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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1976-03-09, Collections de BAnQ.

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[" i LES FLICS » \u2022 ¦ 0 Un policier de la sûreté municipale de Québec a abattu un hibou de la classe \"grand duc\u201d.4-3-7* \u2019\u2022 MOMSIEUR AllttAWD, LES CHASSEURS 5010T La police enquête sur la mort du grand duc par Marcel COLLARD L'abattage d'u;j hibou grand duc, par un puîitier, dans la cour du Séminaire de Québec, jeudi dernier, soulève de nombreuses protestations, mais ce geste fera aussi l'objet d'une enquête plus approfondie par le police de Québec et du Service de la faune.D'une espèce protégée, le hibou est un oiseau de proie qui, de (Suite à la page A6, Ire col.) ontre les le St-Laurent en hiver Hommes luttent courageusement glaces du Saint-Laurent avec des désuets.Claude Tessier racon-ce que cachent les embâcles.Les détails, page A-12 LAVIGUEUR ASSURANCE INC.courtiers d'assurances générales 376, rue du Roi, Québec.Tél.:'522-7031 ÜMMN LE SOLEIL ON LES A LES PRIX 56 PAGES 4 CAHIERS ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ms QUEBEC, MARDI 9 MARS 1976 80e ANNEE, No 62 PRIX 25< iweufueimiwi Au stade olympique Chute mortelle pour 4 ouvriers Des poudres pour la peau provoqueraient le cancer NEW YORK (d'après AP) \u2014 Des recherches faites sur 19 marques de poudre pour la peau utilisée chez les adultes et les bébés ont révélé que dix d'entre elles étaient contaminées par des fibres d\u2019amiante susceptibles de provoquer une forme rare de cancer du poumon et de l'abdomen.Le Dr Arthur Rohl, qui dirige les recherches, a précisé qu\u2019il n'y a jamais eu d'enquête sur les dangers de l'amiante dans de telles poudres.Les chercheurs ont estimé que cette contamination a été localisée dans le talc (silicate naturel de magnésium) utilisé dans de telles poudres.Les fibres d'amiante peuvent causer la mésothelionie, une forme particulièrement nocive de cancer qui provoque une lésion pulmonaire et des difficultés gastrointestinales.Les dix poudres nocives contiennent de deux à 20 pour cent de fibres d'amiante.Les producteurs de ces poudres ont réagi aux recherches du Docteur Rohl en disant que leur produit était \"sûr\", au terme de leur propre enquête.(Suite à la page A6.2e col.) les jeux du québec Québec tire de la patte A b suite du premier bloc compétitif des Jeux de Jonquiére, b région de Québec accuse un sérieux retord et se contente du troisième rang, les dirigeants croient qu'ils remonteront b pente dons les autres blocs, page B-2 La réforme électorale La Commission permanente de b réforme des districts électoraux o écarté les recommandations partisanes visant à rendre b circonscription de louis-Hébert plus \"sûre\" pour le député libéral Gaston Desjardins.page A-10 ce soif ARTS: Grand Théâtre \u2014 Concert de l'Orchestre symphonique de Québec \u2014 20630 TELE: Radio-Canada, Le 60 \u2014 De Québec, M.Robert Bourossa \u2014 2lh3û.La région de Québec choyée en médecins C'est dans b région urbaine de Québec que le rapport omnipraticien\u2014habitant est le plus bas ou Québec.On y compte un omnipraticien pour 1,356 habitants, alors que sur la Côte-Nord, te rapport est de I médecin pour 4,399 personnes.page A-2 sommaire\t A Quebec aujourd'hui\tD-8 Annonces cbssées\tD-IOàD-18 Arts et lettres\tD-8 et D-9 Bandes dessinées\tD-18 Bridge\tD-16 Carrières et professions\tD-6 Consommation\tA-14 Dans nos régions\tA-15 Décès\tD-19 Economie-finance\tD-2 6D-5 Feuilleton\tD-15 Horoscope\tD-17 Monsieur québec\tA-3 Mot mystère\tD-12 Mots croisés\tD-12 Patron\tD-13 Sport\tB-l oB-4 Télévision\tD-19 météo\t Nébubsité croissante cet après-midi.\t Neige cette nuit.Demain: poudrerie\t et nuageux.Maximum aujourd'hui et\t demain: -8 à \u201410.Minimum cette\t nuit: -16.\t Détails à la paga A-2 par Claude VAILLANCOURT Quatre ouvriers de la construction ont perdu ia vie et dix autres ont été blessés, hier soir, sur les chantiers du stade olympique.Les travailleurs ont fait une chute de près de 200 pieds lorsque les câbles qui soutenaient une section de béton en cours d\u2019installation se sont rompus.Cette section de béton était située près de la tour destinée à supporter le toit rétractable du stade, un porte-parole de la police précisant que les quatre ouvriers tués étaient occupés à river la section de béton à la colonne principale, lorsque les câbles ont cédé.La police a identifié les victimes, des travailleurs à l'emploi de la Dominion Bridge Co.Ltd., comme étant Xavier Harvey, 43 ans, de Chicoutimi, Paul-Emile Leveu, 41 ans, de Montréal, Benoit Breton, 27 ans, de Lévis et Bertrand Fortin, 23 ans, de Montréal.Bien que l'ingénieur du chantier olympique, M.Lionel Reeves, soutient que \"l\u2019accident ne risque pas de retarder sensiblement la poursuite des travaux, une nouvelle section pouvant être fabriquée en deux semaines\", les dirigeants des centrales syndicales laissent planer de noirs desseins sur ce sujet.\"Par respect pour les travailleurs qui sont morts, a commenté au SOLEIL le secrétaire général de la PTQ.M.Fernand Daoust, les travailleurs doivent quitter le chantier.Ceux-ci ont cependant repris le travail ce matin, selon les informations obtenues de la Régie olympique.Les dirigeants des deux centrales examinaient ce matin les ripostes à offrir à yx-Cv- X \u2022 ; :>M>ÿ Mm Pii v -, \\ \u2022.?I jjj|fl| mm 9 m «gfl \t les quatre ouvriers de b construction décédés, hier, sur te chantier olympique, alors qu\u2019ils travaillaient à river une section de béton, d\u2019un poids de 55 tonnes, à une colonne, prenaient pbce à l\u2019intérieur de b poutre qu'on aperçoit maintenant au bas de b la ligne pointillée indique b trajectoire |e b chute.Fa- cette tragédie.M.Fernand Daoust de la FTQ n'écartait pas, hier soir, la possibilité d'un arrêt de travail de plusieurs jours.Il faudra savoir avant d'agir, a-t-il dit, s'il y a eu négligence de la part du constructeur.Le président du Conseil central de' Montréal (CSN).M.Michel Chartrand, n'écarte pas.lui aussi, la possibilité d un arrêt de travail.\"Dés le dernier accident, a lancé le syndicaliste visiblement en colère, les travailleurs auraient dû aller à la (Suite à la page A6, Ire col.) Constitution Clark juge inacceptable le projet de Trudeau (Selon PC) \u2014 Le projet de rapatriement de la constitution de façon unilatérale, lancé par le premier ministre Trudeau, à Québec vendredi dernier, a été jugé inacceptable, hier, par le chef du Parti conservateur, M.Joe Clarke, de même que par le président du Parti libéral du Québec, Me Claude Desrosiers, et le fondateur du Parti national populaire, M.Jérôme Choquette.M.Clarke a indiqué à la presse que même si Ottawa peut agir de la sorte légalement \"c'est une question de principe dans un pays fédéral d'obtenir l'assentiment des provinces en matière constitutionnelle\".Le chef conservateur s\u2019est cependant refusé à préciser l'attitude de son parti dans ce débat avant d\u2019avoir pris connaissance du texte de la résolution que le premier ministre Trudeau a dit vouloir présenter aux deux Chambres du parlement pour demander à Londres \"de renoncer à son droit de passer des lois pour le Canada\".Le premier ministre Trudeau, en donnant cette précision aux Communes.hier, a tenu à affirmer qu'une fois rapatriée, le gouvernement fédéral n'entend pas s'octroyer la prérogative d\u2019amender unilatéralement la constitution.U a ajouté en outre vouloir continuer les consultations avec les gouvernements provinciaux sur la question constitutionnelle.\"La prochaine étape sera de faire rapport aux provinces sur l'état des discussions telles que nous les voyons présentement\u201d, a dit M.Trudeau, indiquant qu'on s\u2019apprête à en venir à une conclusion quoiqu'il semble peu probable qu\u2019il y ait consentement unanime de la part des provinces.Au Québec De son côté, le président du PLQ.Me Claude Desrosiers, a déclaré hier à Montréal que le premier ministre Trudeau devra porter à un niveau plus élevé le débat sur le rapatriement de la constitution, sans quoi les Québécois refuseront de le suivre sur ce terrain de \"fond de cour\".Au cours d'une interview au Devoir, hier.Me Desrosiers s\u2019est montré profondément déçu et peiné des propos tenus vendredi par le premier ministre canadien.' Entre autres hypothèses, le prési-(Suite à la page A6.Ire col' V, ' * A 2 Québec.la Soleil, mardi 9 mort 1976 0\u201e.b\u2022-i t ({(vvcitiy m \u2022 750 s diemants.- En passant chez Birks, prenez iûMOAtfe ont l'éclat de IS, DE LA FABRIQUE PUCE QUEBEC PUCE STE-FOV 529-0231 653-4035 Si les mots vous manquent.tempe rotures TORONTO (PO \u2014 Températures minimales et maximales enregistrées dans les principales villes de l\u2019Amérique du Nord durant les dernières 24 heures.Victoria\tMin.Max.U\t6\t Edmonton\t-2\t4 Calgary\t\u20221\t6 Saskatoon\t-8\t-2 Regina\t-8\t0 Winnipeg\t-17\t¦8 Toronto\t-7\t-1 Ottawa\t-15\t\u20228 Montréal\t-13\t\u2014 Québec\t\u202210\t-8 Fredericton\t-11\t\u20223 St-Jean, N.-B.