Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
En feuilletant Rouquette I
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (15)

Références

Le Canada-français /, 1933-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Littérature EN FEUILLETANT ROUQUETTE(1) Il tâte de tous les métiers, goûte à toutes les misères, fait des vers, du théâtre qui est comme sa marotte, manie la plume et les grands ciseaux du journaliste, endosse la salopette de l’ouvrier.Méconnu, se connaissant encore très peu lui-même, bousculé, fourbu de corps et d’âme, immobile dans un état voisin du découragement, il garde de son premier contact avec les hommes une impression de désenchantement, de révolte, de dégoût.Le bonheur serait-il ailleurs, au-delà des mers, dans les terres nouvelles où le civilisé n’a pas encore porté ses vices ?Rouquette s’embarque.Comme un de ses héros, Enrique Salvador, il cherche obstinément les îles mystérieuses, édé-niennes, perdues quelque part sur l’immensité de la planète, terres de richesses et d’apaisement, dernière halte, suprême repos ! Son existence n’est plus qu’un incessant voyage, de Punta-Arenas, dans le détroit de Magellan, à Point Barrow, à l’extrême limite du Yukon.Il fait de cette odyssée une des conditions même de son bonheur.C’est une espèce d’Ulysse moderne ravagé d’inquiétude, travaillé d’espoirs mal définis, au ban de la cour et de la ville, sans autre cuirasse contre les défaillances du courage que sa résignation aux misères qu’il a librement acceptées.Il aime Gregory Land et son chien Tempest; ses autres amitiés sont rares, passagères.Il est tout près de croire, comme Alceste, que C’est n’estimer personne qu’estimer tout le monde.Il mate sa sensibilité, il dissimule son vrai caractère ; il n’a confiance en personne.On ne trouve d’autres motifs à sa conduite que la profonde rancœur qui lui est restée (1) Principales œuvres : 1 — Le Grand Silence blanc, roman vécu d’Alaska, 1921 ; 2 — Les Oiseaux de Tempête, roman vécu des mers australes, 1922 ; 3 — La Bête Errante, roman vécu du Grand Nord canadien, 1924 ; 4 — L’Ile d'Enfer, roman d’Islande, 1925 ; 5 — L'Épopée blanche, 1926 ; 6 — La Bête bleue, posthume, 1928.Le Canada fbançais, Québec, février 1933. EN FEUILLETANT ROUQUETTE 515 de son commerce avec ses semblables.Peut-être, aussi, un besoin inavoué de jouer le solitaire incompris, le voyageur incorrigible, le héros de terres “ lointaines et fabuleuses Noirs, jaunes ou blancs, les hommes lui apparaissent marqués de signes identiques, affublés des mêmes oripeaux, cachés sous des masques semblables.Enfin, aux extrêmes marches du monde, chez les tribus que la civilisation repousse de plus en plus loin, il se heurte à des âmes simples, à des cœurs généreux.Il y trouve une leçon de vie, un enseignement de foi.Là seulement il consent à se rapprocher de l’homme.Là seulement il rencontre le dévouement, la foi, la charité, l’héroïsme obscur, vertus qu’il a si longtemps cherchées ! Là il rencontre l’homme-de-la-prière, l’oblat héroïque, le saint, missionnaire et civilisateur.Et l’exemple vivant de la foi ramène à la foi vivante celui qui erre depuis des années sur tous les chemins du monde.Peu s’en faut qu'après avoir lu son admirable Épopée blanche on ne soit tenté de le porter au rang des grands exotiques.Il a voulu être harponneur, matelot, mineur, conducteur de traîneaux, pêcheur de morue pour mieux raconter la vie des conducteurs de traîneaux, des mineurs, des matelots et des harponneurs.Son œil s’est empli de visions étranges.Il a prêté son âme à des sentiments nouveaux et rares.Son cœur a souffert et s’est réjoui avec des hommes rudes et forts.Et de cette extraordinaire aventure son talent est sorti marqué d’une frappe originale, attirante, pleine de charme pour l’amoureux de sensations profondes.C’est cette espèce de talent qui m’a plu en lisant Rouquette.Je voudrais en éclairer quelques espects.I N’est-ce pas une boutade de dire, comme Pierre Mille, que dans le formidable encombrement de la production moderne il lui est impossible de distinguer ce qu’est devenue la littérature ?Ce qu’elle est au juste, ma foi, bien fin qui peut le dire.Les tendances, manifestées il y a quelques dix ans à peine, n’ont pas atteint leur maximum de développement, et la plupart des chefs de file n’ont pas fini d’écrire.Cependant, ne voit-on pas déjà que, dans la littérature anglaise, allemande ou française, les auteurs montrent Le Canada français, Québec, février 1933. 