L'illustration nouvelle, 11 novembre 1936, mercredi 11 novembre 1936
L’Assemblée législative a siégé sans opposition — (A LIRE EN PAGE 2)- TEMPERATUR3 NEIGEUX ! MONTREAL, MERCREDI, 11 NOVEMBRE 1936 UILLUSTRATION NOUVELLE — PRl X _ Vol.VII — N° 78 — 24 pages Tél.FA.1171* — Case Postale 14801 L’AVIATEUR CLYDE PANGBORN A MONTRÉAL CET APRÈS-MIDI lA LIRE EN PAGE 3>- Une splendide photograjdiie de la route qui serpente de Peace River à McLennan, dans la région de la Rivière-à-la-Paix, au nord de l’Alberta, où il se fait beaucoup de colonisation depuis quelques années.(Photo C.P.R.) — A droite, Milly Monti, actrice de la scène et de l'écran italien, •£ -t - ' M S'il 'UjyL.v.« W «fcc MK m*® *jgKnè$ji [gi'' et II y a des questions très lutter un mode d'identification pour portantes et en très grand nombre les élections municipales.; qui sollicitent mon attention.Pour Au cours de la lecture du bill par ,'i,cr un «“ «eulement Je déclarerai le président du comité plénier M.j!"6 "«us avons réussi à obtenir que Barrette prend la parole : 0,1 »,aJc, •* 1>our *«**«• les employées de certaines manu prend la parole.M.Barrette.—la loyale Opposition de Sa Majesté tient à féliciter chaleureusement le gouvernement d’avoir présenté cette loi.Je confesse que tout ee que hi loyale Opposition a dit depuis le début de la session pour critiquer le gouverne ruent est faux et elle le rétraete Ici publiquement.On rapporte le bill à la Chambre eî i lest pansé en troisième lecture.M.Barrette qui veut remplir Jusqu'au bout sa tâche de membre de l’opposition a soin d’ajouter ’’sur division”.M -Adhémar Raynault prend ensuite la parole pour remercier le gouvernement d’avoir consenti à passer cotte loi qui permettra d’as-eurer un vote honnête aux prochaines élections municipales.A un moment donné M.Barrette veut interrompre les remarques du député de l'Assomption et 11 soulève un point d’ordre.L’Orateur M.Pau! Sauvé rappelle M.Barrette à l'ordre en lui disant qu’il n'a pas droit de parler ailleurs que de son fauteuil.M.Barrette veut revenir à la charge mais l'Orateur *e montre plus sévère.M.Barrette conclut en souriant *La loyale Opposition s'incline devant la décision de l’Orateur”.L'OPPOSITION MJI.Delagrave et Basticn arrivent alors à la Chambre, qui se réunit en comité plénier pour étudier Je bill modifiant la loi des syndicats professionnels.M, Duplessis—Je constate que l’opposition a jusqu’ici brillé par Bon absence.Cent pour rile la seule façon de briller.Je vais lui dire que nous avons passé le bill 154 en troisième lecture et nous sommes Ï>rêt3 à recommencer si cela peut ui faire plaisir.M.Barrette—Je reconnais que J'ai représenté l’opposition sans mandat.M.Basticn—Ce n'est pas nécessaire.J’ai assez confiance dans le gouvernement pour savoir que ce qu’il a fait est bien fait.M.Dupleasis—Lorsque le député de Berthier cet absent, il trouve que ce que le gouvernement fait est bien fait.S'il avait motos d’absences lorsqu’il est en chambre le gouvernement aurait toujours raison.M.RENE LABELLE II.René Labclle—Je ne puis passer la lecture de ce hill sans soulever une question relativement à un article de ^‘Illustration Nou.xreUc” qui rapporte le cas d’un patron qui a extorqué $500 sur le salaire de ses employés et que la Oour factures sont obligées d'augmenter leur production avec l’approche des fêtes.Il parle Ici de certains fonctionnaires qui ne feraient pas tout leur devoir et avertit les membres de l'opposition de ne pas être surpris de voir certains de leurs amis destitués parce qu'ils veulent favoriser des patrons qui cherchent à exploiter leurs employés.Il volt rire le député de Berthier.“Le député de Berthier peut rire, dit-il, fl est un de ceux qui ont essayé de se servir de leur influence pour encourager des patrons à ignorer les lois”.Après une longue discusion engagée au sujet de cette loi, du ministre du Travail elle est finalement adoptée en troisième lecture.LES ASSURANCES On passe ensuite à l'ordre du Jour au sujet de la motion présentée par le chef de l’Opposition au sujet des contrats relatifs aux assurances collectives sur la vie des employés et des officiers du gouvernement existant en 1936 avant le premier août et celles ou celui existant à l'heure actuelle.Cette motion est l’objet d’un long débat qui se termine par une motion d’ajournement soumise par M.Cléophas Bas tien.Comme les courriéristes parlementaires devaient se rendre à un régal d'huitres donné en leur honneur au Club des Journalistes, le premier ministre eut l'amabilité d’a-Joumer la séance en leur honneur.Le chef de l’Opposition déclare que les employés civiles ont été frustrés de leurs droits par le changement