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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 1991-04, Collections de BAnQ.

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[" A-799 ft - ji; Ü.ill; ¦¦¦ D'AU .; ITREAL LE CENTRE EATON DE MONTREAL ¦ CONCOU i hi im im FENÊTRE: SUPERVISION SIjWUjij Des portes et des fenetres en tftde et e«t cauCeun SUPERVISION DE QUALITE Département des communications C.R 60, St-Damase (Québec) JOH 1 JO Pour recevoir sans frais notre brochure d'information, écrivez à: at* .w »¦; LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC EDITORIAL 13 EXCEPTION ET AUTONOMIE FRANCE VANLAETHEM PROFIL: ROGER D'ASTOUS 14 INDÉPENDANCE: ITINÉRAIRE D'UN ARCHITECTE YVES DESCHAMPS 18 L'ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-CHAMPS, REPENTIGNY, QUÉBEC, 1963 20 L'HÔTEL CHÂTEAU CHAMPLAIN, MONTRÉAL, 1964 22 LE VILLAGE OLYMPIQUE, MONTRÉAL, 1974 24 LA RÉSIDENCE DE M.ET MME SILBERT, ÎLE CADIEUX, QUÉBEC, 1988 26\tSOUVENIRS DE TALIESIN, 1952-1953 ROGER D'ASTOUS 27\tTÉMOIGNAGES DE LUC DURAND ET MICHEL CATRICE 28 BIOGRAPHIE ET BIBLIOGRAPHIE PAGE FRONTISPICE: DÉTAIL DU NARTHEX, ÉGUSE SAINT-MAURICE, DUVERNAY, 1961 ROGER D'ASTOUS, ARCHITECTE.PHOTO: CÔPIUA.30 CONSTRUIRE L'AMÉRIQUE: L'ARCHITECTURE DE FRANK LLOYD WRIGHT DENIS BILODEAU PROJETS ET REALISATIONS 34 MONTRÉAL EATON CENTRE, FICHTEN SOIFERMAN ARCHITECTS ET PETER ROSE ARCHITECT UN DOSSIER PRÉPARÉ PAR RICARDO CASTRO H \u2014 il LES ACTUALITES 37 CONCOURS: LA CITÉ INTERNATIONALE DE MONTRÉAL COMMENTAIRES DE PAUL FAUCHER ET ÉRIC GAUTHIER EVENEMENTS ET PUBLICATIONS 38 SIGHT LINES D'ADÈLE FREEDMAN ET SAUVER MONTRÉAL DE JEAN-CLAUDE MARSAN LUS PAR ISABEL CORRAL B.' Kl .EDITEUR: PIERRE BOYER-MERCIER RÉDACTRICE EN CHEF: FRANCE VANLAETHEM COMITÉ DE RÉDACTION: PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, PAUL FAUCHER, ÉRIC GAUTHIER, MARK PODDUBIUK SECRÉTAIRE DE RÉDACTION ET COORDONNATRICE: NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU PRODUCTION GRAPHIQUE: COPIUA DESIGN INC.DIRECTEUR DE PRODUCTION: JEAN MERCIER REPRESENTANTS PUBLICITAIRES:\tf'J I I -m JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS LTÉE U!FI H \u2022MONTRÉAL: 785, RUE PLYMOUTH, BUREAU 310 VILLE MONT-ROYAL, QUÉBEC, H4P 1B3 TÉLÉPHONE: (514) 733-0344, FAX: (514) 342-9406 \u2022 TORONTO: 60, WIIMOT STREET WEST RICHMOND HILL, ONTARIO, L4B 1M6 TÉLÉPHONE: (416) 866-4141, FAX: (416) 886-4616 LES ARTICLES ET OPINIONS QUI PARAISSENT DANS LA REVUE SONT PUBLIÉS SOUS LA RESPONSABILITÉ EXCLUSIVE DE LEURS AUTEURS.© GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE ISSN-0710-1162 ARQ EST DISTRIBUÉ À TOUS LES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC ET DE LA SOCIÉTÉ DES DÉCORATEURS ENSEMBLIERS DU QUÉBEC.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE PERMIS NO 569'9 ARQ/ ARCHITECTURE QUÉBEC EST PUBLIÉ SIX FOIS L'AN PAR LE GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, CORPORATION SANS BUT LUCRATIF.LES CHANGEMENTS D'ADRESSE, LES EXEMPLAIRES NON DISTRIBUABLES ET LES DEMANDES D'ABONNEMENT DEVRAIENT ÊTRE ADRESSÉS AU: GROUPE CULTUREL PRÉFONTAINE, 1463, RUE PRÉFONTAINE, MONTRÉAL, QUÉBEC, H1W 2N6 TEL: (514) 523-6832 l\u2019SSSffi! ¦ ' I|«É§ - DEPOT LEGAL: BIBUOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, BIBUOTHÉQUE NATIONALE DU CANADA.ABONNEMENTS: LUCIE VALLÉE 6,42$/ NUMÉRO \u2022 38,52$/ 6 NUMÉROS \u2022\t64,20$/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS NUMÉRO D'ENREGISTREMENT T.P.S.: R 102 208 469 HORS CANADA: 6,00$/ NUMÉRO \u2022 48,00$/ 6 NUMÉROS \u2022\t60,00$/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS wmw .!>.___ PUBLICITE HYDROPAN* NE MASQUE PAS LE PROBLÈME MAIS LE DÉNONCE Il faut considérer le problème des toitures qui coulent selon une optique différente, en partant de la question suivante: \"Qu'arrive-t-il à la toiture lorsqu\u2019il y a malfaçon ou rupture de l\u2019étanchéité?\" Cette question sous-entend que l\u2019étanchéité d\u2019une toiture sera inévitablement compromise un jour ou l\u2019autre car l\u2019étanchéité perpétuelle n\u2019existe pas.Il faut, dans un premier temps, admettre que chaque année des propriétaires sont aux prises avec un problème de toiture qui coule.Il suffit de regarder les multiples appels d\u2019offres et le grand nombre d\u2019entrepreneurs en toiture pour s\u2019en convaincre.Certaines de ces toitures sont réparées partiellement alors que d\u2019autres doivent être refaites en entier.Il se dépense donc annuellement des millions de dollars en matériaux divers: pare-vapeur, isolant, panneaux de fibre de bois, gypse, membranes d\u2019étanchéité, solinage, etc.Ces matériaux qui devront être un jour à nouveau remplacés encombrent les dépotoirs, causant ainsi un problème de pollution.Et que dire des pertes énergétiques et des réparations coûteuses à apporter aux finis intérieurs du bâtiment! Evidemment, l\u2019industrie de la toiture tire un grand profit de cette situation, mais le propriétaire, lui, doit payer la note.C\u2019est en s\u2019appuyant sur des articles du Code national du bâtiment, sur des documents du Centre national de recherche du Canada, sur des communiqués de l\u2019Ordre des architectes du Québec et sur différents rapports d\u2019études accessibles à l\u2019ensemble des intervenants que HYDROPAN® International inc.a développé le système d\u2019isolation et de vidange à double niveau pour toiture horizontale.Pour ce faire, cette entreprise s\u2019est inspirée du modèle de couvertures faites par nos ancêtres.Ces couvertures, fixées mécaniquement sur planchéiage de bois, permettaient le simple remplacement de la membrane d\u2019étanchéité; le support de bois (planchéiage) et l\u2019isolant étaient conservés et ce, même après plusieurs réfections.Ce procédé réduisait donc le gaspillage.De plus, pour parvenir à élaborer son système, l\u2019entreprise a dû tenir compte des contraintes actuelles: la construc- tion de toitures \"sandwich\".Leur critère: concevoir un système qui tienne compte du fait qu\u2019il est inévitable qu\u2019un jour ou l\u2019autre l\u2019étanchéité de la couverture sera compromise, tout en minimisant les effets destructeurs, soit en permettant à l\u2019eau qui s\u2019infiltre dans la toiture de se vidanger librement hors de celle-ci, sans que l\u2019eau ne puisse s\u2019accumuler à l\u2019intérieur de l\u2019isolant.Ce dernier, n\u2019étant pas soumis à de grandes pressions hydrauliques, conservera ses propriétés physiques, mécaniques et thermiques et ce, sans causer de flexion dangereuse pour la structure et sans qu\u2019il y ait de dommages aux finis intérieurs du bâtiment.De plus, lors d\u2019une réfection, le pare-vapeur, l\u2019isolant et les panneaux de support demeureront en place, ce qui réduira grandement les coûts; seule la membrane sera réparée ou remplacée.Enfin, le propriétaire saura à la moindre fuite que sa couverture coule, ce qui lui permettra de déceler et de régler beaucoup plus rapidement les problèmes d\u2019infiltration d\u2019eau et par conséquent, il pourra profiter pleinement des garanties qui s\u2019appliquent aux matériaux et à la main-d\u2019oeuvre de sa toiture.Le système d\u2019isolation et de vidange à double niveau HYDROPAN® a été étudié, conçu et réalisé afin d\u2019apporter une solution réelle à bien des problèmes, soit une réduction substantielle des coûts d\u2019entretien et de remplacement des matériaux (moins de gaspillage et moins de déchets au dépotoir), une longévité accrue de la toiture, une réduction plus qu\u2019appréciable des pertes énergétiques (moins de gaspillage), une réduction importante des charges imprévues (l\u2019eau d\u2019infiltration).Enfin, le système ne masque pas le problème mais le dénonce, ce qui permet au propriétaire de profiter, à la moindre fuite, de ses garanties.Nous croyons que cette solution marque le début d\u2019une prise de conscience réelle de la part des intervenants envers le propriétaire, car, suite à une récente campagne de sensibilisation, plusieurs architectes nous ont fait part de leur intérêt pour l\u2019avancement et l\u2019amélioration de l\u2019enveloppe du bâtiment.Maintenant, la décision vous appartient.(HYPROPANl INTERNATIONAL INC.2225, boul.Hymus, Dorval, Qc H9P 1J8 Téléphone: (514) 421-6876 / Fax: (514) 421-6890 wMm; :V *4 V*«A \u2022v-.Vv'-; ^ ism>5.r»fes: VUE D'ENSEMBLE DU SYSTEME D'ISOLATION ET DE VIDANGE À DOUBLE NIVEAU 2.2 Fig.2c Liste des composantes drain du niveau supérieur fissure membrane d'étanchéité bicouche ballastée Brevet en instance 7)\tmembrane pare-vapeur étanche 8)\tpanneau de support (gypse) 9)\tdrain inférieur 10)\tplatelage d'acier 11)\tindicateur de fuite et dispositif de vidange 12)\ttuyau de raccordement flexible 1) 2) 3) 4)\tpanneau de support (contre-plaqué) 5)\tpanneau isolant à drainage autonome (EPS) 6)\tgrille et vis d'ancrage COMPOSITE Le système HYDROPAN permet au propriétaire de réagir plus rapidement à la moindre Me de sa couverture.Il lui suffit de fixer un tuyau flexible au raccord du drain, d'ouvrir la soupape pour que l'eau se vidange hors du système dans un drain de plancher, dans un lavabo ou à l\u2019extérieur du bâtiment.Le couvreur procède à la réparation des fissures de la couverture.Si, lors d\u2019une pluie subséquente, l'indicateur ne signale pas la présence d'eau, la couverture est à nouveau étanche. ^ î«i.\" s *¦ » S *¦ f»l Bn ï 'tt * [|, fr\" ai n rm \" ® H m ïï an fSl SI m ¦ ¦¦titil e [¦'jjJlilt c MÆi r ~ fiS CONCEPTION: ?Cardinal et Hardy, architectes et urbanistes ARCHITECTES DE PROJET: ?Desmarais, Pilon Cousineau, Yaghjian et associés ET LEUR BRIQUE: ?Citadelle, couleur: saumon #6301 ni V T 1 'J- I I BRIQUE CITADELLE «4 /\u2022 DISTRIBUTEURS: LONGUEUIL BRIQUE 8c PIERRE RIVE-SUD INC.1000, rue Hérelle, angle Guimond Longueuil, Qué.(514) 646-2400 (MTL)' 521-5724 .*?) / L MONTREAL Div.de Société de Distribution Brique Brampton Itée LAVAL BRIQUE CITADELLE 1655, bout.Cité des Jeunes Les Cèdres, Qué.(514) 424-1640 1-800-363-5190 PRODUITS DE CIMENT THÉORET 28, boul.Industriel Saint-Eustache, Qué.(514) 473-4571 QUEBEC SIEGE SOCIAL 111, rue Francheville Beauport, Qué.(418) 663-7821\t.1-800-463-1565 C GARANTIE BSSBil s™?! Tombez dans le panneau .et libérez votre pouvoir créateur.Utilisé en panneau ou appliqué sur place Dryvit épouse les contours de votre imagination.100 % acrylique Résistance prolongée en environnement sévère Vaste choix de textures et coloris Propriétés isolantes supérieures Solution économique Rapidité d'installation ÆXAA/W/ê/7 Distributeur pour l'est du Québec .\tSystème de pannelisation extérieure\tGROIJPF\t5690,boul.Pierre-Bertrand N.Québec Distributeur pour Montreal et les environs\t820, de la Rive, Saint-Jean-Chrysostome, (Québec) G6Z 2L1\tGIROUX\tTél\" 418-622-8500 Télécopieur: 418-622-6028 3170, Harvey, Saint-Hubert, (Québec) J3Y3T6\tTél.: 418-832-9604 Télécopieur: 418-832-9606\tMArOMMCY\t2223, boul.Saint-Paul, Chicoutimi Tél.: 514-656-5110 Télécopieur: 514-656-8047\tMontréal Tél.: 514-843-1847\tlyift^UIXINtA\tTél.: 418-549-7345 Télécopieur: 418-693-8218 3S33& Ê^ÉSSE ¦v-VAC '¦- ;s ;-!t\\v»$j ÏSvSÇ Ml&g 'AT*\"-GcJVV.HR*!fek-»»v'S!£ \\, \u2022.\u2022-.- - illifS Accessoires de treillis pour les nouveaux systèmes de plafond.Bordures.étagées du plafond.Choix de sept couleurs.Pour obtenir notre brochure, veuille- écrire Armstrong Canada Ltée, DCSP, 266 Avenue cju Golf, Gatineau, Québec J8P 6K4 DECORS MM ÉfSËll COMMERCIAUX PLAFONDS PLANCHERS MURS Armstrong Motifs déposés par Armstrong -.&5K UNE FORCE SANS FRONTÈRES.UN MARCHÉ SANS LIMITES.L\u2019aluminium.Plus qu\u2019un métal, c\u2019est un précieux atout pour le Québec et un sérieux tremplin pour les Québécois.Forts d\u2019un produit d\u2019avenir aux possibilités multiples, Alcan et ses partenaires d\u2019ici et d\u2019ailleurs développent, innovent, proposent de nouveaux produits, ouvrent de nouveaux débouchés et approvisionnent déjà de nouveaux marchés.Pour Alcan et le Québec, développer le commerce international, c\u2019est développer un sens stratégique des affaires.ALCAN.UNE FORCE SENSIBLE.PUBLICITÉ BLOUIN COULOMBE DUBÉ Choisissez les aérothermes au gaz naturel et vous verrez la vie en rose ! I W es économies réalisées grâce aux aérothermes au gaz naturel sont importantes.Idéal pour le chauffage de grands locaux (entrepôt, garage, atelier), ce système décentralise la production de la chaleur permettant ainsi : une réduction de la déperdition thermique ; \u2022 un meilleur confort par le chauffage indépendant de diverses zones d\u2019un même local.Alimentés au gaz naturel, un combustible propre et peu coûteux, les aérothermes : \u2022 nécessitent peu d\u2019entretien; offrent une puissance calorifique qui permet une montée rapide en température ; \u2022 sont économiques à l\u2019achat et à l\u2019usage.De plus, les aérothermes éliminent l\u2019encombrement puisqu\u2019ils s\u2019installent en hauteur.Pour un confort accru et une grande efficacité en matière de chauffage, optez pour les aérothermes au gaz naturel.Composez le 1 800 567-1313 afin de recevoir les fiches techniques ou\tGdZ pour obtenir plus Lj Métropolitain d\u2019information.\tLA FORCE DE L'ÉNERGIE 1 800 567-1313 Du lundi au vendredi, entre 8 h 30 et 16 h 3 0. MUR RIDEAU VERRE STRUCTURAL 225, MONTEE DE LIESSE, SAINT-LAURENT, QUEBEC, H4T 1P5 TELEPHONE: (514) 737-4533 TÉLÉCOPIEUR: (514)342-7772 Lessard Beaucage Lemieux Inc.