\t¦9\t-3 Moncton\t-11\t-3 Halifax\t\u20226\t\u20221 Charlottetown\t-9\t-3 Chicago\t-4\t5 Detroit\t-6\t2 Boston\t\u2022I\t3 New York\t1\t5 Washington\t4\t11 Tampa\t17\t28 Miami\t20\t28 Los Angeles\t10\t16 San Francisco\t9\t13 soleil MERCREDI Lever Coucher Durée\t\t 6.08\t17.43\t11.35\t marée MERCREDI Haute 00h25 Basse 7h05 Haute 12h45 Basse 20h25 lo météo Ennuogement aujourd\u2019hui suivi de neige en (in de journée.Ensoleillé dans l\u2019Est mais devenant nuageux en fin de journée.Dégagement progressif demain.prévisions MONTREAL (PC) \u2014 Voici les prévisions météorologiques pour ce mardi 9 mars 1976: Le temps devait se couvrir cet après-midi dans le sud du Québec.On prévoyait également de la neige en fin de journée, surtout dans les régions du sud.Une dizaine de centimètres de neige tomberont sur les Cantons de l'Est au cours de la soirée et de la nuit Les régions avoisinantes en recevront un peu moins.Les vents seront assez forts pour causer de la poudrerie.Demain, la neige cessera en matinée, sauf en Gaspésie.Le ciel se dégagera sur les régions du nord-ouest.Les températures resteront inférieures à la normale.Régions de l'Abitibi, du Pontiac-Témiscamingue et de la Haute-Mauricie.fiNébulosité croissante cet après-midi; possibilité de quelques chutes de neige.Légère neige passagère cette nuit Mercredi: dégagement Maximum aujourd'hui: \u201412 à \u201415.Minimum cette nuit: \u201422.Maximum mercredi: \u201412.Région de Chibougamau.Aujourd\u2019hui et mercredi: fâPériodes nuageuses; possibilité de quelques chutes de neige.Maximum aujourd'hui et mercredi: \u201415 à \u201418.Minimum cette nuit: \u201430.Régions de Québec, de Trois-Rivières et des Laurenti-des.fiNébulosité croissante cet après-midi.Neige cette nuit.Mercredi: poudrerie par endroit; nuageux dans l'après-midi.Maximum aujourd\u2019hui et mercredi: \u20148 à \u201418.Minimum cette nuit: \u201415.Trois fois plus que sur la Côte nord La région de Québec est la mieux pourvue en médecins omnipraticiens par Ghislaine RHEAULT Il est trois fois plus facile à un citoyen de la région de Québec d\u2019avoir accès aux services d'un médecin omnipraticien qu'à un citoyen de la Côte nord.On trouve en effet un médecin omnipraticien pour 1.356 habitants dans la région de Québec (comtés de Québec, Charlevoix, Montmorency et Portneuf) alors que cette proportion s'élargit à un médecin pour 4,399 habitants sur la Côte nord.Ces données sont tirées d'une récente enquête réalisée par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et publiées dans la dernière livraison de la Revue Le Médecin du Québec.Le relevé de la Fédération ne tient toutefois pas compte des disparités qui existent à l\u2019intérieur des grandes régions comme le Bas-Saint-Laurent par exemple.Cette région se situe en effet au 6e rang de l'ensemble des 16 régions évaluées par la Fédération.Toutefois, ce rang avantageux tient surtout à la concentration des médecins dans la ville de Rimouski.Les données recueillies récemment par le CRSSS du Bas du Fleuve dénombrent 22 médecins à Rimouski, alors que l'étude de la Fédération des omnipraticiens en dénombre 52 pour les comtés de Kamou-raska, Témiscouata, Rivière-du-Loup, Rimouski, Matapé-dia et Matane.C'est donc dire que cinq de ces six comtés se partagent trente médecins omnipraticiens.Quant à la uaspésie, elle demeure encore le bout du monde.Cette région est moins dépourvue que la Côte-Nord mais elle ne se situe pas mieux qu'au 14e rang (sur 16) au Québec.Le rapport omnipraticien-population est de un pour 2,607 habitants.Le travail d'équipe Ce relevé a été réalisé auprès des 3,396 omniprati- ciens qui font partie des 16 associations régionales du Québec dans le cadre de l'opération \"accessibilité des soins généraux\".Cette opération est menée actuellement par la Fédération parallèlement à ses négociations avec l'Etat pour la révision des honoraires et des conditions de pratique de la médecine.L'étude établit en outre qu\u2019environ 50% des omnipraticiens du territoire travaillent actuellement en équipe.On dénombre 438 cabinets de groupe dont 140 sont localisés à Montréal.2,034 médecins ont répondu au questionnaire de la fédération.Leurs réponses permettent d'évaluer à 33 en moyenne le nombre d\u2019heures qu'ils passent par semaine à leur cabinet privé.Une autre étude réalisée celle-là par la firme Hébert LeHouillier et Associés avait évalué, à partir des données recueillies durant l\u2019été dernier, à 56 la moyenne d'heures de travail hebdomadaire des médecins omnipraticiens du Québec.Si on tient compte de ces deux relevés, on peut établir à 23 le nombre d'heures par semaine que les omnipraticiens passent dans les établissements.Elles révèlent que c'est dans la région urbaine de Québec que le rapport omni-praticien-habitant est le plus bas au Québec.Elles démontrent en outre noir sur blanc le déséquilibre qui existait en décembre dernier, dans l\u2019accessibilité des citoyens des zones rurales éloignées aux soins généraux par rapport à ceux des centres urbains.La seconde région la mieux pourvue est celle de Montréal où on dénombre un médecin omnipraticien par 1,598 habitants.A l'opposé, c\u2019est dans les Bois Francs (comtés de Nicolet, Mégantic, Arthabaska et Drummond) que les omnipraticiens se font plus rares: on y trouve un médecin pour 2,627 habitants.La moyenne pour l'ensemble du territoire telle qu'établie par la Fédération est un omnipraticien par 1,849 habitants.Seules le régions de Québec, Montréal, Côte sud de Québec, Richelieu et Estrie se situent au-dessus de cette moyenne.NOUVEAU Plus de prix, plus d\u2019argent, plus de chances que jamais de gagner un million Un diamant Birks parlera pour vous! Il y a maintenant 6 grands prix d'un million à Loterie Olympique Canada.6 numéros différents détermineront six billets gagnants d un million de dollars chacun: deux dans chacune des séries A, B et C.Plus de $29 millions en prix, au total seront disponibles pour quelque 106.000 gagnants et maintenant.42 grands prix 6 de $1 million.3 de $\u2019/, million, 3 de $200.000.12 de $100,000.6 de $50,000.12 de $25,000 Achetez vite vos billets seul et en groupe Demandez le FORMULAIRE DE GROUPE et formez un groupe demandez-le la où l'on vend des billets de Loterie Olympique Maintenant, plus que jamais, chaque billet vous offre plus de chances de gagner un million de dollars.Plus vous avez de billets, plus vous avez de chances de gagner.Loterie Olympique Canada Vous trouverez des billets dans les banques.Compagnies de Fiducie.Caisses populaires.Caisses d économie et chez les détaillants autorisés.UN GRAND PRIX ADDITIONNEL DE TJMÎTTk AJOUTE AUX AUTRES PRIX DU 8eTIRAGE DE LOTERIE OLYMPIQUE CANADA Québec, le Soleil, mordi 9 mors 1976 monsieur québec par yves bernier La \"téléposte\" fonctionne Nous avons enfin, comme les Français de France, notre système de \"pneumatiques\" mais pas avec des tuyaux souterrains.Et bien voici.Les postes canadiennes et les Télécommunications CN-CP ont inauguré, hier, le nouveau service de téléposte publique.Ainsi, très rapidement, vous pouvez envoyer une lettre à votre soeur qui demeure à Vancouver, en moins de 24 heures.Vous téléphonez au centre de télécommunications (au \"télégraphe\", comme on disait chez nous) le plus proche, vous dictez votre lettre qui est transmise par le réseau Télex CN-CP au téléposte le plus proche qui l'enverra ensuite au bureau de poste le plus près de chez votre soeur.Enfin, votre message est livré par le facteur sous forme de lettre.Le réseau canadien est même relié au système américain de \"Mailgrams\", ce qui va vous permettre d'écrire à vos cousins \u201ddé-zétats\".Pour 50 mots, c'est $2.40, partout au Canada.Pour 100 mots, il vous en coûte $3 jusqu'aux Etats-Unis.Voue province, Votre écusson \u2022 provincial.Monture en aluminium.Votre numéro confidentiel enregistré à votre nom seulement, l'année\t\u2022 d enregistrement Votre plaque porte-clé» Un gadget très utile Au cours des prochaines semaines, les automobilistes vont recevoir des Amputés de guerre, leur nouvelle plaques porte-clés pour l'année 1976.Cette année, la plaque ne porte plus votre numéro d\u2019immatriculation de votre auto, mais un numéro codé, secret, qui permet à l'organisation de vous renvoyer vos clés si vous les perdez et qu'elles sont retrouvées par quelqu'un qui les glisse dans une boite aux lettres.Ainsi, la nouvelle plaque empêche la personne qui trouve vos clés de voler votre véhicule dont le numéro des plaques minéralogiques était inscrit sur la plaque miniature des Amputés de guerre.En recevant votre plaque, n'oubliez pas d'envoyer votre contribution.Harrington honoré Le poste de radio CJRP inaugure cette semaine son \"Mérite Québécois\", une plaque commemorative et une reconnaissance qui sera attribuée à un Québécois de la région qui, durant le mois, se sera distingué de façon spéciale.Le récipiendaire de la première plaque est M.Denis Harrington, président du 22e Carnaval de Québec, \"pour sa dynamique influence et une préoccupation constante de la santé économique du plus grand Carnaval d'hiver au monde\", dit la citation.Soulignons que cette plaque sera remise à chaque mois.M.Harrington recevra sa plaque, jeudi soir, lors d'une réception à l'Auberge des Gouverneurs, Place Hauteville.Autoroute 73 Nord.Le maire de Québec, Gilles Lamontagne, appuie en principe, les objectifs du Groupe d'Etude de l'Autoroute 73 Nord, qui demande la construction d'une autoroute dans le prolongement nord du boulevard Laurentien, à l'est plutôt qu'à l'ouest de la voie actuelle.Il demande cependant réflexion et une étude approfondie de la question.Dans ce sens le Groupe tient une réunion, ce soir à 20h, à l'église de Notre-Dame des Laurentides.Plusieurs organismes intéressés ont été invités.Il y aura présentation des éléments du dossier lancement d'une pétition et le public aura droit de parole.Soirée littéraire La Faculté des Lettres, de Laval, et la Société Dante, présentent ce soir une soirée littéraire, \"Hommage à Eugenio Montale\", Prix Nobel de littérature, 1975.