Jeunesse et hérauts, 1 janvier 1949, samedi 1 janvier 1949
b-22S f IDES mmsm FRERES DES ECOLES CHRETIENNES Volume XXXV, Numéro 9 1er janvier 1949 949, RUE COTE, MONTREAL (1) ;ïw*fSSà ^ .4 { 1 'émÈ mm > : fj jffÉgËj ëm 2 Mllo! Mlle! DATES A RETENIR JANVIER 194» CALENDRIER RELIGIEUX Le 1er, par une bonne communion, je vais souhaiter La Bonne Année à Jésus.Je n’oublie ni parents, ni supérieurs, dans mes souhaits.Le 2: le Saint Nom de Jésus.Jamais je ne le blasphémerai; je réparerai pour les inauvai-ses paroles.Le 6: L’Epiphanie.Quels présents vais-je offrir à Jésus aujourd’hui ?Lè 7: Prëihier Vendredi dû mois.Fervente communion pour que le Sacré-Cœur bénisse ma nouvelle année.Le 9 : fête de la Sainte Famille.« Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit et ma vië.» Du 16 au 25: Neuvaine de la Vocation, au T.S.Enfant Jésus.Moyens de connaître sa vocation: la prière, la réflexion, le conseil.Lè 26: Fête de la Translation des Reliques de Sàint-Jean-Baptiste de La Sallè, à Rome.Lè 31: Saint Jean Bosco, un véritable apôtre de l’enfance et de la jeunesse, lui aussi.CALENDRIER PATRIOTIQUE 1743, le 1er janvier: La Vérandryê découvre les Montagnes Rocheuses.1662, le 4 janv.: Naissance, à Montréal, de Jeanne Leber.1643, le 6 janv.: Maisonneuve porte une croix sur le mont Royal.1666, le 9 janv.: Courcelle part de Québec pour le pays des Iroquois, avec 600 soldats.1705, le 15 janv.: Expédition de Subercase contre les Anglais de Terre-Neuve.1879, le 17 janv.: mort d’Octave Crémazie, au Hâvre (France), où il vivait depuis seize ans.1799, le 22 janv.: naissance de Ludger Du-vernay.Il fonda la Société St-Jean-Baptiste dont la devise est « Nos institutions, notre langue et nos droits ».1627, le 25 janv.: mort de Louis Îîébert, le premier colon canadien et un grand chrétien.En 1918, Québec lui élevait uh monument.1673, le 26 janv.:' mort dù Père Jérôme La-lemant, supérieur des Jésuites en Nlle-France et rédacteur des Relations.1871, le 29 janvier, mort de Philippe Aubert de Gaspé, Pautèur des Anciens Canadiens; il avait 85 ans.RÉDACTION ET ADMINISTRATION : Frèré M.-Cyrille, é.c.— Frère Majorique, é.c.— Frère Marie-Paul, é.c.Frère Placide Vermandere, c.s.c.— M.Roland Canac-Marquis.JEUNESSE ( .Approuvé par , liai.Son Ex.Mgr l'Archevêque de Montréal.ABONNEMENT t Pour 10 exemplairei ( 5 mois), Canada : $1.00 — Étranger : $1.15.t B) Pour 20 exemplaire! (10 mois), Canada : $2.00 — Étranger : $2.25.Les abonnementi commencent en SEPTEMBRE ou en FEVRIER.— GRATIS : Un exemplaire par dix abonnementt i la même adresse.LES FRÈRES DES ÉCOLES CHRÉTIENNES, 949, Côté, Montréal — PLateau, 9066.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postés, Ottawa.(S 1 %c Jour t>e I’Bn (( Demain, nous fêterons le premier jour de l’An )) Disait un bon grand-père à ses petits enfants._ (( Allez tous en dormant, achever cette année, « Car c’est l’heure où Jésus commence sa tournée.