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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1973-07-14, Collections de BAnQ.

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[" 14 juillet 1973 Vol.15, No 28 **5tî w>> tyUf : * i \u2022 A d *l«/^ * irr^4' \t \t , ;\t*jÿ\u201c , .-.' %\t \tSPlk «\t^ * Kg\t-\t* v ^5» ËLr»*'^ \u2022ML' V?* w B K\" PCndU P fy tMffBMiyipijiiyfMHP\t * v-\\ -\t\u2022¦\u2022:«-\t - * - vV-l'î:r QUE CON CROIT?ET POUR LUI TORDRE LE COU SUFFIRAIT-IL DE LA LEGALISER?Photo Jean-Pierre Danvoye \u2022m ¦ % S>y* - \u2022 :: 5-rV.- - ~- ¦¦ .1 - è par Serge Brind'Amour Les media d'infor-I mation rapportent S assez souvent quel-I que saisie de maté-, riel pornographique | par la police: revues, ¦ photos diverses, films \"bleus\" en -8 ou 16 mm.D'autres fois, c'est un livre qui est saisi pour obscénité, accusation \u201ca\" laquelle n'échappent même pas des oeuvres aussi reconnues en littérature que celles du marquis de Sade ou l'Amant de lady Chatterley de D.H.Lawrence.Parfois, c'est un film qui fait l'objet de la vindicte policière, lors même qu'il a été approuvé par le Bureau de surveillance du cinéma.Qu'on se rappelle par exemple / a Woman au début des années soixante, Quiet Days in Clichy lors de sa sortie en langue française à Montréal, et tout récemment Sex and the Office\u2018Girl.Les spectacles n'échappent pas non plus à la répression antiporno.En font foi les ennuis des Saltimbanques au théâtre, de la danseuse Marilyn ApoJJo au cabaret, des Ballets africains à Montréal et à Ottawa.Lorsqu'elle agit d'ans des affaires de ce genre, la police le fait en vertu des lois Suite page 4.jim * m.\u2018 PORNO GRAPHIE ESTELLE CE MONSTRE k- .me V\u201d canadiennes réprimant l'obscénité et la pornographie.Son action dans ce domaine, d'ailleurs, ne va jamais sans soulever de multiples protestations, particulièrement dans les milieux artistiques ou intellectuels.En effet, il est permis de se demander sérieusement si pareilles lois se justifient encore dans une société qui se veut pluraliste et libérale, et même si elles ont déjà eu une seule autre justification que morale et religieuse.Pour sa part en tout cas, la Section de recherche sur l'infraction de la Commission de réforme du droit du Canada, qui a examiné l'ensemble de la question, se prononce en faveur d'une libéralisation de nos lois en la matière.En premier lieu parce que la notion d'obscénité elle-même est loin d'être claire.La première loi canadienne dans ce domaine fut l\u2019article 179 du Code pénal de 1892, prohibant la vente et l'étalage de publications obscènes, mais ne définissant pas ce terme.Nos tribunaux empruntèrent donc la définition originant de la cause la Reine contre R.C.Hicklin jugée en Angleterre en 1868, et connue de ce fait comme la règle Hicklin: \"La matière prétendue obscène doit tendre à dépraver et à corrompre ceux dont l'esprit est sensible à de telles influences immorales et entre les mains de qui une publication de ce genre peut tomber.\" Cette règle fut appliquée jusqu'en 1959, alors que M.Davie Fulton, ministre de la Justice de l'époque, fit introduire à l'article 150 du Code pénal: \"Aux fins de la présente loi est réputée obscène toute publication dont une caractéristique dominante est l'exploitation indue des choses sexuelles ou de choses sexuelles et de l'un quelconque ou plusieurs des sujets suivants: le crime, l\u2019horreur, la cruauté ou la violence.\" La nouvelle définition venait préciser et renforcer la règle Hicklin, qui continuait à s'appliquer.Elle ne fut écartée qu\u2019en 1962, alors que la Cour suprême du Canada, jugeant en appel du procès d'un libraire condamné pour avoir vendu Lady Chatterley's Lover, statua que la définition de 1959 devait prévaloir et écarta l'utilisation de toute autre preuve.Désormais, il ne s'agissait plus pour les tribunaux que de déterminer si \"u-ne caractéristique dominante\" de l'oeuvre incriminée était \"l'exploitation de choses sexuelles\", et dans ce cas, de décider si cette exploitation était \"indue\", c'est-à-dire outrageant les \"normes de décence de la communauté\", et/ou n'étant compensée par aucune valeur morale, littéraire ou artistique de l'oeuvre prise dans son ensemble.Le premier critère est relativement clair et facile à appliquer.Il y a de fortes chances en effet pour que la grande majorité des lecteurs de Playboy, d'Histoire d'O ou de revues pornographiques soient d'accord qu'une caractéristique dominante (parmi d'autres) en est l'exploitation de choses sexuelles.La question de savoir s'il s'agit