Ç'est le professeur Vittorio Politi et Giuseppe Turi, président de la société, qui présenteront le poète.Il y aura lecture, en italien et en français, de poèmes de Montale.A 20h, amphithéâtre L-A, Pavillon de Koninck.Position de la SSJB Le président de la Société Saint-Jean Baptiste de Québec, M.Louis-Philippe Tremblay, a déclaré en fin de semaine, que son groupe ferait connaître bientôt sa position vis-à-vis le dossier constitutionnel qui vient d'être ramené sur la scène politique canadienne.Nous attendons avec impatience cette prise de position, souhaitant qu'elle ne surviendra pas après que toute l'affaire aura été réglée.Démolition de quatre sculptures Par mesure de sécurité publique et pour éviter aux artistes d'étre trahis par la détérioration de l une de leurs oeuvres, le ministère des Affaires culturelles procède actuellement, par l\u2019entremise des Travaux publics, à la démolition de quatre des sept sculptures de bois situées derrière le Musée du Québec.Pour les trois sculptures qui reste, un programme de restauration est prévu pour le printemps.Ces sculptures ont été créées, vous vous souvenez, lors du Symposium de sculpture de Québec, en 1966.Cela fait 10 ans, à peu près l'âge de durée d'une sculpture en bois exposée à l'extérieur.C'est triste, mais nécessaire.y >.?' ¦m- U temps o eu raison des sculptures de bois.Le conseiller Pageau engage la bagarre contre le député Harvey par Benoit ROUTHIER Le conseiller Lawrence Pageau, du quartier Notre-Dame-des-Laurentides, à Charlesbourg, invite la population de son quartier à aller contredire, ce soir en assemblée, le député André Harvey qui prétend que la majorité silencieuse accepte d'emblée le projet de l'autoroute 73 du ministère des Transports.Très déçu à la suite d'une réunion qui se tenait jeudi dernier au ministère et à laquelle participaient une délégation officielle du conseil de ville de Charlesbourg, des hauts fonctionnaires dudit ministère et le député du comté, M.Pageau a décidé de livrer ses impressions à la presse.M.Pageau a accepté de participer publiquement à la remise en question du projet après avoir constaté que les arguments du \"Groupe d'étude de l'autoroute 73 nord\" méritaient d'être pris en considération.C'est suite aussi aux multiples démarches personnelles infructueuses auprès du ministère des Transports pour obtenir le \"projet des alternatives de passages\".Assemblée spéciale du conseil M.Pageau, qui était le maire de Notre-Dame-des-Laurentides avant la fusion du 1er janvier, dénonce par ailleurs l'attitude du grand Charlesbourg qui, même à la lumière de nombreux éléments nouveaux et fort importants amenés par des spécialistes, refuse de prendre cette question au sérieux.On préfère, dit-il, se reposer sur le seul argument qu\u2019une décision a déjà été rendue par Notre-Dame-des-Laurentides.Rappelons que l'an dernier le conseil de cette municipalité avait en effet entériné le tracé du ministère des Transports.Mais il n'avait pas l'éclairage apporté aujourd'hui et la possibilité d\u2019un autre tracé qui, selon le Groupe d\u2019étude, coûterait moins cher à réaliser, serait plus acceptable en ce qui touche l'environnement et déplacerait moins de gens que le projet du ministère des Transports.M.Pageau demande une séance spéciale publique du conseil de Charlesbourg où le Groupe d\u2019étude de l'autoroute 73 nord et le ministère des Transports viendront faire valoir leurs arguments respectifs \"afin qu'une décision éclairée soit prise sur cette très importante question d'intérêt général\".Des pressions Le conseiller Pageau, dans une lettre à la presse, parle ainsi au sujet de l'attitude des représentants du ministère à la réunion de jeudi dernier \"Les hauts fonctionnaires du ministère des Transports, dont cer- tains visiblement nerveux, ont déclaré à cette réunion avoir la ferme intention de poursuivre le projet exactement comme il a été amorcé.Cela m'apparaît en contradiction flagrante avec les récentes déclarations du ministre Mailloux, celui-ci s\u2019étant prononcé pour une révision détaillée du projet Y aurait-il là certaines pressions intérieures ou extérieures faisant contrepoids aux décisions du ministre?\" Enfin, l'ancien maire de Notre- Dame-des-Laurentides note que le député Harvey considère que les revendications présentes contre le projet du ministère des Transports ne sont l'objet que d'une minorité.M Pageau invite donc la population à contredire le député à l'occasion de l'assemblée d'information qui a lieu ce soir à 20 heures, au sous-sol de l'église de Notre-Dame-des-Laurentides, et non à la polyvalente comme antérieurement décidé.u m if T i'\\f* T> 'UXrl/u iv> PK0P0 OU ES PARTIE HUS DE QUEBEC AUTGKOUT B PROJETES PAR LS ïSXSmg PSS TRANSPORTS \u2022 \u2022 \u2022 DU LA: DELACE DEL AU ^\tVn a \u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 ur«.> Une autoroute particulièrement néfaste pour l'eau et ses usagers.Un tracé incompatible avec le milieu ' La présence d'une autoroute dans le \"secteur des marécages\", à Notre-Dame-des-Laurentides, est incompatible avec sa vocation du \"meilleur site pour la création d\u2019un centre écologique spécialement axé sur la faune\".C\u2019est ce qui se dégage nettement d\u2019un dossier qui a principalement trait aux dommages causés à l\u2019envi- ronnement par le passage de l'autoroute 73 à l\u2019endroit prévu par le ministère des Transports.Ce dossier a été remis à la presse par le Groupe d\u2019étude de l'autoroute 73 nord qui préconise de situer cette autoroute à l\u2019est de la voie actuelle, le boulevard Talbot, plutôt qu'à l'ouest, le choix du ministère.La CACUQ a posé des conditions En donnant un avis favorable au tracé ouest de l'autoroute 73 dans Notre-Dame-des-Laurentides, la Commission d\u2019aménagement de la Communauté urbaine de Québec (CACUQ) ajoutait de nombreuses conditions pour lesquelles aucune garantie n'a été fournie par le ministère des Transports.Le document fourni à la municipalité de Notre-Dame-des-Laurentides, le 7 juillet dernier, ne soulevait aucune objection au tracé proposé par le ministère des Transports, à condition que des études plus précises appor- tent une attention particulière à cinq aspects du projet.D'ailleurs, le tracé proposé a été étudié par la CACUQ en prenant pour acquis qu'il n'existait pas d\u2019alternative pour un autre corridor.Le document demandait de respecter le plus possible les deux forêts situées sur la montagne de Notre-Dame-des-Laurentides.Il fallait aussi prévoir, sous l'autoroute, un accès à cette montagne pour les piétons et les amateurs de plein air, puisqu\u2019elle deviendra dans les années futures un parc régional ou métropolitain.Dans un premier temps, le groupe dit en résumé que le ministère des Transports fait un \"gaspillage éhonté\" d'espaces à vocation récréative.On note, à l'intérieur d une distance de moins de 10 milles, que le projet d'autoroute affecterait la montagne de Notre-Dame-des-Laurentides et sa forêt exceptionnelle, la rivière Jaune, la rivière Verret, les rives du lac Saint-Charles, le secteur des marécages et la rivière Huron.Le secteur des marécages est situé à Test du lac Saint-Charles.La CACUQ y prévoit un grand parc de conservation de la faune sauvagine en eau douce.Toute une gamme d\u2019animaux à fourrure vit aussi dans ces marécages, site au potentiel récréatif par ail- leurs exceptionnel nécessitant peu d'aménagements.Une autoroute dans un tel site causerait de la pollution acoustique, détruirait une partie des marécages et rendrait inutilisable pour l'observation de la nature la partie est résiduelle incluant \"le très intéressant lac Sa-vard et ses abords\".L\u2019autoroute entraînerait la construction d\u2019une rue de service originant au Lac De-lage laquelle rue traverse le centre écologique prévu de tout son long.C'est surtout au niveau de la pollution de l'eau que la construction de l'autoroute à cet endroit aurait ses effets les plus néfastes.Le tracé longe le ruisseau et le lac Savard sur près d\u2019un mille, traverse et longe sur près de s T0S EST.Bout CH AS EST QUEBEC 5 TEL.: 5 I J - I J * 7 tiiosor ào gasC ioe7- *3 00 G s* \\c C\"1\toM\u201910 ai TOUS LES SOIRS: DES MENUS QUI PONT PERDRE LA CARTE! PETIT FILET MIGNON et ses accompagnements : \u2022oiipe smLhV a foimn dBwrrt bmiv ¦ t BOEUF BOURGUIGNON.$525 TRANCHES DE ROSBIF.$575 BON APPÉTIT, MESSIRE six milles la rivière Huron.Il y aurait augmentation de la \"turbidité\" ou de la quantité de matière en suspension dans l'eau qui amènerait l'élimination des sites reproducteurs de plusieurs espèces de poissons.Le lac Saint-Charles peut être sérieusement affecté par une augmentation de l\u2019activité biologique.L'utilisation d\u2019une autoroute apporterait des substances polluantes et toxiques dont le sel aux effets néfastes pour l'homme, pour la végétation et pour la faune.Le dossier mentionne encore qu'on retrouve dans la neige souillée des trop fortes concentrations de mercure, de plomb, d'huile et de bactéries qui peuvent causer l\u2019intoxication.IACRE boul Laurer 651 4055 boutjjte Anne 667 3232 m Fondé en I860 Obligations de 5 ans Minimum: 1500 Intérêts payés semi-annuel lement Intérêts payés onnueltement Québec: 1135, Chemin St-Louis (418) 681-0277 (M.J.Arsenault) (Mme L.Brulotte) Frdt sirés \u2022OMptéi \u2022wHWtcn Inscrits è I* Mfis B* I *uiirsnrs-4spéts ta lutiw Québec, la Soleil, mardi 9 mort 1976 / A 4 l\u2019éditorial % Comme on fait son lit on se couche.On ne saurait, bien sûr, toujours louer le comportement du premier ministre Trudeau dans ses interventions publiques.On a connu son non-conformisme vestimentaire des débuts, ses \"fuddle-duddle\", son \"mangez de la m.