« Ce soir, en vous couchant, étendez votre bas; « L’Enfant-Dieu va passe!: ne vous réveillez pas ».Le souper terminé, pleins de cette espérance, Ils suspendent leur bas à la muraille blanche.Chacun va se blottir en son petit lit blanc, Puis le sommeil s’abat sur leur front doucement; Des rêves angéliques environnent leur tête Leurs yeux, à demi clos, croient déjà voir la fête.Et quand l’antique horloge à la bien grave voix, A tinté ses cinq coups, tous courent à la fois, En ce matin de l’An, auprès du vieux grand-père Qui bénit tendrement sa famille en prière.Armand Proulx i 1 ü A tous ses lecteurs et amis Ü g i t JEUNESSE .1 K H g offre ses voeux pour une I g g Bonne, Heureuse et Sainte Année 1949.'r La Rédaction CHAPITRE QUATRIÈME 1E FRÈRE BËNILDE fut quarante années durant petit — maître d’école dans les classes populaires et gratuites, le poste privilégié du cher Frère, qui est surtout le Frère des humbles, des ouvriers, des pauvres .Vie terne, sans relief.Il n’eut d’autre auréole que la poussière des classes et de la cour de récréation, poussière soulevée par de nomberux petits campagnards.C’était bien “LE TERRIBLE QUOTIDIEN ET LA VIE EN GRISAILLE," dont parlait Fie XI.Les jeunes enfants sont les préférés du Frère Bénilde.Ils l’écoutent comme le bon Dieu.Sa classe est une mission perpétuelle.Tout son enseignement, pénétré de l’Evangile, ne vise qu’à sauver les âmes.Le Maître s’y trouve heureux.Il dira: “ Je serais volontiers resté toute ma vie Frère de petite classe.” 11 La plus belle profession, enseigne le grand et savant saint Thomas, c’est celle de l’homme qui distribue la Vérité à ses semblables et les approche de Dieu, en les élevant.” Il fut quarante ans maître d'école, enseignant les pauvres, les moins intelligents de préférence. 5 £ïen.c/ie, an aLen cner cunt, SOIS bon.« Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais'tr« vaille à vaincre le mal par le bien ».Extraordinaire ma-iut-être, mais manière certaine dans ses résultats.Dans la série des huit béatitudes, Jésus avait dit: « Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre ».Tout autour de nous, la force triomphe ! force physique, force de Vargent, foice de l'audace sans frein, force de la brutalité.Qui pourtant pourrait croire en elles Ÿ Comme moi tu les as vues tour à tour s'écrouler.On bravait la terre et le ciel même.Un terrible point fend l'air comme s'il en était le maître, subitement on pâlit, on tremblotte, on n'a pas le temps de demander ce qui se passe, tout échappe, tout tombe.Et c'est ça, la force ?Compter sur l'argent f Combien de désastres financiers prouvent aujourd'hui à ceux-là qui y croyaient que là n’est pas la vraie force.Oui, l'argent a-t-il jamais rendu heureux Ÿ .La force de l'audace et de la brutalité f .Crois-hi que cette force-là puisse toujours réussir f Tu le sais toi-même.Quand tu assistes à une victoire injuste, tu te dis: Son tour viendra.K T'U ne crois pas en ces forces, mais est-il arrivé un jour de t'emporter et te croyant très fort, d’aller tenir tête à quelqu’un, et puis de rester là, bouche bée ?Un regard et tout a été démoli.Tune sais plus, tu ne veux plus.tu as honte-.Tu te croyais fort, mais tu as été vaincu parce que tu as rencontré plus fort que toi, la DOUCEUR.Souviens-toi d’un François de Sales, d'un Vincent de Paul, d’un Jean Bosco.Ils ont été puissants parce que bons.Pourquoi ne ferais-tu pas comme eux.Il est si facile d’être bon ! Enlève de ton cœur tous ces petits ressentiments, oublie tes goûts de temps à autre pour penser à ceux de ton entourage, et puis pardonne ce