Leadership Montréal = Leadership Montréal, 1 septembre 2000, Français
«Tableau de bord» réalisé en partenariat avec ¦ Développement Canada Economie ¦ ¦ économique Canada Development Un nouveau numéro encarté dans ce journal Publié par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain Septembre 2000 Volume 3 numéro 6 Bilan du président : Une action orientée vers la créativité et la savoir durant une année faste pour la région métropolitaine de Montréal Agenda Toutes les activités ?d'information et de réseautage K HHëP Montrealntemational Salon de Farnborough 2000 : quand la concertation rapporte des emplois et des investissements pages 11-12 INDEX Forum MONTREAL : CAPITALE NORD-AMÉRICAINE DU MULTIMÉDIA ?Dans la nouvelle cité du Multimédia, des immeubles modernes côtoieront bientôt les immeubles centenaires du Vieux-Morttréal.ÆZI Trfü B Par Charles-Olivier Duranceau vec la création de la Cité du Multimédia près du Vieux-Port de Montréal, l'industrie du multimédia était censée devenir l'un des principaux secteurs de l'économie montréalaise avec quelque 10 000 emplois créés d'ici 2005.Or, il semblerait que dès cette année, ce chiffre magique pourrait être atteint.Leadership Montréal fait le point sur cette industrie en plein essor.Des noms comme Silicon Valley, Silicon Alley, Multimedia Gulch, Research Triangle Park, l'Autoroute 128 de Boston accrochent le regard, surtout lorsque le nom de Montréal figure à côté.C'est en effet ce qu'on peut voir dans le numéro de juillet de la prestigieuse revue Wired, qui publie une étude portant sur les grandes technopoles internationales.Montréal se classe au 5e rang parmi les 46 principales capitales technologiques de la planète, devant Paris et Tokyo, quant à la présence de facteurs propices au développement d'industries du savoir.L'opinion fait maintenant consensus et Montréal s'affirme de plus en plus comme la nouvelle technopole.La Cité du Multimédia vient solidifier ce mouvement alors que Montréal s'approprie une part considérable de cette industrie en émergence.¦¦¦¦¦—.-.!•§!»**) f>ag*3 ~%t> Dossier SANTE : L’AUTOMNE DES CHOIX partenaires 14,15 J comité 15 TRAVAILLEURS AUTONOMES ! 6 chaises 1 table 1 téléphone et un branchement pour fax-modem.c'est tout ce dont vous avez besoin pour rencontrer vos \ clients au centre-ville.La Chambre met à votre disposition la salle | Leadership Montréal.Tarifs concurrentiels Information : (514) 871-4000, poste 4053 1 B Par Françoy Roberge 'automne 2000 pourrait passer à l'histoire comme le moment crucial d'une révision approfondie du système de santé au Québec.Il pourrait aussi s'ajouter à la liste des rendez-vous manqués qui s'allonge toujours en marge du livre officiel de l'histoire.La région métropolitaine, principal centre de développement et de rayonnement de l'industrie québécoise de la santé vivra une période intense d'activités liées à cette question fondamentale, à cet enjeu qui, avec celui de l'éducation, constitue les bases vitales de notre société.Du 30 septembre au 5 octobre, le grand forum-exposition Santé 2000 réunira au Palais des Congrès plus de 2 000 spécialistes et experts du secteur de la santé dont les discussions s'articuleront autour de cinq grands thèmes d'intérêt universel : ¦ le financement de la santé; ¦ le développement scientifique; ¦ les questions d'éthique; H la télé-médecine; ¦ les soins ambulatoires.Parallèlement à ce vaste forum, se tiendra une exposition de technologies médicales et pharmacologiques qui regroupera au-delà de 120 exposants.Les responsables de Santé 2000 entendent faire de cet événement une rencontre annuelle importante, mondialement, qui serve de pendant nord-américain à la conférence annuelle sur la santé MEDICA, de Dusseldorf en Allemagne.C'est presque au même moment que B Grâce à l’introduction de traitements à base de biogénétique ou génomique, l’espérance de vie des Québécois sera portée à plus de 100 ans, voire 120 ans.s s°y GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE Découvrir toujours plus.Vivre toujours mieux.s Source : Merck Frosst Santé : l’automne des choix se mettra en marche la phase de consultations professionnelles et d'audiences publiques de la Commission d'étude sur les services de santé et les services sociaux, mise en place par la ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Mme Pauline Marois.Cette commission, présidée par M.Michel Clair, recevra des avis, commentaires, analyses et propositions durant une bonne partie de l'automne.En même temps, les dossiers relatifs à la mise en place des deux grands centres hospitaliers universitaires McGill et Université de Montréal progressent et ils nécessiteront des investissements de près de 2 milliards $ au cours des prochaines années.La santé sera donc à l'avant-plan de la scène publique métropolitaine durant les prochains mois.Leadership Montréal tente ici de mettre en lumière les grands enjeux et de dégager certaines tendances pour Le financement de la santé : un DÉCLENCHEUR La question du financement des soins ; de santé demeure au coeur de la ques- ; tion, voire du problème que constitue i l'amélioration de notre système de j santé.Le Québec consacrera cette ; année 15,4 milliards $ au système de santé et de services sociaux.Au total, cette somme représentera plus de 6,3 % du produit intérieur brut du Québec, soit à peu de chose près, l'équivalent de la moyenne de toutes les provinces canadiennes.L'Ontario consacre seulement 5,8 % de son PIB à la santé, mais, néanmoins, il dépense 1 976 $ par habitant, annuellement, aux soins de santé, soit 215 $ de plus que le Québec.La province canadienne qui consacre le plus à la santé, per capita, est le Manitoba, avec 2 250 $, soit au-delà de 500 $ de plus que le Québec.Par ailleurs, la situation du Québec est caractérisée par un vieillissement important de la population et on prévoit que vers 2030, près du quart de la population québécoise aura dépassé l'âge de 65 ans.Or, les dernières projections des experts en médecine et en technologie prédisent que l'espérance de vie, grâce à l'introduction des traitements à base biogénétique ou génomique portera l'espérance de vie des Québécois à plus de 100 ans, voire 120 ans.La mathématique est implacable.Pour conserver une certaine qualité de vie à 20 %, puis 25 %, puis 30 % d'une population qui, jusqu'à nouvel ordre, est vouée à passer de 30 à 50 ans à la retraite, et pour donner accès à la population plus jeune à des traitements génétiquement combinés pour améliorer leur santé, pour lutter contre les nouvelles maladies qui gagnent du terrain, comme l'Alzheimer, il faudra graduellement ajouter des milliards de dollars par année.Dans la situation actuelle, toutefois, et devant les listes d'attente qui s'allongent pour des chirurgies vitales et l'encombrement des urgences des centres hospitaliers, l'État est confronté à ce problème, ou il ajoute lui-même l'argent, ou il demande à l'usager une contribution plus Suite de la page 1 élevée, en désassurant certains soins et en imposant des «tickets modérateurs».Le gouvernement fédéral, pour sa part, a réduit ses contributions