L'illustration nouvelle, 19 mai 1939, vendredi 19 mai 1939
NUAGEUX ET PLUS FROID: AVERSES V MLLUSTRATION NOUVELLE r S: 3^ MONTREAL.VENDREDI, 19 MA! 1939 VOL.IX — No 297 — 24 PAGES Téléphone: FAIkirk 1171* JOURNEE HISTORIQUE ET INOUBLIABLE Ovations délirantes à nos souverains ; T- s ¦ ' wmm?.mm '¦je-.***' /***•» mmiilitMlttiT m 1 v;-: A, • - J- ¦¦ ¦ mjm T life •! mgm mM ««M •’rv-'Ÿ-l K i>-, : ¦: v Tr- mm* ran sitefj •V > ÉÉÉ1ËÉ ¦«.3’,'- ¦î> .' » iK ¦-.KiSâiîi.v ¦ iæaæsa >.-r •';>$$.• Œ : ' P>jg • , i» - êâsÿk >L.t tj &B8?.-" rm-M: :4^x’ï .- ¦ mm ÆfMt, ï:< Üâl4 mm mm Cette scène impressionnante s’est déroulée hier après midi à l’hôte! de ville alors que Sa Majesté George V! roi du Canada, apposait sa signature sur le livre d'or de U métropole A sa gauche se tient Sa Majesté la reine Elizabeth, souriante et resplendissante de beauté.A la droite du souverain.Son Honneur le maire de Montréal, M.Camillien Houde. PACE 2 L’ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI, 19 MAI 1939 Découverte de microbes extra-terrestres à l'intérieur d’un météore en Californie NEW YORK.1*.part ) — Kur la magnifique autostrada qui relie Sun Francisco à.lx>» Angeles, une limousine file & grand vitesse.Voici le* cheminées du faubourg de Lis Angeles dont les silhouettes »e détachent par ce beau matin en-soleil lé sur un ciel souriant et sans nuage.Soudain, un jet de flamme» pa ralt bondir jusqu'au firmament, suivi d'un coup de tonnerre, comme si la foudre venait de tomber sur la voiture.Affolé du fracas Infernal, le conducteur, un marchand devin, stoppe sa limousine, descend.A une centaine de pas, une masse ardente, tel un obus lancé par un canon Invisible, venait de s'abattre sur lautostrade ; ayant percé le béton, elle y avait creusé tout ntt entière.Epouvanté, l'honorable marchand tie vin s’en fut, e' arrivé h î.oa Angeles 11 s empressa d'alerter la police Une enquête ne tarda pas a éclaircir l'énigme.Oui, < n effet, c'était un obus, mais pas de provenance terrestre.Sans doute plus de cent millions de météores tombent chaque Jour de l'espace sur notre globe.Ce ne sont cependant que des grains de poussières de l'univers.Saisis par bs tentacules invisibles de la gravitation terrestre, ils se précipitent dans l’atmosphère, s'enflamment et se dissolvent dans l’air Mais les météores plus volumineux sont bien pins rares.Sans se consumer dnns le feu céleste, ceux-ci parviennent dans leur chute jusqu'il la surface de la terre.SI ce ne sont les vagues de l’océan ou les sables d'un désert qui les ensevelissent.de tels météores, pareils A celui de I»s Angeles, sont toujours de précieuses trouvailles.Hlen avisée, la police de I-o» An gelca remit son météore au direc- teur de ce fameux observatoire du Mount Wilson, Cet observatoire, le mieux doté de l'Amérique, est fier d'abriter sous sa coupole, le plus puissant météore du monde.Ce que le plus puissant de tous les télescopes, le fameux miroir du Mouut Wilson n'a jamais pu déceler, le professeur le vit dans son laboratoire, sous les lentilles de son microscope.Un miracle, dont aucun oeil umain n'a pu contempler jusqu'à nos jours l“s mystères.11 vit îles élres extra-terrestres, la preuve authentique et Irréfutable de l'existence de la vie au delà de la sphère de notre planète.C'étaient des microbes d'un aspect extérieur pareil à certaines espèces de bactéries terrestres.Mais ces passager» d'un bolide célestes nous parvenaient des profondeurs de l'univers.Ils ont fait le trajet de milliards et de milliards île milles et les voici vivants sous les lentilles du microscope, en témoins visibles de l'omnipotence de la vie de l'univers.Cette découverte du professeur I.ipptnan, une des plus belles des dernières déi mies, réhabilite les rêveurs et les savants français dont la croyance à la pluralité des mondes vient de cesser d'être une hypothèse.D'un sflr instinct, i's ont deviné la vérité.L'existence des êtres vivants au d*'-là d* notre orbe une fols démontrée rien n'empêche de supposer qu'il y a quelque part dans les profondeurs de l'espace, un astre habité par des êtres dont lintelli-gciiee est égale ou supérieure à la nfltre.Peut-être nous observent-ils.grâce à leurs moyens techniques avancés.Quelle conception peuvent-ils *e faire de l'humanité confuse de nos jours, de la macabre folle de l’époque où nous vivons ?Une centaine de juifs blessés au cours d’une émeute JERUSALEM, 18.— Une bagarre d'une durée de trois heures s'est déroulée aujourd’hui sur le chemin de Jaffa entre la police anglaise et les juifs.Les policiers réussirent A mettre fin A la résistance tins rebelles mats pan avant que plusieurs d'entre eux ne furent blessés.Une centaine de Jeunes juifs furent blessés.Ces derniers non seulement lancèrent des pierres aux policiers mais tirèrent aussi des coups de feu.Au cours îles émeutes survenues hier soir A Tel Abiv plus de 25 juifs furent blessés lorsqu'ils tentèrent d'envahir les bureaux du gouvernement.Plus de 40,000 juifs participèrent A différentes manifestations.A Jérusalem, le chef rabbin était en tête des émeutiers.Une grève Juive de 24 heures est en voie d'exécution.Les Arabes furent calmes malgré des provocations.Autres économies en Allemagne VIENNE.18.< A.C.) — JUSQU A présent, pour suffire à la consommation allemande en carburant, le gouvernement avait ordonné une addition assez Importance d'alcool au bonxol employé.L'alcool commençant A faire défaut.on mélangera à l'avenir une certaine quantité de tétraéthyle de plomb au benzol employé.Un autre mélange comportera de la gazoline.du benzol et du tétréathyle de plomb.Il est désormais Interdit aux chauffeurs et aux mécaniciens, par mesure d'économie, de laver leurs mains enduites d'huile avec du carburant.3439, St-Denis — BElair 1809 Dr Jérôme Fournelle Maladies de la peau, du sang, volts urinaires vénériennes ELECTRICITE MEDICALE RAY0NS-X Ce que sera la journée de la St-jean-Bapfiste Une fols par année, la Société de Saint-Jean-Baptistc organise une quête publique au profit de se.x oeuvres.Tous ceux qui donnent aux dames et aux demoiselles dévouées qui sollicitent en son nom.reçoivent en retour une- feuille d'érable.Cette année, cette collecte nationale aura lieu le samedi, 17 juin.Tous les citoyens de Montréal tiendtont, en cette Journée de la Saint-Jean, à porter fièrement la feuille d'érable pour affirmer leur nationalité, sans doute, mais aussi pour contribuer au maintien et A l'expansion des oeuvres de la Société nationale des Canadiens français.Le 24 juin, tous les ans, la Société Saint-Jean-B&ptlste de Montréal organise un grand cortège historique qui est.au témoignage même des Américains de langue anglaise.et entre beaucoup d'autres, du Gouverneur Leche rie la Louisiane, un défilé, supérieur en tous point».A ceux des autres pays, car les animateurs de ce cortège ne se contentent pas de faire beau et grand, mai» ils en profitent pour donner au peuple une vivante leçon d’histoire.Il ne faut pas croire, cependant, que le reste de l'année, la Société Saint-Jean-BaptLste de Montréal soit Inactive.Bien au contraire, la célébration de la fête nationale, avec le feu de la Saint-Jean, la messe solennelle, le cortège historique et le ralliement patriotique du 24 Juin au soir, n'est qu'une des oeuvres nombreuses de la Société.Tout le reste de l’été, en effet, la Société organise les concerta populaires du parc Lafontaine, afin de répandre, chez nos gens, le goût de la bonne musique et surtout de la chanson canadienne et française.Pour arriver à cette fin, la Société a fait distribuer de nombreux chansonniers.Ce ne sont là que deux des oeuvres de la Société de Saint-Jean-Baptistc.Les autres seront expliquées brièvement dan» de prochains communiqués.