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Titre :
ARQ
ARQ s'impose rapidement comme la revue de référence pour le milieu québécois de l'architecture. Elle permet de comprendre l'évolution de l'architecture québécoise contemporaine.
Éditeurs :
  • Montréal :Groupe culturel Préfontaine,1981-,
  • Québec :Cöpilia design inc.
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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ARQ, 1993-12, Collections de BAnQ.

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[" PER A-111 N U J* >-' t-tT' » V ,v*- I T E C T U R E Q U E B E \\ w Prix d'excellence en architecture ;\t1993 »±- L, *£¦ LE CONCOURS ARQ 1993 h.o_**k*- P \\ 1 !/\\ m% > A \\ m ;i AVEZ-VOUS LES MOYENS D\u2019ETRE COBAYE?PROBABLEMENT PAS.Lorsque vous spécifiez des tuyaux de renvoi en fonte grise, vous recommandez un produit installé et testé depuis plus de 300 ans.Un produit sécuritaire et ininflammable, qui a fait ses preuves dans toutes sortes de conditions.Un produit qui, année après année, absorbe le bruit des vibrations, offrant ainsi un environnement de qualité.En fait, vous spécifiez un produit qui surpasse toutes les autres alternatives.Pourquoi vous priver de la tranquilité d\u2019esprit qu\u2019offrent les tuyaux de renvoi en fonte grise ?La fonte grise,.une râleur sûre. LA REVUE DES MEMBRES DE L'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUEBEC ARCHITECTURE- QUÉBEC ÉDITORIAL 7 L'ARCHITECTE ARCHÉOLOGUE Pierre Boyer-Mercier LES PRIX D'EXCELLENCE DE L'O.A.Q.1993 8 PRIX D'EXCELLENCE EN ARCHITECTURE 1993 Luc Noppen 10 LE GRAND PRIX D'ARCHITECTURE 1993 LE MUSÉE D\u2019ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL, POINTE-À-CALLIÈRE Lucie K.Morisset LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 12 LES USINES DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES DE LA CUQ 14 LE 1250 BOULEVARD RENÉ-LÉVESQUE OUEST 16 LA RÉSIDENCE DE BULLION 18 LES HABITATIONS SAINT-HUBERT 20 ¦ L'AMÉMAGEMENT DES SECTEURS EST ET OUEST DU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL Lucie K.Morisset LES MENTIONS 1993 22 LE PAVILLON JEAN-NOËL-DESMARAIS DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL LE CHALET D'ACCUEIL SAINT-LAURENT, PARC RÉGIONAL DU BOIS-DE-LIESSE LA NOUVELLE TOUR DE CONTRÔLE DE L'AÉROPORT DE MONTRÉAL, DORVAL LA MAISON DES ÉCLUSIERS, VIEUX-PORT DE MONTRÉAL 24 LE THÉÂTRE CAPITOLE, QUÉBEC LA RÉSIDENCE SAINT-AMBROISE, MONTRÉAL L'AGRANDISSEMENT DE LA RÉSIDENCE DÉSOURDY, BROMONT LES HABITATIONS DE ROUEN, MONTRÉAL 26 LE COURS DE COUBERTIN, MONTRÉAL L'ESPACE MASKOUTAIN, SAINT-HYACINTHE LA PARACHÈVEMENT DE L'ÎLE DES MOULINS, TERREBONNE Lucie K.Morisset LE CONCOURS ARQ 1993 29\tSERVICE-SECOURS URBAIN Un dossier préparé par Nicole Larivée-Parenteau 30\tLES PREMIERS PRIX 32 LES DEUXIÈMES PRIX MEMBRES FONDATEURS PIERRE BOYER-MERCIER, PIERRE BEAUPRÉ, JEAN-LOUIS ROBILLARD ÉDITEUR PIERRE BOYER-MERCIER RÉDACTEUR EN CHEF INVITÉ LUC NOPPEN MEMBRES DU COMITÉ DE RÉDACTION PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, RICARDO L.CASTRO, ÉRIC GAUTHIER, FRANCE VANLAETHEM MEMBRES DU COMITÉ DE RÉDACTION TRIMESTRIEL PIERRE BOYER-MERCIER, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD, RICARDO CASTRO, PAUL FAUCHER, TERRANCE GALVIN, ÉRIC GAUTHIER, NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU, ALEXIS LIGOUGNE, RODRIGUE PAULIN, MARK PODDUBIUK, FRANCE VANLAETHEM COORDONNATRICE ET RÉVISEURE NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU PRODUCTION GRAPHIQUE COPILIA DESIGN INC.DIRECTION ARTISTIQUE JEAN-H.MERCIER REPRÉSENTANTS PUBLICITAIRES: IJ l | ^| JACQUES LAUZON ET ASSOCIÉS \u2022\tMONTRÉAL 785, RUE PLYMOUTH, BUREAU 310 VILLE MONT-ROYAL, QUÉBEC, H4P1B3 TÉLÉPHONE: (514) 733-0344, FAX: (514) 342-9406 \u2022\tTORONTO: 60, WILMOTSTREETWEST, UNIT7 RICHMOND HILL, ONTARIO, L4B1M6 TÉLÉPHONE: (416) 866-4141, FAX: (416) 886-9175 ARQ EST DISTRIBUÉE ÀTOUS LES MEMBRES DE \u2022\tL'ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC ET DE \u2022\tLA SOCIÉTÉ DES DESIGNERS D'INTÉRIEUR DU QUÉBEC.DÉPÔT LÉGAL: \u2022\tBIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC, \u2022\tBIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU CANADA.LES ARTICLES ETOPINIONS QUI PARAISSENT DANS LA REVUE SONT PUBLIÉS SOUS LA RESPONSABILITÉ EXCLUSIVE DE LEURS AUTEURS.© COPILIA DESIGN INC.ISSN-0710-1162 COURRIER DE U DEUXIÈME CLASSE, PERMIS NO 5699 ARQ/ARCHITECTURE \u2022 QUÉBEC EST PUBLIÉE SIX FOIS L'AN PAR COPILIA DESIGN INC.LES CHANGEMENTS D'ADRESSE, LES EXEMPLAIRES NON DISTRIBUABLES ETLES DEMANDES D'ABONNEMENT DEVRAIENT ÊTRE ADRESSÉS À COPILIA DESIGN INC.1463, RUE PRÉFONTAINE MONTRÉAL,QUÉBEC H1W2N6 TÉLÉPHONE: (514) 523-6832 ABONNEMENTS: LUCIEVALLÉE \u2022AU CANADA -6,93 S/NUMÉRO -41,60$/6 NUMÉROS -\t69,34 S/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS NUMÉRO D\u2019ENREGISTREMENT T.P.S.: R101146785 NUMÉRO D'ENREGISTREMENT T.V.Q.:10-0037-6091 000 \u2022\tHORS CANADA: -6,00 S/NUMÉRO -\t48,00 $/6 NUMÉROS -\t60,00 $/ INSTITUTIONS ET GOUVERNEMENTS PAGE FRONTISPICE: CROQUIS CONCEPTUEL DE DAN S.HANGANU, ARCHITECTE EN MÉDAILLON, PHOTO DU MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL, POINTE-À-CALLIÈRE. 'STYROFOAM \u2022y*.ty*; ¦mm W&M P'r ¦ -¦¦ \"\u2022 iff Vous pouvez finir un mur extérieur en une seule étape.Voici les nouveaux panneaux isolants STYROFOAM* béton en duo.Vous pouvez maintenant, en une seule étape, isoler et finir un mur extérieur ou son périmètre.Supérieur aux matériaux et méthodes actuelles, STYROFOAM béton en duo isole le mur et en améliore l\u2019esthétique, ce qui est idéal pour les applications de construction ou de rénovation industrielle, commerciale et institutionnelle.Les panneaux isolants STYROFOAM béton en duo s\u2019instal- lent facilement et rapidement et ne nécessitent aucun outil spécial ni aucune compétence particulière, ce qui vous permet de finir votre mur en une seule étape.Pour plus de renseignements, remplissez le formulaire ci-joint et postez-le.Oui.J'almerals obtenir plus de renseignements sur les panneaux Isolants STYROFOAM béton en duo.Veuillez me faire parvenir : ?\tUne brochure complète sur l\u2019Isolation avec les panneaux Isolants STYROFOAM béton en duo.?\tDes guides d\u2019installation.?\tLa cassette vidéo sur l\u2019Installation.Remplissez ce qui suit et envoyez le tout à l\u2019adresse suivante : Dow Chemical Canada inc.Communications Department 20 Carlson Court.Suite #500 Etobicoke, Ontario M9W 6V4\t(A2) (Nom)_ (Compagnie)- (Adresse)_____ (Ville)_______ (Province)____ .(Code Postal)- \u2018Marque de commerce de The Dow Chemical Company Radii.Le Refroi-disseurD\u2019eauDu Designer Aquarius, Bien Entendu Lorsque tout jure dans votre décor, pensez Radii.C\u2019est le refroidisseur d\u2019eau bi-niveau qui procure aux gens en général, ainsi qu\u2019aux handicappés, une eau potable froide au rythme de 35 litres par heure.Vous trouverez une gamme complète de refroidisseurs et de distributrices d\u2019eau Radii \u2014 conçus pour épouser votre décor.Pour plus de détails, consultez votre catalogue Sweet\u2019s ou le distributeur AQUARIUS de votre voisinage.Il est inscrit dans les pages jaunes sous la mbrique refroidisseurs d\u2019eau.U A R I U S REFROIDISSEURS D'EAU TÉLÉPHONEZ À (614)861-1350 EBCO Trading Corp., Ltd./VJ» ,i ! i i ; i ! ;il»KiraiSÉSU!aSiB&'IP\"« ' ÀiJ - mm Montréal Convention Centre Montréal, Québec Architects: PLLL uflkV i mw* i* En hiver, l\u2019air chaud ne s\u2019échappe pas.En été, l\u2019air frais non plus.Et quelle que soit la saison, l\u2019eau ne passe pas.Si vous voulez que votre toit offre les mêmes qualités, il vous faut commencer avec le nouvel isolant de toiture PERMA-THERMMDsérie 20.Bien installé, l\u2019isolant PERMA-THERM série 20 offre un pouvoir isolant maximum.Il constitue en plus une base stable, indéformable et souple pour la pose des membranes d\u2019étanchéisation.L\u2019isolant PERMA-THERM série 20 est livré en panneaux de 3x4 et 4x8 pieds.Il est léger et facile à installer.Il assure parfaitement l\u2019isolation des toitures, et ne cause aucune fuite.C\u2019est vraiment isolant de toiture dont vous rêviez depuis longtemps L\u2019isolant de t°'ture qui sen ha de norme pour tous les autres.L isolant il UThénahe.TJn tolt: comme y en, aurait fallu pour le Colisée P°ur \t\t\t ¦ -\t- \t\t\t\t - ¦\t\t\t\t\t\t\t\t 1 /\t/\t\t/\t_/\t\\=J\t-J\tIJLJ'fMHERM» j ' _y\tJ\tv_\tv_\tW \\\t\\J \" vj\t vl Il ne laisse rien passer.f Owens Corning 4100 Yonge Street, Willowdale (Ontario) M2P 2B6 , i \u2022 \u2022 Avec l\u2019emploi des gammes de briques spéciales et de blocs architecturaux de BRIQUETERIE ST-LAURENT, toujours un gage d\u2019apparence distinctive et de durabilité, laissez à votre imagination toute la latitude voulue pour élaborer les formes originales de vos projets.1 \u2019 originalité To u te \t ggsjggg ; .L recherchez que vous \u201e\t2*1 ' É \t¦*- ;\t\t\t \tJ.m\trr\trît IHIri j T3\t,1lT\t\t \t\t\tl-.r?' ^ 1 1 1 1 ['PP\t1 i.,, j ji\"\t/A àl itl\tj* Le' A I ST LA PRAIRIE (QUEBEC) (514) 866-8374 % VCW -r-\u2019-T', RÜHNfc MATERIAUX DE TOITURE INC.Choisir une nouvelle toiture est une importante décision.Quand l\u2019on choisit un produit, il est sage de considérer tous les aspects d\u2019une telle décision.Depuis plus de trois décennies, la compagnie Malarkey fournit aux propriétaires de maisons et d\u2019édifices, des produits de toiture de qualité qui protègent et embellissent année après année.Le bardeau Malarkey est un autre excellent exemple de l\u2019engagement de Malarkey dans la qualité et le rendement de ses produits.À l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur, la composition Monterey est qualité et résistance pure.En surface, la beauté du bardeau Monterey est incontestable.Les mélanges distinctifs de couleurs, les ombrages subtiles et les longueurs de jupes variées du bardeau Monterey sont un gage d\u2019apparence qui définit l\u2019élégance.La compagnie Malarkey offre également deux autres modèles de bardeaux en Polyglass modifiés au SBS.The Alaskan de Malarkey assure une protection insurpassable, quelles que soient les conditions climatiques et le PRO-25 de Malarkey, le choix des professionnels.Les produits MALARKEY sont distribués au Québec par ALCOR MATÉRIAUX DE TOITURE INC 9475, Pascal Gagnon Saint-Léonard, Québec H1P 1Z4 Téléphone: (514) 325-1260 1-800-361-6707 Télécopieur: (514) 325-9952 EDITORIAL L\u2019ARCHITECTE ARCHEOLOGUE «La musique et l\u2019architecture nous font penser à toutes autres choses qu 'elles-mêmes; elles sont au milieu de ce monde, comme les monuments d\u2019un autre monde; ou bien comme les exemples, çà et là, d'une structure et d\u2019une durée qui ne sont pas celles des êtres.» (Eupalinos, Paul Valéry) Les considérations qu\u2019impose un Grand Prix d'architecture ont mené notre curiosité, telles les fouilles archéologiques qui ont précédé son avènement, à creuser le dossier du projet pour en découvrir les traces originelles.Et, vous les livreren éditorial, nous paraît le moment opportun d\u2019indiquer, à la veille d\u2019un changement de garde à la Revue, nos intentions futures de présenter le projet dans ses plus intimes recoins et dans ses dimensions les plus larges, celles qui révèlent les auteurs au même titre que le sujet, c\u2019est-à-dire l\u2019architecte, le maître d\u2019oeuvre dans son processus, et son client, le maître d\u2019ouvrage dans ses attentes.L\u2019exiguïté de la page éditoriale nous contraint cependant, dans un premier temps, à ne révéler que la synthèse initiale, génératrice du concept, et quelques images de ce bâtiment remarquable qu\u2019est le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal.En architecture, comme en mathématique, non seulement le tout égale-t-il la somme de ses parties, mais faut-il encore ajouter quelques nuances à cette prosaïque équation.Si les chiffres n\u2019ont pas de vertu, la matière et les assemblages qui font nos bâtiments ont le pouvoir de nous baigner dans une onde intemporelle.Ce sentiment qui imprègne tout le bâtiment dépend d\u2019un moment de synthèse précis, unique, à la quête duquel nous sommes partis en examinant la multitude de croquis conceptuels que nous avons découverts chez l\u2019architecte Dan S.Hanganu.De son esprit fécond nous avons retrouvé ses tâtonnements préliminaires et son cheminement vers ce qui s\u2019est avéré une première déception.Celle issue d\u2019un geste trop généreux qui voulait reconstituer le lien historique entre le fleuve Saint-Laurent et la ville en révélant une tranche archéologique de la rive au moyen d\u2019un bassin sculpté à même les berges et sous la rue de La Commune.La modestie du budget, la compression du temps et la difficulté des procédures auront empêché la SIMPA, reconnue pour son ouverture, d\u2019accéder aux propositions de l\u2019architecte.D\u2019autant plus que Dan Hanganu intervenait sur un territoire voisin et sur le projet d\u2019aménagement de son confrère Peter Rose.Un geste irrévérencieux qu\u2019il reconnut d\u2019ailleurs et pour lequel il réclama l\u2019absolution immédiate (à droite de la photo en page couverture).L\u2019idée, théâtrale, tenait non moins de l\u2019artefact, et son abandon, sans doute douloureux pour l\u2019architecte, l\u2019aura mené à la réalité présentée dans le bâtiment actuel: celle de la révélation, par une subtile synthèse architecturale, du génie du lieu.C\u2019est à la lecture du plan des fondations historiques que Hanganu et son équipe ont rattaché le nouveau bâtiment à son contexte historique et lui ont conféré son appartenance incontestable.Ce qui peut paraître dans les façades, côté sud notamment, comme un simple effort d\u2019harmonisation formelle et de parachèvement épidermique du front de mer, cache une tout autre réalité, celle de sa profondeur.La corn position de la façade sud (et au même titre, de la façade nord) tient de la superposition, tel un palimpseste, des volumes intérieurs sur le parchemin original laissé par les traces de la Royal Insurance Company.Derrière cette épaisseur bâtie, le nouveau hall du musée tient la place de l\u2019espace intersticiel de jadis.Les fenêtres et les murs qui modulent les élévations révèlent la nature de ces volumes intérieurs: le vide par la transparence du verre et le plein par l\u2019opacité de la pierre.Le procédé de sédimentation urbaine utilisé par Hanganu dans la conceptualisation du musée de la Pointe-à-Callière nous laisse non seulement un bâtiment élégant mais aussi une œuvre solidement enracinée dans son contexte.