Gazette de Sorel, 3 octobre 1876, mardi 3 octobre 1876
âÔèine.'JÀftNËE, « * • à SOL RI,, (PROVINCE DE QUEBEC,) MARDI, 8 OCTOBRE 1870.No.22.• i‘ i iO.i i * 1 ’ ¦ t, XJ M * GRAVEURS SUR BOIS.Felix Cramer, G2G, Rue Craig, Mécanique* “ Une spécialité.IBois de Sciage, En lots au gré des acheteurs, A VENDRE A BON MARCHÉ.Bois de Corde MERISIER, ERABLE, FRENE, EP1NETTE et PRUCIIE.HOTELS.Hotel de i.a Cite, Rue St.Joseph, 78 S2, C.Larin, propriétaire.Très bon logement, bonnes table et cour.Prix modérés.Eagle Hotel, 27, Quarrê Chaboillez, près du dépôt du Grand-Tronc.James Young, proprié taire.Venez nous voir.IMPORTATEURS.A.R.Bell, importateur de Vins étranger!?Liqueurs, 'J'liés, Cigares, 48 et 50, Rue St.Joseph.Bois de Sciage PLANCHE de Pin, Epinotte et Pruclie, MADRIER do do do En vente actuellement au DEPOT DES CHARS, A des' prix réduits, par Wurtcle & Keawlac.Sorel, Il Sept.187G.—-3m.Les soussignés ont l’honneur d’informer le public qu’ils viennent de bâtir plusieurs fo v-neaux à chaux.La pierre employée sera de première qualité et la chaux sera vendue à un taux n’cxédant pas $2 la barrique.Les fourneaux sont situés près de la briqueric de M.Sheppard, sur le Richelieu, où il y a un quai qui rendra là livraison très facile.Chaux prête à être livrée le 15 Mai.CANTARÀ & SENECAL Sorel, 15 Avril 1876.—Gm.D.C.Rhosseau, importateur d’Epiceries, Vins et Liqueurs, en gros, 123, Rue St.Paul.T.Dhmeils, Manufacturier et importateur d'habillements d'homme, Chemises, Gants,.Col-, lets, Cols, 17, Place d’armes.LIT A RESSORT PATENTE DE WHITESIDE.II.Whiteside k Co.Fabricants en Matelats.64 et GG, Rue du Collège.gros de Vest-ce pas une chose indigne et détectable do la part des maîtres et de* ouvriers que de permettre à de jeunes apprentis l'usage du tabac à fumer, si funeste à leur estomac et à leur poitrine non encore formée ?Peut’on ne pas éprouver un sentiment d’horreur en voyant un enfant de douze ou quatorze ans, lorsqu’il a une menue pièce de monnaie à su disposition, entrer résolument comme uu homme, chez un détaillant, demander un petit verre d’eau* de—vie et l’avaler ?Et l’on rit de le voir faire 1 mais c’est rire du vice, o’est rire de so prolongent 'ordinairement jusqu’en octobre, mais elles no demandent généralement que d’être retournées une seule fois ; il eu est do môme du trèfle, lorsq u*il est.propre.Quand on doit semer sous hcr.sc, le labour de semailles so donne dan?touto la profondeur de la couche arable, mais en évitant de ramener à la surface la terre du fond ; il doit être exécuté avec beaucoup de soin et très-uniformément.- Quand on sème sans raie, c’est-à-dire sous la terre que la charrue vient immédiatement retourner pour enfouir la semence, on ne prend qu’une faible épaisseur de terre pour que Ig blé ne soit pas trop couvert et oxpo.sé à pourrir, Lorsque les labours sont termiués, on tire les raies d’éoiulement, qu’on ropasse-ra après les semailles et qu’on entretien*!?*! jusqu’aux gelées.AUX CULTIVATEURS.LA BETTERAVE PERMET L’a PORTION DU SYSTÈME DE CULTURE LE PLUS SIMPLE, LE PLUS RICHE, LE PLUS RATIO— N KL UK TOUS, L?ASSOLENT ALTERNE.La terre ne peut porter continuellement les mêmes végétaux : chaque plante, ayant besoin d’une nourriture spéciale qu’elle sait choisir dans le sol de préférence et même à l’exclusion de toute autre, fiait MAGASINS DE CHAUSSURES.Thomas Doyle, 71, Rue St.Joseph, en gros et en détail.Bon marché pour argent comptant.M.Ronayne k Fils, 192, Rue St.Joseph, Garré Chaboillez.Le magasin à meilleur marché de la Cité.MANUFACTURIERS DE BALANCES.James Fyke, manufacturier de balance, 40 ru :lu Collège.'I rente jours donnés à l’épreuve Listes des prix gratis.MANUFACTURIER DE BROSSES.John Boyd, manufacturier do Brosses de pre mièro classe, et marchand de toutes sortes de Brosse, 12 et 14, Rue St.Joseph, MANUFACTURIER DE CHAUSSURES, EN GROS, J.13.Caya, 300, Rue St.Paul, Prix très-modérés.1E.D'ASSURANCE AGllICOLE D’OTTAWA.CAPITAL.$l,OOO,O0O.C Depot payé au Gouvernement du Canada pour la sûreté des porteurs de police $50,000 Comptant.Hon.J os.Skead, Président , Jos.Blackhuhn, Secrétaire.Cette Compagnie est puremont Canadienne.Elle n’assure que les propriétés (et leurs contenus) qui sont détachées dos autres.L’Assurance Agricole d’Ottawa assuro les bâtisses des cultivateurs et les résidences privées.0 .Elle assuro lo contenu des maisons tel que Meubles, Ilardcs, Provisions, Lainages, Légumes, etc.•,[«., .[ Ello assure les produits de la ferme, ainsi que les animaux, Instruments aratoires, Voitures, Harnais, etc.Ello assure aussi les Eglises, les Collèges, les Couvents, les Presbytères, les Vases sacrés et les Ornemonts (l’Eglise.Ello assuro contre toutes pertes causées par o feu et par lo tonnerre.1 Cotto assurance est sans contredit la meilleure qui existe aujourd’hui on Canada ET SKS 1TUXS0NT LES PLUS RÉDUITS i h :• -(VH«nV i jllilJO’.) ,! 1 d Aoent pour Sorel .j ; i » , j * *, I :} i i * .m -i * - et los paroisses environnantes j.*n*nu(I A.MIE • • * ?., ) Bureau do La Gazette.Sorel, 22 Sopt, 187G./.vn/L Jeu °’ MANUFACTURIER DE MEUBLES.J.A.I, Ckaig, lubricant de Meubles poui Chambre à Coucher, Salle à Diner, cto., en gros, 473 à 483, Rue Bonaveuturo.Lamsllk k Lkveïllk, 2GG, Rue Notre-Dame.Le magasin le plus complet et le mieux assorti en Meubles de Ménage de cette ville.