—Les rraiwuib, les grenouilles *t 1rs ré-ptll*»» ont un corur A tlmx orrilUiu*.niu b à un »tui veutn* cul*.’w .•Mile Patricia Chase a fait du piquetage ces jour» dernier» devant i l’hétel de ville de San Francisco.Elle proteste parce que le» femmes célibataires sans travail ne reçoivent pas suffisamment d'allocations tandis que c’est le contraire pour les femmes mariées.DES REFUGIES CHINOIS DANS UN SEMINAIRE __ KAIFENG, 18.‘AO — Quelque : temps avant l'entrée des troupes japonaises dans la ville, l'aile du séminaire régional qui avait servi d'hôpital temporaire fut aménagée pour recevoir les réfugiés et dans ! un grand terrain voisin, clôturé en hâte, 180 abris furent construits pour accueillir tous ceux qui chercheraient protection A l'ombre de la mission.Pendant plusieurs mots, 5,000 habitants des villages des alentours demeurèrent à la mission: tous ces malheureux maintenant que l'ordre est plus ou moins rétabli, ont regagné leurs foyers mats Rvant de partir, ils érigèrent une plaque commémorative dans la cour du séminaire et plus de 3,000 reçurent le baptême.Un nettoyage complet au journal “Moscow News” _______ j GENEVE, 18.— 1 A.C.) — Di j source généralement bien Infor-I mée, nous apprenons qu'un nettoyage complet a été effectué par la GPU dans la rédaction du journal "The Moscow News ".Tous les collaborateurs de nationalité anglaise ou américaine ont été arrêtés et traduits par devant le tribunal, sous l’Rccusation d’espionnage.De nombreux Russes, qui faisaient partie de la rédaction du journal anglais de Moscou, ont également été arrêtés.En conséquence, étant donné | l'absence ahsolue de personnel de I confiance de la GPU connaissant ! parfaitement la langue anglaise, I ledit journal de quotidien qu'il ! était est devenu hebdomadaire.Dans les milieux journalistiques de Moscou, à la suite de ce nettoyage, on constate la disparition d'un rédacteur du journal, Henry Jaffy qui, l’année dernière, avait renoncé A la nationalité américaine et opté pour les Soviets.A Moscou, Jaffy était connu comme un fervent partisan du régime Le roi et la reine ont fait une brève apparition sur le balcon du Windsor Leur* Majesté» furent frénétiquement ovationnée», hier »oir, lorsqu'elle» apparurent sur le balcor» de l’hÔtet Windsor, afin de saluer une foule dense assemblée au carré Dominion quelques minutes avant de se rendre dans la salle du banquet de l'hôtel qui, incidemment, porte le nom de leur dynastie.Les acclamations fusèrent tout le temps que les visiteur» royaux se tinrent sur le balcon.D’après les officiers de police, la fouel réunie au carré se chiffrait à environ 100,000 personnes.DES EXPERIENCES SUR LES CHAUSSURES WASHINGTON.18.(AC.) — Le National Bureau of Standards ayant à donner son avis sur les types de chaussures qui pourraient être adoptés par l'armée américaine, les ingénieurs chargés de cette enquête ont Imaginé et construit une machine sur laquelle on place les souliers A essayer et qui leur fait faire, sur un ruban mobile dont la surface présente les mêmes rugosités que l'asphalte des trottoirs, autant de pas qu'il faut pour amener les premiers signes d'usure.Certaines chaussures ont fait jusqu'à un million de pas sans défaillance.Des chaussures soigneusement faites mats (ion: la matière première n'avait pas été rigoureusement sélectionnée ont accompli moins de pas que des chaussures fabriquées en série avec un excellent cuir.La navigation moderne sur le fleuve St-Laurent OTTAWA.— L'ouverture récente de la navigation sur le St-Lau-ren marque le commencement d'une Rutre saison de transport sur l’une des voie» fluviales intérieures le» plus importantes de l'univers.Ia>s travaux que le Service hydrographique du Canada, du Ministère fédéral des Mines et de» Ressources, vient de terminer faciliteront pour une bonne part le transport par océaniques sur cette importante route, du détroit de Belle-Isle A la ville de Québec, soit une distance de 878 milles, et en font Tune des artères de navigation les mieux protégées qui soient au monde.Une série de trente-quatre cartes couvrant les côtes et les ports indique le passage le plus sûr, et colà sans compter les multiples autres aides à la navigation: phares sur tour et phares flottants, bouées et signaux, postes de signaux de brume et de tempête, enfin comme plus récentes acquisitions, aver-tLsseurs radio-automatiques et équipement de sans-fil pour aider aux navigateurs A repérer leur direction.1.03 océaniques géants d'un tonnage de 42.000 tonnes et de trente-trois pieds de timnt peuvent maintenant sillonner le St-Laurent à une vitesse inimaginée dans le passé.Le relevé de la route du St-Laurent reste Tune des Importantes réalisations de la science hydrographique.C’est l'histoire de plusieurs hommes et vaisseaux.Dès l'époque des premiers explorateurs français, à partir de 1678, on fit irrégulièrement des tentatives de sondage du St-Laurent.Ce n'est toutefois qu'en 1827, alors que l’Amirauté britannique envoya le capitaine Bayfield faire le relevé du fleuve et du golfe, qu'on fit de réels progrès dans cette considérable tâche.La première goélette de Bayfield, la petite ’’Gulnare''.avait été construite spécialement pour lui dans une cale-sèche de Québec.Il passa vingt-neuf ans de sa vie à faire la navette dans le golfe et le fleuve, et ses bateaux, son travail et sa remarquable personnalité sont encore le sujet des récits des marins et navigateurs du Bas-Canada.communiste: oartant sa disparition soulève ’.'étonnement général.On pense toutefois qu'il ait été "liquidé” sous l'accusation de rapports avec des étrangers, étant donné que non seuVnent 1! était rédacteur du journal susmentionné, mais encore, qu’il enseignait les langues étrangères.Les robes à musique ! paris, 18.‘Dép.part.) — une couturière réputée vient, d'imaginer des sne.s en forme d'accordéons ou de pianos, et qui égrènent des airs A a mode.Mieux encore, du buste souple de ses mannequins s'échappent quelques notes frêles, comme si leur pensée s’exalalt dans r*» airs menus et nostalgiques.Ou se tiennent donc ces invisible* boites à musique?D'où vient cette mélodie?De la ceinture?Et cette cantilène?De la poitrine?Toutes ces belles filles se taisent Et pourtant elles chantent! Lorsque le fLmcé penchera désormais son oreille attentive sur > coeur de celle qu'il aime, tl ne sentira plus ses pulsations, mais, sur un rythme de valse, 11 l'entendra chanter: "Viens tout près de mol.' Boum! (piand mon coeur fRii boum!” a moins qu'il ne lui fredonne: "Je t'aimerai toujours, toujours”.Surtout soyez fidèle, car ce même coeur soupirerait: "Plaisirs d'amour ne durent qu'un moment, chagrins d'amour durent toute la vie .• ou.dans un élan de tristesse Inlin e, 11 murmurerait: "Pars, sans te retourner”.Et si quelque Jour la lassitude s’installait au foyer, et que voua entendiez émaner de votre femme ces mots si douloureux: "Il faut nous séparer” il lui serait toujours facile, troublée par votre émoi, de vous rassurer en s’exclaffant: “Ma* tu sais bien mon chéri que c'est ma ceinture, ou mon sac A musique ON TIRE DES COUPS DE FEU SUR DES MINEURS A HARLAN, KENTUCKY HARLAN, Kentucky, 18.