\" aux gars de Lapalme, ses petits gestes non équivoques à l'endroit de ses adversaires politiques des Communes et quoi encore.Comme écrivait Buffon, \"le style, c'est l'homme\", et, sur ce point, le chef de l'Etat canadien est loin d'échapper à la règle.Mais ses comportements souvent insolites, sa verdeur de langage, sa spontanéité souvent brutale, arrogante, voire même cynique, ne sauraient pour autant faire oublier la clarté de beaucoup de ses conceptions politiques que certains ne manquent pas, d'ailleurs, de qualifier de simplistes.Et maintenant que le hourva-ri créé par son académisme douteux de la fin de semaine s\u2019est quelque peu estompé; maintenant que chacun a pu apprécier à sa mesure personnelle le degré du \"mépris et même des injures à peine voilées\" proférés à l\u2019endroit de son homologue québécois; maintenant que l\u2019on a retourné toutes les coutures de son discours pour y chercher des poux, si l'on s\u2019occupait de savoir ce qu'il y avait à l'intérieur.On a vécu le \"Québec libre\" de l'Autre.Quand on connaît tant soit peu le \"bonhomme\" Trudeau, on ne peut s\u2019empêcher de penser s\u2019il n'a pas voulu, pensé, prémédité même, les \"effets\u201d qu'il a provoqués.On se demande s\u2019il n'a pas délibérément pesé d'un doigt somme toute exacerbé sur certaines meurtrissures de notre comportement socio-politique, touchant parfois au masochisme, et qui, loin de témoigner de notre bonne santé, en accuserait au contraire la morbidité.On n'en discute pas ici la légitimité: on en déplore les causes historiques.On se demande, en fait, si Trudeau ne désirerait servir en quelque sorte de \"fouet\" pour faire bouger l'attelage, même si cela ne peut être fait à n'importe lequel prix.Il y a un demi-siècle, on a commencé à s\u2019interroger sur l\u2019opportunité de rapatrier une constitution sur laquelle s'accotait pompeusement l\u2019Angleterre.En 1931, le traité de Westminster a conféré au Canada sa majorité politique, après avoir soustrait sa justice au couperet du Conseil Privé.Aujourd'hui, on en est encore à se demander pourquoi il ne serait pas logique qu'il y ait, selon M.Trudeau, quelqu'un qui prenne son courage à deux mains pour aller chercher la constitution là où elle est et la placer sur la bonne tablette.Et, lorsque le premier ministre du Canada envisage que nous rapatriions cette constitution unilatéralement, à défaut d'un consentement unanime des provinces, il tente de forcer M.Bourassa en particulier à se \"brancher\" sur une ligne ou sur une autre et cesser de jouer au sourd et muet sur ce problème particulier, au lieu de laisser tout le monde spéculer, ratiociner, gloser et médire sur l\u2019ensemble lui-même du problème de la constitution canadienne, de son rapatriement et de son amendement Que l'on appelle cela de la provocation, du chantage même, on ne sera pas plus avancé dans 25 ans si l\u2019on continue ainsi de jouer à la sempiternelle partie de cache-cache et du \"deux pas en avant, un pas en arrière\u201d.Cela fait peut-être l'affaire de certains politiciens mais sûrement celle de la politique qui consiste à pratiquer l'art du possible.Quant au financement direct par le fédéral du déficit effarant des Jeux olympiques, on ne voit pas pourquoi M.Bourassa laisse les Québécois dans l'illusion qu\u2019il peut se faire, alors qu'il sait pertinemment que le gouvernement Trudeau ne peut maintenant faire marche arrière, lié qu'il est par des engagements formels faits aux conservateurs et contre lesquels ceux-ci ont déjà donné leur appui à un régime minoritaire.Cela n'exclut certainement pas, comme l'a d'ailleurs souligné M.Trudeau, que son gouvernement s'emploie à mettre de l'avant toutes sortes de mesures permettant de faire indirectement ce qu'il ne peut, en toute décence parlementaire et politique, faire directement Et il est certain que cela se fera même si M.Trudeau prend un malin plaisir à faire sentir au Québec qu\u2019il a omis toutes les règles de la plus élémentaire prudence en laissant M.Drapeau s'occuper de remplir seul \"sa baignoire\".Reste la loi 22 sur les tranchées de laquelle on se bat \"ce que l'on veut\u201d depuis au-delà de deux ans.M.Trudeau a toujours admis l'esprit de cette loi.Il l'a répété, en fin de semaine, en ajoutant qu'il trouvait sa lettre \"stupide\".Qui voudrait lui en faire grief lorsque personne n'est en droit d'ignorer quels genres de situation, d'abus et même d'injustice sa mise en application a jusqu'ici créés.Depuis un an, trois ministres de l'Education se la sont lancée comme une patate chaude, sans compter que l'un d'entre eux y a même un peu cassé sa pipe.Quant à Me Bienvenue, qu'il prie tous les saints de ne pas devoir la vomir à son tour.M.Trudeau a certes commis un \"grand écart\" en abordant ce sujet tout comme celui \"d'une nécessaire frugalité d'une province pauvre dans sa politique salariale.\" Et il ne mérite pas qu'on l'approuve à ce sujet.Mais, de là à mêler les choux et les raves, mésestimer l'à-propos de tout le reste, lui faire un procès d'intentions, il y a une distance que l'on peut difficilement franchir sans devoir s'avouer que le statu quo est une situation périlleuse dans laquelle nous risquons de patauger encore longtemps si nous ne mettons pas l'ordre nécessaire dans nos idées québécoises.M.Bourassa se retrouve certes sur des charbons ardents, quelque peu aplati par les momifies de son aîné.Mais, comme on fait son lit on se couche, il a encore toutes les chances de trouver une part juste et honorable sous la \"couverte\".Et cela ne veut pas dire qu'il doive pour cela coucher avec n'importe qui.Paul LACHANCE l\u2019opinion des lecteurs L'anthropologie et le marché du travail M.le rédacteur en chef.Le matin du 24 février, en me rendant à mon travail, j'ai eu l\u2019occasion de suivre l'ensemble des conversations à l\u2019émission radiophonique i.e.lignes ouvertes, qu'anime M.Robert Morissette.Les sujets de discussion étant libres et le contexte des négociations dans le domaine scolaire représentant un thème d'actualité, une interlocutrice engagea la conversation sur les relations entre la formation donnée dans les écoles et le marché du travail.A l'affirmation de cette ancienne institutrice à l'effet qu'il y a peu de planification entre l\u2019enseignement et la situation réelle de l\u2019emploi, M.Morissette s\u2019est permis une remarque contre laquelle je réagis fort négativement et qui a trait: 1- à l'engouement des jeunes pour les sciences sociales et 2- à l'utilisation de l\u2019anthropologie comme illustration de cet engouement ''stupide\".Quoique je ne puissse citer textuellement cet animateur, sa réponse à la question de l'interlocutrice a consisté à affirmer que les sciences sociales ne constituent pas un domaine très prometteur pour les jeunes et que \"l'anthropologie ou les presque anthropophages\u201d en était un exemple frappant, allant jusqu'à dire que lorsqu'on produit un ou deux anthropologues par année, c'est amplement suffisant Je suis évidemment prêt à admettre que ces affirmations se situent dans un contexte qu\u2019il est difficile de reconstituer pour le lecteur, que le style direct et relativement familier de l'émission peut prêter à certains écarts verbaux et que la nécessité fréquente d'une réplique ou commentaires immédiats de la part de l\u2019animateur ne lui laisse pas toujours le temps de répondre de manière élaborée et constamment objective.Ayant eu l'occasion d écouter diverses émissions du genre, je crois que dans l\u2019ensemble M.Morissette accomplit de l\u2019excellent boulot, mais, et ce mais est important, je veux profiter de l'occasion pour lui rappeler que sa référence aux sciences sociales et à l'anthropologie lors de son émission du 24, constitue un manqué flagrant d'éthique professionnelle et qu'elle traduit inconsciemment ou non des biais idéologiques qui minimisent l\u2019objectivité dont, en théorie et en pratique, il doit faire preuve.Si une formation en droit mène à l\u2019obtention d'un poste d\u2019animateur dans une station radiophonique, je ne vois pas comment un anthropologue ne pourrait en faire autant Non seulement les sciences sociales connaissent actuellement un regain de vie à l'échelle canadienne, mais parmi toutes ces disciplines, l\u2019anthropologie est celle qui a fait les progrès les plus rapides au cours des dernières années.Il n'y a qu'à le vérifier à la Faculté des sciences sociales de Laval où l\u2019anthropologie est l'unité académique qui a connu le plus fort taux d'augmentation démographique depuis 5 ans, et qui a obtenu le plus grand volume de recherche au cours de la même période, soit plus de $1,000.000.La fameuse association anthropologie et Amérindiens, Inuit tout en demeurant une ligne directrice significative sur le plan de l'enseignement et de la recherche, laisse aussi place à bien d\u2019autres domaines qui sont fort prometteurs au niveau du marché du travail.Certains de nos finissants ont été engagés par l\u2019Hydro-Québec, la Société centrale d'hypothèquement, les CLSC, les hôpitaux psychiatriques, les institutions pénitenciaires et divers ministères fédéraux et provinciaux autres que celui des Affaires indiennes.Une compagnie d'anthropologues conseils vient même d\u2019être formée dans le département Cette brève énumération démontre donc que M Morissette a parlé à travers son chapeau et ce qui est pis, le chapeau n\u2019est pas récent vu qu'il véhicule des stéréotypes qui se retrouvaient déjà A quand le civisme?M.le rédacteur en chef, fl vous est sûrement déjà arrivé, après une longue journée de travail, d attendre l'autobus, où il y a une foule de personnes qui vous bousculent sans hésiter et sans s'excuser! Nous sommes comme des troupeaux d animaux sauvages ne connaissant aucun civisme vis-à-vis des relations sociales.Faites donc comme vos confrères montréalais qui, eux.attendent tran- quillement sans bousculade, un derrière l'autre, comme citoyens civilisés.Ce n\u2019est pas à la grandeur de la ville que l'on reconnaît une population.mais plutôt à la façon d'agir de chacun Avec un peu plus de civisme, vous y gagnerez un peu plus de temps.Mlles Annette & Georgette Nassif, Liliane Boutet, 165.boul.Benoit XV.Limoilou, Québec.LE SOLEIL Prévdtnt du tonseil et Editeur Jocquos-G.Fromoour Redocteur en chef et Editeur odfOint Claude Beauchamp Prevdent et directeur general Paul-A.Audet Vice-preudent du con»eil.Jean-Guy Faucher Oirecteur de l'information\tVice-preudent et trésorier Clauda Masson\tCharles-A Poulin l{ soif II (HW* o*f» plonir lei lettres de ie» lennrt lei opinion» doivent être oppuyêe» du nom ft de I odrerie de leur» auteur» If SOI Eli ve rèterve tdo*t d éditer et d» raccourcir le» lettre» publiée» chez la petite bourgeoisie libérale du 19e siècle.Il est évident que le système dans lequel nous vivons n'entraînera jamais une planification exacte entre le marché du travail et les sciences sociales en général.Une telle situation serait presque en contradiction directe avec l'existence de ces dernières vu que le rôle du scientifique en sciences sociales est d'abord de porter un jugement critique sur la ou les sociétés qui l'entourent Y van Breton, Directeur.Département d\u2019anthropologie Université Laval.Le transport à Ste-Foy M.le rédacteur en chef.On sait que la ville de Ste-Foy s'est acquis la réputation d'être une ville