£3tem\u2018 ALENA PROCHAZKA PIERRE BOYER-MERCIER 7 Prix d'excellence en architecture 1993 LUC NOPPEN, PROFESSEUR TITULAIRE À L'ÉCOLE D'ARCHITECTURE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL ET COORDONNATEUR DU PROGRAMME DES PRIX D'EXCELLENCE DE L'O.A.Q.1993 Le programme des Prix d\u2019excellence de l\u2019Ordre des architectes du Québec bénéficie, cette année, de l\u2019appui financier des ministères québécois de la Culture, de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Technologie, des Affaires internationales ainsi que de J.Meloche inc., courtier d\u2019assurances.Un succès sans précédent: 100 projets d\u2019architecture ont été soumis cette année, dans le cadre de la seizième édition du concours des Prix d\u2019excellence de l\u2019Ordre des architectes du Québec.Au Monument National fraîchement restauré, la remise des récompenses, le 29 octobre 1993, visait à souligner la qualité de dix-sept de ces réalisations, et plus particulièrement de six d\u2019entre elles, auxquelles le jury a décerné un prix d\u2019excellence.Comme par le passé, c\u2019est à l\u2019occasion d\u2019une journée «portes ouvertes», le dimanche 31 octobre, que le public était invité à découvrir plus avant ces œuvres primées.C\u2019est au Centre Canadien d\u2019Architecture, les 26 et 27 août derniers, que le jury s\u2019est penché sur les projets déposés.Par rapport aux années précédentes, le déroulement des travaux a fait l\u2019objet d\u2019un certain remaniement: les jurés se sont ainsi réunis deux jours durant -au lieu d\u2019un-, et l\u2019évaluation des projets soumis, que l\u2019on souhaitait plus systématique, s\u2019est faite en trois temps.Chaque membre du jury a d\u2019abord noté individuellement les projets.La compilation informatique de ces données a permis d\u2019établir un premier classement par catégorie.Le jury a ensuite discuté de ce classement et des écarts observés dans l\u2019évaluation, ce qui a éventuellement donné lieu, au fil des correctifs apportés, à un second classement de l\u2019ensemble des projets, par catégorie: les meilleurs projets, retenus à ce stade, ont été «mis en nomination».Les membres du jury les ont ensuite longuement analysés, afin de dégager parmi ceux-ci les plus méritoires, honorés du Prix d\u2019excellence de leur catégorie.La dernière partie de la séance du jury a été consacrée à désigner parmi ces prix d\u2019excellence le Grand Prix d\u2019architecture 1993.En cette année de signature de l\u2019ALENA, alors que les architectes ont été choisis groupe-témoin du libre-échange, le jury du programme des Prix d\u2019excellence 1993 était présidé par Teodoro Gonzalez de Leon, architecte de réputation internationale pratiquant à Mexico.Aux côtés de M.Gonzalez de Leon siégeaient: Michel Lapointe, de l\u2019agence montréalaise LeMoyne, Lapointe, Magne, architectes et urbaniste, récipiendaire du Prix d\u2019excellence en architecture 1992; Charles Ross, de lafirme Les architectes Bernard, Cloutier, Ross, choisi, d\u2019une part, pour son engagement au plan des qualités environnementales et du développement durable des réalisations architecturales, et d\u2019autre part, pour sa longue expérience de l\u2019architecture en région; Line Ouellet, directrice des expositions au Musée de la civilisation de Québec et représentante du public au sein du jury; Jan B.Zwiejski, professeur à l\u2019École d\u2019architecture de l\u2019Université Laval, et dont la carrière internationale en design urbain s\u2019avérait particulièrement utile alors que l\u2019édition 1993 du concours proposait cette nouvelle catégorie.Dans la centaine de projets soumis, et compte tenu des catégories désignées, 27 réalisations se classaient en «Architecture institutionnelle», 8 en «Architecture industrielle», 27 en «Architecture commerciale», 20 en «Architecture résidentielle liS unifamiliale», 10 en «Architecture résidentielle, ensemble d\u2019habitations» et 8 dans la nouvelle catégorie «Design urbain».Seules deux réalisations ont été mises en nomination dans la p catégorie «Architecture industrielle» -comparativement à trois : L dans les autres catégories- et ce, en raison de la faible participation à cette enseigne.Cette année encore, le jury a déploré cette i insuffisance.Mais conformément à l\u2019objectif du programme des Prix d\u2019excellence de couronner les meilleurs projets parmi ceux qui sont soumis au concours, le jury a tenu à accorder un prix dans cette catégorie pourtant peu populaire.Fait à noter, le jury a regretté l\u2019absence d\u2019une catégorie «Conservation-Restauration», plusieurs interventions de ce type s\u2019étant trouvées confrontées à de nouvelles constructions d\u2019une toute autre envergure, sans aucun critère ou comparable qui aurait permis une plus juste évaluation de leurs qualités, parfois plus i discrètes mais souvent tout aussi méritoires.Les membres du jury sont néanmoins satisfaits de leur choix j| qui souligne six fois, cette année, l\u2019excellence architecturale, et j accorde onze mentions.Ces projets primés se distinguent par leur meilleure réponse à des contraintes externes, telles les exigences reliées au budget, au programme, au contexte d\u2019implantation, et par des qualités architecturales jugées exceptionnelles.Aux yeux ; du jury, ces projets représentent tantôt l\u2019innovation et le renou-veau, tantôt la maîtrise et l\u2019expérience; aux côtés d\u2019agences établies, de plus jeunes bureaux se révèlent, cette année, lauréats de prix d\u2019excellence et de mentions.Si le jury souhaite voir ses choix garants de la reconnaissance des oeuvres architecturales les plus méritoires, conçues au Québec en 1993, il espère aussi, en récompensant clients et architectes, encourager la poursuite de la qualité dans les réalisations futures.En tant que coordonnateur du programme des Prix d\u2019excellence, j\u2019étais présent comme observateur aux séances du jury.Lucie K.Morisset a pris note des délibérations du jury et rédigé les : textes sur les projets mis en nomination, que ce numéro spécial i d\u2019ARQ, consacré aux Prix d\u2019excellence, souhaite faire connaître.8 LE GRAND PRIX D'ARCHITECTURE 1993 Le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, Pointe-à-Callière Dan S.Hanganu, architecte Provencher Roy, architectes Vf h» p IlÉ inis sic mW LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 Catégorie «Architecture institutionnelle» Le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, Pointe-à-Callière Dan S.Hanganu, architecte Provencher Roy, architectes Catégorie «Architecture industrielle» Les usines de traitement des eaux usées de la Communauté Urbaine de Québec Gauthier, Guité, Roy, architectes Gagnon, Guy, Letellier, Cyr, architectes Catégorie «Architecture commerciale» Le 1250 boulevard René-Lévesque, Montréal Larose, Pétrucci et associés, architectes Kohn Pedersen Fox, Architects Catégorie «Architecture résidentielle unifamiliale» La Résidence de Bullion, Montréal Marc Blouin, architecte Catégorie «Architecture résidentielle, ensemble d'habitations» Les habitations Saint-Hubert, Montréal Mercier, Boyer-Mercier, architectes Catégorie «Design urbain» L\u2019Aménagement des secteurs est et ouest du Vieux-Port de Montréal Cardinal Hardy et Associés, architectes LES MENTIONS 1993 Catégorie «Architecture institutionnelle» Le Pavillon Jean-Noël-Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal Moshe Safdie, architecte Desnoyers Mercure et associés, architectes Lemay Leclerc, architectes Catégorie «Architecture institutionnelle» Le Chalet d\u2019accueil Saint-Laurent, parc régional du Bois-de-Liesse Les architectes Cayouette et Saia Saia et Barbarese, architectes Catégorie «Architecture industrielle» La Nouvelle Tour de contrôle de l\u2019Aéroport international de Montréal, Dorval Fichten Soiferman, architectes Catégorie «Architecture commerciale» La Maison des Éclusiers, Vieux-Port de Montréal Cardinal Hardy et Associés, architectes Le Théâtre Capitole, Québec Denis St-Louis et Associés, architectes Catégorie «Architecture résidentielle unifamiliale» La Résidence Saint-Ambroise, Montréal André-J.Fortin et Nancy Shoiry, architectes L\u2019Agrandissement de la résidence Désourdy, Bromont Saia et Barbarese, architectes Catégorie «Architecture résidentielle, ensemble d'habitations» Les habitations de Rouen, Montréal Les architectes Cayouette et Saia Saia et Barbarese, architectes Le Cours de Coubertin, Montréal L Atelier Poirier Dépatie, architectes Catégorie «Design urbain» L\u2019Espace maskoutain, Saint-Hyacinthe Allaire Bergeron Courchesne Henderson, architectes Le Parachèvement de l\u2019île des Moulins, Terrebonne Les Architectes Blouin Faucher Aubertin Brodeur Gauthier Plante 9 LE GRAND PRIX D'ARCHITECTURE ET LE PRIX D'EXCELLENCE 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE» LE MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTREAL POINTE-À-CALLIÈRE Architectes Dan S.Hanganu, architecte / Provencher Roy, architectes Chargés de projet Dan S.Hanganu, équipe de design Michel Roy, équipe de projet Collaborateurs Thomas Schweitzer, Luc Plante, équipe de design Gilles Prud\u2019homme, Claude Provencher, Alain Desforges, Alain Compéra, Jacques Biard, François Poirier, Guy Pageau, équipe de projet Client La Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal (SIMPA) Programme Construction en milieu urbain ancien d'un centre d'interprétation de la ville de Montréal et d\u2019infrastructures permettant la mise en valeur de vestiges archéologiques.Outre une crypte archéologique, les installations incluent un espace d\u2019accueil, un restaurant, une salle multimédia, une salle d\u2019exposition temporaire et des espaces administratifs.Coût de l\u2019intervention 13 500 000$ Mentions, prix, publications Prix Orange Sauvons Montréal Techniques et architecture, juin-juillet 1993, p.91-94.The Architectural Review, n° 1155, p.42-46.The Canadian Architect, octobre 1992, p.20-25.ARQ, no 67, p.33-35 Architecture, août 1992, p.66-67 Triangle de terre où Maisonneuve fondait Montréal en 1642, «Pointe-à-Callière» réfère désormais à un complexe muséal, si tôt intégré à la culture montréalaise qu\u2019on dit de l\u2019édifice qu\u2019il constitue une strate, supplémentaire, de l\u2019histoire.Le programme demandait un centre d\u2019interprétation archéologique et historique; dirigé par l\u2019architecte Hanganu, le design, fondé sur la Mémoire et l\u2019Inventaire (l\u2019histoire et l\u2019archéologie.) s\u2019organise selon deux composantes: l\u2019éperon de la Pointe-à-Callière et la crypte de la place Royale.Déposé sur les trésors archéologiques, l\u2019édifice triangulaire de l\u2019Éperon se veut le point focal du projet.Dans les termes des architectes, il s\u2019agissait «d\u2019ajouter au caractère contemplatif suggéré une dimension plus dynamique, génératrice d\u2019une activité humaine complexe et enrichissante»; le Musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal se distingue a priori par un rapport dynamique à ses contraintes programmatiques, et, conséquemment, par le caractère interactif de son fonctionnement et de son dialogue avec l\u2019environnement.Ainsi, quoique d\u2019insertion - sur les vestiges souterrains et dans le Vieux-Montréal - le bâtiment participe à son contexte, d\u2019abord en réunifiant cette séquence fragmentaire du tissu bâti le long de la rue de la Commune et de la place d\u2019Youville.Fondée sur des contrastes de solidité et de transparence, son expression formelle affirme à la fois la permanence des nouveaux lieux et la persistance des anciens.Rue de la Commune, plus hermétique, l\u2019édifice de l\u2019Éperon s\u2019appareille au gabarit de l\u2019alignement qu\u2019il recompose, en même temps que le rythme des ouvertures, tel un regard critique, explicite le milieu d\u2019insertion dans un langage contemporain.Une seconde façade, plus sculpturale, anime la place d\u2019Youville: l\u2019élévation est découpée à l\u2019intersection de la tour où s\u2019insère l\u2019entrée, et écorchée par une baie monumentale qui dramatise le dialogue entre extérieur et intérieur.Là, la fenêtre, telle une vitrine, montre au passant les vestiges en contrebas, qu\u2019une contraction du rez-de-chaussée laisse visibles.Le bâtiment lui-même se veut interprétatif et déjà l\u2019utilisation de ce calcaire gris, typique de Montréal, en est éloquente.Puis, concrétisation d\u2019une mémoire latente, l\u2019édifice de l\u2019Éperon s\u2019articule à l\u2019histoire matérielle du lieu: non seulement il épouse la forme triangulaire de son terrain, mais en outre il restitue la volumétrie et les proportions de l\u2019édifice Royal Insurance Company (1861), dernier occupant du site.La tour, si elle fait office de valeur de signal, commémore celle du Royal Insurance, comme un ancêtre auquel on rend hommage.