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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1976-03-13, Collections de BAnQ.

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[" Ble soleil Uc dossiers QUEBEC, SAMEDI 13 MARS 1976\tWvvlvl V En marge des rumeurs d'éclatement du Front commun L'important, c'est que les écoles et les hôpitaux soient sur le même pied de guerre! Après avoir connu au mois d'août un difficile accouche* ment, le Front commun des employés des secteurs public et parapublic a manifesté plus tard une vigueur exceptionnelle.Toutefois, la semaine dernière, à l'occasion d'une assemblée réunissant 750 délégués syndicaux de la CSN, de la FTQ et de la CEQ, plusieurs ont cru que le Front était sur le bord de l'éclatement.L'intransigeance de la CEQ sur l'impossibilité de fixer immédiatement la date d'une grève générale illimitée où l\u2019on ferait fi des injonctions et d'une loi spéciale est, dit-on, à la source de cette situation précaire.Yvon Charbonneau, président de la centrale, et Robert Gaulin, coordonnateur de la négociation pour les travailleurs de l'enseignement, voient d'autres éléments et apportent les clarifications nécessaires.Propos recueillis par Claude Vaillancourt I LE SOLEIL \u2014 Au terme de l'assemblée du dernier conseil d'orientation du Front commun, le 7 mars dernier, plusieurs observateurs estiment que la Centrale de l'enseignement du Québec pourrait être le groupement qui, par sa situation, pourrait faire éclater le Front.Est-ce que vous partagez ce point de vue?ROBERT GAULIN \u2014 Mon analyse est que le Front commun est plus solide qu'il ne l'était C'est sûr que les possibilités d'éclatement existent! Chaque fois qu'il y a un débat important dans les centrales, chaque fois que deux des groupes ne s'entendent pas, chaque fois qu'ils maintiennent leurs positions et que les négociations internes sont ardues, on pourrait dire qu'il existe des possibilités d'éclatement Mais, on n\u2019a jamais fait un débat de cette qualité en 1972.A deux heures et demie du matin, il y avait toujours au-delà de 500 participants et très peu d\u2019accusations réciproques ont été lancées.Dans les corridors, il y avait peut-être des gens qui comprenaient mal les intentions de l'un ou de l\u2019autre ou encore qui prêtaient des intentions aux autres groupes.Je pense, cependant, que ce qui marque l'évolution, c'est la qualité des débats officiels qui se font, soit dans les caucus, soit dans les assemblées plénières.YVON CHARBONNEAU \u2014 La CEQ, tout comme la CSN et la FTQ, n\u2019a qu'un objectif: c'est d\u2019obtenir des conventions qui comportent des conditions de travail améliorées, et ce dès ce printemps.Toute notre action est subordonnée à cet objectif.Il s'agit maintenant de discuter des moyens qui peuvent nous y conduire.C'est là qu\u2019arrivent certaines perceptions qui peuvent amener certaines différences à un moment donné.Mais ce n'est pas à cause de ce que certains appellent \"la psychologie\" des centrales, c'est plutôt en raison de ce que moi j'appelle \"les conditions objectives\u2019\u2019 dans lesquelles nous sommes.Un hôpital, ça ne marche pas comme une école Ainsi, dans le secteur hospitalier, où l\u2019on retrouve des cotisants de la CSN et de la FTQ.on peut en dénombrer au moins quatre.Premièrement, il y a la loi 253 maintenant les services essentiels en cas de conflit qui astreint les travailleurs à des conditions bien précises vis-à-vis le harcèlement et les débrayages.Cette loi est accompagnée de fortes pénalités dans le cas d inobservance.Deuxièmement, il faut tenir compte que, dans les hôpitaux, les opérations s'échelonnent 24 heures sur 24: les patients, à la différence des élèves, ne sortent pas lorsqu'il y a des mesures de harcèlement ou de débrayage.Par la suite, il faut se rappeler que, dans les hôpitaux, les corps d'emploi sont beaucoup plus diversifiés que dans les écoles.Il n\u2019y en a pas un qui soit vraiment majoritaire; il est beaucoup plus difficile pour ces travailleurs de se livrer à des mesures concertées de harcèlement.Enfin, il y a la très grande dispersion des établissements hospitaliers sur le territoire québécois.A la CEQ, un syndicat regroupe une foule d\u2019établissements dans le même territoire tandis qu'à la CSN, il y a souvent un syndicat par établissement.Tout cela, ce sont des \"conditions objectives'* dont nous devons tenir compte.De leur côté, les travailleurs des autres secteurs doivent tenir compte des \"conditions objectives\" dans lesquelles nous devons oeuvrer, à la CEQ.D'abord, il y a le facteur \"temps .Un hôpital, c'est ouvert 24 heures par jour, toute l'année durant, tandis que l\u2019école, c'est ouvert 8 heures par jour pendant 10 mois de l'année seulement.Le temps peut donc se retourner contre nous.Je ne dis pas qu'il peut nécessairement toujours se retourner contre nous.L'autre condition particulière à la CEQ.c'est que nous avons justement utilisé le temps à bon escient.On a appelé ça de l'action graduée.Une action qu'on a entourée de beaucoup d\u2019informations auprès des parents.C\u2019est quelque chose qui est encore différent du contexte des hôpitaux: les parents des patients, ça n\u2019a pas grand sens dans les hôpitaux; mais les parents d\u2019élèves, ça, cela a du bon sens.Les parents, en envoyant leurs enfants pendant une période bien précise de l\u2019année dans une institution scolaire, forment un certain bassin d\u2019écoute auquel tu peux t'adresser sur une base très poussée, tandis que l\u2019on ne retrouve pas, dans le milieu hospitalier, ce bassin spécialisé.LE SOLEIL \u2014 Sur le plan de l'information, vous vous sentez donc en meilleure position que les autres centrales?YVON CHARBONNEAU \u2014 On a, dans la société, un interlocuteur mieux identifié.Nous avons utilisé ce bassin \"parents-travailleurs\u201d à bon escient, cette année, graduellement, et, dans certains cas.systématiquement.Nous avons eu une réponse de ce côté-là.Je pense que, dans les autres centrales, on se sentait moins porté à combiner l\u2019action et l'information.Le gouvernement est \"hypothéqué\" LE SOLEIL - Quelle différence constatez-vous entre le Front commun de 1976 et celui de 1972?YVON CHARBONNEAU - Cette année, les contraintes sont peut-être plus vives qu'en 1972.Je me réfère à la loi Trudeau sur les mesures anti-inflationnistes et sur sa copie conforme du gouvernement Bourassa, le Bill 64.De même, il y a la Loi 253 qui vient restreindre la combativité des travailleurs.La situation politique et économique du gouvernement est également différente.En 1972, sur te plan économique, c\u2019était quand même les belles années alors qu\u2019il y avait une montée importante des ressources disponibles, à cause de l'inflation qui apportait un surplus de taxes.Même chose pour la hausse des salaires: on avait la hausse des produits de l'impôt sans même retoucher les taux d'impôt.Ca donnait un revenu facile à Bourassa.Depuis, il y a Ihypothèque de la Baie James et surtout la question des Jeux olympiques qui arrive en plein dans la conjoncture alors qu'il faut de l\u2019argent pour sauver l'honneur politique.Sur le plan politique, nous n\u2019avons pas besoin d\u2019insister pour démontrer à quel point l'image du gouvernement Bourassa s'est ternie.Ce travailleur va-t-il \"payer les pots cassés'.'.LE SOLEIL \u2014 Mais, ne devez-vous pas tenir compte des contraintes économiques puisqu'à la toute fin, ce sont quand même les travailleurs qui auront à payer la note, par le fruit des impôts?YVON CHARBONNEAU \u2014 Nos revendications sont basées sur des besoins qu\u2019on croit ressentir et non pas sur les contraintes que le gouvernement se donne ou se laisse imposer par les financiers ou par ses impératifs politiques.On n'a pas à partager les difficultés politiques de Bourassa par rapport aux Olympiques de Montréal.On dit qu'il y a moyen d'avoir d\u2019autres sources de financement Lors de notre analyse \"Le budget au service du capital\u201d, on a constaté un recul sur l\u2019impôt tiré des profits des sociétés.En mai 1975, il y avait un recul net de $400 à $420 millions pour l\u2019année en cours.Si nos membres sont intéressés à signer au plus tôt une convention, ils nous demandent de leur apporter quelque chose.Non seulement sur le plan économique mais également dans des doma.nes précis comme la tâche de travail, la sécurité d'emploi, etc.Quant le gouvernement a annoncé, la semaine dernière, qu\u2019il n'allait plus indexer les dépenses en matière d'éducation, mis à part les salaires, il réduit la qualité du système d\u2019éducation.LE SOLEIL \u2014 La limitation des dépenses gouvernementales ne touche pas que le secteur de l'éducation; celui des affaires sociales est également affecté.Pourquoi est-il plus difficile de cerner le problème dans ce secteur?YVON CHARBONNEAU \u2014 ü faudrait que les travailleurs concernés l\u2019expliquent autant que nous le faisons de notre côté.Il serait profitable de mettre certains dossiers sur la carte.Il y a certainement de?dossiers explosifs de ce côté-là.Il n\u2019y a pas juste Mmt Dutrissac (une journaliste) qui peut en faire.Pour éviter T éclatement LE SOLEIL \u2014 D\u2019ici la prochaine réunion du Front, le 20 mars, que doivent faire les centrales pour éviter que l 'éclatement se produise?YVON CHARBONNEAU \u2014 Nous nous sommes entendus pour augmenter les moyens de pression d\u2019une façon plus unitaire qu\u2019auparavant et surtout à compter du vote du 17 mars.Pour nous, ce vote est très important.On a pu voir, au cours des dernier?ralliements, qu\u2019il y avait un manque de synchronisation, ici et là II va falloir trouver des moyens pour que nos actions soient parfaitement combinées de façon à ce que les travailleurs du secteur de l'enseignement puissent rencontrer ceux des Affaires sociate* L'enjeu, d'ici ke 17 mars, c'est de trouver des moyens d action unitaire.Nous devrons également trouver un moyen de contourner la Loi 253.Si les travailleurs agissent d une façon isolée, ce sera difficile.S\u2019ils sont 50,000 un jour à surmonter ce problème, si on y ajoute 50,000 à 60.000 enseignants, ça se fait, ça se fait bien.?K Québec, Le Soleil, samedi 13 mors 1976 B 2 ¦HH\t B JH\t \t \tMlg;\t| \tmBESMjOùÆxSSS^SjÊtÊIÊÊÊÊIÊÊIÊ^ I I\t J K L\tM A Les trois prerrières lettres du nom de famille i la naissance B initiale C Année de na«ssance D Mo*s de naissance»ajouter 50 pour indiquer le se>e féminin) E Jour de naissance F Code administratif G Le ou les prénoms H Nom de tamiiie é 'a naissance I Oate d expiration de la carte J Nom de femme mariée K Oate de naissance L Seie(1 - masculin.2 - féminin) M Code administrant par Ghislaine Rheault Une nouvelle carte qui en dira long.On est six millions.mais plus de sept millions de cartes de la Régie de l'Assu-îance maladie sont actuellement en circulation.Ce fouillis a ouvert la porte on s\u2019en doute, à une utilisation frauduleuse des petites cartes blanches qui donnent accès aux services médicaux gratuits au Québec.Car si les ex-bénéficiaires qui ayant quitté le Québec ne contribuaient plus au Régime pouvaient quand même venir y réclamer des services gratuits, il était également possible aux professionnels de la santé d'user frauduleusement de cartes qui auraient dû être périmées.A la Régie de l'Assurance-maladie, on met actuellememt ordre à ce fouillis.D'ici décembre prochain, tous les bénéficiaires devraient avoir reçu une nouvelle carte.améliorée.La production de cette nouvelle carte résulte de l\u2019adoption en décembre 1974, de la Loi 93 qui modifiait la Loi de l\u2019assurance maladie et la Loi de la Régie de l\u2019Assurance maladie.Cette loi prévoit l'émission de nouvelles cartes pour les bénéficiaires du régime d'assurance maladie.Mais ce qui est plus important encore, elle étend l \u2019usage de la carte à