Gazette de Sorel, 22 mars 1879, samedi 22 mars 1879
22ème ANNÉE.SORELjj(PROVIïtCE ttfi QUÉBEC), SAMEDI, 22 MARS 18T9.V ** > * .Y V - A | ou tuai |H-§^M0utadake folitu|uc, Commercial, Apicole et |fittcraire.G.I.BARTHE, Propriétaire.)• PUBLIÉ DANS LES INTÉRÊTS DU DISTRICT DE RICHELIEU.Ls.LAL1BERTÉ, Imprimeur.Feuilleton de“La Galette de Soret l Le Comte Kostia, 1 Au commencement de l’été 1850, un seigneur russe, le comte Kostia Pe-trovic Leminof, eut la douleur de voir mourir subitement, et dans la fleur de sa beauté, sa femme, plus jeune que lui de douze ans.Cette perte cruelle, à laquelle rien ne l’avait préparé, le jeta dans un violent désespoir, et quelques mois plus tard, cherchant à tromper ses regrets par les distractions d’un lointain voyage, il quitta, dans l’intention de n’y plus revenir, ses terres, voisines de Moscou.Accompagné de ses deux enfants jumeaux Agés do dix ans, d’un pope qui lejr servait de gouverneur et d’un serf nommé Ivan, il se rendit à Odessa, et y prit passage à bord d’un navire marchand en partance pour la Martinique.Débarqué à Saint-Pierre, il se logea dans une maison écartée des environs.La profonde solitude où il s’enferma n’apporta pas d'abord à son chagrin l’adoucissement qu’il en espérait.Il ne lui suffisait pas d’avoir quitté sou pays, il aurait voulu changer de planète, et il se plaignait de trouver partout la nature trop semblable à elle-même.Aucun site ne lui semblait assez étranger à sa destinée, et dans les lieux déserls où le prome-menait l’inquiétude désespérée de son cœur, il imaginait revoir des témoins importuns de ses joies passées et de l’infortune où elles s’ôtaient subitement englouties.11 habitait depuis un au la Martinique, quand la fièvre jaune lui enleva l’un de ses enfants.Par une réaction bizarre de son vigoureux tempérament, ce fut vers ce temps môme que sa sombre mélancolie se dissipa, et lit place à une gaieté amère et sarcastique qui était plus conforme à son naturel.Dès sa première jeunesse, il avait eu un goût de plaisanterie, un tour railleur dans l’esprit,assaisonnés do cette grâce ironique dans les manières qui est le propre des grands seigneurs moscovites, et qui atteste une longue habitude de jouer avec les hommes et avec les choses.Toutefois sa guérison n’alla pas jusqu’à lui rendre les agréments qu’il portait autrefois dans le commerce de la vie.La souffrance avait amassé en lui un levain de misanthropie qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler; sa voix avait perdu ses notes caressantes, elle était devenue rude et saccadée, son geste était brusque et son sourire méprisant.Par moments, toute sa personne annonçait une volonté superbe qui, tyrannisée par les événements, aspirait à perdre sa revanche sur les hommes.Si terrible cependant qu’il fût parfois aux personnes de son entourage, c’était un diable civilisé que le comte Kostia.Aussi, apres un séjour de trois ans sous le ciel des tropiques, il se prit à soupirer après la vieille Europe, et un beau jour on le vit débarquer sur les quais de Lisbonne.li traversa le Portugal, l’Espagne, le midi de la France et la Suisse.A Bâle, il apprit que, sur les bords du Rhin,entre Coblentz et Bonn, dans un endroit assez isolé, un vieux châteaux était à vendre.11 se transporta sur les lieux, acheta ces antiques murailles et les terres qui eu dépendaient, sans se donner le lemos de dé-battre le prix ni de visiter en détail le domaine.Le marché conclu, il fit faire en hâte quelques réparations urgentes à l’un des corps du logis dont se composait son manoir délabré, qui portait le nom important de forteresse de Geierfels, et il ne tarda pas à s’y installer, en se promettant d’y passer le reste de ses jours dans une retraite paisible et studieuse.Le comte Kostia tenait de la nature un esprit vif et prompt qu’il avait fortifié par l’étude.Il avait toujours aimé à la passion les recherches historiques ; mais de toutes choses, il ne savait et ne voulut savoir que ce que les Anglais appellent the matter of fact.11 professait un froid mépris pour les idées générales et les abandonnait de grand cœur aux “ songes-creux ; ’’ il se gaussait de toutes les théories abstraites et des esprits naïfs qui les prennent au sérieux ; il tenait que tout système n’est qu’une déraison raisonnée, que les seules folies pardonnables sont celles qui se donnent pour ce qu’elles sont, et que c’est le fait d’un pédant d’habiller ses imaginations en théorèmes de géométrie.En général, la pédanterie était à ses yeux le vice le moins excusable, et par là il entendait la prétention de remonter aux principes des choses, “ comme si, disait-il.les choses avait des principes, et comme si le hasard se laissait calculer." Cela ne l’empêchait pas de dépenser lui-même beaucoup do logique à démontrer qu’il n’y en a point ni dans la nature, ni dans l’homme.Ce sont là de ces inconséquences que les sceptiques ne songent pas à se reprocher ; ils passent toute leur vio à raisonner en s’escrimant contre la raison.Bref, le comte Kostia ne respectait que les faits ; il estimait qu’à le bien prendre, il n’y a que cela dans le inonde, et que l'univers, conçu dans sou onsemble, est une collection d'accidents qui se contrarient.Membre de la Société d'histoire cl d’antiquités de Moscou, il avait publié autrefois d'importants mémoires sur les antiquités slaves et sur quelques points controversés de l’histoire du Bas-Empire- A peine installé au Geierfels, il s’occupa de remonter sa bibliothèque, dont il n’avait emporté que quelques volumes à la Martinique.11 donna l’ordre qu’on lui expédiât de Moscou la plupart des livres qu’il y avait laissés, et il envoya d'importantes commissions à plusieurs libraires d'Allemagne.Quand son sérail (c’était son mot) fut à peu près au complet, il se replongea dans l’élude, et en particulier dans sa chère Byzantine, dont il avait l’insigne bonheur de posséder l’édition du Louvre en trente-six volumes in-folio, et il en vint bientôt à former l’ambitieux projet d’écrire une histoire complète de l’empire byzantin depuis Constantin le Grand jusqu’à la prise de Constantinople.Il s’éprit si fort do ce grand dessein, qu’il en perdit presque le boire et le manger ; mais à mesure qu’il avançait dans ses recherches, il ôtait plus effrayé do l’immensité de l’entreprise, et il conçut le désir de se procurer un aide intelligent, sur lequel il pût se décharger d'une partie de la bcsoguo.Comme il se proposait d’écrire en français son volumineux ouvrage, c’est en France qu’il dut chercher cet outil vivant qui lui manquait, et il s’en ouvrit à l'une de ses anciennes connaissances de Paris, le docteur Lerins.“ Depuis près de trois ans, lui écrivit-il, j’habite un véritable nid de hibou, et je vous serais fort obligé de me pro curer un jeune oiseau de nuit qui fût capable de demeurer doux ou trois années dans un vilain trou sans y mourir d’ennui.' •‘Eiilendez-moi bien, il me faut un secrétaire qui ne se contente pas d’avoir une bonne main et d’écrire le français un peu mieux que moi ; je le voudrais philologue consommé et helléniste de première force, un de ces hommes tels qu’il doit s’en rencontrer à Paris, nés pour être de l’istilut, et dont l'enchaînement secondaire contrarie la vocation.Si vous réussisez à me découvrir ce précieux sujet, je lui donnerai la meilleure chambre de mou château et douze mille francs d'appointements.Je tiendrais beaucoup à ce que ne ce fût qu’un sot.Quant au caractère, je n’en parle pas,il me fera l’amitié d'avoir celui qui me conviendra.’’ M.Lerins était lié avec un jeune Lorrain, nommé Gilbert Sévile, savant de grand mérite, qui depuis plusieurs années avait quitté Nancy pour venir tenter fortune à Paris.A vingl-sept ans,il avait présenté à un concours ouvert par l’Academie des Inscriptions un mémoire sur la langue étrusque qui remporta le prix, et fut déclaré tout d'une voix un chef-d’œuvre de sagace érudition.11 espéra quelque temps .que ce premier succès, qui l’avait mis en renom parmi le inonde savant, l’aiderait à obtenir quelque poste lucratif et à sortir de la situation pré- caire où il se trouvait, fl n’en fut rien.Son mérite forçait l’estime ; la rondeur de ses manières et le charme de son commerce lui conciliaient la bienveillance; scs relations étaient nombreuses: il était accueilli et caressé.Il obtint même, sans l'avoir recherchée, l’entréo do plus d’un salon où il rencontrait des hommes en position de lui être utiles et d'assurer son avenir.Tout cela pourtant ne lui servit de rien, et de places, point de nouvelles I Ce qui lui nuisait le plus, c'était cette iudéjiendaiico d’opinion et de caractère qui était dans son sang.Rien qu’à le voir, on devinait eu lui un homme incapable de se laisser lier les mains, et la seule langue que cet habile philologue ne pût apprendre, c’était le jargon d’une coterie.Ajoutez à cela que Gilbert ôtait une âme contemplative et qu’il en avait les fiertés et les indolonces.Faire des démarches, se remuer, solliciter, lui était un supplice.On pouvait oublier impunément une promesse qu’on lui avait faite, il n’était pas homme à revenir à la charge, et d’ailleurs, ne se plaignant jamais, on n’était pas tenté de le plaindre.Bref, parmi les personnes qui eussent été à même de le protéger et de le pousser, les unes disaient sans le penser : “Qu’a-t-il besoin de notre aide?Un talent si remarquable fera bien son chemin tout seul." D’autres pensaient sans le dire: “Pronons-y gai de,c’est un autre Lolronne.Une fois le pied à l’étrier, Dieu sait où il s’arrêtera.” D’autres enfin disaient et pensaient: “Ce jeune homme est charmant.II est discret.ce n’est pas comme tel et tel.’’ tous lus indiscrets qu’ils citaient étaient placés.Les difficultés do sa vie avaient rendu Gilbert sérieux et réfléchi, elles n’avaient ni resserré son coeur, ni éteint son imagination.Il était trop sage pour se révolter contre sa destinée, mais il était décidé à lui demeurer supérieur.' “ Tu es ce que tu peux, lui disait-il ; mais ne te flatte pas que je le prenne jamais pour la mesure de mes pensées." C’était une âme singulière que ce Gilbert.Quand il avait essuyé quelque dégoût, quelque déboire, quand il s’était vu frustré dans quelque chère espérance, quand une porte ontr’ou-verte s’était brusquement refermée devant lui, il laissait là pour quelques heures ses occupations habituelles, il s’en allait herboriser dans les environs de Paris, et c’en ôtait assez pour lui faire tout oublier.Après avoir lu la lettre de M.Leminof, le docteur Lerins se rendit auprès de Gilbert ; il lui peignit le comte Kostia tel que ses souvenirs un peu lointains le lui représentaient, il l'engagea même, avant de prendre un parti, à peser mûrement le pour et le contre ; mais, dès qu'il eut quitté son joune ami : “ Après tout, j’espère qu’il refusera, sedil-ii, ce serait une trop bonne aubaine pour ce boyard I De sa figure très-moscovite, je ne vois plus qu’une énorme paire de sourcils, les plus touffus, les pliis altiers qui furent jamais, et peut-être est-ce ià tout.Il y a de ces hommes qui sont tout eu sourcils 1 Quel contraste avec notre cher Gilbert I Ce mélange de force et de douceur qui parait eu lui, celle noble tête, ce large front ouvert, ces grands yeux bleus où se peignent des curiosités si bienveillantes, cet air de gravité recueillie, souvent égayé par un sourire jeune et frais qui s’accorde avec la limpidité du regard,cette voix pure, nette, franche, un peu chantante, qui sait donner aux choses de l’esprit comme un accent du coeur.qu’est-ce que le comte Kostia ferait de tout cela?A ses heures, je ne le nio pas, il savait être aimable, gracieux, séduisant ; mais la griffe était là-dessous.Eu vérité, lui donner notre Gilbert, ce serait jeter une perle entre les pattes d’un léopard I" Ainsi raisonnait M.Lerins; mais 2 hs plus tard, Gilbert reçut une lettre qui le décida à partir pour le Geierfels.Elle lui était adressée par l’im des conservateurs de la Bibliothèque impé- riale, et lui annonçait qu’nno place vacante au département dus manuscrits venait d’être donnéoà l'un de ses compétiteurs, moins rccommandablo parle mérite, mais né apparemment sous une meilleure étoil».Les dernières lignes étaient ainsi conçues : “ No vous découragez pas ; vous avez lo bâton do maréchal dans votro giberne.Un homme tel quo vous est assuré do son avenir." “ Ils me répéteront cela jusqu’à la veille do ma mort 1 ” so dit Gilbert en hochant la tète, et sans plus tarder il courut chez M.Lerins.Le docteur essaya d'ébranler sa résolution ; puis, voyant quo c’était peine perdue : “ Mon cher Gilbert, finit-il par lui dire, vous voilà décidé; permettez-moi do'vous donner quelques petits conseils.Co grand seigneur moscovite avec qui vous allez vivre en tôto à tète dans une retraite sauvage, j’ai l’honneur de le connaître, et je crois le savoir par cœur.Jo vous en conjure, ne vous laissez pas prondre aux grâces de son esprit, aux séductionsde ses manières.Pour l’amour do Dieu, n’allez pas aimer cet homme, no lui donnez pas la cent-millième partie do votre cœur ; ce serait autant de perdu, et plus tard vous seriez confus d’avoir fait un marché do dupe.Ensuite dites- vous bien que, s’il donne un traite-mont de douxo mille francs à sou secrétaire,c’est qu’il entend exiger beaucoup de lui,donnant donnant, œil pour œil.“ Et rappelez-vous plutôt ces mots de sa lettre : “ Le jeune oisoau do nuit mo fera l’amitié d’avoir lo caractère qui me conviendra.” Aussi le comte Kostia vous demandera pour douze mille francs d’abnégation.Etes-vous en fond ?Il faut quo la somme y soit.De grâce, soyez conséquent, et, après avoir accepté le marché, n’allez pas disputer pour obtenir un rabais.Ces ergoteries ne vous mèneraient à rien, et votre dignité en souffrirait.Tel est mon second conseil, et voici lo troisième, car encore est-il bon de mettre de la méthode dans ses raisonnements.Ce gracieux boyard est revenu de tout, c’est lo roi des sceptiques, et soyez sûr quo lo déniaiscmcnl russe atteint des dimensions qui ne se peuvent dire.Cet homme-là n’a aucune cioyance, et je doute mémo qu’il ait des opinions.Ne lui laissez donc pas soupçonner vos enthousiasmes.11 s’en ferait un jouet.Je crois déjà le voir allongeant sur cette proie ses ongles crochus de chat sauvage.Que votre coeur fasso le mort, mon cher Gilbert I sinon, gare aux coups de griffo I Et, quoi quo vous en puissiez dire, m’est avis quo votre âme est une vraie sensitive.11 n’est pas besoin de la pincer bien fort pour la faire souffrit, — Et maintenant à mon tour, dit Mme Lerins, qui était survenue à temps pour prendre part à la conférence; moucher monsieur, écoutez-moi bien.M.Lerins s'imagine que le Geierfels est uneThébaïde ; moi,je n’en crois rien.Quand M.Leminof était ici, il était volontiers dans le monde.Je ne prends pas au sérieux «es goûts de retraite.Vous allez voir que vous trouverez là-bas des fêtes, des galas, des cavalcades, des Polonaises à l'air pen ché, des princesses de théâtre, des beautés tougouses, des roses blanches, des chapeaux à panache, des rivières de diamants, des aventures, des billets doux, des airs de guitare.que sais- je encore ?Mon pauvre philosophe, qu’allez-vous devenir dans ce tourbillon ?Je crains que la tête ne vous tourne, et voici lo conseil que je vous donne,—prenez-le pour sage, bien qu’il ne soit pas en trois points, comme le sermon de M.Lerins ;— ne faites pas, mon cher monsieur, la sottise de jeter votre cœur au monde ; le monde est un chien mal élevé qui ne rapporte pas.—Voilà bien les femmes I s’écria M.Lerins en haussant les épauleB.Leurs conseils n’ont pas le sens commun.Mme Lerins raisonne comme cette brave femmè de mère dont le (Ils oar- fourrait dans sa malle un préservatif contro les coups do soleil ! Gilbert ne pouvait s'empêcher do trouver qu’on 1e conseillait un peu trop, et quo Boileau on parlo à son aise, quand il dit : Aimez qu’ou vous couseillo, et non pas qu’on [vous loue.