d'une exploitation \"indue\" est beaucoup plus complexe et difficile à résoudre.Beaucoup plus subjective aussi.Comment, selon quels critères, se définit la valeur littéraire ou artistique d'une oeuvre?Quand, ou en quelle quantité (sic) l'utilisation de matière et de descriptions sexuelles y devient-elle \"indue\", c'est-à-dire injustifiable compte tenu du but de l'auteur et du contexte de l'oeuvre?Mais comment sait-on le but poursuivi par un auteur?Pareilles questions relevant bien plus du domaine de la critique que de celui du droit, les tribunaux n'en tinrent compte que faiblement, et la violation des normes de décence de la communauté devint par la force des choses le principal critère déterminant l'obscénité d'une oeuvre.Mais quelles sont les \"normes de décence de la communauté\"?Et d'abord, quelle communauté faut-il considérer?Le Canada dans son ensemble, ou le Québec?Montréal ou Saint-Eloi-gné?Les normes des catholiques, des protestants ou celles des non-croyants?Toutes les polices du monde faisaient encore la chasse, il y a seulement une dizaine d'années, aux oeuvres d'Henry Miller que nul n'aurait plus l'idée de saisir aujourd'hui.Tout comme un procès aux distributeurs d'une oeuvre aussi banale, érotiquement parlant, que l'Amant de Lady Chatterley serait impensable en 1973.Les moeurs changent constamment, et avec elles les normes de décence de la communauté, pour peu qu'elles soient autre chose qu'une fiction juridique.Il faut bien se rendre à l'évidence que la notion d'obscénité est tout à fait subjective.Et que dans les faits concrets, est obscène ce qui choque un juge.Le cas de Lady Chatterley's Lover est à cet égard des plus révélateurs.Le juge Fontaine, de la Cour des sessions de la paix de Montréal, déclara l'oeuvre obscène.En appel, les trois juges de la Cour du banc de la reine maintinrent unanimement cette décision.En Cour suprême du Canada, le distributeur fut acquitté sur décision partagée, quatre juges ayant trouvé l'oeuvre obscène, les cinq autres non.A noter que les treize juges appuyaient chacun leur décision sur les mêmes critères supposés objectifs.Voilà donc, s'il en était encore besoin, une excellente preuve que la notion d'obscénité est indéfinissable, parce qu'essentiellement subjective, et relative au propre système de valeurs de chaque individu.Par conséquent, il est fort peu probable qu'on parvienne un jour à définir l'obscénité d'une manière claire, précise, et applicable sans discrimination à tous les cas sur lesquels nos tribunaux pourraient éventuellement être appelés à se prononcer.Le \"crime\" 'obscénité occupe donc cette situation quasi unique dans notre Code pénal: nul ne peut savoir avant d'être incriminé qu'il commet un délit.Par exemple, le libraire qui offre en vente Histoire d'O exerce son métier en toute bonne foi, en mettant à la disposition de ses clients une oeuvre littéraire que ceux-ci désirent se procurer.Ce faisant, il n'a ni l'intention ni l'impression de commettre un délit.Il connaît, bien sûr, les lois contre l'obscénité, mais n'estime pas le livre obscène.C'est seulement quand la police, qui diffère d'opinion sur ce point, se présentera à son magasin pour saisir un exemplaire, qu'il se découvrira un criminel! Passible d'amende et/ou d'emprisonnement s'il est trouvé coupable, il se verra aussi confisquer tous les exemplaires de l'oeuvre incriminée.Et devra absorber d'importants frais judiciaires, surtout s'il décide d'aller en appel, ce qui \u2014 comme l'a montré Jacques Hébert dans Obscénité et Liberté \u2014 est probablement son seul espoir d'être acquitté.La Cour suprême, en effet, est de loin plus libérale en cette matière que les tribunaux de juridiction inférieure, en particulier ceux du Québec.Il y a de fortes chances pour que le libraire dont je parle soit le seul à être poursuivi, bien que ses confrères aient eux aussi vendus le même livre.Mais lui aura eu la malchance d'être le premier chez qui un policier qui s'est régalé de cette \"cochonnerie\" la semaine précédente aura aperçu Histoire d'O en vitrine et décidé d'intervenir.Les poursuites dont il sera l'objet n'empêcheront pas l\u2019oeuvre de continuer à se vendre.Au contraire, elles lui assureront une publicité telle que ce qui n'était qu'un roman difficile et plus ou moins réservé à une élite cultivée deviendra un succès de librairie.Sauf que la vente se fera désormais sous le manteau, et moins souvent chez les libraires \"sérieux\" que dans les kiosques à journaux ou les boutiques spécialisées dans la pornographie.D'autre part, n'importe quel citoyen