À l\u2019intérieur, le vaste hall d\u2019accueil ouvre des portes monumentales -œuvre de Peter Krausz judicieusement nommée «les voiles du temps»- sur une galerie d\u2019interprétation, aménagée en auditorium.Les vestiges du premier cimetière de Montréal y sont exposés, pendant qu\u2019un spectacle multimédia relate l\u2019histoire du lieu, de la naissance et de la croissance de Montréal.Puis l\u2019édifice conduit le visiteur au site archéologique, que n\u2019oublient pas de signaler, parmi les dalles du sol de l\u2019accueil, de petits blocs de verre évocateurs d\u2019une dimension souterraine.En sous-sol, le parcours mène des fondations de la maison Berthelet et du Royal Insurance vers la crypte, par un tunnel croisant la course de l\u2019ancien collecteur William, sous la place d\u2019Youville.L\u2019architecture, ici, laisse la parole à l\u2019archéologie, qu\u2019elle jauge depuis un réseau de passerelles aériennes et de galeries périphériques ; mais paradoxalement, tel un anachronique artéfact, les porteurs de l\u2019édifice -alternative économique à un support périphérique- se proposent en exhibit, rangée nette de piliers entre les vestiges archéologiques.S\u2019il satisfait, et même devance son programme, le musée de la Pointe-à-Callière a d\u2019abord été acclamé du jury pour le traitement architectural de l\u2019édifice de l\u2019Éperon.Alors qu\u2019une insertion respectueuse s\u2019imposait, le bâtiment, tout en s\u2019insinuant avec justesse dans le tissu existant, ne se fait pas pour autant servile.Imaginatif, original, différent, dans les termes du jury, l\u2019édifice est un volume compact de maçonnerie -citation, peut-être, de l\u2019architecture ancienne qu\u2019il côtoie, mais surtout caractéristique de l\u2019œuvre de son auteur- rendu plus dense encore par la nette géométrie des ouvertures, de leur modénature, et texturé d\u2019incisions horizontales.Puis la massive composition est rehaussée, comme en surimpression, par des éléments de fermeture, de parement, des appliqués façonnés à partir d\u2019éléments métalliques standards.Ce vocabulaire, ornemental et constructif à lafois, s\u2019affirme actuel tout en demeurant sobre.Dialectique de la simplicité et de la folie, Pointe-à-Callière s\u2019est révélé au jury un apport considérable au Vieux-Montréal, sous les traits d\u2019un modernisme parfaitement intégré et se refusant au pastiche, encore plus au plagiat.Témoin probant d\u2019une approche tout opposée à la réplique facile, la tour se lit comme l\u2019interprétation de son passé.Quant à la relation de l\u2019édifice au programme, le jury s\u2019est montré favorable au choix de l\u2019architecte de concevoir davantage que le simple hôte d\u2019une interprétation.La pertinence fonctionnelle d\u2019un traitement architectural d\u2019envergure pour la mise en valeur de vestiges souterrains devient, ici, évidente: Pointe-à-Callière dirige et module la promenade archéologique.Tel un édifice intelligent, puisqu\u2019il discourt autant qu\u2019il abrite, son langage formel et son exposé fonctionnel respectent l\u2019histoire, notamment en lui conférant une nouvelle dimension.À ce titre, le jury a souligné la qualité des espaces intérieurs, mystérieux et contenus, créant un parcours d\u2019expériences variées jusqu\u2019au belvédère et au restaurant, qui dévoilent une perspective inédite sur le port.Une autre façon de relater Montréal, qui vaut à l\u2019édifice le qualificatif de «musée vivant»; ce plan qui exploite les vues, de surprise en surprise, révèle les symptômes d\u2019une approche plus consciente, et plus sensible, de l\u2019interprétation de l\u2019histoire.Inauguré le 17 mai 1992, jour du 350e anniversaire de Montréal, sur les lieux mêmes de sa fondation, Pointe-à-Callière se veut un présent à la conquête de l\u2019histoire montréalaise.Une autre phrase, mais d\u2019une syntaxe nouvelle, au récit de Montréal, le complexe muséal délaisse les rémanences nostalgiques pour une dynamique interprétative; tant pour ses qualitésformelles que programmatiques, le jury espère ce Grand Prix prophète d\u2019une prochaine culture matérielle à Montréal.s - LUCIE K.MORISSET NOTICE BIOGRAPHIQUE Lucie K.Morisset, qui signe tous les articles décrivant les projets primés, est historienne de l\u2019architecture.Elle poursuit des études doctorales à l\u2019Université Laval tout en collaborant à des publications et à des travaux de recherche sur l\u2019architecture du XXe siècle au Québec.O HiUf.~ s 11U T i Mil 11 H I I II n iiTimn, j ¦ n ;\t¦ '\u2022i'iiiiii1 IHlUiUI iiiimiiiiii.1.\tVue du hall vers l\u2019entrée.2.\tPlan du rez-de-chaussée.3.\tPlan du sous-sol.4.\tCoupe longitudinale.5.\tÉlévation, rue de la Commune ;J||gg§|| mmi, ¦ ¦\t- rrr^ msm mm LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 LE PRIX D'EXCELLENCE 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE INDUSTRIELLE» LES USINES DE TRAITEMENT DES EAUX USEES DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE QUEBEC QUÉBEC ET SAINTE-FOY Architectes Gauthier, Guité, Roy, architectes Gagnon, Guy, Letellier, Cyr, architectes Chargé de projet Jean-Marie Roy Collaborateurs Claude Guy, adjoint au chargé de projet René Chamberland, architecte collaborateur St-Gelais, Tremblay, Bélanger, architectes, aménagements extérieurs Client Communauté Urbaine de Québec Programme Construction d\u2019un ensemble industriel destiné au traitement des eaux usées, en deux stations de 20 400 et de 12 800 mètres carrés.Outre les installations de traitement, les deux bâtiments logent les aires de services (locaux du personnel, ateliers, aires d\u2019entreposage) et un secteur dédié à l\u2019administration (services d\u2019accueil, services administratifs, centre de commande, laboratoire et services communs).Le nouveau complexe de traitement des eaux usées comprend deux bâtiments, la station est (Québec) et la station ouest (Sainte-Foy), érigés sur les dénivellations requises par le profil hydraulique.La programmation des espaces et le traitementarchitectu raide chacune des stations s\u2019articulent à ce profil.Pour satisfaire à la fois au budget et à l\u2019efficacité des bâtiments industriels, le parti architectural vise essentiellement une distribution simple des espaces, dans le volume le plus compact possible.À l\u2019enseigne de ce système de fonctionnalité et d\u2019économie, les circulations se partagent en deux principaux niveaux, qui desservent les multiples dénivellations intérieures.L\u2019un au sol et l\u2019autre en galeries souterraines, ou en mezzanines, ces deux étages circulatoires se greffent, dans chacune des stations, à un corridorcentral reliant entre eux les secteurs de traitement, et conduisant aux aires de services et aux issues extérieures.Afin d\u2019optimiser le caractère vectoriel des circulations, le corridor central, à l\u2019instar de la distribution des secteurs, suit l\u2019axe de l\u2019écoulement des eaux.La station est, en sus des secteurs de traitement et de services, se couple à une unité administrative (bureaux, auditorium, accueil), partiellement détachée afin de demeurer accessible aux visiteurs et de faciliter la surveillance des lieux.En plan, cependant, le centre de commandes l\u2019unit à l\u2019aire de services, elle-même reliée aux secteurs de traitement de ce bâtiment.Dans les deux usines, les aires de services - locaux du personnel d\u2019opération et d\u2019entretien, ateliers, aires d\u2019entreposage, etc.\u2014sontcentrales par rapportauxcirculations principales, entre le centre de commande et les secteurs de traitement.Les usines de traitement des eaux usées se sont distinguées parmi les projets industriels soumis, grâce à un vocabulaire architectural que le jury a particulièrement apprécié pour sa pertinence au programme.Les deux bâtimentstraduisent clairement leur organisation fonctionnelle: leurs élévations, très basses, sont notamment éloquentes d\u2019un parti distributif à un seul niveau.L\u2019horizontalité obtenue est accentuée par le traitement en bandes du revêtement, cependant que la volumétrie fragmentée, tirant parti du profil hydraulique, caractérise l\u2019expression de chacun des bâtiments; un peu à la manière des Prairie Houses, les usines se fondent à leur environnement tout en conservant une autonomie formelle.Le jury a aussi apprécié le rapport de «l\u2019image usine» à l\u2019usage de matériaux et d\u2019assemblages explicitement industriels.Le revêtement de panneaux de béton découle notamment d\u2019un désir d\u2019économie, de durabilité, de performance du point de vue de l\u2019isolation.Autant d\u2019objectifs lisibles au traitement sobre des murs, qui modèlent les bâtiments en unités compactes, apparemment étanches, ponctués çà et là par des éléments de fenêtrage cadrés en aluminium profilé, dont l\u2019uniformisation évoque la fabrication sérielle.Une conception architecturale qui, aux yeux du jury, épouse subtilement l\u2019esprit industriel, de même qu\u2019une contribution méritoire des architectes qui se sont imposés à la construction industrielle.Coût de l\u2019intervention 350 000 000$ STATION OUEST TRAITEMENT DES DECHETS ZLlJ .q; l*-i TRAITEMENT DE L'AIR CENTRALE THERMIQUE jlL K oL^'Lrv LAj q 3 BIOFILTRATION 12 7 1.\tPlan de la station ouest.2.\tStation est.3.\tLes quatre élévations de la station ouest.4.\tStation est.5.\tVue intérieure, montrant le procédé (station ouest ).r.- .Saras*. LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 LE PRIX D'EXCELLENCE 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE COMMERCIALE» LE 1 250 BOULEVARD RENÉ-LÉVESQUE MONTRÉAL Architectes Larose, Pétrucci & associés, architectes Kohn, Pedersen, Fox, Architects Chargé de projet Gilles-L.Larose Collaborateurs William Pedersen (KPF), responsable du design Charles Lamy (LPA), responsable des plans et devis Ron Williams (Williams, Asselin Ackaoui Associés), architecte paysagiste Aurèle Cardinal (Cardinal Hardy et Associés, architectes), responsable du design urbain Clients La Société Immobilière Marathon, Limitée et IBM Canada, Limitée Programme Construction d\u2019un édifice de 153 000 mètres carrés devant loger des bureaux de superficies variant entre 1533 et 2 885 mètres carrés et un stationnement souterrain pour 900 voitures.Coût de l\u2019intervention 161 000000$ Mentions, prix, publications Prix Orange Sauvons Montréal.Global Architecture.Architectural Record, mai 1993, p.74-79.Canadian Architect, juin 1993, p.12-17.ARQ, n° 54, p.45.ARQ, no 72, p.24-25.Résultat des travaux conjoints des architectes de l\u2019agence new-yorkaise Kohn Pedersen Fox et de Larose, Pétrucci & associés, l\u2019édifice IBM Marathon s\u2019érige sur un quadrilatère borné par les rues La Gauchetière, Drummond, Stanley et René-Lévesque.En recul de ces deux dernières, l\u2019édifice se couple, à l\u2019avant, à un jardin d\u2019hiver; rue Stanley, son implantation selon l\u2019axe long du lot offre au passant une pergola couverte de lierre et de vigne, véritable oasis au centre-ville.Telle une réminiscence des «étages» montréalais, l\u2019édifice se rythme au gré du paysage urbain.Le niveau inférieur correspond à la hauteur de la gare Windsor et à la base de l\u2019immeuble de la Sun Life, le second à celle du sommet du clocher de l\u2019église St-George; le troisième niveau reprend l\u2019échelle de la coupole de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, et le dernier, au-delà de Place Ville-Marie et de la Banque Canadienne Impériale de Commerce, donne la réplique au mont Royal.Comme la colonnade sous la partie sud du mur cintré, cette modénature par dégagements successifs sculpte la masse; de l\u2019agencement sophistiqué des formes se dégage cette façade courbe, geste fuyant vers l\u2019arrière de l\u2019îlot où se confirme, passés les bas volumes, l\u2019ascension de la tour.Dans cet univers de mesures multiples, alors qu\u2019une marquise géante couronne, en corniche, l\u2019élévation du mur courbe, les marquises des entrées et des fenêtres du rez-de-chaussée, à l\u2019échelle humaine cette fois, accueillent le visiteur.Et les châssis d\u2019aluminium, fusionnés au gratte-ciel, se métamorphosent en piliers palpables autour du jardin d\u2019hiver, au niveau delà rue.Les matériaux extérieurs ont joué les contrastes: tandis que le mur cintré arbore, par bandes horizontales, un écran de verre teinté et d\u2019aluminium, les élévations sud, ouest et nord, aux contours géométriques, se parent aux côtés du verre du granit «Rockville White» qu\u2019un grain plus gros rend lisible de la rue.La composition mixte adoucit la rigidité de l\u2019édifice autrement fonctionnels priori, synchronique des volumétries, elle module la présence de l\u2019immeuble, léger et monumental à la fois.Confronté au choix des entrées, l\u2019arrivant peut emprunter en façade l\u2019accès principal, boulevard René-Lévesque, ou, du côté de la rue Stanley, une seconde entrée, adjacente à la pergola.Là, au pied de la tour, un volume bas s\u2019étire sur la place, recomposant à l\u2019échelle du piéton un second univers; passées les portes, le lobby monumental est une large rampe ascendante, courbe comme sa façade, qui s\u2019allonge telle une route intérieure vers la rue de La Gauchetière et la gare Windsor.