La presse, 19 février 1972, Perspectives
[" 19 février 1972 Vol.14, No 8 j .^ PAGE ÎO QUE SERA PAGE 8 L\u2019AIENIR LA MODE DE CES SE BOT JEUNES INDIENS V CHINOISE CRIS?PAGE 2 LE TRISTE .SORT DsS CHOMEURS INSTRUITS PAGE 18 LES BEAUX OBJETS DE CINQ 4RTIS4NES 1 \\\\ j A Vil K .\u2019-à.*.» l' rvv o in n \u2022 \u2022 « « S \u2022 » »! : s «C- \u2022 « r M % \u2022j SèSâ *\u2022 *> WÊm Photo Denis Plain-Persrectives ' -if- '.2-19 lévrier 1972 par Céline Legaré-Perspcciives Jacques s'était juré de ne pas être un chômeur à diplôme.Il se sentait vulnérable, pourtant, bachelier en histoire comme nos universités vont en produire quelques centaines, cette année, que les commissions scolaires et les cégeps ne savent déjà plus où caser.On fait peu de recherche en histoire ci, dans ce domaine, Ip diplômé du premier cycle est d'ailleurs consider» comme un novice.Le jeune homme n'avait donc qu'une corde à son arc, l'enseignement.Aussi, décida-t-il de la jouer tôt.Dès le printemps, l'an dernier, il adressa aux quatre coins de la province une centaine de demandes d'emplois, de jonquière à Gas-pé, de Coaticook à Matagami.Fin août, il n'avait reçu que quatre réponses et dut accepter d'enseigner lr géographie à de grands gaillards presque aussi âgé que lui et qui, dans une zone grise de la métropole, tuent le temps dans une onzième année allégée.Dans trois mois, au-delà de 70 000 Canadiens vont quitter l'université et le collège, un diplôme à la main, pour le marché du travail.Déjà, ils ont le trac.Une sorte d'anxiété les étreint aux portes de la vie, aux portes des employeurs.Depuis l'adolescence, ils caressent des rêves de carrières brillantes, de prospérité, de prestige, poussés par la famille qui a misé à fond sur eux, exigeants envers la société dont ils ont beaucoup reçu.Maintenant qu'ils sont si près du but, tout cela est incertain.Ils arrivent à un mauvais tournant de l'économie et ils craignent d'apprendre autrement que dans les livres la signification du mot récession.Les titres des journaux les affolent; ils proclament sans cesse des prédictions d'experts sur les milliers de bacheliers qui sont en chômage.Les cas de docteurs en philosophie préposés aux monte-pentes dans les stations de sports d'hiver, les cas d'ingénieurs miniers vérificateurs dans les ports du Québec font vite le tour des campus, créant la panique.Loin de les réconforter, le fait qu'aux Etats Unis la situation de l'emploi pour les diplômés paraisse aussi sombre\u2014les sociologues parlent même d'un prolétariat intellectuel \u2014 n'est pas de nature à calmer leurs appréhensions.Alarmistes, les sociologues?Les chiffres en tout cas alimentent leur inquiétude.Une enquête au- près de 140 universités et collèges américains indiquait que, l'an dernier, les offres d'emplois aux détenteurs de B.A.avaient baissé de 61 p.c.par rapport à l'année précédente.Une constatation neutralisait cependant un ici pessimisme: au moment de l'embauche de ces bacheliers auxquels on offrait globalement moins d'emplois le fléchissement n'éîai! plus que de 25 p.c.\"Il ne faut surtout pas se fier aveuglément aux chiffres qui changent d'un mois à l'autre\", nous affirme Mile Marie-Reine Saindon, directrice du Service de placement à l'université de Montréal, avare de ses propres statistiques comme tous les fonctionnaires du placement universitaire que nous avons interrogés.Elle nous apprend tout de même que 1 865 finissants se sont inscrits à son service, l'an dernier.En mai, le tiers de ces jeunes gens et de ces jeunes filles\u2014ces dernières frappées par le handicap supplémentaire de la discrimination\u2014n'étaient pas encore placés, ce qui ressemblait à une catastrophe.Pourtant, à mesure que progressait l'été, les diplômés trouvaient enfin leur premier emploi, le plus difficile à décrocher, si bien qu'au début de cette année académique il n'en restait plus que 133 à caser.Qu'en sera-t-il en 1972?A plusieurs indices, les préposés au placement dans les quatre universités françaises du Québec reconnaissent que la concurrence sera vive.Un problème d'offre excédant la demande, résument-ils.Les étudiants sont, en effet, de plus en plus nombreux dans les facultés.Si, à Laval, la population étudiante est relativement stable, elle a augmenté cette année de près de 10 p.c.à Sherbrooke et de 12 p.c.à Montréal.L'université du Québec, qui n'existait pas en 1968, compte 23 000 étudiants dans ses quatre constituantes et rien qu'à Montréal, elle produira 3 500 finissants en avril, précise son nouveau secrétaire-archiviste, M.Denis Laforte.Si le nombre des étudiants augmente, celui des employeurs à faire le recrutement des diplômés diminue; une baisse de 15 à 20 p.c., nous confie M.Michel Bernard, de l'université de Sherbrooke.L'université du Québec fait exception, dont le bureau de placement a deux ans d'existence et qui ne peut donc que multiplier ses contacts dans le monde du travail.Une quarantaine d'entreprises font présentement des offres d'emploi \u2014 soit le double de l'année dernière\u2014et les organismes gouvernementaux du Québec frappent volontiers à cette porte, le service de placement étant là une création du ministère provincial du Travail, tandis que ceux des autres universités sont sous les auspices du ministère fédéral de la Main-d'œuvre.Par contre, la proportion considérable de ses étudiants en sciences humaines et en sciences de l'éducation \u2014 l'ancienne école normale Jacques-Cartier fait maintenant partie de la nouvelle institution \u2014 lui crée un problème plus aigu qu'ailleurs face au monde du travail.Même lorsque le nombre des représentants des sociétés restent le même \u2014 il est de bonne politique pour les grandes entreprises de conserver un lien avec les universités\u2014, leurs offres d'emplois diminuent de 20 à 50 p.c., selon M.Bernard.En outre, les employeurs sont peu pressés.Sachant que la manne sera abondante à l'été, ils ne se bousculent pas sur les campus de novembre à janvier comme cela se pratiquait pendant les années 60 alors qu'il y avait pénurie de diplômés et que chaque étudiant se trouvait dès décembre devant un choix de trois ou quatre situations, avant même d'avoir réussi le sprint final des examens.Les employeurs sont moins pressés et plus parcimonieux.Les salaires qu'ils offrent et qui n'ont augmenté que de 3 à 5 p.c.par rapport à l'an dernier, témoignent assez éloquemment que le pouvoir de marchandage est désormais passé entre leurs mains.La nervosité des étudiants, qui ont des dettes à rembourser et des projets de mariage à l'horizon, se nourrit donc de tous ces symptômes dont on discute frénétiquement dans les cantines des universités.Elle s'exprime, exacerbée, chez cet étudiant qui s'écrie, pardessus la musique pop qui inonde la cafétéria de la faculté des Sciences administratives à Laval: \"Pourquoi a-t-on ouvert une autre université alors que nous produisons déjà des diplômés en nombre supérieur aux débouchés?