La voix séfarad /, 1 mars 1984, Mars - Avril
LA VOIX Bulk En nombre third troisième cleat data# ÉtL Jsy' w UBLICATION DE LA UUNAUTE SÉPHARADE DU QUÉBEC ¦nln de la Côte Ste-Catherine il, Qué H3W 1 M1 CANADA 3T“* K3‘ •yjr.—r- ‘jyi-yî* '•itS* — “S# ••?’{Kt ;vr-r *kî" 3“.*3 *^s r.-“.— •eMt^nx* f«*Ki .r-îK **•»•“ : —¦•%}*f*55V V3-C3' ?* ^•*••3“* «ma asm r-'iv —:*n i t^ssn rs .-sa -rs* r-rs -;-vyrï Nr—'”"SÏ K3K* -ti-tî'-rs-d r*w ••«rr “.t'st pjirr ?—a*- r:_~3*î tr~'N*s tn ras *3~“\*3 *tî *î*“ hj n-t'9 .-N‘ïï‘ K>‘“K*3 “-S3 *3*.“*' • KV*~tJ J«tt «.’X* tiîn *r* JJ1 Tt • •——XJ ~'i‘A’2 •*K*225 r*“3* .“55 jrt -man Vy -."•Jir r—i *a î»-ieisf’rtt N*«î“t5 ”3xt ««’.'J ata» Kïa-' r*“* rss *-2— -mj«* ••3*Kt jtV tint tiî ’.•s’S’3 “S” r—j’raa n—! —sa'.— n“.Krs'rsnr-nwttf'-'if—ai -r- try — .-.'Sr *V'Jp1 ••3333“N''C3,'3"3 jiy'S.rîtV*K“.“S •irtV :—-f .-r-rs *r ”vsj vta- njk v.*;r %-j K—tJ ri' X“ -SS'.'l Kt K.-S'-ta^M-i —tria vVi* Va ai sayv *jt Kt'73"" r-itsv*s “»us‘ V tara in resort xi xnaaexiwV*! *««! ftwaf-reyn r i**ath ryuarr.-Vnres ax-v* rusa ;u‘" j -ivy-jt j«ir ^rar^rs *5 KnnVpa .t.i.¦.LA PATRIE JUIVE 43.075 milles carrés endossé en 1920 par 52 membres de la Ligue des Nations PRÉSENCE ARABE CONTINUE SUR CETTE TERRE: 1.250 ANS OCCUPATION ARABE ÉTRANGÈRE: 432 ANS Il n'y a jamais eu un État arabe en Palestine.L'arabe n'est devenu langue officielle qu’en 1914.ILLÉGALEMENT, LANGLETERRE a amputé la Transjordanie en 1946 et l’a donnée aux Arabes.Aujourd'hui 80 % des citoyens de la Jordanie sont des Palestiniens-Arabes.LES ARABES PALESTINIENS ne furent jamais une nation distincte, ils n’ont jamais réclamé la Palestine, n’ont jamais gouverné le pays, n'y ont jamais obtenu l’autonomie ni n'y ont jamais combattu la domination étrangère.APRES LA CHUTE DE JUDEE plusieurs groupes ethniques s’installèrent sur la terre, dont les Grecs, les Arabes, les Syriens, les Egyptiens, les Druzes, les Kurdes, les Circassiens et les communautés chrétiennes.Ils sont tous des Palestiniens.y LA PALESTINE DE L’EST PORTÉE A 76 % Le Golan La Cisjordanie ERETZ YISRAEL sa terre de droit LES DEUX RIVES DU JOURDAIN SONT UNE SEULE UNITÉ GÉOGRAPHIQUE AVEC UNE POPULATION DE 7,350,000 DONT 50 % SONT JUIFS ET 50 % ARABES.ERETZ YISRAËL OUEST: 10,615 m.c.C'EST UN MYTHE DE DIRE QUE LES PALESTINIENS ARABES SONT APATRIDES.PALESTINE Le monde a toujours identifié la Palestine comme étant la terre d’Israël ETAT ARABE PALESTINIEN ERETZ YISRAËL EST: 32,460 m.c.TOUS LES RÉSIDENTS ÉTRANGERS SUR CETTE TERRE SONT DE NOUVEAUX VENUS.LES ARABES Y ONT APPORTÉ LA MORT ET LA RUINE.DEPUIS 1946 LA JORDANIE EST DEVENUE LA Ü PALESTINE ^ ARABE.QUI OCCUPE LA TERRE DE QUI?LES DROITS JUIFS COMPARÉS AUX RÉCLAMATIONS ARABES La Voix Sépharade, Mars-Avril 1984 • 9 Compilation par: Dan Nimrod, Éditeur, La Compagnie de Publication Aube Ltée Commandité par des amis canadiens d'Israël Les informations ci-dessus peuvent être reproduites sans permission préalable. la quinzaine Comme le printemps, voici que la Quinzaine Sépharade se prépare déjà à revenir pour fêter son dixième anniversaire.Cet évènement, qui constitue un moment de retrouvailles, de fêtes et de réjouissances communautaires, aura lieu cette année sous le thème «JOURS DE MARIAGE».Pourquoi ce thème particulier ?Le mariage représente un phénomène social qui englobe l’ensemble des dimensions socio-culturelles : Art de la Kétouba, musique, poésie, bijoux, costumes, coutumes alimentaires, qui ont inspiré le monde sépharade tout au long de son histoire.Aussi, afin de mieux cerner la tradition sépharade sur ce sujet, nous vous présenterons une série d’activités qui prendront place du 9 au 21 Juin 1984.Tout d’abord, contrairement aux années antérieures, les évènements artistiques se dérouleront en plusieurs endroits : Centre Saidye Bronfman, Maison de la Culture de Côte-des-Neiges, Place des Arts, Théâtre Félix-Leclerc et ceci, afin de mieux faire connaître au grand public, notre patrimoine.Sur le plan des expositions, nous serons gâtés: au Centre Saidye Bronfman, l’exposition portera sur trois artistes: Myriam Tangy de France, jeune peintre qui a déjà reçu plusieurs distinctions dans le domaine artistique; Yan Mensès, peintre montréalais, qui s’inspire de thèmes spirituels juifs et Maxime Benaim de Montréal également, dont l'art plonge dans les couleurs du Maroc.Cette exposition sera complétée par un ensemble de photos sur les Juifs de Lybie et de L’île de Djerba, qui prévoient des collections du Musée de la Diaspora, le Beth Hatefout-sot de Tel Aviv.