L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 11 avril 1929, jeudi 11 avril 1929
nion des Cantons de Zéph.NAUI/T, Imprimeur LIBERTÉ SOUS L'ÉGIDE DES LOIS REDIGE EN COLLABORATION 63 me ANNEE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE LE JEUDI PAR L’Imprimerie d’Arthabaska, Inc.PROPRIETAIRE ABONNEMENT $1.00 par an—50c.par semestre nécessairement d’avance.ANNONCES Insertions, la ligne .30 centins Insertions subséquentes .20 ” Baptêmes, Mariages, Sépultures 25 ” Gratis pour les abonnés Toute publication, personnelle ou intéressée, rapports d’institutions financières ou autres, seront insérés comme annonces, à 2 centins la ligne.FRANCOIS CHAPDELAINE Enfin, je Fai trouvé ! —C’est une curieuse et véridique histoire qu’un jour, peut-être, le R.P.Armand Yvon dont vous avez admiré les belles pages sur la Gaspésie vous racontera tout au long, mais que je veux vous dire en deux mots, avaut de partir.Maria Chapdelaine avait un frère plus jeune de quelques années, dont Louis Hémon n’a pas parlé.Je l’avais rencontré en France une année où mon Ami, Louis Gérin d’Ottawa, l’avait amené avec lui, durant les vacances ; c’est chez lui qu’il avait lu—et ce fut une révélation—quelques écrits de l’abbé Henri de Tourville ; c’est de lui qu’il avait appris maintes choses d’histoire et de science sociale qui avaient précisé sa pensée et virilisé son âme.Il répétait souvent : “ Monsieur Gérin a raison, il faut s’adapter pour vivre et pour vaincre ; il n’y a que ceux qui savent se tirer d’affaires eux-mêmes qui peuvent aider autrui.” Faut-il s’étonner, dès lors, que le frère et la sœur, si différents de nature, elle plus idéaliste et routinière, lui plus réaliste et novateur, se dressaient souvent l’un contre l’autre en de nobles et chaudes discussions où les mots de fidélité et de progrès, de passé et d’avenir bondissaient et se heurtaient tour à tour Un jour, après une altercation plus violente que d’ordinaire, en l’absence du père Chapdelaine.François avait disparu, et Louis Hémon n’avait rien dit.On le lui avait défendu.Mais moi je puis parler.Du premier jour où ,à Muedon, chez abbé Félix Klein, j’avais vu c' grand gaillard, taillé comme un chêne, intelligent et têtu, et qui rêvait de “ Vie intense ”, lui aussi, je l’avais aimé.Quand il parlait de ses projets, il serrait les dents nerveusement, et je le trouvais beau d’énergie.Aussi, coûte que coûte, j’avais résolu de le retrouver.N’en déplaise au bon Abbé Olivier Maurault qui m’a bien guidé en cette recherche, quand je fus invité à prêcher le carême à Notre-Dame, si j’ai accepté avec tmpressement, c’était bien pour continuer une heureuse et nécessaire tradition, certes, mais aussi dans l’espoir secret de rejoindre François Chapdelaine, mon ami.Quand Dieu veut, tout arrive à souhait.Ecoutez : je quittais, un soir, les Frères si dévoués de St-Jean de Dieu pour entrer chez Sœur Bonneau afin de saluer ses pauvres.Une puissante limousine stationnait dans la petite descente qu’on appelait jadis rue Friponne.“ C’est un riche Anglais des environs, me souffla la bonne Sœur ; il vient nous voir de temps en temps et laisse toujours quelques aumônes ; mais il veut demeurer inconnu.”1 Justement il passait, et je dus m’effacer dans l’étroit corridor; nos regards se croisèrent ; un cri faillit jaillit le mes lèvres, mais un geste bref me fit taire : l’Anglais, c’était lui ! Dix minutes après, nous bavardions sans fin dans une superbe résidence, chez lui.C’est tout près de N.-D.de Bon- ARTHABASKA, JEUDI, Il AVRIL 1929 No.18 Secours, entre Saint-Laurent et la ville immense.“ J’ai acheté tous ces terains, dit-il, car j’ai voulu mettre ma maison, mon usinq mes hommes, mes machines, tous mes efforts, sous la protection de la Bonne Vierge comme autrefois les champs de nos aieux et leurs bois.Ici d’ailleurs, près du fleuve, je me sens chez moi et je trouve une beauté vigoureuse dans toute cette ferraille que j’anime et peuple de mes rêves.“ Mais voici mon histoire.Un matin, Maria avait dit : “ ce serait un péché de partir, tu resteras fidèle à la terre, comme eux!” —Sec, j’avais répondu : “ comme propriétaire, ouf ! comme domestique ou comme débardeur, jamais !” Puis, désireux d’en finir avec les discours homériques et d’apporter des faits, je partis.“Je vins en Angleterre près de Liverpool et pris un nom anglais comme on revêt une tunique.3’abord j’ai connu la vache enragée, mais ce fut ma meilleure école, une école d’initiative, comme disait Léon Gérin.Après plusieurs essais malheureux, je me trouvais installé enfin chez un gros fabricant de cylindres et de tubes métalliques.Le jour, à ’usine, le soir, dans m achambre; Là, j’étudiais l’anglais, la physique et les mathématiques.Le dimanche, après la messe, je lisais es auteurs français ; c’était ma récompense.J’ai lu ainsi tout Louis Veuillot, car ce Français, sorti du peuple, vigoureux et batailleur, m’encourageait et me faisait du bien.J’étais entré dans un groupe sportif, afin de ne pas aisser s’engourdir mes bras et mes jambes.Même un jour, grâce aux biceps que m’ont légués es défricheurs, mes ancêtres, je fus champion dans un match nautique France-Angleterre.Les Anglais me portèrent en triomphe et je rageais de ne pouvoir crier à tue-têté : “ Je suis franco-canadien ! Vive la France ! ” Mes vacances ,je les passais régulièrement de l’autre côté de la Manche, en Normandie, dans la Perche, en Touraine de préférence, et j’aimais à voir à la sortie des églises, le dimanche, des visages qui semblaient de chez nous.A Paris, je visitais les musées, mais aussi les expositions industrielles 'et .agricoles, prenant partout des notes et des croquis.Souvent, avant de quitter la France, j’ai prié dans la crypte silencieuse des Carmes, de tout mon cœur, afin que tout le passé français de foi, de science et d’énergie descendit dans mon âme.“Après six ans d’efforts, j’ôb-tins à Liverpool un diplôme d’ingénieur.Bien plus, mon patron m’ayant confié ses essais infructueux d’inventeur—il voulait créer un nouveau modèle de pompe—je me mis au travail et cherchai à mon tour.Grâce à Dieu, je réussis.C’est trop long à vous expliquer, mon Père, mais voici l’idée : j’utilise à l’aide d’un piston creux et de deux soupapes le poids de la colonne d’eau pour monter la colonne d’eau elle-même ; d’où un rendement extrêmement avantageux.Le patron m’offrit son argent, sa maison, à titre d’associé, et si je voulais, plus tard, sa fille aussi sans doute ! L‘avenir s’éclairait ! Je fus tenté, je l’avoue, mais les nobles discussions avec Maria me revinrent en mémoire, et je disparus à nouveau, avec mon brevet, mon savoir et mes économies dans ma poche.“Je vins droit à Montréal, ici, près du Saint-Laurent auquel je suis lié désormais comme mon cœur à l’artère aorte.Avec de l’argent prêté par des amis anglais, j’ai créé tout un monde, et depuis, je me suis libéré.Ca va! Regardez ce papier, c’est une commande de sept mille pompes pour l’Etat de New-York.Enfin j’ai un navire sur le chantier, qui prendra l’eau la saison prochaine ; vingt mille tonnes sur les mers valent bien vingt mille acres sous les bois ! Je n’ai pas fait signe encore à Maria.Je sais que mon père est mort depuis mon séjour en Angleterre ; je sais que ma sœur, restée seule à Péribonka, gémit de voir tous les terrains et les bois autour de sa maison achetés par un riche Anglais* A son tour, elle-anême menace de partir et de “ mouver ” vers le nord, comme le père.Le riche Anglais, c’est moi ! Mais bientôt tout sera découvert, il y aura fête dans la maison et dans le cœur de Maria ; je veux qu’elle soit une riche et heureuse fermière.” —“ François, tout cela est bon, mais il y a mieux encore : il faut fonder un foyer, assurer l’avenir, et passer à d’autres l’âme, l’énergie, et l’usine !” -—“ Mon Père, peut-être en verrez-vous le commencement avant d’embarquer?Bientôt Maria saura tout ; je veux précisément qu’elle m’aide à trouver une fille de chez nous ; je veux pour plus tard des fils qui soient meilleurs et plus forts que moi, qui unissent en eux tout ce que je tiens de la race à tout ce que j’ai conquis là-bas.Oui, demain, continua-t-il, en s’exaltant, demain.Maria viendra ici, mais au-dessus de la grand’porte, à la place du pseudonyme anglais, elle lira en lettres flamboyantes deux noms qui lui seront chers : François Chapdelaine ! Demain, toutes les machines qui sortiront d’ici porteront fièrment et ma marque et mon nom ! Demain, nous ferons des agapes fraternelles sur mon navire neuf qu’on appellera : Maria Chapdelaine.Là, peut-être enfin ma sœur comprendra-t-elle qu’il faut désormais, à côté de notre clergé admirable et de nos cultivateurs courageux, une classe dirigeante de commerçants et d’industriels qui fassent bonne figure dans le monde ; il faut que.la race soit présente partout où s’élabore la vie, afin de ne pas mourir.Alors, nous ferons la paix”.—Hélas, je ne serai pas là, car ils ont choisi pour se rencontrer le jour où l’on célébrera le centenaire de Notre-Dame et moi je pars.Mais pour être agréable à François Chapdelaine et pour faire à son adresse un geste symbolique j’embarquai ici même, près de Bon-Secours, sur un navire canadien.Bientôt je voguerai vers la douce France, avec de bons souvenirs et de grands espoirs bientôt en pleine mer, un jour, j’irai de bonne heure à la proue pour contempler le lever de l’aurore : ce sera le matin même où Maria et François, après la messe, se seront embrassés ! MARIE-ANDRE DIEUX, Prêtre de l’Oratoire.LA FIDELITE DE SIR LOMER A LA FOI ANCESTRALE Mgr Gauthier l’a proclamée en prononçant son oraison funèbre à Québec La leçon de la mort Sa Grandeur Mgr Gauthier, archevêque administrateur de Montréal, à peine de retour d’un voyage en Europe, a été appelé à prononcer, dans la basilique de Québec, l’oraison funèbre de sir Lo-mer Gouin, où avaient lieu les funérailles de l’illustre disparu.En voici le texte : Excellences, Messeigneurs, Messieurs du clergé, Mes frères, C’est une sympathie touchante qui nous réunit ce matin autour de la dépouille mortelle d’un illustre disparu.L’accoutumance nous empêche de voir dans la mort des devoirs chrétiens qui subsistent ici, l’extinction subite d’un grand homme créée des regrets unanimes et des impressions douloureuses.Ce spectacle est suffisant.Est-il nécessaire que je m’excuse d’avoir accepté trop vite l’aimable invitation qui m’était faite ?Les morts n’ont que faire de nos discours, mais j’aurais voulu avoir un plus grand loisir pour rendre à ce diocésain, à un vieil ami, je dirai, des hommages qui rendent justice à nos sentiments; je suis sûr cependant de votre indulgence.Allons donc brièvement au fond des choses, voyons ce que fut cet homme public remarquable, qui joignait à une rare intelligence un bon sens solide et une ténacité qu’il a mise au service des plus nobles causes.Nous pouvons être fiers de lui, et il est beau de voir ce témoignage unanime rendu à son caractère i ^spectable.Je m’unis à ce concert de louanges parce que cet homme a défendu des causes qui m’étaient très chères.Je ne veux pas dépasser la limite que m’impose cette chaire mais qu’il me soit permis de rappeler les convictions chrétiennes dont le disparu n’a jamais rougi.Il reste à tout homme dans la vie, parmi les multiples devoirs que sa condition lui impose, un devoir qu’on appelle celui de la piété filiale.Il se doit à son créateur, un patrimoine spirituel, matériel et intellectuel, au patrimoine de piété et de vertus auquel chacun partiepie.Le devoir saisit l’homme avec la majesté de celui qui l’impose, et ce qui est vrai, c’est qu’il est une règle de vie qui veut que l’homme combatte contre lui-même et contre les événements, et l’on comprendrait difficilement que l’homme ne s’attachât pas à ce patrimoine qui lui est légué.Homme de conviction L’illustre disparu tenait aux vertus héréditaires de cette province et il tenait à l’âme du terroir par toutes les racines de son âme.Il était un vrai fils de toutes nos vertus, il fut fidèle aux héritages glorieux qui nous ont été transmit; de génération en génération, et sa sensibilité qui se cachait sous un masque de froide réserve vibrait à l’appel profond de la foi de ses ancêtres.Il s’était attaché à cette foi avec une ténacité mêlée de fierté pleine de grandeur, et je me souviens avec émotion qu’au grand congrès de 1910, alors qu’il était premier ministre, il affirma sa foi avec conviction devant le respect et l’admiration de tous.Et cette foi, il en voit l’objet aujourd’hui, c’est ce qui compte et ce qui reste.Pensez un peu, mes frères bien-ailmés, à la leçon qui s’impose à nous devant ce spectacle de la mort ; devant cet aboutissement de toutes choses, sentons l’immense qualité de nos joies courtes.Notre prétendue sagesse est dans nos mains comme un hocket d’enfam.Devant cette tombe encore entr’ouverte, qui, riche ou pauvre, grand ou petit, ne sent pas se révéler en lui le sens des responsabilités ?Les autres apparaissent devant Dieu comme nous les faisons, .t le poids est encore plus lourd pour ceux à qui incombe la mission de conduire.Devant cette dépouille mortelle, rappelons pour finir une pensée que Tertullien a rendue avec toute sa vigueur coutumière : “ Le corps est façonné par les mains de Dieu.Providence, il s’y emploie tout entier, il croit réellement voir l’humanité du Verbe dans cette forme, ce corps que le Christ élève à la vision du ciel.Tous les moments de la vie appartiennent au Christ, mais le dernier surtout, quand l’homme meurt, le Christ gardien incorruptible est encore là qui veille sur sa dépouille, le signe de la Croix est encore là, et quand le corps descend dans la tombe, le Christ encore jette sur lui un regard qui est une promesse d’immortalité.” Et sur cette dépouille déjà flétrie par la mort, et sur nos tombes, il reste uft Sauveur ressuscité qui nous rendra nos corps pleins d’une jeunesse d’immortalité.Ainsi soit-il.les enfants pleurent pour avoir l» CASTOR!^ RFTCW NOS RELATIONS COMMERCIALES AVEC LE JAPON Le gouvernement du Canada a nommé un ministre plénipotentiaire au Japon, et ce pays désignera aussi un ambassadeur pour le représenter dans notre capital*.Ces importantes nominations sont la conséquence des remarquables développements qui ont marqué nos relations avec le grand empire de l’Orient depuis la guerre.Elles sont, de plus, d’un excellent augure pour l’avenir.La création d’une ambassade canadienne au Japon doit être surtout envisagée et appréciée au point de vue des affaires, des échanges commerciaux, des traités de commerce entre ce pays et le Canada.Le gouvernement a eu soin de choisir comme représentant du Canada au Japon non seulement un homme d’une très grande distinction et très cultivé, mais aussi un Canadien qui est un homme d’affaires éminent.Le développement de nos relations commerciales avec le Japon a été l’un des traits saillants dans l’histoire du commerce canadien depuis la guerre.Notre chiffre d’affaires avec le Japon était insignifiant durant l’année qui précéda la grande guerre.Infailliblement, à cette époque, la balance du commerce entre les deux pays nous était favorable.Depuis l’armistice, le Japon et le Canada se sont mieux connus, rapprochés et leur commerce est devenu plus intense.Le Japon recherche de plus en plus les produits du Canada.La marche ascendante de notre commerce apparaît dans le tableau ci-dessous.On y verra la preuve que le Japon tend continuellement et de plus en plus à augmenter ses achats du Canada: Commerce entre le Canada; et le Japon Importations: 1910, $2,179,398; 1920, $13,637,289 ; 1927, $11,- 624,567 ; 1928, $12, 720,625.Exportations : 1910, $660,522 ; 1920, $7,732,514 ; 1927, $29,941,-614 ; 1928, $37,379,479.Les principaux achats du Canada au Japon consistent en soie, thé, lampes électriques, oranges et riz.Les ventes du Dominion à ce pays sont très variées.Les principales choses que nous y exportons sont le blé, la farine, le poisson séché et mariné, bois en grume, bois à pulpe, bois de charpente, aluminium, nickel et zinc.La moyenne de nos exportations de blé et de farine au Japon représente environ 33 pour cent de la valeur totale de nos ventes à ce pays ; le bois et les produits du bois représentent environ 35 pour cent et les métaux 30 pour cent.Le commerce le plus important que nous faisons avec le Japon est sans contredit celui du blé et de la farine.Il est intéressant de rappeler nos énormes et rapides progrès dans cette exportation.En 1918, le Canada faisait au Japon sa première expédition de blé qui ne consistait qu’en 8 boisseaux.Depuis cette date, ce commerce a augmenté par sauts et par bonds à mesure que le Japon délaissait le riz comme principal aliment et préférait le blé dur du Canada à tous ceux des autres pays.Actuellement, ce commerce augmente rapidement et laisse entrevoir Une constante expansion pour l’avenir.Durant la dernière année fiscale nos exportations de blé au Japon se sont montées à 9,919,849 boisseaux valant $11,-032,655 au lieu de 6,740,058 boisseaux d’une valeur de $9,139,577 dans l’année précédente.Pour la farine, la comparaison est comme suit : 187,665 barils valant $997,430 au lieu de 95,551 barils valant $521,892.L’extraordinaire extension du commerce entre le Canada et le Japon depuis quelques années et (A suivre à la 8 page) Grains et Graines de Semence * 2 Avril 1929.i Pour vos achats de Mil et de Trèfle, I demaudez toujours les fameu es marques | “ Rosalie ” et “ La Reine.” Notre installation de Cribles et de I Trieurs alvéoles est la seule de ce genre § au Canada, ce qui nous permet d’offrir I une qualité de semence exceptionnelle et | insurpassable.Les avoines Bannière enregistrée et no.8, que nous vous offrons, vous assurent le plus haut percentage de germination et 3 une bonne récolte.C’est le bon temps de donner vos commandes et adressez : La Coopérative Fédérée de Québec SUCCURSALE DE PRINCEVILLE, Cartes Professionnelles AVOCATS Perrault & Girouard AVOCATS ARTHABASKA, P.Q.Bureau de Perrault & Perrault, Rue de l’Eglise.L’HONORABLE J.