À l\u2019intérieur de l\u2019édifice, de l\u2019autre côté de ces gigantesques piliers cylindriques qui monumentalisent et rythment l\u2019espace, une seconde aire, surhaussée par rapport à l\u2019entrée, accède aux circulations verticales: 22 ascenseurs desservent les 47 étages en quatre batteries, pour une performance optimale des transits.Au-delà du premier, où la passerelle des ascenseurs s\u2019ouvre en mezzanine sur le hall, les étages de bureaux s\u2019empilent selon trois superficies, correspondant à la volumétrie variable de la tour: 2 885 mètres carrés par étage, du quatrième au douzième, 2 165 mètres carrés jusqu\u2019au trente-deuxième, puis 1 530 mètres carrés jusqu\u2019au quarante-sixième.Près de 153 000 mètres carrés d\u2019aires de bureaux, où les décrochés de la tour desservent de multiples aménagements.L\u2019entrée principale donne sur le jardin d\u2019hiver, dégagé sur six étages.Le vaste espace de réception s\u2019ouvre ensuite vers le hall et les ascenseurs, ou sur les secteurs communs, restaurant, galerie de boutiques, et salles de congrès qui occupent le rez-de-chaussée, le premier et le second.L\u2019ensemble du plan épouse les dénivellations qui conduisent, ascendantes, au bloc de services central; le long du parcours, elles se couplent aux hauteurs variées selon les aires fonctionnelles, et génèrent de multiples expériences spatiales, constamment renouvelées.Si la différenciation des accès confirme la vocation publique du rez-de-chaussée, la pluralité des espaces, tout autre que purement fonctionnelle, en enrichit l\u2019usage.À cette mention favorable du rapport de l\u2019édifice à son occupant, le jury a associé le dialogue entre l\u2019intérieur et l\u2019extérieur de la tour, modulé par une implantation de côté, par le dégradé des volumes de la monumentalité du gratte-ciel à l\u2019échelle de la rue, par le jardin d\u2019hiver et, surtout, par la prise en charge d\u2019espaces ailleurs résiduels, telle la place latérale qui sans pergola évoquerait un désert balayé par le vent.Le jury a également apprécié la qualité des finis.D\u2019abord le soin des détails, parmi lesquels il convient de mentionner les losanges de marbre du lobby, la répartition en quinconce des luminaires encastrés des bureaux, et les profils des éléments d\u2019aluminium du mur-rideau.Puis, le raffinement et la recherche des matériaux, telle l\u2019utilisation de granits différents selon leurs destinations-parements des murs extérieurs en granit «Rockville White» traité au jet de flamme, lambris intérieurs du lobby, du jardin d\u2019hiver et pergola de granit noir «Peribonka» poli, dallages de la place, du jardin d\u2019hiver, des escaliers et des rampes de granit gris de Stantead.Aux côtés de ce matériau noble, le marbre «Statuaris Venato», sur les parquets du lobby, des boutiques et des halls d\u2019ascenseurs contribue à la variation des espaces.Dans le lobby, les lambris se parent de marbre «Fior di Pesca» et, dans leur partie supérieure, de bois d\u2019anagré.Enfin, l\u2019acier inoxydable des portes et des cabines d\u2019ascenseurs, des moulures et des luminaires, rehausse, partouches ponctuelles, cette richesse des parements.Vu de loin, l\u2019édifice, de géométries variées, paraît multiple.L\u2019on a dit, parlant de sa logique formelle, qu\u2019il rappelait les architectures non réalisées des constructivistes.Selon le jury, aux côtés du cartésien Westmount Square, il propose - «both formai and informai», dans les termes de Pedersen, - une digne réplique à la modernité montréalaise.>«* \" j| ;: 14 ~5\u20ac* 6 tt 'I f ttll k h H H H \u20ac 3 \u20ac H H 3 6*36 3* H 36 ^ H 6 36 3 I 36 3 6 36 3 '¦i.^iiMiiiillliiiil ISiiïîil iHiftillfilnl 'ijiiS|ÔCiê3i|ll llllllllhM ijiMljjfjH!1 ll|!l|lG« m&m ,+++ \t\t l\"É8ççf»f!ç! ,DD0fl[3CDDi )¦;»(« l!â;3!E3! \u2019¦I«M i;lj$Hji !liil>l l»|H|| I'u'i 'i dh fiMtwffr i laeEE5^\" R EEG*^ ^ \u2019 l Iff eeg! b 3.ft s« 1.\tLe plan schématique d implantation.2.\tLa vole piétonnière.3.\tLe plan du rez-de-chaussée.4.\tL'élévation est.5.\tEntrées aux logements à partir de la voie piétonnière.6.\tPoint de vue vers le nord, à la sortie du viaduc 7.\tLa vue de la rue Saint-Hubert.i.ra 2313 LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 EST ET OUEST DU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL LE PRIX D'EXCELLENCE 1993, CATÉGORIE «DESIGN URBAIN» L'AMÉNAGEMENT DES SECTEURS MONTRÉAL Architectes Cardinal Hardy et Associés, architectes Chargé de projet Aurèle Cardinal, architecte et urbaniste Collaborateurs Richard Malo, Dennis Krausse, Roch Cayouette, Michel Hardy, Joanne Godin, Bernard Lewy-Bertaut, architectes Michèle Gauthier, Christian Ducharme, Christian Deshaies, architectes paysagistes Michel Dufresne, urbaniste Parent, Latreille et Associés, architecture de paysage Piuram inc., architecture de paysage Peter Rose, JLP et associés, architectes (plan directeur), avec Alex Krieger, Georges Sexton Associates, Peter Walker et Partners Landscape Architecture inc.Morelli Designers, Les architectes Simon Cayouette et Lucien Chartrand et Associés, Luc Laporte, architecte, Denis Farley, photographe.Client La Société du Vieux-Port de Montréal.Programme Réaménagement en espaces publics des secteurs est (17 hectares) et ouest (21 hectares) du site du port de Montréal.Coût de l\u2019intervention 65 000 000$ Mentions, prix, publications ARQ, no 73, p.12-17.ARQ, no 64, p 23-27.ARQ, no 54, p.51, 54.Le Vieux-Port de Montréal occupe un vaste territoire d\u2019une superficie de 53 hectares, sur une longueur de près de 5 kilomètres entre le centre historique du Vieux-Montréal et le fleuve Saint-Laurent.Lauréat cette année du prix d\u2019excellence de l\u2019O.A.Q.en design urbain, l\u2019aménagement des secteurs est et ouest constitue l\u2019essentiel du plan d\u2019aménagement de 1992, entrepris dans la foulée de la consultation publique sur l\u2019avenir du site, tenue en 1985-1986.Amorcée dans les années 1950, la progressive transformation des activités portuaires et la désuétude de ses infrastructures ont incité le Port de Montréal à délaisser, en déménageant vers l\u2019est, les lieux de sa genèse.Le recyclage de l\u2019ancien port, s\u2019il était envisagé depuis 1974, s\u2019est étayé à l\u2019approche du 350e anniversaire de Montréal; la requalification du site portuaire, autrefois second en Amérique du Nord etfoyer de la civilisation montréalaise, devenait un chaînon fondamental de la reconstruction de la trame urbaine et du rapport de la ville à son histoire.C\u2019est dans ce contexte que la Société du Vieux-Port de Montréal s\u2019est investie de la mission de créer au bord du fleuve une zone publique animée qui valorise l\u2019histoire du lieu.L\u2019aménagement des secteurs est et ouest, ancré à cette logique, se fonde sur la personnalité du site, perçu à la fois comme un lieu d\u2019histoire et d\u2019appartenance, un port et, aujourd\u2019hui, un espace public polyvalent; il s\u2019agissait, selon les architectes, de «capitaliser sur le génie du lieu».Mettre en scène la vie du port consistait surtout à valoriser les éléments en place.Le design proposé s\u2019appuie sur lasignifiance, d\u2019un point de vue archéologique, des infrastructures du début du XXesiècle; les vestiges plus anciens, plus rares aussi, constituent dans ce théâtre industriel le méta-discours d\u2019un récit portuaire, qui souligne et commémore l\u2019évolution du port de Montréal.Le résultat concret est à la fois un parc interprétatif et un port de plaisance, mariant le secteur est dédié à l\u2019animation aux espaces vastes et tranquilles du secteur ouest.Là, l\u2019intervention s\u2019est concentrée sur la restauration de l\u2019embouchure du canal de Lachine - dont on dit qu\u2019elle fait le premier pas de l\u2019utilisation des lieux à des fins de plaisance-; les gigantesques écluses y fonctionnent de nouveau.Autour, telle une promenade dans l\u2019histoire, le parc des Écluses intègre les vestiges multiples des états du canal, depuis 1825.Les quais pavés de granit, les perrés et escaliers de pierre, nouveaux aménagements, y retrouvent les anciens dans cette perspective archéologique des couches successives, tout empreinte du rapport histoire/appartenance cher aux architectes du projet.Dans le secteur est, face au marché Bonsecours, les travaux d\u2019excavation ont reprofilé les quais, et dégagé les vestiges du silo no 2 et d\u2019une jetée de chargement.L\u2019intervention recherchait l\u2019essence formelle des quais; quai Jacques-Cartier, c\u2019est à cette appro-cheque participent les plantations d\u2019arbres, souvenirs de l\u2019implantation des hangars, et le nouveau bâtiment qui évoque l\u2019image industrielle indissociable des paysages portuaires.Le quai Jacques-Cartier se veut un lieu d\u2019accueil, destiné à latenue d\u2019événements spéciaux tel le Cirque du Soleil.Le long de sa promenade, modulée des arbres-hangars, le bassin Bonsecours, dont l\u2019île arbore un petit pavillon conçu comme café-terrasse et abri pour patineurs, se définit comme un second lieu d\u2019animation.Ce bassin, aussi, restitue la configuration originale du site, cependant que sa surélévation rend l\u2019eau plus présente.La nouvelle accessibilité au port visait en effet, en-deçà d\u2019un récit portuaire, à réunir Montréal au fleuve duquel 90 mètres, au moins, la séparaient toujours: le bassin Bonsecours, jardin d\u2019eau, appartient à cet objectif.Mais l\u2019aménagement y relate aussi une mémoire, celle, par exemple, de cette jetée n° 2 dont les vestiges paraissent conduire à l\u2019îlot central.En clôture du bassin, une jetée surplombe le fleuve, entre l\u2019eau «aménagée» et l\u2019eau «sauvage»; puis du remblai, les vues nouvelles de Montréal dévoilent l\u2019autre facette de cette alliance de la ville et du port.Si ces aménagements s'accordent davantage à l\u2019existant qu\u2019ils ne s\u2019y superposent, c\u2019est que les architectes ont ici choisi de signer, en quelque sorte, la reconnaissance des pratiques anonymes qui ont investi les dix dernières années du lieu.De nouveaux équipements, ainsi, succèdent aux infrastructures culturelles de fortune, terrains et espaces vacants, en même temps qu\u2019est maintenue l\u2019intégrité du paysage connu; quant à l\u2019espoir d'une appropriation publiquedulieu, on comprend de préférer l\u2019usuel au spectaculaire.C\u2019est à ce titre, dans un premier temps, que le jury s\u2019est attaché au design du Vieux-Port.L\u2019adéquation du concept au programme, aussi, appartenait au parti, d\u2019abord celui d\u2019éviter un historicisme décapant en posant un nouveau regard sur les structures de ce siècle, encore bien présentes, et sur la contemporanéité qu\u2019incarne, au sein dufonctionnement actuel du port, le jardin d\u2019eau du bassin Bonsecours.Le jury a aussi souligné l\u2019ancrage du design à des constituants construits, plutôt qu\u2019à une nostalgie végétale.Le projet évite, de ce fait, l\u2019écueil d\u2019une enclave naturaliste qui eut déraciné les lieux en éliminant la vie industrielle: ce que les architectes ont préféré nommer «paysagement» renvoie davantage à une composition «en ville», tout comme les notions d\u2019esplanade ou de jardin.Puisqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019offrir aux Montréalais l\u2019histoire de Montréal, ces liens s\u2019imposaient entre le port et son voisinage urbain.Bien différent du musée que pareil projet aurait pu devenir, le Vieux-Port se distingue à la fois par le caractère vivant de ses aménagements et la sensible mise en valeur de ses vestiges anciens, demeurés anonymes sans ces promenades révélatrices.Mais même lorsqu\u2019il est question de construire, le mobilier- guérites, passerelles, lampadaires - demeure discret, se prêtant volontiers à l\u2019appropriation dont on attend qu\u2019elle génère ici un nouveau centre de gravité montréalais.L\u2019intervention qu\u2019a primée le jury tisse l\u2019histoire hybride de deux rapports de la ville au port- l\u2019un contemplatif, l\u2019autre dynamique -, trame les nouvelles et anciennes constructions, incorporant vestiges et mémoires et demeurant fidèle au souhait du public d\u2019un espace accessible et polyvalent.x « 20 KJ U V\u2019T'ÔjJ £±£U-L£lQ q ¦Q.O (J OTg3B îîmwi%% ¦'SKI WMBMlTO IPMQW61 mSS&m \"4iv\\»r: .v1-' ¦Æfe-® _.es>xa>- lOO'O ,0000' V//////7/ mm .limn- wigia ; ::r îssi .usa W lut lî.fa 1.