\" Pourquoi?Et les finissants des cégeps, où seraient-ils allés?Quand les quotidiens publient, au rythme d'une cinquantaine par jour, des offres d'emplois exigeant des diplômes universitaires, sous leur rubrique carrières et professions, peut-on sans exagération parler d'avenir bouché?Evidemment, les banques, les maisons de courtage et les administrations municipales ne font pas appel à des bacheliers en sociologie, en géographie, en lettres ou en philosophie pour des postes de cadres et les quelque 500 jeunes gens et jeunes filles qui, par exemple, quitteront l'université Laval, ce printemps, muni d'un tel diplôme auront certainement plus de mal à trouver du travail que les comptables et les ingénieurs.Encore que, chez ces derniers, leur succès dépend de leur spécialité.Si les cinquante ingénieurs \"civils\" qui terminent cette année à l'Ecole polytechnique ont le vent dans les voiles à cause des vastes projets de construction en préparation, de l'aéroport de Sainte-Scholastique à la baie de James, du prolongement du métro à Place Desjardins, les cent nouveaux ingénieurs forestiers de Laval devront peut-être se tourner vers le gouvernement, compte tenu du marasme dans lequel se débat l'industrie de la pâte et papier.\"Cent finissants dans une discipline, quelle qu'elle soit, c'est toujours un contingent énorme\", fait remarquer ici M.Louis Lapointe, spécialiste du placement à Polytechnique.Comme le secteur privé, le gouvernement doit, lui aussi, restreindre ses dépenses même si, tant au fédéral qu'au provincial, il fait un effort pour embaucher une partie importante de la nouvelle main-d'oeuvre universitaire.Plus que la contestation des comités de citoyens, il se méfie de la contestation des étudiants, lesquels \"ont des amis dans la salle\" et sont choyés par les grands organes d'information.Pour revenir à nos diplômés en lettres ou en philosophie, tout comme notre bachelier en histoire du début, la majorité d'entre eux devront se rabattre sur l'enseignement.Là peut-être plus que partout ailleurs, il y a un goulot rf'étranglement où passeront plus facilement que les professeurs en littérature les spécialistes de l'enfance inadaptée, les professeurs d'anglais et les enseignants en sciences techniques qui se destinent au secteur pro- fessionnel des cégeps et des écoles s» \u2022 ondaires.\"Dan l'enseignement, le taux de persévérance est bas, ce qui fait de la place aux nouveaux maîtres\", souligne M.Jean Vachon, encourageant les instituteurs de demain.Il a lui-même été enseignant avant de devenir fonctionnaire au Service de placement de l'université du Québec.Cela était vrai jusqu'à ces dernières années.Selon Statistique Canada, le va-et-vient professionnel dans l'enseignement a beaucoup diminué depuis 1970.D'abord la rareté des emplois dans d'autres secteurs contribue à river les maîtres à leur poste.De plus, les femmes, nombreuses dans ce métier, le quittent moins volontiers lorsqu'elles se marient parce que, en ces temps d'inflation et de chômage, leur salaire est nécessaire à l'équilibre du budget familial.Les congés Suite à la page suivante Bardés de diplômes, ils frappent plus longtemps qu\u2019hier et bien souvent en vain aux portes des employeurs 19 lévrier 1972 ~ 3 LES.CHOMEURS INSTRUITS de maternité accordés aux institutrices (congés sans solde pour celles qu'on a employées après la convention collective de 1968) multiplient sans doute les possibilités de suppléance, encore que la contra-ceptioi permet aisément de prévoir les naissances pendant les vacances.Ils réduisent incontestablement le nombre des postes permanents.\u201cL'entreprise devrait faire davantage confiance aux diplômés en sciences humaines, des généralistes que le travail va spécialiser\", soutient M.Vachon.Il est possible, en effet, qu'un diplômé en sexologie devienne un brillant créateur en publicité mais l'employeur trouvera toujours plus sûr et plus économique de choisir le spécialiste dont le savoir est immédiatement utilisable.Cet employeur estime que le candidat ayant déjà opté_ pour une formation professionnelle spécialisée connaît mieux que le généraliste ses propres aptitudes et manifeste une tournure d'esprit pragmatique qui s'intégrera mieux à l'entreprise.Pour sa part, le directeur du Service de placement de l'université Laval, M.Emile Simard, affirme: \u201cLorsqu'ils font du recrutement universitaire, les employeurs recherchent trop un produit sur mesure mais les étudiants manquent d'imagination pour explorer les possibilités offertes, ils ne savent pas faire valoir leur potentiel.\" Les étudiants qui ont choisi des facultés bien cotées dans le monde du travail se sentent plus à l'abri que leurs confrères des arts, des sciences humaines et de l'éducation.Ceux qui se préparent à exercer les professions libérales traditionnelles demeurent les plus sereins et ne se présentent jamais aux services de placement des universités mais les scientifiques semblent soucieux.Les journées-rencontres qu'ils ont organisées cet automne, dès le début de l'année académique entre les étudiants et les employeurs, tant à Montréal qu'à Québec, la Maison du chômeur instruit qu'ils ont improvisée à l'université Laval au printemps dernier, dédoublant avec des moyens de fortune le travail de leur service de placement, témoignent de leur inquiétude.\"L'avenir est à la science\", avait-on affirmé aux jeunes Québécois voici quelques années pour les inciter à devenir autre chose que des médecins, des avocats, des notaires et des dentistes.Comme tous les slogans, celui-là faisait peu de cas des fluctuations de la conjoncture.Dans un tableau sur la destination des diplômés de la faculté des Sciences de l'université de Montréal, de 1966 à 1970, la tendance à la baisse dans l'embauche est évidente chez les trois grands pourvoyeurs d'emplois: les services gouvernementaux, .'enseignement et l'industrie.\"Cette tendance s'accentue depuis deux ans surtout pour les diplômés du premier cycle en chimie et en physique qui se destinaient à l'enseignement.Désormais, les cadres sont remplis dans les cégeps et les besoins de l'industrie sont infimes.Même aux Etats-Unis, les débouchés sont rares.Les biochimistes, les géologues et les diplômés en informatique auront la tâche plus facile mais nous aurons du mal avec nos diplômés en biologie, le plus peuplé de nos sept départements\", signale M.Marcel Tiphane, secrétaire de la faculté des Sciences à l'université de Montréal.A l'heure présente, il y a un engouement pour la biologie, en partie parce que la mode est à l'écologie, aux campagnes contre la pollution; les biologistes espèrent être les principaux artisans de l'épuration de l'environnement.Dans le choix de leurs carrières, déterminé déjà par les options collégiales, les étudiants se définissent aisément comme des pré- curseurs.La popularité soudaine de la biologie n'est pourtant pas uniquement inspirée par l'idéalisme d'avant-garde des jeunes.Cette matière constitue le deuxième choix des refoulés de la médecine qui espèrent être agréés dans cette faculté rigoureusement contingentée l'année suivante.