\t _ ! »'\u2022 A v ^kSksi »^?jR5Rc»flnSH J33 -a LEVIS Ruel et Frères 418-833-3657 HAWKESBURY St-Denis et Fils 613-632-1244 ST-EUSTACHE Les produits de ciment Théoret 514-473-2549 MONTREAL Webster et Fils 514-332-0520 SHERBROOKE Produits de ciment Windsor 819-569-9571 ST-LEONARD Ravary matériaux de construction 514-326-6800 Lorsque vient le temps de choisir une brique de qualité.Un nom s'impose! BETON BOLDUC LAVAL Briques et Pierres Montréal 514-661-1515 Nadon Briques et Pierres Ltée 514-627-4774 VAUDREUIL Briques et Pierres Provinciales 514-455-5658 ST-CONSTANT Briques St-Constant 514-632-5920 VALLEYFIELD Matériau Campi 514-373-9887 BEAUCE-NORD Donat Fortier Ltée 418-882-5879 CHICOUTIMI Tuiles de Béton Gagnon enr.418-545-9162 GRANBY Maçonnerie Rolland 514-378-1142 ST-JÉRÔME Le bloc de ciment Mirabel inc.514-438-5151 LONGUEUIL Briques et Pierres Rive-Sud 514-646-2400 JOLIETTE Nadon Briques et Pierres Ltée 514-753-4292 ARTHABASKA André Plante 819-357-7005 Fabricant de produits de béton depuis plus de 30 ans, la compagnie Béton Bolduc vous offre une brique de qualité supérieure.Disponible dans trois textures différentes, notre brique vous est offerte dans une variété de teintes qui sauront donner à votre demeure l'apparence que vous lui recherchez.Communiquez avec un de nos distributeurs autorisés le plus près de chez vous.Il se fera un plaisir de vous informer sur les produits de qualité Bolduc.BETON BOLDUC Béton Bolduc (1982) inc., 1358, 2e rue, Parc Industriel, C.P.626, Ste-Marie, Beauce, Québec, G6E 3B8 Ste-Marie: (418) 387-2634 Québec: (418) 692-0855 v.Les copies couleur de Canon transforment la physionomie des affaires.Le mot d'ordre des affaires « C'est écrit noir sur blanc » semble perdre de sa popularité.De plus en plus d'entreprises canadiennes découvrent que leurs démonstrations, programmes de motivation et\texercent une plus grande force d'impact lorsqu'ils sont reproduits en s superbes couleurs Canon.Pour obtenir plus de précisions, communiquer avec le dépositaire Canon le plus proche ou composer le 1-514-631-8821.Canon peint l'avenir des entreprises sous de belles couleurs.Canon// COPIEUR LASER COULEUR 200 5145352 LA BRIQUE DE TOUS LES POUVOIRS 2^5 Æm BEMBKSaa ]c:z~zc:y._ JlIBBb, h.r~H rTiffrîiwv 'V&fK Il existe un matériau étonnant: naturel, versatile, inaltérable, créatif, pertinent, compétent, chaleureux, infiniment adaptable, avant gardiste, séduisant, résistant-même aux pluies acides\u2014 élégant et.célèbre! C'est le matériau idéal pour les créatifs qui veulent donner une griffe à leur coup de patte et pour les novateurs qui veulent refaire le monde, l'aménager harmonieusement ou simplement s'y faire un nom.C'est la brique d'argile cuite Saint-Laurent Ses compétences techniques sont convaincantes et ses qualités esthétiques sont de merveilleux vecteurs de création: des dizaines de nuances et de textures différentes se combinent, en contraste ou en camaïeu, pour souligner, décorer, innover, animer.La brique d'argile cuite Saint-Laurent, c'est le pouvoir-faire de votre savoir-faire.Vous pouvez découvrir la collection de briques cuites Saint-Laurent dans notre salle de montre de LA PRAIRIE, 950, rue Codin.POUR VOUS INFORMER, COMPOSEZ LE (514) 866-0862 uL\t\t h13\t\tLn LA BRIQUE D'ARGILE CUITE SAINT-LAURENT LA VRAIE DE VRAI EDITORIAL EXCEPTION ET AUTONOMIE Roger d\u2019Astous : peu d\u2019architectes contemporains au Québec ont montré une telle persistance dans leurs intentions architecturales et une telle persévérance dans leur oeuvre.Formé au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, alors que ce qui était reconnu depuis près d\u2019un demi siècle comme le Style International commençait à se concrétiser dans la production bâtie au Québec, Roger d\u2019Astous fit un choix essentiel.Ses études d\u2019architecture terminées à l\u2019École des Beaux-Arts de Montréal, il devient apprenti résident à Taliesin, l\u2019atelier de Frank Lloyd Wright devenu en 1932, au plus profond de la Grande Crise, une école tout à fait originale.Là, il s\u2019initie aux principes d\u2019une architecture moderne organique, une architecture intègre et naturelle fondée sur le respect de la nature des matériaux et l\u2019importance de la relation au paysage.Cette expérience déterminante, Roger d\u2019Astous nous en parle dans un témoignage qui rappelle que cette école n\u2019était pas seulement un lieu d\u2019enseignement de l\u2019architecture, mais un lieu d\u2019éducation complet où le dessin et la construction, mais encore le travail et la vie ne connaissaient pas de séparation.Dans ce numéro de la revue, nous vous proposons un aperçu de la production de l\u2019architecte Rogerd\u2019Astous (1926-) - près de deux cents projets, dont quatre-vingt-sept réalisés -, un profil préparé sous ladirection de Denis Bilodeau et avec la collaboration de Yves Deschamps, tous deux mettant l\u2019accent dans leurs essais sur la question de l\u2019identité culturelle.Yves Deschamps, qui a connu Roger d\u2019Astous voilà longtemps - ayant exercé ses premières années de pratique dans l'atelier de ce dernier, au début des années 60 -, et qui ne peut accepter le trou de mémoire dont il est victime aujourd\u2019hui (comme bien d\u2019autres architectes de sa génération, d\u2019ailleurs), nous retrace la carrière et l\u2019oeuvre de ce bâtisseur, s\u2019arrêtant à ses réalisations les plus importantes, l\u2019hôtel Château Champlain et les Habitations olympiques à Montréal, et notant que si ses églises ont été les \u201ccoquetteries\u201d de l\u2019architecture québécoise des années 1960, l\u2019épine dorsale de son oeuvre est constituée par les nombreuses résidences qu\u2019il a dessinées.Pour sa part, Denis Bilodeau explore les fondements de l\u2019architecture du maître de d\u2019Astous, le grand architecte (moderne) américain, Frank Lloyd Wright, retrouvant dans lathéorie du grand penseurallemand du XIXesiècle, Gottfried Semper, ses idéaux et ses principes premiers; la notion moderne d\u2019espace se trouve ici relativisée par la notion primitive d\u2019abri, l\u2019architecture étant indissociablement appropriation de la nature et construction de la culture entendue comme \u201csens commun\u201d, plutôt que simplement comme \u201cesprit du temps\u201d.Par ailleurs, deux fidèles collaborateurs de d\u2019Astous, l\u2019architecte Luc Durand et le technicien en architecture Michel Catrice, témoignent de leur travail commun, productif, intime et chaleureux.L\u2019actualité architecturale est abordée dans ce numéro avec la présentation de la nouvelle galerie commerciale tant attendue, le Centre Eaton de Montréal.Par la qualité, entre autres, du dessin de sa façade en pierre grise et métal, cette réalisation se démarque nettement de la production commune, de l\u2019architecture boursouflée du Montréal Trust, par exemple, ou encore de la superficialité et la banalité des galeries de la Cathédrale.Dans un court article, Ricardo Castro s\u2019interroge sur la signification contemporaine de ce type architectural spécifiquement moderne, son origine coïncidant avec les révolutions industrielle et politique du XVIIIe siècle.Voilà quelques semaines déjà, le deuxième concours international lancé par la Ville de Montréal connaissait son dénouement.Organisé avec la collaboration du secteur privé - une première -, ce concours a pour le moins produit des résultats déconcertants, étranges et étrangers; dans le projet lauréat, Montréal devient une nouvelle Rome, les espaces publics de la Cité internationale à construire se présentant comme le catalogue des places et des rues de la ville européenne traditionnelle.Cette épreuve, deux de nos rédacteurs la commentent brièvement.Finalement dans ce numéro, Isabel Corral présente les recueils d\u2019articles de deux critiques architecturaux auprès de la grande presse, la journaliste torontoise, Adèle Freedman, collaboratrice du Globe and Mail, et l\u2019architecte et professeur montréalais Jean-Claude Marsan qui de nombreuses années durant a tenu une chronique dans le journal Le Devoir.Leurs publications, semblables dans la forme, se différencient néanmoins par le propos; l\u2019éloge que fait Adèle Freedman de l\u2019architecte canadien Peter Dickinson dans un essai introductif contraste avec la position anti-moderniste de Marsan.Sans doute peut-on voir dans l\u2019altération que subit actuellement une des oeuvres majeures de Dickinson, la tour de la Banque impériale de Commerce à Montréal, les effets pervers du dénigrement systématique qu\u2019a connu ici l\u2019architecture moderne: ou comment le patrimoine devient l\u2019ennemi du patrimoine.1 FRANCE VANLAETHEM 13 U : 1 a ïi.ismgm ¦¦fi r^\u2022» ^ '\t-*___ T' \u2022«bb \\aaaa1v\\1\\| >S5a Le Château Champlain est la seule tour urbaine érigée par d\u2019Astous.Situé rue de La Gauchetière face au carré Dominion, l\u2019édifice offre une image très différente des autres tours construites à la même époque.Contrairement à la Place Ville-Marie et à la Banque de Commerce, qui expriment la régularité et l\u2019orthogonalité de leur structure d\u2019acier, les façades de l\u2019hôtel de Roger d\u2019Astous reprennent dans un effort d\u2019intégration, à chaque étage et pour chaque fenêtre, les arches de la gare Windsor située juste à côté.Sur le plan urbain, l\u2019édifice, posé sur un immense podium qui absorbe la dénivellation naturelle du terrain, obéit à un parti typiquement moderniste.Le projet original prévoyait la construction d\u2019une seconde tour sur le podium.L\u2019histoire de la conception et de la construction de ce projet illustre bien les difficultés de l\u2019architecte tentant d\u2019affirmer une vision personnelle mais aux prises avec un contexte économique et technique conservateur.Les dessins du concept préliminaire, qui sont publiés ici pour la première fois, nous permettent d\u2019apprécier le décalage entre l\u2019idée originale et le bâtiment construit.La structure du Château Champlain devait être constituée d\u2019un noyau central formé de béton en compression et de câbles d\u2019acier en tension attachés au sommet de l\u2019édifice et soutenant l\u2019ensemble des planchers.Dans le projet réalisé, chaque plancher, autonome, s\u2019étend en porte-à-faux à partir du noyau central.20 ^ *^= &- Autre projet très controversé, le Village olympique représente une expérience audacieuse dans le domaine de l\u2019urbanisme moderne 2 et de l\u2019habitat collectif.Réalisé pour les Jeux de 1976, le complexe, contenant 980 appartements et des espaces de services commerciaux et communautaires, fut conçu pour accueillir temporairement plus de 10 000 personnes.Après les Olympiques, l\u2019ensemble devait être réaménagé en immeuble d\u2019appartements pour 3 200 locataires.Les deux pyramides d\u2019habitation de 21 et 23 étages, s\u2019étendent sur une longueur de 300 mètres chacune.Fidèle aux préceptes modernistes, le Village est un ensemble autonome à haute densité, implanté au milieu d\u2019un parc régional.Isolé du contexte urbain environnant, il appartient, par sa forme et son échelle, aux installations olympiques.D\u2019une largeur d\u2019à peine 14 mètres, les ailes de chaque pyramide ont été aménagées de façon à offrir des appartements ouverts à chaque extrémité sur l\u2019extérieur, donnant d\u2019un côté sur une coursive publique et de l\u2019autre sur un balcon.Cette solution, expérimentée dès les années 1920 en Russie et en Hollande, est sans doute l\u2019aspect le plus avantageux de ces habitations.Originale, elle a rarement été utilisée en Amérique du Nord.Les qualités de lumière et d\u2019aération, ainsi que les possibilités d\u2019interactions sociales que favorise une telle organisation mériteraient d\u2019être reprises dans l\u2019avenir pour des projets semblables.22 3a PLAN D'ETAGE: NIVEAU 05 TOURS C ET D Dortoirs temporaires PLAN D'ETAGE: NIVEAU 04 1\tEspace de rangement 2\tLocal des officiels 3\tSalle de service des officiels 4\tBoreau d\u2019inscription aux épreuves Centre de transmission des résultats Bureaux de la sécurité Piscine Dortoirs temporaires Bureaux de l'Administration du Village olympique jj1 i )?a i__________________~ 7?L^UU|| tÜIICHQl 1.\tLe Village olympique.2.\tVue sur la tour des ascenseurs est.3a.Plan d\u2019un étage type.3b Plan du rez-de-chaussée.4.\tPlan site.5.