La voix séfarad /, 1 mars 2005, Mars - Avril
34e année^ft Mars-Avril 2005 / Adar-Nissài 3 ™ HON DE LA COMMUNAUTE S ^ Ct'/* ’ A •i v. WIk IMUl ajj m 'W'h/û/.Wmm.JXealisez votïe ï J2e WinJM lies Je bal historiques e Forfaits mariages cashers à partir (certaines con appliquent) ! nhe Winusôr *Teï ! (5ÏZ)} 393-3588 — llfo^me Peel, Montn Visitez notre site ivE (Québe 3 ^ % rsa-r.' -æc> .vsV *>* V.i VA -ÏS £S site Web: WWW.D6C0r3ph.C0m ! Visitez notre nouveau ^^^^^urtrai, Mtl (Qc), H3S 1C2 Tel^(514) 341-3326^,Fax: LE MOT DU PRÉSIDENT • EDITORIAL (^COMMUNAUTÉ SÉPHARADE ^ unifiée du Québec 1, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W1 M6 Tél.: (514) 733-4998 Télécopieur: (514) 733'3158 Courriel: info@csuq.org Internet: www.csuq.org / www.lavoixsepharade.com président de la communauté David Bensoussan directeur général Robert Abitbol comité de rédaction Annette Paquot, Roger Elmozino, Jean-Charles Chebat, Alain Klotz, Sophie Jama, Jacques Picard ont collaboré À ce numéro David Bensoussan, Emmanuelle Assor, Elie Benchétrit, Elias Lévy, Professeur Haim Harboun, Sophie Jama, Frank Neuman, Gilberte Cohen-Scali, Thierry Naccache, Professeur Jaime Benabu, Lois Liverman, Michel Bensemana, Ralph Rimokh, Ran Elfassy, Annette Paquot, Amnon Suissa, Rabbin Yaacov Spitezki, Orna Baziz, Léa et Eva Soussana, Sylvia Assouline traitement de texte Yvette Soussana révision et correction des textes Charles Dadoun English proof-reading and editing Amanda Wener photos Archives CSQ, Aaron Buzaglo, Marc Acoca, Edmond Silber conception graphique Katia Ruelle Malka impression Impart-Litho expédition postale Joncas Postes Expert responsible de la publication Jean-Claude Léon 733-4998 x 3149 publicité Frank Achache (514) 812-9253 Dialoguer, expliquer, se rapprocher La tempête médiatico politique soulevée par la décision du gouvernement du Québec de financer à 100% la partie laïque du programme d’enseignement de certaines écoles juives, suivie de son annulation, nous ont permis de réaliser que la communauté juive se devait de prendre en considération les donnes suivantes.Bien que cette mesure administrative soit déjà appliquée dans le cas des écoles grecques et arménienne, elle aurait pu relever d’un débat, on ne peut plus actuel et en somme tout à fait normal, entre partisans de l’école laïque et ceux de l’école confessionnelle ou privée.Malheureusement il n’en a pas été ainsi.En effet, si les crises survenues il y a quelques temps dans certains dossiers touchant la communauté juive ont révélé des signes précurseurs d’un certain état d’esprit de certains secteurs de la population du Québec, il semble que l’épisode des écoles juives a prouvé qu’un long travail d’information et de rapprochement restait à faire auprès de nos concitoyennes et concitoyens.Information tout d’abord auprès des médias francophones qui manquent bien souvent de points de repère sur tout ce qui a trait à la diversité de la communauté juive québécoise, à son histoire et surtout à sa contribution à l’édification de la société dans bien des domaines.Les mythes et les idées reçues ont la vie dure et nous sommes bien placés pour avoir pu le constater.La voix sépharade, tirée à 5000 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (1 an - 5 numéros): Québec 26 $, Canada et U.S.A.36 $, Outre-Mer 56 $.ISSN: 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada Courrier de 3e classe-Permis 40011565 Les lettres ou articles doivent être adressés au Comité de Rédaction, La voix sépharade au 1 Carré Cummings, bureau 216, Montréal, Qc.H3W1M6 ou par e-mail : jcleon@csuq.org Sous peine d'être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de l’auteur, son adresse complète et son numéro de téléphone.Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés.Pour des raisons d’espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés.CONVENTION DE A POSTE-PUBLICATIONS NO 4OOH565 RETOURNER TOUTE CORRESPONDANCE NE POUVANT ÊTRE LIVRÉE AU CANADA AU SERVICE DES PUBLICATIONS 123 RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL, QC H3Z 2Y7 Tiréi^t cuüfiè Al/DA Un servioo de l'Association des mécfias écrits communautaires du Québec « Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le Gouvernement du Canada pour nos coûts rédactionnels par l'entremise du Fonds du Canada pour les magazines.» Canada Rapprochement ensuite: Il incombe aux leaders communautaires mais également à chacun de nous en tant que citoyen de l’initier et de le développer.Aujourd’hui plus que jamais, il importe d’aller au devant des Québécois de souche ou vers ceux issus des communautés culturelles, afin de mettre de l’avant le message universaliste qui a toujours caractérisé le judaïsme et de mieux faire comprendre ce qu’est et ce que fait la communauté juive.C’est un exercice de longue haleine sans doute, qui s’avère nécessaire et qui, à moyen terme, peut donner des résultats concrets et positifs, ne fut-ce qu’au niveau de la perception que les autres ont de nous.Nous nous devons également de mieux connaître les autres et de partager d’avantage leurs préoccupations.Nos valeurs communes sont bien plus nombreuses que nos différences et elles doivent être mises de l’avant lors d’activités ciblées.Quel meilleur vecteur que celui de la culture pour atteindre ces objectifs?Des approches dans ce sens ont été réalisées depuis quelques semaines avec des leaders de la communauté musulmane montréalaise.Le thème de notre prochaine Quinzaine Sépharade 2006, « La Convivencia » ou la coexistence entre les trois religions monothéistes, s’inscrira également dans cette perspective de dialogue et de rapprochement entre les cultures.En cette veille de Pessah où des espoirs de paix semblent s’installer timidement au Proche-Orient, souhaitons-nous un véritable rapprochement avec les Québécoises et les Québécois de tous horizons afin d’édifier ensemble une société meilleure et plus juste pour nous et nos enfants.A tous les membres de la communauté juive montréalaise j’adresse mes meilleurs vœux de Pessah Cachère Vésaméah.David Bensoussan La voix sépharade | mars 2005 | 5 COMMUNAUTÉ • ENTREVUE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION CJA Une présidence riche en événements Lorsqu’il a assumé ses fonctions en 2003, Sylvain Abitbol est devenu le premier président sépharade de l’histoire de la FEDERATION CJA.Au cours de son mandat, de nombreux événements ont fait appel à sa capacité de gérer d’importants défis.En tant que principal porte-parole de la communauté juive, il en a assuré la représentation au cours des débats publics sur les relations de la FEDERATION CJA avec Centraide et sur le financement public des écoles juives.On lui doit aussi la mobilisation de l’opinion à la suite de l’attentat à la bombe contre l’école des Talmud Torah Unis.À titre de président, Sylvain Abitbol a fièrement et loyalement défendu les intérêts de l’organisme central de philanthropie et de services communautaires juifs de Montréal.Monsieur le Président, le moins que l’on puisse dire est que votre mandat, jusqu’à présent, n’a pas été de tout repos surtout sur le front extérieur.Ce que vous dites est vrai à plusieurs égards.Vous savez que la communauté juive de Montréal a été confrontée à toute une série de crises qui ont exigé une mobilisation de nos ressources à différents niveaux ainsi qu’à la nécessité de réagir par des prises de décisions rapides et parfois difficiles.Je pense ici à l’annulation de la visite d’Ehud Barak par les autorités de l’Université Concordia, l’affaire de Centraide, le dossier de l’immigration, l’incendie 6 | mars 2005 | La voix sépharade criminel de la bibliothèque de l’École Talmud Torah et tout dernièrement le dossier du financement des écoles juives.Dans tous ces dossiers nous avons assisté, comme vous avez pu le constater à des réactions disproportionnées tant de la part des médias, qui ont eu tendance à monter en épingle des événements souvent ordinaires, que d’une certaine partie du public malheureusement peu ou mal informé.Disons donc que j’ai eu, comme on dit, du pain sur la planche depuis le début de ma présidence.