\tPlan d\u2019aménagement du secteur est (face au Marche Bonsecours).2.\tPlan d\u2019aménagement du secteur ouest (embouchure du canal de Lachine) 3 Vue d\u2019ensemble du bassin Bonsecours.4.Les écluses restaurées et la Maison des Éclusiers. LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 MENTION 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE» LE PAVILLON JEAN-NOËL-DESMARAIS DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL MONTRÉAL Architecte Moshe Safdie, architecte / Desnoyers Mercure et associés, architectes / Lemay Leclerc, architectes Chargé de projet Moshe Safdie, architecte concepteur Collaborateurs Louis Lemay, Marie Desnoyers, Josef Zorko, Pierre Joly, Toshihiko Taketomo, Rainer Goeller, Joseph Morog, Claude Holmes, Luc Boivin, Peter Smale Client Le Musée des beaux-arts de Montréal Programme Addition de 25 000 mètres carrés au Musée des beaux-arts de Montréal, doublant les superficies d\u2019exposition et abritant des espaces publics, une librairie, une boutique, une cafétéria, des bureaux, des ateliers et des dépôts pour les œuvres d'art.Coût de l\u2019intervention 95 000 000$ Mentions, prix, publications Architecture, août 1992, p.68-73/ARQ, n° 68, p.14-15/Canadian Architect, juin 1992, p.28-31 v//i Est» ¦SflnwJ\u2019/ Tripartite, le Pavillon Jean-Noël-Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal s\u2019articule à un environnement urbain composite, entre les maisons victoriennes de la rue Crescent, l\u2019édifice du Musée initial et le «New Sherbrooke», immeuble à appartements de 1902.Rue Sherbrooke, le blanc pavillon d\u2019accueil en arc de triomphe, clin d\u2019oeil au portail Beaux-Arts du pavillon Benayah Gibb (1912), reprend le gabarit de l\u2019immeuble à appartements adjacent, tandis que, rue Crescent, ses coloris variés font écho aux maisons victoriennes voisines.Un deuxième pavillon, rue Bishop, s\u2019appareille aux matériauxdu «New Sherbrooke» dont les façades, au coin des rues Bishop et Sherbrooke, masquent le troisième pavillon, en bordure d\u2019un passage est-ouest entre les rues Crescent et Bishop.Rattaché en sous-sol au musée existant, le nouvel ensemble se déploie autour du hall d\u2019accueil monumental - «an urban room», pour reprendre les mots de Safdie - qui offre à la vue tous les niveaux de salles d\u2019exposition.Le jury a souligné la qualité exceptionnelle de ces dernières qui, différenciées en fonction de la collection d\u2019art et des caractéristiques de chacune des parties du bâtiment, et rehaussées de multiples percées visuelles sur la ville, proposent une promenade riche et variée au parcours du visiteur.SSSÏttS W*j < .i-i; 'MS® MENTION 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE» LE CHALET D'ACCUEIL SAINT-LAURENT PARC RÉGIONAL DU BOIS-DE-LIESSE Architectes Les architectes Cayouette et Saia/Saia et Barbarese, architectes Chargé de projet Mario Sala Collaborateurs Dino Barbarese, Hat Ingberg et Robert Dionne Client La Communauté urbaine de Montréal Programme Construction d\u2019un chalet pour accueillir les promeneurs du parc régional du Bois-de-Liesse.Coût de l\u2019intervention 443 400$ Dans une clairière, à l\u2019orée de la forêt du Bois-de-Liesse, ce chalet d\u2019accueil s\u2019associe à un environnement sauvage.Tout en offrant à l\u2019arrivant une franche façade de verre, il invite à cheminer vers la forêt, derrière, où il s\u2019efface sous un talus.La projection du toit, qui ancre l\u2019édifice au sol, évoque cette fonction d\u2019accueil que reprend l\u2019intérieur.Là, plutôt qu\u2019un vaste hall public, le visiteur découvre une pièce basse, un «refuge» à l\u2019image d\u2019un intérieur d\u2019hiver, aménagé autour d\u2019un feu de foyer.Le jury a apprécié cette composition pure et simple qui s\u2019accroche au terrain, en s\u2019ouvrant sur le paysage, et qui, en dépit des contraintes d\u2019intégration d\u2019un environnement naturel, évite le pastiche d\u2019une «cabane au Canada» pour plutôt construire un dialogue entre nature et architecture.I Tl: T-j \u2018Q I ¦ : ;:T H 22 MENTION 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE INDUSTRIELLE»\tMENTION 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE COMMERCIALE» LA NOUVELLE TOUR DE CONTRÔLE DE , LA MAISON DES ÉCLUSIERS L'AÉROPORT INTERNATIONAL DE MONTREAL VIEUX-PORT DE MONTRÉAL DORVAL Architectes Fichten Soiferman, architectes Architectes Cardinal Hardy et Associés, architectes - mm \u2022~!V-ïr !» IMWH ICSUlLil g Chargé de projet Jacob Fichten Collaborateurs Robert Lacoste, architecte coordonnateur D.Bérubé, M.Chabot, B.Lamoureux, M.Troy, G.Soiferman Client Travaux publics Canada pour le compte de Transports Canada Aviation Programme Construction d\u2019une nouvelle tour de contrôle devant loger sur une superfice de 2 000 mètres carrés les services techniques et les sercices de la circulation aérienne de l\u2019Aéroport international de Montréal à Dorval.Coût de l\u2019intervention 5800000$ Chargé de projet Roch Cayouette Collaborateurs Aurèle Cardinal, associé responsable Michèle Gauthier, architecte paysagiste Jean-Marc Latreille (Parent, Latreille et associés), architecte paysagiste Client La Société du Vieux-Port de Montréal Programme Au sein des nouveaux aménagements du Vieux-Port de montréal, construction d\u2019un bâtiment d\u2019une superficie de 400 mètres carrés devant abriter notamment un café-terrasse, un point d\u2019information sur les activités du Vieux-Port, des équipements sanitaires, un centre d\u2019interprétation et offrir une vue sur les écluses.Coût de l\u2019intervention 1000 000$ Insérer cette nouvelle tour de contrôle parmi les structures hétéroclites de l\u2019aéroport, en un lieu contraint : entre une barrière d\u2019embarquement, la jetée frontalière, l\u2019édifice de l\u2019aérogare et les conduites souterrai-: nés d\u2019approvisionnement en carburant des avions représentait un défi pour les architectes.Au-dessus des locaux aménagés pour les services responsables des installations électroniques et de télécommunication, la cabine de contrôle des services de circulation aérienne habite un volume : cylindrique, posé de façon asymétrique sur son piétement et orienté vers le nord, principal lieu des , activités supervisées.Entre les deux secteurs fonctionnels, le pilier se compose de trois puits distincts ¦ assurant les circulations verticales, clairement traduites à l\u2019extérieur; là, le béton laissé apparent, comme le mur-rideau en aluminium des espaces habités, rappellent les bâtiments principaux de l\u2019aéroport.Haute de quelque 50 mètres, sur une superficie au sol de 360 mètres carrés, la nouvelle tour de contrôle est devenue la structure la plus élevée dans le voisinage de l\u2019Aéroport international de Montréal à Dorval.Symbole et signal du complexe aéroportuaire, elle puise l\u2019essentiel de son expression volumétrique aux unités fonctionnelles qu\u2019elle loge, en même temps que la minimisation des dissociations formelles entre ces composantes accentue sa verticalité.La réalisation de la Maison des Éclusiers ressortit à cette idée maîtresse du projet du Vieux-Port de mettre en valeur le langage architectural du port du XXe siècle.Rappel contemporain des éternelles maisons voisines des écluses du canal de Lachine, la Maison des Éclusiers puise ses formes et matériaux aux quais et à leurs murs, aux élévateurs à grains, aux convoyeurs, au pont de train, à l\u2019eau, qui constituent le paysage global du lieu.En-deçà de la délimitation des espaces intérieurs et extérieurs de la terrasse, l\u2019assemblage de ces constituants s\u2019inspire de la tour de l\u2019Horloge, jadis figure marquante de l\u2019entrée du port, quai de l\u2019Horloge.L\u2019interprétation des lieux se poursuit dans la promenade - rampe adossée aux trois murs, montée dans la tour, passerelle, descente par l\u2019escalier-qui révèle une nouvelle expérience du site et du fonctionnement des écluses.Le jury a particulièrement apprécié, outre les nuances des textures et des couleurs, la finesse des détails de la composition qui renouvellent, chacun, la narration sur le lieu.Le lien entre structure et enveloppe qui guide les élévations se reproduit à l\u2019intérieur, participant à cette logique de durée et d\u2019économie des constructions du port; et la transparence intérieur-extérieur, issue du remplissage de métal et de verre, entretient la permanence du paysage dans les multiples vues offertes au visiteur.23 MENTION 1993, CATEGORIE «ARCHITECTURE COMMERCIALE» LE THEATRE CAPITOLE QUÉBEC Architectes Denis St-Louis et Associés, architectes Chargé de projet Bernard Serge Gagné Collaborateurs Denis St-Louis, architecte senior, Jean-Gilles Lemieux, architecte principal Client Les Productions Guy Cloutier inc.Programme Restauration de l\u2019enveloppe et des intérieurs de l\u2019édifice du Théâtre Capitole.Aménagement d\u2019une salle de production et d'enregistrement de spectacles comprenant un parterre de type cabaret de 643 places et un balcon à gradins de 669 places, d\u2019un restaurant de 104 places, de bureaux, d\u2019espaces de réception et d'un hôtel de 40 chambres.Coût de l\u2019intervention 14 000 000$ Mentions, prix, publications Prix spécial 1993, Commission d\u2019urbanisme de Québec Prix du public, Commission d\u2019urbanisme de Québec ARQ, n° 74, p.18-20 MENTION 1993, CATEGORIE «ARCHITECTURE RESIDENTIELLE UNIFAMILIALE» LA RÉSIDENCE SAINT-AMBROISE MONTRÉAL Architectes André J.Fortin et Nancy Shoiry, architectes Chargés de projet André J.Fortin et Nancy Shoiry Clients André J.Fortin et Nancy Shoiry Programme Construction d\u2019une résidence unifamiliale en milieu urbain, sur un lot de 90,9 métrés carrés à l\u2019angle de deux rues.\u2014 liiilili Au cœur de la vie culturelle de Québec jusqu\u2019à son abandon en 1982, l\u2019édifice du Théâtre Capitole, construit en 1903 et remanié en 1927, apparaissait aux architectes comme une vaste scène construite, jouée dans les décors et les parcours du lieu.C\u2019est à cette théâtralité omniprésente que s\u2019abreuve la réinterprétation de l\u2019édifice, depuis la construction analogique, dans le hall de l'hôtel, de l\u2019escalier monumental du foyer, jusqu\u2019au bistrot IITeatro, «représentation du théâtre dans le théâtre».Inscrit dans lafoulée de l\u2019œuvre de 1927, le parcours monumental de la place d\u2019Youvilleà lasalle de spectacles, comme les chambres de l\u2019hôtel, puise au répertoire d\u2019un vocabulaire ornemental ludique dont l\u2019esprit, dans les termes du jury, s\u2019appareille avec justesse au cachet des lieux.Si l\u2019édifice a conservé la richesse de cette llle République qu\u2019il incarne au sein de l\u2019arrondissement historique, l\u2019intervention - pour laquelle on a souligné la collaboration de l\u2019entreprise privée -a été applaudie par le jury pour lafraîcheur des insertions sans pastiche et la simplicité des moyens mis en œuvre dans la réhabilitation, bien contemporaine, du théâtre.C\u2019est entre une servitude de passage aérien, une ligne d\u2019alignement obligatoire, une implantation maximale au sol de 60%, une cour arrière de 3 mètres et un stationnement que s\u2019érige cette maison urbaine, de dimensions modestes (5,8 X 10,1 mètres) et de budget restreint (62 $ le pied carré).Les; architectes, composant avec ces contraintes de l\u2019aménagement en milieu urbain, ont opté pour la qualité de l\u2019organisation spatiale: couronnée d\u2019un toit-terrasse, la volumétrie simple traduit, sur ses trois niveaux, le souci d\u2019une distribution qui satisferait les occupants.Le jury a souligné l\u2019imaginative insertion de l\u2019édifice, qui tourne le coin en se métamorphosant d\u2019une élévation plus haute à l\u2019autre plus basse,: respectueuse des alignements différents.Dénudés de porteurs, les intérieurs ouverts modèlent aisémenl les espaces de vie et de travail qui s\u2019articulent de part et d\u2019autre de murs coulissants et d\u2019un escalier central.24 MENTION 1993, CATÉGORIE «ARCHITECTURE RÉSIDENTIELLE UNIFAMILIALE»: L'AGRANDISSEMENT DE LA RÉSIDENCE DÉSOURDY BROMONT MENTION 1993, CATEGORIE «ARCHITECTURE RÉSIDENTIELLE, ENSEMBLE D'HABITATIONS» LES HABITATIONS DE ROUEN MONTRÉAL Architectes Saia et Barbarese, architectes Chargé de projet Mario Saia Collaborateur Hat Ingberg Clients Robert et Lison Désourdy Architectes Les architectes Cayouette et Saia/Saia et Barbarese, architectes Chargé de projet Mario Saia Collaborateurs Dino Barbarese, David Griffin, Yvon Théoret, Robert Dionne Client Office municipal d\u2019habitation de Montréal, Module de la construction Programme Agrandissement et transformation d\u2019une résidence unifamiliale.