\"Rien n'est moins sûr\", prévient Mlle Saindon qui souhaite épargner aux étudiants des lendemains qui déchantent et cela, même si la faculté de Médecine de l'université de Montréal a fait de la place, cette année, à 40 nouveaux carabins, ce qui porte à 200 sa capacité d'accueil.Mlle Saindon souligne l'absurdité d'une situation qui nous donnera demain des diplômés en biologie dont on ne saura que faire alors que nous devons attendre trois mois un rendez-vous chez l'interniste.Pour éviter de porter, ne serait-ce que quelques mois, l'étiquette traumatisante de chômeur instruit, nombreux sont les diplômés qui retournent à l'université après l'obtention d'un premier parchemin.Certains scientifiques ont intérêt à poursuivre leurs études jusqu'à la maîtrise.Les économistes, très demandés dans la fonction publique fédérale, ont également plus de poids avec un parchemin supplémentaire.Une maîtrise en administration décuplera les perspectives d'avenir d'un ingénieur parce que le marché de l'emploi en administration est actuellement le plus prospère et que les postes exclusivement techniques sont limités.De plus, l'industrie se développe à un rythme plus lent que les services et les ingénieurs, souvent sous-employés dans le passé, retrouvent désormais leurs véritables fonctions qui sont de diriger les techniciens que nous formons en plus grand nombre.Pour la plupart des universitaires, cependant, un diplôme supplémentaire dans la même discipline ne multiplie pas leurs chances, au contraire, car les employeurs jugent inutile d'offrir des salaires que justifient les diplômes impressionnants.L'industrie ne donne pas de prime à la scolarisation à outrance.Les cas d'enseignants qui taisent leur doctorat sur la formule de demande d'emploi pour être plus facilement acceptés ne sont pas rares, de même que les docteurs en physique qui sollicitent des bourses postdoctorales après avoir cherché ep vain un poste selon leur niveau académique tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Aux Etats-Unis, la surabondance de \"Ph.D.\" en fait d'ailleurs des produits d'exportation: au cours des années 70, il y en aura un excédent de 200 000 à travers le pays, selon le chancelier de l'université de New York, M.Alan M.Carter.Au Canada, une étude du ministère de la Main-d'œuvre dévoile que la demande pour les cliplômés du premier cycle en arts et en sciences a baissé l'an dernier de 15 à 30 p.c., cette chute est de 20 p.c.au niveau de la maîtrise et de 25 p.c.à celui du doctorat.Cette fuite en avant vers des études plus poussées qui pèsent lourd sur le budget de l'Etat\u2014la formation d'un diplômé qui se rend au doctorat coûte 145 000 dollars selon une étude de l'université de Toronto\u2014n'est donc pas une solution pour les étudiants qui ne font ainsi que différer leur problème.Où se trouvent alors les solutions?Par métier et peut-être aussi par expérience, les agents du placement universitaire sont optimistes.Ils recommandent aux jeunes la souplesse, l'imagination, un effort de réalisme, la volonté de faire certaines concessions, certaines retouches à leurs rêves, de se départir de leurs idées fixes et de leurs préjugés.\"Leur manque de mobilité et leur refus de travailler dans un milieu bilingue ou anglophone I imitent les chances de certains finissants car les grandes sociétés nationales ou multinationales exigent souvent que leurs recrues fassent des stages en dehors de la province\", fait remarquer Mlle Saindon.Les étudiants de Sherbrooke sont peut-être les plus souples \u2014et les plus réalistes à la fois\u2014 parmi leurs confrères.Ils sa- vent qu'une économie régionale ne peut les absorber.De plus, ils sont les seuls étudiants du Québec à profiter de la formule coopérative suivant laquelle, en génie, en service social et en administration, au niveau de la maîtrise, leurs cours théoriques alternent avec des stages pratiques rémunérés.Ces stages que leurs camarades de Laval et de l'université de Montréal leur envient, contribuent à faciliter leurs contacts avec d'éventuels employeurs, à ouvrir leurs horizons, à leur faire perdrecertai-nes illusions, à les familiariser avec les problèmes concrets du milieu du travail.L'industie y trouve également son compte puisque ce système lui fournit la possibilité de mieux évaluer son futur personnel.Les agents de placement universitaire sont optimistes enfin parce qu'ils croient que, si la relance économique prédite pour cette année s'amorce véritablement, il y aura de nouveau une pénurie de diplômés dès 1975.Peut-être, mais dans quelles disciplines?Car, pour éviter que ne se poursuivent les études cul-de-sac de milliers de jeunes gens et de jeunes filles-un gaspillage humain et matériel considérable \u2014, il faudra que ceux-ci puissent choisir en connaissant les possibilités mouvantes du marché et non, comme ils le font beaucoup trop présentement, suivant des critères sentimentaux et des visions éthérées d'une société idéale.A l'ère de l'informatique et des ordinateurs capables d'offrir régulièrement ces données changeantes, il est dérisoire que des jeunes gens d'un pays moderne orientent encore leur vie au petit bonheur la chance, suivant des renseignements qui circulent de bouche à oreille.Même si l'on répète que l'étude est une fin en soi et comporte ses compensations par la seule joie de connaître, la plupart de ceux qui ont passé quatre ou cinq ans de leur jeunesse à l'université sont amèrement déçus \u2014et pour cause! \u2014lorsqu'ils ne peuvent, à la sortie, monnayer tant soit peu leur savoir contre un niveau de vie raisonnable.® 4-19 lévrier 1972 jsssfcsi VÏïÜkî\u2019Siîj saSssi.¦«ri a***® $3|Sw^y>' NSI* pw SN%>.àrj^jîjSfi^AC «:>\u2022 V*# K :A ûo ¦«ÔlW, \u201c«SK .4'SSærîi ;'-:-f Belvede KING SIZE Fumez doux et savoureux en même temps.C est tellement plus plaisant que de fumer doux sans saveur.Avec la Belvedere, pas de frustration.Y a de la couleur dans sa douceur.Vous fumez doux, oui, mais sans compromis.Les fumer, cest Bes aimer. «\u2022\u2022Avec le til Super Sheen, 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'«»r;-o-jne.'