À un niveau plus fonctionnel, comment avez-vous abordé les problèmes qui sont le lot quotidien de la communauté juive, je pense à la pauvreté, l’éducation juive, la sécurité de nos écoles, la montée de l’antisémitisme et bien entendu la défense d’Israël ?Je me suis fixé comme objectif principal depuis ma prise de fonction, de poursuivre et d’améliorer la quahté des services offerts à notre communauté et ce à tous les niveaux.Sur le plan opérationnel un grand effort a été mené pour moderniser les rouages de fonctionnement de notre organisme afin que celui-ci soit une machine des plus performantes.Nous avons engagé un peu avant le début de mon mandat, un directeur des opérations, M.Bram Freedman et plus récemment un directeur de la planification, M.Allan Schneiderman, qui sont tous les deux des atouts de taille dans le processus organisationnel de Fédération CJA.Fes problèmes sociaux auxquels certains segments de notre population sont confrontés nous amènent à soutenir massivement et de manière continue les opérations menées par les services d’Aide à la Famille juive dont les budgets ne sont pas plafonnés.L’éducation juive représente toujours un défi de taille et le soutien à Israël un objectif continu.Il était nécessaire d’insister, dans nos futures approches, sur la similarité de nos valeurs communes.Au niveau de la montée de l’antisémitisme dans le monde et de la restauration de l’image d’Israël, nous avons mis en place le CIJA (Conseil canadien pour la défense des droits des juifs et d’Israël), un moyen fort efficace afin de contrer la propagande nocive à COMMUNAUTE laquelle nous assistons contre les Juifs en général et contre Israël en particulier.Un budget important a été investi dans ce projet et il provient des diverses fédérations juives à l’échelle canadienne.CIJA est à mes yeux une des initiatives les plus importantes prises par le monde juif canadien ces derniers temps Quels ont été les raisons qui ont amené le leadership juif canadien à la création de ce nouvel organisme ?Face à la situation que j’ai décrite concernant l’antisémitisme et le dénigrement d’Israël, des organismes tels que le Congrès juif canadien, le Comité Canada Israël et le Comité Québec-Israël, ne disposaient ni des budgets nécessaires ni des outils adéquats pour faire face à la situation.Ce fut un groupe restreint de communautaires qui ont amorcé le processus dont l’aboutissement fut CIJA.Une étude préliminaire de la Ottawa avec la présence du Premier ministre du Canada et celle des chefs de l’Opposition ainsi que la mission parlementaire à Québec avec des rencontres au plus haut niveau aussi bien avec le Premier ministre, des ministres de son cabinet et également avec le chef de l’Opposition officielle et des membres de son parti.En ce qui a trait à la Campagne de l’Appel Juif, malgré les bons résultats enregistrés, on parle de prochaines coupures dans les budgets des agemes de la Fédération.N’est-ce pas là un paradoxe ?Si les résultats de la Campagne 2004 ont été bons dans l’ensemble, les besoins communautaires se sont accrus, je reviens évidemment aux problèmes de la pauvreté, mais aussi nous avons eu à faire face à des dépenses supplémentaires touchant la sécurité de nos écoles.Dans ce domaine il y eu un manque à gagner entre les sommes nécessaires et les sommes collectées Cette année, nous avons pris des décisions stratégiques pour poursuivre notre lutte contre l’antisémitisme situation a été menée par une firme spécialisée afin de déterminer les attitudes de la population canadienne non juive par rapport à la perception d’Israël, du conflit avec les Palestiniens, ainsi qu’à l’égard des Juifs.Les résultats de cette étude nous ont appris par exemple qu’il était nécessaire d'insister, dans nos futures approches, sur la similarité de nos valeurs communes.CIJA regroupe sous le même parapluie, les activités du Congrès juif canadien, du Comité Canada Israël, du Comité Québec-Israël, ainsi que les activités sur les campus avec comme objectifs le partage des ressources, l’élimination des programmes redondants, une stratégie étoffée et un contrôle de l’efficacité des programmes A titre d’exemple, nous avons organisé le dîner parlementaire à auprès des donateurs.D’une manière générale malgré l’accroissement constant de sommes collectées au cous de nos dernières campagnes, les besoins de notre système continuent à dépasser notre capacité de les combler.Ceci signifie que des choix sont nécessaires.Cette année, nous avons pris des décisions stratégiques pour poursuivre notre lutte contre l’antisémitisme et continuer notre soutien aux efforts entrepris pour ce qui est de l’advocacy avec des budgets accrus.De même avec une structure aussi grande que la nôtre, nous avons des coûts de fonctionnement qui s’y rattachent et dont nous devons tenir compte sur un base permanente, par exemple l’augmentation des primes d’assurances, les frais de services etc.Par conséquent, nous avons entrepris, à travers notre processus de planification et d’allocations de budgets, une nouvelle approche consistant à analyser en détail chaque chose que l’on fait de façon à cibler et à investir de manière appropriée dans les objectifs que nous nous sommes fixés.Il va de soi que ceci ne sera pas un exercice facile, mais je reste convaincu que nous allons ressortir, en tant que communauté, nettement plus efficaces et performants.Je suis confiant que la Campagne, malgré le départ de sa directrice Kathy Assayag, remplacée par Chlomo Toledano dont l’expérience dans le domaine n’est plus à prouver, continuera sur sa lancée.Votre vision d’avenir ?Comme nous venons de le voir, notre communauté a été confrontée à des défis de taille, elle en sort renforcée à chaque fois car elle a su se réajuster et également elle a eu cette capacité de procéder à des évaluations qui lui ont permis de réagir en conséquence à chaque nouvelle situation.Nous avons à notre disposition une machine de campagne extraordinaire avec des hommes et des femmes, professionnels et bénévoles confondus qui la font tourner au mieux de ses capacités.Cette communauté a toujours su répondre avec générosité aux demandes que nous lui avons adressées que ce soit pour nos besoins locaux ou pour Israël.Je suis convaincu que cette foi inébranlable qui nous anime continuera de vibrer et je demeure donc optimiste quant à l’avenir du judaïsme montréalais dont le visage commence à changer avec l’arrivée de juifs de France et d’Argentine entre autres.?La voix sépharade | mars 2005 | 7 COMMUNAUTÉ • PRÉPARATION DE LA CAMPAGNE 2005 DE L’APPEL JUIF UNIFIÉ Nouveaux défis Pour en savoir plus sur les objectifs que se sont fixés les deux nouveaux présidents de la campagne sépharade de l’Appel Juif Unifié, Armand Kessous et Yvette Ettinger, La Voix Sépharade a mandaté notre journaliste Emmanuelle Assor afin qu’elle les rencontre et qu’elle traduise pour nos lecteurs leurs aspirations et les défis qui les attendent.La Voix sépharade: Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à assumer la présidence de la campagne sépharade de l’Appel Juif Unifié?Yvette Ettinger (Y.E) : Depuis mon arrivée au Canada en 1980, j’ai goûté aux bienfaits de la Fédération CJA par le biais de mon époux qui était alors un membre très actif de cette organisation.Dès mon plus jeune âge, mes parents nous ont inculqué les valeurs du partage.Eux-mêmes font 8 | mars 2005 | La voix sépharade partie de l’aumônerie israélite des hôpitaux de France.Dans les coulisses de la Fédération CJA depuis plusieurs années, à l’Hôpital Général Juif de Montréal, au Jewish Hospital of Hope, j’ai toujours eu ce désir d’aider, c’est un devoir et une responsabilité que j’ai plaisir à assumer, surtout entourée de bénévoles passionnés.Je suis fïère de voir que mes enfants suivent ce chemin et entrent eux aussi dans la ronde de l’Appel juif unifié.Armand Kessous (A.K) : J’ai décidé d’assumer la présidence de la campagne sépharade de l’Appel Juif Unifié pour de nombreuses raisons.La première, à cause de la maturité arrivant avec l'âge (1coming of age) : La réalisation que l’on n’est rien sans autrui, que l’on n’est pas juif sans Israël.Je considère que l’entraide parmi le peuple juif est très importante et qu’il faut contribuer à la sensibilisation de notre communauté.Deuxièmement, ayant été impliqué dans les instances communautaires, je désire lancer un message aux autres générations : Je souligne que l’implication passe aussi par notre génération.Enfin, je voudrais être un exemple pour mes enfants.LVS : Face aux nombreux défis auxquels doit répondre la communauté, quels seront d’après vous les priorités de la campagne?Y.E : Comme le disait Antoine de Saint-Exupéry : « L’essentiel est invisible aux yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur ».Il s’agit de mettre sur pied une stratégie de sensibilisation qui attisera la responsabilité de la communauté face au devoir de partager.Simplement contribuer à ensoleiller la vie de nos plus démunis.A.K : Il y a deux aspects fondamentaux de la campagne : 1) Rappeler à chacun des membres la nécessité d’agir pour préserver nos acquis.2) Il faut continuer d’appuyer toutes les institutions qui nous définissent en tant que communauté.Etant donné que la pauvreté est en croissance chez les personnes âgées et chez les jeunes familles sépharades nombreuses, à défaut de les aider, nous risquons d’être coupable d’abandon.Il faut appeler chaque membre de la communauté à ce besoin de préserver et toute préservation passe par la diversification.Il ne faut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier.Avec un don, l’aide offerte touche à tout : A la pauvreté, aux handicapés, aux aînés, à l’éducation, aux instances communautaires, à la jeunesse, à Israël, etc.Voilà un don qui va loin! LUS ; Bien que les résultats de la campagne sépharade soient en progression constante, on s’accorde à dire que nous n’avons pas encore fait le plein auprès de notre public.Quelles stratégies pensez-vous mettre en place pour optimiser les résultats?A.K : La question est très pertinente.D’après les chiffres, la campagne sépharade de l’Appel Juif Unifié est celle qui enregistre la plus haute croissance annuelle mais on aurait tort de se satisfaire de cela.Cela voudrait dire que l’on vient de loin.Nous ne touchons que 37% des ménages qui peuvent contribuer, il reste donc une large composante de notre communauté qui n’est pas au courant des services et du soutien qui est offert par la communauté à ses membres.Cette même étude nous démontre que pour ceux qui sont informés, le niveau de contribution est en deçà des niveaux de contribution observés dans la population juive at large.À salaire égal dans la communauté, on donne moins.Et ce n’est pas de la paresse.L’explication de ce phénomène réside dans un manque d’informations. COMMUNAUTE Notre défi sera de rassembler, d’informer et d’encourager la participation active de la communauté dans les différentes organisations et causes communautaires.Et si on le fait bien, et que l’on touche le coeur des gens, ils seront généreux.Y.E : Un des points importants de la stratégie est de capitaliser sur les efforts investis par les présidents sortants, de profiter de la vaste expérience d’une équipe aguerrie et dévouée.En tant que recrue de la campagne 2005, j’aimerais L’une des pièces maîtresses de notre stratégie est d’encourager le maximum de familles à venir avec nous en Israël.remercier les présidents sortants Camille Cohen, Alain Assouline, la grande famille de bénévoles ainsi que les professionnels Eda Lévy, Claude Benarroch etVera Zagury qui ont travaillé avec acharnement et succès.Ils sont notre source d’inspiration.Ensemble, main dans la main, avec Steven Gross et Elaine Dubrovsky, nous mènerons à bien cette campagne sous le signe de la détermination et de la réussite.Ensemble, nous ne formons qu’une communauté, motivée et dynamique.A.K : J’ aimerais rajouter que l’une des pièces maîtresses de notre stratégie est d’encourager le maximum de familles à venir avec nous en Israël lors des différentes missions, pour voir ce que l’on fait avec leur don.Et s’ils ne peuvent pas aller en Israël, nous les invitons à participer à des missions à Montréal (visite des différentes agences communautaires de la Fédération CJA).LVS : Comment envisagez-vous le rôle de la Communauté sépharade unifiée du Québec (CSUQ) dans le cadre de la campagne?Y.E : Il faut préserver et augmenter les dons réalisés les années précédentes, prioriser les besoins réels et grandissants d’une population qui traverse des périodes de vie difficile.Ces personnes ne pourront les surmonter qu’avec notre aide, notre implication et nos dons.Nous devons tous réaliser que ces gens bénéficient de l’aide offerte par les différentes agences de la Fédération CJA.A.K : Une des premières rencontres que j’ai eue quand nous avons entamé notre mandat était avec Robert Abitbol, directeur général de la CSUQ et David Bensoussan, président de la CSUQ.Le message de cette rencontre était que la campagne sépharade ne pourrait atteindre son plein potentiel sans l’appui total et inconditionnel de la CSUQ et de toutes les forces vives qu’elle peut rallier.Nous visons les mêmes objectifs que ceux de la CSUQ.Dans notre stratégie de campagne, qui repose sur le travail incessant de nombreux bénévoles, la CSUQ est l’une des adresses que nous privilégions pour encourager l’implication de nos sépharades dans les multiples Téléthons, appels à la population et pour articuler toute la stratégie de sensibilisation auprès de nos synagogues.Nous voulons aussi bénéficier de l’immense richesse culturelle qui émane de la CSUQ, en organisant des événements conjoints dans le cadre de la campagne.C’est à l’intérieur de la CSUQ et de ses constituantes dynamiques, que nous retrouvons le plus grand nombre de professionnels à qui nous demandons aide, support actif et enthousiasme lors des Téléthons et du Super Sunday, qui sont des moments clés de notre campagne.La CSUQ, par le biais de La Voix Sépharade, va aussi être un organe d’information crucial pour tout le déroulement de la campagne.Enfin, nous nous sommes lancés le défi de sensibiliser 500 nouveaux donateurs A et ce, avec l’aide précieuse du Bel Age.En conclusion, comme vous pouvez le voir, le rôle de la CSUQ est central dans la campagne, n Nomination à la Fédération CJA Nous avons le plaisir d'annoncer la nomination de M.Shlomo Toledano comme directeur de la Campagne de l'Appel juif unifiée à la suite du départ de Mme Kathy Assayag appelée à de nouvelles fonctions de vice-recteur à l'Université Concordia.Shlomo Toledano, n'est pas un inconnu dans notre communauté.Après avoir servi pendant 22 ans dans Tsahal, les Forces de défense d'Israël, il a été directeur de campagne pour le Keren Hayessod /United Israel Appeal successivement en Argentine et en France.Il est devenu par la suite directeur de mission et d'opérations du Keren Hayessod à Jérusalem.Shlomo Toledano a poursuivi sa brillante carrière en devenant directeur de la campagne européenne avec la responsabilité de la collecte de fonds pour l'Europe de l'Ouest.Il a été pendant plus de dix ans l'émissaire de Keren Hayessod/United Israel Appeal à Montréal.Shlomo, que l'on désigne affectueusement sous le sobriquet de Toli, connaît parfaitement la communauté juive de Montréal qu'il aime et qu'il admire pour sa générosité et son dynamisme.La Communauté sépharade unifiée du Québec lui adresse ses meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions ainsi qu'une excellente campagne 2005.n La voix sépharade | mars 2005 | 9 COMMUNAUTE • UNE ENTREVUE AVEC LE NOUVEL AMBASSADEUR DE L’ÉTAT D’ISRAËL AU CANADA, ALAN BAKER « Israéliens et Palestiniens avancent lentement sur un chemin plus prometteur » PROPOS RECUEILLIS PAR ELIAS LÉVY Conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères d'Israël depuis 1996, Alan Baker a été le témoin des principaux événements survenus sur la scène proche orientale au cours de la dernière décennie.Ce juriste réputé a participé, depuis 1993 -année de la signature des Accords d'Oslo-, à toutes les négociations israélo-palestiniennes.Il a été nommé cet automne Ambassadeur de l'État d'Israël au Canada.L'Ambassadeur Alan Baker nous a livré ses impressions et analyses sur l'état actuel des relations entre Israël et l'Autorité Palestinienne.Q : L'après Arafat augure-t-il une nouvelle ère plus prometteuse au chapitre des relations entre Israël et l'Autorité Palestinienne ?A.Baker : Il est indéniable que les Israéliens sont beaucoup plus optimistes depuis la mort de Yasser Arafat.Je suis aussi plus optimiste.Mahmoud Abbas et les membres de son équipe ne sont pas des inconnus pour nous.Nous négocions avec eux depuis une quinzaine d'années.J'ai été très impliqué personnellement dans les négociations qu'Israël mène avec les Palestiniens depuis 1993.J'ai passé des semaines entières avec Abbas et d'autres leaders palestiniens dans les hôtels et les résidences privées de plusieurs capitales du monde, où nous avons mené des pourparlers intensifs.Le fait qu'Arafat ne soit plus dans le paysage moyen-oriental est une nouvelle dimension très positive.Le leader palestinien était un obstacle à la paix.Il