À la Maison de la Culture de Côte-des-Neiges, une exposition sur le mariage (Ketoubot, bijoux, photos, costumes, musique.), aura lieu au même moment.Sur le plan musical, si tout marche selon nos projets, nous aurons un menu de choix : la soirée d’ouverture sur le thème du Henné, fêtera un jeune couple qui s’apprête effectivement à se marier, au son d’une musique orientale d’abord et plus moderne ensuite.Quelques jours plus tard, nous accueillerons le Ballet Inbal d’Israël, dans un programme sur le Mariage Marocain, avec Yoram Gaon.Nous poursuivrons notre itinéraire musical avec une soirée de variétés qui présentera des artistes de Montréal; et de France comme Marcel Dadi, Evelyne Dery et Alberto Delburgo.Enfin, la Chorale Kinor, accompagnée de l’ensemble de danses Hari-mon, clôtureront la Quinzaine.Quant au théâtre, il n’est pas oublié : deux excellents comédiens du Maroc, Kalif Kakon et David Elmaleh, nous présenteront un spectacle savoureux, dans la plus pure tradition judéo-arabe.Il se pourrait (mais ça n’est pas encore tout à fait certain), que Michel Boujenah soit de retour parmi nous, à Montréal, dans son nouveau spectacle, «les Magnifiques».Enfin, une soirée d’hommages à un dramaturge Israélien d’origine marocaine, Gabriel Bensimhon, créateur de la pièce «Melekh Maro-caï», qui comprendra une lecture jouée d’extraits les plus significatifs de son oeuvre.L’aspect intellectuel n’est pas non plus oublié.Ainsi, le romancier et critique bien connu, Nairn Kattan, nous présentera son dernier livre, «La Fiancée promise», tandis que Madame Sarah Leibovici de France, qui vient d’éditer une brochure intéressante sur le mariage dans la zone Espagnole, nous entretiendra des diverses coutumes qui entourent le mariage sépharade.Ces conférences seront suivies d’une journée d’ateliers et d’un panel comprenant différentes personnes ressources, dont l’expertise se situe dans le domaine des questions rattachées au mariage et qui feront le point sur la situation actuelle.Le cinéma n’est pas non plus ignoré, puisque nous aurons la projection de deux films récents.Comme on peut le constater d’après ce programme, ce ne sont pas les occasions de réjouissances qui manqueront pendant cette période.Alors, si vous avez des photos de mariage intéressantes, des Kétou-bot, des bijoux, vous pouvez contribuer à enrichir nos expositions.Vous pouvez aussi nous parrainer moné-tairement en envoyant vos dons au Centre Communautaire Juif/Quinzaine Sépharade ou en appelant, Lynda Dadoun, Carole Amar ou Myriam Muyal au 735-5565 pendant la semaine.Nous espérons que vous serez très nombreux à participer aux activités de cette quinzaine et votre support personnel nous permettra de faire de ce moment un succès remarquable.Pour le Comité organisateur de la Quinzaine Sépharade 1984 Yossy Lévy, Président 10 • La Voix Sépharade, Mars-Avril 1 984 JP312 à V'ï'.-î'f'ï- 1 -•>-• .'-ÏL,*-™- fgmmm ¦ P»t pSNIll n Yri llilll ru ïligiiig w QUINZAINE SÉPHARADE du 9 au 21 juin 1984 dédiée à la mémoire de Jules Elalouf jours de mariage programme SAMEDI 9 JUIN 21 h 30 MARIAGE MAROCAIN «Hatouna Marocait» Célébration de la soirée traditionnelle de Henné de M.S.Assouline et Mlle H.Krauze.Auditorium Samuel Grover 5480, Westbury.DIMANCHE 10 JUIN 1 6 h 30 VERNISSAGE ET OUVERTURE OFFICIELLE Centre Saidye Bronfman 5170, Côte Ste-Catherine.CONCERT JUDÉO-ESPAGNOL 20 h 00 «Los Mazales de Gerineldo» Auditorium Samuel Grover 5480 Westbury.LUNDI 1 1 JUIN 20 h 00 CINÉMA Bibliothèque Publique Juive 5151, Côte Ste-Catherine.MARDI 12 JUIN 14 h 30 CINÉMA «Y’a tellement de pays pour aller» «Rosa je t’aime» Bibliothèque Publique Juive 5151, Côte Ste-Catherine.VERNISSAGE 1 9 h 30 «Jours de mariage» Kétoubot, musique, photos, costumes.Maison de la Culture 5290, Côte des Neiges.MERCREDI 13 JUIN 20 h 00 CONFÉRENCE ET LANCEMENT DU LIVRE «La fiancée promise» de M.Nairn Kattan Maison de la Culture 5290, Côte des Neiges.JEUDI 14 JUIN 20 hOO VARIÉTÉS avec Evelyne Déry (Montréal) Alberto DelBurgo (Montréal) Avi Tolédano (Israël) Théâtre Félix-Leclerc 1456, rue Ste-Catherine Est.VENDREDI 15 JUIN CHABBATON avec le Paytan israélien Haim Luck Auditorium Samuel Grover 5480 Westbury.SAMEDI 