Jeunesse et hérauts, 1 septembre 1956, samedi 1 septembre 1956
PER 1er septembre 1956 Volume XLIII, Numéro 1 »WT JOsc eiais;»*.-;-:” l^a FIDES .AÜS1 -, ET HERAUTS 949, rue Côté, Montréal-! rères des Ecoles Chrétiennes HR ’kutùV'l L:- v=r -m « WH3 4»v'*¦¦¦< »w r r • - r i 1 1 \ VA i \1 >à nT V /V Jsy l|Hrî f / >r 4g / I ¦ ! l ¦ -J^yil J -^?wë// lipli ^ «¦»* ."""•fwBWsSssë?WÊvJ ¦ v Très SainF Jésus Histoire de la dévotion au Très Saint Enfant Jésus Introduction Depuis 1947, la revue "JEUNESSE" remplace le BULLETIN DU T.S.ENFANT JESUS, qui en était alors à sa 34e année.Bien que le nom soit changé, ia revue demeure toujours dévouée aux intérêts du T.S.Enfant Jésus, le divin Protecteur de la plupart de nos lecteurs qui se recrutent surtout parmi ia gent écolière.Toujours sa pape éditoriale r/crne d'un dessin en l'honneur du divin petit Roi et le texte de cette page n'a qu'un but: implanter dans les esprits et les coeurs des principes qui soient i'éeho des enseignements et des exemples du Sauveur, * V V Les Frères des Ecoles chrétiennes qui dirigent "JEUNESSE" furent consacrés dès leur origine au T.S.Enfant Jésus.Le pape Benoît XIII qui les approuvait le 26 janvier 1724, déclarait "les Frères des Ecoles chrétiennes sont placés sous la tutelle du T.S.Enfant Jésus".Et cette expression revient depuis lors dans la plupart des documents pontificaux qui s'adressent à l'Institut.La dévotion au très saint Enfant Jésus est toujours bien vive parmi les Frères; ils essaient aussi de l'implanter dans les coeurs de leurs élèves.Or il y a 50 ans, le Frère Evagre, qui était supérieur des Frères vivant en Palestine, au pays de Jésus, établissait une CONFRERIE du T.S.ENFANT JESUS.C'était une association de prières et de sacrifices en faveur de l'éducation chrétienne de la jeunesse du monde entier.Aux encouragements et à l'approbation du Patriarche latin de Jérusalem, le Saint Père Pie X daignait ajouter, en 1919, sa bénédiction, et il érigeait canoniquement l'ARCHI-CONFRERIE.Depuis lors, trois millions de membres ont été inscrits dans ses registres et ont prié pour que Jésus soit partout chez lui dans les écoles.Au Canada, si nous sommes favorisés dans ce domaine, il n'en est pas ainsi en bien des pays de la terre.C'est pourquoi il faut prier pour que tous les écoliers de l'univers puissent apprendre à connaître et aimer leur divin modèle et protecteur Jésus.Pour célébrer le Jubilé d'Or de TArchiconfrérie du T.S.Enfant Jésus, "JEUNESSE" publiera cette année, dans sa deuxième page, une histoire abrégée de la dévotion au T.S.Enfant Jésus.Lisez-la avec amour, conservez-la et inscrivez-vous, par l'entremise de votre professeur, dans l'Ar-chiconfrérie.Votre bon ami.Frère M.-Cyrille, é.c.directeur de "JEUNESSE" if^ V —- JEUNESSE Approuvé por 6nt.1* Cantmàf Archevêque de Montrée! Mn ( DES vengeances de ta IftrSnW V SOEUR /// CHOISIS ENTRÉ J I’ M > _ G LIE ETMOi/ j-m Je N Al PAS A CHOISIR-^ ELLE MOURRA/ QUAND ILS FURENT AU PLUS PROFOND DÉS BOIS , MARIE t>E Jeta à genoux,implorant la clémence de son frère.p§g§Éi| .• : • vv ; WM m, SPa1 m>£ Èfjomà ïU'S/ -TC- '/ - ' ->?-;•-v'-K if» ¦ hMA No ! — 1er septembre 1 ^56 Pete f oh: ou as-tu PAiT U ,HON PS* TiT pRèRe?, Luc se/vr/RA carre en ne mw soa te rçmoros torturcra so/v coeu, MAiS À LA POINTS DU JOUR .ELLE ÇNT6N DiT LE SON DU COR.TOUTE RANIMEE ^«îtmian SERAIT-CE rLE, RP\ put VIENT CHASSER DANS 4 CETTE FORET?1 t.ViL POUVAiT , *M,SNTeNDRG./j HOU-OU-OU JjA , PAR id ' \3 a PAR ici / il zam jifms.a**£ riîWi mk HfSflSQL Hèü inséï* SÏBlK - D'UN COUP DE SABRE Il abattît les maîns oui se TEN PAIENT VERS LUI , VJ MON ENFANT,TOI ’ 'QUI TE NOMMES CONh ME MOj.MARiG, Aie < CONFÎANCe .JE NE T'ABANDONNERA» PAS.LE SANG» VA CESSER.h>e couler, de res j BRAS ! £T NQTK€'MM£ DISPARUT A l mter.t LUC AVAiT.TOWT EN-TENDU , MAIS QU& PAi-f?e?RAMENER SA SOEUR.MUTILÉE CÔ SERAIT AVOUER.UN CR.IMÊ ABOMINABLE.ET FUIS QUE Dirait DORÎNE , LA MARATRE?alors , iu PÉciDA d'attacher SA VICTIME,A UN ARBRE BT 0$ S'ENFUIR EN VITESSE.OR , EN DESCENDANT DE L'ARBRB , LUC- TOMBA 6T S'SN* FONÇA UNE éFÎNC DANS LE PIED &AUCHE.PAUVRE PETIT,TU NE PARVIENS PAS A l'enlever, .,.»/ s» JAvaîs mes deu* MAiNS, je SERAIS Si HEUREUSE 0€ t'aider.! ji»TAiS-TOi/ Tes Tgj ( PAROLES ME PONT JH \ PLUS MAL Que | "HBL t'éFlNF' _jla « LA NUIT SUIVANTE , MARIE CRUT MOURIR DE PROÎD ET DE PEUR.ELLE ENTENDIT LECRi DES CHOUETTES ET DES LOUPS.LES CHAU-VeS-S-OURlS LA TRÔLAÎENT EN PASSANT.N© 1 — l«r septembre 19M - -— -——— XPPÈS UNE ANNEE DS SéUCITE AUJOURO' HUI ^ MA REINE, VOUS NE VOULEZ.PAS ME Dl-|RE QUELS SONT CEUX [QUI VOUS ONT VOULU, k DU MAL PANSA/ TE, UNS OUERNE MAI?PEURSC/SS ENTRAÎNA LE NO/ LO/N DE SON CHATEAU, QUELQUES JOURS A PE/NE AVANT LA NAISSANCE DE DEUX RAVISSANTES JUMELLES.ST^ALORSTgj f JE VEUX.1 1 VOUS IMI 4 A TER.d y NE PEN~k r SONS PLUS QU'A SEMER DU 30 N HEUR L AUTOUR i Kde nous.2 NON, CAR JE tiens à toujours ren- 'DR.E LE BiEN l POUR LE , V MAL.f - ¦ — ¦¦¦¦!