— Une dizaine de coups de feu ont été tirés aujourd'hui dans la direction de mineurs (pii retournaient à leur travail à la mine de Totz.Les troupiers d'état qui le» protégeaient firent feu A leur tour mais 11 appert que d'un côté et de l'autre 11 n'y a ni mort, ni blessé.Les assaillants étalent dissimulés dans d*s montagnes environnantes et lorsque les policiers arrivèrent sur le» lieux Ils ne trouvèrent que de» cartouches vides.I>e travail a été repris A la mire (le Totz, affectée par la grève générale, après qu'une délégation de travailleurs se fut rendue auprès du général Carter, commandant des troupes à Harlan, pour lui demander la protection des troupier» d'état.Les missionnaires et la guerre en Chine K HA r-FOUNG-FOU, 18.(A.C.) — La guerre qui ravage la Chine depuis de longs mois déjà cause autant de pertes chez le» missionnaires que chez les malheureux su?lesquels s'exerce leur charité.C’est ainsi que le vicariat apostolique de Kweiteh, au Honan, a beaucoup souffert depuis le début du conflit sino-JnponaLs.Les missionnaires Augustin» Récollets espagnol» continuent leur travail au milieu rie grandes difficultés, et leur attitude leur a valu l'estime de toute la population: il n'est pas jusqu'aux brigands qui infestent le pays qui ne respectent leur autorité.C'est ainsi que l'un d’eux, le R P.Martinez, se volt appeler souvent par le» brigand» eux-mêmes pour juger leur» différends. L'ILLUSTRATION NOUVELLE:.VENDREDI.19 MAI 19:9 PACE INOUBLIABLE VISITE ROYALE Leurs Majestés ont reçu .un accueil triomphal LA FOULE MASSEE SUR LE LONG DU PARCOURS EVALUEE A UN MILLION (Par Fernand BILODEAU* Montréal, premiere métropole canadienne, a reçu son roi et sa reine.Ce fut une belle, une grande, une triomphale journée.Elle restera ineffaçable.Partout, de l est à l oucst, du nord au sud.dans les quartiers les plus riches de même que dans les plus pauvres, l'immense affection de 13 foule pour ses charmants souverains a enfin pu se manifester de vive voix, pour la première fois depuis des centenaires.La froideur voulue, le scepticisme moqueur qui nous caractérisent ont été balayés par des flots d'enthousiasme.Sur des milles et des milles, les acclamations et les applaudissements ont roulé comme des vagues, aux sons des cloches et des airs militaires.“Arrière la tristesse, vive la gaieté: c'est le Roi qui passe!." Et tous les yeux reflétaient une joie profonde, presque enfantine.Il n'est pas osé d'affirmer qu'environ un million de personnes se sont échelonnées tout le long du parcours.Et eux-mêmes.George VI et Elizabeth, quelle a dû être leur fierte.leur émotion, de se voir ainsi accueillis comme des êtres chers dont on désire depuis longtemps la présence.Lui, mince et pâle, calme et grave: Elle, si délicieuse à voir, si infiniment gracieuse qu elle a conquis les coeurs les plus rebelles.En les voyant, leurs loyaux sujets ont pu se dire: “Voila le couple le plus heureux et le plus uni.du Royaume-Uni." Par une permission toute spéciale.!e comité de presse noua fit le très grand honneur de nous laisser suivre le cortège royal.Nous avons donc été témoin d'un grandiose spectacle dont le souvenir sera Impérissable.Tant de races et de costumes confondus, un tel déploiement, une telle profusion d’ornements ont imprimé sur notre rétine un reflet ¦1e féerie.Montréal s'était magnifiée Place d'Armes l.e moment le plus solennel s'est déroulé à la Place d'Armes où.curieuse coincidence, se célébrait ce jour-là même l’anniversaire de notre grande ville.A l'arrivée de Leurs Majestés, le carillon, le bourdon et ies grandes orgues Je Notre-Dame, mêlés aux cris de la foule, firent trembler sur leurs oases les orgueilleux gratte-ciel des alentours.I-e sieur de Maisonneuve.sur son socle de granit, avait belle allure et semblait presque réjoui.( ne vive émotion Depuis l'arrivée du train royal en gare Jean-Talon, où Sa Majesté la reine nous apparut comme uue adorable vision, jusqu'à l'arrivée au Windsor, l'exaltation et le ravissement de la foule fut à son comble.Cependant, répétition de la visite à Québec, les spectateurs ne manifestèrent leur déliie que par des cris inarticulés, de violentes clameurs intermittentes qui se taisaient et reprenaient tout à coup.Visiblement, les gorges étaient serrées par l'émotion.On percevait, de-ci de-là.des "Vive le P.oi! Vive la Reine!", en français et en anglais, mais c'était l'exception.Un ordre remarquable a régné tout au long du parcours.Rendons justice aux milliers de policiers, soldats, marins, boy scouts et autres qui ont été à dure tâche.En refaisant le trajet, maintes choses admirables ou baroques, qui nous ont frappé au passage nous reviennent à la mémoire.Par exemple, ces Chinois admi-ratifs qui.du haut d'un soupirail, avenue Van iiorne, jetaient un regard en coulisse sur le défilé Puis, à Westmount et Outremont.les arches et les bannières placées aux extrémités de ces municipalités: l'une disait, "Bienvenue à Leurs Majestés", et l'autre.Au revoir".Sur l’avenue du Parc les pylônes qu: y étaient installés étaient du plus bel effet.On voyait des gens, A mi-pente, dans la montagne.courir à !a poursuite de l'automobile royale.En .d'autres endroits.les rues transversales furent le théâtre d'épiques randonnées.Au Stade, pendant que notre voiture stationnait A l'extérieur.Aucun accident grave n’est survenu hier après-midi 3ien que notre ville ait connu, j ^b.ier après-midi, une activité lnu- ! sitée & i'occasion de la visite royale.| aucun accident grave n'a été A dé- ! plorer, ont déclaré les autorités po- 1 heières.Cette journée, grâce à l'excellent service d'ordre qui avait été élaboré et à la bonne volonté qu'a témoignée le public, a même été moins funeste qu'un simple jour de semaine.Aucun accident n'est survenu sur ie parcours royal et pas plus d'une demi-douzaine de personnes ont perdu connaissance.L'accident ie plus grave est survenu à l'angie des rues Ontario et Visitation, vers les 4 h.05.aiors qu un taxi est venu en coiiision avec une autre automobile.M.Thomas Flynn.35 ans.6690, avenue Monkland.qui prenait place dans le" taxi, souffre d'une fracture du bras et a été hospitalisé à l'hô-pita! Notre-Dame.Sur la rue Ste-Catheriae est, pré de la rue Deiorimier.un cheval effrayé a projeté son charretier.M.François Desnoyers.29 ans, 1274, rue Montcalm, en bas de son siège.Après avoir été pansée à l'hôpital St-Luc.!a victime a pu regagner son domicile.Denise Chapleau.9 ans.7760.St-Gérard a été heurtée par une motocyclette sur le boulevard St-Lau-rent et souffre de blessures et de contusions.Elle a été transportée à ’.hôpital Ste-Jusline.Enfin, la petite Madeleine Gauthier.4 ans.645.nie Querbes, Outremont, a été blessée légèrement par une automobile près de sa demeure vers ies 4 h.30.Elle a été admise à l'hôpital Royal Victoria.Seulement quelque cinquante enfants se sont égaras, ce qui constitue un record et tous purent regagner leur demeure avant le cré-puscula.f.e maire flande accueille Sa daje*le Son Honneur le maire de Montréal souhaite nue cordiale bienvenue à Sa Majesté George VI et à la reine Elizabeth, à l'arrivée des souverains à la gare de la rue Jean-Talon.N?