toutes les lois qui relèvent du ministre des Affaires sociales: notamment l'application de la loi de l'assurance hospitalisation et éventuellement l\u2019accès à tous les programmes du ministère.Ce ménage dans le système d\u2019inscription des bénéficiaires va donc plus loin que ce qu'on peut imaginer à première vue.Tous les établissements \u2014 hôpitaux CLSC, Centres d'accueil, etc.qui tiennent à jour des dossiers \u2014 devront éventuellement inscrire la clientèle sous ce nouveau code.Les bénéficiaires de l\u2019aide sociale, admissibles aux services dentaires ou pharmaceutiques gratuits seront également identifiés sous ce code.L'opération, envisagée dans sa totalité va donc entrainer des déboursés importants.A la Régie, on parle d'un million et demi.Mais pour l'ensemble du réseau la somme sera plus rondelette.Ainsi, dès l'an prochain le système hospitalier devra s'être conformé à cette nouvelle norme pour répondre aux exigences de la Loi 93.On escompte toutefois que les économies réalisées grâce à un meilleur \"contrôle\u201d de la distribution des services seront suffisantes pour éponger Tes coûts de l'opération.Ainsi l\u2019article 14 de la nouvelle loi fait de chaque Québécois un \"contrôleur en puissance\u201d dans la mesure où elle oblige la Régie à transmettre chaque année à tous les assurés un rapport détaillé des services reçus.Ce rapport devra préciser \u2014\tle nom du professionnel de la santé qui a fourni des services, les dates auxquelles ces services ont été fournis \u2014\tle montant de chacun des services et la somme totale.La nourriture des ordinateurs Le grand ménage dans le fichier de la Régie présente des avantages évidents, en dépit de son coût d'opération relativement élevé.Mais il permet de soulever en même temps des hypothèses inquiétantes.Les ordinateurs de la Régie \u2014 et du ministère \u2014 sont gavés d\u2019une nourriture abondante.De plus, désormais grâce à la nouvelle inscription, on possédera sur les Québécois le fichier codé le plus complet qui soit.Si d'une part, la confidentialité des informations contenues dans les dossiers des Québécois assurés par la Régie est protégée par la loi, on ne peut pas en dire autant du système lui-même d'inscription.Rien n'interdit actuellement d étendre l'usage de ce code à d'autres fins que la consommation des soins de santé, ou à la description de l'état de santé (dans les dossiers de chacun des hôpitaux).On peut penser, sans vouloir dresser le spectre des années 84, à 1 usage des renseignements judiciaires, ou à un éventuel dossier scolaire cumulatif par exemple.Si cela était, il suffirait alors d\u2019une simple opération informatique pour réunir en moins de deux des informations suffisantes pour faire pendre un individu ou plus modestement pour lui bloquer l\u2019accès à certaines orientations.La confidentialité Sans doute l'éventualité d'un usage des données sur les individus et leur usage statistique est-elle apparue assez menaçante, pour que le sous-ministre des Affaires sociales rappelle les exigences de la confidentialité et impose des règles aux utilisateurs des données dans un texte envoyé aux établissements du réseau des Affaires sociales, la semaine dernière.Ce texte détermine un * protocole d'accès et d'utilisation des données des Affaires sociales\u2019'.Le sous-ministre écrit que \"malgré les dispositions normalement prévues dans les différentes législations, il n'est pas impossible e puissent survenir, volontaires ou non des \"bris de confidentialité\u201d compte tenu des quantités considérables et de la diversité des données véhiculées par les systèmes mécanographiques et des multiples personnes qui interviennent dans les différentes étapes.\" Il écrit donc que l\u2019anonymat, et le caractère confidentiel des données devront être respectés dans leur usage à des fins statistiques, \".d'aucune façon, un bénéficiaire (ou un petit groupe) ou un professionnel (ou un petit groupe) n\u2019est visé par une analyse.Si un dépistage accidentel se produisait, il serait automatiquement ignoré et les moyens seraient pris pour que la situation ne puisse se répéter.\u201d S'il arrivait d\u2019autre part que le recoupement des informations permettait d\u2019éviter qu'un cas individuel ne soit analysé, la personne concernée devrait être avisée.Le sous-ministre rappelle dans ce document les sanctions disciplinaires (qui peuvent aller de la suspension au congédiement) auxquelles s'exposent les fonctionnaires qui dérogeraient à la procédure.Un tel protocole colmate une petite brèche.Ces règles pourront en effet empêcher l\u2019identification du physiâtre le mieux payé du Québec (comme ce fut le cas l\u2019année dernière).Mais elles ne peuvent rien pour limiter l'usage encore plus dangereux qu\u2019on pourrait faire éventuellement du système nouveau d'identification des Québécois.Jusqu'à l été 1973, Sept-lles s était contenté* d'étr* un post* terminal pour I* minorai d* t*r du Labrador *t un port d* transbordement pour l\u2019expédier aux quatre coins du glob*.La société minier* Iron Or* l'avait voulu ainsL Mais depuis, la compagni* a nourri d'autr*s ambitions.Son programma d'expansion s'est traduit par un investissement d* 3220 millions dans un concentrateur et un* usine d* boulettage.Il s'agissait de transformer en boulettes d* fer un* parti* du minerai qui arrivait en vrac du Nord et d'en faire un produit semi-fini.Cependant, rien n'a marché: mauvais* conception d* la machinerie, interventions d* la compagnie.Gilles Ouellet décrit les implications de ces \"ratés mécaniques\".par Gilles Ouellet Sept-lles: quand la machine dérape, plus rien ne va.SEPT-ILES \u2014 La compagnie minière Iron Ore du Canada a connu une production catastrophique depuis la mise en opération de ses usines de concentration et de boulettage du minerai de fer, à Sept-lles, en juin 73.Les pertes encourues se chiffrent par dizaines de millions de dollars.Aux prises avec des difficultés mécaniques et d\u2019opération, cette compagnie prévoyant produire 15 millions de tonnes de boulettes de fer après 30 mois n\u2019avait réussi qu'à sortir 5.4 millions de tonnes des fourneaux de l\u2019usine, en janvier.Par contre, pour la première fois, les prévisions pour le mois de février ont été rencontrées, soit 127,000 tonnes.Ces usines, qui devaient initialement coûter $140 millions et qui ont finalement grugé plus de $200 millions, ont continué de gober \"plusieurs millions\" pour la recherche de solutions à \"ces difficultés mécaniques et d'opération\u201d qui provoquent encore des ulcères d'estomac aux grands dirigeants de cette compagnie minière.En mars 74, M.Jack Layden, alors directeur-général à l'administration expliquait au SOLEIL que des problèmes d'ordre mécanique persistaient dans les nouvelles usines à Sept-lles et au Labrador terreneuvien mais qu'on entrevoyait une lueur d'espoir \"pour les prochains mois\".De fait, ces difficultés se sont peu à peu aplanies dans les immenses usines de Labrador City, à Terre-Neuve, et la production a repris après une longue période de rodage marquée de problèmes techniques et de relations ouvrières difficiles.Mais à Sept-lles, ceux qui veillent aux opérations en arpentant quotidiennement ces deux usines, où un millier d'hommes travaillent, reconnaissent que des solutions restent à découvrir pour que ce plan industriel fonctionne à son rythme normal, soit pour une production annuelle de six millions de tonnes de boulettes de fer.Les responsables de ces usines, MM.Benoit Gagnon, surintendant du concentrateur (exploitation), Paul Mercier, surintendant de l'usine de boulettage, et Achille Houde, gérant-général de ces deux usines et gérant des mines de Schefferville ne l'ont pas caché au SOLEIL au cours de récentes entrevues: la situation actuelle est sérieuse et difficile mais les problèmes ne s'avèrent pas insurmontables.Le nouveau patron \"Avant l\u2019arrivée de M.Houde, le nouveau gérant général de ces usines de Sept-lles et gérant des mines de Schefferville, à l'automne dernier, c\u2019était le bordel dans les usines, les directives n\u2019étaient pas suivies, tout le monde était sur les nerfs\", raconte Gilbert Madore, le président de l'unité locale des Métallurgistes unis d'Amérique qui représente le millier d'ouvriers du concentrateur et de l'usine de boulettage de l'Iron Ore, à Sept-lles.La préoccupation, c'était de produire.Peu importe comment Le dirigeant syndical croit que \"l\u2019inefficacité de l\u2019administration à faire fonctionner le plan\" est un facteur dans le peu de succès obtenu jusqu'ici.Et la situation a souvent dégénéré en des rapports patro-naux-syndicaux un peu beaucoup tendus.Uniquement en 75, les Métallos ont logé 437 griefs contre la compagnie, dont 300 venaient d'ouvriers des usines de concentration et de boulettage.Sur un millier de travailleurs il s'agit là d\u2019une forte moyenne.\"Ca craquait de partout\u201d.\"Défense de s\u2019énerver\".Ce mot d'ordre de M.Houde a passablement réduit la tension entre la compagnie et les travailleurs.Le nouveau gérant-général a entrepris d'améliorer les conditions de travail, d'encourager les communications franches et directes, de voir à ce que ses directives soient appliquées, et de modifier lentement l'attitude de tout le monde face au fonctionnement et à l\u2019opération d'une telle entreprise.Le syndicat considère pour le moment que \"la poigne\" de M.Houde, sa réputation de meneur d'hommes et son attitude \"de ne pas paniquer inutilement\u201d contribueront à résoudre les difficultés d'opération, puis, dans un climat moins tendu, en arrivera-t-on à mieux découvrir des solutions aux problèmes mécaniques et techniques.D'ailleurs, fait observer M.Madore, en dépit des problèmes qui subsistent, les prévisions de février ont été rencontrées, et pourtant ce sont les mêmes usines et les mêmes travailleurs que l'an dernier.Bien sûr, les prévisions furent fixées pour une seule ligne de production, mais il semble qu'une approche \"moins énervante\" soit susceptible de donner de meilleurs résultats.Le doigt sur le bobo Il fallu deux ans de laborieuses recherches pour corriger ce que plusieurs appellent les erreurs de conception mécaniques commises par la société Bechtel, responsable des plans.On a ainsi réussi à mettre précisément le doigt sur un problème mécanique majeur: les broyeurs.Par cette première opération, à l\u2019intérieur du concentrateur, le fer est réduit en sable et libéré des minéraux indésirables.A Sept-lles, chacun de ces broyeurs devrait prendre 511 tonnes à l'heure, a-lors qu'il n'en accepte que 385.Les experts ne parviennent pas à percer la difficulté qu'ils ne soupçonnaient pas de cette envergure.H est vrai que c'est la première fois que ce procédé sert pour broyer le minerai extrait à Schefferville, à 360 milles au Nord de Sept-lles, et reconnu comme étant du \"rouge\", contrairement au \"bleu\" de Labrador City.La particularité du fer rouge réside dans le fait qu\u2019il ne peut être broyé qu'avec l'aide de boulets de fer, semblables à des boulets de pétanque.Cette présence étrangère abimerait les broyeurs.Comme à ce jour une bonne quarantaine de grillages différents ont été expérimentés sans beaucoup de succès dans les broyeurs, on songe à modifier ces énormes appareils qui siègent dans le concentrateur.Des dérangements à la chaîne Il va de soi que ces dérangements majeurs nuisent au fonctionnement de l\u2019autre usine, celle de boulettage, qui doit continuer le traitement du minerai qui sort du concentrateur.Quotidiennement, cette usine devrait cuire 18.400 tonnes de boulettes de fer d'un demi-pouce convenant à l'alimentation des hauts fourneaux; or, en mars 74, elle en produisait 5,000 tonnes, et en février 76, en moyenne 9,000 tonnes par jour.Cependant, en février 76, la compagnie a rajusté son tir et ne procède plus comme en 74; aujourd'hui une seule des deux lignes de production fonctionne en attendant que les deux usines s'approchent de leur rythme normal de production.Une ligne de l'usine de boulettage comme celle de l'Iron Ore à Sept-lles n'opère pas à moins de 350 tonnes à l\u2019heure.Or, il fut un temps où, dans l\u2019espoir d'améliorer les performances de la production, les deux lignes ont roulé vers les fourneaux avec moins de 350 tonnes.La chaleur de cuisson des boulettes de fer, plus de 2,000 degrés, brûla le matériel, endommageant souvent les installations pour des millions de dollars.En ce moment, on s'en tient donc à une ligne de production, et les résultats sont meilleurs.Mais les recherches pour les broyeurs, les nombreuses réparations à l'usine de boulettage, les pertes subies en raison d\u2019une faible production s'ajoutent aux autres problèmes qui tourmentent les dirigeants de cette géante compagnie minière: les problèmes d\u2019opération.Certains gestes commis ces dernières années dans ces deux usines neuves démontrent un manque de travailleurs qualifiés à tous les niveaux, une absence de communications.et une attitude globale à refaire face à l'opération d'un tel complexe industriel, confie M Houde.mm .