¦, ¦ ¦¦¦ pa QUE VOlS«j£?1 UN ÊTRE HUMAIN?QUE FAITES»VOUS LÀ,SELLE ENFANT?J ATTENDAIS quelqu'un,.ELUE S Tr T^r« ïPW ne BV@,T P J TJ shbIa x rx v____ WtSMK mm mm :y • .» sngsscs» MEDlATEMENr M EN Dl SA OTS EVANOUIT.TRANSPORTÉE À L’ORÉE DU 30iS( LA NOBLE FILLE FUT RANIMÉE PAR L'EAU D’UNE SOURCE MERVEILLEUSE UN CHlRjjRèiEN FAMEUX GUÉRIT LES PLAiES EN peu de Jours.PAR, SON CHAft-ME INCOMPARABLE , LA BELLE MARIE GAGNA TOUS LES COEURS, * AUSSI , QUAND LE ROI L’EUT DEMANDÉE EN MARIAGE , UE COURONNEMENT DE LA NOUVELLE REINE SE FIT- IL DANS LA JUBILATION DE TOUT- LE ROYAUME .No 1 1er septembr* 1956 P®g@ 11 MIPSS SSPASTIS mALwvm Pap«, sérieusement, explique à son fils : — Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même.— Alors, Papa, passe-moi le reste du gâteau pour que je le finisse aujourd’hui ! * * * L’instituteur : “Citez-moi un exemple d’énergie perdue.” L’élève : ‘‘Raconter à un chauve une histoire à faire dresser les cheveux sur la tête.” * * * Aristobule n’est pas très avancé pour son âge.Malgré tout, l’instituteur a décidé de le présenter aux examens.L’examinateur lui pose une question : — Quel est le navigateur illustre qui a découvert l’Amérique ?Aristobule ouvre de grands yeux et demeure silencieux.L’examinateur alors s’écrie : — Christophe Colomb ! Le candidat, en entendant cela, se retire.— Que faites-vous là ?lui demande l’examinateur.— Je croyais que vous appeliez le suivant.Frédéric II de Prusse avait te-terdît aux couvent» de recevoir encore des novices.— Fort bien reçu dans une Abbaye, le Roi dit au Supérieur qu’il pouvait demander ce qu’il voulait et que c’était accordé d’avance.—Deux novices, répondit le moine.—Fort bien; je vous les enverrai moi-même.Et le roi dit à mi-voix à son officier d’ordonnance: —Je leur enverrai deux ânes de mes écuries.Le Supérieur qui avait entendu continua: —Puisque Votre Majesté est si bonne, nous donnerons à l’un de ces novices le nom de Votre Majesté et à l’autre le nom de Monsieur Votre Aide de Camp! —H n*y a plw» besoin de Dieu, disait un libre-penseur à un paysan: la science le remplace: elle fait des choses étonnantes! —Peut-être bien, dit l'autre.Ainsi, j’ai vu l’autre jour à la foire une machine extraordinaire.On introduit une botte de foin d'un bout, et de l’autre on tire une tasse de lait.Vous voyez! dit le libre-penseur triomphant.Vous en verrez bien d'autres! Seulement, réplique le rusé paysan, cette machine-là n’a pas été inventée par la science.Elle s’appelle .une vache! 4oü5 verres de LAIT par jour efc -vous saurez cjuoi faire.de vos deux ^yeux.bout comme MoucHebfce / Mieux vaut vérifier si mon ami !e dinosaure a toujours le même numéro .Je ne l'ai pas appelé depuis des siècles!" Si vous n'êtes pas certain d'un numéro, veuillez le vérifier avant de faire votre appel.AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA No 1 —- 1er septembre 1956 -¦¦¦ - B •«»! z.-z- fr/fij fi» V £ t» O o R \ K & B & « \ £ L\ * \ z.b / R N R.\ H * I fi ffr/ N / G.J \ J / N V .BLEU _ GRIS .JAUNE - NOiR._ rouge .VIOLET » BLANC _ ORANGE - VERT Oufl quel labyrinthel II n'y a rien à comprendre, dans toutes ces lignes! A première vue, peut-être.Mais si tu prends tes couleurs et si tu observes les indications, tu seras émerveillé des résultats.Et tu verras: Il n'y a rien de semblable pour occuper agréablement les heures libres.No ! —¦ 1er septembre 1956 13 ¦ L'HIRONDELLE, messagère des amours * $ Hi ' i l.lilf1 'li I "T mon A-le-xU?Va-tcn lu» p^r-1er a lo— re»L «fe cffc.mêS «9 Y è* 4 -r -—r-—.ys,.y.T rrmr%] Je res-te-tet bàtyb et pour $on r^.tour.l'oiseau qu'est tout aimable, prît sa volé'; Dans son léger plumage s'est en allé, Traversant les mers et les terres sans s'y lasser, Tout droit sur le mât du navire s'est reposé.L'aperçoit dans la hune du bâtiment Alexis se lamente en le voyant.Ne pleure pas, amant fidèle, écoute-moi> J'ai des compliments de ta belle qui sont pour toi." // // - 4 - L'amant, plein de surprise, l'entend parler, (Reçoit bonnes nouvelles, l'a salué t "EH' t'a donné son coeur en gage et ses amours, "EH' restera sage et fidèle pour ton retour.n ~ J ~ Je te salu', la belle, salut à toi! Ton petit coeur en gage, garde-le moil Je suis parti pour un voyage, dans les longs cours; Je te donn-rai de mes nouvelles à mon retour»" f; S Ne I — 1 @r septembre 195é OHE ! TOUT LE MONDE SUR UE PONT j r , ÇA,C'EST UN HOMME I LoVc venait oe s'engager COMME MOUSSE , À BORO OU "CONDOR '' .cl Pendant que le petit MOUSSE REPOSAIT, BERCE.PAR UN BEAU VOIX RÉVEILLA REVEj UNE LE DORMEUR.IL S‘£N ALLAIT À OOOZE ANS, TENTER FORTUNE SUR MER.Le vaisseau AVAIT QUITTÉ LE PORT.La TERRE S'EFEAÇAIT; DE L'eau partout; GRONDEUSE AU x plots é -CUMANTS , La nuit vint, Le petit mousse avança À SON TOUR, HÉSiTANT.PUIS, d'une voix plus ferme qu'une voix d'homme: E BATIMENT craquait : LA RAFALE PASSAIT en POLIE hurlante La rssogine, s'annonçant DURE, LES RUDES MARINS S'OFFRIRENT UNE RASADE DE GENIÈVRE, BBBAjmill I inn ¦ ' '.»