>«*v £5 I SSKS w :$iLut;v ;A'- f » N : ¦ ! fjfCT.Qevtj, M'A ’’As • la foule brisa les cordons d'agents et nous encercla.Des vétérans de couleur, de garde à ce poste, eurent beaucoup de peine à nous délivrer, aidés par des constables à motocyclettes.En guise de protestation.un gamin s’égosillait: "On l'a pas vu.'”, clamait-il.Plus tard, sur le pont Jacques-l Cartier, à tous les cent verges, un I policier du port se tenait au gar-.le à vous.A l’ile Ste-llèlène A l'ile Ste-Héiène.complètement déserte, le défilé ne fit qu’un rond pour permettre à nos augustes visiteurs de fouler ce sol histo-1 ique.témoin du fier geste du chevalier de Lévis De l’autre côté de l'eau, la métropole se blottissait au bas de la montagne, protégée par la croix.Et.dans le port, les sirènes des navires hurlaient leur bienvenue.A l'hôtel de ville I II y eut ensuite arrêt à l'hôtel de ville, face au château de Rai mezay pavoisé aux couleurs françaises fleurdelisées.Après la cérémonie de la signature du Livre j d'Or de la cité, des messieurs de ; la suite royale, en haut de forme et jaquette, ne dédaignèrent pas de courir jusqu'à leur voiture pour ne pas retarder le cortège.Chemin du Souvenir, dont le côté sud est bordé par une pente assez abrupte et boisée, des centaines de tètes apparaissaient à travers le feuillage et formaient un étrange panorama.Au chalet de U montagne Quand on parvint au chalet de la montagne, la paix environnante nous reposa du souriant tumulte que nous venions de traverser.Le roi et la reine descendirent de voiture et vinrent s'accouder un instant à la rampe du belvédère, pour contempler la ville et la vallée tapies à leurs pieds.La scène était saisissante de grandeur.Malgré la forte bise qui soufflait en rafales, lis ! écoutèrent attentivement ies expli-I cations que leur donnait le maire | Houde.PuLs ie roi dévoila une pia-que commémorative de leur passa-ge à Montréal.i A leur sortie du chalet, où fut servi le thé.iis paraissaient tous {deux très fatigués, m&u i* reine souriait toujours.Ils devaient aussi, vraisemblablement, être Incommodés par le froid Le retour à la gare Windsor s'effectua ensuite sans incident, à l'ex- , ception que notre voiture subit un ! deuxième encerclement.les spectatruri Des spectateurs, nous ne dirons j qu'un mot: il y en avait partout ! Massés sur le trottoir, sur les pelouses.sur les toits; en grappes hu-mainex dans les escaliers et sur ies balcons, le passage des souverains marqua leur vie d'une heure intense Trop brève à leur gré tut la j lugitive apparition et on sentait j qu'ils seraient demeurés là long- ; temps encore dans l'espérance de les revoir une deuxième fols.Beau- \ coup s'étalent munis de périscopes, j de petits drapeaux et d'appareils photographiques de tous genres.Aux deux hôpitaux canadiens 1 français Notre-Dame et St-Luc, les j gardes-malades, toutes vêtues de ' blanc et rangées le long de la «haussée, présentaient un agréable tableau de jeunesse et de fraîcheur, j A la cathédrale, aux universités de Montréal et McGill, le» dignitai tes religieux et laïques offraient leurs h«>tnmages aux nobles visiteurs Uue St-Huhert, des chevaliers de Colomb, en tenue de grand apparat, participèrent à la fête.Quant au cortège.Il se composai! d'une quinzaine d’automobiles, envadréex d'un détachement de hussards et de motocyclistes.Un grand banquet, hier soir, à l'hôtel Windsor, a terminé rette fêle magnifique.D déjrart Le toi et la reine, salués par des vivats enthou.sla.stej) de milliers et de milliers de personnes massées en une foule Innombrable le long du court trajet conduisant de l*ftô-tel Windsor à la gare du même nom, à la suite du banquet, nous ont définitivement quittés à onze heures précises, hier -soir.Avant de gagner son wagon, le roi a passé en revue, dans la salie d'attente de la gare, un Important groupe de cadets, et les souverains, accompagnés de leur suite, prirent place à bord du train royal.Leurs Majestés vinrent saluer de la plate-forme de leur v agon les quelques privilégiés fort peu nombreux j Un banquet vraiment royal clôt un jour historiaue (par A'pHonse LOISELLE' Le banque: royal a l'hôte: Windsor laissera dans ie coeur de ceux qui y ont assisté un souvenir bien doux et bien agréable ' Jamais Montréal ne connut tant de gloire et tant de splendeurs ! Le roi et la reine du Canada ont reçu en effet, hier soir, à l'hôte! Windsor.comme partout ailleurs, dans notre ville au cours de la Journée d'hier un accueil qui les aura touchés profondément.Ils se rappelleront longtemps que la population de la métropole, composée en grande partie de Canadiens français, ayant à sa tète un premier magistrat de langue française, un conseil municipal aux quatre-clnquièmes canadien français, sait prouver eu temps e: lieu sa loyauté a la couronne de ses souverains.L'élément anglais de la ville est aussi heureux de la bienvenue qui a été accordée à nos distingue 1 visiteurs.On comprend que la visite du roi et de !a reine ai.pour 'tu une toute autre signification mais de part et d'autre les témoignages d'estime, de fidélité ne furent pas équivoques.Réception royale Le Windsor 3 reçu nos souverains comme on.reçoit des rois 1 Les salles étaient abondamment décorées de fleurs.Pour l'cccasion on avait fait toilette neuve partout.Les messieurs invités avaient revêtu l'habit de grande tenue et les dames en robe longue, aux mille nuances, ajoutaient au tableau Dans une des galerie une trentaine de Jeunes filles aux robes claires et chàtoyantes mettaient une autre teinte charmante à ce tableau vraiment féértque.Les invités occupaient les deux grandes salies adjacentes de l'hôtel Windsor et les souverains passèrent de l'une à l'autre, afin que tous puissent avoir l'insigne honneur de dîner en cohipagnle du roi et d* la reine 1-e menu t-e menu était dea plus alléchants.II ae composait comme 3tiil: I-a tortue claire printanière Les paillettes nu parmesan Le médaillon de flétan A la normande Le poussin poêlé Los petits pois Les pommes noisette I«e sorbet au curacao Le foie gras truffé au porto lut salade princesse Les fraises rafraîchies Les frivolités Bref, un menu de grand choix ou l'art savant du maitre-queue se confondait avec le goût recherché de l’amateur de fine douce.L'arrivée royale Lorsque la trompette annonça l'arrivée du roi et de la reine H se fit dans ies deux salles un silence impressionnant Personne ne bougea pour un Instant et le roi George, la reine Elizabeth avancèrent à la table d’honneur qui était chargée de fleurs et de fruits Les nappes immaculées, les lumières Innombrables, les t3pts moelleux aux tons riches, les tentures (Suite à la page 23/ qui avaient été admis sur ie quai, et parmi lesquels on reconnaissait Sir Edward Beatty, puis se retirèrent dans leura appartements Enfin, après quelques minutes ie train s'ébranlait et, dans un geste qui sembla toucher particulièrement l'assistance.Sa Majesté 1» reine puis le roi revenaient une dernière fois sur la plate-forme de leur wagon pour saluer de la main et répondre aux cris enthousiaste* de "Vive le Roi! Vive la Reine!" qui saluaient leur départ.La reine était vêtue de biar.c et portait une cape d'hermine land s que le roi portait l'habit noir. PACE 4 L’ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.19 MAI 1939 L’ILLUSTRATtON NOUVELLE MF'IHRB nn L'A.B.C.r«!»*U/e !* VOqué* 10»» do I.' est anck*: imi- re le:» ur lcs- v» :• 1 Réunion h, e r atiH dan» “'ill collège.22."., .;irt vers 10 h.*0 Cuné®( t!i< le il h., une messe >1 1 S K Mgr Joseph • .sermon cîe circoiLst P.Albeit LegauR, graphie A la sortu ( ,i,*>l aux acclamations de la foule immense nias«*êe tout le long éooUe.45,000 écoliers acclament Leurs Majestés au Stade Voyage à Ottawa Samedi.20 mai un groupe d'industriel» fera un voyage par autobus à Ottawa et Hull à l'occasion du passage du roi e~ de la célébration de sen anniversaire.I.e trajet .s'effectuera par ’.a route nord pour aller et la route sud pour revenb II y aura arré’ à Ste-Anne de Bellevue, Vaudreuii.Ri-gaud, Hawke.sbury.etc : du côté nord, arrêt à Hull.Buckingham Montebello.Lucerne - et - Québec.Lachute.St-Eustache.etc.Ii y aura visite de la ville d'Ottawa Le départ aura lieu de illôtei Pennsylvanie.