La presse, 30 octobre 1970, Cahier A
[" Les dentistes en grève lundi Les dentistes contestent à leur tour l\u2019assurance-maladie.Un communiqué précise qu'en vue de \u201cclarifier une situation qui semble très confuse pour le public en général\", l'Association des chirurgiens-dentistes du Québec tient à faire savoir qu'aucun soin dentaire ne sera prodigué en cabinet privé à compter de lundi prochain.C'est le président de l'ACDQ, le Dr Huhert Labelle, qui a fait cette mise au point, hier soir, après avoir communiqué avec les représentants des dentistes dans tout le Québec.Dans la déclaration qu\u2019elle a fait parvenir aux média d'information, l\u2019ACDQ exprime l'espoir qu\u2019après l\u2019entrée en vigueur de la loi de l\u2019as-surance-maladie le 1er novembre, \u201cle public comprendra qu'aucun soin dentaire ne sera assuré dans les bureaux de dentistes\".Seuls certains soins de chirurgie de la bouche seront assurés, a précisé le Dr Labelle, et ce, à condition que l'hospitalisation soit nécessaire.L\u2019ACDQ dit cependant continuer ses négociations avec le gouvernement, en vue de conclure une entente dans le plus bref délai.Botirassa affirme qu'il ny a pas de dissension au sein de son cabinet Le plus grenu quutidien français ûAmérique la presse Montréal, vendredi 30 octobre 1970, 86e année, no 252, 46 pages, 4 cahiers ?10Ç Un groupe de l'UN * veut Wagner pour chef par Cilla* DAOUST de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Que les rumeurs de dissension au sein de mon cabinet viennent d\u2019Ottawa, de Moscou, de Paris ou de Londres, elles sont fausses.Trouvez-moi un seul exemple ou un mot ou un iota de déclaration d\u2019un ministre qui peut donner foi à ces rumeurs de dissension.On peut dire n\u2019importe quoi ces temps-ci.On en dit beaucoup.Mais c'est faux.C\u2019est en ces termes que le premier ministre Robert Bourassa a répondu avec un inhabituelle véhémence et un visible agacement aux récents articles parus dans l'hebdomadaire Québec-presse et LA PRESSE selon lesquels la crise Laporte-Cross qu\u2019a dû traverser le cabinet provincial l\u2019avait profondément divisé.LA PRESSE soutenait en particulier, à l\u2019aide d\u2019informations en provenance d'Ottawa, que c'est cette menace de division au sein du cabinet Bourassa qui avait donné une portée soudaine aux fameuses rumeurs de gouvernement parallèle.Néanmoins, hier, lors de la conférence de presse, M.Bourassa devait donner des explications assez laborieuses touchant le nombre de ministre qui furent présents aux diverses séances où les principales décisions concernant l\u2019affaire Cross-Laporte et la Loi des mesures de guerre furent prises.La majorité \u2022 Québec n'a pas /'intention de par Claud* BEAUCHAMP de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 L\u2019Union nationale espère, plus que jamais, séduire le juge Claude Wagner et l\u2019attirer comme chef.Et, l'ancien ministre de la Justice du Québec et candidat défait au leadership du parti libéral accepte avec plaisir d'être courtisé.C'est la certitude qui se dégage des événements entourant la préparation de la session extraordinaire des parlementaires, des ex-parlementaires et des ex-candidats de l\u2019Union nationale qui se tiendra à Québéc les 3, 4 et 5 no- vembre prochain et de la réunion du bureau du Conseil national du parti qui aura lieu le 6 novembre.Selon des renseignements non contredits, il y a eu, au début du mois d\u2019octobre, une rencontre entre un groupe d\u2019organisateurs de l\u2019Union nationale et l\u2019ancien ministre de la Justice dans le cabinet Lesage au sujet de la possibilité qu\u2019il se porte candidat à la succession de M.Jean-Jacques Bertrand, qui a annoncé sa retraite de la vie politique.Devant l\u2019insistance de ses admirateurs, M.Wagner, selon les renseignements recueillis, aurait répondu : \u201cProuvez-moi que je suis vraiment désiré et j\u2019irai.\u201d Congrès de l'UN C\u2019est dans des termes presque identiques à ceux que l\u2019on prête à M.Wagner que l\u2019ancien ministre de la Santé, M.Jean-Paul Cloutier, a exposé la possibilité que M.Wagner soit sur les rangs au prochain congrès de leadership de l\u2019UN.\u201cUn congfès de leadership, a dit M.Cloutier à quelques journalistes qui l\u2019ont interrogé à ce sujet hier soir, est ouvert à tout le monde.M.Wagner possède encore de sérieux appuis au sein de la population québécoise et jouit d\u2019une excellente image, surtout dans le climat trouble actuel.S\u2019il se sent supporté par une masse de Québécois, peut-être M.Wagner décidera-t-il de faire un retour à la politique?\" Nommé par l'UN M.Wagner est retourné sur la banc, en mars dernier, après sa défaite aux mains de M.Robert Bourassa à la direction du Parti libéral du Québec.11 a donc été nommé juge de la Cour des Voir WAGNER m page A é Après s\u2019être aventuré dans diverses phrases plutôt obscures, le premier ministre finit par affirmer catégoriquement que la majorité et même presque tous ses ministres à part deux ou trois exceptions furent présents à ces réunions importantes.\u201cJe ne conteste pas la bonne foi de ceux qui écrivent des articles, a dit d\u2019autre part M.Bourassa.Mais s\u2019il y avait eu crise, il y aurait eu des démissions.Il n\u2019y en a pas eu.C\u2019était une crise sans précédent pour un gouvernement et il y a eu une solidarité qui s\u2019est manifestée du début à la fin.C\u2019est bien beau d\u2019émettre des hypothèses de dissension.Mais sur quoi se base-t-on Voir BOURASSA tn page A é payer pour l'armée \u2014\tpage A 2 \u2022\tPerquisition chez John Manolesco Inc.\u2014\tpage A3 \u2022\tYvon Cournoyer blessé à une cheville \u2014\tpage B 1 \u2022\tGerald Regan devient premier ministre de Nouvelle-Ecosse \u2014 page B 10 \u2022\tLes USA rejettent la résolution afro-asiatique sur le Moyen-Orient \u2014\tpage C 6 Annonce* elniée* / C 10, C IL D 2 è D 10 Art* et Spactaclas / C7 è C» Rend** dtsslnéas / B 9 Cinéma / C 9 Décii, niliunce*, etc./ D 11 Economie / C 1 i C 4 Editorial / A4 Etei-vout obsarvataur ?/ D 3 Horoscope / A 10 Information* étrangère* / C4 Information*\t.nationale* / A 2, B 8, ¦ 10, B 12, D 11 la* secret* de polichinelle / A 10 Loisirs *t récréation / B 9 Mots croisés / D 2 ''Mot-my*tèr*\" / Cil Radio et télévision / C9 Sports / B 1 è B 6 Tribunaux / Ail Via féminin* / A 0 & A 10 Via mondain* / A 9 Achetez maintenant tnter-Lolo Q.00 Il Octobre \u2022 \u2022v.\\ggSfÊS&& Réunion de l'OTAN à Ottawa Les délégués à la conférence de planification nucléaire ds l'OTAN, réunis à Ottawa pour deux jours, ont tenu hier leur première session.Nous apercevons à l'extrême gauche, le téléphoto pa président de la conférence, M.Manlio Brosîo, secrétaire général de l'OTAN, discutant avec le ministre de la Défense du Canada, M.Donald MacDonald.\u2014 Nos informations en page C 6 La libération des prisonniers aurait incité au terrorisme selon Bourassa par François TREPANIER de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a déclaré, hier, que la libération des 23 prisonniers, telle que réclamée par les ravisseurs de MM.Cross et Laporte, aurait pu inciter plusieurs centaines d\u2019individus à devenir des terroristes actifs, La trêve que les criminels de la région métropolitaine semblaient avoir déclarée depuis le début de l\u2019affaire Cross-Laporte et l\u2019imposition des mesures de guerre a été brusquement déchirée au cours des dernières 24 heures.Le bilan: \u2014 Un individu abattu au moment où 11 semblait sur le point de voler une voiture de la police et deux de ses présumés complices coffrés.\u2014 Un épicier tué à Laval en tentant de défendre son établissement contra trois bandits.militant au sein du Front de libération du Québec.D\u2019après M.Bourassa, qui donnait sa conférence de presse hebdomadaire, c\u2019est en raison de cet autre \u201cdanger\u201d évoqué par les forces policières que le gouvernement aurait décidé de demander à Ottawa d\u2019adopter la Loi des mesures de guerre.Le chef du gouvernement québécois a \u2014 Deux enfants enlevés et soumis à des sévices sexuelles.\u2022 \u2014 Quatre vols à main armée dans la métropole.Bandit abattu Un jeûné agent de la police de Montréal, de faction hier soir devant l\u2019édifice de l\u2019Aide à la Jeunesse, sur la 9e avenue entre le boulevard Rosemont et la rue Bellechasse, a abattu un individu qui s\u2019apprêtait, semble-t-il, à voler une voiture non-identiüée de la Sûreté montréalaise.fourni cette précision en réponse à un journaliste qui venait de lui demander de communiquer de plus amples informations sur les motifs justifiant la requête du Québec.Crainte de la polie* M.Bourassa a dit qu\u2019au moment des négociations entre le gouvernement et Selon le sergent-détective Rajotte, de la Section des enquêtes criminelles, une \u201cChrysler\u201d de modèle récent, avec à son bord trois passagers, est venue se stationner entre deux voitures, à quelques 150 pieds du policier.Le chauffeur est alors descendu, ne remarquant pas la présence du policier, et il a tenté d\u2019ouvrir la portière de la voiture stationnée derrière la sienne.N\u2019y parvenant pas, if s\u2019est dirigé vers la \u201cChevrolet\u201d non verrouillée de la police de Montréal.Vtir TERRORISTES m page A S le FLQ en vue de faire libérer MM.Cross et Laporte les forces policières avaient manifesté leur crainte que la libération des prisonniers augmente le nombre des terroristes.\u201cUne libération ou une acceptation que les prisonniers politiques puissent être libérés auraient pu augmenter le Voir LIBERATION en page A4 Inculpations de trahison et de sédition OTTAWA (PC) \u2014 Certains membres du Front de libération du Québec seront inculpés de trahison et de sédition, a-t-on appris de bonne source, jeudi soir.Ces personnes pourraient être accusées du crime de trahison en vertu de l\u2019article 46 du Code pénal Voir INCULPATION m page A# Pas de nouvelle des terroristes, mais les criminels prennent la relève La nomination de Cournoyer: \"un geste de ralliement\" de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le premier ministre Robert Bourassa a justifié hier la nomination de M.Jean Cournoyer (un ancien député unioniste) au poste de ministre du Travail, en invoquant d\u2019abord la nécessité \u201cde poser un geste de \u201cleadership\u201d, de non-partisanerie, un geste de ralliement des Québécois qui sont prêts à servir lçs intérêts québécois dans la présente situation; et par la compétence de l\u2019ancien député UN de St-Jac-ques dans le domaine du travail, où persistent des problèmes urgents.Voir COURNOYER an paga A 4 \u2022 Les militants libéraux comprendront-ils le ' message de ralliement de Bourassa ?\u2014 page A 2 Un incendie force Nixon à fuir en pyjama ''\"'SAN CLEMENTE, Californie (UPI) \u2014 Le président Richard Nixon a dû évacuer sa demeure en pyjama, cetto nuit, à la suite d\u2019un léger incendie qui a pris naissance dans le foyer surchauffé de sa salle d\u2019étude.Le président Nixon, qui.venait à peine de se mettre au lit, a été éveillé par son valet de chambre.Selon l\u2019agent de presse du président, les flammes n\u2019ont que léché un mur de la salle d\u2019étude, une étincelle ayant enflammé une tapisserie en laine.mêtêo Ensoleillé aujourd'hui se couvranl dans h soirée et dans le courant de la nuit.Demain, généralement nuageux avec averses locales.Les températures se maintiendront m peg tu-dessous do la normale.Max.55° Min.40° \u2022 Détails à la page A 6 Belvedere Les fumer, c\u2019est les aimer.(Filtre ou Menthol) A 2/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1970 Les militants libéraux comprendront-ils comme les députés le message de ralliement de Bourassa une analyse de ( Claude BEAUCHAMP da notre bureau da Québec QUEBEC \u2014 Le premier ministre et chef du parti libéral du Québec, M.Robert Bourassa, a pris un risque considérable, surtout du point de vue partisan, en nommant à la succession de M.Pierre Laporte comme ministre du Travail un ancien ministre du gouvernement défait de l'Union nationale, M.Jean Cournoyer.Il faut que M.Bourassa porte en très haute considération la compétence de M.Cournoyer dans le domaine des relations du travail ou qu'il n\u2019ait vraiment confiance en aucun de ses députés pour préférer l\u2019ancien député unioniste de St-Jac-ques, battu décisivement par le plus jeune député de l\u2019histoire du Québec, le péquiste Claude Charron, à chacun des 70 libéraux élus le 29 avril dernier.La précaution oratoire de dire qu'il \u201cn\u2019avait que l'embarras du choix parmi sa députation pour trouver un bon ministre du Travail\u201d ne trompe évidemment personne.Car alors, pourquoi ne pas l'avoir nommé au lieu de laisser croire qu\u2019au contraire il lui a fallu piger non seulement à l'extérieur de sa députation mais encore dans un parti adverse pour obtenir l\u2019homme dont le gouvernement a absolument besoin dans les circonstances (conflit de la construction, proximité de la prochain^ ronde de négociations dans le secteur public, négociations avec Ottawa, etc.).M.Cournoyer était jusqu'à hier, en dépit de sa défaite aux dernières élections, 1 e principal conseiller légal et législatif de l\u2019Opposition officielle.Justification La justification a postiori conçue par M.Bourassa et ses conseillers pour tenter de cacher qu'il avait absolument besoin des lumières de M.Cournoyer pour ne pas s\u2019embourber dans le domaine du travail est double: 1) \u201cgeste de non-partisannerie\u201d est justifiée dans les circonstances actuelles et 2) la période difficile ac-tuelle impose au premier ministre de \u201cfaire preuve de leadership et de poser des gestes sans précédent\u201d.Ici non plus, personne n\u2019est dupe de la spontanéité de tels arguments car M.Bourassa n\u2019a certes pas voulu avoir l\u2019air de dire que pour asseoir son \u201cleadérship\u201d au sein du gouvernement et du parti, le meilleur moyen était d\u2019imposer aux siens un ancien adversaire politique, si peu partisan cet homme eût-il été.Le chef de l\u2019Union nationale, M.Jean-Jacques Bertrand, avec qui M.Bourassa a d'ailleurs personnelle- ment communiqué avant de faire sa demande à M.Cournoyer, n'a pas été lent à réagir en soulignant, dans un communiqué émis hier soir, que son parti ne se sentait pas du tout diminué par le geste du gouvernement libéral obligé de venir chercher, quelques mois à peine après la prise du pouvoir, un homme de cette équipe d\u2019incompétents tant décriés au cours de la campagne électorale du printemps dernier.Hier, au cours de sa conférence de presse, sans doute autant pour faire plaisir à M.Bertrand, que pour piquer le Parti québécois, M.Bourassa a été très gentil envers l\u2019Union nationale en qualifiant ce parti de principal d\u2019opposition par \u201cla qualité et l\u2019expérience des hommes qui la composent\u201d.Ma lait* Le malaise \u2014 car malaise il y a \u2014 qu\u2019a causé au sein de la députation libérale la décision de M.Bourassa de faire appel aux services de M.Cournoyer risque de s\u2019étendre à l\u2019ensemble du parti.C\u2019est, en tout cas, ce que craignent les députés eux-mêmes.Les membres du caucus libéral ont finalement accepté, à contrecoeur, la décision de M.Bourassa.II ne fait en effet aucun doute que M.Bourassa a imposé, à une partie importante de son caucus, la nomination de M.Cournoyer et c\u2019est ce que M.Bourassa a décrit au cours de sa conférence de presse comme une \u201cpreuve de leadership\u201d.Malheureusement pour lui, les deux choses ne sont pas synonymes.La députation libérale ne met pas en doute la compétence ou l\u2019intégrité de M.Cournoyer mais elle s\u2019inquiète à la pensée que la population puisse imaginer qu\u2019il n\u2019y a pas d'hommes assez valable au sein du caucus pour accéder à ce poste.