16 JUIN 21 h 30 THÉÂTRE JUDÉO-ARABE «Le permis de conduire» et «L’accouchement de Madame Bouzagloo» avec Kalife Kakon et David Elmaleh (Maroc).Théâtre Félix-Leclerc 1456, rue Ste-Catherine Est.DIMANCHE17 JUIN 9 hà16 h ATELIERS DE RÉFLEXION «Le couple, le mariage», problèmes contemporains.Auditorium Samuel Grover 5480 Westbury.LUNDI 18 JUIN 20 h 00 PIYOUTIM «Haim Luck», chants liturgiques.Auditorium Samuel Grover 5480 Westbury.MARDI 19 JUIN 20 h 00 SPECTACLE de Michel Boujenah (France) «Les magnifiques» Théâtre Félix-Leclerc 1456, rue Ste-Catherine Est.MERCREDI 20 JUIN 20 h 00 THÉÂTRE «Hommage au théâtre de Gabriel Bensimhon», dramaturge israélien, auteur de «Melekh Marocai».Théâtre de Quat’Sous 100, avenue des Pins Est.JEUDI 21 JUIN 20 hOO CLÔTURE Ensemble vocal Kinor et la troupe de danse Harimon Auditorium Samuel Grover 5480 Westbury.CONFÉRENCE 20 h 00 «Rites et faste des noces judéo-espagnoles» de Mme Sarah Leibovici de France.Maison de la Culture , 5290, Côte des Neiges.Ce programme n’est pas définitif Peut être modifié La Voix Sépharade, Mars-Avril 1 984 #11 QUINZAINE SÉPHARADE campagne de parrainage pour les dix ans je m’associe Sous l’égide du Centre Communautaire Juif et sous la responsabilité de son département Culturel, la Quinzaine Sépharade aura lieu cette année, du 9 au 20 Juin 1984, au Centre Saidye Bronfman, sous le thème : «JOURS DE MARIAGE» La Quinzaine Sépharade est un évènement culturel d’importance essentielle dans la promotion de notre richesse culturelle et un moyen de la diffuserau sein de nos communautés (libanaise, égyptienne, syrienne etc.), ainsi qu’à l’extérieur, contribuant ainsi à son rayonnement.Cette année, la Quinzaine Sépharade nous renvoie à deux éléments importants : le 10e anniversaire de la tenue de la première Semaine Sépharade, et le fait qu’elle est dédiée à la mémoire de Jules Elalouf, premier président de la Semaine Sépharade en 1 974.La Quinzaine Sépharade est organisée en étroite collaboration avec la Communauté Sépharade du Québec et la Fédératin Séphardie Canadienne.Afin de réaliser ce projet, le comité responsable de la Quinzaine Sépharade a besoin de votre aide financière afin de combler une partie des coûts du programme.Aussi nous vous proposons de pa- tronner, par votre contribution, une ou plusieurs activités.Coûts des activités : - Gerineldo - $ 500.- Ensemble Kinor - S 1000.- Harimon - $ 1000.- Tsfon Maarav - Théâtre - $ 1000.Judéo-Arabe - $ 2000.- CinémaSépharade - $ 2000.- Chabaton - $ 2500.- Conférences - $ 2000.- Expositions - S 5000.- Inbal _ C; 12000.Le Comité du Département Culturel du Centre Communautaire Juif a créé pour tous les donateurs, un ensemble d’avantages particuliers en reconnaissance de leur généreux appui.Les catégories de parrainage sont les suivantes : $25 à $100 : Don de participation-2 billets pour la soirée patronnée.$101 à $1000 : Don de soutien - 2 billets seront à votre disposition pour 2 évènements de la Quinzaine Sé- L’ensemble musical GERINELDO, voué à préserver et diffuser l’héritage musical judéo-espagnol, présente LOS MAZALES DE GERINELDO, un spectacle hors du commun, où les romances d’Afrique du Nord et des Balkans sont chantés dans leur contexte linguistique (haketia et djudesmo) et familial (fêtes juives, mariage) traditionnel.Chansons traditionnelles judéo-espagnoles pharade.(Spectacle Inbal et Bouje-nah non inclus).$1000 et plus : Don de patronage-Une carte d’invitation pour toute la Quinzaine Sépharade.Toute personne désireuse de couvrir les frais d’un évènement complet, se verra offrir la présidence de cette soirée.Les noms des donateurs seront publiés dans les feuillets publicitaires accompagnant chaque activité.Des reçus pourfin d’impôts seront remis à chaque parrain.Tableau de moeurs aux facettes multiples, qui culmine avec le déroulement d’un mariage traditionnel sépharade.LOS MAZALES est aussi une fiesta où le spectateurest invité à deveniracteur.De parsa conception, le spectacle s’adresse à un public de différentes origines linguistiques.GERINELDO, affilié au Centre Communautaire Juif, s’est déjà produit maintes fois à Montréal et à Toronto (au Festival Annuel de Folklore Canadien, Mariposa).De plus, l’ensemble a fait des tournées artistiques au Vénézuéla et en Israël où sa réputation est maintenant solidement établie.En juin 84, le groupe donnera un récital