rire qui t’effrite l'oreille, ce langage qui t’agace et te recule à distance, cette démarche qui ne te va pas, ce regard que tu ne peux supporter, pardonne ça\ .si tu voyais les traits si doux du Maître qui est là.Oublie que tu es un tel, et pense que par la grâce sanctifiante tu as la vie divine en toi.Tu n’as plus le droit d’aimer comme un homme, tu dois aimer comme Lui aimait.Sa bonté pour tous.Lui ne s’arrêtait pas à.un accent trop fort, a une allure trop brusque.Lui, Vinfiniment délicat voyait autre chose que ça.Pourquoi ne regardes-tu pas avec Ses yeux f Tu te donnerais tant à tous.a/ru &uiccres PB PA131* • : % «f V / .¦V •“ Juillet met les œufs dans leurs coques: Août sur les épis murs y s'endort.Septembre aux grands soirs équivoques Glisse partout ses feuilles d'or.?C’EST LE TEMPS DE RIRE — Dis, papa, c’est-y vrai que nous avons été faits avec de la poussière ?— Oui.— Et les nègres ?— Les nègres aussi 1 — Mais alors, dis, avec de la poussière de charbon 1 11 ?Paul, voici une poire ; coupe-la en deux.Tu donneras poliment le plu^ gros morceau à ta sœur.Paul prend la poire et le couteau et les donne à sa sœur en lui disant: Alors, ce>upe-la toi .?* M.le Maire visite l’école du village.Voulant prouver aux enfants qu’il est un homme instruit, il pose cette question: « Qui peut me dire ce que c’est que « rien » ?Silence général ! Enfin, une voix timide s’élève: « C’est ce que vous m’avez donné l’autre jour pour avoir fait votre commission.» * ?* Alors avec ce simple canif, je me précipite sur le lion et je lui (foupe la queue.— Mais pourquoi ne lui avez-vous pas coupé la tête ?— Impossible, un autre l’avait fait avant moi.?On essaye à Suzette une petite robe sans manches.— Mais, s’écrie-t-elle, je vais m’enrhumer les bras ! ?Octobre a toutes les colèresy Novembre a toutes les chansons Des ruisseaux débordant d'eau claire Et décembre a tous les frissons ! Un peu fatigué le grand-père s’est endormi dans le salon et.ronfle.Alors le petit Paul dit à sa mère: — Ah ! Maman, tu entends ?grand-père dort tout haut. t 13 W_ ¦ ^ .is L Questions et Réponses ^, Q.— Une bonne vache laitière donnera combien de lait en un an ?R.— Environ 400 gallons de lait.Q.— Les cheveux poussent-ils vite ?R.— Le cheveu allonge de 34 à 34 de pouce par mois, suivant la sève capilla're de l’individu.Q.— Pour bien repasser faut-il que le fer soit pesant ?R.— Un fer à repasser de trois livres pressera les vêtements aussi bien qu’un autre de huit livres.Ce qui compte le plus c’est la température du fer et le degré d’humidité du linge.' fX -jff Q.— L’eau salée gèle-t-elle ?R.— Tout liquide gèle pourvu que a température soit assez basse.L’eau salée prend plus de temps à geler que l’eau douce.•tr——«SS5SS*——jf» Q.— Quelle est la plus petite circonférence du globe terrestre ?R.— En passant par les deux pôles nous aurons 24,860 milles.—«sggsa» f» Q.— En quelle sorte de bois était la croix de Jésus-Christ ?R.— D’après les reliques de la sainte Croix c’est du pin.Q.— Y a-t-il plus de femmes ou d’homme* qui vivent plus de cent ans ?R.— Il y a deux fois plus de femmes.•*,——*- Q.— Depuis quand la gomme à mâcher existe-t-elle ?R.— Ce Sont les Américains qui ont mis la gomme à mâcher sur le marché en 1885.Aujourd’hui on mâche en moyenne par personne 130 tablettes de gomme par année.Les E.U.