a toujours eu une influence très négative sur la dynamique de paix israélo-palestinienne.Sa disparition augure un changement important et tangible, qui accroît les possibilités potentielles de trouver un règlement équitable de ce conflit.Je suis optimiste.Mais, mon optimisme est dénué de naïveté.Nous devons être réalistes.Le terrorisme occupe toujours une place importante dans le psyché des Palestiniens.La violence, attisée régulièrement par des groupes terroristes palestiniens, continuera à sévir.Ce ne sera pas facile de l'éradiquer.Depuis des années, les Palestiniens promeuvent sans ambages, surtout auprès de leurs jeunes, une éducation de la haine contre Israël et les Juifs.Il faut absolument qu'ils mettent un terme à cette incitation à la haine.Il y aura des hauts et des bas.Mais, cette fois-ci, je crois qu'on avance lentement sur un chemin plus prometteur.Q : Le nouveau président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, aura-t-il l'autorité nécessaire pour désarmer les groupes terroristes ?A.Baker : Mahmoud Abbas a promis de lutter contre la terreur.Pour cela, il devra désarmer et neutraliser les diverses factions terroristes responsables des nombreux attentats perpétrés ces quatre dernières années contre des Israéliens innocents.Sera-t-il capable de juguler cette vague de terreur ?Toute la question est là.La nouvelle Autorité 10 | mars 2005 | La voix sépharade Photo : Howard Kev COMMUNAUTE Palestinienne a sa propre armée, qui comprend une importante force de police et de sécurité constituée de quelque 32 000 hommes.Israël considère que cette force de sécurité palestinienne a la capacité de mettre à l'épreuve son autorité pour désarmer les groupes terroristes et démanteler les ateliers où sont conçus des explosifs puissants ainsi que les pièces de métal utilisés par les kamikazes lors de leurs attaques contre des civils israéliens.Les services de renseignements israéliens ont fourni à l'Autorité Palestinienne toutes les informations relatives à l'emplacement exact de ces usines fabriquant de la terreur.Toute la question est de savoir si Mahmoud Abbas et son gouvernement seront capables de contrôler le Hamas et le Jihad islamique, organisations terroristes jouissant depuis longtemps d'une grande latitude d'action.La balle est désormais dans le camp palestinien.Q ; La reprise des pourparlers avec VAutorité Palestinienne facilitera-t-elle la mise en oeuvre du plan de retrait de Gaza et de quelques pans de la Cisjordanie concocté par Ariel Sharon ?A.Baker : Tout d'abord, il est important de rappeler que ce plan de retrait de Gaza est totalement compatible avec les Accords d'Oslo, paraphés en 1993 avec les Palestiniens, et avec la "Feuille de route", parrainée par la Communauté internationale.Ces accords préconisent un redéploiement israélien, plan.Si la situation sur le terrain continue à s'améüorer, si les actions terroristes contre Israël cessent et si les deux parties réactivent leur coopération, je crois alors que les choses évolueront positivement.Chose certaine, l'Autorité Palestinienne a tout intérêt à s'impliquer avec bonne foi dans les étapes devant mener à cette évacuation, afin que celle-ci puisse se dérouler sans heurts.Q : Ce plan de retrait de certains Territoires divise l'opinion publique israélienne.Beaucoup d'Israéliens craignent même des affrontements sanglants.Partagez-vous leur inquiétude?A.Baker : Le plan de retrait de Gaza a suscité un débat très émotionnel dans la société israélienne.Israël est une démocratie.Ce n'est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière, que les Israéliens débattent avec passion de questions qui, pour eux, sont d'ordre existentiel.On s'attend à ce qu'il y ait au cours des prochaines semaines une exacerbation des tensions et des émotions.Il y aura certes des mouvements de désobéissance civile, des manifestations, de la colère, des larmes.Il y aura peut-être des altercations entre les forces de l'ordre et les habitants des implantations refusant de quitter leurs maisons.Mais, ce sera la grande démocratie israélienne qui aura le dernier mot.Tout le monde sait qu'il ne peut y avoir de processus de paix sans sacrifices et concessions.Beaucoup de scénarios de politique- Nombreux sont ceux qui perçoivent cette barrière (.) pour opprimer les Palestinienset rendre leur vie quotidienne plus difficile.indépendamment d'un accord avec les Palestiniens.Ce plan de retrait de Gaza et de certains secteurs de la Cisjordanie me semble correspondre à un redéploiement des forces armées israéliennes.L'arrivée de Mahmoud Abbas au pouvoir facilitera certainement la mise en oeuvre de ce fiction ont été échafaudés ces derniers temps.Certains prédisent carrément une guerre civile en Israël.Je connais profondément la société israélienne.Même s'ils sont très passionnés politiquement, les Israéliens ont toujours été des démocrates invétérés et lucides.Le scénario terrifiant d'une guerre civile n'est pas plausible.Q : Le retrait de Gaza et de quelques implantations de la Cisjordanie est-il la première phase d'un plan global de rétrocession de tous les Territoires palestiniens?A.Baker : Le plan de retrait de Gaza et de quelques secteurs de la Cisjordanie est certainement une première étape qui, en principe, devrait favoriser la poursuite des négociations de paix avec les Palestiniens.Mais, force est de rappeler que négocier le tracé de nouvelles frontières ne signifie pas qu'Israël sera contraint de rétrocéder tout le Territoire de la Cisjordanie.Il faut que les Palestiniens soient conscients que tout agenda de négociation devra prendre très sérieusement en considération les impératifs en matière de sécurité d'Israël.Les concessions, de part et d'autre, ne pourront être faites que dans le cadre de négociations formelles et directes entre les deux parties.Depuis plus de quatre ans, les Palestiniens n'ont cessé de recourir à la violence et à la terreur pour forcer Israël à faire des concessions.Ils n'ont rien obtenu de concret.Seulement destructions et malheurs pour leur peuple.La seule voie pouvant mener à une entente équitable et viable est celle de la négociation.Q : Le gouvernement israélien envisage-t-il de démanteler la barrière de sécurité s'il parvient à conclure un accord de paix avec l'Autorité Palestinienne ?A.Baker : Ce qui m'a le plus surpris et désappointé dans le houleux débat sur la barrière de sécurité érigée par Israël, c'est le refus de la Communauté internationale de considérer cette barrière comme un élément de la lutte contre le terrorisme.Nombreux sont ceux qui perçoivent cette barrière comme un instrument pohtique utifrsé par Israël pour opprimer les Palestiniens et rendre leur vie quotidienne plus difficile.Rien n'est plus faux ! Cette barrière n'est pas irréversible.Si le terrorisme suicidaire palestinien cesse un La voix sépharade | mars 2005 | 1 1 COMMUNAUTE jour, il n'y aura plus aucune justification pour maintenir cette barrière.Le seul objectif de celle-ci est de prévenir les infiltrations de terroristes endoctrinés résolus à assassiner le maximum de civils israéliens.Une fois que les Palestiniens mettront fin à leur politique de terreur, Israël aura l'obligation de démanteler ou de déplacer cette barrière.Si un jour les deux parties parviennent à un accord, le tracé de la nouvelle frontière séparant les deux entités pourrait être le même que celui de la barrière de sécurité.Q : Quel rôle Israël souhaite-t-il que le Canada joue dans le processus de paix israélo-arabe ?A.Baker : Le Canada peut jouer un rôle important pour améliorer les relations entre Israël et l'Autorité Palestinienne.Le Premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, a invité le Premier ministre du Canada, Paul Martin, à s'impliquer plus activement dans le processus de paix.Depuis le début des négociations israélo-palestiniennes, le Canada a été très impliqué dans le Dossier des Réfugiés.Israël demande maintenant au Canada d'aider les Palestiniens à instaurer un gouvernement démocratique et soucieux du respect fondamental des droits de la personne.Nous sommes persuadés que le Canada peut aider aussi la société palestinienne sur le plan de l'éducation.Il peut apporter son expertise éprouvée dans les domaines de l'administration publique, du multilatéralisme, des relations harmonieuses entre diverses communautés pour aider les Palestiniens à rebâtir une société plus démocratique et plus prospère.Conscient de