dortoir.De ce fait, sa population est appelée à un déplacement considérable.Je considère l'actuel système de transport nettement insuffisant Pour remédier à la situation, je propose deux solutions.Avant je dois dire que ce problème se situe à un niveau social et je crois que chacun doit prendre sa part de responsabilité pour améliorer la situation.Si i on tente de circonscrire le problème, on se rend vite compte que c'est aux heures de pointe que l\u2019on connaît les plus grandes difficultés à se déplacer.Mon premier principe: il faut répartir dans le temps la population qui utilise le service de transport en commun.Pour ce, le gouvernement pourrait échelonner l'entrée et la sortie de ses fonctionnaires au travail.Comme conséquence de cette règle, ces milliers de travailleurs circulant à des heures différentes soulageraient le flot de la circulation en rétablissant un certain équilibre.Mon deuxième principe vise plus directement l'automobiliste individualiste.J'inciterais les automobilistes à faire monter des passagers gratuits (pouceux) qui jalonnent les rues.Je trouve révoltant de perdre mon temps à attendre des autobus qui souvent me passent au nez.Généralement surchargés.ils se déplacent très lentement.B A côté de ces autobus, je vois un grand nombre de grosses voitures circulant au quart et même au sixième de leur capacité (c'est-à-dire avec seulement le chauffeur à bord).Ne remarquez-vous pas un déséquilibre?Voilà mon message lan'cé.Je crois en la bonne foi des citoyens et j aimerais voir revivre le joyeux climat d\u2019entraide qui régnait lors de la dernière grève du transport en commun.\"V a pas de mal à se faire du bien.\" René Du rocher Etudiant en droit Université laval Résidence: 825 Chanoine 9ott Ste-Foy.ROBERT FAIS PA5 CETTE, /* ______ ________ _ ____ /#/ TÊTE LÀ,CE5T UNE.JOKE/ e s \u2022-',b\u2014 Les chiros crient à l'injustice M.le rédacteur en chef, La chiropratique est.depuis 3 ans, reconnue légalement (bill 269) dans notre province comme profession de pratique exclusive au même titre que La médecine, l\u2019optométrie, etc.La régie d'assurance-maladie paie les thérapies chiropratiqucs (manipulations vertébrales) lorsque l acté est posé par un médecin et refuse de payer lorsqu'il est posé par un chiropraticien.Y a-t-il quelque chose de plus injuste et ridicule?Ce qui est surprenant, c'est que le gouvernement encourage les pseudo-chiros à faire des manipulations vertébrales et le refuse aux véritables chiropraticiens reconnus, à qui on a accordé par une loi.l'exercice exclusif de ce type de traitement.En 1971, la régie d\u2019assurance-maladie a payé aux médecins du Québec des honoraires pour 5,257 actes manipulatoires et en 1974 pour 36,255.soit une augmentation en 3 ans de 700%.Le 30 avril et 10 1er mai 1971 un cours de fin d» semaine a été organisé par l'université de Montréal pour les médecins du Québec et voici une copie de la lettre envoyée à cette occasion 'Cher confrère, La direction de l\u2019enseignement médical permanent de la faculté de Médecine de l\u2019université de Montr al a confié à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, la présentation d'un cours sur les manipulations vertébrales.Quoiqu'on en pense généralement, les manipulations vertébrales ont été employées en médecine depuis très longtemps, comme traitement de certaines affections mécaniques de la colonne vertébrale.U est cependant malheureux que très peu de médecins en connaissent la technique et les indications, se privant ainsi d\u2019une arme thérapeutique souvent fort valable.L\u2019hôpital Notre-Dame a cru bon de faire appel à celui qui est reconnu comme l\u2019autorité mondiale dans le domaine de la manipulation vertébrale, le Dr Robert Maigne de l\u2019Hôtel-Dieu de Paris.Le Dr Maigne exposera les indications et les contre-indications des manipulations vertébrales et démontrera aussi ses principales techniques.Les médecins inscrits au cours seront groupés par deux et pratiqueront l\u2019un sur l'autre les techniques qui seront enseignées par le Dr Maigne.Michel Dupuis M.D.chef de service de réadaptation médicale Hôpital Notre-Dame.\u201d Le juge Lacroix, suite à son enquête qui a coûté plus d'un million de dollars aux Québécois, avait claire ment laissé planer un doute ^ur la dextérité médicale dans l'utilisation des thérapies manipulatives lorsqu\u2019il a écrit: \"Le médecin qui a reçu une formation médicale complète et qui a exercé régulièrement sa profession ne peut à notre humble avis, utiliser lui-méme sans grave danger, la thérapie manipulative s'il n\u2019a pas reçu un entrainement spécialisé, long et soigné.dans l'usage de cette méthode et de ce traitement manipulatif.\u201d Le commissaire Lacroix conclut: \"La prépondérance de la preuve reçue par nous est certes à l'effet que l\u2019enseignement de cette technique ne fait pas partie du curriculum médical et nous croyons que les chiropraticiens qui ont fait des études prolongées dans des écoles accréditées peuvent avoir reçu un enseignement et un entraînement qui leur donnent une préparation plus sûre pour ('application de cette méthode thérapeutique vertébrale que le médecin qui nonobstant ses études médicales n\u2019en a pas été instruit.\u201d Voilà: nous sommes devant une drôle de situation.Ceux qui sont reconnus les mieux qualifiés pour faire un travail en sont exclus et ceux qui en plus de l avoir longtemps contesté et ridiculisé, s'y lancent avec une compétence douteuse, sont acceptés et généreusement rétribués.Dr J.A.( harland d.c.160 3e I Eglise, St-Roctv.Québec 2 S24-8MM '*\u2022*****\u2022'\"\u2022\t«\u2022» \u2018-vu J Québec, U Soleil, mardi 9 mors 1976 la page cinq A 5 l'univers des fonctionnaires ¦ - v 'J r ' *2 v La disparition du ministère de la Fonction publique: une réforme qui s'impose depuis longtemps une analyse de Alain Baccigalupo Le journal LE SOLEIL annonçait, dans son édition du 4 février, sous la rubrique \"L'univers des fonctionnaires\" la probable disparition prochaine de l\u2019actuel ministère de la Fonction publique.Quelles raisons militent en faveur d\u2019une telle disparition?Les données du problème La réforme administrative qui en 1969 engendrait la création du ministère de la Fonction publique partait incontestablement de deux excellentes motivations.En premier lieu il s\u2019agissait, devant l\u2019accroissement considérable et rapide de l\u2019appareil de l\u2019Etat québécois et des effectifs de la fonction publique, de doter le gouvernement d\u2019un organisme capable de se pencher spécifiquement sur les nombreux et fort complexes problèmes posés par ce développement.En second lieu, la création de ce ministère visait à permettre une meilleure coordination et une harmonisation rationalisée des diverses politiques de personnel à travers l\u2019ensemble du réseau des administrations de l\u2019Etat.Jusque là, nous le voyons, il n\u2019y a rien à redire.Toutefois, là où les défauts du système d\u2019organisation commencent très vite à surgir, c\u2019est lorsqu'on examine un peu plus attentivement, non plus les raisons de cette création, mais les conséquences pratiques auxquelles cette création aboutit Inspirés sans doute, comme ils l\u2019ont toujours été dans le passé, par les modèles français et anglo-saxon , mais désireux de ne pas les copier servilement, les réformateurs gouvernementaux n\u2019ont hélas dans ce cas-ci, que réussi à accumuler les défauts inhérents aux systèmes anglais, américain et français.En effet, faute d'avoir réussi à choisir entre la voie anglo-saxonne et la voie française, les réformateurs québécois ont, dès la naissance du ministère de la Fonction publique, déposé dans son berceau les germes de sa future disparition.Un supplément plutôt qu'un complément Le ministère de la Fonction publique n'est nullement venu se substituer aux organes de gestion préexistant à sa fondation.La Commission de la fonction publique, le Conseil du trésor et les directions ministérielles de personnel ont continué de remplir leurs fonctions.Tant et si bien que le Québec, avec seulement 6 millions d\u2019administrés, était dès 1969-1970 un des rares pays du monde occidental à connaître une gestion quadripartite pour sa fonction publique.En effet, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France, avec une population et une fonction publique nettement plus importantes en nombre, confient traditionnellement la gestion de la Fonction publique à trois organismes seulement.Le modèle anglais jusqu\u2019à 1969 et l\u2019actuel modèle américain, qui disposaient d une Civil Service Commission chargée d\u2019assurer le respect du \"merit-system\" \u2014 l'équivalent de notre Commission de la fonction publique \u2014 ne disposent pas d\u2019un ministère de la Fonction publique.Par contre, la France qui détient elle un ministère de ce type, ne connaît nullement l\u2019existence d\u2019une Commission de la fonction publique.Quant au modèle anglais résultant de la réforme Fulton de 1969, il créait bel et bien un nouveau département ministériel tout comme l\u2019a fait la même année le Québec, mais prenait, lui.le soin d'intégrer en même temps à ce nouveau ministère la Civil Service Commission et les services de direction centrale, de rémunération et de coordination, dévolus jusque là à la Trésorerie britannique.Dès lors, ce qui est logique dans le modèle anglais pré ou post-fultonien et dans les modèles américains et français actuels, ne l'est guère dans le modèle québécois.Car cette création supplémentaire sans supression parallèle d\u2019organes préexistants, aboutit à des effets diamétralement opposés à ceux envisagés par les pères de la réforme administrative.A savoir: al Une plus grande lenteur dans la gestion quotidienne et l\u2019élaboration des politiques d\u2019ensemble de la fonction publique.b) Un dédoublement des fonctions dans de nombreux domaines de la gestion du personnel.