\V.& W.Tees, entrepôt (la Meubles.514 ù 51 G, Rue Craig.Magasin assorti et choisi.Ordres de la campagne sollicités.MANUFACTURIER DE Pc.U MES.J.II.Leblanc k Cie, 547, Rue Craig.Plumes de Vautour,d’Autrucho et Fantaisies.Vieilles Plumes nettoyées et réparées.— MARCHANDS DE CUIR.M.C.Galauneaü, Marchand de Cuir et lour-niture pour Cordonnier, 279, Rue St.Paul.Grand assortiment.Prix très.bas.Milton McDonald, marclmud de Cuir et fournitures pour Cordonniers en gros et en détail.300 Rue St.Paul.MARCHANDS TAILLEURS, Muloàiu BRos, 87 llue St.Joseph, Maison des plus recommandables pour habillements dans la ville.MARCHAND DE TABAC.A.Lafrknièriî, 171, Rue St.Paul, vis-à-vis lo Mnrclé Bonsecours.Importateur et Marchand en gros et en détail do Tabac, Cigares, Pipes, cto.OUVRAGES EN FIL DE FER.T.G.Rick, 5G0, Ruo Craig.Fabricant vrages en fil do métal.Sorol, 3 février 187G.— tan.• » » ) .1 / ¦ \l * i d’ou .v ’ 11 LITERIE., m - - 1 » ç I Patente do J.E.Townsend pour Literie.I» crin de cheval purifié, Matelas do laine et autres, Lits do plumes, Paillasses et commerce approvisionné aux prix les plus bas.39, Bonavcnture.; i.f* FERRONNERIES, ETC.i ’ .Clmrlcs Hoyle, Outils pour mëcunioiofis jQjjin-càilierio, Coutellerie, Fournitures pourmaison, etc.169 Ruo McGill, près l’Hôtel Albion Il est odieux que des maîtres encouru-: gent ainsi le vice, Eu veut-on des exemplaires ?malheureusement, ils m*.vont pas rares.Ï1 y a quelques années, à Saint-Etienne, un incendie détrui»it une partie considérable de la ville.(Jet incendie, (pii l’avait causé ?l'imprudence d’un enfant do douze ans, qui avait oublié d’étuimiiu sa pipe.Voici un fait qui s’est passé à L’aiis.C’est iM.Benjamin Dolcsscrt qui le raconte : “ Uu apprenti âgé de douüe an* avait contracté i’habitude de boire des iiqm-ur» fortes, et souvent il y était excité par A» ouvriers avec le;quels il travaillait.Uu jour, cet enfant alla faire une commission pour son patron; ayant pu économiser un sou, il résolut de ne pas revenir sans dépensé chez un.épicier.Le garçon de boutique lui servit pour uu sou d’eau-de* vie : mais l’enfant se plaignit aussitôt de n’avoir pas uuç bonne mesure.“ n**J' , .OC tienne, lui répondit le garçon en lui servant une plus grande quantité de cette liqueur ; bois suns perdre haleine, tu en son tiras mieux le goflt et la qualité.” Le mal-heureux enfant avala tout ce que contenait Jans le verre • c’était la seizième partie d un litre ; tout à coup, ii montra une gaieté folle ; puis, peu après, il ressentit une chaleur intense dans l’estomac et fut eu proie à un violent délire.Transporté immédiatement à l’Hôpital, il y mourut quus d’affreuses convulsions,” Sans doute, oc garçon épicier était bien coupable ; mais à qui l’enfant devait-il cette fatale habitude ?N’était-ce pas aux ou viiers sous la direction desquels il travaillait ?L’enfant arrive dans la vie connue un étranger dans une régiou inconnue ; si on ne lui enseigne pas le bon chemin, comment ne s’égarera-t-il pas ?Si on le laisse s’engager dans les marécages et dans les précipices, tic risque-t-il pas d’y périr ?N’est-cc pas,pour tous ceux qui connaissent le pays, un devoir de lui indiquer sa route ?Respect pour leur innocence.Ayez surtout, ayez le plus scrupuleux respect pour l’iunoccuco de cet âge.Eloignez de leurs yeux, éloignez de leur* orcil-’ les tout co qui pourrait éveiller prématurément leur imagination sur des choses qu’ils ne doivent pas encore connaître, et douucr à leurs sens une dangereuse excitation.Les hommes, los jeunes gens tienueut entre eux bien dc« discours qu'un enfant ne doit pas entendre ; et malheureusement, c’est pour apprendre ce qu’il ne doit pas savoir quo sa curiosité est surtout éveillée.Gardez-vous de favoriser cette propension dangereuse ; c’est être imprudent, c’est être coupable que de contribuer à altérer eu lui la pureté du regard et la chasteté de la peupéc.llespcctcz la pudeur de i’adoles-ceucc : c’est la sauve-gurdo de ses moeurs.*f\t • , -v » 4 \ •• •» H Obligations du patron à leur égard.Je vieus d’expliquer quel est, relativement aux apprentis, le devoir de tous ceux qui sont en rapport avec eux.Le maître en a d’autres qui lui sont particuliers, et qui ne sout pas moins rigoureux.Jo oc lui’ dirai pus : Laissez à votre jeuno apprenti toute liberté d'accomplir ses devoirs religieux.Je lui dirai: Veillez soigneusement à co qu’il les accomplisse ; le luisscr libro à cet égard, à un âge où la raisou a encore si peu d’empiro sur la volonté, o’est lui cuseigncr l’iudifférencc pour uuo obligation sacrée et lui apprendre à la négliger.Exigcz-dono qu’il soit exact au servico divin; ci bnvoyez-le au catéchisme de persévérance : institution excellente, que tard, lu que, liairo, on nu d’années, Un peu plus tôt, uu peu plus résultat est inévitable, à moins circonstance tout à fait extraordi-disposc de masses d’engrais mi Lisantes pour entretenir, à un très-haut degré, la f i lilité du sol.De là ce principe dont ou a lait une loi fondamentale de toute bonne agriculture : Qu'aucune plante ne doit se .succéder à elle-meme ni venir apres une autre de la même /amitié, connue l’orge ou l’avoine après le bld ; » t cette conclusion qui en découle nain rallument : Que la meilleure méthode est de /aire Venir alternativement île» r6 colles aussi variées, aussi différentes de nature que possible, sans toutefois détourner l'agriculture de sic mission essentielle, qui est, avant tout, C alimentation de l'homme • la p>roduction abondante et économique blé.Ii est reconnu aussi ellicam*»'-_Ilf ^ âiiLMlL uantc et économique du blé que la grande production de la viande, c’est-à-dire que l’élève et l'engraissement d’un bétail nombreux et choisi.C’est donc aux plantes fourragères que nous devons demander Ici végétaux à intercaler entre le blé, et, afin de pouvoir aussi souvent que possible ramener a la même place cette précieuse céréale, nous douncrous, parmi ces plautcs, la préférence : lo.A celles qui permettront d’entre tenir le poids le plus élevé de bétail, afin de subvenir à la grande consommation d’engrais qu’ciitraine une cultuic aussi épuisante (juc celle du blé.2o.A celles qui, lors de l’enscmcnccmcnt des céréales, livreront la terre dans le meilleur état de préparation.(Bien labouree, bien nettoyée, bien ameublie, ete.) 3o.A celles qui apporteront Iuineillcuro répartition daus les travaux de la ferme et rien ne concourt à la production nbou- VP.a donc enfin pu se procurer des ABEILLES, et le rucher se compose soit de vieilles ruches communes, ou bien d’essaims qu’on a introduit dans les ruches à cadres verticaux.Lorsqu’on a acheté de vieilles ruches, on peut établir immédiatement les abeille» dans des ruches à cadres, qui sont d’un usage bien plus avantageux.L1 s’agit alors d’un transvasement complet de tout ce (pie la ruche eoni ient.On procède d’abord au transvasement des abeilles dan?une ruche provisoire ; lorsqu’on los y a introduites toutes ou à peu près, par le procédé à ciel ouvert ou par les autres moyens, on met cette ruche à la place de celle qu’on veut dépouiller, et, s’il fait bien chaud, ou la tient couverte.Il est aussi prudent de tenir renfermées le» abeilles avec une serpillière ou uu canevas, car il est à craindre que, privées de leurs rayons, dies ne désertent la ruche provisoire, pour aller se jeter dans une ruche voisine ou pour aller so fixer ailleurs.On s’occupe ensuite de détacher les rayons : pour y parvenir, on arrache d’abord les traverses dont l'intérieur des ruches est ordinairement garni.On so sert do la main quand elles offre»! t assez de prise, ou de pinces de cordonnier qui ne los coupent pas comme les tenailles ; si l’on ne peut en ve-uir à bout, on les coupc entre les rayons avec le sécateur ou une égoinc, puis, avec la lame du cérotome, ou détache du rayon voisin et des parois de la ruche lo rayon que l’on veut culever.On descend ensuite la eévatome par sa partie recourbé'* séparer lo g&tcau do la -ÿuto .|Ù’ rayon ol.iiil .mist ou le sort de-lu ruelle, pose sur un plat ou dans le casier, et le couvre après on avoir chassé les un I ou abeilles qui pourraient y être restées.On enlève ainsi successivement tous les autres rayons, puis on les porte dans un appartement bien clos, et l’on procède à leur organisation sur les cadres de la ruche que l’on veut monter.Ces rayons sont luis sur une table, puis ils sont coupés avec uu couteau, de manière que chacun d’eux ait la dimension du cadre dans lequel on l’introduit, et on l’y maintient solidement en l’enveloppant d’un fil de fer, qui l’empêche de tomber dans le transport jusqu’au rucher.Cette opération doit-être faite avec soin, mais aussi promptement que possible.Chaque rayon sera mis dans le sens qu’il occupait, mais on ne s’astreindra pas à les mettre dans l’ordre do place où ils sc trouvaient daiiB la ruche, à moins qu’ils ne présentent daus lour épaisseur des inégalités qui correspondent à dos enfoncements qu’il faut qu’elles retrouvent,; ccpcndaut le euu-vaiu occupera lo milieu du préférence.On ménagera autant que possible le miel et le laisseront au cultivateur le plus de lut.tudo j C0UVIl'-„.Si lc9 r;iy0l;8 nc a0llt pa, n0II1.pour prodiguer aux céréales les somsqu ex- bl.on „Ilniirtt d.ubord lcs quilt,e cadrc.s nre leur culture., ° .ige leur culture.Sait s nous arrêt» r à discuter bien longuement le mérite relatif de ohaouu des divers végétaux qui pourraient prétendro avec plus ou moins de raison au rôlo de plantes intercalaires dans la culture du blé, déclarons immédiatement qu’aqcuu d’eux ne satisfait, à uu aussi haut dégré que lu betterave, aux conditions émises ci-dessus.Et d’abord, quelle plante, autaut quo la betterave, diffère du blé et par sa nature et par son mode de dovcloppemçut ?Tandis qu’avec ses racines traçantes, le blé épuise les couches superficielles du sol, la betterave, après avoir mis à profit les sucs dont il n’a pu s'accommoder, descend bieu ayant daus la terre ot va, jusque dans le sous-sol, s’approprier les engrais que les eaux y ont entraînés et qui, en grande partie, auraient été perdus à jamais.A continuer, Ou douuc le dernier .it LABOUR, labour de semailles, aux terres destinées à être immédiatement ensemencées.Oil commence autant que possible ccs derniers travaux par les terres les plus pauvres" ot les plus humides, car le mauvais temps do