“Si quelque beauté tongouso me brisolo coeur, répondit-il on riant à Mmo Lerins, j’en ramasserai soigneusement tous les morceaux, jo vous les rapporterai, vous les rojoindrez, et vous m’eu forez un coeur A peu près neuf.” Huit jours après, il était on route.Il A C.ologno, Gilbert s’embarqua à bord d'un bateau à vapeur pour remonter le Rhin jusqu'à dix ou douze lieues en amont do Bonn'.Vers lo soir, un brouillard épais s’étendit sur 10 fleuvo et ses rives.On dut jeter l’ancre cl demeurer on panne toute la nuit.Co contre temps rendit Gilbert mélancolique ; il y retrouvait une image de sa destinée.Il avait, lui aussi, un courant à remonter, et plus d’une fois un tristo cl sombro brouillard était venu lui dérober la vue du son chemin.Au matin, lo temps s’éclaircit ; ou leva l’ancre, et,à doux heures après-midi, Gilbert débarquait à une station distante de deux lieues du Gciorfels.11 n’était pas pressé d’arriver.Bien qu’il fût “ né tout consolé, ” comme lo lui reprochait quelquefois M.Lerins, il redoutait lu moment où les portes du sa prison se refermeraient derrière lui, et il était disposé à jouir pendant quelques heures encore dosa chère liberté, “ Nous allons nous quitter, lui disait il, prenons du moins le temps de nous faire nos adieux I ” Au lieu de louer une voiture pour transporter sa personne et sus effets, il consigna ses mallus chez un commissionnaire qui s'engageait à les lui expédier lo lendemain, et il se mit ou qlio-inin à pied, portant sous son bras uno petite valise, et se .promettant bion do nu point se hâter.Une heure plus tard, 11 avait quitté la grande route, et il se roposail dans un humble cabaret situé sur un monticule planté de beaux arbres.Il so fit servir à diner sous uno tonnelle.Bon repas se composa d'n no tranche de jambon fuméot d’une omo-lette au corfeuil, qu’il arrosa d’un petit vin clairot qui ne sentait point l'évent.Ce festin à la Jean Jacques lui parut délicieux ; il était assaisonné do colle liberté du cabaret qui était plus chère à l'autour des Confessions que la liberté mémo d'écrire.Quand il eut fini de manger, Gilbert se fit apporter uno tasse de café, ou plutôt de ce breuvage noirâtre qu’on appelle café en Allemagne.Il eut peine à la boire, et il se prit à regretter l’excellent moka qu’apprêtait de ses mains Mme Lerins.Cela lo fil penser à cette aimable femme et à son mari.“ C’est singulier, se dit-il, ces excellentes gens m’aiment beaucoup et me connaissent bien peu.Tous les conseils qu’ils me donnaient l’auiro jour s’adressaient à un Gilbert de fantaisie.Ils ne savent pas à quel point je suis raisonnable.Par moments, il me semble que j'ai déjà vécu une fois, tant mon âme prend aisément toutes les attitudes que commandent les circonstances.” Bientôt Gilbert oublia Paris et Mme Lerins, et il tomba dans une vague rêverie.On était dans les premiers jours de mai.Les arbres commençaient à verdoyer.C’était ce moment si solennel et si doux où ia terre sort de son long sommeil: elle jette dans l’espace des regards languissants ; à travers les ombres qui voilent encore ses yeux, elle entrevoit confusément le soleil, elle recommit en lui ce fantôme adoré dont elle rêvait en dormant ; une joyeuse folie s’emparo d'elle, et la vie qui bouillonne dans sou sein jaillit en flots de sève dans la tige grandissante des fleurs et dans le tronc noueux des vieux hêtres rajeunis.ht cette sève printanière montait aussi au tait pour se faire mineur, et qui lui i coeur de Gilbert.Il en était étourdi, accablé.Uno briso caressante jeta comme un soupir dans lu feuillage naissant d'un marronnier voisin, et un oiseau so mit à chauler, 11 semblait à Gilbert quo ce chant et ce soupir sortaient des profondeurs do son être.Dans la rêverie, lo coeur répèto commo un écho la grande musiquo do l’univers ; il devient semblable à cos co quilles marines d’où l'on oulend sortir, en les approchant do son oreille, 10 confus ot majestueux murmuro do l'Océan.Mais la rêverie do Gilbert prit subitement un autre cours.Du banc où 11 était assis, il apercevait lo Rhin, le chemin do lialage qui côtoyait ses eaux grirâtres, et plus près do lui la grande route blancho où do pesants chariots et des chaises de poste soulevaient par intervalles des nuages de poussièru.Cotte route poudreuse absorba bientôt toute sou attention.Il lui sembla qu'elle lui faisait les yeux doux ; elle l’appelait, elle lui disait : “ Suis-moi, nous nous on irons ensemble dans les pays lointains; nuit ot jour, infatigables tous doux, nous marcherons du mémo pas, nous franchirons les rivières et les montagnes, chaque matin nous changerons d’horizons.Viens, jo t'attends, donne-moi ton cœur, je suis la fidèle amie des vagabonds, je suis la divine maîtresse des cœurs hardis et forts qui traitent lu vio commo uno aventure.” Gilbert n’était pas homme à rêver longtemps.Il revint à lui, il so lova, so secoua.^ Tout à l’heure, ponsa-t-il, jo mo croyais raisonnable; il n'y parait guère.Allons, courage, reprenons notre bâton et partons pour le Geierfels." Commo il entrait dans la cuisino do l’auberge pour payer son écot.il y trouva le cabarelier occupé à bassiner avec de l’eau tiède lu joua saignante d’un oufaiit.Pondant cette opération, l’an -faut pleurait, et lo cabaretier jurait.Dans cello minute, sa femme survint : “ Qu’est-il donc arrivé à Wilhelm ?lui demanda-t-elle.—Il est arrivé, répondit-il on colèro, que tout à l’heure M.Stéphane passait à cheval dans lu chemin du Moulin, l'enfant marchait devant lui avec ses porcs.Le choval do M.Stéphane s’est ébroué, ot M.Stéphane, qui avait peino à lo lonii, a dit à l’enfant: “ Or çà, crois-tu, petit iinbécilu, que mou cheval soit fait pour avaler la poussière que font les pourceaux ?Tire au large, poussc-les dans le taillis, ot laisse-moi lo champ libre I — Prenez vous-mênio par le bois, le sentier est A doux pas, lui a répondu l'enfant.’’ Là-dessus, M.Stéphane s’est fâché, ot comme l’enfant so mottaità rire, il a couru sur lui ut lui a cinglé le visage d’un coup do cravache.Mordiou I qu’il y revienne, ce petit monsieur, et je lui apprendrai à vivre.Jo prélonds l'attacher un de cos jours à un arbre et lui rompre dix fagots do bois vert sur le dos I —Ah ! prends garde à co quo tu dis, mon vieux Peter I reprit sa femme d’un air d’ollroi.Si tu touchais au petit, tu pourrais t'attirer sur les bras du méchantes affaires ! —Qui est co M.Stéphane ?“ demanda Gilbert.Lo cabaretier, quo l’avertissement do sa femme venait de rappeler à la prudence, lui répondit sèchement: “ Stéphane est Stéphane, les curieux ot les moulons ont été mis au monde pour être tondus.” Il le lui fil bleu voir.Le pauvre Gilbert paya sou frugal repas cinq ou six fois co qu'il valait.—11 Je n’aime pas ce Stéphane I ” se dit-il en sortant, il est cause que jo viens d’être rançonné.Est-ce ma faute à moi s’il est haut à la main ?Gilbert descendit lo mamelon et se retrouva sur la grande route; elle no lui plaisait plus, il savait trop bien où elle conduisait.Chemin faisant, il s’informa s’il y avait encore loin jusqu’au Geierfels.On lui répondit qu’eu marchant bien, il y serait rendu en moins d’une heure.Gilbert ralentit lo pas ; décidément il n’avait pas hâte d’arriver.Le printemps avait toujours été sa saison de mélancolie.Quand les arbres LA GAZETTE De SOREL.so couvraient d’un nouveau feuillage, - il eût trouvé naturel quo sa vio aussi se mit à verdir,' mais il avait beau regarder au bout des branches, il n’y découvrait pas le moindre bourgeon.