>?.¦'\u2018StKSrMitô BM llf ./¦WM «¦.mm* ta»**1 la ville de Sept-lles repose en grande partie sur les \"performances économiques de l'Iron Or»\".Or le concentrâtes pour le minerai de fer et I usine de boulettage, avec leurs graves ennuis techniques ont fait craindre le pire. =»C.U Soleil, samedi 13 mort 1976 B 3 Fy ¦ .vuüwmx - ¦ ^^aaeoraw ¦\u2022 tration, l'horaire, les activités secondaires et les services spéciaux.Les contestataires ont toute une pente à remonter.Le président de l'Ordre des bibliothécaires professionnels, M.Jacques Panneton, n\u2019y va pas par quatre chemins: \"J\u2019oppose une fin de non-recevoir ferme et complète, sans nuance, à l\u2019idée de faire un seul réseau\u201d, a-t-il déclaré au SOLEIL lors d'une entrevue téléphonique.Tous reconnaissent toutefois, en compagnie d\u2019un professeur de bibliothéconomie de l\u2019université de Montréal, M.Daniel Reicher, ancien directeur de la bibliothèque de cette institution, qu\u2019on peut faire plus et mieux qu\u2019en ce moment \"Même si les études du ministère des Affaires culturelles sont excellentes, affirme-t-il, il faut une enquête approfondie sur les relations entre le milieu scolaire et les bibliothèques publiques\".L'existence de deux réseaux, à son avis, ne relève pas de distinctions philosophiques fondamentales, mais plutôt de problèmes pratiques.Le responsable des bibliothèques au MAC.M Pierre Matte, définit le problème sous un angle plus concret: il s'agit de savoir qui paie pour quoi!.Le ministère de l\u2019Education aime bien connaître exactement où va son argent, celui des Affaires culturelles également \"C'est une question de saine administration\", résume-t-il.Une solution valable?La ville de Québec propose de construire un édifice d une vingtaine d'étages à Place Saint-Roch.dans le centre-ville traditionnel, de loger la bibliothèque et ses services techniques dans les 4 ou 5 premiers étages, et de louer les autres au gouvernement Cette solution vise à épargner aux contribuables de la ville une hausse de taxes immédiates, puisqu'un promoteur privé prendra charge de l\u2019édifice.Au bout de 30 ans, les citoyens auront payé à la fols la bibliothèque, les bureaux du gouvernement et le profit de l\u2019entrepreneur où est la saine administration?Certains arguent qu avant de jouer ce jeu de l'autruche, ne , vaudrait-il pas mieux établir un plan précis de collaboration entre toutes les bibliothèques du territoire métropolitain de Québec et garantir la mise sur pied de filiales acceptables dans les quartiers résidentiels?L'administration Lamontagne pense en ce moment à une bibliothèque dans le centre géographique de Québec, et tente de l\u2019obtenir par des négociations subtiles qui ressemblent de très près à du marchandage et des manigances.L'endroit choisi est excellent, au noeud des communications par autobus et facile d\u2019accès pour une clientèle défavorisée.Mais c'est 20 étages ou rien, dit-on dans les milieux responsables, à cause des coûts de construction et de la valeur du terrain.Les citoyens de Saint-Roch voient la situation sous un angle différent: leur école paroissiale est encore en très bon état, selon une expertise de M.Joseph Baker, de l\u2019école d\u2019architecture de l'université Laval, et les locaux vacants pourraient servir à des fins communautaires.Le débat reste ouvert.par Raymond Giroux Québ«e \u2022 besoin d'un* bibliothèque publique digne de son rôle d* berceau d* la \u201csouveraineté culturelle \", l'Institut canadien ne répondent plus aux besoins depuis dos générations.Mais pour résoudre ce problème réel, les autorités municipales veulent construire une tour d* 20 étages sur l'emplacement d* l'école Saint-Roeh, dans le centre-ville, accélérant ainsi le dépeuplement d* ce quartier.La solution est-elle è l'échelle du problème?Ridicule, impensable, sous-développée, arriérée, inculte, inacceptable et ainsi de suite: ces qualificatifs peu flatteurs visent non votre belle-mère, mais la ville de Québec en 1976! Ces termes, et d\u2019autres beaucoup moins polis, viennent è la fois de clients actuels ou découragés de la bibliothèque de l'Institut canadien, et de professionnels faisant partie de l\u2019establishment culturel et du monde mystérieux de la bibliothéconomie.Car Québec, ne dispose, comme contribution à l'avancement intellectuel de ses citoyens, que d\u2019une surface inférieure au tiers de la patinoire du Colisée: la bibliothèque municipale couvre environ 5,000 pieds carrés, la patinoire, à peu près 15,000.Tous les volumes trouveraient facilement place entre le ligne bleue et le fonds des buts! De même, elle accueille en une année complète à peine 16,508 lecteurs: il suffit d\u2019annoncer la visite d'une équipe de hockey composée de quelques assommeurs assoiffés de sang pour attirer presque autant de \"sportifs\" en une seule soirée.La ville voisine de Sainte-Foy n'a pas de Colisée, mais sa bibliothèque municipale dessert plus de 25,000 clients pour une population trois fois moindre.Même la bibliothèque de Rimouski, avec 20,000 clients, a un public plus large que celui de Québec.Quand on ne veut pas payer.Une bibliothèque coûte cher, et les autorités municipales ne disposent que d\u2019une source de revenus: les taxes.Le ministère des Affaires culturelles ne subventionne la création de nouvelles bibliothèques que pour un montant maximum de $1 par habitant, et cela ne comprend pas les investissements exigés par une nouvelle construction Québec ne peut donc espérer plus de $200,000.Si une ville réussissait à créer une bibliothèque dans ces conditions, le ministère en assumera automatiquement une partie des frais de fonctionnement.La ville de Québec ne peut être accusée de grever son budget au bénéfice de la bibliothèque: la contribution de la municipalité, par tête, s'élève, selon les derniers chiffres du ministère des Affaires culturelles, à 0.72 cents.A titre de comparaison, voici les données de quelques autres villes: Alma, $1.66; Beaconsfield: $4.22; Dorval: $4.61; Hull: $2.74; Longueil: $1.05; Montréal: $2 03; Pointe-Claire: $8.14; Rimouski: $1.12; Saint-Léonard: $5.07; Sainte-Foy: $1.65 et Sept-Iles: $5.32.Et ce n\u2019est pas tout: le Québec est 60 ans en retard sur l\u2019Ontario, et les chiffres le démontrent Les municipalités du Toronto métropolitain déboursent une moyenne de $12.65 par habitant pour leurs bibliothèques publiques et Ottawa, qui compte une population comparable à celle de Québec, ne craint pas de verser $10.80 per capita.Le directeur de la bibliothèque de l\u2019Institut canadien, M.Philippe Sauvageau, peut bien s'écrier, au cours d\u2019une entrevue, que les autorités n'ont jamais pris leurs responsabilités! Il est vrai qu'une bibliothèque n\u2019a pas la rentabilité électorale d\u2019un Colisée.Comme le maire de Québec ne veut justement rien savoir d\u2019une nouvelle patinoire couverte poui rentabiliser le commerce des Nordiques, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il propose une hausse de taxes pour le bonheur d'un nombre inconnu de lecteurs éventuels.Pourtant, M.Lamontagne semble croire à la nécessité d\u2019une bibliothèque municipale de qualité pour sa ville.Il doit donc chercher un truc à première vue pas trop cher pour financer un projet qui nécessite des investissements élec-toralement très lourds.Car il ne faut pas se faire d\u2019illusions, le contribuable moyen manifeste une indifférence crasse face à l'absence de bibliothèque publique convenable.En ce moment, les amateurs de livres ont les moyens financiers de s\u2019acheter les volumes qu'ils désirent, et les étudiants disposent d'un grand nombre de bibliothèques scolaires bien pourvues, que ce soit au secondaire, dans les cégep ou à l\u2019université Laval.Mais aucune de ces bibliothèques ne rejoint le grand public, celui que le responsable de la bibliothèque de Sainte-Foy, M Gilbert Blondeau, appelle les \"non-encadrés\u2019\u2019, majoritairement des femmes âgées de 30 à 35 ans qui éduquent leurs enfants encore en bas âge.Un ou deux réseaux C'est ici que se situe le débat sur la nécessité d\u2019entretenir deux réseaux de bibliothèques aux frais des payeurs de taxes: les bibliothè- ques municipales, et celles des institutions scolaires.A première vue, cette discussion ressemble à un échange de vues prolongé sur le sexe des anges ou sur la durée probable de la tôle des automobiles Ford.Pourquoi en effet réserver à des étudiants l\u2019accès à des volumes que tout le monde peut vouloir lire?La ville de Quebec compte quand même environ 70 bibliothèques, en incluant celles des écoles, des collèges publics et privés, de certains centres hospitaliers et de quelques ministères, sans oublier celle du Parlement.Le grand public n\u2019a accès à pratiquement aucune d\u2019entre elles: essayez d'emprunter un livre à l'université Laval sans une carte d\u2019étudiant, d'employé ou d\u2019ancien.Il vous faudra une permission spéciale, ou passer par une bibliothèque à laquelle vous êtes abonnés.Il y a pourtant deux réseaux bien distincts de bibliothèques, un pour le scolaire, et un pour le grand public.Absolument tous les membres du milieu \"bibliothécono-miste\" considèrent cette situation comme parole d'Evangile: le ministère des Affaires culturelles, dans un document intitulé \u2019\u2019Développement d'un réseau de bibliothèques publiques\u201d, publié en 1973, énumère pas moins de 11 raisons à l'appui de cette thèse, sans compter une série d\u2019expériences néfastes un peu partout dans le monde et au Québec même, à Alma et à Rivière-du-Loup.Dans ces deux municipalités, l'établissement de bibliothèques publiques dans des écoles secondaires fut un échec total, les adultes refusant de s\u2019y rendre pour des motifs d'ordre è la fois pratiques (les polyvalentes étant éloignées du centre-ville) et psychologiques (l'absence de discipline).Quant aux distinctions fondamentales, elles touchent les objectifs, les collections, la clientèle, la localisation géographique, l\u2019aménagement physique, l'approche psychologique, la technique, l'adminis- Philippe Souvogeau, directeur de la bibliothèque de l'Institut canadien: les autorités n'ont jamais pris leurs responsabilités.1/ Soleil.lUytuüd Uvote Bibliothèque municipale: c'est 20 étages ou rien?Les crimes de Ten Hsiao Ping PEKIN (Reuter) \u2014 L un des faits les plus frappants de la vaste campagne d\u2019accusations menée contre le vice-premier ministre chinois, M.Teng Hsiao-ping, est la rapidité avec laquelle elle s'est développée.En moins de cinq semaines, ce mouvement qui avait commencé par s'en prendre en termes