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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Du nouveau sur Duns Scot?
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1945-04, Collections de BAnQ.

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Du nouveau sur Duns Scot Le livre de Béraud de Saint-Maurice a été écrit avec amour.La division en est heureusement trouvée et les titres de chapitres sont choisis avec art; l’écriture est élégante.L'auteur admire et aime le Docteur qu’il défend.Mais ce bel enthousiasme comporte des périls; s’il faut aimer le saint moine, faut-il pour cela accepter et choisir sa doctrine à l'exclusion des autres ?Or l’auteur admire et aime l'enseignement philosophique et certaines conclusions théologiques propres au Docteur Subtil; il les croit si « intégralement orthodoxes », si nécessaires aux temps nouveaux qu'il veut bien indiquer à l'Eglise son devoir de confier enfin à Scot la mission de prêcher la vérité, (pp.33, 255, 256, 257).La raison ?Elle est toute simple: si la doctrine du Subtil eut été reconnue officiellement dans l’Eglise, le jansénisme autrefois, et le rationalisme, et le modernisme, et le communisme auraient-ils pu tenir avec une telle endurance, au détriment des âmes innombrables qui en furent et en sont encore les victimes ?(p.272).Pareille interrogation insinuante ne manque pas d’audace.Nous voulons laisser de côté les disputes purement scolastiques : il est possible, encore de nos jours, de défendre impunément les conclusions scotistes.Mais, nous croyons tout de même devoir faire à l’auteur les remarques suivantes: 1° On n’a pas le doit de paraître reprocher à l’Église, ne serait-ce que d’une façon voilée, de n’avoir pas accordé à Jean Duns Scot l’approbation officielle que d’autres Docteurs ont reçue et de ramener, ni plus ni moins, le jugement traditionnel des Souverains Pontifes à une sorte d’opportunisme (p.26, 27).2° Il est dange- reux de voir en saint Thomas, « Docteur au moyen âge », le père lointain de la Renaissance (p.17), de parler à son endroit de « rationalisme chrétien » (p.100), d’interpréter sa pensée avec fantaisie, jusqu’à aligner quelquefois des périodes qui frisent .l’intempérance du langage (pp.242, 243).3° L’auteur paraît mal savoir la nature de la sainte théologie, la nature de la philosophie, ni connaître certain décret du Concile du Vatican.Béraud de Saint-Maurice écrit: « Il y a de nos jours des néo-scolastiques assez rationalistes pour affirmer une philosophie capable d’arriver sans la foi à la connaissance complète de certaines vérités de foi, telle que l’existence de Dieu, etc .» (p.274) Connaissance complète?Qu’est-ce à dire?Le Concile affirme: «Si qui dixerit Deum unum et verum, creatorem et Dominum nostrum, per ea quæ facta sunt, naturali rationis humaine lumine certo cognosci non posse: anathema sit.» Le décret conciliaire serait-il lui aussi « assez rationaliste ?» .Témérité, interprétation fantaisiste, candide oubli ?Voilà qui suffira pour scandaliser les * Béeaud de Saint-Maurice.Jean Duns Scot.Chez Thérien frères, Ltée, Montréal.Le Canada Français, Québec, DU NOUVEAU SUR DUNS SCOT 637 théologiens restés fidèles à l'enseignement de saint Thomas.Si l’auteur s’en était tenu à raconter la vie admirable de son héros et ses mérites dans la défense de l’immaculée Conception, à exposer objectivement la doctrine de Scot sans comparaison odieuse et sans paraître juger la conduite de l'Église, son livre eût encore été discutable, mais il eut mieux servi aussi les nobles intentions vengeresses du disciple; il n’eut certainement pas mérité le reproche d’être téméraire en certaines de ses pages.B.M.Les livres Catalogue analytique des Éditions llernard Valiquette envoyé gratuitement sur demande adressée aux Éditions Bernard ^ aliquette, 1420, rue St-Urbain, Montréal.Le nouveau catalogue des Éditions Bernard Valiquette intéressera vivement ceux qui lisent.Il est imposant (84 pages) et présenté avec un réel souci de bon goût.Le catalogue est divisé en cinq sections, ce qui indique assez bien l’éclectisme de la maison Valiquette.Sous la rubrique Romans, contes et nouvelles, on trouve les noms d’Alain-Fournier, de Julien Green, Joseph Kessel, André Malraux, François Mauriac, Raymond Radiguet, Romain Rolland, Antoine de Saint-Exupéry, parmi les auteurs contemporains les plus marquants.La section littérature n’est pas moins bien choisie avec le critique Pierre Brodin, les essayistes Roger Caillpis, Jacques Rivière, Jean Schlum-bcrger, le grand historien d’art Henri Focillon, etc.Dans le domaine de l’histoire et de la sociologie, on remarque: Brian-Chani-nov, Pierre de Lanux, Henri Laugier, Otto Strasser; et des écrivains canadiens tels que Jean Bruchési, Paul Cardinaux, Édouard Montpetit, Edmond Turcotte, sans oublier les deux monumentales séries d’ouvrages de Robert Rumilly (Histoire de la province de Québec, qui compte 13 volumes et constitue le plus grand succès de librairie jamais connu au Canada français) et de Sir Thomas Chapais (Cours d’histoire du Canada (1760-1867) en huit volumes, et qui est l’ouvrage classique sur cette période).Le rayon de la poésie est particulèrement bien soigné; la collection « A l’enseigne de muses » d’une luxueuse présentation typographique, contient les noms de Victor Hugo, Musset, Rimbaud, Verlaine et sera complétée par des ouvrages de Baudelaire, Lamartine, Laforgue, Mallarmé, etc.La poésie canadienne est représenté par la fine Anthologie de Guy Sylvestre.Ajoutons les classiques, toujours déplus en pins goûtés du public.Cette sèche énumération ne donne qu’une idée assez restreinte de l’activité des éditions Bernard Valiquette qui offrent en outre plus d’une quarantaine d’ouvrages canadiens de nos meilleurs auteurs, sans compter les 50 ouvrages qui ont été publiés et qui sont maintenant difficiles à trouver.R.C.A.vol.XXXII, n° 8, avril 1945.
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