* ,X2< «çxmxàfKS: s»?t^cr: srswu.f*: .ITJ^U; TTV:'*nV ürrVS .TO iAvjiSfS ^fOPÎcS '.Vrrdi4-v.v-î fc* v Sv^.t ç Sôiîw.rafrerr** v\\v-i> ~S:r usfo** àüi^ ies .Vcs HiRgasirsN m.vjv LA DERNIÈRE BRIQUE MJjjgMgWM Vr*; « d'V'5 \u2019gfrcg M i J>5r?7 *\u2022\u2022' j 9H V \u2022s \u2022r'v 'tr* -vr; Cherchez l'homme mm Vous ne lui demanderez pas d\u2019ètre fort, mais d\u2019être intelligent.Vous n\u2019exigerez pas qu\u2019il parle vingt langues, mais qu\u2019il comprenne vos problèmes et s\u2019intéresse à vous.Car l\u2019homme que vous cherchez doit être bien autre chose qu\u2019un vendeur, plus qu\u2019un conseiller, presque un ami.Qui est cet homme?Le représentant d\u2019assurance-vie.Le bon A quoi le reconnaït-on?C\u2019est un homme qui connaît son métier.Pour agir comme représentant, il a dû subir des examens et peut-être a-t-il également poursuivi des études avancées qui en ont fait un assureur-vie agréé.C\u2019est un homme qui resse à vos problèmes.Un homme qui a une grande expérience de la vie et qui connaît à fond les différents programmes d\u2019avenir parmi lesquels vous ferez un choix.C\u2019est un homme sympathique et affable que vous appellerez volontiers à l\u2019aide pour reviser vos programmes financiers.Quelqu\u2019un qui pourra vous poser des questions personnelles sans vous mettre mal à l\u2019aise.Avant d\u2019adopter un représentant en assurance-vie, donnez-vous un peu de peine.Choisissez quelqu'un avec qui vous vous sentirez en sympathie et en confiance.Et à partir de là, travaillez avec lui la main dans la main.En un mot, cherchez l\u2019homme.Le bon.L'Association canadienne des compagnies d'assurance-vie 666 ouest, rue Sherbrooke, suite 908, Montréal 111 79 lévrier 7972 - 7 parmi najs La mode ne provoque certes pas les grands événements mondiaux, comme certains farfelus ont déjà essayé de le faire croire, mais elle les suit de très près.Ainsi l'entrée de la Chine de Mao aux Nations unies a suscité, un peu partout dans le monde occidental, un goût nouveau pour tout ce qui est chinois.Tous les grands producteurs de vêtements ont donc des chinoiseries à nous offrir.Certaines de celles-ci feraient sans doute sourire les Chinois mais il n'empêche qu'elles sont charmantes.La Chine est, depuis des milliers d'années, un pays fascinant où à peu près tous les arts furent poussés jusqu'au plus haut raffinement.Ses belles soieries, ses broderies délicates sont bien tentantes pour nos modélistes.Et voilà que fa Chine moderne nous offre un aspect diamétralement opposé avec ses costumes sévères, un peu austères mais qui ont une allure à nulle autre pareille.8 \u201c19 lévrier 1972 L'influence chinoise sur la mode actuelle se traduit surtout par les cols mandarin, les robes enveloppantes comme des kimonos, les larges ceintures, les manches papillon ou lanterne, les garnitures de soutache et de brandebourg formant boutonnières.A gauche, longue robe d'Arnel imprimé, étroite mais fendue sur les côtés et toute gansée de blanc.C'est un modèle Perri-Ann.Ci-dessus, c\u2019est la Chinoise moderne, toujours gracieuse mais vêtue de façon confortable et un peu austère.L'ensemble est signé Nina Wills pour Tootique.A la page couverture, l'allure chinoise interprétée en souple tricot par la maison Favorite Knitwear.-, '\u2022\t-fl j***tïii MM 4M b I Ci-contre, robe et jaquette bien de chez nous et pourtant d'inspiration chinoise.En coton, de la maison Jeremy.Ci-dessous, deux tenues du soir: ensemble pantalon avec brandebourg disposé en diagonale, de Elle Originals, et splendide robe en tricot d'acétate, de Kay Silver, dont les manches vont des épaules à l'ourlet.Avec toutes ces toilettes, portez un maquillage plutôt pâle, presque transparent, et faites-vous joues rondes et yeux en amandes.@ f '\u20221 , (| V LA.19 février 1972 - 9 BSBfeSff 4 SB .¦ «-S* çjfoisw: \" :*t, /¦-* \u2018AM ri~l \u2022*-*/.¦ v\u2018 \u2022\t~\t, At'-A ru^jrc.'Ù-Ox- f\t'i.- y »* f * *-^î-.fci**-rfïïri «£ n'ici\u2019 JSjjgS*-' .>/¦ ' ¦jm W**.Ui ., ?-:S ; Vit*- ',\u2018i\u2019V'.W-ji s ¦\t.¦ ' ¦Œ^wcarS sKSssf; pfmzîz t\u201c-\\.T wv V .La fin des chasseurs Photos Réal Samson Les Cris de Fort George se passeraient bien de nos * faveurs* si on leur permettait de vivre comme ils l'entendent 10 - 19 Ivvrici 1972 par Pierre Turgeon I A 500 milles au nord de Montréal, à proximité des eaux presque toujours gelées de la baie de James, 1350 membres de la tribu des Cris sont rassemblés dans une petite ville appelée Fort George.L'homme blanc, pour leur donner un hôpital et une école, a réuni là ceux qui naguère erraient en nomades dans la toundra.De plus, ces Cris voisineront bientôt avec les 3 000 ouvriers qui vont construire le gigantesque barrage hydro-électrique.Mais déjà ils ont cessé de vivre comme leurs ancêtres.Pour eux, la chasse est finie.Et si les jeunes s'accommodent assez bien d'une situation qui leur procure tout le confort de notre civilisation, les adultes, les plus de trente ans, contemplent avec amertume le pays ancestral, vide de gibier, et ils espèrent qu'un jour prochain ils pourront repartir avec leur carabine vers les lieux où se trouvent les grands troupeaux.C'est au nom de tous les chasseurs que parle le chef Robert Kanatowat.Elu à son poste une première fois parce que les Cris voulaient se moquer de lui, Robert Kanatowat a maintenant gagné la confiance de son peuple.Il représente la population de Fort George et celle de 16 autres villages auprès des autorités canadiennes et québécoises.\"Je veux que les Blancs partent, dit le chef Robert.Qu'ils nous laissent vivre selon notre culture.Bien sûr, ce n'es\u2019, pas possible avant que les nôtres aient des diplômes, avant qu'ils aient appris dans le \"sud\u201d commeni soigner les malades, réparer le moteur des motoneiges, conduire un hélicoptère.Car nous ne rejetons pas tout ce que le progrès nous a apporté.Nous désirons- simplement pouvoir chasser à nouveau.Et tant que les Blancs décideront de tout sans nous consulter, tant qu'ils chercheront à nous imposer leur mode de vie, nous serons condamnés à demeurer ici, parqués dans cette réserve de 100 milles sur 50 milles.La preuve?On vient de nous loger dans des bungalows semblables à ceux de leurs banlieues, et qui ont coûté au Gouvernement du Québec de 20 000 à 25 000 dollars chacun.Ces habitations offrent tout le confort possible: cuisinière électrique, chauffage central, et même des toilettes, qui ne sont malheureusement pas d'une grande utilité puisque, à cause d'un conflit de juridiction entre les autorités fédérales et provinciales, on n'a pas creusé d\u2019égouts.Mais, même si on résolvait ce problème, les maisons unifamiliales ne nous intéresseraient toujours pas: nous avons l'habitude de vivre à 15 ou 20 personnes sous le même toit.Naturellement, personne n'a songé à nous demander si les 300 bungalows de Fort George, conçus en fonction des citadins nord-américains, correspondaient à notre mentalité.A tout prendre, j'aurais préféré qu'on nous fournisse les barraques longues de 60 pieds, très bien chauffées et qui servaient autrefois à abriter le personnel de la ligne Dew.\" Selon M.Alphonse Koslow-ski, directeur du bureau du Bien-être social de Fort George, les Cris reçoivent suffisamment d'argent, sous forme de prestations et d'allocations, pour subvenir largement à leurs besoins.\"Un vendredi, raconte M.Koslowski, j'informai un Indien Suite à la page suivante \u201c\u2019\u2019«BURROUGH LIMITED LONDC .\t, CONTENTS 25 OUNCES 79 février 7972 Beefeater, le \"dry giri !