L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 23 mai 1929, jeudi 23 mai 1929
'If ni on mitons ZéPH.NAULT, Imprimeur LIBERTÉ SOUS L’ÉGIDE DES LOIS REDIGE EN COLLABORATION 63me ANNEE ARTHABASKA, JEUDI, 23 MAI 1929 No! 24 h r ) JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE LE JEUDI PAR L’Imprimerie d’Arthabaska, Inc.PROPRIETAIRE ABONNEMENT $1.00 par an—50c.par semestre nécessairement d’avance.ANNONCES Insertions, la ligne .30 centins Insertions subséquentes .20 ” Baptêmes, Mariages, Sépultures 25 Gratis pour les abonnés Toute publication, personnelle ou intéressée, rapports d’institutions financières ou autres, seront insérés comme annonces, à 2 centins la ligne.BANQUET DE LA CHAMBRE DE COMMERCE A SHERBROOKE Samedi dernier Au banquet de la Chambre de Commerce de Sherbrooke, présidé par M.Florian Fortin.—M.Perrault déclare qu’il continuera avec vigueur l’œuvre de son prédécesseur à la Voirie.—M.Perron prédit que dans cinq ans Québec sera la première province agricole du monde et il affirme qu’il n’a pas peur de la barrière tarifaire américaine.L’aide de M.Nicol !On l’acclama.Il célébra la gloire vous laisser un message ondes Cantons de l’Est dont il s’enor- timiste.Nous entrevoyons l’ave-Igueillit d’être le représentant dans nir avec confiance mais je vous le gouvernement puis il fit alla- ' demande de nous aider à garder sion aux changements ministériels nos enfants chez nous et d’avoir avec beaucoup d’esprit.[ foi dans la destinée de notre pro- (Par Edmond Chassé) Sherbrooke, 20.—La Chambre de Commerce de Cherbrooke, dont M.Florian Fortin a été récemment élu président, a entrepris de réveiller l’esprit civique du monde commercial, financier et professionnel des Cantons de l’Est, afin de donner un nouvel essor au progrès de cette région.Sherbrooke est habitée par des citoyens de deux grandes races de notre pays, qui vivent dans la plus belle harmonie, et ils nous en ont donné la preuve samedi.La Chambre de Commerce avait organisé un banquet en l’honneur de l’hon.M.J.-E.Perrault, ministre de la Voirie et des Mines, l’bon, M.J.-L.Per,on, ministre de l’Agriculture, et l’hoii.M.Jacob Nicol, Trésorier provincial.250 convives y assistaient et ce fut un événement qui fera époque dans l’histoire de Sherbrooke.Les ministres ont prononcé des discours comme seuls savent en faire de véritables hommes de gouvernement.L’hon.M.Perrault a exposé son programme de la Voirie, qui sera la continuation, sur une plus haute échelle si possible, de la grande œuvre de son prédécesseur.Il a prédit qu’avant longtemps la province de Québec serait le premier pays du monde pour la production minière et il a fait appel aux citoyens des Cantons de l’Est pou r qu’ils aident le gouvernement à garder nos concitoyens chez nous, où le plus bel avenir leur est réservé.L’hon.M.Perron a exposé les grandes lignes de son programme agricole.Le nouveau ministre de l’Agriculture a envisagé d’un nouveau point de vue, et avec le courage qui le caractérise, la situation faite à nos cultivateurs par le nouveau tarif américain.Il a affirmé qu’il entendait démontrer aux cultivateurs ce qu’ils doivent produire et leur indiquer les marchés pour leurs produits.Si la population veut le seconder, Thon.M.Perron estime que dans cinq ans Québec sera la première province agricole du monde et qu’elle n’aura à craindre ni la bar rière tarifaire américaine ni celles des autres pays.L’hon.M.Nicol fut heureux d’annoncer ensuite que les revenus de la province, qui étaient de 20 millions de dollars lorsqu’il a pris charge du trésor en 1921, atteindraient 40 millions l’an prochain et qu’il pourrait donner L’Hon.M.J.-E.Perrault ses collègues de la Voirie et de l’Agriculture l’argent nécessaire à l’exécution de leurs programmes.Le banquet eut lieu à l’hôtel New Sherbrooke.Le président de la Chambre de Commerce, M.Florian Fortin, présidait et révéla à l’assistance que son tact égale son initiative.M.Florian Fortin avait à sa droite Thon.M.J.-E.Perrault et à sa gauche les honorables M.J.- L.Perron et Jacob Nicol et à la table d’honneUr on remarquait'M.le Maire Tétrault, de Sherbrooke, M.P.-E.Boivin, M.P., M.C.-K.Howard, M.P., M.Armand ¦ Cré-peau, M.P.P., M.W.-S.Bullock, M.P.P., M.Alex.Thurber, M.P.P., M.le Dr J.-P.-C.Lemieux, M.P.P., M.le docteur Anatole Plante, M.P.P., M.J.-L.Boulanger, sous-ministre de la Voirie, M.J.-A.Grenier, sous-ministre de l’Agriculture, M.le magistrat J.-H.Lemay, M.J.-K.Edwards, M.A.-C.Skinner, le Rév.M.Coderre, le lt-col.J.-Harry Blue, M.J.-H.Walsh, etc.Après le diner, M.le président Fortin invita le Maire Tétrault à souhaiter la bienvenue aux trois ministres.Le Maire félicita le président du succès de ce banquet et il se déclara heureux d’accueillir les lions.MM.Perrault et Perron avec leur collègue, Thon.M.Nicol dans la reine des Cantons de l’Est.11 rappela l’harmonie qui règne entre les deux races à Sherbrooke et fit l’éloge de la Chambre de Commerce.M.Tétrault annonça qu’une nouvelle industrie avait décidé de s’implanter dans sa ville, grâce à la collaboration du conseil municipal et de la Chambre de Commerce.11 salua l’avènement des nouveaux ministres de la Voirie et de l’Agriculture puis le Trésorier Provincial, “ qui a été aussi bon argentier à Québec qu’à Sherbrooke ”, dit-il en terminant.M.Fortin invita M.Armand Crépeau, député de Sherbrooke Québec à porter le toast au Canada et M.C.-K.Howard à y répondre.M.Crépeau fut très aimable pour les ministres et les sous-ministres présents.Il fut même très spirituel : “ Je n’en ai jamais tant vus à Sherbrooke depuis les élections de 1921 ”, dit-il, “ mais je n’ai pas ce soir les mêmes sen timents que j’avais dans ce temps-là.Nous avons ici une conception assez élevée des hommes fie gouvernement pour ne pas voir en eux de simples dispensateurs des faveurs ministérielles.” (appl.) A cemoment, madame J.-E Perrault, madame Jacob Nicol et l’élite féminine de Sherbrooke entrèrent dans la salle.M.Crépeau eut l’agréable tâche de leur souhaiter la bienvenue et il's’en acquitta avec grand succès.On entendit ensuite le député de Sherbrooke à Otttawa.M.Howard déclara que le Ca nada a un avenir brillant et il en voit l’assurance dans le développement minier et les progrès immenses réalisés dans tous les champs d’activité de notre province.Puis il félicita le président Fortin et rendit hommage aux trois ministres présents.Le président du banquet porta alors le toast aux lions.MM.Perrault, Perron et Nicol.Ovations.L’hon.M.Perrault se leva le premier en sa qualité de doyen.“ Mon ami Perron”, dit-il, “était dans le chemin, (rires et appl.) Grâce au Premier-Ministre, le voi-à établi sur la terre.Pour moi, je vivais la vie modeste des colons dans une cabane en bois rond, et me voici à mon tour dans le chemin ! (rires et appl.) Quant à mon ami Nicol, il avait le trésor et il l’a gardé (rires et appl.pro-ongés).“ Il y a ici ce soir de nombreux lommes d’affaires ”, continua ’lion.M.Perrault.“Ils savent que l’Agriculture est la première de nos industries.M.Perron est de taille à assurer un nouvel essor à l’agriculture, qui a fait de si grands progrès sous la direction de M.Caron.J’espère que mon collègue aura assez de voix tout à l’heure pour vous dirç ce qu’il entend faire à l’Agriculture.‘Depuis 1911, le gouvernement a dépensé 94 millions pour améliorer nos chemins ”, continua lion.M.Perrault.“ Nous avons construit 10,900 milles de routes qui sont non seulement utiles aux touristes mais assurent des communications faciles aux cultiva- L’Hon.M.J.-L.Perron tcurs pour se rendre aux marchés.Nous entretenons tous ces chemins.S’il m’est permis de dire ce que sera la politique du nouveau ministre de la Voirie, je vous déclare que j’entends poursuivre avec vigueur l’œuvre de mon prédécesseur.” (appl.) Le ministre répéta qu’il entend faire disparaître, dès cette année, un certain nombre de traverses à niveau.Il faut ”, dit-il,, “ que' le nombre des accidents diminue.On nous a reproché la loi qui oblige les automobiles à arrêter aux traverses à niveau.Si les autos ar rêtaient aux traverses, nous au rions à déplorer beaucoup moins d’accidents.” (appl.) L’hon.M.Perrault parla alors du développement minier : “ En 30 ans, le Canada a vu sa produc tion minérale monter de 30 millions à 2/2 millions de dollars.Nous occupons le 5e rang des nations du monde dans cette production et je prédis que nous attein drons le 1er rang dans quelques années.Québec contribue à cette richesse avec l’amiante de Tliet-ford, le granit et le marbre de Stanstead ”.Une voix—“ Et le Nicol de Sher brooke ?” L’hon.M.Perrault (souriant) — “ Oui, notre Trésorier est une dt nos meilleures sources naturelles.' Le ministre répéta alors ce qu’i dit à Thetford au sujet de la pro tection qui doit être accordée l’amiante.“ Avant longtemps ”, ajoute-t-il, “ la production du cuivre dans Québec atteindra 50 millions de dollars.Il cita l’exemple de Noranda et Rouyn : “ Jamais camp minier n’a été développé aussi rapidement”, déclara l’bon.M.Perrault.Et il conclut: “Nous avons une province capable de nourrir une prnidation de 25.00(1,-000 d’habitants.Ce qui nous manque au Canada, c’est la population et Sir Wilfrid Laurier avait raison de dire “ Le 20e siècle sera le siècle du Canada ”.En terminant, messieurs, je veux vince et de notre pays.” (longs appl.) M.Fortin expliqua que Thon.M.Perron souffrait, depuis la fin de la dernière session, d’une affection à la gorge mais il le félicita l’avoir bien voulu accepter quand même l’invitation de la Chambre le Commerce.;.Le ministre de l’Agriculture se leva et reçut une ovation.Il commença par déclarer : “ De l’avis de mon médecin, je ne devrais pas être ici ce soir.Mais je n’ai pas voulu manquer à la promesse d’assister à cette belle réunion.” i appl.prolongés) L’hon.M.Perron, malgré sa demi-extinction de voix, prononça un solide discours.Il s’adressa au président pour dire qu’il comptait sur toutes les Chambres de Commerce de la province pour diriger le ministère de l’Agriculture: ‘ J’ai accepté cette tâche avec plaisir ”, déclara-t-il, “ car si l’Agri-culture est prospère, la province sera prospère, et c’est ma plus hère ambition.” Le ministre de l’Agriculture attaqua alors un problème très important : ‘ L’agriculture ”, dit-il, “ traverse une crise dans tous les pays, n ce moment.Les dernières élections américaines se sont l'aies au cri de “ Il faut aider les cul-ivateurs ’*.Chez nous, c’est la même chose.Mais, tout d’abœd, laissez-moi considérer notre situation agricole.Regardons 20 ans n arrière.Lorsque M.Caron a iris la direction du ministère de Agriculture, nos fermiers n’avaient aucun pian de développement.Mon prédécesseur a organisé toutes les branches de T V gri-ulture.Les Américains viennent de décider de tenter de fai» c du commerce agricole entre eux en élevant une barrière tarifaire très haute, qui alarme un grand nom-ire de gens.Avec l’impulsion qui avait été donée à la production agricole chez nous, les cultivateurs importaient quantité de eurs produits aux Etats-Unis.Les cultivateurs des Cantons de l’Est étaient parmi les plus grands exportateurs.Le nouveau tarif américain est donc une cause d’anxiété.Mais qui va être affecté par ces augmentations de tarif?Est-ce le consommateur américain ou le cultivateur canadien ?J iJ L’Hon.Jacob Nicol Je ne le sais pas encore.Vous vous attendez sans doute à une déclaration de ma part comme ministre de l'Agriculture.Je vais vous dire un peu ce que j’entends faire.