qui met quelquefois les pieds dans ce genre d'endroit aura pu constater de \"visu\" qu'outre Minuit, Lesbos et autres journaux jaunes aux titres aussi suggestifs mais au contenu plus que décevant pour un voyeur moyen, il s'y trouve offert des dizaines de revues de 4 à 6 dollars, scellées sous emballage de plastique et \"réservées aux adultes seulement\".C'est donc qu'il s'exerce une certaine tolérance, et que la police frappe plu« ou moins (plutôt plus que moins) au hasard.Comme on le voit, même si l'on s'en tient au strict plan juridique, plusieurs considérations militent en faveur d'une libéralisation, sinon de la suppression, des lois réprimant l'obscénité et la pornographie.Les présumés dangers qui ont vraisemblablement été à l'origine de ces lois sont d'ailleurs loin d\u2019être évidents.Ainsi, l'idée très répandue selon laquelle la pornographie produirait une lente érosion de la morale publique, et ferait croître la criminalité en général et les crimes sexuels en particulier.Les recherches d'une commission américaine montrent au contraire que non seulement les délinquants sexuels ne sont pas d'insatiables dévoreurs de porno, mais encore que \"ces délinquants en ont une expérience quelque peu tardive et relativement moindre pendant leur adolescence que l'ensemble de la population américaine\".Qui plus est, ils \"ont des réponses plutôt faibles que les autres adultes aux stimuli érotiques\".En somme \"les analyses des taux de délinquance aux Etats-Unis n'apportent aucun appui à la thèse d'une connexion entre la disponibilité de l'érotique et les crimes sexuels, que ce soit chez les jeunes ou chez les adultes\".L'expérience danoise ne permet pas de conclure qu'il n'existe aucune relation de cet ordre.Mais dans ce cas, elle irait dans le sens que plus le matériel porno circule librement, moins il se commet de crimes sexuels.Le Danemark a supprimé en 1967 les interdictions sur les livres pornographiques.Il en est résulté une diminution du taux des délits sexuels et, conséquence plus inattendue, de la vente de ces livres.Par contre, on a noté une nette recrudescence de la popularité des revues et photos \"cochonnes\", toujours illégales.En 1969, on a également supprimé l'interdiction de ces dernières, plaçant du même coup le commerce de la pornographie sur le même pied que tous les autres.On a enregistré un tel désintérêt des Danois pour le matériel porno en général que les producteurs locaux, qui avaient d'abord applaudi à la libéralisation de leur commerce, ont vite déchanté.Ils ont dû se rabattre, pour survivre, sur les touristes de passage et l'exportation à l'étranger.Mais surtout, toutes les catégories de délits sexuels ont diminué.Des recherches subséquentes ont prouvé \"qu'on ne pouvait attribuer les modifications des délits sexuels au changement législatif, à la modification des pratiques dans l'application de la loi, ni aux procédures de rapport et de rassemblement des informations par la police\".Seule en était donc bien responsable la mise en vente libre du matériel porno.L'opinion policière voulant qu'il faille continuer à réprimer la pornographie parce que ce genre de commerce attirerait des individus ayant un passé criminel, et que la pègre y serait plus ou moins impliquée, ne semble guère fondée non plus.D'après le rapport de la Commission américaine, et comme on a pu le constater parfois aux Etats-Unis et au Canada, cela est du domaine du possible du simple fait que la vente du matériel porno étant illégale, les commerçants qui travaillent dans ce domaine risquent constamment d'être arrêtés et de séjourner en prison par suite de leurs activités.Pareilles perspectives sont évidemment peu attrayantes pour les pères de famille tranquilles et les partisans du \"métro-bou-lot-dodo\", qui laissent volontiers la place à des individus qui n'ont pas trop froid aux yeux, et qui ont souvent eu quelques anicroches avec la Justice.Mais, remarque la Commission, \"ce n'est cependant pas la même chose que d'être un agent ou un employé d'une \"organisation criminelle\".Rien ne prouve que la situation serait la Suite page 6 4 \u2014t4 luillet 1973 AVIS: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croit avec l\u2019usage.BOUT FILTRE \u2022 BOUT UNI \u2022 MENTHOL même si la pornographie était légalisée.Tout ce qu'on peut en dire pour le moment, c'est que les éditeurs, distributeurs, vendeurs danois ou suédois qui sont dans le métier semblent en général aussi honnêtes et respectueux des lois que la plupart de leurs concitoyens.D'autre part, on ne saurait dire que la