au Alternative Museum de New York, dans le cadre d’une série de concerts consacrés à la musique du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.Deux représentations: Le dimanche 27 mai à 13 heures au : Musés des Beaux-Arts de Montréal (Auditorium) 1379 rue Sherbrooke O.Métro Guy ou Aut.24 Le dimanche 1 0 juin à 20 heures au : 5480 Avenue Westbury (Angle Ste-Catherine) Auditorium Grover Métro Côte Ste-Catherine ou Aut.1 29 Prix : 6$ (Âge d’Or 5$).Gerineldo 12 • La Voix Sépharade, Mars-Avril 1 984 concert QUINZAINE SÉPHARADE gerineldo, ménestrels judéo-espagnols À Paris, j’ai déjà dit mon émerveillement : dans «Le Journal des Communautés» et sur les ondes juives.Mais pourquoi ne pas le répéter, au profit de LA VOIX SÉPHARADE et des amis de Montréal, la ville où est né GERINELDO?Aujourd’hui, pour avoir traversé frontières et océans, GERINELDO nous appartient aussi.C’est le coeur qui le revendique, car c’est d’abord à lui qu’il parle.À Tel-Aviv donc, lors des deux récitals offerts dans le cadre des festivités du «Premier Conqrès Mondial» de MABAT 1 j’ai découvert ce quatuor hors du commun : Oro ANAHORY LIBROWICZ - fondatrice du groupe-, Judith COHEN, Kelly AMAR et Solly LEVY (mon ami de toujours, d'autrefois, au Maroc où nos routessecroisaientdansla lumière).Une solide renommée déjà les précédait, forgée au Canada, confirmée à Caracas etc.Mais qui pouvait s’attendre à un tel degré de joie, à un tel niveau de professionnalisme?L’unité de l’ensemble, le naturel et l’authenticité du geste et de la voix, la mise en scène sonnant vrai et coulant comme de source sont au prix, mis à part les talents artistiques, d’une recherche méticuleuse et passionnée.Au prix de l’amour de l’héritage reçu, tendrement couvé.Dans l’émotion des retrouvailles, dans nos nostalgieslatentes et sa soif de tendresse, notre public aurait même accepté l’imparfait ! Mais, originairesdeTangeret Tétouan, Larache, Arzila, Alcazarquiviret Chaouen, Ceuta, Melilla et Gibraltar, nous sommes aussi les plus connaisseurs, les plus aptes à juger et applaudir du fond de l’âme : ce fut un véritable triomphe ! Quelle trouvaille que de rester assis pour chanter, comme on le faisait autrefois, à la veillée ! Atmosphère intimiste du premier soir, extrême sobriété.Et par cette magie remontent dans les coeurs des souvenirs d’antan, de cette époque révolue ou presque où les normes sacrées n’étaient autres que les vertus familiales et la Tradition, dans l’amour de l’Éternel.Le grand spectacle du troisième jour-apothéose du Congrès-c’est la résurrection du passé, histoire et imaginaire mêlés, à partir d’un grenier miraculeux gardien de tous les trésors.L’invention, heureuse, va jusqu’à introduire le théâtre dans le théâtre, puisque Gerineldo est consigné dans un grimoire quand GERINELDO est là, sur scène, qui s’anime et raconte notre vie en chansons, sans emphase, avec un parti pris d’extrême sobriété.Nous voici en Espagne avant l’Expulsion, nous voilà au Maroc, près de cinq siècles durant.C’est l’Andalousie dont on garde souvenance sur l’air du romance fameux «Abenamar», c'est l’Espagne chrétienne où, à Jaen, «trois jeunes mauresques ont volé mon coeur».C’est aussi la cuisine où Oro s’affaire devant ses fourneaux; mijotant nos plats traditionnels avec des gestes ancestraux, pris sur le vif! Et là s’élèvent les chansons liturgiques, celles du Purim et de Pesah, celles qui célèbrent le Roi Salomon et autres hérosde la Bible, et le public lui-même devient auteur, et se souvient, et se jure de ne jamais oublier.Dans une seconde partie, Solly Lévy en jokha nous lit la lettre en hakitia sur laquelle a trébuché la petite fille fouineuse du grenier.La missive narrant un mariage, le faste des noces va alors se dérouler sous nos yeux émerveillés.Judith joue à la flûte le Yaalat hen et entre alors la mariée.Mais à cet endroit, on ne peut plus raconter! La stricte observance de rites (encore respectés de nos jours, du moins en partie), la représentation qui en est faite va droit au coeur, quand s’égrènent les chants de circonstance.L’émotion, la joie sont à leur comble et se perdent les notions de lieu et de temps.Bien que GERINELDO s’impose comme un ensemble, il est difficile de ne pas souligner ici la science de Judith Cohen, étonnant ménestrel, la très belle voix modulée de Kelly Amar, la «présence» de Solly, si