L'illustration nouvelle, 8 avril 1937, jeudi 8 avril 1937
Une grève dans l’industrie de la robe .(A LIRE EN PAGE 5)- TEMPERATURE BEAU MONTREAL, JEUDI, 8 AVRIL 1937 ^ILLUSTRATION NOUVELLE -PRIX — Vol.VII — N° 199 — 24 pages : Tél.FA.1171 * — Case Postale 1480 LE “RACKET” DES SECOURS MÉDICAUX EST MIS à JOUR (A LIRE EN PAGE 3) Lord Craigavon, premier mi nistre de l'Irlande septentrionale depuis la création de ce poste en 1921, songerait sérieusement à se retirer de la vie publique.L’on rapporte qu’il continuera à remplir ses fonctions jusqu'à l’année prochaine alors qu’il démissionnera.Jean Sablon, populaire chansonnier français présentement dan> notre ville, qui commencera une série de sept articles, dès demain, dans notre journal.M.Sablon écrira ces articles durant son engagement au théâtre Loéw’s, en exclusivité a ['“Illustration Nouvelle”.ÜÉfe ****?> j?h.Le fameux dompteur Clyde Beatty a été arrêté, hier à New-York, sous une accusation de cruauté envers ses lions et ses tigres, qu’il aurait fouettés avec une lanière de cuir de six pieds au cours d’une représentation.' Beatty fut icl-photographié.en compagnie de son épouse après avoir été lui-même blessé par ses animaux, il y a quelque temps.;.?¦> ë'À '."SrÜ X " • I f*::- ï^y.Photographie prise à quelques minutes près de l'accident fatal survenu hier matin, dans le tunnel de la rue Iberville, à la hauteur du boulevard Saint-Joseph, lorsque la barbier J.B.Desrochers, de la rue Molson, a été broyé à mort quand l'automobile qu'il conduisait donna contre un tramway du circuit Frontenac.La photo est celle de la voiture que pilotait la victime et qui a été démantibulée sous la violence du choc.Le chien qui accompagnait M.Desrochers a été retrouvé sur le siège arrière de l’auto, et ou croit que l'animal a provoqué cet accident.(Photo L'Illustration Nouvelle ’.) wr m 1^4 Æç * ^ fi* l Æ De retour en Angleterre pour la première fois depuis la guerre ces représentants des for-1 ces militaires australiennes reprennent contact avec certains lieûx historiques qu’ils j avaient fréquentés lors de la dernière guerre.Ce groupe fait partie du contingent aus- > tralien qui prendra part aux cérémonies du couronnement.Les Anglais leur ont fait une brillante réception.1 PACE 2 L'ILLUSTRATION NOUVELLE, JEUDI, 8 AVRIL 1937 ' AU CONSEIL LEGISLATIF On applaudit au projet d’un parc dans la Caspésie QUEBEC, 7.— lü.N.r.) Li Caapéale, plus pArtiroHèreme.nt le parc national que le gouvernement établira au ceotre de la péninsule C*'«M xésienne .a dunné inalié re , à un ilité: IfSKAUt débat, cet aprés-tuidf.AU Conseil législatif.C.*t Int ères- sont projet de loi fut fia ait* ment Ado; Hé en deuxième leeti ire par n V hambre Haute.!/ bon.John-Hall K» •Il y dit que l’on voit à cet endroit des monts, parmi le» plus élevés du Canada à l'exception de ceux des Rot houses, par exemple, le mont Albert et le mont Jacques-Cartier.Il a parcouru.voilà quelques années, ce coin du pays et il déclare qu'il n’y a Tien qui puisse l’approcher au point de vue pittoresque pur exemple, le Inc Sainte-Anne que M.Kelly compare au lac 1»uIbp.( est une des plus magnifiques attractions de la nature.M.Kelly favorise ia construction entreprise par le gouvernement au centre de la Gaspésie.L*i lîaspésic est un des rares pays d’Amérique réfractaire à la “fièvre des foins *.L’hou.Médéric Martin félicite le gouvernement pour cette initiative de créer un tel parc national.L’bon.M.Carrel 1 envisage la réalisation de ce projet surtout au point de vue de la protection et de la conservation de nos réserves de gibiers et de poissons.L'hon.K.TÎiériault préférerait y voir établir un centre de colonisation.by * ¦KSflSswe Photo historique prise lors du baptême de la princesse Elisabeth dans le palais Buckingham, le 6 août 1926.Assis de gauche à droite.Lady Elphinstone: la reine Marie; la duchesse de York tenant son enfant dans ses bras, la comtesse de Strathmore et la princesse Royale; debout: le duc de Connaught; feu le roi George V, le d-uc de York et le comte de Strathmore.Sir Thomas Chapala conclut le débat en félicitant les orateur» qui l'ont précédé et qui ont fait connaître tant de côtés attrayants de la Caapésie.Il ne croit pas que la création du parc national nuise Jamr.la à la colonisation ni à l'agriculture.En troisième lecture, les conseil- , lers législatifs ont adopté les lola suivantes: Loi relative au bien-être de la knneeee; loi pourvoyant à la refonte des lois de la province; loi modifiant la charte de "Bishop's College'.La Chambre Haute s’eat ajournée A trois heures demain après-midi.Energique déclaration du président des débardeurs M.J.-B.Labelle.président de l'Union nationale indépendante des débardeurs de l'Ile de Montréal, a fait une importante déclaration au* cours de i'ass-mbiée générale qui eut lieu au marché St-Jacques, qui *e composait df plus de 2,(MK) membres.Voici la declaration! l'Union nationale n'aoceptera jamais la proposition faite par M.J.-P.Ryan, président général de l’Union internationale des débardeurs, de soumettre à un vote referendum secret la question de savoir laqnelle dee déni unions, la nationale nu l'internationale.aura le contrôle de l'emploi, cute aalson-cl de navigation.eur le port de Montréal, pour le chargement et > déchargement des navires.Nous avons conclu un contrat avec la Fédération des Armateurs, tt c'est nous et pas d'autres.qui travailleront sur 1* port, comme noua l'avons fait l’an dernier.en dépit de M.Ryan et de n'importe ouel autre.Le président Labelle a ajouté LA SESSIOS FEDERALE Pas de traitement de faveur aux vétérans qui sont sans travail OTTAWA.7.— Rejetant une recommandation de la Commission des Pensions A l’effet d’accorder des allocations A des vétérans recevant des pensions, l'hon.C.-G.Power, ministre des Pension» et de la Santé a déclaré A la Chambre des Communes aujourd'hui qu'un tel projet coûterait au gou vernement J12.000.000 au lien de $1.000.000."Anssl longtemps que je serai ministre des Pensions, dit l'hon.C.-G.Power, je ne pulB recommander et je ne recommanderai pas un tel projet.le ne puis admettre de plus que les anciens combattants parce qu'ils ont fait iln ser vice militaire outre mer doivent bénéficier d'avantages pécunaires dont sont privés actuellement les autres citoyens du Canada qui ont pourtant à souffrir de la crise et du chômage.” Le ministre ajoute que l'on a exercé une forte pression dans tontes les provinces du Dominion afin d'obtenir celte augmentation d'allocations.que s'il se produit des trouble* sur le port, la police fédérale aura vite fait de mettre A ia raison, les fauteurs de désordres.Cette énergique déclaration dn président libelle souleva les plus vigoureux applaudissements ehex les débardeurs présent* A cette assemblé*.Enquête de Washington sur les grèves d'occupation WASHINGTON, 7.— Le gouvernement de Washington a dénoncé les grèves sur le tas qui sont devenues une véritable calamité aux Etats-Unis, mais il a en même temps donné des avertissemenls aux unions industrielles et aux espions des grandes entreprises.Après une semaine de longs débats, le Sénat américain a adopté ce qu’il appelle “une déclaration de principes politiques.Cette résolution fut renvoyée ensuite à la Chambre des représentants.Quelques représentants du Sénat américain ont suggéré de retarder toute action gouvernementale jusqu'à ce que la Chambre ait déridé d’enquêter sur les grèves sur le tas.La résolution du Sénat qui fut rejetée par un groupe de sénateurs ¦'est pas sujette à l’approbation on à la condamnation dn président des Etats-Unis.Des grévistes sur le tas cat été chassés IfKKSIIEY, Fa.7.— Plu-»ieum milliere de fenniere et des» ouvrier» ou ouvrière» **U>-Valluteii" de la **H>r»hry Chocolat*) ('orjtoration” ont rha**è un millier d'ouvrier» d'une fabrique, aprè* une bataille Kan glante.Ce» ouvrier» faisaient la grève sur le ta».25 personne» qui prirent part à cette rencontre furent conduite» à l’hd-pitaJ pour y être soignées après avoir re*;u de» ble»»ure«* plu» ou moln» grave».Plusieurs autre» furent soignée* par le» médecin» ou dirigé» dan» leur» famille».DEPARTDü"“ BEDFORD” Le "Duchess of Bedford”, paquebot du Pacifique Canadien, quittera ftt-Jean, N.-B., vendredi de Halifax.samedi, à destination de Glasgow, Belfast et Liverpool.Ce paquebot partira avec une de» plus grosse» liste» de passager» qui soient jamais parties des province» maritime».Parmi ceux qui s’embarqueront vendredi et samedi, on remarque l'hon.Hugh Guthrie, ancien ministre de ia Justice et Mme Guthrie; l'hon.et Mme A.Knatchbull-Huges-sen, Edward Knatchbull-Hugessen.Mlle Juliette GauKier, W.M.Blair.Misa Diane Pearson, Miss J.Reekie et C.Bark de Montréal; l’hon.Georges DeBlois, lieutenant-gouverneur de l’Iie du Prince-Edouard; Mme DeBlois, Mlle Hélène DeBlois et autre».DES COIFFEURS SONT OPPOSES AU CONTRAT Une nombreuse assemblées îles Coiffeurs de Montréal a eu lieu hier soir, en la salle du café St-Jacques, où il a été discuté du contrat collectif demandé par un groupe de coiffeurs ne Montréal.: i Après avoir étudié et discuté les j différentes clauses que contient le I contrat, l'assemblée s’est unanime- [ ment prononcée contre la passa-tlon de ce contrat, considérant I qu'il no fournit aucun avantage ca- 1 pable d’aider A l'amélioration du 1 sort îles coiffeurs.Des listes contenant plusieurs centaines de nu'./ seront envoyées dans quelques Jour» au ministère du Travail qui démontrera l’opposition à ce contrat.(Communiqué).EN FACE 23.— Antres nouvelles locales ou étrangères.M.V.Gratton et les idées nouvelles Elles nous acheminent insensiblement vers le corporatisme.De profondes transformaGons ae sont produites dans nos habitudes de vie.nos conception's et nos façons de penser, depuis le début du siècle.Avant de se transposer dans nos actes, ces changements se sont d'abord élaborés dans nos cerveaux, sous l'Influence de doctrines nouvelles.Or.ces modifications intellectuelles et morales ont changé la physionomie de notre société et elles nous acheminent vers des remaniements encore plus profonds de nos lois et de notre mentalité.Les courants d’opinion actuels nous conduiront peut-être en définitive, à l'implantation dans notre province et même dans notre pays du régime corporatif.D'ailleurs, il existe déjà sons une forme voilée, en vertu de législations récentes: et de plus, tout en répondant au besoin de défense qu’éprouvent les classes laborieuses, il respecte le droit de propriété, et est même préconisé par l'Eglise.Voilà résumée brièvement !