pornographie fait courir à l'individu d'insurmontables risques.En tout cas, les recherches de la Commission américaine ne permettent pas de le croire.Qu'a-t-elle trouvé?D'abord, \u2014 on s'en doutait! \u2014, que la pornographie est bel et bien source d'excitation sexuelle.Mais une source qui n'a que des effets négligeables et très provisoires sur le comportement habituel des personnes exposées.Des groupes minoritaires déclarèrent avoir accru légèrement leur activité sexuelle, mais uniquement dans les vingt-quatre heures suivant l'exposition.Passé cette période, tout redevint comme avant.La majorité des personnes exposées ne notèrent aucun changement dans leur comportement sexuel habituel, suite à l'expérience.Ensuite, que les consommateurs de porno sont des êtres parfaitement \"normaux\".Ils ne se recrutent pas particulièrement chez les homosexuels ou les amateurs de bestialité.Selon le rapport de la Commission, \"les descriptions de comportements sexuels conventionnels sont en général considérés comme plus stimulantes que les descriptions d'activités moins conventionnelles.\" Enfin, que les consommateurs ne sont pas spécialement \"vicieux\".Ils ne flagellent pas leur femme plus souvent que vous et moi, ni ne \"pensent qu'à ça\".Simplement, ils semblent manifester une activité sexuelle légèrement supérieure à la moyenne.Ce qui, si c'est un défaut, est compensé par d'appréciables qualités: ils seraient en effet moins inhibés, plus ouverts, plus instruits, plus libéraux, et plus tolérants que l'ensemble de la population.Quant à la prétendue nécessité de protéger la jeunesse, elle semble plus douteuse encore que tout le reste.Analysant les statistiques tirées des Uniform Crime Reports du Federal Bureau of Investigation, la Commission américaine n'a pu y trouver aucun appui à la croyance qu'une disponibilité accrue des matériaux sexuels explicites conduise à une criminalité, sexuelle ou non, chez les jeunes.Au contraire, pendant la période 1960-1969, alors que la disponibilité du matériel porno sur le marché augmentait plusieurs fois, les délits sexuels chez les jeunes diminuaient.Il n'est pas non plus possible d'établir une relation entre cette disponibilité et l'accroissement des naissances illégitimes chez les jeunes filles.L'examen des statistiques du Service de la santé publique pour la période 1965-1968 a cependant fait constater que \"le taux des naissances illégitimes chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans a augmenté, tandis que les taux pour tous les groupes d'âge plus vieux bais- saient, dans certains cas de façon considérable\".Selon la Commission, au lieu d'en chercher l'explication du côté d'une plus large disponibilité de la porno, il faudrait plutôt la chercher dans \"la disponibilité accrue des méthodes simples de contraception et de l'avortement, ainsi que des différences d'accès des divers groupes d'âge à ces méthodes\", qui sont, comme on le sait, quasi impossibles à obtenir pour les très jeunes filles.La crainte de voir les enfants choqués ou traumatisés par des descriptions pornographiques est aussi discutable.Dans le cas des enfants d'âge préscolaire, ils ne risquent guère d'être intéressés par de telles descriptions, et si elles leur venaient d'aventure entre les mains, ils ne seraient de toute manière pas en mesure de les comprendre.Quant aux enfants d'âge scolaire, ils sont un peu plus curieux â cet égard, et se montrent dans une grande mesure capables de \"comprendre\".Mais, comme le souligne le rapport (1966) du Conseil danois de médecine légale au Conseil danois du code pénal, \"le rôle sexuel de l'enfant est alors si bien fixé qu'on pourrait difficilement parvenir avec des moyens comme la pornographie à modifier les tendances sexuelles de l'enfant de façon importante.De toute façon, les jeunes ne s'intéressent que très modestement à la pornographie.La Commission américaine a pu constater que leur première exposition se fait bien avant dix-huit ans, mais elle se produit généralement entre copains, plutôt qu'à la suite d'un achat On se réunit en groupe pour feuilleter le dernier album porno de papa, ou visionner en cachette un film 8 mm.S'il est possible que pareille expérience se reproduise un certain nombre de fois au cours de l'adolescence, \"le taux de ces expositions n'indique pas une obsession pour les matériaux érotiques\", de telle sorte que \"cette expérience semble plus relever d'un comportement social que sexuel\".Chose certaine, les jeunes de moins de 21 ans achètent rarement des matériaux sexuels explicites, ni ne fréquentent