¦ ¦_ 1 J_1 ™ I nuw 1 ¦ —-u — ¦ r Les vieux matelots furent INSULTÉS DE LA LEÇON QUE LEUR DONNAIT CE PETIT CRAPAUD ~1 ~ NON, JE NE VEUX PAS Boire d'alcool! ! (Suite à la page 1 8) 11 No 1 1er septembre 1956 Page 15 etranôè m tm PÀTAGNÀC est un petit village fier de son château construit au temps du bon roi Henri IV.Longtemps abandonnée, cette demeure imposante a été récemment louée à un savant, membre de plusieurs académies.Celui-ci, d'allures simples et cordiales, s'appelle M.Sylvain Matou.Evariste Clou, le fils de l'aubergiste, a jugé ce nom cocasse et a machiné tout un vilain complot: dès que l'hôte du château apparaît au village, il est salué par des "miaou! miaou!" à peine assourdis, modulés par les garnements de Pata-gnac.Les mauvaises habitudes se gagnent vite?rares ont été, à Fata-gnac, les jeunes qui ne se sont pas exercés à miauler.La mode s'est répandue comme une épidémie.Mais M.Matou n'a rien dit.Très digne, sourd en apparence, il a conservé un sourire discret alors que les chats à deux pattes s'égosillaient en se dissimulant de leur mieux.Il a même démontré qu'il n'en voulait nullement à Evariste Clou et à ses émules: il a convié tous les écoliers de Patagnae à une visiter du manoir pour le prochain dimanche! En recevant ses hôtes, il g tenu ce petit discours: —J'espère, mes amis, que les heures que vous passerez ici seront instructives et fructueuses.Je vous ménage des surprises.Pour tout vous avouer, mon invitation n'est pas entièrement désintéressée: je n'ai pas encore eu le loisir d'explorer les souterrains.Il est possi- —Est-ce que nous pouvons vou* aider?demanda Evariste Clou.—Pourquoi pas?Je vais photographier ce palimpseste (c'est le que vous fassiez des découvert tes susceptibles d'enrichir la science historique.Fouillez partout.J'offre des primes à ceux qui apporteront des objets intéressants.Les jeunes Patagnacais se sont donc répandus dans des escaliers, dans des couloirs, des caves humides et sombres.Parmi eux figuraient Jeannot Jeannin et André Riquet, les deux inséparables; le premier, timide et rêveur, le second plein d'assurance et moqueur volontiers.Aussi dissemblables que possible, mais bons amis.Les explorateurs ne revinrent pas bredouilles: ils ramenaient à la lumière tout un ramassis de ferrailles, d'armes ébréchées, de bouteilles fêlées, de bouts de chandelle, de nippes, de paperasses.M.Matou exultait: ¦—Splendide! Je gage que je tirerai de ce tas des pièces rares! Mais.Qu'est-ce que ceci?D'un lot de papiers, Ü avait extrait un rouleau qu'il dépliait fébrilement.Rougissant d'émotion, il s'écria: —Un manuscrit sur vélin daté de 1531 .Seigneur! .Quelle pièce rarissime, digne d'un musée! Se pressant autour du savant, les jeunes Patagnacais contemplèrent une sorte de peau jaune et sale dont les bords avaient été dentelés par les rats et sur laquelle étaient dessinées des lettres bizarres près de signes cabalistiques.—Quelle merveille! dit M.Matou, tremblant d'émoi.Je vais me mettre à l'ouvrage pour déchiffrer ce document.1er septembre 1954 Pete lé N# 1 nom scientifique de ces anciens parchemins) et en tirer des épreuves que je vous remettrai.On ne sait jamais: les alchimistes (car c'est un manuscrit d'alchimiste) avaient coutume d'utiliser un langage secret.Songez-y! ceci a été écrit en 1531.En attendant, passons au goûter, Avec quelque remords, les chats bipèdes de Patagnac savourèrent le goûter préparé à leur intention par le savant sans rancune.Dès le lendemain, Evariste Clou remettait à ses amis des photographies du palimpseste.En négligeant les dessins qui figuraient grossièrement des fours, des alambics, des cornues, l'écriture pâlie faite de grosses lettres carrées était, fort heureusement, bien lisible.Voici, fidèlement transcrit, le document: RESETTE DO LA TRAMSMUTA-TERRE, UN MO RC EU DE TOINE D'ARAUGNEE NEE AU MATIM, UNE PEAU DE COULEUVRE OCCISE A LA NOUVELLE LUNE, ET DIS VINGT FOIS ABRACADABRA EN FAISANT CUIRE DANS UN CHAUDRON DE CUIVRE ROUGE.TINEM, ALCHIMISTE.FAIT EN L'AN MIL CINQ CENT TRENTE ET UN.—C'était un fou! grogna Evariste Clou, en haussant les épaules.-Est-ce qu'on peut savoir?murmura André Riquet.Quant à Jeannot Jeannin, il ne disait rien: index appuyé sur une narine, il semblait perplexe.André Riquet se mit à rire: -Est-ce que tu aurais trouvé quelque chose d'intéressant dans ces élucubrations?—Oh, oui! souffla Jeannot Jeannin.Quelque chose de très, très intéressant! 9 ne s'expliqua pas davantage.H «if jours plus tard, M, Matou offrait un second goûter, et, évidemment, demanda à ses jeunes hâtes ce qu'ils pensaient du grimoire, Evariste Clou, avec une moue, annonça qu'il avait essayé la recette (six pommes de terre, un morceau de toile d'araignée dans un chaudron de cuivre) et que ."ça n'avait rien donné".Les autres attendaient la nouvelle lune pour recommencer l'essai.M.Matou essuyait ses lorgnons en hochant la tête.—Oui, oui, murmuralt-îl.A ce moment, Jeannot Jeannin leva la main: —Je crois que j'ai tout compris, monsieur, dit-il timidement, —Ah, ah! dît M.Matou.Eh bien, parle, La voix de Jeannot s'affermissait pendant qu'il parlait.