à brillante causerie que donnait, devant les membres de la Section St-Denis de la Société St-Jean-Bap-tiste de Montréal, M.Valmore Gratton, professeur A l'école dés Hautes Etudes Commerciales de Montréal et secrétaire de l'Office d'initiative Economique de Montréal.M, J.E.Laforce.socs-ministre de la colonisation et président de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, s'était fait dans ia circonstance un devoir de se rendre à cette soirée, à sa descente du train qui le ramenait de Québec.Ce dernier a insisté particulièrement sur l'obligation qu'ont tous les parent» d'assurer l'établissement de leurs enfants en faisant servir leur capital dans des entre- prises strictement canadiennes-françaises.M.!e Dr A.-H.Robert était au fauteuil et MM.René Larivée et Roger Brossard, avocats, présentèrent et remercièrent respectivement le conférencier de la soirée, M.Gratton.Ont également adressé la parole, MM.les abbés H.Robert et F.-X.Décarie.M.!e notaire J.-M.Savi-gnac, échevin de St-Denis, était au nombre des auditeurs.Garçonnet blessé Jack Threodgokl, 8 ans, 306, avenue Lacombe, est dans un état critiqué à l'hôpital St-Mary's soutirant d'une fracture du orftne subi» hier midi lorsqu'il fut renversé par une automobile en face de 3076, avenue Maplewood.Il n’a pas repris connaissance depuis son admission à l'hôpital.D'après les renseignements transmis au lieutenant Fir:-ley.du poste de police de ia Côte des Neiges, par M.H.Decodes, de 2001, avenue Maplewood, l'enfant.»» jeta contre le côté de la voiture que ce dernier conduisait sur l'avenue précitée aux environs de !* rue McKenna.A i"hôpital où la victime fut transportée d'urgence l'on décréta une intervention ehirurp-cale immédiate mais on a peu d'espoir de lui sauver la vie.Nouveaux studios de radio à Schenectady SCHENECTADY, 6.— General E'ectric Company poursuit actue:-lement dans cotte ville la construction îles nouveaux studios du poste WGY.Ces studios seront des pii * modernes.n \H é //j Glh CANADIE CHOIX L’ILLUSTRATION NOUVELLE.JEUDI, 8 AVRIL 1937 PAGE 3 i= - ¦¦¦¦ (L’ENQUETE SUR LE CHOMAGE) - .- l-.-lj-l.: Le racket des secours médicaux Témoignage du président de l’Association pharmaceutique.—M.Paul Vaillancourt dit que les médecins et pharmaciens ne parviendront jamais a s'entendre.—$1.10 pour une bouteille d'iode.—Des ordonnances de $8 pour les chômeurs.—M.Lapointe demande de former un nouveau comité médical.La Commission d’enquête sur l’administration des secours directs k Montréal poursuit activement son travaiL M.G.-A.Lapointe, président de l’Association pharmaceutique a témoigné, hier après-midi, et il a étonné les enquêteurs en faisant certaines révélations.Assistaient à la séance de la Commission d'enquête: MM.Ar-j mind Tailton.J.-H.Brien, président.Orner Barrière, R,-K.Quinn, j F.-G.Pedley, etc.MM I.Roger et Antoine Be-nuit furent tout d’abord invités à témoigner.Ce sont deux enqué- : tours de la Commision du chôma- : ge M.Benoit est chargé des en- j quêtes spéciales.Ces deux fonction- ! naiies ont admis après avoii été interrogés par les Commissaires enquêteurs que le nombre des cas qui leur étaient soumis chaque Jour était trop considérable et que leur travail serait plus fructueux, plus complet et plus efficace si ce nombre de cas était limité à cinq ou six.M.G.-A.Lapointe Puis.M.G.-A.Lapointe, président de l'Association pharmaceutique de Montréal, donne des informations Intéressantes sur les accords conclus entre les médecins et les pharmaciens, sui le pour-rentage des allocations versées aux pharmaciens pour la distribution des médicaments aux sans-travail."Actuellement, dit M.Lapointe la ville de Montréal alloue 25 cents à tout chômeur pour soins médicaux chaque mois.Supposez que 160,000 personnes à Montréal touchent chacune 25 cents, cela forme un total de $40.000 et les pharmaciens, depuis qu'ils ont rompu toute relation avec les médecins, ne retirent aucun sou de cette somme.Nous croyons qu’il y a là une in-1 justice flagrante car en définitive ! c’est l’argent des contribuables qui j entre ici en jeu.c’est l’argent des | payeurs rie taxes et vous savez que les pharmaciens paient un plus fort montant de tAxcs que les médecins.C’est pourquoi nous réclamons ce qui nous revient de droit Des médecins, 4 dit M.Lapointe on contribué largement à rendre la situation des pharmaciens, intenable.difficile même.Lorsque nous avons consenti à fournir les remèdes aux chômeurs et à remplir les otdonnances de messieurs les méde-1 c.t.s, nous croyions que tous colla- j boreralent avec nous.Mais maiheu-l reusement il n’en fut pas ainsi] Nous avons vu par exemple des i médecins prescrire de3 remèdes j dans des bouteilles de 8 onces.! quand des bouteilles rie 4 onces eus- j sent été amplement suffisantes pour les chômeurs et raisonnables j pour nous, étant donné que nous1 ne recevions qu’une partie du coût vétitable de ces médicaments.Abus intolérables Nous avons constaté que des mé-•iecins prescrivaient 4 et même 51 remèdes à la même personne.Le pharmacien se permettait parfois de diminuer la quantité parce que J \ loi ne nous autorisait pas à dé-: passer telle quantité.Les pharmaciens n’ont jamais compris pourquoi des médecins, et remarquez bit! ici que nous ne généralisons pas.piescrivaient pat exemple $7.ou $8 de digitaline.$5 ou $6 d’a-dionaline.L’entente d’ailleurs ne comportait pas la prescription de remèdes si coûteux".De.s faits M La pointe cite ensuite plusieurs cas particuliers, l’n médecin porteur d'un permis médical de chômeur se présentait trois ou quatre jours apres avoir été avisé de l'état inquiétant d'un patient L’n médecin envoyait à la Commission du chômage un compte de $800 dans un seul mois.Un autre exemple : 1*2 médecins faisaient parvenir au ce mité médical de la Commission du chômage des réclamations mensuelles atteignant $500 alors que dam.le passé ces mêmes médecins gagnaient difficilement $r>00 par année."Te peux vous donner des noms ec vous citLM* des faits renversants”, ajoute M.Lapointe.M.Paul Vaillancourt M.Paul Vaillancourt demande à M.Lapointe en quoi tous ce» faits peuvent intéresser" les pharmaçiens.M.Lapointe explique alors que les pharmaciens étaient obligés de fournir les remèdes à des prix dérisoires et que ces commandes fabuleuse!.leur faisaient simplement perdre de l’argent."Le pharmacien, continue M.Lapointe, veut bien donner les remèdes en retour d'une compensation partielle, mais encore il ut-il que les remèdes prescr its soient de stricte nécessité e! ne deviennent pas des médicaments pour traitement de grand luxe".M Lapointe est sévère pour les médecins, pour certains médecins.‘ Il y en a qui font remplir leurs ordonnances par leurs servantes, dit-il Depuis que le médecin a le privilège de donner des médicaments aux patients qu'il reçoit, les pharmaciens subissent de lourdes prîtes.Je connais cependant des médecins, ajoute-t-il, qui se gardent bien de remplir le rôle du pharmacien.Croyez-vous que le patient est toujours bien protégé?Combien de médecins utilisent les échantillons des compagnies de remèdes brevetés et de produits français, par exemple?" "Mais quel plan suggérez-vous pour mettre fin à cet état de choses", demande M.Paul Vaillan-court ?" Plan suggéré "Je veux que les médecins et les pharmaciens reçoivent leur part.C’est pourquoi je propose le plan 1S 6-1.Ce qui veut dire.18 cents pour le médecin.8 cents pour le Le meurtrier de Veronica est un dangereux maniaque NEW-YORK, 7.— On a lancé à travers les Etats-Unis le nom et toutes les marques de description et d’identification du sculpteur, Ro- Irwin, âgé de 29 ans, qui est recherché dans la cause du triple meartre de Beekman HUI.La police de New-York a soupçonné aujourd'hui, après avoir effectué de nombreuses recherches dans la métropole américaine, que Irwin avait quitté la ville pour une destination inconnue.Le fugitif a peut-être atteint une région très éloignée.John-A.Lyons, chef inspecteur adjoint a annoncé dans un message radiodiffusé de Boston à la Côte du Pacifique et de la Floride aux lignes canadiennes que Irwin devait être surveillé car il était sans doute un maniaque dangereux capable de mettre en danger la vie de plusieurs citoyens.» - - Aujourd'hui • Engineering Institute, réunion hebdomadaire à 8 h.15 p.m., au pavillon de physiqui du McGill, rue Mansfield.Conférencier: Dr J.-S.Foster.• Lions Club, réunion hebdomadaire à l'hôtel Mont-Royal, à 12 h.30 p.m.Conférencier: le recorder Léonce Planet.• Société St-Jean-Baptiste.réunion importante des aumôniers, présidents, secrétaires, trésoriers et propagandistes des comités régio- , naux.• Société de la Ligue des b/a-l lions, assemblée ce soir, en l'église Hildas, 6341.rue Delorimier.Con- i férencier: M.Gibson.• Cercle St Violeur d'Outremont, concours oratoire à 8 h.30 p.m., à l'académie Querbes, avenue Fair-mount.Entrée libre et invitation ô tous.• 4nciens élèves des Frères du Sacré-Coeur d’Arthabaska-Vicloria-ville, section Montréal, réunion ce soir, au Club Canadien.I pharmacien, et 1 cent pour l’admi-1 nistration.Je crois que de cette fa-| çon nous partagerions équllable-| ment le 25 cents alloué chaque mois j à tout chômeur pour soins médi- j j eaux.Je suggère en seeond lieu que j J I on choisisse un ou des enquêteurs ] compétents afin de surveiller la dis' trioution des allocations pour soins ! médicaux.Donnez-moi quelques enquêteurs qualifiés et en l'espace de 15 jours, dit M.Lapointe, je découvrirai les médecins et les pharmaciens coupables.C’est M.Alphétus Mathieu qui déclarait lui-même, a-jc.ute M.I-apointe.que l’on avait organisé un véritable racket à Montréal depuis que les soins médicaux étaient payés aux chômeurs de la métropole".Plaintes formulées MM.Taillon et Vaillancourt demandent à M.I-apointe si les chômeurs formulent des plaintes contre les médecins."Lisez les procès-verbaux.dit M Lapointe, et voua verrez que toutes les plaintes men- i tionnées là concernent les médecins dans 90 p.c.des cas." lies commissaires enquêteurs suggèrent alors d’amasser tous les dossiers concernant les cas d’abus dénonces par M.Lapointe.Ce dernier se dit prêt à fournir aux enquêteurs tous les renseignements dési rés.