516 EN FEUILLETANT ROUQUETTE une certaine recherche du nouveau, du lointain, du rare, parfois du bizarre et du monstrueux ?Presque tous ont ceci de commun qu’ils voyagent dans l’espérance de découvrir, chez les peuples éloignés et dans les paysages non encore dépeints, de nouvelles forces productives de sensations.Sous l’influence plus particulière du roman anglais on a cru un temps, en France, à une régénération de l’œuvre exotique.On y attendait moins de descriptions et d’analyse, plus d’action et de style.Excepté Rouquette, aucun de ces troublants peintres des mœurs étrangères, — Claude Far-rère, Pierre Mille, Louis Bertrand, 'es frères Tharaud, — n’a pu briser les formes dans lesquelles les emprisonnaient les traditions du genre.En véritables latins, ils ont assimilé et plié à leur tempérament d’artistes sensitifs les principes anglo-saxons des Kipling, des Stevenson et des Conrad.Lorsqu’il s’écrie : “ Accepte sans rancune la part que tu as librement choisie.La lutte de tous les instants vaut mieux que l’enlisement quotidien dans les fanges civilisées” (1), l’auteur du Grand Silence blanc apporte dans la littérature exotique quelque chose de nouveau.Aux mélancoliques qui portent leur vie en écharpe, au Spahi de Loti, à Matelot, à son frère Yves, cyniques à force de chanter leur incurable désenchantement, à tous les voyageurs en quête de sensations capables d’ébranler leur âme, Rouquette, — comme Hémon d’ailleurs dans Maria Chap-delaine, — oppose le type du coureur d’aventures, ivre d’espace et d’action, sain d’âme, vigoureux de corps, sportif, qui veut vivre l’aventure au lieu de la rêver au coin du feu.Il se fait le poète de la vigueur et du courage.Ses récits et ses chants reflètent un homme énergique et courageux en admiration devant la vie.L’ennui le ronge, c’est sûr.La solitude l’accable.Il hait les hommes et s’est repenti chaque fois qu’il les a coudoyés.Mais ces sentiments ne sont qu’à la surface de l’âme.C’est un costume qu’il a revêtu.Il y a mieux dans le secret du cœur.Il y a l’amour de la vie qu’il feint de trouver bête, une rage d’action, de déplacement, d’aventures à courir.Délaissant l’amour et son exaltation, les passions et leur analyse, éternel sujet du roman français, il chante la poésie des terres inviolées du Grand Nord, la lutte des hommes con- (1) La Bête bleue, p.119.Le Canada fhançais, Québec, février 1933. EN FEUILLETANT ROUQUETTE 517 tre une nature avare, cruelle et homicide.Il est insensible aux contrastes suggérés par les lieux où il passe.Cette grande source de pittoresque, qui a fourni aux écrivains leurs plus belles envolées, leurs plus subtiles analyses, elle lui est inconnue.Seuls, le drame de la vie l’intéresse, les types d’hommes, le mystère de leur existence, l’héroïsme de leurs gestes.C’est en ce sens qu’on a pu l’appeler, — quoique ces rapprochements soient toujours faux par quelque côté, — le Jack London français.Il est l’écrivain réaliste de la littérature exotique.Aucune définition ne s’applique mieux à ce romancier insensible au “ de quoi demain sera-t-il fait ?”, très peu poète en ce sens qu’il recherche peu ou prou les symboles et les images, et qui a voulu avoir des aventures et ne raconter que ses aventures.A courtiser l’allégori ‘ et l’expression évocatrice il avait tout à gagner.Il lui a manqué la légèreté, la souplesse, l’envol.Ses livres n’en sont que plus rivés au réel.Tradition classique.Roman vécu, telle est l’étiquette qu’il affectionne par-dessus tout.Il la met en évidence chaque fois qu’il le peut.C’est qu’il n’y a pas de plus beau titre en un temps où tant de livres ne sont que le reflet des autres livres.Sur les plages de la Manche ou de l’Océan, dit-il, les bons petits camarades, écrivains en chambre de romans compliqués, font des effets de smoking, bombent le torse ou inclinent l’échine, manœuvres d’assouplissement indispensables à la conquête des prix littéraires (1).N’a-t-on pas reproché à Rouquette d’être comme les autres, de fabriquer ses romans à l’aide de recettes à la portée de tout le monde (2) ?Sans doute, pour écrire des romans d’aventures il n’est pas nécessaire d’en avoir eu.Il y a les mémoires, les journaux, les récits des explorateurs, des chasseurs et des marins qui, depuis qu’il y a des terres inexplorées et des hommes assoiffés d’infini, ont alourdi les rayons de nos bibliothèques.Il y a Franklin, Fitzjame, De Long, Mackenzie, de la Vé-rendrye, La Salle pour ne pas nommer les plus célèbres parmi les modernes.Trésor inestimable de gestes surhu- (1) Vlie d’Enfer, p.98.