—Eh bien, voilà, dit-il.Ce grimoire est émaillé de fautes d'orthographe.SI je rétablis l'ortho- —Ça veut dire, reprit Jeannot, que, si vows bouleversez Les lettres de la signature TINEM, ALCHIMISTE, vous trouverez: MINET, ALCHIMISTE, Et ce grimoire m'a tout l'air d'une plaisanterie de M.Matou qui se venge ainsi spirituellement de notre sottise! M.Matou s» mît à rire: —Je l'avoue, mon ami, je l'avoue.J'ai cherché à vous intriguer, me réservant ensuite de vous prouver .que vous étiez moins malins que vous ne le pensies, Mais une chose m'intrigue: comment as-tu compris que ce grimoire n'était qu'une imitation?Des gens qui se croient savants s'y seraient laissé prendre! Jeannot Jeannin sourit, rovgë.et dit enfin: —Vous ne l'aviez donc pas fait exprès, monsieur?Il y a, dans votre manuscrit, la preuve évidente que c'est une imitation, un faux.Dès que j'a! lu ces lignes, j'cH m ¦mi graphe des mots, je dois remplacer certaines lettres par d'autres ., .et ces autres lettres, les bonnes, forment une petite phrase qui ne me laisse aucun doute .Voyez; à RESETTE, il faut un C, et non un S.Au second mot, il faut un E pour faire DE.A TRAMSMUTA-TION, il faut un N .J'écris ces lettres à la suite .,, et j'obtiens .regardez: CE N'EST PAS MALIN.Un grand silence planait.—Qu'est-ce que .ça veut dire?balbutia Evariste Clou.qu'elles n'avaient pas été écrites en 1531.M, Matou, étonné, relui le texte ,., et, penaud, éclata de rire tout en félicitant Jeannot Jeannin! Pourquoi?.Parce que, en 1531, on ne connaissait pas en France la pom= me de terre, "découverte" sous Louis XVI par le célèbre Parmentier! Pour aussi savant qu'il fût, M, Matou l'avait oublié! Yves DERMÈZE No 1 — 1er septembre 1956 Toute la nuit fuj> ^PASSEE AUORANO^Tj mat, T-V ,*»ÿ: ¦ ••>¦ .ijjffi:*: Cr Le commandant n'y AL-LA PAS PAR QUATRE CHEMINS: ^Qu'on lui DONNE LA COROE l » Et le fouet SIFFLA dans L'AIR .Le lendemain , le commandant uui VERSA UN GRAND VERRE DE RHUM.A PRESENT, BOIS ÇA,VOl LÀ QUI VA TE METTRE LE COEUR EN PL ACE .Avant de m’em- BARQUER , MA MERE M'A FAIT PROMETTRE de ne jamais boire une GOUTTE D'ALCOOL.Et il ajouta % "Vou DRIEZ-VOUS NI FAIRE MANQUER A LA PROMESSE FAITE A MA MERE?" Une larme brilla DANS LES YEUX DU CHEF.Se tournant vers LES VIEUX LOUPS DE MER , IL RONCHONNA: VOUS, LES MARSOUINS, C'EST UN HOMME' Quelques semaines plus TARD , Loïc REPOSE DANS UN hopital.Que d Ev/i en Dr A-T-il c La providence arrangea BIEN LES CHOSES .Un frère entendit PARLER DU COURAGE DE LOÏC , LUI PARLA Q£ VIE religieuse .Bref , au SORTIR DE L'HÔPITAL, LE MOUSSAILLON CHANGEA DE BATEAU: IL ENTRA AU JUVENAT DES FRÈRES POUR COMMENCER.UN LONG APOSTOLAT AUPRES DES ENFANTS.(Suiie Je la page 1 S) Page 18 No 1 — 1er septembre 1956 MARIE-CLAIRE vous répond.WWMWWWWMVWWWWWWW Vierge, On peut donc dira indifféremment: nos péchés font, ou ont fait souffrir la Sainte Vierge.On préfère cependant employer le présent, parce que cela nous frappe davantage.La Sainte Vierge voit aujourd’hui nos fautes, mais elle n’en souffre plus, car elle sait que le bon Dieu va tirer le bien du mal: les péchés des hommes donnent à Dieu l’occasion de manifester ses divines perfections, soit sa Justice (par la punition du pécheur endurci), soit sa Miséricorde (par le pardon accordé au pécheur repentant), Au ciel, il y a, nous révèle Notre-Seigneur, plus de joie pour un seul pécheur qui se convertit que pour 99 justes qui persévèrent dans le bien.Je voudrais savoir si c’est mal d’aller à des réunions mixtes.où Von s’embrasse ?J’ai 13 ans.Lolita * Je suppose, mon amie, qu’il s’agit de baisers anodins, devant tout le monde, parce que l’on joue aux “gages” et qu’embrasser devient une “pénitence”.Pour les filles, c’est peut-être simplement intimidant ou amusant; mais.pour les garçons, ce n’est pas la même chose.Ils prennent cela au sérieux, eux, les garçons.As-tu déjà songé, ma grande petite fille, à ce que c’est au juste, un baiser?C’est une manifestation extérieure de l’amour: amour filial, amour fraternel, amour entre deux jeunes gens, “un point rose sur l’i du verbe aimer” comme l’a dit un poète.Alors?Pourquoi ne pas garder ces baisers-là pour vos maman, vos papas, pour celui que vous aimerez pour vrai?On ne joue pas avec l’amour, ni avec ses flèches.Ça peut blesser, tu sais, une flèche, même quand on ne la lance pas avec un arc.Qu’en penses-tu, Lolita?Claire?J’ai des parents qui sont très bons, et je suis contente d’être dans ce foyer heureux.Petite fille “adoptée” Mon petit, ne te fais pas de peine pour cela.Bien sûr, ta compagne a prouvé qu’elle manquait de coeur en agissant comme elle l’a fait.Sais-tu comment on se “venge” de ces gens-là, ces geni qui s’attaquent lâchement à qui ne peut se défendre?Il faut se placer au-dessus d’eux, en affectant de ne pas comprendre leurs méchancetés, Surtout, ne va pas te croire inférieure à tout le monde parce que tu es une petite fille adoptée! Vois-tu, chère petite amie, il est une supériorité qui surpasse de beaucoup celle de la naissance.On peut être fils de roi et n’avoir pas de coeur, et n’être qu’une petite bergère de rien du tout — je songe ici à Bernadette Soubirous — et avoir un coeur grand comme le monde.Deviens grande par le coeur et l’âme, tu veux?It aime bien ces braves gens qui t'ont choisie pour devenir leur chère petite fille! Adresses: Si tu veux correspondre à Tétras-ger, adresse-toi au Service de Correspondance Internationale, a/s de Mariette Thibault, 430 est, rue Sherbrooke, Montréal, Qué.Pour Raymonde C., Pressée de savoir, et pour toutes celles que le guidisme intéresse, voici l’adresse du Secrétariat: “Le Rûcher”, 3500 Ave.Laval, Montréal, Qué.