$1.10 pour iode M.Lapointe continuant à rendre témoignage prouve qu'il en coûte parfois SI.10 à la ville pour fournir 10 cents d'iode à un chômeur et voici comment.Un chômeur s'inflige une blessure légère qui nécessite des applications de teinture ; j d'iode.Il doit avoir une ordonnance ] i d’un médecin.La visite coûte $2 OO ! et la ville payant 50 p.c.remet I SI 00 au médecin et 10 cents au pharmacien.IA est le vice du sys-! tème actuel, selon M.Lapointe.Nouveau comité M.I-apointe suggère à la fin de son témoignage de former un nouveau comité médical de la Commission du chômage.Ce comité nouveau serait composé de 2 ou S médecins.de 2 ou 3 pharmaciens et de 2 ou 3 chômeurs.La Commission du chômage aurait complète juridiction et jugerait le meilleur mode de distrioutlon des allocations pour soins médicaux et mé-I dicaments.M.Pedley, commiasaire enquê-! teur, dit que l'on pourrait établir ! le pourcentage suivant: 20 pour les médecins, 6 pour les pharmaciens et 1 pour l'administration.Mais la | ville serait appelée à verser 27 -sous au lieu de 23.M.Paul Vaillancourt déclare j qu'il est malheureux de constater | que ces deux classes profession-I nclles ne peuvent parvenir à s’entendre.i AI, Lapointe dit qu’il n’est pas Série de 7 articles de Jean Sablon dans notre journal dès demain ! N out avons It* * plaisir d'an-iiomfi qu'à purtir dt* dtunain matin, vtuidrçdi.It* populaire chansonnier français .lean Sa-hltin, tpii fait actuellement sensation aux Ktata-l’nis sur le réseau NBC, commencera une série de sept articles écrits exclusivement pour ï’Mllliistra-tion Nouvelle".Sablon.qui a rencontré et connu toutes les grandes vedettes frauçaNes au cours de nu carrière vraiment sensationnelle, écrira ses articles durant son engagement d’une semaine au théâtre l.ocxv’s.Itiâce à sa captivante «‘arrière, nous ne douions pas que Sablon saura fortement vous Intéresser.Il n d'ailleurs un peu d'ev|»éripnce dans It* journalisme.axant déjà écrit un article, qui.incidemment, fit aussi sensation.pour “l-e Journal" de Taris.A demain donc pour lire Jean Sablon! question de lutte entre classes pro.fessionnelles mais il fait remarquer qu’il s'agit ici d'argent et que là où il y a de l’argent il y a aussi lutte d’intérêts.Chacun doit donc défendre ses prérogatives et c’est ce qu'il fait au nom des pharmaciens de la métropole.Rien pour le pharmacien M.Lapointe précise sa pensée avant de terminer : "Les médecins, dit-il.nous envoient une multitude de clients et nous n*» savons qu'en faire car les conditions actuelles «ent intolérables.Les médecins reçoivent tout l’argent Noils, nous fournissons remèdes, expérience professionnelle, tout ce que nous avons et le comité médical nous refuse même 6 cents sur les 25 cents que la ville alloue à chaque chômeur.Là est la cause du mal.En second lieu les médecins, après notre démission du comité médical, ont pris la décision de fournir eux-mêmes les remèdes aux chômeurs.I's nous font donc encore là une lu; te déloyale Vous trouverez en cts deux explications le fond du désaccord qui existe aujourd’hui"."Conseillez-vous à la Commission du chômage de changer le comité médical actuel”?".le n'ai aucun conseil à vous donner.Mais si vous organisiez un plébiscite parmi les médecins, pa*-mi ces médecins qui ont à coeur de venir en aide aux chômeurs, je suis certain que la plupart des membres de la profession médicale; de Montréal se prononceraient contre le comité médical tel que constitué présentement à la Commission du chômage”.M.Armand Taillon dit que la Commission d’enquête verra à prendre toutes les mesures et les précautions nécessaires.I>a séance est ajournée.A.IM.Georges Caron et les logements de chômeurs M.Georges Caron échevln de Mainonneuve a eu une heureuse Idée lorsqu'il a demandé à la Commission du chômage de fournir régulièrement chaque jour d’ici le 1er mai une liste des logements disponibles pour les chômeurs dans chaque quartier de la métropole.M.Georges Caron nous apprend crue la Commission du chômage a trouvé son idée excellente et que de plus les propriétaires sVmpressent de fournir à la ville les adresses des logis qu'ils peuvent mettre cette année à la disposition des sans-travail.De cette façon le travail des administrateurs sera sensiblement simplifié.I-.es chômeurs de plus seront en mesure de trouver un gîte convenable le 1er mal et ce sera tout à l'honneur de nos échevlns et de la Commission du chômage.ALITEE AVEC MAL DE REINS Aujourd’hui, grâce à Kruschen plus trace de douleurs (Vite femme souffrait tell •*., "I «les reins que h;i vi«* en étsii t.r, • gâtée.Son pei • ayant !»«• f • .* i ml-îrême «le Krus* hen.lui ree«» • i mervla d’en faire l'essai.Vol 1 I maintenant la lettre qu'elle èrr” i "Je souffris pendant des an: < ! de violente» «Jetileurs dsns I • ! Elles me tenaient au lit r».»* * u,t plusieurs jours et ni emnô l*-i n «le marcher et d*» mé tenir d **« i-«.Mon père prenait des Sf ls K- -chen pour le même motif.C«v*» • I Krusclien lui fit du l>‘ n i' m*» I conseilla «l’en prendre.es douleurs «le dos sont o li o-reuient causées par «les impur.t» s du sang poisons qu* ru* pnrv'.1 -nent pas à expulser les organes internes.I>»s divers sels du Krusch**u aident à stimuler ces organes et à mettre ainsi l'organisme à l’abri ' de ces Impuretés novices.Les certificats du Crédit social retirés de la circulation Les certificats du Crédit Socia! ont été abandonnés par le gouvernement de l’Alberta , vient d'annoncer 1 e trésorier Solon Low.I-e solde des $12,000 en certificats de S100 sera retiré immédiatement de la circulation, at- on annoncé aujourd'hui.I- e s dettes privée» seront réduites de moitié par un bill qui a été présenté à la Législature de l'Alberta, par le ministre de l'Education Maynard.Cette législation remplacera l’acte déclaré Illégal par la Cour en février.Un membre en révolte du Parti du Crédit Social a accusé deux ministres du cabinet alber-taia de ne pas avoir tenu l'engagement contracté avec les député» de la Législature.Il n'a pas voulu donner les noms des ministres impliqués dans cette affaire M.Aberhart ENFANT BLESSEE Emma Aubertln.figée de 13 ans, demeurant à 6t)41t.rue Dumas a ôté admi< e à l'hôtel Sutnte-JilsUnà hier souffrant de blessures à un pied subies en s'amurant dans la cour de l'école de Notre-Dame du Perpétuel Secours.• EN PAGE 4 .- j Le plan Vautrin condamné • EN PAGE S ¦ ¦ .- ¦ -» Grève dans l'industrie de la robe • EN PAGE 6________ ____________: Moscou veut conquérir le pôle nord • EN PAGE 7 -.-.=a L’incident Pitkin en Chambre • EN PAGE 8 - .,, .,_u L'enquête des comptes publics • EN PAGE 11 .¦ .:¦ =* Vers le couronnement PACE 4 L’ILLUSTRATION NOUVELLE, JEUDI.8 AVRIL 1937 ^ILLUSTRATION NOUVELLE MKNBIIK DR l.'A.H.C.FtjL f« «l imprimée par ;« t*>«1»'«noi» «J> députe du Lac St-Jean trouve que 8 millions est une somme énorme.Je trouve au contraire que ce n’est pas encore asset.Ou a dépensé dans le passé de» montants considérables dont k ne reste plus rien, particulièrement des secours directs.montants qui auraient pu être dépensés avec plus de profit pour la colonisation.11 ns pua confiance dans la politique d’établissement de colons sur les terres libres.Il estime qu’ü y a des terres libre* parce que les anvlens gouvernements ont complètement négligé l'agriculture.11 eetime qu'on devrait dépenser 16 millions pour colonisation et faire dîs-pa-a!tre les secours directs.On ne devrait jamais établir un colon isolé, ni sur une terre qui n'a pas été parfaitement arpenté* ni délimitée.11 estime aussi que ce n’est pas dans les villes qu’on doit recruter le# colons, car tes citadin» font rarement des colons fiables.M Bastien proteste contre le titre du bWl.Il en Tient k parler du premier ministre et le décrit par les termes suivants: "Excellent coeur, mais caractère impossible".En critiquant îe mode de colonisation de l’ancien gouvernement on critique d’après lui les reM- part au congrès de colonisation et fu*t leurs suggestions.M.Duplessis.— Que le député de Bprtliler aK Is courage de prendre scs responsabilités pour les erreurs de s*e amis et de ne pas essayer à critiquer des religieux qui n’avaient aucun contrôle sur le gouvernement.M.Bastien.— Est-ce que les religieux n'ont pas prêté leur concours et fourni des suggestions?M.Duplessis.— Lorsque le plan Vautrin fut soumi*.je l’ai critiqué.je l'ai combattu.J avals dil que cVtait un plan électoral.Le congrès fut un traquenard tendu par l’ancien gouvernement pour cacher ses turpitude.» derrière le prestige de gens lr?aucoup plus respectables que lui.Je me rappelle que lors de la discussion du plan Vautrin, nous avions demandé au gouvernement de donner le contrôle aux sociétés diocésaine*.L'Opposition actuelle a voté contre cet amendement.Elle aurait mauvaise grâce à veni:- maintenant tenter de se cacher derrière le clergé lorsqu'elle n'a p;«s voulu dans le passé donner l’autonomie aux sociétés diocésaine-*.Le Dr Marc Trudel — Le député de Berthîer sait-il combien de fils de cultivateurs ont été établis sous de fausses représentations A ]a veille des deux dernières élections.M.Bastien.— Je ne sais pas.Le Dr Trudel — Dans Saint-Maurice sur 151 environ une centaine n'auront pas leur octroi parce qu’ils furent placés sous de fausses représentation*.M.Bastion — 11 y a de bien mauvaises gens dans Saint-Man-rice.Le Dr Trudel.