-E.PERRAULT, C.R.Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries.WILFRID GIROUARD, B.A.B.C.L.M.P.Tel.Bell et Local Cartes d’Affaires J.N.MICHAUD INDUSTRIEL ARTHABASKA, P.Q.JULES POISSON, C.R.AVOCAT ARTHABASKA, P.Q.Tél.Local Bureau : rue de l’Eglise JOHN F.WALSH c.R.AVOCAT Tél.Harbour 1943.Bureau 97 St-Jacques MONTREAL, P.Q.Entrepreneur de construction de toutes sortes, Manufacturier de portes et châssis.Bois de construction à 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PAGE 2 L'UNION DES CANTONS DE L’EST 11 AVRIL 1929 L’UNION DES GANTONS DE L’EST ARTHABASKA, n AVRIL 1929 La Prorogation La prorogation de la dernière session a eu lieu jeudi avec son cérémonial imposant.L’honorable Henry-George Carroll, dont la physionomie sympathique a créé une impression profonde sur toute l’assistance, a posé son premier acte olîiciel, comme lieutenant-gouverneur, en sanctionnant les mesures parlementaires laissées en suspens par la mort soudaine de son prédécesseur.Ainsi vient de se clore un acte législatif retardé dans des conditions particulièrement dramatiques et douloureuses pour la province.Dès le début du discours qui allait terminer définitivement la session, le représentant du Roi a payé un tribut d’hommage à sir Lomer Gouin, dont le souvenir planait encore dans cette assemblée; et qui jetait comme une ombre de tritesse dans les âmes : “ Notre province, a-t-il dit, a perdu un de ses fils les plus distingués, et notre pays un de ses meilleurs serviteurs.Les hommages rendus à la mémoire de notre regretté lieutenant-gouverneur l’attestent.Vous pouvez en témoigner avec non moins d’autorité, vous qui avez eu le privilège de le voir à l’œuvre et l’honneur d’être étroitement associé à ses travaux pendant de longues années.“Au moment où je suis appelé à succéder à cet éminent homme d’Etat et à présider une prorogation des Chambres si tragiquement interrompue, je sens toute l’étendue de la perte qu’a subie notre province.” Vint ensuite l’énumération rapide des principales lois passées au corn’s des deux derniers mois.Nous n’avons pas à revenir là-dessus: maintes fois, nous avons commenté ces mesures, qui constituent un progrès nouveau pour cette province et qui marquent une fois de plus la bienfaisance d’un régime.De cette période législative, le gouvernement de Québec sort plus fort et plus respecté que jamais.II peut être sûr de posséder, comme toujours, la confiance du peuple.jugeait avantageux pour la population de notre grande cité.Il a permis certains emprunts, facilité l’achat de terrains de jeux dont nous avons tant besoin, etc.Nous ne pouvons clore sans parler de la loi de presse qui a été adoptée unanimement par la législature.Cette nouvelle loi a reçu l’approbation de tous nos confrères et de nous-mêmes.Nous croyons sincèrement que ce sera un progrès marqué pour le journalisme chez nous.Cette loi était demandée universellement et le gouvernement n’a pas hésiter à l’adopter.Bref, la session qui a pris fin la semaine dernière aura été l’uqe des plus fructueuses et des plus actives dans l’histoire de la législature provinciale.Nous devons au gouvernement des lois nouvelles dont l’application sera avantageuse à notre province.Le gouvernement.Taschereau continue donc la tradition et assure aux nôtres des progrès considérables par sa législation touchant nos différentes activités économiques et industrielles.Une fois de plus, il a prouvé que nos concitoyens ont été bien inspirés en lui accordant leur entière confiance.La Session provinciale Des progrès marqués sont accomplis dans tous les domaines La session provinciale qui est pratiquement close, bien qu’elle ne soit pas officiellement prorogée, a été féconde en bonne et pratique législation.Une fois de plus, le gouvernement libéral a donné à la province la preuve qu’il songeait à ses intérêts et cherchait à assurer son avenir dans le domaine financier, industriel, commercial et intel lectuel.Nous devons rendre à ce gouvernemnt le témoignage qu’il a accompli des œuvres durables et adopté des lois sages et utiles Dans le domaine de la finance, la session qui vient de se terminer nous a permis d’apprendre que le crédit de la province demeurait aussi solide qu’auparavant.Le trésorier pi’ovincial a bouclé son budget par un surplus substantiel et il nous a annoncé des prévisions fort encourageantes pour la fin de l’année fiscale qui se produit, comme on sait, le 30 juin prochain.Le gouvernement Tas chereau maintient la politique des gouvernements libéraux précédents qui consiste à limiter les dépenses en-deça des revenus et de réserver à la province un surplus financier de préférence à un déficit Nos adversaires ont prétendu bien des fois que ce surplus n’était que fictif, mais ils n’ont jamais nié, cependant, que la dette était réduit' annuellement d’une somme d’au moins un million de dollars, que jamais aucune taxe directe n’était imposée affectant la masse de la population, que les revenus de la province augmentaient substantiel' e-ment sans que la .population n’en fut affectée.Le budget de l’hon.M.Nicol a été approuvé avec enthousiasme et cela n’est pas sur prenant, car c’est l’un des plus encourageants.Le gouvernement Taschereau a également multiplié ses octrois pour les différents départements, particulièrement ceux de l’instruc tion, de l’agriculture, de la colonisation et de la voirie.La bonne tenue de nos finances permet à nos administrateurs de songer plus efficacement à ces différents services de première importance» Pour ce qui est de l’instruction, le gouvernement maintient les crédits déjà accordés et il y ajoute plusieurs octrois substantiels, dont un million de dollars à l’Université de Montréal.La population entière de la métropole a applaudi à ce geste.Nous voulons une belle et grande université canadienne-française.Cela nécessite des sacrifices, mais, grâce à la bonne politique du gouvernement Taschereau, nous sommes en mesure de les consentir sans effort.Pour l’agriculture, le gouvernement a également augmenté les octrois réguliers et il a accordé à différents services, comme les cours agrégés d’agriculture, l’agronomie, les fermes de démonstration, etc des sommes plus généreuses qui ne contribueront pas peu à adoucir le sort de la classe agricole.Le gouvernement accorde aussi une aide substantielle aux concours agricoles, à l’enseignement agricole dans les écoles primaires.Ils distribue gratuitement les graines de semences et cherche à faciliter autant que possible la tâche du cultivateur.Il encourage également le système coopératif qui a produit des résultats fort appréciables.L’œuvre du gouvernement dans le domaine agricole est trop considérable pour qu’elle ne soit pas appréciée,—aussi n’y a-t-il que les adversaires oppositionnistes pour la critiquer.Pour la colonisation, le gouvernement a encore une fois voté des crédits considérables.L’opposition n’a pas manqué de les critiquer au point de les retarder de plusieurs sessions.Cependant, cela n’a pas empêché qu’ils soient votés, à la grande satisfaction de tous ceux qui voient dans l’oeuvre colonisatrice si habilement dirigée par l’hon.M.Perrault, un facteur important dans la campagne entreprise pour le retour à la terre.Nos adversaires semblent oublier trop facilement toute l’importance de la colonisation en notre province.Ils soutiennent, cependant, que le gouvernement ne fait pas assez pour ceux qui viennent courageusement ouvrir nos terres nouvelles, mais quand ce même gouvernement leur demande de voter des crédits pour venir en aide aux colons, leur construire des chemins, des écoles, des dépendances, ils soulèvent toutes sortes d’intrigues pour entraver son action.A tout événement, les progrès merveilleux de nos régions de colonisation, 1 Abitibi entre autres, sont là pour rappeler tout le bien que l’on retire de cette politique progressive et généreuse de Thon.M.Perrault.Nous avons appris également, au cours de la session qui vient de se terminer, que le gouvernement allait entreprendre un programme de revêtement permanent de nos routes.Nous savons que le parti libéral a été 1 apôtre des bonnes routes dans la province.Nous L’Aide à l’Agriculture Dans leur critique de l’œuvre du gouvernement, les adversaires ont souvent prétendu que ce dernier ne donnait pas suffisamment à l’agriculture et qu’il délaissait lamentablement la classe agricole.Cependant, si nous examinons les chiffres, nous constatons que les crédits votés en faveur de l’agriculture augmentent tous les ans et que cette industrie enregistre des progrès continus, grâce à la générosité de nos administrateurs provinciaux E11 consultant les statistiques on constate que la province de Québec est celle qui accorde proportionnellement à l’agriculture le plus d’attention et la plus grosse somme d’argent de toutes les autres provinces du Canada.En voulons-nous la preuve ?La voici con- tenue dans un tableau qui parle par lui-même : Dépensé Pour- Provinces Revenu pour centage total l’agriculture sur revenu Ontario .$58,125,370 $2,512,832 4.3 Nouvelle-Ecosse .6,517,072 300,821 4.6 N 0 uveau-Br unswick .5,786,667 187,725 3.2 Manitoba .10,962,317 595,769 5.4 Saskatchewan .13,564,983 508,889 3.8 Alberta .12,263,400 663,632 SA Colombie-Britannique .20939,123 472,912 2.3 lie du Prince-Edouard 738,851 43,702 5.9 QUEBEC .34,800,000 2,200,000 6.3 Ce tableau indique assez clairement que le gouvernement Taschereau ne néglige pas l’agriculture mais qu’il lui vient en aide dans une plus grande mesure que dans aucune des autres provinces du dominion.C’est grâce à cette politique du gouvernement Taschereau que l’industrie agricole a pu conserver, chez nous, la place privilégiée qu’elle occupe et qui lui assurera constamment la prépondérance parmi toutes nos industries.L’aide apportée à la classe agricole dans la province de Québec pourrait être commentée dans une longue série d’articles : elle est trop considérable pour être détruite complètement dans quelques lignes.Il faudrait rappeler ce qu’a fait le gouvernement pour les différentes sections de l’agriculture, l’agronomie, les fermes de démonstrations, les collèges d’agriculture, les concours agricoles, la distribution des graines de semence, etc.Tout cela a été accompli malgré la critique oppositionniste : et c’est par suite de cette heu reuse politique que l’agriculture a marché de progrès en progrès chez nous.Nos adversaires peuvent naturellement critiquer à leur gré, mais ils ne parviendront jamais à faire croire à la population des campa gnes que le gouvernement la délaisse au profit des villes.D’ailleurs celle-ci sait fort bien que les mêmes adversaires viennent dans les centres urbains et soutiennent que le même gouvernement les néglige trop au profit des campagnes.Ce vieux jeu est connu et il n’est plus accepté nulle part.Les progrès agricoles accomplis dans la province parlent avec une suffisante éloquence pour qu’il ne soit pas nécessaire de répondre aux critiques de l’opposition.Le tableau ci-dessus rétablit bien des faussetés répandues par les conservateurs et nous tenons à le signaler.L’Homme idéal Les membres et les invités de la Ligue de sécurité publique de la province de Québec ont eu, hier, l’avantage d’entendre le R.P.Dieux leur exposer une leçon magnifique qui, si elle était comprime et pratiquée généralement, aurait tôt fait non seulement de diminuer e nombre des accidents du travail et de la rue, mais encore de réduire la proportion des déchéances physiques, intellectuelles et morales dans nos sociétés modernes.La meilleure protection, dit en substance le distingué prédicateur de Notre-Dame, l’homme peut la trouver en lui-même.L’accident est le plus souvent le résultat du désordre, du manque d’équilibre.D’où l’importance de s’entraîner à devenir des hommes dont toutes les facultés, celles de l’âme, de l’esprit et du corps, s’harmonisent entre elles et se prêtent mutuellement secours.“ Il faut dans la machine humaine, nous rappelle le P.Dieux, que toutes les pièces y soient, qu’elles soient toutes saines et parfaitement emboîtées les unes dans les autres ; l’homme idéal est un être complet et hiérarchisé ”.Nous devons viser à être des “ hommes universels, des catholiques.des hommes qui aient deux patries, la leur et le monde.” On ne saurait mieux dire.Mais, diront quelques-uns, est-il possible, dans notre jeune pays à population mixte, de chercher avec chances de succès la réalisation de ce type d’homme idéal ?Oui, plus qu’ailleurs peut-être, nous déclare le P.Dieux.Notre vaste territoire, la vie en commun de deux grandes races, notre climat, sans parler des autres moyens ordinaires, nous placent dans des conditions tout à fait favorables pour entreprendre le grand travail du continuel perfectionnement.Il s’agit simplement de s’y mettre avec conviction, avec énergie, ave; persévérance.Que chacun puisse se rendre sincèrement le témoignage d’avoir accompli tout ce qui dépend de lui pour s’améliorer sous tous rapports et le Canada pourra regarder l’avenir sans crainte.Il trouvera en lui-même, en ses propres qualités épanouies et équilibrées, le secret de sa force et de son influence, comme aussi de sa paix et de son bonheur.Le R.P.Dieux est vraiment un semeur d’idéal ; sa prédiction est de celles qui, en plus d’édifier, stimulent et encouragent à l’action.“notre clergé admirable et de nos “ cultivateurs courageux, une clas-“ se dirigeante de commerçants et “ d’industriels qui fassent bonne “ figure dans le monde ; il faut “ que la race soit présente partout “ où s’élabore la vie, afin de ne “ pas mourir.” Que les Canadiens-français se recueillent, de temps en temps, et prêtent l’oreille à ce que leur disent “ les morts qui parlent ”.NOTES LOCALES L’honorable M.et Mme J.E.Perrault sont allés à Montréal et Québec cette semaine.Ce (mati i ils ont assisté au mariage Gélinas-Taschereau, à Québec.Ils seront de retour aujourd’hui.Aux félicitations accordées à l’hon.M.Perron et à ses officiers du ministère de la voirie pour leur magnifique effort si bien couronné de succès, dans l’organisation de la voirie et du tourisme chez nous, il faut eh ajouter encore sans doute pour la décision prise au cours de la session et approuvée par les Chambres de faire disparaître les annonces de boissons le long des routes de la province^ Les visiteurs qui viennent admirer des coins de beauté s’irritent de se cogner la vue partout, soit sur une immense bouteille de tôle, un cheval de même matériel ou de grands placards sur lesquels sont annoncés des spiritueux.Tout cela disparaîtra rapidement : vive la beauté ! Il y a également d’autres produits annoncés le long des routes, et, avec les premiers, ils disparaîtront tous au pas de course, à mesure que les programme d’embellissément et de propreté de l’hon.M.Perron se réalisera.Les arbres plantés à grands frais ne croîtront qu’avec les ans, mais le blanchissage des granges, des hangars, des clôtures et surtout des maisons, de ces pauvres vieilles maisons négligées qui n’ont jamais connu ce modeste et légitime fard qui répare “ des ans l’irréparable outrage ” et dont elles n’ont même pas été gratifiées aux jours de leur jeunesse ; une R une couche de blanc sur quantité de demi-ruines qui déparent actuellement la moitié de nos routes et qui nous font passer pour des paresseux aidera les touristes à repartir contents de nous, contents de leur voyage et désireux de revenir.Beaucoup de maisons, très peu attrayantes et incapables de se faire aimer même des enfants qui y sont nés, prendraient une tout autre apparence et laisseraient un meilleur souvenir si quelques heures de travail les rajeunissaient d’un peu de peinture, d’une galerie, d’une avenue d’arbres et de quelques fleurs, de ces profitables fleurs vivaces qui reviennent chaque année et qui font le charme des habitations paysannes de France.Tout se ramène à une initiative à lancer, à un mouvement général provincial qui ne peut être lancé que d’un vouloir unique, provincial, et le ministère de la voirie a tant fait et si bien réussi tout ce qu’il a essayé, que c’est sur lui que nous comptons pour ce rajeunissement général annoncé, d’ailleurs, par l’hon.M.Perron.On suggère même que des primes, des concours, des distributions lui devons la grande et florissante industrie du tourisme chez nous; ! gratuites de chaux, s’il est nécessaire, se fassent partout sous la bonne nous lui devons également les progrès de l’industrie de l’automobile, j direction des officiers du département de la voirie, afin qu’après les car ce sont les routes qui en sont la cause directe.Cette année, le ; semences faites, les heureux cultivateurs dont les fermes bordent les ministère de votre voirie inaugurera un programme de réfection per- ; routes provinciales et les voies ferrées, consacrent une semaine à tou-manente des routes déjà existantes et les progrès que nous accom- ; tes ces améliorations qui feront honneur à notre Québec et donneront plirons dans cette voie seront dans le meilleur intérêt de la province, de la fierté à notre jeunesse rurale.Là encore, l’opposition a longuement retardé l’adoption des crédits Le ministre de la voirie a commencé, depuis quelques années nécessaires, mais le gouvernement n’en a pas moins triomphé.déjà, ce programme d’eanbellissement qu’il a étendu jusqu’aux hôtel- Comme par les années passées, les représentants