au titre de partage des coûts de la santé, notamment depuis 1992.D'une contribution qui représentait plus de 23 % en 1983-1984, celle-ci ne représente plus, pour l'année 1999-2000, que 15 % du budget de la santé.Au dernier sommet des premiers ministres des provinces sur la santé, ceux-ci demandaient à Ottawa de ramener sa contribution à 17,9 % des coûts de la santé.Or, à l'heure actuelle, la question du financement des systèmes de santé sert de déclencheur à une profonde réflexion sur les objectifs, le fonctionnement et les moyens dont ces systèmes doivent être dotés.Plusieurs provinces jonglent avec l'idée d'introduire dans le système de santé un début de concurrence en autorisant la mise en place d'institutions ou de cliniques privées.Mais pour le Canada, l'un des seuls pays du monde avec Cuba à n'avoir qu'un seul système de santé public et à interdire le développement de services privés, évoquer la création de certains services de santé privés, rétribués par l'État, selon ses propres barèmes, constitue une hérésie.Malgré tout, dans la consultation que mènera au Québec la Commission d'é- .?wmmm !i§SÊ!fÊIKSMÊSfÊSlr0Sli r*jLij• n y f ’èmrtJH' Mo JtmoM ¦ ¦égime dAbSUFlANCE COLLECTIVE rie vos employés est tellement îpliqué à gérer que vous stressez juste à y penser yBBpttvrez tous les avantages de l'assurance collective SSQ VIE et commencez à vous détendre.Formulaires faciles à remplir, rapidité de traitement des réclamations, accès direct des employés au service à la clientèle : tout a été conçu pour simplifier la vie des employés qui bénéficient du régime et de ceux qui en assurent la gestion.Alors, si votre régime d'ASSURANCE COLLECTIVE vous envoie des ondes négatives, faites affaire avec SSO VIE et découvrez les joies de la paix intérieure.I 1 I Prendre les devants ASSURANCE COLLECTIVE www.ssq.qc .ca 2 Publié par : Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal 5, Place Ville Marie Niveau plaza, bureau 12500 Montréal (Québec) H3B 4Y2 Tél.: (514) 871-4000 Téléc.: (514) 871-1255 Site Web : www.ccmm.qc.ca Courriel : info@ccmm.qc.ca Président Pierre Laferrière Editeur délégué Françoy Roberge Rédactrice en chef Madeleine Murdock Collaborateurs : Louise Cherry Charles-Olivier Duranceau Natalie Latourelle Secrétaire à la production et à la publicité Sylvie Paquette Publicité Annie Bergeron Johanne Gagné Design et production Communication SRVA international inc.Impression Imprimeries Transcontinental inc./ Division Transmag Coût de l’abonnement 25 $ (10 numéros) taxes en sus ISSN 1480-4638 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada I ¦ 1 % Suite de la page 1 Montréal : capitale du multimédia.» La Cité du Multimédia, c’est un espace grand comme 30 terrains de football situé entre les rues Duke et King, dans le Vieux-Montréal.Destiné à accueillir les entreprises de la nouvelle économie, plus précisément celles du multimédia et des technologies de l'information, ce projet vise à recréer, pour ce secteur, le concept du parc industriel.Le complexe immobilier offre des infrastructures de télécommunications ultramodernes et peu coûteuses en plus de permettre à ses locataires de bénéficier de substantiels crédits d'impôt.Bien qu'on retrouve bon nombre de firmes à l'extérieur de l'emplacement, la Cité est devenue le symbole de cette industrie.Pourtant, six ans auparavant, alors que l'Internet était mésestimé et la technologie informatique toujours mystérieuse aux yeux du commun des mortels, le multimédia n'inspirait guère d'intérêt.Aujourd'hui, à Montréal, le multimédia est de moins en moins.virtuel.À preuve, il fallait compter, en 1999, les 600 développeurs de contenu multimédia et d'Internet, les 800 entreprises connexes (ayant des activités reliées au multimédia) et les 150 sociétés de services en information.Ces entreprises représentaient plus de 4 000 emplois directs et 12 000 indirects.Cette année, certains estiment que l'on franchira sous peu le cap symbolique des 10 000 emplois.Il reste toutefois difficile de se prononcer avec exactitude sur les statistiques de CONQUERIR LES ÉTATS-UNIS EN UN JOUR! Le jeudi 19 octobre 2000, de 9 h 00 à 15 h 00 Hôtel Omni Mont-Royal Inscriptions entre 8 h 30 et 9 h 00, suivi d’un petit déjeuner en présence de représentants de la communauté d’affaires de l’État de New York Un atelier pratique pour des affaires aux États-Unis : •Incorporation d’une compagnie américaine •Faire affaire aux États-Unis: aspects fiscaux •Permis de travail, cartes vertes •Financement pour le démarrage des entreprises aux États-Unis •lYêts à bas taux d’intérêt, subventions aux salaires •Passage de vos biens à la douane •Assistance au démarrage (entrepôt, transport et emballage, bureaux de démarrage, etc) •Marketing, insurance •Et beaucoup plus! Spécialistes : Une équipe d’experts chevronnés dans les aspects légaux, fiscaux et logistiques des activités commerciales transfrontalières.Un avaocat, un comptable, un consultant en immigration, un agent de douane, un banquier américain et plusieurs autres font partie de notre équipe.Commandité par : The Plattsburgh-North Country Chamber of Commerce PLAmBURGH 'north Country Chamber of Commerce Nombre de places limité 95 $ U.S.(75 $ U.S.pour un participant additionnel de la même compagnie) Le déjeuner est inclus dans le prix Pour réserver, composer sans frais le 1-888-320-8122 Inscrivez-vous par internet à www.canamconnection.com Master Card, VISA, Américain Express Le séminaire sera présenté en anglais.Des traducteurs seront sur place.cette industrie en émergence.Heureusement, plusieurs enquêtes sont en cours et devraient donner des résultats plus rigoureux d'ici la fin de l'année.Un visage du multimédia Ubi Soft, locataire principal de la Cité du Multimédia, a annoncé un investissement initial de 400 millions $ prévoyant la création de plus de 375 emplois.Cette filiale de la multinationale française Guillemot Corporation se spécialise dans la conception de jeux multimédia pour les jeunes.Softimage, acquise par l'empire MicroSoft et récemment vendue à Avid Technology (1998), à qui l'on doit les effets spéciaux du Parc Jurassique, évolue dans la sphère de la conception d'effets spéciaux, de même que Discreet, reconnue pour ses montages numériques que l'on a pu voir au grand écran dans Titanic, Le 5e Élément et Air Force One.Ces sociétés sont les vedettes de l'industrie.Mais le multimédia c'est aussi des firmes d'édition électronique, comme Québécor Multimédia, et des firmes de création de contenu informatif, de logiciels (Behaviour Communications), de soutien Internet et de développement de solutions d'affaires électroniques (Transcontinental e.media) Si la catégorisation des entreprises rend difficile la comptabilité des statistiques, il y a tout de même consensus au niveau de la vitalité qui anime ce secteur.Pour s'en convaincre, on peut compter les annonces de contrats et d'investissements qui prolifèrent.Si c'est par douzaine que l’on dénombre les offres d'implantation, l'apparition de petites entreprises gravitant autour des leaders de l'industrie se révèle être un autre indicateur plus