“ Mon programme ”, déclara Thon.M.Perron, “ ne sera pas de la coercition.Je ne peux pas toucher à la liberté des cultivateurs.Ils sont libres et ils le resteront.Je ne crois pas qu’on puisse améliorer le sort des cuTi-vateurs par des lois.Mes collègues de la Chambre d°s Députés peuvent être certains que je ne pré senterai pas beaucoup de lois au Parlement.Je crois au vieux proverbe français : “ On n’envoie pas un chien à la chasse avec un bâton ”.Mon programme sera bien simple.Je veux améliorer ! l’enseignement agricole et utiliser ! 'es meilleurs moyens de publicité possible pour apprendre,aux cultivateurs ce qu’ils doivent produire et où sont les marchés pour leurs J produits.Je suis prêt à fournir des experts dans tous les villages, fans toutes les paroisses, dans tous les rangs.Je dirai aux cultivateurs : Unissez-vous, disons cent d’entre vous ensemble.Je vais vous envoyer un expert.Le gouvernement paiera 50 pour cent de ses frais et votre part sera de $15 par tête.Cet homme vous assurera des résultats immédiats.” (appl.) Reprenant le problème qui se dresse devant nos cultivateurs, à la suite de l’élévation du tarif américain, le ministre continua : “En 1880”, dit Thon.M.Perron, “ le Danemark était prospère grâce à la culture du blé.Le blé vint un jour d’Amérique et alors les productions du Danemark perdirent leurs marchés.Mais les Danois sont des gens du nord, comme nous.Ils ne se laissent pas abattre facilement.Tout de suite, ils adoptèrent la culture mixte et l’élevage et ils trouvèrent des marchés pour leurs nouveaux produits.En cinq ans, ils avaient reconquis toute leur prospérité.Dix ans plus tard ils construisaient des abattoirs et ils contrôlaient, entre autres, le marché du porc en Europe.Nous sommes des gens du nord, comme les Danois.Les Américains nous ont fermé leur marché.Je n’ai pas peur de cela.Dans trois semaines, je dirai aux cultivateurs de la province de Québec ce qu’ils doivent produire et dans cinq ans nous seront organisés de telle façon que nous ne craindrons ni la barrière américaine ni celles des autres pays, (longs appl.) Nous allons montrer au monde entier ”, déclara en terminant l’hon.M.Perron, “ ce que la province de Québec peut faire.Nous •avons ici tous les éléments nécessaires et, je vous l’affirme, dans cinq ans, nous occuperons une place sur tous les marchés du monde et nous ne serons pas en arrière du Danemark.Les cultivateurs ont besoin d’argent et d’enseignement agricole.Ils ont besoin d’éducation pour leurs enfants, afin que ces derniers les remplacent sur leurs terres que nous voulons rendre prospères.Nous leur donnerons ce qu’il leur faut pour obtenir le succès que j’entrevois.J’ai l’appui de tous mes collègues du cabinet pour faire de Québec la première province du monde dans la production agricole.C’est mon ambition et si vous me donnez votre concours je la réaliserai.” (longs appl.) M.J.-K.Edwards présenta alors à l’assistance Thon.M.Nicol, dont i] fit un magnifique éloge.L’hon.M.Nicol, accueilli par une ovation, reine; cia M.Edwards et déclara qu’il entendait être bref.Ufclicita la Chambre de Commerce du succès de son banquet puis: “Mes collègues vous ont expose leurs programmes et mon devoir est maintenant de m’asseoir pour réfléchir à tout ce que cela va coûter.” (rires et appl.) Le Trésorier Provincial félicita les ministres de la Voirie et de l’Agriculture du bel esprit d’initiative qui les anime et il ajoute qu’il sont de taille à aider la classe agricole, dont l’industrie est la base de notre province.Il rendit hommage à Thon.M.Caron, qui était devenu un des ministres les plus actifs du Dominion.“ M.Perron l’a remplacé’, dit Thon.M.Nicol.“ Vous avez vu ce soir qu’il a la volonté de faire quelque chose et ii le fera.Nous sommes tous avec lui., (appl.) Il faudra des millions pour réaliser les programmes de MM.Perrault et Perron.Nous leur donnerons ces millions sans imposer de nouvelles taxes, (appl.) Il y a huit ans.: «ft** ram rara ra*w mm sa*»» rara rara mm mm mm mm Grains et Graines de Semence i 2 Avril 1929.Pour vos achats de Mil et de Trèfle, i demandez toujours les fameuses marques | “ Rosalie ” et “ La Reine.” Notre installation de Cribles et de 1 Trieurs alvéoles est la seule de ce genre I au Canada, ce qui nous permet d’offrir I une qualité de semence exceptionnelle et | insurpassable.Les avoines Bannière enregistrée et | no.8, que nous vous offrons, vous assurent I le plus haut percentage de germination et I une bonne récolte.1 CVst le bon temps de donner vos | commandes et adressez : I La Coopérative Fédérée de Québec i SUCCURSALE DE PRINCEVILLE, £ Cartes Professionnelles Cartes d’Affaires AVOCATS Perrault & Girouard AVOCATS ARTHABASKA, P.Q.Bureau de Perrault & Perrault, Rue de l’Eglise.L’HONORABLE J.-E.PERRAULT, C.R.Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries.WILFRID GIROUARD, BjL B.C.L.M.P.Tél.Bell et Local J.N.MICHAUD INDUSTRIEL ARTHABASKA, P.Q.JULES POISSON, C.R.AVOCAT ARTHABASKA,, P.Q.Tél.Local Bureau ; rue de l’Eglise JOHN F.WALSH 0.r.AVOCAT Tél.Harbour 1943.Bureau 97 St-Jacques MONTREAL, P.Q.P.H.COTE, C.R.AVOCAT ARTHABASKA, P.Q.Entrepreneur de construction de toutes sortes, Manufacturier de portes et châssis.Bois de construction à vendre.Tournage, découpage, bois préparé.Tourigny & Tourigoy MARCHANDS VICTORIA VILLE, P.Q.Meubles—Tapi s—Prélarts Le Dr Roeh Hébert SPÉCIALISTE Des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge 31A Des Forges, TROIS-RIVIERES Bureau : en sa maison privée, en face de l’Hôtel-de-Ville, où M.Côté pratique actuellement.WILLIAM PARADIS B.A., LL.L.Avocat et Procureur AMOS, P.Q.Laliberté & Marchand AVOCATS VICTORIAVILLE, P.Q.WILFRID LALIBERTE, C.R.PHILIPPE MARCHAND Bureaux : Hôtel de Ville NOTAIRES Lave r go e & Garneau NOTAIRES ARTHABASKA, P.Q.L’HON.L.LAVERGNE, C.R.GARNEAU, L.L.L.Le Dr Hébert sera à Victoriaville, à l’Hôtel Tanguay, le dernier mardi de chaque mois, où il verra les clients de 8 hrs a.m.à 1 hre p.m.Tél.1425.Docteur Edgar Larouche DENTISTE Rue Notre-Dame, VICTORIAVILLE Extraction sans douleur— —Méthodes Modernes Docteur ! .-À.Trudeau ex-externe des hôpitaux de Paris (A suivre à la 8 page) B.FEENEY.B.A.LL.B., NOTAIRE Assurances : Vie-Feu.Achat et vente de Debentures Bureaux : PRINCEVILLE et VICTORIAVILLE (Bloc Tourigny) 7 fév.j.n.o.Spécialités : Yeux, Oreilles, Nez et Gorge.104 rue King Ouest, SHERBROOKE, P.Q.Phone 159 17 déc.1 an.HOTEL PLAZA Plan Européen $1.50 et plus 446-448 Place Jacques-Cartier MONTREAL, Qué.Tél.P.: Office, Main 1440 ” Hôtel, Main 5843 ” Hôtel, Main 5839 Eau chaude et froide dans chaque chambra 25 chambres avec BAIN.LEONCE APRIL, Prop.W.GERVAIS, Gérant.8 sept.—I an.JUNEAU & CBE Courtiers en valeurs minières Membres de la Bourse des Mines de Montréal Rue Notre-Dame (Edif.Tourigny) VICTORIAVILLE B.FEENEY, N.P., Gérant Ce bureau, maintenant relié par Bois brut et préparé, Moulures, Bois de ^ direct avec Montréal et Toron-îa Colombie, (B.c.Fir), bois de plan- to, est en pleine opération, cher en merisier, portes assorties en Actions minières et pétrolières b.c.F.Gyproc, Bardeaux et Lattes.Achetées, Vendues et Cotées Prix raisonnables.Cordiale Bienvenue., J.E.HEBERT INDUSTRIEL ET COMMERÇANT DE BOIS i VICTORIAVILLE, P.Q.17 janv.—1 an Tél.Bell et Local 23 mai 4 f. PAGE 2 L’UNION DES CANTONS DE L'EST 23 MAI 1929 L’UNION DES GANTONS DE L’EST ARTHABASKA, 23 MAI 1929 Le Congrès des Municipalités Parmi les principales organisations provinciales, il en est une qui s’est fait remarquer entre toutes par son travail et ses suggestions opportunes ; nous voulons parler de l’Union des Municipalités de la province de Québec.Fondée depuis une décade à peine, cette organisation a montré une activité dont les effets se sont fait ressentir dans notre législation municipale, dans nos centres ruraux et urbains eux-mêmes et même dans le développement du tourisme.Ce qu’il y a de remarquable dans l’Union des Municipalités, c’est qu’elle compte en premier lieu dans tout son travail du point de vue pratique et que dans tous les cas où c’est possible elle s’efforce de tirer d’une pierre deux coups.Ses congrès en sont l’exemple le plus frappant.Depuis des années, ces congrès sont accompagnés de voyages aussi intéressants qu’agréables qui ont pour but de faire connaître le Québec ou les provinces qui nous entourént, de faire apprécier la valeur et l’étendue des richesses potentielles que nous avons, en même temps que les congrès tiennent les représentants des municipalités au courant du progrès général et les inspirent dans ce qu’ils veulent réaliser dans leurs centres respectifs.Tout cela a pour effet d’ouvrir à un grand nombre des horizons qu’ils ne soupçonnaient même pas auparavant et d’éveiller leur attention sur l’importance d’un grand nombre de sujets qui avaient pu leur paraître négligeables jusqu’ici.Cette année encore, l’Union des Municipalités de la province de Québec fera, à l’occasion de son congrès, un voyage jusqu’aux Sept-Isles et à file d’Anticosti, en longeant la rive nord.Si nous 11e faisons pas erreur, c’est la première fois qu’un tel voyage est organisé par un corps public ; les congressistes auront donc l’attrait du nouveau.Mais il y a à considérer un point qui a une importance beaucoup plus grande.C’est que les congressistes, dans ce voyage sur la côte nord, se ront à même de voir de près une région qui, tout en étant pratiquement inconnue à plusieurs, n’en est pas moins riche en ressources de tous genres.On a beaucoup parlé de l’industrie de la pêche qui se fait là-bas et de fait elle est appelée à assûmer des proportions très grandes, mais les perspectives sont beaucoup plus vastes ; les ressources forestières et hydrauliques sont immenses et très peu ont été exploitées jusqu’à présent.Il s’agit là d’une question de grande portée économique pour la province de Québec et nous souhaitons qu’elle fasse le sujet d’au moins une conférence donnée par une personne qui connaît bien sa rive nord, au prochain congrès de l’Union des Municipalités.C’est ainsi que ceux qui sont en contact plus direct avec la population apprendront à mieux connaître leur province, à la mieux aimer et à la mieux faire apprécier par leurs concitoyens.Ce but est d’ailleurs celui que poursuit l’Union des Municipalités et nous savons qu’elle n’a pas failli à sa tâche jusqu’ici.Qu'il aille prêcher en Saskatchewan Au moment où nous parviennent les échos du dernier carnaval bleu, organisé par Are-en-Ciel Gauthier et par une douzaine de vaincus récidivistes de la province de Québec, nous constatons que le parti Bennett était divisé en deux camps et qu’on s’est fraternellement chamaillé autour d’une place vacante.Le multicolore L.