plus ou moins voilés aux \"déviationnistes de droite\" en est arrivé à une affiche murale de Shanghai proclamant \"à bas Teng Hsiao-ping\".Partie des enceintes universitaires de Pékin et de Shanghai, la campagne s\u2019est aussi propagée dans les écoles, les usines et les communes dans l'ensemble du pays.Selon les critères de la politique chinoise, il s'agit d'une escalade très rapide.Si l\u2019on se réfère, en effet, à ce qui s\u2019était passé pendant la révolution culturelle, on voit que les gardes rouges ultra-révolutionnaires avaient attendu des mois avant de désigner nommément au centre de leurs attaques le chef de l\u2019Etat Liu Shao-chi.Néanmoins, M.Teng occupe toujours ses fonctions dans le gouvernement, le parti (vice-président) et l armée (chef d'état-major) et l\u2019on peut se demander si, en dépit de son amplification, la campagne réussira finalement à le déboulonner.Des officiels ont déclaré récemment devant des diplomates en poste à Pékin que M Teng était bien ce \"routier capitaliste impénitent\", contre qui les attaques sont dirigées.En dénonçant nommément le vice-premier ministre, ils n\u2019ont fait que reprendre ce que disaient depuis des jours les \"dazibaos \u201d, Mais la dénonciation finale, c\u2019est-à-dire celle qui verrait le Quotidien du Peuple nommer directement M Teng, est encore à venir, et tant qu elle n\u2019a pas eu lieu.les diplomates ne veulent pas donner le vice-premier ministre pour perdant Les observateurs à Pékin voient de bonnes raisons dans la rapidité avec laquelle s\u2019est développée la campagne contre Teng Hsiao-ping.Officiellement elle a été déclenchée par le président Mao Tsé-toung et elle se déroule sous l'aile de la direction centralisée du parti.Pourtant, l\u2019élément moteur provient du groupe plus restreint de ceux que l\u2019on appelle les \u2019\u2019radicaux\".Les radicaux Opérant à partir d\u2019une base de pouvoir relativement étroite, les radicaux ont dû agir vite.Ils ont mis à profit les médias et les grandes universités \u2014les gauchistes y ont traditionnellement une place prépondérante \u2014 pour lancer une campagne concertée.Une autre raison de la hâte de la campagne contre M.Teng réside dans le fait qu\u2019il y a seulement six semaines il était pratiquement considéré comme le dauphin de Chou En-lai.Or, c'est le ministre de la Sécurité, M.Hua Kuo-feng, qui a été nommé au poste de premier ministre par intérim.Il est certain que la vague des accusations contre Teng Hsiao-ping contribue à expliquer aux masses chinoises pourquoi il est resté à l\u2019écart I! apparait maintenant clairement que les radicaux, en dépit des qualités de grand administrateur reconnues à M Teng.n\u2019ont pas voulu de lui sur le plan politique.Les accusations dont il est l'objet sont nombreuses, notamment la mauvaise gestion des affaires militaires \u2014on lui reproche en fait d\u2019avoir voulu étendre son autorité personnelle sur l\u2019armée \u2014et son antipathie pour les pièces à thème révolutionnaire de l\u2019Opéra de Pékin, à la création desquelles a participé Mme Chiang Ching, l\u2019épouse du président Mao.D\u2019une façon plus générale, M.Teng \u2014le pragmatique \u2014est accusé de poursuivre une ligne révisionniste et de s'opposer aux véritables politiques maoistes.A l\u2019avant-garde de la campagne se trouve un groupe dans lequel figurent très certainement Mme Chiang Ching, le vice-président du parti, M.Wang Hung-wen, et le propagandiste de Shanghai Yao Wen-yuan.Tous trois avaient joué des rôles de premier plan dans la révolution culturelle.En dehors de M.Teng, rares sont les noms des \"routiers capitalistes\" qui sont cités.Parmi eux, le ministre de l'Education, M Chou Jung-hsin, l\u2019administrateur des universités, M.Liu Ping, et quelques responsables dans les provinces.La campagne contre M Teng soulève aussi la question des réhabilitations politiques.Comme Teng Hsiao-ping, des centaines de responsables chinois étaient tombés en disgrâce pendant la révolution culturelle et ne firent leur réapparition qu'après avoir \"confessé\" leurs erreurs.Il est difficile de dire, pour le moment, si la campagne contre le vice-premier ministre les éclaboussera, eux aussi.Pas de désordres Si la crise déborde sur eux, elle s'étendrait pratiquement à chaque province.Personne ne sait, en outre, si ceux qui seraient attaqués ne lutteraient pas pour rester à leurs postes.Les journaux déclarent qu\u2019aux yeux du parti, beaucoup de ceux qui ont été réhabilités se sont sincèrement amendés et ont regagné la bergerie maoïste.Les officiels, quand ils rencontrent les étrangers, s\u2019efforcent d\u2019apaiser les appréhensions selon lesquelles la campagne risque de conduire à la lutte des factions et au désordre.Ils déclarent que celle-ci se déroule sous l'égide du parti, alors que l\u2019objectif de la révolution culturelle était \"de bombarder le quartier général du parti\".Jusqu\u2019à présent, les critiques contre des individus ont été autorisées dans les affiches murales, mais non dans la presse.Il faudrait probablement pour cela qu elles obtiennent l'approbation du comité central du parti.On insiste en outre, chez les responsables universitaires, sur le fait qu\u2019il n\u2019a pas été mis sur pied \"d\u2019équipes de combat\" pour propager le message révolutionnaire.En dépit de leur gravité, les accusations formulées jusqu ici contre M.Teng diffèrent considérablement de celles qui avaient frappé Liu Shao-chi.La révolution culturelle l\u2019avait qualifié de traître complet Fondamentalement, les \"crimes\" de M Teng sont qu il est un bourgeois démocrate qui n\u2019est pas en mesure de suivre l'évolution politique d'une Chine qui s'oriente vers la lointaine utopie du communisme pur.Les officiels assurent que les conservateurs qui pourront remodeler véritablement leurs conceptions pourront rentrer dans le sein du maoisme.Mais, en ce qui concerne M Teng.la \"rééducation\" semble être exclue.Il est accusé de s\u2019en tenir obstinément à la ligne révisionniste.Ce qui ne veut pas dire, aux yeux des observateurs, qu\u2019il ait encore perdu la partie La presse fait allusion à sa position retranchée.Son sort politique dépendra de l\u2019intensité avec laquelle se poursuivra la campagne.Jusqu'à présent, elle n'a pas eu beaucoup d effets sur la vie publique.m Québec, Le Soleil, samedi 13 mars 1976 B 4 la science SS/ÊÊtmim BsSn&i ¦¦¦¦¦¦ La marijuana modifie le comportement des singes vont de l'intoxication à l'irritabilité agressive.Ces tests ont aussi confirmé ce que d\u2019autres recherches avaient découvert, notamment que le \"pot\" ne cause pas de dommages physiologiques, selon le docteur Ethelda Sassenrath, biologiste chargé des études du comportement à l\u2019université de la Californie.En dirigeant cette expérience, Mme Sassenrath a donné aux singes une dose quotidienne de la drogue TCH, cet ingrédient chimique de la marijuana qui produit le \"high\".C\u2019était l'équivalence de 20 cigarettes quotidiennes de marijuana.Les cobayes étaient gardés en groupes à l\u2019intérieur de petites cages pour étudier leur comportement dans des conditions de stress.Intoxication Au cours des deux premières semaines, les singes ne donnent que des signes d'intoxication et leur comportement ne change pas de façon marquée.\"Ce qu\u2019on a ensuite observé, souligne-t-elle dans son dernier rapport, c'est qu'il y a un déclin dans le goût de la compétition.Les singes ne cherchent même plus à disputer leur nourriture favorite à leurs congénères non-drogués.\" Mais le changement le plus dramatique est survenu plus tard durant la période d'observation, quand les singes drogués ont commencé à manifester de l'irritabilité agressive envers leurs compagnons de cage.Mme Sassenrath dit que leur statut social en fut même affecté: \"Une femelle s\u2019est élevée du cinquième au deuxième rang dans l'ordre établi pour s'alimenter, juste au-dessous du mâle dominant, précisait-elle; nous avons même dû sortir deux mâles de la cage en raison de ce changement\" La tolérance acquise Ce nouvel ordre de préséance chez les animaux drogués est survenu, quand ils eurent acquis la propriété de tolérer la TCH.Mme Sassenrath dit que la même chose se produit chez l'homme: plus le dosage de la drogue est augmenté, plus elle agit comme sédatif.Mais quand l'organisme en est rendu au stade de la tolérance, l'agressivité s\u2019accroît: \"Si Ton réduit la dose, ajoutait-elle, l'agressivité diminue.\" Par ailleurs, l'observation des femelles et de leur progéniture a démontré que ces animaux n'avaient pas subi de changements physiques, ce qui confirme le résultat d'autres études préalables.Selon Mme Sassenrath.la prochaine étape dans ces recherches sera l'étude du comportement des jeunes singes, afin de voir s'il a été affecté par la drogue injectée aux parents.Davis, Californie (UPD \u2014 Des singes \"lapidés\" durant deux ans avec des doses constantes et soutenues de marijuana ont manifesté un comportement radicalement modi- fié.C'est du moins la conclusion d'expériences menées au Centre de recherches sur les primates en Californie.Les effets de la marijuana progressent en trois étapes qui Est-ce le \"simien\"?te spécimen tant recherché de T Homo Erectus aurait-il été trouvé?Selon l'anthropologie, il aurait été le chaînon entre le singe et l'homme et aurait vécu, il y a 500,000 ans.Il aurait été le premier être à se tenir debout, à ne pas marcher à quatre pattes.Quelque 400,000 ans plus tard, THomo Sapiens serait apparu, l'homme ci-dessus o présenté \"Oliver\", la semaine dernière, au cours d\u2019une conférence de presse, au Club des Explorateurs de New York.\"Oliver\u201d est tenu fermement par une chaîne autour du cou.Son propriétaire a déclaré que les premiers tests sur ce spécimen vivant ont révélé qu'il avait 47 chromosomes.L'homme en a 46 et le singe 48.M.Frank Burger a ajouté qu'il serait plus que satisfait, s'il s'avérait que \"Oliver\" est le rare descendant de ceux qui auraient fait le lien entre le singe et l\u2019homme.L'oiseau chante par hérédité ou apprend à la manière d'un enfant PASADENA.Californie (UPD \u2014 Le petit oiseau qui gazouille à votre fenêtre peut bien avoir appris son chant de la même façon qu un enfant apprend à parler, en imitant l'adulte.Selon le docteur Masakazu Konishi, il y a des espèces d'oiseaux qui héritent de leur art vocal, mais il y en a d'autres qui apprennent à chanter en copiant le chant des adultes.Par ailleurs, chez certaines espèces, le chant varie avec les régions, comme les dialectes chez l\u2019homme.Les divers accents sont retransmis d'une génération à l'autre par les oisillons qui ont appris leurs chansons en écoutant chanter les adultes.Le spécialiste Konishi étudie le développement de la voix des oiseaux au \"California Institute of Technology\" dans le cadre de ses recherches sur le développement du comportement individuel et il a découvert que chaque espèce d'oiseaux a un répertoire unique d\u2019appels et de chants que les individus utilisent pour communiquer entre eux à l'intérieur de leur espèce.Le pigeon ramier ou palombe et le poulet sont des oiseaux qui chantent par hérédité.Même s'ils devenaient sourds après leur naissance, ils auraient par la suite un roucoulement ou un gloussement normaux.Parallèle avec l'homme Mais si un moineau à crête blanche, par exemple, est élevé dans une pièce insonorisée, son chant sera différent de celui qu'on entend dans la nature.Toutefois si on lui fait entendre un enregistrement du chant d'un moineau, il l'apprendra.Le docteur Konishi estime qu\u2019il y a un parallèle entre le ramage des oiseaux et le langage de l\u2019homme, en ce sens que dans les deux cas, il y a une période critique pour apprendre: \"L\u2019enfant commence à parler de bonne heure et l\u2019oiseau à chanter aussi, dit-il; si le moineau n'entend pas de chant normal entre la deuxième et la septième semaine après sa naissance, il exécutera un chant anormal qui ne pourra jamais être corrigé\".Cette espèce de moineau apprend aussi le dialecte, selon M.Konishi, et il sait ce qu\u2019il lui faut apprendre.Il répète le chant de son espèce et refuse celui des autres.A l'écoute d'un échantillon de musique électronique, l'oiseau ne chante pas durant l'expérience et semble interloqué par l'appareil.Plus tard à la maturité sexuelle, il s\u2019écoutera chanter et comparera sa performance avec l'exemple qu'il a entendue.D'un moineau à l'autre Il n'en va pas de même pour tous les oiseaux de cette espèce.Le moineau chanteur, proche parent du moineau à tête blanche, a un autre comportement II connaît le langage de son espèce sans l\u2019avoir entendu.Selon Konishi, il doit avoir un modèle inné quelque part dans le cerveau.Ce moineau écoute son propre chant et s'il n'est pas conforme au prototype interne, il le modifie jusqu'à ce qu\u2019il lui ressemble.Le docteur Konishi ajoute enfin cette découverte récente: la moitié gauche du cerveau des oiseaux contrôle la \"parole\" de l'espèce, comme chez l\u2019homme.