subtil, certes, mais aussi plus crédible.Elles sont plus d'une soixantaine à offrir des produits et services multimédias, des cédéroms à contenu éducatif, des outils d'animation, de simulation, des jeux en trois dimensions et des plates-formes de création de monde virtuel.Aucun domaine n'y échappe : le milieu de la santé, avec des applications intranet pour les cliniques et hôpitaux; l'éducation, avec une multitude de cédéroms favorisant l'apprentissage; toutes les facettes de la gestion, avec une panoplie de programmes allant du marketing aux finances, en passant par les bases de données.On conçoit des supports informatiques pour les aveugles, des logiciels de sonorisation, de planification architecturale jusqu'à l'entreposage des matières dangereuses, la bibliothéconomie et même.la gestion des parcomètres.ACME multimédia est un exemple typique d'entreprise en émergence.Fondée en 1995, ce fournisseur de services informatiques s'est lancé dans le développement d'applications multimédias.Depuis, ACME s'est spécialisée à la fois en communication et en technologie, ce qui lui permet d'offrir un éventail de solutions d'affaires électroniques allant de l'intégration Web à l'analyse stratégique des communications.La firme compte aujourd'hui plus d'une cinquantaine d'employés et l'optimisme qu'affiche son président, M.Michel Chioini, repose à la fois sur les perspectives d'avenir et sur un carnet de contrats bien rempli.En fait, le prochain défi pour ACME sera d'investir le domaine plus conventionnel des communications pour en extirper le savoir-faire et le croiser avec les nouvelles technologies.De cette façon, il est plus profitable de fournir une solution unique intégrée dite «one stop shop», de plus en plus demandée par les clients.Défi de taille aussi que celui de gérer la croissance.À l'instar des autres sociétés du secteur, la qualité et la nécessité des services de ce genre augmentent considérablement la demande de main-d'œuvre.Si Montréal offre, selon lui, un réservoir intéressant d'employés potentiels, il craint que la demande ne croisse trop rapidement par rapport à l'offre : un problème déjà bien connu des intervenants.Les prochains défis En effet, l’essor phénoménal que connaît le secteur du multimédia suscite un défi considérable au niveau des ressources humaines.La problématique gravite principalement autour des trois axes suivants : l'accès à un bassin de main-d'œuvre suffisante répondant aux exigences de l'industrie, l'acquisition et le développement de compétences particulières et la mise en place de con- ————— ESPACE DE PRESTIGE Montréal, Laval, Trois-Rivières, Québec, Chicoutimi ; Bureaux à louer de 300 pi2 à 36 000 pi2 1 800 463-5261 L’INDUSTRIELLE ALLIANCE COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE 3 Montréal - Septembre 2000 Leadership Montréal - Septembre 2000 ~T BILAN DU PRESIDENT 1999-2000 : UNE ACTION ORIENTÉE VERS LA CRÉATIVITÉ ET LE SAVOIR DURANT UNE ANNÉE FASTE POUR LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL I y a un an, j'ai entrepris avec plaisir mon mandat à la présidence de la plus importante organisation d'affaires de la région métropolitaine de Montréal, déterminé à travailler au développement de la créativité, de l'esprit d'entreprise et du savoir comme valeurs fondamentales de notre essor collectif, social et économique.Je cède la place à mon successeur avec une certaine satisfaction, celle d'avoir consacré de nombreuses heures à travailler avec vous tous, membres de la Chambre, et avec nos partenaires du milieu économique, au développement du Montréal métropolitain.Je me réjouis de constater que les efforts déployés depuis plusieurs années par les entrepreneurs de la métropole portent des fruits et que la plupart des indicateurs de la santé économique de la Montréal sont résolument au vert.Au cours de cette année, la Chambre a consacré beaucoup de temps et d'énergie à trois grands dossiers : la revitalisation de nos grandes institutions universitaires, la réorganisation de la région métropolitaine et l'essor de l'activité aéroportuaire.Le dossier des universités Nous avons d'abord énoncé, dans un document d'analyse, les principes qui devraient sous-tendre la relance de nos universités dans un contexte de concurrence mondiale pour les ressources intellectuelles, les étudiants prometteurs et les outils de recherche.De concert avec les représentants universitaires du plus haut niveau, nous avons élaboré une position demandant au gouvernement du Québec de réinvestir substantiellement dans la formation universitaire, ce qu'il a fait.Nous souhaitons maintenant que ce gouvernement fasse en sorte que les universités sortent de l'environnement bureaucratique qui freine leur capacité d'évolution et d'adaptation à la réalité de la société qui les entoure.Pour cela, il faut que leur système de gouverne leur permette de se lier plus étroitement aux lois du marché et de la société et de se montrer efficientes et responsables devant la société et devant leurs clients.Elles doivent avoir accès à des sources de financement non gouvernementales susceptibles de croître avec leur niveau d'excellence.La Chambre a proposé d'accroître l'adéquation entre la capacité de formation et les besoins du marché, en particulier dans l'économie du savoir, l'aérospatiale, les technologies de l'information, les télécommunications, le secteur biopharmaceutique.Nous sommes heureux de constater que le ministre de l'Éducation du Québec, M.François Legault, semble avoir tenu compte de notre avis en obtenant des crédits supplémentaires substantiels pour l'enseignement universitaire et en demandant aux institutions de fournir une mesure plus précise de leur performance, en regard d'autres institutions nord-américaines.Nous croyons que les dirigeants des universités n'ont pas d'autre choix que d'accepter de telles exigences et, d'ailleurs, plusieurs d'entre eux ont compris qu'elles visaient avant tout à favoriser une utilisation optimale des très précieuses ressources intellectuelles des universités, au bénéfice de leurs principaux clients, les étudiants.La Chambre, en outre, continue de croire qu'il est important, pour la santé financière des institutions, de libéraliser les droits de scolarité afin de laisser entre les mains des étudiants une latitude accrue de reconnaître eux-mêmes l'excellence des enseignements disponibles.La Chambre estime que les étudiants doivent contribuer davantage au coût de leur formation, spécialement ceux qui choisissent des secteurs où la formation exige des équipements coûteux, tandis que les salaires d'un diplômé sont nettement plus élevés que la moyenne.Nous avons néanmoins défendu avec vigueur le principe selon lequel cette libéralisation devrait s'accompagner d'une révision des mécanismes d'aide financière disponibles, de façon à s'assurer qu'aucun étudiant ne soit forcé de limiter ses études avancées à cause d'un manque de ressources.Nous croyons qu'il serait utile de fiscaliser la dette d'études, afin qu'elle soit remboursable en proportion des revenus réels de la personne ayant obtenu un diplôme.Je me réjouis de constater