commencer, avait l’an dernier vingt-deux élèves réguliers.Ce nombre peut paraître faible, mais il est en réalité très satisfaisant, si l’on tient compte des exigences de l’admission, des défaillances en route et surtout de l’indécision de certains élèves qui hésitent à embrasser une carrière, jusqu’à présent fermée aux nôtres.Comme toutes les choses stables de ce monde, cette école commence modestement et l’Université est tellement persuadée du bien que cette institution est appelée à faire à notre groupe ethnique qu’elle fera les sacrifices nécessaires pour maintenir cette nouvelle orientation donnée à sa section scientifique.Il se peut rencontrer des gens qui ne soient pas satisfaits d’un pareil résultat et cependant il y a toute raison d’espérer en l’avenir, car les ressources de notre pays sont grandes et ses besoins ne le sont pas moins.Pulpe, électricité, mines, cuirs, teintures, essences, etc.voilà autant d’industries qui réclament des experts ! Nos gouvernements ont sans cesse besoin de spécialistes et ils doivent les aller chercher ailleurs.Cette anomalie cessera si l’on veut se donner la peine d’orienter dans une direction convenable notre jeunesse intellectuelle. Le pavillon des sciences 419 Nos élèves actuels sont animés d’une même confiance, assurés de l’immensité du champ qui réclame leurs services et encouragés par les succès de leurs aînés, gradués l’an dernier, qui ont trouvé des situations bien enviables.En effet, M.ElphègeBois parcourt les Universités de France et de Suisse, se rendant compte du travail des laboratoires physiologiques et se spécialise en vue, à son retour, de devenir professeur de l’école ; M.René Samson est actuellement chargé de recherches particulières au département de la Voirie du Gouvernement Provincial ; tandis que M.Lucien Morin a vu ses services retenus par la Compagnie Price et après quelques mois d’épreuves à Kénogami, il a été chargé d’organiser, à River Bend, un nouveau laboiatoire dont il a la direction.Cette école, dont on commence à entrevoir les bienfaits, constitue cependant pour l’Université un placement bien moins qu’avantageux ; en effet, tant dans sa construction que dans son maintien, elle grève lourdement le trésor universitaire et l’on sait bien que jamais elle ne vivra de ses propres deniers.Cependant, devant l’impérieuse nécessité pour notre race, de vivre et de s’élever, il ne faut pas que cette question d’argent soit une raison de laisser tomber un si louable projet.Disons toutefois que des mains généreuses et secourables se sont déjà ouvertes pour répandre l’or de leurs largesses en faveur de ce développement scientifique, et Monseigneur le Recteur a eu le soin, lors de l’inauguration de l’école, de remercier, avec les mots qui convenaient, ces deux amis de l’enseignement des sciences, que furent Sir William Price et l’Honorable Geo.-Elie Amyot.Ce mouvement de générosité ne sera pas sans imitateurs : il se trouvera encore des âmes généreuses qui sauront fournir à Laval les rentes nécessaires à son avancement rationnel.Arthur Robitaille, ptre.
de

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