(A continuer.) AVIS AU COMMERCE FRANÇAIS.Mon.'icur 11.Maider, IV, rue de lu Grange Batelière, Paris, est notre seul agent pour Paris et la France.Il est exclusivement autorisé à recevoir les abonnements et les annonces pour G, l.Bartlic, Ed.propriétaire de lu Gazette de Sorti.H» (êmiit h Jftml, SAMEDI, ‘22 MARS 1879.I/nlTu i r c-IiC tel lier.Cette affaire, devenue fastidieuse à force d’être rabâchée, mais toujours grosso de conséquences tcllosqu’on ne saurait encore en prévoir l’issue finale, est, pour la deuxième fois,.passée au creuset du vote do la Chambre des Communes, s» Cette année, notre Parlement, oubliant qu’il est censé représenter la sagesse de la nation toute entière, a voté absolument Je contraire de ce qu’il avait décidé l'an dernier, tant l'esprit départi, ou pour mieux dire, tant il est vrai que, dans notre pays, lus fac lions l'emportent presque toujours sur toutes les autres considérations politiques et paraissant être dans les intérêts immédiats du peuple! La motion adoptée n'est pas autre chose qu'une motion de censure contre notre Lieutenant-Gouverneur.Ilésignera-t-il ?S’appuyant sur le vole des Communes do l’an dernier et sur le Tait que le ministère qu’il a appelé est encore au pouvoir, nous croyons qu’il ne résignera pas.Sera-t-il destitué ?La motion volée no semble pas autoriser le ministère actuel, qui n’a pas voulu prendre l’initiative on cette affaire, à recourir à ce moyen extrême, de recommander la destitution do M.Letellier.S’il lofait, notre gouverneur actuel se rendra-t-il à la demande de ses aviseurs, sans avoir, ou cela, l'assentiment •es autorités impériales?Nous ne le croyons pas.Enfin, les autorités ' ‘ es, con- sultées, recommanderont-elles, sous les circonstances, la destitution de M.Le-lellier ?Si non, que fera le ministère actuel ?Si, oui, nous sommes à la veille d’une autre crise, dont il n’est pas facile de prévoir les conséquences.Nous nous bornons à ces considérations générales pour le moment.En attendant, nous donnons ailleurs la traduction du discours concis,pronon-cé sur ce sujet par M.McDougall, l'un de nos hommes politiques les plus capables, un haut-canadien, un conservateur et l'un de ceux qui ont lo plus contribué parses harangues habiles à ramener Sir John au pouvoir.Diacour* «lo M.McDougall.M.McDougall dit que la question devant la Chambre avait été préjugée par la motion qui avait été présentée, dont l’effet nécessaire était d'entraver le débat.Dans son opinion, il devait y avoir liberté de dis-cussiou et liberté de présenter des amendements.(Ecoutez, écoutez.) Il espérait donc que Thon, monsieur retirerait sa motion.Il avilit toujours été d’avis que le lieutenant-gouverneur de Québec avait agi incons-titutiounellement en renvoyant scs ministres.Mais, en même temps, c'était le gouvernement de la Puissance, et uon le Parlement, qui avait droit d’en juger, et u’étuit sou devoir de s’eu saisir.(Ecoutez, écoutez.) La première fois que l’acte du licut-gou-verueur Letellier fut aincué devant lo gouvernement du jour, lo gouvernement ne vit évidemment aucune raison d'intervenir, et le Parlement de la Puissance, refusa aussi de 10 faire, à une grande majorité.Lu question fut ensuite soumise au peuple de Québec, dont la majorité supporta lo licut-Gou-verneur, et pour cette raison lo Parlement du Canada n’avait pas le droit d'iutcrvcuir.11 u’est ni justo ni opportun de fuiro subir deux procès à un homme pour le mémo crime.Un tel procédé est contraire à l’esprit de nos lois.Il y aurait du danger à intervenir dans les prérogatives provinciales, vû que les provinces ont dans lours mains le moyeu de régler leurs affaires.L’orateur accuse lo gouvernement do faillir i sou devoir eu no prenant pxs la responsabilité de cette question, s’il y avait eu tort de la part du lieut.-gouvcrneur ainsi qu'on le prétend, autrement qu’au point de vue des partis : le peuple tieudra le gouvernement responsable de tout co qui pourra arriver.S’adrcssaut aux députés de Québec, il les prévient qu'ils mettaient eu danger les droits de leur proviaco en demandant au gouvernemeut fédéral d’intervenir dans les affaires locales.Le jour viendra peut-être où la majorité des membres de la Chambre des Communes serait opposée aux vues des députés de Québec, et alors il se pourrait lort bien que l’intervention qu’ils rédameut aujourd'hui leur répugnerait tout-i\-fait ; cur, si lu motion signifie quclquo chose, o'est que le gouverneur-général devra destituer le lieut-gouverneur de Québec.Il conclut en avertissant do nouveau les députés do Québec que leur démarche mettait en sérieux danger les intérêts de leur province ; eu effet, s’il y a dans la Fuis sauce une province qui ait plus besoin qu’aucune autre de la protection, de la constitution et d’être exempte do 1 intervention fédérale, c’est bien la Province do Québec.(Applaudissements.) ÇA VA VITE.Qu’on avait doue tort de dire que la protection mettrait du temps à faire sentir ses bienfaisants c/fets ! \ peine est-elle annoncée en Chambre que les marchands parlent déjà de hausser leurs prix.Bienheureuse influence do la protection I l*nrti*uns ci hypocrite*.Nous traduisons ce qui suit du St John freeman, rédigé par M.Anglin, l’cx-Présidont des Communes : Eu réponso A une question posée par le Dr Fiset,' Sir John A.McDonald a dit que le gouvernement a le pouvoir d’amnistier lliel mais qu’il n’a pas l’intention de le faire.Uctte réponse a à peine été remarquée par le Non veau-Jfoudc, qui avait promis de la part du gouvernement qu’une amnistie complète serait proclamée dès l’arrivée du Marquis de Lome à Ottawa, non plus que par aucun des journaux cunudicns-français qui avaient dénoncé avec tant de véhémence le gouvernomont libéral parce que lliel était jusqu’à uncertain point exclus de l'amnistie accordée sur l’avis du gouvernement.Une telle façon de traiter cette question devrait ouvrir les yeux à la partie intelligente du peuple français do Québec et leur faire voir que cos journaux, en professant un dévouement si ardent pour la cause de la liberté et de la justice à Manitoba et uno si profonde sympathie pour lliel et ceux qui s'étaient soulevés avec lui pour défendre leurs foyers et demander d'être traités comme des êtres humains, ne faisaient que travailler dans les intérêts d’un parti.Uette servile soumission au refus du gouvernement de faire co qu’il avait si souvent proclamé comme une justice sur laquelle les Canadiens-Français no sauraient trop insister, montre bien eoiiiiuc ils sont partisans et hypocrites.Revue Parlementaire.Voici quelques-uns des items taxés par le nouveau tarif : Cotons, cotonnades, etc., 2 cts par verge et Î.5 par cent ad valorem.Soie brute, 15 p.cent ad valorem.Fil de soie, 25 p.ccut.Velours de soie et autres étoffes dans la confection desquelles entre la soie, 30 p.cent.Cuir brut-, 10 p.cent ad valorem.Cuirs do luxe, 20 p.cent.Les chaussures, ceintures et autres ouvrages en cuir, payant maintenant 17A,paieront 25 p.cent.Marbre brut, 10 p, cent ad valorem.Marbre poli, 20 p.cent.Marbre travaillé, 25 p.cent.Porcelaine commune, 20 p.cent.Porcelaine de luxe, 30 p.cent.Plâtre do Paris, 20 p.cent ad valorem.Charbon, 50 cts, par tonne de 2,000 livres.Matériel d'imprimerie, 15 p.ccut.Instruments aratoires, 25 p.cent Seaux, barattes, etc., en bois, 25 p.cent.Bouchous et liège, 25 p.cent.Pendules, 35 p.cent.Tables de billard de 5x10 pieds, $25 par table.Tables do billard de GxlO pieds, $10 par table.Orgues et pianos, de 810 à S50 par instrument, plus un droit de 10 p.ccut ad valorem.Bouteilles de verre, 30 p.cent.Verre à vitres, colorié ou non, 20 par cent.Fer en gueuse, S2 par tonne.Articles eu fer, de 174 à 30 pour ceut suivaut la catégorie.Clous, 10 p.cent.Acier pour outils, 10 p.cent.Cuivre en barres, 10 p.cent.Articles manufacturés eu cuivre, 30 p.cent.Moutrcs et bijouteries, 20 p.cent ad valorem.Laines et lainages, 7h cts par livre, plus un droit de 20 par cent ad valorem.Vêtements de laine, 10 cts par livre, plus 25 par cent ad valorem.Les Etats-Unis fout payer sur ces deux dernières catégories d’artiolcs, 50 cts par li-vue, plus 35 pur cent ad valorem.Lin et jute et articles fabriqués avec ces matières, 20 pur cent ad valorem.Toiles cirées, 25 p.cent ad valorem, Céréales: Orge, 15 cts par miuot ; sara-ziu, 10 cents; blé-d'indo, 7J cts; avoine, 10 cts; seigle, 10 cts; froment, 