«MM mmm ¦ '¦£: 4;.,ftpyB Wï v» .¦ héritent de leur orf vocal mois d'autres doivent apprendre 6 chanter en copiant le chant des \"adultes1 uns oiseaux \u2022X; :x - .Une méthode ^plus sûre^ de stérilisation de la femme HOUSTON (UPD - Des médecins rapportent que des centaines d\u2019opérations aux Etats-Unis montrent que l'emploi d'un anneau de silicone pour bloquer la trompe de Fallope est une méthode plus sûre de stérilisation de la femme que la fermeture du canal par des brûlures à l'électricité (cautérisation).On a pratiqué 150 interventions de ce genre au Baylor College of Médecine, de Houston, sans complications d'aucune sorte.Il y en eut aussi plus de 450 à l'Ecôle de médecine universitaire John Hopkins de Baltimore; cependant, à cet endroit, on a noté quelques complications mineures, mais ce fut plutôt rare.Une ancienne méthode de stérilisation utilisait l'électricité pour brûler le canal de façon à le fermer.Mais il s'ensuivit parfois des brûlures légères de la peau et de sérieuses brûlures à l\u2019intestin.Selon le docteur Carl J.Levinton, professeur adjoint d'obstétrique et de gynécologie à Baylor, le taux de complications avec la nouvelle méthode est peu élevé et on essaie de le réduire au minimum.On peut aussi prouver que cette méthode d\u2019agrafer les trompes est réversible, mais il faudra des années d'expérimentation: \"La nouvelle méthode est présentée aux femmes com- me irréversible, ajoute le docteur Levinton, vu que nous n'avons pas encore expérimenté la réversibilité; mais comme la seule partie du canal impliqué est celle qui est formée par l'anneau, le reste n\u2019est pas touché et n'a subi aucune blessure.Dès lors, il pourrait être possible de libérer le passage plus facilement après l'emploi de la nouvelle méthode quaprès la cautérisation.Il suffit d'une petite incision de trois quarts de pouce pour faire l'opération.Un instrument médical ressemblant à un télescope, qu'on appelle laparoscope, est inséré dans le pelvis (bassin) pour permettre au médecin de voir la trompe de Fallope; un instrument minuscule sert ensuite à pratiquer la stérilisation.Le chirurgien a une vue directe de la trompe repérée qu'il pince: un déclic.L'anneau est enroulé autour et c\u2019est fait La plupart des patientes quittent l'hôpital quatre heures après l'hospitalisation.Cette chirurgie peut même se faire à domicile sans hospitalisation.De plus, la plupart des polices d'assurance couvent les frais chirurgicaux.La seule différence avec l\u2019ancienne méthode est l'emploi de l\u2019anneau de silicone plutôt que la cautérisation.Le laparoscope est le même dans les deux genres d\u2019intervention et le docteur Levinton pense que la plupart des centres médicaux ont cet instrument \"Nous espérons, dit-il, que cette méthode sera de plus en plus répandue.Si l'hôpital à déjà le laparoscope, tout ce qu'il lui faut est Tinstrument pour placer l'anneau.\u201d L'anneau a la grosseur approximative d'une \"efface\" de bout de crayon.Il a été conçu au cours de travaux de recherches sur la stérilisation par le docteur In Bae Yoon, de John Hopkins.Les médecins de Baylor ont aussi étudié l'emploi de l\u2019anneau au cours d'un projet de recherches qui comportait même des interventions chirurgicales.Toujours selon le docteur Levinton, jusqu'ici aucune femme stérilisée, selon la nouvelle méthode à Baylor, n'est devenue enceinte au cours des 18 derniers mois.Cependant, les chercheurs se proposent de faire dés vérifications sur un laps de plusieurs années pour être sûrs de ce qu'ils avancent: \"Le taux d'échec avec la cautérisation est d'une ou deux par mille interventions, ajoute-t-il; nous disons à nos patientes que nous ne savons pas ce que sera le nombre de ratages avec la nouvelle méthode, parce que nous ne l\u2019utilisons pas depuis assez longtemps.\" ( LES SUPER-ASSOCIES* DU CARNAVAL 1976 AIR CANADA ALIMENTS GRISSOl LTEE ANTHES EQUIPEMENT LTEE AUBERGE NOUVELLE-ORLEANS AUTOBUS DUPONT LTEE AUTOMOBILES INC.A.W.INC.BANQUE CANADIENNE NATIONALE BANQUE DE MONTREAL BANQUE DE NOUVELLE-ECOSSE BANQUE PROVINCIALE DU CANADA BARRE ROGER AUTOMOBILES LTEE BAVARD ROY INC.BEAUDET A MARQUIS ENR.BEAULIEU, POULIN, ROBITAILLE BELANGER, DALLA1RE, GAGNON & ASS.BELL CANADA BIRKS » SONS BOIS-FONTAINE INC.(LE SAVOY) BOU-CLAIR INC.BOUFFARD H.R.INC.BOULANGER, FORTIER, RONDEAU A CIE BOULANGERIE R.SANSOM INC.BOUTIQUE DU BRICOLEUR ENR.BRASSERIE-CIDRERIE D'YOUVILLE INC.BRASSERIE LABATT LTEE BRASSERIE LA MEUNERIE BRUNET W.A CIE CANADIAN TIRE ASSOCIES CANADIAN TIRE A REPAIR CO.LTD.CANRON LIMITED CARRIER A GOULET INC.CERCLE ELECTRIQUE DU PALAIS CHATEAU FRONTENANC CIMENTS DU ST-LAURENT CLERMONT JOSEPH INC.COLETTE A ASSOCIES COMPAGNIE DE SABLE LIMITEE COTE MERCURY 2000 CYR FRANCOIS INC.0AMAIN INC.OAVID BISCUITS DAVIE SHIPBUILDING LTD.DEMERS J.-L LTEE O'ESTIMAUVILLE INC.DISPENSACO INC.DOMINION STORES LTD.DOUCET BIJOUTIER DUNN JANE MADAME EDITIONS FRANÇAISES INC.ELECTROLUX LTEE EMOND PAUL-A.INC.ENTREPRISES TELE-CAPITALE LTEE EPICIERS UNIS INC.FIBERGLAS CANADA LTD.FORD CANADA LTEE FORTIER A HAWEY FRONTENAC READY MIX 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(Baauport) RESTAURANT NEGRONI RESTAURANT ORLEANS INC.RESTAURANT ST-GERMAIN INC.RICARD JrC.INC.ROTHMANS OF PALL MALL CANADA LTD.SAILLANT INC.SAMSON, BELAIR, COTE, LACROIX & ASS.SECURITE LENET LTEE SERVICE OPTIQUE ELITE LTEE SICO INC.SIMARD P.INC.SIMARD & VOTER INC.SOMEC INC.SOQUEM STEEL CO.OF CANADA LTD.STEINBERG S UMITED ST-HUBERT BAR-B-Q SWIFT CANADIAN LTD.TABAGIE TREMBLAY TAXIS CO-OP 5191 TEINTURERIE QUEBEC INC.TELECABLE OE QUEBEC INC.THIBAULT I FRERE TOYOTA STE-FOY INC.TRADERS LTEE TREMBLAY PIERRE PUBUCITE TRUST GENERAL DU CANADA UNION DES CARRIERES ET PAVAGES LTEE UNION REGIONALE DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS VERREAULT t FILS LTEE WANDLYN MOTOR INNS WESTINGHOUSE CANADA LTEE W00LW0RTH CO.LTD.FAITES AFFAIRE AVEC EUX' ! * Contributions de ($100 et plus) -7\u2014\t\u2022-r\u2014 Quito*, U Soleil, samedi 13 mers 1976 Les Méchins obtient $3,100,000 pour cale sèche P«r J.-Claude PAQUET du bureau du Soleil RIMOUSKI \u2014 Au cours d'une conférence de presse tenue à Matane, hier après-midi, M.Guy Leclerc, coordonnateur du ministère de 1 Industrie et du Commerce pour l'Est du Québec, a annoncé que le Conseil du Trésor du Québec avait accordé, le 11 mars, la somme de $3,100,000 pour la construction d'une cale sèche à Les Méchins, ainsi que la construction d'un chemin d'accès à cette cale sèche.On estime que ce projet suscitera dans la région une centaine d'emplois directs et autant d\u2019emplois indirects.Longue de 415 pieds et larr.e de 86 pieds, la cale servir* à la réparation et l'entretien d une cinquantaine de navires par année.Une étude de rentabilité indique qu'il y a près de 900 navires d'une longueur inférieure à 415 pieds qui sont enregistrés dans l\u2019Est du Canada, alors que jusqu'à présent la province de Quebec ne compte que trois cales sèches, dont aucune à l'Est région.Il estime que ce projet contribuera à relever le niveau économique dans l'ensemble de la région desservie par la cale sèche.de Québec Les travaux de construction débuteront dans quelques semaines et devraient être complétés dans un an, environ.C'est le ministère de l'Industrie et du Commerce qui gérera le chantier, mais les propriétaires de navires pourront confier les travaux d'inspection et de réparation aux contracteurs de leur choix.On estime de ce fait que les chantiers maritimes Borromée Verreault, de Les Pour sa part, le député de Matane.M.Marc-Yvan Côté, s'est dit heureux de la réalisation de ce projet tant attendu par la population de la Méchins, assumeront une large part des travaux, et qu'ils devront porter à 200 environ le nombre de leurs employés.La premiere caisse pop dérangeait du monde ENSEMBLE CAI EN FRENE MASSIF DE bureau triple miroir encadré commode superposée tête et pied de lit matelas sommier-caisse 1,350 ressorts sofa 3 places I fauteuil I table 4 chaises I cuisinière Admirai 30\" I réfrigérateur Admirai 14.2 eu.sans givre par Michel MORIN envoyé spécial du Soleil MONTREAL - Quand Alphonse Desjardins a fondé sa première caisse populaire, il a dérangé pas mal de monde.'' Voilà ce qu'a déclaré M.Alfred Rouleau, président de la Fédération de Québec des caisses populaires Besjar-dins, à l'occasion de la première remise du Prix annuel Desjardins d une valeur de $5,000.LE TOUT AVEC CHAQUE ENSEMBLE INCLUSE CUISINIERE Admirai M.Alfred Rouleau Après avoir rendu un hommage ''aux délégués qui se sont exprimés\" et aux autres qui ont permis que la minorité puisse s\u2019exprimer librement\" à l'occasion des assises annuelles du mouvement qui se sont tenues cette semaine à Montréal, M.Rouleau a fait remarquer à son auditoire que c'est à dessein si le prix Desjardins s'adresse à un groupe plutôt qu'à un individu.\"C\u2019est clair, a encore déclaré M.Rouleau, qu\u2019avec des actifs consolidés de $6 milliards, de $7 milliards et demain de $30 milliards, nous avons maintenant des responsabilités collectives.Il ne faut pas l\u2019oublier.\u201d C'est le Centre de relèvement et d'information sociale de Victoriaville qui a mérité le premier prix.Contrairement a ce qui était prevu a l'origine, trois des 129 autres projets soumis ont des mentions spéciales.Il s'agit premièrement d'une société et d'une coopérative de la péninsule gaspésienne, soit La Société d\u2019Exploitati-non des Ressources de la Vallée Inc.d'Amqui et la coopérative de développement agro-forestier du Té-miscouata.Enfin la troisième mention spéciale est allée à nulle autre que La Société populaire Tricofil de Saint-Jérôme qui comme les deux autres, a un prix de $1,000.Pour satisfaire.aux exigences du concours, chaque projet devait satisfaire à plusieurs conditions, dont les plus importantes étaient d\u2019è-tre en opération depuis au moins trois ans.d'avoir permis aux bénéficiaires de ces proejets d\u2019apporter eux-mémes une contribution à la mesure de leurs moyens et enfin, d\u2019être susceptibles de donner naissance à des initiatives complémentaires.Depuis mars 1972, le Centre de relèvement et d\u2019information sociale de Victoriaville en plus d\u2019avoir dans un premier temps effectué une recherche sur la pauvreté, avait participé à la création de neuf clubs alimentaires, d une boucherie coopérative rejoignant 200 familles et 67 producteurs, d'avoir permis la mise sur pied d'une association coopérative d'économie familiale, de comités de résidents H.L.M, de jardins communautaires, d'un club d'endossement pour les familles à faibles revenus, sans oublier l\u2019établissement d un atelier communautyire de meubles.30\" automatique, blanc, or, avocat INCLUS REFRIGERATEUR Admirai 14.2 pi.eu.sans givre, blanc, or, avocat.ENSEMBLE CANADIEN ¦Ci LE TOUT avec tout achat de (300 et plus: TIRAGE d\u2019un VOYAGE à Miami AIR CANADA ® ^*?lU,,200 IN AMENT ^\tPOCHE OfFEIIT PAN yPÿ/tf Q.LEVESQUE (%?Westinghouse un* bouilloire ou un for à repasser.BOUCLES D'OREILLES \u20acen or solide Sv Anneau et |j) broche * 10 Kt 12*5 PRIX CYCLONE (quantité limité*) GASTON FINANCEMENT « HANGEX BANCAIRE là* nm *\u2022 aftt Si CUJ tvTtwouu ounce ira Un oeepeti de perlicipetien vous sers remis peur eheqee StOC 4'eehet.