l'inefficacité des résolutions unilatérales de l'ONU, très hostiles à Israël, le Canada souhaite désormais que l'ONU adopte des résolutions plus pondérées et plus pragmatiques.Le désir exprimé par le Canada de s'impliquer davantage comme médiateur entre les Israéliens et les Palestiniens est, en grande partie, la résultante du travail remarquable et persévérant accompli au fil des années par l'admirable Communauté juive canadienne auprès des gouvernements qui se sont succédé à Ottawa.Q : Pour la première fois depuis sa création, l'ONU a commémoré, le 27 janvier dernier, un événement historique ayant trait à la tragédie de la Shoah.Cette initiative inédite onusienne favorisera-t-elle un dégel des relations, souvent acrimonieuses, entre l'Etat d'Israël et l'ONU ?A.Baker : J'ai eu le privilège d'assister à cette séance historique et mémorable qui s'est tenue aux Nations unies.Cet événement marquant, une première dans les annales des Nations unies, revêt à nos yeux une importance capitale.C'est Israël qui a été l'initiateur de cette Session spéciale des Nations unies commémorant le 6oème anniversaire de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz Birkenau.Nous avons demandé à plusieurs pays, dont le Canada, de parrainer cette Session extraordinaire.Un grand nombre de représentants de pays membres de l'ONU étaient présents, y compris plusieurs pays arabes -le Koweït, le Yémen, la Jordanie.Le représentant de l'Autorité Palestinienne a assisté aussi.Par contre, plusieurs nations arabes ont refusé de prendre part à cette cérémonie solennelle.Nous le regrettons.Cette Session historique a permis de briser la glace.Comme vous le savez, depuis de nombreuses années, les Nations unies ont toujours adopté une ligne très négative chaque fois qu'elles doivent examiner une question ayant trait à Israël ou aux Juifs.Cette Session est un premier pas encourageant.Israël souhaite que les Nations unies prennent l'initiative d'organiser tous les ans une cérémonie du Souvenir dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste.Instituer ce type de Mémorial annuel à l'ONU serait un gage ostensible d'ouverture à l'égard du peuple juif et de l'État d'Israël, a Nomination David Bensoussan La vice première ministre et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Anne McLellan, le ministre de la Justice, Irwin Coder, et le ministre d'État au Multiculturalisme, Raymond Chan, ont annoncé aujourd'hui la nomination de David Bensoussan comme membre du comité de 15 personnes à la Table ronde transculturelle sur la sécurité.La Table ronde sera un forum de discussion sur les nouvelles tendances et les faits nouveaux en matière de sécurité nationale.Elle favorisera grandement le partage d'informations sur les répercussions des questions liées à la sécurité nationale par rapport aux responsabilités et aux droits canadiens, et ce, entre le gouvernement et diverses collectivités.La Table ronde fournira également aux décideurs les moyens d'élaborer des politiques mieux éclairées en donnant un aperçu de la façon dont les mesures de sécurité nationale peuvent influer sur les diverses collectivités canadiennes et en encourageant le maintien de l'ordre civil, le respect mutuel et une compréhension commune, n 12 | mars 2005 | La voix sépharade FOUR VO* RÉCEPTION* FUTURE* DAN* LE* NOUVEAUX *ALON* DE OR HAHAYIM.^üLUAHi'tiïtîii rm-tr .M.C -LL Forfinifî Jtnj Ihc(^, ° i* K ¦/0 lA'f Ç ï 0\-Ço K^vi c*~f ï 0 ^ 7^3^ APPEL AUX AMIS DE LA RADIO UNE RADIO JUIVE À MONTRÉAL « Une radio est un instrument de communication immédiat.C'est aussi un facteur d'unification.Une radio juive de qualité est indispensable, H faut la développer pour faire face aux menaces qui pèsent sur le monde juif.C'est l'outil qui répond le mieux aux besoins de la communauté.» Jacques Tarnero, sociologue et chercheur au CNRS, auteur du film "Décryptage".Extrait interview Radio Shalom Montréal.AIDEZ NOUS À PASSER EN A.M.: Diffusée depuis 1999 sur un canal difficile à atteindre, voici venu le temps de participer à une merveilleuse aventure, la RADIO JUIVE À PLEIN TEMPS sur bande A.M.CRÉDIBLE : Radio Shalom est une RADIO INDÉPENDANTE et sans but lucratif, reconnue par Revenu Canada comme organisme de bienfaisance.Radio Shalom ne dépend d'aucun parti politique ni d’aucune organisation communautaire ou religieuse.AMICALE : Radio Shalom accompagne les loisirs de nos aînés, des personnes malades et de tous ceux qui sont contraints de rester chez eux.UNE RADIO JUIVE : Des radios communautaires émettent déjà sur les ondes : Radios Chinoise, Haïtienne, Portugaise, CKRK-Kahnawake, Grecque (Hellenic Voice Montréal), Vatican (Radio Maria), Arabe (Radio Moyen-Orient).Radio Shalom : UNE VOIX POUR SE FAIRE ENTENDRE ! CONVERGENTE : Radio Shalom, une radio POUR TOUS LES JUIFS ET LEURS AMIS, Juifs ashkénazes en majorité anglophones, Juifs séfarades en majorité francophones, Hassidim (Loubavitch, Breslav, Belz et autres), etc.AIDEZ RADIO SHALOM ! PAR VOS DONS et votre bonne volonté, vous contribuerez à une radio de qualité.(Des reçus pour fins d'impôts seront envoyés).COMMENT SOUTENIR UNE RADIO JUIVE SUR ONDES AM ?En devenant « Amis de Radio Shalom » Nous vous invitons à contribuer en remplissant le coupon à l'intérieur de l'enveloppe pré affranchie qui se trouve dans cette parution de La voix sépharade.MERCI pour Radio Shalom et pour l'ensemble de notre communauté ! Merci d'écouter déjà les informations et leurs commentaires sur Radio Shalom au 91,3 FM Sca (Canal secondaire de Radio Ville-Marie) ! La programmation est disponible en consultant www.radio-shalom.ca ou sur simple demande au 514-738-4100.Robert Lévy Président 14 | mars 2005 | La voix sépharade RADIO SHALOM MONTRÉAL • COMMUNAUTE Miroir sonore de la communauté La Communauté juive de Montréal n’avait pas eu, jusque là, d’organe d’expression radiophonique.Fondée le 2i avril 1998, Radio Shalom a commencé la diffusion de ses programmes 24 h/24 en août 1999 sur le canal secondaire (91,3 FM) de Radio Ville Marie.La programmation en français, anglais et hébreu offre des bulletins de nouvelles, des commentaires et des analyses ainsi que des revues de presse juive et israélienne, sans oublier des conférences-débats et des entrevues sur le judaïsme.Radio Shalom a ainsi métamorphosé l’espace médiatique de Montréal.Enfin! A-t-on envie de s’écrier, la communauté juive peut se targuer de posséder une radio.Tout le monde sait l’importance du rôle des médias dans le monde moderne, ces médias qui influencent et forgent en quelque sorte l’opinion publique.Les adversaires de l’État d’Israël l’ont compris depuis longtemps et s’en servent bien souvent dans la désinformation.Il est vrai que la démocratie accorde la liberté de parole, mais c’est une arme à double tranchant.Grâce à elle, les médias mal intentionnés travestissent la vérité : nous savons combien Israël et la communauté juive en font les frais au quotidien.Comment faire face à cette situation ?Comment dénoncer l’ignorance, le mensonge, le révisionnisme, la falsification et, parfois même, l’ignominie ?Comment combattre les détracteurs habituels et permanents des Juifs et de l’État d’Israël ?Comment rectifier les informations biaisées et les images tronquées ?Car c’est souvent dans une triste unanimité que les médias nous placent tous et toutes en situation de lutte constante pour redresser l’image déformée qu’ils donnent de nous.Cette tâche, ce devoir de vérité, incombe à chacune et chacun, mais également à la Communauté qui utilise déjà de multiples moyens d’actions.Dans cet ordre d’idées, Radio Shalom constitue un précieux outil de communication, un instrument efficace d’information et d’intervention.On peut considérer sans exagération que la création de Radio Shalom a été et est reconnue comme l’une des belles réalisations de la communauté.Plus loin que la nouvelle L’information ne se limite pourtant pas à la politique; elle concerne également le social, l’éducation, le culturel, le religieux, le communautaire.La radio contribue activement à répondre à ces besoins d’information et constitue un moyen de consolider les valeurs juives, de faire connaître les trésors du judaïsme, tant sur le plan rebgieux qu’éducatif.La radio a le pouvoir d’être un point de focalisation de toute la communauté et, en cela, contribue à sa cohésion.Par une diffusion rapide d’informations, Radio Shalom convie la communauté à des manifestations