15 cts: pois, 15 cts, Farine do blé, 40 cts par baril ; farine d’avoine, Acts par livre ; farine de seigle, 50 cts par baril : furino do riz et sago, 2 cts pur Ib; orgo, malt, 2 cts.Beurre, 4 cts par livro ; fromage, 3 cts par livre.Graine de lin, 10 cts par minot.Animaux vivants, 20 par cent ml valorem.Prunes et coings, 30 cts pur baril.Pêches, 40 cts par miuot, Houblon, C cts par livre uu lieu de 5.Arbres, 20 par.cent.Graines pour jardins, 15 par cent.Pommes do terre, 10 cts par minot; tomates, 20 cts par minot.Tous les autres légumes payant maintenant 10 par ceut paieront 20 par eent ad valorem.Engrais de toutes sortes, admis eu franchise.Les vins de France et d’Espagne, 30 par cent a il valorem et 25 cents par gallon.Ancien droit, 30 et C0 cts par gallon.Champagne, §3 par doz.Spiritueux : $1.324 par gallon au lieu do $1.20.Coguucs, $1.45 uu lieu de $1.20; autres alcools, $1.90 au lieu de $1.80.Imprimerie : G cts pur lb avec droit d'auteur et 12-4 par 100 ad valorem.Bibles, 5 par 100.Brochures, 1 c par doz.Voitures, 25 par 100.Meubles, 35 par 100.Instruments aratoires, 25 par 100.Sucre au-dessus du No 14, 1 cent parlb.et 35 par 100 égal à no.9, ,^ct 30 par 100 ; au-dessous J ots et 30 par 100.Mêlasses pour la consommation, 15 par 100 au lieu de 25 cts.Los droits sur lus tabacs étrangers restent les mêmes, sauf ceux sur le tabac cuuudicn qui sont réduits de 10 cents à 4 coûts.Sel, S et 12 cts.par 100 lbs.Produits chimiques, à peu près les mêmes droits que maintenant, Essciiccs, S1 S0 par gullon, plus un droit de p.cent ad valorem.Huile de olinrbou, mêmes droits qu’au jouid’liui.Les sucres sont taxés suivant les catégories, de manière à encourager le commerce direct avec lus Indes Oceideutales.Un droit du 5 p.cent est imposé eu faveur dus raOiueurs.Le thé venant des Etats-Unis est frappé d’un droit de 10 p.cent.Le thé noir, 2 ots p.lb.et 10 p.cent.Thé vert et du Japon, 3 cts.p.lb.; auoicn droit, 5 à G cts.Le cale, 2 et 3 ots.par lb.Le uhucolut,20 et 25 par cent ad valorem.Nous recommandons à uns lecteurs du repasser attentivement cette longue liste, qui n’est que partiollc encore, et de se dire à chacun de ces items : “ Sur cet article, je paierai tant par cent do plusqu’auparavaut.” Voilà la protection.Résolutions concernant l'accise soumises à la Chambre des Communes.12— Résolu : Qu’au lieu et placo de tous les droits d'accise, las licences exceptées, il serti imposé, prélevés et perçu un droit d'accise d’une piastre sur chaque gallon,force de preuve, d’après l’hydromètre de Sykes et, en proportion, pour touto autre quantité de spiritueux dont la manufacture n’aura pas été complétée avaut l’adoption de cette résolution.13— Résolu : Qu'au lieu do tous les droits d'accise, excepté les droits de lioen-ces actuellement ou subséquemment imposés et perçus sur chaque livre de malt fabriqué et posé, à la sortie du séchoir, il sera perçu un droit d’accise d'un cciitiu.14— Résolu : Que sur tous les “ stocks ” de liqueurs provenant du malt, en la possession de brasseurs, à l’époque de l'adop-tioti de cette résolution, une remiso pourra être faite, pour le malt de ce “ stook ”, sur le droit excédant payé, d’un ccutin par livre.Et la quantité du malt coutcuuc dans le dit “ stock ” sera déterminée par les règlements actuellement eu existence pour détermiuor la quantité de malt dans une liqueur.15— Résolu : Qu’au lieu des droits d'ao-cisc, (excepté les licences) maintenant imposées sur le tabac connu sous le nom populaire de “ torquotte canadienne, ’’ ou tabac blanc en “ torquotte, " étant la feuille pressée, roulée et tressée de tabac de proveuuuce canadienne, il sera perçu sur chaque livre et sur chaque quantité moindre qu'une livre, un droit d’accise de quatre contins.1 G—Qu'il est expédient que les résolutions et changements qui précèdent dans les droits d’accise, et sur les autres articles mentionnés à propos de ces droits, prenneut effet à partir du 15 mars courant.Lundi, le débat a été repris sur le tarif.Le gouvernement a eu à répondre à plusieurs interpellations, dont voici quelques-unes : M.Fiset.—Le gouvernomont a-t-il pris des mesures relatives aux dernières demandes de MM.Alexandre Marquis et Thos.Beaubien, tous deux do la paroisse de Sto Fluvic, pour terrains expropriés depuis que le chemin de fer Iutcrcolouial est en opération ?M.T upper.—Aucune demande ne devait être faite.M.DeCosmos demando si quelque comtnu-muuicaticu a été récemment reçue du gouvernement de la Colombie Britannique con- cernant l'adoption d’un tarif spécial pour cotte proviuco jusqu'à ce que le chemin de fer du Paeifiqae soit terminé ; si une telle communication a été reçue, quelle est l’intention du gouvernement ?Sir John.—Aucune communication n’u été reçue.M.Desjardins demande un état dos officiers et employés pcrint monts et temporaires au pénitencier de St Vincent de Paul— Adopté.M.Massue proposo de ciioisir un comité, déeiarant qu'il est expédient do prendre des mesures législatives pour empêcher la fraude dans la fabrication et la vente en co qui concerne les fertili-utcurs agricoles.Après uno courte discussion, la motion est retirée.Voici maintenant uno courte analyse de la séance de mardi : M.Pope, de Compton, propose que la Chambre se forme en comité général pour discuter certaines résolutions dont l’objet est d'empêcher par des mesures sévères l'introduction ou la propagation de inaludics contagieuses parmi les animaux de ferme.Adopté.Le comité adopte les deux premières résolutions.M.Tiilcy propose que la Chambre se forme en comité île voies et moyens.M.Cartwright fait remarquer que ce serait l’occasion pour le ministre des Finances de compléter son exposé financier ; pour lui, il aimerait savoir comment il so propose de prélever un revenu de $2,000,000, pour faire face aux dépenses, lorsque l'augmentation du tarif de 24 pour cou t, eu tout 20 pour cent, uo peut taire réaliser au gouver.ne ment que $750,000.M.Tilley répond qu'il sera mieux on état d'éclaircir la question, lorsque les différents articles du tarif seront discutés.Le débat se continue sur les avantages et les désavantages du nouveau tarif et la Chambre s'ajourne à G heures.A la séance du soir, le débat dure tout le tcups sur la même question et la Chambre s’ajourne à 11.45 heures.La séance de mercredi a été occupée près-qu'entièrement par uu débat animé sur la motion de M.Keeler démoulant certaine correspondance marquée “privée et confidentielle” expédiée, pendant les dernières élections fédérales, à un électeur «le la division Est de Northumberland et qui est conservée au bureau général .ALEX.PETERSON, Ingénieur du Gouvernement.Montréal, 8 Mars 1S7Ü.—jno.A.VENDUE.Une terre du la contenance do 80 arpents, dont la moitié en bois debout et l'autre moitié en culture,ci-devant In propriétéc de J.11.Quê- Cette terre ert à un millo du marché do Sorel, sur la Rivière Richelieu, voisin de chez M.James Sheppard.Il y a dessus mnison et grange.—AUSSI :— Deux terres A bois dnns lo Ilmrba;/.Ces terres sont entrées dans le Cadastre.Titre parfait et conditions tacilos.JAMES SHEPPARD.Sorel, 1 février IS7Ü.