— TéL MA, 9834 "CA Y 1ST! TOUT II MONDI.Qui .tous et toutes vous reveries: de vacances, dorés et pleins de vie, heureux (?) de reprendre la lutte qui fera de vous, dons quelques années, des hommes et des femmes épatants! Sans regards d« regret par-dessus l'épaule, pour apercevoir les beaux rivages des vacances qui s'éloignent tout doucement.aime* tout de suite cette vie de découvertes qui s'offre à vous.Croyez-moi, la vie, la vraie, celle de tous les jours, peut devenir une aventure passionnante quand on aime de tout son coeur Celui qui nous !'a donnée.Belle et enrichissante aventure! Merie-Clelrc Aujourd’hui, je lAens te parler d’une chose que je ne comprends pas.N’est-ce pa,s qu’au ciel, on a le bonheur parfait ?Donc on.ne souffre pas.Alors, pourquoi dit-on que la Sainte Vierge souffre beaucoup de voir les nombreux pécheurs qui offensent son Fils ?J'essaie de comprendre mais.je ne réussis pas.Veux-tu m’aider ?Penaude J’ai demandé à un spécialiste en ce genre de questions — il ne faut tout de même pas me croire théologienne — et voici ce qu’il te répond, ma chère Penaude: Tu as raison de dire qu’au ciel, on a le bonheur parfait.Mais on a raison de dire aussi que la Sainte Vierge souffre beaucoup de voir les nombreux pécheurs qui souillent la terre.Quand la Sainte Vierge est apparue à la Salette sous la forme d’une mère qui pleure, elle montrait aux hommes, ses enfants spirituels, combien les péchés qu’ils commettaient alors avaient fait souffrir son coeur maternel et combien elle voulait qu’ils se convertissent.Il faut se rappeler que la Sainte Vierge a bien souffert pendant la Passion de son divin Fils.Elle savait que les péchés de tous les hommes (nos péchés aussi) étaient la cause des souffrances de Jésus.Nos péchés sont présents, les souffrances de la Sainte Vierge, passées; mais nos péchés sont la cause des souffrances de la Sainte J’ai 11 ans.A l’école, une petite fille a dit à toutes les autres que j’'étals une enfant adoptée., et c’est vrai.Que dois-je faire, Marie- A Ghislaine V, * Tu peux écrire au R, Père Ambroise Lafortune, a/s de Radio-Canada, 1425, rue Dorchester Ouest, Montréal, Qué.ATTENTION: Je ne peux donner aucune adresse commerciale dans ce courrier.Même chose pour les adresses des acteurs et joueurs de hockey, baseball, etc.Ne 1 —* l”er septembre !9èé / Page 19 ’ mmtmm - LA BELLE AU BOIS DORMANT (un conte de Perrault.) « Ijt jeune fée jeta un sort sur tous les êtres vivants du château.Et ils tombèrent tous endormis comme la.jeune princesse.» No 1 -— 1er septembre 1956 HORIZONTALEMENT: 1.Enlevé.— Passage lié d'une note à une autre.— Négation.2.Genre de reptiles ophidiens.-— Se dit d'un air de grand style.3.Vernis vitreux.— Enveloppe des fleurs graminées.4.Montagne élevée, isolée et pointue.— Son ou réunion de sons correspondant à une idée.— Singe américain.5.Partie d'un mur.— Bière anglaise.— Un des quatre points cardinaux.6.Année.— Voiture à quatre roues.— Pronom personnel.7.Sortes de fouets.8.Coutumes.— Qui ont du chagrin.Interjection.9.Mesure algérienne.— Le contraire de: affirmé.— Belle-fille.10.Unités.— Signal de détresse.— Pois (en anglais).11.Ingénue.— Pied de vers composé d'une brève et d'une longue.12.Choisis de nouveau.— Qui a peu de largeur.13.Temps du verbe être.— Demeure.— Prénom féminin.VERTICALEMENT : 1.Trou dans les murs, pour recevoir une poutre.— Marais.— Mesure agraire.2.Partie importante de l'oreille.— Variété de lilas.3.Métal blanc.— An.4.Principale difficulté d'une affaire.— Selle grossière de bête de somme.— Assaisonnement.5.Cou.— Trois lettres du mot "terre".— D'un goût acide.6.Pronom indéfini.— Oiseaux chanteurs.— Pronom personnel.7.Choc.8.Article.— Nuances résultant d'un mélange de couleurs.— Conjonction.9.Unité de travail.— Venue au monde.— Allez (en latin) 10.Pronom personnel.— Anagramme de l'abréviation de: sainte.— A travers.11.Lias avec un noeud.— Signe qui baisse une note de musique d'un demi-ton.12.Métal.— Péninsule à l'ouest de l'Asie méridionale.13.Patriarche biblique.— Abaissé.— Lettre grecque.F.S.V., c.s.c.N.B.— Voir solution dans le numéro du 1 5 sept.J A g » T S » Qu t ?Pou rquoi ?Comment ?Q.— Existe-t-il des pyramides ailleurs qu’en Egypte?R.— Il en existe plusieurs sur le continent américain.Signalons entre autres la pyrami-de du Soleil élevée par les Toltèques à San Juan Téotihuacan, et à quelque trente milles de la capitale du Mexique.Haute de 216 pieds, sa base est plus grande que les pyramides égyptiennes.• Q.— Où va l’eau de la marée descendante?R.— La marée proprement dite va de l’autre côté de l’océan.Mais l’eau s’éloigne à quelques milles du rivage pour y revenir à la marée montante.Q.— Où se trouve le plus grand lac du monde?r.— Les geographies reconnaissent le lac Supérieur (Canada) comme étant le plus grand lac du monde (31,800 milles carrés) mais si l’on considère la mer intérieure Caspienne comme un lac, vous aurez une superficie de 170,000 milles carrés.Q.