É)(S)>ëME n]OE T'r C'EST PARTI PU/S GROSSt ram iMÜKlfi ; itigiagiiiliil J iüiÜLi 100, RUE CHABOT - 250, RUE ROUSSEAlk-101, RUE BEAUCAGE, VILLE VANIER 683-34T1 r i V l\u2019économie Quebec, Le Soleil, samedi 13 mors 1976 Le holding des Caisses Pop n'existe plus par Michel MORIN Le \u2019\u2019holding\" du Mouvement Desjardins en est à ses derniers râlements.L'Association coopérative Desjardins qui contrôlait jusqu'au 30 juin 1975, 94.06% de La Sécurité et au 31 décembre 1975,27.67% de la Fiducie du Québec et 100% de sa filiale directe la Société de Gestion d'Au-bigny Inc celle-là même qui avait été créée pour acheter en 1962 La Sauvegarde qu'elle contrôlait à 99.9% est sur le point de céder le gros bout du bâton aux caisses populaires et aux unions régionales du Mouvement Desjardins.Ainsi en ont décidé cette semaine, les délégués aux assises annuelles du Mouvement Desjardins qui se sont tenues à Montréal.L'an prochain le marathon des assemblées annuelles du mouvement sera réduit à 6 assemblées plus l\u2019assemblée d\u2019information de la Société d'investissements Desjardins.Lors de l'assemblée annuelle aucune objection n'est venue de la salle.Les délégués avaient eu moins de dix jours pour réfléchir puisque le canevas précis de la liquidation des actions avait été envoyé aux délégués seulement le 1er mars dernier, dans une lettre adressée par le secrétaire de l As-sociation coopérative Desjardins, M.Paul-Emile Charron.Seul M.Wilfrid Cadotte de la Caisse populaire de Granby y est allé d'une protestation qui touchait non pas la nature de la transaction, mais le fond de la philosophie attachée à l'achat où à la création par le Mouvement Desjardins et ces corporations.M.Cadotte a alors déclaré: \"Beaucoup trop de nos membres sont démunis et on est forcé de leur prêter aux taux concurrentiels du marché.Je n'ai plus le droit de placer mon argent dans des institutions qui nous rapportent de 4 à 5 pour cent d'intérêt.\" Le processus Si donc les caisses populaires pourront désormais investir dans les actions dans la Sauvegarde, La Sécurité et la Fiducie du Québec.Dans un premier temps l'Association coopérative Desjardins et la Société de Gestion d\u2019Aubigny vendront aux unions régionales leurs actions à un prix égal à leur juste valeur marchande.Par la suite chacune des caisses populaires pourra \"procéder.\" C'est-à-dire qu\u2019essentiellement les unions régionales céderont à leur tour une action de chacune des trois institutions, mais à un coût qui sera égal au coût moyen d\u2019achat des unions régionales plus leur dernier investissement.Le coût d'acquisition moyen par caisse populaire sera de $1.046.10 pour le trio d'une action pour chacune des institutions.Il n'y aura pas de vente séparée.L\u2019Association coopérative Des- jardins vendra aux unions régionales les actions de la Fiducie du Québec et de La Sécurité aux prix respectifs de $70.70 et $2112.De son côté la Société de Gestion d\u2019Aubigny vendra aux unions régionales les actions de la Sauvegarde au prix de $762.18.La procédure aura pour effet de n'entraîner aucune retenue du fisc.Certaines unions régionales dans le premier mouvement seront toutefois appelées à débourser des montants pour que leur participation aux investissements soit proportionnelle à l\u2019actif de leurs caisses populaires affiliées au 31 décembre 1974.\"C'est juste la mécanique de la propriété qui change il n'y a pas de \"hold-up\" là-dedans\" a déclaré au cours d'une entrevue M.René Croteau directeur-général de l'Association coopérative Desjardins et également directeur-général de la Fédération de Québec des caisses populaires Desjardins.Dans la lettre qu'il a envoyée aux caisses populaires et aux unions régionales quelques jours avant l'assemblée, M.Charron écrit que si l'opération n'a pas été réalisée en 1974 ce fut à cause de la conjoncture économique.En conséquence au mois de décembre dernier la loi de la Fédération de Québec des caisses populaires Desjardins fut modifiée.L'article 9 ouvrait la porte aux investissements des caisses populaires dans les trois corporations ci-dessus mentionnées et qui font l'objet de l'actuelle transaction et dans la Compagnie d'Assurances Générales du Canada.Toutefois une réserve: l'ensemble desinvestissements d'une caisse ne peut excéder vingt pour cent de sa réserve générale.Un vote et pas pins Toutefois dans la nouvelle structure chaque caisse populaire aura droit de détenir une action et pas plus.\"Nous l'avons fait à dessein nous a déclaré\" M.Yvon Daneau directeur général adjoint, recherche et développement, à la Fédération de Québec.\"Nous voulions éviter que les grosses caisses achètent des paquets d'actions et prennent ainsi le contrôle des institutions.\" (Sécurité, Sauvegarde et Fiducie).Les unions régionales devront également respecter cette règle de la proportionnalité, non seulement vis-à-vis les caisses \"pop\u201d mais également entre les unions régionales.Aucune union régionale n\u2019aura droit de détenir plus d\u2019un vote quel que soit le montant d'actions qui lui restera après l'achat des actions par les caisses populaires.Dans la répartition actuelle du capital social de l'Association coopérative Desjardins, les caisses populaires détiennent $82 millions, les unions régionales $2.9, les institutions du Mouvement Desjardins et les autres $896,200.mmÊk ASSOCIATION COOPÉRATIVE DESJARDINS L'Assurance-Vie Desjardins a redistribué $7,358,214 en ristournes par Michel MORIN Des quatre compagnies et mutuelles du Mouvement des caisses populaires Desjardins, elles n'ont été que deux cette année à distribuer des ristournes aux assurés ou aux caisses populaires.Tout d\u2019abord c\u2019est T Assurance-Vie Desjardins qui fait figure de géant par rapport à l\u2019ensemble, puisqu'elle est responsable de 92 pour cent des ristournes distribuées.Toutefois, comme devait l'expliquer au SOLEIL son directeur-général M.Oscar Mercure, la mutuelle charge volontairement aux 1,251 caisses populaires des primes plus élevées, ce qui entraine forcément une redistribution de ristournes aux coopératives et aux assurés.En vertu de ses contrats d assurance-prêt, épargne et capital social.l'Assurance-Vie Desjardins a redistribué cette année aux caisses d'épargne et de crédit $7.358,214 sous forme de ristournes.Pour l\u2019ensemble des assurés, caisses et particuliers.$9.209,956 ont été ainsi distribués.Cela représente une augmentation de 10 pour cent par rapport à l'exercice précédent.L'Assurance-Vie Desjardins réalise plus de 50 pour cent de son volume-primes avec les coopératives d'épargne: soit $35.1 millions sur un volume-primes total de $72 6 millions Par comparaison, et du point de vue des ristournes, les trois autres compagnies et mutuelles du Mouvement Desjardins, n\u2019ont pas été aussi prolifiques.Seule La Sauvegarde, une compagnie à capital-actions, a distribué des ristournes aux assurés pour un montant de S881.000.ce qui constitue une mince augmentation de 3.2 pour cent par rapport à l'an dernier.Ici encore on doit noter, que comme dans le cas de l\u2019Assurance-Vie Desjardins, ces ristournes sont redistribuées partiellement aux caisses populaires ou à leurs membres.La note 3 aux états financiers est d'ailleurs très sèche là-dessus.On y note simplement qu\u201d'en 1975, 90 pour cent du montant attribué (revenu net) a été distribué sous forme de ristournes aux détenteurs de contrats et 10 pour cent viré aux fonds des actionnaires\".On sait que ce sont les caisses populaires qui par le biais de la Société de Gestion d\u2019Aubigny Inc., elle même une filiale directe de l\u2019Association coopérative Desjardins qui sont propriétaires à 99.9 pour cent de La Sauvegarde.Les caisses populaires recouvrent sur ces dépôts des taux d\u2019intérêts inférieurs au taux d\u2019inflation à deux chiffres que nous connaissons actuellement.Quant à La Sécurité et à La Société d assurance des caisses populaires, les ristournes sont nulles dans les deux cas.Dans le cas de La Société d\u2019assurance des caisses populaires, le bénéfice net de l'exercice, soit $562,770.a été porté au poste des bénéfices non-répartis.L\u2019an dernier cette même mutuelle avait affiché une perte nette de $1,747,554.L\u2019exercice financier terminé le 31 décembre 1975.en dépit d une non-distribution de ristournes constitue néanmoins une amélioration par rapport à l'exercice précédent.Pour ce qui est de La Sécurité qui a affiché cette année un déficit de $1.783,784 et dont le rapport annuel était très mince, si on le compare aux 9 autres rapports présentés à l'occasion des assises annuelles du Mouvement Desjardins qui se sont déroulées cette semaine à Montréal, il ne pouvait être question d'une redistribution de ristournes! Par rapport au déficit de l\u2019an dernier de $1,241,079 le déficit de cette année s'est donc aggravé.Au total, le déficit du dernier exercice atteignait $3,111242.dont $2.036,954 provenaient des opérations de la mutuelle.Aujourd hui le président du conseil d'administration, M.François Adam estime que la croissance de La Sécurité aurait été trop rapide compte-tenu du capital souscrit antérieurement.De fait, en raison de cette insuffisance, La Sécurité a été obligée de rétrocéder davantage au niveau de la réassurance.Contrairement à La Société d'assurance des caisses populaires, l'effet des mesures correctrices mises en place l'an dernier lorsque les deux compagnies cumulèrent un déficit de $3 millions, devront attendre l'année 1976 pour porter leur plein effet Signalons qu\u2019en 1975, nombre de compagnies d'assurance au Canada n\u2019ont pas eu la vie facile.La revue de mars du Canadian Underwriter écrit que les pertes d\u2019opération des compagnies en 1975 seront de $175 millions comparativement à $334 millions en 1974.Performances des compagnies et mutuelles du Mouvement des caisses populaires Desjardins en 1975.Assurance-Vie Desjardins\tVolume des primes $72.626,421\t% d'augmentation 18%\tRevenu net ou (perte) avant impôts $12214.179\tRistournes $9209246 La Sauvegarde\t$29,922,880\t26%\t$1285,330\t$881263 La Sécurité\t$32,879.794\t10%\t($1,783,784)\tnil La Société d\u2019assurance des caisses populaires\t$66,704,744\t26%\t$562,770\tnil Sources: rapports annuels terminés le 31 décembre 1975.¦ Confection J.E.Caron Ltée:le fruit de la persévérance par Gérard ROCHETTE PORTNEUF \u2014 Le travail et la persévérance ont toujours été un gage de succès.Une autre preuve de ce dicton est donnée par une industrie entièrement québécoise du comté de Portneuf: Confection J.E.Caron Limitée, de Saint-Basile.Fondée en 1948, au moyen d'emprunt de quelque cent dollars, cette manufacture de vêtement de travail, dont la spécialité est le \"jeans \" compte aujourd'hui 75 employés avec un chiffre d affaires de plus de $500,000.Ces résultats sont les conséquences du travail du fondateur, propriétaire et président, M.J-Eu-dore Caron.Au cours d'une entrevue, ce dernier raconte les débuts modestes de son entreprise.\"Je me suis lancé dans l'aventure, sans capital, en empruntant quelque $100 par ci et par là, d'amis et parents.Vous comprenez l'importance de ces montants de $100 dans les années 1948.précise M.Caron\".Ce dernier acheta un terrain et une bâtisse, se rendit sur le marché montréalais pour se procurer la machinerie nécessaire.