—4m.M i GASIJf A 1,0 U K It ¦ (A deux étages on briques.) avec logement et dépendances au coin de la rao Charlotte et Marché St Laurent, nvcc de bonnes conditions.S'adresser à Win, LAMEIIE.Sorel, 3 février 1879.A VE.VDHE.Des morceaux de torres propres pour lots a bâtir, situés aux coins des rues Sophie et Royal et sur le chemin de ligne, voisin du moulin à farine et à cardo de M.Bazinet i-t près du dépôt des enara.Pour informations 6'ndresser à KD.O’HEIR, Encanttur.Sorel, il fév.1879 Jt tr PROTECTION SUR LES CHAUSSURES FOUR LE PRINTEMPS.Le soussigné a l’honneur d'informer lo public do Sorel et des paroisses environnantes qu'il vient do recevoir un immense stock du Chaussures consistant en Cbniissnr#» conmiimc» et CliiiiiHHiireH «le K«At, POUR HOMMES, FEMMES ET ENFANTS.Toutes ces clinussures, ayant été achetées argent comptant, peuvent être vonduos à des prix qui défient touto compétition.Une visite est respectueusement sollicitée au magasin do FELIX PLOUF, No 18, HUE AUGUSTA, EN FACE DU MARCHÉ, Voisin du magasin de Cy.Mongeon, Sorel, 6 Nov.1878.Hotel du Canada, umM ïmmm jsgjggg « l'&m MONTREAL> P.Q.Le Propriétaire a le rliiiâirù!intormcr lo public et lanombreiiso clientèle qui l’honore (le son patronage, que l’Ilôtoi du Canada vient d'étre entièrement restés A neuf, l’nmcublc-ment renouvelé, l’oliice ngriindi, et que rien, dans les améliorations qui o»t été faites, n'a été épargné pour assurer aux voyageurs et aux familles tout le confort d'tin Hôtel du première classe.Reconnaissant la utctivcillauco que le pu* lilic lui n jusqu’à present accordée, le Propriétaire redoublera d'oiïorts pour en mériter la continuation.Des Voitures seront aux débarcadères des vapeurs et des chemins de fer.A.BELIVEAU.Propriétaire• Montrénl, Juin 19, 1877.BANQUEROUTE ! BANQUEROUTE ! BANQUEROUTE ! Un fonds do banqueroute, MARCHANDISES SECHES, se montant A S8,i 00.Un fond do Banqueroute, TWEEDS, ETOFFES A CAPOT ot menus articles, tels que RUBANS, AIGUILLES etc, se moulant à S5000.Et un fonds de banqueroute, CHAUSSURES.EN TOUT, TRtISFONDS OE BANQUEROUTE SE MONTANT A Qu’il nous faut vendre d'ici au PREMIER MAI prochain.LE TOUT SERA TOUS LES MARDIS ET SAMEDIS, ira El lo rosie de la semaine sera employé pour les ventes privées, aux prix do l’encan, dans lo BLOC DUPRÉ, Porte voisine du Dr.IIEROUX.Avant D’aCIIETEU AILLEUII8, VEXEZ AO Grand magasin d’encan Afin d'avoiii la valeur de DEUX PIASTRE POUR UNE O.LEVI.Sorel, S Mars 1S79.—lia.A «il .VI S.I.INEXCECI.Nous paierons aux agents un salaire do $100 par mois et loin s frais, ou leur allouerons une forte commission pour la von to do nos nouvelles et merveilleuses inventions.Ce que nous disons, nous le pensons.Echantillons franco.S’adresser A SHERMAN J- CO., Marshall, Midi.12 Mars 1879,—3m.^288 690 ia Ui^ETTE üb.SOREL, Notes Locales.&2=»La nouvelle administration envoie aujourd’hui La Gazette de Sorel à un certain nombre de personnes qui ne sont pas abonnées.Dans le cas oh elles désireraient continuer il recevoir notre journal elles n’auront qu’à le garder et nous les considérerons comme abonnées, à dater du 22 courant.Si elles ne désirent pas le recevoir, elles doivent le remettre à la poste par le retour de la malle avec le mot refusé.Pour les conditions de l’abonnement voir au bas delà dernière colonne de la 4ème page.Ceux qui désirent le franc-parler et l’indépendance d’esprit en politique s’abonneront à La Gazette de Sorel.Lisez : lo feuilleton sur la 1ère page.Faits divers sur la 4c page.Le temps s’est tenu beau jusqu'il, jeudi ; mais hier matin, la neige a commencé à tomber.Les anciens disent que le priutemps sera “ langoureux ”.Musique nouvelle.—Nous accusons réception d’une touchante romance iutituléc : Pleurez les morts, avec paroles anglaises et traduction eu regard duo à la plume de M.Nap.Legendre.La musique est très-appropriée au caractère du morceau, et fait honneur ù l’auteur, Mademoiselle Julia A.Beaulieu.Nos rcmercimcnts il l’éditeur, M.A.Lavigue, de Québec.La soikÉe opératique que nous avions annoncée a eu lieu jeudi avec le succès que nous eu espérions.La salle était pleine.Le riche programme a été exécuté sans encombre, et le public a pu alors juger que l’entreprise, peut-être un peu hasardée, de monter un opéra ù Sorel, peut Ctro menée à bonne fin, avec de la bonne volonté.L’espace et le temps nous manquent aujourd'hui pour donner il nos lecteurs une appréciation digne du sujet ; nous y reviendrons dans un prochaiu numéro.Contentons-nous pour aujourd’ui de remercier les généreuses personnes qui faisaient les frais de ccttc soirée au nom des pauvres de la ville, au profit de qui elle était donnée.L'excellent pain blanc et brun de Lunan est régulièrement livré à domicile dans aucune partie de la ville.Achetez des cartes et gagnez le percentage d’argent comptant.Laissez vos commandes au magasin, 27 et 29, rue du Roi.Toujours LE même.—Le notoire La-vigne de célèbre réputation dans nos parages a été arrêté de nouveau la scmaiuo dernière, pour vol de cheval, harnais, traîne, cto., cto., d’avoir mis à mort le cheval, menacé la femme du propriétaire du cheval et mille autres petits actes actes do désagréments plus ou moins de venus à l’état de nature chez l’accusé.Lavigno a été écroué, il a demandé à subir son procès devant le magistrat de district ; le procès fixé pour le 19 a eu lieu cc jour-U, les témoins révélant les faits les plus écrasants coutrc Lavigue.Aussi le magistrat a trouvé l’accusé coupable du crime dont il est accusé.M.Gaulthior a comparu pour lo prisonnier.Le magistrat donnera lu sentence le 20 courant.Police.—François Valin a été amoné cette semaine devant le magistrat de district par Pierre St Michel, homme do police qui l’accusc de tapago nocturne.L’accusé plaide coupable et s’entend condamner à SI et aux frais ou S jours de prison.Montréal, 17 Août 1878.Nous employons la Poudre à Pâte “ Original ” de Lunan à bord des bâteaux de cette compagnie, c’est un article très-excellent et qui nous donne parfaite satisfaction.La Cie de Nav.dü Rich, et Ont.L.V.BLANCHARD, Surintendant du Dipt, des Magasins.Telcgraplilc Generale.Les inondations d’Autriche.Londres, 14.—Une partie considérable dos faubourgs do Szegcdin C3t situéo plus bas que lo niveau ordinaire do la rivière Tlioiîs.On calculait que l’eau mettrait cinq ou six heures à s’é tendre par toute la ville, mais it peine une heure et demie s’était écoulée avunt que toutes les rues furent couvertes.On espère que, grâce aux préparatifs qui avaient été faits, les pertes de vies n’ont pas été aussi nombreuses qu’elles auraient pu l’être.Cependant les victimes se comptent par centaines, sinon par milliers, et lo danger n’est pas encore passé.Pendant touto la journée de mercredi, le bruit lugubre des maisons .s’écroulant successive- ment dans toutes les directions pouvait être entendu dans toutes les parties de la ville.Les gens pauvres ne quittent leur demeure qu’avec la plus grande répnguancc et dans plusieurs cas on a été obligé d’avoir recours à la force pour les arracher de leurs maisons.Toutes les ceoimuucs environnantes rivalisent entre elles pour envoyer des secours et ouvrir leurs maisous aux victimes de l’inondation.Très-peu cependant acceptent l’hospitalité des communes voisines.La classe ouvrière surtout préfère demeurer dans los endroits de la ville où l’iuondutiou n’est pas à craindre.Des milliers de personnes sont campées sur des hauteurs entre la rivière et la partie inondée do la ville.On ne pourrait réussir que très-imparfaite*eut a faire déversor l’eau qui couvre la ville dans la rivière, eu creusant un canal qui communiquerait avec cette dernière en aval de la ville.Pesth, 14.—L’empereur François Joseph doit renoncer ù la visite qu’il devait faire en cette ville poury recevoir des félicitations à l’occasion de ses noces d’argent.Il désire que l’argent qu’on se proposait de dé penser en démonstration soit distribué aux victimes de l’inondation.L’cmpcrcur et l’impératrice ont aussi donné une somme de 40,000 florins pour les victimes de l’inondation.Pesth, 19.—Dans le district central inondé par la Thciss, près do 120,000 personnes ont été submergées.Uu rapport do Szegcdin atteste une amélioration graduelle dans la situation.Les eaux baissent lentement.Ou ne voit aucun mendiant, on n’entend aucune plainte.Ils acceptent poliment des provisions, mais ne demandent pas d’argeut et quclqucslbis la refusent.On coustntc que S â 10,000 maisons sont tombées et 1,900 personnes noyées.Une dépêche dit que Szegcdin est menacée d’une nouvelle inondation en conséquence du vent violent qui règne depuis quelques jours.Vienne, 19.