à eux seuls emploient sept fois plus de gomme que tout le reste du monde.Q.— Combien compte-t-on de parties différentes dans un cadran ordinaire ?R.— Au moins 150 parties, S.Y.P.croyez-moi sur parole, ne défaites point votre cadran.>n ¦ .«isagMi»-¦ ¦ i E retour à VEcole après avoir passé les Fêtes dans vos foyers, ü est à espérer que vous avez pris quelques résolutions, car ü est d'usage au début de Vannée de prendre des résolutions.Il est probable que vous en avez déjà formulé quelques-unes, mais avez-vous pensé inclure dans ces résolutions le ferme propos d'être en tout e partout prudents ?Sinon, vous avez omis un point prédominant l Alors, si vous le voulez bien, nous allons tous ensemble prendre Vengagement solennel de veiller à notre propre sécurité et à celle de nos semblables.Ce sera là la meilleure manière de commencer l'année.Si vous réalisez les engagements qui suivent, ce sera pour vous le gage d'une année de bonheur: JE VEUX être propre et observer les préceptes de l’hygiène.JE VEUX pratiquer les Premiers Secours aux Blessés pour rendre service à mes semblables.JE VEUX prendre soin de mes plus jeunes camarades et les protéger contre le danger.JE VEUX être vigilant, toujours, en tout lieu.JE VEUX ne jamais jouer dans la rue.JE VEUX ne jamais toucher à une arme à feu, à un accessoire électrique dangereux, ni à toute autre chose que je ne connais pas.JE VEUX suivre tous les conseils que je reçois à l’école au sujet de la sécurité.JE VEUX ne pas iq’accrocher aux autos, camions et autres véhicules.JE VEUX ne traverser la rue qu’aux intersections, à regarder d’abord à gauche, puis à droite JE VEUX ne pas jouer avec des allumettes et n’en point porter su^moi.JE VEUX ne jamais me baigner seul; à ne pas me mettre à l’eau après les repas; à ne jamais plonger dans un endroit dont j’ignore la profondeur.JE VEUX ne jamais m’aventurer seul dans la forêt.JE VEUX ne jamais patiner sur la glace d’un étang ou d’un cours d’eau.JE VEUX faire régner la sécurité en mon foyer et à l’école.Enfin, JE VEUX ME SURVEILLER SUR TOUS CES POINTS pour ma propre satisfaction, pour le bien-être de mes semblables, pour le bonheur de ma famille, pour l'honneur de mon école, de ma ville et de ma province. CJ CHUT ! ILS DORMENT UNE TEMPETE DE NEIGE e>MME la marmotte, le loir, le hérisson, aimeriez-vous vous endormir d’un profond sommeil à l’approche de la mauvaise saison, pour vous réveiller au printemps, sans avoir connu les morsures du froid, la neige et la bise ?Ces animaux, au cours de la belle saison, font provision de graisse.Véritable boule de graisse avant de s’endormir, la marmotte se réveille au printemps très amaigrie.C’est cette graisse qui lui permet de vivre pendant des mois d’une vie très ralentie, si ralentie qu'on la croirait morte.Seule une très légère respiration indique la vie .