\tMaquette du village, vue en façade.23 PROFIL:\tROGER\tD'ASTOUS LA RÉSIDENCE DE MONSIEUR ET MADAME SILBERT ÎLE CADIEUX, QUÉBEC, 1984-1988 Cï-i-f /\tI.:\" v w *.Cette résidence, construite en 1984 pour M.et Mme Corbeil puis agrandie en 1988 pour les nouveaux propriétaires, M.et Mme Silbert, représente l\u2019aboutissement de plusieurs années de travail visant à élaborer une typologie de l\u2019architecture nordique.La recherche avait commencé en 1962 avec la maison de Doris Lussier au mont Saint-Bruno.L\u2019implantation, la planification linéaire des espaces intérieurs et extérieurs, l\u2019ouverture relative des façades nord et sud, ainsi que le choix des matériaux répondent en priorité au critère d'ensoleillement maximum exigé pour une maison solaire passive.L'organisation des espaces de vie-vivoir, serre, salle d\u2019exercice, salle à manger, solarium, terrasse, sauna- permet une grande fluidité dans la circulation et donne une excellente luminosité.L\u2019ensemble de la maison a été pensé en fonction d\u2019un mode de vie proche de la nature, dans un climat nordique.a h 24 niwi &Ï ' : t ( wblPL.A =,SJUîM.1 : 5- uCT üiç i Sf : JLT>4-£_ U [wggjgjSy Sjp52p§.1.2.3.4.5.6.7.Le hall solaire.La salle de séjour.Vue d'ensemble de la résidence.Vue extérieure de la serre.Coupe sur le vivoir et la serre, 1984.Plan du rez-de-chaussée, 1984 (avant l'allonge).Plan de l'étage, 1984.25 A S T O U S PROFIL TÉMO ROGER\tD GNAGES Roger d\u2019Astous, de mon perchoir, se présente comme un oiseau de la même famille, nos migrations et nos œcoumènes se ressemblent.Nous avons donc pu ensemble tisser des oeuvres sans trop de noeuds.Notre tissu procède des mêmes trames, notre respect de la matière, du relatif, du sacré, notre amour de la bonne chair et de l\u2019astronomie, des beaux objets, de l\u2019humanité et de la végétation.Nous avons cependant reçu des formations fort différentes.Lui avec Frank Lloyd Wright aux États-Unis, moi avec Eugène Beaudoin en Suisse et Pierre Jeanneret en Inde.Les grands défis de Montréal nous ont rapprochés.En effet, le métro, l\u2019Expo 67, les Jeux olympiques, l\u2019enseignement, la formation des stagiaires auront contribué à nous réunir par le travail de recherche et d\u2019exécution de grands ouvrages.Notre bureau multinational et culturel nous aura permis de nous confronter aux aspects universels de l\u2019architecture dans le respect des traditions et de nos clients.Le travail avec Roger se fait en silence, en échangeant des croquis vérifiés en général par Michel Catrice, notre chef d\u2019atelier, qui en nous remettant les deux pieds sur terre, nous permet de réaliser une bonne construction avec les sous disponibles.Cette collaboration intime nous a valu d\u2019élaborer les plans du Village olympique et bien d\u2019autres ouvrages dans une économie de temps et de dessins et dans le respect de calendriers souvent raccourcis.Les résultats parlent et parleront d\u2019eux-mêmes avec les années, envers et contre les distributeurs d\u2019agrumes ignorants de l\u2019importance de l\u2019oeuvre.Nous savons, pour l\u2019avoir vécu dans nos tripes, que ce village comporte des solutions intégrées de vie et de survie.Les notions de pollution, circulation, équipement socio-économico-culturel, d\u2019équilibre économique par vases communicants y sont résolues, quoi qu\u2019en disent les puristes acides ou les spéculateurs de tout acabit.Nous avions déjà goûté l\u2019Expo 67, lui par le Pavillon du Commerce international et le Pavillon chrétien, moi par le Pavillon du Québec.Nous avions déjà accompli des oeuvres d\u2019intégration à la nature, lui par ses insertions d\u2019habitation et d\u2019église, moi par la résidence des jeunes filles à l\u2019Université de Montréal créée pour se confondre à une belle forêt d\u2019ormes et d\u2019érables, orientée par pudeur vers l\u2019ouest à l\u2019abri des regards du sexe masculin à l\u2019est.Nos atomes crochus nous ont permis de travailler face à face à la même table en échangeant des croquis, éléments de solutions complémentaires à la création du Village olympique.Nous avons en outre fait delà recherche et exécuté un ouvrage précurseur en échafaudant un édifice pour personnes âgées en colombages d\u2019acier plié enveloppés d\u2019une peau d\u2019amiante ciment.Dommage que l\u2019industrie de l\u2019amiante soit en perte de vitesse.Il y a là des matériaux authentiquement québécois qui se perdent.Nous avons en commun le respectdu sacré et de l\u2019harmonieuse implantation de nos interventions.Nousavonsaussi en commun, un télescope qui, par alternance, nous permet d\u2019explorer le cosmos, ce qui rétablit l'humilité devant l\u2019Éternel.Notre collaboration se perpétue ne serait-ce que par l\u2019échange critique qui nous anime.LUC DURAND, ARCHITECTE Travailler aux côtés de Roger d\u2019Astous, pendant près de 20 ans, seul ou en groupe, m\u2019a fait découvrir la notion de travail d\u2019équipe, car avec lui il ne peut en être autrement.Travailler avec Roger d\u2019Astous c\u2019est participer, c\u2019est assumer la responsabilité totale du projet quel que soit le rôle qui nous est dévolu.C\u2019est vivre avec lui dans sa tête et dans son coeur.C\u2019est justifier la confiance qu\u2019il a mise en nous.Lui, l\u2019homme entier, se met à votre portée pourvous expliquer, vous faire comprendre sa pensée.Lui, le solitaire, est toujours disponible pour répondre à une question.Travailler sur une esquisse de Roger d\u2019Astous c\u2019est comme étudier un bourgeon de vigne sous le microscope: tout y est, prêt à pousser.Le parti, la grammaire, le vocabulaire, les matériaux, la façon de construire sont bien là.Si vous ne trouvez pas, il vous expliquera, calmement, en portant à votre attention les détails qui vous ont échappés.Pour nous de l\u2019atelier, savoir que tout y est nous force à décortiquer, à dépouiller ses croquis., épuisant! Je me souviens d\u2019un petit projet dont nous avions envoyé l\u2019esquisse au client (Hi-Art, encre, trois couleurs, perspective.).Celui-ci s\u2019en est servi comme plan de construction, sans rien exiger d\u2019autre que la dimension d\u2019un linteau! Travailler avec Roger d'Astous c\u2019est toujours participer à un nouveau projet, risquer un détail inusité, chercher à faire passer une idée que leclientprécédenta rejetée, s\u2019enthousiasmer lorsqu\u2019elle est enfin acceptée.Constructeur, il a la passion des matériaux et de leur agencement, ses partis en découlent; aux stades préliminaires, il savoure déjà leur mise en place et est toujours prêt à en essayer de nouveaux, dans la mesure où ils sont naturels ou vrais.Si Wright et Taliesin l\u2019ont marqué, il avait sûrement déjà l\u2019état d\u2019esprit voulu pour répondre à leur enseignement et en tirer le meilleur parti.Travailler avec Roger d\u2019Astous, c\u2019est aussi participer à la vie de l\u2019atelier.Pendant des années, nous avons respecté le rituel du vendredi soir quand aux alentours de cinq heures nous arrêtions le travail et le temps et qu\u2019en sirotant une bière, une vodka ou un thé, nous nous racontions les hauts et les bas de notre semaine.Cet échange pouvait durer dix minutes ou se poursuivre tard dans la nuit, nous y faisions le point en quelque sorte.Lui, s\u2019arrangeait toujours pour se libérer et profiter avec nous de ce moment.Rien ne nous y obligeait, mais nous aimions rester là à communiquer et à parler de notre travail autant que du monde.Il nous rapportait des photos du chantier ou des projets terminés et nous pouvions voir le résultat de notre travail.Travailleravec Roger d\u2019Astous c\u2019est avoir lachance de côtoyer un être humain au sens profond du terme, un homme à l\u2019esprit ouvert qui pense avec sa tête, parle avec son coeur, couche avec l\u2019architecture, joue au papa-gâteau avec ses enfants, adore le saumon fumé ou la côte de boeuf, souffre comme un damné des affres de lacréation, se préoccupe de ce qui l\u2019entoure, de l\u2019humanité, de l\u2019Univers.et reste au demeurant un grand timide inquiet.MICHEL CATRICE, TECHNICIEN SENIOR ET CHEF D'ATELIER 26 SOUVENIRS \u201cConsider that you, as young architects, are to be the patterngivers of civilization.If we ever do have a culture of our own, you must be the way-showers.A civilization is only a way of life.A culture is the way of making that way of life beautiful.So culture is your office here in America, and as no stream can rise higher than its source, so you can rise no more or better to architecture than you are.So why not go to work on yourselves, to make yourselves, in quality, what you would have your buildings be?\u201d FRANK LLOYD WRIGHT 1.Frank Lloyd Wright et Roger d'Astous.2.Taliesin.PROFIL:\tROG DE TALIESIN LA FORMATION DU CARACTÈRE Dans ces propos adressés à ses apprentis en 1952, Frank Lloyd Wright cherchait à leur faire comprendre l\u2019importance de forger son caractère pour être en mesure d\u2019assumer pleinement son rôle d\u2019architecte.À Taliesin, le lundi matin, les diverses tâches à exécuter durant la semaine étaient affichées, construction des bâtiments et entretien, préparation des repas, jardinage ou travaux de ferme, extraction de la pierre dans la carrière aussi bien que travaux de dessin sur les projets en cours.Mais pourquoi exiger de nous autant de travaux manuels que nous devions accomplir chacun à tour de rôle, sans exception?Quoique personne n\u2019eût à rendre compte de ses activités, chacun savait fort bien que de faillir à sa tâche alourdissait celle des autres.Autodiscipline, sens des responsabilités, esprit de corps.Voilà ce qui ressortait de ce système d\u2019éducation que je comparerais plus à celui d\u2019un kibboutz, d\u2019un monastère ou d\u2019une commune qu\u2019à celui des écoles classiques que nous connaissons.LES ÉCHANGES Nul n\u2019était exempté de ces activités quotidiennes.Même Wes Peters, un des seniors et bras droit du maître, y participait.Nous en profitions évidemment pour échanger des paroles, souvent révélatrices et complémentaires à l\u2019enseignement que nous recevions.C\u2019est ainsi que tout en sarclant les pissenlits du potager, Wes me parlait des détails de construction et des péripéties survenues sur le chantier de la Johnson and Son dont il était responsable en 1936, à Racine, Wisconsin.Et combien d\u2019autres occasions m\u2019ont été données où j\u2019ai pu profiter d'expériences vécues ardemment par cette équipe de bâtisseurs, ces choses qui ne sont pas écrites dans les livres.Je ne peux aujourd\u2019hui m\u2019empêcher de comparer ce lien de communication qui privilégiait notre groupe à la transmission du savoir dans le système d\u2019apprentissage qui existait chez les compagnons au moyen-âge sur les chantiers des cathédrales.D\u2019ailleurs, ce n\u2019est peut-être pas un hasard qui veut que Wright appelait ses étudiants \u201capprentice\" (apprentis, compagnons).Bien sûr les travaux manuels n\u2019étaient pas les seules activités au programme d\u2019une journée.La musique, la céramique, la sculpture, l\u2019ébénisterie y figuraient, avec ateliers et théâtre bien équipés.Ces activités demeuraient au choix de chacun.L'ATELIER: \"LE SANCTUM\" L\u2019atelier d\u2019architecture, que nous appelions \u201cle sanctum\u201d, nous amenait à travailler sur les projets en cours de M.Wright.Sous la direction d\u2019un senior, nous participions à la préparation des plans d\u2019exécution, détails, devis, etc., toujours directement sur la table à dessin, jamais dans une de ces classes avec tableau noir comme celles que j\u2019avais déjà connues.Le maître faisait régulièrement la ronde des tables à dessin.Un jour, s\u2019arrêtant à la mienne, et examinant un détail d\u2019ébénisterie en préparation, il me dit: -Roger, this will not work.-Pourquoi.?lui demandai-je.-Prends ce détail, me répondit-il, et fabrique-le à l\u2019atelier de menuiserie.Tu verras.C\u2019est ainsi que j\u2019appris comment détailler un tiroiràcoulisseau qui fonctionne bien.(Il devait ensuite être exécuté pour le musée Guggenheim.) Apprendre par soi-même, telle était la leçon fondamentale.L\u2019atelier de dessin comprenait, en plus des différents ateliers de travail, une bibliothèque où tous les travaux de M.Wright étaient ER\tD'ASTOUS 1952-1953 conservés, une source inouïe de références.À nous de les consulter.Et même si le réveil-matin sonnait à 6h30, combien de soirées et de nuits y avons-nous passées!.Les secrets de construction en blocs texturés de La Miniatura, les coupes intérieures de Robie House, les détails du siège social de la Johnson and Son s\u2019y trouvaient, l\u2019évolution du musée Guggenheim, les projets de Pittsburg, Fallingwater, tout y était.Une véritable mine d\u2019or.Apprendre à voir, à étudier et analyser, à évaluer et comprendre par soi-même était une autre leçon.Ettout ça à même les originaux qui portaient des notes personnelles écrites de la main du maître.LA CONSTRUCTION ET LA NATURE DES MATÉRIAUX Autre phase de l\u2019apprentissage: la construction des bâtiments que nous habitions.Je compris alors pourquoi un coffre à outils était tout aussi indispensable que crayons et compas.Le but de cette activité était de prendre contact avec les matériaux afin d\u2019en comprendre la nature intrinsèque.Faire en sorte que la pierre soit autant à sa place dans un mur que dans la carrière dont elle provient, que le bois révèle sa fibre et son grain, que l\u2019acier démontre sa qualité unique de tension (pont sur structure suspendue), que le verre accentue la continuité visuelle intérieure - extérieure ou dévoile même une pigmentation incorporée dans sa masse dans le cas d\u2019une verrière.Par extrapolation, ces principes ouvrent la voie vers l\u2019emploi pertinent de nouveaux matériaux synthétiques afin de les révéler pour ce qu\u2019ils sont et non pour ce qu\u2019ils pourraient refléter.Autre leçon: comprendre la nature intrinsèque des matériaux.L'APPRENTISSAGE VISUEL ET LA DÉCOUVERTE DES PRINCIPES Et que dire de cette autre grande règle du maître: celle d\u2019expérimenter physiquement et spirituellement les espaces intérieurs que son génie savait si bien créer et que nous avions la chance d\u2019habiter.