que les universités de la région métropolitaine se dirigent maintenant vers une période de réinvestissement, d'expansion et de développement de créneaux d'excellence.Certaines d'entre elles ont fait plus que «doubler le pipeline» d'étudiants dans des secteurs comme les technologies de l'information ou les télécommunications, prenant des mesures pour tripler le nombre de leurs futurs diplômés dans ces domaines.Le succès de nos universités et leur enthousiasme renouvelé sont garants de la progression soutenue des industries de pointe qui font de la région de Montréal la 12e région urbaine du monde pour la nouvelle économie et, à l'instar de New-York, Boston et San José, une véritable technopole.Nous continuerons de contribuer à leur réussite.Réorganisation métropolitaine Sur un autre plan, la Chambre a continué de se préoccuper profondément de la refonte des institutions métropolitaines de la région montréalaise.Afin de pouvoir intervenir avec plus de pertinence dans le débat, nous avons demandé à l'INRS-Urbanisation de réaliser une étude comparant certains aspects de l'organisation politique et de l'économie d'une trentaine des plus grandes villes nord-américaines, ainsi que de quelques villes européennes.Afin de commenter publiquement les propositions de la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Mme Louise Harel - propositions auxquelles, dans une large mesure, nous souscrivons - nous avons déterminé les axes d'intervention privilégiés par la Chambre.Ces axes sont : ¦ l'urgence de mettre en place une instance métropolitaine dotée de pouvoirs d'intervention significatifs, en vue d'assurer un développement concerté de la région métropolitaine et de bâtir une vision métropolitaine; ¦ la nécessité de favoriser les regroupements et les fusions municipales, de préférence par des programmes incitatifs très attrayants ; ¦ la nécessité d'éliminer de nombreuses structures administratives dans la région métropolitaine.La Chambre apprécie la détermination et le courage politique de Mme Harel et elle a donné son appui à la création d'une Communauté métropolitaine.Nous avons également pris position en faveur d'un partage plus équitable de la richesse fiscale métropolitaine au bénéfice de Montréal, la ville-centre qui supporte le poids de ses nombreuses fonctions à vocation régionale et nationale.En dernier lieu, nous continuons de réclamer pour les autorités municipales des pouvoirs de gestion accrus et, notamment, la possibilité d'échapper aux articles 45 et 46 du Code du travail en cas de fusion.Ces articles, en effet, risquent d'entraîner des coûts additionnels importants pour les municipalités qui se fusionnent, les obligeant à appliquer à tous ses employés la plus généreuse des conventions collectives en vigueur.Le mécanisme d'arbitrage actuellement prévu par la ministre des Affaires municipales semble néanmoins un pis-aller peu susceptible d'encourager les fusions municipales.Dossier aéroportuaire : la Chambre soutient à 100 % la DÉCISION PRISE EN 1976 ET SOUHAITE QUE LES INVESTISSEMENTS ANNONCÉS À Dorval se feront avec célérité Le troisième dossier d'envergure auquel la Chambre a apporté sa contribution durant l'année écoulée est celui des aéroports de Montréal.À l'occasion de rencontres publiques, de conférences de presse, et au cours d'une comparution devant le Comité permanent des transports du gouvernement canadien, la Chambre a réaffirmé sans ambiguïté aucune son appui entier à la décision prise en 1976 de permettre aux transporteurs exploitant des lignes commerciales à Montréal de le faire à partir de l'aéroport de leur choix.Cette décision, qui permet de créer à Montréal une véritable plaque tournante du transport aérien et de relancer le trafic aéroportuaire, fait maintenant partie de notre histoire.Dans cette perspective, il est essentiel et urgent de procéder rapidement à l'investissement des 498 millions $ pour moderniser Dorval.Ces investissements sont importants, certes, mais modestes si on les compare aux investissements de 4,3 milliards $ de Toronto et de 1,5 milliard $ de Vancouver.Tout en favorisant ce développement de Dorval, un aéroport qui peut répondre à l'essentiel des besoins de la communauté montréalaise durant les 20 prochaines années, la Chambre a appelé tous les milieux économiques de la région métropolitaine à collaborer activement au développement de Mirabel, en soutenant, notamment, les efforts visant le développement, à Mirabel, de centres de logistique et de distribution, qui bénéficie de la zone franche aéroportuaire.Il va sans dire qu'à son habitude, la Chambre est également intervenue à plusieurs reprises sur des dossiers de fonds importants pour la vie économique du Montréal métropolitain.Nous sommes notamment intervenus dans le cadre de la Commission Beauchamp, du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, afin de signaler la piètre qualité de certains réseaux d'aqueduc municipaux de la région montréalaise, de même que l'insuffisance des normes en vigueur au Québec en matière de qualité de l'eau potable, et donc de l'urgence d'agir dans ce secteur névralgique.Nous avons également commenté favorablement le Plan de transport déposé pour la région métropolitaine de Montréal par M.Guy Chevrette, ministre des Transports du Québec.-g-? -T Une année faste pour le Montréal métropolitain L'action de la Chambre s'est inscrite dans un contexte de forte croissance de l'économie de la région métropolitaine et de confiance marquée, tant de la part des investisseurs que des consommateurs.Au cours de cette année, le chômage a reculé dans la région métropolitaine jusqu'à 7 %, son plus faible taux des 25 dernières années.Des investissements de plus de 7 milliards de dollars sont en cours ou ont été annoncés depuis 12 mois.Enfin, les budgets des ordres supérieurs de gouvernement étant enfin équilibrés, voire excédentaires, le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises commence à diminuer, permettant d'escompter une croissance économique encore plus importante pour l'avenir.Et la croissance de la région de Montréal repose essentiellement sur le dynamisme de la nouvelle économie, ce qui constitue un gage de succès à long terme.La Chambre a apporté une contribution significative à l'amélioration du climat économique de l'agglomération, au cours des 5 dernières années.Elle continuera de le faire dans les mois et les années qui viennent.Néanmoins, tout en se réjouissant de l'essor économique de la métropole, les gens d'affaires souhaitent une certaine prudence dans les investissements et, en particulier, dans les investissements financés par les deniers publics.Avec Mirabel et le Stade Olympique, Montréal compte deux beaux éléphants blancs.De grâce, ne nous mettons pas en tête d'en constituer un troupeau complet ! Nous ne devons pas laisser notre prospérité nouvelle nous amener à réaliser des investissements somptuaires ou irrationnels.Une organisation saine et DYNAMIQUE L'organisation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain elle-même a continué d'afficher une excellente santé et un dynamisme soutenu, au