- Plusieurs avalanches ont ou lieu dans le Tyrol.L’une d’elles a renversé dix maisous; 40 personnes ont été tuées, 18 gravemeut blessées et 15 n’ont pas été retrouvées .Londres, 19—Le vote de censure contre les cabinets De Broglie et llochcbouct a été placardé hier dans les rues do Paris.Le Président Grévy a renvoyé le protêt du cabinet Rochebouet, disant qu’il ne pouvait le recevoir.Il est rumeur que le cabinet De Broglie va attaquer la constitutionnalité do cc vote de censure devant le Conseil d’Etat.Paris, 19 — Le Bulletin Financier dit que la compagnie du nouveau câble, qui est à se former avec un capital de 20 millions de francs, est sous les auspices d’une maison importance de Paris.Il y a de grauds obstacles t\ la résignation de Wnddington.Ni Say, ni Freycinet ne sont en état d’accepter la présidence du Conseil et leur ancienneté les empêche de servir sous un autre.Quand A Gambetta, il refusera aussi longtemps que possible, vtt qu’il vise plus haut.Londres, 18.—Le Times dit que le bétail américain récemment arrivé de Boston et abattu A Birlccdhead a été vendu spécialement pour los marchés de Londres.Les transactions n’ont pas eu un résultat satisfaisant, dü à la dépression exceptionnelle du marché.Londres, 19.— Lundi, Licblancht, au parlement, a soutenu que Ilocdel et Nobe-ÜDg, les régicides, n’étaient pas socialistes.Les socialistes, dit-il, sont convaincus que lo triomphe do leurs doctrines no viendra pas de la mort d’un seul individu, mais de l’abolition du gouvernement militaire actuel.Demeurer assis lorsque d’autres acclament l’Empereur, n’est pas une insulte, mais, uu contraire, c’est un devoir que les socialistes doivent à leurs convictions*litiques.Londres, 19—Une dépêche de Berlin dit que Bismark ‘est maintenant assuré d’une grande majorité en faveur de la protection.Rome, 19—L’été prochain,3,000 italiens laisseront Tarante pour le sud de la Nouvelle-Guinée, où ils établiront une colonie appelée, Itnlic.Les promoteurs de l’entreprise son1 des hommes comme Garibaldi et Otti.Les six millions nécessaires A cc projet sont prêts et les applications sont beaucoup plus nombreuses que le nombro qu’on peut accepter.Londres, 19.— L’origine des troubles entre les résidents Birmans et Turcs à Mandalay vient de cc que ccs derniers protestent et refusent de bc reconnaître coupables du massacre de deux princes et de leurs familles.Le roi de la Birmanie menace de forcer les résidences.De telles mesures seraient, dit-on, le signal du massacre général des européens.Londres, 19.—Une dépêche de Cnndn-har dit que Abdul Khan, lo candidat russe au trône d’Afghanistan, est retourné ù Cu-boul avec beaucoup de partisans, L’opinion du Fays.Paris, 10.—Le Pays se félicite, en ces termes, de l’avènement de la politique radicale ; ‘(Donc, lo ministère uctunl est ébranlé.“Ceux ministres sauteront ù leur tour: MM.Léon Say et Waddington.“Et nous aurons enfin un vrai ministère ré- publicain, ce que nous uc serions pas fâchés do contempler."Pour nous, nous n’avons qu’ù uous croiser los bras et à attendre."Quand la République se mettra à faire du républicanisme, quand le miuistère sera l’expression exacte d'une majorité réellement républicaine, la République n'aura qu’à se laisser glisser sur la peute fatale au bout do laquelle est l’abîme.Alors l’épreuve sera faite une fois de plus ; on en aura fini pour longtemps avec les essais loyaux, et la République du 4 septembre ira rcjoiudrc dans la fosse communo ses aînées de 1S4S ctjdo L792." La Marseillaise demaude uu miuistère républicain, l’heure du radicalisme, suivant elle, ne devant venir que "lorsque la Fraucc eutière sc sera dégoûtée dès à peu près do vérité, qui uc sout jamais que de l’erreur à dose plus ou moins forte.” “ Ce que uous sommes en droit d’exiger, dit-elle, c'est un miuistère réellement et sincèrement républicain, uu miuistère eomposé d'hommes ayant uu programme défini, si restreint soit-il, et l'cxécutaut sans craiutc, sans hésitation, sans baisor de Judas ; uu ministèro eu qui l'ou puisse avoir coufiaucc, qui ne baptise pas amnistie le contraire de l’amnistie, qui no so vante pas do vider les écuries de la police eu y ajoutant de la boue, qui no change pastes finances de l'Etat en succursale de la Bourse, et avec qui l'on puisse aujourd'hui savoir cc qui se passera demain.“ En vérité, messieurs de l'opportunisme, je vous assure qu’il est grand temps d’être honnêtes.Je ne parle pas de l'honnêteté privée, mais de l’honnêteté politique.Il faut dire à haute voix jusqu’où vous voulez aller et y allez ; et, si vous ne voulez aller uullc part, ce que je crois, lo mieux est de lo dire encore, Il y a peut-être des gens à qui cela conviendra ; mais il n'y on a pas, sachez lo bien, il n’y a personne qui veuille consentir, désormais, à marcher ù l’aveuglette.La Franco est tcuuc de jouer le rôle de celui qui a les yeux bandés, dans ce vaste jeu de Colin-Maillard, où toute votre habileté est consacrée à ne pas vous laisser attraper.“ Je vous assure que uous avons déchiré le bandeau, et que, désormais, nous vous attraperons toujours." St Lawrence Hall, Brockville, 11 Avril 1S78.Nous nous servons de la Poudre à Pâte c; Original ” de Lunan, et ma cuisinière la préfère à toutes celles qu’elle a cmployéesjusqu’i-ci ; cette poudre nous donne la meilleure satisftiction et nous a pleinement satisfaits pour toutes les espèces de pâtisseries.AMOS ROBINSON, Propriétaire AUX AGENTS.Toute personne fournissant cinq abonnés payant un semestre,aura droit à son numéro et à un percentage rai-suiiable pour le trouble de la collection.Nous comptons sur l’aide de nos amis de partout et nous pouvons leur dire ceci, l’existence de la Gazette de Sorel, retrempée dans l’adversité,est assurée.Tous les efforts de ses ennemis seront impuissants I Ceci n'est pas une bravade,mais c’est un fait que nousconstatons etque nous avons sûrement le droit de constater.Nos ennemis eux-mêmes, sans doute, seront fiers de cette prospérité relative.St Lawrence Hall, Montréal, 19 Mars 1878.Je prends beaucoup de plaisir a constater que j’ai essayé la Poudre à Pâte “Original” de Lunan, et que je la considère “ un article réellement excellent.F.GERIKEN, Propriétaire.Aux Abonnés des États-Unis.Nous prions nos abonnés des Etats-Unis de nous faire remise de $1.50 montant du premier semestre.Nous sommes obligés de payer les frais de port d’avance et la difficulté des collections ù l’étranger est telle que nos abonnés eux-mêmes trouveront qu’ii est juste de se conformer à cette régie.Du reste, nos compatriotes des Etats-Unis sont si bien habitués à payer comptant qu’ils ne refuseront pas,nous en sommes sûrs,de se rendre à notre juste demande.Nous serons obligés de discontinuer l’envoi à ceux qui ne feront pas cette remise.Hotel du Canada, Montréal, 28 Mars 1878.La Poudre à Pâte “ Original ” de Lunan a été essayée par mon cuisinier ; qui la proclame supérieure à toutes celles qui sont en DECISION JUDICIAIRE CONCERNANT LES JOURNAUX.lo.Toute personno qui retira régulièrement uu journal du bureau do poste, qu’cllo ait souscrit ou uon, quo co journal soit adressé à sou nom ou à celui d'un autre, est rasp on* sable du paiement.2o.Toute personne qui ranvoia un journal est tenue de payer tous les arrérages qu’elle doit sur l'abonnement ; autrement, l’éditeur peut continuer ù lui envoyer jusqu'il eo qu’elle ait payé.Dans co cas, l'abonné est tenu do donner, en outre, le prix de l'ubouuemeut jusqu'au moment du paiement, qu’il ait retiré ou non lo journal du bureau do poste.3o.Tout abonné peutêtro poursuivi pour akouucment duns lo district où lo journal se public, lore mémo qu'il demeurerait à des centaines de lieues de oot endroit.4o.Les tribunaux ont décidé que lo fait de relusor do retirer un journal du bureau de poste, ou do changer do residence et do laisser accumuler les numéros à l’aucicuno adresse, constitue uno présomption et uno preuve prima facie d’iutentiou de fraude.MARCHE DE SOREL.fois par uiinot.