-J.Gauthier, qui fut le principal artisan de la défaite des conservateurs, dans des luttes dont on se souvient, possédait, dans le congrès, Un groupe d‘amis qui voulaient à tout prix le bombarder, organisateur des forces tory dans cette partie du pays.La proportion a provoqué un chahut qui a faillli compromettre gravement la réunion carnavalesque.Cependant, c’est surtout le discours de M.R.-B.Bennett qui nous intéresse pour le moment.Non content d’insister de nouveau sur une politique protectionniste qui a été battue trois fois de suite dans le pays et qui a le grand défaut de représenter les appétits de quelques insatiables avides d’exploiter les consommateurs, il s’est permis de faire des commentaires sur la manière de combattre le parti libéral.D’après la “ Gazette ”, il a loué Québec pour son amour de la tradition, son respect de la loi, de l’ordre et de l’autorité, mais il a affirmé que si les conservateurs ne sont pas plus forts dans cette province, c’est que leurs adversaires ont fait la lutte avec autre chose que de la politique.C’est encore beau, dit-il, que 250,000 hommes et femmes aient voté pour les condidats conservateurs aux dernières élections, car on a fait des appels au peuple avec des arguments qui n’avaient rien de commun avec les questions politiques.En d’autres termes, M.Bennett déclare que les libéraux ont semé le préjugé et se sont placés sur un terrain racique ou autre pour gagner leurs élections.Cette prétention est injuste et fausse, et elle ignore les mensonges et calomnies colportés sur tous les hustings par les condidats conservateurs, alors qu’on attaquait la vie privée des ministres et qu’on se lançait dans l’affaire du “ Margaret ”.Ce n’est pas dans Québec que M.Bennet devrait venir donner des leçons de tolérance et de justice.Des élections provinciales auront lieu le 6 juin dans la Saskatchewan.Qu’il se dépêche d’aller vers l’Ouest et qu’il aille dire à ses amis conservateurs de Régina où autres centres des prairies comment il faut prêcher la bonne entente et l’harmonie.Qu’il aille rendre visite à Mgr Mathieu pour obtenir des renseignements précieux sur la lutte que font aux Canadiens français et catholiques de la Saskatchewan, les factions fanatiques et bleues conduites par le chef d’opposition, M.J.-T.Anderson.•j Nous savons que les bleus de la Saskatchewan ont entrepris une guerre contre nos communautés enseignantes, qu’ils ont tenté de soulever la population contre nos compatriotes, qu’ils ont prétendu que la province de Québec voulait s’emparer des Prairies et y établir la domination de leur race et de Rome.Nous avons déjà reproduit en cette page des passages d’un journal conservateur de Régina, où les Canadiens français étaient traités en étrangers et indiqués comme dangereux.Bref, les bleus de la Saskatchewan sont en partie dominés par l’Orangisme, comme ceux de Toronto et de quelques autres villes ou comtés du Canada.Alors que le parti libéral cherche, d’un bout à l’autre du pays, à fortifier le mouvement de bonne entente, nous voyons toujours des groupes conservateurs s’efforcer de semer la zizanie dans la nation.Si M.Bennett est sincère, il devra s’employer à faire taire ces esprits néfastes et devenir pacificateur.Pour s’inspirer, il n’a qu’à étudier la situation telle qu’elle existe dans la province de Québec.Ici, les divers éléments vivent dans la concorde la plus parfaite, parce qu’on n’y fait aucune différence entre les races et que pleine et entière justice est rendue à chaque élément ethnique.Nos chefs de gouvernement ou nos hommes publics ne soulèvent pas de préjugés nationaux : ils font de la politique, de l’économie et des œuvres sociales.L’esprit de chicane s’est éloigné d’eux, et, chassé de notre territoire, il n’a pu trouver qu’un refuge, et ce refuge est le fanatisme orangiste, qui se confond avec le parti de M.Bennett.Les Enfants illettrés à l’Usine Les enfants illettrés dans la province de Québec sont devenus une quantité très infime suivant un rapport des inspecteurs chargés de voir à ce qu’aucun enfant de moins de seize ans ne soit toléré à l’usine s’il ne sait lire et écrire couramment.Cet heureux résultat a été obtenu grâce à la loi provinciale adoptée à cet effet.Autrefois, un enfant de moins de seize ans, ne sachant ni lire ni écrire pouvait librement travailler n’importe où sans qu’il ne soit nullement tenu de s’instruire, d’acquérir au moins les éléments rudimentaires qui le sortiraient de la classe si malheureuse des illettrés.Aujourd’hui, ces conditions sont bien changées et les inspecteurs d’établissements industriels vous en donnent un éloquent aperçu.Suivant les statistiques contenues dans leur rapport, la proportion des enfants illettrés dans les usines de la province était, en 1920, de 4.25 pour cent.Mais, avec l’adoption de la loi provinciale concernant le travail de ces enfants, la proportion tomba rapidement puisqu’en 1921, elle était descendue à 3.75 pour cent.Les progrès continuèrent sur une base aussi satisfaisante : en 1925, la proportion des enfants illettrés à l’usine était tombée à 2.50 pour cent et en 1928 à 1.33 pour cent seulement.Autant dire qu’il n’y a plus d’illettrés parmi nos enfants.C’est donc un résultat dont nous devons être satisfaits.En vertu de cette loi, le travail des enfants est efficacement contrôle et leur degré d’instruction est exactement établi par le moyen d’examens que chaque enfant doit subir avant d’obtenir un certificat lui permettant d’aller travailler à l’usine.Il convient de rendre ici témoignage au zèle apporté par les inspecteurs chargés «l’exercer une étroite surveillance sur ces enfants obligés de gagner si jeunes leur vie.Dans les cas où un enfant efet illettré et qu’il lui faut de toute nécessité gagner sa vie, il est obligé de fréquenter les cours du soir où il apprend rapidement à lire et à écrire.L’enfant lui-même est le premier à témoigner sa reconnaissance envers les autorités qui lui ont ouvert les portes du savoir.Les industriels ont également coopérer loyalement et efficacement dans le but de.faire disparaître les enfants illettrés parmi notre population.Leur collaboration a été maintes fois appréciée publiquement.A Montréal, la situation est meilleure qu’elle n’a jamais été sous ce rapport et il en est ainsi dans les villes de moindre importance.A ce sujet le rapport des inspecteurs donnent des chiffres fort encourageants sur les progrès accomplis.Nos petites villes industrielles fournissent du travail à bon nombre d’enfants et, dans certains centres, les inspecteurs n’ont pas trouvé un seul complètement illettré.Les facilités d’instruction ne manquent pas dans notre province.Il y a des écoles partout et gratuites.Mais, dans bien des cas, les parents forcent les enfants tout jeunes à aider à la substance de la famille.Ce sont ces pauvres déshérités de la fortune et de l’instruction qu’il fallait secourir et à qui il fallait fournir un rudiment d’instruction.C’est ce qu’à réussi à obtenir le gouvernement libéral et il convient de le féliciter du succès complet qu’il a remporté.Recensement agricole Dans un pays comme le Canada, où l’agriculture est la plus importante industrie fondamentale du système économique, la statistique agricole doit être recueillie avec un soin minutieux et il appartient aux cultivateurs d’aider de toute façon les fonctionnaires du gouvernement dans leur travail de compilation.Ce recensement est d’ailleurs facile à faire pour quiconque veut y mettre de la bonne volonté ; il n’y a qu’à répondre consciencieusement à la carte-questionnaire que le Bureau fédéral de la Statistique distribue dans les campagnes par l’intermédiaire des écoles rurales ou par la poste.Le Bureau possède une liste complète de tous les cultivateurs du pays, de sorte qu’aucun d’eux n’est oublié dans l’envoi du questionnaire et nul ne peut prétexter une excuse pour se justifier de le passer sous silence.Ceux qui par accident ne le recevraienl pas devraient le demander.Les réponses ne portent que sur les superficies ensemencées et le nombre des animaux vivants avant la mi-juin.Rien de compliqué, conséquemment, et qui soit de nature à contrarier les esprits inquiets, rien pour induire à penser que le gouvernement se sert de ce moyen pour répartir les impôts sur la classe rurale, comme il arrive encore à beaucoup de gens de le croire.Inutile de dire que pareille idée est dépourvue de tout fondement et contraire un simple bon sens.Le Bureau des Statistiques n’a qu’un but : se rendre compte avec le plus de précision possible de la situation agricole, afin de pouvoir établir sur des bases approximativement sûres l’estimation des récoltes.C”est à ce seul point de vue que les cultivateurs doivent se placer pour répondre au questionnaire.Cette estimation préliminaire et finale de la production du sol est d’une extrême importance pour régulariser le mouvement, le transport, la distribution et la vente des principales céréales, tout particulièrement le blé, qui font du Canada l’un des plus grands pays exportateurs du monde entier.A ce titre, elle suscite un intérêt universel.Elle constitue pour nos produits de la terre une des meilleures réclames que l’on puisse désirer sur les marchés étrangers.C’est sur elle que se guident les pays importateurs de l’Europe et d’ailleurs pour déterminer le volume de leurs achats de grain et d’animaux chez nous ; il importe donc de les bien renseigner sur les conditions de nos emblavures.de nos récoltes et de nos troupeaux.Le système actuellement en usage au Canada pour recueillir la statistique agricole annuelle existe depuis douze ans et donne de plus en plus satisfaction.Ses résultats sont naturellement proportionnés à la valeur des renseignements obtenus des cultivateurs.L’on constate heureusement que ce service d’information s’améliore de plus en plus et gagne en popularité dans les campagnes.En général, on s’empresse aujourd’hui de répondre fidèlement au questionnaire et de le retourner au ministère du Commerce, auquel est attaché le uBreau de la Statistique, si bien que le recensement agricole inspire la confiance chez tous ceux qui, en notre pays ou à l’étranger, s’intéressent au succès de nos cultures de grain et de nos élevages.Les hommes d’affaires du Canada—financiers, banquiers, industriels, commerçants,—considèrent aussi comme très important le recensement agricole, car il leur sert d’appui pour orienter leurs activités.Ces quelques considérations suffisent pour faire comprendre aux cultivateurs indifférents qu’il y va de