À Taliesin (au Wisconsin comme en Arizona), vivoirs, salles à manger, ateliers, ou autres pièces s\u2019identifient de façon sublime.Ces intérieurs sont des sculptures spatiales; on y circule avec délectation, découvrant constamment des aspects nouveaux.Des \u201cvariations sur le même thème\u201d où le détail, la coloration, l\u2019ameublement, la lumière révèlent une constance, une unité de principes en tout.Comme par osmose, ces intérieurs se manifestent à l\u2019extérieur et deviennent l\u2019architecture externe, la conséquence directe de ce qui fut d\u2019abord découvert en plan durant la conception initiale.Tel est le cheminement de la création chez Wright, pour produire ce qu\u2019il appelait une \u201carchitecture organique\u201d, c'est-à-dire une architecture intègre, une architecture naturelle, conceptions étançonnées par des principes tout aussi importants que le respect du lieu et le respect des matériaux.En suivant ce cheminement, les emplacements, les programmes et les matériaux sélectionnés variant d\u2019un projet à l\u2019autre, il est inévitable que des formes nouvelles jaillissent spontanément et produisent un renouvellement créateur étonnant.Voilàce que Wright cherchait à démontrer dans son enseignement.Ces germes de principes inébranlables prennent parfois une vie entière de labeur pour éclore et porter fruits.Et impossible de sauter des étapes pour atteindre ces sommets.ROGER D'ASTOUS, ARCHITECTE 27 ROGER A S T O U S BIOGRAPHIE Roger D\u2019Astous est né le 3 mars 1926 à Montréal sur la rue Mentana.Après ses premières études chez les Soeurs de la Providence, il est admis au collège Mont Saint-Louis où il reçoit une éducation scientifique de 1940 à 1946.Très tôt il s\u2019intéresse à l\u2019astronomie et pense faire carrière en aéronautique avant d'opter pour l\u2019architecture.Il entre à l\u2019École des Beaux-Arts, rue Saint-Urbain, où il termine ses études en 1952.Décidé à poursuivre sa formation et ayant décelé chez Frank Lloyd Wright une vision de l\u2019architecture proche de ses aspirations personnelles, il part travailler àTaliesin en 1952-1953.Son expérience au Wisconsin et en Arizona marquera profondément le reste de sa carrière.Ses premières oeuvres, comme les maisons de T.L.Simard et Fridolin Simard au domaine de l\u2019Estérel réalisées en 1959, présentent encore des influences directes de Wright.C\u2019est à partir de 1961 que d\u2019Astous développera un langage architectural véritablement personnel bien que toujours respecteux des principes hérités de Wright.Ayant réalisé à ce jour près de 40 résidences individuelles, 12 églises et de nombreux édifices publics et commerciaux, ayant en outre signé la station de métro Beaubien à Montréal, le Pavillon du Commerce international et le Pavillon chrétien à l\u2019Expo 67 ainsi que le Village olympique de 1976, d\u2019Astous est sans contredit une figure majeure de l\u2019architecture moderne au Québec.Il a été professeur d\u2019architecture à l\u2019École des Beaux-Arts de Montréal de 1962 à 1965.Son oeuvre a été honorée d\u2019un Prix d\u2019excellence de l\u2019Ordre des architectes du Québec en 1987 et d\u2019un prix du Conseil canadien du Bois en 1988 pour la résidence Gélinas.Il est membre de l\u2019O.A.Q.et de l\u2019.A.A.P.P.Q.Il poursuit toujours sa pratique de façon active.PROJETS ET RÉALISATIONS 1955\t1960 *\tRésidence Gaston Laurion, Laval-sur-le-Lac, Québec Résidence Bucci, Cartierville, Québec 1956 *\tRésidence Henry Federer, Brockville, Ontario Édifice commercial Basilières, Montréal, Québec *\tÉglise Notre-Dame-du-Bel-Amour, Cartierville, Québec 1957 *\tÉdifice Equity, Brockville, Ontario 1958 *\tRésidence Masse, Val des Bois, Québec *\tRésidence Archambault, Brassard, Québec *\tRésidence Higginson, Brockville, Ontario *\tRésidence Roland Liboiron, Sainte-Adèle, Québec Résidence Pierre Warren, Québec Développement d\u2019habitations, Estérel, Québec *\tDéveloppement d\u2019habitations, Ville des Fleurs, Montréal-Nord, Québec *\tAgrandissement Édifice Equity, Brockville, Ontario 1959 Résidence Delmar, Baie d\u2019Urfée, Québec *\tRésidence T.L.Simard, Estérel, Québec *\tRésidence Fridolin Simard, Estérel, Québec *\tRésidence G.Bruchési, Ville de Léry, Québec *\tRésidence Auclair, Sainte-Thérèse, Québec *\tRésidence C.Barnwell, Ville Mont-Royal, Québec Appartements Thormin, Maitland, Ontario Appartements Barzel, Montréal, Québec *\tChalet du parc Bellevois, Montréal-Nord, Québec *\tSimpson Sears, Brockville, Ontario *\tCentre commercial, Brockville, Ontario Alitalia Airlines, Rénovation, Montréal, Québec *\tÉglise Saint-Rémi, Montréal-Nord, Québec *\tÉglise St.Edmunds of Canturbury, Beaconsfield, Québec Centre culturel St.Edward, Fabreville, Québec 1960\t1965 Résidence O\u2019Donahue, Cowansville, Québec Résidence Bidmen, Montréal, Québec *\tRésidence Des Trois Maisons, Montréal, Québec *\tRésidence Barry Lax, Saint-Hilaire, Québec Résidence Newman, Laval-sur-le-Lac, Québec Résidence Greenberg, Westmount, Québec Développement d\u2019habitations, Sainte-Thérèse, Québec *\tÉdifice Bell Téléphone, Kingston, Ontario *\tPharmacie Mont-Laurier, Québec Centre professionnel, HEC, Estérel, Québec Curling Club Cataragui, Kingston, Ontario 1961 *\tLa Maison de Demain, Boucherville, Québec, Prix Châtelaine Résidence Rait, Laval-sur-le-Lac Québec *\tRésidence René Lépine, Estérel, Québec *\tRésidence Brault, Cowansville, Québec *\tRésidence Nadeau, Rawdon, Québec *\tÉdifice médical, Brockville, Ontario Édifice H.Gibson, Kingston, Ontario Ontario Provincial Police, Brockville, Ontario Club House, Carling Lake, Québec *\tÉglise Saint-Enfant-Jésus, Tracy, Québec *\tÉglise Saint-Maurice, Duvernay, Québec *\tÉglise Holy Family, Kingston, Ontario *\tBell Telephone Work Center, Brockville, Ontario 1962 Résidence R.Auclair, Baie d\u2019Urfée, Québec Résidence G.Ayers, Carling Lake, Québec Résidence Watson, Lachute, Québec *\tRésidence G.Goyer, Estérel, Québec *\tRésidence Doris Lussier, Mont Saint-Bruno, Québec Édifice Dalton, Kingston, Ontario Concours Trend métro, Ontario *\tStation de métro Beaubien, Montréal, Québec Église St.Clare, Longueuil, Québec *\tÉglise Saint-Jean-Baptiste-Marie-Vianney, Montréal, Québec *\tÉglise Saint-René-Goupil, Montréal, Québec Église Notre-Dame-des-Anges, Cartierville, Québec 1963 *\tRésidence Simard, Laval-sur-le-Lac, Québec *\tRésidence Fred Snyder, Beaconsfield, Québec Tour et pont suspendu, Expo 67 *\tÉglise Notre-Dame-des-Champs, Repentigny, Québec Église Saint-Antonin, Montréal, Québec *\tÉdifice Belleville, Belleville, Ontario *\tChrist Memorial Lutherian Church, Montréal, Québec 1964 Appartements Closse, Montréal, Québec *\tHôtel Château Champlain, Montréal, Québec 1965\t1970 Résidence O\u2019Connor, Estérel, Québec *\tRésidence Barnhouse, Brockville,Ontario 197 < 1 197: COLLABORATIONS ET ASSOCIATIONS ¦\tJean-Paul Pothier Collaboration: 1959-1968 Association: 1965-1968 ¦\tLuc Durand Collaboration: 1972-1991 Association: 1974-1983 ¦\tLuc Durand & Dominique Lesage Collaboration: 1983-1991 BIBLIOGRAPHIE ARTICLES ¦\tRobert Henri \u201cUne résidence au domaine d\u2019Estérel\u201d Bâtiment, décembre 1960.¦\t\u201cCompetition, city hall for Chomedey P.Q.\u201d, commented design by Roger d\u2019Astous, Canadian Architect, février 1962.¦\tAlain Campaigne \u201cLa maison de l\u2019année\u201d, Châtelaine, juin 1962.¦\tDominique Parent \u201cHôtel Château Champlain\u201d, Le Petit Journal, le 17 juillet 1966.28 ARCH T E C T E *\tPavillon du Commmerce international, Expo 67 *\tPavillon chrétien, Expo 67 Recherche \u201ccable car\u201d, Expo 67 Club House, île des Soeurs, Verdun, Québec 1966 *\tHôtel Méridien, Tours, France, architecte consultant *\tLe Relais de Trois-Rivières 1967 Résidence H.Hoye, Beaconsfield, Québec » Résidence M.Racine, Granby, Québec *\tÉglise St.John the Apostle, Ottawa, Ontario *\tCentre sportif et culturel de Chambly, Québec 1968 Résidence R.L\u2019Heureux, Duvernay, Québec Résidence B.Dweck, Deal, N.J., U.S.A.Résidence C.Poirier, Valleyfield, Québec *\tRésidence G.Cadieux, Valleyfield, Québec *\tRénovations Disco La Licorne, Montréal, Québec Centre commercial, Pierrefonds, Québec Archevêché d\u2019Ottawa, Ontario (Rénovations) *\tPresbytère, Saint-Alphonse de Lighori, Hawksbury, Ontario 1969 Salle de montre, Chevrolet, Trois-Rivières, Québec Agrandissement Édifice Bell Telephone, Kingston, Ontario Concours Pavillon canadien, Osaka, Japon Centre commercial Nordique, Montréal-Nord, Québec Centre commercial Northgate, Northbay, Ontario Cité de la Santé, Laval, Québec 1970\t1975 Résidence A.Vallée, Sommet Bleu, Sainte-Adèle, Québec Résidence J.Labonté, Westmount, Québec *\tCentre commercial Brockville, Brockville, Ontario Recherche habitations uréthane 1971 Résidence J.G.Mathers, Laval-sur-le-Lac, Québec *\tAppartements St-Jean, Dollard -des-Ormeaux, Québec *\tUsine C.G.R., Lachute, Québec *\tQuai de transbordeur, Dorval, Québec *\tAéroport international de Mirabel, architecte en chef, esthétique et environnement (B.A.N.A.I.M.) 1972 Appartements, Roxboro, Québec Concours, Édifice, Ville de Montréal, Québec Concours, Royal Air Force Memorial Garage Snyder, Lachine, Québec *\tImprimerie Richelieu, Ville d\u2019Anjou, Québec *\tRésidence Michel Larose, Lac Guindon, Québec (Para-module) Habitations auto-construction, Niamey, Niger, Afrique 1973 *\tRésidence D.Walker, Estérel, Québec Étude d\u2019agrandissement et développement La Presse, Montréal, Québec *\tSani-Sport, Boucherville, Québec Aréna, Pointe-aux-Trembles, Québec 1974 Résidence Dardi, Westmount, Québec *\tRésidence F.Cordeau, La Malbaie, Québec Résidence Marcelle Ferron, Sainte-Marguerite, Québec Résidence H.Gibson, Kingston, Ontario Hôtel de ville, Pierrefonds, Québec Centre commercial, Bromont, Québec *\tGarage Goyer, rénovations, Montréal, Québec *\tPresbytère Holy Family, Kingston, Ontario *\tVillage olympique, Montréal, Québec 1975\t1980 Résidence Biega, Hudson Heights, Québec Habitations collectives Berthiaume du Tremblay, Montréal, Québec Concours Hôtel de ville de Régina, Saskatchewan 1976 *\tRésidence A.Riccio, Laval-sur-le-Lac, Québec Condo Les Outardes, Estérel, Québec Appartements Lépine, Montréal, Québec Appartements Elm, Beaconsfield, Québec Édifice Bell Canada, Montréal, Québec Étude Radio-Canada, Montréal, Québec 1977 *\tRésidence F.Pisapia, Montréal, Québec *\tBureau de médecin, rénovations, Dr Larose, Montréal, Québec *\tBureau de dentiste, rénovations, DrVerreault, Montréal, Québec Développement, Longueuil, Québec Développement résidentiel (module bonus), Montréal, Québec Marina Saint-Laurent, île d\u2019Orléans, Québec 1978 Résidence R.Mathers, Lac L\u2019Achigan, Québec 1979 *\tRésidence N.DiTempora, Ville Mont-Royal, Québec *\tRésidence H.Hoye, Senneville, Québec *\tHabitations collectives, Alleluia, Ville de Montréal, Québec 1980\t1985 *\tRésidence F.Snyder, Palm Beach, U.S.A.1981 *\tRésidence Bourgie, Westmount, Québec 1982 Résidence R.Johnson, Laurentides, Québec 1983 Édifice à bureaux Alexis-Nihon, Montréal, Québec 1984 *\tRésidence solaire Corbeil, île Cadieux, Québec Fondation de la Grande Jetée de Belle-lsle 1985\t1990 *\tRésidence Larue-Veuilleux, Sherbrooke, Québec *\tRésidence Gélinas, Bromont, Québec, Canadian Wood Council Design Award Résidence R.Mathers, Lac L\u2019Achigan, Québec Concours, Musée d\u2019art contemporain 1986 Développement résidentiel, Lachine, Québec Rénovations garage Riccio, Laval, Québec *\tRésidence Richard Gagné, Saint-Anicet, Québec 1987 *\tS.H.Q., Ville Lasalle, Québec *\tRénovations St.Edmund, Beaconsfield, Québec *\tRénovations Hutchison, Montréal, Québec *\tChapelle Saint-Charles-Borromée, décoration *\tRésidence N.Gagné, lac Memphrémagog, Québec 1988 *\tRésidence T.Snyder, Pointe-Claire, Québec Résidence M.Blais, Outremont, Québec Résidence M.Hébert, Candiac, Québec 1989 *\tRésidence P.Lame, Saint-Anicet, Québec Résidence Pierre Warren, Murs blancs, La Malbaie, Québec 1990 Résidence J.Hénault, île Cadieux, Québec *\tProjets réalisés ¦\tJean-Claude Paquet \u201cRésidence G.Goyer\u201d, La Presse, le 9 juillet 1966.¦\tJean-Claude Paquet \u201cHôtel Château Champlain\", La Presse, le 22 octobre 1966.¦\tJean-Pierre Bonhomme \u201cCanadianisme\", La Presse, le 22 octobre 1966.¦\tJulius Shulman \u201cA very special place, French Canada, a very special charm\u201d, Los Angeles Time, 9 march 1969.¦\tHubert Chamberland \u201cAu lac Guindon: une résidence modulaire ou l\u2019industrialisation au profit de l\u2019architecture\u201d, Décormag, avril 1975.\u201cWohnhaus in Lussier/Kanada\u201d, Detail, juillet/août, 1980.¦\tSandy Lax \u201cRésidence de l\u2019architecte\u201d, 1001 Ideas, septembre 1980.¦\tNicole Defoy \u201cD'eau et de lumière\", Luxe, septembre 1986.MONOGRAPHIES ¦\tClaude Beaulieu L\u2019architecture contemporaine au Canada français, Québec, ministère des Affaires culturelles, 1969, pp.22, 62, 83.¦\tClaude Bergeron L\u2019architecture des églises au Québec 1940-1985.Québec, PUL, 1987, pp.93, 116-117, 151, 252-255, 266-269, 279-282, 290-293,297-300,319.Architectures du XXe siècle au Québec, Montréal, Méridien, 1989, pp.181,182, 211.29 PROFIL:\tROGER\tD'ASTOUS CONSTRUIRE L'AMÉRIQUE L'ARCHITECTURE DE FRANK LLOYD WRIGHT DENIS BILODEAU, PROFESSEUR ADJOINT À L'ÉCOLE D'ARCHITECTURE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL- LA PRATIQUE ET L\u2018OEUVRE ARCHITECTURALE DE ROGER D\u2018ASTOUS OFFRENT DE NOMBREUX PARALLÈLES AVEC CELLES DE FRANK LLOYD WRIGHT.TANT PAR LES MODES PARTICULIERS DE COLLABORATION QU\u2019IL FAVORISE AU SEIN DE SON AGENCE QUE DANS SES PRINCIPES ARCHITECTURAUX, D\u2019ASTOUS A VOULU RESTER FIDÈLE À L\u2019ENSEIGNEMENT DU MAÎTRE DE TALIESIN AVEC QUI IL ÉTUDIA DE 1952 À 1953.CET ESSAI PROPOSE UNE RÉFLEXION SUR LES ÉLÉMENTS DE L\u2019ARCHITECTURE DANS L\u2019OEUVRE DE FRANK LLOYD WRIGHT ET SUR LEUR VALEUR EN TANT QU\u2019INSTRUMENTS D\u2019APPROPRIATION TERRITORIALE ET DE MISE EN ESPACE D\u2019UNE IDÉOLOGIE GÉOPOLITIQUE ET CULTURELLE NORD-AMÉRICAINE.EN METTANT EN PARALLÈLE LE PARADIGME DE L\u2019ABRI PRIMITIF ÉLABORÉ PAR GOTTFRIED SEMPER ET L\u2019ARCHITECTURE DES MAISONS DE WRIGHT, NOUS TENTONS ICI DE FAIRE RESSORTIR L\u2019IMPORTANCE D\u2019UNE APPROCHE ANTHROPOLOGIQUE ISSUE DU XIXe SIÈCLE DANS LA DÉFINITION D\u2019UNE ARCHITECTURE MODERNE INTÉGRANT DES PRÉOCCUPATIONS RELATIVES AU SYMBOLISME ET À LA SPÉCIFICITÉ CULTURELLE.