cours de l'année écoulée.Consolidation du membership Le membership de l'organisme a poursuivi sa consolidation.Ses quelque 7 000 membres sont plus fidèles que jamais à la Chambre, puisque le taux de fidélisation des membres atteint annuellement près de 85 %, en hausse de 4 % au cours des 24 derniers mois et de 8 % par rapport à 1995-1996.Il s'agit là d'un niveau qui se classe parmi les meilleurs au sein des chambres de commerce et autres organismes d'affaires à adhésion volontaire au Québec et au Canada.Le nombre d'entreprises qui, a titre de chefs de file de leur secteur, souhaitent s'engager et se distinguer davantage en devenant «GRANDS PARTENAIRES» de la Chambre dépasse maintenant les 190, comparativement à 111, il y a deux ans.Ces grands partenaires comptent plus de dix délégués à la Chambre.Activités nombreuses et bien FRÉQUENTÉES Au cours de l'année, la Chambre a tenu un nombre impressionnant d'activités à l'intention de ses membres et des membres de la collectivité intéressés à en savoir plus sur l'évolution du monde des affaires, de l'économie, ainsi que sur les enjeux principaux qui confrontent notre société.Au total, plus de 128 activités formelles, quatre de plus que l'année précédente, ont été tenues sous la gouverne de la Chambre et de ses organisations affiliées, le World Trade Centre Montréal et l'Institut du commerce électronique, regroupant au-delà de 20 000 participants.Si on ajoute certaines activités organisées en partenariat ou dans le cadre des travaux des comités d'affaires publiques, on porte le total des rencontres à plus de 150.Les petits déjeuners Perspectives et Haute technologie ont continué d'attirer un nombre croissant de participants.Les déjeuners-causerie, au nombre de 14, soit un de plus que l'année précédente, ont attiré en moyenne tout près de 500 personnes.Affaires publiques : des comités TRÈS ACTIFS Les 18 comités d'affaires publiques de la Chambre, qui regroupent au total plus de 340 membres, (si on inclut les comités qui assistent la Chambre dans l'organisation d'activités d'envergure et ceux qui apportent un soutien au membership, on dépasse facilement 500 bénévoles) ont été très actifs au cours de l'année.Ils ont tenu près de 200 réunions au cours de l'année, et ils ont suscité des prises de position de la Chambre ou participé à l'élaboration de positions publiques sur une dizaine d'enjeux majeurs.On peut mentionner, à titre d'exemple, que le comité Habitation et développement urbain a travaillé avec constance sur la plupart des dossiers de projets immobiliers majeurs ainsi que sur l'organisation métropolitaine; que le comité Ressources humaines a élaboré et diffusé le Guide des compétences-ciés dans l’emploi; que le comité Travailleurs autonomes et micro-entreprises a préparé un mémoire sur la condition des travailleurs autonomes qui a été remis à la ministre du Travail du Québec.Le comité Alliances stratégiques, pour sa part, a fortement contribué à la préparation d'un mémoire de la Chambre sur la qualité de l'eau potable au Québec et dans la région métropolitaine de Montréal et le comité Santé a contribué à la préparation et à la présentation d'un mémoire présenté au gouvernement du Québec sur l’assurance-médicaments.Le comité Transports a contribué à la mise au point de la position de la Chambre au sujet du Plan de transport de la région montréalaise et au sujet du développement de l'aéroport de Dorval comme plaque tournante du trafic aérien de la région métropolitaine.Le comité Éducation - Retour à l'école, quant à lui, a réalisé avec succès l'opération Retour à l'école 2000, au cours de laquelle près de 500 représentants des milieux d'affaires ont visité des écoles secondaires de la région afin de nouer un dialogue avec les jeunes et de contribuer à lutter contre le décrochage scolaire.Dans le cadre de l'opération Retour à l'école, le Fonds Ville-Marie, par ailleurs, a permis la réalisation en 1999, du disque compact intitulé Paradoxe Décroche/Raccroche, un CD entièrement composé de chansons et de musiques créées par des jeunes décrocheurs.Deux chansons de ce CD ont servi de thème à l'opération Retour à l'école 2000.Le CD a été lancé au cours d'une soirée mémorable au théâtre Corona, dans le sud-ouest de Montréal, en présence de 600 personnes : gens d'affaires, gens du milieu de l'éducation, travailleurs sociaux, jeunes décrocheurs, raccrocheurs et étudiants du secondaire.Communications : Leadership Montréal trouve son rythme de croisière La Chambre a continué d'informer ses membres tant sur ses activités et sur celles de ses partenaires que sur les grandes tendances de l'actualité économique de la région métropolitaine de Montréal, tout en diffusant les principales prises de position de la Chambre.Ce journal, Leadership Montréal, lancé en 1998, a continué de voir progresser son tirage et ses revenus publicitaires.Distribué principalement aux membres de la Chambre, ainsi qu'aux décideurs des principaux organismes partenaires, World Trade Centre Montréal, l'Institut du Commerce électronique, Montréal TechnoVision et Montréal International, Leadership Montréal a vu ses revenus publicitaires augmenter de 49 % en 1999-2000.Par ailleurs, la Chambre a émis plus d'une cinquantaine de communiqués de presse au cours de l'année, sur autant de sujets.Au nombre des outils de communication essentiels de l'organisme, le site Web a fait l'objet d'améliorations.Il est devenu transactionnel, et de façon sécuritaire, afin de permettre le règlement électronique de factures et de réservations et il compte désormais un site d'information sur les travaux des comités de la Chambre, permettant ainsi à ses membres de contribuer aux travaux des comités d'affaires publiques et de commenter les documents préparés par ces comités.La Chambre, un partenaire actif DU MILIEU ÉCONOMIQUE Par ailleurs, tant dans ses interventions publiques que dans son fonctionnement courant, la Chambre a été fidèle aux engagements consignés dans son plan stratégique en se comportant comme un partenaire actif de toutes les organisations de la région métropolitaine vouées à l'essor économique et au développement de la collectivité.Elle a continué de participer activement aux activités du Conseil régional de développement de l'île de Montréal (CRDÎM), au sein duquel elle compte 27 délégués, et de travailler en concertation étroite avec Montréal International, Montréal TechnoVision, Tourisme Montréal, ainsi qu'avec les autres chambres de commerce de la région métropolitaine, notamment, par le biais du Comité permanent d'initiatives du Montréal métropolitain, le COPIMM.Info entrepreneurs en constante EXPANSION Info entrepreneurs - le service d'information destiné à toutes les entreprises, petites ou grandes qui désirent développer leur plan d'affaires, leur plan marketing ou obtenir l'aide financière ou technique disponible dans les services gouvernementaux, municipaux ou privés - a continué d'accroître à la fois sa notoriété et son rôle conseil auprès de divers autres organismes d'information aux entreprises, au Québec.Info entrepreneurs a traité, durant cet exercice, au