leur intérêt de se joindre au mouvement en ce moment dirigé par le Bureau fédéral de la Statistique.Tous doivent y coopérer de bon cœur et se faire un devoir de retourner à Ottawa le questionnaire qui leur sera envoyé par la poste ou qu’ils pourront se procurer chez les instituteurs ou les institutrices des écoles rurales.PERDU A VENDRE Un rouleau d’argent neuf, contenant 5 billets de $10.00 a été perdu, dimanche, 5 mai, à partir de chez M.Philippe Bergeron à( aller à l’église.Une récompense! généreuse est offerte à la personne qui le rapportera à son propriétai- ; re, M.Philippe Bergeron, Artha-j baska.Un moulin à vent, en parfaite condition, à vendre à très bon marché.Tour de 50 pds de hauteur et une grandeur de roue de 14 pieds.S’adresser au SECRETAIRE De la Municipalité du Village de Warwick I mai 4 f.RECHERCHES SCIENTIFIQUES Le gouvernement d’Ontario vient de nommer les personnes qui, sous la direction de sir Joseph Flavelle, formeront le nouveau comité d’aviseurs chargé de promouvoir les recherches scientifiques dans la province voisine en vue d’applications agricoles et industrielles.Il suffit de lire la liste des vingt-six noms publiée ces jours-ci pour comprendre que l’bon.M.Ferguson s’est efforcé de composer un groupe d’hommes à la tète des activités de leurs domaines respectifs et possédant les connaissances et l’expérience nécessaires pour rendre plus certain le succès de l’entreprise des recherches scientifiques.A n’en pas douter, le nouveau conseil rendra d’éminents services à la province sœur.On sait que le premier ministre Ferguson a promis cpie son administration voterait une somme égale à celle que les particuliers recueilleraient eux-mêmes en vue de la création de laboratoires d’études.Or, a l’heure actuelle, les souscriptions privées s’élèvent au montant de $1,900,000 et elles continuent d’arriver, de sorte que le total atteindra pour le moins $2,000,000 d’ici peu, ce qui, avec la contribution du gouvernement, représentera un fonds de quatre à cinq millions destiné à l’organisation de centres de recherches à travers l’Ontario.Les membres du comité qui vient d’être créé montrent l’intérêt qu’ils portent à l’entreprise en n’exigeant aucune rémunération pour leurs services.N’y a-t-il pas là une belle leçon qui devrait donner à penser à la province de Québec ?Pourquoi ne prendrions-nous pas nous aussi les moyens de créer un corps consultant comme celui qui existera désormais dans Ontario et, surtout, de constituer un fonds particulier de recherches auquel le gouvernement de Québec et les intérêts particuliers contribueront à parts égales ?N’apparaît-il pas à nos dirigeants et aux capitaines le l’agriculture, de l’industrie, de la finance et du commerce que la recherche scientifique ne nous est pas moins nécessaire ici que dans Ontario si nous voulons donner toute l’expansion possible à l’exploitation de nos ressources naturelles, rendre cette exploitation rémunératrice dans la plus large mesure et éviter le gaspillage ?Jamais autant qu’à notre époque le cerveau et la main-d’œuvre n’ont eu besoin de concourir ensemble.Nulle part ailleurs la recherche scientifique s’impose autant qu’en notre pays, parce que nous ne pouvons compter que sur une petite population pour mettre en valeur un domaine immense.C’est surtout le cas pour la province de Québec avec ses vastes étendues de territoire encore inexplorées.Fasse que nous comprenions 110s intérêts comme la province-.d’Ontario comprend les siens ! —“ La Presse ” BUREAU DE GEOLOGIE Le Gouvernement, en vertu de la loi que l’honorable M.J.-E.Perrault, ministre de la Voirie et des Mines, a fait adopter au cours de la dernière session, vient de nommer les membres du Bureau principal de Géologie.Ceux-ci sont au nombre de trois.Ce sont MM.I.-W.Jones, Leslie-V.Bell et Joseph-H.Betty, ce dernier de Fort-Coulonge et les deux autres de Québec.JOLI MARIAGE Monsieur le Chanoine L.A.Côté a béni, lundi matin, à neuf heures, le mariage de Mlle Madeleine Marceau, fille de M.Victor Marceau, protonotaire, de cette ville, avec M.Adrien Désautels, fils de Mme L.H.Désautels, de Québec.L’église était très bien décorée pour la circonstance.M.le chanoine L A.Côté célébra la messe et un beau programme musical fut exécuté.M.Victor Marceau servait de témoin à sa fille et M.J.A.E.Dubuc, M.P., de Chicoutimi, servait de témoin à son neveu.Après la cérémonie il y eut réception à la résidence de M.et Mme Victor Marceau.M.et Mme Adrien Désautels partirent ensuite pour voyage de noces.iss enfants pleuienf pour avoir fs O ASTDRI| n TLiTQHEB NOTES LOCALES DISPENSAIRE L’honorable et Madame J.E.Perrault sont revenus dimanche d’un voyage à Sherbrooke.ANTI-TUBERCULEUX D’ARTHABASKA Madame Gustave Perrault, de Montréal, a passé quelques jours en notre ville M.et Mme Alfred Paradis sont allés à Montréal la semaine dernière.8 89 39 57 4 2 o •M.et Mme Benjamin Pepin et! leurs enfants, de St-Hyacinthe, étaient en visite mardi chez Mme L.O.Pepin.Mme J.E.Girouard est revenue d’une promenade à Manchester, N.H.Rapport du mois d’avril 1929 Nombre de cliniques .Nombre de patients .Nombre de nouveaux cas Examens aux Rayons X .Examens bactériologiques Examens positifs .Examens négatifs .Visites à domicile faites par la garde-malade .98 Malades vus pour surveillance 146 Nombre d’écoles visitées .16 Enfants examinés dans ces Ecoles.353 Pamphlets d’hygiène distribués .657 SERVICE ANNIVERSAIRE NOTRE-D.DU CAP FAVEUR DE NOTRE TRES S.PERE LE PAPE Indulgence plénière Réceptions Mme Jacob Nicol recevait samedi au club St-Georges, à un Lundi, le 27 mai courant, aura lunch en l’honneur de Mme Jo-'lieu en l’église paroissiale d’Artha-seph-Edouard Perrault.Les ta- baska, le service anniversaire de blés étaient décorées de jonquilles1 feu Dame Edmond Talbot, née et de pois d’odeur.Les invitées Laiseur Jolibois, à 8% seures.de Mme Nicol étaient : Mme Jo-j Parents et amis sont priés d’y seph-Edouard Perrault, invitée assister sans autres invitations.d’honneur, Mme E.W.Tobin, j _ _______ Mme C.B.Howard, Mme J.S.! Tétreault, Mme B.C.Howard,' SANCTUAIRE DE Mme Armand Crépeau, Mme F.j Bertrand, Mme W.Lazure, Mme' J.C.Couture, Mme F.Campbell,1 Mme Dorais Panneton, Mme J.H.' Lemay, Mme F.A.Gadbois, Mme' J.H.Édkvards et Mme R.S.Fui-' 1er.I Après le déjeuner, Mme Nicoll et ses invitées se rendirent au i “lawn party” donne à l’Univer-J Appuyés par nos Supérieurs ec-sité Bishop à Lennoxville.Les clésiastiques et religieux, nous Dames se rendirent e-nsuite visiter avons cru devoir solliciter, pour ^ V°iS1Cf \r^U S?CIé~œU,r tous ceux oui viendront en groupe pital St-Vincent de Paul, ou des .,* , ., réceptions avaient été préparées.'llslter ^otre Madone, au cours de Mme F.Bertrand recevait les son année jubilaire, une faveur invitées de Mme Nicol à l’heure toute spéciale de Sa Sainteté le du thé, au Country Club.j Pape Pie XI.Le soir, Mme C.B.Howard recevait à souper à sa résidence, Très Saint Père, “ Howardene ” : Madame Joseph-j Edouard Perrault, invitée d’hon-j Le Directeur du pèlerinage de neur, Mme Jacob Nicol, Mme W.: Notre-Dame du Très Saint Rosai-Blue, Mme J.S.Tétreault, Mme rC) au Cap-de-la-Madeleine, Cana- Bertân’d.6 aZUr6’ 1da’ humblement prosterné aux Les salons étaient fleuris de jon- P’e(^s ^ oP e Sainteté, expose quilles et de fleurs printanières, j qu’au milieu du mois d’août pro-“ LA TRIBUNE ” j chain les Pères Oblats de Marie - j Immaculée célébreront le jubilé Sont venus assister au mariage ¦ d’argent du couronnement de la Marceau-Désautels : Mme L H.Statue dont üs sont les Gardiens Desautels, M.Jacques Desautels,i.M.et Mme Onésime Gagnon, de ia 1 reS- Québec, M.J.A.E.Dubuc, M.P.,1 Pour cette occasion, le postula-et Mme Routhier, de Chicoutimi, j teur demande que Votre Sainteté - j daigne accorder à tous les pèlerins A VENDRE.—-Une bibliothèque ( qui, du premier mai à la Tous-tournante pour bureau Pour plus saint viendront prier aux pieds de a informations s informer a notre , „ , , , bureau ! dite Madone couronnée, la ta- M.Victor Marceau, protonotaire, passe la semaine à Drummond-ville, pour affaires judiciaires.veuf d’une indulgence plénière, à gagner aux confessions ordinaires.Et que Dieu, etc.j Le 4 avril dernier, par l’entre- - ! mise de la Sacrée Pénitenceric Mlle Herminie Lemieux, de Apostolique, office des Indulgen- «f v°“ïerain ^ ^ Quesnel.’ repondre a notre requete : ______ j “ La Sacrée Pénitencerie Apos- est tolique ” s’est rendue avec bien-se- veillance à votre demande d’une indulgence plénière en faveur des fidèles qui se rendront en groupe, comme pèlerins, à l’endroit désigné.Cette concession ne vaudra que pour la présente année.Nonobstant toutes choses contraires.” Madame Honoré Boucher allée à Drummondville cette maine.M.et Mme J.E.Lessard, de St-Rémi de Tingwick, ont passé quelques jours en visite chez M.Eugène Gendreau.SERVANTE sachant faire la cuisine demandée pour une famille de trois grandes personnes.Ni lavage, ni repassage.Ecrire à Mme R.LAVERGNE, Arthabaska Qué.Mlle Emérilda Simoneau est de retour d’un voyage de quelques jours à Montréal.M.et Mme Alfred Godin, M.Jos.Gagné, de Lewiston, Me., sont en visite chez M.Nap.Godin, de Vic-toriaville.Ils ont fait le trajet en auto.Le prochain terme de la cour du magistrat est fixé au 6 juin (Signé) L.LUZIO, S.P.prochain.Regens.P.RAVELLI, S.P.Offic.Cette insigne faveur n’est-elle pas par elle-même assez significative ?A l’instar de ses illustres prédécesseurs, S.S.le Pape Pie XI pro-M.et Mme Hormisdas Langlais, j clame ainsi, en y imprimant le de Québec, étaient en visite jeudi sceau de son auguste autorité, dernier chez M.et Mme Tréfilé l’importance du pèlerinage de a eu- Notre-Dame du Cap et approuve, de la façon la plus efficace, notre projet de célébrer les noces d’argent de son glorieux Couronnement.Le but principal de l’octroi de cette indulgence, c’est évidemment d’inciter les âmes à venir prier Notre-Dame du Cap en plus grand nombre que jamais au cours de la présente saison.Notons, particulièrement, que c’est toujours le désir du Saint-Père que la visite des lieux de pèlerinage se fasse de préférence en groupes organisés.C’est qu’alors elle est de beaucoup plus salutaire, plus édifiante, et plus conforme à l’esprit traditionnel de l’Eglise.Et puis, n’est-ce pas à dessein que le texte de la Sacrée Pénitencerie M.et Mme Alexandre Pellérin, restreint sa faveur à ceux-là qui sont de retour d’un voyage aux j viendront en pelennage a no-Etats-Unis, où ils ont visité Bed- tre Sanctuaire ?ford, Sanford, Lawrence, Haver-1 Que l’on veuille bien tirer le pro-lull, Manchester et quelques au- fit ible du trésor spiritueI très villes environnantes.Ils sont e, .i;,,./ revenus enchantés de leur voyage.e Peie commun des fideles vient de mettre à notre disposition ! Si vous avez un membre de Surtout, tenons compte des condi-votre famille, ou des parents qui tions requises pour bénéficier de meurent, n’oubliez pas de faire sa bienveillante libéralité en nous imprimer des cartes mortuaires efforçant de nous agenouiller aux sur lesquelles sont imprimées d- pieds de Notre Statue couronée en belles pneres, pour distribuer 1 ., .vos parents et vos amis.M’ais et pieux pèlerins .M.et Mme Désiré Lamontagne et leur fils Robert étaient en visite chez leurs filles, Mme Antonio Labbé, de cette ville, et Mme G.Hénault, de Victoriaville, la semaine dernière.M.et Mme Hector Houle ainsi que M.et Mme Paul Pouliot sont revenus d’un voyage à Montréal, après avoir rendus visite à M.et Mme Emile Laroche. L’UNION DES CANTONS DE L'EST JEUDI 23 MAI 1929 PAGE 3 Le Révérend Frère Hébert Directeur du Collège d’Arthabaska, à qui les élèves et les professeurs payèrent un tribut de reconnaissance en lui offrant, mercredi soir, leurs hommages et leurs respects, à l’occasion de sa fête.Monsieur le Chanoine L.