à 7 h.am .heure d'érë.Le public es: invité.Pour informations veuillez appeler a CA 0795.(Par Marc THIBEAULT.IL VOLE SON CARDIEN TROIS-RIVIERES 18 — Orner Bussiere.s, recevra sa sentence le 23 mai.Il a été déclaré coupable d'avoir volé un chèque de paye pendant qu'il était détenu aux quartiers generaux de la police Incidemment.ce chèque appartenait A William Grenier, le gardien chargé de sa détention.Le Reich paye une dette BERLIN.17.— L'Allemagne a •payé $2,375,000 qu'elle devait à la Pologne pour s'ètre servie des chemins de fer qui traversent le corridor polonais.Varsovie a accepté cet argent.Pré de 1 .00) écoliers, représentant plus de 200 écoles, ont acclamé Leur- Maj-c- e.s entre 3 h 27 e: 3 h.29.hier après-midi, au Stade.Aptes un moment d-* surprise, demotion ' et de curiosité évidente, les milliers I d'enfants se mirent a chanter "Dieu protège le Roi' qu une chorale de professeurs, sous la dtrection de M.Claude Champagne, avait entonné en premier lieu.La limousine royale roula très lentement devant les estrade» du troisième but après j ctre passée devant la clôture du champ gam ne ou sept camions d'é-coiiers infirmes avaient été places Lorsque l'au'o arriva devant le m.ir-bre.800 élèves des écoles Meilleur.Plessis, Souard.Champlain et St-j Louis de-Gonzague, qui étaient cos-[ tûmes en blanc e: en rouge, formèrent un immense drapeau brltanni-j que vivant que le Roi, particuîiê-rement, remarqua, signalant le déploiement à la Reine, qui.souriar.'e.I saluait la foule avec une grâce et i une simplicité ces plus éloquentes.; La limousine se dirigea ensuite vers les estrades du premier but , j pendant que les milliers décoller» criaient "Vive le Roi, Vive la Rel-| ne", tout en secouant leurs petits j | drapeaux.Ce spectacle fut vrai- j î ment merveilleux, les estrades bon-| dées devenant une masse de petits ; drapeaux britanniques.Leurs Ma.jestés se dirigèrent ensuite vers la ! sortie, dans le champ centre, pen- j I dant que la foule chantait "O Ca- : nada".I D'autiXs groupes d'écoliers rem- ! plissaient le centre du terrain ou ve trouvait lestrade de» commissaires.Tout autour du terrain, en bas des estrade» e: en arrière de» cadets de l'école supérieure le Piateau, qui mentaient la garde chaque côté du parcours tracé a l'intérieur du S'a-de.on avait rangé, par rang de trot» et quatre, des centaines d autres écoliers Quant aux estrades mêmes, elles regorgeraient d'enfants et d'adultes.Il faut signaler ici l'ordre qui régna durant cette cérémonie Tenir en respect plus de 40000 écoliers n’est pas tache facile et il faut féliciter l’organisateur.M Adjutor Perron, qui.durant près d'un» heure.fit répéter aux écoliers leur programme avant l'arrivée du Roi et de la Reine Les écoliers représentés, incidemment, étaient des élèves de ôème année et plus.Un seul élève, un garde du Plateau, perdit connaissance durant tout le temps que les écoliers furent sur le terrain.Bref, tout se déroula dans un ordre parfait.-•T.» groupe de* Iles formant les inO,-H r.-erlai.Uaîees couvrent mie surface our la première e: dernière foi» Cette barbe.qui était rousse, appartenait au soldat Vivian Boyle.35 ans, qui faisait ia parade avec d'autres recrues Le sergent survint.Ii remarqua sa barbe, alla consulter ies règ>- BanqueL au café St-Jacqüéa vers 1 h.; 6.La soirée récréative a S h.i\ laquelle les dames sont invitées, [clôturera l»\s fêtes extérieures* L’entrée à cette soirée est gratuite.L« était formellement interdit caru l'armée anglaise.Quelques minutes plus tard, le fusilier Boyle devait se raser d’urgence.Fête du Roi, samedi, 20 mai xitior HisTORiqcE «n:nu Ottawa - Hull - Buckingham t*»r »utob»a il< l.VXT.Kf.sr.RV Kl ION ur mi.ii.Ti CA.0795 TRAIN EN COMMUN 15 DE MONTRÉAL DIMANCHE, 21 MAI Par suite du délai dans l’arrivée de Leurs Majestés le Roi George VI et la Reine Elizabeth, les Imoortants changements suivants seront effectués dans le service des trams.Le train en commun 15 quittera Montréal, gare Windsor, a 5 P.M., heure solaire, au lieu de 3 p.m.se rendant jusqu'à Toronto seulement e» ne comportera aucun wagon-lits pour Chicago.Il n'y aura aucun raccordement pour les points a l'ouest de Toronto et le tram terminera sa course 1 ce dernier endroit.CANADIEN CANADIEN PACIFIQUE NATIONAL PAGE 6 L’ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.19 MAI 1939 Nos souverains accueillis à l’hôtel de ville CANADIEN NATIONAL a rjj i, .my joint à la population tic ce dominion pour ôouîjaitcr sincèrement et localement la Bienuenue à Ilenrë iîlajestéë £€ ROI 6ÊOR0Ç Ü1 rt U Reine eciZABecs _ Çutast leur rtgrit M prolonger longtemps saasaaaaag ¦ - ¦¦ ' Leurs Majestés ont signé le livre d’or.—La mairesse offre un joli bouquet à la reine Elizabeth.—Les présentations sont faites par le maire Houde et M.Emile Vaillancourt • Par Alphonse LOISELLEI Avant l'arrivée des souverain» à l’hôtel de ville il régnait depuis midi une belle activité.Les invités commencèrent à arriver par la porte de la Place Vauquelin à une heure et demie et le défilé ne cessa qu’à trois heures et quinze qui était l'heure fixée pour la fermeture des portes.Les invités ne pouvaient pénétrer après cette heure à l’bôtel de ville.Au dehors, les hommes de nos trois corps de policiers, municipal, provincial et fédéral, montent la farde et tiennent la foule à distance.Il n’y a personne du côté nord de l'entrée de l’hôtel de ville, les cordons de la foule se terminant à l'est, à l'ouest et au sud.Le grand hall de l'hôtel de ville est illuminé A profusion par les lustres qui en ornent Se plafond et aussi par plusieurs réflecteurs que l'on a placés dans les galeries latérales.Ces réflecteurs sont dirigés vers les trônes installés dans le centre du grand liai).Les Invités rentreront par le couloir qui conduit au bureau du maire.Dés trois heures, le hall d’honneur était rempli à sa pleine capacité.par les personnes qui devaient être présentées au roi et à la reine et par les nombreux invités qui assisteront aux diverses présentations.Le coup d'oeil dans le grand hall est des plu* remarquable.Les décorations et les fleure installées à profusion *e marient aux habita sombre* de* mes-•ieura et aux toilettes de toute* nuance* de* dames et demoiselles.Service d'ordre Bon nombre de ces invité» ou de t*H personnes qui seront présentés au roi et à la reine portent des décorations.1 -a garde d’honneur se compose de policiers vétérans de la Grande Guerre au nombre de *0.sous la direction du capitaine Isabelle.Le lieutenant Lépine aide à maintenir le service d'ordre.