sociales, culturelles, religieuses, politiques auxquelles tous et chacun peuvent participer.La radio présente aussi un avantage en ce qui concerne la promotion des entreprises de notre communauté.Rapprocher la société québécoise juive et non juive Radio Shalom met du temps d’antenne à la disposition de personnes et de groupes d’autres confessions.La haine et la violence constituent des armes qui trouvent bien souvent leurs racines dans l’ignorance de l’autre.Une connaissance mutuelle favorise la paix et la concorde entre les humains.Radio Shalom diffuse un ensemble d’émissions traitant de divers sujets : culture, politique, social et communautaire, tout en réservant une place de choix aux émissions à caractère religieux.Par ailleurs, puisque nous sommes à Montréal, au Québec, il est tout à fait approprié de privilégier la langue française.Par ce truchement, Radio Shalom peut nourrir le dialogue entre la communauté juive et la société québécoise francophone non juive, favorisant ainsi un rapprochement chaleureux.Est-il vraiment nécessaire de revenir sur l’importance de Radio Shalom et de multiplier à l’envi les services qu’elle peut rendre ?Il est désormais impossible d’en minimiser l’importance.Le pouvoir de la radio peut d’ailleurs être bénéfique, tant pour la communauté juive que pour toute la collectivité humaine.Radio Shalom doit se faire un honneur d'utiliser ce pouvoir de manière honnête et, surtout, de façon éthique.Actuellement, les regards se tournent vers le C.R.T.C.-Conseil de la Radiodiffusion et des Télécommunications Canadiennes- qui examine la requête soumise par Radio Shalom afin d’obtenir une licence de diffusion sur la bande A.M.Nous sommes convaincus que nos espoirs ne seront pas déçus.Professeur Haïm Harboun â Psychologue, Rabbin et Directeur de recherches de l’Université de Provence, professeur de théologie juive à l’Université Laval et à l’Université de Montréal.Auteur de Profession Parents, La folie dans la tradition juive, Le mariage exogamique, A Les voyageurs juifs du Moyen-Age.Animateur de la série d’émissions traitant de l’enfance et des problèmes de l’adolescence sur les ondes de Radio Shalom Montréal et Radio JM Marseille.?La voix sépharade | mars 2005 | 15 COMMUNAUTE Le « faux-débat » de la rentrée culturelle de la CSUQ PAR SOPHIE JAMA Simon Durivage, modérateur de la conférence.Un panel de personnalités, animé par le journaliste québécois Simon Durivage, se réunissait au Centre Gelber le 21 novembre dernier.Il inaugurait la série de conférences organisée par la CSUQ pour sa rentrée culturelle.Le programme annonçait trois intellectuels de renom : Barbara Victor, une spécialiste des problèmes du Moyen-Orient, auteur, entre autres, de l’ouvrage intitulé Shahidas : Les femmes kamikazes de Palestine, Yoav Toker, correspondant en France de la Première chaîne de télévision israélienne, et Alexandre Adler, grande personnalité du journalisme français, déjà là en 2003 pour le même genre de manifestation.Malheureusement, cette année, Alexandre Adler s’étant désisté, il fut remplacé au pied levé par deux autres conférenciers, à savoir le professeur émérite de Sciences politiques de l’Université Concordia Henri Habib et le brillant Emmanuel Halperin, responsable du journal télévisé israélien et correspondant de RTL à Jérusalem.Le sujet du débat était double - à la fois l’islamisme et l’analyse des élections américaines - ce qui forcément rend impossible le maintien d’un fil conducteur cohérent.Est-ce aussi parce que les panélistes étaient plus nombreux que prévus et différents ?Toujours est-il que chacun y alla de son thème personnel sans que, hélas, l’auditeur, dans la salle, n’en retire beaucoup d’éléments nouveaux de compréhension.Yoav Toker prit la parole en premier et annonça qu'il parlerait du monde occidental face à la vague islamiste.Pour lui, les dix minutes accordées par Simon Durivage lui semblaient particulièrement longues, comparées aux trente secondes de télévision dont il dispose généralement pour tenter de changer la face du monde.La première interrogation proposée fut celle de la signification de la vague islamiste.Pour lui, la réponse est différente selon qu’elle s’appuie sur nos fantasmes ou sur la réalité politique ; qu’elle est analysée à Paris, à Montréal, à Bruxelles ou en Israël.Etant donnée la situation internationale, les problèmes intérieurs israéliens sont actuellement négligés et les personnalités politiques comme Ariel Sharon simplifiées.Par exemple, la moitié de la population israélienne, tout en se situant dans l’opposition, apprécie les actions de leur Premier ministre.De plus, il faut bien définir la notion de vague islamiste.La diversité européenne - son élargissement à vingt-cinq Etats, son manque de diplomatie ou de force militaire commune - fait qu’on est loin d’une vision unique.Donald Rumsfeld a opposé la vieille Europe à la nouvelle, celle composée des pays acceptant de participer à la guerre en Irak.Cette nouvelle Europe aura des opinions particulières, aussi, vis-à-vis de la menace islamiste.Enfin, la réélection de Georges W.Bush a suscité des débats presque extrémistes en Europe.Tout cet ensemble complique énormément les choses pour les communautés juives comme celle de l'Allemagne qui va bientôt être la plus importante d’Europe avec ses deux cent mille membres.Pour Barbara Victor qui enchaîna sur Yoav Toker, nombreux sont ceux qui n’osèrent pas avouer qu’ils voteraient pour Georges W.Bush.Ce n’est pas politically correct.Ariel Sharon subit le même traitement.A l’occasion des recherches effectuées pour son dernier livre, Barbara Victor se dit effrayée par les opinions de politique intérieure des Evangélistes américains (anti-avortements ou autres).Mais ceux-ci ont quand même fait alliance avec les Juifs.Ils envoient de l’argent et des soutiens à l’Etat d’Israël.Si bien que même si on ne partage pas les idées des Evangélistes, on ne peut nier que c’est une bonne chose.Le 11 septembre constitua un moment de lucidité pour l’Amérique.Il fut clair qu’Israël subissait la même tragédie terroriste et, cela, quotidiennement.Durant la campagne électorale américaine, John Kerry a fait l’erreur de déclarer au nom des Américains : « Nous ne sommes pas en guerre contre les terroristes : c’est une nuisance ».Pour Barbara Victor, c’est plus qu’une nuisance.Il s’agit d’une vraie guerre.Ainsi, aujourd’hui, le monde est-il divisé entre chaos et espoir.Certains ont encore tendance à penser que tous les malheurs du monde proviennent de l’attitude d’Israël.Espérons qu’après son retrait de la bande de Gaza, la misère (qui probablement demeurera) ne lui sera plus attribuée.En revanche, il est temps de prendre conscience que les Islamistes -capables de décapiter des innocents - ne sont rien d’autre que des psychopathes.Barbara Victor conclut qu’il est temps d’oublier le politically cornet.Elle remarque que malgré ses nombreux amis qui ont nié avoir voté pour Bush, celui-ci a quand même gagné.Emmanuel Halperin prit ensuite la parole et fit remarquer que les Juifs 16 | mars 2005 | La voix sépharade COMMUNAUTE De gauche à droite Henri Habib, Yoav Toker, Barbara Victor et Emmanuel Halperin.-U -üj H 'o sont aujourd’hui entourés de barbelés en Israël.La différence entre ces barbelés-là et ceux d’il y a soixante ans, c’est qu’ils sont construits par les Juifs.Cette thématique de la séparation, Israël ne l’a pas voulue.L’Etat d’Israël fut créé dans la perspective d’une existence pacifique avec ses voisins.Aujourd’hui la séparation est nécessaire car les Israéliens sont menacés physiquement.Pire que cela, la menace n’est pas seulement existentielle, elle porte aussi sur l’essence même d’Israël, c’est-à-dire sur sa légitimité : la possibilité d’une présence non musulmane sur ce petit territoire.Il y a toujours eu une composante religieuse au conflit.Par exemple, lorsqu’en 1977, Sadate se rendit en Israël, à la question qui lui fut posée : « pourquoi voulez-vous qu’Israël cède tous les territoires ?» il fit cette réponse : « parce que notre terre est sacrée ».Ce n’est pas là une prise de position nationaliste mais une posture inhérente à l’islam.Sur ce territoire, la souveraineté ne peut pas être juive, chrétienne ou bouddhiste., elle ne peut être que musulmane et l’islam est une religion universaliste.En revanche, les valeurs du judéo-christianisme sont celles de la démocratie, du dialogue, du doute, du réalisme.L’islam ne les partage pas.Il faut