-A.Côté, curé d’Arthabaska, présidait cette fête, entouré d’un grand nombre de parents et d’amis, parmi lesquels on remarquait : Monsieur le Chanoine Hamel, de St-Norbert, M.A.Provencher, maire d’Arthabaska, MM.les abbés Arthur Leblanc, curé de Sainte-Clotilde ; C.-E.Joyal, curé de St-Norbert ; J.-Ed.Çhâtillon, chapelain des Frères du Sacré-Cœur, d’Arthabaska ; Nil St-Laurent, de Sherbrooke ; Elphège Monde, de Nicolet ; M.Rousseau, vicaire à la Cathédrale de Sherbrooke ; Henri Pratte, vicaire à Ste-Clotilde ; Arthur Bergeron, vicaire à Arthabaska ; Antonio Parenteau et Léo Fournier, du Séminaire de Nicolet ; plusieurs Rév.Frères du Sacré-Cœur et des principaux citoyens d’Arthabaska, de Vietoriaville et de Warwick.L’Honorable J.-E.Perrault, M.W.Girouard, M.P., empêchés par des devoirs parlementaires, s’étaient excusés auprès du Directeur, ainsi que Monsieur Jules Poisson, avocat.Les organisateurs de cette fête comme les acteurs, grands et petits, méritent des félicitations et nous croyons être l’interprète de tous ceux qui ont assisté à la soirée en offrant au cher Frère Sanctinus, nos sincères remerciements, ainsi qu’au cher Frère Amédée pour la partie musicale.M.Jules Thibaudeau présenta en termes délicats et choisis les hommages des élèves : Gher Frère Directeur, Dans une solennelle assemblée des représentants de la nation française, Royer Collard disait à ses contemporains de 1840 : “ Messieurs, le respect se meurt ”.Et Louis Veuillot, à la manière forte que nous lui connaissons, complétait, plus tard, la pensée de l’orateur quand il écrivait : “ L’erreur du temps présent, c’est la haine de l’autorité.” Notre société moderne ne souffre-t-elle pas du même mal ?Dans presque tous les pays, pasteurs et hommes d’Etat poussent le même cri de détresse.L’atmosphère, ne cesse-t-on de répéter, est imprégnée d’indépendance et d’émancipation.Les attaques violentes se multiplient contre l’autorité ou paternelle ou civile ou religieuse.Notre province, heureusement, s’est préservée des doctrines subversives à la mode.L’hydre de l’anarchie a pu monter, ici et là, l’une ou l’autre de ses têtes hideuses ; mais la brèche dans le rempart de nos principes religieux resté encore assez petite pour interdire l’entrée à ce monstre terrible.Bénissons-en l’Eglise, notre sauve- garde et, avec Guizot, proclamons fièrement que “ le catholicisme est la plus grande, la plus sainte école de respect qu’ait vu le monde.” Cet aveu d’un politicien protestant garde encore et gardera longtemps sa pleine et entière valeur.Voilà pourquoi, cher Frère Directeur, une double pensée préside à la démonstration de ce soir.Nos professeurs ont voulu d’abord nous fournir une occasion de vous fêter, ensuite nous donner un solennel et pratique enseignement dont nous conservions toujours le souvenir.Connaissant eux-mêmes la modestie religieuse, ils vous ont fait accepter cette manifestation moins comme une fête à votre personne que comme un homme au chef, au Directeur de cette maison.Ils réagissent ainsi contre l’esprit du temps et affermissent dans nos âmes le respect de l’autorité.Monseigneur Dupanloup définit le respect : “ Un souvenir réfléchi, un religieux sentiment de ce qu’il y a de divin en soi et dans les autres.” Le respect s’élève donc très haut.Il entraîne avec lui les égards, la déférence, l’estime, la politesse et de plus la considération et l’honneur.11 s’élève encore plus haut ; l’autorité, c’est Dieu.Il n’y a donc, ici bas, rien qui soit plus noble, plus digne d’un souverain respect.Il y a entre l’autorité et le respect affinité naturelle, alliance nécessaire.Ces deux idées sont en si profonde harmonie que les acceptions les plus substiles et les plus nuancées des deux termes se conviennent parfaitement.Dans notre collège, on peut l’affirmer sans blesser la vérité, le respect “ du droit de commander et d’être obéi ” est passé en tradition.C’est un héritage des générations précédentes et que nous léguerons à nos successeurs.Ce respect n’a pas augmenté considérablement les mérites de nos devanciers, car, en plus de l’autorité réelle, tous les directeurs qui se sont succédé, à Arthabaska, possédaient une forte autorité personnelle ordinaire apanage de la vertu, de la dignité et du savoir.Nos archives contiennent peu de détails à ce sujet, mais les postes importants auxquels ces hommes se sont vus appelés confirment bien notre pensée.Depuis 1923, le cher Frère Mandellus, comme Assistant du Supérieur Général, préside plus spécialement aux destinées de quatre provinces de son Institut.C’est le premier Canadien à faire partie du gouvernement suprême de la Congrégation.Le cher Frère Victor a connu les honneurs du Visitorat.Le cher Frère Palasis fut le fondateur et demeure titulaire de l’Ecole Supérieure de Commerce, à Québec.Le cher Frère Elisée, atteint d’une cruelle maladie, se voit réduit, pour quelque temps encore à l’inaction forcée.Mais avant de diriger l’Académie de Lorretteville et notre pensionnat ne fut-il pas choisi par les supérieurs comme professeur au scolasticat missionnaire de la maison généralice ?Tous ces religieux étaient des hommes de valeur et cela explique bien, dans nos rangs, la constante tradition du respect et de l’ôbéissance.Celui que nous fêtons, ce soir, continue la brillante lignée des éducateurs dont s’honore la paroisse.Et ses confrères en religion ont confirmé ce verdict en déléguant le cher Frère Hébert, notre Directeur, aux assises générales de la grande famille LaSallienne.Un si écla- tant témoignage de confiance a affermi nos convictions, éclairé le respect dont nous étions déjà épris.En effet, cher Frère Directeur, votre passé ne nous était pas entièrement inconnu.Votre carrière gardait bien quelques secrets, mais certains échos nous en étaient parvenus tpii parlaient tie succès, de science et de rapides promotions.Votre triomphe cependant, c’est Trois-Rivières où, après neuf années de professorat, vous preniez, en 1918, la direction de l’importante Académie de La Salle qui comptait alors trente-six frères et plus de six cents élèves.Les œuvres nombreuses que vous y avez fondées, la députation de la maison que vous avez étendue, le cours des études que vous avez développé, tout cela parle éloquemment de votre activité, de votre initiative, de votre sage prudence et de votre habileté à unir les cœurs dans l’effort commun vers un même idéal.Une énumération détaillée de vos travaux, imposeraient à votre vertu un martyre dont nous ne voulons pas nous rendre coupables.Souffrez que nous rappelions seulement le conven-tum resté célèbre et la fondation de l’Amicale trifluvienne.Ce rappel discret nous fournit une occasion des plus favorables pour exprimer l’espriîr que vous accepterez, cher Frère Directeur, d’accomplir ici ce que vous avez accompli là-bas ; les anciens seraient si heureux de se réunir pour célébrer ensemble le 25e anniversaire de leur Alma Mater ! Après ce fécond séjour dans la cité de Laviolette et un an de second noviciat, en Belgique, Arthabaska devient votre champ d’action.Depuis 1925, v#us êtes l’âme, la vie de notre collège.Le supérieur, en effet, doit donner l’impulsion à tout et tout soutenir.Il répond à la fois des détails et de l’ensemble.Il est la cheville ouvrière, la clef de voûte.Votre tâche n’est jamais terminée, jamais vous ne pouvez être sans préoccupation ; tout relève de vous, sur vous pèsent toutes les sollicitudes ; c’est à vous qu’appartiennent la surveillance de tout les besoins, le contrôle de tous les services et la rseponsabilité de toutes les initiatives.Votre façon digne et allègre de porter un si lourd fardeau reste, pour nous, un mystère.Le célèbre peintre Jules Gros demandait à Napoléon : “ Si, comment désirez-vous être représenté ?” “ Calme sur un cheval fougueux ”, répondit l’Empereur.C’était une conception géniale de l’autorité.Voilà, l’impression que vous créez sur nos esprits, cher Frère Directeur.Jamais l’exubérance de nos jeunes natures ne prend en défaut votre sérénité.Votre autorité ferme et souple sait tenir compte de la variété des tempéraments et des caractères.Si vos ordres ne prennent que rarement la forme rigide du commandement militaire, toujours ils en ont la force qui impose et fléchit.L’obéissance que certains pouvoirs obtiennent par d’autres moyens, vous l’obtenez par la persuasion, par vos procédés engageants, par la précision et la prudence de vos décisions jamais pusillanimes.Si la maîtrise de soi, les qualités de l’esprit, le savoir provoquent la confiance, seule la bonté gagne les cœurs.Nous commettons là de bien graves indiscrétions, cher Frère Directeur ; pardonnez-nous cette intrusion dans un domaine aussi intime.Cette manière sans apprêts de vous exprimer notre reconnaissance et notre admiration vous dira, au moins, que vos sollicitudes et vos soins ne passent pas inaperçus parmi le peuple volage des écoliers.A ceux qui nous demanderaient pourquoi nous aimons tant notre Directeur, nous pourrions nous justifier en disant : “ Lui, le premier, nous a aimés .Comment être insensible aux mille délicatesses, aux multiples attendons dont nous sommes l’objet ?Comment ne pas voir le cœur dans les directives si charitables de notre supérieur, dans ses conférences solides ?Ne vous étonnez pas, cher Frère Directeur, si nous abusons quelquefois de l’accueil aimable et paternel que vous nous réservez ou jours : ces qualités ont un aimait auquel nous n’avons pas appris à résister.Votre vie, en un mot, s’identifie à la nôtre ; et, si vos occupations ne vous permettent pas d etre partout et toujours a%ec ions, nous sentons pourtant que votre cœur n’est jamais absent.Votre âme nous chante sans cesse ce beau quatrain des “Feuilles d’Automne ” : Que le joui- s’achève ou renaisse Courez et bourdonnez comme l’abeille aux champs ! Ma joie et mon bonheur et mon âme et mes chants Iront où vous irez, jeunesse ! Oui, le respect de l’autorité nous est facile, au collège d’Arthabaska.Puisse Dieu ne pas nous primer