-¦ : llr- La nouvelle partie de la résidence Désourdy, plutôt que de se juxtaposer, se fusionne à l\u2019ancienne afin que les membres de la famille occupante conservent ce contact étroit qu\u2019aurait rompu une simple addition.L\u2019extérieur affiche clairement cette incorporation des volumes: l\u2019inclinaison du toit, sur l\u2019ajout à l\u2019extrémité est, apparaît comme la fermeture d\u2019une composition plurale, en même temps que l\u2019axe, maintenu, confirme son homogénéité.De la liaison particulière des deux parties naissent de nouveaux espaces intérieurs, tel le hall principal, au centre de gravité de la maison, vis-à-vis du point de rupture du faîte du toit.En même temps que la résidence agrandie reformule un tout, qu\u2019étayent les revêtements indifférents à l\u2019âge des constructions, la maison renouvelée conserve le souvenir de l\u2019ancienne.En témoigne notamment le mur pignon, désormais abrité, dont le parement intact se perce des ouvertures originales.Clin d\u2019oeil à la typomorphologie, le nouvel ensemble résulte de la déconstruction des formes traditionnelles de l\u2019habiter.Le jury a mentionné les avantages de cette approche novatrice d\u2019une intervention usuelle, qui jette un autre regard sur les volumétries, espaces et matériaux de l\u2019architecture résidentielle.* pu f| H !\u2019! u:« jjojfe m is jrj ss ki ¦ IJ»« » **r Programme Au sein d\u2019un contexte à vocation industrielle, construction d\u2019un immeuble d\u2019habitations de 64 logements.Coût de l\u2019intervention 3 100 000$ Entre les immeubles industriels de l\u2019American Can Co.et de la Johnson & Johnson, et des bâtiments résidentiels typiques du quartier Hochelaga, les habitations de Rouen ressortissent à lafois aux premiers et aux seconds.Si le nouvel immeuble d\u2019habitations se destine aux retraités, l\u2019aménagement d\u2019espaces intermédiaires entre public et privé, caractéristique de ce point du vue, dessert tout autant son expression formelle.Ainsi la modénature de sa façade de brique, rythmée par la répétition des balcons-loggias, procède d\u2019une forme industrielle; en même temps, les subdivisions horizontales, d\u2019étage en étage, réfèrent à l\u2019échelle de l\u2019habitation.En plus des qualités organisationnelles du projet, tels les halls centraux offrant à la sortie des ascenseurs des perspectives sur le centre-ville, le jury s\u2019est attardé à cette symbiose de l\u2019édifice et de son environnement mixte: la cour intérieure, desservie depuis la façade dans l\u2019axe du vis-à-vis - le siège social de la Johnson & Johnson - en est un autre exemple.25 LES PRIX D'EXCELLENCE 1993 MENTION 1993 CATÉGORIE «ARCHITECTURE RÉSIDENTIELLE, ENSEMBLE D'HABITATIONS» LE COURS DE COUBERTIN MONTRÉAL Architectes L\u2019Atelier Poirier Dépatie, architectes Chargé de projet Benoit Goudreault Collaborateurs Didier Poirier, Jean-Guy Dépatie, François Lespérance, Jean-Pierre Le Tourneux Jacques Saint Cyr (L'Atelier de recherches urbaines et appliquées), architecte paysagiste.Client Réalisations Immobilières Premdev Inc.MENTION, CATÉGORIE «DESIGN URBAIN» L'ESPACE MASKOUTAIN SAINT-HYACINTHE Architecte Allaire Bergeron Courchesne Henderson, architectes Chargé de projet Sylvain Allaire Collaborateurs Alain Bergeron, Guy Courchesne, architectes François Bastien, photographe Client Ville de Saint-Hyacinthe, Bureau de tourisme et des congrès de Saint-Hyacinthe P lé ftilf V !iSs Programme Construction et aménagement d\u2019un ensemble résidentiel de 144 logements sur un ancien emplacement industriel.Coût de l\u2019intervention 14 100000$ Programme Aménagement d\u2019un espace public devant notamment comporter un bureau d\u2019accueil et d\u2019information touristique et une aire d\u2019exposition.Coût de l\u2019intervention 1000 000$ ter tea iés r: ~- h- Mentions, prix, publications Projet d\u2019excellence ARQ 1989/Finaliste prix Domus 1992 /ARQ, n°49, p.30-31 Dans ce quartier Maisonneuve, autrefois au cœur du développement industriel de Montréal, les phases 2,3 et 4 du projet Le Cours de Coubertin jouxtent un édifice de l\u2019ancienne usine de la Bostik, déjà recyclé en immeuble résidentiel.Les six nouveaux bâtiments participentà la mémoire des lieux.Leur organisation rappelle les axes de linéarité des édifices industriels, qu\u2019appuie la répétitivité du vocabulaire et des volumes, évocatrice du passé architectural de l\u2019îlot.Aux yeux du jury, la répétition de la modénature, d\u2019édifice en édifice, est apparue particulièrement riche du point de vue du design urbain, puisqu\u2019elle caractérise l\u2019ensemble d\u2019habitations au sein du quartier dans lequel il s\u2019implante.Inspirés de la tradition montréalaise - l\u2019escalier extérieur en est un manifeste probant - les logements bénéficient tous d\u2019une entrée individuelle; ce traitement fonctionnel, qui ressortit aussi à un souci d\u2019histoire, s\u2019allie volontiers à l\u2019ornementation de brique et d\u2019appliqués en métal.Révélée au long des esplanades occupant les espaces interstitiels, l\u2019intelligence du dialogue du projet à son lieu, respectueuse sans être nostalgique, a été tout particulièrement appréciée du jury.Krass.3a HL*:.y5 Mentions, prix, publications ARQ, no 59, p.24-25.L\u2019Espace maskoutain résulte d\u2019un concours d\u2019architecture lancé par la Ville de Saint-Hyacinthe, pour la construction d\u2019un bureau d\u2019information touristique et l\u2019aménagement en un lieu-signal d\u2019une parcelle triangulaire, le «parc des Patriotes».Le pari de la municipalité s\u2019est concrétisé, bien au-delà d\u2019un simple bâtiment d\u2019accueil, en un vaste monument.Sur la base d\u2019un programme qui invitait à l\u2019innovation typologique, les architectes du projet ont restructuré l\u2019espace autour d\u2019une gigantesque arche métallique traversant sur quelque 80 mètres l\u2019axe long de l\u2019emplacement.À la convergence d\u2019un passé spatial et d\u2019une culture matérielle actuelle, le concept superpose les témoins du lieu: le parc des Patriotes, boisé, perdure dans les plantations d\u2019arbres.À ses côtés, la ville du XIXe siècle s\u2019est imprimée sur le tracé du: sol.Puis l\u2019arche, présence contemporaine, projette ces haubans qui l\u2019harnachent aux douze monolithes, récit dodécaphonique sur l\u2019espace urbain.L\u2019arche, devenue un objet de design en s\u2019éloignant de la logique structurale - elle ne porte pas, étant plutôt soutenue, en apparence, par des haubans - est apparue particulièrement imaginative aux yeux du jury.Et la cohérence de la place, ininterrompue par le discret bâtiment d\u2019accueil, dans un angle de la parcelle, a été appréciée du jury qui a souligné la richesse spatiale de l\u2019ensemble.r Mil h- L,;:;- I'' I''\"/ 26 MENTION 1993, CATÉGORIE «DESIGN URBAIN» LE PARACHÈVEMENT DE L'ÎLE DES MOULINS TERREBONNE a Architectes Les Architectes Blouin Faucher Aubertin Brodeur Gauthier Plante ; Chargés de projet Paul Faucher, patron Jacques Plante, boulangerie et lien circulatoire Gilles Aubertin, aménagements extérieurs, théâtre de verdure, direction technique Collaborateurs Paul Bernier, Pierre Gaudreau, Vincent Gingras Client La Société générale des industries culturelles (SOGIC) 0 Programme Parachèvement du parc historique de l\u2019île des Moulins: restauration et réaménagement d'une boulangerie, prévoyant notamment l'installation d'un café-terrasse et d\u2019une galerie d'exposition, et aménagement extérieur du parc, incluant la construction d\u2019une scène couverte.Office municipal d\u2019habitation de Montréal L'Office municipal d'habitation de Montréal est fier de participer à l'honneur rendu à MERCIER, BOYER-MERCIER, ARCHITECTES ainsi qu'aux j Coût de l\u2019intervention 2162 920$ ¦ r III mm \u2022%.ipoiJiCes derniers aménagements de l\u2019île des Moulins arrivent au terme d\u2019une série de travaux qui ont dicté la Jrestauration, ces vingt dernières années, de l\u2019ensemble des bâtiments du parc.Les architectes du projet nsi™ de 1990, déjà engagés sur les lieux, ont préféré inscrire cette nouvelle intervention dans une perspective Jurbanographique.Leur geste, plutôt que ponctuel, lierait en un discours symbolique les composantes ÿJconstruites et leur rapporté la promenade du visiteur.Autour de la boulangerie restaurée, reliée au moulin dJneuf, et du nouveau théâtre d\u2019été, le site s\u2019articule désormais à un système de liens, dont l\u2019organisation 5[(C réfère simultanément à chacun des éléments bâtis.Entre le moulin neuf et la boulangerie, la passerelle ^«transparente renvoie autant au pont, à l\u2019entrée du parc, qu\u2019aux infrastructures de service antérieures des «deux bâtiments.Ce lien, désaxé, créait une nouvelle perpendiculaire: dans cet axe, celui de la tour jd\u2019ascenseur, un chemin pavé mène à la scène couverte.D\u2019un groupe bâti à l\u2019autre, l\u2019œuvre d\u2019art- rattachée aux commandes gouvernementales - confirme cet axe virtuel structurant.Applaudie par le jury, la ¦Y j ;: syntonie des aménagements, dense et non contraignante à la fois, investit d\u2019une nouvelle signifiance les innnotitl I K + ri n I l r> rA i r-i + /-i rr\\ rA+A I n innin nnnlinnA I\u2019nr\\nnr4 nnni^iT nnni- l\u2019Iln rlnn IV H m ¦ !!\u2022-*« (constituants du parcours historique réinterprété.Le jury a souligné l\u2019apport positif pour l\u2019Ile des Moulins d\u2019un tel concept d\u2019ensemble, qui, en se détournant d\u2019une intervention «édifice par édifice», a ouvert la voie 'à une restauration moins stylistique, et plus contemporaine.ARCHITECTES CAYOUETTE ET SAIA SAIA ET BARBARESE, ARCHITECTES qui se sont respectivement distingués dans le cadre des Prix d'excellence 1993 de l'Ordre des architectes du Québec en produisant LES HABITATIONS SAINT-HUBERT et LES HABITATIONS DE ROUEN.Ce témoignage traduit la reconnaissance de la grande qualité architecturale de ces deux ensembles résidentiels.FÉLICITATIONS AUX LAURÉATS! \t?\t\t\t?\t\t\t\t TUILES OLYMPIA INTERNATIONAL est fière d\u2019avoir été partenaire dans la réalisation des habitations Saint-Hubert et du Pavillon Jean-Noël-Desmarais du Musée des beaux-arts de Montréal, deux projets couronnés d\u2019un prix et d\u2019une mention d\u2019excellence de l\u2019Ordre des architectes du Québec en 1993.Choisir OLYMPIA, unique manufacturier canadien de tuiles céramiques, c\u2019est faire travailler des gens d\u2019ici en plus d\u2019avoir accès à une sélection de produits du monde entier pour l\u2019exécution de travaux de céramique en tous genres.________________________________________________ pr \t?\tH \t\t?\t?\t Acier inondable poli de haute Qualité.Grand choix de styles et garnitures.\u2022\tRampes et balustrades innovatrices \u2022\tStructures distinctives \u2022\tDétails décoratifs Détails et spécifications disponibles sur demande.BOATHOUSE l-800.36!-2966 514-63I-8503 câble.vision! Ouvrage de référence sur la construction en bois Vlanuel de la construction en bois >60pp\t75,00$ + 5,25$ TPS Le bois et la sécurité incendie Woodworks™ Windows/Mac 266pp\t40,00$ + 2,80$ TPS 489,00$ + 34,23$ TPS \t \t \t 1730, boul St.Laurent, bureau 350, Ottawa, K1G 5L1 Tel.: 1-800-463-5091 Fax: (613) 731-7899 Extrait du Dictionnaire Larousse, p.734 FENETRE n.f.( Xlle, lat.fenestra) \u2014 1.Ouverture dans un mur, une paroi, pour laisser pénétrer l'air et la lumière.V.baie, bow-window, lucarne, lunette, oeil de boeuf.Volets, persiennes d'une fenêtre.\u2014 2.Par anal.Espace libre qu'on laisse dans un acte, un manuscrit pour être rempli ultérieurement.V.Bktflc tyFENËTRES CHARRON nY>\u201e (XXe) T\u2014mpnp\";°l 1\tfamiliale spécialisée dans la conception et la fabrication de portes et fenêtres, située à Ste-Thérèse depuis plus de 43 ans, Fenêtres Charron a toujours misé sur l'importance du travail bien fait, en s'appuyant sur la recherche, les dernières technologies et la qualité totale, cette entreprise familiale s'est imposée dans le peloton de tête des manufacturiers de portes et fenêtres au Québec.Du bois à l'aluminium, au PVC, Fenêtre Charron offre des produits innovateurs qui répondent aux attentes de tous:\tarchitectes, constructeurs ou particuliers.De la fenêtre en pin recouvert à la porte en acier, modèles courants ou sur mesure.\u2014\t2.Fenêtres Charron est un symbole de qualité, d'efficacité et de performance.V.fenestration FENIL n.m.( Xlle, lat.fenile, de fenum) .\u2014 Grenier où l'on met les foins.V.grange.E N Ë T R E S IARRO! 