\u201cJe crains les répercussions politiques de la nouvelle décision de M.Bourassa, nous a confié un député libéral.Lorsque nous avons été porté au pouvoir, M.Bourassa a cherché un ministre de l'Education à l\u2019extérieur de nos rangs, et, n'ayant pu en trouver, il a choisi M.Guy St-Pierre, qui s\u2019est avéré une révélation.Mais l\u2019idée est restée chez nos partisans que M.Bourassa considérait au départ qu\u2019il n\u2019y avait personne d\u2019assez bon chez nous pour ce poste.\u201cA son premier remaniement ministériel, a continué le député, M.Bourassa ne procède qu\u2019à un réama-négament des tâches au sein des ministres en place et ne trouve personne d'assez valable pour accéder au cabinet et réduire le nombre de ministères jumelés.\u201cCette fois, il va chercher un membre de la \u201cbande d\u2019incompétents\" que notre \u201cdynamique équipe de jeunes administrateurs\u201d a délogé du pouvoir.Nos militants vont être bien contents, a-t-il conclu ironiquement\u201d Lfï militant* de la basa Chez la plupart des députés que nous avons interrogés hier, qui, eux, se sont plus ou moins ralliés avec plus ou moins de résistance à la décision de M.Bourassa, la plus grande crainte est en effet de subir les foudres de leurs partisans au niveau local.M.Bourassa court donc le risque que l\u2019appui d\u2019un certain nombre de ses députés ne soit que temporaire ou superficiel si la pression des militants devient trop forte.Cette éventualité est d\u2019autant plus plausible si, comme on semble le croire dans la Vieille capitale, M.Bourassa n'a pu imposer son choix qu'après une opération de marchandage qui s\u2019est soldée par l\u2019accession au cabinet à titre de ministre d'Etat, chargé des bills privés, d\u2019un des plus fidèles supporteurs de feu Pierre Laporte, M.Roy Fournier, député de Gatineau, et par le maintien, en dépft de son comportement malheureux des dernières semaines à l\u2019égard de la presse parlementaire, à ses fonctions de whip en chef et de président du caucus libéral de M.Louis-Philippe Lacroix, qui fut le principal organisateur de la campagne au leadership de M.Laporte contre M.Bourassa en janvier dernier.Le premier ministre a dû avouer, au cours de sa conférence de presse d\u2019hier, que ça lui a pris \u201cplusieurs heures\" avant de convaincre son groupe parlementaire de la nécessité de sa décision.Un autre signe de l'impopularité au sein du parti du geste de M.Bourassa est le fait qu\u2019il a dû se prévaloir d\u2019une mesure extraordinaire prévue dans les règlements du Parti libéral pour imposer son choix à l\u2019association libérale du comté de Chambly où se présentera M.Cournoyer au cours d\u2019une prochaine élection partielle.Le premier ministre a expliqué qu'il a rencontré avant-hier soir \u201cun groupe de membres de l\u2019exécutif du comté de Chambly, en vertu de l'article 27 des règlements du parti qui donne au chef du parti le droit de désigner un candidat dans une période grave ou sérieuse\u201d.Je leur ai fait part de ma décision, a dit laconiquement M.Bourassa, et ils l\u2019ont acceptée.\u201d Ce n'est pas la première fois que, pour une raison ou une autre, la direction du parti parachute un candidat mais, le plus souvent, elle réussit à convaincre les instances locales du parti d\u2019inviter e 11 e s -m êm e s l\u2019homme choisi à se faire leur porte-étendard.La grande Inconnue est donc de savoir si le message que M.Bourassa a fait comprendre à ses dépu- 1 tés, c 'e s t -à -d i r e la nécessité de \u201cposer un geste de ralliement des Québécois et de faire preuve de leadership\u201d, se rendra dans le sens désiré jusqu'aux militants.À Québec on s'attend que les dépenses de l'armée soient assumées par Ottawa par François TREPANIER de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 En dépit des informations communiquées par M.Pierre Elliott Trudeau, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, s\u2019attend à ce que ce soit Ottawa qui défraye la note pour les dépenses qu\u2019entraîne la présence de l\u2019armée au Québec.M.Bourassa a exprimé cet avis, hier en commentant 1 e s renseignements communiqués mercredi à ce sujet par M.Trudeau à la suite d\u2019une question du député conservateur de Joliette, M.Roch Lasalle.On sait que M.Trudeau a signalé qu\u2019en- vertu des dispositions de la Loi de la défense nationale, la province, qui fait appel à l\u2019armée, doit elle-même assumer les frais et dépenses qu\u2019occasionne le déplacement des forces canadiennes.\u201cSelon mon interprétation et celle qui sera \u2014 je l\u2019espère \u2014 partagée par le gouvernement fédéral, a dit M.Bourassa, il ne s\u2019agit là que des dépenses extraordinaires occasionnées par de tels déplacements: théoriquement, peut-être qu\u2019en vertu de la loi la province doit payer, mais dans le passé, dans les cas où c\u2019est arrivé, les informations qui me sont données m\u2019indiquent qu\u2019il n\u2019y a jamais eu de réclamations par le gouvernement fédéral.\u201d M.Bourassa a ajouté qu\u2019en raison de cette interprétation et de ce qui s\u2019est produit dans le passé les informations selon lesquelles Québec aurait à payer la note ne sont pas fondées.M.Bourassa a fait connaître son avis peu après que le Ralliement des créditâtes eut émis un communiqué dans le but de protester contre les propos de M.Trudeau donnant à croire que le Québec devra assumer les frais de la présence de l\u2019armée.D\u2019après le Ralliement des créditistes, ce serait une injustice que de faire payer aux Québécois- la présence de l\u2019armée.\u201cL\u2019armée, dit le Ralliement des créditistes, est une institution nationale qui appartient à tous les Canadiens.Son entretien, sa formation, son équipement, son administration, sont payés par les taxes et les impôts des ci- toyens de tout le pays, y compris les citoyens du Québec.\u201cFaire payer à ces derniers les frais de la présence de quelques milliers de militaires, qui pour la plupart étaient déjà stationnés dans des camps militaires situés au Québec, équivaudrait à une double taxation.\u201cLe peuple du Québec, conclut le communiqué, accepte de bon coeur la présence de son armée chez lui, mais il n\u2019acceptera pas de défrayer la note deux fois/\u2019 Retrait En ce qui a trait au retrait de l\u2019armée, M.Bourassa a dit qu\u2019il ignore toujours à quel moment son gouvernement pourra prendre une décision à ce sujet.M.Lacroix conserve ses fonctions mais est prié de plus faire de déclarations QUEBEC \u2014 M.Louis-Philippe Lacroix demeurera chef du caucus des députés libéraux et whip en chef du parti libéral mais ne fera plus de déclarations publiques.C\u2019est ce qu'a indiqué hier le premier ministre Robert Bourassa lors d\u2019une conférence de presse où il tentait de justifier les multiples déclarations véhémentes faites par son député des Iles-de-la-Madeleiné contre les journalistes en général, surtout les courriéristes parlementaires, qu\u2019il a qualifiés d\u2019être des défenseurs du Parti québé- QUEBEC \u2014 Le gouvernement du Québec n\u2019abandonne pas l'espoir de re-trouver vivant M.James Richard Cross et son offre aux ravisseurs du diplomate demeure toujours valable.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué, hier, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, en réponse à un journaliste qui venait de lui demander s\u2019il avait abandonné l\u2019espoir de retrouver M.Cross.M.Bourassa a ajouté cependant que le gouvernement n\u2019a nullement l\u2019intention dé faire ' de nouvelles propositions aux ravisseurs.\u201cOn poursuit nos recherches, on répète nos offres de façon régulière, de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Devant un auditoire composé en grande partie de sympathisants péquistes à l\u2019Université d\u2019Ottawa, M.Marcel Prudhomme a soutenu hier que Paul Rose a été l\u2019un des organisateurs du PQ dans la partie sud de la région montréalaise lors des dernières élections générales au Québec.* ' Le député libéral de St-Denis aux Communes a promis de fournir les preuves de son accusation lors d\u2019un discours qu\u2019il a l'intention de prononcer en Chambre à l\u2019occasion de l\u2019adoption ed la loi spéciale, qui fera suite à la loi sur les mesures de guerre.M.Prudhomme, qui a pris la défense de l\u2019attitude prise par le gouvernement fédéral dans la crise actuelle, a tenu à faire une distinction très nette entre le FLQ et le Parti québécois.Les étudiants n\u2019ont tout de mêtne pas cois, d\u2019être des \u201ca .de chiens\u201d et même accusé d\u2019être en partie responsables de l\u2019assassinat de M.Pierre La-ponte.Peu après la conférence de M.Bourassa, le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, devait se rendre à la Tribune de la presse, rencontrer les journalistes et leur assurer qu\u2019il publierait dès aujourd\u2019hui une déclaration annonçant que ces derniers bénéficieraient désormais de la protection policière, \u2022 en raison des mouvements de haine qu\u2019ont soulevé à leur endroit les propos du député Lacroix.mais il n\u2019est pas dans l\u2019intention du gouvernement de mofifier la nature des offres qui ont été faites\u201d, a dit M.Bourassa.Dans un autre ordre d\u2019idées, M.Bourassa a déclaré, par ailleurs, qu\u2019il'est prématuré de porter des jugements sur le travail de la police.\u201cLa tâche des forces policières est extrêmement délicate et les circonstances sont loin d\u2019être faciles, a dit M.Bourassa.Je pense qu\u2019il est prématuré de porter des jugements et que l\u2019on doit admettre que c'est le temps d\u2019aider les forces policières dans leur travail plutôt que de les critiquer.\u201d Toujours au sujet des recherches de apprécié les remarques de M.Prudhomme.Certains ont déclaré que les autorités fédérales ont entrepris une campagne pour dénigrer le Parti québécois, les groupements syndicaux et' tous ceux qui ont manifesté une opposition à la loi sur les mesures de guerre.Les participants à ce \u201cteach-in\u201d étaient outre M.Prudhomme, son collègue libéral de Matane, M.Pierre de Bane ; le leader et parlementaire du NPD, M.Davis Lewis, qui fut vraiment le seul à être chaleureusement salué par l\u2019auditoire, et M.Martial Asselin, député conservateur de Charlevoix.Un représentant créditiste, M.André Fortin, a été attendu pendant de longues minutes, mais il ne s\u2019e'st pas présenté à la grande déception des étudiants, qui semaient plutôt furieux des déclarations'récentes de M.Réal Caouette.Sans désavouer son député, le premier ministre Bourassa a déclaré hier qu\u2019il n\u2019approuvait aucun des propos que M.Lacroix avait tenus.M.Bourassa a fait état de ses sympathies personnelles envers les journalistes en général et a ajouté que M.Lacroix avait dû certainement prononcer des paroles \u201cqui avaient dépassé sa pensée\u201d.\u2022 \u201cM.Lacroix ne parlait que pour lui, a dit le chef du gouvernement.Il ne parlait pas au nom du caucus\u201d.Le premier ministre a déclaré qu\u2019il avait déjà eu des entretiens avec M.la police, M.Bourassa a déclaré d\u2019autre part que les autorités doivent être extrêmement prudentes face aux informations et diverses rumeurs qqi circulent.M- Bourassa répondait ainsi à un journaliste qui venait de lui demander de confirmer certaines informations selon lesquelles la police aurait mis la main sur une liste de 500 personnes que le FLQ projettait d\u2019assassiner.\u201cIl y a toutes sortes d\u2019informations qui nous sont soumises, a dit M.Bourassa.J\u2019apprends une journée qu\u2019on veut kidnapper ou assassiner un membre de ma famille, une autre journée, c\u2019est un homme d\u2019affaires, une autre journée, c\u2019est un ministre.Je pense qu\u2019il est difficile de prendre tout ça au sérieux.Evidemment on doit être prudent.\u201d A l\u2019appui de ses propos, M.Bourassa a donné en exemple un communiqué signé supposément par le FLQ il y a deux semaines, communiqué selon lequel un assassinat serait commis tous les deux jours.D\u2019après M.Bourassa, ce communiqué, après enquête, a été jugé par les forces de police comme étant non authentique.Lacroix au sujet des propos qu\u2019il avait tenus et qu\u2019il le rencontrerait de nouveau pour étudier avec lui le transcript des interviews qu\u2019il a accordés à la radio.\u201cJe crois cependant, a ajouté le premier ministre, que M.Lacroix a dit par la suite, à la radio, qu\u2019il regrettait d\u2019avoir à utiliser de telles expressions et que ces expressions n\u2019étaient pas celles qu\u2019un homme politique doit tenir.M.Lacroix m\u2019a dit lui-même que ses paroles avaient dépassé sa pensée\u201d.M.Bourassa a affirmé qu\u2019il était en désaccord avec les paroles de M.Lacroix touchant la possible responsabilité des journalistes dans la mort de M.Laporte.Il s\u2019est dit également en désaccord avec les prétentions de son w h i p -e n -c h ef d\u2019effectuer \u201cun nettoyage\u201d à la Tribune parlementaire.Le premieh ministre a affirmé que s\u2019il y avait un chef politique qui ne s\u2019était jamais plaint des journalistes c'était bien lui.\u201cJamais, a-t-il dit, contrairement peut-être à tous les autres chefs politiques, je ne me suis plaint : d\u2019une nouvelle qui avait été faite par les journalistes.Le passé démontre le respect que j\u2019ai pour la galerie de la presse et l\u2019ensemble des journalistes.' M.Bourassa a cependant répété, comme il l\u2019avait fait récemment, que certains journaux publiaient des \u201ccalomnies\u201d ou \u201cfaussetés\u201d, surtout les journaux engagés, mais qu\u2019il n'avait jamais soulevé de \u201cquestion de privilège\u201d à ce propos, bien qu\u2019il soit normal, comme chef d\u2019Etat et chef de parti, qu\u2019il dénonçât certaines \u201ccalomnies\u201d de la presse.M.Bourassa a admis que les propos de .M.Lacroix étaient de nature à créer certains risques pour les journalistes.R n\u2019a cependant été nullement question, semble-t-il, pour M.Bourassa, de demander à M.Lacroix qu\u2019il fasse des excuses aux journalistes ou retire ses paroles, bien qu\u2019il soit dans son intention d\u2019étudier toutes les déclarations faites par lui.Enfin, en réponse à une autre question, M.Bourassa a déclaré que les députés qui prononçaient certains propos ne bénéficiaient pas de l\u2019immunité parlementaire en période d'application des mesures de guerre.Ag»nc« \"Datte mf Canada\" PIERRE-D.MASSUE, C.A.A.DETECTIVE \"Airtarlai août l\u2019Acte concernant laa agençai da ditactlvai du Quibec\" Licenciai par la CH4 da Montreal \u2022INVESTIGATIONS \u2022 INFIDELITE CONJUGALE \u2022 SURVEILLANCE\t_____ _____ \u2022 Fl LATUM \u2022 TOUTES PREUVES POUR LA COUR\tSXl-XlS# CONTIDENTIEl \u2014 DISCRETION ASSUREE Bourassa réitère ses offres aux ravisseurs et demeure optimiste M.M.Prudhomme affirme que Rose fut un des organisateurs du PQ cest MONO NC f?oE?ecr çvi va vcwetz la SodsovFB t MAi'toT£WANT .ifc JE Droits réservé?Les courriéristes parlementaires reçoivent la protection demandée par Gilles DAOUST de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Prenant, au début, plus ou moins à la légère les affirmations des journalistes parlementaires qui se sentaient menacés par certains propos tenus à leur endroit par le député libéral Louis-Philippe Lacroix et qui demandaient une \u201cprotection policière\u201d pour leurs familles, le gouvernement a modifié hier son attitude et indiqué que globalement, cette protection policière, tant aux journalistes parlementaires qu\u2019à leurs familles, serait accordée.Hier, des appels anonymes ont été faits à certains domiciles de journalistes (dont un de LA PRESSE) pardes personnes qui les ont menacés de sévices.Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, est venu rencontrer les courriéristes parlementaires, en f i n d\u2019après-midi, hier, pour leur faire part de la décision gouvernementale, après qu\u2019il eut pris connaissance d\u2019une autre demande de \u201cprotection\u201d de la part d\u2019un courriériste parlementaire.La visite de M.Choquette suivait de peu une conférence de presse où le premier ministre Robert Bourassa avait refusé d\u2019endosser les propos du député L.