— Quelle est la plus basse température enregistrée à l’équateur?R.— Vous savez que l’équateur est le centre de la terre; l’endroit le plus près du soleil et en conséquence le plus chaud, Vous serez surpris d’apprendre qu’on a enregistré 56 degrés sous zéro sur le mont Kenya en Afrique Centrale.No 1 — 1er septembre 1956 21 .PORTEZ.VITE CETTE LETTRE » À LA REINE.N'A R' RÈTEZ.NULLE ?PART EN _^à \ CHEM/N .JÊ^ LA PLACE | EUE lible apostrophe QUAND CET HOMME S^RA ENDORMI ,POUlLLê SON SAC £T APPORTE -MOI LA LE T-, > t re pu Roi.A VOS ORDRES MADAME/ a **¦•4*1 - * faSlpisIl] - * » .^y v ¦ ¦ «tu ni.sÉÜtâ '^J§F «Pt âli*3«rê MiNn , LV!5ï\ IA BELLE MARIE (IUiN) LA REINE S'EMPRESSA D'ANNONCER.L’HEUREUSE NOUVELLE À SON AUGUSTS ÉPOUX .MAIS.PAR MALHEUR, LE COURRIER.CHARGÉ JDG REMETTRE.LA LETTRE AU ROÎ DUT PASSER I A NUIT AU CHATEAU DE LA CRUELLE I>0 RI NE.CELLE-CI TROUVA LA LETTRG ET L'ÉCHANGEA POUR UNE AUTRE DANS LAQUELLE ON LISAIT: les ééném/x ce crurent perdu d'esprit, ic me cessait oe Gérerez " Je veux les Lvont mm Mener.^lV«nï£m“ >S'M$PPi^MPIH?'PA MJ RETOUR ,LE POStIllON S'ARRETA ENCORE AU CHÂTEAU PE LUC.PORÎNE FIT VENIR.L£ NAÎN • ETTANÙhS QV£ LA CHAPELLE £>QMNA LA Cl£F OU MVSTÉRe.% * \i23t* „srce Rot, escorté oe plu— S/GURS CHEVAL/GRS , PARTÎT A .LA pecH&zcHe os sa &e* - fill £e .màL5 non f eue ne mourut pas pg Jo/ei a vaut harponné, une f&às pe plus à ceux ouï uif ava/gnt voulu pu mal , elle- vécut ueuReuse Avec son mar/ er les oeux uuMGu.es oui osv/nr£nt oe r^v/ssanass peuvcesses, “—r^> P«f« 21 Ne 1 I «r sept’embr» 1 P5é dup/queue pou&stese ! oh ne SE VOrr PLUS / POURQUOI N& PRENDS'TU PAS^gf Lj-'ftSP»dateur ?^#1 >- "T OH/MûbENOiSElLE ME- NA^.ses FORCES f EU£ SE SERT DE L'ASP»** TEUC POUR VIDER.(.SS CENDRIERS/ P ECOUTE, TOI/ > SAÎS-TU ce que tu VEUX?.ET puis, LE MÉNAGE , EST-CE QUE CA TE RE&AR f DE, APRÈS TOUT?r DOUCEMENT ,UâETTE/ .c& que tu ers esr vrai ,ma*s TU AS TORT DE TE FÂCHER; • .‘ tenez./ J'Ai Justement 1 UNE FABLE QU\ HE REVIENT J  LA MÉMO)RB.^ÇA VOUS AMUSERA! > l\ »¦»»¦¦> HEUNIgR €T SON P*t«>,Â(&é DE QUINZE ANS, AIENT VENDRE LEUR, ANS AU MARCHÉ, S’IL SE FA^I&UE, IL SOUP* FLEKA COMtfB UN TS9H&0NF rr personne ne vosfcRA .V i^ewem.^r.ALORS,PORTONS- LS SUR NOTRE DOS' ON LIA DONC LE VIEIL ANE PAREES PATTBS ON LS SUSPENDÎT COMME UN LUSTRE D'éOAi er hopf A la vlufe/ & ;= feSi: ïfWpfl ;WSS S£ ' : =-iy- ¦ l>JHF 9.hmm W 1 LIS FABLES Di LA FONTAÎNI : .P*#« Î4 1 «r sep+embr* 1956 4 CG$ HOTS,&£ ï'A&téWTëXÏÏT Pi/Ù SQVÛAffii /ce t non me a sa Ni doute RÀÎSON .YOUKQUOi PORTER QUELQU'UN Qui PEUT MAR,'4 CHER?.AVANCE, PARESSEUX/ 7 Üi-%/ Tah/ah/ quelle farce/ le plus ANC PES TROIS .n'EST PAS CELUi Qü'ON j min , pcnse/ -,—-r EW JQA' PATQ/S 'et ce n est pas tout/.FRANÇOIS,TU VAS MONTER.DESSUS PROFITONS DE NOTRE vieux -3AUDET AVANT PE LE VEN DRE.J MAftCHANPà PAP$fii€Nr IA $'£TON-rNT J>& L'Ait- ^ MOL A: JEUNE HOMME.TU N'AS PAS HONTE PE TRÔNER ALORS QUE LÇ.YIEUX TOMBE .K__- Oe FATIGUE/ SI vous VOULEZ.rCEST VRAI ,PAPA .J OUBLIAIS VOS RHUMATISMES / ET VOUS ne songiez.PAS A VOUS ^ l plaindre/.prenez, Vma place.CEPENDANT, JE MONTERAI A MON TOQR .CA FERA PÇOT-ÉTRE r .TAIRE LES MAUVAISES LANGUES/ J fo AS TROP £>ÛN COEUR MON PETIT.IL.'îa ÎWA ji>ji .««ni :v:è£k ¦: S -K: «9 HW *SSH'3j TP’iiàSf ’â»» ;î .Tf >7 t iu/%ni fllVIVI SC* 1 sir septembre 195é Pttg« M most Hues Qui TKJCorw£NT et "fLAcgrAieMT^ sur on eemtoN Arsft*uft*KY ia nh/v*e bourrique écrasée par son fardeau APPRCUX/ REGARDE-t£ DONC FAIRE LE VEAU SUR br feON ÂNE^ ^ Fm/T-iu âT«e 6RUTAI, poor faire; suer, aîhsi UN AUSSI BEAU JEUNE tew-.^ rtOMHC/ ¦ai-r' écoute,périr: ces coM««NtARR FIS.FENDENT US CO&JH.; R 6 PREND* Jï^ P^UVRC PARA, nc ptcueez pa$,yovon6 L'AMI# ouesr-cK Qustu «ns vcndrc au mm wlacÆte tA*e Lsi c^srcA^ AHJNOM X>'UN CHIEN SDHT-kS CMBf-TANtS çes vicLAcecws/ EST^CC OU£ U£ fl€ VO£> AFFAIRES MOI DONC 4A ILiTÏ «»ss iHÉIl liiilî'viii?.M & " * \ V „ L'ëi.Mÿilif àtr d : - - I ¦ ::m No ] -— 1 ®f sspteffjbfs i 9Sé Pegs W ! ' /.•" / TJAss&mm.«ghdfapc à fécok EN MARCHE! Si*:*?S® Un# automobile, fût-elle de la marque la plus récente, ne peut rouler indéfiniment.A la longue, le moteur s’encrasse, lès pneus se dégonflent, les freins s’usent, l’eau s’évapore, l’essence s’épuise au fond du réservoir .Si l’on parcourt une longue distance, il faut, de toute nécessité, s’arrêter de temps à autre, nettoyer le moteur, gonfler les pneus, régler les freins, faire le plein d’eau et d’essence .Puis quand tout est en parfaite condition, on remonte dans l’auto et .EN MARCHE! EN MARCHE sur les grandes routes et sur les chemins étroits! .EN MARCHE dans les villes et les campagnes baignées de soleil !.EN MARCHE vers le terme du voya- ge !.L’étudiant est un peu comme une machine ! A toujours travailler, ses facultés oerdent de leur puissance d’action, sa volonté s’émousse, son corps s’épuise, ses nerfs s’irritent .Il lui faut un arrêt, un repos! C’est pour cela qu’on donne des vacances aux étudiants .' .Mais quand on a passé deux longs mois à vivre sans contrainte, à