du mérite de l’obéissance, lui qui nous la rend si douce.Profitons du présent pour consolider l’avenir : nous ne trouverons peut-être pas les représentants de l’autorité divine toujours aussi complets et toujours si rapprochés de l’Idéal.LES ELEVES DU COLLEGE D’ARTHABASKA.Le Frère Directeur répondit à l’adresse par quelques mots de reconnaissance, pour maîtres et élèves, par de discrètes louanges adressées à la sympathique population d’Arthabaska, et des paroisses voisines.Il exprima l’espoir que les élèves viendront toujours nombreux chercher au Collège le bienfait d’une éducation chrétienne avec les avantage d’une bonne instruction, assurant les parents du dévouement de chacun de ses collaborateurs.On essaie, dit-il de rendre vos enfants heureux, afin de les rendre meilleurs ; séparés de leurs familles ils doivent tout de même trouver au pensionnat un peu de la vie familiale ; voilà pourquoi les maîtres sont des “frères”, des “frères” qui veulent que ce mot leur pénible voyage, ne sachant souvent où diriger leurs pas mal assurés.A chaque instant, ils enfonçaient dans des ornières couvertes d’une glace épaisse, qui, après avoir déchiré leurs vêtements, meurtrissait et ensanglantait leurs jambes.Ces chutes, renouvelées à chaque instant, épuisaient leurs forces, et le manque de nourriture, dont ils commençaient à sentir le besoin, ne leur permettait pas de les renouveler.Cependant ils avançaient toujours, et l’espoir d’arriver bientôt soutenait leur courage.Déjà ils étaient à quelques arpents de la maison du bonhomme Grondin, au milieu de cette partie de la savane appelée la Savane du Cheval, parce qu’un cheval y avait péri : lorsque, voulant éviter une ornière, ils la doublèrent complètement et revinrent sur leurs pas, au lieu de continuer, comme ils le croyaient.Ils étaient écartés!.Que vont-ils donc devenir ?Couverts de sueurs, trempés par la pluie et la neige, épuisés de fatigues, où vont-ils prendre les forces nécessaires pour recommencer la route qu’ils viennent de franchir avec tant de difficultés ?Mais la nuit n’était pas encore au milieu de sa course, et, s’arrêter pour attendre le jour, c’eût été vouloir périr saisis par un frisson mortel : il fallait marcher.Ils continuent donc, trouvant, dans l’espoir trompeur d’arriver bientôt et dans un certain pressentiment d’un plus grand malheur, les forces et le courage dont ils avaient besoin.Ils venaient de passer de nouveau, et sans s’en apercevoir, auprès de la Butte Rondej où ils avaient essayé en vain de se procurer de la lumière, lorsque Pepin, épuisé et découragé, se laisse tomber au pied d’un M.l’abbé Bélanger plaignant de la faim et d’une grande douleur à la jambe où il avait reçu une blessure quelques mois auparavant.Il restait encore assez de force au notaire, dont la vigueur étonne en cette circonstance, pour atteindre, non pas la maison de Grondin, où il espérait toujours arriver, mais le village de Stanfold dont il n’était pas éloigné, sans un dernier malheur.Mais, en laissant M.Bélanger, il perdit le sentier, et, après quelques pas il tombe dans une ornière d’où il ne put se relever.Déjà, cependant, la mort avait commencé à s’emparer de ceux qui venaient de faire de si grands efforts pour se soustraire à ses coups.Pepin, lui, avait le premier payé son tribut ; M.Bélanger venait de tomber, et la troisième victime allait succomber, lorsque la lumière du jour commença à paraître.Deux habitants de Somerset, qui n’avaient pas voulu, la veille, arbre et se déclare incapable d’aï-1 suivre nos trois infortunés voyager plus loin.Le triste sort qui | geurs, s’engageaient alors dans la l’attendait lui fit alors proférer savane.A peine eurent-ils fait •les paroles plaintives et entrecou- quelques arpents qu’ils entrevi-pées de sanglots.“ Plus de cou- rent, non loin du sentier, quelque rage ”, lui disent ses compagnons, chose qui remuait et que l’obscu- nous devons arriver bientôt à la demeure de Grondin.On vous nverra du secours.Patience.” Puis ils s’éloignent, le laissant en proie aux sombres pensées d’une mort inévitable.Ils avaient à peine fait quelques arpents, cpie M.Bélanger, sentant son courage défaillir, succombe à son tour au pied d’un arbre, ' se rité ne leur permettait pas de reconnaître.Ils crurent d’abord que c’était un ours ; mais, en examinant mieux, ils reconnurent un homme qu’ils soupçonnèrent aussitôt être un des trois voyageurs partis la veille.C’était, en effet, le notaire Cormier, luttant contre la mort.Ils volent à lui, et le trouvent couvent de boue glacée, les membres raides, et donnant à peine quelques signes de vie.Ne | pouvant seuls le transporter aux j maisons, l’un d’eux court au I village de Stanfold, où l’on avait ' quelque pressentiment de ce qui était arrivé pendant la nuit.L’alarme est aussitôt donnée : tout le monde accourt avec empressement, et plus de quinze hommes entrent dans la forêt, d’où bientôt on les voit sortir, portant le notaire sur un brancard.Pendant ce temps, des voitures étaient parties, au plus grand train des chevaux, pour aller chercher M.Gagnon à Arthabaska (St-Norbert), et le docteur Bettez, à Somerset.La triste nouvelle se répand sur leur route et vole de bouche en bouche.Tout s’agite, et l’on voit arriver à Stanfold, en voiture, à cheval ou à pied, les habitants consternés.Les femmes et les enfants se tiennent aux portes et sur le bord du chemin, interrogeant les passants, qui ne leur donnent que quelques mots de réponse et continuent leur route.Sont-ils morts tous les trois ?.Les a-t-on tous trouvés ?.M.Bélanger est-il mort aussi ?.Pauvre curé !.et les larmes leur tombaient des yeux.Pendant qu’on avait transporté le notaire, et qu’on lui prodiguait les soins qui le ramenèrent à la vie, plusieurs étaient à la recherche des deux autres voyageurs.M.Bélanger fut trouvé le premier, au pied d’un arbre, assis la tête appuyée sur une main.Il semblait sommeiller, et il y eut un moment d’espoir ; mais il avait rendu le dernier soupir.Bientôt après, on trouva Pépin, dont le corps froid et glacé annonçait qu’il avait perdu la vie depuis plusieurs heures.Ils furent aussitôt transportés au village, où les attendait, avec une impatience mêlée de quelque espoir, la foule éplorée des habitants.Dans l’après-midi du même jour, les habitants de Somerset revenaient tristement, emmenant avec eux le corps inanimé de leur curé, qu’ils avaient vu la veille, si plein de vie, chanter l’office dans leur chapelle.Trois jours après, les corps de M.Bélanger et de son compagnon étaient déposés, en présence d’un grand concours, dans le cimetière de Somerset.L’abbé Charles TRUDEL.ait son plein sens.t , Le Frèié Directeur termine par un mot de remerciement adresse à tous ceux qui assistent à cette fête, à M.le Chanoine, qui piésifie, à Messieurs les membres du clergé présent, aux nombreux amis de la maison, aux pensionnaires “ acteurs ” qui nous donne une si agiéa- ble soirée.DANS LES BOIS-FRANCS DEUX VICTIMES (1) s’aventurer dans la forêt par un temps si mauvais et à l’approche de la nuit.La prudence le conseillait en effet ; mais le cœur d’un prêtre ne la consulte pas toujours.Malgré toutes les représentations, M.Bélanger et ses compagndns s’enfoncent dans la fatale savane un peu avant le coucher du soleil, et suivent, avec C’était le dimanche, 23 novembre 1845 ; il faisait un de ces tristes temps d’automne, souvent plus désagréables que les froids rigoureux de l’hiver.Un vent de , tempête soufflait du nord-est, et la | toute la vitesse dont ils sont capa-neige en gros flocons tombait avec Mes, le sentier boueux trace par la pluie, lorsque l’on terminait les ** voyageurs Ils espéraient ar-vêpres à Somerset, pendant les- «ver, avant 1 obscurité a la dequeues on remarqua que M.Bé- ™ure du bonhomme Grondin, a langer avait chanté avec plus de Peu Pres au mllleu de la savane ; courage que de coutume.Cepen- mais ila se trompaient dans leurs dant une affaire pressante l’appe- Previsions, et a nuit les surprit lait à la rivière Bécancour, au- bien avant 9U lls fussent au terme delà de la savane de Stanfold.Pu’ds avaient cru Pouvor aüem- r • , r|r*p Quoiqu’indisposé, il n’hésita pas a, partir avec le notaire Cormier, de j L’obscurité commençait à tom-qui je tiens ces détails et d’un ha- |3er lorsqu’ils arrivèrent à l’un des bitant de Somerset, du nom d’Am- repos des voyageurs appelé ta broise Pepin, (originaire de Gen- Butte Ronde, à environ deux nul-tilly) qu’il avait engagés tous deux ies du village de Stanfold.Là, à le suivre.j nos trois voyageurs voulurent al- Arrivés à Stanfold, où l’on pre- ! fimier la chandelle de leur fanal ; nait la savane, nos trois voyageurs mais tout “était humide sur eux trouvèrent plusieurs de leurs et autour d’eux et jamais ils ne amis, qui firent tous les efforts purent se procurer Fi lumière qui possibles pour les empêcher de les eût sauvés.Quoique un peu - découragés par ce contre-temps (1) Cet eent date de 18o2.imprévu, ils continuent cependant If 1 Route Toronto-Montréal près de Port Hope, Ont.LES ROUTES PERMANEN1 ' EN BETOK Répond aux besoins modernes de l’auto Le pavage en béton rend, le tourisme en auto plus confortable, plus sûr et plus économique .et donne plus de valeur à chaque auto.Chaque municipalité devrait standardiser ses routes en béton pour l’avantage de ses propriétaires d’autos, le trafic profitable des touristes qui en découle et pour économiser l’argent des contribuables.Avec les routes en béton le coût initial est pratiquement le dernier et chaque budget subséquent devient disponible pour faire de nouvelles routes.Préconisez le pavage en béton et des routes plus larges, pour les besoins d’un trafic qui grandit.“ C’est le peu que coûte son entretien qui rend le pavage en béton si économique.” Canada Cernent Company Limited Edifice Canada Cement Company Carré Phillips Montréal Bureaux des ventes: Toronto Winnipeg Montréal Calgary LIE BETON CANADA CIMENT RSV RKRMANKWT PAGE 4 L'UNION DES CANTONS DE L’EST 23 MAI 1929 DESSINE POUR BIEN FAIRE TOUTE CHOSE '¦¦A i /ù- C’EST un triomphe de mécanique, pourtant, de réunir toutes les qualités désirables à un degré culminant dans un tout bien équilibré.Quoiqu’il en soit, c’est bien ce que les ingénieurs de Oldsmobile ont accompli dans le Oldsmobile 1929.Chaque phase de la performance a été développée à un degré remarquable.Dans son apparence, ce plus bel Oldsmobile possède une grâce de lignes—une perfection de détails—une harmonie de couleurs qui paient tribut au dessin de génie des artistes ingénieurs de Fisher.Les intérieurs spacieux sont aménagés avec luxe et richement capitonnés.Un confort reposant sur la route est assuré par quatre amortisseurs hydrauliques Lovejoy.Venez et faites une promenade dans le nouveau Oldsmobile de 1929.Vérifiez ces nouveaux prix plus bas.Jugez ensuite de sa valeur par vous-même, OI8-5-29CF P.