— 11 parait que c'est pire dans Berthier.M.Lesage (AJ)iîibl) déclare qu'à la veille de* élections l’on est allé placer dos colons à 25 ft 30 milles dans la fo*é< afin de pouvoir capter leur vote plus facilement.U déclare que le plan Vautrin a été un plap criminel parce qu'il p«>us*a les colons au découragement.Les colons des vieilles paroisses de l'Abitlbl ont été grandement négligés et il est heureux de dire qu’une somme de lluO.Ooo a été dépensée dans son ctvmté depuis le 17 août pour améliorer les chemina de colonisation.Le Dr Hamel.— "J’abonde dans les idée* émises par i'honorable I Un accident fatal | M.4.-B.Ilesrochere, âgé de 8*> ans, coiffeur île son métier, deenrw rant à *75ft, me >lolson, a été hier matin victime d’un grave accident en se renflant à son travail lors qilc lu voiture qu’il pilotait vint en collision avec un tramway dans le tunnel de lu me Iberville à la hati tour du boulevard Saint-Joseph.Il a succombé sur k* champ à un écrit sentent du thorax et à la perfora lion des vaisseaux pulmonaire*.Il \ aura ce matin enquête du coroner autour de ce tragique accident.IVnprè* les renseignement* oblej^ i«un par la police 11 appert que lu victime se dirigeait vers sud d** la rue Iberville et le tramway du circuit Frontenac au nord.A un moment donné, ou M.Des rochers perdit le contrôle de son volant ou put un moment de faiblesse, car il fit une fausse manoeuvre et se dirigea sur le tramway.gni-de-motcur du tramway' M.O.Char lier fit alerter la police après quoi l’ambulance de l’hôpital Saint-I.in fut mandée.A l’arrivée du docteur Lebrun sur les lieux la victime j* val! déjà cessé de vivre.(Voir photo en première |Kige.) *;eui dSimêiMiié* qui obi pris l député d« Rouviile.J1 *.^expé- rience de la psychologie du colon et s! noua en tenon» compte, nous éviterons bien des éceuils."Mais il litre île renselgiiemeu j'aimerais savoir si ces JS.Obb.fle* prévus pur les résolutions sont eu plus des JS.000,000 prévus psi .» budget.M.Duplessis.— "Oui, c'est en plus.la* Dr Hamel.— "Bt combien reste-t-ll des $10,000,000 votés pa la loi Vautrin?M.Duplessis.— "Le député de Québec-Centre doit se rappeler qu'au e(»mité des Comptes Pub’ < *.su temps oft nous travaillions et semble.H a été révélé que JM mlillons étalent déjà engagée I.e Dr Hamel.— "Mais les comptes publics disent qne le 30 Jicu U n'y avait que (5 millions de d< pensés.M.Duplessis.— "Les compte* publies que nous avons entre '•* mains sont pour la période s'éte: daut du 1er Juillet 1935 su :'.0 Juin 193K.Les dil millions du plan Vautrin avaient été votés en »*t 1935.L'arpent volé par résolution peut être dépensé n'importe quand 11 n'y a pas de limite de temp* pour commencer à dépenser et pour finir de dépenser.Tandis que l'argent voté en comité des e sides ne doit être dépensé que dan» l'année fiscale pour laquelle • budget est prévu.Or.les dix m: • lions avaient été votés en avril '< à l'époque oft Mes comptes publia» que nous avons entre les main* ont été en force, soit le 1er jui!' de la même année, U y avait déjà plusieurs millions de dépensé.D'ailleurs, le* comptes publics r* mentionnent que les montants p» yés." Les résolutions sont adot ; * sans amendement, îe biU e«t 1 t-"1 deuxième lecture et renvoyé »" comité plénier.La Chambre s'ajourne alor* * demain après-midi.• L’ILLUSTRATION NOUVELLE.JEUDI.8 AVRIL 1937 PAGE 5 La grève dans l’industrie de la robe Elle a été déclarée hier soir, au cours d'une reunion tenue à la salle de l’Auditorium.—La date cependant n’est pas encore fixée.—Assemblée sous la présidence de M.Raoul Trépanier.—Ce que demandent les ouvriers aux manufacturiers Les ouvriers et les ouvrières, membres des unions locales 262 et 205 de l'Union internationale des ouvriers de la confection pour dames, réunis au nombre de près de 3.000, à la salle de l’Auditorium, hier soir, ont voté unanimement en faveur d’une grève générale dans l’industrie de j la robe de la métropole.La date de cette grève ne sera fixée que sur ] décision de MIVI.Raoul Trépanier, président du Conseil des métiers et Bernard Shane, organisateur général de cette union.M.1t.Trépanier L'assemblée au cours de laquelle celte décision fut rendue était des plus enthousiastes et fut j); -idée par M.K Trépanier assisté des officiers de ccs deux unions locales M- Trépanier • ii a i’assera-b'ct* le texte des demandes aux manufacturiers ?; M.IS.Shane fil celte lecture en anglais.Ils ont tous deux fuit quelques remarques ' appropriées pour la circonstance.M Slianc a annoncé que le président général de l'union a assuré de l'entier appui moral et financier aux ouvrières et ouvrières en cas de grève.M.Trépanier a annoncé que ies ,00,1'cu membres des unions Inter-®îîa ionales étaient avec les ouvriers et ouvrjères de la robe On fit aus-e lecture de la résolution de protestation qui sera adressée aux honorables ministres Rogers et Tient blay.Les demandes Voici le texte même des demandes que les ouvriers et ouvrières font aux manufacturiers et qui furent approuvées à 1 unanimité de l'assistance.Ces demande* avalent été préparées et rédigées par le comité d'organisation: 1— Des ateliers unionistes et l'Union reconnue par tous.2— Dana chaque atelier, un délégué d'unlor nommé par les ouvrit-s afin de ies représenter dans le lèg'ement des différends qui surviendront et ce.avant que ceux-ci ne soient référés a l'Union.2.-Dans chaque atelier un comité fin par les ouvriers et dont la tâche sera de fixer, de concert avec les manufacturiers, les prix du travail â la pièce dans chaque branche de l'industrie.4—Un représentant des ouvriers, dmnent autorisé par l'Union, aura Je droit de visiter les ateliers pour régler avec les patrons les disputes qui surviendront et ies plaintes qui seront faites.f>—Après une semaine d’essai, chaque ouvrier sera considéré un employé d- la firme et aura droit à tous les privilèges stipulés dans le présent contra:.6— Aucun renvoi ne sera effectué.à moins de raisons graves et suffisantes 7— lue semaine de 4! heures sera en vigueur, divisée eu cinq jour et demi de travail, comme suit: les premiers cinq jours de la semaine à partir de 8 h.a ni jusqu'à 5 h.p.m.avec, intervalle d'une heure pour le dtmr; le samedi de 8 h.a m.jusqu'à midi Aucun travail ne sera permis le samedi après-midi.8— Des fêtes suivantes seront jours de congé obligatoires pour les ouvriers: Noël, Premier de l'An, Vendredi saint, St-Jean-Baptiste, Confédération.Pète du travail.De* ouvriers pourront, à leur gré.s’abstenir de travailler les autres fêtes religieuses ou légales.9— Anctin travail supplémentaire ne sera permis s'il se trouve des ouvriers sans emploi dans l’industrie.10— Tout travail supplémentaire en dehors des heures régulières sera payé temps et demi.11— Aucun ouvrage ne sera donné A des ateliers du dehors à moins que tous les ouvriers de l'atelier en question ne travaillent durant toutes les heures prescrites par le contrat.12— Le travail dans les maisons privés sers défendu.12—Durant 's saison tranquille, l'ouvrage devra être divisé également.ei possible, entre tous les employés.14— Tous les ouvriers doivent se munir d’ur.e carte d'Unlon avant de commencer à travailler.15— I,es minima suivants seront établis dans l'industrie pour les ouvriers: opérateurs et opératrices.$18; drapciises.$18; faiseurs d'échantillons.$20; opératrices sur machine spéciale $15; pressettrs, $20; presseuses 25 p.c de moins.Is-s prix d î pressage pour le travail à la pièce seront les mêmes pour 1rs hommes et le* femmes, assistants u-esseurs $16 par semaine; finisseuses.$!4; exa-tnincuses, $14; mains générales.$12.50.16— Une augmentation générale de 20 p.c.sera accordé; à tous les ouvriers de l'industrie.17— Aucune diminution ne sera permise sur des salaires actuelle: ON REDOUTE LES INONDATIONS DANS LA REGION DE S.-HYACINTHE S VINT-HYACINTHE, 7.— Aura-t-on ft St-Hyocinthe un© réj**ti-tlon de l'Inondation do l'année dernière?La |>opulatlon commeno* ft ©e le demander.A la suite des pluies de ces derniers jours, l'eau «limite d’heure en heure sur la ri-xière Yamachiche et la véritable dêbftcJe n'est pas encore commencée.I.» glace c*t seulement partie entre la digue de la compagnie I Vu man's et la porte des Maires, ft l’entrée ouest de la ville.Il rente ù venir toutes les glaces des régions de St-Damase.St-CésaJrc, St-Ple de ’•Jfês'ot, etc.En aval de la digue de la Penman*», soit le long de la partie basse de St-Hyacinthe, l’eau n tuonté d'une dizaine de pied* depuis «leux jours et n’est H us qu’ft quelque trois (>ieds du tablier du pont rue Concorde.L’mn a déjà envahi le* ca\>8 rouges, de leur ‘ôté, annoncent continuellement des succès près de Cordoue Voici en effet le communiqué de ce soir du gouvernement de Valence.Un groupe de gouvernementaux a pris d'assaut le mont Chlmorra, dans la province de Cordoue, mettant en déroute les nationaux et remportant une des principales victoires de la guerre civile.Cette poussée, près de l’extrémité est du front de Pozohlanco, a porté les miliciens rouges à 3 milles et demi de Villaharta dont la prise par les ronges a été annoncée erronément la semaine dernière.Hier soir, quand les gouvernementaux eurent pris le mont Cbt-roorra, Ils durent enterrer les corps de 400 nationalistes tués dans cet engagement.A l'aube.Us se mirent à disper* ser des groupes de nationaux que la formation subite du nouveau front avait placés derrière les lignes gouvernementales.Les nationaux s'enfuiraient de Vlllaherta vers Pcnarroya.Leis gouvernementaux prétendent s'être emparés de trois tanks de fabrication allemande, d'une batterie antl-avlons, de 4 camions, de plusieurs mitrailleuses, fusils et mitraillettes ainsi que d'autos et de munitions.Et Madrid ?On remarquera que dans tous les combats de cette dernière semaine Il n’est plus question de Madrid, où l'on s'est pourtant battu avec tant d'acharnement 11 y a quinze jours.D’après le correspondant de PARIS SOIR, ce calme n’est que provisoire.On croit que d'ici quelques Jours, Les socialistes français vont faire un marché de dupes PARIS, 7.