delà de 160 000 demandes d'information, au téléphone, par courriel et par voie écrite, à la plus grande satisfaction de sa clientèle.En effet, une enquête sur la satisfaction de la clientèle révèle que celle-ci est satisfaite à près de 90 % des services offerts.Le niveau de satisfaction atteint 90 % pour le service Info-Fax, ainsi qu'à l'endroit du personnel d'Info entrepreneurs.Au delà de 88 % des usagers recommanderaient le service Info entrepreneurs sans la moindre réserve.Info entrepreneurs a mis au point, en 1999-2000, de nouveaux services basés sur une utilisation exhaustive des nouvelles technologies.Son service «voice to voice» mariant téléphone et Internet sera mis en œuvre prochainement.Info entrepreneurs a subi avec succès les examens destinés à la reconduction et au maintien de sa certification ISO 9001.Une administration saine et un BUDGET ÉQUILIBRÉ Comptant sur un rythme de croissance satisfaisant de l'ensemble de ses activités, la Chambre a également continué de resserrer ses normes de gestion et ses orientations budgétaires, de façon à conserver une marge bénéficiaire raisonnable, tout en offrant plus de services à ses membres et en se montrant très active au service de la collectivité montréalaise.Elle a, une fois encore, contribué à la croissance des fonds de réserve administrés par la Fondation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, fonds qui lui assurent une source de financement en cas de coups durs, mais auquel elle n'a pas eu recours jusqu'ici.En somme, l'organisation sort de cet exercice en excellente santé financière, forte d'un membership consolidé et prête à contribuer de toute sa force à l'essor économique du Grand Montréal.¦ Pierre Laferrière 5 Leadership Montréal - Septembre 2000 i adership Montréal Septembre 2000 'T Santé : l’automne des choix |IE|—iÿ— ! Suite de la page 2 tude sur les services de santé et les services sociaux, plusieurs intervenants, dont plusieurs bien connus, ne manqueront pas de proposer une ouverture à la compétitivité et une présence accrue du secteur privé dans la prestation des soins.Après tout, des rapports récents de l'OCDE et de l'Organisation mondiale de la santé placent le Canada respectivement au 30e et au 7e rang quant à la qualité des services offerts par les systèmes de santé et le degré d'atteinte des objectifs visés.Or, tous les pays de l'OCDE ont des systèmes de santé mixtes.En France, 72 % des hôpitaux sont privés, et 34 % d'entre eux sont à but lucratif.En Allemagne, 38 % des hôpitaux sont privés.Une proposition de l'Institut ÉCONOMIQUE DE MONTRÉAL *.LE LIBRE CHOIX UNIVERSEL Le 18 octobre prochain, l'Institut économique de Montréal, présidé par MM.Yves Guérard et Adrien Pouliot, publiera une étude analytique dont la conclusion est de proposer le libre choix universel pour tous les citoyens.L'étude, réalisée par le Dr.Edwin Coffey, ex-président de l'Association médicale du Québec et professeur adjoint à McGill, et le Dr.Jacques Chaoulli, ardent défenseur des soins à domicile, propose au gouvernement du Québec d'autoriser la prestation de services privés, et de laisser les citoyens libres de choisir eux-mêmes la source de leurs services médicaux et d'en évaluer le prix.Un régime d'épargne-santé RATTACHÉ À CHAQUE CITOYEN Afin de favoriser une meilleure évaluation des services, les auteurs proposent de créer un régime d'épargne-santé auquel tous les citoyens adhéreraient.L'État verserait dans ce régime, pour chaque individu, une somme qui, annuellement, lui permet de s'inscrire auprès d'un médecin omnipraticien.Comme dans les HMO (organismes de gestion de la santé qui desservent 80 % des Américains et la majorité des citoyens dans plusieurs pays européens).Le médecin omnipraticien, de pair avec quelques collègues et des administrateurs choisis par le milieu, gérerait la santé se son client et négocierait l'achat de soins pour un nombre de 10 000 personnes (plus ou moins), avec un ensemble de cliniques, privées ou publiques, CLSC, hôpitaux, laboratoires, le coût et les modalités des services requis.À ce régime d'épargne-santé, le citoyen pourrait contribuer lui-même annuellement, afin de se créer un fonds de secours ou d'améliorer l'étendue des soins dont il pourra bénéficier.Les régimes collectifs des entreprises pourraient également contribuer à ce régime auquel, lorsque le besoin se manifeste, l'État pourrait ajouter sous forme de «bon de service» le coût habituellement déboursé pour telle ou telle opération, ou tel épisode de soins.Ainsi muni de cette protection - tout citoyen posséderait la même couverture de base qu'en ce moment, plus certaines contributions facultatives d'autres sources - le citoyen devient un client qui choisit d'abord son propre service d'accès aux soins (et qui peut en changer s'il n'est pas satisfait), puis qui évalue en toute connaissance de cause les résultats des soins qu'il a reçus.«Le prix, c'est l'ultime information stratégique, l'ultime décentralisation entre les mains du bénéficiaire», affirme le Dr Coffey.Toutes les contributions au régime d'épargne-santé, jusqu'à concurrence d'une somme fixée par l'État, seraient déductibles d'impôt.L'intégration des soins, une LACUNE MAJEURE L'un des documents de réflexion publiés par le ministère de la Santé et des Services sociaux en prévision des consultations de l'automne sur la santé fait état d'une autre lacune majeure de notre système de santé : le morcellement des soins.L'évolution des spécialités médicales au sein d'hôpitaux disposant chacun de centres d'excellence particuliers, la création des CLSC - destinés à jouer un rôle de première ligne - l'ouverture, au cours des dernières décennies, de cliniques médicales regroupant plusieurs spécialistes, puis la fermeture et la fusion de certains hôpitaux ont sans doute contribué au morcellement ou à la fragmentation des soins.Une personne est traitée dans un hôpital pour un problème cardiovascu- Dr.Edwin Coffey, ex-président de l’Association médicale du Québec et professeur adjoint à McGill ite* page 13 Assemblée ,, annuelle des membres Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal En 1999-2000, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, sous la présidence de M.Pierre Laferrière, a consacré des efforts considérables à soutenir la créativité et l'entrepreneurship, deux valeurs qui sont à l'origine des présents succès économiques de la région de Montréal.La Chambre, notamment, a consacré beaucoup d'efforts à une réflexion et des interventions visant à assurer la relance et l'excellence des universités du Grand Montréal.En 2000-2001, le nouveau président de la Chambre proposera de mettre les bouchées doubles afin d'assurer la compétitivité du Montréal métropolitain aux plans de la fiscalité, de l'organisation urbaine et des ressources intellectuelles.Montréal connaîtra durant l'année qui vient l'une des meilleures années de croissance depuis le milieu du XXe siècle.Dans ce climat propice à l'optimisme et à l'action, il est urgent de travailler à faire en sorte que la Métropole demeure longtemps une technopole dynamique et un chef de file parmi les grandes villes nord-américaines.Une rencontre incontournable qui se tiendra le jeudi 14 septembre prochain, à l'Hôtel Wyndham Montréal, 1255, rue Jeanne-Mance (Montréal).Horaire : 11 h Assemblée annuelle des membres 12 h Déjeuner et présentation du programme du président Billet : 49 $ - membre 75 $ - non-membre 430 $ - table de 10 (membres seulement) GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE CS Hydro Quebec TPS (7%) et TVQ (7,5%) en sus Renseignements et réservation : Téléphone : (514) 871-4000 Télécopieur : (514) 871-5971 Site transactionnel : www.ccmm.qc.ca/activites * MERCK FROSST t>ie«vm tocÿKJi» ffer-VWie tMpor.mvix.