|j ÏN- brouillard impénétrable voilait depuis le matin l’étendue des cieux.Quelques flocons de neige épars se détachaient de ce rideau de vapeur et, comme affolés par l’annonce d’une catastrophe prochaine, couraient ici et là sans trop savoir où se poser.Soudain une brise froide et stridente qui semblait venir du nord-ouest s’éleva comme une menace.Poussées par le vent, les minuscules étoiles de neige montaient, descendaient, se croisaient, décrivaient mille spirales poudreux, tout en obstruant l’atmosphère et entravant la vision parfaite des maisons les plus voisines.Les reptiles, couleuvres et vipères, dorment aussi pendant toute la durée de l’hiver, emmêlés par paquets de dix ou plus, dans les trous et les arbres creux.sans prendre aucune nourriture.Les serpents sont des bêtes qui jeûnent facilement, puisque des expériences ont montré qu’un serpent, à condition d’avoir de l’eau à sa disposition, pouvait rester quatre ans sans manger.Messire l'Ours, qui n’aime pas la compagnie, passe l’hiver dans sa caverne où il s’est amassé une provision d’herbes sèches.Cette provision épuisée, et au chaud sous sa belle fourrure épaisse, il tombe dans un sommeil d’où il ne sortira qu’aux beaux jours.Les chauves-souris vivent par troupes nombreuses dans les grottes et les cavernes.Pour leur sommeil, pas besoin de nids avec plumes et duvets.l’hiver venu, elles se suspendent par une patte à la voûte de la caverne et dorment, tête en bas, leurs vastes ailes repliées, pendant toute la mauvaise saison.Elles sont parfois si nombreuses et si serrées les unes contre les autres qu’elles forment une véritable draperie, tapissant murailles et voûtes.L’écureuil, lui aussi s’endort, mais son sommeil n’est pas continu, c’est pourquoi il amasse une provision de noisettes et de faîne qui lui permettra de passer l’hiver sans risques de mourir de faim ou de froid, tapi dans son logis qui est souvent le tronc creux d’un arbre.ÏSw La tempête augmentait toujours infligeant de terribles désastres aux différents objets qu'elle heurtait.Plusieurs arbres géants qui avaient résisté longtemps aux attaques de la tourmente virent leurs majestueuses cimes arrachées et jetées comme des épaves sur le sol agité.Un sort semblable survint à un grand nombre de clôtures.Après quelques instants de combats elles s'écroulèrent, vaincues, par leur invincible ennemi.Enfin, vers sept heures, un soupir de soulagement s’échappa des poitrines haletantes.Le calme était revenu.Et, comme pour remercier Dieu, de minimes touffes de neige se mirent à descendre lentement et calmement sur le sol maintenant habillé de blanc.Nicole Moffat. 1?2 lime Partie JEANNE D’ARC ÉTAIT UNE JEUNE PAYSANNE EN- TIRÉ DU FILH METTANT EN VEDETTE INGRID, BERGMAN, PRÉSENTE PAR SIERRA PICTURES, RÉALISÉ PAR RKO.VOYÉE PAR DIEU POUR LIBERER LA FRANCE DES ARMEES ANGLAISES ET FAIRE COURONNER CHARLES,LE DAUPHIN, ROI DE FRANCE.CROYANT À SA MIS SION, CHARLES LUI CONFIA LECOMMAN DEMENT DÉ SON ARMEE.mmid L'EUROPE SE MOQUE RA DE VOUS SI VOUS CONFIEZ VOS ARMEE A UNE FEMME.£lZ>V.MAIS JEANNE AVAIT DES ENNEMIS.\ DAUPHIN, ^ LAISSEZ-MOI J MENER LES ' TROUPES £ ORLÉANS.JE DELIVRE RAI LAVILLE.r OUI.DIEU EST AVEC NOUS.MARCHEZ SUR ORLÉANS/ — mm \\T® IMPRIMÉ AUX ÉTATS-UNIS Ci) HORREUR/ L’IVRESSE.LE JEU.LE BIAS -v PHEME.NOTRE ARMÉE DÉFEND UNE CAUSE '-N VOICI LES CAPITAINES DE VOTRE ARHÉE.SAINTE.MAIS LES HOMMES JOUENT AUX DES.BOIVENT,BLASPHÈMENT HORRIBLEMENT.IL FAUT QU’ILS ^ SE CONFESSENT.—X \ gtlTWZ rf.QUOI?