jouir de la liberté, du grand air, du soleil et de la belle nature, il faut reprendre ses livres et .EN MARCHE! En marche vers l’école qui vient d’ouvrir ses portes toutes grandes .En marche vers une nouvelle année scolaire .En marche vers le devoir d’état, car c’est notre métier d’être étudiants .En marche vers des succès toujours plus grands .En marche vers la Science .vers la Vérité .En marche vers la Lumière .vers l’Avenir .En marche vers Dieu .but de nos études, de notre vie tout entière .En marche vers la conquête de nous-mêmes .vers la conquête de nos compagnons .EN MARCHE! Jeunesse étudiante, d’un pas alerte, d’une volonté ferme, fiè-re de lutter, d’avoir à combattre! .Vive l’école qui prépare l’homme et la femme de demain! .Avec joie, saluons cette nouvelle année scolaire qui brille avec espoir .De nouvelles tâches réclament de nouveaux efforts.Personne ne reculera devant le devoir.EN MARCHE avec Marie .et le bonheur réjouira notre coeur! .Frère Joguet, i.g.26 No 1 — 1er septembre 1956 eunâ.ou f t ci âemé POUR toi, Monique, et pour toi Alain, « où Dieu vous a semés », c’est dans une maison heureuse, bruissante de rires d’enfants et de chants d’oiseaux .c’est un foyer plein de soleil où un papa et une maman s’ingénient à créer un climat d’amour et de joie.Mais pour d’autres petites fleurs, «où Dieu les a semées», c’est en plein vent, dans la solitude, mal protégées des orages et des tempêtes.Cela est bien fait, parce que Dieu l’a voulu ainsi; mais la Providence n’abandonne jamais ses créatures.Aussi, un beau jour, Elle a mis au coeur d’une femme admirable le grand désir de partir, le panier au bras, faire la cueillette de ces fleurs exposées au danger et de les transplanter dans un milieu plus favorable.Il fallait le trouver cependant, ce milieu.Il y avait une maison abandonnée quelque part; en la restaurant un peu, on réussit à la rendre habitable.La Maison d’Accueil était née! Depuis 1933, elle grandit toujours.Les premières fleurs cueillies par la fée du lieu, furent des jeunes filles, et quelque temps après des fillettes vinrent y refleurir aussi.Elles sont trente, aujourd’hui, de 7 à 17 ans, ilsm ' t: ¦ - s’épanouissant au chaud soleil d’amour et de joie de la Maison.Elles partent chaque matin vers l’école primaire, les Arts et Métiers, ou le Collège Commercial, et reviennent le soir dans « leur » foyer où les attendent des femmes au coeur de maman.Elles font leurs devoirs et étudient leurs leçons comme toutes les fillettes, et leur «petite maman», c’est-à-dire la religieuse séculière chargée de s’occuper d’elles, leur distribue sourires d’encouragement et conseils appropriés, On est donc heureux dans la Maison d’Accueil; c’est tout comme un vrai foyer! On rit, on chante, on lit.on regarde même la télévision, certains jours « bénis »! On aide aussi un peu; la maison est si grande, et les petites mamans ne peuvent pas tout faire.Et j’oubliais de vous dire qu’au milieu des protégées de Notre-Dame, il y a depuis quelque temps des guides et des jeannettes.c’est encore une heureuse idée de la bonne fée du logis, pour donner encore plus de bonheur à ses chères petites filles.Comme une petite souris, je me suis glissée dans la Maison d’Accueil, un de ces jours .et j'ai été si enchantée de mes découvertes que j'ai pensé vous les communiquer .Ça vous a plu?., Nous irons ailleurs, une autre fois.En attendant, songez quelquefois à vos petites soeurs protégées de Notre-Dame ., Priez pour Qu’elles obtiennent une maison bien à elles, dans un quartier plus sain que celui où elles vivent présentement.Heureusement, chaque été, toutes quittent la ville et vont s’approvisionner de soleil et d’air pur à la campagne.Oh! Encore une découverte .Vous ne savez pas ce qu’une jeune fille a dit, une fois, en quittant la Maison d'Accueil?C’est si joli! «On arrive ici en pleurant, et on repart aussi en pleurant.» mais pas pour la même raison, vous devinez bien! A bientôt! Rendez-vous dans un autre jardin! Violette La liste des gagnants du CONCOURS SPÉCIAL DU 15 juin dernier sera publiée dans la livraison du 1er octobre.No 1 1 er septembre 1 956 Page 29 B.el B.T» ^UÀâEBE lettres bien mystérieuses pour les non WMtiés; quatre lettres qui, à elles seules, sont le thermomètre de la vie guide, B, A,, bonne action, ei®gi-’à~dlrej un service que rend la guide chaque jour.C’est là la première obligation qu’elle contracte à sa promesse.Une B.A.n’est pas uniquement un sacrifice; c’est d’abord un ‘‘service” spontané, donc qu’on n’a pas demandé, désintéressé, qui n’aura pas de récompense.Ce sont là les deux premières qualités absolument nécessaires pour accomplir une B.A» En plus, elle doit être quotidienne.Facile, dis-tu?Fais-en l'expérience! Lord Baden-Powell, le fondateur du scoutisme et du guidisme, observait les petits enfants et remarquait avec quel mauvais plaisir iis jouaient des “tours" aux grandes personnes.et à d'autres.Alors, il suggéra: “Pourquoi ne pas jouer des “bons tours* (B.T J à la place?