12, rue Lesage, Sainte-Thérèse (Québec) J7E 3E8 TÉLÉPHONE: (514) 430-2421 (514) 871-1233 (Mtl) FAX: (514) 430-5848 LE CONCOURS ARQ 1993 SERVICE-SECOURS URBAIN UN DOSSIER PRÉPARÉ PAR NICOLE LARIVÉE-PARENTEAU Le concours ARQ a été rendu possible grâce à l\u2019appui de ses généreux commanditaires LA BRIQUETERIE ST-LAURENT LES PRODUITS ISOLANTS CELFORTEC L\u2019ASSOCIATION DES MAÎTRES-COUVREURS DU QUÉBEC Avec le thème élaboré par l\u2019architecte Jean-Louis Robillard pour cette édition annuelle du Concours, AÆQmettait à l\u2019épreuve les compétences des jeunes praticiens ou étudiants et étudiantes en architecture et en design, les invitant à aborder un projet de nature sociale.Il leur était en outre proposé de scruter le milieu industriel, celui de la production, du traitement et du façonnage des matières, celui des techniques, des mécaniques et des systèmes spécialisés ou de pointe, enfin celui plus familier de la construction, et d'y rechercher des moyens technologiques permettant de répondre aux difficiles conditions de vie urbaines auxquelles sont souvent confrontés les architectes d\u2019aujourd\u2019hui.Mieux encore, les participants intéressés étaient appelés à collaborer avec l\u2019industrie québécoise dans la création et la matérialisation de leur projet.Le Concours ARQ connaissait une première cette année en étant chaleureusementaccueilli par Madame Phyllis Lambertetson équipe au Centre Canadien d\u2019Architecture.C\u2019est dans ce magnifique cadre victorien qu\u2019a eu lieu le dévoilement des oeuvres primées, le soir du 13 avril dernier, en présence d\u2019une centaine d\u2019invités.L\u2019exposition des projets s\u2019y est poursuivie une semaine durant.L'ÉNONCÉ DU CONCOURS À divers titres, nos villes et nos rues sont devenues le théâtre vivant de la civilisation «accidentale»! Même si leurs causes sont naturelles, les accidents suscitent autant de panique chez les individus que ceux dont les motifs sont criminels, de droit ou de fait.Les citoyens se sentent alors de plus en plus menacés dans l\u2019espace public urbain, nonobstant les mesures prises pour assurer leur sécurité.Malgré cette description réductrice et résolument alarmiste, une réflexion s\u2019avère nécessaire sur ce sujet et l\u2019exploration d\u2019une intervention architecturale devient pertinente.Il s\u2019agit ici d\u2019une thématique orientée non seulement sur la question de la violence mais aussi sur la question des passants et des voyageurs en besoin et enfin, des tenus-pour-compte, des sans-abri.Mais, mise à part la situation de nomadisme des personnes qui ont choisi d\u2019être sans domicile fixe, plusieurs d\u2019entre elles apprécient les moments rares où elles peuvent avoir accès à un point d\u2019eau ou un lieu d\u2019aisances.LA COMMANDE DU CONCOURS Il s\u2019agit donc de concevoir une unité autonome de secours qui permette, dans les cas d\u2019urgence, de: communiquer avec la centrale 911 et établir un contact verbal et télévisuel sans obligatoirement devoir signaler un numéro / se protéger d\u2019un attentat sur la personne/attendre du secours, defaçon protégée ou non / dispenser les premiers soins à une personne accidentée / signaler un sinistre, un accident ou une anomalie de fonctionnement / contrôler visuellement les abords de l\u2019unité de secours.Et, dans les cas de miséricorde, de: téléphoner/ se désaltérer / se réchauffer / changer de vêtements/ se laver / utiliser un lieu d\u2019aisances.La réunion de certaines ou de toutes les exigences programmatiques, et leurs surfaces, demeurent unchoixconceptuel.Les utilisations ponctuelles et concurrentes de cette unité par les usagers seront limitées dans le temps selon les types de secours accessibles.Cette unité sera le résultat d\u2019une production industrialisée.Le choix d\u2019un ou des emplacements dans la ville fait partie intégrante du concept.LE JURY ¦\tMonsieur Guy Gérin-Lajoie, président du jury et architecte en pratique privée à Montréal.¦\tMadame Marie Lessard, urbaniste et vice-doyenne à la Faculté d\u2019aménagement de l\u2019Université de Montréal.¦\tMonsieur Michel Morand, designer industriel et président de ENTA Design à Montréal.LE RAPPORT DU JURY Le jury s\u2019est réuni le samedi 13 mars 1993, dans les bureaux de la revue.Ses membres ont délibéré toute la journée afin d\u2019examiner les quelque 65 projets reçus.En se basant sur les éléments thématiques et les conditions du concours, le jury s\u2019est fixé un certain nombre de critères pour l\u2019évaluation des projets soumis.¦\tConcernant les usagers, il a privilégié l\u2019intégration à un réseau et la visibilité.¦\tConcernant le produit, il a recherché la facilité d\u2019industrialisation, les possibilités d\u2019implantation, l\u2019efficacité administrative, la fiabilité et la conception architecturale.¦\tConcernant la présentation du projet, il s\u2019est donné comme seul critère, la qualité.La commande du concours ouvrait la porte à plusieurs types de réponses, les unes se présentant comme un réseau de petites unités centrées sur le secours et les autres s\u2019apparentant à des «minihôpitaux».Le jury a privilégié les solutions de réseau.Pour cette raison, il a utilisé son pouvoir discrétionnaire dans l\u2019attribution des prix.Plutôt que de se conformer aux montants prévus dans le texte du concours, le jury a donc octroyé trois premiers prix ex-aequo de 1 000 $ aux projets # 6, # 15 et # 26 pour la réponse apportée à la problématique du concours et trois deuxièmes prix ex-aequo de 500 $ aux projets # 4, # 5 et # 12 pour la qualité de la présentation.LES COMMENTAIRES DU JURY Le jury est d\u2019avis qu\u2019en intégrant l\u2019unité de secours à un réseau de mobilier urbain existant, le projet # 6, Unité autonome de secours, répond le mieuxà la problématique du concours.En plus de s'inscrire dans un contexte très réaliste, il propose une solution adaptée à la vie urbaine des années 2000 et utilise la technologie des communications d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Le jury a toutefois constaté une certaine déficience dans la présentation visuelle.Le projet# 15, Unité d\u2019aide, présente lui aussi une solution de mobilier urbain qui répond adéquatement à la problématique de mise en réseau.Le jury a également apprécié la qualité de la présentation.Cependant, il a émis des réserves quant au réalisme de la solution sur le plan technique, principalement en raison de la rigueur de notre climat hivernal.Selon le jury, le projet # 26, Moines-urbains, constitue une solution intéressante dans la mesure où la petite unité qu\u2019il propose est facile à mettre en réseau.Le jury a notamment été séduit par l\u2019étude volumétrique de cette oeuvre.Dans les projets # 4, Chemin de croix, et # 5, Service-Secours urbain, le jury a apprécié la qualité générale de la présentation et, plus particulièrement, la sensibilité du graphisme et le souci apporté dans la recherche formelle.Le projet # 12, Une ville est née, a su retenir l\u2019attention du jury grâce à sa présentation soignée, mise en évidence par la qualité des détails ainsi que par la précision du dessin architectural.Le prix de l\u2019Éditeur a été accordé au projet # 27, Sans titre, jugé remarquable pour la qualité de sa représentation, notamment dans le choix du medium d\u2019expression et l\u2019habileté graphique. LE CONCOURS ARQ 1993 PREMIER PRIX EX-AEQUO UNITÉ AUTONOME DE SECOURS (#6) ÉRIC TRUDEL, ÉTUDIANT EN DESIGN DE L'ENVIRONNEMENT, UQAM Le concept présenté ici ne propose aucune architecture nouvelle, mais s\u2019intégre plutôt à un concept architectural déjà existant pour réunir sous un même toit deux services de pointe, nommément le transport public et le secours urbain.Ce choix découle d\u2019abord du fait qu'une unité de secours telle que celle proposée ici ne sera efficace que si elle est implantée dans les endroits où les risques d\u2019accidents sont les plus élevés.Or, comme la faible proportion d\u2019espace libre (souvent la cause même des accidents) et la quantité de ces lieux ne permettent pas l\u2019implantation d'une infrastructure élaborée ou unique, il s\u2019avérajt nécessaire de développer une unité simple, de petite dimension, pour permettre sa production en série et faciliter son implantation.L\u2019unité autonome de secours a été conçue pour être insérée dans le module d\u2019affichage publicitaire de l\u2019abribus de type D-302-01 fabriqué par les industries Fabco de Drummondville pour la ville de Montréal qui les a implantés surtout son territoire.Elle comporte une caméra de surveillance, un microphone et un haut-parleur pour communiquer avec la centrale 911, deux sources lumineuses (l\u2019une d\u2019entre elles se trouve sur lafaçade du module d\u2019affichage publicitaire donnant sur l\u2019extérieur de l\u2019abribus, pour faciliter l'acheminement des secours et/ou dissuader les agresseurs), et un levier de mise en marche.La petite dimension et la simplicité de construction de l\u2019unité de secours, jumelées à son intégration à des bâtiments déjà existants et répandus le long des artères principales de la ville, permettent d\u2019en produire une grande quantité et d\u2019en installer non pas en un seul endroit, mais partout où ils pourront être utiles.Le choix de marier l\u2019unité de secours à l\u2019abribus de la ville de Montréal vient non seulement de considérations pragmatiques, mais aussi de la conscience du rôle important que joue le transport en commun dans la ville, et de la petitesse de la place qu\u2019il occupe actuellement sur le plan culturel à Montréal.En effet, le transport en commun n\u2019est généralement perçu ici que comme dernière alternative, et n\u2019est utilisé que pour les «mauvaises raisons».C\u2019est-à-dire que trop peu de Montréalais prennent l\u2019autobus, le métro ou le train pour des raisons écologiques ou altruistes.La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, qui est pourtant exemplaire, souffre de l\u2019inattention aux problèmes qu\u2019elle propose de pallier et de la négligence générale à l\u2019égard des transports en commun.La «greffe» proposée ici contribuera certainement à valoriser le transport en commun, en transformant l\u2019abribus de façon à ce qu\u2019il desserve dorénavant toute la communauté, tout en accordant un peu plus de crédibilité à l\u2019abribus actuel qui, même si son implantation est honorable, n\u2019est tout de même présentement qu\u2019un véhicule publicitaire auxallures de vivarium.Il serait donc à propos de se pencher sur la question du design de ce type de bâtiment, et cette intervention, même si elle ne remet pas en question le design de l\u2019abribus, a le mérite d\u2019attirer l\u2019attention sur le sujet du transport en commun, qui risque fort d\u2019être brûlant d\u2019actualité avant longtemps.En cas d\u2019urgence, il suffit d\u2019entrer dans l\u2019abribus et d\u2019actionner le levier de mise en marche de l\u2019unité de secours.Immédiatement, le lieu est inondé de lumière et la communication est établie avec la centrale 911 qui enregistre les images transmises par la caméra se trouvant à l\u2019intérieur de l\u2019édicule.LUMIÈRE CAMÉRA HAUT-PARLEUR MICROPHONE .LEVIER DE MISE EN MARCHE SOS UNITÉ DE INFORMATIONS -\t- Illumine l\u2019Intérieur et les environs Immédiats de l\u2019édicule.-\t- Retransmet les images à la centrale 911.-\t- Communique les directives du téléphoniste 911 -\t- Retransmet le son à la centrale 911.-\t- Actionne le dispositif d'urgence, Établit la communication avec la centrale 911.- - Explique le concept et le fonctionnement aux usagers, Fournit des renseignements d'ordre général.SCHEMA DE TRANSMISSION DU SON ET DE L'IMAGE CENTRALE 9-1-1 ABRIBUStl ABRIBUS «2 PREMIER PRIX EX-AEQUO MOINES-URBAINS (#26) ALFIO BORGES/, ARCHITECTE VILLE Ils descendent en ville pour occuper temporairement les trous urbains toujours existants.Serrés les uns contre les autres, ils s\u2019adaptent aux besoins propres àchaque micro-lieu.On les reconnaît de loin, toujours semblables jamais pareils ACCUEIL Vide généreux à la disposition d\u2019une personne seule.Sentiment de calme, de sécurité et de confort.Vidéo-téléphone discret relié à une centrale d\u2019aide.Poste d\u2019eau, toilettes, douche, selon les besoins.Système automatisé de tubulaires à jets d\u2019eau nettoyant les lieux par respect pour le visiteur suivant LUMIERE Depuis dedans, rien ne transparaît du monde urbain extérieur, si ce n\u2019est à travers la fenêtre-fente juchée au zénith de chaque module-moine.La lumière ainsi captée se répand le long des parois métalliques, créant des reflets adoucis et conviviaux d\u2019un monde difficile.La caverne de Platon 30 PREMIER PRIX EX-AEQUO A Ta UNITÉ D'AIDE (#15) LE GROUPE GEMINI: JEAN-PIERRE GÉNÉREUX, JESSANYN MILLER ET KONSTANTIN NIFAKOS, ARCHITECTES En réponse à la recrudescence d\u2019incidents violents survenus dans certains secteurs du centre-ville, notamment à l\u2019intérieur du ghetto McGill et autres communautés à haute densité de population, nous proposons une unité d\u2019aide compacte, facilement et rapidement reconnaissable, permettant la dissuasion des actes violents et offrant refuge aux personnes en besoin.CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES Conçue pour une emprise minimale au sol afin d\u2019en faciliter l\u2019implantation le long des voies piétonnières des secteurs à risque du centre-ville, l\u2019unité proposée s\u2019articule en trois volumes principaux.Un bloc d'urgence et un bloc sanitaire, tous deux chauffés en hiveret séparés par un passage libre, sont dominés par une toiture que surmonte un réservoir d\u2019eau servant au nettoyage du bloc sanitaire après usage.SCÉNARIO D'UTILISATION L\u2019unité répond à trois besoins spécifiques : 1.\tEn cas de danger potentiel d\u2019attaque envers la personne, le piéton menacé pénètre dans le passage central de l\u2019unité et active un bouton d\u2019urgence situé au centre de chacun des murs latéraux du passage.La procédure déclenche alors les mécanismes suivants: ¦\tdeux portes coulissantes dissimulées à l\u2019intérieur des panneaux latéraux du bloc sanitaire se referment rapidement pour former une enceinte protectrice autour de l\u2019individu cherchant refuge.