% Construire une maison?Vous avez besoin des bleus.MERX Vous recherchez des contrats gouvernementaux?Vous avez besoin de MERX.Abonnez-vous à MERX, le service électronique d'appel d'offres basé sur l'Internet.Pour seulement 6,95 $ par mois, vous accéderez à des milliards de dollars de contrats des gouvernements fédéral, provinciaux e' ‘ .24 heures par jour et 7 jours par semaine.Votre fenêtre unique sur un monde de contrats.MER^t WWW.rn6rX.C6brQ.com Un outil essentiel pour les affaires 180 LE DÎNER-RÉSEAU 2000 LETTRE OUVERTE [3Par Nathalie Latourelle, conseillère communication/rédaction.Fondation des maladies du cœur du Québec, et présidente du Dîner-réseau édition 2000 Le 11 mai dernier était bel et bien le jour «J» pour le comité Action femmes d'affaires.Épaulée par une équipe dévouée, j'ai eu droit (comme vous toutes et tous), après huit mois de travail, à une soirée mémorable.J'ai encore quelques frissons en repensant à tout le bagage de connaissance, d'expérience et d'accomplissement qui se trouvaient réunis dans le salon Saisons de l'hôtel Omni Mont-Royal, ce soir-là.Pour reprendre les paroles de M.Pierre Laferrière, président de la Chambre : «Montréal et, à vrai dire, tout Fabienne Larouche, auteure et productrice, en compagnie de Sylvie Bédard, Banque Nationale du Canada.À vous, participantes et participants, je souhaite sincèrement que cet événement vous aura permis de découvrir certaines facettes cachées de ces femmes que vous admirez et qu'il vous aura donné l'occasion de vous découvrir des affinités avec les personnes que vous avez côtoyées ce soir-là.La conception et la rédaction d'une thématique, d'une invitation et d'un scénario pour une telle soirée fut pour moi une expérience des plus enrichissantes.Malgré les multiples détails et les nombreuses contraintes qui font partie intégrante d'un tel événement, je suis heureuse du résultat et je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont contribué de près ou de loin à son succès : du comité organisateur au personnel permanent de la Chambre, en passant par les animatrices et les personnes responsables de l'accueil.Je garde en mémoire les éclats de rire provoqués par les commentaires de Pauline Martin et de Trudy Mason; les moments d'émotion à l'écoute des notes biographiques des femmes honorées; l'attention soutenue d'une salle comble (plus de 300 personnes) et le sourire révélateur des femmes honorées que j'ai eu la chance de rencontrer.Je termine en souhaitant au Dîner-réseau 2001 un aussi éclatant succès et qu'il continue à se distinguer par son unicité.Aux onze hommes courageux qui s'étaient joints à nous : félicitations ! N'oubliez surtout pas d'inviter vos confrères, en mai prochain, à venir découvrir des femmes de passion, des femmes d'action ! ¦ ?-—:-— Linda Goupil, ministre de la Justice, gouvernement du Québec, entourée des femmes qui avaient choisi de passer la soirée en sa compagnie.§ Banque Scotia COMMERCES?! OROUPE DE PRESENTATION PRESENTATION O « O U P swissair ¦£7 1//A+ VIA Rail Canada 1 La sculpture faite de verre et de cristal qui a été remise à chaque invitée d'honneur était gracieusement offerte par BIRKS le Québec, n'ont rien à envier à qui que ce soit quand on songe que, depuis12 ans déjà, le Dîner-réseau du comité Action femmes d'affaires de la Chambre honore, chaque année, une trentaine de femmes d'aussi haut calibre !» B- Céline Galipeau, correspondante à l’étranger pour la Société Radio-Canada, reçoit sa sculpture de Hélène Carrier, Groupe financier Banque Royale.À vous toutes, Mesdames, qui avez fait l'objet d'honneurs, je tiens à vous dire merci de votre présence, de votre générosité et de votre simplicité.Sachez que votre parcours a su impressionner et inspirer plusieurs d'entre nous.Nous aurions voulu vous offrir la lune, mais nous nous sommes arrêtées aux étoiles qui ornent cette magnifique plaque commémorative, faite de verre et cristal*, créée par l'artiste Mark Raynes Robert, de la maison Henry Birks et fils inc.J'ose espérer que cette remise de plaque deviendra une tradition et que cet objet deviendra un objet de convoitise au sein de notre communauté.WYNCOM Inc.présente Stepne/i Core// EN PERSONNE dans une conférence d'une journée Nommé par la revue Time parmi les 25 personnes les plus influentes d’Amérique, Stephen Covey est un expert pédagogue.Son livre Les sept habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent s’est vendu à plus de 12 millions d’exemplaires et figure toujours en première position sur la liste des best-sellers de la revue Business Week.Il est vice-président du conseil de Franklin Covey, qui compte parmi ses clients 82 des entreprises citées au Fortune 100 et plus des deux tiers de celles du Fortune 500.Pour vous inscrire, composez le 1-800-873-3451 visiter notre site Web au www.wyn.com ou communiquer par courriel à teams@wyn.com Le jeudi 21 septembre 2000 Les quatre rôles du leader : comment faire un leader de chaque membre de l’équipe (en traduction simultanée) Passez du « vouloir » au « pouvoir » en découvrant comment : • utiliser les quatre rôles vitaux du leader pour établir un climat de confiance et assurer la croissance; • développer une atmosphère de respect et d’ouverture; • conserver et inspirer vos employés les plus talentueux; • appliquer les principes de collaboration créative pour atteindre un rendement inégalé; • demeurer plus apte à progresser; • améliorer le leadership à tous les niveaux de l'entreprise; • profiter de vos forces et compenser pour vos faiblesses; • réduire le cynisme et améliorer le moral du personnel; • demeurer souple et concentré sur les meilleures possibilités à exploiter.Endroit : Le Reine Elizabeth, à Montréal Heure : De 8 h 30 à 15 h Présenté par le Centre d'éducation permanente de l’Université McGill CENTRE D'ÉDUCATION PERMANENTE sssons in LEADERSHIP WYN Ta Leadership Montréal - Septembre 2000 Leadership Montréal - Septembre 2000 Suite de la page 3 Montréal : capitale du multimédia.ditions d'emploi favorisant la fidélisation de cette même main-d'œuvre.L'évolution rapide et la grande diversité des fonctions existant au sein du secteur du multimédia rendent difficile l'élaboration d'une grille d'exigences unique.Les exigences de cette jeune industrie se basent principalement sur l'innovation, le réseautage et l'interdépendance, ce qui révolutionne la structure traditionnelle du travail.Il devient dès lors plus complexe de trouver une main-d'oeuvre qualifiée