\t-P.Lacroix à l\u2019endroit des journalistes, propos véhéments tenus sur les antennes de plusieurs postes de radio.M.Bourassa avait alors déclaré que M.\tLacroix conserverait son poste de président du caucus des députés libéraux et de whip-en-chef du parti mais qu\u2019il ne ferait plus de déclarations publiques.VENTE DE FAILLITE VENDONS AU PUBLIC Dans l'affaire de: BERNARD SPORTS WEAR Co.Inc.(en faillite) Un des plus Importants fabricants canadiens de cuir et de suède au 5322, ch.de la Reine-Marie (MANTEAUX DE SUEDE D0UgLEt CN ftAU DE M0UT0W ^Jht ~$ÏÏ7) (MANTEAUX DE SUEDE AVEC D0U,LU,t A 6Llîtlt,t °\u201d ^Unant $95) (manteaux DE CUIR\t ** WUWTEHAWT $69) (MANTEAUX DE CUIR\tMAIHTEHAHT *59) (VESTES DE SUEDE\tjso a îm\t$25 t $30) .(chapeaux de fourrure.,tWA,B LTWX l0Uf- 0,8 juÆ*,nZ Wq) (CARPETTES DE FOURRURE.^ JU>auA *° «a.nt.kat $!0) BISSELL «BISSELL LIÉE LES PLUS IMPORTANTS LIQUIDATEURS A MONTREAL i MONTREAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1970 - 86e ANNEE - No 252 la presse REDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-691V / RENSEIGNEMENTS 874 7272 /A 3 MONTREAL-NORD Le ministre G.Tremblay croit encore que l'esclavage est une chose normale \u2014 le juge municipal G.Bilodeau par Daniel L'HEUREUX Tout en niant l'accusation de chantage qui avait été portée contre lui par Me François Coron, candidat à la mairie de Montréal-Nord, le juge municipal de cette ville, Me Georges Bilodeau, est à son tour intervenu dans la campagne électorale par une contre-attaque sévère à l'endroit, non seulement de Me Coron mais aussi du député-ministre Georges Tremblay qui, plus tôt cette semaine, avait accordé son plein appui à l'équipe du Parti du citoyen.On sait que le soir même où le ministre s'est immiscé dans la campagne de Montréal en favorisant Me Coron, ce dernier avait déclaré que l'administra-tion de la justice locale était un endroit qu'il faudrait \u201cpurifier\u201d à Montréal- Nord.Le même candidat avait laissé entendre que \u201cle juge use de chantage pour avoir raison du maire Ryan sur une mésentente\u201d.Le juge et le maire, selon Me Coron, se seraient disputés pour savoir qui, des policiers ou du greffier, ferait la livraison des sommations.Et à la suite d\u2019une menace dont il aurait été témoin, le candidat Coron affirmait que le juge avait eu gain de cause.Dans sa riposte, le juge n\u2019entre pas dans le détail de cette affaire.Le juge Bilodeau explique les agissements du chef du Parti du citoyen de la façon suivante: \u201cSi l\u2019on va au fond des choses, l'on s'aperçoit que Me Coron n\u2019est que le porte-parole de certains mécontents qui n\u2019ont pas.obtenu de la cour la protection qu'ils attendaient en raison de leur importance dans la communauté.Je réfère, ici, spécialement à un certain ex-conseiller, maintenant député et ministre, qui en plus de choisir son candidat à la mairie, le pistonne et se permet de se servir de lui pour attaquer la cour municipale, où l\u2019intérêt de ses électeurs n'a pas été compris à sa façon\u201d.Le juge se demande pourquoi le ministre Tremblay ne consacre pas ses énergies à faire face aux graves problèmes que connaît le Québec, tout en lui reprochant de \u201cjouer au roi-nègre dans une ville où il pense encore que l'esclavage est une chose normale\u201d.Le magistrat, qui a riposté aux attaques portées contre lui, dans une lettre adressée à LA PRESSE, ne fait aucune allusion, positive ou négative, au maire sortant, M.Yves Ryan.Il souligne, cependant, que \u201csi certains conflits sont survenus dans le passé avec les administrations précédentes, c\u2019est justement parce que la cour n'a jamais consenti à devenir le valet des politiciens.La séparation du pouvoir judiciaire et exécutif existe à Montréal-Nord, et la cour, en autant que le juge actuel est concerné, ne deviendra jamais la marionnette d'aventuriers politiques\u201d.Le juge note, en terminant, que Me Coron, en se présentant à la mairie, a \u201cdémissionné\u201d de son poste de procureur de la police, auquel il était attaché depuis plus de dix ans.Les élections \"en campagne\": un problème épineux par Rose-Anne GIROUX Il y aura des élections municipales, dimanche, dans des centaines de municipalités rurales du Québec.Mais.'.les citadins ont peut-être tendance à l\u2019oublier: qui dit \u201crural\" ne dit pas nécessairement \u201ccultivateur\"! Car, dans plusieurs municipalités rurales, ce sont des citadins qui forment la majorité des propriétaires, dû à leur chalet, bien sûr! Et, s'il n'en tenait qu'aux volontés de petits groupes de villégiateurs qui se sont déjà manifestés, l\u2019on assisterait, dimanche, à une série de grosses batailles entre \u201cles gens de la ville\u201d et rles gens de la campagne\u201d.Cet été, neuf conseillers et maires de province ont même annoncé la formation d\u2019un comité destiné à faire campagne.contre l\u2019influence des gens de la campagne.Les \u201cdomiciliés\u201d seraient favorisés, selon eux, en ce que le Code municipal prévoit des élections en novembre et un suffrage partiel: seul le propriétaire d'un chalet a le droit de vote, alors que le conjoint et les enfants majeurs d'un \u201cdomicilié\u201d l\u2019ont aussi.Comme bien d\u2019autres embryons de comité, celui de ces maires et conseillers de province n\u2019a plus fait parler de lui par la suite.Est-il mort ou à l'agonie?Il est permis de le croire.Histoire de vaches.Quoi qu\u2019il er.soit, ce \u201ccompilé\u201d avait soulevé un problème bien réel, provenant du fait que les villégiateurs et les \u201cdomiciliés\u201d de la campagne sont loin, souvent, d\u2019être sur la même longueur d\u2019ondes quand il s\u2019agit de planifier et d'administrer le territoire de la municipalité.Les villégiateurs tiennent à maintenir et à accentuer l\u2019aspect touristique, en se préoccupant beaucoup, par exemple, du grand problème de la pollution.Les \u201cdomiciliés\u201d, eux, ont bien d\u2019autres chats à fouetter.Ils vont au plus urgent, et la planification demeure pour eux un bien grand mot.Il y a \"sens civique\" et \"sens civique\".C'est qu\u2019en novembre, les villégiateurs sont revenus en ville, alors que les \u201ccultivateurs n'ont rien que cela à faire que de voter\u201d, à cette date-là, selon les partisans d\u2019un changement.Surtout, comme plusieurs villes et municipalités rurales tiennent leurs élections la même journée, il faut vrai-m e n t qu\u2019un citadin-villégiateur soit animé d\u2019un sens civique \u201cbien spécial\u201d ' .~ ~\t\u2022 \u2022* iîS f mmm ffîmm.-,s - * d ¦ 4m* \u2018 V * - \u2019V- '' \u2022 - : - H WÊBêA , i î-v - photo Roger St-Jeen, LA PRESSE Plusieurs détectives ont participé 6 la- descente dans les bureaux de l'astrologue John Manolesco, où ils ont mis la main sur une douzaine de caisses de documents de toutes sortes.L'astrologue Manolesco aurait-il prévu la visite des policiers ?par Michel AUGER La section des fraudes commerciales de la police de Montréal a effectué une perquisition, au début de l\u2019après-midi hier, dans les bureaux des Entreprises John Manolesco Inc., 10,144 boulevard Lajeunesse.Les policiers étaient en possession Id\u2019un mandat signé par le juge Henri Monty de la cour municipale de Montréal en vertu de l\u2019article 308, du code pénal, qui traite de sorcellerie, magie, bonne aventure, etc.Les enquêteurs ont saisi plusieurs caisses de documents dans les bureaux de la compagnie de cet astrologue bien connu à Montréal.Le lieutenant Léo Talbot, responsable de la section des fraudes commercia- les, a déclaré qu\u2019aucune accusation n\u2019a été portée, jusqu\u2019ici, contre M.John Manolesco, qui n\u2019était pas à son bureau lors de la visite des détectives.Pour sa part, M.Manolesco n\u2019a pas paru tellement surpris lorsqu\u2019il a appris le'passage des policiers chez lui.Il a révélé que possiblement, certains de ses ennemis pourraient se trouver à l\u2019origine de l\u2019action policière.\u201cC\u2019est nettement ridicule, a-t-il déclaré à notre reporter.La dernière fois qu\u2019on a fait le procès d\u2019astrologués remonte au siècle dernier, alors qu\u2019a eu lieu le célèbre procès à Salem, aux USA.\u201d L\u2019astrologue Manolesco qui pratique ce métier depuis 1963, sur les ondes de plusieurs stations de radio et de télévi- sion, a dit que le Québec ne semble pas près d\u2019accepter une \u201ctelle science\u201d.\u201cJ\u2019ai travaillé dans plusieurs grandes villes canadiennes et je n\u2019ai jamais eu aucun commentaire défavorable, a-t-il dit, mais depuis peu, plusieurs personnes, ici au Québec, tentent de démolir l\u2019astrologie.\u201d Parlant de cette perquisition à son domicile, il trouve ce geste fort ridicule.\u201cEn m\u2019arrêtant, ~lg police de Montréal ne ferait que placer mon nom dans l\u2019histoire mondiale, a-t-il ajouté.J\u2019ai déjà fait, avec succès, le procès de l\u2019astrologie dans les principales universités mondiales, et je suis maintenant prêt à refaire ce travail pour les fins de la Justice\u201d, a-t-il conclu.pour voter à un endroit et se dépêcher d'aller voter dans l\u2019autre.Finalement, aller voter, cela devient une question de millage pour les villégiateurs.Et l\u2019on peut franchement se demander s\u2019il va se dépenser beaucoup d\u2019essence, dimanche.Emprunt record de Montréal sur le marché canadien depuis 1946: $40 millions par Claude MASSON Quatre jours après les élections municipales, la ville de Montréal a lancé, hier, un emprunt de S10 millions, soit le plus important emprunt effectué par Concordia sur le marché canadien depuis 1946.Depuis la venue au pouvoir du Parti civique du maire Jean Drapeau, la métropole canadienne a emprunté les montants s\u2019élevant au total à environ $240 millions répartis en une douzaine d\u2019emprunts.L\u2019émission d\u2019obligations de $40 millions, portant un intérêt de 9.5 p.100, est datée du premier décembre 1970 et viendra à échéance le premier décembre 1990.Les $40 millions seront utilisés pour divers travaux publics dans la ville.Aucun projet extraordinaire n\u2019a été mentionné.Il n\u2019avait été nullement question d\u2019un emprunt prochain au cours de la récente campagne municipale à Montréal.La plus importante émission d\u2019obligations émise ces derniè- res années était de l\u2019ordre de $64,500,000 sur le marché américain pour la construction du métro.La nouvelle émission, lancée sur le marché canadien, est distribuée par un syndicat financier composé de trois groupes, soit Beaubien et Lévesque, en association avec la Banque de Montréal; Domi nion Securities (Québec) Ltée; et Molson, Rousseau & Cie, Ltée.Les obligations seront susceptibles d\u2019être rachetées par anticipation à partir du premier décembre 1975 au choix du détenteur.Aux premières nouvelles, la vente des obligations allait bon train.La dette obligatoire de la ville de Montreal atteint maintenant $805,767,932.Au début de la campagne électorale du Parti civique du maire Drapeau, M.Lucien Saulnier avait déclaré que la situation financière de Montréal était très bonne.Les dédales et les caprices de la loi électorale au Québec par Teddy CHEVALOT Citoyens et électeurs d\u2019une municipalité, ne vous promenez pas le jour de la mise en candidature, ou celui du scrutin, (c'est-à-dire dimanche prochain), avec des \u201cassommoirs, armes à feu, épées ou autres armes offensives\u201d! .Sachez que si vous êtes pris avec de telles armes dans un rayon d'un demi-mille du lieu de la présentation des candidats, ou de celui d\u2019un bureau de votation, vous êtes obligé de les remettre sur demande au président d\u2019élection, ou au scrutateur, sinon vous êtes passibles d\u2019une amende de $100, ou à défaut d'un emprisonnement de trois mois.Voilà, entre plusieurs autres, l\u2019une des prescriptions impératives que la loi des cités et villes prévoit en son chapitre traitant des élections.Mais quel article prendre en considération dans cette question des\u201carmes offensives\u201d?L\u2019article 284 décrète que, \u201csauf le président d\u2019élection, le scrutateur, le greffier de scrutin, les constables et constables spéciaux\u201d (les soldats entrent-ils dans cette catégorie ?) nommés par le président d'élection pour maintenir le bon ordre durant l\u2019élection, nulle personne \u201cqui n\u2019a pas un domicile fixe, dans lè quartier où a lieu la votation, depuis au moins six mois ne doit, en n\u2019importe quel temps de la journée où il se tient un scrutin dans ce quartier, y venir armée d'un assommoir, d\u2019une arme à feu.d\u2019une épée ou de quelques arme offensive semblable\u201d.Est-ce à dire que les résidants du quartier, ayant six mois et plus de présence, ont le droit, le jour de l\u2019élection, de se promener dans leuqquartier avec \u201cun assommoir, une épée\u201d, etc.\u201d ?Eh bien non!.En vertu de l\u2019article 285: \u201cA moins qu\u2019elle ne soit appel-lée à le faire par l\u2019autorité légitime, aucune personne qui se trouve dans le quartier où a lieu la votation ne doit, en n\u2019importe quel temps de la journée où il s\u2019y tient un scrutin, s\u2019armer d\u2019une arme offensive et s'approcher ainsi armée, à moins d\u2019un mille du lieu où se tient unb ureau de votation.\u201d Finalement, la question Se pose : peut-on être en possession de ces \u201carmes offensives\u201d que sont \u201cassommoirs, armes à feu, épées\u201d, etc ., lorsqu\u2019on se trouve à plus d\u2019un demi-mille d\u2019un bureau de votation, ou lorsqu\u2019on se trouve à plus d'un mille de ce bureau de votation, ou lorsqu\u2019on réside % depuis six mois et plus dans le quartier où se trouve un bureau de votation?Mais cette question est superflue peut-être, puisque dans les circonstances actuelles, pour porter une arme il faut avoir d'excellentes raisons et de très bonnes autorisations.Bannières, cocardes, etc.Nul n'est censé ignorer la loi, à plus forte raison lorsqu'on est greffier d\u2019une ville et, automatiquement, président d\u2019élections.Ainsi, en vertu des articles.286 et 287, personne ne \u201cdoit fournir ni procurer\u201d une enseigne, un étendard, une bannière ou autre drapeau, un ruban, une cocarde ou autre insigne semblable, avec l\u2019intention de les faire porter ou servir \u201cdans les limites de la municipalité, en aucun temps depuis le jour de la présentation des candidats inclusivement jusqu\u2019à la clôture du scrutin, qui permette de classer celui qui le porte (ou qui le suit) parmi les partisans des opinions que ce candidat professe ou est supposé professer\u201d.De même \u201cnul ne doit, sous quelque prétexte que ce soit, porter ou faire servi r.