l’ar-riôre-saison eu empêche souvent l’embla-vure, et le graiu semé et laissé daus la boue' est du grain perdu.Les terrains ; destinés au seigle doivent ‘être aussi labourés dô que le foi est plus léger, res en jachère sont les premières prêtés ù être mises en état / viennent ensuite ccllés qui'dot pôrté'dii colza,’‘colles qui sont on trôfléj'ct éufio'colléft qui portent lèsviicûitu-res sarclées.Sur ces dernières, les labours pairs ou les cinq impairs, en laissant entre eux les cadres vides si la population est nombreuse ; autrement, il faudrait les mettre sur le côté de la rucho qu’ou ne veut pas ouvrir, et intercaler un cudro vide seulement, puis rétrécir la ruche : tout comme daus lo premier cas, on ne met les cadres vides que si la saisou est favorable.La ruche ainsi organisée est transportée au rucher et placée sur un drap qu’on a étendu devant le siège où était la ruche qu’ou a transvasée ot ou sc trouve colle qui a reçu les abeilles ; on place cette ruche de telie sorte que le côté où se trouve a porte soit à l’ombre ; puis détachant la scrpil-ière, ou jette par uuo secousse sèche les mouches sur lo drap, au devant de la porte ouverte ; les abeilles aussitôt se précipitent à l’envi dans la ruche garnie de rayons, dout on a fermé avec soin les outrées des trois autres côtés; puis, poussant et excitant les abeilles paresseuses ou qui ont fait fausse route, à suivre celles qui les ont précédées, ou remet la porto en place, ou atteud,quelques iustants, une demi-heure par exemple, pour que celles qui auraient pris lour vol aicut lo temps rdo rentrer; puis, on abaisse lo guichet sur les entrées, afin d’éviter le pillage qui aurait nécessairement lieu, parce que, occupées .à.jrecùeillir lo miel qui: ruisselle do toutes.parts, à, répurer toutes les brèches, les abeilles négligent de fairo la garde, et oclles des ruches voisines ou des ruchers voisius, par l*odeur alléchées, arrivent eu foule et les dévalisent sans même qu’il y ait de cpn^at.lapins quoique part pour faire déserter 1rs lièvres,-—lui ressemble cependant beaucoup pour la forme extérieure et jusqu'à un certain point par les habitudes.Le lièvre est plus gros que le lapin ; la longueur démesurée do ses membres postérieurs en fait deux ressorts qui communiquent à sa faite une grande énergie ; il a des oreilles très-longues et très-linos, qu’il tiünt, toujours «mi mouvement.Su vue ust mauvaise, son poil est d’un gris jaunâtre plus pâle (pie celui du lapin et marqué qj blanc à la queue.ha hase ou femelle du lièvro est moins leeoudc que celle du lapin: quoiqu’elle soit presque ooustnimvmnt eu famille depuis le mois de février jusqu’à l’automne, elle ne fait guère par aimée dans nos climats qu une quinzaine 2 LA PRESSE.M.P.J.O.Chauveau, qui signe les charmantes revues européennes de l’Cptnton Publique, termine ainsi sa dernière revue, où il est parlé de la question d’Orient, des dernières élections belges, des préparatifs militaires eii Prusse, de la Russie, du nouveau - Bourse.—Les steamers des compagnies des ports du golfe ont transporté cet été 2,250 tonneaux de frot dc plus que l’an dernier, mal gré la concurrence du chemin dc fer Inter colonial.— Mgr Bourget vient de faire don de $1,000 aux Frères de la Doctrine Chrétienne de Montréal pour l’établissement d’un noviciat.—Jeudi, ordre a été envoyé de hisser tous les signaux de tempête par toute la Puissance, vu que l’on s’attendait à une empote générale.—Le Mercury de Québec annonce que le Parlement local est convoqué pour la dépêche des affaires pour le 10 nov.—Le rapport final du comité de secours pour les incendiés du quartier Montcalm à Québec a du être puLcuté à une assemblée convoquée à Québec pour hier.—M.A.Lusignan est, parait il, désigné à une haute position dans la Bibliothèque du Parlement fédéral.On parle de M.Laframboise, du National, pour le remplacer comme secrétaire de M.Geoffrion.1 —La maison Thibault et Lan tier, de Montréal, a obtenu le premier prix sur tous les concurrents pour les fourrures.Canada ce systèmo en usage depuis quelques années cn Europe et aux Etats-Unis.Le voyageur reçoit do la Banque un certain nombro do billets pour £10 ou £25 chacun, avec une lettre do présentation uux banquiers de n’importe quel pays qu’il veut visiter.Cette lettre renferme sa signature et, en endossant lo billet, il le fait négocier par le banquier.S’il perd ses billets, ceux-ci no peuvent être négociés sans sa lettre.La liste des correspondants que la Banque dc Montréal s’est assurée comprend les représentants de tous les pays civilisés, et les voyageurs canadiens ne seront pas obligés de recourir ù Londros et à New-York pour obtenir des fonds.La semaine a Montreal.