authentique dans le moindre de ses gestes et de ses accents (par lui je m’imaginais à Tétouan, du temps de mes grands-parents), le talent multiple d’Oro par qui la danse, infiniment gracieuse, s’intégre au spectacle.Et comment ne pas dire aussi - et surtout- l’intelligence qui sous-tend ce régal culturel, nourrie tout à la fois d’une connaissance vécue outre qu’intellectuelle du patrimoine et d’une volonté de le préserver! Là est l’essentiel, en ces temps que nous vivons, de dispersion et de déperdition de nos richesses.En connaissance de cause, le spectacle n’en est que plus beau, avec ses tableaux vivants, la hakitia familière, les atours de la mariée2 et Les sonajas du bonheur.Sarah Leibovici 1 ) Ce congrès a eu lieu du 22 au 25 août 1983.2) Le somptueux traje de bicherisca.Dahan, Illouz, Tolédano & Benchaya, c.a.Comptables agréés - Chartered Accountants ca RAPHAEL DAHAN, C.A.RAYMOND ILLOUZ, B.A.A., C.A.DANIEL TOLEDANO, C.A.ALBERT BENCHAYA, C.A.6767 Côte des Neiges, suite 510 Montréal, P.Q.H3S 2T6 Téi.: 738-4990 La Voix Sépharade, Mars-Avril 1 984 #13 awn»'^''0' ""tt myriam tangi Les dessins et peintures de Myriam Tangi sont comme touchés par le feu, tracés de braises noires, de sépia et de brun.Le visible est un camaïeu de volutes lyriques, de contrastes forts en lumière et ombre.Gravures en pointe sèche, eaux fortes, lithographies évoquent un Orient vaste-épique.Mémoire du Maroc.Mémoire biblique.Fantasia ! Cavaliers mauresques, allez-vous vers le désert, Grenade, l’Alhambra ?Les sabots de vos chevaux lèvent la poussière de votre bravoure.Ou n’est-ce qu’une bravade ?Mais voilà qu’ici dansent des corps de femmes qui s’élèvent au-dessus du paysage.La plaine s’ouvre sur un ciel embrasé de désir.Le ciel descend sur un sol de violence.Seul le dessin triomphe.Jeu de noir et de blanc, taillé comme de la musique.Les espaces se fragmentent, l’image se fait surprise, interpénétration de plans abstraits et de suggestions figuratives.Ce qui frappe, est la quête du volume ou plutôt du mouvement des choses et des personnages qui forment le volume et le dynamisent.La surface est dramaturgie héraldique, crayonnage passionné pour dire et le combat et la fuite hors de son champ de bataille et l’errance qui va suivre.Arabesque virile dans un espace femme - Jérusalem assaillie de conquérants jan menses On entre dans la peinture de Jan Men-sès comme dans un voyage initiatique.Un enseignement est toujours simple même si la forme qui le réfère est complexe - une vérité est toujours nue - à hauteur humaine, même si les concepts qui la nomment tiennent dans le gant de cristal d’une parfaite équation mathématique.Il n’y a rien dans l’atelier du peintre.Rien ou presque : une table, des règles, des murs blancs, un parquet vide.Rien de tout le caravansérail coutumier d’un atelier d’artiste.Absente, cette odeur de térébenthine et d’huile enivrente, absent ce désordre coloré d’objets et de toiles peintes.Rien.La simplicité d’un rabbi.Je prendrais, pour définir l’art de Jan Mensès, la figure kabbalistique du «zimzum» - le «big bang» des physiciens astronomes qui dit les trois premières minutes de l’univers, l’explosion/implo-sion originelle- l’expansion/contraction, qui, de «nulle part» (nulle part est plus adéquate à la pensée d’un Juif que le Noirceur kafkaïenne, aride et juive habitée de fêtes personnelles, de fantaisies autorisées comme si régnait hors du tableau, le regard courroucé de l’Éternel.Tout ici évoque le mouvement, mais dans un ordre qui le contient.L’Histoire peinte se montre factice, illusion passagère hors du champ innommable de D.Malgré les étreintes fougueuses - de Jacob avec l’Ange - du cavalier et de sa monture - de la ville et de ses assaillants-de la lumière et de l’obscurité-formes et figures demeurent suspendues dans leurs élans - saisies par le travail du temps.Dédales à la Piranèse, les rythmes s’esclaffent, se disloquent et, fugitifs, forment le cortège possédé d’une évasion sensuelle.C’est dans les paysages colorés au pastel, dans le moutonnement de montagnes au soleil couchant, que la plastique de Myriam Tangi retrouve une forme de sérénité.Ses paysages arides, solaires, sont sur le point de basculer dans la nuit - moment où pour les Juifs, se nomme et se dessine par trois étoiles, la naissance du jour.Curieux paradoxe de la pensée juive - le jour