de la cité de leries, et, cette année, nous pouvons être certains qu’il prendra un Montiéal se sont adressés à Québec pour obtenir certains privilèges essor marqué, car rien ne sera négligé pour atteindre les fins qu on au bénéfice de la métropole.Le gouvernement a accordé ceux qu’il se propose, L’Embellissement de notre Province M.Wilfrid Girouard, avocat, est allé à Québec mardi plaider en cour supérieure.L’honorable juge A.Stein, de la Rivière du Loup, préside ce Le semaine le terme de la cour supérieure.Le terme de la cour du magistrat pour le mois d’avril est fixé au 23 avril.UN IVIORT ÛUB PARLE Quelques leçons de la vie de Sir Lomer Gouin Sir Lomer Gouin n’est plus, mais les leçons qui se dégagent de sa vie sont et resteront longtemps vivantes.Ce Canadien-français regretté, compte désormais au nombre des “ morts qui parlent ”.II pari3, en effet, de bien des manières à ses compatriotes et surtout à ceux de sa race qui doivent l’entendre, l’écouter et profiter de ses leçons.Peu d’hommes, parmi nos contemporains, ont atteint un aussi grand prestige que sir Lomer Gouin.A ce point de vue, toute sa vie est une éloquente leçon de choses que la jeunesse doit connaître et méditer.Les dons naturels dont était doué sir Lomer Gouin : dons de l’intelligence et de l’espri t, exquises qualités du cœur, sont sans doute la cause primordiale de ses succès, mais ces dons et ces qualités innés chez lui ont été mis en valeur par une continuité d’efforts et l’acquisition de vertus viriles dont il a tout le mérite.Malgré les rares qualités qu’il possédait, sir Lomer Gouin.n’aurait pas été l’homme remarquable qu’il a été s’il n’y avait ajouté : le travail, la sobriété, l’amour du devoir, la ténacité, la solidité des principes, l’estime de l’ordre et de la mesure, l’attachement sincère aux traditions essentielles, le développement de l’initiative, la formation du jugement, l’éducation de la volonté, l’élévation du caractère, la bonté et la fidélité du cœur, l’idéal de l’esprit, le soin d’apprécier les réalités, le courage d’avoir et de réaliser des idées.Ce sont là comme autant de titres des principaux chapitres de la vie de sir Lomer Gouin.Ce sont là, aussi, autant d’exemples et de sujets de réflexions pour les jeunes qui sont au seuil de leur vie publique.Cette vie bien ordonnée, cette carrière ascendante, ces œuvres fécondes, cette haute influence, la vision claire des réalités, la prévision juste et large de l’avenir, que nous admirons chez sir Lomer Gouin, furent le fruit de sa tranquille et sûre observation, de ses toujours et prudentes réflexions, de son constant sang-froid qui lui ont fait acquérir la maturité de jugement et l’appréciation adéquate des hommes t des choses.Il est bon de s’arrêter à considérer l’importance de cet ensemble de qualités et de mérites qui font les hommes forts, qui donnent à une nation des caractères, des animateurs et des réalisateurs.Sans doute,' les brillantes manifestations d’un esprit subtil, souple et retors, les charmes de la | culture intellectuelle, de l’éloquen- j ce et de l’érudition ont de grands attraits et donnent à certains hommes publics une véritable dictature sur la foule impressionnable.Mais, à notre époque plus que jamais, ce qui nous faut ce sont des hommes de jugement.Aucu- Mlle Morazin, de Québec, a passé quelques jours en visLe chez Mme Honoré Boucher.ne supériorité ne dépasse celle d’un homme qui possède ce bel équilibre qui fait les sages, qui le rend maître de lui-même et des autres en lui assurant dans l’action une pondération égale à celle qui présida chez lui au choix d’un programme et d’un idéal à réaliser.Sir Lomer Gouin nous prêche ces vérités par toute sa vie.“ Ce mort qui parle ” nous dit encore autre chose.Parce qu’il a dit de son vivant, par ce qu’il a voulu pour ses compatriotes et par ce qu’il a réalisé lui-même, il proclame qu’à la volonté, au caractère, aux principes, au jug ¦-ment, il est nécessaire d’ajouter l’argent, le prestige de la richesse, pour garantir à l’action d’un homme toute son ampleur et son efficacité.Que les idéalistes ne s’effarouchent pas de cette autre véri c apparemment matérialiste.Il 3 a longtemps, on a dit que l’argent était le nerf de la guerre.Cela est encore vrai, mais il ne l’est pas moins que l’argent est devenu la force de la paix.De nos jours, l’un des éléments essentiels de la véritable influence dans le monde n’est-ce pas l’argent ?Est-on bien sûr, du reste, qu’il n’en fut pas toujours ainsi ?La richesse économique est necessaire à la vie d’une nation ; elle ne l’est pas moins à l’influence, c’est-à-dire à la vie pleinement effective des individus.Il ne s’en suit pas que sans argent l’on n’ait jamais d’influence, ou qu’avec de l’argent on devienne nécessairement un homme de grand prestige.Non.Mais, en règle générale, pour avoir autour de soi, sur ses contemporains et sur leur avenir, une influence complète qui contribue à grandir le prestige d’une nation et d’une race, un homme doit joindre à scs qualités intellectuelles et morales, la puissance réelle de l’argent Sir Lomer Gouin, avec sa clairvoyance habituelle, a avisé ses compatriotes dans ce sens.Il a voulu orienter les Canadiens-français vers de nouvelles carrières qui puissent les conduire à la conquête de l’influence qu’ils devraient exercer depuis longtemps dans le domaine économique.C’est dans ce but qu’il leur a donné les écoles dont ils avaient besoin.La richesse n’est pas un but, en elle-même, mais elle est un moyen» un instrument dont notre race a absolument besoin pour voir monter son prestige et assurer sa survivance.Le révérend Père Marie-André Dieux, vient de nous le rappeler dans le touchant et splendide article dont il a honoré le “Canada”.A côté de l’héroique Maria Chapdelaine, qui représente les vertus qui ont donné la vie à la race canadienne-française, il a magnifiquement dessiné le portrait d’un François Chapdelaine dont les viriles réalisations donnent à notre rie nationale son plein épanouissement et son com- j plet prestige.I Sir Lomer Gouin avait compris ; “ qu’il faut désormais, à côté de M.l’abbé Edouard de Chatillon est allé, cette semaine, à Laval des Rapides au chevet de son frère, dangereusement malade.M.l’abbé Adam, curé de Ham Nord, était de passage en notre ville mercredi.On nous rapporte que les érables continuent à couler cette semaine.Evidemment la température leur est favorable.La fête annuelle des arbres aur i lieu le 30 avril dans Montréal.Il nous fait plaisir d’apprendre que M.Henri Pepin, registrateur, de cette ville, est rétabli de la maladie qui l’a obligé de garder sa chambre pendant quelque temps et qu’il peut maintenant vaquer à ses affaires.M.Maurice Maheu, marchand, est allé à Québec au commencement de la semaine.M.et Mme J.O.Côté et leur bébé, de Montréal, sont en promenade dans les familles Verville et Dumont.La grippe fait encore des sien-nse parmi nous.Nombreux sont ceux qui sont visités par elle.M.Joseph Laroche, de cetre ville, vient de se porter acquéreur de la résidence ayant appartenu autrefois à feu Louis-Philippe Crépeau.ON DEMANDE une servante générale sachant faire la cuisine.S’adresser à Mme THEODORE ROY, Victoriaville.MM.F.Campbell, avocat, de Sherbrooke, L.J.Houde, avocat, de Plessisville, C.A.Bertrand, avocat, de Montréal, et L.U.Talbot, Arthur Girouard, avocats, de Thetford Mines, étaient ici cette semaine pour affaires professionnelles.Mme Emile Cloutier, de Trois-Rivière, est venue passer quelques jours en promenade chez son père, M.Ludger Cloutier, et est retournée enchantée de son voyage.La fin couronne l’œuvre.Il est bien de commencer, mai c’est meilleur de finir : la fin don ne à chaque chose sa plus haufi perfection.Ajoutons qu’on m peut juger irrévocablement de: œuvres tant qu’elles sont en voi de s’accomplir : on en juge pai leur fin, c’est-à-dire par leur ré sultat, lorsque le but est définiti vement atteint ou manqué.—PROPRIETE A VENDRE.-Bonne propriété, bien entretenu* terrain de 72 pds de front par 20 pds de profondeur, dans le quai tier résidentiel à Arthabaska, F Q., à proximité de l’Eglise, di Couvent et du Collège.Condi tions faciles.Pour plus d’informations s’a dresser à ADELARD MAHEU, Arthabaska, P.Ç 7 avril—1 mois. L'UNION DES CANTONS DE L’EST JEUDI 14 AVRIL 1929 PAGE 3 Au Mont St-Michel J Site idéal pour y fêter la St-Jean-Baptiste.—L’idée fait son chemin.Nombreuses adhésions.—M.l’abbé Chs-E.Mailhot et l’Honorable J.-E.Perrault en faveur du projet.—Quelques lettres intéressantes Sous ces titres, notre confrère, “ La Voix des Bois-Francs ” publie l’article suivant : “ L’idée, émise par notre journal, de fêter la St-Jean-Baptiste sur le Mont St-Michel, au pied de la Croix Lumineuse, a très bien porté dans le public.“ Nous savions d’avance que notre projet ferait écho au sein de notre population, si essentiellement religieuse et sincèrement patriotique.Pour nous, des Bois-Francs, la Croix installée au sommet du Mont St-Michel, prend une signification bien définie.Elle sera un magnifique point de ralliement, et, dans ce décor somptueux de la montagne, les cœurs monteront fervents vers Dieu, tout en faisant un acte d’amour et de confiance, à la Patrie Canadienne, que nous ché-lissons à tant de titres.Pour mener à bonne fin une entreprise, il faut de l’entente et le souffle de l’enthousiasme.Nous sommes heureux de déclarer que ces deux sentiments, facteurs de réussite, semblent déjà s’affirmer d’une façon tout à fait encourageante.A date, nous avons reçu de nombreuses adhésions.Nous nous empressons de les livrer, dans leur texte respectif, à nos lecteurs.Arthabaska, 29 mars 1929.A Monsieur Camille Duguay, Rédacteur de “ La Voix des Bois Francs ”, Mon cher Monsieur, Mon intime conviction est que votre noble et patriotique proposition recevra l’approbation et le patronage de tous nos concitoyens.Les autorités religieuses et civiles, tous les membres de la grands famille des Bois-Francs n’auront qu’un cœur et qu’une âme pour assurer le succès d’une fête qui sera l’apothéose de la religion, du patriotisme et de la reconnaissance.Pour ma part, je vous félicite bien chaleureusement ; je vous applaudis non seulement de mes deux mains, mais de tout mon cœur.J’ai le ferme espoir que le 24 juin prochain, les Bois-Francs seront témoins d’une de leurs plus grandes fêtes, la plus mémorable peut-être après l’inoubliable Congrès Eucharistique tenu à Victoria-ville, en 1918.Louons, exaltons, immortalisons la mémoire de ces hommes illustres qui furent nos ancêtres.Ils nous ont conquis et légué un patriotisme précieux : le charmant et pittoresque coin de terre que les premiers pionniers ont si bien appelé LES BOIS FRANCS.Bien à vous, L’abbé CHS-ED.MAILHOT, Ancien curé.Arthabaska, le 29 mars 1929.Monsieur Camille Duguay, Victoriaville.Mon cher Monsieur Duguay, A mon retour de Québec ce matin je trouve votre lettre du 26 courant où vous m’informez que dans le dernier numéro de la “ Voix des Bois Francs ”, vous avez lancé l’idée de réunir au pied de la croix du Mont Saint-Michel, à Arthabaska, les paroisses des Bois-Francs pour y célébrer la fête de la St-Jean-Baptiste.L’idée est heureuse et je vous félicite de l’avoir lancée.Cette célébration de la fête de la St-Jean-Baptiste au pied du mont Saint-Michel pourrait coin cider avec la fête de l’inauguration de ce beau monument et sa bénédiction: fêtes qui ont été remises à cette année.Je n’ai aucun doute qu’il n’y aura qu’une voix dans nos paroisses des Bois-Francs pour accepter l’idée que vous venez de lancer.Avec l’assurance de mes meilleurs sentiments, veuillez bien me croire, Votre bien dévoué, J.-E.PERRAULT.Victoriaville, 30 mars 1929.Monsieur Camille Duguay, Dir.TProp.de “La Voix des Bois Francs”, Victoriaville.Cher Monsieur, Je suis un lecteur assidu de “ La Voix des Bois Francs ”.Bien que retiré de la vie active, je m’intéresse toujours beaucoup au développement de la cille, à laquelle j’ai eu le bonheur de se consacrer plusieurs années de ministère.J’ai considéré comme un événement heureux que Victoriaville soit dotée d’un journal.Permettez-moi aujourd’hui de venir vous féliciter de l’heureuse et significative initiative que vous prenez en invitant les citoyens de la région à se réunir, au pied de la Croix Lumineuse, sur le mont St-Michel, pour y chanter le credo de leur foi et de leur patriotisme.Sachez que votre projet de fêter, en commun, la St-Jean-Baptiste, 1929, est digne d’attention, et que j’y souscris de tout cœur.Faire grandes et belles nos fêtes patriotiques, c’est faire acte de civisme, et je ne doute pas que le succès vous attend.C’est ce que je vous souhaite dans toute la sincérité de mon âme.Bien à vous, J.-ULRIC TESSIER, Ptre, ancien curé.Victoriaville, 27 mars 1929." Monsieur Camille Duguay, Directeur “ La Voix des Bois Francs ”, Victoriaville, P.Q.J’ai pris note de votre magnifique suggestion à propos de fêter la St-Jean-Baptiste cette année, tel qu’exposé dans votre journal du 21 courant au pied de la Croix du Mont St-Michel.L’idée est merveilleuse dans la circonstance, et je crois que si une organisation se fait pour en faire une fête régionale, le site ne peut être mieux choisi.Nous avons déjà fête la St-Jean-Baptiste ici à Victoriaville, mais je crois que pour cette année si nous voulons faire de cette fête une fête vraiment Patriotique et Religieuse il n’y a pas de meilleure décision à prendre que d’appuyer votre projet de fête au pied de la Croix du Mont St-Michel.Votre tout dévoué, J.-E.ALAIN.Victoriaville, 23 mars 1929.Monsieur Camille Duguay, Directeur de “ La Voix des Bois Francs ”, Victoriaville.Cher Monsieur, Je suis persuadé que la célébration de la St-Jean-Baptiste au Pied de la Croix du Mont St-Michel réunirait une grande foule, tant de Victoriaville et d’Arthabaska que de tous les Cantons.Croyez que je forme des vœux pour la réalisation de votre grand projet et vous prie de me croire.Sincèrement à vous, ROMUALD PARADIS.Arthabaska, P .Q., 25 mars 1929.M.Camille Duguay, Directeur de “La Voix des Bois Francs”, Victoriaville.Monsieur, Peimettez-moi de vous otïrir mes plus sincères félicitations pour l’idée émise dans votre article de “ La Voix des Bois-Francs ” : Où fêterons-nous la Saint-Jean-Baptiste ?L’installation du monument du Mont St-Michel nous a trop vivement intéressés pour que je n’appuie pas votre choix ! L’endroit dont vous faites mention rencontrera, j’espère, l’approbation des autorités ecclésiastiques et civiles de cette région.Je crois, d’ailleurs, que toute la population admire cette idée d’aller, en la St-Jean-Baptiste, s’inspirer des grands faits de notre histoire et chercher des exemples de foi, de courage, de patriotisme, au pied même de la Ci’oix érigée en souvenir des ancêtres qui nous ont ouvert cette belle région.J’ai l’honneur de me souscrire, Votre tout dévoué, ALFRED PARIS, ex-maire.Devant de tels témoignages, d’aussi positives appréciations, il ne nous reste plus qu’à nous mettre résolument au travail.Nous continuerons, la semaine prochaine, à publier d’autres lettres.Nous demandons immédiatement à tous de faire, dès à présent, es suggestions concernant quelques détails du programme.Ces suggestions seront ensuite étudiées par un comité, dans lequel seront représentés les membres du clergé, les professionnels, les industriels et les cultivateurs.Nous invitons aussi les maires de chaque paroisse, à nous faire des suggestions ,et à nous aider dans leur localité, à partir un mouvement d’ensemble.A l’œuvre donc, et préparons-nous à célébrer, d’une façon grandiose, notre fête nationale, sur le mont St-Michel, au pied de la Croix Luimineuse.CAMILLE DUGUAY.LES BOIS-FRANCS Dénomination des Bois-Francs Leur étendue ‘ M.P.G.Roy, dans son ouvrage “ Noms Géographiques de la Province de Québec ”, page 73, se pose cette question : D’où vient ce nom de “ Bois-Francs ” que les écrivains de langue française appliquent généralement à cette région des Cantons de l’Est ?Disons dpabord que cette épithète n’offre encore rien de légal: inutile d’en rechercher l’origine à travers les archives de l’Etat.Le nom de “ Bois-Francs ” fut primitivement limité aux colonies françaises qui se fondèrent dans les comtés d’Arthabaska et de Mégantic.L’un des motifs qui poussaient nos compatriotes à s’établir dans ces parages c’est qu’ils trouvaient un sol élevé et facile à défricher, à cause des essences forestières dont il était recouvert.Le hêtre, l’érable, le merisier, etc., etc., dominaient sur les coteaux et le colon n’avait qu’à faire brûler les abatis de la forêt pour obtenir une abondante récolte dès la première année, sans compter le joli revenu qu’il retirait de la cendre, par la fabrication du sel à potasse.Ce cachet spécial des terrains où se portait le courant colonisateur ne tarda pas à les désigner : on allait prendre une concession, on allait s’établir dans les “ Bois-Francs ”.L’expression ise popularisa promptement et, dès le mois de septembre 1838, un document signé par l’archevêque de Québec chargeait un prêtre de visiter les “ habitants des Bois-Francs ”, désignation ordinaire aujourd’hui de ces places nouvelles.” Ce document ecclésiastique, le premier connu où il soit parlé d’une manière officielle des Bois-Francs, est une lettre adressée par l’archevêque de Québec à M.l’abbé Denis Marcoux, vicaire St-François-du-Lac, le nommant vicaire à Gentilly, avec ordre de visiter les colons des “ Bois-Francs Archevêché de Québec, septembre 1838.Mon Cher Monsieur, Je vous nomme, par les présentes, vicaire à St-Edouard de Gen-tily, avec la charge d’aller visiter les nouveaux colons des cantons de Blandford, Stanfold, Somerset, Arthabaska, Warwick et Bulstro-de, en un mot tous les habitants des Bois-Francs, désignation ordinaire aujourd’hui de ces places nouvelles.Je vous souhaite courage et santé pour l’accomplissement de votre nouvelle mission.Je suis, cher Monsieur, Votre serviteur, JOS., Archevêque de Québec Néanmoins, vu le mauvais état de sa santé, M.Denis Marcoux ne se rendit à son nouveau poste qu’à l’automne suivant, comme en fait foi le document suivant : Québec, 18 septembre 1839.A.M.Denis Marcoux, vicaire.Monsieur, A présent que j’ai lieu de croire que vous vous êtes suffisamment reposé dans votre famille, je vous informe qu’il faut vous mettre à l’ouvrage et que la paroisse de Gentilly, ainsi que les divers établissements qui se trouvent derrière cette paroisse et celles du voisinage, sont le théâtre où vous allez exercer votre zèle.Vous aurez donc soin de vous mettre en route pour votre nouvelle destination de manière à y être rendu, s’il est possible, pour dimanche prochain.En attendant que vous receviez de moi des pouvoirs plus détaillés, je vous autorise à exercer à Gentilly les pouvoirs de vicaire, et pour les townships, si besoin est, ceux que M.Larue est autorisé à exercer.Je suis, etc., JOS., Ev.de Québec.naient de découvrir et destiné à devenir leurs future patrie.Avouons, comme le disait notre poète national, L.