ùuuji/iàicmô I>E MONTREAL L i'occasion «!?la \ifrlt* «3* Leurs Majestés le Roi et la Reine à Ottawa L'orchestre Concordia, sous la direction d'Emile Clossy, exécute des aire militaires avec un ensemble parfait.L’hôtel de ville a pris un air de grande fête car jamais dans le passé il n'a accueilli des envoyée aussi remarquables et aussi distingués, des visiteurs royaux de cette renommée et de ce rang.quatre hérauts Quatre hérauts, dans leur costume d’apparat, faisant partie des ¦ 17th Duke of York Royal Canadian Hussars" sonneront le clairon pendant que les souverains feront leur entrée dans l’enceinte de l’hôtel de ville.Ce sera un moment d'intense émotion.Chacun a été respectueusement prié de garder un siience rigoureux durant toute la cérémonie.M.Emile Vaillancourt qui est en charge du comité d'organisation donne des ordres sévères.Il assigne des places h chacun de* invités afin que tout se déroule sans anicroche.L'entrée royale A l'heure précise, le roi et la reine ont fait leur apparition dans la voiture qui les conduisait A Ihôtel tie ville.Précédée de plusieurs voitures de la police, de motocyclettes, de camions des compagnies de service-automobile qui devaient conduire au garage municipal les automobiles en stationnement sur le parcours royal la voiture de Leurs Majestés fit son apparition vers les quatre heures à l'angle de la rue Craig et de la rue Goslord ! Il y avait sur la rue Craig tout un détachement de la prolice provinciale faisant la haie sur le parcours.Sa Majesté la reine Elizabeth appose sa signature dans le livre d'or, à l'hôtel de ville.Résultats des examens à la faculté de droit On s fait connaître hier après-midi.ie résultat des examens de licences et baccalauréat à la iacuiié de droit de l'Université de Montréal.Voici la liste des Candida’s heureux : Hubert Benoit, Jean-Marie Bé-riault, Paul-E.Brazeau, Marcel Ca-dieux.Marcel Cordeau, Norman Denys, Jean Ducharme, Wilfrid Du-ranceau.André Dussault, Maurice Fauteux.Jean Filion, Roger Gagné, Samuel Greenblatt, Albert-J.La-brèche.Jacques Lagacé.Simon Lan-* glais, Yves Laurier, Philippe Ma-louin, Edouard Martel, Antoine Paré.Rodolphe Paré.Henri-P.Péla-deau, Henri Prévost, Suzanne Raymond, Guy Robert, Maurice Rous-seau, Marcel Trahan.Paul Tremblay.Ils recevront leur diplôme lors de la collation solennelle des graces au théâtre St-Denis, le 26 mai jro-chain, à 9 h 30 de l'avant-midi.Le roi et la reine, le maire et ia mairesse ainsi que la suite royale traversèrent les rangées d'invités corps du maire et le lieutenant Lépine faisaient face à la tribune.Les applaudissements se firent entendre de nouveau.Le défilé ro- j pour continuer le pnreours.yal revint au grand hall d'honneur 1 dans le même ordre.Le maire Houde reconduisit ses hôtes jusqu A ia tribune et invita le roi et la reine à signer le livre ’I HACHA EST MALADE Victoire libérale dans Tile du Prince-Edouard CHARLOTTETOWN.Ile du Prince-Edouard.18 — Trois heures après ia fermeture des bureaux de votation, la réélection du premier ministre T.-A.Campbell était concédée.Treize sièges sur 30 sont gagnés par l’administration libérale et dans treize autres comtés, ses partisans sont en avant d'après les rapports.Deux sièges sont concédés aux conservateurs dont un au | chef de ce parti lbon.W MacMil-, lan.Les conservateurs sont en LUCERNE, Suisse.18.— -— - - i Hacha qui était président de la , , ., d'or.Il présenta lui-même le stylo j Tchécoslovaquie lorsque ce dernier , avan‘ tiRnj aulrcs comt** pays fut absorbé par l'Allemagne, il y a deux mois, est un patient à la clinique Cecil, de Lucerne.dont devaient se servir les souve rains.Le roi apposa d'abord sa signa-tare et la reine fit de même.Puis [ après avoir fait les révérences de j cour k?maire Houde vint présen- | ter A Leurs Majestés 1 adresse en- j luminée offerte par la ville de Montréal.—Il y fc habituellement.«lan* If» poumons «le rhomini- environ - |*in*v te?«!•* futnK et un volume d’air.Le roi reçut îe précieux document.Un peu plus loin, sur ‘otite la Ion- ! le referma après l'avoir admiré et rue Gosford et jusqu’à I le remit à un de ses écuyers qui I se tenait à ses côtés.Puis la mairesse Mme Camillien i Houde s'avança après avoir fait i la révérence vers la reine pour I1KPAHT Vendredi.If» »»»•! ftnntedl.20 ** IHn.HW.hr.21 gueur de l'entrée de l'hôtel de ville, les vétérans policiers volontaires montaient la garde en rangs serrés.Un silence solennel plana dans le grand hall d'honneur à l'hôtel de ville quand on annonça que le roi et la reine arriveraient dans un Instant La reine Elizabeth Cet instant st impatiemment attendu arriva.La reine Elizabeth toute gracieuse, toute grande dame, portant simplement un manteau ALLER ET: gris pale garni de fourrure blanche.RETOUR ’fit son apparition dans l’encadre-j ment du grand portique et elle donnait le bras au maire de Montréal, M.Camillien Houde.Venait après eux le roi du Ca- HF.TOI K l undi.ZZ mal I.until.22 “ I.Mitdf.22 " ALLER ET RETOUR lui offrir un joli bouquet de fleurs.La reine accepta le cadeau avec le sourire qui lui vaut sa grande popularité.sourire empreint de bonté.de charme, de tendresse.Les présentations Les représentants de l'autorité religieuse en cette ville, Mgr Gau- ; thier.pour les catholiques, et le ré- i vérend Carlisle pour les protestants, j vinrent présenter leurs hommages ; au roi et à la reine.M.Camillien Houde.maire de i Montréal et M.Emile Vaillancourt.organisateur de la réception dans nada.le roi George VI.ayant à son notre ville, firent ensuite les diver-côté la mairesse.Mme Camillien j ses présentations.Nous avons pu-Houdc.’ blié dans une autre colonne les Puis entrèrent successivement ! noms des personnes qui eurent dans ie grand hall d'honneur les j 1 honneur d'être ainsi présentées au membre» qui composent la suite j roi et à la reine, royale.! Ceux-ci adressèrent des paroles Tt a BJinQUe royflte 1H*:P % HT: Vendredi.IV nml.HL Till lit )um|ii’u» lundi.22 itini, 1 l».T» En plus du strvicf dr train» rfK'»-11er?.des trultis partiront connu* *u!t:— ALLKfl I>*p.Mwmrénl Arr.Otl*«» m.ni.Sa KM., 24 mal ft.lO n.rn.t.S*J a.m.Dim., 21 " Ô.W a.itt.It K TOI R» tralaa afAclam partant i’Oirn«H S.Mi p.nt., Main., rf dim., 24», 21 mal.HEURE SOLAIRE ENTANTS d** 5 an# et au-dessous de 12 an?, demi billet.Prix réduit» de plusieurs autres endroit* de la Province d* Québec et d’Ontario.Voiture*» ordionlre* «étalement.Pour plu?amples renseignements Le premier ministre du Dominion, l'hon.Mackenzie King accompagnait Leurs Majestés.Les distingués hôtes de la ville de Montréal se rendirent A pas cadencé dans le bureau du maire, au millieu des applaudissements de l'asststaDce et pendant que l'or-j chestre de Concordia faisait enten-! dre l'hymne "Dieu sauve le roi".Le livre d'or Le greffier de 1>» ville M.Etienne Gauthier et l'organisateur des fêtes de la réerption à Montréal, M.Emile Vaillancourt se tenaient près de la table, dans le grand hall d'honneur, où devait être déposé le livre d'or de la cité.____ .Tout près de l'estrade où avaient consult*! un "fc''1” ‘**n- fjat ru été placés les fauteuils destinés à téléphone* MArquett* Mil.| Leur^ Majestés.,e secrétaire du maire M Renaud tenait les fleurs que Mme Camillien Houde devait présenter A la reine Le sergent Léo Peiland garce du amicales à plusieurs de ceux ou cel les qui défilèrent devant eux.Le roi se plaisait surtout à interroger les messieurs qui portaient des décorations militaires.La reine de son côté, accordait la ; grâce de son sourire à ceux que son ; époux faisait l'honneur d'interroger.Nos deux souverains ont gagné les coeurs de tous à l'hôtel de ville et la cérémonie, la manifestation qui s'est déroulée hier après-midi, marquera l'une des étapes les plus importantes de l'histoire de la métropole du Canada.Lorsque la présentation fut terminée.nas souverains se préparèrent à quitter l'hôtei de ville.Le départ De nouveau des applaudissements nourris résonnèrent dans l'enceinte du vaste hall d'honneur et l'orchestre joua une autre fois le "Dieu sauve le rci" pendant que tous se tenaient îmmobtes.| L'ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.19 MAI 1939 PAGE 7 Le roi et la reine sont venus jusqu’à nous.Enthousiasme délirant de la foule à l'arrivée de Leurs Majestés à la gare de l’avenue Jean-Talon.—Le cortège royal s’ébranle pour le défilé.—Le rêve est réalisé .