-H.DESHARNAIS VICTORIAVILLE, P.Q."" Qlds BILE PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS OF CANADA.LIMITED APPRECIEZ-VOUS LA SANTE ?Les maladies sont toujours dues à un sang pauvre, aqueux L’ARBITRAGE Si votre santé est mauvaise, si vous êtes pâle, nerveuse et portée à la fatigue ; si vous souffrez de migraine ou lumbago ; si la digestion est parfois difficile ou que vous souffrez de rhumatisme, vous pouvez attribuer sans crainte ces symptômes de maladies à l’appauvrissement de votre sang, et à moins d’y remédier de suite un dépressement général peut s’en suivre.Toute personne souffrant ces maladies trouvera dans les Pilules Roses du Dr Williams le remède voulu.Le but premier de ces pilules est de faire un sang nouveau, aiguiser l’appétit, corriger là mauvaise digestion et ren-forcir les nerfs fatigués et épuisés.Les hommes et les femmes trouveront de grands avantages à les employer.Si vous êtes faibles ou mal en train, prenez les Pilules Roses du Dr Williams et vous constaterez avec plaisir les heureux résultats qu’elles ne manquent jamais de donner.Mme Geo.M.Andrews, de Halifax, N.E., est au nombre des milliers qui ont bénéficié de l’efficacité des Pilules Roses du Dr Williams.Voici ce qu’elle en dit : “ La première fois que j’essayai les Pilules Roses du Dr Williams, c’était lorsque toute jeune fille, je souffrais d’anémie, dont je fus complètement guérie.Quelques années plus tard, je commençai à perdre mes couleurs et mes forces ; mon mari me procura alors quelques boîtes de ces pilules.Je me mis à les prendre et après la naissance de mon bébé fort et vigoureux, je n’eus pas une seule minute de malaise.Mes amies ne cessaient de me dire comme je paraissais en bonne santé et je l’étais aussi et j’en donne tout le crédit aux Pilules Roses du Dr Williams.J’espère que toutes les femmes qui auraient besoin d’un bon remède ne manqueront pas de suivre mon exemple.” Vous pouvez vous procurer ces pilules chez votre pharmacien ou par la poste à 50c.la boîte, de la Dr.Williams’ Medicine Co., B rock-ville, Ont.Les entants pleurent pour aveu le CASTOR^ üE FLETCHER —Grand’mère, les prés sont verts, les églantiers en fleurs, s’il vous plaisait de faire la causette à la promenade ! c’est une détente à la lassitude des sédentaires et de bon air, très salutaire, aux poumons après la sieste.Allons- nous ?Et la mère grande sourit finement du prétexte voilé de sollicitude pour dissimuler un besoin d’épanchement de sentiments dans une âme amie.Son cœur déborde, à la petite—-voilà.Et dans l’oreille discrète d’une aïeule, le secret sera comme dans f’écrin velouté le bijou précieux.—On y va certes !.on y va ! Et grande et mignonne, les silhouettes se détachent dans la demi—lumière d’un soleil sollicité par la paresse, sur le point de céder au désir de farniente.détail inapperçu de Paulette, qui n’a qu’une idée en tête : •—Tu sais, grand’mère, on l’a revu hier—Lui !.—Qui ça, Lui ?—Je ne l’ai pas dit ?.Si on peut être distrait à ce point.C’est Léo.Tu sais ?Léo M.Et les yeux bleus, plutôt langoureux d’ordinaire deviennent si brillants que l’aïeule a peine à s’en expliquer l’excès de flamme qui n’est, certes pas, en destination de l’interlocutrice.Plus loin elle va, cette flamme, sous les peupliers encerclant de leur vieil âge, une maisonnette neuve où se devine une présence aimée.Une pause.Paulette cherche une tournure de phrase qui dira bien son embarras : on veut—ce qu’elle ne veut pas !.conflit de volonté appelle arbitrage—et jetant les mots en une décision soudaine : —Grand’mère dis, est-ce aussi ton opinion, cette obligation habillée d’une tunique de prudence.à savoir : qu’il faut attendre la clientèle au passé, avant d’aspirer à la fondation d’une famille.ou d’un foyer.c’est.quif-quif., crois-tu ?.—Et mes dix-huit ans peuvent-ils s’auréoler du haut titre d’épouse du médecin ?.—Un m’affirme qu’il faut une certaine gravité de figure—tiens! comme ceci !.est-ce assez long cette frémousse-là ?—-Tu es témoin—n’est-ce pas— de ma parfaite aptitude à m’ac- quitter d’une tâche, d’ailleurs facile, et tu conviendras avec moi qu’il n’est nul besoin d’attente des vingt ans pour arriver à la remplir convenablement.Et tiens—hier—tous ces pommiers en blanc, les cerisiers, de même, et l’aubépine des amoureux et les voiles flottant à la brise, des communiantes pieuses ; tout cet ensemble—c’est Léo qui l’a dit—était autant d’invités gracieuses à la possession du bonheur qu’on éloigne de nous.La taille y gagnerait—ajoutait-il—en la toilette aux longs pans.—Elles allongent les toilettes, mère grande.Et montée sur le soulier Louis XV.n’est-ce pas qu’elle serait bien, ta petite ?.—Nous sommes persuadés—lui et moi—que si tu voulais arborer nos couleurs, chère grande, ton influence jointe à ton expérience de la vie serait d’un poids décisif dans la balance de nos destinées.Comme nous t’aimerions plus encore—il l’a dit—puis nous aurions à solder l’intérêt du capital dépensé au crédit de notre bonheur.—Dis—grand’mère—tu voudras en causer à maman qui oppose à mon plus éloquent plaidoyer—les caresses—un “ non ” pas même enveloppé d’un mince feuillet de cette douceur dont elle est coutumière .en tout autre circonstance .C’est “ Non ” sec comme un verre qu’on briserait au roc.au très grand mal de la solliciteuse déconcertée.—De la voir si ferme en son attitude on se demande : notre mère aime-t-elle ?.Tandis que toi.Oh toi, grand’mère.—On se demande si ton amour ne dépasse pas en dimension, tous ceux de la terre, pour être si comprenante du nôtre !.—Car tu comprends notre cœur mère grande chérie !.Comme tu as la certitude de coopération à la réalisation d’un bonheur parfait.—Ne me demande pas si je l’aime .vois-tu ?.Ma réponse pourrait être une sottise.Tiens ! quand je le vois, mon cœur bat si fort qu’il semble—ne ris pas- -il semble avoir fait emprunt des ailes d’un moulin à vent pour fouetter le sang qui se jette.comme dans la marmite Gertrude lance les pommes de terre pour la cuisson.—Tu sais !.l’eau jaillit partout.et mon sang fait de même: dans les joues ! dans les lèvres ! les mains.et jusque dans les yeux !.Ce qui fait que je ne vois pas Léo se pencher pour baiser les fleurs qui retiennent mes cheveux : il en faut des fleurs dans la coiffure.Et Léo les aime, près de l’oreille.effleurant la joue.Et tiens—je me tais !.Eli dire plus long serait indiscrétion, je crois !.—Enfin !.tu vois, grand’mère, c’est presque du désordre !.—Je devrais être sévère !.le réprimander ! .mais va donc.quand je suis aise ?.—Oui ! tu parleras, grand’mère, les prés sont verts et les églantiers en fleurs.Et tiens !.Il ne faut pas fatiguer, pas de trop longues marches, nos bons émissaires, pas de trop longues marches, nos bons émissaires, rentrons voir maman—je te rejoindrai tantôt.Un grand baiser comme signa ture du pacte accepté, et la fillette disparaît pendant que l’aïeule entre en bombe chez la maman : or .ça !.lorsqu’il y a hausse à la bourse, il n’y a pas à lambiner : son intérêt est en jeu, à la mère grande, aussi claironne-t-elle plutôt qu’elle ne parle : —Tu sais, ma fille, il faut marier ta fuie, puisque mon capital sn actions de tendresse s’accroîtra de ce chef -me donnant, m’assurant un surplus d’amour.dans un regain.Enfin !.Enfin !.on ne laisse pas se perdre ainsi dans la brume d’ennui, des jours qui passent si vite !.—L’amour des vingt ans est le plus parfait des amours.—En a vingt—qui en compte dix-huit.et le bonheur n’est pas un hôte à laisser en antichambre.—Tu amies, ma fille—j’ai aimé !.—Alors !.le mariage sera célébré ?.—Quand les érables auront revêtu leur toilette pourpre, rouille.et d’or.harmonisant la richesse de ces nuances aux tons chauds du firmament en pronostics de bon- / / «mtpm , .•;.! mm raisons , pour la suprématie du CHEVROLET IL Y A quatre-vingt-seize raisons pour lesquelles le Chevrolet est la voiture la plus populaire du monde.Ce sont les quatre-vingt-seize caractéristiques de supériorité qui distinguent le Chevrolet par Excellence,.A partir du doux et puissant moteur Chevrolet à Six Cylindres, jusqu’aux chefs-d’oeuvre de Carrosseries Fisher .chaque caractéristique du Chevrolet par Excellence est une caractéristique de qualité, dessinée pour donner une meilleure performance, une plus grande satisfaction et une plus longue durée.Votre dépositaire Chevrolet se fera un plaisir de vous démontrer les quatre-vingt-seize raisons de la suprématie du Chevrolet.Mieux que cela, il arrangera une démonstration pour vous .• et vous fera voir en action, le résultat du groupe sensationnel de caractéristiques de qualité du Chevrolet.Venez /V et renseignez-vous sur ce Six étonnant, Iff dans les prix du 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numéro.Prix 25 sous.En vente à La LIBRAIRIE DE L’UNION, Nouvelles de Victoriaville (De notre correspondant) 16 mai.—Le Club de Victoriaville a eu son assemblée annuelle samedi dernier.Les mêmes directeurs à part un, ont été réélus.Le nouveau directeur est M.Alfred Blan-chet, agent d’immigration, avec M.George Cantin, comme président.Le chalet sera complètement restauré à l’intérieur, avec changements de distribution des salles et agrandissement, de manière à permettre aux membres de s’y rendre l’hiver comme l’été.—Nous aurons des joutes de tennis cet été, et l’organisation sera faite par des jeunes qui donnent gratuitement leurs services pour donner de l’animation au chalet Les Cèdres, durant les vacances.Cette offre gracieuse a été beaucoup admirée par les membres du Club et qui se réjouissent de n’a\oir pas, comme chez certaines organisations, à payer pour avoir des joueurs.Nous félicitons en même temps nos jeunes et leur souhaitons de se montrer à la hauteur de la position, et de nous procurer plusieurs beaux tournois de tennis.