\u201cWhat ïs architecture?It is man in possession of his earth.\u201d Frank Lloyd Wright, 1953 Le thème de l\u2019appropriation en architecture se rattache à un ensemble complexe de valeurs collectives.Sur les plans philosophiques et anthropologiques, il esttraditionellement lié aux notions de permanence, d\u2019identité et d\u2019émancipation individuelle.Sur les plans politiques et économiques, nous le retrouvons au coeur des débats sur le nationalisme et la défense du principe de propriété individuelle.Comme en témoignent ses écrits, Wright concevait l\u2019architecture en tant que mode de vie et d\u2019action; elle était, pour lui, le symbole vivant de l\u2019appropriation du monde par l\u2019homme et plus spécifiquement le lieu de réalisation de son identité culturelle.Loin d\u2019endosser de façon stricte l\u2019idéologie déterministe des fonctionalistes, il avait une conception héroïque de l\u2019architecte et se voyait lui-même le constructeur de l\u2019Amérique mythique profonde.Moderniste dans sa recherche de principes a-historique fondamentaux et universaux, ainsi que parson approche élémentaire de l\u2019architecture, il s\u2019inscrit cependant dans une ligne de pensée refusant l\u2019internationalisme et la domination de la technologie sur l\u2019homme et la culture.Construire est avant tout un geste humain d\u2019appropriation culturelle.Dans ce sens il se situe clairement dans la tradition de pensée anthropologique qui émerge en architecture au dix-neuvième siècle en réaction à l\u2019historicisme international.LE SENS DE L'ABRI Gottfried Semper fut parmi les premiers architectes àformuler une théorie historique et normative de l\u2019architecture basée sur des prémisses anthropologiques clairement définies.Architecte des opéras de Dresden et de Vienne ainsi que de l\u2019université technique de Zurich, où il enseigna pendant plusieurs années, Semper fut sans doute le plus marquant théoricien de langue allemande du dix-neuvième siècle.En 1848, forcé de s\u2019exiler pour des raisons politiques, il se rend à Paris puis à Londres où il participe à la mise sur pied de l\u2019exposition universelle de 1851 dans le Cristal Palace.Au même moment il rédige Les quatre éléments de l\u2019architecture.(1) Semper y critique d\u2019abord Quatremère de Quincy qui propose selon lui une approche matérialiste et purement technique de l\u2019histoire de l\u2019architecture.Il faut, dit-il, retourner aux conditions primitives de vie (Urzustande) des sociétés humaines afin de comprendre l\u2019essence de l\u2019architecture.Il soutient que les premiers signes d\u2019établissements humains surgissent de la nuit des temps au moment où les hommes, bannis du Paradis terrestre et nus face à un environnement hostile, se regroupent autour du feu pour s\u2019éclairer et se réchauffer.Le foyer sera le premier élément de l\u2019architecture, son \u201célément moral\u201d.Pour le protéger, une plateforme, un toit et une enceinte seront par la suite érigés.Les influences variées du climat et de l\u2019environnement naturel, les relations sociales et les prédispositions raciales ont affecté, selon Semper, l\u2019importance relative et les combinaisons des quatre éléments de l\u2019architecture dans les différentes sociétés.De plus, l\u2019homme développa diverses techniques adaptées à la production de ces éléments.Il mit au point à l\u2019aide du feu, la céramique et la métallurgie, puis la maçonnerie pour la construction de terrasses, la charpenterie pour le toit et la structure, et la vannerie et le textile pour laconfection de toiles servant d\u2019écrans protecteurs et délimitant l\u2019espace intérieur de l\u2019habitat.S\u2019appuyant d\u2019abord sur des considérations sociales, territoriales et techniques, Semper cerne clairement les enjeux de la modernisation dont il tentera d\u2019aborder les aspects moraux et matériels.Dans le DerStil de 1860, qui constitue lasynthèse de la pensée théorique de Semper, les quatre éléments seront illustrés à l\u2019aide d\u2019un dessin d\u2019une hutte indienne de Trinidad, semblable à celles montrées lors de l\u2019exposition de 1851.Cette structure idéalisée semble conçue de façon à mettre en évidence chaque élément et à en souligner l\u2019autonomie architectonique.Ainsi les écrans de textile formant les murs de la hutte ne montent pas jusqu\u2019au toit et ne suggèrent aucune fonction de support.Les poteaux verticaux soutenant la masse du toit expriment leur rôle structural.Le foyer est un élément autonome déposé sur la plateforme de l\u2019édifice dont la ligne horizontale se dégage nettement du sol.Cette structure offre en quelque sorte une construction paradigmatique des fondements de l\u2019architecture.Par sa clarté architectonique elle devait contribuer à favoriser la diffusion des théories de Semper, spécialement auprès des architectes du Mouvement Moderne.Les oeuvres de Berlage, Loos et Hoffmann en témoignent sous divers aspects.Les théories de Semper étaient aussi discutées dans les cercles d\u2019architectes progressistes à Chicago à la fin du siècle dernier.Sullivan en connaissait les principes, de même que Wright qui avait aussi d\u2019étroites relations avec Otto Wagner et le milieu sécessionniste Viennois.Dans ses résidences, Wright explorera pleinement le potentiel architectural des quatre éléments définis par Semper.(2) Dès 1893, la résidence Winslow donne une interprétation presque littérale de la hutte primitive illustrée dans le Der Stil.La fonction d\u2019écran des murs extérieurs de brique, suggérée par la bande horizontale de fenêtres qui les sépare du toit, la présence monumentale de la toiture, la centralité du foyer et la plate-forme basse correspondent très précisément à l\u2019articulation des éléments illustrés dans la hutte de Semper.Les mêmes motifs apparaissent de façon variable mais systématique dans presque toutes ses maisons, et ce jusque dans les années 1920.L\u2019exploitation du contraste entre la structure de bois noir et les murs écrans blancs dans la maison Willits (1902) et l\u2019importance accordée aux terrasses s\u2019étendant dans la nature en guise de stratégie d\u2019implantation, comme dans la maison Robie (1909), représentent des variantes du prototype initial et de l\u2019expression de ce \u201csens commun de l\u2019abri\u201d selon Wright.\"NOW WHAT ARCHITECTURE FOR AMERICA?\" En bon réformiste, Wright s\u2019appuie sur une idéologie du \u201csens commun\u201d ou de \u201cl\u2019instinct naturel\u201d.Mais, bien sûr, si un besoin d\u2019abri existe derrière toute architecture, son apologie sur le plan architectonique demeure un geste d\u2019ordre purement symbolique.Ainsi Semper et Wright s\u2019accordent pour attribuer au feu et à la cheminée une valeur morale particulière.Par ailleurs les murs écrans, laterrasse et latoiture agissent autant comme instruments de délimitation spatiale que de représentation culturelle.Ils constituent les principaux éléments de l\u2019architecture et ont unefonction médiatrice dans les relations entre l\u2019homme et son environnement social et physique.La subdivision de l\u2019espace, premier signe concret d\u2019ap-propriation territoriale, est, pour Semper, l\u2019aspect le plus 30 1.\tGottfried Semper, Hutte indienne de Trinidad, Der Stil 1860.2.\tF.L.Wright, Résidence Ward Willits, Highland Park, Illinois, 1902.révélateur du caractère des différentes cultures.Elle exprime directement les structures hiérarchiques et l\u2019organisation des rites.Par exemple, Semper décrit les systèmes d\u2019enceintes multiples et concentriques des villes dans les sociétés aristocratiques très hiérarchisées et conquérantes où le coeur du pouvoir et les espaces sacrés sont profondément dissimulés et presque inaccessibles, à la façon des Égyptiens et des Assyriens.Il leur oppose l\u2019espace simple du temple grec entouré d\u2019un péristyle et intégré à l\u2019espace public de l\u2019agora, signe de la présence sociale du divin dans les villes et sociétés démocratiques.Dans certaines civilisations, les terrasses joueront un rôle de différenciation territoriale comparable au mur.Le traitement de ces éléments répondra autant à la conception de l\u2019organisation interne des sociétés qu\u2019à la définition de leur rapport avec le reste du monde.F.L.Wright accordait aussi une grande importance aux écrans architecturaux.Dans \u201cThe Cardboard house\u201d, un texte de 1930 où il discute spécifiquement de la valeur du foyer, de laplateforme, du toit et des écrans, Wright élabore sur l\u2019usage et le traitement des murs, les relations entre l\u2019intérieur et l\u2019extérieur du bâtiment, et la fluidité de l\u2019espace architectural.Il indique qu\u2019il veut réduire au minimum le nombre des parties et des chambres séparées, et tout assembler de façon à ce que l\u2019air, la lumière et les vues pénètrent le bâtiment et l\u2019unifient.Il souhaite également éliminer autant que possible les pièces fermées et substituer aux murs traditionnels des écrans, de façon à ce que les planchers, les plafonds et les parois s\u2019interpénétrent librement dans l\u2019espace.Les fenêtres et les portes seront traitées comme des ouvertures ou des écrans de lumière et non comme des trous dans les murs.Enfin, Wright préconise l\u2019union de tout le bâtiment et du terrain par l\u2019accentua- tion des plans horizontaux et des terrasses, et une implantation discrète préservant les qualités naturelles du lieu et permettant un bon usage de l\u2019espace extérieur.L\u2019interpénétration des espaces intérieurs et extérieurs, de l\u2019environnement domestique et de la nature, et cette impression de fluidité lumineuse et atmosphérique symbolisaient pour Wright un idéal de démocratie et de vie spirituelle.Il s\u2019agissait pour lui de créer un espace \u201clibéral\u201d, un lieu d\u2019harmonie entre l\u2019homme et la nature.Socialement parlant, l'image de la communauté patriarcale, ancrée dans son environnement rural, mais aussi endossant une vision épique de conquête des grands territoires de l\u2019Amérique, formait la base de la mythologie des prairies chez Wright.Des développements suburbains de Oak Park au projet de désurbanisation Broadacre, Wright construit un univers utopique de réconciliation globale de l\u2019homme avec son environnement et de dissolution des limites physiques et conventionnelles de lasociété.Au chaos urbain Wright opposera l\u2019harmonie rurale, et quand il lui faudra construire en ville comme à Tokyo ou New York, il niera délibérément l\u2019environnement physique immédiat en créant des édifices complètement refermés sur eux-mêmes.La ville sera toujours pour lui un objet de méfiance dont il faut se protéger, s\u2019isoler, alors que la prairie mythique apparaîtra comme un lieu d\u2019émancipation individuelle et sociale.Elle en sera du moins le symbole à un moment où justement les développements métropolitains s\u2019accélèrent en Amérique du Nord et que le domaine rural se transforme graduellement en banlieue.LE SYMBOLISME ARCHITECTONIQUE: SUBSTITUTION ET \"CONVENTIONNALISATION\" Si l\u2019architecture de Wright est érigée sur un mythe territorial qui lui confère sa dimension symbolique, la forme de ses édifices dérive vi^j mini'.' .* /< l».« » '[*+*:* 31 0 sâhGSe3! Tgamwm mm WUSE-SSMi JBKSWSPP r7-ia?.,y ^iSlré iàrSfCs* 7%+3>\\ pr-s *.' I * SÇ^ÎÎ1 .'-îr C?pVL- manière à clarifier les relations entre les éléments, et les éléments et le tout.Enfin, ils peuvent servir à souligner l\u2019importance de certaines parties et la directionalité de la composition.Épuration, \u201cconventionnalisation\u201d, directionalité, clarté architectoniquesont des caractéristiques dominantes dans l\u2019oeuvre de Wright.Elles en définissent autant l\u2019espace que les surfaces.À plusieurs reprises, Wright insistera sur le caractère abstrait de l\u2019architecture.Dès 1901, dans son essai \u201cThe arts and crafts and the machine\u2019\u2019, Wright soulignait que l\u2019introduction de la machine dans les processus de fabrication des éléments architecturaux en favoriserait l\u2019épuration formelle.Il ne s\u2019agissait pas pour lui de créer des formes abstraites non référentielles, mais bien plutôt de clarifier l\u2019identité fondamentale et la fonction symbolique des éléments de base de l\u2019architecture.Chez Wright les stratégies de substitution et de \u201cconventionnalisation\u201d ne s\u2019opposent pas nécessairement au véhicule d\u2019un message d\u2019intégrité et d\u2019unité organique.Elles l\u2019abordent au plan symbolique et le rendent communicable.De plus, elles jouent un rôle de pivot dans l\u2019ensemble de la pensée culturelle de Wright.En 1912, dans un bref article consacré à la gravure sur bois japonaise Wright écrivait: \u201cSurely life in Old Japan must have been a perpetual communion with the divine heart of Nature.For Nippon drew its racial inspiration from, and framed its civilization in accord with a native perception of Nature-law.Nippon made its body of morals and customs a strict conventionalization of her nature forms and processes; and therefore as a whole her civilization became a true work of art.The process of elimination and of the insignificant we find to be the first and most important consideration for artists.