—Le commerce en général a été comparativement tranquille cette semaine, les demandes étant légères surtout pour les prix de spéculation.Les ventes eu général n’ont été qu’en petites quantités, tout au plus nécessaires pour l’alimentation du commerce dc détail.Le commerce dos produits à été tranquille sur toute la ligne.De nombreuses demandes pour la fleur sont cependant arrivées des ports d’en bas, ce qui a causé une légère avance dans les prix.Les grains grossiers sont toujours négligés ; quelques transactions se sont opérées dans les pois au prix de la dernière cote.Les provisions ont été tranquilles, et les prix n’ont éprouvé aucun changement, Les potasses sont plus fermes.Il y a beaucoup d c demandes dans le fer etjjla quincaillerie.Le fer en saumon semble acquérir plus de fermeté.Le fer en barre se vend en petites quan.tités.et les stocks ne sont pas très-considérables.Il y a beaucoup dc demandes pour le fer blanc, mais les prix demeurent stationnaires.Le commerce des marchandises sèches a a été tranquille toute la semaine.Le peu d’ordres reçus n’a été que pour des petites qu^ités.Les groceries r>’nnt Pns 6t6 de lcur côté plus animées, et les prix en font les mêmes que la semaine précédente.Mêmes remarques à faire sur les conditions dc notre marché monétaire,c’est-à-dire : abondance de fonds, et difficulté de placement.Changements cccfàKistiqucs du diocèse dc Trois-Rivières.M A S de Carufel remet sa cuL° do • Pointe-du-Lac, et se consacre temporal0" ment à la mission canadienne d’Oswégo, N.Yr.M.J.F.N.Desaulniers, transféré de de la cure de St.Félix de Kingsey à celle dc la Pointc-du-Lac.M.Th.Quinn, dc St.Fulgeuce à celle de St Félix de Kingsey.M.T.S.dc Carufel repreud la cure de N.- D.du Mont-Carmel.M DOS Carufel se retire dc la cure dc Ste.Angèle de Laval, pour cause de santé.M V S de Carufel, dc la cure de N.-D.du Mont-Carmel à celle de Saiute Angèle.M C 01 Gingras, du vicariat de Stan-fold à la cure de St.Albert.M F Connolly, du vicariat de Ste.Angèle de la Pérade à la cure de St.Fulgence.M A- A Trortier, nommé chapelain des Frères du Sacré Cœur, à St.Christophe.M F Tétrcault, du vicariat dc Gentilly à celui de Stanfold.M On Landry, du vicariat de St.Léon à celui de Ste Aune la Pérade.M E Brunei, du vicariat de St Pierre les Becquets à celui de Gentilly.M C Trudcl, du vicariat de Champlain à celui de St Pierre les Becquets.M Alx Dôsaulniers, du vicariat do Drum-mondvillc à celui de St.Léon.M J Fortier, du Vicariat de Ste Victoire à celui de St Stanislas.M H Chapdelaine, du vicariat de St Di-dace il celui dc Ste Ursule.M R Caisse, nommé au vicariat de Mas-kinongé.M M E Janolle, au vicariat de St Christophe.M J Brunei, au vicariat de St Norbert.M J B Grenier, au vicariat de N D du Mont-Carmel.Mort tragique.NOTES COMMERCIALES.—Les deux fils dc feu M.G.B.Hall et M.Andrew Thomson ont formé une société commerciale pour 'continuer les affaires ** célèbre spéculateur de Montmorency.___jjn bref en liquidation forcée a été émané mardi Simonson, à Québec, sur l’instance de ^ autres, fabricants de cigares do m.1 vjj' Le montant de la réclamation est de $4&o.53.’ —Un vaisseau dc 1,140 tonneaux va bientôt être frété de bois de construction au Saguenay et faire voilo pour Melbourne, Australie.—La récolte de coton aux Etats-Unis est, cette année, la plus considérable que l’on ait eue depuis la guerre.Elle s’élève à 4,669,288 balles.La récolte la plus gmnde qui ait jamais été produite est celle de 1859 60 ; et elle n’excédait celle de cette année que dc 482 balles.—li u été expédié de Pictou 185,000 tonnes dc charbon pendant cette saison.—De bonnes nouvelles arrivent d’Ottawa pour les opérations commerciales dans les bois pour la semaine qui vient de finir.Les ventes ont été nombreuses et pour de gros montants.• .—lies arrangements faits récemment par la Banque de Montréal, dit la Minerve, pour énettre des' billets-circulaires seront d’un très-grand avantage pour les voyageurs canadiens.: C'est la première fois qu’on verra se pratiquer pour le SUICIDE D’UN MONTRÉALAIS.Mercredi soir ou jeudi matin, c’est ce qu'on ne peut dire au juste, à Montréal, M.Tréfilé Loisellc, propriétaire et résidant au No.267, rueFullum, s’est suicidé en avalant une dose d’acide prussiquo.Le mal-houreux remplissait les fonctions d’huissier audiencier à la Cour Supérieure, et était bien connu dans la ville.C'était un homme d’habitudes rangées et économe, et qui était devenu ainsi grand propriétaire.Il avait environ 42 ans et était célibataire.Informé de la mort tragique de M.Loi-selle, M, Beardsell, un de ses voisins, alla avertir le coroner.Lors de l’enquête, un nommé Jacob Si- * , aubier, a dit qu’il faisait certains travsux dc rdpa ddfunt ot qu’il couchait t,.’ , A 10.45 heures, la veille, ils J?4"»* * coucher, le défunt dans l’appartement voibu-qu’occupait Simard.Le défunt avait soupé d’une tasso de thé sans lait et d’un morceau de paiu rôti.Quelque temps après s’être mis au lit, Simard entendit le défunt se lever, puis descendre.Il se rendormit et fut bientôt réveillé par les pas du défunt qui remontait dans sa chambre ; il le vit même passor.Peu après, 4 heures sonnèrent.Simard se leva à 6 heures comme d’ordinaire, pour allumer le feu.Il y avait un peu de feu dans le poêle ; il n’y en avait pas lorsqu’ils étaient montés se coucher.Simard avait l’habitude do frapper ù la porto de la chambre du défunt, lorsqu’il descendait allumer le feu.En passant, il frappa à la porte de la ehambre, puis descendit.Sept heures sonnèrent, et M.Loisolle ne paraissait pas encore : ce qui isurprit grandement Simard.Il alla de nouveau frapper à la porte de la chambre.Personne ne répondit ; il ouvrit, et quelle né fut pas sa stupeur de trouver M.Loisellc raide