Ü £ JAMAIS UNE ARMÉE N'A REÇU UN TEL ORDRE/ LES SOLDATS NOUS RIRONT AU NEZ/ JE REFUSE/// ^________^ AH/AH/ PAVE* MOI ^ O »lfSl um ài&m 'ÿ&æfâ * ELLE A RAt pnrn J^OUS vaincrons/ ON ME DIT QUE TOUTES LES ARMÉES SONT AINSI *, MAIS JE SAIS QUE DIEU NE SERA PAS CONTENT DE NOUS SI NOUS NE CHANGEONS A PAS.JOUEZ-VOUS AUX DÉS TOUS LES JOURS’ CHAQUE JOUR ET TOUT LE JOUR.^ À L'AVENIR ON NE JOUERA,PLUS AUX DES.^ MAIS, C’EST JEANNE' IL FAUT DEVENIR L’ARMÉE DE DIEU.AL,ORS, QUE L'ARMEE ANGLAISE SOIT FORTE OU NON. 20 ¦'/W» VOICI LES TOURELLES, PRI NCI PA LE FORTERESSE DES AN6LAIS.SI NOUS LA PRENONS, Jü LES AUTRES SE nyY iCr SSL RENDRONT.J iLUUSlVI SIRE WILLIAM GLASDALE ! JE SUIS SIRE WIL LIAM.aUEVOU-vLEI-VOUS?REMENT.TU NE ME FAIS PAS PEUR SOR r~w^ ty&msk ifS" mmâ mÈzÈ L’ARMÉE FRANÇAISE SE DJ RIGE A VERS ORLEANS.ELLE Y TROUVA LES ANGLAIS RETRANCHES DANS UNE SERIE DE FORTS PRÈS DES MURS DE LA VILLE.IL FALLAIT LES EN CHASSER.JE VIENS VOUS SOMMER DE VQUS RENDRE.t VOUS FAITES UNE GUERRE INJUSTE CEST POUR VOTRE BIEN, JE VOUS AVER TIS.ET PERDREZ • « v\ __ DONNÉ ASSAUT FUT AU NOM DE DIEU, FPAP Ï^PEZ HARDIMENT/ wmim SBWI mlmm v PRÉCÉDÉS DE JEANNE, LES FRANÇAIS VONT S’EMPARER OU PORT.ifl^y) J ,\ i TS -• LORSQUE, WKrÆ JEANNE FUT TRANSPORTÉE À L’ARRIÈRE DES LIGNES DÉ COMBAT.ELLE ENLEVA CALMEMENT LA, FLECHE .DE SON EPAULE ET. LA HIRE/OÜ ALLEZ-VOUS?^ NOUS RE - ^ TRAITONS.NOUS NE POUVONS PRENDRE LE FORTAUJOUR-^ D'HUI/ _______ 1 J — ' AS-: RETOURNEZ ET LE FORT EST À NOUS/ a ggli EN AVANT/ À L'ASSAUT/ ,\V/ 7: ^ T !¦» rasa1 was ggæ riSL>M JEANNE ET SAINT DENIS/// :^r~x ^ SAUVE QUI PEUT/LES FRANÇAIS ONT LE DESSUS/ RENDEZ-VOUS SIRE WILLIAM,OU VOUS PERIREZ/ A JAMAIS A UNE SOR-CIÈRE.' DIEU QUE CEST TERRIBLE/MAIS IL LE FALLAIT/ -MM ül"' • *** ¦ m •¥ ÿgg i^sa V - '«à * ,‘fu* *w §, -v;,VV mm TRANCHEMENT, PARIS PEUT-ÊTRE JEANNE EN PLUS.CETTE SORCIERE A PRIS MON CHATEAU, y ÜÜ tSiïaàI CHARLES A GRAND BESOIN D'ARGENT.JE PENfcE QU'EN LUI EN OFFRANT NOUS AURIONS UNE TRÊVE.CE SERAIT NOTRE CHANCE.LATREVE PERMETTRAIT DE FORTIFIER NOTRE DERNIER RE~ A CHAQUE NOUVEL ENGAGEMENT, L'ARMÉE DE JEANNE REMPORTE LA VICTOIRE.DÉSESPÉRÉS, LES ANGLAIS DÉCIDENT DE CAPTURER JEANNE PARLA TRAHISON.LE DUC DE BEDFORD, LE DUC DE BOURGOGNE ET LE COMTE-ÉVÊQUE CAUCHON TIENNENT CONSEIL AU MÊME MOMENT, GRÂCE À JEANNE,CHARLES ÉTAIT SACRÉ ROI À REIMS.0^1—r—-=-æra—I Mil t—iiaWSli "'VT , î CHARLES VENDRA-T-IL SON PAVS ET Ü LIVRERA-T-IL JEANNE?LE NUMERO DU 15 FÉVRIER NOUS LE DIRA PEUT-ËTRI kiîijaij;;**! iiiîiîîF («•««B1 ¦ ¦••¦¦¦¦••••a Sju«i««ai •aiHimaiiwi ¦>*¦¦**] ••iüiiâïi»! maiiix '//'A HISTOIRE DU CHIEN DE BRISQUET par Charles Nodier ÜN notre forêt de Lions, vers le hameau de la Goupillière, tout près d’un grand puits-fontaine qui appartient à la chapelle Saint-Mathurin, il y avait un bonhomme, bûcheron de son état, qui s’appelait Brisquet, ou autrement le fendeur de la bonne hache, et qui vivait pauvrement du produit de ses fagots, avec sa femme qui s’appelait Brisquette.Le bon Dieu leur avait donné deux jolis petits enfants, un garçon de sept ans qui était brun, et qui s'appelait Biscotin, et une blondine de six ans qui s’appelait Biscotine.Outre cela, ils avaient un chien à poil frisé, noir par tout le corps, si ce n’est au museau qu’il avait couleur de feu ; et c’était bien le meilleur chien du pays, pour son attachement à ses maîtres.On l’appelait la