|t embouteillé à Londres .si doux qu\u2019il se prend pur Annonce SI VOTRE ENFANT SE DROGUAIT.Que feriez-vous ?Comment réagir ?Et surtout, comment l'aider ?De tous les livres parus sut le suvt.Si voire enfant se droguait est le seul qui puisse répondre à vos questions.C\u2019est le seul ouvrage, en effet, qui soit conçu spécifi quement pour les parents et par des parents, dont deux spécialistes en éducation sanitaire.Soyez aussi renseignés que vos adolescents.Apprenez à reconnaître les drogues, leurs effets désastreux, les symptômes et les indices de l\u2019usage.Si votre enfant se droguait, 230 pages avec illustrations et planches en couleurs.Les témoignages et expériences de icunes toxicomanes, de parents, d'éducateurs et de spécialistes, avec références aux milieux québécois.Chez votre libraire, votre pharmacien, votre dépositaire de journaux ou chez NOVALIS, 1, rue Stewart.Ottawa KIN 8V7.Seulement $1.50.\tDP M Antonio Chatette \"Ansooent procure âmes dentiers: propt fraîcheur et aspect naturel \u2019 faction mousseuse et efiervesr ente d'Ansodent debarrasse des taches, de l'odeur causée pat les bactéries.Votre dentier letiouveta son aspect natutel.tout en vous procutant une agréable sensation de fraîcheur.Ceux qui s'en servent le savent: Ansodent nettoie vraiment! 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Constipé?FEEN-A-MINT C'EST EFFICACE ta gomme laiainrc Feen a mint procure une agréable saveur taltaichissante de menthe en plus d élie un moyen efficace pour aider à rétablir la régulante.Mâche; Feen-a mint, une gomme laxative gui aide à soulager cette desagieable sensation de lourdeur gui accompagne si souvent lirregulamé.Garde; en tou|ours sous la main feen-a mini, c'est une gomme laxative efficace gue tout le monde peut prendre Acheteren aigouid'hoi même i tous comptoirs pharma-ceungues Pourquoi endurer l'urêgulaïue?Mâcher feen-a mini.îee^ perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231 rue Saint-Jacques, Montréal Président Jacques G.Francoeur Vice-président Aurèle Gratton Secrétaire Guy Gilbert Trésorier Jean-Guy Faucher Directeur de la rédaction Pierre Gascon Président fondateur A - F Mercier LEVRES GERCEES n'attirent pas les baisers ÉLIMINEZ.RAPIDEMENT LES IRRITATIONS BUCCALES.L« Inflammation* cutané** dan* la booeb* \u2014 du** au rhum* et i la flévr*.«te.\u2014 «ou* Iont-*Un* perd'?do» battras* TANAC voua «oulae* ln«Untan*m«n!.Iiut en *11 minant peoorevslramernt le» plate* dl»B'*oeuMT Ardu A emiyer ta douleur, hH* la cicatrisation ni prévient fin-fcctlon.S'applique à l'intérieur de la bouche et sur la langu*.E»*ay*r TANAC aulourd'bul .Vous puaitiei mieux et vous vous tanilrer mieux damaln.TANAC LIQUIDE CONCENTRE CONTRE LES IRRI TATIONS BUC CALES Dans la Préparation H une substance cicatrisante pour les hémorroïdes Une substance cicatrisante exclusive provoque la rétraction des hémorroïdes et la cicatrisation des tissus.Un grand institut de recherche vient de mettre au point une substance cicatrisante sans pareille pour la rétraction des hentor-rofdes, le soulagement de la démangeaison et la cicatrisation des tissus.Cette substance ne Fait pas qu'apaiser les douleurs locales; dans nombre de cas, on a pu observer une rétraction notoire des hémorroïdes.Mieux encore, l'effet cicatrisant du médicament s\u2019est prolongé durant plusieurs mois.Celte substance aux circts si bienfaisants se nomme lu Bio-Dyne; elle aide rapidemert à la cicatrisation des cellules .:t stimule la croissance des tissus nouveaux.La nouvelle Bio-Dyne est offerte soit en onguent, soit en suppositoires sous le nom de Préparation U.Elle est en vente dans toutes les bonnes pharmacies et s\u2019accompagne de la mention : satisfaction ou remboursement.12 - !'J Iruirr KaaBSP \"U** i\t* .«c \"ij.vS.-t i-V1 *¦ fi ¦» > P üS*iS ^ >' 'y>' ¦ .V.-Ï sMStSSSi -¦ 3s -pr .'\t.\u2022 \u2022O'-\" ¦ ¦\t¦ *3 qu'après avoir travaillé pour THydro-Québec, il avait maintenant droit à l'assurance-chômage.Le lundi suivant, 240 Cris se présentaient en même temps pour réclamer ces prestations dont ils ignoraient l\u2019existence.\" Le chef Rolfert admet volontiers que les siens ne manquent pas d'argent.\"Mais, ajoute-t-il, beaucoup d'entre nous ne savent pas quoi faire avec leurs dollars.Certains ont acheté trois motoneiges et.quand le gérant du comptoir de la Compagnie de la Baie d'Hudson reçoit un arrivage de friait dises, c'est par milliers que les sacs de bonbons se vendent en une seule soirée.Dans ces conditions, il est tentant pour la compagnie qui détient ici le monopole du commerce de majorer ses prix de façon excessive.Aussi, j'ai vendu de l'essence un certain temps, simplement pour que le comptoir de la Baie d\u2019Hudson soit obligé, pour me faire concurrence, de vendre moins cher son carburant.Une fois mon objectif atteint, j'ai fermé boutique.le compte, dans la même intention, ouvrir une épicerie d'ici peu.\" Comme le démontrent les propos du chef Robert, les Cris ne s'intéressent pas au commerce pour lui-même.Ils adoptent une attitude aussi détachée vis-à-vis du travail : ceux d'entre eux employés comme menuisiers ou comme manoeuvres pour décharger les avions n'hésiteront pas à laisser en plan leur tâche, si urgente soit-elle, pour se lancer à la poursuite d'outardes qu'ils viennent de voir traverser le ciel.C'est ce qui rend sceptique le père Goudreau, missionnaire catholique de Fort George, face aux ambitions indiennes de remplacer les Blancs à tous les postes de commande.\"Notre bureau de poste, dit le père Goudreau, accuse un déficit de 16 875 dollars, simplement parce que les Indiens à son service jugent inutiles de faire payer les colis à régler sur livraison.Alors quand le chef Robert songe à créer une banque crie, je me demande si les caissiers ne donneront pas tout l'argent de leur tiroir à ceux qui en auraient besoin.En fait, le monde des affaires repose sur des valeurs culturelles étrangères aux Indiens.Ceux-ci for- Latin des ehasseurs &mX mm 'irvii A maison minable, belle motoneige, c'est ce que préfèrent (ci-contre) les Cris de Fort George plutôt que les maisons de style banlieusard (en dessous) à $25 000 mais sans conduite d'eau; l'école en langue française, ci-dessous, est fréquentée par seulement 20 p.c.des enfants cris.ment une grande famille, la-mais leurs relations les uns avec les autres ne sont régies par des questions financières.Il en résulte que jamais aucun vol n\u2019est perpétré, que l\u2019autorité du chef n\u2019a pas besoin pour s'imposer d'un corps policier.En revanche, plus notre civilisation s'implante, moins les Cris maîtrisent leur environnement.Leurs efforts pour assimiler la technique se heurtent à leur notion traditionnelle de liberté: très peu d'indiens réussissent à terminer leurs études, à accepter une discipline pédagogique qui leur pèse comme une dictature.La société des Cris est déchirée par les contradictions\".Selon M.lean-Claude )ay-Rayon, agent du Québec aux Affaires indiennes, l'implantation de notre civilisation aurait dû se faire graduellement, sur une période de 20 ans, et en tâchant d'intégrer la culture indienne à la technologie, au lieu d'imposer brusquement et en bloc cette dernière.Les chocs entre notre mode de vie et celui des Indiens se multiplient, et parfois dans des domaines inattendus, comme en témoigne le Dr Paul-Aimé de Bellefeuille, directeur du centre médical de Fort George.