(dép.part.) — Noua avons déjà signalé à nos lecteurs, à l'occasion de la réunion du dernier congrès du Parti Socialiste S.F.I.O.c’est-à-dire de la deuxième section de l'Intemationa!» ouvrière, à laquelle appartient M, Léon Blum, président du Conseil — d'un projet mis en avant pour réaliser l’union et la fusion de ce parti avec le Parti Communiste, qui, comme on sait, est l'expression .te la troisième Internationale communiste.Au cours du Congrès, une Commission d’études avait été élue qui fit traîner les choses pendant un bon moment.Et ceci parce que Its socialistes S.F.I.O.ne se montraient pas enchantés de fusionner avec les communistes.Mais CCS derniers — qui ont tout à gagner dans l'affaire — ont continué à “pousser à la roue", comme on dit, et se servant surtout des deux millions et demi d'adhérents de fraîche date de la Confédération Générale du Travail comme d'une menace, ils sont parvenus à impressionner les socfhlistca qui finalement ont accepté de convoqu- r pour le 13 avril — c'est-à-dire pour mardi prochain — une Commission dite "d'Unlfication” dont le but sera précisément de fixer les conditions auxquelles la fusion pourra être faite.* Evidemment la fusion n'est pas encore accomplie.Et d'ici marfed prochain on peut toujours penser qu'il puisse se produire, quelque chose susceptible de modifier la situation actuelle.Mais d’après ce que l’on sait, et d'après les tendances qui se manifestent d'une manière de plus en plus nette au sein du Parti Socialiste, on peut considérer ta fusion comme Inévitable.Si le fait devait réellement se produire.Il faudra considérer que les socialistes auront fait un véritable marché de dupes, car Ils seront rapidement étouffés et dominés par les communistes, qui tout en étant une minorité, sont plus agissant, plus prêts à l’action, et par conséquent ne se gêneront aucunement pour poursuivre leurs buts, contre les socialistes.En somme, ee qui s*est produit en Russie et partout ailleurs où les socialistes sc sont laissés convaincre à s'unir aux communistes, se produira aussi en France et ce seront ces derniers qui deviendront rapidement les maîtres du parti.il pourait y avoir nne reprise de l'offensive nationaliste contre Madrid, dont il est peut-être encore prématuré de parler.Od laisse entendre, en somme, que les combats qui sont allumés en ce moment sur plusieurs points du front ne pourraient être que de très grands dlverslfs, afin d'obliger les rouges à dégarnir leurs lignes défensives.A ce moment là — peut-être — se produira la nouvelle offensive nationaliste contre la capitale.Têl.: FRontenac 8161 Art* Landry imiKCTEl'n DR FDISKRAII.I.B» SKItVH’l-: n-AHIBUUSIR 628, nie RACHEL EST si tous les autres pays vont laisser les communistes agir de la sorte, et s'emparer tranquillement d'une région qui — à part sa valeur géo- j graphique — constitue un des ré- ! servotrs les plus formidables de j richesse.OEUVRE NATIONALE.ENTR'AIDE INTELLECTUELLE SOCIETE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE L’Oeuvre du livre et du disque français DU 5 OU 10 AVRIL Accueillez bien lei membres de la Société qui happeront à votre porte, alin d'y recueillir livres, revues, brochures et disques français que vous leur aurez préparés Pour renseignements, téléphonez i Plateau 1131 PACE 7 ______________________L’ILLUSTRATION NOUVELLE.JEUDI.8 AVRIL 1937 »-¦- ¦'—-—[LA SESSION PROVINCIALE]- l’Assemblée législative proteste contre M.Pitkin Un amendement de M.Frank Pouliot à la motion du chef de l’Opposition est adopté par le vote de 59 à 12.—Remarques de MM.Cléophas Bastion et Candide Rochefort.—Texte de la motion et de l’amendement.QUEBEC, 7.— L'Assemblée législative par on vote de 59 voix contre 12 a blâmé, cet après-midi, le professeur Pitkin d’avoir lancé des assertions méprisables.Les deux côtés de la Chambre étaient d’ac- j cord, chacun à leur manière, de critiquer publiquement l’injure for- ; mulée contre notre race par le professeur Pitkin.L'amendement pré- j senté par M.Frank Pouliot, fut adopté par les ministériels.Les op- ! positionnâtes ont voté pour la motion soumise par M.Bouchard.IMPORTANTE REUNION DE L’A.C.J.C.Conseil général, le 16 avril prochain.—De nombreux délégués et plusieurs personnalités attendus.Rappelons que le texte de la motion Bouohard était 1» nuisant: "Que celte Chambre ayant pris connaissante de la teneur d'une lettre adreerêe par le profwseur W.-B.l’itkln, de l’Université Columbia.A W.B.Northgravc.de Toronto.dont un extrait a Oté publié dans 'The Globe and Mail'' de Toronto.le Bamedl.27 février.1937.et dans laquelle le dit professeur accumule une série d'insultes obso-luntent gratuite A l'adresse des mill Ions de Canadlens-françat* vivant eur le continent américain et dont 4.000.000 environ cent des loyaui sujets des Etat» Unis.proteste énergiquement oontre ces accusations malicieuses, llbelleuses et faussés et déelre attirer l'atteu-tlon du président de l'Univerellé Columbia, le professeur Nicholas Murray Buttler, pour qu'il prenne tonte action qu'il jugera nécesesal-re dans les circonstance*."(due le greffier de celte Cham bre reçoive Instructions do transmettre copie de la présente résolu lion et de l'article paru dans lé -wGlohe and Mail aux dllo professeurs Ntoholas Murray Butler et W.B.ritkla-.C'est M.Frank Pouliot.député de Misslequol, qui reprend le débat A ce sujet.Après un bref discours, il prepose un amendement M.FRANK POULIOT “Hier soir”, déclare M.Pouliot, l'hou.Chef de l'Opposition parlant sur la motion relative A l'Incident Pltkln, croyait nécessaire pour le bon renom de notre race que la Législature du Québec se donne la peine d'envoyer au président Butler de l’Univerelté Columbia, une copie de la dite motlou."M.le President, si cette Législature doit relever chaque attaque de co genre, n'est-ce pas donner une Importance démesurée aux élucubrations de pitres genre Pitkin, qui soit par ignorance ou fanatisme, donnent libre cours A leurs propos écervelés?•'J'attiro votre attention sur le fait que la motion affirme que l'assemblée Législative a prie connaissance de la teneur de la lettre de Pitkiu.Ceci n'est pas exact car nous ne connaissons que les ex traits que le “Globe and Mail” de Toronto a publié dans sou édition du 27 février dernier.De plus cotte motion tend à rejeter sur l'unlverelté Columbia la responsabilité doe opinions ds Pitkin, ce qui serait injuste.Ce n'est pas daiw sa chaire que Pltkin a exprimé tes opinions, mais aeuic-menl dans une lettre privée, que tout le monde regrelte de lire en partie dans ce journal de Toronto.“Au reste.11 ne faut pan donner de l'Importance A ce M.Pitkin.C'est d'ailleurs l'opinion de M.Kd-mond Turcotte, le directeur du "Canada' qui dans un article en Page éditoriale le 12 mars dernier, ooucluait comme suit: "Devant ce flot de basses Injures A l’endroit tout A la fols des Franco-Américains et de Canadiens-français, nous aurions personnellement double raison de prendre feu.Hh bien! Franchement ce Pumpkin nous donne plutôt envie de rigoler.Car l’Injure poussée A certain degré devient de la bouffonnerie pure et aimp'.e."Qu'est-ce A dire, rigoler! Noms avons plutôt le droit de nous pi mer en pensant que ce Pltskuuk cat professeur A l'université Columbia; que le président de Columbia s'appelle Nicholas Murray Butler; que la femme do Butler n'appelle naturellement Madame Butler, et que Madame Butler, avant de chauger son nom, s'ap-pellait ni plus ni motus que Mademoiselle Lamontagne, Canadienne français» de Montréal.Tu paries d’un gaffeur! A la douche! "L'hou.chef de l'Opposition n’avait pas nans doute lu cet article quand il Inscrivit aa motion.‘ M.le Président, l'eepril français se distingue surtout par sa mesure, son bon sens avisé et railleur.qui s'amuse de tout ce qui sort de la mesure.Prouvons par notre modération que nous somme» restés de véritables français.LA MOTION "Je propose donc.M le Président, secondé par M.Boileau, que tous les mots après "que", dans la motion en discussion, soient retranchés et remplacés par les suivants: "Après avoir entendu la lecture de» opinions que l'Américain Waller B.Pitkin aurait exprimées aur *-—- Marchands à l'amende pour fausses pesées Les marchands suivants ont été condamnés à l'amende bier I pour fausse pesée: J.-H.Post- 1 net, 718.rue Liverpool; A.Smith ; 4752, rue Verdun; Stop and Shop Ltd., 5673, avenue Verdun; Geor.C.Mercer, 5257, rue Wellington; C.Mercer, 5257, rue Welington; B.Mossc.311, rue St-Paul est.D'autres marchands ont protesté de leur innocence.les Canadiens-français et les Franco Américains dans une lettre dont un journal de Toronto a de façon condamnable récemment publié des extraits, l'Assemblée législative tient ces assertions pour méprisables, proclame son admiration pour es qualités, pour le» vertus des descendants de français en Amérique et passe A l'ordre du Jour sui-rauL" M CLEOPHAS B ASTI KM M.Cléophas Bastion ee demande si l'on n'a pas voulu, par cet amendement, diminuer le mérite du chef de l'Opposition qui a voulu, par une motion de censure, faire comprendre A nos compatriotes des Etats-Unis que nous sommes toujours derrière eux.Il signale que la lettre en question n'a pas été écrite par un mlnus-hahens mais par un professeur de Journalisme de l’une des plus grandes uulversltés d'Amérique.Il signale aussi que la lettre a reçu beaucoup de publicité dans les journaux des Ktats-Vnls, du Canada ot de la province de Québec.M.Bouchard parie dans 1» même sens.M.CANDIDE ROC U bIFORT M Candide Rochefort se demande s'il n'y a pas des IMtkin parmi les Canadiens-français et ni nous n'avons pas motivé jusqu'à un certain point ces injures par notre manque d'éducation nationale et notre refus de prendre conscience de nos responsabilité».Nous serons Canadiens français en autant que nous le voudrons." dit-11."91 l'on vent être respecté par autrui, li faut commencer par as respecter aol-mème.Au iieu d’aeenmuler les protestations, commençons donc par étabtlr une fols pour toutes une formule de nationalisme canadien!rançaia." M.René Chalouli dit qu'lt aurait voté pour l'amendement si oel amendement avait été la motion principale.Il appuiera !a motion Bouchard de préférence A l'ameu-dement.On prend le vote avec un résultat de 59 à 12.M.Candide Rochefort et M.le docteur Adolphe Mar-coux