se lève quand la nuit tombe.Le jour se lève dans un jeu de couleurs traitées : comme des ombres.Et la nuit habiteencore lejourdetoutes ses furies, que domestique le geste de peindre -de dessiner comme une prière.La peinture de Myriam Tangi est une écriture qui s’accroche à la page comme le regard au Livre.0 ^ , a Serge Ouaknine «rien» ou le «néant») vit l’étendue (de Dieu) se faire création - séparation de l’ombre et de la lumière.Jamais noir ne fut plus noir dans un tableau - jamais noir plus lumineux.De chromatique, au fil des ans, l’oeuvre de Jan Mensès s’est simplifiée à l’unique joute du noir et du blanc.Jamais je n’ai vu noir aussi profond (il importe d’Allemagne, de Chine et du Japon, des pigments rares qu’il filtre et travaille à l’oeuf) - tant il est chargé de lumière - non du graphisme en blancheur, mais lumière du noir lui-même, obscurité vivante et mate de la nuit originelle de laquelle il enlève l’excès de matière, pour laisser se dessiner l’oeuvre par la plage ouverte faite au papier.L’artiste ici n’a rien «ajouté» à la création du Maître de l’univers - il retire de l’ombre ce qui y existait déjà comme dans l’étendue d’un rêve, quand la Présence en sommeil se retira pour apparaître par différence, dans la présence de son retrait.ueb&mei uuiiiine une priere L’obscurité de la mémoire en lumière de vie 14 La Voix Sépharade, Mars-Avril 1 984 Mensès ne crée pas, il re-crée, comme un sage se doit de commenter le texte et de l’interpréter.Il refait en tant qu’artiste mais à l’échelle humaine, le geste originel.Au passage, il faut extraire de la noirceur sa part de violence qui est là depuis le commencement dans l’histoire du temps.Il fait un «rachat» de l’humain pour éclaircir ses ombres.Telle est la vocation du poète de permettre la fête en prophétisant les malheurs- de rendre grâce à la vie en exorcisant les ténèbres de son geste de voyant.C’est ici que la dynamique de Mensès dépasse l’expression de la pensée pour rejoindre l’expérience universelle de la Connaissance.Il parle en figures juives, la langue des sciences.Il parle en poète de la nature des choses.Ne verrait-on pas apparaître du papier d’Arches(quel beau nom pour un parchemin !) le Grand Prêtre - le Cohen - dans l’enceinte du Temple et face à lui, tout un cortège d’êtres blessés ou fuyants dont le «rachat» de la naissance est un hommage rendu au Créateur de l’Univers?Il y a une tréâtralité puissante dans l’orchestration des tableaux, dans le découpage architectural des plans, qui piègent ou mettent en perspective l’espace des êtres.Mensès opère une mise en scène de la Genèse ou des Nombres ou des Juges tant la loi qui régit l’ordonnance semble implacable et sévère - tant la Loi est présente.Son art est une exploration de plans et de refletsqui ne cessent defragmenter la perception de l’ensemble en autant d’unités distinctes et interférentes, pour en exprimer toute l’épaisseur du temps, la dualité naturelle et ce retournement, cette ouverture paradoxale du vide vers l’infinitude du vide et la joie de cette infinitude, dans la lumière originelle du projet.Le blanc porte toutes les couleurs de la lumière décomposable.Le noir, toute la connaissance de la lumière composée dans laquelle il se soumet pour entendre la vie.Comment, la séparation et la différence en toute chose, consacre les noces avec cela même qui réunit toute chose ?Il est Dürer et Rembrandt et dessine sur le papier comme dans nos âmes, cette alliance de la mort et de la vie, pour transformer l’obscurité de la mémoire en lumière de vie.Serge Ouaknine QUINZAINE SÉPHARADE maxime benhaim Maxime Benhaim présente deux faces de son activité d’artiste: le peintre et l’illustrateur en publicité.Sont-ils éloignés l’un de l’autre ?Ses affiches et annonces sont autant de cartes postales qu’il nous adresse pour nous dire son esprit cocasse de chevalerie.Voilà Maxime Don Quichotte dont la lance est un pinceau et le bouclier une palette.Là ce n’est pas l’objet qu’il montre, c’est lui, un crayon dans la tête, caché dans l’image.L’homme ici, rit de lui-même et emporte notre adhésion avec notre sourire.Dans l’absurdité qui accable ses personnages, se glisse une forme de tendresse distanciée et qui, dans l’amertume, le péril ou le malaise d’être, ne perd jamais la joie.Maxime Benhaim préfère garder pour la condition humaine uneforme