\"Il était normal, dit le médecin.que des relations s'établissent entre certains des 150 Blancs qui habitent ici et des Indiennes.Ces dernières ont alors découvert que la jouissance sexuelle est également possible à la femme.Elles ont maintenant tendance a abandonner leur |>euple et à partir dans le sud.Inutile de dire que les Cris voient dans cette silua-Suite à la page suivante sliiim strass-* ,essoos ° Ca'Sse >C.Ses ¦i; AéQ MS ' ¦ mm ¦ ¦ . ! ; wwr^ Latin des chasseurs *i: ' 'f*» ¦ 3.J.I \u2019 t mm rrr-¦ , v S.*.%.' ¦\t, *4- r .\u2014 .xsissÇa ' : V ÆSSBSffi&i.mm '/m 04, oreries deSuzanne Gauthier Suzanne Gauthier justifie l'expression voulant que ce soit toujours les mêmes qui ne font rien et les mêmes qui font tout.Mère de quatre enfants de 6 à 13 ans, étudiante en lettres au cégep du Vieux-Montréal, peintre en tapisserie et potier, elle expérimente toutes les avenues et y réussit chaque fois.\"Lorsqu'on a de jeunes enfants, dit-elle, on a peu les moyens de s'évader.On devient alors souvent insupportable, on tourne en rond, on se satisfait mal d'être simplement là pour nettoyer et écouter le verbiage des enfants; on voudrait agir.C'est ainsi que j'ai tenté mes propres expériences: la poterie, la tapisserie, les études sont devenues des moyens d'enrichir ma vie de femme mais aussi de stimuler la curiosité de mes enfants.\" Pour Suzanne Gauthier, l\u2019artisanat doit être fonctionnel, utilitaire, éminemment pratique.Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi, d'être d'abord de l'art.C'est dans cet esprit que dans le sous-sol de sa maison.installée à son tour, elle tourne des formes ravissantes qui deviennent jardinière, bol à soupe, vase ou simplement ce plat à fondue ou cette lampe dont elle a besoin.Si la poterie lui est satisfaction, la tapisserie la comble de joie.Elle a commencé à faire des tapisser.es à partir des dessins d'élèves de l'Atelier Loui-se-Poliquin.C'était vivant, coloré, joli, elle reproduisait fidèlement formes et couleurs choisies par l'enfant et cela donnait un tableau, un coussin ou un tapis naïf, charmant.Il lui arrive d'en faire encore si on la supplie un peu, mais elle préfère tout de même laisser vagabonder son imagination, dessiner ses rêves au fur et à mesure, revenant sur son ouvrage, effaçant, amplifiant.A travers ces arts manuels, à travers ces études, c'est toujours une expérience de vie que Suzanne Gauthier poursuit, une rencontre avec elle-même, une façon de sublimer la vie quotidienne, un complément devenu essentiel à sa vie de femme au foyer.@ 20 -19 lévrier 1972 V'yA»] 'VM,W V?5S£?rjpj* '3V'' .' :V; ^ \" i *.Mm* *>v v u/with BORAX 3i$P$S aws?v w\u2019 V \u2022 '* v $u\\\\v 33\u2019\u2022 Woven GRANADA design Bath towel inside .Du neufdans Breeze Les superbes serviettes Granada C'est la beauté, la chaleur de l'Espagne dans votre salle de bain que Breeze vous offre avec les nouvelles serviettes Granada.Elles sont ravissantes: tissu éponge doux et épais; motif 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septembre dernier, Momo cause avec une voisine sous les yeux d'Odette.par Marie Séminario PARIS Maurice Chevalier a laissé en mourant une fortune qu'on peut juger énorme dans le cas d'un chanteur populaire, les baladins ayant plutôt une réputation de prodigalité.Certaines informations l'ont évaluée à $19 000 000, d'autres, plus modestement, à $5 000 000.Quoi qu'il en soit, plusieurs ont cherché, depuis longtemps déjà, à apprendre à qui irait le magot.Mais Momo, qui n'avait plus pour toute famille que deux neveux, René et Maurice, a gardé le secret jusqu'à la fin, sans savoir qu'il provoquerait une bataille de femmes autour de sa succession.Depuis huit ans, on croyait savoir qu'un enfant, Emmanuel de la Chapelle, surnommé Jojo et âgé maintenant de 18 ans, était l'héritier secret de Chevalier.Ni sa mère, le peintre Jany Michels, ni Maurice lui-même n'avaient démenti la rumeur.Une semaine après la mort de Momo, le 31 décembre dernier, son notaire, Me Robineau, a ouvert son testament.Il a révélé que c'est Odette Métier que Chevalier avait choisie pour légataire universelle.Elle a donc hérité de sa fortune, Suite à la page 24 euse nerinere _________________________; j .\t.\t\u2018\t\\ ¦ ¦ \u2022 de Maurice Chevalier mâffî .ï\\ gPf, - '''Vv.V* .Règles La femme attache de l\u2019importance à son cycle menstruel car pour elle, il signifie beaucoup.C\u2019est un commencement., .un changement.parfoisune douleur.C\u2019est aussi le symbole de la féminité.la naissance.le bonheur.La serviette Kotex est conçue pour répondre à tous les besoins durant les menstruations.Elle est sûre contre vos jours les plus difficiles.Elle est donc, naturellement, la meilleure pour la durée entière de vos règles.Les douces impressions de sa surface répartissent l\u2019humidité uniformément à l\u2019intérieur de la serviette, hors de votre contact.En outre, le fond de la serviette Kotex est garni de polyéthylène pour vous éviter tout risque de taches.Et, bien sûr, il existe différentes sortes de 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Ci-contre, Chevalier entrelany Michels etlojo (Emmanuel), photographiés au théâtre en 1965; ci-dessous, à g., /any et /ojo regardent de loin les obsèques du grand comédien, auxquelles on ne leur a pas permis de prendre part.de la Chapelle (qui a aujourd'hui 25 ans) était si mignonne qu'il pensa qu'une aussi belle enfant devait avoir une bien jolie maman .Selon d'autres bruits, Chevalier avait remarqué chez Drouant une toile de |any intitulée Maternité et avait exprimé le désir d'en connaître l'auteur.De toute façon, peu avant la mort de son mari, le comte de la Chapelle, Jany venait s'installer avec son mari et leurs enfants à Marnes-la-Coquette, dans la maison voisine de la Louque et qui appartenait elle aussi à Chevalier.Les deux propriétés se touchent par leurs jardins, et Jany a franchi le portillon entre ces jardins chaque jour pendant des années sans que personne, même parmi les intimes de Maurice, ne soupçonne cette idylle.C'est Jojo, né dans ce village des environs de Versailles, qui a fait découvrir la vérité.Après un récital de Momo au Théâtre des Champs-Elysées, il lui lança, dans sa loge, cet appel: \"Dépêche-toi, maman t'attend à la maison pour souper!\" On parla alors beaucoup de jojo, et certains journaux firent de lui un fils de Chevalier.Le chanteur n'a jamais dé- menti.Il est juste de dire, par ailleurs, qu'il n'a non plus jamais confirmé ce bruit.Jojo pouvait tout se permettre à la Louque, et Maurice l'appelait son \"démolisseur\".Le testament de Chevalier a mis fin à tout débat.La dernière femme qu'il a aimée est bien la mystérieuse dame blonde de l'enterrement, Odette Mélier.Il l'avait connue au Théâtre de l'Empire, dans la revue Pleins Feux où elle tenait le rôle de Valentine, l'héroïne de la chanson la plus célèbre de Momo.Jany pourra toujours essayer de se consoler de sa perte en se consacrant à sa peinture.Ayant été modèle pour Matisse il y a trente ans, elle est passée de l'autre côté du chevalet en devenant son élève.Elle se passionne présentement pour la peinture animalière et fréquente le champ de courses de Maison-Lafitte pour y voir les pur-sang à l'entraînement.Quant à Odette, même légataire quasi universelle de Chevalier, elle ne touchera pas une aussi grande fortune qu'on croit.N'étant pas descendante directe du disparu, elle devra en laisser 60 p.c.