volent pour l'amendemenL MM.Drouin, Hamel et ChalouK rotent contre l'amendement.La 16.17 et 18 avril prochain*, les Comités de l'A.C.J.C.et des Mouvetm-nLs Spécialisés tiendront A Montréal une importante réunion.Ce sera le Conseil Général, appelé autrefois Conseil Fédéral, qui avait lieu A l'occasion des grand congrès i généraux de l'Association.Depuis quelques années, les dirigeants diocésains de l’A.C.J.C.se Joi gnalent annuellement A ceux du comité central pour la tenue d'un conseil appelé Réunion Inter-Co-mltés.dans le but de discuter des problèmes importants intéressant la jeunesse catholique.La combinaison des deux genres de réunion: Conseil Fédéral et Réunion InterComités formera désormais ce qu'on a convenu d'appeler Conseil Généra! de l’A.C.J.C , appellation rendue officielle dans les statuts refondus de l’A.C.J.C.Ces nouvelles constitutions générales ont reçu l'approbation de NN.SS.les Evêques de la province de Québec et seront promulguées A la réunion d'avril prochain.La tenue du Conseil Général amènera dans la métropole des aumôniers et des dirigeants de tous les diocèses, tant des Conseils diocésains de l'A.C.J.C.elle-même que des Comités Fédéraux des différents mouvements spécialisés.En plus des délégués de l’A.C J C., plusieurs Directeurs diocésains d'Action catholique sont attendus au Conseil Général de l'A.C.J.C.Le R P.Henri Lalande, ancien aumônier général de l'A.C.J C Française, sera présent aux réunions du Conseil et présentera une conférence au cours de ces journées.On a déjà annoncé que les anciens de l’A.C J.C.seront eux-méines convoqués au grand dîner offert A l'occasion du Conseil Général par le Comité des Anciens du Groupe Pie X; Son Excellence Monseigneur t'Archevèque-Coadju-teur de Montréal a bien voulu accepter la présidence d'honneur de ce diner.Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec y pronon- cera une importante allocution.Comme l'A.C.J.C.compte p!u-aieurs ministres, députés et autres persoiuialités au nombre de ses anciens, il est à prévoir que cette manifestation revêtira un éclat particulier et comptera parmi les plus belles qu'ait organisées l'A C J C.dans ses trente-trois années d’existence.Ce sera une confirmation non équivoque de ses méthodes formatrices et de son esprit catholique et une approbation authentique de son développement avec les mouvements spécialisés.Chez les hommes d’affaires du nord Ce soir, jeudi le 8 avril.A 8 b 30.à l’école Morin, au numéro 6521 de la me St-Denis, M Alfred-H Paradis, président du Comité de Montréal pour le plan d'amélioration aux habitations, parlera de» avantagea de ce plan, sous les ausptees de l'Association des hommes d'affaires du nord de Montréal.Le» membres qui composent l'association et tout le public sont priés d’assister A cette assemblée.L'occasion leur est offerte de s» renseigner sur cette mesure humanitaire.HABILE TIREUR NEW-YCXRK.7 — Le sergent Robert George Pickreli, champion tireur au revolver de la police du Canadien National, a donné un* démonstration peu ordinaire de son savoir-faire aux soldats américains du fort Wadsworth Pre-nan comme cible Bob Donahue, du Pathé Newsreels, 11 en fit le contour sur le mur en lui tirant 15 balles.Cet exploit fut enregistré sur le camera de Donahue et Larry O’Reilly, aussi du Pathé News tourna un film pour démontrer la véracité du fait.Fort-à-bras qui passera sa vie en prison COCHRANE, Ontario, 7.— Joieph Leotigne, mieux coonu tout le nom de “Lion du Nord”, a été condamné, aujourd'hui, à l’emprisonnement à vie tous une accusation d’homicide involontaire.La tenter ce a élé prononcée par le juge E.R.E.Chevrier, de la Cour suprême.Lentigne fut tout d'abord accusé de meurtre à la suite de U mor!, le 10 novembre, de Raoul Rodrigue.D'après la preuve faite à l'enquête, Lentigne frappa de son poing Rodrigue et celui-ci succombait bientôt à set blessures.Photo prise au cours d’une soirée d’amateure organisée par l'Amicale de» ancien» élève» de l'école Meilleur.On remarque sur cette photo: M.te euré Gibeault; M.l'échevln J.-W.Itlel; le R.F.C-léephae ; MM.J.-C.Desjardins.J.-P.Prud’homme, A CorneJHer, Dr Alcide Martel, Gaston Brunet, H.Colette; Mesdames J.-C.Dm jardins, J.-H.Martel, O.Grlgaou E.Trvdef; Mile* L.Bialn.Suwwa» Gravai.Denise Tardif, Dentes StPIerra, Prud’homm-.Bébé Michelle Asaettn et autre».(Pbeti* rTHustraMon Nouvelle"*.) ¦æzMmam PACE 8 L’ILLUSTRATION NOUVELLE.JEUDI, 8 AVRIL 1937 [LES COMPTES PUBLICSI- Voyages de Lanctôt à même les ronds de la police- L’enquête sur les comptes publics s’est ouverte hier.—L’honorabie T.-D.Bouchard, lui-même, sera accusé.—Le chef de l’Opposition veut fui aussi assigner des témoins.QUEBEC, 7.— (D.N.C.).— L’enquête devant le comité des comptes publics sur le tripotage de fonds appartenant à la province, sous l’ancience administration libérale s’est ouverte ce matin en véritable coup de tempête.Tout d’abord, il y eut de vives passes d’armes entre l’hon.M.Maurice Duplessis, premier ministre, et l'hon.T.D.Bouchard, chef de l’Opposition, au sujet des méthodes à suivre dans la poursuite de cette enquête.Les tentatives faites par M.Bouchard en vue d'empêcher la conduite d’une enquête du genre de celle qui a été menée lors de la dernière session de l’Assemblée législative, ont abouti à un échec lorsque le premier ministre a fait savoir au comité que le chef de l'Opposition serait lui-même accusé devant le comité.“Le chef de l’Opposition cherche à tuer le temps, déclara M.Duplessis, alors que M.Bouchard s’évertuait à continuer son discours avant la prise des dépositions, mais je lui ferai savoir qu’il sera lui-même accusé devant le comité et qu’un témoin portera des accusations contre lui." M.Bouchard a dès lors demandé d'assigner devant le comité au nom de l’Opposition, l'hon.Alphonse Raymond, président du Conseil Législatif, et vice-président de la Banque Provinciale du Canada; MM.J.-A.Savoie, vice-président de la Commission des Tramways de Montréal et aviseur du gouvernement à la Commission de Régie des Alcools; Sévère Godin, vice-président de la Montreal Light Heat and Power; L.-A.Richard, sous-ministre et J.-A.-C.Béi'que.A titre de riposte, l’hon.Duplessis a laissé entendre, et ce aux applaudissements des députés ministériels faisant partie du comité, qu'il assignerait de son côté des témoins non moins importants, dont l’hon.sénateur Donat Raymond, “les entrepreneurs et les trusts payés par l’ancien régime".Le secrétaire de la police provinciale, division de Quchec, fut dès lors appelé à témoigner devant le comité.Il déclara que des couvertures en vison et en peau de castor avaient été achetées par des officiers de la police provinciale à même les fonds de la police au bénéfice de Charles Lanctôt, ancien substitut du procureur général, sous l’ancien régime.Il jura de plus que les membres de la famille Lanctôt avaient voyagé à l’aide de billets de chemins de fer achetés à même les fonds de ce corps policier et il n’existait aucun système de comptabilité ou de vérification des comptes.Le témoin laissa entendre que les choses étaient telles parce qu’elles facilitaient ainsi le gaspillage de l'argent, obtenu en faisant signer des reçus en blanc par les policiers.Jo-B.Maurice condamné à subir rexamen volontaire M Frigon est en croisière Le comité commence à siéger à jl heures et demie, soit immédiatement après une swinco du comité de* bills privés.L'hon.Maurice Duplessis prend la parole le premier."Je comprends dit-il.qu'il faut nommer doux sténographes et les asser-menter.Je suggère MM.Casgraln et lloude” Cette formalité remplie, ie premier ministre annonce nu président qu'il a tait assigner, comme témolna pour aujourd'hui, MM.Lucien Frigon, Lucien Boily et M.FNher.On informe le comité que M.Ui-cien Frtgon est parti en croisière aux Antilles et qu’il n; sera pas de retour avant un mois.La nouvelle provoque un rire presque général dans la salle du comité.L'hon.T-D.Bouchard: — On devrait procéder régulièrement; le comité n'a pas encore siégé et l'on a assigné des témoins.Je ferai remarquer an comité qu'ayant été convoqués Irrégulièrement, les témoins, s'ils le veulent.peuvent refuser de témoigner.Mass personnellement, je n’ai pas d'objection à les entendre, dès aujourd'hui."Mais avant d’entendre des témoins.je désire faire certaines remarques.Comme les journaux l'ont annoncé, sons avons enregistré, nous de l'opposition, notre dissidence.hier, sur la motion présentée en Chambre afin d'accorder des pouvoirs dune commission d’en-qnéte A ce comité.Je veux m’ex-p'inter à ce sujet.Remarques hors d’ordre "[.'opinion publique, l'an dernier.s'est émue de la façon dont la présente enquête était faite, cela au point que deux journaux cana-dlous-francnis Indépendants ont auegéré de mettre fin à cette enquête.L'hon.M.Dupleecis — Nous ne •o mm es pas ici pour faire de* discours mais pour procéder A l’enquête, et nous allons procéder.M.Alexandre Taché dit A l'hon.ii.Bouchard qu’il n'est pas dans l'ordre.S'il a des objections A faire qu'il attende pour les justifier.1,'hon.M bouchard — Dans toute enquête les deux parties, par leurs procureurs, ont droit, il me semble, d'exposer tenr opinion."Je suis en faveur de l'enquête et Je veux que l'on procède.SI ie premier ministre veut aiier en Europe.L'hon.M Duplessis: Je l’ai déjA dit et Je le répète, j'ai été élu pour m'occuper des affaires de la province et Je ne les sacrifierai pas pour quelque voyage que re soit.M.Barrette (Terrebonne): Je soulève un point d'ordre.Le chef de i'opposion a peur de l'enquête.M.Alexandre Taché: L'enquête n'est pas -ommencée.Si le chef de l’opposition juge qu'on ne lui rend pas tustice.Il pourra alors protester.Pour rechercher les coupables L'hon.M.Duplersis: On dirait que l’opposition a peur de l'enquête.Je demande que l’on procède.Nous sommes ici pour rechercher les coupables et non pour faire des discours.L'hon.M.Boucha-d: Comme cela je n'ai pas le droit d’indiquer la ligne de conduite que nous entendons suivre devant ce comité.Je réitère que Je n'ai pas d'objection à ce que l'on procède, même si l’enquête est conduite de façon illégale.M.Alexandre Taché revient A la charge et déclare qu'il maintient le point d’ordre soulevé fi i'effet que l’on p.ocêle immédiatement à l'enquête proprement dite.L'hon.M.Bouchard: — I.e président veut-il dire que je n'ai pas !e droit de parier?Je tiens A dire qu'on a couvert' ce comité en commission d'enquête.Or, la LAche du comité des comptes publics se limite à étudier quel fut l'emploi drs octrois votés par le gouvernement Nous nous opposons A ce que l’on ne se conforme point aux règlements.Témoins que M.Bouchard réclame "Je tlgns aussi à demander su comité d'assigner MM.J.