\u201d les bannières, enseignes, étendards, rubans, cocardes, etc., dans une municipalité ou a lieu une élection, et ceci du jour de la mise en candidature jusqu'au soir de la clôture du scrutin.Autrement dit, à partir de 0.00 heure du matin, le jour de la mise en nomination, jusqu\u2019au soir, huit jour plus tard, de l\u2019élection, ies bannières, étendards, enseignes, rubans, cocardes et 4 autres colifichets du genre sont interdits dans la limite de la municipalité où a lieu une élection.Or, qui se préoccupe de ces disposition de la loi, laquelle prévoit, surtout, que toute contravention à ces prescriptions est passible d\u2019une amende de jJflOO ou, à défaut, d\u2019un emprisonnement pour une période maximum de trois mois ?Lors de la mise en candidature, dimanche dernier, dans une municipalité de la rive sud, une équipe entière de candidats, ainsi que la soixantaine de ses partisans, arborait fièrement une cocarde sur chaque veston et des can-.didats et des partisans, ceci sans que le président d\u2019élections n\u2019exige le retrait de ces cocardes, ou encore ne fasse arrêter et condamner par voie sommaire, \u2014 ce que prévoit la loi, \u2014 tout ce groupe.Bébé suspendu au-dessus de l'océan Pacifique.CAMEL, Californie (UPI) \u2014 Une employée du Conseil anti-pauvreté de Carmel, en Californie, a cru devenir subitement folle, hier après-midi, quand elle a vu un bébé de dix-huit mois, suspendu à une branche, à 300 pieds au dessus de l\u2019ocean Pacifique.Mlle Beth Foley vaquait à ses occupations quand elle a entendu provenant de la mer les pleurs d\u2019un enfant.N\u2019en croyant pas ses oreilles \u2014 ce coin est habituellement désert \u2014 elle en crut encore moins ses yeux, lorsque, quelques secondes plus tard, elle a aperçu un adorable bambin, qui s\u2019époumonnait à 300 pieds des récifs, acrobate malgré lui, agrippé à une branche.Mlle Foley, surexcitée, n\u2019a pas eu le temps de réfléchir et elle s\u2019est instinctivement approchée du canyon, en encourageant l\u2019enfant d\u2019une voix douce et calme, afin de ne pas l\u2019apeurer.Q,une main ferme, en dépit de l\u2019émotion, elle a solidement empoigné l\u2019enfant pour ensuite l\u2019amener chez elle.A son arrivée, le shérif du comté de Carmel a trouvé Mlle Foley en train de laver un bébé qui gazouillait dans le bain, mais elle était encore affolée.A, la lueur des faits, on a tout d\u2019abord cru à l\u2019oeuvre d\u2019une mère dégénérée, d\u2019un maniaque, d\u2019un sadique, on a même parlé de confier l\u2019enfant à l\u2019assistance sociale.Tel ne fut pas le cas, puisqu'une mère désemparée cherchait depuis six heures son enfant qui avait ainsi .parcouru la distance incroyable \u2014 étant donné son jeune âge \u2014 d\u2019un quart de mille, avant de connaître son premier vertige.La police n\u2019a pas voulu révéler le nom du bébé.Ignorance de la loi, ou tolérance de la part du président d'élections parce qu'il jugeait ces dispositions législatives absurdes ?Qui sait ?Et que dire de toute cette série d\u2019articles concernant les \u201crasades\u201d faites par des candidats ou leurs partisans, des offres monétaires ou autres', des invitations à des repas, etc.où ui.article va à l\u2019encontre d\u2019un autre, où les délais sont impossibles à déterminer, où les pénalités chevauchent les unes les autres ?Encore heureux qu\u2019après avoir énuméré toute une série d\u2019interdictions de dépenses pour le candidat ou ses partisans, la loi, benoîtement, en son article 295, admet que \u201cles dépenses personnelles qu\u2019un candidat a réellement faites, ses déboursés pour des services professionnels qui lui ont été réellement rendus, les sommes qu\u2019il a payées de bonne foi pour le juste prix d\u2019impressions et d'annonces, ainsi que les autres dépenses qu\u2019il a faites à l\u2019occasion de l\u2019élection et qui ne sont pas prohibées par la loi, sont tenues pour des dépenses légalement faites et le paiement de ces dépense ne constitue pas une infraction à la présente loi\u201d.Que les candidats dorment en paix.Ils pourront, grâce à cet article, justifier toujours de leur bonne foi dans toutes les dépenses qu\u2019ils auront accomplies.Bonbons contaminés aux USA WASHINGTON (PA) \u2014 Quelque 859,000 tablettes de bonbons contaminées seront incessamment retirées du marché, selon ce qu\u2019a fait savoir la Régie américaine des aliments et des drogues.ha filiale Hollywood de la compagnie Consolidated Foods, de Ashley et Centralia, dans l\u2019Illinois, rappelle depuis quelque temps déjà trois marques de bonbons des distributeurs nationaux, a précisé la Régie.\u2022 Les inspecteurs du gouvernement, en effet, disent avoir constaté que ces produits étaient contaminés par des poils de rongeurs.Les bonbons visés sont les marques Big Time, Butter Nut et Pay Day.- La Régie estime qu\u2019il reste encore 136,800 tablettes de ces bonbons sur le marché.Des fillettes à marier!.LAGOS (AFP) \u2014 La police a démantelé, à Port Harcourt, un réseau de trafiquants qui \u201cmariaient\u201d des fillettes pour des sommes variant entre $25 et $75, a rapporté hier le \u201cNigerian Observer\u201d, journal du gouvernement de l\u2019Etat du centre-ouest du Nigeria.Treize de Ces fillettes, âgées de quatre à dix ans et originaires de l\u2019Etat du centre-est (qui avait fait dissidence) ont été retrouvées.Deux- femmes, qui gardaient onze d\u2019entre elles, ont été arrêtées.' Elles ont déclaré à la police avoir reçu des parents l\u2019autorisation de les emmener et de les \u201cmarier\u201d aux acheteurs intéressés. A 4/LA PRESSÉ, MONTREAL^VENDREDI 30 OCTOBRE 1970 la presse Au delà de Fesprit de parti Monsieur Jean Coumoyer a été appelé par monsieur Robert Bourassa à occuper le poste de ministre du Travail du Québec.Chacun sait que monsieur Coumoyer a rempli cette fonction pendant quelques mois dans le cabinet de M.Jean-Jacques Bertrand.Le moins que l\u2019on puisse dire, au premier abord, c\u2019est que voilà une idée qui sort de l\u2019ordinaire.Et c\u2019est manifestement une bonne idée.\u2022 Monsieur Coumoyer n\u2019est pas un homme du parti libéral, c\u2019est évident.Parce qu\u2019il a déjà occupé des* fonctions importantes dans un gouvernement de l\u2019Union nationale, on pourrait croire qu\u2019il est l\u2019homme d\u2019un autre parti.Mais, au contraire, il semble que l\u2019on peut affirmer, sans risque d\u2019erreur, que monsieur Coumoyer n\u2019est pas un \u201chomme de parti\u201d.C\u2019est le premier point qu\u2019il faut souligner avec force.Des événements exceptionnels ont pour effet de provoquer de fortes tensions et, quand des hommes agissent ou parlent sous une forte tension, ils révèlent ce qu\u2019ils ont dans le ventre.En temps ordinaire, il est assez facile d\u2019agir ou de parler sans vraiment révéler son fond le plus stable.L\u2019homme profondément angoissé peut parvenir à se donner l\u2019image d\u2019un être calme; le fanatique peut jouer le jeu de la tolérance; l\u2019esprit partisan peut faire semblant d\u2019analyser les faits avant de se prononcer.Une crise est révélatrice parce qu\u2019elle ne laisse pas aux hommes le temps de se composer un visage.Si on devait faire la petite histoire des semaines tragiques que nous venons de vivre, l\u2019histoire de la sottise y aurait une place importante.Et le plus gros de cette sottise a pour racine l\u2019esprit de parti ou, si l\u2019on préfère, le parti pris.Acculés à la nécessité de s\u2019affirmer dans une situation nouvelle, bien des hommes publics se sont contentés d\u2019utiliser des réflexes développés dans des circonstances différentes.Il y a de ces hommes qui se promènent dans la vie avec deux mots dans la tête, deux mots auxquels ils font dire n\u2019importe quoi.Quoi qu\u2019il advienne, leur réaction est rapide et sûre: ils répètent leur petite rengaine qui a tous les sens que l\u2019on veut parce qu\u2019elle n\u2019en a pas un précisément.H y a aussi les sages de profession, dont le métier est de distribuer des tas de conseils en toutes circonstances.Us le font avec d\u2019au^-tant plus d\u2019aisance qu\u2019ils n\u2019ont pas à se soucier de leur adéquation à la réalité.Après coup, ils pourront toujours se donner raison à eux-mêmes.On se donne facilement raison quand on juge soi-même ses paroles par rapport à ce qui aurait pu se passer.Si on se laissait emporter par le goût de la satire, on décrirait toutes les formes de la sottise enveloppée dans les apparences d\u2019une dialectique savante.Mais derrière les apparences, la sottise s\u2019appelait, ces jours-ci, surtout \u201cesprit de parti\u201d ou \u201cparti pris\u201d.La décision importante que vient de prendre le gouvernement nous place d'un coup au delà de l\u2019èsprit de parti.A cause de l\u2019homme qui a été choisi: ce qui désigne monsieur Coumoyer pour la fonction de ministre du Travail, c\u2019est son expérience et ses états de service pour la communauté.A cause aussi du parti qui l\u2019a choisi: que le parti libéral réclame les services d\u2019un homme qui a déjà servi l'Etat sous l\u2019Union nationale, c\u2019est un fait déjà clair en lui-mème.\u2022 Personne ne doutera que M.Coumoyer, dans les fonctions de ministre du Travail, est un acquis important pour l\u2019Etat québécois.11 faut dire de plus que, en dehors du champ dans lequel tous lui reconnaissent une compétence particulière, M.Coumoyer sera un homme de bon conseil pour le gouvernement, et principalement sur les difficiles questions constitutionnelles.Les propos que M.Coumoyer a tenus sur les relations fédérales-provinciales, au cours de sa courte carrière politique, ont toujours été marqués d\u2019un réalisme et d\u2019un bon sens qui contrastent heureusement avec la pensée abstraite et crispée, courante dans notre monde politique.Ainsi, M.Coumoyer a dit qu\u2019il n\u2019était ni fédéraliste ni séparatiste, ce qui a semblé à plusieurs un non-sens.Pourtant, c\u2019est le bon sens même.Etre fédéraliste, c\u2019est poser en principe que la réunion de plusieurs Etats sous un gouvernement central est un bien en soi.Mais la fédération canadienne est un fait, non un principe, et un fait qui s\u2019est imposé pour des raisons historiques concrètes.La fédération est un fait avec lequel il faut s\u2019arranger.C\u2019est à partir de là qu\u2019il faut négocier pour nous le statut le plus avantageux possible.Telle est, rapidement résumée, la position que M.Coumoyer a exprimée antérieurement.Elle n\u2019est manifestement pas la déduction d\u2019une idéologie rigide et étrangère aux faits.Là encore, M.Coumoyer se révèle un esprit libre et, pour cela même, capable de voir les forces réelles avec lesquelles il faut composer.Cette attitude ne permet pas de faire des discours à l\u2019emporte-pièce, mais elle est celle qu\u2019on attend d\u2019un homme d\u2019action.\u2022 La décision de M.Bourassa d\u2019inviter un homme étranger à son parti pour occuper un poste que d\u2019aucuns devaient convoiter; la décision de M.Coumoyer d\u2019accepter cette invitation malgré qu\u2019il puisse craindre l\u2019envie de quelques-uns de ses futurs collègues, voilà deiDc décisions qui ont réclamé de ces hommes pôlitiques une bonne dose de courage.Si le courage restait pendant quelque temps la caractéristique de nos hommes politiques, nul doute que le Québec récupérerait vite, et davantage, les forces perdues dans les.luttes absurdes des dernières semaines .et de la dernière décennie ! Jacques TREMBLAY /II! ENFÎM, ONSET PéciPE À DRESSER des Poteaux / Droits réservés Quelques Autant la loi des mesures de guerre rend nerveux les intellectuels, autant elle rassure l\u2019homme moyen.Dans les circonstances, il est possible que l\u2019intellectuel et l'h o m m e moyen aient, l\u2019un et l\u2019autre, raison.L\u2019in-féllectuel a raison de s\u2019interroger sur l\u2019arbitraire de la loi, et l\u2019homme moyen n\u2019a péut-être pas tort de croire que l\u2019état d\u2019urgence existait bel et bien au moment où Québec a lancé à Ottawa un S.O.S.En effet, nul ne peut nier que l\u2019enlèvement He MM.Cross et Laporte a placé les gouvernements devant un fait brutal: les terroristes québécois se trouvaient à faire savoir qu\u2019ils en étaient à une nouvelle étape de leur action: celle de l\u2019assassinat sélectif, comme le prévoit le \u201cMini-manuel de la guérilla urbaine\u201d du Brésilien Carlos Marighella.La mort de M.Laporte est venue brutalement confirmer ces craintes, et l\u2019agitation des sympathisants, peu avant l\u2019affreuse tragédie, avait amplement montré l\u2019urgence, pour le gouvernement, de recourir aux mesures extraordinaires.Ceci étant dit, admettons, avec tames® questions les intellectuels, que certaines questions commencent à se poser.Par exemple: en vertu des mesures de guerre, les autorités ont cru devoir procéder à des arrestations massives.Une bonne partie des personnes arrêtées durent être relâchées par la suite sans qu\u2019aucune accusation n\u2019ait été portée contre elles.Dès lors, on se demande pourquoi arrêter tant de gens?N\u2019aurait-il pas suffi, au départ, d\u2019arrêter les plus bruyants, quitte ensuite à enlever de la circulation ceux qui auraient cherché à faire les zouaves?L\u2019effet eût été, semble-t-il, tout aussi impressionnant.Autre question: avec la loi des mesures de guerre, les forces de police fédérale, provinciale et municipale jouissent d\u2019à peu 'près les pleins pouvoirs.Comment se fait-il qu\u2019avec autant de pouvoirs, elles se montrent aussi lentes à attraper les présumés ravisseurs de MM.Laporte et Cross?Comment se fait-il que ces présumés ravisseurs semblent se balader en ville, se permettant même de narguer insolemment ceux qui les recherchent?Les modérés continuent d'être patients, mais ils ont hâte de à Ottawa voir les \u201cpleins pouvoirs\u201d commencer à produire des fruits.Dernière question: hier, le député conservateur de Joliette à Ottawa, a appris, de la bouche du premier ministre Trudeau, (j u e \u201clorsqu\u2019une province demande aux forces armées de lui prêter secours, pour aider les pouvoirs civils, c\u2019est la province en question qui paye les frais de l\u2019opération\u201d.Le député de Joliette estime qu\u2019il en coûte environ un demi-million de dollars par jour au Québec pour maintenir un contingent d\u2019urgence de six à sept mille hommes.Voilà qui est très singulier.Qu\u2019il y ait urgence ou pas, le Canada doit payer pour î\u2019entretien de ses forces armées, et ce, à même les taxes de tous les contribuables.Les militaires touchent des soldes fixes, n\u2019ayant pas droit à du temps supplémentaire.Dès lors, on se demande pourquoi un supplément en cas d\u2019urgence?On se sent en accord avec le chef provincial créditiste qui estime que le remboursement par Québec de frais supplémentaires équivaudrait à u n e double taxation.Jean PELLERIN la presse étrangère Un comité se propose de venir en aide aux personnes arrêtées Une responsabilité dans les drames canadiens: la conspiration du silence PARIS (AFP) \u2014 Sous le titre: \u201cUne responsabilité dans les dra-Thes canadiens: la conspiration du silence'\u2019, Le Figaro (droite modérée) publie une étude sur les pro-blêmes du Québec dont l'auteur, .Mme Plérre-Louls Malien, explique le Journal, \"enseigna pendant ces dernières années à l'université anglophone McGill, à Montréal, et possède une connaissance ancienne et étendue du Canada\".\u201cLa mort violente d\u2019un homme d'Etat, écrit Mme Malien, commande qu\u2019on surmonte l\u2019émotion, qu\u2019on dépasse l\u2019événement, qu\u2019on dépasse les causes et qu'on recherche les responsabilités.Celle dé l\u2019Inconnu qui a tué est évidente.D\u2019avance II l\u2019avait acceptée avec tout ce que cela peut éventuellement signifier pour son propre sort.\"Les responsabilités des gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa sont plus emmêlées, ajoute-t-elle.Tout le monde pense au drame de conscience que pose le choix entre ta vie d\u2019un homme et la défense d\u2019un principe.Mais ce dilemme déchirant peut se présenter à l\u2019autorité suprême de n\u2019importe quel pays.\"Plus spécifiques, remarque en\u2022 quite l\u2019auteur de rétude, est la responsabilité du régime, de ce qu'on nomme la constitution du Canada et qui est eh réalité l'Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique, voté par le Parlement de Londres, signé par la reine Victoria et entré en vigueur le 1er juillet 1867.Cette Charte octroyée organise systématiquement la confusion.C'est dans çes lacis que se débattent depuis un siècle les Canadiens français.Connaître pour chaque affaire la li- mite des attributions entre le gouvernement fédéral et les gouvernements de ce qu\u2019on appelle, par une erreur de traduction, les provinces est le souci permanent des onze premiers ministres qui se partagent l\u2019autorité sur dix millions de kilomètres carrés\u201d.\"Ce dilemme rend le Canada difficilement gouvernable.Il transforme en problème fondamental très grave des questions qui, dans des pays normaux, sont purement techniques.Cette fols, Il a contribué à faire couler le sang.En effet, pourquoi les exigences du FLQ ont-elles été repoussées alors que M.Bourassa avait accepté le principe de les satisfaire?Parce qu\u2019il s\u2019étalt engagé au-delà de son pouvoir.