à l'Etat.® exclusion faite de legs à ses neveux, à son secrétaire Félix Paquet, à l'administrateur de ses affaires François Vais et aux oeuvres charitables dont il s'est toujours occupé.La \"bataille des héritières\" avait toutefois débuté dès le jour des obsèques de Chevalier.A la surprise de tous ceux qui les connaissaient, Jojo et sa mère n'assistèrent pas à la cérémonie dans la petite église de Marnes-la-Coquette, Félix Paquet leur ayant refusé la permission de suivre le cortège funèbre.La jeune femme a dû se contenter de regarder s'éloigner le corbillard qui emmenait Maurice dans son dernier voyage, et c'est anonymement mêlée à la foule qu'elle est allée, avec Jojo, se recueillir sur sa tombe.Seuls avaient été admis à suivre le cortège et à pénétrer dans l'église René et Maurice avec leurs familles, les époux Paquet, les époux Vais et une mystérieuse dame blonde, vêtue de noir comme Jany.Cette jeune femme, qui retenait avec peine ses larmes, était Odette Mélier.Plusieurs fois déjà, ces derniers temps, on l'avait vue, au théâtre ou au cinéma, assise aux côtés de Chevalier.\"C'est son infirmière\", disaient les amis de ce cer-nier.Au vrai, leur amitié remontait à plus de vingt ans, mais l'activité artistique de Maurice, ses nombreuses tournées à l'étranger, les avaient séparés.Il n'aurait peut-être même jamais retrouvé celle qui devait adoucir la fin de sa vie si le hasard ne les avait réunis, il y a deux ans, dans une librairie où Chevalier dédicaçait ses livres.Il l'avait invitée à sa villa, la Louque, avec sa fille Pascale âgée de 8 ans.La jeune veuve lui avait rendu plusieurs fois visite, et Maurice jouait avec Pascale comme un grand-papa gâteau.Il y a un peu plus d'un an, Odette est venue s'installer définitivement chez lui et ne l'a plus quitté.Malgré ces tendres liens, Chevalier lui-même n'a jamais démenti les rumeurs qui couraient au sujet de Jany Michels.Il l'avait connue en 1950 à Cannes où Jany exposait de ses tableaux à la galerie Drouant.Certains racontars veulent qu'un jour une bambine soit venue piétiner les plates-bandes chez Maurice.Comme il n'était pas méchant, il ne se fâcha pas.Et puis Marie-Noëlle Un succès extraordinaire.Le livre que vous attendiez.Près de U 500 des recettes de Margo Oliver les plus appréciées.Table alphabétique avec références.Chaque recette a été élaborée par Margo Oliver dans les cuisines de Perspectives.Epargnez $1.00 $495 Plus un léger supplément pour frais d'expédition bonne cuisine de j»™» IMVfIN M II perspectives; sur le prix de détail de $5.35 en remplissant ce bulletin.K jwn d'iiiMi uns okligatiaa di mtn pari RmwIUmi tt pustar tatta formula oajoard'bsi mima.jjVo» racavrai la faetwa plus Uni.IPAH )MARGO OLIVER S, I- =1 00.S S3 Sëj \u201c ¦».CL (O - ROUGE IMPORTE D'ITALIE \u2014 BLANC IMPORTÉ DE FRANCE 79 février 1972 - 25 24 - 79 février 1972 Pendant mon séjour à la lamaïque, je déjeunais chaque matin de muffins chauds et des superbes fruits que m'apportait le souriant Luc.LiâS n*.%.*-.Souhaiteriez-vous partir en voyage et vous envoler vers quelque île ensoleillée?l'ai pris, récemment, des var ances à la lamaïque et je ne résiste pas au plaisir de vous le taire savoir.)'ai tout aimé, là-bas: les gens, le climat, les plages, les fleurs, les oiseaux, les arbres, les fruits, le rhum, le soleil et que sais-je encore! |e suis allée là-bas bien décidée à ne faire rien d'autre que paresser, l'étais descendue à un hôtel des plus agréables, le Plantation Inn, à Ocho Rios.Le moment du petit déjeuner, que je prenais sur mon balcon, après le bain de mer matinal, était l'un des plus agréables moments de la tournée.Mon menu ne variait guère: des muffins chauds et des fruits: papayes, ananas, melons, pamplemousses, mandarines, et ces petites bananes très sucrées qui diffèrent tellement de celles que nous consommons ici.Mes autres repas, toutefois, étaient faits de plats plus élaborés.La table était excellente et, comme je n'arrive jamais à oublier complètement cette chronique que |e rédige pour vous depuis tant d'années, j'ai demandé au c hef Oswald Russell et au pâtissier Gwen Lowers (Mlle Gwen pour les familiers) les recettes des plats que je préférais.Les voici, je les ai éprouvées avec soin, y apportant les légères modifications nécessaires, l'espère qu'elles mettront du soleil sur vos tables.PUNCH PLANTATION (pour une personne) 2 onces de rhum de la lamaïque 2 onces de jus de limette frais I once de sirop de sucre (voir note) I jet d'amer angostura Clace concassée Cerise, quartier d'ananas, tranche d'orange 26 ~ J9 lévrier 7972 Mêler, dans un verre de 12 onces, le rhum, le jus de limette, le sirop et l'amer angostura.Remplir le verre de glace concassée et brasser.Couronner d'une cerise, d'un quartier d'ananas et d'une tranche d'orange et servir avec une paille.Note: pour préparer le sirop, chauffer I tasse de sucre avec lV4 tasse d'eau, jusqu'à ce que le mélange commence à bouillir.Retirer du feu et laisser refroidir.CROUSTILLES DE NOIX DE COCO Tailler, à l'ajde d'un couteau à légumes dit économique, de longues tranches minces de noix de coco fraîche.Les dis-|H)ser, en une seule couche, dans une plaque et les faire rôtir au four, à 350°, [tendant environ 10 minutes ou jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes et légèrement brunies sur les Itords.Saler délicatement et servir avec des boissons.CROUSTiLLES DE BANANES Tailler, à l'aide d'un couteau à legumes dit économique, de longues tranches minces de bananes vertes.Immerger celles-ci dans une friture très chaude, quelques-unes à la fois, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.Egoutter sur du papier absorbant et saler légèrement.Servir avec des boissons.Note: pour arriver à faire les tranches suffisamment minces, utiliser des bananes très vertes.SOUPE A LA CITROUILLE 6 pintes d'eau 1 livres de citrouille fraîche, en morceaux, pelée et épépinée I\tlivre de jarret de boeuf 1\toignon moyen, haché 2\tbrindilles de thym frais ou \u2019/< de cuil.à thé de feuilles de thym séchées 2\ttiges de ciboulette ou 2 échalotes 2 cuil.à thé de sel I cuil.à thé de poivre noir Chauffer l'eau jusqu'à ébullition.Ajouter citrouille, boeuf, oignon, thym, ciboulette ou échalote, sel et poivre.Chauffer de nouveau jusqu'à ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter environ 2 heures ou jusqu'à ce que la citrouille soit entièrement défaite et que la viande se détache des os.Egoutter, en jetant la viande et les os.