-A.-C.Bél- M.ALPHONSE LAFKKKIKRK, l'un drs organisateurs du premier liai annuel de la légion Canadienne, section Mont-Royal, qui aura lieu samedi prochain, le 10 avril, it l’oecjusion du 20ème anniversaire de Viinv, i\ l'Arsenal des Fusilllcrs Mont-Royal.Prévenu qui avoue des “ sentences inutiles ” Devant le juge Amédéc Monet, comparaissait, hier matin, un nommé André Roussy, accusé d’avoir volé trois «•ouvertures ehe/.un logeur, John Wong, où il avait couché.la* concierge et une employée l'accusent en disant qu’ils se sont ajH*r«;us de la «lisparition des couvertures après son départ.L'accusé «pii a un bras en écharpe prétend quo le concierge après l’avoir itci'usé le- frappa et le bl«**sa assez gravement au bras.Il proteste d»?son innocence.Comme l’avocat «le la poursuite lui demande s’il n'a pas «léjA eu «les condamnations, il répond avec désinvolture et conviction: "Oh! Iles sentences lnutil«»s!" Et il explique cette conception toute particulière en disant que ce sont des «*on-damnations pour mendicité.Or, étant sans travail, il lui semble Inévitable «le devoir recourir ü la charité publique.Jugement vendredi prochain.que, L.-A.Richard.sous-ministre; Sévère (iodin, vice-président de la "Montreal Light Heat and Power" et secrétaire privé de sir Herbert Holt; le notaire J.-A.Savoie, membre de la Commission «les tramways de Montréal et aviseur du gouvernement À la Commission «les liqueurs."Je demande aussi que le comité adopte une résolution pour assigner l'hon.Alphonse Raymond, vl-ec-président de la Banque Provinciale.L’hon.M.Duplessis: — Le chef de l’opposi'îon veut faire des diversions pour retarder l’enquête dont 11 a peur.Nous avons assigné des témoins et nous allons les entendre.Je n’ai pas d’objection à ce que l'opposition assigne de* témoins.Mais le devoir nous incombe de dirlgtr cette enquête et nous allons la diriger comme nous l'entendons et selon nos responsabilités.Fonds électoraux “S! l'opposition veut un autre comité d'enqnfte, nous allons en former un.Nous allons assigner, nous aussi, d'imporiants témoins dont Ihon.sénateur Donut Raymond, tous les entrepreneurs et les trnsts qui ont été gavés par l'ancien régime.Mais en attendant, nous allons continuer la présente enquête.SI l'on veut parler des fonds électoraux nous n'avons pas d’objection à ce qu’on soulève cette question.“L'opposition a peur.Je le répète, de la présente enquête, mais elle va i’aTOlT quand même!” (/Suite d la paye 17;.1.'enquête préliminaire de J.-3 Maurice, ius.iii.tant i :it.re-maitre du service de canalisation de la vüio de Montréal, a eu lieu hier après-midi, devant le juge Maurice Tétrcau.Mo Ivan Sabourin agissait comme avocat do la Couronne et était assisté par Me Lucien Bourbonnais qui représentait les intérêts de la poursuite.Me L.C.Meunier était au banc do la défense.Tout d'abord en entendit divers témoins qui vinrent établir quelles fonctions furent remplies par l'accusé et le temps pendant loque! il exerça ces fonctions.C'est ainsi que M.Lamarche, ingénieur A la Commision des Egoùts de la Ville dr Montréal, vint exposer que Maurice travailla comme inspec-j tour, dsns son service du mois de mai 19.11 A janvier 1936.Son salaire était de $6.SO par jour mais ses fonctions ne l'obligeaient pas A travailler tous les jours.Il ne rentrait pas dans ses attributions d'embaucher ou renvoyer des ou-vi tors Le témoin précise que Maurice fut affecté plus particulièrement comme assistant contre-maître aux travaux de canalisation effectués par la ville aux frais de la province comme travaux de chômage.sur la rue Sherbrooke pen-d3nt l'automne 1836 et sur le boulevard Persiiiier en janvier 1937.L ùencore 11 n'avait pas a embaucher d'ouvriers.M.J.-B.ferancoeur, chef du service du Bureau de Placement Pro-vuicial, dont le but était de donner du traviul aux chômeurs, confirme les déclarations du témoin précédent quant aux attributions de l'accusé.Il ajoute toutefois que tandis qu'il s'occupait de travaux au boulevard Persiiiier et qui étaient effectués dans des quartiers très éloignés, des lettres destinées A donner de l'emploi A des chômeurs lui furent confiées.Il devait les retourner au bureau une fois utilisées.La majorité des lettres confiées A l'accusé firent re-tcur au bureau.Avec M.Lucien Comtois, on entame 1e défilé dos victimes.Il fut embauché pour ies travaux du boulevard PersUliers.Maurice lui dit qu'il fallait payer S1.S0 par semaine, |>our obtenir du travail.Le témoin paya avant de prendre son emploi la première semaine, afin d'avoir la lettre d'emploi.11 travaillait avant ça au boulevard de l’Aquedue.Avec Joseph-Alexandre Lachance, on trouve en même temps qu'une victime, un agent apparemment involontaire de l'accusé.Il travailla au Boulevard Persilliers.Son salaire était de SU.à $12.par semaine.I' paya $5.ou $6.à Maurice à raison de $1.80 par semaine.Il lui remettait cet argent sous enveloppe.Mais le témoin trouva quatre clients à son protecteur et il percevait la redevance de scs clients et la remettait chaque semaine à Maurice.L'accusé comprenait qu'il y avait un "racket” et qu'il fallait bien en passer par là.Léopold Fran coeur confirme cette déclaration.Il ajoute que Maurice lui réclama plusieurs fois }* paiement de $1.80, ajoutant : ®j( non, tu n’as qu'A rester chez-oi”.Ringuette, corrobora la déclaration de Lachance.Il paya trois fcls.Ronald Rondeau et son père Alphonse Rondeau, de Joliette.furent parmi les mieux traités.Alphonse RcnJeau _ prêta à son beau-frère Asselin $75.sur la promesse de Maurice, qui se disait ingénieur en chef de la Cité de Montréal, de don- I ner du travail A Asselin.Maurice tit fort do faire rembourse: p,r retenues sur les salaires iTAs-iselin.Asselin n'eut jamais de tra-j vai! et Rondeau n'eut Jamais son I aigent.Tnéo.Bibeau versa A Maurice S-;50 er.6 chèques pour avoir une f< urniture de sable et des contrats de la ville.Maurice lui fit visiter une sablière; il se dit ami intime île M.Elie Blanchard et conduisit mémo Bibeau au bureau de M.Blanchard, mais il faut dire que .« jc.ur-lA ce dernier n’y était pas.I.e témoin se fit faire un billet par Maurice sous prétexte d'obtenir une I avance de la banque.Celle-ci : i- I sa d’escompter le billet.I Henr‘ Thibault avança $35 à Mau« [rite qui se disait le bras droit de M.Blanchard, dans l’espoir il’avo/r une place.Il explique que cela ne ! lut parut pas invraisemblable.M | rice devait donner de l’argent A s , chefs pour les fêter.“Ces gt-ir :t, | disait-U, ont l’habitude de boin e fumer, de s’amuser." Le juge retient le faux prétexte et le vol contre l’accusé et fixe ma examen volontaire au 14 avril courant.C'est l'investigateur spécial attaché au Bureau du Procureur central Far.ah Lajoie qui avait pré; ré l'enquête dans cette affaire NOMINATION D’UN NOUVEL INTERPRETE EN COUR DE POLICE -L «K1- • M.GENNAKO N A SS A M.Gennaro Nassa.qui fut pendant 22 ans au service de la police de la Cité de Montréal, où 1) exerçait les fonctions de sergent détective, ayant pris sa retraite, Tient d’être nommé comme interprète italien près des Cours criminelles, M.Nassa avait eu, dans la police une carrière brillante.Il réussit de nombreuses enquêtes difficile», notamment dans une affaire de "hold-up" de banque et dans les opérations qu’il conduisit avec le Capitaine MacDonald et qui atiou-tirent à la disparition de la Main Noire à Montréal.Il est actuellement président •!« la Loge de Giovanni Caboto.'''Illustration Nouvelle” adresse ses félicitations et ses voeux au nouveau titulaire.UN AVIS AUX VIEILLARDS QUEBEC, 7.— (D.N.C.) — La direction de la Commission des i ensions de Vieillesse demande aux vieillards qui reçoivent des allocations du gouvernement et qui ont l’intention de déménager cette année, de bien vouloir en informer le secrétaire de la Commission, » Québec, en lui donnant leur adresse actuelle et la nouvelle adresse oà ils doivent aller domicilier, el cela dans le pins bref délai possible pour qu il n y ait pat d’erreur dan* rémission des chèques de pension à Tenir. L’ILLUSTRATION NOUVELLE.JEUDI.8 AVRIL 1937 PAGE 9 BRICK BRADFORD - — Perdu dans un atonie! .Allez.Sortez immédiatement, les 4?écomif leurs ne sont pas tolérés Ici.Ecomifleur ! Ecornt-, fleur! Je vous biise ma I Donnez-moi canne sur la figure, j Ce bâton.Si vous n'étiez nas si chétif.j» vous briserais en iléus comme ça.Je n'al pas voulu , Cela m’importe peu.vous offenser.! Je voies conduis au monsieur.| Dr.Kojwik j » r lav e de Georgette FEUILLETON DE “L'ILLUSTRATION NOUVELLE’ Psi Arthur DOURLIAC Publication autorisée par la Société de» Gen» de Lettre* .N«» 4îi (Suite) Naturellement et je dûL» accepter une bru comme celle-là «un» dire: Ouf! Ci ni ©«t-el!© donc?lui petite fille du vieil Hand- X ill Mademoiselle «le Sambly?Pa r-fal-te-ment! Madame d’Harnetal évoquait la Miavt« et mélancolique figure de l amie de aa fille, le b*n sourire tendre Me son filleul .La Providence avait bien fait de les rapprocher.C’est une créature exquise.Maroel sera heureux avec elle.- Et sa famille?• EU bien quoi?*a famille?\ uns l’homme sans préjugé, allez vous la rendre responsable des fau-tps de sfw parents?— Ce ne sont pas ae* parents qui me gênent; c’e»t son onci©.Iat baron?U nie portait hur le* u^rfs ce bonhomme-là, av*v *©» Idées de l'autre monde.- Puisqu'il y est retourné - C'est égal, mon flic épouser une demoiRclle à particule.~ Et Georgette?