$0.00 A $0.S0 Avoine do .0.25 à 0.28 Sarnzin do .0.40 A 0.50 t leur do cawpngno par qtl-.2.00 A 2.10 “ d’avoine.0.00 A 0.00 “ rie blé d’inde.1.75 A 0.00 " do snrAzin.1.60 à 2.00 Lard par livre.O.Oli A C.07 Lard salé par livre.- 0.07 A 0.0S Lard par 100 livres.3.80 A 5.00 Biout par livre.0.05 A 0.08 Bajuf par 100 livres.4.00 A 6.00 Mouton parquartior.0.40 A 0.50 Veau “ » .0.40 A 0.50 Volailles pur couple.0.40 A ü.lio Dindes do.0.80 A 1.00 Oies do.Ü.GO A 0.70 Canards do.0.50 à 0.60 Pigeons do.0.00 A 0.00 Üutnrdog do.0.00 A 0.00 Œnf's par douzaine.0.20 A 0.25 Bourre en tinette.0.10 à 0.12 Bourre par livre (frais).0.12 A 0.15 Bourre salé par livre.0.10 A 0.12 Saindoux par livre.O.lo A 0.12 Choux.0.03 A 0.05 Sucre do.0.09 A 0.10 Syrop par gallon.0.U0 A 1.00 Miel par livre.0.12 A 0.18 Oignons par tresse.0.10 A 0.20 Oignons par minot.O.OO A 0.70 Patates par minot.0.45 A 0.50 Pomrnos par minot.0.25 A 0.30 Fèves do.1.10 A 1.20 Blé do.O.uO A 0.00 Foin par lOOBottos.5.00 a G.ÜÜ faille par i00 bottas.3.00 A 3.50 Edouard Créimsau, Clerc du Marché.Serai, 22 Mars 1879.I>t> $10 A $1000— Investies sur les slocks de Wull-Straot, font fortune, chaque mois.Des livres sont envoyés gratis, expliquant lotit.S’adresser A Baxter A Co, Banquiers, 17, Wall-Slrcot, N.Y.8 Mars 1879.—l nu.ASfflDIRLKIl GHMllltAI.il.Une assembléo générale spéciale des uc-lionnniros de la " Cie du chemin de fer Montréal, Portland and Boslun ", su tiendra nu bureau de la Cio., No.151, rue St Jacques, ù Montréal, VENDREDI lo QUATRIEME jour d'AVRIL prochain, il ONZE heures do l'avant-midi, dans lo but du snnctiomior la location ii In." Compagnie du chemin do 1er du Sud-Est ” du cette purtio du chemin do la diie " Cie du chemin do fur Montreal, Portland nml Boston ” qui s'étend, de West Fnrnhnm A St Lambert.Montréal, 24 février 1879 M.S.LONERGAN Secretaire.1er Mars 1879.—lin.400,000 Briques À VENDRE.Cette brique est de première qualité et fnito l'année dernière.S'adresser A JAMES SHEPPARD, Sonet,.lerFcv.1179.—4m.usage.AIMÉ BELIVEAU, Propriétaire.LISTE DES BLANCS EN VENTE AU Bureau de la "Gazelle de Sorel," No.17, Rue Georges, Sorel.POUR LES AVOCATS : Blancs d'Ordro, Cour des Commissaires, Ailidavil pour Saisie en faillite.Réponses aux Articulations de flits.Mémoire de Frais C.C:, cL C.S.Affidavit pour Jugement par défoul.Inscription nn llûlo do Droit.Avis de Pluider Déclaration générale (doux formats).Enveloppes de dossiers.Oppositions diverses.Griefs (l’Appel.lioponscs nux Griefs d'Appel.POUR LE NOTAIRES : Transport.Assombléos do parents.Blancs pour Assombléos de parents.Homologation d'Assembléos de parants.Contrat de mariage.Procuration généralo.Protêt en anglais cl français.POUR LES SYNDICS OFFICIELS : Avis du Syndic nu Régislralcur, Damando do Cession.Cession.Procuration en faillite.Avis et blancs do faillite.POUR LES HUISSIERS: Retour d’IIuissicr.Procés-Vcrbnl do Saisie.Avis do Vento.POUR LE COMMERCE : Bills of Lading.Livres de Billets en blanc pour diverses banquos.DIVERS.Rôle do Perception Municipale.Affiches “ maison ù louer et à vendre ” Les formules ci-dessus, étant faitesd'avance cl en grand nombre, seront vendues A bon marché pour a.gent comptant.Les formules de toutes espèces sont faites avec soin et promptiludo sur commande.Les Factnms et aulres impressions sont exécutés avec soin cl au jour dit.Uno attention particulière est portée aux ordres do la campagne.LES MARCHANDISES SECHES POUR LE PRINTEMPS SONT BAISSÉES DE 25 POUR CENT.C’est pour cette raison que nous venons d’en recevoir 17 CAISSES.Venez donc vite profiter du bon marché et faire votre choix avant qu’il soit trop tard.NOUS AYONS RlitjU : 280 pièces d'indiennes magnifiques do 5 cts.eu montant.Un beau lot de toile grise pour robes.30 pièces do hollos étoilés robes (valant 15 cts) pour être vendues à 10 ois.Nous no (parlons pas du colon jaune ; on lo donne presque pour rien.Do belles batistes noires, brunes et grises pour dos prix incroyables.NOUS avons pris un arrangement avec uno manufacture pour vendre des tweeds A 3 pour cent de commission, co qui fail quo nous pouvons los vendre A nu moins 22 pour coût A meillour marché quo n'iinporto quel autre marchand do la ville, UN petit loi do duck brun, seulement 30 pièces, pour vendra A grand sacrifice.VENEZ NOUS VOIR POUR LES GANTS DE KID.Nolro osssorliiuciit dans les Draps, Twccils, Tricots français, Mérinos, l'obiMirgs, l’arama tas, Alpacas, et Etoffes b llobcs de toutes couleurs, est considérable.DEPARTEMENT île TAILLEURS, Nolro pratique augmente tellement que nous avons engagé A un prixéluvé un dos premiers taillours do Montréal pour prendre la dirccliou do notre département de tailleurs.Go monsieur, ayant taillé pondant plusieurs années dans une maison fasbionabludu Montréal, n uno lielld réputation comme tailleur A la modo cl nous espérons que chacun nous sera reconnaissant pour les sacrifices quo nous nous imposons en faisant venir ici un linmmu •lui, pur ses capacités, satisfera les plus difficiles.Nous vous prions donc do no donner aucun ordre ailleurs pour liuhillcinurits sans avoir vu quoique morceau sortant de notre boutique.Nous continuerons comme par lu passé A tailler gratis co rpii sera acheté ici pour liiihil-Icmonls du messieurs.Nous (cillons aussi A lion marché les tweeds achetés ailleurs, do mémo que nous confectionnons A prix réduits co qui sorti acheté ici ou ailleurs.VOUS aurez ici un choix superbe dans les toiles nuieu et cnrreautéos pour chemises.On est souvont surpris purccquu nous vendons A lion marché.LA RAISON, I.A VOICI : G'csl quo nous no vendons pas A crédit; alors, comme nous no perdons jamais un cenliii, nous èlons sur le prixdu nos marchandises co quo lions perdrions si nous vendions A crédit, car chacun ndmoLlrn que celui qui vuud A crédit perd beaucoup et nnltirclluinenl il faut quu ce marchand fasse payer los lions pour les méchants, tandis que, dans notre maison, nos prix sont les mêmes pour tout lu inundo.NOUS PRENONS DE PET ITS PROFITS, CAR NOS DEPENSES SONT FAIBLES.NOTRE principnlo occupation est do servir les pratiques avec politesse.QUAND uno prutiquo ri'aura pas été bien servie, qu’cllo se plaigne au propriétaire et do suilu justice lui sera rendue.Uno énorme PAIRE DE CISEAUX est suspendue sur le devant tin notre magasin.¦A-Que tout le monde vienne nous VOIR AVANT D'ALLEU AILLEURS, car, nos achats ayant été faits avec do l'argent comptant, nous sommes en mesure do vendre A bon marché.Noire oapiD est eo race do Marché à Meeee place de M.Kelly.A L’ENSEIGNE DES GROS CISEAUX» M.ARSENEAULT, Gérant.C.0.PARADIS.Propriétaire.3m.SEL ! _SBLÜ 500 sacs de Sol de première qualité, a vendre pat' R II.ICiltsun, Magasin un face de chez M.David Finlay, Tailleur.Sera!.5 Mars 1879.—Rio.Chemin de Fer de Goeveneet.DIVISION OUEST.Chemin de fer Q.M, 0, £ 0- LE CHEMIN LE PLUS COURT ET LE PLUS DIRECT POUR OTTAWA.A commencer du LUNDI lo DIX-S K PT FEVRIER 1879, lus trains laisseront lu dé-p6t d'ilocliulngu comme suit : Train express pour Hull A 9.30 A.M.et 6.00 P.M., arrivant A Hull A3 lira.I*.M.ot9.15 lus.I'.M.Train express do Unit A 9.10 lira A.M.et 4.45 tirs P.M.arrivant A llocMngu A t,4u lira P.M et 9.00 P.M.Lu train do St.Jérôme partira tPlIoohoIngu A 5.30 heures P.M.Lu train du St Jérôme arrivera A 7 A.M'.Les trams laissent la station du Milo-Ku.l 10 minutes plus tnr I.Bureau Général:—13 Place d’Armes.STARNES, LEVE k ALDEN, Agents polir lea tickets.BuroiUix :—202, rtto SlJacquos, et 158, rue Noire-Daine.G.A.SCOTT, Surintuudantgénéral, Division Ouest, G.A.SPARK, Agent général pour lo fret et les passagers.10 Fèv.1870.— tan.RHUMES, cooi'Ki.miE, GRIPPE IIMtTATMNft UK POiriMKK ET IIU* imOKCIIK».Contra rrs Inilisposiiious, In Peffc ft In I pectoral ilo Narft «h* ItM.iiifcionior pourMcnt J tma efficacité.(vr/nifif.coiuUMn par M) nu'-1 elrcina îlot lidiiitam «la Paria.— Ih'pMa rur.Hi- I fbaliau, 111, Paria: A Montréal, rbci Fabre el I Gravel, MIS.rue Kotro-Dime.(.SV méfier det [ tonkêfâçont.) Sorel, IG avril IH78.Librairie
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