\"Je me suis procuré de la vieille machinerie que j'ai réparée et remontée moi-même, mentionne M.Caron\".L\u2019audace de ce dernier ne s'arrêtait pas là.Après avoir installé 20 machines, sans savoir s\u2019il aurait des contrats, il se rendit à nouveau à Montréal pour y rencontrer les maisons d affaires et offrir ses services.Au départ, il obtint un contrat pour 38 douzaines de chemises.\"Il a fallu une semaine pour remplir cette première commande, men- tionne M.Caron.C'était modeste, mais c\u2019était jn départ\".Effectivement, c\u2019était un vrai départ, qui amena les entreprises J.E.Caron à diversifier sa production vers 1950, y ajoutant les robes et couvre-tout.Si la production augmenta d\u2019année en année, de telles hausses ne furent pas, en certaines occasions, aussi importantes que le propriétaire l'aurait voulu.Ceci s'expliquait par l'interdépendance du marché de la robe, des chemises et couvre-tout avec la croissance économique.Malgré tout, entre 1952 et 1967, les entreprises J.E.Caron continuèrent à progresser.C'est au cours de l'année 1967 que l\u2019on procéda à un réalignement de la production, en installant de la nouvelle machinerie pour la confection de vêtement de travail et se spécialiser davantage dans les \"jeans\".Ce fut la montée fulgurante de l'entreprise qui mena aux résultats que l'on connait aujourd'hui: production de 50.000 douzaines de paires de jeans par année et chiffre d'affaires de plus de $500,000 avec un personnel de 75 employés.De la modeste bâtisse de 30 pieds par 40 au départ et les 20 machines usagées.l'entreprise de confection J.E.Caron est aménagée aujourd'hui dans un édifice de 42 par 240 pieds avec quelque 75 machines des plus modernes pour la production.Depuis 1948, 8 agrandissements furent nécessaires pour répondre à la demande, sans compter l'achat de plusieurs machines nouvelles.En plus de procéder à la confection de vêtement pour diverses compagnies, les entreprises J.E.Caron ont mis sur le marché leurs propres \"jeans\u201d, les Colonial.Une autre décision qui ne manqua pas de rentabiliser davantage les affaires, même si aucune publicité d\u2019envergure ne fut faite pour lancer ce produit sur le marché.Cette nouvelle production aura toutefois permis à M.Caron de réaliser que personne n'est prophète dans son pays.Une boutique aménagée à proximité de son entreprise lui a permis de réaliser, que ce ne sont pas les gens du milieu de Portneuf qui mettent le plus en pratique l'achat chez nous, même si plusieurs profitent des prix d\u2019achat directement du manufacturier.C'est vers une carrière d'agriculteur que M.Caron se dessinait dans son jeune âge.Toutefois, les ressources financières manquantes, il ne peut acquérir une terre.Diplômé, en science agricole, ayant également travaillé comme menuisier, après avoir complété son cours commercial, M.Caron attribue à sa confiance illimitée en la Providence, au travail et à la persévérance, les succès qu\u2019il connaît.\"Douze, 15 et même 20 heures de travail par jour, j'ai connu ça, raconte M.Caron.De par mon père et ma mère, j'ai appris qu'il fallait trimer dur pour acquérir quelque chose, de ne pas avoir peur du travail, de persévérer, d\u2019étre honnête et de mettre sa confiance en Dieu.Tout cela m a permis grâce à la collaboration d'amis et de parents au départ, à la contribution honnête et efficace d'employés, ainsi qu'au support de tous les instants de mon épouse, de mener à bien cette aventure entreprise il y a maintenant près de 30 ans.\" Non satisfait d'apporter sa contribution à l'économie de la région de Portneuf.M.Caron est également un homme qui a toujours été actif au niveau publique et social.Il a été membre fondateur, dirigeant et participant au niveau de plusieurs organismes: commissaire d'école pendant 17 ans, pour voir sa carrière couronnée par son élection à la Mairie de Saint-Basile l\u2019an dernier.Agé de 58 ans.ce dernier espère obtenir la collaboration de ses collègues du conseil municipal, pour faire profiter ses concitoyens de son expérience dans l'administration et la direction des affaires.\"Travail, persévérance, honnêteté et confiance en Dieu\u201d ont toujours été la base de tout ce que j\u2019ai entrepris.Ceux qui m'ont côtoyé ou ont fait affaire avec moi peuvent en témoigner\u201d répète M Caron.On dit souvent qu\u2019un homme ne fait pas une entreprise.Mais dans le cas des confections J.E.Caron Limitée, il faut pratiquement admettre qu\u2019un homme a fait une entreprise.Et de par son fonctionnement et ses succès, ainsi que par la Volonté inébranlable de son propriétaire, celle-ci demeurera pour de longues années encore propriété québécoise.4 l\u2019économie Québec, Le Soleil, samedi 13 mars 1976\t6 7 A La Solidarité La société d'Etat française SEREM mettrait en production sous peu l'aurifère Belmoral per Jacques FORGET du bureau du Soleil MONTREAL \u2014 La société d'Etat française SEREM mettrait en production le gisement aurifère du canton de Bourlama-que de Belmoral Mines Ltd de Vancouver.LE SOLEIL tient cette information d\u2019une source très près de la compagnie.Vraisemblablement, la SEREM acquérerait un intérêt de 50% dans la propriété aurifère de Bourlamaque, moyennant mise en production.Il s'agirait pour le groupe français de la deuxième entente du genre au Québec; la SEREM s\u2019est déjà engagée à mettre en production le gisement de zinc-plomb-argent de Jou-tel détenu par Consolidated Northern Explorations Ltd de Magog, moyennant un intérêt majoritaire de 51% dans une compagnie conjointe, \"Explo Zinc Liée.En début de semaine, à Vancouver, Belmoral Mines a déposé son rapport annuel.Le président Richard Hughes apprenait aux actionnaires que la mise en production pourrait être faite dès cette année et que des négociations importantes en ce sens devaient aboutir bientôL La mise en production ne nécessitera pas la construction d\u2019une usine de concentration du minerai, puisque dans un rayon de cinq milles, les usines de la Malartic Gold Fields (Quebec) Ltd et de la Lunaque Mining Lld pourront être utilisées.Le concentrateur de la Malartic Gold Fields est fermé depuis quelques mois, sa capacité quotidienne est de 2,200 tonnes.Le concentrateur de la Lamaque Mining peut déjà traiter du minerai provenant d'autres mines, les réserves de l\u2019aurifère de Teck Corp.sont presque épuisées.Le concentrateur a une capacité maximale de 2,100 tonnes par jour.Selon le rapport annuel de Belmoral Mines, les réserves du gisement s'é-tablieraient à 1 million de tonnes de minerai prouvé et indiqué titrant 0.18 once d'or à la tonne.La délimitation du gisement fait suite à un pro- gramme de forage de 69 trous.Le coût de la mise en production a été estimé à $1.9 million par l\u2019ingénieur minier Georges Dumont de Val d\u2019Or, a raison d'une production de 500 tonnes par jour, 340 jours par année.Le coût de production est estimé à $15.64 la tonne; à $120 l\u2019once, le revenu brut par tonne est de $6.32.A ce prix, on estime les profits avant impôts à $1,007,400; ils atteindraient $1,385,500 à un prix de l'or de $130 l\u2019once et toucheraient $2 millions si le métal jaune se vend à $150 l\u2019once.Les actions de Belmoral Mines se transigent sur la Bourse à Vancouver.Sur un capital-actions de 5 millions d\u2019actions, 3 millions sont émises dont 750,000 entiercées.Le titre se transige à près de $1 actuellement.Claude A.Chevalier Monsieur Albert Boulet, président de La Solidarité, compagnie d\u2019assurance sur la vie, annonce la nomination au conseil d\u2019administration de la compagnie de M.Claude A.Chevalier de Riraouski.Monsieur Chevalier est évaluateur agréé, président de la Chambre de Commerce de Ri-mouski et membre de plusieurs organismes qui oeuvrent dans les disciplines de sa profession.\t(ann.) Le Garage CO-OP de Beauceville: le fer de lance d'une super-coop par Jacques DALLAIRE Vous est-il déjà arrivé de vous trouver dans un modeste bureau et de réaliser soudainement qu\u2019il sert à la direction de trois sociétés à la fois et que la personne avec qui vous conversez est administrateur des trois! Dans la Beauce, on appelle ça une \"super-coopérative\u201d! Quand M.Jean-Guy Bolduc communiqua avec moi pour m\u2019entretenir brièvement de l\u2019état de santé du Garage CO-OP Beauceville qu'il préside et surtout de la \"formule miracle\" mise au point depuis trois ans, je m'attendais à tout! Surtout que.d\u2019ordinaire, les Beaucerons ne manquent pas d\u2019imagination et sont assez frondeurs de nature.Après avoir été introduit auprès de M.Anicet Busqué, petit homme à l\u2019oeil vif et rompu au travail, j\u2019ai commencé à comprendre qu\u2019on avait sans doute effectué un petit tour de \"passe-passe\".Non pas que M.Busqué puisse être soupçonné de quelque détournement douteux.Le débat n\u2019est pas là.La question est de savoir, en effet, comment un garage coopératif, comptant à peine 200 membres, peut opérer depuis bientôt 17 ans.tout en ayant présente un chiffre d\u2019affaires de plus de $1 million pour la seule année 1975.Les débuts Après 8 mois d\u2019études, le Garage CO-OP Beauceville démarrait le 10 juillet 1959.Le premier du genre dans la province, il regroupait seulement 71 membres en règle, ayant versé chacun $50 de cotisation.\"Au tout début, explique M.Busqué, qu\u2019on était allé chercher parce qu\u2019il avait fait ses preuves comme gérant de la Société coopérative agricole Saint-François, notre but était de donner un service.Non pas à prix réduit, parce que nous étions une coopérative.\" Le Garage CO-OP s'installa dans la bâtisse de Beauceville Auto Ltée, ce qui impliquait un engagement financier de $65.000.Somme que M.Busqué dut garantir personnellement, étant donné que les garages coop, contrairement aux coopératives agricoles, ne peuvent s\u2019en remettre à une fédération.A la fin du premier exercice financier, six mois après l\u2019ouverture, le Garage CO-OP Beauceville réalisait un surplus de $1,910 et comptait sur la participation de 122 membres.Redoublant d'ardeur, M.Bus- qué et les directeurs du temps, MM.Germain Rodrigue, Léonce Roy, Arsène Poulin, Emmanuel Roy et Alphonse Lessard firent en sorte qu\u2019en 1960, le garage atteignit un chiffre d\u2019affaires de $75,000.L\u2019année suivante, le chiffre d\u2019affaires totalisait $128,238, laissant une ristourne de $1278 aux 114 membres que comptait alors le Garage CO-OP.\"En 1961, explique M Busqué, on s\u2019est rendu compte qu\u2019à $100,000 de chiffres d'affaires, on n\u2019arrivait pas.A Beauceville, une population de 6,000 âmes, on dénombrait 21 petits garages.Nous avons donc décidé d\u2019ajouter à nos services le commerce de pièces de camions usagées.En 1962.on se lançait aussi dans les pneus.Si bien qu\u2019en 1964, notre chiffre d\u2019affaires avait atteint près de $225,000.\"Mais en 1964-65, poursuit M.Busqué, on s\u2019est aperçu que notre marché était saturé et nous avons donc introduit les pièces en gros.\u201d En 1965, on procéda à un premier agrandissement des locaux et un autre fut autorisé en 1968.Le Garage CO-OP \"fila\" ainsi jusqu'en 1972, après avoir gonflé son chiffre d\u2019affaires à $571,019.En 14 ans, les membres avaient touché des ristournes totalisant $51,845.Revirement L\u2019entreprise commençait à prendre des proportions \"inquiétantes\" et M.Busqué sentait que quelques \"vautours\" rôdaient aux alentours, quitte à s\u2019approprier le gâteau le moment venu.Dans le même temps, le ministère des Institutions financières, compagnies et coopératives s'interposait, reprochant au Garage CO-OP de vendre en gros à des commerçants, alors qu\u2019il devrait se limiter à faire affaire directement avec des coopérants.