(Ex.: négociations dans les secteurs public et para-public) c) Une aggravation plutôt qu\u2019une réduction du problème de la coordination et de 1 harmonisation de nos modes de gestion de la fonction publique.Un ministère écartelé et écrasé En théorie, le MFP aurait pu se tailler une place au sein des organes de gestion préexistants, jouer un important rôle d'attraction, et finir par absorber des organes concurrents pius que complémentaires.Mais le contexte québécois ne pouvait le permettre.En effet, d'une part la puissance du Conseil du trésor renforcée par la loi de l'administration financière au moment même où est créé le MFP, constituait une concurrence dangereuse pour le nouveau ministère.D'autre part, la volonté et l\u2019utilité de maintenir et d\u2019assurer l\u2019indépendance de la Commission de la fonction publique garante de la neutralité politique de l\u2019administration, entrait en contradiction avec l'apparition d\u2019un autre interlocuteur.Enfin, la nécessité de renforcer dans les ministères, les services et l'action des directions de personnel, parce que seules en contact avec la réalité concrète de la gestion quotidienne du personnel de l'Etat remettait d'avance en question toute autre tentative centralisatrice.\"La plaque tournante\" ne pouvait être rien d'autre qu'une \"prise en sandwich\", ces quelque six années de fonctionnement du MFP se traduisent d\u2019ailleurs \u2014 sans que la valeur des hommes politiques et des fonctionnaires à tous les niveaux qui eurent la responsabilité de commander et d'oeuvrer à ses destinées puisse être vraiment mise en cause \u2014 par un bilan plutôt léger.La lecture des divers rapports annuels publiés par le MFP depuis sa création en fournit d'ailleurs une preuve assez éloquente.Le code d\u2019éthique rédigé par le MFP est un document plutôt vague et certainement pas le document le plus fondamental de ceux qui régissent le personnel de l\u2019Etat, la situation de la femme au sein du gouvernement, si l'on en croit le Conseil du statut de la femme, laisse encore beaucoup à désirer, les problèmes d\u2019organisation de réglementation et d'utilisation de la fonction publique sont tels, que nombre d\u2019observateurs n'ont pu faire autrement que de parler du malaise interne de la fonction publique (Y.Martin LE SOLEIL 25-4-75 et A.Baccigalupo LE SOLEIL 11 et 12-12-75).Quant aux négociations afférentes aux conventions collectives de travail dans le secteur public, nous savons tous qui réellement les mène: le Conseil du trésor.Les aspects positifs du bilan du MFP \u2014 il y en a \u2014 ne peuvent guère dès lors contrebalancer ces importantes défaillances, qui s\u2019expliquent très directement par la position inconfortable dans laquelle il se trouve placé, face à des organes de gestion nettement plus puissants que lui.C'est d\u2019ailleurs ce qui faisait dire à M.Jacques Parizeau dès 1973, que le nouveau ministre de la Fonction publique \u2014 M.Oswald Parent \u2014 n\u2019avait \"hérité que d'une coquille vide\" (LE SOLEIL 19-2 73 p.21).Dès.lors, quelles solutions adopter au Québec afin de doter la province, des organes les mieux adaptés à une gestion harmonieuse des agents de l'Etat?Les solutions U convient de distinguer les solutions extrêmes à rejeter d\u2019emblée (la déconcentration totale et la centralisation totale) de l\u2019éventail des solutions médianes théoriquement acceptables.En dehors du maintien du statu quo\", s'offre une série de cinq possibilités.1)\tUne nouvelle répartition des fonctions entre les quatre organismes existant actuellement Cette solution fait subsister le ministère de la Fonction publique, mais tente de lui octroyer des mandats plus nombreux et importants que par le passé.A notre avis, soit le désir politique de ne pas réduire le nombre de ministres et donc de ministères, devant la centaine de députés libéraux assis à l\u2019Assemblée Nationale, soit la crainte politique de voir plusieurs ministres s'opposer à un accroissement du pouvoir du Conseil du trésor, pourraient militer en faveur de cette option.Aucune raison administrative et technique ne peut en effet favoriser l\u2019adoption de cette solution.D'abord, parce que le niveau supplémentaire créé en 1969 subsistera intact avec les problèmes qu'il pose.Ensuite parce que le problème de la coordination en matière de gestion du personnel se posera en des termes presque identiques.Enfin parce que les pesanteurs politico-administratives que connaît la machine administrative gouvernementale québécoise \u2014 impérialisme \"du Conseil du trésor\u201d \u2014 ont toutes les chances de replacer à plus ou moins brève échéance, le MFP nouvelle formule, dans des conditions et des rapports d'influence semblables à ceux qu\u2019il connaît actuellement.2)\tRegrouper au sein du ministère de la Fonction publique tous les éléments de gestion actuellement dispersés entre le CT et la CFP Il s'agit ici de faire du ministère de la Fonction publique un véritable MINISTERE.C'est là d ailleurs la solution britannique actuelle, telle que résultant des recommandations du rapport Fulton de 1969.Le nouveau département ministériel chargé de la fonction publique a, depuis 1969 effectivement, intégré et la Commission du Civil Service et les services de direction centrale, de rémunération et de coordination, dévolus jusque là à la Trésorerie britannique.L\u2019objectif atteint était ici de réunir au sein d\u2019un même organisme les fonctions de recrutement et d\u2019organisation administrative et financière des carrières publiques.Deux excellentes raisons nous poussent malgré la logique et le succès de l'expérience anglaise en ce domaine, à ne pas recommander au Québec l\u2019adoption de la voie britannique.Première raison: on voit en effet assez mal le Conseil du trésor, dans l'état actuel des choses, et avec le vent en poupe dont il bénéficie toujours, accepter de se débarrasser, au profit du MFP.des aspects financiers de la gestion du personnel de l\u2019Etat.Seconde raison: malgré les inconvénients découlant d'une séparation des opérations de recrutement, des opérations d\u2019organisation de la carrière, la CFP doit rester indépendante du pouvoir politique plutôt qu\u2019être intégrée au ministère de la Fonction publique.La culture, les moeurs et les habitudes anglaises en matière de rapports Etat-Administrations sont diamétralement à l'opposé de celles que connaît la province de Québec et d\u2019une façon générale le continent américain.En effet, à la tradition de neutralité politique à l\u2019égard de l'administration et de neutralité administrative vis-à-vis du pouvoir politique que connaît depuis longtemps la GB, s\u2019opposent les vieilles et déplorables habitudes québécoises de patronage, de partisanerie et de favoritisme politique.Aussi, ce qui parait possible et souhaitable en Grande-Bretagne, devient-il irréalisable car dangereux dans notre pays.C'est là, l'argument majeur qui nous entraîne à recommander que la CFP conserve, voire renforce, son indépendance face au gouvernement du Québec.3)\tRegrouper au sein du MFP les seules activités remplies par la Commission de la fonction publique C\u2019est la voie française.En France, à côté des directions ministérielles de personnel, existent effectivement, face à face, un ministère ou un secrétariat d Etat chargé de la fonction publique et la direction du budget du ministère des Finances.Cette dernière constituant dans les faits, une véritable direction parallèle de la fonction publique.Ccci dit, on constate que la Commission de la fonction publique n\u2019existe pas.Seuls le ministère ou le secrétariat d'Etat à la fonction publique et la direction générale de l'administration de la fonction publique sont chargés de fixer le statut, les règles de recrutement, de classement, de rémunération, et de voir à la réorganisation administrative et à l'amélioration des méthodes de travail au sein de l'administration.Cette voie nous parait au Québec ne pas devoir être empruntée pour deux raisons fondamentales.La première est celle dont nous avons traité précédemment, à savoir la nécessité de conserver au Québec l'indépendance de la CFP.La seconde découle directement de l\u2019examen de la situation française.On constate en effet, que cette formule a fait surgir des problèmes de coordination assez marqués, qui n'ont été que très imparfaitement résolus.A un point tel.que les frictions entre le ministère ou le secrétariat d'Etat d'une part et la direction du budget du ministère des Finances sont assez nombreuses.4)\tRegrouper au sein du MFP les seules activités remplies par le Conseil du trésor Ce serait là une solution originale dans la mesure où elle s'écarterait des grandes voies tracées par les trois principaux pays \u2014 Grande-Bretagne, Etats-Unis, France \u2014 qui dans le monde occidental servent, en matière d\u2019organisation administrative, d\u2019exemples.Elle aurait, outre ce caractère de nouveauté, l'avantage d\u2019unifier au sein d\u2019un même organe, l\u2019examen et la résolution des problèmes techniques et financiers de la fonction publique, en laissant subsister de façon indépendante, la Commission de la fonction publique.Cette solution, théoriquement envisageable, n'a toutefois qu\u2019un défaut.Elle est difficilement applicable au Québec vu les forces d\u2019opposition à ce changement qui ne manqueraient pas de s\u2019organiser du côté du Conseil du trésor.Or, face au CT, le ministère de la Fonction publique, il faut bien le dire, ne fait pas le poids.Un nouveau combat de David contre Goliath aurait toutes les chances de se terminer ici, à l\u2019avantage de ce dernier.Aussi y a-t-il assez peu de chances de voir le ministère de la Fonction publique absorber les aspects financiers de la gestion de la fonction publique, actuellement confiés au Conseil du trésor.La solution inverse, pour ces mêmes raisons, nous parait plus proche de la réalité à venir.5)\tRépartir entre le Conseil du trésor, majoritairement, la Commission de la fonction publique et les directions ministérielles de personnel, accessoirement, la totalité des services de l'actuel ministère de la Fonction publique qui