(Par Jovette BERNIER) Comment exprimer le xemsxeraent admiratif qui se produisit lorsque Nos Sourerams descendirent les degrés du train bleu et argent qui les amena jusqu’à nous?Un remous de joie et d'anxiété déclencha un immense hourrah! lancé des palissades extérieures, des terrains ragues où s'était massée depuis la matinée, une foule aussi compacte qu’hétéroclite, vibrante et éblouie! Une foule frémissante, éberluée comme un enfant pauvre qui reçoit un louis d’or! Un sentiment pieux changea les visages suivi d'un cri vainqueur parti de toutes parts et formé de milliers ! de voix, lorsque Leurs Majestés parurent à la portière du train.Notre Souverain, en uniforme d'amiral de la flotte à brandebourgs - d or.digne et complaisant, descendit le premier, lestement.Jusqu'au strapontin.et tendit la main à la reine dont la toilette bleu-de-ciei se détachait très douce sur le bleu-de-Roy du convoi, et flottait dans le vent quelque peu sévère.Des épaulettes de renard blanc rendaient encore pius aérienne sa délicate et splendide toilette harmonisée d'un pailie de Milan, voileté de bleu et fleuri d un bouquet d'hortensias bleu comme son sac-à-matn et ses menus souliers.Un collier de perles à double-rang dessinait la courbe de son cou aristocratique.Nulle photo n’a rendu l'aménité souriante et l'élégance gracile de la reine Elizabeth, la douceur de ses yeux la discrétion de ses gesies, son teint diaphane et l'éciar d'ébène de ses longs cheveux fièrement relevés.La métropole fut dignement représentée par Son Honneur le maire • CamilUen Houde Mme Houde, vêtue d'un ensemble héliotrope très sobre, apportait un pastel tendre et distingué dans le décor royal Let 21 coups de canon l^s vingt-et-un coups de canon ; traditionnels au passage de Sa Ma- [ jesté la Roi.étouffèrent quelques instants les vivats.L’hymne bri- : tannique "Cod Save the King'' couvrit.de son ampleur grave et sa- j crée, les manifestations populaires * Leurs Majestés prirent place dans | la somptueuse voiture damassée de bleu du défilé royal.Deux officiers de la Gendarmerie bordèrent avec vénération les genoux de ; | Leurs Majestés.Précédé des 37 ' ! Hussards Duc d'Voik.le cortège royal franchit l'arche intérieure de I la gare, passa sous les pilastres pavillonnés et les pavoisements, à travers le tumulte de la joie popu-: laite.Suivit la voiture qui portait Son Honneur le Maire de Montréal.\ madame la mairesse, lady Nun-burnholme.dame de compagnie de j ! la reine et M.Arnold D.P.Hee-1 ney, principal secrétaire du pre-raier-ministre.Une troisième vol- j ture portait l’honorable P.-J.-A., ! Cardin, le comte d'Airlie.lord j chambellan de la reine, et le eapi-taine H White, médecin de Leurs Majestés.Dans la quatrième voiture se troova:t l'hon.Fernand Rinfret, l'officier C.-F.Stewart, agent de liaison de Leurs Majestés, le capitaine Michael Adeane, assistant du secrétaire privé du roi.et le commandant Abel-Smith, écuyer.Les régiments d'honneur demeurèrent quelques minutes au garde-à vous, et une houle de foule déferla dans les nies, courant aveuglément pour retenir encore un peu de cette émouvante apparition.Le rêve e*t réalisé Le rêve était réalisé.I.a fantastique et troublante aventure que nous avons vécue l'espace de quelques minutes ! Quel conte enluminé.haut en couleurs pour le peuple canadien si peu habitué de voir passer au bout de yeux, la Royauté, son prestige, sa puisasnce et sa complaisance.Quel événement A raconter plus tard, à garder parmi ses souvenirs: Le P.oi et la Reine sont venus jusqu'à nous.les plus éloignés de leurs sujets: nous les avons vus, arrêtés au clair du jour, laissant voir leurs visages royaux et sympathiques, visages aimants et aimés.Trois minutes ils sont restés debout sur le tapis grenat du quai de la gare.Alors que nous regardions la place vide où ils avaient pose leurs pieds royaux, on entendit la fanfare du Black Watch éclatant glo-rleusemenl au pas de marche dans l'enceinte de la gare Jean-Talon, et suivie d'un détachement de vétérans à bérets bleus, médaillés, émus, délirants: Un monceau de peuple se dirigea sur le parcours royal, et fut vire mis au respect par les cordons de police.On hissait à bout de bras des enfants qui hissaient eux-mêmes plus haut encore de petits draneaux touchants.La sirène de radio-police coupait les rangs, déversant la foule chaque rôt*' de la rue.mais le tumulte de joie incontrôlable ramenait tout ce monde cahoté, rendu mouvant comme le sable et bruissant comme la marée qui monte, qui monte ! Des femmes avaient les épaules couvertes du drapeau britannique.A vol d'oiseau ou pouvait voir !e spectacle peu commun d'une ville debout, échelonnée, faisaut sa trouée vers une joie sans pareille; voir de plus près Celui et Celle que l'Empire recommande à Dieu dans le "God Save The King!" , La joie du peuple Nos Souverains sont les dieux qui dorent de leur passage la banalité et l’angoisse de notre vie.Devant la souveraineté de George VT et la Grâce d'Elizabeth d'Angleterre.nous sommes ce doux et sympathique Ruy Bias du drame qui croulait d'émerveillement aux genoux de la reine Dona Maria de Neubourg.— Devant Nos Souverains.l'éblouissement est trop grand pour que nous voyions tout A fait leurs humains visages: nous les nimbons, nous les auréoTons, nous les portons A l'Olympe avec les héros et les dieux.La joie du peuple, ce n'est pas de voir monter sur le trône un fils dynastique, ce n'est pas de le voir oindre d'huile et couronner et revêtir de pourpre .La joie des petites gens que nous sommes, l étonnement ravi de nos bouches, i j c'est de voir venir de loin ce cor! tège royal et doré qui veut bien, I pendant quelques heures, se tnê-1 1er aux jeux et aux travaux des humbles.Ce cortège qui salue le long des routes des milliers d'anonymes offrant la fidélité et l'émotion de leurs yeux, offrant de leurs voix éraillées, vivats et acclamations.offrant la joie enfantine et primitive de leurs deux paumes battant comme des ailes, et claquant plus fort que des drapaux dans le vent! t-a joie du peuple, c'est ce regard de roi qui passe tout près, c'est ce sourire de reine que chaque sujet prend pour soi et qui la font rêver pendant toute une vie! Quelle fantastique aventure! I*a roi et la reine sont venus.jus.qu'à nous.Vitrines barricadées Suivant ainsi les conseils donnés par les autorités policières, plusieurs établissements commerciaux situés sur le parcours du dé.filé royal ont barricade leurs vitrines hier.I.A f’i rcli i A tion tuniques contrastantes des .Fusiliers Mont-Royal.La Garde d'honneur ptésenta les armes, au cri: "Salut au roi!" — Le régiment Royal Canadien formait la haie du nord, tandis que le Sud était gardé par la Réserve Navale, ce fronton marine, or.et noir, A plastrons galonnés.Des quatre coins cardinaux voltigeaient de multiples cocardes dans lesquelles se réjouissait le vent.Le colonel Piuze, commandant de la Sûreté provinciale dirigeait la manoeuvre des divers régiments Sa Majesté le Roi passa en revue sa Garde d'honneur, escorté de »on écuyer, le Lt-Coionel Piers Legh.et de trois officiers Après ! quoi le Capitaine du Black Watch j se détacha de son régiment pout i accomplir un geste d'une profonde j émouvance: s'approchant A trois f pieds de la Reine, il baisa A deux reprises le pommeau de sa propre ernianeuce.Exigez-le pour les maison», bâtisses de ferme, ponts, améliorations et tou» travaux d'importance.ft T AT I O N MONTREAL pace S L'ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI, 19 MAI 1939 PACE S m WtifiS - mm SOCiiTf iawyi* r "The Kl» ^ FROM TEXAr mm a LMrrMUC Wi» WÂtTEB PlOGtON veoc arrh-l0/ .eduabdo ciahnelu.puricess um »«* k ïl.MaI»i ftOr a fl.yi i*lu» lai* PACE 9 L'ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.19 MAI 1939 JUKI.MK Itl.A 'liiMN "liiiuu Pacific", production de (Veil H.Oc Mille qui prend aujourd'hui l'affiche du théâtre I.oeuV *— ¦ : i V mM Wf-K ' Via hv-rgiv' .