d’«empa-thie» teintée d’une causticité hilarante.i Les grands acteurs savent cela - le secret de leur jeu est dans la rencontre de deux émotions duelles (je fais le jeune tout en jouant le vieux), dans la rencontre de deux événements qui n’ont rien à faire là (je résiste à sortir au soleil, mais finalement, je sors et il pleut - j’entre et je ressors avec mon parapluie et il fait soleil) comme si les objets et la nature étaient d’accord pour contrarier la plus simple des intentions humaines.Il y a chez Maxime un secret de l’image qui tient à la grande tradition du cinéma muet.Ses affiches, ses annonces, ses illustrations, sont autant de fragments de destin d’un Keaton sans sourire et qui fait rire, d’un Chaplin pétillant, chorégraphe et qui émeut.Maxime fait l’auto-portrait d’un humaniste juif (n’est-ce pas déjà un pléonasme?) qui manie la truculence et l’ironie.Plus qu’un illustrateur - un surréaliste imagierqui ferait le délice des enfants s’il leur faisait un livre pour adultes.L’émotion de ses tableaux est différente.Ruelles, pans de murs, maisons mauresques, ont une érotique silencieuse cachée dans la structure du tableau, dans ses plans simples, ses jeux de tons froids et chauds, ses architectures vides en attente, entre deux lumières.Quelle heure est-il dansces mellahsoù les êtres ont déserté, rues, portes, fenêtres et marches d’escalier du Maroc - Truculence et ironie du peintre sur lui-même comme s’il ne restait que le décor dépeuplé de tous ses êtres, la scène de théâtre, vide de ses protagonistes.Maxime Benhaim nous rappelle à une forme de silence - non que la vie soit absente du tableau mais qu’elle est rejetée dans la mémoire du peintre pour qu’elle soit aussi la nôtre, pour que les odeurs, les paroles et les chants de cette vie grouillante, à tout jamais lointains, transpercent les glacis d’huile et d’acrylique du bois peint- à voir non pour seulement ce qu’il montre mais ce qu’il cache d’amour perdu.Comme si toute la fièvre des fêtes, des marchés et des synagogues avait reculé derrière la couleur pour voiler l’émotion passionnée de l’enfant qui se souvient.Nostalgie, ton nom est femme, terre et tendresse enfouie.Tableaux hors du temps- trace épurée de la mémoire.Vide dont la plénitude désertée demeure en nous.Tableaux à lire et non objets.Tableaux à voir comme une relation vivante entre le souvenir et nous.Serge Ouaknine La Voix Sépharade, Mars-Avril 1984 #15 ateliers et panels Dans le cadre de ses multiples activités, la Quinzaine Sépharade a inclus dans son programme une journée de réflexion et de participation du grand public sur le thème «où va le mariage?» En effet, le dimanche 17 juin sera réservé à des ateliers auxquels sont conviés tous ceux et celles qui, à travers leur expérience personnelle, sont intéressés à discuter de questions rattachées au mariage.Ces ateliers se tiendront au Centre Communautaire Juif de 1 0 h à 16 h, avec une interruption pour le déjeuner.Cinq tables rondes rassembleront les participants autour de thèmes aussi variés que la recherche du ou de la partenaire, la rencontre, la dynamique du couple, le mariage, les crises, la liberté dans le couple, la sexualité, les enfants, le divorce, les mariages mixtes.Ces ateliers seront animés par des personnes ressources de formation diverse qui interviennent professionnellement dans ce domaine.Des psychologues, des travailleurs-ses sociaux-ales, des rabbins, des sociologues, des avocat-e-s essaieront à la suite de ces échanges de faire le point sur les mutations et les remises en question qui affectent la sphère du mariage et de la famille et de définir des alternatives possibles.En effet, le lendemain, lundi 18 à 20.heures, un panel réunissant trois personnalités que leur profession a amenées à travailler sur le mariage, sous différents angles, feront une synthèse de tout ce qui aura été débattu en ateliers, la veille.Ils tenteront de dégager les lignes directrices et de faire un bilan de l’état de santé de cette vénérable institution, qu’est le mariage quelquefois contestée, mais toujours respectée.Amis lecteurs Toute publication a besoin de publicité pour subsister.La Voix Sépharade comme les autres ! Aidez-nous en nous consacrant une partie de votre budget.16 La Voix Sépharade, Mars-Avril 1 984 les danses harimon La dernière Quinzaine Sépharade quia eu lieu en Juin 1982, a