\"Quand Pierre Laporte lui écrivait pathétiquement: \"Ma vie est entre tes mains\", le ministre du Travail avait raison sur le plan moral, mais II ne tenait pas compte de la réalité Juridique: les prisons où sont détenus les Felqulstes condamnés dépendent de la seule autorité d'Ottawa.Le premier ministre québécois ne pouvait pas signer un ordre d\u2019élargissement, mais seulement tenter de convaincre son collègue canadien.\"Le dialogue entré ^tes deux hommes dut être extraordinaire.On peut Imaginer que, devant l\u2019obstination de M.Pierre Elliott Trudeau, M.Robert Bourassa tut contraint de choisir entre se soumettre à la volpnté de celui-ci \u2014 ce qu\u2019il fit \u2014 bu renverser les thèses avec lesquelles il avait conquis le pouvoir et se désolidariser du fédéral, c\u2019est-à-dire en somme revendiquer pour le Québec une certaine souveraineté.\"Comment en est-on arrivé à de pareilles extrémités \u2014 un chef de gouvernement obligé de renoncer à sauver la vie de son principal ministre après en avoir manifesté publiquement l\u2019intention, un peuple auquel on reproche volontiers d'être englué dans le'confort et le conformisme, s é c r é t ant une armée clandestine .C\u2019est ici qu\u2019il faut élargir le champ de la recherche des responsabilités\u201d.L\u2019auteur de l'étude souligne alors: \"Se sont rendus complices des drames actuels tous ceux qui ont contribué à la conspiration du silence dont souffrent depuis deux siècles les Canadiens français.Ecarter le voile eut été aider puissamment ceux-ci, car l\u2019injustice supporte mal la lumière.De tout temps, les héritiers des envahisseurs de la Nouvelle-France ont eu un souci majeur: cacher au monde qu\u2019au nord de l\u2019Amérique, une nation cherche à en assimiler une autre et, à défaut d\u2019y réussir, s\u2019efforce de diluer sa culture pour la réduire à l\u2019état de folklore.\"Il y a dix ans, les Québécois ont commencé à manifester leur volonté de voir évoluer leur situation.Ce réveil tenait à un concours de circonstances: mort de Duplessis et élections de 1960 au Québec, rentrée de la France sur l\u2019é-chlquier International, décolonisation en Asie et en Afrique.Mieux encore, le bien-fondé de ces revendications était peu après reconnu par un organisme d\u2019ordre fédéral, la Commission royale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.Or, tous ceux \u2014 ils sont très peu nombreux \u2014 qui ont voulu avertir de cette énorme mutation en instance l\u2019opinion publique de notre pays se sont heurtés à une totale indifférence.On leur objectait qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019événement vraiment notable qui justifiait pareils développements.\u201cAu milieu de 200 millions d\u2019an-g I o -s a x o n s les plus riches du Un comité se propose de venir en aide aux personnes arrêtées 1.\tCe Comité formé par la Ligue des Droits de l\u2019Homme, est composé des personnes suivantes: R.P.Richard Arès, s.j., rédacteur de la revue \"Relations\u201d; Dr Bruno Cormier professeur au département de psychiatrie de l\u2019Université McGill; Me Paul-André Crépeau, C.R.; Pierre Dansereau, professeur à l\u2019Université de Montréal; Dr Paul David, directeur de l\u2019Institut de cardiologie; Rév.Claude de Mestral, pasteur de l\u2019Eglise Unie du Canada ; Jacques Hébert, président des Editions du Jour; Rolland Parenteau, directeur de l\u2019Ecole Nationale d\u2019administration; Alice Parizeau, chargé de recherches au département de criminologie d e l\u2019Université de Montréal; Guylaine Rocket, faculté de philosophie de l\u2019Université Laval; Jean-Louis Roux, artiste dramatique; Me Frank R.Scott, ancien doyen de la faculté de droit de l\u2019Université McGill; Denis Szabo, directeur du département de criminologie de l\u2019Université de Montréal; R.P.Jacques Tellier, directeur de l\u2019Institut de pastorale.2.\tLe Comité se propose d\u2019exercer l\u2019action suivante: a)\tAssurer les contacts essentiels entre les détenus et leurs proches.b)\tVoir aux besoins des familles concernées et particulièrement des enfants.c)\tS\u2019assurer que les exigences de la sécurité respectent les égards dus aux personnes détenues sous l'empire de la Loi des mesures de guerre ou, de toute autre loi qui la remplacerait.d)\tS\u2019assurer \"aussi que les personnes arrêtées et ensuite relâchées sans qu\u2019aucune accusation n\u2019ait été - portée contre elles, n\u2019en subissent par la suite aucun tort.e)\tPorter à la connaissance du Ministre de la Justice toute irrégularité qui pourrait être constatée par le Comité ou qui pourrait lui être si- .gnalée.3.\tLe ministre de la Justice, l\u2019Hon.Jérôme Choquette, a agréé le Comité et s\u2019est entendu avec lui pour que trois de ses membres puissent entrer en contact avec les détenus.Ces personnes sont: R.P.Jacques Tellier, Rolland Parenteau et Jacques Hébert.4.\tLe ministre de la Justice s\u2019est engagé à informer les détenus de l\u2019existence du Comité, de ses buts, des personnes qui le composent et à donner aux détenus qui le désirent le droit de communiquer avec les trois membres du Comité préposés aux visites des lieux de détention.5.\tLe Comité invite les parents ou les amis des détenus à communiquer avec le secrétariat du Comité dans tous les cas où une telle démarche s\u2019impose.\t¦ 6.\tLe Comité invite le public à envoyer des souscriptions, aussi minimes soient-elles; s.v.p.faire les chèques au nom de la Ligue des Droits de .l\u2019Homme en indiquant à l\u2019endos: Comité d\u2019aide aux détenus.L\u2019adresse du Comité: 443 est, rue Sainte-Catherine, Montréal (métro Berri-Demonti- gny) Téléphone: 845-6306 ce que pense LE LECTEUR Appui aux gouvernements L\u2019Association des chirurgiens dentistes du Service de Santé de la Ville de Montréal, membres de la C.S.N., se dissocie.totalement de la prise de position des dirigeants syndicaux à l\u2019endroit des gouvernements.Notre association appuie entièrement les décisions prises par les différents paliers gouvernementaux.Bernard BASTIEN, d.d.*.Secrétaire Le faiseur de miracles J\u2019ai écouté la conférence de presse de Me Jean Drapeau à la télévision.Il semble bien se complaire de l\u2019expression \u201cfaiseur de miracles\u201d dont certaines gens l\u2019ont baptisé.Où l\u2019image projetée de \u201cfaiseur de miracls\u201d se gâte, c\u2019est lorsqu\u2019on voit un homme de sa trempe s\u2019accaparer de la déclaration d'un ministre fédéral et cela sans preuves à l\u2019appui pour diminuer une opposition éventuelle.Trois jours avant une élection, son miracle a encore réussi.Il a étouffé un parti politique avant même qu\u2019il puisse le gêner.Avait-il besoin de recourir à cette méthode pour combler la lacune causée par le départ de M.Saulnier?Il n\u2019y a décidément pas de quoi être fier des campagnes électorales offertes au Quéôrec.Si pour se faire élire un homme doit diminuer tous ses opposants (FRAP) en les plaçant tous dans le même sac.Vive la démocratie! Paul-Emile ROY La Salle U PRESSE «t publiée par U PRESSE, LIEE, 7, m» St-Jacques, Montréal., Téléphone : 874-7272.Seule La Presie Canadienne est autorisée h diffuser les Informations de \"LA PRESSE\" et celles des services de II Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières è LA \"PRESSE sont également réservés.\"Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400\".Port de retour garanti.Service du tirage \u2014 téléphone ; 874-A91N \u2022r* monde, les Québécois restaient seuls avec leur courage et leur bon sens, avec aussi leurs complexes de gêne à qui, depuis six générations, on enseigne qu'ils sont nés pour un petit pain.L\u2019histoire était acculée à la nécessité du scandale.Le 24 juillet 1967, il fut verbal: répondant à l'appel d\u2019une foule enthousiaste, le Vive le Québec libre, lancé au mépris des convenances diplomatiques ordinaires mais dans le droit fil de la nécessité historique, révéla le problème au monde .Un Instant le voile avait été écarté.A voir les effets considérables qu'eut cô bref rayon de lumière, on mesure ce que serait pour le Québec une cure de bain de soleil\u201d.Et Mme Malien conclut: \u201cLes Français,.prompts à s\u2019enflammer pour le sort des peuples en difficulté dans telle ou telle partie du monde, n\u2019ont-ils pas un devoir spécial à l\u2019égard de la plus grande communauté française qui soit hors de l\u2019hexagone .Quand notre détermination sera sans équivoque le réalisme britannique acceptera qué nous exprimions notre souci devant les difficultés de nos frères pour faire épanouir leur communauté.Si nous l\u2019avions fait avec persévérance, les projecteurs de '^actualité n'auraient peut-être pas eu besoin, pour se braquer sur le Québec, qu'on en arrive au scandale atroce du crime politique\u201d. IA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 19707A 5 L\u2019ACTUALITE Rive sud: des élections traditionnelles dont l'importance dépasse les cadres locaux TEDDY CHEVALOT APRES Montréal, c'est au tour de plusieurs municipalités de connaître les délices et vicissitudes d'une élection.Sur la rive sud montréalaise, plus de 75,000 électeurs seront appelés, dimanche, à confirmer ou remplacer les hommes en place dans Longueuil, Saint-Lambert, Boucherville, Greenfield Park, Brossard et Notre-Dame.Il faut, dès maintenant, préciser qu'à Boucherville un conseiller municipal a été réélu par acclamation, qu'il en a été de même à Greenfield Park, et qu'à Saint-Lambert, cinq (5) conseillers se sont vus confier un renouvellement de mandat.A première vue, donc, il semble que l'on se trouve dans chacune de ces six villes, en face d'une élection classique, alors qu'un groupe adverse veut détrôner l'équipe au pouvoir et prendre sa place.Mais la réalité, en ses implications à court et à moyen terme, est autre.Particularisme et régionalisme Ainsi, s'il est vrai que dans chacune de ces villes, surtout là où les candidatures, comme à Longueuil, abondent, la lutte électorale est classique en ce sens qu\u2019un groupe veut détrôner l'autre, il n'en reste pas moins que le grand problème de l\u2019heure, celui qui sous-tend, pour l'ensemble de la région, les thèmes électoraux de cette campagne, c'est purement et simplement la régionalisation des grands services publics et l'avenir de la Communauté urbaine.Ainsi, on se trouve en face de cette double donnée : dans chacune des villes où élection il y a, des équipes s'engagent à oeuvrer pour la naissance d une communauté urbaine volontaire et raisonnée, ainsi que pour la régionalisation de grands services publics, .alors que d'autres se retranchent derrière le pa ticularisme local.De tous les grands services publics sur la rive sud un, entre autre, retient l\u2019attention de tous : le système de transport en commun.S'il y a unanimité de la part de tous les candidats en présence, c'est bien sur ce sujet qu'elle existe : tous s'accordent pour dénoncer le système actuel où deux compagnies de transport, outre la CTCUM, desservent tant bien que mal, et sans aucune correspondance entre elles, les résidants de la rive sud.Quant aux solutions, c'est un autre problème.Quant aux autres sujets de régionalisation et de planification des services, aqueduc, égouts, police, loisirs, incendie, voirie locale, évaluation, planification ¦ économique, industrielle et urbaine, autant d'avis, autant de promesses, autant de refus, et dont la diversité n'a d\u2019égale que le nombre d'équipes et de candidats \u201cindépendants\u201d en lice.Reste la future Communauté urbaine.Là aussi les avis sont partagés, et l'on rencontre de part et d'autre des candidats favorables et défavorables à cette mesure.Mais par-delà ce thème régionaliste abondent les antagonismes locaux.Longueuil Dans Longueuil l\u2019électeur pourra, en premier lieu, choisir entre deux équipes précises : celle du maire sortant Marcel Robidas et de son parti, le \u201cParti civique de Longueuil\u201d, et celle de l'ex-ingénieur de la ville et de son groupe, \u201cl'équipe Georges Darveau\u201d.En outre, l'électeur pourra choisir, s'il préfère les indépendants, parmi treize candidats, soit un à la mairie, M.Paul Viau, et douze à sept postes de conseillers.Parmi eux, on retrouve sept conseillers municipaux sortant de charge.A peu de choses près, les programmes des deux équipes en présence, \u2014 celle de M.Robidas et celle de M.Darveau, \u2014 sont similaires.Mais, de l\u2019avis des observateurs locaux, là où le bât blesse, c'est lorsqu'on étudie la composition des organisations en présence, ainsi que les buts officiels et officieux qui sous-tendent la campagne électorale dans cette ville.Ainsi, c\u2019est de notoriété publique que toute l'équipe d\u2019organisateurs de M.J.-Léo-Aldéo Rémillard, \u2014 mais non lui personnellement et officiellement \u2014 appuie et travaille à fond de train pour le groupe de M Georges Darveau et pour ce dernier.Ce fait est même admis tant par le candidat à la mairie lui-même que par certains de ses supporteurs.Quant à son équipe, hétérogène en soi, elle présente une ancienne figure de la politique de l\u2019ex-Jacques-Cartier, \u2022 en la personne de M.René Prévost, ancien maire de cette ville de 1950 à 1953, année où Jacques-Cartier fut mis en faillite, et, par la suite, ancien conseiller régulièrement appuyé par l\u2019organisation Rémillard.L\u2019aspect financier de la campagne électorale dans Longueuil n\u2019est pas à dédaigner.De l\u2019aveu même du candidat Georges Darveau, \u2014 et ceci devant témoins, \u2014 cette question ne lui pose aucun problème puisqu'il serait en mesure de dépenser au minimum trois.j,$3.00 ) dollars par électeur, ce qui donnerait une caisse électorale d\u2019environ $135.000 pour cette équipe, puisque l'on compte 45,000 électeurs à Longueuil.En ce qui concerne l\u2019équipe Robidas, il semble qu'elle passe par une période de restriction financière, autant par obligation que par refus, dit-elle, d'aliéner sa liberté.Les questions politiques municipales et régionales en jeu dans cette élection, malgré les programmes quasi similaires, changent selon que l'on se rapporte à une équipe ou à l'autre.Ainsi, sur le plan local, le climat électoral est vicié à sa base du fait que Longueuil ' connaît sa première élection depuis la fusion, en novembre 1969, de Jacques-Cartier à cette ville, que cette fusion plus ou moins forcée a laissé de nombreuses rancoeurs se faire jour dans les deux villes, que, finalement, loin de régler certains problèmes d'ordre administratif, elle en a fait surgir de ^lus graves qui sont loin d'avoir trouvé leurs solutions.Par ailleurs, au niveau des politiques régionales, la composition des deux équipes en présence, les thèmes adoptés en dehors des programmes officiels, tout laisse voir que selon que l'on se trouve en face de l'équipe Marcel Robidas ou de celle de M.Georges VlUTOrvOUCHCRVllir (9,841), Brossard (9,719), Greenfield Park (7,036), , Saint-Lambert (9,386) et Notre-Dame du Sacré-Cœur.Plus de 75,000 électeurs dans six villes de la rive sud de Montréal sont appelés à se rendre aux urnes, dimanche, à Longueuil (45,000), Boucherville Darveau, le langage n'est plus le même.Alors que le Parti civique de Longueuil a accepté, (malgré ses avatars réels et factices), la fusion de Jacques-Cartier, avec en vue l'étude raisonnée d'une communauté municipale plus large, \u2014 dont la création n'est qu'une question de mois, \u2014 celle de M.Georges Darveau refuse les conséquences de ce fait établi, et s\u2019oppose, à la réalité que sera demain la Communauté urbaine de la rive sud.Quant aux chances de réélection de M.Robidas, ou d\u2019élection de M.Georges Darveau, une inconnue demeure : la force du troisième candidat, M.Paul Viau.A première vue, en divisant les votes