évidemment distinguer islam et islamisme, car la plupart des Musulmans sont modérés comme vous et moi, dit Halperin en s’adressant au public.Mais la question est de savoir qui détient le pouvoir.Des régimes modérés comme le Maroc ou la Jordanie se défendent, eux aussi, contre l’islamisme.C’est pourquoi ils sont amenés à des concessions verbales voire à des compromissions avec l’islamisme.Lorsque à Camp David, Shlomo Ben-Ami proposa de renoncer à la souveraineté sur le Mont du Temple au profit des Palestiniens, avec pour seule condition qu’il n’y ait pas de fouille archéologique sur les lieux considérés comme sacrés par les Juifs, la réponse de la délégation palestinienne fut un non catégorique.Et pourtant, ils n’étaient pas islamistes ! Pour eux, même si on parle de Mont du Temple depuis au moins deux milles ans, il n’y a pas de lieu sacré juif sur l’esplanade des mosquées.C’est donc un refus de reconnaître la réalité de l’autre.Le dialogue est très difficile quand les Palestiniens rejettent le point de vue des Israéliens.Depuis le début du conflit, pas un seul responsable palestinien n’a dit : « Oui, nous acceptons que les Juifs aient un Etat souverain dans cette partie du monde » ! Cette phrase n’a pas été non plus prononcée par un seul dirigeant arabe ! Comme ce droit n’a été admis par personne dans le monde arabe, on comprend qu’Israël soit aux premières loges de l’information.Henri Habib enfin, le dernier des panélistes, recommanda de ne pas regarder vers le passé, mais vers l’avenir.D’après lui, deux feuilles de routes se présentent, qui mèneront soit à un choc des civilisations soit à une unité sur la planète.Pour expliquer son point de vue, Henri Habib se proposa de faire la liste des moments historiques qui ont conduit à la situation internationale actuelle.Tout d’abord, la chute du communisme en 1991 fut un immense bouleversement.De 1947 à 1991, on avait affaire à un monde bipolaire avec un tiers des nations du monde qui prenaient part à l’un ou l’autre camp.Depuis 1991, cette division idéologique n’est plus.La désintégration de l’Empire soviétique a fait apparaître une nouvelle Russie et une seule puissance, les Etats-Unis, qui domine la politique internationale.Ensuite, il faut considérer la révolution technologique qui nous transporte aujourd’hui dans un village global.La communication est instantanée.Des chaînes de télévision d’information comme CNN diffusent vingt-quatre heures sur vingt-quatre.La chaîne Al Jazira est suivie par quarante millions de personnes dans le monde ! Parallèlement, on assiste à une évolution du régionalisme.L’Etat nation que nous connaissons depuis 1848 est remis en question.Le traité de Maëstricht a créé une Union européenne renforcée.Le Deutsch Mark et le Franc ont disparu et l’armée allemande a participé à la parade du 14 juillet en France, deux faits inimaginables il y a peu de temps.L’Union Européenne, avec ses vingt-cinq Etats, se renforce et pèse dans les choix des Etats-Unis.Quand les Etats étaient isolés, sans communications possibles entre eux, ce choc dont nous sommes menacés ne risquait pas de survenir.Mais aujourd’hui, beaucoup de groupes résistent à tous ces changements, dont les fondamentalistes.Selon Henri Habib, il faut respecter leur point de vue qui est celui du maintient des bases.Ainsi conclut-il par ce déchirement et les deux routes devant lesquelles nous nous trouverions : l’une mène vers plus d’unité et l’autre au choc — défini par Huntinton - des civilisations islamistes et chinoises contre l’Occident.Il est plusieurs islams dont celui de Ben Laden.Aujourd’hui, c’est celui-là, l’islamisme, qui menace le monde occidental.Difficile de trouver une base de discussion commune dans ces quatre conférences, somme toute, intéressantes mais mal coordonnées.Un débat auquel participa le public suivit ensuite, animé agréablement par Simon Durivage.Espérons que pour la prochaine rentrée culturelle, nous pourrons compter sur la présence d’un programme réfléchi et maintenu qui présentera un vrai débat, c’est-à-dire l’exposé de positions différentes et argumentées sur un seul sujet commun.?La voix sépharade | mars 2005 | 1 7 Réseaux Serveurs Sécurité et plus Travail rapide et de qualité * Plus de 10 ans d'expérience Certifié Cisco, Microsoft, Novell et Citrix ell: 514-378-7509 Consultant Informatique Téléphone: (514) 868-1001 Télécopieur: (514) 868-1002 E-mail: danielm.ouaknine@qc.aira.com DANIEL MEYER OUAKNINE NOTAIRE / NOTARY 1010 Sherbrooke Ouest Suite 2505 Montréal, Qué.H3A 2R7 Maison D’argent *s?Devises Étrangères Foreign Exchange Métaux Précieux Precious Metals Gabriel SEBAG Prés.Taux Corporatif - Livraison Corporate Rates - We deliver (Nettoyeur ftflssE-nrr¥ • CLEANER • -Semigros • Tenue de gala • Hôtel 368, Sherbrooke O.(Coin Bleury) Tél.: (514) 842-4411 Montréal, QC.H3A 1B2 Fax: (514) 842-4499 'If’C .Michel et Isidore Ohayon 707 Lucerne, Ville Mont-Royal Tel.: 514.731.5455 Montreal, Qc.H3R 2H7 HEVRA KADISHA de Rabbi Shimon bar Yohay Confrérie du dernier devoir t URGENCE ?Appeler M.David Benizri 11.: 824-7573 8113 rA fV^ lÿimrÆ-: tm.vmf'nr-mrjru-', R nnr>rtT.rKm111ma ünauté communautaire à Beaconsfïeld avec des lots à prix très abordables.Pour toute information appelez Gisèle Azoulay au 733-4998 poste 3135 Eva Hazan MA.LLB, DDN Notaire - Notary 400, Laurier Ouest Bureau 501 Montréal, Québec H2V 2K7 Tél.: 514-272-2212 poste 226 Fax 514-272-2217 evahazan@qc.aira.com 18 | mars 2005 | La voix sépharade EMPLOI JUIF MONTRÉAL / PROMONTREAL ENTREPRENEURS • COMMUNAUTE Mediagrah : un success story montréalais qui nous plaît PAR EMMANUELLE ASSOR '('em Emploi juif Montreal jrwith Employment Momrc-al Établi il y a déjà cinq ans par la Fédération CJA et les deux leaders communautaires James Alexander et Stephen Bronfman, le programme PME (Pro Montréal Entrepreneurs) bat son plein.Offrant à ses participants un financement maximal de 50 000 $, remboursable sur une période pouvant aller jusqu’à 5 ans, ce fonds aide de jeunes entrepreneurs âgés entre 18 et 35 ans à démarrer à Montréal une compagnie ou à solidifier une jeune compagnie existant depuis moins de deux ans.Pour être accepté au programme, il suffit de rencontrer Mme Rachel Chemtob, directrice de Pro Montréal Entrepreneurs (PME), de lui fournir un plan d’affaires solide, d’avoir une idée novatrice et de vouloir tenter sa chance sur le marché Nord-américain.Depuis ses débuts, le programme a permis à plusieurs jeunes Juifs de rester à Montréal au lieu de quitter «La Belle province» pour s’aventurer en Ontario où les opportunités d’affaires semblent plus alléchantes.Au nombre des projets qui ont été financés, la compagnie Mediagraph se démarque par un franc et rapide succès.Ses fondateurs, le couple Orit Tolédano et David Sellam, sont de jeunes Israéliens qui, récemment établis à Montréal, ont décidé de lancer un projet qui leur tenait à coeur depuis longtemps.En bref, leur compagnie se spéciabse en impression numérique grand format sur textile, ce qui permet de créer des bannières promotionnelles (comme celles que l’on voit à l’extérieur des bureaux de la Fédération CJA) de toutes sortes.De plus, Mediagraph a inventé un support à bannière en aluminium, ultra léger, facile à emporter et versatile.Ce présentoir unique s’appelle Mediaflex, il pèse seulement 1,5 kilos et se vend dans tous les secteurs du marché (points de vente, conférences, expositions).Depuis septembre 2002, Mediagraph n’a cessé d’obtenir de nouveaux contrats.En commençant par Axxara puis Jean-Coutu et La Baie, sa liste de gros clients ne cesse de s’allonger.Et satisfaits, ils reviennent, se passent le mot et le téléphone ne dérougit pas chez Mediagraph.La raison de ce succès : un bon plan d’affaires, une aide financière bien appréciée de Pro Montréal et deux entrepreneurs déterminés, croyant en leur produit.