* £?esx si facile et c’est tellement bon! Alors, les scouts et les guides sont toujours à l'affût d’un JS.T.Par exemple, iôiane cherche désespérément un crayon, Sans qu’elle s'en aperçoive, Gisèle, qui est guide, lui en glisse un sur son pupitre et Eïianc écarquüle des yeux ronds comme des cinquante sous, en se demandant d’où lui vient cette aide inespérée.Qu encore, une patrouille de scouts, aux petites heures du matin, enlève la neige sur le perron d’une bonne vieille et rient de plaisir en pensant à l’étonnement et à la joie de leur voisine.Ça, c’est la vrai B.A., c’est le B.T.si chic, qui fait qu’on est contente de soi après l’avoir pensé et réalisé, et que les autres le sont dé nous, Pourquoi ne pas t’essayer?Tu as dix doigts, deux bons bras, des yeux pas dans ta poehe, une tête avec un brin d'imagination dedans.ça suffit.Qui jouera le meilleur B T ’ Mais j’y pense! personne ne saura lequel sera le meilleur, puisque pour être complet, un B.T.ne se raconte pas.Seul, le Grand Chef le voit, le pèse et le juge, Gaire Dutrfeae GAGNIEZ CES JOUES PRIMES EN VENDANT NOS SUPERBES CARTES DE NOEL C'est facile, pour tous et payant.Nés cartes sont si attrayontes que vous n'avez qu'à les montrer à vos amis pour les vendre, in un rien de temps vous gagnez la prime de votre choix.Rien à débourser.Postez le coupon pour recevoir vos cartes.Veuillez m'expédier un assortiment de $7.90 de cartes de Noël et catalogue de cadeaux.Je retournerai l'argent après la vente pour recevoir la prime que je choisirai.Adresse /iAe'M' * PRIMES DE LUXE.ENR.NEUVILLE.P.QUE.Fsge 3u Ne 1 ] ©r septembre 1956 Quelque temps après la Résurrection et avant de remonter aux deux, le jour de l'Ascension, Notre-Seigneur apparut à ses Apôtres et leur dit: « Comme mon Père m'a envoyé, Moi aussi je vous envoie, allez par tout le monde et prêchez l'Evangile à toute créature.«Enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.«Apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai ordonné: «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné; «Et voici que je suis avec vous jusqu'à la 'fin des siècles.» Par ces paroles, Jésus commandait aux Apôtres de prêcher l'Evangile à toutes les nations et jusqu'à la fin du monde.Or, pour cet immense travail,, ils n'étaient que douze apôtres.ils ont prêché de leur mieux, faisant des miracles, convertissant beaucoup d'hommes.Puis iis furent mis à mort, martyrisés avant d'avoir conquis toute la terre au Christ, Pierre et André, son frère, furent crucifiés, Paul décapité, Barthélémy écorché vif, Jean plongé dans de l'huile bouillante .tous ont donné leur vie pour le Christ.« Enseignez toutes les nations.» « Je suis avec vous jusqu'à la fin du monde.» Cet ordre et cette promesse du Divin Maître ne sont donc pas accomplis à la mort des Apôtres.C'est que cet ordre et cette promesse ne s'adressaient pas seulement aux douze Apôtres qui écoutaient Jésus, mais aussi à tous leurs successeurs.Bien sûr, Jésus aurait pu sauver TOUT LE MONDE et TOUT SEUL.¦ Mais H a voulu se faire aider par des hommes QU'IL A CHOISIS.No 1 •** 1er septewbfe 1956 Pierre, André, Jacques, Jean .étaient des marins pêcheurs.Matthieu percevait l'impôt.Il a voulu se faire aider par des hommes qu'il a FORMÉS en les instruisant pendant trois années, leur confiant son message, son Evangile.?Cher Ami, tu vois maintenant le plan du Maître: Il a voulu, lui, le Sauveur, se faire aider par des hommes de condition bien ordinaire et depuis les Apôtres, LEURS SUCCESSEURS ont continué à AIDER Jésus à SAUVER les hommes; ce sont les évêques, les prêtres, les missionnaires, les religieux, les religieuses, les catéchistes .c'est-à-dire tous ceux qui enseignent aux enfants et aux grandes personnes les vérités de la Religion.Il faut des apôtres dans les paroisses pour prêcher, pour administrer les Sacrements, pour offrir le Saint Sacrifice.Il faut des Frères enseignants dans les écoles, des Soeurs, des Maîtres, pour apprendre aux jeunes la science la plus importante, la science qui rend heureux pendant i'éternité.M faut des apôtres pour ies oeuvres de jeunesse: patronage, mouvements d'action catholique, Il faut des apôtres dans les villes, dans les campagnes, dans les milieux riches comme dans les milieux pauvres, dans les pays chrétiens comme en pays de mission.H faut des apôtres dans tous les pays et H en faudra jusqu'à la fin du monde.Comme l'architecte a besoin d'ouvrie-rs pour réaliser ses plans, de même le Christ-Jésus s'est mis dans la nécessité d'AVOIR BESOIN DES HOMMES pour sauver d'autres hommes; il s'est mis dans la nécessité d'avoir BESOIN DE TOI.Tu comprends, maintenant, chier Ami, pourquoi Jésus demande des VOLONTAIRES, des ENFANTS GENEREUX pour Le suivre.Pour être SAUVEURS AVEC LUI.TOI, seras-tu SAUVEUR avec LE CHRIST?Un Frère des Icelei chrétiennes, " Pe®© #1 hé tFièfcRûT 4VM*Nb-TU JOUSfC A LA fc&t-uE MOLLE ?NON / JE n'Ai PAS UE TEMPS ÇVBL CLUB?UNE BONNE PARTIE ' DS TCNNb ,MERROT?A TON Club?ff?TK> f TU NOUS BOURRES: X ON n'apmet pas Les GENS EN BAS OE SEIZE .ANS DANS LES CLUBS/.?tIPOSSl&ÜÔ.1 JE «‘EN VAiS k MON CLUB r AVEZ.*VOUS ^ FINI DE DIRE DES SOTTISES?qu'est-ce
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