‘‘LE JOUEUR D'ECHECS” AU CINEMA DE PARIS • Le Joueur d'Echecs" qui prendra l'affiche demain au Cinéma de Part» a tout ce qu'il tau: pour devenir un gros succès.C’est d'abord un film a costumes — dont U vogue revient de plus en plus.Le mystère y règne au premier ,p!an basé sur une légende elle-même tiré-’ d’un fait réel.Or.y trouve de très grands artistes comme Conrad Veldt et Françoise Rosây et des jeunes -comme Bernard Lancret.Paul Cambo.Micheline Francey.Mais racontons le scénario: Le baron de Kempelen.sujet autrichien inven- \ teur et personnage bizarre vit à Vilna Pologne, au temps de Catherine Il qui règne impitoyablement sur la nation polonaise opprimée Kempelen protège une jeune russe: Sonia qui se croit polonaise et Boleslas Wronski.fils •l'une noble polonaise qu'aima Kempelen.Les patriotes polonais, enflammés pc.r Boleslas et prenant Sonia pour héroïne nationale, se révoltent.Boleslas est blessé, recueilli pai Kempelen qui le cache dans un automate qu’il a imaginé et qu'il nomme de Joueur d'échecs Le baron présente ainsi son automate à la Cour du roi de Pologne, puis à celle de la Tzarine qui.sachant la supercherie ordonne que le joueur d'échecs soit fusillé dans la cour j du Palais d'Hiver.Kempelen se sacrifiant prendra la place de Bo-leslas qui s'enfuira avec la Jolie i Sonia.Tout ce film se remarque par, un lus.- de décor somptueux.Fran- -_roi.se P.osay a grande aliure en Ca- J therine II et Conrad Veidt fait un saisissant baron Kempelen On remarquera Micheline Francey et, Bernard Laneiet qu! forment un couple idéal d'amoureux opprimés 1 L'histoire fabuleuse et htstorl* que du joueur d'échecs se prêtait _Jrès bien a l'adaptation cinémato-1 graphique.Ce fut d'ailleurs un gros succès du film muet ei on n’a pas eu tort de le reprendre eni parlant HORAIRE OES SPECTACLES * * * l 41*1101.- •’NK'irli -'ll di{g!ers" R hi b .12 h n: :« h.>1 b.1 « ; :» h lant SI»!»* *»# ll^AArn*- :» 1! U 1.1: 1 H.AH; I h 41; 7 h.ÎH.10 h 11.CINr.MA I)1‘ P4R1S— lé» H«h(M»unu à 11 h.; I b.ÎA; 4 h.0 b.40: H b.10.UlUWS.— **! nttin rar|flc,‘ A lo h.•01: 12 h.AO: 1 h.12: « h 24: o h.11.P.%1.\CF.— "BrrHrtw») Virn*tle" à 10 h AH : 1 h.4M: 4 b.10: « h AH: * b.34.I*KIM KSS.— “Kid frawi TfiM" a , 10 b.14; 12 h.AA; 3 b.14.« b.12; 4 b.AB.lawyer" à 11 h 2*; 2 b 1U; « b.Al; 7 b.32; 10 b.13.W-DLVK — “Alerté» «sa Mtdtierra- a-v" a 12 b.30; 3 b.30; 4 b.tu *t O ta» ÎJ."VTwfé* 4e 4 2 b.10; » ba IA; 0 b.2$ -• .Les K imris avec le cirque Hjmid-Morton C’e.v demain que ie cirque Ha-mid-Mor:ou donne la premiere de la série de représentations qu't! servira au public montréalais durant un» semaine au Forum, de demain au samedi 27 mai Les spectacles commenceront à 2 h.15 e: 8 h.15 p.m II n'y aura pas de représentations dimanche.Parmi les nombreux numéros de grande classe que nous présentera cette année le cirque Hamid-Mor-ron, mentionnons tout particulièrement les fameux Kiinris, acrobates européens qui out connu la grande vdette avec le cirque Ringling Brothers and Barr.um and Bailey et au Steel Pier d Atlantic City.Suspendus a un appareil pivotant, en forme d'avion, ils accomplissent des tours qu! surpassent tout ce qu'on peut voir en fai; d'acrobatie aérienne et de témérité “BLANCHE-NEIGE” AU CESU LE 27 MAI Après les succès que remporta le spectacle de "Blancheneige".Mlle Eva Dupuis, directrice du Théâtre Saynètes présentera ses petits élèves pour une quatrième et dernière représentation le samedi 27 mai.à 2.30 hrs p.m.Cette matinee sera donnée pour les écoliers et leurs professeurs Le programme sera présenté en entier et comprend un prologue, trois actes et six tableaux.le Trio de Blois Joue en intermède.Des petits enfants costumés en oiseaux, en lapins et en roses seront nombreux et feront leur apparition durant le rêve de Blancheneige.Cette matinée es: à prix populaires.Billet en vente cher Edmond Archambault.MA 6201.à la Salle Gesù, LA.4453: e a.; Théâtre Saynètes.MA 7672.LE REVEIL RURAL Voici la liste des conférenciers du Réveil tura! aux postes de P.a-dio-Cana la.pour la semaine du dimanche.21 mai.Comme on le sait sans doute, ces causeries passent maintenant â 2 heures de l'après-midi (heure avancéei.Le lundi.22 mai.MM Emile Beaulieu et J.-H Lavoie.Sujet: "L'embellissement de ia ferme".le; mardi.23 mai.Mlle M.-R.Turcot Sujet: 'Les vieilles de chez nous".Le mercredi.24.Madame Lau-rette Larocque-Auger.Sujet: "La poésie de nos campagnes".Le jeudi.25 mai.M.J.-A.Ste-Marie Sujet: "Les pâturages".Le vendredi.26.M.Cérard Fi-lion.Sujet: "La doctrine et le but de 1U.C.C.” .Le 38214645.127, M Paul-H.Vézi-:iil ¦ Sujst: Jïk, .eraréât sulfur»’’.I.es "It'AIM'l GIKLS" qu*- l’on pourra voir ave*- le cirque llamiti-Morton au Forum dès demain après-midi.W0-' « ;"V: ' £VV; .! .slafe -nîr'f -.'¦'PC vr^m >*_r jvjé “S.O.S.Sahara” et “Pasteur” avec Guitry, au St-Denis, demain Le désert a toujours fourni aux j cinéastes de très belles images.I Dans “S O S.Sahara" qui prendra l'affiche samedi au Saint-Denis on a voulu montrer !e degré d'héroïsme dont doivent faire preuve ceux qui dans les postes sahariens I ont la mission d'assurer le ravitaille ment des routes désertiques j Sur ce fond on a brodé le thème de | l’amitié, celui du courage et de l'abnégation L'un des meilleurs films d'aventures et d'action de la | I saison "S.O.S.Sahara” est défen- I ) du par des artistes de grande va- j .leur soit: Charles Vanel.lean-1 I Pierre Aumont.René Darv tupi j jeune A remarqueri Raymond Cor ly qui appoite la note coml-1 que au film.La femme, la seule du film est Martha Labarr qui ressemble beaucoup à Marlène Dietrich.Ces artistes font le succès du film qui se sert avec bonheur des effets magnifiques de la grande mer de aabie agitée sous ie vent.du désert.Et le désert lui-même j joue.Il nous enveloppe de son.mystère, de ses dangers.Ce n'est j pas le moindte atout du succès de .cette production.Le second film à l'affiche sera j I "Pasteur", avec Sacha Guitry.I! 1 serait oiseux de faire ici l'éloge de | Sacha Guitry.' Ce maïtie de la scè-j I ne parisienne a donné de bien jolies choses à l'écran français mais | aucune n'a eu le valeur Je Pas-i tour".Certes réincarner la plus : grande figure de l'humanité contemporaine.le grand bienfaiteur qui fut Pasteur était un grand rôle et une a Imirable tâche.Sacha Guitry a parfaitement atteint le ! but et sa biographie parlée de 1 Pasteur est une chose à voir Fi-ièlc en tout point elle est aussi une leçon de caractère et de tena-i cité.Grâce à ce film l'oeuvre de Pasteur prend tout son sens et i l'on comprend mieux quelle som-I me de conviction il a fallu à cet ] homme pour vaincre l’ignorance ! et la stupidité des prétendus mal.très de son époque qui voyaient en | Pasteur un rival au lieu de reconnaître son autorité et sa scie ce.Un film unique en son genre et qu'il faut avoir vu.Autour du spectacle de Saint-Laurent Avant-hier c'était la générale du i "Mystère du Feu vivan: sur les j Apôtres au collège de St-Lnurent.On procédait en même temps à la i mise ati point de l'éclairage des dé-j cors de l'enveloppement musical.| Ce dernier réalisé sur l'orgue Hammond de la maison WlllLs * Co.Limited.| La ferveur des interprètes, t'am-pleur de l'appareil scénique tout permet d'escompter une belle réussite de théâtre communautaire La vente des billets se poursuit sans relâche à l'Auditorium
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