alors disparaîtrait Dans une telle optique, plusieurs directions générales seraient intégrées en tout ou en partie au Conseil du trésor.Ainsi en adviendrait-il vraisemblablement des directions générales de la mise en valeur des ressources humaines et des relations de travail ainsi que de la direction générale des systèmes et du bureau de recherche sur la rémunération.Le reste allant aux directions ministérielles de personnel et, éventuellement, à la Commission de la fonction publique.C'est la solution annoncée par LE SOLEIL comme étant une des plus probables.C'est aussi celle qui nous apparaît théoriquement et pratiquement la plus souhaitable dans le contexte québécois présent Pourquoi?Parce qu'elle présente nettement plus d'avantages que les solutions précédentes, même si elle n\u2019est pas sans inconvénient».Ces derniers d'ailleurs, comparativement aux multiples avantages de la formule, pèsent d\u2019un poids relativement léger dans la balance.Des avantages certains Les avantages principaux qui peuvent être recensés très rapidement sont au nombre de quatre.La formule permettra en effet: 1)\td\u2019assurer la coordination et l\u2019harmonisation indispensable de la gestion de la fonction publique, en matière financière, technique, juridique et politique.2)\tde réunir en un même lieu, qui sera par ailleurs en même temps un endroit stratégique en matière de prise de décision gouvernementale, les aspects à la fois techniques et financiers de la gestion du personnel de l'Etat.3)\tde conserver intacte l\u2019indépendance de la Commission de la fonction publique, notamment en ce qui touche les questions vitales de recrutement, de sélection et de classification qui resteront ainsi largement à l'abri des tendances partisanes et du favoritisme politique toujours sous-jacentes dans les moeurs politico-administratives québécoises.4)\tde déconcentrer éventuellement davantage ce qui peut l\u2019être en matière de gestion des ressources humaines, auprès des directions ministérielles de personnel.Ce qui n\u2019est pas négligeable sur le plan des relations humaines et sur le plan de la motivation des agents de gestion du personnel et des cadres de ces services.Deux inconvénients doivent, en toute objectivité, être signalés.Cette organisation risque 1) de conférer à la gestion de la fonction publique un aspect peut-être plus technique et financier que psychosociologique et humain.D\u2019où l\u2019intérêt de déconcentrer une partie de la gestion auprès des services ministériels spécialisés afin de prévenir ce risque.2) de transformer le Conseil du trésor et son secrétariat en une sorte de mammouth administratif qui risquerait fort de souffrir d'une hypertrophie dangereuse sur le plan décisionnel.Mais il ne s'agirait pour l\u2019instant, avec cette formule de regroupement, que de tendances menaçantes.Celles-ci devraient d\u2019ailleurs davantage servir de garde-fou aux réformateurs gouvernementaux que de frein à la mise en place d\u2019une réforme de ce type.Il n'y a pas en effet de modèle parfait, ni de réforme sans faille.Cette dernière option, pas plus qu\u2019une autre, ne sera à l'abri de certains défauts, ni de critiques parfaitement justifiées.(collaboration spéciale) M.Alain Baccigalupo est professeur au département de Sciences politiques de I université Laval.Il s intéresse spécialement à révolution de la fonction publique québécoise.IE SOlEll, fondé en 1896, est imprimé ou no 390 est, rue Saint-Voilier, Québec, GIK 7J6, par le Soleil limitée, qui en est l'éditeur.Seule la Presse Canadienne est outorisée à utiliser et 6 diffuser les informations publiées dans le Soleil.\"Courrier de lo deuxième classe - Enregistrement no 1206\u201d, tarifs d\u2019abonnements UVRAISON A DOMICILE DU lUNDt AU SAMEDI: SI 00 PAR SEMAINE SEPT-IlES et PORT CARTIER OU IUNDI AU SAMEDI.SI 25 PAR SEMAINE PRIX A l UNITE DU IUNOI AU VENDREDI 0 p.1E SAMEDI 0 30.samedi de 8H30 à I Ih30 647-3334 k RENSEIGNEMENTS 647-3233 RÉOACTION 647-3394 SERVICE DE IA PUBLICITE ANNONCES CLASSÉES\t647-3311 CARRIÈRES ET PROf ESSIONS\t647-3266 PUBLICITÉ \u2022 DÉTAILLANTS\t647-3435 PUBLICITÉ gÉNERALE\t647-3536 AUTRES SERVICES ACHATS CREDITS ET RECOUVREMENTS PERSONNE! PROMOTION A 647.3241 647-3236 647-3219 647-3342 i (Wtec, U Soleil, mardi 9 mari 1976 HEl.fi N y-ÿi ».\t\u2022>\u2022'\u2022 ;K Incendie à Beauport Le Soleil.J.-M.Villeneuve Soixante pompiers du Grand Beauport, équipés de six camions-pompes et de deux échelles, ont combattu pendant tout I avant-midi et une partie de I après-midi un incendie qui a éclaté vers 9h30 dans le motel Helen.C'est le deuxième feu en autant de semaines dans la bâtisse principale de ce complexe de motels.Personne n\u2019a été blessé, mais l'ambulance de la firme J.Lévesque était sur les lieux par mesure de précaution, le chef de police Emile Turgeon dirigeait les opérations, la Sûreté du Quebec a bloqué le boulevard Sainte-Anne à toute circulation à cause des milliers de curieux qui se sont rendus sur les lieux, le froid les chassait à mesure, mais il y en avait continuellement entre 400 et 500.Une colonne de fumée de 50 à 100 pieds de diamètre s'élevait jusqu'à 200 à 300 pieds dans les airs.A certains moments les flammes jaillissaient de l'entretoit.Lo pol iœ enquête.(Suite de la première page) mémoire d\u2019hommes, ne s'est jamais attaqué à des êtres humains, à moins que ce soit pour défendre sa nichée comme tout autre animal.L\u2019inspecteur chef Robert Wagner, du département de la gendarmerie à la ville de Québec, a affirmé au SOLEIL qu\u2019il venait de prendre connaissance du rapport et qu\u2019a-près coup, il eut préféré que le policier Yvan Giguère communique avec le Service de la faune avant d abattre l'animal de deux balles.Le rapport de police relate que le hibou, juché depuis plusieurs semaines dans les arbres au Séminaire.aurait \"foncé\" sur les écoliers.En réalité, selon les renseignements obtenus au Séminaire, le hibou se contentait de planer au-dessus des étudiants.Sans doute l'oiseau était-il à la recherche de petits rongeurs qui constituent 90 pour cent de son menu quotidien selon les biologistes.LaSPA L\u2019inspecteur chef de la Société protectrice des animaux, M.Maurice Simard, a confié qu'il avait peine è croire que le hibou avait foncé sur les écoliers.Le cadavre a été apporté au bureau de la SPA.mais avant l\u2019abattage, aucune communication n\u2019avait été échangée.Selon M.Simard, seule l'éventualité d\u2019un danger réel aurait pu justifier l'abattage comme ce serait le cas pour un ours, par exemple.Service de la faune Le chef du district de Québec, pour la conservation de la faune, M.Roger Durocher, a également confirmé l\u2019institution d\u2019une enquête sur l\u2019événement.A une question du SOLEIL, M.Durocher a répondu qu'un policier dans l\u2019exercice de ses fonctions n\u2019est pas plus justifié qu\u2019un simple citoyen d abattre un animal protégé.Quand toutes les circonstances auront été établies, il se peut qu'une action soit recommandée contre le policier.Le directeur du personnel du Séminaire, M.Charles Dumas, a confié qu'il n'avait pas été très heureux d\u2019apprendre la mort du hibou, ajoutant que l'institution prenait un soin jaloux de protéger la faune dans ses domaines.Il n\u2019a pas voulu jeter de blâme sur le policier, sauf que l\u2019initiative n'a certainement pas été prise ou suggérée par quelqu'un du Séminaire.Un gardien de sécurité à cet endroit, M.Claude Lachance, trouve que l'expression \"foncer sur les écoliers\" était abusive puisque le hibou se contentait de planer dans le voisinage du Séminaire.Le club d\u2019ornithologie Jean Giroux, Annick Poussait, Denis Hamel et Pierre Laporte, ce dernier étant président du Club des ornithologues du Québec, ont tenu à déclarer au SOLEIL que le policier avait commis une erreur de jugement en tirant sur le hibou.Selon eux, la publication dans les journaux, dont LE SOLEIL, d\u2019une photo montrant le policier souriant et déployant les ailes du hibou, était de nature à accréditer la fausse réputation qu'on se fait de cet oiseau.Cela pourrait renforcir la croyance que le hibou est dange- reux et qu il fallait abattre ce rapace nocturne, ont dit les quatre personnes.Au cours des dernières semaines.ont-elles ajouté, trois hiboux ont été vus dans le secteur de Limoilou.L'un d\u2019eux a été blessé d\u2019une balle tirée par un citoyen qui a fait l\u2019objet d\u2019une plainte de la part du ministère de la Chasse et de la Pêche, ce qu'a d\u2019ailleurs confirmé M.Durocher.Des membres du personnel du jardin zoologique d\u2019Orsainville ont pris en charge les trois hiboux.Le policier a cru que le hibou faisait \"un beau carton\u201d et le club prépare une manifestation d\u2019ici quelques jours, ont fait savoir les quatre personnes interrogées.Le hibou tué avait élu domicile depuis plusieurs semaines au Séminaire puisqu'il aurait été photographié par un amateur d\u2019ornithologie, M.Pierre Gignac, le 10 février, comme en témoigne la photo remise au journaliste du SOLEIL par les porte-parole du club.Des poudres pour la.(Suite de la première page) Ces travaux du Dr Rohl s\u2019inscrivent dans le cadre d\u2019une enquête beaucoup plus générale sur l\u2019action de l\u2019amiante sur l\u2019organisme humain.Ces expériences ont été faites à l'hôpital Mount Sinai à New York.La plus haute concentration de fibres d\u2019amiante a été décelée chez les marques suivantes: la poudre pour bébé \u2019\u2019ZBT\u2019\u2019 ainsi que l\u2019huile du même nom, \"Cashmere Bouquet Body Talc\u201d, \"Coty Airspun Face Powder\u2019\u2019 et \"Rosemary Talc\u201d.Cette dernière marque contenait en plus 30 pourcent de quartz.La poudre pour bébé \"Bauer and Black Baby Talc\u201d, qui n\u2019est plus sur le marché, avait une concentration de 15 pour cent.Parmi les marques qui contiennent moins de fibres d\u2019amiante, on note \"Faberge Brut Talc\", \"Yardley Invisible Talc\", \"Yardley Black Label Body Powder \u201d, \"Mennen Shave Talc\u201d et \u2019\u2019English Leather After Shave Talc\u201d.Selon les chercheurs américains, qui ont effectué une enquête parallèle sur les poudres du même genre produites en Grande-Bretagne, le niveau de contamination \"y était presque inexistante et, quand il y en avait une, elle était nettement inférieure à celles qui caractérisent les produits fabriqués ici\".Ils expliquent cet état de choses par le fait que les fabricants britanniques \"utilisent des talcs italien et chinois non contaminés tandis que les dépôts de talcs américains sont généralement contaminés\".Au Stade olympique.