-H.Fréchette un jour, que ce nam des “ Bois-Francs ” se recommande à plus d’un titre.Il porte avec lui comme un parfum de sol vierge.Sa tournure pittoresque fait rêver de vallons perdus, de collines boisées, de montagnes abruptes, de chênes robustes et d’érablières sans fin.(Extrait du Premier volume de l’Histoire des Bois-Francs par M.l’abbé Chs-Ed.Mailhot.) LES VAINQUEURS DE CE CONCOURS DE POESIE Ces deux letres de Monseigneur de Québec sont des documents attestant par écrit ce que nous n’aurions su autrement que par la tradition.C’est une reconnaissance officielle par l’autorité religieuse de l’expression “Les Bois-Francs” alors en usage dans ces places nouvelles.La lettre de 1838 nous fait connaître le territoire considéré à cette époque comme composant les Bois-Francs : les Cantons de Blandford, Somerset, Stanfold, Arthabaska, Warwick et Bulstrode.La lettre de 1839 indique l’endroit où sont situés les Bois-Francs : les divers établissements qui se trouvent derrière la paroisse de Gentilly et celles du voisinage, c’est-à-dire : St-Pierre, Bè-cancour, St-Grégoire.Quelques années plus tard, selon M.l’abbé Charles Trudelle, curé de St-Calixte de Somerset, de 1850 à 1856, les cantons d’In verness, de Halifax, de Chester et de Ham furent considérés comlme faisant partie de la région des Bois-Francs.Notons que les “ Cantons de l’Est ’ Francs” ne sont pas synonymes.Les Bois-Francs ne sont qu’une portion des Cantons de l’Est.Pourquoi a-t-on appelé cette partie des Cantons de l’Est “ Les Bois-Francs ” ?Cette dénomination est toute naturelle, rationnelle.C’est la qualité du bois même qui croissait et recouvrait le sol de ce territoire qui lui a valu son nom.En effet, en contemplant cette immense forêt composée de hêtres, d’érables, de merisiers, de chênes, d’ormes, les premiers colons et visiteurs furent naturellement inspirés de baptiser sous le nom de “ Bois-Francs ” le pays qu’ils ve- La Société des ppètes canadiens-français s’est réunie, samedi soir, au restaurant Kerhulu, pour son dîner annuel.A cette occasion, elle a décerné les récompenses aux vainqueurs d’un concours de poésie qui a eu lieu l’hiver dernier.Voici la liste des prix qui ont été accordés et des ouvrages primés : Médaille d’argent de Thon.Cy-rille-F.Delâge, surintendant de.l’Instruction publique, pour le meilleur livre ou manuscrit de volume de vers, publié ou préparé depuis un an : décernée à M.Adalbert Trudel, de Québec ; lyre d’or du président de la Société des poètes, M.Alphonse Désilets, décernée à Mlle Cécile Chabot, de S.-Césaire de Rouville, pour son poème “Un pan de mousseline”; lyre d’argent de Mme Eva Henry-Doyle, décernée à M.A.Charle-bois, organiste, Arthabaska, pour son poème “ Les cent vers ” ; lyre de bronze de M.Alfred DesRo-chers, décernée à M.Harry Bernard, de St-Hyacinthe, pour son poème “ Que j’aime le changeant visage ” ; mentions d’honneur : “ Souhaits ” de J.-R.Lanouette-Pérusse, de Lévis ; “ Caprice ”, Mlle Madeleine Belzile, de Ri-mo-uski ; “ Tableau du soir ”, M.Paul St-Michel, de Trois-Rivières; “ Les exilés”, Mlle Blyane Paquin, de Québec ; “ Sur le St-François”, Mme Lemaire-Duguay, de Victoriaville ; “ Le Pin ”, M.J.-N.Norbert, de Québec ; “ Je Disais ”, M.Paul Bédard, Québec ; “Le rêve d’un fondateur ”, Mlle M.-Tliérèse Bouillé, de Deschambault, Port-neuf ; mention spéciale : “ Pre- mière nuit de pensionnat ”, l’abbé F.-A.Savard, de La Malbaie, comté de Charlevoix.Il y a eu ensuite manifestation littéraire et musicale, sous la présidence de M.Alphonse Désilets, qui a fait une allocution.Une conférence sur Charles Gill, poète et peintre, a été faite par M.Louis-Joseph Doucet.La proclamation des lauréats a été faite par M Jean-Paul Lessard, et la collation des médailles, diplômes et autres récompenses a été présidée par Thon.Cyrille F.Delâge.Il y eut musique d’orchestre par le trio Gosselin-Gameau et lecture de vers par une dizaine de membres de la Société.—“ La Presse ”, CENT VERS expressions et “ Bois ctÜÈËA& AUX POETES CONCURRENTS Cette pièce de vers a, tout récemment, valu à son auteur, le diplôme “ Lauréat ” décerné par la Société des Poètes du Canada, et a obtenu le second prix, “ Section des poèmes,” (Lyre d’argent) au concours du 31 mars 1929 organisé par la dite Société, concours auquel prirent part 52 concurrents.Des lettres, j’en dénombre environ quatre mille ! Plus qu’il ne faut d’humains pour former une ville.Des syllabes, au moins mille deux cents, je crois ! Que n’ai-je autant d’écus et d’amis, à la fois ! Des mots, huit à neuf cents ! Sont-ils de trop ?Peut-être.L’hémistiche, par eux, réussit à paraître Tout juste, deux cents fois ! La rime, exactement, Au chiffre cent, atteint ; le vers, également ! Allez, avec cela, vous tous, Frères Poètes ; Gare au pied de surplus, des bornes vous sont faites : “ CENT VERS ” à vous, Messieurs, pour donner libre cours Aux élans de votre âme, aux feux de vos discours.Exaltez l’Eternel ou chantez la nature, Sans crainte de tomber dans quelque bizarrure ; L’essort qu’on vous permet est gage d’unité : Le bon goût ne saurait, avec l’insanité, En ce local restreint, vivre en concubinage ?Je vous garantis donc, sur ce point, votre ouvrage.Mais, personne ne peut, que je sache, du moins, Aller consciemment, de ses plus tendres soins, Au développement d’une unique aptitude ; Le cœur humain réclame une ampîe quiétude Comme il sent le besoin de pleurer, quelquefois.Ainsi, nul écrivain, citadin, villageois.Roi, seigneur, artisan, riche ou pauvre, qu’importe, Pour pupitre, n’eût-il que le pas de sa porte, Pour chandelle, le soir, qu’une étoile qui fuit, Ou, fut-il installé quatre fois loin du bruit, Dans un vaste palais, temple de l’élégance, / Où règne le confort et la surabondance, Nul ne peut, en son style, apparaître profond, S’il travaille la forme et néglige le fond, Si, recherchant l’éclat, la pompe et l’exotique, Il fuit la vérité, le clair et l’authentique.Je dis plus : Tout sonnet, bien que tenant du beau, Pêche en brièveté, quoiqu’en pense Boileau, Impropre, par nature, aux larges envolées, Aux soupirs éperdus des âmes affolées, Aux récits glorieux de faits d’arme divers.Il plaît infiniment, en ses quatorze vers, S’il a trait, par exemple, à quelque raillerie, Au proverbe, à l’énigme, à la plaisanterie, A la description qui ne s’impose pas.' Entremets ou dessert d’un somptueux repas, Il couvre les sujets de minime importance : Le beau, sans le complet, n’est qu’une intermittence.Il n’en est pas ainsi des Cent vers du moment ; Maintes fois, un poète y peut, allègrement, Traduire les pensées qu’une scène provoque Et cela, aisément, sans le moindre équivoque.Mais, je crois qu’une muse, à ses premiers transports, Déjà, doit s’imposer de merveilleux efforts, Pour rester dans l’arène où la met la consigne, Elle, toute aux accents de sa ferveur insigne, Elle, au seuil d’un berceau que balance Junon, Que le Dragon surveille et qu’inspire Apollon, Elle, toute aux attraits de ses nobles prémices Et convoitant le miel des ultimes délices.Oui ! Frères, avec vous, j’aurais voulu.chanter ; Ma lyre juvénile a daigné me tenter.Hébé, pour mieux dompter ma timide jeunesse, De Jouvance, m’offrit la coupe enchanteresse.Les Naïades blâmaient mon refus persistant : Thémis fortifia tout mon être hésitant.Euphrosine, Aglaé et Thalie, en pavane, Firent, de l’élégance, une habile; artisane.Eutherpe s’effaça de mon âme, gaîment ; Calliope y prit place, avec empressement.C’en est fait : je consens, j’accepte, je me livre.Mnémosyne ouvre alors, tout grand, son vaste livre Et tient devant mes yeux, un vaste processus De sujets pour lesquels, je me sens tout Argus.Minerve exige un hymne où j’aurais trop à dire ; Vesta montre un endroit que l’on aime à décrire, Aux Pénates, dit-on, comme aux Lares commis : Le foyer, chaste enclos où le calme est promis.Priape, les Sylvains, les Satyres, Pommone, Vertumne, Pan, Cérès, Vénus, Palès, Bellone, Les Faunes, Flore, Hymen, Eole et Cupidon, Autour de moi, rangés en un divin cordon, Me pressent d’admirer les jardins inlassables, Les vallons éthérés, les vergers admirables ; La nature changeant quatre fois son manteau, Le pâtre, flûte au bec, dirigeant son troupeau, La corne d’abondance, au travailleur, tendue, La beauté ravissante, ici-bas, répandue, Le docile animal que l’appât a groupé, La plaine où dort le preux que le fer a frappé, Le calme succédant aux âpres rêveries, Les fleurs se consumant en saines griseries.L’amour juré deux fois, au pied du saint hôtel, La brise dévalant du séjour immortel, L’unisson bienfaisant des cœurs qui se comprennent Et qui, sans s’en douter, l’un pour l’autre, s’éprennent.Je pars, d’enthousiasme et de gloire enivré ; Mais, soudain, Harpocrate arrive tout navré, Terminus, à sa suite et, tous deux, pleins d’audace, Interceptent mes pas ; je comprends leur menace : : Les “CENT VERS!”.Je m’arrête et, précipitamment, Je n’écris rien de plus que ce dénombrement.A.C.(On avait limité la longueur des poèmes à un minimum de quarante vers et à un maximum de cent vers.) TERRE A VENDRE Une belle terre de 222 acres, moitié en culture et le reste en pâturage et en bois, située dans 1e Tie rang de la paroisse de Saint-Paul de Chester, avec une sucrerie pouvant entailler 800 érables, une bonne bouilloire et tous les agrès de la sucrerie.Le propriétaire vendra pour cause de santé et à bon marché.S’adresser à RODOLPHE LEMAY, Asbestos, P.Q.7 mars 2 m.DIFFERENTES MANIERES D’AIDER NOTRE JOURNAL 1.—En s’y abonnant ou en payant son abonnement.2.—En lui procurant de non veaux abonnés.3.—En le faisant lire.4.—En lui apportant une collaboration littéraire.5.—En sollicitant des annonces à son intention.6.—En encourageant nos annonceurs, disant que vous avez vu leurs annonces dans notre journal.?%».C’EST extraordinaire, combien il y a de gens qui payaient de gros prix auparavant, pour le privilège de posséder un gros auto et achètent maintenant un Pontiac.Il n’y a pourtant rien de surprenant, lorsque vous considérez le Pontiac comme le Gros Six qu’il est .au lieu de considérer la classe à bon marché où son prix le place.C’est une voiture dont vous pouvez parler avec fierté .une voiture qui fera plus que justifier la confiance que vous avez dans sa valeur.Vous n’avez qu’à le conduire, si vous Avouiez savoir pourquoi les conducteurs d’expérience et les automobilistes particuliers, choisissent le Pontiac pour le prestige de Gros Six qu’il assure.P-6-4-29CF O J.-C Vézina & Fils, VICTORIAVILLE, P.Q- 3 PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS OF CANADA, LIMITED PAGE 4 L'UNION DES CANTONS DE L’EST 11 AVRIL 1929 ttOTtST, UG*UÜ E«HTA1NS VOTRE SUCCES EST ASSURE lorsque Vous employe^, la POUDRE A PATE ^4GIQUl La Plus Haute Qualité, Prix ^Iqtlévé.FABRIQUEE EN CANADA-NE CONTIENT PAS DALUN LA CIE.E.W.G1LLETT LTEE.TORONTO MONTREAL QUEBEC ACADEMIE ST-LOUIS DE GONZAGUE Concours de Pâques.—Prix de concours et de notes.—Les cinq premiers de chaque classe.— Mot d’ordre.Victoriaville.—A l’Académie St-Louis de Gonzague, le résultat des concours de Pâques a été proclamé solennellement, le 2 avril, en présence des maîtres et des élèves Comme de coutume, il y a eu une distribution de récompenses fournies par la Commission Scolaire aux premiers de classes et aux élèves les plus méritants sous le rapport de la conduite et de l’application.Nous nous plaisons à le redire, ces petites distributions de prix faites aux cours de l’année, à des dates fixes, suscitent un vif enthousiasme et éveillent une émulation très grande chez les étudiants toujours avides de louanges mais non moins soucieux du succès de leurs études.Ont obtenu un prix de concours : MM.Emile Matte, Chs-Tourville, Roger Lavallée, Georges Paradis, Maurice Auger, Jacques Descôteaux, Raymond Auger, Edouard Dubord, Richer Lefebvre, Ovide Henault, JeTL-Paul Marcoux, Raymond Hébert, Roland Labbé, Ls Arthur Leblanc, Yvon Pepin, Onil Désilets, Florian Cloutier, P.-Emile Lambert, Nnil Hamel, Renoit Ratté.Ont obtenu un prix de notes : MM.Emile Matte, André Laroche, P.-Emile Hamel, P.-Emile Boulanger, Guillaume Ramsay, Wilbrod Simoneau, Alphonse Deshaies, Gs-Henri Gouin, Fillie Lajeunesse, Roger Lemay, Marcel Lefebvre, Ls-Art.Leblanc, Raymond Mercier, Lionel Létour-neau, Onil Désilets, Marc Paradis, P.-Emile Lambert, Chs-Maurice Lâflamme, Marcel Habel.En outre, une douzaine de volumes ont été distribués par un tirage au sort aux 300 élèves qui ont assisté à la messe, presque tous les jours pendant le saint temps du Carême.Ont obtenu un prix : MM.André Laroche, André Carignan, Paul-Emile Halmel, Yvon Jutras, Gs-Henri Lemieux, Raymond Auger, Marcel Côté, Georges Len-neville, Jean-Paul Hébert, Paul Ramsay, P.-Emile Lafond, Raymond Houle.Voici les noms des cinq premiers de chaque classe : Cours supérieur : MM.Emile Matte, Jean-Paul Dubois, Roger Courtois, Chs-Henri Tourville, Donat Boisvert, G.-Arthur De-noncourt, Maurice Marcoux, Chs-Edouard Chartier.Première classe : MM.Roger Lavallée, Georges Boisvert, Maurice Leahey, Richard Blais, Philippe Hamel.Deuxième classe : MM.Georges Paradis, Donat Boulanger, Jean-Marie Hamel,, Roger Poudrier, Paul-Emile Hamel.Troisième classe : MM.Maurice Auger, Joseph Cliarland, Ma-jella Roux, P.-Emile Boulanger, Hector Labbé, Georges Auger.Quatriètme classe : MM.Jacques Descôteaux, Maurice Desfossés, Jean-Paul Jutras, Gs-Henri Le- mieux, Richard Poudrier, Benoit Gosselin.Cinquième classe: MM.Raymond Auger, Paul-Ls Brunelle, Rolland Houle, Louis Viscogliosi, Rolland Auger.Sixième classe : MM.Edouard Dubord, Martial Marion, Armand Nadeau, André Bergeron, Gérard Pelletier.Septième classe : MM.Richer Lefebvre, Gs-Henri Gouin, Roger Provencher, Marcel Lepage, Armand Roux.Huitième classe : MM.Ovide Henault, Edouard Fournier, Robert Hamel, Alphonse Char-land, Jean-Louis Ramsay.Dixième classe : MM.Ls Arthur Leblanc, Raymond Hébert, Yvon Pepin, Onil Désilets, Florian Cloutier.Onzième Classe : MM.Roland Labbé, P.-Emile Lambert, Onil Hamel, Benoit Ratté, Rosario Lamy.* * * Nous félicitons chaleureusement ceux qui figurent au tableau d’honneur et nous leur souhaitons d’avancer toujours dans leurs études sans se ralentir un instant.Puissiez-vous, jeunes gens de l’Académie avoir cette générosité qui ne se lasse point et qui va allègrement son chemin jusqu’au bout du devoir ! Prenez bien garde, pendant ce dernier trimestre de l’année scolaire, de gaspiller une parcelle de ce temps si précieux, si nécessaire, pour la culture de l’esprit, la formation de la volonté ; en un mot, pour tout ce que Bossuet appelle l’incompréhensible sérieux de la vie humaine.Le temps est une monnaie qui n’est jamais plus avan tageuse qu’à votre âge.Il s’agit donc de l’économiser et d’en faire un bon placement.Travaillez ferme, maintenant que vous êtes jeunes ; car ainsi que l’a dit Laeordaire : “ Quand on n’a pas travaillé jeune, on ne sait rien, on n’est rien, on ne peut rien.” Que votre mot d’ordre soit constamlment mais surtout à vo tre âge : Vive le labeur ! sont les plus grands sujets d’intérêt pour le conseil.Mme Smythe condamna les programmes scolaires qui sont tellement surchargés “ que l’esprit plastique de nos enfants ne peut comprendre un seul sujet véritablement.” Avantages des mères “ Les (mères canadiennes d’aujourd’hui possèdent dans leur droit de suffrage, pour la gouverne de la vie de leurs enfants, un avantage qu’aucune autre génération n’a jamais eu, a déclaré Mme Richard Davidson.Le foyer et l’école sont les facteurs les plus importants dans la vie des enfants, croit-elle.Mme Davidson dit qu’il faut étudier les problèmes éducationnels, et faire un choix des meilleures méthodes d’éducation.Il est nécessaire, dit-elle, de créer une opinion publique en faveur du développement de l’éducation.Les écoles doivent être aussi bien aérées et aussi saines que les foyers eux-mêmes.L’inspection médicale et dentaire est aussi nécessaire, de façon à diminuer chez les parents la crainte d’une épidé mie.