Bichonne, parce que c'était une chienne.Vous vous souvenez du temps où il vint tant de loups dans la forêt de Lions.C’était dans l’année des grandes neiges, que les pauvres gens eurent si grand’peine à vivre.Ce- fut une terrible désolation dans le pays.Brisquet, qui allait toujours à sa besogne, et qui ne craignait-pas les loups, à cause de sa bonne hache, dit un matin ¦ à Brisquette : — Femme, je vous prie de ne laisser courir ni Biscotin ni Biscotine, tant que M.le grand-louvetier ne sera pas venu.11 y aurait du danger pour eux.Ils ont assez de quoi marcher entre la butte et l’étang, depuis que j’ai planté des piquets le long de l’étang, pour .les préserver d’accident Je vous prie aussi, Brisquette, de ne laisser sortir la Bichonne, qui ne demande qu’à trotter.Brisquet disait tous les matins la même chose à Brisquette.Un soir il n'arriva pas à l’heure ordinaire.Brisquette venait sur le pas de la porte, rentrait, ressortait, et disait, en se croisant les mains • — Mon Dieu, qu’il est attardé !.Et puis elle sortait encore en criant : — Eh ! Brisquet ! Et la Bichonne lui sautait jusqu’aux épaules, comme pour lui dire ; — N’irai-je pas ?— Paix ! lui dit Brisquette.Ecoute, Biscotine, va jusque devers la butte pour savoir si ton père ne revient pas.Et toi, Biscotin, suis le chemin au long de l’étang, en prenant bien garde s’il n'y a pas de piquets qui manquent.Et crie fort Brisquet ! Brisquet !.— Paix ! la Bichonne ! Les enfants allèrent, allèrent, et quand ils se furent rejoints à l’endroit où le sentier de l’étang vient couper celui de la butte : — Mordienne, dit Biscotin, je -retrouverai notre pauvre père, ou les loups m’y mangeront.— Pardienne, dit Biscotine, ils m’y mangeront biep aussi Pendan^ce temps-là, Brisquet était revenu par le grand chemin de Puchay, en passant à la Croix-aux-Ânes sur l’abbaye de Mortemer, parce qu'il avait une bottée’ de cotrets à fournir chez Jean Paquier.— As-tu vu nos enfants ?lui dit Brisquette.— Nos enfants ?dit Brisquet.Nos enfants ?mon Dieu ! sont-ils sortis ?— Je les ai envoyés à ta rencontre jusqu'à la butte et à l'étang, mais tu as pris par un autre chemin.Brisquet ne posa pas sa bonne hache.Il se mit à courir du côté de la hutte.— Si tu menais la Bichonne ?lui cria Brisquette.La Bichonne était déjà loin.Elle était si loin que Brisquet la perdit bientôt de vue.Et il avait beau crier : il était trop tard pour la Bichonne.Elle ne vivait déjà plus.Brisquet, Biscotin et Biscotine-*ejoignirent Brisquette.C’était une grande joie, et cependant tout le monde pleura.Il n’y avait pas un regard qui ne cherchât la Bichonne.Biscotin, Biscotine ! on ne lui répondait pas.• Alors, il se prit à pleurer, parce qu’il s’imagina que ses enfants étaient perdus.Après avoir couru longtemps, longtemps, il lui sembla reconnaître la voix de la Bichonne.Il marcha droit dans le fourré, à l’endroit où il l’avait entendue, et il y entra sa hache levée La Bichonne était arrivée là, au moment où Bis cotin et Biscotine allaient être dévorés par un gros loup.Elle s’était jetée devant en aboyant, pour que pes abois avertissent Brisquet.Brisquet d’un coup de sa bonne hache renversa le loup raide mort, mais 1.Une bottée,de cotrets : un panier (hotte) rempli de fagots de bois