dans l\u2019ex-Longueuil, il risque de faire passer M.Georges Darveau, mais s\u2019il réussissait à rallier tous les mécontents de l\u2019administration Robidas ainsi que les opposants à Georges Darveau, obtiendrait-il assez de votes pour gagner la mairie ?On ne le sait.Saint-Léonard : une campagne de salissage ! chroniqueur municipal SAINT-LEONARD ! Une ville qui évoque beaucoup de souvenirs : conflit scolaire, MIS, LIS, loi anti-émeute, occupation d'Aimé-R e n a u d.Bob Beale, Raymond Lemieux, etc.Si les événements de nature scolaire l'ont emporté sur l'actualité municipale dans cette ville, il n'en reste pas moins que beaucoup de choses se sont passé depuis trois ans dans cette ville.Et dimanche, ce sera jour d'élection.La campagne électorale se fait au niveau des journaux locaux et au niveau de la publicité en général.C\u2019est une campagne de salissage.Chacun des partis en présence jette de la boue à l\u2019autre.Quels sont les partis en présence et quels sont leurs attaches?Progrès Municipal Le Parti du Progrès Municipal est celui du maire actuel, M.Léo Ouellet.Ce parti a deux journaux pour le servir: Le Journal de Saint-Léonard et l\u2019Hebdo de Saint-Léonard.i Le premier jodmal est reconnu comme l\u2019organe officiel payé par le Parti du Progrès Municipal.Le second, l'Hebdo, s\u2019identifie' comme un journal neutre.Il est toutefois rédigé par M.Gilles Ménard, un des courtiers d\u2019assùrances de la ville de Saint-Léonard dont les services ont été retenus sous l'administration du maire Léo Ouellet.Le Parti du Progrès Municipal compte dans1 ses rangs M.Jean Di Zazzo, beau-frère du maire et ex-in-génieur-conseil de la ville de Saint-Léonard, engagé peu de temps après l\u2019élection du beau-frère, en novembre 1967.La loi des cités et villes précise qu'une personne ayant des contrats avec une municipalité, directement ou indirectement, par lui-même ou par son associé, ne peut être mise en candidature ni élue.M.Di Zazzo, beau-frère du maire Ouellet et ingénieur de la ville et candidat, a mis fin à tout engagement avec la ville de Saint-Léonard en date du 30 septembre.Le conseil municipal, cependant, a \u201claissé à l\u2019étude\u201d le cas de l'ingénieur-candidat, \u201cétant donné l\u2019imprécision de la lettre de démission et vu que la Cité n\u2019a pas encore pris de décision concernant cette lettre\u201d.C\u2019est la résolution no 70-1031 adoptée par le conseil le 13 octobre.c L'Unité des citoyens Un nouveau parti, composé complètement de nouveaux membres, a fait son apparition: l\u2019Unité des citoyens de Saint-Léonard du candidat à la mairie Raymond Picard.Or, le \"notaire Picard a été engagé par la ville de Saint-Léonard peu après la prise du pouvoir par le maire Léo Ouellet, en novembre 1967.Me Picard a été mis de côté par le conseil et, maintenant, il se présente comme le maire Ouellet.Ce groupe a l\u2019appui de M.Mario Barone, constructeur bien connu de l\u2019endroit, aussi conseiller municipal jusqu\u2019à dimanche.M.Mario Barone, aux élections de 1967, était l\u2019organisateur de la campagne du maire Ouellet avec l\u2019ingénieur Jean DiZazzo.Depuis un an, pour des raisons qui n\u2019ont jamais été clarifiées, il y a eu brisure dans le trio Ouellet-Di Zarro-Barone.M.Mario Barone est devenu un adversaire farouche du maire.Aujourd'hui, il souscrit à un parti opposé.Le journal local financé par M.Barone, La Voix du Peuple, est au service du candidat Raymond Picard et du parti de l\u2019Unité des citoyens de St-Léonard.L'Unité civique de St-Léonard Le troisième parti en présence est le plus ancien.Le Parti de l\u2019Unité civique de Saint-Léonard du candidat à la mairie Armand Auger existe depuis 1962.Ce parti était au pouvoir avant 1967 alors que M.Paul-Emile Petit, un syndicaliste de la CSN, était maire.L'organisateur-en-chef est M.Jacques Bernard qui s\u2019est occupé activement du MIS (Mouvement d\u2019Inté- ' gration Scolaire).Ce parti reçoit l\u2019appui du journal \u201cl\u2019Entente\u201d.Comparativement aux deux autres partis (et le volume de publicité le prouve), l\u2019Unité civique a beaucoup moins de moyens financiers.Climat de la campagne Le parti de .\u201cl\u2019Unité civique\u201d du candidat à la mairie Armand Auger accuse principalement l\u2019administration du maire Léo Ouellet de faits déjà connus: engagement du beau-frère du maire, de nouveaux' avocats, nouveaux notaires, nouveaux vérificateurs, nouveaux courtiers d\u2019assurances et tentative d\u2019engager un acheteur.L\u2019Unité civique reproche aussi au groupe du maire Ouellet au delà de 250 changements de zonage en trois ans, dont un en particulier pour permettre au conseiller municipal Mario Barone de construire un immeuble commercial, plus précisé- ment une station-service à l\u2019angle de Provencher et boulevard métropolitain, en 1968.Le parti de \u201cl\u2019Unité des citoyens de Saint-Léonard\u201d du candidat à la mairie Raymond Picard accuse, pour sa part, le groupe Ouellet d\u2019avoir conduit la ville dans une situation financière difficile.\u201cSt-Léonard à la faillite?\u201d dit même un communiqué de presse publié, hier.Ce parti accuse aussi le maire pour de nombreux changements de zonage.Le groupe Picard s\u2019en prend aussi au parti de l\u2019Unité civique d\u2019avoir dans ses rangs des extrémistes.11 insiste aussi, tout particulièrement, sur la question scolaire plutôt que municipale.Enfin, le parti au pouvoir, le Parti du Progrès Municipal du maire Léo Ouellet, s\u2019en prend et à M.Mario Barone et à l\u2019Unité civique de M.Armand Auger.Dans son édition du 23 octobre, \u201cLe Journal de Saint-Léonard\u201d, de M.Léo Ouellet, mentionne: \u2014 Mario Barone, supporteur de l\u2019équipe Picard, menace les citoyens qui ne veulent pas le suivre.Et on ajoute: \u201cvoir plaintes à la police de Saint-Léonard\u201d.Or, ces plaintes n\u2019existent pas à la police de Saint-Léo-nard.\u2014 Un des principaux organisateurs et candidats du parti de l\u2019Unité civique (Auger) retire sa candidature.Or, M.Auger ne s\u2019est pas désisté et il continue d\u2019être dans la lutte à la mairie.11 y a aussi, de toutes parts, des.poursuites, notamment contre \u201cl\u2019Entente\u201d par le groupe Ouellet et contre \u201cl\u2019Hebdo de Saint-Léonard\u201d par le groupe Picard.Un autre candidat à la mairie est sur les listes: M.Maurice Gagnon, locataire, qui se présente comme indépendant.Faute de moyens financiers, il fait tout lui-même: appels téléphoniques aux électeurs, com-muniqués de presse, démarches pour obtenir quelques bénévoles, etc.Saint-Lambert Si Longueuil de par sa population et de sa superficie, se considère, à juste titre, comme la capitale de cette région, au moins un homme et une ville veulent lui ravir ce titre.En effet, le maire sortant de Saint-Lambert, M.James K.Stewart, promet à ses électeurs de faire de sa ville la capitale de la région, celle qui sera en mesure de fournir à toute la région tous les grands services publias.Toutefois, à Saint-Lambert, le contexte électoral est plus simple qu\u2019à Longueuil.En effet, même si le conseiller sortant Joseph A.Lalonde et candidat à la mairie se déclare favorable à une communauté urbaine pour la rive sud, fondamentalement c\u2019est toute la question de l\u2019alternance anglaise et française à la mairie qui est en jeu.Déjà cinq des six postes de conseillers municipaux de cette ville sont comblés, puis que tous leurs titulaires ont été réélus par acclamation diman-cre dernier.Le seul siège contesté l\u2019est parce que son mandataire, M.Léo Thibault, a décidé de se retirer de la lutte pour devenir l'organisateur principal de M.Joseph A.Lalonde.Or, celui-ci, dans sa lutte contre le maire James K.Stewart, bénéficie de l\u2019appui tacite ou officiel des cinq conseillers réélus.Et tout ce groupe de conseillers, principalement appuie M.Lalonde parce qu\u2019il ^\u2019accepte pas le fait que le maire anglophone sortant s\u2019accroche à son poste\u2019 et'rejette le principe de l\u2019alternance qui existe en cette ville depuis plus d\u2019un demi-siècle.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019une question de racisme, puisque les trois conseillers traditionnellement anglophones ont pris parti pour M.J.-A.Lalonde, mais plu-passé entre la communauté anglophone .tôt du respect d\u2019un pacte implicite légèrement majoritaire et la francophone.Greenfield Park A Greenfield Park, l\u2019ex-maire Law-.rence Galetti se présente contre son poulain de 1967, \u2014 alors que lui-même Lawrence Galetti, s\u2019était rptiré de la vie publique, \u2014 le maire sWtant Maurice J.King.Le programme de l\u2019équipe King est classique : renouvelez le_ mandat d\u2019une équipe de confiance.Pour sa part, M.Lawrence Galetti, -non seulement fait acte de contrition en confessant qu\u2019il a fait une erreur en supportant, en 1967, son adversaire d\u2019aujourd\u2019hui, mais de plus, il se déclare favorable à une fusion volontaire entre Saint-Lambert, Lemoyne et Greenfield Park.Par ailleurs, sauf en ce qui concerne le conseiller réélu dimanche dernier, chacun des candidats de l\u2019équipe King devra faire face à un adversaire.R va de soi, selon l\u2019ex-maire Galetti, qu\u2019ils ne sont pas supportés par lui puisqu\u2019il est réellement indépendant, qu\u2019il ne veut que le bien de la population de Greenfield Park, qu\u2019il veut redorer le blason de cette ville, et que s\u2019il se présente à nouveau, c\u2019est à regret, n\u2019ayant pu trouver aucune pe sonne compétente pour se présenter à sa place.\\ Brossard A Brossard, le maire sortant Léon Gravel doit faire face à une scission venant de l\u2019intérieur de son parti, puisque son principal opposant est son ancien organisateur, M.Wilfrid Pellan.Ce dernier, selon des dires locaux, aurait inclus dans son équipe des candidats très proches du groupe au pouvoir avant la venue de l\u2019équipe Gravel.Quant à celui-ci, il a senti le besoin de rajeunir son \u201cParti populaire de Brossard\u201d, puisque des cinq conseillers sortant qui formaient son équipe, trois demeurent et trois nouvelles figures viennent s\u2019y ajouter.Tout compte fait, élection à suivre, ne serait-ce que parce que des frères ennemis s\u2019entredéchirent, d\u2019autant plus que le troisième candidat à la mairie, M.Jacques Paradis, \u2014 qui par sa présence risque de brouillir les cartes, \u2014 s\u2019était vu promettre, il y a quelques mois, l\u2019appui du maire sortant Léon Gravel, qui l\u2019avait assuré de son retour à la vie privée à la fin de son mandat.Notre-Dame A Notre-Dame (du Sacré-Cœur), la lutte est féroce entre partisans et adversaires de l\u2019annexion à Brossard.C\u2019est le conseiller sortant, Marcel Delisle, favorable à l\u2019annexion, qui mène la bataille tambour battant.H est appuyé dans sa lutte par un conseiller en fonction, et par deux candidats, MM.Marc Caron et Ferdinand Martineau.L\u2019âme dirigeante des anti-annexionnistes, est le maire en fonction, M.James Darby.Ses candidats sont le conseiller sortant et secrétaire-trésorier de la commission scolaire de Notre-Dame, M.Joseph Auclair, le conseiller sortant Gérard Proulx, et M.Aimé Robitaille.Là aussi l\u2019élection devra être suivie.de très près.Boucherville A Boucherville, une lutte classique entre trois candidats à la mairie se poursuit, soit MM.Clovis Langlois, maire sortant et ayant 22 ans d\u2019expérience municipale, Charles Desmarteaux et Roger Fontaine.Le programme politique régional de MM.Langlois, et Desmarteaux est pour ainsi dire le même.Tous les deux axent leurs promesses sur une amélioration du service de transport en commun, tous les deux estiment qu\u2019il faut une certaine régionalisation des grands services, tous les deux acceptent l\u2019idée d\u2019une communauté urbaine.La lutte s\u2019accomplit plutôt à partir d\u2019antagonisme quasi viscéral entre MM.Langlois et Desmarteaux.Le premier digère mal toute l\u2019affaire de la Commission des fêtes du tricentenaire de Boucherville, alors dirigée par le second, et celui-ci considère que l\u2019administration Langlois mérite une enquête approfondie.Quant au troisième candidat, le docteur Roger Fontaine, il est arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe, et il est difficile de savoir l\u2019impact qu\u2019aura cette candidature dans l\u2019élection.En somme que des intérêts particuliers soient présents dans les élections de ces dix villes, et ceci particulièrement à Longueuil, il n\u2019en reste pas moins que celles-ci prennent une Importance et une signification particulière qui dépassent les cadres locaux, puisqu\u2019un gouvernement régional verra le jour d\u2019ici quatre ans, et que du résultat de ces élections, telle communauté urbaine sera viable ou chaotique. A 6'/LA PRESSE, MONTREAt, VENDREDI 30 OCTOBRE 1970 Chassant l'orignal en pleine ville, le garde-chasse est à son tour chassé Un orignal errant, banni de son foyer, a connu une triste fin.hier, à Sillery, en banlieue de Québec.Ue cervidé, pesant plus de 600 livres c tâge d'environ trois ans avait traversé le fleuve à la nage \u2014 ignorant le traversier et le pont de Québec \u2014 pour gagner enfin la rive et aboutir à Sillery, paisible dortoir de banlieusards.Mais, les citoyens étaient déjà éveillés et une clameur s'est élevée à la vue de l\u2019altier représentant de la faune.Effrayé, le fugitif de la forêt s\u2019est réfugié dans le premier terrain boisé, site, hélas, de son rendez vous à Samarra.Un garde-chasse l\u2019y a rattrapé¦ tout près \u2014 ironie du sort! \u2014 de la résidence de son ancien chef, le ci-devant ministre du Tourisme, de la chasse et de la pêche, M.Gabriel Loubier.par un soldat Trois coups de carabine .30S ont retenti et l\u2019orignal a levé les pattes.Mais, avant de recevoir les congratulations de la citoyenneté pour son exploit, le garde-chasse, un dénommé Gustave Lessard, s\u2019est vu mettre la main au collet par un militaire encore mieux armé que lui.C\u2019est que le soldat, par les heures troubles que nous vivons, montait la garde autour du foyer de l'ex-ministre.On a fini par s'expliquer et le garde-chasse a pu baisser les mains.et l\u2019orignal les pattes, bien que déjà ad patres.Et Sillery a repris son cours paisible.Morale: la Loi des mesures de guerre s'applique aussi bien aux garde-chasse qu'aux orignaux.Jean DE GUISE r le TEMPS qu'il fera Minimum 30° Maximum 40° Prévisions de la météo selon l'observatoire do Dorval : Région de l'Outaouals : ensoleillé devenant nuageux plus fard aujourd'hui.Samedi nuageux avec quelques averses.Maximum aujourd'hui près de 55.Minimum la nuit prochaine près de 40.Régions des Cantons de l'Est, Montréal et Lau-rentides : aujourd\u2019hui ensoleillé devenant nuageux ce soir ou la nuit prochain.Samedi généralement nuageux avec quelques averses plus tard dans la journée.Maximum aujourd'hui et samedi près de 55.Minimum la nuit prochaine 35 à 40.Régions de Québec, St-Maurice et Lac St-Jean : aujourd'hui et samedi généralement ensoleillé.Maximum aujourd'hui et samedi 50 A 55.Minimum la nuit prochaine 30 à 35.Réglons de Baie-Comeau, Rlmouskl, Caspé et Sept-lles : aujourd'hui et samedi généralement ensoleillé.Maximum aujourd'hui et samedi 45 à 50.Minimum la nuit prochaine 30 à 35 sur la Rlvc-Sud et 25 à 30 sur la Rive-Nord.Fête : Office férial INCULPATIONS SUITE DE LA PACE A 1 qui prévoit des peines maximums d\u2019emprisonnement à vie ou de mort.Cet article rend coupable de trahison toute personne qui, au Canada, \u201ca recours à la force ou à la violence dans le but de renverser le gouvernement du Canada ou d\u2019une province\".Depuis la proclamation de la Loi sur les mesures de guerre, le 16 octobre.plus de 300 personnes ont été arrêtées, dont 150 étaient toujours détenues jeudi soir.Cependant, les autorités n\u2019oift inculpé jusqu\u2019ici aucun des individus appréhendés sous le coup des mesures d\u2019exception.Selon des sources dignes de foi, les autorités sont en train de \u201cséparer la paille du froment\u201d et se proposent de lancer contre certains détenus des accusations de trahison et de sédition, et contre d\u2019autres des accusations de simple sédition.Ce dernier crime comporte une peine maximum de 14 ans de détention.D\u2019après la loi, c\u2019est aux provinces que revient la responsabilité de traduire en justice les prévenus inculpés de trahison et de sédition.Il serait toutefois possible, selon certains, que ië gouvernement fédéral se charge lui-même de ces poursuites.La dernière exécution pour trahison remonte à 1885, alors que Louis Riel fut pendu à Régina pour avoir mené l\u2019insurrection des Métis au Manitoba.A Québec, le ministre de la Justice du Québec, M.Jérôme Choquette, a déclaré, pour sa part, qu\u2019il n\u2019avait pas en tête les noms de ceux qui, éventuellement, pourraient comparaître sous des accusations de trahison.