“ Un instituteur à bon marché est une extravagance ”, dit Mme Davidson, qui conseille aux parents d’exiger les meilleurs instituteurs et de payer en consé quence.Elle fit l’éloge de l’en traînement manuel et de la science dotmestique, qui “ennoblissent la vocation maternelle ”, dit-elle.C’EST TRES ECONOMIQUE POUR LES MERES DE JEUNES ENFANTS Les mères sont empressées de louanger tout ce qui apporte santé ef confort à leurs tout-petits— tout remède qui donnera la santé au bébé et le conservera en santé recevra toujours un chaleureux témoignage de la mère.C’est pour cette raison que les Pastilles Baby’s Own sont si populaires.Des milliers de mères par tout le pays les emploient non seulement pour leurs tout-petits, mais elles sont également enchantées de pouvoir les recommander à d’autres mères.Des (milliers de mères ont constaté que les Pastilles Baby’s Own étaient sans égales pour soulager leurs tout-petits de tous les malaises ordinaires pro venant de dérangement de l’estomac et des intestins.Les Pastilles Baby’s Own sont le laxatif idéal—faciles à prendre bien que d’action parfaite.Elles bannissent la constipation et l’indigestion ; cessent les rhumes et les fièvres bénignes ; chassent les vers et rendent la dentition facile.Les pastilles sont vendues par tous les marchands de remèdes ou par la poste à 25 centins la boîte, de The Dr William^’ Medicine Co., Brockville, Ont.AVANTAGES ACQUIS PAR NOS MERES Toronto.—Les instituteurs devraient être sympathiques aux enfants dont le langage est défectueux, a déclaré Mlle Bowling, une spécialiste, devant l’Association d’Education d’Ontario.Ces défauts de langue sont souvent le résultat d’un physique anormal, de l’entourage, ou d’un choc mental.“ L’embarras, l’inquiétude, le chagrin ou un choc nerveux peuvent être autant de causes à cela”, dit-elle.“Il s’agit d’en trouver la cause et d’y remédier.” Programme surchargé “ Les instituteurs doivent mouler l’esprit, le corps et la santé des enfants aux écoles, et je me suis toujours demandé pourquoi ils ne reçoivent pas les mêmes acclamations que les acteurs de cinéma et les héros du baseball”, s’est demandé Mme R.G.Smythe, président du Conseil National des Femmes.L’éducation et la législation Déjà, sans doute, vous avez préparé votre plan d’opérations de cultures pour le printemps.Vous avez choisi les endroits de pâtu rage pour vos troupeaux, déterminé l’étendue que vous devrez ensemencer en grain et opté pour les pièces où vous cultiverez les patates et le blé-d’Inde.Mais n’auriez-vous pas oublié dans vo tre programme de déterminer la superficie que vous cultiverez en légumes fourragers : betteraves carottes et choux de Siam ?Nous sommes d’opinions que ces cultures ne sont pas suffisamment pratiquées chez nous et que nous pourrions avoir plus de succès en élevage si nous faisions plus de racines ou de légumes fourragers Chez tout bon éleveur, la culture des plantes-racines pour les ani maux devrait occuper une large place dans l’astolement.Vous faites de l’ensilage, nous direz-vous, et vos animaux s’en trou vent très bien.Parfait, continuez de faire de l’ensilage et ajoutez y des racines, et vous verrez que votre élevage ira encore (mieux, Avec de l’ensilage et des légumes, vous économiserez beaucoup de foin et beaucoup de grain.Les légumes conviennent à toutes les branches d’élevage, sans excep tion : au poulailler comme à la bergerie, à la porcherie, la vacherie et l’écurie.Toutes les mères nourricières bénéficient largement et font bénéficier leurs petits d’une bonne ration quotidienne de betteraves.Les laitières consomment avec goût et profit les choux de Siam bien conservés, et quoi qu’on puisse dire ceux-ci ne nuisent en rien à la qualité du lait, à la condition qu’ils soient distribués convenablement et que l’on n’en sature pas l’atmosphère de l'endroit où l’on fait la traite.Les choux de Siam, d’ailleurs cotante toute autre nourriture à odeur * forte, ne doivent pas être distribués avant ni pendant la traite, mais bien après la traite finie et lorsque le lait est sorti de l’endroit.Pour les chevaux, jeunes ou vieux, qui sont au repos ou qui n’ont à exécuter que des travaux légers, une ration quotidienne de carottes remplacera avantageusement l’avoine.Nous croyons qu’il est assez difficile de très bien réussir dans l’élevage du mouton si on n’a pas de betteraves à distribuer en rations aux brebis portières et nourricières.Au poulailler, les légumes peuvent en partie remplacer la verdure pendant la saison d’hiverne-ment.Dans une exploitation agricole mixte, nous sommes d’avis que la culture des légumes fourragères est quasi indispensable.Cette culture présente encore le grand avantage de favoriser l’amélioration du sol.En effet, pour cultiver les légumes avec avantage, il faut des applications d’engrais, ce qui favorise les autres cultures.Avec les cultures des vv~ 9999 1*999&&&&99999999^ V.-V.-C- ~ “• L /J La plus haute Perfection dans PArt de l’Horloger, la Montre Gruen Pour vos Bicycles Je viens de recevoir un bel assortiment de bicycles et tout ce qu‘il faut pour vos bicycles.Je garde toutes les pièces de réparations nécessaires.Bicycles neufs et de seconde main Réparations Garanties.Jn Aussi :—J’ai été nommé agent exclusif dans ce district pour la saison 1929, pour les fameux C.C.M.Caoutchoucs pour petites voitures d’enfants.—Bassinettes, Batteries et 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aucun chèque venant de l’extérieur, nous prions nos clients et abonnés de payer leurs comptes par mandats ou bons de poste.A VENDRE Rendez votre demeure ATTRAYANTE avec les Pâpiers-Peints Base de toute jolie décoration Largeur reconnue 19% pes Les papiers-peints ne sont pas seulement recherchés par la grande variété des dessins de goût parfait.Ni pour l’exquise harmonie de leurs couleurs, de dessins charmants, de tissus authentiques.Mais sa vogue provient de son bas prix.On peut rendre une chambre élégante, dans tout le sens du mot, pour une somme presque insignifiante.Veuillez passer chez nous, et nous nous ferons un plaisir de vous le prouver.Un assortiment complet de nou veaux patrons vient de nous arriver, et nous aimerions vous les faire voir, sans que vous ayez à acheter quoi que ce soit.En vente à “ La Librairie de L’Union ”, Arthabaska, P.Q.AU PIANO —Quelle profession accaparante que la nôtre se cause un avocat distingué d’une grande ville, précipitant ses pas vers son foyer.Le tracas des affaires crispe les nerfs, surexicite l’esprit au point de rompre les méninges.Dans dix endroits à la fois, il faudrait faire acte de présence, sans quitter le bureau où se suivent les torts et les droits de gens de toutes sortes : de bure, de sac et de corde, lestés chacun de son sac de misère.c’est à perdre la tête vraiment ! Et quatre à quatre, les degrés du long escalier sont montés.Sa jeune femme ouvre la porte avec un gai : “ Bonjour Guy ” on commençait à s’inquiéter.” —Bon, un reproche ! ça aurait pu être pis ! fait-il rudement encore sous le coup du dernier contre-temps subi.Il se débarrasse de la canne, du Paletot ! renvoie le chapeau sur l’arrière de la tête, le rajuste comme s’il allait sortir de nouveau, puis le dépose à une paterre.Il va ! vient ! feuillette des papiers qu’il déplace d’une serviette à l’autre pour jeter le tout dans un tiroir de meuble, passer la main sur son front, lisser les cheveux.—Que peut-il bien avoir, s’interroge la jeune femme, aux surprises ?.A l’aventure, elle risque le^ mots du discours préparé débutant par ceux-ci, qui n’étaient pas du premier plan : —Tu ne me demandes lias l’emploi de ma journée ce soir ?.Moi qui avais une jolie narration du thé de Madame L.—le plus réussi qui soit si l’on excepte ceux de ta maman.où tant on s’amuse.Le compliment—louage à la belle-mère—valait bien, ce semble, au moins, la réplique d’un regard bienveillant !.Lui—jeté à table—avalait son potage ou plutôt discontinue et déposant la cuillère sur la nappe —est-ce donc une habitude dernier cri ?—Ce n’est pas cela que mon goût appelait ce soir !.Tu as une friture, j’espère, dans ton menu !.Consternation ! elle n’en a pas! Mais une compensation substantielle : de ces petits fours qu’il aimait tant—Que nous mangions, l’un tout près de l’autre.M.tu te souviens ?.—Belle affaire—s’il se souvient! C’était de l’enfantillage regretta- AUX ECOLIERS Achetez vos articles de classe à la LIBRAIRIE DE “L’UNION” et vous aurez entièrement satisfaction tant sur le prix que sur la qualité.Nous avons toujours un grand choix dans les articles suivants : Cahiers, Crayons, Plumes, Porte-plumes, Gommes, Règles, Coffrets, Calepins, Encre à marquer le linge, Sacs d’école en cuir et en toile, Boîte de Peintures, etc.Nous tenons tous les livres dé classes tels que : Livres de Lecture, Grammaires, Histoires, Arithmétiques, Géographies, Dictionnaires en français et en anglais.Visitez notre Librairie, et vous serez convaincu du bon marché.VOUS TROUVEREZ TOUJOURS A LA LIBRAIRIE DE “L’UNION” A ARTHABASKA A VICTQRIAVILLE LA SUCCESSION de M.TOU-RIGNY offre en vente : Plusieurs arpents de terre, Lots à bâtir, dont plusieurs à $100.00 et $125.00 chacun.Le tout avec conditions faciles.S’adresser à J.N.POIRIER, N.P., Victoriaville.21 mars—4 f.Un assortiment complet de marchandises de librairie tels que : Livres de lectures, Papier à lettres, Articles de fantaisie, Statues et Statuettes, Chapelets, Médailles, Articles pour cadeaux, Sets d’écriture, Livres de messes, Articles de classe, Cartes à jouer, Cartes postales, Service à fumer, Articles pour bureaux, Plumes réservoir, Crayon automatiques, Articles en cuir, Rubans de papiers pour décorations, Lampes électriques de fantaisie.Spécialités : Articles pour cadeaux et de souvenir.Prix défiant toute compétition.“L’Imprimerie d’Arthabaska Inc.” Libraire-Imprimeur Propriétaire Arthabaska, P.Q.MEDECIN DEMANDE Un bon médecin (jeune ou vieux), trouverait un endroit avantageux pour exercer sa profession dans la paroisse de Saint-Pierre les Becquets, comté de N-colet, située sur les bords du St-Laurent.La paroisse voisine, Ste-Cécile de Lévrard, ne possède pas elle non plus de médecin.ble.du temps perdu !.Elle va relever : “ De l’enfantillage dont tu avait plaisir alors.” Elle retient la remarque—-lui, moins complaisant : —Ce n’est certes pas avec ces petits riens que se refait l’estomac en besoin.Elle—surprise : Et d’où vient ce goût nouveau chez mon délicat mari ?.Lui qui n’en tenait que pour la frivolité—pas de dentelle assurément—les pâtisseries légères !.—Une voix acerbe reprend : Pâtisseries ! dentelles ! n’empêche—madame—que votre souper est raté.Que serait-ce si vous n’aviez vos brevets de bonne cuisine .—Donne toujours ce qu’il y a ! Bon ou mauvais—il faut s’emplir! Quel langage ! Quels yeux ! Quelle humeur ! Elle qui se faisait joie du retour.—Elle allongeait la main pour atteindre au timbre quand résonne, tout près, un cri d’enfant joie ou peine, sait-on ?.Et lui exaspéré : —Qu’on amène pas ce braillard ici !.C’est le comble : il refuse de voir le petit enfant joli, elle qui, si volontiers, le couvre de caresses ! —Je vais prévenir, dit-elle, en se levant de table.Et tremblante, comme une va gue trop fouettée par la tempête, elle se dirige vers sa chambre.Elle va pleurer comme une fillette, pauvre être qui n’a connu jusqu’ici que douceur et tendresse.L’habitude de tels retours l’aguerrirait peut-être.si toutefois la raison peut se plier à la résignation d’un semblable état de chose en continuité à travers l’existence.Mais une première fois.comme ce soir.et les larmes ruissellent comme le sang d’une déchirure profonde.Elle est là—appuyée à sa toi lette—brisée, désorientée en le dédale des pensées nouvelles où se glisse une crainte de n’être plus aimée.c’est peut-être ainsi quand le cœur se ferme à jamais.Mais tout près d’elle, une miniature lui sourit de divine façon: c’est l’époux quelques jours avant leur mariage.Douter : quelle folie.Elle s’en saisit, fait une rentrée vive dans la salle à manger où son mari parcourt le journal, reprend sa place.Dans sa main la photographie la regarde toujours de ses bons yeux doux.A pleines lèvres, elle baise les traits éclairés qui lui sourient comme ils ont ramené la confiance en son âme.—Que faites-vous—fait le mari, si facilement irritable ce soir?.—J e baise—répond-elle—mon mari de carton.lui n’a ni fatigue, ni soucis pour emmêler les fils de sa bonne humeur.nous faisons bon ménage.Et lui, heureux de la comprehension de la femme qu’il aime, de l’envelopper toute d’un bon regard de tendresse.—La profession—quelle tyrannie ?Affaires stagnantes : l’humeur boude ; trop active : la pauvre monte à l’ébullition.—Allons au piano, ma chérie.tu chanteras : “ Quand l’harmonie berce les amoureux le ciel est leur partage.” C.D.UNE SENSATION DE FATIGUE AU PRINTEMPS Pas directement malade mais plutôt mal en train.—Il vous faut l’aide d’un tonique de premier ordre, les Pilules Roses du Dr Williams.—Elles donnent nouvelle vitalité.une A la fin de 1’biver nombre de personnes se sentent faibles, dé- Demandez le lapon Salaria la prochaine fois que vous achèterez du Thé -^____ primées et facilement fatiguées.L’organisme manque de cette force vitale et de l’énergie qu’un sang pur peut seul donner.En un mot, bien que n’étant pas exactement malade, la vie renfermée de l’hiver a laissé sur elles ses marques.Un tonique créateur de sang reconstituant des nerfs, est nécessaire pour apporter un regain d’énergie et de santé.Les Pilules Roses du Dr Williams sont pendant l’année durant un créateur de sang et un tonique des nerfs mais sont surtout utiles au printemps.Chaque dose con tribue à créer du sang nouveau, riche, rouge et avec ce nouveau sang reviennent promptement, forces, entrain et bonne santé.Si vous êtes pâle, si vous vous fatiguez facilement, ou si vous êtes oppressé au moindre effort, si votre teint est pauvre ou si vous êtes affligé de boutons et d’éruptions, les Pilules Roses du Dr Williams sont tout ce dont vous avez besoin pour vous re mettre en train.Si vous avez des attaques de rhumatisme, si vous êtes sujet à des maux de tête et aux unaux de dos, si vous êtes irri table et nerveux, si votre sommeil n’est pas reposant, ou si votre appétit est pauvre, vous avez besoin du traitement que les Pilules Roses du Dr Williams peuvent seules vous donner—vous avez besoin du sang nouveau, des for-cse nouvelles et de l’énergie nouvelle que procure toujours ce remède.M.A.Marctote, Ham Nord, Qué., écrit : “L’emploi des Pilules Roses du Dr Williams m’a été des plus bienfaisant.Avant de commencer à les prendre j’étais dans un vilain état d’épuisement et me sentais parfois à peine capable de travailler.Les Pilules Roses du Dr Williams ont changé tout cela et depuis que je les ai prises je jouis de la meilleure santé.Tout homme qui se sent épuisé et facilement fatigué devrait faire un essai raisonnable de cet excellent remède.” Essayez les Pilules Roses du Dr Williams contre l’anémie, le rhumatisme, la névralgie, l’indigestion ou la nervosité.Prenez-les comme tonique si votre état physique n’est pas des meilleures et cultivez une force de résistance qui vous maintiendra vos forces et conservera votre santé.Vous pouvez vous procurer ces pilules chez tout marchand de remèdes ou par la poste à 50c la boîte de The Dr Williams’ Medicine Co., Brockville, Ont.H mm& Tout frais des plantations 553F DIMINUTION DANS L’EXPORTATION DU POUVOIR AUX E.-U.Ottawa, 4.—Les questions soulevées par le député libéral de Ste-Marie aux Communes, M.Hermas Deslauriers, ont donné occasion aujourd’hui à l’bon.James Malcolm, ministre de l’Industrie et du Commerce, de fournir des renseignements concernant l’exportation de l’énergie électrique aux Etats-Unis par les diverses provinces du Canada.D’après les explications données par l’hon.ministre, l’exportation de l’énergie électrique à nos voisins du sud serait en baisse depuis 1926.En 1926, en effet, le Nouveau-Brunswick exportait aux Etats-Unis 2181.8 li.p., Québec 54,240.8; Ontario 171,887.3, Colcxmbie-Bri-tannique 2,878.6.En 1977, l’exportation de l’énergie électrique était du Nouveau-Brunswick 1485.9 h.p.de Québec 59,817, d’Ontario, 188,175 et de la Colombie-Britannique 320.8.En 1928, le Nouveau-Brims-wick exportait de l’autre côté de la frontière : 1,833.8, Québec, 60,702.8 ; Ontario 178,637.7 et la Colombie-Britannique 251.8.Les quatre provinces susmentionnées furent les seules à exporter du pouvoir durant les années citées.LA FRANCE REMERCIE Ottawa, 5.—Au commencement de la séance à la Chambre des Communes, hier, l’hon.M.Lemieux, donna lecture d’une communication qu’il avait reçue de la part de Son Excellence le ministre de France.Cette communication se lit comme suit : Hon Rodolphe Lemieux, Président, Chambres des Communes, Ottawa, Ont.Mon cher président, A mon retour de voyage, j’ai été profondément touché d’apprendre la manifestation de condoléance faite par la Chambre des Communes à la mémoire du maréchal Foch.Emu des paroles d’admiration et de gratitude qui ont été prononcées à l’égard du grand chef de nos armées durant la guerre, je désire vous exprimer et vous prier d’exprimer à la Chambre des Communes les sentiments de gratitude de mon gouvernement.Veuillez agréer, mon cher président, l’assurance de ma considération très distinguée.(Signé) J.KNIGHT.Nous venons de recevoir un bel assortiment d’articles en cuir d’une maison française, de Limoges (France) que nous vendons à bon marché.—Librairie de “L’Union J.-N.PARADIS PEINTRE VICTORIAVILLE.R O.Il me fait plaisir d’annoncer au public que je suis maintenant l’agent autorisé pour la vente des automobiles marque STUDEBAKER et ERSKEIN et j’aurai en mains les pièces de rechange pour cette marque de char.J’ai aussi fait l’acquisition d’une machine pour poser la peinture DUCO sur les automobiles.J’ai de plus un outillage des plus complets pour faire le graissage et le lavage des automobiles et ces ouvrages seront faits à prix modérés.J’ai en main les HUILES et la GAZOLINE et je compte sur le bon encouragement du public.J.N.PARADIS, ., „ Victoriaville, Qué.14 mars b m.' " .' Fortin POUR LE RHUME Le meilleur remède pour toutes maladies concernant les poumons : Rhumes, Grippe, Coqueluche, Etc., etc, Ce remède est garanti tel que spécifié, sur l’enveloppe.Demandez le “ COMPOSE SAPIN ” à votre fournisseur.4 août 1928.