les salles de cinéma spécialisées.Devant ces faits, on se demande contre quoi la jeunesse pourrait bien avoir besoin d'être protégée?En fin de compte, il faut bien reconnaître que la plupart des raisons alléguées ordinairement pour justifier l'existence de lois antiporno ne résistent pas à une analyse attentive des faits.Et que la pornographie n'a été jugée condamnable que pour la seule et unique raison qu'elle était source d'excitation sexuelle.A cet égard, il est révélateur de constater que les premiers Etats américains qui aient estimé souhaitable de la réprimer, aient tous été des Etats puritains de la Nouvelle-Angleterre, oq l'influence des Eglises et de la morale chrétienne était aussi forte que chez nous.autrefois.On ne peut, aujourd'hui, qu'être d'accord avec le professeur Richard G.Fox, de l'université de Toronto, qui écrit, dans le rapport sur l'obscénité qu'il a préparé pour la Commission canadienne de réforme du droit: \"Dans la mesure où les pensées sensuelles, la stimulation sexuelle ou la masturbation mettent en péril le salut de l'âme ou l'équilibre personnel, le contrôle pourrait avoir de l'importance au point de vue théologique ou psychiatrique.Mais en elles-mêmes elles constituent un danger si insignifiant pour l'ordre social qu'il convient de les considérer comme des questions relevant de la morale individuelle.\" Par contre, les lois antiobscénité peuvent être un danger bien réel contre la liberté d'expression.Le pouvoir accordé aux postiers, douaniers, policiers et juges, de décider si à leur avis une oeuvre est obscène ou non, constitue au fond une forme déguisée de censure qui ouvre la porte à tous les abus.Par exemple, les poursuites entreprises pour obscénité contre Logos et d'autres publications underground ou étudiantes, peuvent très bien n'avoir été que prétexte pour empêcher la circulation d'oeuvres contestataires peu susceptibles de plaire à l'Establishment en général.Comment savoir?Il est rare que des personnes impliquées dans des affaires de ce genre défendent leurs droits jusqu'au bout, c'est-à-dire jusque devant la Cour suprême, soit par manque de moyens financiers, soit par crainte de s'attirer des ennuis supplémentaires.Même dans le cas contraire, la police est encore gagnante.D'abord, parce qu'elle empêche longtemps la circulation ou la représentation de l'oeuvre incriminée, vu la lenteur des procédures judiciaires.Ensuite, parce que les inculpés doivent affronter des frais si élevés qu'ils risquent de manquer d'argent pour poursuivre leurs activités, surtout s'il s'agit de revues, de librairies, de maisons d'édition, toutes entreprises dont la marge bénéficiaire est parfois très mince et fragile.De plus, comme l'a montré Jacques Hébert dans Obscénité et Liberté, \"chaque fois que la police saisit un livre, un disque, voire un numéro de Playboy, la censure marque un point même si elle perd sa cause devant la Cour suprême.Elle gagne toujours en créant un malaise chez les libraires et les éditeurs, en les incitant à l'autocensure, ce qui est la censure par la peur\".Ces personnes y penseront à deux fois ensuite, avant de se décider à mettre sur le marché n'importe quelle oeuvre qui risque de leur attirer quel-qu'ennui, parce qu\u2019elle contient ne serait-ce qu'une seule description pouvant porter à corf.uverse.De telle sorte que des oeuvres valables peuvent n'être pas diffusées par crainte de poursuites antiobscénité.Ainsi s'exerce une forme de censure plus dangereuse peut-être que toutes les autres, parce qu'hypocrite, déguisée en vertueuse chasse au \"mauvais goût\".D'autre part, les lois actuelles font des citoyens canadiens de grands enfants, jugés inaptes à choisir eux-mêmes les oeuvres dont ils désirent pren- dre connaissance.Cette situation est d'autant plus ridicule que les policiers, les juges, et d'autres personnes protégées par on ne sait quelle divine vertu, sont-elles tenues capables de frayer avec n'importe quel matériel porno sans que leur comportement en subisse les effets dévastateurs qui menacent les autres.Soyons logiques.Ou la porno est nuisible, et il est vite nécessaire de placer sous surveillance les membres des escouades de moralité du pays, avant qu'ils se transforment en corrupteurs de la jeunesse ou en criminels sexuels; ou la porno est inoffensive, et alors il importe de supprimer les lois qui la répriment.Pour toutes ces raisons, il apparaît souhaitable de libéraliser nos lois en matière d'obscénité et de pornographie, tel que le recommande la Section de recherche sur l'infraction.Selon les dispositions