mort dans son Ut, les yeux ouverts ! Sur une table dans la chambre, il y avait deux lettres et un paquet.lia première des lettres était adressée à un M.F.X.Quériu, No.201, rue Notre-Dame, et contenait ce qui suit : Montréal, 27 septembre 1876.J’autorise par la présente M.F.X.Guérin, la personne que j’ai choisie comme arbitre dans ma réclamation de dommages contre la Compagnie d’Assurance Royale, à vetirer les sommes perçues par les collecteurs en mai dernier, et à payer avec elles les comptes que je dois et qui sont dans mon tiroir à la Cour ; à vendre tous les effets qui m’appartiennent ; à payer toutes mes justes dettes avec le produit dc la vente, et s’il reste quelque chose, à se payer lui-même dc son trouble et à donner le reste à m'a sœur.Je désire quctou'.es mes lettres soient retirées dc la Cour et jetées au fcii, (Signé.) Trefflé Loi selle.L’autre lettre se lit comme suit : “ Depuis dix ans, je n’ai fait que des sottises qui ont fini par me ruiner complètement.Je demande pardon à tous mes amis à qui j’ai fait tort où à qui j’ai fait perdre quelque chose par mes sottises.Depuis un mois, j’ai complètement perdu la tête, et je suis devenu si malade et si dégoûté dc la vie, que je n’avais pas lo courage de vivre.Quelques jours de plus d’inquiétudes ot de craintes comme celles dont j’ai souffert depuis un mois, me tueraient.Il vaut autant que j’en finisse dc suite.” [Signé] Trefflé Loiselle.Cette lettre était adressée à Madame W, F.Beardsell ; sur l’enveloppe, on lisait : 11 Avec mes sincères remerciements pour toutes vos bontés pour moi.Puissiez-vous me pardonner tous les torts que je puis avoir envers vous 1 Puissent les enfants être heureux toute leur vie comme ils le méritent 1 ” Il y avait une autre lettre adressée en date du 17 septembre à Mlle Emma Beard-pell, le jour anniversaire dc sa naissanec, et il y en avait une autre adressée aux dames do la famille.Lu paquet était adressé à Jacob Simard ; il rnntpiniL ”ne ^ou^e de petites sommes qu’il devait à celui-ci ?» * celui-là.Il y avait en outre sur la tablo un C«Pff» el un verre qui contenait au fond un dépôt farineux blanc.Ce qui a peut-être achevé de déterminer le suicide du malheureux, c’est que la veille, dans l’après midi, un nommé Michael llae, avait intenté contre lui une poursuite de $000, parce que le défunt l’avait fait arrêter à tort pour le vol d’une vache.ETATS-UNIS.(Jeudi.) Incendiât.—Les incendiaires sont * l’œuvre à Troy, N.Y.La nuit dernière, ils ont mis le feu à deux maisons inoccupées.M.Pine et son fils ont été arrêtés ce ma tin.soupçonnés d’être les auteurs de l’incendie.Neige.—Une dépêche spéciale au Eagle de Poughkeepsie, N.Y., mande qu’il est tombé dc la neige ce matin dans les mon tagnes Catskill.Il est tombé dc la neige à Tivoli hier après-midi.(Vendredi.) Pour VExposition.—Le nombre des pas sagers transportés à Philadelphie via New-York par un chemin dc fer pour la semaine finissant le 23 148,941 ; nombre proportionnel pour les autres lignes.La fièvre jaune.—À Savannah, Gie., 16 enterrements de personnes mort de cette maladie aujourd’hui.Banque on faillite.—Une banque de San-Fraucisco vient dc fermer scs portes ; on espère que ce ne sera que temporairement.D’OUTRE-MER.• (Jeudi.') Montenegro.-— Une dépêche de Cattaro au Standard dit : Un rapport de source authentique dit que les Monténégrins ne veulent pas conclure la paix sans une concession considérable de territoire par la Turquie.Serbie.—Dans les dernières rencontres, lesSerbes ont déployé l’étendard royal.L’armée sur la Timok a aussi proclamé lo prince Milan roi.Le général russe Norozclef a pris le commandement dc l'armée d’Ibar.Turquie.—Une dépêche de Constantinople dit que la Porte répondra aux propositions des puissances, dimanche.( Vendredi.) Serbie.—Les dépêches se contredisent formellement.Les Serbes réclament que le combat qui a été livré hier a été une grande victoire pour eux, et quo l’armée turque se trouve maintenant cernée de trois côtés à la fois.Les turcs télégraphient justement le contraire, à savoir que cette bataille a résulté cn un triomphe complet pour eux.D’après la première version, pendant le combat, les batteries serbes ont mis le feu à pn caisson de l’ennemi qui a fait explosion et a causé un grapt} cannage parmi les turcs On se bat encore maintenant; au$ pnvirons d’Alexinatz.Le comité de secours pour les incendiés de 3t.Hyacinthe acouso réception d’uno somme de $237 donnée par les sorolois.M.le Cueé a annoncé^ dimanche au prône, que, les difficultés qui s’étaient soulevées entre le Couvent de la Congrégation et la Commission d’Ecolcs ayant été aplanies, les élèves externes qui ont été renvoyées ù la rentrée des classes pourront y retourner comme par le passé.La retraite annuelle du Couvent dc la Congrégation a été ouverte dimanche après-midi.C’est M.Boivin, d’rectour du Collège de St.Hyacinthe, qui la prêche.C’est aussi le Révd.*M.Boivin qui a donné le sermon à l’église paroissiale le même jour.Il a fait un magnifique discours sur le Rosaire, dans le cours duquel il a parlé en termes émus do la conflagration de St.Hyacinthe et a trouvé lo tour do mettre un mot de chaleureux remerciments ù l’adresse de nos contitoyens pour leur générosité dans l’occasion.’