(De 6 à ti portions) Note: le chef qui m'a donné cette recette m'a suggéré d'épaissir la soupe avec de la farine, mais je l'ai trouvée, après cuisson, suffisamment épaisse.Cette soupe doit être très épicée.Les jamaïquains, eux, l'assaisonnent de poivre rouge plutôt que de poivre noir, comme je l'ai indi ,ué ici.Réduire la quantité de ce dernier à Vt cuil.à thé si vous le désirez.Et remplacez au besoin la citrouille fraîche par I boîte de 2fi onces de citrouille de conserve.je l'ai fait avec des résultats excellents.PLAT DE POISSON A LA IAMAÏQUAINE I Vi livre de filets de poisson blanc (voir note) Sel et poivre 1\tcuil.à thé de jus de limette 2\ttasses d'oignons hachés La moitié d\u2019un piment rouge fort, haché 3\ttomates moyennes, hachées 2 échalotes, hachées 1 brindille de thym frais ou % de cuil.à thé de feuilles de thym séchées Vi tasse de sauce tomate de conserve t cuil.à table d\u2019huile Beurre Chauffer le four à 350°.Beurrer un plat à cuire juste assez grand pour qu'on puisse y disposer les filets, en une seule couche.Mettre les filets dans le plat, les saler et les poivrer légèrement et les arroser du jus de limette.Parsemer des oignons, du piment rouge, des tomates, de l'échalote et du thym.Mêler la sauce tomate et l'huile et verser sur le poisson.Parsemer de noisettes de beurre.Couvrir le plat de papier d'aluminium et cuire au four environ 30 minutes ou jusqu'à ce que le poisson se défasse à la fourchette.Servir immédiatement.(4 portions) Note: C'est le chef Oswald Russell qui m'a donné cette recette.Il utilise, pour ce plat, l'épinéphèle, un poisson que nous ne pouvons malheureusement pas trouver au Canada, j\u2019ai donc éprouvé la recette avec de la sole et de l'aiglefin et j'ai obtenu d'excellents résultats.Les tiges de ciboulette sont préférables mais peuvent être remplacées par des échalotes.Et enlevez bien, du piment rouge, les graines, qui ont un goût très fort.TARTE A LA CRÈME ET AU RHUM I enveloppe ( I cuil.à table) de gélatine en poudre Vj tasse d'eau froide 6 jaunes d'oeufs I tasse de sucre Vi tasse d'eau froide Vi de tasse de rhum de la Jamaïque 3\ttasse s de crème double (35 p.c.) Vi tasse de noix finement hachées Croûte sucrée (notre recette) Ajouter la gélatine à Vi tasse d'eau froide et laisser reposer 5 minutes.Battre ensemble les jaunes d'oeufs, le sucre et 'h tasse d'eau dans la casserole supérieure d'un bain-marie.Cuire la cuillère.Battre la crème bien ferme et l'incorporer à la gelée.Verser dans la croûte, parsemer des noix et réfrigérer jusqu'à ce que ce soit ferme.(De 8 à 10 portions) Croûte sucrée Vi tasse de beurre I Vi lasse de farine à tout usage, tamisée I Vi cuil.à thé de sucre Approximativement 2 cuil.à table d'eau glacée Chauffer le four à 350°.Avoir sous la main une assiette à tarte de 10 ou 11 pouces de diamètre.Mêler beurre et farine, d\u2019abord à la fourchette, ensuite du bout des doigts; le mélange doit être un peu grumeleux.Ajouter le sucre et juste assez d'eau pour que la pâte se tienne quand on la presse avec les doigts.L\u2019abaisser, sur une planche légèrement enfarinée, et en faire une abaisse ronde suffisamment grande pour habiller l'assiette et dépasser, tout autour, de 'h à % de pouce.Disposer dans l'assiette (on m'a recommandé là-bas une assiette de 11 pouces de diamètre mais j'en ai utilisé une de 10 pouces, que nous trouvons plus facilement ici), replier la pâte par en dessous, tout autour, et former un bord haut et dentelé.Piquer le fond de la croûte, ici et là.avec une fourchette.Cuire au four de 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce que ce soit joliment bruni.Laisser refroidir.CRÈME CHANTILLY A LA NOIX DE COCO I Vi cuil.à table ( l'h enveloppe) de gélatine en poudre 'h tasse d'eau froide I demiard de crème double au bain-marie frissonnant, en brassant constamment, jusqu'à ce que le mélange adhère à une cuillère de métal.Retirer du feu et passer.Ajouter le rhum et refroidir le mélange, en plaçant la casserole qui le contient dans un plat d'eau glacée, jusqu'à ce qu'il forme des pics quand on le remue à II ta a p.c .ï KJ La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver I Vi tasse de sucre 'h cuil.à thé de sel I fasse de noix de coco fraîche finement râpée (voir note) I cuil.à thé de vanille ,1 cuil.à thé d'essence ' d\u2019amande I chopine de crème double (35 p.c.) Faire tremper la gélatine dans l'eau froide pendant 5 minutes.Mêler 1 demiard de crème, le sucre et le sel dans une casserole; chauffer jusqu'à ébullition.Retirer du feu et ajouter la gélatine détrempée en brassant |X>ur la bien dissoudre.Ajouter la noix de coco, la vanille et l'essence d'amande.Refroidir en plaçant la casserole dans un plat d'eau glacée jusqu'à ce que le mélange se tienne et garde un peu sa forme quand on le remue à la cuillère.Fouetter bien ferme une chopine de crème et l'incorporer à la gelée.Verser dans un moule de l'h pinte ou dans des plats individuels et réfrigérer jusqu'à ce que ce soit ferme.(10 portions) Note: Il est important d'utiliser pour ce dessert, de la noix de coco fraîche.Pour débarrasser celle-ci de sa coque ligneuse, percer profondément, avec un pic à glace ou un autre instrument pointu, ce que nous appellerons ses 3 yeux, petites dénivellations situées à son bout le plus large, et vider la noix du lait qu\u2019elle contient.Mettre la noix au four, préalablement chauffé à 350°; la cuire environ 30 minutes ou jusqu'à ce que sa coque craque.Laisser refroidir.Casser la noix, en lui donnant un bon coup de marteau.Couper la chair en morceau et débarrasser chacun de sa peau brune.Ce dessert est très riche et vraiment exquis.Le chef suggère de le servir avec une sauce, au caramel par exemple; mais je pense que vous préférerez, comme moi, mange - ce dessert tel quel pour ne rien perdre de sa saveur.# 10 février 1972- 2f OMtnuz mm nwpjjftQM* collection 6* 100 tlmfcm différais du mead* ««tier: novnni p»ys.timbm c®mm*«or«tity timbrel rarrv Séries da la vint» royale 1 rarchipel Cook.Vtft nam.maruje da princu de Mouco.beaucoup ifaulies (tout les Intbres commémoratifs do prtsideol Roosevelt, de SIjAm el de Oturtlnll.timbres de b Tanzanie.etc.Bf les Iau rev sciaes ewtrqoev chef nf ®v»ra da la peinture.Ausv.sénés en comicnatioo.Vous acheter cens que vous déniez et retourner le reste.Vous pouvci annuler ce service en tout temps.Envoyez 10c.CARCELON STAMP CO.2PSX.Calan.Marne 04619 LES ENFANTS QUI ONT UN MAL DE GORGE AIMENT ASPERGUM.C'est une gomme médicamenteuse.efficace et agréable au goût, qui contient un ingrédient éprouvé: l'AAS.Acheté; Aspergum auioufd'hui même, à saveur d\u2019orange ou de cerise.Le soulagement went en mâchant Aspergum.partout, en tout temps.Ça soulage les main de gorge mineurs .vite.iLr?mi'JI h Les reins paresseux peuvent causer des nuits blanches Si vous Ha en proie à l'insomnie, et que tou» voua tourniez et retourniez toute 1* nuit, aana savoir vraiment pourquoi \u2014 voici quelque ehoae qui voua aidera peut-être 1 Cette agitation est peut-être due à
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