\u201cLa sédition et la trahison existent.Ce sont des articles qui pourront être utilisés mais je n\u2019ai aucun' nom en tête\u201d, a affirmé M.Choquette.Interrogé sur l'à-propos d'un recours à de tels articles de loi, M.Choquette a souligné : \u201cUs ne sont invoqués que dans des circonstances graves.Ce sont des articles d\u2019une gravité extrême.Il appartiendra aux tribunaux de décider\u201d.Le ministre a conclu en disant qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019autres commentaires à faire sur le sujet, ajoutant toutefois que l\u2019utilisation de ces articles de loi, habituellement très peu utilisés, ne l\u2019\u201cétonne pas puisqu\u2019ils sont fondamentaux\u201d.Von Braun a des problèmes avec les maths de son fils WASHINGTON (Washington Post) \u2014 Le professeur Werner Von Braun, le célèbre homme de sciences d\u2019origine allemande, vient de s\u2019installer à Alexandria, en Virginie.Il a dû s\u2019établir tout près de Washington où sont situés ses bureaux depuis qu\u2019il a été nommé directeur adjoint de l\u2019Agence américaine de l\u2019aéronautique et de l\u2019espace (NASA).La famille Von Braun vivait depuis 21 ans à Huntsville, en Alabama.Iris et Margrit Von Braun, les deux filles du savant, se sont vite acclimatées au collège Oberlin, mais Peter, âgé de 10 ans, doit encore demander l\u2019aide de son père pour faire ses devoirs.Mais le professeur Von Braun a admis qu'il ne pouvait pas aider tellement ses enfants dans leurs travaux scolaires.\u2014î\u2018Jfl ne comprends tout simplement pas les nouvelles mathématiques\u201d, dit-il avec un sourire en coin.TERRORISTES SUITE DE LA PAGE A 1 Quand l\u2019agent est arrivé, l\u2019arme au poing, à la hauteur de la voiture où se trouvait le bandit, il l\u2019a surpris en train de fouiller dans les fils du poste émetteur.L\u2019individu, entendant le policier dire \u201cne bouge pas\", a fait mine de sortir une arme.L\u2019agent a fait feu à travers le pare-brise de l\u2019auto pour atteindre l\u2019homme à la tête.Le suspect est alors descendu de la voiture, il a fait quelques pas et s\u2019est écroulé dans la rue, mort.Ses deux présumés complices, dont on n\u2019a pas révélé l\u2019identité, comparaîtront aujourd\u2019hui, probablement sous une accusation de complicité de vol d\u2019auto.En j' attendant les secours, l\u2019agent leur a in-: timé l\u2019ordre de se coucher à plat ventre.Au moment de mettre sous presse, nous ne pouvions révéler l\u2019identité de l\u2019homme abattu, sa famille n\u2019ayant pas j été mise au courant de son décès, j Chose certaine, il n\u2019était pas armé.Epicier tué Un peu plus tôt dans la soirée, trois bandits affublés de cagoules et armés de revolvers de fort calibre, ont fait irruption au Marché D et P, au 660, Montée du Moulin, à Saint-François-de-Laval et l\u2019un d\u2019entre eux a crié : \u201cC\u2019est un hold-up\u201d.Le propriétaire du magasin, M.Marcel Provost, du 7141, 15e Avenue, à Saint-Michel, s\u2019est alors emparé de son revolver de calibre .25 et a ouvert le feu dans la direction des bandits pour en blesser un.La riposte ne s\u2019est pas fait attendre et l\u2019épicier a été abattu par les deux bandits indemnes qui ont pris la fuite en supportant leur blessé jusqu\u2019à une voiture de marque Oldsmobile, retrouvée quelques minutes plus tard, devant une taverne.Des témoins ont révélé au sergent-détective Legault et au détective Bernier de la Sûreté lavalloise avoir vu les trois hommes prendre la fuite dans une Studebaker rouge, en face de la taverne.Au moment du drame, il n\u2019y avait pas de clients dans l\u2019épicerie et les employés s\u2019affairaient à compiler les recettes et à mettre de l\u2019ordre aux étalages.Le sergent-détective Legault nous a par ailleurs révélé que l\u2019arme de l\u2019épicier a bel et bien atteint un des trois bandits, probablement au bras.Dans l\u2019après-midi d\u2019hier, deux enlèvements, qui n\u2019avaient de toute évidence aucun rapport avec les activités terroristes, ont été commis dans la métropole.Vers 15 h.30, une fillette de quatre ans a été ravie, presque en face de la demeure de ses parents dans Test de la ville, par un individu qui conduisait une voiture portant la plaque minéralogique 4M-flrè2, véhicule dont le vol avait été signalé depuis déjà quelques jours.Deux heures plus tard, on retrouvait l\u2019enfant à quelques pas de chez elle.L\u2019examen médical a révélé que la petite avait été sodomisée.Pendant quelques heures, la police a détenu un suspect en rapport avec ce crime, mais Ta relâché après l\u2019enquête.A peu près à la même heure, un garçonnet de neuf ans, qui jouait dans un parc de la rue Hochelaga avec des camarades, était aussi enlevé.Le ravisseur conduisait une voiture immatriculée SC2400-06, probablement étrangère, selon la police.Encore une fois, le bambin était retrouvé par son père, près de chez lui, à peine deux heures plus tard.L\u2019enfant a dit avoir subi des molestations sexuelles.La ronde reprend Côté hold-up, la ronde habituelle a repris de plus belle, hier soir.Vers 22 h.30, un bandit qu\u2019un complice attendait au volant d\u2019une auto, a subitement attaqué, en face du 6155, rue de Repentigny, un épicier qui rentrait chez lui avec les recetts de son .commerce.Sous la menace d\u2019un revolver, la victime, M.Mario Beaulieu, du 5979, rue Hochelaga, a remis à son détrousseur une somme d\u2019environ- $1,000 en argent et en chèques.Environ une heure plus tôt, soit 21 h.07, un autre épicier subissait le même sort.Trois voleurs armés investissaient l\u2019épicerie Larivière, au 1854, rue de Beaurivage, et, après un coup de feu d\u2019avertissement, quittaient les lieux avec un montant indéterminé.A 20 h.30, c\u2019était l\u2019épicerie Roger, au 2537, rue Grand Tronc, à Pointe-Saint-Charles, qui recevait la visite de trois cagoulards armés de carabines tronquées et perdait une somme de $200.Enfin, à 22 h.55, au tour d\u2019une des épiceries Perrette, celle-ci au 1904, est, rue Laurier, de recevoir un couple indésirable: un homme armé d\u2019un revolver et sa compagne placide, qui pre-^ naient dans la caisse quelque $150.'S COURNOYER SUITE DE LA PAGE A I L\u2019ancien député a prêté le serment d\u2019office dès hier après-midi pour combler le poste laissé vacant par la mort de M.Pierre Laporte.M.Bourassa, interrogé de nouveau sur la nature quelque peu étrange de cette nomination, a avoué \u201cqu\u2019il aurait eu l'cmparras du choix pour nommer un ministre du Travail au sein même de sa députation libérale\u201d.Mais, a-t-il ajouté, nous traversons une crise telle que \u201cle chef du gouvernement devait faire preuve de leadership en choisissant un ancien ministre d\u2019un autre parti, en posant un geste sans précédent.Ministr» d'Etat Le premier ministre a également annoncé hier la nomination du député de Gatineau.Roy Fournier, au poste de simple ministre d\u2019Etat, plus particulièrement chargé, pour le moment, de la préparation des nombreux bills privés que doit étudier sous peu l\u2019Assemblée nationale.Quant à M.Coumoyer, il devra bientôt se présenter comme candidat libéral dans le comté de Chambly afin d\u2019obtenir le titre de député, conformément aux traditions parlementaires.On n\u2019a cependant fixé encore aucune date pour cette élection de Chambly, comté jusqu\u2019à tout récemment représenté par M.Laporte.M.Bourassa a qualifié \u201cd\u2019extrêmement éloignée\u201d la possibilité que M.Cournoyer subisse une défaite dans Chambly.Au sujet de cette élection complémentaire, M.Bourassa, alors même qu\u2019il s'occupait à convaincre M.Cournoyer d\u2019entrer dans son cabinet, entrait également en contact avec l'association libérale du comté de Chambly pour leur imposer en quelque sorte le choix du nouveau ministre, en vertu de certains articles \u201cd'urgence\u201d contenus dans les règlements de la Fédération libérale du Québec.Selon M.Bourassa, la décision gouvernementale fut bien acceptée par les militants libéraux de Chambly.Geste justifié \u201cDans les circonstances exceptionnèl-les qu^S^nous traversons, a dit le premier ministre, je pense qu'un geste de non-partisanerie comme celui-là était justifié.Il y avait en outre la compétence tout à fait spécialisée de M.Cournoyer dans le secteur travail, compétence qui nous est essentielle à l\u2019heure où il faut régler des problèmes très urgents (construction, négociations sectorielles, négociations fédérales-provin-ciales au sujet de la récupération du, champ de la main-d'oeuvre, etc.).Réaction de TUN M.Bourassa a déclaré qu'il avait prévenu le chef de l\u2019Opposition officielle, M.Jean-Jacques Bertrand, de sa décision de s\u2019approprier les services de M.Cournoyer.Incidemment, c\u2019est avec politesse mais également avec ironie que M.Bertrand a fait parvenir hier au premier ministre un communiqué au sujet du choix de itl.Cournoyer.\u201cC\u2019est avec infiniment de regret que je vois M.Cournoyer quitter nos rangs, dit M.Bertrand.Il m\u2019a informé de la demande du premier ministre.Il répond à son appel; je n\u2019en suis pas surpris; il a fait de même avec moi.Je sens qu\u2019il se donnera sans compter dans ses nouvelles fonctions et qu\u2019il les exercera avec compétence.\u201cQuant à l\u2019Union nationale, poursuit M.Bertrand, elle n'aurait pas raison de se sentir amoindrie du fait qu'un gouvernement libéral se voit obligé, quelques mois à peine après son élection, de venir chercher un membre de cette équipe dont il critiquait hier l\u2019incompétence.C\u2019est admettre, de façon éclatante et par le précédent le plus inouï dans l\u2019histoire de nos institutions parlementaire, que TUN sait placer au-dessus de toute autre considération le souci de l\u2019efficacité et l\u2019intérêt supérieur du Québec.\u201d Pas de coalition M.Bourassa a toutefois précisé hier qu\u2019il n\u2019avait nullement en vue, par son geste, de former un \u201cgouvernement de coalition\u201d ou d\u2019affaiblir délibérément TUN.M.Coumoyer est un expert, prêt à faire de la politique active, disponible et qui s\u2019est très peu compromis politiquement avec TUN, selon le chef du gouvernement.Le chef du cabinet libéral a cependant avoué qu\u2019il avait dû expliquer durant plusieurs heures sa décision aux membres de son cabinet et à ses députés.Il n\u2019a pas voulu donner leurs réactions.Il a aussi dit aux journalistes que ce genre de nomination ne constituait nullement un premier pas vers un \u201cgouvernement de salut public\u201d ou encore vers un régime présidentiel.M.Cournoyer n\u2019était quand même pas député, et TUN est encore le principal parti d\u2019opposition, à cause de la qualité de ses membres, a-t-il ajouté.Remaniement prochain M.Bourassa a aussi annoncé aux journalistes qu\u2019il ferait au cours de prochaines semaines ou prochains mois un remaniement plus complet de son cabinet.' D\u2019ici là, l\u2019actuel ministre des Affaires culturelles, M.François Cloutier, continuera à occuper le poste de ministre de l\u2019Immigration, laissé également vacant par la mort de M.Laporte.Enfin, le premier ministre a expliqué qu\u2019il avait agi \u201crapidement\u201d auprès des militants libéraux de Chambly en raison de l\u2019urgence de certaines situations que doit régler le nouveau riiinis-tre du Travail, dont celle en particulier de la construction.La commission parlementaire étudiant le conflit en ce secteur doit se rémiir la semaine prochaine.\u201cD\u2019autre part, a dit M.Bourassa, il y avait le budget, là constitution, les investissements à stimuler, les récents événements.On remplace difficilement un homme comme M.Laporte, mais le gouvernement a pris les décisions nécessaires pour que la force du gouvernement soit intacte ou presque.\u2019* LIBERATION Audacieux hold-up au ministère du Revenu, à Québec SUITE DE LA PAGE A 1 nombre des terroristes actifs et c\u2019csl là que les forces problème extremcim/m, ou nu., , .M.Bourassa.D\u2019après M.Bourassa, des informations des forces policières indiqueraient qu\u2019il y aurait environ 200 terroristes au Québec.Toujours de l\u2019avis de M.Bourassa, la libération de ceux qui sont actuellement détenus en prison aurait pu en augmenter le nombre de plusieurs centaines et même jusqu'à mille.M.Bourassa a évidemment fourni ces chiffres sous toutes réserves signalant qu'il est difficile pour les forces policières de fournir des statistiques précises.Les craintes de la police touchant la libération des prisonniers politiques n\u2019avaient pas été évoquées \" jusqu\u2019à maintenant par M.Bourassa dans les applications touchant la requête du Québec aux autorités fédérales.Sérieux M.Bourassa s'était limité plutôt à parler du plan en quatre étapes du FLQ, de la possibilité de d\u2019autres enlèvements, des informations de la police touchant l\u2019organisation du FLQ.de la possibilité de manifestations publiques, de la possession de dynamite par les membres du FLQ et du travail considérable des forces policières.M.Bourassa.est d\u2019ailleurs revenu sur ces raisons, hier, affirmant notamment que jamais son gouvernement n\u2019aurait pu justifier son inaction quant aux mesures de guerre ou quant à l\u2019appel à l\u2019armée si d'autres enlèvements s\u2019étaient produits.\u201cLe gouvernement, a dit M.Bourassa, n'avait tout simplement pas le choix s\u2019il voulait assumer le minimum de ses responsabilités.Il ne pouvait certainement pas rester inactif en face des dangers aussi importants, aussi conséquents, que les enlèvements de MM.Cross et Laporte.Ces enlèvements le forçaient à prendre au sérieux les plans d\u2019action que Ton pouvait considérer auparavant avec scepticisme.\u201d \u201cSi nous avions disposé à ce moment-là de moyens plus proportionnés pour faire face à la situation, a ajouté M.Bourassa, nous n\u2019aurions pas eu recours aux mesures de guerre, mais nous avions le choix entre rien faire ou à peu près, ou recourir à des mesures qui dépassaient comme telle la situation.Dans les circonstances, le gouvernement se devait d\u2019agir avec fermeté et c\u2019est ce qu\u2019il a fait.Questionné sur les critiques adres-.sées à son gouvernement notamment en ce qui a trait au rôle d\u2019Ottawa durant cette crise, M.Bourassa a nié.par ailleurs, que les décisions de son gou: vernement aient été dictées par les autorités fédérales.Décision de Québec \u201cC\u2019est le gouvernement du Québec et seul le gouvernement du Québec qui a décidé d\u2019appeler l\u2019armée, a dit M.Bourassa.C'est le gouvernement du Québec qui a décidé de demander l\u2019imposi-* tion des mesures de guerre.Qu\u2019on dise n\u2019importe quoi, quant à moi, je pourrai toujours démontrer, preuve à Tappui, que c\u2019est le gouvernement du Québec qui a décidé dans les circonstances\u201d, a lancé M.Bourassa.\u2019 Toujours au sujet du rôle d\u2019Ottawa dans la crise actuelle, M.Bourassa a également qualifié de fausses certaines informations selon lesquelles la lettre de son gouvernement demandant l'adoption de la Loi des mesures de guerre ait été rédigée par le chef de cabinet de M.Pierre Elliott Trudeau, M.Marc Lalonde.