—1 an.A VENDRE Nous avons à vendre à notre Librairie, au profit du Couvent de la Congrégation Notre-Dame de cette ville, une jolie photographie représentant tous les curés de la paroisse de St-Christophe depuis 1851 : Mgr P.H.Suzor, de 1851 à 1878 ; M.J.Héroux, de 1878 à 1885 ; M.Ed.Buisson, de 1885 à 1893 ; M.Ed.Grenier, de 1893 à 1896 ; M.F.X.Lessard, de 1896 à 1900.Au centre du portrait nous y voyions notre vénérable curé, M.le chanoine L.-A.Côté, V.F.L., et les portraits de l’église et du presbytère.C’est un joli souvenir à conserver dans les familles.Le nombre de copies est limité ; pressez-vous de l’acheter.CanadieMtidnal CHANGEMENT D’HORAIRE Horaire en force le 30 sept.192& (Départ de Victoriaville) Trains allant à Montréal : 2.24 A.M.tous les jours 7.34 A.M.tous les jours excepté le dimanche.3.00 P.M.tous les jours excepté P dimanche.Trains allant à Sherbrooke : 9.21 A.M.tous les jours excepté „ dimanche.7.45 P.M.tous les jours excepté 1 dimanche.Trains allant à Québec : 3.51 A.M.tous les jours.10.15 A.M.tous les jours excepté le dimanche.12.13 P.M.tous les jours excepté le dimanche.5.34 P.M.tous les jours excepté ïe dimanche.Trains allant à Princeville, Plessisville, Ste-Julie et Lyster : 9.06 P.M.tous les jours excepté le dimanche.Trains allant à Trois-Rivières (Jusqu’à Doucet Landing) : 7.50 A.M.tous les jours excepté le dimanche.1.20 P.M.tous les jours excepté le dimanche.Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser à l’agent Ùu Canadien National, à Victoriaville.SSKSSS1 ÉSSÉSESSÊSS j AVE N D R E CUB*- ÿ ffi2=S52K»$ P É La Librairie de “L’Union” vient de recevoir directement de Paris, un bel assortiment de ces cartes, les plus beaux modèles, à des prix qui défient toute compétition, parce que nous les avons importées.BELLE TERRE 4 Milles de Victoriaville 40 Arpents en Bois.—-5 Arpents de Largeur Bien bâtie.— Sur la Route St-Albert S’adresser à AUGUSTE BOURBE VU VICTORIAVILLE, P.Q.I Ê m p ® I I É SOUMISSIONS Canada, Province de Québec.MUNICIPALITE DE CHESTER OUEST District et comté d’Arthabaska Des soumissions cachetées, adressées au soussigné, Secrétaire-Trésorier de la Corporation de Chester-Ouest, et portant sur leur _ enveloppe extérieur les mots soumissions, pour construire un pont en béton armé avec les approches sur la rivière LeBrook dans le dixième rang du canton de Chester seront reçues jusqu’à LUNDI le QUINZE d’AVRIL 1929 a midi, pour exécuter les travaux décrits aux plan et devis préparés par L.A.Vallée, ingénieur en chef du département des Travaux Publics et du Travail de la province de Québec.Ces dits travaux consistent à faire un pont en béton armé ainsi que les approches suivant les plans et devis préparés à cet effet sur la rivière LeBrook dans le dixième rang du canton de Chester.Les plan et devis sont visibles au bureau du Secrétaire de la dite municipalité à St-Paul de Chester ou au département des Travaux publics de Québec.Les travaux devront être terminés pas plus tard que le premier septembre 1929 et être faits en tous points à la satisfaction des ingénieurs du gouvernement provincial.Un chèque accepté à l’ordre du soussigné et repréentant au moins 10% du montant de la soumission devra accompagner chaque soumissions.Les chèques seront retournés à ceux dont les soumissions ne seront pas acceptées.Si celui dont la soumission a été acceptée refuse de signer le contrat et d’exécuter les travaux son chèque sera confisqué.La corporation ne sera tenue d’accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Daté à St-Paul de Chester, Municipalité de Chester-Ouest, ce 3e jour du mois d’avril, l’an mil neuf cent vingt-neuf.(Signé) GREGOIRE ROBERGE, Secrétaire-Trésorier.4 avril—2 f.LA TAPISSERIE Certains propriétaires se plaignent souvent qu’il faut tapisser les appartements si souvent que leur maison ne rapportent pas assez pour payer assez de bénéfices sur le placement qu’elle représente.Ils promettent à leurs locataires de faire tapisser les chambres mais vont choisir du papier bon marché qui, une fois posé n’est pas mieux que celui qui a été recouvert.En tapissant cela vaut la peine de payer quelques sous de plus le rouleau et d’avoir du beau papier qui conserve son teint et qui plaira si bien au locataire qu’il fera en sorte de ne pas le tacher.Il faut simplement visite^ le magasin de La Librairie de “ L’Union ”, à Arthabaska, pour se rendre compte combien il est avantageux d’acheter du bon papier peint.Si vous avez un membre de votre famille, ou des parents qui meurent, n’oubliez pas de faire imprimer des cartes mortuaires sur lesquelles sont imprimées dç belles prières, pour distribuer vos parents et vos amis.2777 ^ PAGE 6 L'UNION DES CANTONS DE L’EST 11 AVRIL 1929 JjQplus gros mois de v dans toute 1 Histoire de McLaughlin ^Buick Mutations enregistrées au Bureau d’Enregistrement d’Arthabaska AU cours du mois dernier, les ventes de Mc-¦T*.Laughlin-Buick furent de 25% supérieures à celles de Mars l’an dernier .plus grandes que les ventes de tout mois de mars dans l’histoire de Mc Laughlin-Buick.Les gens achètent plus de McLaughlin-Buick que n’importe quelle autre voiture de son prix et même plus cher .parce que le McLaughlin-Buick de 1929, avec ses chefs-d’oeuvre de Carrosseries par Fisher, a établi d’une manière indiscutable un nouveau standard de performance et un nouvel ordre de beauté.Mettez-vous au volant et contrôlez les faits ! M-6-4-29CF J -G.Vézina & Fils VICTORIA VILLE, P.Q- ¦Quand De Meilleurs Autos Seront Construits — Ce Sera Par McLaughlin - Brack LINDBERG Laissant là, tes grands labeurs, Inspiré par ta valeur, N’écoutant que ta bravoure, De l’Atlantique parcoure Bientôt, l’immense grandeur ; Endurant toutes rigueurs, Restant calme et très modeste, Géant, traçant le beau geste.; Le midi il y eut banquet au Séminaire.Toute la ville de Nicolet se joint au clergé pour offrir au nouveau protonotaire apostolique ses plus grandes félicitations.Bail à rente, Eusèbe Croteau à Donat Leblanc, P.100, Ste-Vic-toire.Testament, Mme Rebecca Trot-tier à Louis Goudreau, aucun immeuble.Vente, Philippe Lemay et ux.à °h.Lamontagne, P.62, Avtha-jaskaville.Tutelle, Mineurs de Nap.Roux, Edmond Roux tuteur, Noé Roux, Suh.Tuteur.Déclaration d’affaire, Edot .ird ^ Jourbeau, Victoriaville.Dissolution de société, “ Paul Thibault Enrg.”, Victoriaville.Testament, Azarie Lefebvre à Mme Régina Roberge, V2 ind.P.409, S te-Victoire.Testament, Mme A.Kelly à Michael Foy, % ind.647, Ting-wick.Testament, Bernard Laroche à Mme Exilda Tremblay, % ind.135, Warwick.Vente, Alfred Babineau à Cita-ve Poudrier, P.459, Ste-Victoire.Vente, François Vézina à Lucien Boissonnault, P.409, Sainte-Victoire.Vente, Octave Poudrier à Arthur Hamel, P.459, Ste-Victoire.Bail à loyer, Charles Grosser à Georges Blanchet % E.335, Ste-Victoire.Vente, G.R.Garneau à Rodolphe Houle, 296 et autre, Sainte-Victoire.Vente, Corporation comté d’Arthabaska à Ovide Baril, 49, Warwick.Déclaration décès, Philias Fournier à Mme M.Vincent, 2 pties 493, Ste-Victoire.Vente, Arthur Poitras à Paul P.de Courval, P.415, Sainte-Victoire.Vente, Mme Antoinette Héon à Majoric Lamothe, P.414, Sainte-Victoire.Vente, Pierre Côté à Adrien Leclerc, 21, Princeville.Vente, Donat Habel à Jules Landry.l’Ontario, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick produisent le reste.Le procédé de la fabrication d 1 sucre s’est bien amélioré en ces dernières années, les chaudières ouvertes pour le ramassage de la sève et l’ancienne bouilloire ont disparu pour faire place aux chaudières modernes couvertes et aux évaporateurs à fonctionnement rapide, et il en est résulté une amélioration de qualité dan?le sirop et le sucre.Grâce à l’adoption de ce matériel, l’industrie sucrière a pris une place dans l’agriculture canadienne partout où se trouvent encore des érabliè- res.On ne devra dans l’avenir.pas la négliger AU PAYS DES AUTOMOBILES Nie.26 déc.1928.JEAN SYLVAIN.Du volume en préparation : poétique”.1 Feuillage PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE MGR ZEPHIRIN LAHAIE EST INVESTI A LA DIGNITE DE PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE Cette imposante cérémonie est présidée par Mgr Brunault.Au Séminaire Nicolet, 10.—Récemment eut lieu en la chapelle du Séminaire de cette ville, la cérémonie imposante de l’investiture de Mgr Zé-phirin Lahaie, supérieur, à la dignité de protonotaire apostolique, titre qui lui a été accordé par notre Saint Père le Pape à la demande de notre évêque, Mgr Brunault, à l’occasion de ses noces d’or sacerdotales.La messe fut chantée par M.l’abbé Masson, professeur au Séminaire, assisté de diacre et sous-diacre, sa grandeur Mgr Brunault, assistait au trône accompagné de MM.les chanoines Bourgeois et Camirand, du Séminaire, Mgr Lahaie occupait un siège spécial en face de l’évêque.Le sermon de circonstance fut donné par M.l’abbé Girard, professeur au Séminaire.Après la messe, le nou\eau protonotaire apostolique s’approcha de l’évêque, puis s’étant agenouillé, il récita la formule de l’acte d’obéissance et de soumission à son évêque.Alors celui-ci lui imposa la mozette sur les épaules et lui remit la barrette et le chapeau.Le chœur de chant entonna alors un Te Deum d’actions de grâce, qui clôtura cette cérémonie religieuse.On remarquait au chœur, MM.les chanoines Brunault, St-Ger-main, Bourgeois et Camirand, ainsi que tous les membres du clergé nicolétain, les Rév.Pères de Montfort, de cette ville.Toutes les communautés religieuses de cette ville étaient représentées.UNE BONNE LOI Comme tous les journaux qui ont voulu se donner la peine d’étudier la nouvelle loi de presse de la province de Québec,, le “ Star ” de Toronto, trouve que cette loi est bonne et qu’elle arrive à son heure.Le confrère ontarien déclare même que notre loi de presse est supérieure sur un point à celle qui est en vigueur dans la province voisine.On lira avec intérêt les remarques suivantes du “ Star ” à ce sujet : “ La province de Québec vient de faire un pas important dans la presse de partout la félicitera vivement : elle vient en effet d’établir une nouvelle loi sur le libelle ou, comme on l’a appelé, une nouvelle loi de presse.Depuis de longues années, cette province retardait, comparée avec d’autres provinces et d’autres états.En autant que les journaux étaient concernés la loi du libelle était en arrière de notre époque et pouvait être invoquée au détriment des journaux les mieux intentionnés.Le premier ministre Taschereau et son gouvernement s’en sont rendu compte et ont fait en sorte que Québec soit maintenant sur le même pied que l’Ontario et les autres provinces sous ce rapport.Il reste néanmoins une différence remarquable entre la loi du Québec et celle de l’Ontario et c’est que celle du Québec ne considère pas comme “ privilégié ” la reproduction dans les journaux de déclarations faites par des orateurs publics.C’est un grand pas que la province de Québec vient de franchir, un pas qui va délivrer les journalistes québécois de courir constamment le risque de voir des poursuites vexatoires intentées contre eux.Sous l’ancienne loi, il était toujours très difficile de décider si la publication de certaines nouvelles pouvait être considérée coiïnme “ d’intérêt général ”.La nouvelle loi sur le libelle est exprimée clairement et en peu de mots : elle sera appelée à corriger une situation qui depuis longtemps était loin d’être satisfaisante.” St-Norbert d’Arthabaska —M.et Mme Mme Henry 5 Cyr, de Gilman, Vt., étaient en promenade chez M.Jos.Marcotte père de Mme St-Cyr, à Pâques ; Ils ont aussi visité chez M.Napoléon Marcotte, de Princeville, e chez M.Alfred Marcotte, de Vie toriaville, chez M.Eudore Landry, de St-Valère, et chez M.Lucien Houde, de Sherbrooke.M.et Mme St-Cyr sont retournés à Gilman enchantés de leur voyage.LES PRODUITS DE L’ERABLE D’après certaines indications déjà reçues, il n’apparaît pas que la récolte de sucre d’érable sera énorme cette année.La fonte rapide des neiges, la pluie et l’absence de gelée durant plusieurs jours de suite seraient les principales causes de la médiocrité de la récolte.Il est trop tôt cependant, pour donner ici des chiffres concernant la production des érablières, ce.printemps.A plu sieurs endroits on fabrique encore du sirop et du sucre et li faudra plusieurs semaines de plus, quel ques mois peut-être pour être en possession de statistiques fiables à ce sujet.Depuis quelques années, on re marque une tendance à l’amélio ration de la qualité des produits de l’érable, et cela est de bon augure.Qu’on s’applique désormais à augmenter le rendement des érablières et notre province retirera de ce côté une plus grande somme de clairs revenus.La récolte des produits de l’érable a atteint la valeur de cinq millions de dollars en 1925 ; ce chif fre est un peu inférieur à celui de 1924 mais il dépasse de plus d’un million celui de la saison pré é-dente.En 1926, 1927 et 1928, la production a aussi augmenté sensiblement et les profits réalisés ont été plus encourageants.Cette augmentation de valeur doit être attribuée aux prix nh élevés auxquels les produits ont été vendus plutôt qu’à une augmentation dans le nombre des érables entaillés, et cette haus e de prix est le résultat direct de l’adoption plus générale d’appareils et de méthodes modernes d fabrication.La province de Québec est toujours en tête dans la production du sucre ; elle produit environ la moitié (je la récolte totale, et Le nombres des véhicules moteurs s’est plus accru dans l’Amérique du Nord que dans n’importe quelle autre partie du monde.Sur ces territoires neufs et vastes, les routes ont été développées et perfectionnées avec une étonnante rapidité, et les moyens de locomotion ont pris une vogue formi dable.Aux Etats-Unis, il y a une automobile pour 5.1 habitants.C’est dire que les familles américaines qui n’ont pas leur véhicule mo teur sont une exception.Mais le Canada vient en second lieu : y a une automobile par 10 personnes.La Nouvelle-Zélande suit avec un chiffre à peu près semblable.Le nombre de personnes par automobile est dans la proportion suivante, dans les divers pays Australie, 14 ; Argentine, 38 France, 40 ; Grande-Bretagne et Danemark, 41 ; Suisse, 74 ; Sud-Africain, 75 ; Cube, 79 ; Etat Libre d’Irlande, 81 ; Norvège, 86 Espagne, 126 ; Allemagne, 137 Japon, 1,525 ; Russie, 7,755.Ces diverses proportions sont-elles un indice de l’état de la ri chesses des citoyens dans le mon de ?Dans une certaine mesure peut-être.Il est certain, par ex emple, que la Russie, qui vient en queue de la liste, ne peut guère procurer le luxe à un grand nom bre de ses enfants avec le régime actuel.Il y a trop de désordre En outre, dans la république soviétique, la fortune semble avoir été accaparée par un groupe de chefs révolutionnaires, qui ont drainer des revenus considérables et les placer à l’étranger en tra hissant tous les principes du pro létariat.Mais, outre la fortune des gen; il faut tenir compte de la géographie.Dans les tout petits pays, où les trajets à parcourir soit presque toujours courts, moins d?personnes usent de l’automobile, Aussi n’est-il pas étonnant que la Belgique, la Suisse, Cuba et autres aient une proportion inférieure à leurs moyens.Quan ta la province de Québec en particulier, elle fait bonne figure.Il y aura, cette ,année, près de 180,000 automobiles, soit environ un véhicule pour 12 personnes.L’accroissement est considérable, depuis trois ans.En 1927, la province comptait 128,-104 autos ; en 1928, 148,090.Il n’y a pas de doute que ce progrès continuera.Il ne nous resterait plus maintenant qu’à implanter, à Montréal ou à Québec, une on des fabriques d’automobiles.CONTRAT DE LA MALLE DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre des Postes seront reçues à -,USftli’à midi, vendredi, le 17 mai.1929, pour le transport des Malles de Sa Majesté, sous les conditions d’un contrat pour un terme de quatre années, six fois nar semaine sur la route rurale No.2 de St-Rémi.de Tingwick, à commencer au bon plaisir du Ministre des Postes.De avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de St-Rémi de Tingwick.et au bureau de l’Administrateur du District où l’on pourra aussi se procurer des formules de soumission.Bureau de l’Administrateur de district, J.TAYLOR, Administrateur de District.Montréal, 3 avril 1929.Nous désirons faire remarquer à nos lecteurs que toutes commu nications, avec prière de reproduire, doivent être signées par les personnes qui les envoient.Nous nous faisons un plaisir de reproduire les nouvelles, mais il faut aussi protéger nos intérêts personnels.S : AVIS IMPORTANT Envoyez votre Crème où vous serez payés les plus hauts prix du mar- T ché, en tout temps de l’année.T Tous nos vieux fournisseurs de crème sont satisfaits de la manière que & nous les accommodons et des hauts prix que nous payons.«ty NOUS PAYONS LE TRANSPORT.Ecrivez-nous de suite.Nous T avons de gros contrats à remplir.jT BROOKSIDE DAIRY, Ltd % CHEMIN ST-LOUIS, - QUEBEC 2 Paiements assurés 2 fois par mois.Affiliation de J.-B.Renaud & Cie Inc.Vous sauvez 11-2 à 2c par livre de gras seulement sur le transport J Nous payons 3c de plus pour Crème douce.h|> B®"Veuillez communiquer immédiatement avec nos Agents :-MM.MAHEU & Fils, Arthabaska“®8 j -, sT* V m* «F Chevrolet Sedan 1927 .$600.00 Chevrolet Landau 1927 .$550.00 Wiliis Overland 1927 $600.00 Chevrolet Coach 1927 .$450.00 Durant Sedan 1926 .