prévues, les adultes pourraient désormais choisir en toute liberté ce qu'ils veulent voir, lire ou entendre.Mais la vente aux mineurs, et leur exposition par des personnes autres que leurs parents ou tuteurs demeureraient interdites, de même que certaines restrictions continueraient à s'appliquer, concernant l'exposition des personnes non consentantes, par exemple par sollicitation postale.C'est également ce qu'avait recommandé la Commission américaine, et ce qui est appliqué en Suède et au Danemark.Les restrictions proposées concernant les mineurs ne se fondent en rien sur un quelconque jugement de valeur, ni en bien ni en mal, de la pornographie.Elles semblent reposer essentiellement sur le désir clairement exprimé des adultes, un peu partout dans le monde, que pareilles restrictions demeurent en vigueur.Quant aux restrictions à l'exposition des non-consentants, elles se fondent sur le droit reconnu du public à n'être pas outragé dans ses convictions morales ou religieuses.La législation proposée paraît être à la fois la voie de la justice et de la raison.De la justice, parce qu'ainsi on cesserait d'attenter plus ou moins directement à la liberté d'expression, et surtout au droit le plus strict de ceux qui désirent consommer des oeuvres porno.Sans pour autant agresser ceux que la pornographie choque, ceux pour qui elle sera toujours \"obscénité\", que ce soit à cause de leur éducation, de leurs convictions religieuses et morales, ou de leur tempérament.De la raison, parce que la porno semble tout à fait inoffensive, que des gens sont prêts à passer outre à toute interdiction légale pour en vendre ou en acheter, que les lois actuelles sont de toute manière inapplicables.Il est plus que temps qu'on s'aperçoive que l\u2019Etat, après s\u2019être retiré de nos chambres à coucher (selon la désormais célèbre phrase du Premiei ministre Trudeau), n'a pas non plus sa place dans la bibliothèque familiale, ni dans les salles de cinéma et de spectacles, spécialisées ou non.Tout au moins comme gardien de la morale.# 6 \u201414 juillet 197} ibarf bai : \u201c : BOUTIQUES ATRAVERS LE CANADA _____ f.n pnr.HF.i IPaurtikefipes aim g>w®@jp)@ttæ]k© Barn* ssTr®Mmé© .«*/ >W- jîï***, \u2022;/'Jthr Lo\tT>S UlpUCM^OK) So PRÉP^?AIJT A U>0o vG\u2019JR.KjÉL \u201cDE.SO 0 TR \\\\J P\\°\\ L 14 \u201414 luillet 1971 francoi/ cloulier\u2014 Avis: Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage._ .s\t_ /I jfj* fSt' ?; miRt # »w t ' ; \u2022 « Saint~Jean~Fort~JoI à l\u2019heure de rindustrialisatioii Malgré le nombre croissant des commandes et môme avec une machine à sculpter comme l'ébaucheuse ci-contre, la production d'un atelier comme celui de Paul-Emile Caron reste encore artisanale car chaque statuette est Unie à la main par un sculpteur.par Jacques de Roussan PERSPECTIVES Depuis près de 50 ans Saint-|ean-Port-loli, situé a 60 milles en aval de Québec sur la rive sud du S.t1nt-Lau-rent, demeure fidèle b sa vocation artisanale.A l'origine, trois pionniers: Médard Bourgault, sculpteur sur bois; Eugène Leclerc, créateur de voiliers miniatures; Mme Edmond Cha-mard, tisserande.Cet ancien village de pêcheurs, de marins et de bûcherons est devenu la capitale de l'artisa- nat québécois.Il est aujourd'hui le centre d'une région où travaillent quelque 200 artisans qui produisent statuettes, bateaux, oiseaux, tissus, murales, bijoux, lampes.\"Depuis le début, trois générations d'artisans se sont succédé, dit locelyn Caron, artisan par goût et homme d'affaires par nécessité.Après les pionniers qui ont rassemblé autour d'eux frères et amis, il y a eu la génération de ceux qu'ils ont formés \u2014 Suite page I» te ,M Une fleur africaine fatale pour les insectes.\\Mlàque le nouvel Aerosol Fly-Tbx s\u2019en sert pour tueries insectes de maison et de jardin.Nouve' De l'Afrique, une fleur de pyrèthre dont on extrait un insecticide naturel.Servez-vous de notre nouvel aérosol selon le mode d'emploi et pas de danger pour le reste, si ce n'est pour une mouche .un maringouin .une guêpe.Une manière tout à fait naturelle de tuer les insectes de maison et de jardin.H juillet 1973 \u2014 17 Pier Bourgault, qui dirige l'Ecole de sculpture de Saint-lean-Port-loli.est partagé entre son goût pour l'objet unique, comme cette maquette de sculpture habitable, et son penchant pour l'objet industriel comme ces jouets de série.Déjà engagé dans la fabrication en série de modèles réduits de bateaux, Honoré Leclerc devra agrandir son atelier pour améliorer la mécanisation Paul-Emile Caron garde la véritable tradition artisanale des pionniers de Saint-lean-Port-loli en créant des pièces uniques comme cette statue d'habitant, laissant à son fils locelyn les nouveaux problèmes de production.