favorisant ainsi un maraudage, qui peut être néfaste pour cette industrie en plein essor.D'une part, il existe une multitude de professions et d'autre part, une grande partie de la compétence s'acquiert par la polyvalence des habiletés et l'expérience du travail (voir encadré 1).TECHNOCompétence, le comité sectoriel de main-d'œuvre en technologies de l'information et des communications, a pour mission de promouvoir et de soutenir le développement des ressources humaines dans ce secteur spécifique.Le dernier outil mis à la disposition des acteurs du milieu est un guide des profils de compétences qui énumère les critères de sélection des professions du secteur du multimédia : de l'information très précieuse pour l'entrepreneur qui peut facilement s'y perdre devant la pluralité des spécialisations » à l'intérieur même du multimédia.Mais pour trouver rapidement le candidat idéal, Internet devient un atout fort profitable.Clickonjob.com lancera sous peu un portail pour faciliter la recherche de main-d'oeuvre.M.Claude Daignault, son président, nous explique que l'entreprise, jouissant d'une solide expertise de onze ans dans le recrutement et une spécialisation dans les technologies de l'information, s'est modernisée en prenant le virage Internet.Mais Clickonjob.com se démarque des autres portails par son intégration verticale (spécialisation dans le secteur des Tl et du multimédia) et par le soutien qu'elle propose aux utilisateurs.«Nous avons décidé de lancer un outil de recherche interactif, accessible et performant pour faciliter la recherche d'employés potentiels.Le grand avantage sera la rapidité d'exécution et la qualité des résultats, mais aussi les services et conseils que nous offrons», de dire M.Daignault.M.Richard Barbeau, directeur à Clickonjob.com, nous dit pour sa part, «que l'objectif étant de devenir la référence pour la communauté des Tl et du multimédia au Québec, ce portail sera en plus une fenêtre sur l'industrie.Il permettra aux internautes de se tenir informés des derniers développements des Tl et du multimédia par un processus de communication dynamique.» ACTIVITÉ BIENVENUE À BORD ! La dernière réception des nouveaux membres pour l'année 1999 - 2000 s'est tenue le 31 mai dernier.Ils avaient répondu à l'invitation autant pour se familiariser avec les nombreux programmes et services offerts par la Chambre que pour rencontrer des membres du personnel permanent et également poser des questions, le cas échéant.Un cocktail a suivi la séance d’information générale.Plus de 100 personnes y assistaient.Au cours de la récpeption, on a procédé à un tirage dont les deux gagnants ont pu monopoliser l’attention de l’assistance en présentant pendant trois minutes chacun leur organisation.Un occasion en or.Ht L’une des gagnantes était Mme Cécile Moitrieux, Assistante administrative Consulat général de Belgique.L’autre était M.J.-J.Laliberté, président de Leadership Performance La Chambre remercie tous ses nouveaux membres de leur participation, ainsi que l'âme dirigeante de ces rencontres, M.Jean-Luc Géha, directeur général, Solutions d'affaires Bell, qui a animé d'une façon très professionnelle les trois rencontres de l'année.Il y en aura d'autres ! Vous êtes devenu membre au cours de la dernière année et n'avez pas encore pu participer à l'une de nos rencontres ?Qu'à cela ne tienne.la prochaine aura lieu le mercredi 18 octobre prochain, dans les locaux de la Chambre.Pour réserver, communiquez avec le (514) 871-4000, poste 4022.Truc de réseautage Espérer seulement que vos efforts de réseautage rapportent ne suffit pas : il faut agir.* ¦ * Source : Networking Know-How, by Anne Barber and Lynne Waymon GROUPÊFfNAfNClER BANQUE ROYALE* Encadré 1 i LES RAISONS DU SUCCÈS : LA MAIN-D'ŒUVRE À l’instar de l'avionnerie, des biotechnologies et des communications, Montréal se distingue par une main d'œuvre compétente et éduquée, soutenue en grande partie par la présence de sept centres universitaires, quatorze cégeps et plus d’une trentaine d'autres collèges privés auxquels il faut ajouter divers centres de recherche.Mais si des professions comme l'ingénierie informatique, l'analyse de système ou la programmation nécessitent une formation des plus techniques, les activités reliées au multimédia exigent quant à elles un amalgame de connaissances et d'habiletés, tant au niveau de l'analyse, de la communication que de l'imagination.De plus, le bilinguisme ambiant de la métropole jumelé à la diversité culturelle de ses habitants offre l'opportunité de produire simultanément en plusieurs langues les divers logiciels et autres contenus à caractère informatique.Mais il reste la créativité, comment expliquer les succès des Softimage, Discreet et Conceptis Technologies sans faire mention du mariage des influences américaine et européenne à la culture québécoise auxquelles viennent s'ajouter les cultures du monde entier.Si ce facteur reste des plus qualitatifs, il ne faut pour autant le négliger.Car c'est de ce carrefour culturel qu'est Montréal que l'on tire une main d'œuvre compétente, créative et productive.Mises en commun, ces ressources suscitent un équilibre entre la demande et l'offre de travail tout en améliorant la prise de décisions relatives à l'embauche et les relations professionnelles.Ces raisons contribuent à abaisser les coûts de main-d'œuvre.Or, pour une entreprise de multimédia, les coûts en main-d'œuvre sont de premier ordre, contrairement à d'autres industries où la consommation d'énergie et l'usure des équipements sont prédominantes.D'autres avantages Si la faiblesse des coûts associés à la qualité de la main-d'œuvre explique une partie du succès que rencontre Montréal dans la sphère des hautes technologies, il ne faudrait pas y voir la seule des explications valables (voir encadré 2).La persistance des différents intervenants et particulièrement du gouvernement du Québec n'est pas en reste.La gamme de subventions et des crédits d'impôt sont autant d'incitatifs attirant les entreprises en multimédia.Par exemple, une entreprise peut épargner jusqu'à 63 % des dépenses reliées à la recherche et au développement.Dans certaines zones désignées, comme celle de la Cité du Multimédia, les entreprises bénéficient Voici maxlink Une toute nouvelle compagnie qui s'engage à donner des moyens à votre entreprise pour réussir dans la nouvelle économie.C’est pourquoi nous avons créé une gamme complète de solutions qui permettront de croître, d’être concurrentiel et de gagner.C’est tout ce dont vous aurez besoin aujourd’hui et ce dont vous aurez besoin demain.Après tout, quand les technologies deviennent désuètes aussi rapidement qu’elles apparaissent, vous avez besoin d’accéder maintenant à la prochaine vague.www.maxlink.com 1 877 MAXLINK maxlink Accédez à la pr< prochaine vague.accès-e à haute vitesse • affaires-e • solutions-e • voix • données • soutien technique MD maxlink.le logo maxfinket «Accédez à la prochaine vague» sont des marques de commerce de MaxUnk Communications inc.©2000.Tous droits réservés.8 Scotiabank 1234 St7ft
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