- Son père l'avait effacé*, tandis que ce vieux fossile! Entr© nous, vous ma le rappelé! uu peu.mon bou Nauteüll.Mol! Dame! votre iutrausigeauce *»st-elle moins ridicule?Croyez-înol.taut vaut l'homme ou la femme, tant vaut le nom! — Je vous asaure Que ça nu* se rait très désagréable Pas tant qn à lui! Tiens, au fait! Bile sourit, amusée — Ailone, consentez .pour lui faire pièce T — Voua eu seriez contente?Knchantée.I! caressait sa barbe roui-se.— Alum.Je n© dis pas non .ça dépend de vous.Dans sa lettre, Marcel réclame mon consentement, ma présence et la vôtre.Si vous dites: “Oui”, J© dira! "Oui” aussi.— Y pensez-vous?— Vous vous portez garaut chant autant qu’un© sympathie commune.si c© n’est une common© antipathie.D'ailleurs, certains défauts fronçais sont qualités américaine© et.avec «on mépris des préjugés, la rudesse de ses manière.sincérité pre*qu© brutale de son langage.Nanteull eut été un digne neveu d° l'Ot cl© Sam! Tout c© petit groupe, assez disparate.cependant, vivait dan© une paix profonde et une harmonie parfait a Ija pensée d© la séparation en était !© seul point noir et chacun s'efforçait de l'écarter avec une diplomatie plus ou moins déguisée.— N© me» parlez pas de votre vieil!© Europe.avec ses laboratoires mesquins, set» bibliothèques étriqué*»;», s©« formalité», ses contraintes.sea réglements ridicules qui paralysent l’essor du génie, étouffent I©> plus belles Inventions quand 11* n'étranglent pas les lu venteurs.Chez vous, Edison n'aurait pu tenter la moitié d© se« expérience*»! On l'aurait mt* au pilori ou an eahanon’ — Vous exagérez! Voyez Pasteur! — Peun’ Pour uue misérable dota! ion.un© ou deux statues en bronze, vous voua croyez quitte ! S’il avait été citoyen américain, c’est à la Maison Planche qu'on l’aurait logé de son vivant et c'est en or qu'l! *e dresserait sur nos places publiques.— Pourquoi retourner en Fran i*e, voyous, père, insistait Marcel, toutes tes affections ne ©ont-elles pas ici?— Et mon cours?— Ton cours! ton court*! tu peux bien l’abandonner tout à fa!t; ce serait charité pour ces pauvre* I agrégés qui *e morfondent à atten-| dre un© place disponible! Allons dis oui.une bonne fols, ça nous ferait tant d© plaisir?.Pourquoi les quitter, eux si contents d'avoir un© mèr© dont Us avalent été *1 longtemps privés.Insinuait d© ©on côté Hermine à la chère marraine; sa présence était uue bénédiction pour leur foyer, une leçon, un exemple.Une nouvelle mariée a fant à apprendre! elle ignore tout J© la vie conju-I gale, ce qu’il faut dire, ce qu'il : faut faire pour rendre ©on lnté-rieur agréable, ©on mari heureux.C'est charité d© la conseil 1er, Ja J (X 4Ulvv*i ' ' NOS DESSINS A RECONSTITUER 1__IK Voici un autre problem* de moti-croisci.L» solution paraître dan» notre édition de demain matin./ l 3 U fffttt.j.fJo 73 Un conseil par jour I.ES FOURRURES: L'entretien des fourrure* est *1 inijtortant que nom croyons devoir fournir le» renseignements additionnel© qui suivent: Fourrure» défraîchie»: Humectez légèrement la fourrure avec uu chiffon et refMUMèz le |»oi| avec un fer chaud.Redonner du brillant: Frottez dans le ©en» du [toil, avec un chiffon imbibé d*e©»ence de térében-tlne.Fourrure» mouillés*»: Secouez fortement le» fourrure» mouillée» par la pluie, veillez à ce que aucun poil ne reste couché et laissez sécher tranquillement loin du feu.Ne jamais ü*.*»cr avec la main le» fourrure»; cette habitude leur fait perdre leur lustre.HOU IZ ON'T A LUM EN T •Ensemble d*»» couche» de la parti© Inférieur© du terrain Jurassique.Instrument qui sert A attaquer ou à défendre.2— Embarras, ennui I>u verb© aa-volr.3— Venu© au monde Tamis de crin, d© ©oie.et»;.4— TrauqnLle.calme, paiaib!*» 5— Genre d© sallcin^e*-.compivuatit des arbres très répandus au bord d»*s eaux de» région» tempérées.C—Petit carré.7 —L© cinquième mol» de l’année.San» ornements.¦S—Tirer un© chose d© la p'.ace on ©U© ©st.Expatriation volontaire ou forcé©.P-—Conjonction qui exprime la négative.Mystérieux aventurier français, né à Tonnerre.R-S.VERTICALEMENT 1 -Grand© étendu© d© terr© où il© croissent quo defc plantes sauvage Adjectif posaeself 2—Colère.Apprêt gommé, qui rend l©s étoffe plu» fermes et plus lustré©».3—Interjection.Petit© brosse ©n sole de porc.I Adjectif possessif Conjonction.Note d© la gamme r.—Homme qui fuit la société.6— Carte à jouer.Terr© entouré© d'eau.Préposition 7— Coupé Jusqu’à la peau Liquides transparent», insipid.»», ut-odores.S—Nom «le» temple» japouai*.Cou-9 fondr© eu un.S»—Croch©la «1© fer en forme d'S.Pronom personnel.Demande du Dr Pouliof QCEJIhV, 7.— (D.N.C.) — A I» «ni!© d’un© motion préeeutê»* par i« Dr C Poullot, député r€f ctCeACff&frS = NOS ENTREVIES -|ll! Jean Sablon Jean Sablon.le sympathique rJiunsonnier fiançais -lont les créations font sensation, ici.depuis )ués de deux ans, et aux Etats-Unis.depuis tout récemment, est »i rivé il Montréal hier matin.Il lestera parmi nous jusqu'à vendredi tie la semaine proe.nine après r.voir rempli un engagement d'une st maine sur la scène du théâtre Itocw's où toutes ses admiratrices e* propceient bien d'aller l'entendre et le voir.Parisien avant tout, charmant, gland, jeune, statuie athlétique.\odà.en quelques qualificatifs.Jeun Subion.III piopres disques, et c'est un vérita- ; ble régal pour nous que d'entendre Jean Sablon.alors que nous l'avons sous les yeux.Nous enten- ; doits "Un petit poisson dans l'eau" (chante par Jean Sablon bien entendu).puis “Where Are You", chanté par Connie Bustvell.—"J'adore Connie Boswell', nous déclare Sablon."Quelles sont vos chansons favorites ?' — "J'aime bien “Puisque vous partez en voyage" et “Le Petit Chemin".— "Avez-vous tourné plusieurs j films?" JK\N SABLON à droite causant avec noire représentant.(Photo f 'Illustration Nouvelle”.) .•* •».Bien entendu.l'entrevue qu'il | nous a accordée hier, fut entière- ' ment en fiançais, sauf peut-être par-ci par-là.une série tie "Yes, i yes, yes'*, ou de "No.no.no”.Sou-, riant, gai.plein de vie, Sablon ré-1 pond à toutes nos questions avec ! une verve cl un entrain qui sont ! 1 en parisiens.Pourquoi ?Paace qu'il fu' tout simplement enchanté le la façon dont on l'a accueilli ]< i, c'est-à-dire en français! ' Oui pour mol vous savez, votre ville me semble le paradis après, peut-être pas l'enfer, mais au moins le purgatoire”, nous explique Sablon Oui.depuis un mois, aux Etats-Unis, je ne suis pas compris.\ eus devinez donc la joie et le plaisir que j’ai d'avoir été reçu ici.à la ftançatse.Franchement, depuis le* quelques heures que je suis parmi vous, j'ai l'impression d'être entouré de Parisiens, à Paris' ."C'est la première fois que voua venez à Montréal?" "Oui.Je suis déjà ver t en Amérique, toutefois, il y a quatre *rs.& New-York, en compnç.-.e de Mireille Nous étions en vacances"."Vous avez une assez imposante carrière à la radio en Europe, n'est-ce pas?" "Imposante.je ne sais pas Je fats de la radio depuis 5 ans.J'ai chamé à plusieurs programmes radiophoniques de Paris et Lon-die*.tout particulièrement.J'ai eu.pindant plusieurs mois, un programme régulier à Londres, dans le genre de celui de Rudy Vallée.J avais une demi-hture, au cours de laquelle je chantais deux chansonnettes accompagné d’un orchestre de 23 ou 24 musiciens.Au cours de l'émission, je présentais des artistes invités.Parmi ceux que J'ar eu le plaisir de présenter à la rauio, Je peux mentionner Cheva-ler.Pré jean, Carat.Novarro.Da-nna.Yvette Guilbert.J'ai aussi chanté pour le Canada, Il y a un an et demi, de Londrea”.SON PHONO Depuia le début de l'entrevue.Sa-kion fait jouer, sur son phono-radio portatif, une série de disques a-niérlcains.A la demande générale.U fait tourner quelquea-un* de ses —"Seulement un.un court métrage avec Mireille sur la chanson "Le Petit Chemin".Je me rends à Hollywood en octobre toutefois, où je retrouverai mon copain Fernand Gtavey avec qui j'ai joué a l'opérette'.PILLS ET T A BUT — "Vous connaissez très bien PUls et Tabct.n'est-ce pas?" —“Ah oui.ce sont de vieux camarades.Nous avons débuté ensem-I blc".Nous demandons ensuite à Sablon s'il nitmlt b» gentillesse d'ac-copier d'écrire une série d'articles, durant son séjour au Iarew's, exeln-slvemenl pour ('"Illustration Nouvelle".Il accepte avee plaisir."pour Ira pottles eanadlennes-fnin-cuises".CELIBATAIRE Sablon.chères lectrices, est célibataire.I! est âgé de 30 ans.I! a joué au music-hall et à l'opérette avec les plus grandes vedettes d'Europe, dont Mistinguett, Lucienne Boyer.Beatrice Lillie.Charles Boyer là ses débuts), et Gravev.Il ne voit pas pourquoi, bien qu'il n'en soit pas insulté, on le surnomme "le Bing Crosby français".D n'aime pas aller au lit, mais une fois couché, n'aime pas se lever I! ai-| me les oeillets blancs.La première voix féminine qu'il a entendue à j Montréal, a été celle d'une demoiselle Yolande Laferrière, qui a été sa première admiratrice à lui téléphoner hier matin, à sa chambre au Mont-Royal, quelques instants après son arrivée.Nous quittons enfin Sablon.un charmant jeune homme qui possède bien toute la gaieté et la verve typiques du Parisien.Marc THIBEAULT CONFERENCE-RECITAL lit première d’une série de trois J conférences-récitals par Mlle Boulanger.organiste française, sera entendue Jeudi.8 avril de 4 h.à 4 h.3d p.m.au poste CFCF et sur le réseau Bleu NBC.Mlle Boulanger sera accompagnée par de la musique de chambre et de* choeurs.Des danses hawaïennes dans “ Waikiki Wedding ” Savez-vous danser le “uilluiHl ou le "llltl!", le '"pulU", le "ku'i.le "kala it" ou le "opala”?(V sont des datii-es originaires de* lies lia- ( «ai de même nature que les hulas i que 'eux cents danseuses d'Holiy- j wood ont dû apprendre depuis deux j mois en v e de la réalisation du -film “Waikiki Wedding", comédie | musicale qui doit parai*re vendre- : ' à l'écran du Capitol.Ce film réunit Bing Crosby, Bob Burns.Martha Haye et Shirley Iloss.Crobÿ qui s pris l'habitude de.changer à chaque film le cadre de sre comédies a choisi ictte fois les 1 es llaval pour servir de décor h sa f ntaisîe.Comme il *-xi-geai! que l’authenir itê des danses f: rope*'* il fa 1 !nt faire v»n;r exprès
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