\\> ***** 7; *** c '¦.Vf ÿ&BB HHB \u2018TïBT\u2019 1 ni\tm\t\t\tt\t?À f fj 11\t\t\t\ti ' Il \u2022 | f\t>\t^ *, \u2019VL| Jî\u2019ivB H 91\t\t\t\t JKSSl\t'îv\tS\t%\t Saint~Jean~Pôrt~JoIi dont mon père, le sculpteur Paul-Emile Caron \u2014 et la mienne qui fait face aujourd'hui à des problèmes de développement et de production difficiles à résoudre car il ne faut pas négliger l'originalité ni la qualité de notre travail.\u201d Dans les premiers temps, chaque objet sortant de la main de l'artisan était unique, à mi-chemin entre la création pure et le folklore.La demande était suffisante pour cette production originale.Il en fut ainsi jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, alors que les touristes \u2014 surtout américains \u2014 découvrirent les charmes et les produits artisanaux de la région.Ne pouvant voyager trop loin par suite des restrictions sur l'essence et les pneus, ils exploraient alors leur propre voisinage, et la frontière n\u2019est pas loin.Devant cet afflux de visiteurs, la production devint vite insuffisante, car chaque objet entièrement sculpté à la main demandait beaucoup de temps, notamment lorsqu'il s'agissait de statues et de murales.C'est alors qu'on s'avisa de faire des pièces en demi-série, dans un premier effort pour réduire le temps d'é-bauchage des modèles qui étaient toujours montés ou finis à la main.La qualité, heureurement, ne s'en ressentit pas.\"C'est surtout la création de la Centrale d'artisanat, à Montréal, qui a contribué à diffuser nos oeuvres.En effet, à partir des années 50, nous avons vendu une partie de plus en plus grande de notre production hors de Saint-|ean-Port-|oli, dit Honoré Leclerc, qui vend à l'état de maquette plusieurs modèles de ses bateaux.Le résultat est qu'aujourd'hui seulement 15 p.c.de mon chiffre d'affaires vient du tourisme.\" A Saint-|ean-Port-|oli, il faut faire la distinction entre l'artisan qui travaille à son compte et celui qui ëmploie du personnel en atelier.Dans le premier cas, on produit encore complètement à la main, tandis que dans le second cas il existe une vingtaine d'ateliers qui emploient jusqu'à dix personnes et qui disposent de machines: il s'agit principalement de machines à sculpter \u2014 tourneuses et ébaucheuses \u2014 qui fabriquent en série des pièces trop longues à produire manuellement et qui ébauchent la forme des statuettes ou des objets.Après seulement intervient l'artisan ou son employé qui finit la pièce selon son talent et son inspiration.\"La troisième poussée de notre développement a été Expo 67, affirme Pier Bourgault, sculpteur et directeur de l'école de sculpture la Vas-tringue.Depuis lors, nous cherchons à concilier la production en grande série, donc l'industrialisation, et l'originalité.Nos artisans n'ont plus beaucoup le temps de créer de nouveaux modèles, ils en sont conscients et commencent à réagir.Pour ma part, j'ai résolu le problème: comme sculpteur, je crée de nouvelles formes, dont mes sculptures habitables; comme artisan, je mets au point des jouets de série; comme directeur de l'école, je forme des jeunes venus de tous les coins du Québec en leur enseignant les techniques de création et de production.\" Pier Bourgault, fils du sculpteur lean-lulien Bourgault, est typique de sa génération: tandis que par tempérament il pencherait plutôt vers l'industrialisation, il n'en est pas moins très soucieux de la pièce unique ou de petite série.Quant à ses oeuvres qui échappent aux normes de la tradition, elles sont pour lui des gestes gratuits qui font partie de sa conception personnelle de l'art.Pour le visiteur.Saint-Jean-Port-Joli se présente comme une succession de petites boutiques où tous les objets dérivés de notre folklore se côtoient dans une aimable fantaisie.Eparpillées un peu partout, on trouve quelques belles statues ou murales à caractère unique, dont certaines sont des chefs-d'oeuvre du genre; dans les vitrines, des objets de petite et grande série.On se prend à regretter qu'il n'y ait pas une exposition permanente \u2014 rassemblée en un seul lieu \u2014 des plus belles pièces de chaque artisan, vivant ou mort.Ce qui permettrait au visiteur de constater le peu de différence entre la création unique et la production sur le plan de la qualité.Les impératifs de l'industrialisation exigent, pour que ne soit pas sacrifiée la qualité, que l'artisan demeure créateur.Il s'agit donc d'organiser une production plus rationnelle pour satisfaire à la demande tout en laissant la voie libre à la création de nouveaux modèles, ce qui est l'essence même de l'artisanat.Saint-Jean-Port-Joli, avec ses plus de trois mille habitants pas un chômeur \u2014, joue aujourd'hui son destin de capitale de l'artisanat.Parions que nos artisans sauront gagner la partie.