-'V Samedi midi, des voleurs sont entrés dans le bureau dc M.Ed.0.Wurtele et ont enlevé une boite à argent, qui avait contenu l’argent do la dernière paie des hommes qui ont travaillé sur le chemin de fer.Heureusement quo M.Wurtele, dans l’avant-midi, en avait retiré tout l’argent qu’elle contenait, moins quelques pièces de change et quelques papiers de valeur.On est à la recherche des voleurs, qui ont été beaucoup trompés de trouver la boîte presque vide, surtout lorsqu’ils s’attendaient de faire un si bon coup.Dimanche dernier, avait lieu l’inauguration du culte catholique de la nouvelle église de St.Louis de Bonsecours.La première messe y fut chantée par le premier curé de cette paroisse, le Révd M.Laflamme, prêtre si estimé qui vient de quitter Sorcl pour s’introniser dans cette nouvelle cure.Un nombre considérable d’amis du curé avait prêté leur concours pour rehausser l’éclat de cette cérémonie.Sorel et St.Aimé fournirent surtout leur contingent.La partie musicale, qui était sous l’habile direction de M.Ga-riépy,efficacement secondé par des musiciens amateurs de Sorel et St.Aimé, a été un succès.La prise de possession de sa paroisse a été faite d'une manière éloquente par M.Laflamme.Disons le mot, il a fait une entrée maguifiqnc à notre sens.M.Laflam me a prononcé un petit chef-d’œuvre d’élo-qnence, émaillé des plus maguifiques sentiments.Il a fait dans son sermon une délicate allusion aux amis qui avaient prêté leur concours, et à Sorcl en particulier.Les paroissiens d c St.Louis doivent être fiers de l’acquisition enviable qu’ils ont- .faite .dans la personne dû leur nouveau curé.Après la messe, un dîner somptueux, dù à lq munificence de M.LiïuûmrriC et dc 51.Bcsudwau, l’entropreneur de l’église, fut servi aux amis de Sorel et de St, Aimé.A la fin du dîner, le Dr.LX*™™ de Sorel proposa la santé de M.Laflammd.B fit l'éloge de l’ancien vicaire de Sorel ëfc du nouveau curé de St.Louis, et, se constituant l’interprète dc la population de Sorel, il exprima le regret qu’elle ressentait du départ de M.Laflamme.M.le curé de St.Louis fut heureux dans sa réponse.Ceci concluait un repas de gala qui venait à propos pour remettre des fatigues de la messe, et pour préparer le gosier et l’estomac aux fatigues des vêpres.Celles-ci furent chantées avec entrain.Après les vêpres et avant d’effectuer le départ, M.Raîclie, de Sorel, proposa la santé dc M.Beaudreau, entrepreneur.M.Raîchc fut éloquent comme tou jours.A trois heures, le parti d’amis quitta St.Louis et se sépara avec regret du Révd.M.Jüaflarame, dont la réception avait été si franche et si cordiale.Tous sont enchanté» de leur voyage et avec raison.—Comm.dant de l’emploi, lorsque, par malheur, elle entra sans le savoir dans une maison malfamée.Trois voyous pris do vin lui firent les propositions les plus inflîmes.Sur son refus, ils s’emparèrent d’elle et l’outragèrent d’uno manière horrible.Pendant trois jours, les infâmes continuèrent leur saturualo et retinrent la jeune fille cowino captive dans le lupanar.Elle profita d’une nuit où les débauchés cuvaient leur vin dans le sommeil pour s’eTparer des habits do l’un d’eux.Elle se sauva par la fenêtre.Presque folle de terreur, craignant à chaque instar t dc retomber entre les mains des fâches qui l avaient outragée, elle se reudit à pied jusqu’il Lacliino où ollo s’engagea le lendemain cornrno garçon dc cour et churrcticr chez M.Théophile Garrépy, hôtelier.Pendant trois semaines, depuis le 6 de Septembre, elle resta au service de l’hôtelier sans éveiller les soupçons des autres employés.La semaine dernière, en faisant reculer un cheval près du bord du canal, elle eut lo malheur de faire noyer l’animal.Elle s’engagea ensuite comme charretier au service d’uu des contracteurs de Y " Inland Cut.” Après avoir entendu le récit de la jeune fille, le détective Fahey fit venir le Docteur Picault qui examina la prisonnière.Le médecin déclara qu’elle était tellement souffrante par suite des outrages dont ollo avait été victime à Montréal qu’elle ne pouvait passer la nuit dans les cellules.lien riette Nauval a été transportée hier soir à l’Hôpital Général pour y recevoir les soius qu’exige sa triste position, en attendant qu’elle soit internée au Bon Pasteur.Les détectives, ù l’aide du costume masculin de la jeune fille, espèrent découvrir les auteurs dc l’attentat horrible dont elle a été victime.La jeune fille,.étant étrangère à Montréal, ne peut désigner la rue où se trouve la maison malfamée où elle a été outragée.DECES.Est dcccdé® à Montréal, le 29 septembre dernier, Madarao Vcuyc Pélagie Augé, épouie do Charles Leclerc, Agée de 51 ans, après une nuu ladie de plusieurs années «ouffeite avec la résignation d'une vraie chrétienne.Soi.'» ''«‘“'«S' Sommaire do la 1ère page : Conseils aux ouvriers ; Aux Cidlivateurs ; Aux femmes de ménage.Le Revd.M.St.Ôngc, vicaire de cette paroisse, est un ex-zouave pontifical.Dimanche au prône, nous n’avons pas compté moins de six ou sept publications^ mariage.Bravo, Sorclois ! Le nouveau Bureau do Poste do cette ville est ouvert depuis jeudi dernier.Il est voisin de l’ancien bureau.La fabrique do fuseaux, rue du Roi, est arrêtée pour une quinzaino de jours, faute du bois nécéssaire.