(2) Entre autres, Chs.Botjbdon dans la Revue des Lectures, 1921.n.280-281.Le Canada fbançais.Québec, février 1933. 518 EN FEUILLETANT ROUQUETTE mains ! Quel écrivain pourrait le mépriser ?Jules Verne a-t-il ignoré les livres de géographie et d’histoire P Loti n’a-t-il pas eu à se défendre d’avoir puisé à ces sources ?Il faudrait s’entendre sur cette formule : roman vécu.Si l’on veut dire par là que l’auteur ne raconte que les aventures qui lui sont arrivées, reproduit les conversations entendues, présente des personnages qui ont existé en chair et en os, et qui sont conformes en tous points à la réalité, on fait erreur.On aurait alors du reportage, un journal de voyage, mais un roman ?non, jamais ! Si plutôt l’on veut dire que le romancier, sur le thème vécu de ses aventures, dessine fidèlement les caractères observés, dans le décor vrai et vu, tout en jouissant de son droit de choisir, de coordonner et de disposer les matériaux dont il a besoin pour arriver à l’effet voulu, en harmonie avec les personnages et le milieu, alors, je suis pour le roman vécu.Pour rare qu’elle soit, je crois que la chose existe.Deux dons marquent le romancier par vocation : le don d’observation, la faculté d'invention.L’une ne va pas sans l’autre (1) ; le romancier exotique n’échappe pas à la règle : il observe, il invente.Le génie c’est d’inventer vrai.Dans leurs trames essentielles les œuvres de Rouquette sont d’un homme qui a vu, qui sait parce qu’il a vu, et l’on peut endosser le jugement de Lichtenberger à son propos : “ Ces récits portent la directe empreinte d’une des régions de mystère les plus évocatrices du globe (2).” Ce qui frappe dans cette œuvre relativement peu volumineuse, c’est cette fièvre des voyages et des aventures, partout étalée, glorifiée.A tout propos il traîne la société aux gémonies.Les cris de sa sensibilité blessée ne peuvent se compter.Il a des colères et des dégoûts ; il vocifère et se (1) Voici ce que Henri Massis dit du procédé créateur du romancier : “ La démarche du romancier, c’est de se porter tout entier vers les choses.Il est assiégé par les événements, les circonstances.Son invention, son feu est là.Ce que ses personnages peuvent dire, peuvent faire, voilà où il s’applique.En composant, il ne songe qu’à ce qu’il raconte.C’est la vie qui le mène avec les rencontres qu’elle impose, les gestes, les paroles qui surgissent.Il est tourné vers le dehors, vers l’aspect réel, humain, social des êtres et des choses.Comme il invente sans se soucier du style, son langage doit être direct, naturel, tout en mouvement ; il montre, il fait voir.” Réflexions sur l’art du roman, p.22-23.Et Alain dit quelque part : “ Toutes les fois qu’un romancier nous raconte une chose telle qu’il l’a vue, il est perdu.L’événement est le plus fort ; il ne peut le surmonter.L’événement fait craquer sa forme.” (2) Claude Farrère, dans l’Intransigeant du 18 oct.1920, disait : “ Rouquette ?Le seul écrivain qui ait vécu ses romans d’aventures.” L* Canada fbançais, Québec, février 19SS. EN FEUILLETANT ROUQUETTE 519 plaint.Mais bientôt il oublie ces défaillances de la volonté, ces révoltes de la nature.Un cri sort de son cœur.Son esprit de fatigué et de morose devient actif et lucide.Il faut partir.La tempête s’annonce, ou c’est la nuit qui menace de le surprendre, ou c’est l’enlisement dans la mollesse des villes.Tout en lui se transforme.L’homme apparaît sans voiles,vrai et sincère, l’homme qui n’< st venu si loin que pour mener la vie des primitifs et des forts.Il s’élance.Dans son cœur, un hymne s’élève, chante, remplit de ses proportions de rêve l’étendue blanche et glacée.Il chante ces conquistadores sans argent, sans armes, sans oriflammes, partis pour des terres inconnues à la recherche du “ fabuleux métal ”.