$250.00 Ford Touring 1924 .$150.00 Ford Touring 1927 .$150.00 Ford 1924 - .$ 50.00 Autos usages U^EME à un prix ordinaire, un Auto Usagé vous donne pour votre argent tin plus grand nombre de milles de transport que vous n’en pourriez obtenir de toute autre façon.C’est parce que le premier propriétaire a supporté la lourde dépréciation de la première année.Aujourd’hui, nous vous offrons des occasions doublement avantageuses .c’est-à-dire d’excellents Autos Usagés à des prix ridiculement bas ! 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CS-23-3- 29BF J.-E.LEVASSEDR, Victoriaville mmE DAITKOS USAG I .«V» SSSSs’ f?.W il .j«A% m LB "hi Nouveau Victrola ORTHOPHONIC Modèle 4-70 $165.00 En Vente à la LIBRAIRIE de L’UNION ARTHABASKA P.Qué.Nous venons de recevoir des meilleures manufactures de Montréal, Toronto et des Etats-Unis, un bel assortiment de Tapisserie, dans des différents patrons, que nous vendons à notre Librairie, à des prix défiant toute compétition.Venez nous voir.DAMES demandées pour couture légère, chez elles ; travail de Nous avons reçu à notre Librairie un assortiment, dans toutes les couleurs, de Savon “ Sunset ”, que loisir ou permanent.Bon salaire, nous vendrons au prix de 15 cents Travaü envoyé à nqmporte quel le morceau.endroit.Frais payés.Timbres , .pour détails.NATIONAL MA- Tous pouvez teindre coton, soie NUFACTURING Co., Montréal, et laine avec ce savon.^ LUNION DES CANTONS DE LEST JEUDI 11 AVRIL 1925 PAGE 7 ABSOUTE Pour vous absoudre à temps, Pavot, j’ai lu trop tard ; Alors, vous aurez fait des Pâques de renard ?Mais, soyez bien tranquille, en votre âme sereine, Pour nous avoir leuré d’une terre lointaine : En soi, votre péché, sans malice, sans fiel, Sans préjudice aucun, ne ferme pas le ciel.Plus que lui, votre aveu, fait du plus pur sarcasme, Semble, en fait de remords, un diffus pléonasme.Apprenez que, pour un, je n’ai jamais eu foi En votre long voyage : Oh ! jamais ! Croyez-moi.La preuve, vous l’avez, n’est-ce pas, dans “Tout pleure”, Où, jouant sur ma lyre, une game mineure, .l’en appelle aux élans de la sincérité, Au rêve nostalgique, à l’émotivité : Sj vous vous rappelez mon audace suprême, J écrivais, vers la fin du modeste poème : “Et, vous qui voyagez loin du pays natal, Ne vous vient-il jamais du foyer ancestral Un souvenir ému qui vous empoigne l’âme ?Dites-le, sans tarder pour que je vous acclame.” Il vous fallait tout dire ou mentir de nouveau, Ou, vouer votre plume à l’oubli du tombeau.Brave, vous préférez la prouesse à la fuite Et vous plaidez coupable à ma tendre poursuite.Mais, Pavot, n’allez pas signer “ Poisson d’Avril ”.¦I ai le flaire exercé, sans être du chenil.Si vous le permettiez, je pourrais, sans fatigue, Dénouer aux lecteurs, les trames de l’intrigue ; Je pourrais leur nommer votre brillant séjour.Aon ! Vous n’avez joué, en mentant, aucun tour.On a, tout simplement, respecté la manie Djune muse qui rime au sein de l’harmonie, I) un cœur qui se souvient et qui chérit toujours Le lieu qui féconda ses premières amours.Quoique, d’après Boileau, “ Le plus bête, c’est l’homme ” Nous auriez pu dater du Japon ou de Rome, Lors meme, j’aurais su.Pardon ! J’allais trahir ! Une soif de parler tente de m’envahir.lai- prudence, ici donc, brusquement, je m’arrête, Durant aux chers lecteurs, la fraîche Pâquerette.A.C.Sur l’air de Maître Corbeau.A PAVOT Advienne le printemps et son dernier grêlon, Mai nous apportera l’abeille et le frelon.Nous verrons dans Tether, les oiselets grandir, Sur les pâquis âgés, les agnelles bondir.Sur l’air du tra tra la la.Ils fleuriront encor les bleus- myosotis Emouvant don du Ciel au spectacle gratis.Nous sera-t-il donné de voir, au renouveau Les pistils de velours du glorieux pavot ?Sur l’air du tra tra la la.De mes illusions, ramassant les débris, Pour ne pas les pleurer, piteusement, j’ai ri ! Sous le couvert décent de votre anonymat Vous m’avez régalée d’un tour à grand format.Sur l’air du tra tra la la.Docile à votre appel, toujours prête aussitôt, Un jour, vous me montez un solide bateau : Pouvais-je vous connaître en si pauvres portraits Vous savez camoufler jusqu’à vos jolis traits.Sur l’air du tra tra la la.Votre style concis renie l’alexandrin, Pour dire les trajets de votre amour marin : Hier, en vous lisant, j’ai rêvé du corbeau Qui chantait sur “ son air ” des vers beaucoup plus beaux Sur l’air du tra tra la la.Je veux finir par où vous avez commencé Lorsqu’en juillet prenant, vous avez encensé, En vous moquant un peu, les pies et ses poussins Qui s’envolaient “boitant” vers les rameaux voisins.Sur l’air du tra tra la la.Vous m’aviez éblouie ! la pièce est à citer, Et mettiez le bandeau, causant ma cécité, En louant mes trésors : mon parterre et mes fleurs, Mes humbles oisillons en des vers cajoleurs.Sur Pair du tra tra la la.Ils n’étaient rossignols, ni merles, ni pinsons Qui donnent à l’été, l’éclat à ses buissons Ils jacassaient pourtant (ils ne sont pas chanteurs) Mais s’ils n’ont pas de voix, peut-être ont-ils un cœur ?Sur Pair du tra tra la la.Plus tard, vous, vous donnez pour ami masculin, Les cheveux au passé et le cœur au déclin : Et je m’apitoyais sur cet infortuné ! Les temps se lèveront pour vous incriminer ! Sur Pair du tra tra la la.Estimable façon où vous avez usé, Contre les miennes pies, x-use de chimpanzé, Et de fiel saturées ! de votre gobelet ! Redevenez le Cs^gne au tendre cervelet.Sur l’air du tra tra la la.Pourrais-je ex-oire encore à la véracité Honorer de ma foi, les peuples de cité ?J’avais fermé les yeux de mon entendement * Pour écouter Pavot, l’admirer quand il ment Sur Pair du tra tra la la.L’autre nuit, j’ai rêvé et cela sans amour, Vous ajrant fait pain bis, je vous mettais au four.Une femme, au tombeau couchée, sous un cyprès Puis.une fleur étrange effeuillée tout auprès ! VIEILLE PIE.5 avril 1929.* parlementaire.A Poisson d’avril Après sa confession pascale Et c’était toi, petite peste Qui me faisais ainsi courir Tu ne sauras plus m’attendrir.Derrière ta démarche agreste?.Hum ! Sommes-nous encore jeunes Par ce que exemptées des jeûnes Du carême et des quatre-temps ?Aussi les farces gigantesques, Et les voyages pittoresques, Apanage des jeunes ans, Se sont faufilés sous ta plume : Sans plus bouger que de coutume, Abaissant surtout ton niveau, Pour étendard, toi, lourd pavot ?.Tu désavoues le sexe d’Eve Et te charries du noi-d au sud.Enfin le cauchemar s’achève ! Ah ! si plus vite j’a.vais su.De l’énigme, seule ignorante, L’esprit contraint, persévérant Par tout sentier, à ta poursuite Jusqu’en ta course Israélite.De trembler donne le frisson ! Revenue, comme avant, poisson, Es-tu homard, tanche ou crevette ?Tu n’oubliais pas, à quinze ans, Que le quatre avril c’était fête.Où vont les souvenirs d’antan ?.Dès qu’il frappait à noti-e porte Sait-on maintenant ce qu’il porte ?Sous le ciel bleu, sous le ciel roux, Toujours tu me faisais : cou cou !.Je songe encoi-e avec tendresse A ta poétique cai-esse : Pour moi, tu copiais des vers Avec tous leurs petits travers.Depuis longtemps, tu les composes Et lu m’offres bien autres choses Sous forme de cadeau gentil : Hier c’était poisson d’avril.Sous l’écaille brillante et fine Tu te loges enfin.coquine ! Et dans quel attirail nouveau Devrons-nous te cueillir, Pavot ?Wakefield —La glace est partie sur notre cours d’eau que nous appelons la belle Gatineau.—Le chemin est ouvert aux automobiles d’ici à Ottawa depuis plusieurs jours.—M.Hector Dupuis, comptable à la banque Canadienne Nationale est allé passer le jour de Pâques à Montréal, et il est revenu content de son voyage.PETITES ANNONCES DE VICTORIA VILLE Nouvelles de Victcriaville TERRAINS A VENDRE Sur la rue Louise à de bonnes conditions.S'adresser au Notaire DESILETS ou chez Mme P.E.AMYOT, Victoriaville.7 mars 5 f.Arth.5 avril 1929.VIEILLE PIE.Aux Amis des Bois-Francs L.ARTHUR GAMACHE Marchands de Meubles Prélarts, Gramophones, Poêles, Moulins à laver de toutes sortes.Satisfaction garantie Victoriaville, P.Q.7 mars 5 f.Simple aveu Allons, faut-il que je me Nomme ?Nul encore n’A deviné ?Triste, Bien triste en vérité ; On est vite oüblié en somme.N’allez pas me CHercher à Rome Ici même vOus me voyez Avec un peu De volonté.Tenez, ajustez vOs lorgnettes, Regardez attentivemenNt Et vOus verrez miettes à miettes Mon nom écrit lisiblement.Bon, c’est cela, qu’On recommence, La patience conduit au but Ainsi que la peRsévérance.Y êtes-vous ?Non ?.Eh ! bien ! ZUT.PROPRIETE A VENDRE.— Bonne propriété, bien entretenue, terrain de 72 pds de front par 200 j pds de profondeur, dans le quartier résidentiel à Arthabaska, P.Q., à proximité de l’Eglise, du Couvent et du Collège.Conditions faciles.Pour plus d’information s’adresser à ADELARD MAHEU, Arthabaska, P.Q.7 avril—1 mois.iss entants pleurent pour avoir le DASTO R \A OE FLETCHER (De notre correspondant) —M.Rinfret, agent de Roj’al Securities Ltd, de Québec, était de passage, cette semaine.—Mlle Yvette Poirier est revenue de Montréal, où elle a passé quelque temps chez sa tante, Mme Arthur Lacombe, et chez son frère, le docteur Paul Poirier.—Il est question que la compagnie Canadien National fera des travaux importants à Victoriaville, tant dans la cour voisine de la rue Notre-Dame, que pour les voies d’évitement.—Mlle Gabrielle Fortier, de Québec, est venue passer quelque temps chez sa sœur, Mme Sasse-ville Lespérance, de la banque de Montréal.-—Il y a eu séance du conseil mardi soir.Il s’agit de lecture de règlement imposant une taxe sur les machines à vendre de la gazoline.Il s’agit d’une taxe de cinq piastres pour la première pompe, et deux piastres pour chacune des autres.—Nous avons appris avec chagrin le décès de M.Emile Héon, autrefois employé à Doyle et DeLucas, comme gardien de nuit.M.Héon est décédé à l’âge de 62 ans après une longue maladie de deux années.Les funérailles ont eu lieu mercredi matin en notre église paroissiale, au milieu d’un concours nombreux de parents et d’amis.M.Héon était un citoyen paisible, bon père de famille, excellent dhrétien.I] laisse son épouse et des enfants, à qui nous o)rons nos sincères condoléances.Que Dieu ait pitié de son âme et qu’il repose en paix.—Les jeunes devraient s’habituer à aimer la géographie.Quoi de plus intéressant que la géographie ?C’est assez rare de rencontrer quelqu’un qui vous situe chaque ville, les pays, en ne les confondant pas avec d’autres endroits, d’autres pays.Aujourd’hui que les journaux parlent de tous les pays de la terre, et que les distances semblent s’effacer, il est des plus intéressants de connaître très bien la géographie.Etudions-la avec goût et intérêt.—Mme Octave Poitras, M.Poi-tras, sont allés assister à une belle fête du vingt-cinquième anniversaire, noces d’argent, de la révérende Sœur Marie de la Présen tation, sœur de Mme Poitras.chez les Dames Ursulines, de Trois-Rivières.La cérémonie a été des plus imposantes.Mère Marie de la Présentation est la nièce de notre vénérable et vénéré ancien curé, M.l’abbé J.U.Tessier.—Il y a eu un commencement d’incendie, dans le logement de M.J.N.Béchard, imprimeur, mercredi matin.Heureusement les dommages sont minimes.—M.et Mme Romuald Paradis, Mme R.DeVillers, le jeune Jean Paul DeVillers, sont allés à Québec, ces jours derniers.• —Le sucre sera abondant cette année, nous disent les sucriers.La coulée a été généralement bonne.Ce précieux produit de no belles forêts représente un actif considérable pour la province.De fait c’est dans notre province que se produit le meilleur sirop, aussi le meilleur sucre, et que con voitent les marchés étrangers.Nous nous demandons s’il y a coopération efficace pour la vente de ces produits.—Il s’est battu un ban, mardi soir.C’est une rareté et un ves tige des premiers temps de la colonie, dans nos villes.Battre n ban c’est annoncer à son de voix et de cloche, un événement quelconque, une vente à l’encan, une séance dramatique ou autres.Dans le temps l’imprimerie n’avait pas encore doté nos villes de moyens faciles et rapides de publicité, et il y avait dans chaque ville, un ou quelques bons hommes qui faisaient l’office de hérauts, et qui battaient un ban.Trois-Rh ières a été une des dernières villes à avoir des batteurs de bans.Comme affaire du vieux temps c’est assez intéressant, et ça goûte l’antiquité.—Beaux logements à louer, rue St-Jean-Baptiste.S’adresser à M.Auguste Bourbeau.—M.Raoul-Albert DeVillers, du Pensionnat St-Jean l’Evangéliste, de Nicolet, est venu passer les vacances de Pâques dans sa famille.—Nous avons eu une belle séance au théâtre Victoria, mardi soir.Il y avait deux piécettes à l’affiche, une comédie de LaBiche “ La lettre enregistrée ” et une autre “ Les femmes qui pleurent” de Siraudin et Thiboust.Le tout entremêlé de bonne musique, de chants.Les acteurs ont bien réussi à rendre les rôles, et la soirée a été intéressante.—On nous apprend qu’il y a beaucoup moins de viandes de confisquées, depuis que le conseil a établi une surveillance étroite chez les vendeurs.La santé publique n’en peut que profiter.C’est une belle œuvre que celle de surveiller la santé publique.—Les Chevaliers de Colomb sont allés à la cabane à sucre dimanche.Beaucoup de plaisir, de la bonne tire, de la trempette, des œufs au sucre, des crêpes au lard, du bon lard, le tout avec du sucre et du sirop ,de la tire.Somme toute nos amis sont revenus enchantés.—Une belle balance pesant jusqu’à dix livres, de la plus belle fabrication, à vendre.S’adress er à M.Auguste Bourbeau, 81 Notre-Dame.—Le prix des patates est tombe bien bas.Il s’en est vendu pour cinquante cents le sac, mardi après-midi.On dit qu’elles seront encore meilleur marché prochainement.—Si vous reprisez des bas faites tremper votre laine pour la fouler, vu que les bas sont foulés déjà ; sans quoi vous remarquerez des trous à brève échéance.—Mlle Bernadette Roberge est revenue ces jours derniers d’une promenade à Québec, Trois-Rivières et Montréal.—Les travaux d’agrandissements à la fabrique d’habits Rubin Bros, devront commencer dès que la terre sera en état de recevoir les fondations.Ce sera un grand établissement de 150 pieds de longueur.—M.Joseph Tardif, industriel, du village “ Les Chutes Ham Nord, était de passage, cette semaine.—M.et Mme Edgar Laliberté.de Warwick, étaient de passage, chez M.Napol Laliberté, avocat, mardi.—Mme Wilfrid Laliberté est allée à Montréal chez des parent?, la semaine dernière.—La saison des touristes va commencer bientôt.On comp : un nombre considérable de nos amis, des Etats-Unis qui se proposent de venir visiter notre province.Il s’agit pour cela d’avoii belle façon, de bons hôtels pour les recevoir.Nous ne pouvons mettre de côté nos beaux et spacieux hôtels de Victoriaville, l’hôtel Grand Union est un véritable château, donnant tout le confort possible, et très bien situé pour avoir vue sur toute la longueur de la rue principale.Les touris tes ne seront certes pas décontenancés quand ils viendront.—M.Adrien Poitras, de Québec, doit venir en visite chez sa fiancée Mlle Simone Talbot, samedi.—On parle de beaux mariage pour le printemps.—Mme J.R.DeVillers et son fils, Jean-Paul, sont revenus d’un voyage à Québec.—Un accident à une jambe d’un jeune garçon de treize ans, par une automobile, a coûté à son propriétaire, $10,330.00.C’est un beau retour de promenade Assurez-vous donc contre les acci dents chez M.Auguste Bourbeau aussi contre le feu.—On demande à etmpruntei une somme de cinq mille piastres Bonnes sûretés, et s’adresser à M Auguste Bourbeau.L'ASSOCIATION D E LA PROVINCE DE QUEBEC POUR LA PROTECTION DU POISSON ET GIBIER Article No.3 d’une Série devant paraître dans ce journal toutes les semaines CONTINUATION DES ACTIVITES APRES 1875 Rivière Engli Ji à BOIS A VENDRE 1000 morceau de 2 x 4 pouces, “ studding ” % épinePe, huit mille pieds de planche de pruehe, deux à trois mille pieds de planche d’épinette, quatre mille pieds de planche de merisier.S’adresser à L.-RICHARD BARIL, R.R.No.1 Warwick.Téléphone local.A VENDRE Lapins Chinchilla et Sibérien de races pures enregistrés.Ces lapins sont importés et je fournis un “ pedegree ” comme garantie.Ces lapins ont remporté les premiers prix aux expositions avicoles.Sujets en vente en tout temps.Satisfaction garantie ou argen tremis.Pour les prix venez me voir ou écrivez.Je garantis de vous satisfaire.Pour tous renseignements s’adresser au propriétaire.NOEL LABBE, 72 rue Notre-Dame Victoriaville, P.Q.En janvier 1898, M.Gordon MacDougall fut élu Conseiller Honoraires, une position qu’il occupe encore aujourd’hui.Ses vues larges et désintéressées ainsi que ses bons conseils ont toujours été d’un grand bénéfice pour cette Association.Parmi les membres du Comi c de ce temps-là nous remarquons les noms des personnes suivantes: MM.L.A.Boyer et Angus W.Hooper, et à l’assemblée de février, de la même année, se joignait Frank Carrel, de Québec (lequel est encore un membre très estimé de notre organisation) ainsi que MM.W.-M.Molson McPherson, J.Turner Routledge de Georgeville, R.-S.Finnic et T.-O.y ail.Eh mars suivant venaient R.-B.Angus, C.R.Cousins et Jules Quennel, tous deux de St-Jean, et F.-A.Planche, de Sawyerville.Plus tard dans la même année, se joignirent aux rangs MM.Geo.E.Drummond, Thos.T.Drummond, John J.Drum mom!, T.Gillespie, W.Ormiston, Roy et R.-B.Hut-chesin.Comme les abatteurs de chevreuils étaient très actifs à Bury des démarches furent prises et c’est avec succès qu’ils mirent fin à leurs activités.De plus, ils demandèrent un passage pour le poisson dans la jetée de la Howick.Un Monsieur George Van.Felson, de Québec, demandait aussi des détails à cette Association afin de former une organisation auxiliaire à Québec.L’Affaire, concernant les passages de poissons, fut en suspens durant une période indé(nie, ?e qui fut causé par l’attente d’une décision de la part du Conseil Privé concernant les droits de la Province sur les cours d’eau—décision qui nous fut favorablement données par la suite.En mai, ils jugèrent à propos d’intervenir auprès de M.J.