—Comm.>n i >JKj M l Nouvelle* diverses.» Misère.—À Ottawa, treize personnes se plaignant de n’avoir pas d’abri sont venues implorer la protection dc la police, mercredi soir.Il y avait parmi elles un homme et une femme qui arrivaient do Montréal après avoir parcouru la distance à pied.Incendie.—Le propeller “ Lady Franklin ” est devenu la proie des flammes dans la nuit dc mercredi à jeudi pendant qu’il était dans le bassin dc Clark, à deux milles d’Amherstburg, Ont.Le second a péri dans les flammes et le capitaine et plusieurs hommes de l’équipage ont été blessés en se sauvant.Malchanceux.—Lo steamer “Colom.bo ”, parti de Montréal en destination do Londres avec un chargement de grain, a touché près de Yarennes, à l’Ilc du Pads et au Cap Laroche.Plusieurs voies d’eau se sont déclarées.Si on se lo rappelle, c’est le même vaisseau qui a passé l’hiver dernier à Sorel et auquel est déjà arrivé lo malheur d’une collision sur les côtes d’Angleterre.Des plongeurs ont examiné la coque du lt Colombo ”, Us disent que ses avaries pourront être reparées sans décharger le steamer, qui pourra prendre la mer dans quelques jours.Etrange histoire.— On lit dans la Minerve de vendredi : Le détective Fahey sc trouvait hier matin à Lachine, lorsqu’un 4® nnjis )qi dit qu’il soupçonnait fort «no jeune personne s'appelait Frapk Sauvai d’être une lemmc, quoiqu'elle flftt ha-biiicv 0Û hom,mo‘ Nauval était employé comme charretier UQ contracteurs au il Inland Cut.” Le détective 2!T?ta la personne qu’on lui désignait et elle lui avoua] son sexe.Transférée à la Station Centrale, elle dit aux policiers qu’elle s'appelait Henriette Nauval et qu’elle était âgée de 16 ans.Elle était née à St.François en bas de Québec.A douze ans, elle était restée or-phelioe et s’était rendue chez une do ses sœurs à Straight Falls, dons l’Etat do Massachussetts.Après un séjour de quatre années aux Etats-Unis, elle retourna au Canada ot s'engagea comme servante dans une famille à la Poiute-Claire.Ello resta dix jours dans ce village et se rendit à Montréal pour trouver une situation.Elle frappait de porte en porte, deman- On redoute la consomption i\ cause do scb effets 6i puissants et si funestes, et on la regarde comme le grand fléau de notro race.Les progrès do cette maladie et Ue toutes celles des poumons pouveut cependant êtres arrêtés à leur origiuc au moyen des Pastilcs de Bri,ati, lesquelles apportent un soulagement i\ la toux la plus mauvaise au bout de quelques minutes, et exerceront la plus heureuse influence sur tous les organes broucuiques et pulmonaires, lorsqu’on les aura administrées cn temps op-portun.Les orateurs et les chantres trouveront toujours de l’avantage à se servir de ces pnstilles, que tous les droguistes et marchands de campagne ont à vendre au prix de 25 et*, par boito.Lss PiiopRdsTAinfcô ok cHevàùX se Kfboidssfi.vr, —Etpourquoi ne lo feraient-ils pas?ot qm sait ri leurs chevaux oux-mêmes n’éprouvent pas une certaine satisfaction ?Le6 propriétaires dc chevaux s® réjouissent à cause des effets étonnants et presque miraculeux qu’ont vis-à-vis de leurs les Poudres de Condition ut le Remède Arabe de Barley.Un certain nombro dc chevaux étaient inaig es, clictifs et sans appétit; d’autres mangeaient avec voracité,mais sans retirer aucun profit de luure aliments : ceux-là étaient enflés et leur poil étaient devenu rude et hérissé ; ceux-ci souffraiont dô rhumes et do toux graves ; un grand nombre étaient atteints de maladies propres aux chovaux.Hé bien, les remèdes en question agirent sur tous ces animaux comme un charme.Lcur maladio disparut promptement, l’appétit leur revint en môme temps que leurs organes digostifs reprenaient leur état normal, leur peau s’adoucit et devint lisse et luisanto jsans comptor quo tous ces effets furent obtenus sans que les okc-‘vaux courussent aucun danger.Souvenez-vous du nom, et voyez à ce que la signaturo do Hard itlon.Ils sont purs en qualité, prompt en action, eincare en usage et employés avec succès par les pl„s éminenis Médecins et Chirurgiens, dans les IIApit.uixet lama-tapie pnvte, dans toutes les parties du monde, Jîpjirnlcnr «lu Snnsr, de Wlnpalc.-T.e re- mède le plus efficace connu, nnur la guérison de Scnv fuie, Erysipèle, leu Volage, Maladies de la I Van et toutes les Impuretés du Sang, Maladies Chroni.i.ies', et lîsortlres du Voie.Un parfait Uénovatcuret VigJ fllaiiiifacdiie de folïes-forls de la l'iiissanee.Premier prix a Vexhibition provinciale de 187 “ à Ottawa 187 Dé ¦gora- - - - -.,v.pm.ui •st iKisaieur Uur du système.M is en grandes bouteilles.Prix, $1.00 KAH IfoUTKIt.t.K, Préservatif de Wingate pour Enfants.—Le plus sur et le meilleur remède innir la Dentition des r.nfants.Diarrhée.Dyssonteric, Coliipics, et toutes les dillerentes maladies de l'Enfance.Il apaise le*don leurs, et calme les souffrances de reniant, et prcxluit'uu sommeil tranquille.En usage dans toute l’Europe ile-1>uis près de 80 ans.Prix, a5 Cts, vak Houtkii.i.is.Pilules Oatliartiqucs do Wingato- toutes les maladies ilo l’Estomac, du EiJ* • tins.Elles sont douces, certain»- .c et «les I nus* opération ; 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