\"Pour assurer la longévité de notre système et aussi pour légaliser tout ça, souligne M.Busqué, il fallait devenir une compagnie.Pendant six mois, nous avons élaboré toutes sortes de plans.Nous avons finalement arrêté notre choix sur une formule, même si tous les directeurs n'étaient pas d'accord.\" \"Une formule employeurs-employés qui serait encore plus coopérative que la coopérative elle-même\u201d, explique M.Busqué, qui fut en quelque sorte l\u2019artisan de cette \"trouvaille\".Comme entité, le Garage CO-OP Beauceville allait devenir sociétaire à 50 pour cent d\u2019une compagnie créée sur le vif et connue sous l'appellation de \"Pièces d\u2019autos B.C.D.Inc.\".L\u2019autre partenaire, également sociétaire à 50 pour cent, allait être la société Busqué et Associés Ltée, propriété de M.Busqué lui-même.Selon la nouvelle constitution, le Garage CO-OP déléguait 3 directeurs au sein de B.C.D.Inc., tandis que Busqué et Associés était représenté par deux directeurs.Après consultations, les décisions devaient donc être prises à l\u2019avenir au niveau des directeurs seulement.En somme, B.C.D.Inc.devenait propriétaire de tous les biens et chacune des deux sociétés formant cette nouvelle compagnie ne peut revendiquer la majorité, étant participant à part égale de 50 pour 100.L\u2019avoir des membres du Garage CO-OP a été investi comme suit: $33,500 d\u2019actions ordinaires de B.C.D., $33,500 d\u2019actions privilégiées de B.C.D.et un hypothèque de $80.000 dans B.C.D., pour un total de $147,000.D\u2019autre part, chez Busqué et Associés, formé d\u2019employés travaillant pour B.C.D.seulement, donc pas obligatoirement membres du Garage CO-OP, le placement est constitué de $33,500 en actions ordinaires de B.C.D.Et la coop?B.C.D.Inc.est en quelque sorte devenue le \"grand manitou\", établi en lieu et place de l\u2019ancien édifice du Garage CO-OP Beauceville, mis en veilleuse depuis 1972.Aujourd'hui, admet d\u2019ailleurs M.Busqué, on se soucie peu de savoir si le nombre de membres du Garage CO-OP augmente ou diminue.Considération très marginale, car B.C.D.Inc.trône en maître, plus de 85 pour cent de sa clientèle n\u2019étant pas associée à la coopérative.La formule \u2019\u2019coop\" n\u2019aurait-elle pas été oubliée en cours de route?MM.Busqué et Bolduc prétendent le contraire.\"Je ne crois pas à la coopérative au sens pur, commente notamment M.Busqué.D\u2019ailleurs tous ceux qui l\u2019ont essayée se sont perdus dans les nuages.C\u2019est impossible à mon avis de maintenir une coopérative où tout le monde veut diriger en même temps.Il faut qu\u2019il y en ait un qui mène à un moment donné et je pense qu\u2019on n\u2019a pas d\u2019autre choix que d\u2019administrer comme une compagnie, sans en être une! La formule magique de la coopérative, selon moi, elle n\u2019existe pas.Il faut d\u2019abord et avant tout songer à donner du service et surtout ne pas compter son temps!\" Par les temps qui courent, chez B.C.D.Inc., le temps, c\u2019est de l\u2019argent! Kott plaide coupable de manipulation par Jacques FORGET MONTREAL \u2014 Le promoteur montréalais bien connu Irving Kott a plaidé coupable jeudi à Toronto à une accusation de conspiration pour tromper le public dans la manipulation des actions des Mines Somed Ltée.par Jacques FORGET du bureau du Soleil MONTREAL \u2014 Lennox Paper de Lennoxville dans l'Es-trie semble en bonne voie de vaincre les problèmes de démarrage et de machinerie qui ont retardé sa production depuis neuf mois.C'est ce PARIS (AP) \u2014 Le franc français est demeuré, vendredi, soumis à des pressions des autres devises et la Banque de France a accru son soutien dans des proportions massives\u201d.Les courtiers estiment que les ventes de marks ont été de Tordre d'un milliard.L\u2019ampleur de ( intervention de jeudi a dû \"en être assez proche\", disait-on.Un spécialiste des opérations de change a déclaré qu\u2019à en juger par la position de ta plupart de ceux ayant participé aux opérations inter banques C'est mercredi prochain, le 17 mars, que Kott connaîtra sa sentence.Kott et six autres individus avaient été arrêtés en octobre 1974 et accusés de conspiration dans cette affaire.Grimpant de quelques cents qu'affirme un analyste financier du courtier torontois Moss.Lawson & Co.Ltd, dans une mise-à-jour sur le titre de GEQ Corporation Ltée.Filiale à part entière de GEQ Corporation Ltée de Montréal, la papetière fabrique des tissus hygiéniques et plus particulièrement du pa- de clôture, la plupart misaient sur une dévaluation du franc, soit au cours du week-end, soit après la réunion de lundi des ministres des Finances du \"Serpent\".Le soutien donné par la Banque de France au franc n\u2019est pas parvenu cependant à le faire remonter de son taux plancher dans le \"Serpent\" de 176,425 pour 100 marks Selon les courtiers.le volume des opérations a été relativement peu important dans la journée, parce que acheteurs et vendeurs étaient dans l'incertitude quant aux développements ultérieurs.à $2, les actions des Mines Somed ont été écoulées en Europe, au Québec et en Ontario auprès d\u2019investisseurs crédules qui espéraient gros dans le projet de mise en production d\u2019un gisement aurifère du canton de Duparquet en Abitibi.La pier de toilette.Elle est la seule usine papetière du Québec utilisant du papier rebus comme matière première.De retour d\u2019une visite à Lennoxville, l\u2019analyste financier D.Dvorchik nous apprend que l\u2019usine fonctionne maintenant à plus de 50% de sa capacité quotidienne de 345 tonnes de tissus hygiénique.En janvier dernier, à cause du malfonctionnement d\u2019une bouilloire, la production n\u2019était que de 30% de la capacité.L'usine fonctionne sept jours par semaine et la croissance vers la capacité maximale est constante.La Lennox Paper ne produit actuellement que du papier de toilette.La production se limite à un produit de qualité commune, offert en trois couleurs La production commerciale de serviettes de papier devrait débuter dès avril.Côté mise en marché, la Lennox Paper a réussi à conclure des ententes avec plusieurs chaines de supermarchés.Son produit est vendu sous l\u2019étiquette Parisol au Québec et sous les marques Penny Worth, Mariposa et Tiffany en Ontario et dans les Maritimes.Ces trois provinces représentent 78% des ventes.L\u2019entreprise offre aussi son papier de toilette à des grossistes désireux de faire des ventes de promotion.propriété était détenue par Gold Hawk Mines Ltd et en cas de mise en production.Les Mines Somed auraient gagné un intérêt de 49% dans la mine.Un autre important promoteur, le financier Sydney Rosen de Toronto, est aussi Bien qu'il soit trop tôt pour parler définitivement de profits en 1976, prétend Moss, Lawson & Co., le mois de mars sera déterminant dans la marche de l\u2019entreprise vers la rentabilité.Le courtier recommande aux actionnaires de conserver leurs titres et aux acheteurs éventuels de considérer déjà la Lennox Paper comme une industrielle junior dont la croissance sera importante au cours des trois prochaines années.Les actions de GEQ Corporation Ltée se transigent sur la Bourse de Montréal entre Les profits d'Hudson Boy diminuent Les profits de THudson Bay Mining and Smelting de Toronto ont diminué des deux tiers au cours de 1975.En fin d\u2019année, les profits ne se montent plus qu\u2019à $14.8 millions, soit $1.48 l\u2019action, contre des profits records de $45 millions ou $4.52 l\u2019action.Les revenus bruts ont progressé de $2172 millions à $2596 millions.Le dernier trimestre a été particulièrement mauvais, résultant en une perte d\u2019exploitation de $1.6 million.accusé dans cette affaire.Son enquête préliminaire est actuellement en cours dans la Ville Reine.L'aveu de culpabilité d'Ir-ving Kott permettra aux actionnaires lésés de recourir aux tribunaux civils pour être compensés de leurs per- $2 25 et $2.50; dernière vente à $2.30.Les plus importants actionnaires sont Sterling Trust de Toronto (30%) et Manufactures Life (10%) aussi de la Ville Reine.Les administrateurs de GEQ Corporation contrôleraient 24% des titres.La libre circulation des actions ne représenterait que 15% du capital émis de 4.1 millions d'actions.FIDUCIE PRET ET REVENU Dividend* no 4T Avis est donné que le Conseil d Administration de FIDUCIE PRET ET REVENU a déclaré un dividende de 12W cents par action classe \"A\" payable le 15 mars 1976 aux actionnaires enregistrés dans les livres de la compagnie le 12 mars 1976.PAIT, TARDIF, Secrétaire Québec, le 12 mars 1976 tes par suite des manipulations boursières frauduleuses.Cet aveu de culpabilité a pris par surprise la communauté financière.Il signifie sans aucun doute que l'ex-promoteur a accepté d'avoir perdu la lutte contre les autorités boursières et policières.C'est lundi le 15 mars, qu\u2019on saura si Irving Kott doit subir un procès à Montréal, suite à une accusation similaire de fraude boursière sur les titres de Fallinger Corporation Ltd de Montréal.Une enquête prélimintaire doit aussi débuter le 5 avril dans la métropole en marge d\u2019une autre accusation de fraude.Il s\u2019agit de la plus importante.Le financier et des acolytes sont accusés d'avoir fraudé la filiale canadienne d\u2019une compagnie américaine de factoring pour $5.5 millions.MARIUS DIAMENT Evaluateur agréé 529-4521 COMPTUIUTE \u2014 IMPOTS Système» comptable i et co^tréles mter-tse», budget», conseil» administratif» divers Consulter Réal Tremblay, Mm.A.2809, boni, du Versant nord Ste-Foy, Que.TT U 65»-3606 LE TAPIS ROUGE AERO SERVICES INC.Associé à Québec Aviation Ltée \u2014\tVol récréatif.\u2014\tLicence de pilote privé.\u2014\tLicence de pilote professionnel.\u2014\tAnnotation d'instructeur de vol.\u2014\tCours théoriques dispensés en collaboration avec le CEGEP F.-X.Garneau Hangar # 2, Aéroport de l\u2019Ancienna-LoreHe Tél.: 872-1200 Lennox Paper, filiale de GEQ Corporation, connaît quelques problèmes de démarrage Le franc va-t-il dévaluer?La confidentialité, c\u2019est notre secret demandez-le à SOFIDEQ centre d\u2019acquisition / fusion d\u2019entreprises 3355 Lambert-Closse, Ste-Foy M18) 656-9262 Gilles Lefrançois, C.A.Marcel-R.Tremblay, Adm.A.BROCHURE EXPLICATIVE SUR DEMANDE Rendement Certificats de placement garanti de5ans Intérêt versé deux lois t an (placement minimal-$500) Communiquez avec nous pour avoir des détails sur les modalités et les taux relatifs au paiement de l interôt composé et de lïntérèt mensuel.Pour avoir plus de renseignements passez nous voir ou appelez Québec 500 est, Grande-Allée Mme Farmry Turcotte 529-8841 Suc.Centre d\u2019Achat* Jadis Mme D.Bonneau 628-8383 £§ Montréal Trust ^ On s en fait autant que vous pour votre argent.\u2022Membre de la Reçjie d assurance-dépôts du Québec, Québec, Le Soleil, samedi 13 mors 1976 toronto Volume dos transactions: 2,734,000 actions \u2014 Industries: 192.28 on baissa do 1.03 C««M tranmii pmr le Inw Cinodem n*re» VMti Meut hi lire.Owtf.A et B 400\t2»\tKO\t2» 2701\t340\t323\t340\t*15 064$\tSI3VS IJ\tIJ\t-\tVb 50\t$0 % A.G.F J» SX Abritai 10 Addondi Abano M Alton M* Agnico E Agra Ind AM M Anorid» 4^\t»\tloo\tu'\ti\ti% i% -\tv.hrao\t1400\t410\t410\t410 IC Fora»\t1)50\t$24\t23%\t24 *\tH ¦C Fhone\t1400\t$11%\t11%\t11% +\t% BCPh 4%\tp\t205\t$44\t44\t44 -1 tCFta 4%\tp\ti70\t$40\t41\t48 KPti 4 84\t200\t$IJ\tIJ\tIJ ¦ceil «80\t525\t$ir%\t17\t17 -\t% IC?7 04\tp\t1200\t$17%\t17%\t17% -\t% 8C?10 14\tp\t400\t$25%\t25%\t25% Soul\tM\t/< 4% 9100 43 41% 42 - I SAoro Cor A4 200 $50 200 $14% 14% 14% 1000\tU\tX\t» 1000\t$7\t«%\t6% -\t% 575\t$5%\t5%\t5% ?\t% 300\t$8\t8\t8 500\t$0\t8D 90+7\t, 700\tK»\tIX\tIX\t% 10500 39% 34% J«% - 2 CC Todti 400 300 300 300 Eew\tG\t13350\t$10%\t10\t10%\t+\t%\tCAE\tA\t300\t$10%\t10%\t10% Energp\t17745\t$9% 9% 9%\t+\t%\tCad\tFr»\t350\t$10\t10\t10 Aho\tGa\tA\t7474\t$13%\t13%\t13%\tCal\tRow\tA\t6068\t$28%\t28\t28% Alto\tG C\tp\t
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