d'assureurs.Le premier ministre lui répond qu’il existait un trust d'assurances auparavant contrôlé par Tessier Fages et Cie, sous la directive d'anciens ministres du gouvernement libéral.Plusieurs points d'ordre furent soulevés au cours du débat.Le chef de l’Opposition n’a point manqué l'occasion de soulever le cri d» race.Le premier ministre lui a répondu que !c« deux provinces, Québec et Ontario, s’entendaient à merveille et qu'il est regrettable do voir le chef de VOppœltlon agir de la sorte.Le gouvernement doit tout refaire en notre province.Il doit agir au plus pressé.Il est Impossible de tout améliorer d'un coup.En terminant, le premier ministre dit qu’il méprise le chau-vtnlemo là où 11 se trouve.Finalement, M.Bastlen, pour une raison Inconcevable, propose l'ajournement du débat et la Chambre s'ajourne à Jeudi prochain à trois heures de l’après-midi.(Voir compte-rendu de la séance de l’après-midi en page 19).mm fmmm La traite des blanches à Montréal et à Mew-York — ARRESTATION DE LUCILLE MALIN M.Ketté Labclle, député de Salnt- NEW-Y0RK, 11.— (Spécial à 1”’Illustration Nouvelle”).— On aurait découvert l’existence d’une puissante organisation effectuant la traite des blanches, sur une haute échelle, de New-York à Montréal, à la suite de l’arrestation de Lucille Malin, 35 ans, demeurant au no 320, est.de la 57ème rue, à New-York.*- me une "reine du vice" dans les | milieux fashionables de la métro- j pole américaine.Elle a comparu, hier et devra fournir un caution- j nement de $3,000 si elle veut obte- j nir sa liberté.Elle est accusée d’a- j voir violé la loi Mann oïl iol de la j traite des Manches.Le cautionnement de $3,000 a été fixé par !e commissaire Garrett W.Cotter après que la femme, Les diplômés de l’université Le Conseil de l’Association Oms Diplômés île l'Université «le Montréal s’est réuni hier soir, an Cercle Universitaire.Il y eut élection de l'exécutif.JJ.Arthur Vallée a été réélu pré- BANQUET EN L’HONNEUR DE M.MAURICE TELLIER QUEBEC, 10.— Les électeurs de M.Maurice Tellier, député de Montcalm, à ia législature de Québec, lui ont offert un banquet qui a eu lieu samedi dernier, à l'hôtel Manoir, sous la présidence de M.Aristide Allard, maire de ia paroisse Saint-Alexis.Des ftliocutlons ont été prononcées par M.Onéeime Gagnon, ministre des Mines et Pêcheries; Françoie Leduc, ministre de la Voirie; Hormisdas Langlais, député des Iles de la i’adeieine; J.-A.Piette et J.-E.Ladouceur, avocats de Joilette; Paul Conlombe, industriel de l’Epiphanie.Plus de quatre cents convives ont pris part au banquet.Comme l’espace disponible a fait défaut pour recevoir tous ceux qui avalent voulu prendre part à cet événement, des hauts parleurs avaient été installés dans les divers locaux de l'hOtel .onr les discours.M.Tellier a exposé brièvement l'oeuvre importante accomplie par !e gouvernement, et comment celui-ci, dans un temps très conrt, avait rempli un grand nombre de promesses faites au cours de l'élection.C'est ia preuve que le gouvernement tiendra ses promesses.Ceux qui, sincèrement, entretenaient des doutes, parmi les anciens ministériels, sur les promesses du gouvernement, sont maintenant convaincus que ce dernier remplira ses prom»sses.,, « / • 1 « ill , XI I Vit ti I * t— — * V Ab V.t «IA |* I toute en larmes, eut déclaré qu el- j gl(] j m 2ôme vlce.pré8l M.pour lequel elle payait un loyer ignare,. ACTION ET ADM1 VI«Tn ÀTION.1124.rur Marie- A nn«, Montréal Cae« postal# 1480.— Téléphone: FAlklrk 11T1* MONTREAL.MERCREDI, 11 NOVEMBRE 1936 LA LEÇON DE 1914-18 j Ce jour mémo, il y a dix-huit ans.une vague de bonheur hystérique déferlait subitement sur le monde entier.Après quatre ans de souffrances physiques et morales comme l’humanité n’en avait jamais connues, à l’occasion de la plus cruelle et plus destructrice des guerres, la détente •’opérait.Chez les Alliés comme chez les Puissances Centrales, chez les vainqueurs comme chez les vaincus, une indicible allégresse explosait à l’annonce de la nouvelle si longtemps attendue: la paix! Ce n’était pas tant la victoire que l’on acclamait avec des ; larmes dans les yeux et des sanglots dans la voix; c’était la fin d’une effroyable tuerie, la cessation d'une boucherie que ; l'on craignait de voir se prolonger Indéfiniment et qui menaçait d’exterminer tonte une génération humaine.Cette guerre avait lancé les uns contre les autres vingt-deux millions de jeunes gens de race blanche, plusieurs millions d'autres races, et l'entière capacité de production matérielle de tous les grands pays.A CEUX QUI SONT MORTS POUR LA FA I ^ -1 LE DROIT ET LA JUSTICE i-c fffgfA/y/vr» ,.
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