-A.Sheffield, Surintendant des chars à dîner du C.P.R., parce qu’on servait de la viande d’orignal sur ces wagons.Dans l’automne, tard, ils envoyèrent des représen tants à Labelle re la vieille his toire de tuer le chevreuil durant l’hiver.Une augmentation sensible dans l’enrôlement des membres s’effectuait cette année-là.En mai les personnes suivantes furent élues : E.G.Rykert, David Sleeth, F.W.Barlow, E.S.Clouston, H.V.Meridith, F.E.Meridith, C.S.Campbell, E.Howard, W.R.Miller, G.H.Smitrers, J.R.Meeker, H.C.Scott, H.S.MacDougall, et James Wilson, de Beauharnoi1 Le mois suivant : A.J.Dawes, Geo.Gillespie, J.A.Gillespie, W F.Angus, Claude Hickskon, D Dobell et P.H.Roy, de St-Jean.En juillet on remarque le nom de M.C.R.Hosmer et un îmois plus tard ceux de W.H.Price, H S.Holt, Jeffrey Penfold, Chas Percy, C.E.L.Porteous, et H.W Blackwell.Au mois d’août : C E.E.Usher.En décembre : E A.Whitehead Jr., D.Forbes A.i gus, H.W.Cockfield, W.H Smith, Hayter Reed et Dr.N.C Smillie.Au commencement de la non velle année 1899—les premières démarches jugées à propos cou cernaient la pêche du poisson à la seine à St-Hyacinthe, et une pari active à la révision des lois, alors sous considération.Tard dans \t même année ils eurent à envoy dos représentants pour enquêter dans la pêche illégale qui se fai sait à Dunham Pond et sur le Lac St-Louis.On remarque aussi que M.Char les Meredith proposait cette année-là d’adopter le présent nom de l’Association et le travail de l’année fut terminé par une autre demande aux autorités fédérales pour qu’ils accordent un passage-de poissons dans la jetée en construction sur la rivière Chaudière à Mégantic.Au commencement de l’année suivante le Docteur R.H.Craig Mets tout Désigné pour c et Hiver SHREDDED IEAT Coimen* L v m *k cakr s ti d'hydrates de carbone producteur:; & d^’-^r.Nbcc^ianne pas d'embarras-Rechauffes an* et servez àw lait chaud faits par The Canad.^.j '.Yrie”2 Company.Ltd.«ÜSBId^mèjç- maire la Ville de Montréal, Doc- 553, comparativement à teur F.J.Shepherd et M.J.M.Walsh, de Sherbrooke—ce dernier est maintenant vice-président du chemin de fer Québec Central.Au mois de mai nous voyons ’es noms des personnes suivantes: H-Col.C.R.Gilmour, de Slan-iridge et Jac.Bissonnette, de St~ Valentin.En juillet : Henry Van Vliet, de Lacolle, Alton Rowland et W.J.Burke, de Windsor Mills et George Williamson, de Kingsbury, M.L.D.Von Iffiand, de Cowansville, se joignit aussi, vers ce temps-là à l’Association et le nom de ce membre doit être à la mémoire de plusieurs par suite des efforts pour former une Association similaire à Cowansville.Enfin, cette année-là fut terminée par l’enrôlement des membres tels que MM.J.Stevenson Brown et R.Campbell Nelles.John S.HALL.459 en 1927.Le nombre global d’accidents industriels a aussi monté de 71,979 en 1927 à 79,398 en 1928.Et comme conséquence, le montant total versé en indemnité aux accidentés s’est élevé de $6,-084,654 en 1927 à $7,067,946 eu 1908.Ce résultat désappointant peut s’expliquer, mais seulement pour une partie, par l’expansion le l’industrie, qui se manifeste dans l’accroissement de la somme des salaires payés collectivement par toutes les industries sous la juridiction de la Commission.Cette somme des salaires a monté de 440 millions en 1927 à 503 millions en 1928, soit une augmentation de 14 pour cent.Mais le montant global payé en indemnités montre une augmentation de 17 pour cent.Il est donc impossible de voir dans ces chiffres -l’influence des mesures préventives.D’où il serait plausible de conclure que ces dernières auraient besoin d’être accentuées.“LA PATRIE”.ECHOS DE LA COLLISION DE DROCOURT, ONT.Enquête préliminaire Quand un rhume nous apporte toutes sortes d’ennuis il y a toujours un moyen rapide de les faire disparaître en employant de l’aspirine.Il soulage dans quelques instants.L’emploi de l’aspirine soulage les névralgies, le rhumatisme, le lumbago, etc.Il n’y a pas de maux qui ne peuvent être soulagés par l’aspirine et cette dernière n’affecte pas le cœur.En vente chez tous les pharmaciens.On y trouvera la direction dans l’enveloppe de chaque achat.SP! RI N Aspirin is a Trademark Registered in Canada LES ACCIDENTS BE TRAVAIL Notre loi des accidents du travail est trop récente pour nous permettre d’en tirer des statistiques comparatives.Mais celles de l’Ontario sont fort instructives et peuvent nous fournir d’utiles indications dans ce qui concerne les méthodes employées tant pour la réparation que pour la prévention des accidents.Dans la province voisine, la Commission chargée de l’administration de la loi a été revêtue de pouvoirs très étendus visant spécialement à lui Perry Sound, 6.—A la suite de l’enquête, préliminaire en Cour de police, hier, l’ingémeur, le chauffeur et barrière-serre-freins da convoi No.3 du Canadien National, qui n’a pas arreté à l’endroit désigné à Drocourt, le 20 mars dernier, se télescopant avec un autre train, subiront leur procès pour homicide involontaire.Les accusés ont comparu devant le magistrat J.-D.Broughton, et immédiatement après ils furent remis en liberté provisaire sous le renouvellement de leur cautionnement par le juge de district Powell.L’ingénieur G.-Y.Alexander, le chauffeur E.Riley, et l’arrière-serre-frein, Charles G or rie, feont les seuls membres survivants de l’équipe du train, le conducteur et l’aVant-serre-freins, Ben Barstead et Ray Ferguson, ayant succombé dans la collision avec dix passagers ou plus.A leur comparution, leurs avo cats ne produisirent aucune défense.L’opérateur F.-C.Hall, de South Parry, a identifié un ord±e de train présenté en Cour comlme étant' celui qu’il avait remis au feu Ben Barstead, conducteur du train à destination du nord.REPRESENTANTE DE SA PROVINCE Winnipeg.—Madeleine Brunet, 17 ans, habitant Norwood, Manitoba, candidate des écoles françaises de la province, a remporté le concours d’éloquence du Manitoba, hier, contre dix concurrents permettre des écoles anglaises.Mlle Brunet représentera le Manitoba dans le concours final.C’est une élève du couvent de Saint-Adolphe, Manitoba.d’exiger que tous les industriels s’appliquent, par tous les moyens possibles, à éviter les accidents.Il lui est par exemple loisible de frapper d’une pénalité, sous forme d’une surprime, l’usine où la fréquence des accidents lui paraîtrait indiquer sous ce rapport| quelque négligence, et de dégrever i - en revanche, en guise d’encoura- Le coup part et la balle ]ui perfore IL JOUAIT AVEC UNE CARABINE gement, les employeurs qui feraient preuve d’une constante vigilance.Elle aide par ailleurs les employeurs à diminuer leurs risques, si bien qu’en 1928, elle a dépensé une somme de $115,620 à vulgariser dans l’industrie l’emploi des mesures de sûreté.le crâne.—Il succombe North-Bay, Ont.—Daniel Gagnon, 14 ans, fils aîné de M.et Mme J.Harry Gagnon, a été admis, hier après-midi, à l’hôpital Victoria, une balle dans la tête.Une carabine avec laquelle le „ ., ., garçon était à jouer partit acci- On doit nécessairement presu-1 ^endettement et blessa le jeune mer que cette politique preventive ; Daniej a porté des fruits.Pourtant, ils Le garçon jouait depuis quel- ne sont pas visibles dans la sta- ques instants avec là carabine tistique.Les accidents ont été an qu’il faisait tourner autour de sa et M.CurzonDobeil se joignaient effet plus nombreux que jamais sachantPpffi a 1 Association et plus tard M.Ja- l’année dernière.Le nombre ; Ornent pas qu’elle fut chargée, mes Cochrane, qui devint ensuite d’accidents mortels s’est établi t n a succombé la nuit dernière.1 " * PAGE 8 L’UNION DES CANTONS DE LEST JEUDI 11 AVRIL 1929 mm smm " ' et Marchands H NOUS venons de recevoir une grande quantité de papier à envelopper Fabriqué spécialement pour les Bouchers, Marchands, etc., etc.q EN QUALITE, IL VAUT DEUX FOIS LE PAPIER D’EMBALLAGE ORDINAIRE, C’EST POURQUOI IL COUTE MOINS CHER EN DEFINITIVE.Recommandé particulièrement pour emballer les Marchandises Sèches, les Viandes, le Poisson, les Provisions, etc.Une épaisseur suffit et vous avez plus de papier à la livre I DOUBLE ECONOMIE ! H^E^Tenu en stock à notre Librairie en rouleaux de 6 pcs, 12 pcs, 18 pcs, 20 pcs et 24 pcs.NOS PRIX SONT DES PLUS BAS 9 ET 10c.LA LIVRE.“PRIX SPECIAL PAR QUANTlTÉ.^^t UBRfttRÉ BE L’tftf t6tt ARTHABASKA, P.Q.A VICTOR IA VILLE ! La Pharmacie du Dr J.-P.-H.Massicotte Distributeur exclusif des fameux Produits REXALL et des remèdes de l’Abbé WARRE VEND Drogues, Remèdes patentés, Articles de toilette, Poudre, Savon et Parfums, Chocolats, Cigares et Cigarettes, etc., etc.CASTORIA F .as» SIROP LAMBERT 25c SIROP MATHIEU .! 25c! 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MM.Robert et E.Poisson, d’Asbestos étaient de là noce.Les nouveaux époux deimeure-roiït à l’avenir à Notre-Dame de Ham.—M.Rolland Desharnais, élève des belies-lettres au séminaire de Nicolet est actuellement en repos dans sa famille.—La récolte de sucre s’annonce pour être satisfaisante.—Les dernières pluies que nous avons eues ont rendu les chemins impraticables.—On nous apprend que M.Hormisdas Sévigny, fromager du village a fait l’acquisition du moulin à scie de M.Ludger Morin, situé au village.Ces jours derniers avaient lieu en l’église paroissiale de Ste-So-phie de Lévrard les funérailles de Dame Ludger Lefebvre, née Joséphine Nault.Elle était née à St-Pierre les Recquets, le 14 juin 1848, et était fille de Israël Nault et Anastasie Nault.Madame Lefebvre était la dernière survivante de la famille Nault.La défunte, âgée d e81 ans, laisse pour pleurer sa perte outre son époux, un fils, Roméo de Sainte-Cécile de Lévrard et trois filles, Mmes Médéric Lebœuf, née Ma thilda, de Sherbooke ; Ferdinand Pepin, née Ernestine, de Sainte-Sophie de Lévrard, et Léo Lade Lévrard, plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.La défunte était une de ces âmes profondément chrétiennes et dévouées qui voient venir la mort avec calme et résignation, sachant que la Divine Providence ne manque jamais de ceindre du fleuron immortel le front de celui qui sur la terre n’a fait que sa sainte volonté.La paroisse perd en sa personne une de ses plus vieilles citoyennes, car la famille Lefebvre est une des premières familles venues s’établir à Ste-Sophie, lors de la fondation de la paroisse.Le service fut chanté, par l’abbé Gérard Rousseau, vicaire de la paroisse.L’orgue était tenu par Mme Albert Demers, organiste paroissiale.La croix était portée par M.Zéphirin Nault, imprimeur à Ar-tliabaska, neveu de la défunte.Les porteurs étaient MM.Roméo Lefebvre, fils de la défunte, Ferdinand Pepin, Médéric Le-bœuf et Léo Lafond, ses gendres.Le deuil était conduit par sa belle-sœur, Mme Zéphirin Nault, M.Evariste Nault, M.Donat Nault, de St-Pierre les Becquets, M.Zéphirin Nault, d’Arthabask q M.Wilfrid Nault, de Ste-Cécile de Lévrard, ses neveux ; MM.Alcide, Léopold et Emile Lefebvre, Mlle Marie Lefebvre, M.et Mme Alcide Croteau et M.et Mme Del-phis Tousignant, tous petits-enfants.On remarquait dans le cortège: M.et Mme Ferdinand Pepin, leurs filles Lucienne, Rose et Gabrielle, leurs fils Aurèle et Camille, Mme Léo Lafond, de Ste-Cécile de Lévrard, M.et Mme Médéric Lebœuf, de Sherbrooke, M.Zéphirin Nault, d’Arthabaska, M.et Mme Roméo Lefebvre, M.Donat Nault, M.Wilfrid Nault, MM.Achille Lafond, Emile, André, Lucien et Orner Lefebvre, M.et Mme Henri Tousignant, Mlle Bertha Nault, Mlles Rosilda, Liliane et Exilda, ainsi que leur frère, M.Robert Jacques, Emile et Gérard Lemay, tous de Ste-Cécile de Lévrard, M.et Mme Evariste Nault, de Saint-Pierre les Becquets, M.Antonio Laroche, d’Arthabaska, M.Willie Laliberté, de Daveluyville, M.Rodolphe Nault, de St-Pierre les Becquets, M.Jeffrey Nault, cousin de la défunte, M.et Mme Romulus Nault, M.Alphonse Tousignant et ses deux filles, Annette et Clara, M.et Mme Peter Nault, M.et Mme Herménégilde Auger, M.et Mme Achille Baril, M.et Mme Arcade Hébert, leur fils Hermann et leur fille Bibiane, M.et Mme Elzéar Delisle, et leur fille Neldar.M.et Mme Arthur Dionne et leur fille Nelda, M.et Mme Arthur Dionne et leur fille Florette, M.et Mme C.B.Biron et leurs filles Mariette et Madeleine, M.et Mme Alphonse Fournier, Mlles Marie-Louise et Lucienne Fournier, M.et Mme H.Thibaudeau, M.et Mme Nap.Tousignant, M.et Mme C.B.Poisson, M.et Mme Pierre Lemay, M.et Mme Joseph Pressé et leur fille, Mme R.McCarthy M.et Mme Donat Lavigne, M.et me David Deshaies et leur fille Alice, M.et Mme Joseph Beau-chesne et leur fils, R.Vadnais, Mme Léo Nault, et Mlle Marie-Blanche Nault, M.et Mme Willie Trottier, leur fille, Noella et leurs fils, Joseph, Donat, William et Eleokim, M.Albert Demers et sa fille Blanche, M.et Mme François Laquerre, M.et Mime Hector Leblanc, leurs fils Egide et Hector, M.et Mme Ferdinand Breton, Marie-Blanche et Grégoire Cro- mann, M.et Mme Oréus Roy, M.et Mme Peter Trottier, Mme David Gervais et son fils Henri, M.et Mme Donat Paquin, M.et Mme Willie Leblanc, M.et Mme Joseph Leblanc, M.et Mme Delphis Leblanc et Laurette, M.et Mme Albert Leblanc, Mme Josaphat Desrochers, et ses filles, Germaine et Bernadette, Mlles Alice Poulet, Béatrice Mailhot, Lydia, Cécile, Emma Demers, Odila Deniers, Augustine Michel et Eleda Jacques, MM.Rosaire Nault Gérard Pérusse, Jeffrey Barabé, Alphonse Laquerre, Joseph Gagnon, Ernest Jacques, Rodolphe Mayrand, Hervé Baril et Majorique Morris-sette, M.et Mime Pierre Spénard, M.et Mme Arthur Nault, Mme Elucipe Guimont, M.et Mme Raoul Gendron, Mme Vve Wil-brod Laquerre, Mme Eugène Baril et sa fille Simonne, M.et Mme J.B.Mayrand, Mme Joseph Lemay, les institutrices et leurs élèves, Mme Léon Dusseault, M.et Mime Napoléon Croteau et une foule d’autres.Depuis que cette note biographique est écrite son éjoux, M.Ludger Lefebvre, est mort à l’âge de 91 ans.La famille a reçu de nombreuses marques de sympathies telles qu’offrandes de messes, bouquets spirituels, etc.A la famille en deuil nous offrons nos plus sincères sympathies.NOS RESSOURCES NATURELLES L’ASSURANCE est votre meilleure protection Auguste Bourbeau ASSUREUR Assurances de toutes sortes Règlement des réclamations avec une libéralité qui n’a jamais été surpassée.84 rue Notre-Dame VICTORIAVILLE Téléphone 157 ag FONDEE EN 1866 L’Imprimerie d’Arthabaska inc.Malgré les rapides progrès réalisés dans les autres domaines, le Canada reste avant tout un grand pays agricole.Sur l’ensemble du territoire, les récoltes de la saison dernière ont été très abondantes.Bien que l’Office fédéral de la statistique ait dû réduire ses estimations primitives, la moisson de blé évaluée maintenant à 500,613,-000 boisseaux, est quand mêSme la plus considérable que nous ayons eue jusqu"ici.Les autres céréales, dont quelques-unes sont en augmentation et quelques autres en diminution sur 1927, représentent au total un volume sensiblement supérieur et dont on fixe officiellement la valeur à 1,054 millions de dollars, à rapprocher de 1,134 millions en 1927 et de 1,105 millions en 1926.Il est évident que l’industrie agricole, qui comporte tant d’aléas d’ordre naturel et commercial, est sujette à de grandes fluctuations ; mais lorsque les seules moissons des champs rapportent plus d’un milliard, il y a sans doute lieu d’être satisfait.Dans la province de Québec, les récoltes ont été en général médiocres, du fait de la mauvaise température.L’année a été bon ne, en revanche, dans l’élevage, l’industrie laitière, la production du sirop et du sucre d’érable, la culture du tabac.Il paraît intéressant de signaler, en passant, que le tourisme, dont profitent largement plusieurs branches du commerce, a amené une véritable renaissance de la petite industrie domestique, notamment dans les comtés de Charlevoix, Montmorency, Québec, Portneuf et Champlain, où la fabrication des tapis, tissus et autres articles indigènes fournit aux classes rurales un appoint qui n’est pas négligeable.Par l’étendue et la richesse de ses forêts, le Canada se classe bon second, les Etats-Unis occupant le premier rang.L’abondance de nos bois à pâte, à proximité de puissantes forces hydrauliques et de cours d’eau flottables, a fait de notre pays le plus grand producteur de papier-journal au monde.On sati que, dans cette industrie, la capacité de fabrication dépasse momentanément les besoins de la consommation.L’industrie minière a fait de remarquables progrès au cours de l’année 1928.L’Office de la statistique en évalue le rendement à 271 millions de dollars, ce qui constitue, pour la troisième année consécutive, un record.Cour de Magistrat proprietaire de la LIBRAIRIE de "L’UNION" —000 ARTHABASKA 000— Cadres, S Miroirs, Moulures, Vitres, Etc.Etc.SPECIALITE Cadres faits sur commande au plus bas prix du marché.1 LA PLUS GRANDE VARIETE DE MOULURES A CADRES.Demandez nos prix pour VITRES ET IMAGES DE TOUTES GRANDEURS GROS IEDT DETAIL 1 ART] : ¦ ARTHABASKA.Pourquoi payer si cher pour avoir de la bière quand vous pou-vez faire vous même, sans trouble ni gâchis, sans ustensils spéciaux et à si bas prix une BIERE FORTE et MOUSSEUSE, égale à celle des meilleures brasseries Achetez une tin de2YAhs.kite-good Combination Malt Extract with Hop Flavour PRIX: $1.4® 11 suffît de faire dissoudre le contenu de la tin dans 5 gallons d’eau bouillante en y ajoutant un morceau de levain et du sucre Chez votre épicier
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