donné le jour à «Danses Séphardies du Monde», cette troupe si sympathique qui a ouvert la Quinzaine en offrant un spectacle de danse très coloré, sur les différentes communautés sépharades et orientales de par le monde.Les débuts de cette troupe furent donc très prometteurs quand on pense qu’elle a vu le jour quelques moisavant la Quinzaine et le Centre Communautaire Juif ne peut être que fier de sa nouvelle acquisition.La direction des «Danses Séphardies du Monde» fut confiée à Maurice Perez, impliqué dans la danse Folklorique d’Israël depuis 1 5 ans en tant que danseur, instructeur et chorégraphe.Il s’entoura de 18 danseurs, chanteurs et musiciens, pour monter un spectacle de haute qualité qui fut très applaudi par le public très connaisseur de la Quinzaine.Après ce franc succès, le département Culturel du Centre Communautaire Juif et Maurice Perez, décidèrent de l’existence permanente du groupe dont le but serait de présenter les richesses du folklore sépharade et oriental dans la communauté juive et québécoise de la belle Province.«HARIMON», nom de belle résonnance hébraïque et qui signifie «fruit de grenadier» ou Grenade, ville d’Espagne, témoin de la richesse Judéo-Espagnole, devient officiellement le nouveau nom de la troupe Sépharade.La troupe Harimon se prépare activement à la prochaine Quinzaine Sépharade où elle clôturera les festivités par un spectacle de Danse, en collaboration avec la chorale KINOR.Son spectacle sera basé sur le thème du mariage et nous transportera tour à tour : au Yémen, dans les pays orientaux avec des danses Judéo-Arabes, dans les communautés Sépharades, par des danses Judéo-Espagnoles et pour clôturer, par une scène de mariage.Son répertoire s’est également enrichi d’une nouvelle suite chorégraphique Israélienne d’inspiration ancienne et moderne.Aujourd’hui Harimon est sollicité de toute part à l’occasion de festivals, fêtes, soirées et galas dans les communautés juives et québécoises, et est fier de représenter toute la communauté juive sépharade du Québec.* Les personnes intéressées à joindre la troupe et possédant une certaine expérience en danse, seront les bienvenues.Renseignements : Maurice PEREZ au 733-2684. Haïm Louk Une fois de plus, c’est avec un immense plaisir que la communauté du Québec accueillera Haïm Louk, Paytan de grande renommée musicale en Israël.Le terme «Paytan» si souvent galvaudé, a perdu un peu de son sens littéraire ; ce n’est certes pas le cas de Haïm Louk, qui, en plus d’être chanteur de piyoutim (Chants liturgiques), possède un grand talent et un sens aigü de l’improvisation musicale.Les paroles, une bonne diction et une compréhension des textes chantés par le paytan, sont des éléments importants dans cette musique de tradition orale.Haïm Louk tient de son grand maître, le regretté David Bouzaglo, la maîtrise absolue de la langue hébraïque, ce qui lui permet de mettre en relief musicalement, chacune de ces exigences.Compositeur de piyoutim et de «Ksei-dot», il essaie d’élargir le répertoire de cette tradition musicale.Ce fait mérite une attention particulière, car cette perpétuelle recherche de mots, de phrases, de formes musicales adéquates, enrichit le chanteur et le public qui, saisi par cette grande personnalité musicale, ne peut rester indifférent à son écoute.La beauté et la clarté de sa voix, joints au fait d’allier tant de qualités, font de Haïm Louk, un des grands paytanim et lui donne, comme on dit en Hébreu, une certaine «Shlémout».Dina Sabbah les magnifiques MAXO, JULOT et GUIGUI ont l’âge d’être de jeunes grand-pères.Ils se retrouvent le samedi après-midi pour jouer aux cartes.Depuis 25 ans que cette partie est commencée, elle n’est pas encore terminée.Eh oui ! Elle est tout le temps interrompue par les enfants, les souvenirs, les Angoisses du Futur! Ah, les angoisses du futur! Qu’est-ce qu’il restera d’eux après leurdisparition ?Est-ce que les enfants de leurs enfants se souviendront encore d’eux?Ils sont sûrs qu’avec eux la Mémoire va disparaître.Jusqu’au moment où l’Éternel, de là-haut, leur parlera.Il leur dira qu’ils ne mourront jamais parce que justement ils sont la Mémoire.Voilà en quelques lignes ce que je vais vous raconter, en riant et en pleurant, au Théâtre du Splendid à partirdu 18 janvier 1984.¦g,: Michel Boujenah
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