\" (5) Cette \u201cconventionnalisation\u201d des premiers rapports de l\u2019homme à la nature s'exprime selon Wright dans l\u2019art pictural japonais mais domine aussi l\u2019ensemble de la production culturelle de la société nippone, ses objets de tous les jours, ses vêtements, ses coutumes, son architecture.L\u2019art implique une prise de conscience des lois qui relient une société à son environnement et une mise en forme matérielle et symbolique de ces lois.C\u2019est peut-être dans ses oeuvres naturalistes que Wright évoque le plus clairement ce principe d\u2019abstraction qui relie nature et culture.Au sujet de Taliesin il écrivait dans son autobiographie: \u201cTaliesin was an abstract combination of stone and wood as they naturally met in the aspect of the hills around about.The lines of the hills were the lines of the roofs, the slopes of the hills their slopes, the plastered surface of the light wood walls, set back into shades beneath broad eaves, were like the flat stretches of sand in the river below, and the same in color, forthat is where the material that covered them came from.Finished wood outside was the color of gray tree-trunks in viollet light.Shingles of the roof surfaces were left to weather silver-gray like the tree branches spreading below them.\u201d (6) Si la nature informe l\u2019architecture, l\u2019architecture transforme à son tour la nature en culture, en la réintégrant dans une vision globale de l\u2019environnement.À Taliesin l'homme n\u2019est pas absorbé par la nature, il saisit le territoire naturel et son langage dans une conception globale du paysage et de l'environnement.Wright écrivait encore \u201cthe figure of the house, like the modeling of the hills was designed to appear no less a weaving and afabric than the trees\u201d.Et, comme les arbres il change avec les saisons.La métaphore du tissage resurgit ici, cette fois, non plus pour représenter l\u2019essence architectonique du mur, ou même en tant qu\u2019imagé d\u2019une conception intégrée du design environnemental, mais comme signe d\u2019une ambivalence profonde entre l\u2019architecture et la nature, l\u2019authentique et le substitut, la réalité et le symbole.Mais cette terre où il cherche à prendre racine est autre chose qu\u2019un environnement naturel \u201cthe ground, my grandfather's ground, it was lovingly felt as intimate in all this.\u201d Pour Wright, c\u2019est une terre spécifique, une terre de mémoire et d\u2019origine, une terre américaine.L\u2019intervention architecturale a pour Wright une double fonction d\u2019appropriation, pragmatique et idéologique.En construisant sur le territoire américain, c\u2019est le territoire américain qu\u2019il cherche à édifier.Son architecture est en fait moins le symbole d\u2019un idéal abstrait d\u2019unité organique que la production et la glorification d\u2019un mode de vie et de perception de la réalité, soit la construction d\u2019un \u201csens commun\u201d.C\u2019est là, que son architecture prend toute la force d\u2019un mythe érigé aux frontières de notre réalité nord-américaine.¦I NOTES ET RÉFÉRENCES I 1.\tVoir G.Semper, The four elements of architecture and other writings, trad.H.F.Malgrave et W.Herrmann, Cambridge U.Press, 1989.L\u2019ensemble de mes informations sur Semper provient de cette édition publiée avec une introduction historique.2.\tWright discute spécifiquement des quatres éléments définis par Semper dans une conférence donnée à Princeton en 1930 intitulée \u201cThe Cardboard house\u201d, publiée dans The future of architecture,.New York, Horizon Press, 1953 3.\tPour une interprétation moderniste de Wright voir en particulier les nombreuses publications de E.Kaufman.4.\tSur l'importance du concept de \u201cconventionnalisation\u201d chez Semper voir M.Olin, \u201cSelf-Representation: Resemblance and Convention in Two Nineteenth-Century Theories of Architecture and the Decorative Arts\", dans Zeitschrift fur Kunstgeschichte 49 no.3 p.376-97,1986.5.\tDans F.L.Wright, The Japanese Print, New York, 1912.6.\tPour une analyse de ce passage en relation avec le thème de l\u2019abstraction chez Wright voir N.Levine, \u201cAbstraction and Representation in Modem Architecture: The International Style of Frank Lloyd Wright\u201d, AA Files 11, printemps 1986.NOTICE BIOGRAPHIQUE Denis Bilodeau est professeur adjoint à l\u2019école d\u2019architecture de l\u2019Université de Montréal.Il prépare une thèse de doctorat en histoire et théorie de l\u2019architecture à la Columbia University de New York. ARCHITECTS FICHTEN SOIFERMAN ARCHITECTS PETER ROSE ARCHITECT CONSULTING ARCHITECT MARTIN TROY ARCHITECT LANDSCAPE ARCHITECTS WILLIAMS ASSELIN ACKAOUI ASSOCIATES iAS-jgjjg mm mm MONTREAL EATON CENTER PANOPTICUM IN ELECTROPOLIS The Montréal Eaton Center recently opened in the heart of the city.Its architects, inspired by the nineteenth-century arcade, accepted the challenge to transform a downtown block with the creation of a truly metropolitan arcade, running north-south between de Maisonneuve and St.Catherine streets, with an entrance on McGill College.As a result, LesTerrasses, theformer labyrinthian shopping mall, was renoveled to accomodate the north section of the arcade.To the south, in several stories, the new skylit arcade was designed to house additional commercial space: movie theaters, boutiques, restaurants, and fast-food concessions.Underground, the complex is linked to the metro system, as well as to neighboring shopping complexes.On the east the Eaton Department Store is joined to the arcade at various levels.A thirty storey office tower, designed by another local firm, will be erected in the southwest portion of the block.Architecturally, the design of the Eaton Center, unlike most of the shopping complexes recently built in the area, offers clear vertical and horizontal circulation, attention to detail, thoughtful and well crafted use of materials, adequate handling of spaces, a concern for the orchestration of light and texture as well as for the utilization of a repertory of strong urban gestures.Undoubtedly, the new Eaton Center adds to the formal urbanity of the city.However, considered in the framework of the accompanying critical essay, the aspects of the project that ought to be examined are not its inherent architectural features, but the intentions of the developers who support an endless, uncontrolled agglomeration of space for consumption.In the uncom-mon cluster of several interconnected shopping complexes in downtown Montreal thereare many boutiques, movie theatres, eateries,.spaces of transit and consumption, spaces for passers-by, but is there any real public space?\u201cThis project, in its early stage of design, was featured in ARQ 38\t@ (April 1988), pp.17-19\u2019\u2019.\tB ?Pm ?TTTïïPM mftttg rn 1.\tVue rue Sainte-Catherine.2.\tLa loggia.3.\tVue d'ensemble.4.\tÉlévation rue Sainte-Catherine 5.\tCoupe transversale.6.\tCoupe longitudinale.¦Di OOQD SI5I5BI IHIIIII noon mnmooDQQB ¦lime; ?mmBSBBBæmmDEmms l\u2014¦ ¦¦¦Ml HI5iHlll!!iSi;l ¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦ nmi'i ¦¦¦¦¦¦ MONTREAL EATON CENTER BUILDING AND TEXTUAL PRECEDENTS The arcade, a pervasive building type, appeared in the eighteenth century at the dawn of the Modern era.For the past 15 years, it has been the subject of a revival.The recently completed Eaton Center in Montréal, its predecessor in Toronto, and many urban malls in other North-American cities come to mind instantly as corroborating examples.In his encyclopedic study entitled Arcades (Passagen in the German original edition) the German historian-architect Johann Friedrich Geist points out that the precedents for this type can be traced back to the Eastern Bazaar (2).Elowever its invention and development only occurs with the emergence of new ideologies and institutions which arise after the French Revolution.The heyday of the arcade is the nineteenth century, with specific periods of fashion, expansionism, monumentalism, gigantism and imitation of the type.Its decline occurs in the early part of this century.In general terms, the nineteenth-century arcade is the direct predecessor of today\u2019s urban mall.Many suburban malls, echo, at a formal and in a pastiche manner, some of the traits of the traditional arcades.The concept of arcade has numerous colorations by countries and languages.Arcade is the generic name in English speaking countries, in Spanish it is \u201cGaleria\u201d, in Italian \u201cGalleria\u201d, \u201cPassage\u201d in France and several other francophone countries, \u201cBazaar\u201d in Germany (3).Famous arcades are the Galleria Vittorio Emanuele II in Milan (1865-1877), the Burlington Arcade in London (1818-1819), Les Galeries Saint-Hubert in Brussels (1846-1847) and many of the more modest Parisian passages among hundreds of others all over the world.In the original German edition of his book, Geist calls arcades \u201cPassagen\u201d to reflect the transitional nature of the type.As he points out, \u201cThe root is passus, the Latin word for step, conveying the element of movement, of passage through a space.It has numerous meanings in common linguistic usage: street, roadway, thoroughfare, alley, transit, crossing.AII these meanings, either spatial or temporal in emphasis, have one element in common: they express transition, threshold, passing, measured distance, or disappearance.Something occurs, comes to pass; movement becomes an event\u201d (4).Geist defines the arcade by seven characteristics.These remain excellent yardsticks by which to read and interpret the arcade.An arcade may be read or considered: 1.As access to the interior of a block 2.As public space on private property 3.As a symmetrical street space 4.As a skylit space 5.As a system of access 6.As a form of organizing retail trade 7.As space of transition (5).The Arcade became a model for other building types and spatial ideas developed during the Enlightenment and with the advent of the Industrial Revolution.Prisons, hospitals, asylums, schools, railway stations, and the collective dwellings of social utopias are among them.Ultimately Charles Fourier\u2019s idea of the phalanstery (a sort of community social palace rigorously organized to house 1800 people), its eventual realization in Godin\u2019s familistery at Guise (1858), and the nineteenth century city with its grand boulevards and vistas, as illustrated by Haussmann\u2019s Paris, may be included in the classification: all of these places provide ample visual space for surveillance and control.The seed of this idea may be found in the notion of Panopticism which, as pointed out by Michel Foucault.It, becomes a fundamental expression of power during the eighteenth century to endure through the Modern era (6).\u201c.the Panopticon must not be understood as a dream building: it is the diagram fora mechanism of power reduced to its ideal form; its functioning, abstracted from any obstacle, resistance or friction, must be represented as a pure architectural and optical system: it is in fact a figure of political technology that may and must be detached from any specific use\"(7).Through the panopticon machine, power can be exercised by a few individuals, increasing the number of those who become the subjects of surveillance.THE ELECTROPOLITAN ARCADE It is however Walter Benjamin, the German Marxist critic who in his unfinished précis \u201cParis, Capital of the Nineteenth Century\u201d, first proposes the reading of the arcade as a text, i.e., a hermeneutical reading, introducing us to a new historical dimension (8).The section \u201cFourier, orthe Arcades\u201disan enlightening passage which here, quoted partially, sheds further critical understandings on the subject: \u201cMost of the Paris arcades are built in the decade and a half after 1822.The first condition for this new fashion is the boom in the textile trade.The magasins de nouveautés, the first establishments to keep large stocks of goods on their premises, begin to appear, precursors of the department stores.The arcades are a center of trade in luxury goods.In their fittings art is brought into the service of commerce.Contemporaries never tire of admiring them.They long remain a center of attraction for foreigners.An Illustrated Guide to Paris said: \u201cThese arcades, a recent invention of industrial luxury, are glass-roofed, marble-walled passages cut through whole blocks of houses, whose owners have combined in this speculation.On either side of the passages, which draw their light from above, run the most elegant shops, so than an arcade of this kind is a city indeed, a world in miniature.\u201d The arcades are the scenes of first gas lighting.The second condition forthe construction of the arcades is the advent of building in iron.In iron , an artificial building material makes its appearance forthefirsttime in the history of architecture.It undergoes a development that accelerates in the course of the century.Iron is avoided in residential buildings and used in arcades, exhibition halls, stations \u2014 buildings serving transitory purposes.Simultaneously, the architectonic scope forthe application of glass expands.The social conditionsforits intensified use as a building material do not arrive, however, until a hundred years later.