à brûler.Wu,X Brisquet enterra la Bichonne au fond de son petit courtil sous une grosse pierre sur laquelle le maître d’école écrivit en latin : C’est ici qu’est la Bichonne, / Le pauvre chien de Brisquet.Et c’est depuis ce temps*là qu’on dit en commun proverbe : Malheureux comme le chien à Brisquet, qui n'alla qu’une fois au bois, et que le loup mangea„ MAXIMES A LIRE ET A RETENIR Le temps est si précieux qu’il ne faut l’employer qu’à ce qu’on fait bien.J.de Maistre ?L’honneur est comme l’ail, il ne saurait souffrir la moindre impureté sans s’altérer.Bossuet La parfaite valeur est de faire sans témoins ce qu’on serait capable de faire devant- tout le monde.La Rochefoucauld ?Le mot de la langue le plus difficile à prononcer et à placer convenablement, c’est « moi ».A.de Vigny * « Celui qui est maître de sa colère est maître de tout, x* ?a II y a un spectacle plus grand et plus beau que le ciel, c’est l’intérieur d’une âme.» Henry Petrey iROIX CHELA SAINTLAURENTCEBLINDES RÇON sg PRESENTAIT UN VERS LAN 157$, UN BIEN SÜR/.-SIVOUSînE DES CAPUCINS.À VENISE JOUR AU M0NA5T DONNEZ UN CRUCIFIX/ 'AINSI, TU VEUX DEVENIR CAPUCIN?EH BIEN NON 6ARC0N,CONSENTIRAS-TU A VIVRE DANS , CETTE CELLULE?/ - 2g ÜÜ CE GARÇON,DEVENU LE FRÈRE ETUDIA EN VUE DE LA PRE' / .ORDONNE PRETR! LAURENTS RENDIT A v PRAGUE.ILS SONT NU PIEDS.7 LA POPU-x LACE S’EN VIENT.7 VENIR TUONS-LES.» JETONS-LES TOUS À L'EAU/ ILS VONT LES TUER/ warn wmm REGARDE -LES DONC/ « LAISSE2-LA LÉS HÉRÉTIQUES VONT ATTA QUER CES MOINES/ V QUE DIEU LEUR PARDONNE ET VOUS BENISSE' LÂCHES/ ASSASSINS/ ÉI 'Ù / Sr5rg «S9?0**'A'" LES TURCS ONT ENVAHI LA HONORIEZ L'ARMÉE DE MAHOMET Kl S’AVANCE VERS L'EUROPE/ >-— CANESCHA EST PRISE LES TURCS S'EN VIEN> NENT/ r le pere > LAURENT DEVINT GRAND AUMÔNIER DE L'ARMEE IMPERIALE.-MÊfs V LE LENDEMAIN, A v L'AUBE, les turcs/ LÀ-HAUT/ «SwSÏITBKBîS wmimm les turcs sont campés la-haut, a HUIT MILLES D'ICI.UNE ARMÉE DE àp.OOO HOMMES/ c____________" Igg ALLAH/VOILÀ LES CHRÉTIENS/ ON VA LES METTRE EN PIÈCES/ LEUR ARMEE N'EST RlEN.COMPAREEv ^ À LA NOTRE/.DRESSEZ LE CAMP AU PIED DECES COLLINES- EH BIEN, PÈRE, ON BAT EN RETRAITE ?LA RETRAITE/?LAISSEZ-MOI MENER L’ATTAQUE :¦»* if' RECULER.C'EST UN ' DES AST RE / ATTA QU E R, C’EST PURE FOLIE/ NOUS SOMMES UN CONTRE QUATRE/ iflEU COMBATTRA AVEC VOUS' SUIVEZ LA CROIX DU CHRIST/ v—^-—* HOURRA EN AVANT/POUR LE CHRIST/ ~X.££*'¦'*££ mm wmy gSTPTi AVEC MON CRU MAIS, MON PÈRE/AVEC rT CIFIX.JE vaUS rp oipr»?si CONDUIRAI A CE PIED^/[ CONDUIRAI A LA VICTOIRE/ w- ATTRAPE-LEDONC, )( INUTILE/MES CET EN RACE-LA/ BOULETS TOM- BENT À SES PIEDS.' 32 EN AVANT, MES v HOMMES/ , FIT RAGE NOUS N'AVONS PER**—^ / DIEU ÉTAIT VICTOIRE VICTOIRE / AVEC NOUS DU QUE 1,000 HOMMES,ET .LES TURCS, 15,000./^ LE PÇRE LAURENT ACÛNTRI BUÉ A LA VICTOIRE PLUS B QUE TOUS NOS HOMMES > v ENSEMBLE /AVECSON SEUL /* i CRUCIFIX/V Igjgg 1E jpW^wwT À VOUS REV.IENT LAVIC- ) NON PAS A MOL TOIRE.MON PERE ! EXCELLENCE ! VOICI LE VERITABLE CONQUERANT.- LE PÈRE LAURENT FUT ACCLAMÉ PAR LES SOUVERAINS ET PAR LE SAINT-PÈRE COMME LE SAUVEUR DE L'EUROPE IL FUT CANONISÉ E N IBBI.ET AUJOURD’HUI, SON CRUCIFIX EST PRÉCIEUSEMENT GARDÉ PARLE SUPERIEUR Général des CAPUCINS.^ 4v ' “
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