«La force de Mediagraph est que nous offrons un produit et un service dont tout le monde a besoin car sans promotion une compagnie n’existe pas» affirme Orit Tolédano.Agée de 32 ans, Orit a déjà beaucoup voyagé avant de faire de Montréal son port d’attache.Ses expériences en France, en Afrique du Sud, à Montréal où elle a résidé et étudié au Collège Lasalle avant de faire son Aliyah en 1996, ont forgé son caractère.Elle a la trempe des chefs d’entreprise les plus fonceurs car rien ne semble lui faire peur.Orit et son mari David planifient, organisent, dirigent et gèrent la compagnie comme une équipe entière le ferait.Avec le concours de quelques employés, ils s’occupent de l’administration, des ventes, des achats, des comptes, de la publicité, de l’imprimerie, du site Internet, des nouveaux clients, outre une vie de famille trépidante, car ils ont déjà deux enfants.Pas de temps pour les sorties et la flânerie: «nous sommes très branchés travail et famille» confie simplement Orit.En deux ans, la compagnie a fait ses preuves.Sa force réside non seulement dans son efficace gestion mais dans la mise en avant de services intégrés : Orit et David s’occupent autant de l’impression numérique que de la livraison finale du produit au client.Ainsi tout est fait chez Mediagraph, ce qui facilite un processus qui pourrait être long s’il était réparti entre plusieurs intervenants (graphiste, imprimeur, fabricant de tissus, etc).Inutile de dire que rien n’est laissé au hasard par Orit qui répond même au téléphone pendant qu’elle signe un bon de commande de FEDEX! Et pour l’avenir, de nombreux projets, des clients toujours plus nombreux et peut-être même une réceptionniste pour prendre les appels pendant qu’Orit et David prennent des vacances bien méritées.Pour plus de renseignements sur Pro Montréal Entrepreneurs, veuillez appeler au (5M) 345~2^25 011 envoyer un courriel à : rachel.chemtob@jemmontreal.org Pour des informations sur Mediagraph: wwiv.m-graph.com ProMontreal Entrepreneurs est un programme d’Emploi Juif Montreal, a PROMONTREAL ENTREPENEURS La voix sépharade | mars 2005 | 19 COMMUNAUTE • LA HEVRA KADISHA DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC Le sens de Pour David Benizri, haver de longue date et responsable de la confrérie du dernier devoir, la hevra kadisha constitue une seconde famille.Il faut préciser que le responsable de la Hevra kadisha de Rabbi Shimon BarYohaï, descend d’une lignée de haverim de la Ville de Fez dans son Maroc natal.Installé à Montréal depuis 1982, David perpétue cette tradition et nous explique quelques uns des aspects de son fonctionnement.En quelques mots, pouvez-vous nous décrire le rôle de la Hevra ?Dans le cas qui nous occupe, la Hevra kadisha de la CSUQ qui fut fondée par feu Elias Lévy Z.L, et dont le paquid est M.Moïse Amselem, a pour mission essentielle d’accomplir une des mitzvot les plus importantes du judaïsme et également la plus désintéressée.Accompagner les derniers jours et ce jusqu’au dénouement final d’une personne qui est au chapitre de la mort.Prodiguer conseils et réconfort à sa famille, s’occuper ensuite du corps du défunt, la tahara, et finalement assurer la lecture des tehilim lors des funérailles voilà ce qui constituent l’essentiel de nos tâches.Notre service, il faut le préciser, fonctionne jour et nuit, sept jours sur sept et tous nos membres sont des bénévoles.Combien de haverim font partie de la confrérie ?A l'heure actuelle la Hevra compte près de vingt-cinq hommes et une dizaine de dames, tous bénévoles.Je tiens à souligner ici, avec fierté, que nous comptons une dizaine de jeunes qui participent pleinement à notre mission.Ceci me rassure car à mon sens cela 20 | mars 2005 | La voix sépharade la Mitzva signifie qu’il y a une relève de la garde.Je tiens également à affirmer que toutes ces personnes sont d’une grande piété et très pratiquantes, autrement dit que notre Hevra peut se targuer d’être cachère à 100%.Il est bon de mentionner que, lors du transfert de corps pour des funérailles en Israël, nous avons reçu des félicitations des autorités religieuses de ce pays en regard de l’excellence du travail accompli par nos haverim dans le respect strict de nos halakhot.Comment est-ce qu’un membre de la Hevra, appelé au chevet d’un malade, peut-il déterminer que ce dernier requiert un soutien spirituel ?La Torah nous enseigne qu’il y a 72 façons de mourir, il y a des signes, des simanim qui ne trompent pas et dont nous tenons compte, comme par exemple le rythme respiratoire, le visage, la couleur de la peau etc.En Cette mitzva, je le répète est la plus noble de toutes, elle relève du Hessed vé Émeth, puisque la personne à qui elle est rendue ne pourra pas remercier celui qui l’accomplit.fonction de ces signes, nous déterminons la proximité ou non du dénouement final et, face à l’un ou l’autre de ces cas, nous prenons les dispositions nécessaires pour assurer une permanence.Il est essentiel qu’il y ait au moins un haver pour veiller, et surtout que la Keriat Shema soit prononcée quand la personne rend l’âme.Il est important de rappeler que cette tradition de la Hevra est strictement sépharade et que nous nous devons de la perpétuer.Cette mitzva suprême nous la devons à l’Eternel qui prit soin du corps de Moché Rabbenou lors de son décès.Cette mitzva, je le répète est la plus noble de toutes, elle relève du Hessed vé Émeth, puisque la personne à qui elle est rendue ne pourra pas remercier celui qui l'accomplit.C’est dans ce sens que je souhaite sensibiliser notre communauté au dévouement de nos haverim.Comment est-ce que sont perçus les haverim lorsqu’ils doivent évoluer dans un milieu hospitalier non juif ?Cela se passe de manière très correcte.En effet, les administrations des hôpitaux non juifs sont au courant des pratiques religieuses de notre communauté et nous laissent accomplir notre devoir sans entraves et dans le respect de nos traditions.Je tiens à rendre hommage à l’esprit de collaboration et de respect mutuel qui prévaut dans notre approche auprès des responsables hospitaliers.Est-ce que vous souhaiteriez passer un message auprès de la population sépharade ?Oui : Considérer avec bienveillance et respect les membres de notre Hevra et pourquoi pas être fière du travail magnifique qu'ils accomplissent dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles.David Benizri Cell: 824-7573 Domicile: 488-8113 Après 17I1: 731-3334 13 INC TOYOTA FACILE COROLLA Louez à partir de par mois » ss\ ECHO HATCHBACK Louez à partir de par mois TOYOTA I JEAN ALLOUL GERARD AZOULAY ISIDORE FHIMA DIDIER ZIRI CHARLES SOUSSAN LE PLUS VERS VOTRE Détails sur place Joyeuses Fêtes de Pessah ! 329-0909 TIYIT1 Vous êtes peut-être admissible à une allocation jusqu'à 1 000 $ 9390 BOULEVARD PIE-IX, MONTRÉAL (QUÉBEC) | TOYOTAPIEIX.COM | ACCèS(©TOYOTA COMMUNAUTÉ • SERVICES COMMUNAUTAIRES DE LA CSUQ Tournoi de soccer Yom Ha’atzmaout: plus qu’un tournoi, un lieu de rassemblement Cette année, la tradition du tournoi de soccer de la CSUQ, à l’occasion de Yom Ha’atzmaout se perpétue.Pour la 8ième année, ce tournoi réunira 6 équipes d’ici et de l’étranger, pendant plus d’une semaine, du 17 au 22 mai 2005.Au programme : deux équipes locales de plus de 18 ans (Maccabi Canada Soccer Team), une équipe spécialement venue de Ma’alot-Tarshiha en Israël, et la participation d’équipes du Mexique, de New York et de Toronto qui seront bientôt confirmées.Ce tournoi international se déroulera comme les années précédentes pendant les festivités autour de l’Etat d’Israël (Marche de Jérusalem, Festival israélien, etc).On prévoit une grande fête dans le parc en face du YMHA avec les dignitaires des pays invités et les représentants de la grande communauté 22 | mars 2005 | La voix sépharade PWl " ¦ .SV -vdSi • c *• p.50 Ces deux grands génies de l'Histoire universelle ont vécu à une époque où un dialogue franc et ouvert entre les religions du Livre n'était pas un vœu chimérique, mais une réalité tangible et quotidienne."Je voulais aussi montrer qu'un très grand penseur musulman et un très grand penseur juif avaient dialogué ensemble et étaient très proches l'un de l'autre.Le dialogue est imaginaire, mais les pensées de ces deux esprits ingénieux et la proximité existant entre celles-ci ne sont pas imaginaires.Ils ont pu se rencontrer.En tout cas, il est clair que leur idées se sont rencontrées".Bruno.J'ai pensé qu'il valait la peine de raconter cette grande saga humaine et intellectuelle de façon romanesque et pas seulement de façon scientifique.Je voulais surtout montrer que ces deux personnages extraordinaires que sont Maïmonide et Averroès avaient beaucoup de choses en commun", explique Jacques Attali en Paris.entrevue depuis son bureau de 48 | mars 2005 | La voix sépharade “£,e(fiiGfénJJUN'~0,:i D|T7VD uw-r la manigance Shkkxikh au Bd Agence T) 'assurance Rimock Inc.Simon 'Rimock Courtier - Broker 6900 Boul.Décarie Bur#344A Montréal, Québec H3X 2T8 rimock(u)assuranccrimock.c
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.