(Suite de la première page) porte du gérant pour réclamer le respect des normes de sécurité.C\u2019est pas quand les travaux vont être finis qu\u2019il faudra en réclamer le respect.\" Il ajoute que le bureau confédéral de la CSN qui doit se réunir aujour- d'hui sera saisi du dossier afin de prendre une position énergique.Deux des ouvriers étaient morts à leur arrivée à l\u2019hôpital Maisonneuve, rapporte l\u2019agence Presse canadienne; le troisième a succombé à ses blessu- Constitution.(Suite de la première page) dent du PLQ préfère croire que c'est l\u2019attitude ferme du premier ministre Bourassa qui a fait perdre ainsi l'équilibre au chef de l'Etat fédéral.Et lorsque M.Trudeau prétend vouloir rapatrier la constitution pour empêcher que la reine et le parlement britannique se mêlent de faire les lois des Québécois, M.Desrosiers voit en cela des propos fallacieux et souhaite que le premier ministre du Canada n\u2019a pas pris trois jours à pondre cette argumentation de \"pré-maternelle\".Il ne veut pas savoir si M.Trudeau souffrait d'une saute d'humeur ou de troubles digestifs, mais il lui reproche d'avoir manqué de respect non seulement à l\u2019égard du premier ministre du Québec, mais des militants réunis en congrès.Enfin.Me Desrosiers s'est dit ni inquiet ni pressé, notant qu\u2019il ne serait pas traumatisé si le rapatriement de la constitution était reporté à plus tard.Choquette Quant au fondateur du Parti national populaire, il a déclaré que 'Tulti-matuçi lancé par M.Trudeau j-st critiquable sur le plan juridique, politiquement inacceptable, et les provinces n'ont d\u2019autre choix que de le rejeter\u201d.M.Choquette a ajouté, au cours d\u2019une visite à Shebrooke, qu\u2019il voit dans la menace du premier ministre Trudeau une large part de démagogie et il pense qu'il ne faut pas se laisser impressionner par l\u2019urgence d\u2019un tel rapatriement \"Les provinces doivent rejeter cet ultimatum de M.Trudeau parce que c\u2019est tout le fédéralisme canadien qui est impliqué dans le rapatriement de la constitution, surtout le Québec qui se doit de maintenir sa position historique en défendant son autonomie\", a dit le fondateur du PNP, ajoutant qu\u2019il repoussait l'idée d'un Etat québécois amputé de son dynamisme.\"Il faut s'assurer que les droits Québécois seront respectés par une nouvelle constitution, sinon nous ne serons pas plus avancés que maintenant\", a poursuivi M.Choquette, en soulignant qu'il fallait se méfier de la tendance centralisatrice du gouvernement fédéral.\t*su».r»r*oiui**ucrf atewoo* \u2022 * f-i| îÿJÙiJ/*, «an»' uni «»/» U PEINTURE CIL elle reste belle longtemps, longtemps.MVRATEK Vwi.TAPISSERIE - PEINTURE - ACCESSOIRES 2T2 \u2022««, SMostph 524-4625 En affaires, on a souvent besoin d\u2019une bonne retraite fermée! Penser.Réfléchir.Chercher.Se concentrer.Concevoir.Discuter.Formuler.Présenter.Parfois, le besoin de se retirer hors des lieux d'affaires habituels se fait sentir.On exige le calme, la détente, une ambiance propice à la découverte de nouvelles idées, de nouvelles façons de voir les choses.Qu'il s'agisse d'un séminaire, d'un colloque, d une rencontre d\u2019affaires ou d'une session de travail intense hors du bureau, le Québec Hilton constitue une retraite fermée idéale.Nous pouvons agencer à votre guise 24 salons et salles de réunions et vous fournir tout l'équipement et les acessoires nécessaires.De succulents repas et casse-croûte vous seront servis, et nos spécialistes veilleront discrètement au bien-être de tout votre groupe de travail.Nous sommes, comme vous, des adeptes de l'efficacité et du rendement maximum.Appelez donc nos spécialistes, au Service des banquets, à 647-2411.^ïiafat xeusem&rit vetw:.»s travaux pourraient coûter entre $20 et $40 millions.\u2014 Le Montcalm est en service depuis 1957.Construit à Lauzon, il ne développe 4,000 c.v.L, soit moins que certains remorqueurs du port de Québec.\u2014 Le Bernier est un navire poseur de bouées qui a aussi le titre de brise-glace.\u2014 Le Simon-Fraser, construit à Vancouver en 1960 est un brise-glace léger et navire ravitailleur et baliseur.\u2014 Le Tracy est un brise-glace à diésel-électrique construit à Vancouver en 1963.Avec ses 2,000 forces, c\u2019est un baliseur plutôt qu\u2019un brise-glace.\u2014 Le Norman McLeod Rogers, un brise-glace \"moyen\" diésel et avec turbine à gaz à transmission électrique.Sa conception et ses 12,000 c.v.en font le navire idéal sur le Saint-Laurent en hiver.Il a été construit en 1967.Débardeurs et pilotes Qu'on réussisse à tenir le coup dans les circonstances, c'est un tour de force! Le travail des dirigeants de la garde-côtière devient singulièrement compliqué, en particulier pour les responsables de la région Laurentldes (le Québec), et la pression monte au sein des équipages privés d\u2019outils efficaces et de conditions de travail adéquates.L\u2019étonnant de cette affaire, c\u2019est qu\u2019on ne se plaigne pas davantage.Des critiques ont surgi à l\u2019occasion des embâcles sur le lac St-Pierre.\"Où sont les brise-glaces?\u2019\u2019, ont demandé les pilotes du Centre du Saint-Laurent et les débardeurs du port de Montréal.Parce que la navigation d\u2019hiver était entravée, pilotes et débardeurs se voyaient privés de revenus.Ils sont allés plus loin dans leur protestation en disant que l'économie du port de Montréal était menacée.Ils ont même vu dans t\u2019affaire des embâcles de cet hiver une conspiration fédérale pour favoriser les Maritimes.Pas de riposte La garde-côtière n'a pas riposté.Cependant, son directeur régional â Québec, M.Jean-Paul Godin, a déclaré au cours d\u2019une entrevue: \u2019\u2019On nous accuse de menacer l\u2019économie du port de Montréal.Mais les pilotes et les débardeurs, ne la menacent-ils pas quand ils font la grève?\u201d Les pilotes et les débardeurs ont reconnu que l'hiver était rigoureux mais qu'un brise-glace supplémentaire aurait aidé la cause.Du côté de la garde-côtière, on ne le nie pas.Mais tout l'effectif disponible était au travail, y compris cinq brise-glaces sur le lac St-Pierre.L\u2019activité du brise-glace McLeod Rogers démontre qu\u2019en janvier, il a passé les trois-quarts de son temps au déglaçage du Saint-Laurent entre Trois-Rivières et Tracy.En d\u2019autres termes, malgré la nuit et des conditions difficiles, le brise-glace a travaillé 24 heures sur 24 pendant une quinzaine de jours.De l\u2019hiver 76, on tire déjà des leçons: il faut tenir compte des forces de la nature et de la faiblesse de nos brise-glaces.Plus de navires à coque renforcie A ceux qui voient là la condamnation de la navigation d\u2019hiver, le président-fondateur du Groupe Maritime de Québec, M.Gaston Rousseau, un pilote encore actif, déclare: \"Nous avons démontré au cours des vingt dernières années qu\u2019elle est possible.Les armateurs continuent à faire pression et a envoyer leurs navires sur le Saint-Laurent en hiver.D\u2019ailleurs, de plus en plus, on voit venir des navires à coque renforcie.Les Norvégiens et même les Anglais s\u2019y connaissent en navigation d\u2019hiver sur le St-LaurenL Mais il est clair que la navigation d\u2019hiver sur le Saint-Laurent entre en conflit avec les Maritimes.\u201d Pourquoi le brise-glace Saint-Laurent n'est-il pas venu prêter son concours aux brise-glaces du Saint-Laurent alors qu\u2019il est demeuré au quai de Darmouth?\"C'est une bonne question\", a-t-on dit dans les milieux maritimes à Québec.Mais personne ne veut donner ouvertement ta réponse.\"La raison est politique\u201d.Les brise-glaces des Mari- times dans le Saint-Laurent seraient une preuve que le gouvernement fédéral favorise les ports du Québec.Deux brise-glaces pour quatre régions La querelle n'est pas prête de se refroidir.Deux brise-glaces sont présentement en chantier à Vancouver et non à Lauzon \"parce que le climat ouvrier du chantier ü\u2019était pas bon\".Ces navires seront en service en 1977 et en 1978.Mais où?A Québec en tout cas, on ne le sait pas! Ce que l\u2019on sait, c\u2019est que quatre régions vont se disputer ces deux brise-glaces: la côte du Pacifique, l'Arctique, les Maritimes et le Saint-Laurent Que seront ces brise-glaces?Ni les dirigeants de la garde-côtière à Québec ni les commandants et les officiers du Saint-Laurent n\u2019ont été consultés, eux qui, pourtant, ont beaucoup de choses à dire aux constructeurs de brise-glaces.\"Tout se cuisine à Ottawa\".Accès au fleuve et pistolets Derrière les embâcles du Saint-Laurent se cachent une bouillie de problèmes.Ce sont des fraisils \u2014 cristaux de glace \u2014 qu'il faudra bien déblayer un jour si le Canada veut rester maître de ses cours d\u2019eau et du front de ses trois océans dont la garde-côtière a la responsabilité de surveillance.Entre-temps, les navigateurs continuent à patrouiller le Saint-Laurent qui ne veut plus mourir en hiver.Il est même plus vivant que jamais car les aides à la navigation s'améliorent, l'enthousiasme persiste chez le petit groupe qui s\u2019en occupe.\"Mais dans l\u2019ensemble, dit le capitaine Rousseau, nous n'avons pas encore une conscience maritime.Comment pourrait-il en être autrement?Quand la Reine a rendu visite à Québec, en 1964, on a bloqué l\u2019accès du public au fleuve.On a mis des barrières et des hommes avec des pistolets.Les barrières y sont encore et les pistolets aussi.\" Demain: Un coup d oeil sur la technologie.¦ 'Aiéoÿ'
de

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