(9) Benjamin goes on to discus the ideas of the French social reformer Fourier pointing out before concluding: \u201cIn the arcades, Fourier saw the architectonic canon of the phalanstery.His reactionary modification of them is characteristic: whereas they originally serve commercial purposes, he makes them into dwelling places.The phalanstery becomes a city of arcades.\u201d(10) Ironically from Fourier's utopia, crystallized nonetheless in ÉALISATIONS AN INTERTEXTUAL READING Godin\u2019s familistery, we returned to the sources and to a more tangible reality.The idea of the arcade is this time appropriated by the twentieth-century developer to serve again a commercial purpose.The horizontal passage acquires a new vertical and subterranean quality resulting from the layers which define the contemporary city - electropolis - with its highrises and multilevels of endless underground circulation, parking and services.The role of the electropolitan arcade is as in the predecessor from the nineteenth century, the display of goods for the consumption of a captive audience.This time the audience is made of passersby, the new dwellers of the passages who have replaced the mythic flâneur sung by Baudelaire and celebrated by Benjamin (11).PANOPTICISM IN ELECTROPOLIS We should not be deceived by the fact that the contemporary arcade announces itself as a truly public place.It is not.It is an aseptic place, similar to the prophylactic simulations of historical loci which we find in Disneyland and all its interpretations.The contemporary arcade becomes a paradigmatic figure of speed consumption, transit, and passage, continuing thus some of the themes announced in the Enlightenment.In our arcades and \u2018public1 subterranean passages, atria, galleries, electronic panopticism replaces plain panopticism (12).The old sentinels have been replaced by guards and video security devices.Now, few individuals still, perhaps in remote quarters, are able to control, anticipate and survey the movement of goods and people in the urban, or must we say, electropolitan space.RICARDO L.CASTRO, ASSOCIATE PROFESSOR, McGILL UNIVERSITY ¦ NOTES ET RÉFÉRENCES I 1.\tThis project, in its early stage of design, was featured in ARQ 36 (April 1986), pp.17-19.2.\tJohann Friedrich Geist, Arcades: The History of a Building Type.Cambridge, Mass: The MIT Press, 1983, pp.3-58.3.\tIbid, p.3.4.\tIbid, p.2.5.\tIbid.p.12.6.\tThe extensive discussion of this concept is found in the section entitled \u201cPanopticism\u201d in Michel Foucault, Discipline and Punish: The Birth of the Prison, New York: Vintage Books, 1979, pp.195-228.7.\tIbid, p.205.8.\tWalter Benjamin, Reflections: Essays, Aphorisms, Autobiographical Writings, edited hy Peter Demetz, New York and London: Harcourt, Brace and Jovanovich, 1978, pp.146-162.Demetz in his introductory remarks points out that this precis.\u2019\u2019shows even in isolation and important late moment ot his (Benjamin's) thought, in which his Marxist analysis of institutional structures relies productively on his earlier habits of \u2018reading\u2019 things as if they were texts.The individual sections of the text, concluded by a programmatic coda, follow a recurrent pattern of seizing upon an architectural (shopping arcades or boulevards), an industrial development (exhibitions), or a fashion in the arts (the panorama) ot mid nineteenth century Paris.\u201d (p.xxxviii) 9.\tIbid, pp.146-147.10.\tIbid, pp.147-148.11.\tIbid, pp.156-158.12.1 owe the concept of Electronic Panopticismio my colleague Pieter Sijpkes.36 DE LA NATURE ET DE L'USAGE DES TROUS DEUX REGARDS SUR UN CONCOURS: LA CITÉ INTERNATIONALE DE MONTRÉAL En mettant sur pied un concours international d\u2019idées pour l\u2019aménagement du secteur délimité par le Palais des Congrès et la Place Bonaventure entre le boulevard René-Lévesque et la rue Saint-Paul, la Ville de Montréal et l'Association des promoteurs immobiliers de la Cité internationale de Montréal poursuivaient deux objectifs principaux.La consultation des compétences internationales en matière d'aménagement urbain devait fournir un éventail de solutions susceptibles d\u2019orienter l\u2019achèvement du plan directeur de ce secteur éventré tout en contribuant à la promotion d\u2019une idée, la Cité comme foyer symbolique du caractère international de Montréal en ce qui a trait aux échanges commerciaux.Les concurrents devaient par conséquent définir des solutions génériques (hauteur, emprise, distribution des fonctions, etc.) relatives aux nouvelles surfaces constructibles et formuler des réponses plus spécifiques quant à la nature de l\u2019espace public (rues, places, monuments, etc.) afin de dresser un portrait de ce nouveau morceau de ville.La faible participation en termes quantitatifs témoigne du jugement qui a été porté par les architectes du monde entier sur l\u2019intérêt de la problématique proposée, considérant que des concours analogues tels que \u201cHousing on Toronto\u2019s Main Street\", Toronto 1990, et \u201cWest Side Waterfront\u201d, New York 1987, ont suscité près de 400 envois comparativement aux 94 projets reçus ici.Comme il s'agissait d\u2019un concours de design urbain ouvert à tous les professionnels de l\u2019aménagement on eut également pu s\u2019attendre à ce que plus de deux urbanistes et un designer urbain présentent un projet aux côtés des quelque quatre-vingt-dix envois soumis par des architectes.Les architectes sont-ils seuls à être suffisamment naïfs pour participer à des concours d\u2019idées?Qu\u2019est-ce que le design urbain?Mise en scène politique d\u2019un fantasme architectural spectaculaire?Quant aux projets retenus, ils illustrent les trois catégories d\u2019approche urbanistique décrites par Trevor Boddy en marge du congrès-exposition \u201cMetropolitan Mutations: The Architecture of Emerging Public Spaces\u201d tenu en 1988 et publiées dans Canadian Architect [septembre 1988) sous le titre \u201cMutants, Sitte Planners and Modem Squares\u201d.Le projet lauréat de Steven K.Peterson dérive directement des principes de composition urbaine consignés par Camillo Sitte à la fin du siècle dernier relativement à la constitution de l\u2019espace public de la ville européenne traditionnelle.Second, le projet soumis par Hara est d\u2019obédience moderniste, mâtiné de métabolisme, avec sa grande barre héroïque, ses tours prismatiques en contrepoint et son approche analytique qui relève de la vivisection.Également second, Martin Liefhebber appartient à la catégorie des mutants; son scepticisme à l\u2019égard des idéologies, qu\u2019elles soient historicistes ou modernes, le conduit à chercher refuge du côté d\u2019un fondamentalisme heideggerien quoique le projet soumis se contente d\u2019emprunter aux deux approches précédemment évoquées.Les trois solutions primées constituent l\u2019échantillonnage souhaité au départ et, compte tenu de la présence de Michael Kirkland au sein d\u2019un jury relativement faible, il n\u2019y a rien de surprenant à ce que le premier prix ait été attribué à un projet historiciste évoquant la grande avenue menant au palais du regretté Génie des Carpates et Danube Bleu de la pensée socialiste, l\u2019ultime et ubuesque grand urbaniste roumain.Comment peut-on alors piger des idées à l\u2019intérieur d\u2019un échantillonnage de solutions relevant d\u2019idéologies différentes et mutuellement exclusives?Où peut-on trouver les pouvoirs et les moyens coercitifs de réaliser avec cohérence le grand geste urbain dans une société pluraliste et démocratique lorsque la propriété de l\u2019espace est fractionnée et relève d\u2019intérêts privés et divergents?Bien entendu le traitement accordé par les médias aux projets lauréats a été relativement réservé.Que faire d\u2019un ensemble de prescriptions génériques et de voeux pieux orphelins d'une volonté de réalisation clairement définie alors qu\u2019on pourrait tapisser les murs d\u2019un musée avec les dessins, études et discours politiques produits pour le réaménagement du Vieux-Port?Un musée du design urbain.Par voie de concours! ÉRIC GAUTHIER, ARCHITECTE Montréal est pleine de trous.Particulièrement au Centre-Sud.On pourrait dire, historiquement, que c\u2019est une ville qui n'a jamais été pleine d\u2019elle-même, et que la démolition de ses remparts l\u2019a livrée sans préconception (dans les deux sens du terme: sans calcul comme sans vision) aux aléas des pissenlits urbanistiques: elle sème à tous vents.En fait, la superposition rapide des couches successives de son développement agénéré une résultante chaotique de l\u2019une sur l\u2019autre, une sorte de rupture répétitive instituée, motivée par le concept ambivalent d\u2019une cynique rentabilité enveloppée des voiles d\u2019un naïf progrès: le trou a une Ville!.À tel point que le caractère acquis de ces espaces négatifs leurconfère une sorte de valeur patrimoniale et un niveau de lecture aussi évocateur, sinon plus, que la lecture des pleins.Que de bâtiments disparus qui protestent encore sourdement de leur démolition, par le biais de l\u2019empreinte souvent intime qu\u2019ils ont laissée en mitoyen sur leurs voisins!.Ceux-là sont encore chanceux de persister dans l\u2019illustration diffuse de la détresse urbaine: que dire de ceux qu\u2019un plus vaste saccage a effacé complètement de la mémoire du lieu?C'est cela Montréal, héritière d\u2019une longue tradition: trous du XVIIIe, du XIXe et du XXe siècles, progressivement plus vastes et plus dévastateurs à mesure qu\u2019on se rapproche du \u201cCentre\u201d.Mais également, pour cette raison même, plus prometteurs des virtualités que pouvait faire naître le beau geste d\u2019un concours international, révélateur espéré des visions plus larges que donne parfois au planificateur la \u201cqualité d\u2019être d\u2019ailleurs\u201d et/ou \u201cl\u2019envergure de pouvoir penser grand!\u201d Quatre-vingt-quatorze projets ont été présentés, bien peu dans un contexte international puisque la bibliothèque d\u2019Alexandrie avait excité cinq cent vingt-quatre concurrents.Sur ces quatre-vingt-quatorze projets, six se virent décerner une mention et trois furent primés, dont deux sagement deuxième, et sagement ex aequo.Le \u201cpenser grand\u201d fut retenu, me semble-t-il, le plus exemplairement dans les deux projets.non gagnants! Quant au récipiendaire de l\u2019Ultime Reconnaissance, ce n\u2019est pas la \u201cqualité d\u2019être d\u2019ailleurs\u201d qui le démarque.Ce serait plutôt celle de penser gros! Ce qu\u2019il arrive à faire très raisonnablement, pour y avoir pensé, ma foi, fort ordinairement (on peut d\u2019ailleurs intervertir les deux qualificatifs).Mais sans vouloir juger des raisons de ce fait, j\u2019imagine bien facilement que la résultante ne pouvait s'ébaucher autrement.Après tout, ce concours était fort raisonnablement financé en partie par des mécènes d\u2019affaires intéressés à s\u2019en séparer démocratiquement les idées à chacun son pour soi.Et la Ville voyait peut-être également l\u2019avantage de jouer l\u2019artifice aux dépens de l\u2019audace, le plaisant fragmentable contre la vérité monolithique! Je me suis souvenu du \u201cprécédent\u201d Purini, au deuxième atelier de Desseins sur Montréal, et de l'altercation qui avait suivi sa présentation d\u2019un projet \u201cdur\u201d pour le même secteur! Nous préférons collectivement nous faire les dents sur une purée d\u2019urbanisme plutôt que sur un biscuit sec.(Question de mieux remplir cette nouvelle couche d\u2019une enfance étonnamment prolongée ou d\u2019une sénilité désastreusement précoce?U!) Infléchir la ville à l'opposé de son habitude et de la perpétuation de sa mémoire floue!.Labrutaliser, peut-êtreen l\u2019accomplissant, mais dans ce qu\u2019elle a déjà de brutalement inaccompli, qui fait partie de ce qu\u2019elle est, et qui s\u2019oppose à la glorification superficielle du trou promu à la qualité douteuse de parc anecdotique!.Utiliser le vide pour l\u2019occuper de front, non pour lui tripoter hypocritement le derrière!.Arbitrer l\u2019hétéroclite par l\u2019imposition d\u2019un ordre répétitif comme celui des grandes orgues, non pas en l\u2019affublant des réminiscences neurasthéniques d\u2019un néo-colonialisme culturel gommeux!.Imposer franchement Bach plutôt que supporter malaisément Liberace!.Voilà l\u2019occasion unique qui nous était donnée.Voilà l\u2019occasion unique que nous avons perdue.Mais le projet gagnant est si gentiment quelconque que bientôt personne ne s\u2019en souviendra plus.Et nous pourrons alors l\u2019assumer par le biais d\u2019un trou.de mémoire urbaine.PAUL FAUCHER, ARCHITECTE iuf ¦ ^\t\\ îJÿj'à J- H 4 i.Æ-émÆ 1er prix: Stephen K.Peterson, architecte, Peterson Littenberg Architects, New York.2e prix ex aequo: Hirochi Hara, architecte, Hara-Fujil Laboratory, Tokyo.2e prix ex aequo: Martin Liefhebber, architecte, Toronto.