—Il se donne des cours de cuisine de temps en temps.Notre couvent donne un bon enseignement sous ce rapport, et certaines entreprises y vont de leur côté et, tout en poussant leur commerce, enseignent la manière d’apprêter les aliments, avec économie et suivant les règles de l’hygiène.Il y a longtemps qu’il se donne des leçons d’art ménager au pays, et nous pouvons retourner jusqu’à 1686, et c’est la révérende Mère Bourgeois, fondatrice de'la Congrégation Notre-Dame qui a tenu la première école qui prit le nom d’ouvroir, et où s’enseignaient toutes sortes d’ouvrages manuels concernant la maison.M.Champigny, écrivait au Ministre de la Marine, en France, en 1696 : “ Les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame' enseignent à de nombreuses petites filles à qui elles apprennent toutes sortes d’ouvrages en couture et de tricot ”.Ce n’est donc pas d’hier que cet enseignement ménager, couture, tenue de maison, cuisine, existe au pays, et nos grandes institutions ont toujours tenu à former des futures mères de familles, femmes fortes.de l’Evangile.Car, entre nous soil dit, une femme doit savoir, en entrant dans la vie conjugale, tout ce qui concerne son état, Il faut que les avantages s’équilibrent.La jeune fille se cherche un mari capable de lui procurer, au moins les choses nécessaires de la vie ; alors elle doit, de son côté, lui rendre le réciproque, et se former autant que possible sur tout ce qui pourra donner au foyer le bonheur matériel qui est la source du bonheur intellectuel, moral, On ne peut trop dire les conséquences, sous tous rapports, de l’ignorance des devoirs de son état, chez la femme.Que de vies perdues, d’enfants en tout bas âges conduits au cimetière par le manque de connaissances.Que de vies brisées, de fortunes démolies par manque de connaissances.Nous conseillons donc aux jeu-jeunes filles de se bien préparer et de se mettre dans l’idée que la vie conjugale en est une de grandes responsabilités.LES TABLETTES BABY’S OWN MERITENT DE GRANDS ELOGES Un grand nombre de mères en ont toujours à la maison Des millions de mères de famille déclarent qu’elles ne connaissent aucun remède pour les petits comparable aux Tablettes Baby’s Own, qu’elles en ont toujours à la maison comme préventif des maladies infantiles ou si l’une de ces maladies vient à se déclarer subitement, elles se sentent parfaitement à l’aise avec un tel remède.Au sujet de l’emploi de ces tablettes, voici ce que nous écrit Mme Donat Plourde, Tingwick, Qué.: “ Je ne puis que louanger les Tablettes Baby’s Own.Elles sont le seul remède que j’ai toujours donné à mes deux petits enfants et je suis heureuse de déclarer que les tablettes les ont toujours maintenu en bonne santé.J’ai tellement confiance en ces dernières que j’en ai toujours une boîte à la maison.% Les Tablettes Baby.’s Own sont un laxatif doux mais tout à fait efficace.Elles régularisent les intestins, adoucissent l’estomac et élimite la mauvaise digestion et la constipation ; elles cassent un rhumes et une fièvre ordinaire, tout en facilitant la dentition.Les tablettes sont absolument sûres, garanties ne contenir aucun ingrédient malfaisant.En vente par tous les marchands de remc-des ou par poste à 25 cents de la Dr.Williams Medicine Co., Brock-ville, Ont.Mutations enregistrées au Bureau d’Enregistrement d’Arthabaska Vente, Nap.Bussière à Alfred Doucet, P.24, Aug.Bulstrode.Testament, Boger Tourignÿ à Mme Florence Bonner, 2 Pties.159, Ste-Victoire.Certificat Perc.Rev.Prov.Re Suce.Roger Tourignÿ, 2 Pties, 159 Ste-Victoire.Vente, Suce.Paul Tourignÿ à Augustin Bouffard, 462 et autre, Ste-Victoire.Vente, Co.Chaises de Daveluy-ville à Victoriaville Furniture Ltd.41-4 et autres, Bulstrode.Vente, Edouard Houle à Maurice Plourde, ]/2 N.41-71, Bulstrode.Vente, Mélina Jacques à R.A.Beaumier, % S.11-100 Bulstrode.Vente, C.Roberge à Donat Bel-lerose, P.214 et autres, Sainte-Victoire.Vente, Rosaire Houle à Willie Houle, 1-3 O.533, Bulstrode.Dation en paiement, Georges Hénault à Emile Demers, P.62 et autres, Ste-Victoire.Mariage, Charles Eusèbe Rioux et Mlle Aurore Rheault.Retrocession, Auger et Fils à Moise Deschambeault, P.139, Ste-Victoire.Vente, Stanislas Langlois à Thomas Forcier, P.194, Horton.Donation, Alfred Gosselin à Antonio Gosselin P.909 et autre, Warwick.Vente, Suce., P.Tourignÿ à Alfred Constant 459,36 et autres, Ste-Victoire.Testament, Louis Baillargeon à Emile Baillargeon, P.5 et autres, 8e rang, Stanfold.Vente, Médéric Pepin à Jean Pellerin, P.496, Ste-Victoire.Vente, Willie Leahey à Lucien Gagné 15 C et autres, lie rang, Stanfold.Déclaration d’affaire, Willie Juneau, Raison sociale “ Juneau et Compagnie ”, Victoriaville.Retrocession, V.Boucher à Mme Béatrice Héon, P.414, Ste-Victoire.Résiliation, Nap.Crochetière à Maurice Lamy, Va E.168, Buls-trode.Résiliation, H.Crochetière à Nap.Crochetière, lk E.168, Bulstrode.Dation en paiement, Maurice Lamy à Philippe Gouin, Va E.168, Bulstrode.Résiliation, Willie Crochetière à Hormidas Crochetière, Va E.168, Bulstrode.Cession, B.Feeney S.A.à Caisse Populaire Stanfold, 4 A et autres, Stanfold.Donation, Georges Hince, père, à Gédéon Hince, 564 et autres, Tingwick.Vente, Joseph Binette à Adrien Chouinard, P.N.E.382 et antres, Ste-Hélène.Vente, A.et Eugène Drouin à Philippe Roy, 381, St-Norbert.Vente, J.Béland à Armand et Robert Verville, 112 et autres, St-Christophe.Vente, Mme Exina Cantin à Phi.Roy.P.382 et autres, Saint-Norbert.Vente, Amédée Bellavance à Arsène Boisvert, 193 et autres, Ste-Hélène.Vente, J.et Georges Lemieux à Elzéar Côté, 264 et autres, Ste-Hélène.Vente, J.et Eugène Nadeau à Frédéric Gagné, 215 et autre, St-Norbert.Vente, Gédéon Therrien et ux.à J.Binette, père, 208 et autre, Ste-Hélène.Vente, Théode Laroche à Lucien Therrien, 128 et autre, St-Norbert.Vente, Frank Boitard à Théode Laroche, 288 et autres, St-Norbert.Vente, J.E.Girouard aux Sœurs de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska, 2 Pties 233, Arthabaskaville.Vente, Amédée Lachance à Alfred Martineau, P.556 et autre, Warwick.Vente, Théophile et Louis Ca-miré à Roméo Camiré, 324 et autre, Ste-Hélène.Vente, Astey Roberge à Félix Croteau, 435 et autre, St-Paul.Les plus belles plantations fournissent ce mélange * Tout frais des plantations SALAD A1 Il me fait plaisir d’annoncer au public que je suis maintenant l’agent autorisé pour la vente des automobiles marque STUDEBAKER et ERSKEIN et j’aurai en mains les pièces de rechange pour cette marque de char.J’ai aussi fait l’acquisition d’une machine pour poser la peinture DUCO sur les automobiles.J’ai de plus un outillage des plus complets pour faire le graissage et le lavage des automobiles et ces ouvrages seront faits à prix modérés.J’ai en main les HUILES et la GAZOLINE et je compte sur le bon encouragement du public.J.N.PARADIS, Victoriaville, Qué.14 murs 6 m.J-N.PARADIS PEINTRE VICTORIAVILLE.R Q.« Composé Sapin Fortin POUR LE RHUME g Le meilleur remède pour toute,, maladies concernant les poumons : g Rhumes, Grippe, 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voyions notre vénérable curé, M.le chanoine L.-A.Côté, V.F.L., et les portraits de l’église et du presbytère.C’est un joli souvenir à conserver dans les familles.Le nombre de copies est limité *, pressez-vous de l’acheter.Canadien CHANGEMENT D’HORAIRE Horaire en force le 28 avril 1929 (Départ de VictoriaviUe) Trains allant à Montréal : 1.24 A.M.tous les jours.7.34 A.M.tous les jours excepté le dimanche.3.00 P.M.tous les jours excepté P dimanche.Trains allant à Sherbrooke : 9.21 A.M.tous les jours excepté * dimanche.7.45 P.M.tous les jours excepté 1> dimanche.Trains allant à Québec : 3.09 A.M.tous les jours.10.15 A.M.tous les jours excepté le dimanche.12.13 P.M.tous les jours excepté 1® dimanche.5.34 P.M.tous les jours excepté le dimanche.Trains allant à Princeville, Plessisville, Ste-Julie et Lyster : 9.06 P.M.tous les jours excepté le dimanche.Trains allant à Trois-Rivières (Jusqu’à Doucet Landing) : 7.50 A.M.tous les jours excepté le dimanche.1.20 P.M.tous les jours excepté le dimanche.Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser à l’agent du Canadien National, à Victoriaville.Canada -i Province de Québec v Cour Supérieurs District d’Arthabaska J No.904-77.Célanire Laçasse, épouse commune en biens de Louis Hébert, menuisier, Thet-ford Mines, Vs Demanderesse, Louis Hébert, Thetford Mines, Défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée par la demanderesse contre le défendeur le 17 avril 1929.Arthabaska, ce 18 avril, 1929.ROSAIRE BEAUDOIN.Procureur de la demanderesse.“BROIVIPTON LAD” I , J’ai le plaisir d’annoncer à mes amis et au public en général que j’ai encore mon magnifique étalon de race Belge, enregistré sous le No.3257, classe No.1, très recommandé par le Bureau de Surveillance.Il a obtenu le premier prix à l’Exposition du Comté d’Arthabaska.Ce cheval est sous poil blond, est âgé de 6 ans et bien dompté, double et simple.Cet étalon sera tenu à l’écurie de son proppriétaire, excepté à partir du 31 mai jusqu’au 19 juillet, tous les mardis et vendredis après-midi, je serai chez Monsieur MAURICE BBOCHU, qui se trouve sur la route d’Arthabaska, à un demi-mille de Victoriaville.Conditions pour l’année 1929 : garantie $10.00.Je ne serai responsable d’aucun accident qui pourrait arriver aux juments.Pour toute jument vendue ou échangée, le service deviendra payable de suite.Ce cheval est très chanceux et ses poulains sont de 1ère classe.JOSEPH FLEURY, 6c Rang, Arthabaska, Qué. PAGE 6 LUNION DES CANTONS DE L EST JEUDI 23 MAI 192S 'x*fa*’p£is 9* tWM sW y ?RESOLUTION LA CORPORATION DE LA VILLE D’ARTHABASKA LE JUS D’ORANGE comme vitamine C SHREDDED W heat comme vitamine B Il vous les faut toutes les deux chaque matin T'AS-PAS DEJA DECIDE DE TE LAISSER POUSSER LA MOUSTACHE— ET QUAND TA "BLONDE' TE FE'LICITE SUR TA BONNE MINE,TU TE RENGORGES — MAIS QUAND TA FAMILLE COMMENCE A TE TAQUINER ^SUR LE CHANGEMENT DE TA PHYSIONOMIE, TU N’AS PLUS LA MÊME ASSURANCE- r Séance spéciale du conseil de la Corporation de la Ville d’Artha-baska, tenue à l’Hâtel-de-Ville d’Arthabaska, ce quinze mai mil neuf cent vingt-neuf à six heures du soir.Présents Son Honneur le maire Alfred Provencher, Messieurs les échevins Isidore Denault, Xavier Ratté, Georges Gagné et Philippe Croteau, formant quorum sous la présidence du maire.Proposé par Monsieur l’échevin Georges Gagné, secondé par Monsieur l’échevin Philippe Croteau: Le conseil de la ville d’Arthabaska a appris avec un pro lend sentiment de regret la mort de Mme J.D.Gagné et désire exprimer ses respectueuses sympathies Monsieur J.D.Gagné et à sa famille.Adopté unanimement.Le conseil s’ajourne comme marque de regret et de sympathie.Copie de cette résolution sera transmise à Monsieur J.D.Gagné et aux journaux.ALFRED PROVENCHER.Maire.FELIX HOULE, Sec.-trés.Vraie copie.FELIX HOULE, Secrétaire-trésorier.ET TU PERDS COMPLETEMENT TON APLOMB LORSQUE LE PERSONNEL DU BUREAU SE GROUPE AUTOUR DE TOI POUR PASSER SES COMMENTAIRES IRONIQUES- T'AS- PAS ALORS ESSAYÉ CA DONNE UNE BELLE une BLACK HORSE?CONFIANCE EN SOI ______________SLF dites simplement 3)atoeù / SHREE 5H5kuytD WHEAT Au blé entier avec tout le son biscuits pleine grandeur Soyez certain que ce soit les vrais Shredded Wheat—les biscuits pleine grandeur qui remplissent l’assiette.Ramassez les papiers qii’il y a dans chaque paquet pour les enfants.I PLACEMENTS DE MAI f Nous offrons sujet à vente préalable: Municipalités & C, S.LES CHAMPIONNATS Prix $100.Rendement 5$ Prix $105.60 Rendement 5$ Prix $104.85 Rendement 5^ Prix $106.50 Rendement 5$ Prix $101.10 Rendement 5.10 Prix $102.10 Rendement 5.10 AVIS IMPORTANT Envoyez votre Crème où vous serez payés les plus hauts prix du marché, eu tout temps de l’année.Tous nos vieux fournisseurs de crème sont satisfaits de la manière que nous les accommodons et des hauts prix que nous payons.NOUS PAYONS LE TRANSPORT.Ecrivez-nous de suite.Nous avons de gros contrats à remplir.BROOKSIDE DAIRY, Ltd CHEMIN ST-LOUIS, - 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