“ Mineurs aujourd’hui, vaqueros demain, matelots si ça leur chante, mais desperados toujours, coureurs de grands chemins, ouvrant devant eux des torrents de richesses et mourant pauvres, obscurs, illuminés (1).” Il chante les vivifiantes beautés des steppes neigeuses, les féeri s du ciel, la sauvagerie grandiose des tempêtes.Il chante les longs mois de neige, le froid qui gèle les rivières d’un seul bloc, jusqu’au lit ; l’isolement dans la cabane (le plus proche voisin est à quinze milles ) ; les courses sur le trail “ en traîneau tiré par un team de labradors croisés avec des huskies esquimaux ” ; les haltes dans la hutte de glace, creusée sur place, abri sûr et lugubre contre la bourrasque qui “ monte et passe avec un bruit de galopade ”.Il chante l’incomparable épopée, le poème de l’action, religieuse et civilisatrice, des Oblats au sein des peuplades vouées par l’ignorance et l’oubli des civilisés aux plus incroyables misères, à l’extinction finale.Son œuvre est une glorification de l’action.L’action est tout.Sur les champs d’Alaska, de Lyca à Point Barrow, des bouches du Yukon au delta de la Mackenzie, rien ne souffre la médiocrité.Il n’y a pas de place pour le “ juste milieu Des extrêmes, oui, pas de compromissions.Toute la force ou toute la faiblesse.La sélection s’opère d’elle-même.Non la force brutale, mais l’âme la mieux trempée (2).Que cherche-t-il dans cette agitation perpétuelle ?L’oubli ?L apaisement de sa soif d’aller sans cesse et sans but ?L’espérance de la richesse P du bonheur ?(1) La Bête bleue, p.128.(2) La Bête errante, p.122.Le Canada français, Québec, février 193S. 520 EN FEUILLETANT EOUQUETTE Qui sait ?Le sait-il lui-même ?Son âme est une insatisfaite qui n’est bien que là où elle n’est pas.Elle n’aime que les plaisirs conquis de haute lutte, et lorsqu’elle les possède elle n’en peut jouir en paix : ils ne l’intéressent plus.“ Je ne veux jamais que ce que je n’ai pas.” (Oiseaux de Tempête, p.95.) Aveu plein de contradictions ! Confession qu’on est à peine porté à regretter d’une sensibilité délicate, d’un cœur inassouvi qui ignore l’objet même de ses aspirations.Maladie de Loti, un peu celle de René (1), quel homme condamné par l’inquiétude de son esprit à parcourir les routes du monde n’en a pas plus ou moins souffert ?Flossie et Hurricane se sont aimés.Retirés sur un ranch» ils ont pensé pouvoir vivre l’un pour l’autre, à l’abri de leur million gagné sur la terre-qui-paye.Illusion ! On ne fait pas mentir son tempérament et des années de vie errante.L’appel des terres polaires, ils l’entendent l’un et l’autre, séparément, chacun à une époque différente.Alors Hurricane, le premier, décide de s’enfuir.Il part en secret, abandonnant terres, animaux, maison et fortune à celle qu’il aime, pour qui il a consenti à s’emprisonner vivant pendant plusieurs années entre les murs imaginaires, mais si réels pour son âme vagabonde, de quelques cents acres de terre.Et voici la scène qui termine ce drame conjugal.Je la transcris, car elle peint sur le vif ce goût de l’aventure et de l’action qui est le principe fondamental de l’existence de Rouquette et de son exotisme.Flossie et Hurricane, allant en des directions opposées, se rencontrent sur la piste.H y a collision.Cris, chute, confusion des attelages, hurlements des chiens.Le traîneau de Flossie est endommagé.Il faut abattre deux de ses bêtes, grièvement blessées.Alors elle embarque dans le traîneau de Hurricane.Suit la conversation : — Vous êtes confortable ?— Très.— Alors, en route.(1) “ On m’accuse d’avoir des goûts inconstants, de ne pouvoir jouir longtemps de la même chimère, d’être la proie d’une imagination qui se hftte d’arriver au fond de mes plaisirs, comme si elle était accablée de leur durée.” René, p.190, Flammarion.L8 Canada français, Québec, février 10S3. EN FEUILLETANT ROUQUETTE 521 H va lancer ses chiens, mais il hésite.— A propos, vous ne m’avez pas dit où vous alliez ?— Moi ?répond tranquillement Flossie, je ne sais pas.La réponse vient immédiate : — C’est précisément où je vais.Et ces deux âmes errantes se mêlent et continuent leur pèlerinage sans but à travers les solitudes du Nord.(à suivre) Réginald Letourneau, Collège^militaire, Kingston.Lie Canada fbançaia, Qnébec, février 1633.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.