> mi * *Ü( -\t»? PUBLICATIONS V N M N POPULAR ARCHITECTURE CRITICISM: EDUCATING THE MASSES In the past decade, it has become fashionable for authors of popular architecture criticism to publish collections of their articles.Ada Louise Huxtable, the famed New York Times critic, began the trend in 1971 with her book, Will they ever finish Bruckner Boulevard?Adele Freedman, architecture and design critic for the Globe and Mail, follows this lead wthSight Lines - Looking at Architecture and Design in Canada, a collection of articles selected among 1000 pieces of work written during the last ten years.She presents us with a broad and eclectic series of pieces which chronicle a complex and intimate view of life in architecture, planning, design and, to a lesser degree, art circles.The book begins with a lengthy essay on Peter Dickinson, a British architect and pioneering modernist who worked in Toronto during the fifties.Freedman\u2019s fascination with Dickinson, the architect and the man, not only allows us rich insight into his short professional life (he died at age 35 having practised for 11 years) but also presents a romantic notion of an artistic life, and the meshing of the two - we can almost see Dickinson sketching away at his drafting table, smelling of cigarettes and liquor as his wife Vera\u2019s cocktail party is in full swing around him.Freedman is at her best when writing about people.Indeed, I found the second section of the bookthe most enjoyable.Although some of the personalities she writes about, such as Eric Arthur and Ron Thom, are now dead, they come alive in her portraits and one can only regret not having known them.In some essays, particularly those on Eric Arthur, Douglas Cardinal and Jane Jacobs, passions, eccentricities and soulful insights are eloquently and respectfully chronicled by the author.The Sites and Issues section which follows is a loosely gathered set of articles dealing with specific projects and issues.While it provides good insight into the complexities of designing and building, it also shows us Freedman\u2019s skill as a critic.Ottawa\u2019s National Gallery, Canada\u2019s Embassy in Washington (technically a chancery) and Mississauga\u2019s town hall are criticized subtly, yet with the precision of a sharpshooter.It is here that Freedman\u2019s mastery of language shines through.In her assessment of Toronto\u2019s Philip Johnson and John Burgee designed CBC Broadcast Centre, she writes, \u201c In other words, Toronto has become the recipient of a twice-removed, half-baked set of ideas filtered through the ego of an architect that baseball broadcaster Jerry Howarth would describe as \u2018a wily old knuckleballeh\u201d.Few contemporary issues are dealt with, but exploring Toronto\u2019s urban landscapes and ecologies with Michael Hough is a rare treat, and looking at heritage preservation through the eyes of a demolition expert is an innovative approach to a hot issue.Rarely have the complexities of heritage preservation and conservation been so rawly exposed, the role of politics, both among architects and politicians, so masterfully stated: It would be vain to argue against the fact that old buildings are being taken seriously: that\u2019s progress.But like all good ideas that become institutionalized, politicized, and the basis for a new jargon, preservation can sometimes seem tiresome.Partial retention, full retention, fagadism: these have all become moves in a develop\u2019s (sic) game.Old buildings make nice pawns.Keep a historic building: get a density bonus.Restore a façade or stick an old piece onto a new building: maybe not get a bonus, but chances are the planning department will look upon your de velopment, and your next project, favourably.The public can stand to be cynical - and perplexed.By design, a building can now have so many faces and parts that a viewer may be forgiven for coming away with two minds, maybe more: when architects start playing around with genetics, monsters are inevitable.Butforthe moment, mutations are the rule, options are being considered, less is being taken for granted.Best put a brave face on things - before someone else gets there first, (p.174) There are a few minor shortcomings in the book.While it is hailed as a look at architecture and design in Canada and presents personalities such as architects Ernest Cormier, Moishe Safdie, Ron Thom, Phyllis Lambert, designer Allan Fleming, etc., many prominent international key figures, such as Memphis leader Ettore Sottsass, Japanese designerShiro Kuramata, Prince Charles and Italian architect Gae Aulenti are also profiled, making the scope equally international.And there are gaps - only passing reference to Arthur Erickson, and no real mention of contemporary Québec architects, except for Peter Rose with reference to the Canadian Centre for Architecture and Jacques Rousseau with regard to his Maison Coloniale.If you are looking for a comprehensive view of Canadian architecture, this book will not provide it.As Freedman states, the articles were chosen \u201c.as / write, unsystematically and for resonance.\" There is also some repetition in the articles due to their being a collection written over the long term.Finally, additional illustrations could only have enhanced the book, as Freedman\u2019s descriptive and velvety prose left me hoping more than once that the building description would be followed by an illustration to match.But these are minor problems.If you are looking for an eloquent, intelligent, witty, at times humorously cynical and thoroughly enjoyable glimpse into the world of architecture, planning and design in Canada, you will enjoy Sight Lines.With New York and Toronto\u2019s popular achitecture critics publishing collections of articles, it\u2019s only fitting that Montréal follows suite, but with a difference of course.Here, our \u201cpopulist\u201d critic also happens to be the Dean of the Faculté d\u2019aménagement at l\u2019Université de Montréal and an architect who clearly favours heritage conservation to modern movements in architecture, at least as they occur in Québec.For over eighteen years, Jean-Claude Marsan has written about Montreal's urban history and contemporary architectural and urban issues.In Sauver Montréal - Chroniques d\u2019architecture et d\u2019urbanisme, he brings together his articles painting a picture which shows not only where Montréal has been, but also where it might be headed.The articles, written for magazines, newspapers and academic and professional journals have been grouped thematically SAUVER MONTREAL SIGHT LINES ?es ¦¦ Looking at architecture and design in Canada JEAN-CLAUDE MARSAN, SAUVER MONTRÉAL- Chroniques d\u2019architecture et d\u2019urbanisme, Montréal: Les éditions du Boréal, 1990,406 p.ADELE FREEDMAN, SIGHT LINES - Looking at architecture and design in Canada, Toronto: Oxford University Press, 1990, 222 p.into six chapters, edited to avoid repetition and brought up-to-date with postcripts.Beginning with a chapter exploring the historical growth of the city, we are introduced to important elements in Montreal\u2019s development, but within the cultural context in which architecture and planning are developed in the province.Whether discussing the influence of Paris\u2019 École des Beaux Arts on Québec architects (the school of Architecture at l\u2019Université de Montréal is modeled after it) orthe influence of turn of the century American architects, Marsan manages to give us interesting insight into the motivating factors behind our architectural legacies.Marsan recognizes that architecture, planning and culture are intrinsically linked - through understanding our past, we can learn and guide our future.And he laments the fact that the quiet revolution, which had such an important and positive impact on the arts in this province did not affect architecture and planning positively, that is did not imbue these fields with a \u201cQuébécois\u201d identity.\u201cGrisés parles perspectives d\u2019une économie d\u2019abondance et des progrès technologiques libérateurs, les professionnels de l\u2019aménagement se sont lancés dans une vaste opération de rattrapage des sociétés avancées en important aveuglément un tas de modèles urbanistiques et architecturaux qui n\u2019avaient rien a voir a vec les besoins, le potentiel et le caractère de la société québécoise.\u201d (pp.45-46) In subsequent chapters, the book provides us with overviews of topical issues such as the treatment of green spaces in the city (with a focus on Mount Royal), the Old Port with its never-ending restoration/renovation/revitalization, the McGill College Avenue saga, horrors and near disasters in architecture and planning, to finally end on a positive note, with successes in the field.What is thoroughly enjoyable in the book, apart from Marsan\u2019s talent as a writer, is being allowed the chance to trace the evolution of issues over an18 year span - what a luxurious tool for analysts in the field.What is ultimately shocking, is that in all that time, not much has changed.The Old Port, after 15 years of studies and consultations, is an on going project with only a minimal amount of intervention.A thread which runs through the book is Marsan\u2019s preference for quality architecture and planning which respects our urban heritage.Indeed, he laments the fact that until recently, locally trained architects had little respectfortheirarchitectural and urban patrimony, the importance of this having been ignored in certain schools of architecture.He even goes further in one essay, questioning the quality of professional education - interesting and admirable for a man who is the Dean of an important planning and architecture Faculty.While frequently noting a common held notion among professionals in the field, that much of what is happening is mediocre, \".l\u2019orgie de lampadaires ridicules et de .Les exemples abondent, pires les uns que les autres.Comme le clame Salieri à la fin du film Amadeus, \", he does not despair.There are many successful projects in Montréal , projects such as Bar Braque, Maison Alcan, Milton Park, Johnson & Johnson\u2019s headquarters and le Faubourg Sainte Catherine.Noting that the city must reflect a multitude of values, he admits that this book reflects only one man\u2019s view, a view where a respect for our urban heritage is valued over the imposition of a modernist style which does not respect context and history.He does believe, that as Montréal approaches its 350th anniversary, the state of architecture and planning is a sad one, and wonders what future generations will think of these last 30 years, what will they think of their architectural heritage?ISABEL CORRAL 38 « lltlK 'til\u2019s sta ssing tuts lild ids, É) UK la Jiii n| sis' to ft lilfi !» S' i« itity ding tin g,to aii's loi gill ill! it® till [tan it» is- nil it is (I* » # V i»i nil' ;,lie III' 0 \\4 m , L.- .v CORIAN POUR LA COULEUR.Du pêche tendre au blanc cassé classique, du blanc glacier au minuit sierra, les dessus de comptoirs en COR1AN sont offerts dans toutes les couleurs dont vous pourriez avoir besoin.Téléphonez ou écrivez à Produits CORIAN, Du Pont Canada Inc., C.P.660, Succursale «A», Montréal (Québec) H3C 2V1 1800 527-2601.WM Br/r Votre force, c\u2019est l\u2019imagination.La nôtre, l\u2019innovation.Vous êtes constamment à la recherche de produits à la hauteur de vos idées.Nous fabriquons ces produits.Des teintures, des vernis et surtout des peintures aux finis variés et aux couleurs infinies.Ensemble, nous créons le décor.Votre imagination.Nos produits.La réalité.L\u2019imagination colore la réalité.s/ca Ça change tout ifëû ife'ènîbiîijijBl.) |®EjG|i| fp fbndajipng^tfottoirs.id eÜfi due^tuc^^^^ #o\u2019i|ietrlb^i^Me| contre l'éclatement*1 v \u2022 ipar|j.?ai^xaj|iüfflK^ : le\u2018s®(i|^^'- d éM(?î4;T MèmM ffpWfë£'fïM' IIEIS v,4'?-' \"VrinrH Composé de silane-siloxane, le SCELLANT HYDROFUGE TECHNI-SEAL POUR BETON ET MAÇONNERIE est un produit de qualité industrielle qui satisfera notre clientèle la plus exigeante Il ne modifie pas la couleur des surfaces traitées et n\u2019est pas collant au séchage Ses agents actifs pénètrent en profondeur dans le matériau, s\u2019hydrolysent dans les pores et les capillaires, et se condensent pour former une zone hydrophobe.Tout en repoussant l\u2019eau, il laisse respirer le matériau, ce qui permet à l\u2019humidité interne de s\u2019échapper.Il prévient l\u2019apparition d\u2019efflorescence (cernes blanchâtres), mmMWm v ,.»> %urïacemouillée) *rf* % MBfc Le SCELLANT HYDROFUGE r-i TECHNI-SEAL.prévenir la détériora^ ' et assurer là durabilité des structures^ béton et de maçônnele.\"fcste&r REPOUSSE i' fi L'EAU faïï ^PhJtiiisP^î|p9üTRpE protéger les structures dé béton des autoroutes Métroôélitaine et Transcânadtenne.0k LAISSE RESPIRER LE MATERIAU PÉNÈTRE EN PROFONDEUR *'*r.*.mm M ont^él^ (5^14) ^17^80\u2019s0 nta ri q/Què^^ip rifi m es AflMMl||iioB8'^XetFOAMULAR*ont été recommandées et utilisées dans d'importantes réalisations comme le SkyDome de Toronto, l'usine General Motors de Ste-Thérèse, la route 417 à Ottawa en Ontario, ainsi que dans de nombreux chantiers, grands et petits.Les isolants en polystyrène extrudé CELFORTMD et FOAMULAR*\tÆ SPÉCIFIEZ NOTRE PRODUIT PAR SON NOM et mettez l'esprit de compétition à votre service.ISOLANT EN POLYSTYRÈNE EXTRUDÉ MDCelfort est une marque déposée de Celfortec Inc.*Foamular est une marque déposée de UC Industries Inc, Fabriqué au Québec par Celfortec Inc.sous licence de UC Industries Inc. fifty \u2022 -7kyK* y wm :^S ig2S§® -^^¦m \u2022v-i'.'w sSBai».%.- x .jf Nouveau fini acpustique pour plafon«feC Êppfe&ife wm V*:W % Droits d'auteur de La Compagnie du Gypse du Canada 1988 Absorbe les sons.Même sur planches de gypse! 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