\u201cM.Lalonde de même que des ministres fédéraux sont venus à Québec durant cette semaine (celle de l\u2019enlèvement de M.Laporte) pour cette raison et d\u2019autres raisons, mais c\u2019est absolument faux de dire que cette lettre a été préparée par M.Lalonde.Cette lettre, a dit M.Bourassa, a été rédigée par le gouvernement québécois et c\u2019est moi et moi seul qui ai décidé de la signer.\u201d QUEBEC (PCf) \u2014 Deux individus armés et masqués se sont emparés de sacs d\u2019argent que la Brink\u2019s livrait au ministère du Revenu, rue Chauveau, à Québec, vers 10 heures hier matin.Le vol s\u2019est déroulé dans un corridor du ministère et les deux malfaiteurs ont pris la fuite dans une automobile volée conduite par une femme ou un homme travesti.Le.camion de la Brink\u2019s a pris les bandits en chasse mais leur trace a été perdue dans la circulation.WAGNER SUITE DE LA PAGE A 1 sessions de la Paix par le gouvernement de TUnion nationale.A la même époque, c\u2019est-à-dire avant le déclenchement des élections générales, M.Wagner s était laissé courtiser pendant quelques semaines par les membres du Ralliement créditiste du Québec, eux aussi à l\u2019époque à la recherche d\u2019un chef à l\u2019image du justicier.On ne saura jamais si M.Wagner aurait été chef des créditistes à la dernière élection si TUnion nationale n\u2019avait pas accédé à sa demande d\u2019être nommé juge.Dès le lendemain des dernières élections, c\u2019est-à-dire de la défaite du gouvernement Bertrand, un groupe de militants de TUnion nationale se mit à souhaiter la venue de M.Wagner à la barre du parti.Ces militants unionistes estimaient que M.Wagner était le seul homme possédant une image suffisamment forte pour remettre TUN dans la course après la débâcle du 29 avril dernier.L'UN ne s\u2019est jamais vraiment sortie du culte qu\u2019elle a voué à son fondateur, M.Maurice Duplessis, et depuis 10 ans recherche l'homme qui pourrait incarner l'image du leader puissant, autoritaire et et incontesté des bonnes années du parti.Un autre fait qui donne énormément de crédibilité aux propos que Ton prête à M.Wagner.(\u201c\u2018Prouvez-moi que je suis désiré.\u201d), c\u2019est la diffusion, à travers tout le Québec, par un groupe de militants unionistes, de 100,000 questionnaires destinés principalement à connaître le goût des sympathisants unionistes quant au prochain chef de TUN.Les premiers rapports appuieraient au-delà de tout espoir l\u2019instinct des auteurs du questionnaire: M.Claude Wagner répondrait à l\u2019attente de plus de 80 pour cent des répondants.Le député de Montmagnÿ, M.Cloutier, a constaté, en réponse à une question d\u2019un groupe de journaliste rencontrés au hasard dans les corridors du Parlement, qu \u201cTUnion nationale est prête à accepter un chef comme M.Wagner s\u2019il réussissait à se faire élire à un congrès\u201d.C\u2019est la semaine prochaine que l\u2019aile parlementaire du parti, en compagnie des anciens candidats, doit suggérer une date pour la tenue d\u2019un congrès à la succession de M.Bertrand.Certains membres du parti souhaitent que la campagne débute officiellement le plus tôt possible et que le congrès ait lieu au plus tard au tout début de 1971.En effet, certains aspirants à la direction de TUN ont commencé officieusement leur campagne, dont M.Gabriel Loubier, ancien ministre du Tourisme, et M.Marcel Masse, ancien ministre des Affaires intergouvernementales.BOURASSA SUITE DE LA PAGE A 1 pour dire qu\u2019il y a eu dissension.Il n\u2019y a pas le moindre fait qui puisse donner une crédibilité à ces affirmations\u201d.M.Bourassa a voulu interroger les journalistes sur les sources qu\u2019ils pourraient posséder concernant de quelconques dissensions.Les journalistes ont refusé, pour des motifs d\u2019ordre profes- La voiture des fuyards a été retrouvée quelques coins de rue plus loin.Les policiers ont trouvé à l\u2019intérieur une arme de fort calibre et un sac vide.Le montant du vol serait d\u2019au moins $35,000.IjOs policiers n'écartent pas la possibilité que le vol soit l\u2019oeuvre du même trio qui a déjà commis deux attaque- à main armée dans des Caisses populaires de la région depuis vendredi dernier\"1-, sionnels de divulguer ces sources.\"Les faits, a dit un journaliste, démontreront probablement que les articles en question étaient fondés\".\"Ce sont des hypothèses, a répondu M.Bourassa.Tant mieux pour vous si elles se réalisent, et tant pis pour moi.\u201d Un autre journaliste, en parlant d\u2019hypothèses, a demandé à M.Bourassa si \u201cce n\u2019était pas ses amis fédéraux qui étaient en train de répandre la rumeur de dissensions dans son cabinet pour le diviser pour de bon.M.Bourassa a déclaré qu\u2019il ne voyait pas pour quelle raison le gouvernement fédéral ferait de telles tentatives.Au sujet du nombre des ministres présents aux récentes réunions de cabinet qui furent capitales, M.Bourassa a déclaré: \u201cLorsque les décisions ont été prises en principe tous les ministres étaient présents, peut-être un ou deux étaient absents et lorsque les mesures ont été décidées, nous avions carte blanche; le chef du gouvernement avait plus ou moins carte blanche pour décider du moment de les appliquer; il y avait certainement la majorité des ministres.\u201cII y avait dans toutes les décisions la presque totalité des ministres; il en manquait trois ou quatre selon les circonstances.Vous comprendrez comme moi que devant les implications de ces décisions, je ne pouvais certainement pas me permettre de prendre ces décisions sans avoir Tappui et le consentement des ministres.Au chapitre des décisions sur le plan pratique, envoyer une lettre dans une heure ou deux, je ne sais pas, mais il y avait au moins la majorité des ministres.Ah! Plus que la majorité, presque la totalité.On a eu une réunion jeudi et tous les ministres à peu près étaient présents, peut-être, sauf un.Si on avait retrouvé Pierre Laporte et Cross, évidemment cela changeait complètement.Si dans le délai de six heures on avait retrouvé MM.Cross et Laporte, il n\u2019y aurait pas eu de mesures de guerre.Mais c\u2019est clair que Ton ne pouvait pas réunir le conseil des ministres à toutes les heures.J\u2019avais eu de la part du conseil l\u2019acceptation de ces décisions comme telles, sauf si on retrouvait MM.Laporte et Cross.\u201d Les effets de la crise sur réconomie ne sont pas connus de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, n\u2019est pas en mesure de dire, pour l\u2019instant, si la crise provoquée par le terrorisme du FLQ a eu des effets néfastes sur la situation économique québécoise.\u201cJ\u2019ai commencé depuis quelques jours à vérifier les marchés, à voir comment cela se comportait, a répondu M.Bourassa à un journaliste qui voulait savoir si les événements des dernières semaines ont eu quelque effet sur les projets d\u2019investissement dans la province.Je n\u2019ai pas de réponse précise à vous donner\u201d.'Wr.'-y;' U *¦ »> S ; ; .î ï Ti * t 3k*.**.* «* t : » lïtsar «ata* «ai tataa «ai l:Kxv.y xi ABANDON DES AFFAIRES $1 140 Habits tout laine | vr,r *640 « s940 Imperméables Pantalons, $^40 style espagnol ' évasé Pantaloas 49 tout lame j $040 Pantalons 'Koratron' n}j Paletots d'hîver ® ^ GRANDE REDUCTION SUR HABITS DE GARÇONS ET ADOLESCENTS fVlanufacture de luxe 40 6648A, rue St-Hubert 276-1586 v ^ LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 19^0 VA 7 Accord de coopération spatiale USA-URSS, mais pas pour l'immédiat WASHINGTON (AFP -W a-shington Post* \u2014 Les entretiens sur la standardisation des navires spatiaux qui se sont terminés, mardi dernier à \u2022Moscou ne résulteront apparemment pas en missions conjointes américano-soviétiques avant la lin de la présente décennie, sans égard au climat politique entre les deux pays.\u201cLes conversations ont été franches, ouvertes et directes\", a déclaré hier M.Arnold W.Frutkin, administrateur adjoint de la NASA, un des cinq membres de la déléga^ tion américaine aux entretiens.Il a précisé que les deux parties avaient reconnu qu'il était impossible de modifier les systèmes utilisés actuellement en vue de les standardiser.Toutefois, Américains et Soviétiques ont conclu un accord \u201ctrès encourageant\u201d sur la standardisation des moyens de rendez-vous et d'arrimage spatial des capsules des deux pays pour l'avenir.Les experts des deux pays ont considéré \"très sérieusement\" la possibilité qu'une telle technique permette un jour le sauvetage d'astronautes en détresse de l'une des deux nations par leurs homologues de l'autre pays.Au cours d'une conférence de presse, hier, au siège de la NASA, M.Frutkin a ajouté que, du côté américain, on peut présumer que des \"taxis-navettes\u201d de l'espace \u2014 opérationnels en 1977 \u2014 seront les premières capsules auxquelles pourraient s'arrimer des véhicules munis du dispositif voulu de standardisation.L\u2019accord conclu à Moscou fait suite à des conversations i commencées lundi entre spécialistes des deux pays sur la compatibilité des moyens employés par les deux puissances pour rapprocher et arrimer des vaisseaux spatiaux des deux pays, a rappelé M.Frutkin.Le texte de cet accord sera publié dès qu'il aura été confirmé par M.George Low, administrateur intérimaire de la NASA, et par M.Keldysh, président de l\u2019Académie des sciences d'URSS.On ne prévoit pas de difficultés dans ce domaine.Ultérieurement seront éta-ilis trois groupes conjoints de avail qui considéreront les moyens requis pour assurer l'accostage des capsules américaines et soviétiques.Ces groupes se pencheront respectivement sur les trois points principaux suivants: 1)\tCompatibilité des systèmes en vue du rendez-vous (appareillage de guidage); 2)\tInstruments adéquats e n vue de l\u2019accostage et 3)\tCôté opérationnel proprement dit, mise au point des systèmes et des techniques voulus.Il est possible, a déclaré encore M.Frutkin, que des pilotes spatiaux des deux pays appartiennent à ces t r o î s groupes qui se réuniront en mars ou avril 1971.L\u2019administrateur adjoint de la NASA a fait l'éloge de la coopération américano-soviéti-\u2022que qui s'est manifestée à la conférence de Moscou.Les techniciens américains ont par surcroit pris place .dans, le simulateur d'une capsule cositiiq'ie soviétique, et ils ont été les premiers étrangers auxquels ont été montrés 1 e s échantillons géologiques ramenés ifc la Lune par la sonde automatique russe \u201cLuna-16\" le mois dernier.Télescope de 36 po.pour le satellite \"OAO-3' >// CAP KENNEDY (Floride», (AFP) \u2014 Le plus puissant télescope spatial sera lancé le 23 novembre au plus tôt du Cap Kennedy à bord de l\u2019\u201cO.A.O.-3\u201d (Observatoire astronomique orbital).La NASA précise qu'il s\u2019agira du plus lourd satellite scientifique qu\u2019elle a jamais construit.Pesant 4,680 livres, ce planetoîde ressemble à un tube placé entre deux ailes: les deux panneaux couverts de cellules solaires qui fourniront l\u2019énergie électrique voulue.L\u201d\u2018O.A.O.-3'\u2019 renseignera la communauté scientifique mondiale, dit la NASA, \u201csur la naissance des étoiles et l\u2019avenir de notre galaxie\u201d.Inscrit sur une orbite circulaire à 466 milles de la Terre, le super-observatoire spatial se spécialisera dans l\u2019étude des étoiles d'origine relativement récente qui n\u2019ont que quelques centaines de milliers d\u2019années, ainsi que dans l\u2019observation de la poussière interstellaire.Cette dernière, selon l\u2019a g e n c e spatiale qui cite l\u2019opinion de nombreux savants, \u201cpeut détenir la clef de l'origine et de l\u2019évolution des étoiles.C\u2019est d\u2019elle que naissent les étoiles.On est mal renseigné sur la composition chimique des solides que re-c è 1 e la poussière interstellaire: cristaux de glace .parcelles de carbone ou fumée\u201d .etc.\u201cO.A.0.-3\u201d a un objectif de 36 pouces.L\u2019\u201cO.A.0.3\u201d, s\u2019il est mis sur orbite et fonctionne par- faitement, recevra le surnom de \u201cGoddard\u2019, d\u2019après Robert H.Goddard, \u201cpère de l\u2019astronautique américaine\u201d ayant été le premier à lancer une fusée à carburants liquides.Le directeur du projet, M.Albert Bogess, a,, par ailleurs, souligné la \u201csignification considérable cosmologique\u201d d e l\u2019étude de la poussière interstellaire.On peut, grâce à elle, prédire l\u2019évolution de la galaxie à laquelle appartient le système solaire.L\u2019acuité du télescope cosmique américain sera d'autre part telle qu'il pourra se fixer sur le quasar \u201c3-C-273\u201d découvert il y a sept ans.Les quasars constituent les systèmes célestes les plus lointains qu'on ait jamais pu observer.Mais \u201c3-C-273\u201d est l\u2019un des plus brillants d'entre eux.\u201cOAO-1\u201d est tombé en panne peu après sa mise sur orbite en 1966.\u201cOAO-2 \u2019, lancé deux ans plus tard, continue d\u2019être un apport considérable à l'astronomie à l\u2019étude des étoiles les plus récentes, mais à l\u2019aide d\u2019une technique beaucoup moins perfectionnée que celle dont devra faire preuve son successeur.Le prochain satellite lancé par les Etats-Unis d e v r a i t être le \u201cbocal spatial\u201d porteur de crapauds-buffles destinés à des études d'astro-biologie.Avec huit ajournements à son actif, ce lancement est prévu pour la fin du mois ou le début de novembre à Tile de Wallops en Virginie.POURQUOI HA/G EST-/L Si SUPÉRIEUR?C'EST LA PLUS MEULE MARQUE DE SCOTCH! «cave* mttn :\u2022%**\u2022 À\"t \" vTx Lé septième étage chez EATON est constellé de lumières.- parce qu\u2019illuminé par tous genres de luminaires! Moderne.Classique.Contemporain.Colonial.Quel que soit le décor où vous vivez, EATON saura l\u2019éclairer d\u2019une lampe appropriée.Sur cette page, seuls quelques modèles sont représentés.Rendez-vous chez EATON admirer notre vaste collection de luminaires et choisir les vôtres au plus tôt! Colonial A.\tLampe \u201ctempête\u201d de style victorien.Fond olive au motif peint fleur.Hauteur 23\u201d.B.\tLampe \u2018'cruche\u201d de ton havane au motif de feuille brun.Abat-jour de gros canevas.Haut,.31\u201d, C.\tLampe de bois érable au fini \u201cVilas\u201d avec abat-jour de gros canevas rouge ou natureL Moderne D.\tCylindre de plastique très décoratif.32\u201d de hauteur a base bleu ou rouge.E.\tLampe en forme de champignon de 10\u201d de hauteur en bleu, vert, jaune, rouge, orange ou blanc.F.\tTable d\u2019appoint de 18\u2019A\u201d de hauteur avec globe illuminé de 8\u201d.Dans les tons clair, ambre ou fumée.G.\tLampe à base céramique et dôme de plastique de 14\u201d de hauteur.Bouge et rouge, noir et blanc ou bleu roi et blanc.50.00 25.00 25.00 35.00 15.95 70.00 35.00 Contemporain H.\tLampe de céramique de tons tangerine, citron, bleu, ébène, olive ou blanc avec abat-jour clair.Hauteur 32 V»\u2019.J.\tLampe à base au fini chrome avec abat-jour noir.32\u201d de hauteur.K.\tLampe à.hase de porcelaine blanche avec abat-jour de couleur.Ton orange, noir, jaune ou bleu foncé.Hauteur 24\u201d.Classique L.\tVerre et prismes de ton fumée ou ambre.Base au fini de ton or.Abat-jour blanc lavable.38\u201d de hauteur.M.\tBase au fini ton or sur \u201cassise\u201d noir, rouge ou.vert à peine perceptible.Abat-jour lame argentée.3d\u201d de hauteur.N.\tJolie lampe au corps vert ou rouge accentué d'un dessin de feuille de ton or.Abat-jour blanc.39\" de hauteur.Ampoules en sus Toutes les dimensions sont approximatives\t\u201e COMPOSEZ 842-9211 EATON en ville (septième étage).Ville d\u2019Anjou, Pointe-Claire.Rayon 377 40.00 45.00 30.00 30.00 35.00 25.00 HEURES D'AFFAIRES EATON: LUNDI.MARDI.MERCREDI DE 9 H 30 A 18 H\u2014JEUDI.VENDREDI DE 9 H 30 A 21 H \u2014 SAMEDI DE 9 H A 17 H -» LE STANDARD OUVRE A 8 \u201cH 30, 842 9211 L "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.