¦\tun signal alarme informe la centrale policière de l\u2019endroit où l\u2019état d\u2019urgence est décrété pendant qu\u2019un système de caméra scrute l\u2019intérieur et l\u2019environnement extérieur immédiat.Une sirène et des lumières rouges et blanches clignotantes encastrées dans la structure du toit annoncent la situation aux citadins.Seule l\u2019intervention des forces policières permet la réouverture des portes de l\u2019enceinte afin de dissuader le déclenchement de fausses alarmes.2.\tLa capacité de dispenser les premiers soins à quiconque en nécessite le besoin est assurée par le bloc d\u2019urgence.Peint en rouge et physiquement indépendant du reste de l\u2019unité, il signale sa présence de façon certaine et marque l\u2019entrée au passage central.L\u2019accès au bloc d\u2019urgence est non contrôlé et possible en touttemps.Instantanément activé à la levée de son récepteur, un vidéophone placé à l\u2019intérieur du cubicule permet d\u2019établir un contact visuel et vocal avec le 911.3.\tLe bloc sanitaire, corps principal de l\u2019unité, regroupe les fonctions d\u2019eau et permet à un coût minimum l\u2019utilisation d\u2019une toilette et d\u2019un évier qui sont nettoyés automatiquement au départ de l\u2019occupant.L\u2019eau souillée est collectée dans un réservoir dissimulé à la base de l\u2019unité.Également incorporés à l\u2019unité d\u2019aide, une fontaine et un téléphone public payant sont respectivement encastrés dans les murs des blocs sanitaire et d\u2019urgence le long du passage central.Du côté public, est prévue une banquette surplombée de deux espaces signalétiques destinés à promouvoir la sécurité et le bien-être des piétons.Les parois intérieures démunies de rebord àangle droit, de même que l\u2019enveloppe extérieure, sont construites en acier inoxydable.Les murs de type «sandwich» sont isolés, permettant le maintien d\u2019une température d\u2019appoint en saison hivernale.Élévation/coupe/plan 31 LE CONCOURS ARQ 1993 DEUXIEME PRIX, EX AEQUO CHEMIN DE CROIX (#4) ALEX TOUI-KAN,ÉTUDIANT EN ARCHITECTURE, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (EN COLLABORATION AVEC MV QUYNH DUONG) Précédent.Ponctue la ville Origine.De la terre au ciel, entre le fleuve et la montagne, cette flèche argentée s\u2019est élevée pour marquer «le point fixe» (tel que défini par Mircea Eliade), l\u2019ici et le début.Ainsi chaque être se définira spirituellement par rapport à cette «origine».Grille.Découpage homogène et indifférencié, couvre l\u2019étendue du territoire par abscisses et ordonnées.Origine.Rencontre de l\u2019abscisse et de l\u2019ordonnée, définittout point placé dans l\u2019espace planaire.Ainsi chaque individu sera spatialement localisé par rapport à cette origine.Programme.Refuges destinés aux personnes dans le besoin, victimes de violence conjugales et familiales, toxicomanes, sans-abris, etc.lieu transitoire ou de réinsertion.Projet.Rencontre à l\u2019origine.Matérialisation de l\u2019abscisse et de l\u2019ordonnée pointées vers les points cardinaux.La figure résultante aura pour unité de mesure des cellules individuelles placées le long des axes, exacerbant de ce fait la précarité des occupants en équilibre sur un seuil entre deux états, lieux et destinées.Ce dispositif cruciforme superposé au plan de l\u2019église à l\u2019emplacement de l\u2019autel, divise cette dernière en quadrants.Les brèches ainsi créées, entrouvrent l\u2019enceinte pour autant de possibilités.Zéfi: r'MUu\u2019aiiilM -\"SÈSS .->!:r ; v -h.s& mm mrSMi 'r'-'W'Vi \t\t\t/.i /; '\ti \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\tpsg\t DEUXIÈME PRIXEX-AEQUO SERVICE-SECOURS URBAIN (#5) ALEXANDRU-FELIX NEICU GELEHRTER, ÉTUDIANT EN ARCHITECTURE, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Pour faciliter la matérialisation du projet architectural, les matériaux, la technique et les systèmes spécialisés nécessaires à ce genre de projet seront choisisau sein de l\u2019industrie québécoise.Lagrande tour mobile qui a un rôle de signal est conçue en deux cubes, de 3 mètres de côté, et peut être érigée en différents points de la ville assurant ainsi une présence constante et sûre pour l\u2019homme.Placée au niveau du trottoir et ouverte en partie basse, elle accueille les gens avec deux grands écrans où ils peuvent visualiser immédiatement les renseignements nécessaires et voir ce qui se passe dans les points de secours reliés à la tour centrale.Le pouvoir de savoir et de voir dans leur solitude, tempête de silence, qu\u2019une main est tendue pour chacun dans le besoin, donne la certitude de la sécurité, la certitude que l\u2019homme n\u2019est pas seul sur terre.Le projet consiste en une grande tour mobile, un abri que la terre dessine dans le ciel, comme un arbre planté par l\u2019homme; elle doit s\u2019intégrer et appartenir à la cité, devenir un sym- bole reconnu partous, comme un voilier de l\u2019espérance et de la sécurité qui va vers le bien.Comme cette tour, d\u2019autres points plus petits seront présents dans différents endroits de la ville, mais cette fois, fixes et à moitié enterrés.La partie extérieure, accueillante, lieu ouvert vers le monde en péril, l\u2019autre moitié du cube, en terre, véritable abri où l\u2019on se sent bien en sécurité et où l\u2019on peut recevoir toute l\u2019aide nécessaire.L\u2019homme dans le besoin doit savoir que derrière cette porte, il peut trouver le paradis, et que la porte reste ouverte pour ceux qui ont égaré leur clé.Peut-être n\u2019y a-t-il ni passé, ni avenir, mais seule la métamorphose du présent, le présent qui est secours et espoir.À tout moment, il y a la grande tour mobile qui: ¦\tA le regard d\u2019aigle ¦\tLe pouvoir de contempler le soleil ¦\tDe toucher le feu avec des doigts décidés ¦\tEt dans les cris et le vacarme des aveugles ¦\tElle peut écouter l\u2019âme de l\u2019humanité.iim iMrtWr, \"c:æ DEUXIEME PRIX EX-AEQUO UNE VILLE EST NÉE (#12) SYLVAIN BOUCHER, ARCHITECTE FRANÇOIS SMITH, ARCHITECTE «Une ville est née, puis le coin d\u2019une rue, deux trottoirs, deux individus, rencontre soudaine, rencontre incertaine, rencontre urbaine.La ville est née au coin d'une rue.» - un sans-abri.DÉSIR D'INTERVENTION ET SITE Un terrain vague de projet et de passé au coin d\u2019une rue de Montréal.Résurgence obscène d\u2019un éden dénaturé par l\u2019urbaine possibilité.Présence obsédante de l\u2019usurpation piétonnière possible du familier parcours des trottoirs.Appréhension d\u2019une rencontre fortuite libérée un instant de la soumission urbaine.Révélation de la nature du coin de rue.Violence, indifférence ou salut.«Il y eut d\u2019abord ce drôle de petit bâtiment avec ses deux grands escaliers qui nous est apparu un jour, comme ça, sur un bout du terrain vague.Quelqu 'un y vit c 'est certain car quelquefois le soir on peut voir une ombre passer devant les fenêtres, fenêtres ou portes je ne sais trop.» Puis il y a aussi les tours des trottoirs bizarrement jumelles, qu 'on a retrouvées là au retour des vacances de juillet.Celles-là on les connaît mieux.Elles se déplacent toutes deux au hasard des heures sur des rails qui arrêtent brusquement au coin de la rue: les tours se frôlent parfois mais ne se touchent jamais.On pense qu\u2019elles sont dirigées et entretenues par l\u2019occupant du drôle de bâtiment.En tout cas, ces tours, très souvent occupées parles sans-abri, sont accessibles à tout le monde mais seulement une personne par tour à la fois.La tour est inoccupée lorsque la cheminée ne fume pas.À l'intérieur on trouve une petite pièce avec commodités et un balcon surplombant la rue.Moi j\u2019aime bien y monter faire un tour.etc 'est drôle de penser que quelqu'un dans l\u2019autre tour, que je ne connais pas, vit la même expérience que moi et que je le rencontrerai peut-être au prochain coin de rue.» -un passant PRIX DE L'EDITEUR SANS TITRE (#27) LUC ROY, ETUDIANT EN ARCHITECTURE, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le point de départ, l\u2019entre-deux, le simple qui parle.Ils retiennent ces deux points, d\u2019un début et d\u2019une fin,.acte formel, joint de vue.Trois objets pour créer la stabilité et marquer un parcours.La gravité qui touche, moment violent de commencer.Moment précis, pouressayerde le retenirsans l\u2019abandonner dans sa position absurde de faire croire.Il obtient ce qu\u2019il ne peut, réaction d\u2019une vue qu\u2019on ne peut détourner.MANQUE D'ÉQUILIBRE La pièce comme élément de conduite objets comme lieu déplacé élément de protection élément de peur.duplicité.La barrière, son ouverture base établissant une surface.Trois points, une surface.Un objet qui supporte un point pour le prolonger.La stabilité, unité de défense, de protection, à travers l\u2019histoire de ceux qui le vivent, l\u2019élément de stabilité, de ces vivants.- # o -3- % i O Q&ift à .1 UN BOND EN AVANT R-15,4 : un bond en avant dans le domaine des portes de garage.Un bond d'autant plus important qu'il s'accompagne d'une série de caractéristiques exclusives qui font de la porte de garage CEDO la mieux isolée sur le marché : SYSTEME D\u2019ÉPANDAGE ROBOTISÉ Le caisson n'est refermé et scellé qu'après l'épandage du polyuréthane, ce qui permet à notre système contrôlé par ordinateur de rejeter automatiquement tout panneau défectueux : un contrôle de qualité à 100 %.JOINTS BREVETES Tous les panneaux de portes de garage CEDO comportent des joints de type mâle-femelle avec bris thermique.m TESTEE EN j LABORATOIRE fl PAR BASF Le facteur d'isolation R-15,4, pour une porte d'épaisseur standard de 1 3/4\" a été rigoureusement testé en laboratoire par BASF.M ABSENCE DE POCHES D\u2019AIR Contrairement à l'ancienne méthode d'injection à haute pression sujette à la turbulence, le système d'épandage robotisé CEDO assure de l'absence de poches d'air qui réduisent le facteur d'isolation et la rigidité structurale du panneau.\u2022\tChoix de couleurs \u2022\tPeinture fixée par cuisson \u2022\tAcier ou aluminium \u2022\tIndustriel, commercial, résidentiel (514) 722-CEDO Tout récemment, la Banque de Montréal lançait sur le marché un nouveau programme s'adressant uniquement aux petites et moyennes entreprises.Barème-PME offre à la plupart d'entre elles la possibilité d'épargner 1 % d'intérêt sur les prêts à taux variable.Avantage d'autant plus marqué que la Banque de Montréal maintient son leadership en matière de taux d'intérêt.Mais le rôle actif qu'entend jouer la Banque de Montréal auprès du marché de la PME n'est pas un phénomène nouveau.Victor Cossette, ingénieur et p.-d.g.de Laboratoire Sondage Universel inc., nous disait à ce sujet : « En 1971, insatisfait du service de mon banquier de l'époque, j'ai choisi de faire affaire avec la Banque de Montréal.Je recherchais alors des gens qui s'intéressent à mon entreprise et puissent comprendre le type de financement dont j'avais besoin.Pour moi, les relations d'affaires entre un entrepreneur et son banquier doivent dépasser les formes conventionnelles.Ça doit devenir un véritable travail d\u2019équipe ! » Avec l'appui de la Banque de Montréal, la firme de M.Cossette a constamment évolué au fil des ans en maintenant une vitesse de croisière stable malgré les soubresauts de l'économie.Rappelons qu'au début, la Banque avait jugé bon d'appuyer M.Cossette à cause de son talent d'entrepreneur, de son dynamisme et de son professionnalisme.Pour en savoir davantage sur la vaste gamme de produits offerts aux PME, appelez Mario Lamarche au (514) 877-8228 ou venez nous rendre visite à la succursale la plus près de chez vous.À compter du 1er octobre 1993, le programme Barème-PME sera offert exclusivement aux clients de la Banque dans le cadre de leur MultiCompte.Au-delà de l\u2019argent, il y a les gens.Banque de Montréal carreaux CERAGRES \u2022 Recherche \u2022 Innovation \u2022\tQualité \u2022\tOriginalité \u2022\tService Montréal® (514) 384-5590 / Québec ® (418)564-1522 et ardoises Importateur c e r a ni î q u e s Le LEADER de l\u2019industrie du revêtement métallique au Canada JdeA ^sdcierA \u2018Vic'lAJeit tient à féliciter toud led architected participant au profeti lauréatd du prix d excellence en architecture 1993 pour lean AuperheA réaldaliond.\u2022 Bureaux de vente \u2022 Moncton - Québec - Victoriaville - Montréal Ottawa - Toronto - Stratford - Winnipeg Regina - Saskatoon - Edmonton - Calgary Vancouver Bureau régional C.P.430, 707, boul.Industriel Est Victoriaville (Québec) G6P 6T2 Tél.(819) 758-0661 Téléc.(819) 758-0666 eA oeuured CeA Aont un icrnoupiaye du talent génial et de (excellence deA architected du Québec.RAPPORT D'ÉVALUATION \u2022\tCCMC-09232-L TOITURE VENTILÉE \u2022\tCCMC-12307-R MUR EXTÉRIEUR BEffOTHERM ISOLANT THERMIQUE DE CELLULOSE 1.6 DENSITE* Un produit efficace, sécuritaire et propre respectuèint aë l'environnement 2420 De La Province, Longueuil (Québec) Canada J4G 1G1 Tél.: (514) 651-5151 Fax: (514) 679-1578 Des nuances qui ravissent.Des textures qui inspirent.Un matériau qui défie le temps.I .a brique de calcite Alba révèle votre sens créatif sous tous ses angles. « ' i PERMACON fmm ¦ SIP K' - I0HE.: (514) 351.2120 MACON QUÉBEC ^,(418) 622.3^33\t\\ TÉL:(819)564 PERMACON TROIS-RIVIERES 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