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Titre :
Gazette de Sorel
Éditeur :
  • Sorel :[Gazette de Sorel],1857-1900
Contenu spécifique :
samedi 15 janvier 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Gazette de Sorel, 1881-01-15, Collections de BAnQ.

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24eme.ANNÉE.mi HE J/AllOX.VÜMF.XT.Cotte feuUlca ét» fondée ou 1357.Küe parait actuellerueat tousles mer-:re lis et sanu.lis matin.Abonnement si payé au moins avant respiration «le char un pauvre cillant ! (Elle se moucha bruyamment tant elle pleurait /) Belzunce se troubla un jum.(/opondaul, il essaya de payer d'eiïr&vJ.eïie *.— Diles-donc, la femme, finissons, s’il vous plaîl.Je ne m'occupe pas de vos a 11.tires, pas vrai ?Donc, faites-moi le plaisir de ne pas vous occuper des miennes.Ces paroles du saltimbanque avaient été agrémonlées des cris sonores que l'aubergiste je-fiiit au milieu "do ses sauglols.Elle tenait toujours Jean étroite* ment serré contre elle, absolument décidée à le défendre en cas d’attaque.Belzunco compril-il ?Non, sans doute, car il voulut de nouveau saisir le polit dans ses bras et l’emporter.E:i vérité, il no pensait jms qu’une aubergiste qui sanglotait put lui opposer une bien grande résistance.Ob' mais alors, ce lut une toute autre histoire ! Elle retroussa ses munches cl se mil à tomber sur le saltimbanque en poussant des sanglots à la Ibis criards cl déchirants, — JIi ! Jii / lii ! (//ramier déiu-gc) Tu ne peux t’empêcher de garder un enfant que tu as volé, bandit ?À-t-on jamais vu chose pareille, je vous le demande un peu / (Deuxième déluge.) Entends bien ce que je te dis, mécréant! Co mignon là restera ici, je le veux ! Belzunce n’était pas de force.Il avait essayé de se débattre ; mais les poings fermes de la brave femme tombaient dru comme grêle sur son dos, ses épaules et son visage.Eilo cognait ferme, je vous en réponds, et, tout en cognant, elle constituait une scène à la fois très-touchante et encore plus comique.Les plus embarrassés dans taut cela, c’étaient Tôle et Allia-lie.I!s sc tenaient rocroquevil-lés tous les deux dans uu coin de la cuisine, dans une altiludo otlrayée.Au fond, ils étaient ravis de la correction quo recevait loin tyran ; mais, d’un autre cole, ils u osaient guère témoigner ouvertement de leur joie, cola leur aurait coûté trop cher.Enfin le combat finit faute do combattants, c’est-à-dire quo l’aubergiste, toujours rossant (ot toujours pleurant), eut raison du saltimbanque.Elle ponctua sa victoire on disant : — Tu fileras, demain matin, au petit jour.Quand à l’enfant, je le garde, et je l’adopte, aussi vrai quo jo m’appelle M élite Outlaid ! Ill IMIKZ MÉDITE.Vous rappelez-vous celle Me-lilh qui n’a lait que passer dan» notre drame ! Celle brave domestique, qui était au jervico de la marquise de (Jourrunce, ot qui /druruit la perte de la petite Gertrude dans les rues de Beaumont i Nous soulignons le ver-be pleurer, car nous espérons bien qu’un n’a pas oublié les déluges que faisaient répandre à celle bonne M élite les petites comme les grandes douleurs do la vie.Elleélait restée à Beaumont aussi longtemps qu’elle avait espéré recueillir des nouvelles de Gertrude.Mais voyant que rien ne vcnail, elle.s'élait mariée, à un brave garçon qui tenait à Limoges l’auberge où nous l’a-vous retrouvée.Jamais le souvenir de Gertrude ne s’é lait ef-lacé de son (muU*.Que de fois elle s’étail attend rie * v/n parlant de la petite 1 i11 o I Ne se vendant pas compte que celle-ci aurait à ce moment une vingtaine d’années, (-lie disait eu noyant, son vaste mouchoir : -—• Elle aimait tant les confitures et sou jxîlil.chat 1 Gertrude était-t-elle morte?#* M élite le croyait.Comment expliquer autrement la disparition de l’en faut ?Cependant, sans qu’elle se l'avouât à elle-même, l’aubergiste gardait l'espérance tout au fond de son cœur qu’elle verrait, un beau jour, son ancienne petite maîtresse réapparaître tout à coup, cornue dans un cinquième acte de mélodrame.Lo lendemain do celle sciréo ou le sieur Belzunce a va H été si bien corrigé d’importance, MAI ile était dans sa cuisine dès la première hour«), donnant des ordres pour que le départ du saltimbanque «’effectuât sans retard.— O u i ! oui! grogne, murmura-t-elle, pendant que Belzunco décampait sans demander sou reste.Cela m’est bien égal ! Jo suis certaine quo C nuire reste ici! Et, on efLI, pour plus de sûreté, elle avait rnis dans sa pocha la ciel de la chambre où dormait Jean.Elle laissa l'enfant reposer bien à son aise jusqu’à huit heures: alors, elle-même monta auprès de lui, apportant une tasse do lait bien fu-uniit quelle lui fit boire jusqu’à la dernière goule.Le pauvre petit tr.mblait bien encore un peu à la pensée que son bourreau pourrait revenir le prendre.Mais quand Mêlito lui eut donné l’assurance que Belzunce « tait parti, il so rasséréna subitement et so rendormit dans son lit tout blanc avec un sourire heureux.(A continuer.) Î,A GAZETTE DE SOREL.;i Monsieur H.Mahler, 1C, rue de la Orauj*o Batelière, Pari», est notre seui figent four Paris «t la F ranee.11 est ex-•lavîvcfticnt autorisé A roievoir le* abon* ntmouU ot les innonocB four Mora&sc, UiSaulwn k Ci*, Propriétaires de la Gmt elle de Sorel, Monsieur J.IT.Bates, agent do pu-bllcité, 41, Park Row iBfin.*e du Times), New-York, est autorisé prendre des annonces pour la Gazette do Sord à uos prix I08 plus modérés.joynitRr:" n« WE iTli'Vfc
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