\u2022 m ntnmtmimnimm n i Gagnez une croisière de luxe TieSOKS IIES ANTIIJÆS de COLGATE Vous serez choyé 7 jours durant, à bord du paquebot Carla C de la Costa Unes EN PLUS, partez à la recherche', d\u2019un trésor caché de $ ¦ .000 00.(si la date de départ choisie est le 2C c /.yve 1?;'i) Volez vers San jOan à bord d'un \"747\u201d d\u2019American Airlines.\u201cLes passagers d\u2019American Airlines sont portés sur la main\u201d.Règles du concours: 1.\tPour participer, inscrivez vos nom et adresse sur ce bulletin officiel de participation.Postez séparément chaque envoi suffisamment affranchi à: CROISIÈRE COLGATE AUX ANTILLES C P 9125 SAINT JOHN N B 2.\tParticipez aussi souvent que vous le désirez.Chaque participation doit inclure une preuve d'achat (ou facsimilé raisonnable tracé à la main) de l'étiquette de n'importe lequel des produits su'vanls: crème dentifrice Colgate, shampooing Bright Side, rince bouche Colgate 100.déodorant ou anti transpirant d'Heure en heure, ou crème à raser Rapid Shave 3.\tUne sélection sera faite parmi tous les bulletins de participation reçus avant minuit le 15 septembre 1973.(Le cachet de la poste faisant foi).4.\tLes concurrents choisis devront répondre correctement à une question mettant leurs connaissances à l'épreuve, dans un temps limité, avant d'étre déclarés gagnants Les gagnants seront avisés par lettre.La décision des juges sera sans appel Limite un seul prix par famille Aucun bulletin de participation ne sera retourné et aucune correspondance ne sera échangée, saut avec les concurrents choisis.5.Tous les résidents du Canada peuvent participer à ce concours, sauf les employés (et les membres de leur famille immédiate) de Colgate Palmolive Limited, de Costa Lines Ltd.d'Amencan Airlines, de leurs agences de publicité, et de l'organisme chargé d'arbitrer le concours Si le gagnant est mineur, le prix sera décerné a un parent ou tuteur reconnu légalement 6a).Chaque gagnant recevra deux billets de croisière sur le paquebot Carla C\" de la Costa Lines, plus deux billets d\u2019avion, aller retour, en classe économique, à partir de l'aéroport le plus près de sa résidence |usqu'à Toronto, et de là par American Airlines à San Juan, ainsi que $250.00 pour Irais de voyage Cinq voyages pour deux personnes seront décernés II y aura seulement deux départs possibles 20 octobre 1973 ou mai 1974 (date définitive au choix de la Costa Lines; 6b).Les gagnants qui choisiront la date de croisière du 20 octobre 1973 participeront à une course au trésor à l'endroit désigné Un coftret trésor contenant $1.000 00 sera décerné au participant qui en fera la découverte 7.Les prix devront être acceptés tels quels Ce concours est assujetti à toutes les lois fédérales et provinciales Procurez-vous n\u2019importe ' de ces produits Colgate de qualité Pt participez dès aujourd\u2019hui.feom»TÎml Adresse too Code postal Province Téléphone wmZ4 43 par Margo Oliver amateurs Les glaces parfumées, analogues à la crème glacée que nous connaissons maintenant, existent depuis l'Antiquité.Mais ce n'est qu'au début du XVIIIe siècle qu'elles furent introduites en Amérique du Nord et seulement au début du XIXe que leur usage se répandit vraiment.C'est qu'on venait d'apprendre à conserver toute l'année, dans des glacières, les blocs de glace prélevés l'hiver des lacs et des cours d'eau gelés.Mais le procédé était difficile et coûteux et la crème glacée, que l'on ne pouvait fabriquer sans glace, restait un aliment réservé aux riches.L'invention du congélateur, en 1846, fut un événement important pour les de glaces, petits et grands.La crème glacée est un aliment non seulement exquis mais aussi nourrissant et sain et qui se vend maintenant à un prix raisonnable.Les enfants et de nombreux adultes en raffolent.On en fait des desserts extravagants \u2014 bombes, gâteaux Alaska \u2014 mais aussi des plats sucrés simples mais délicieux et qui, toujours, terminent magnifiquement un repas.Je vous en ai préparé quelques-uns.% de- tasse de noix de coco en flocons 2 chopines de crème glacée au café (voir note) Approximativement % de fasse de liqueur de café Chauffer le four à 350°.Etendre la noix de coco dans une plaque peu profonde et la faire chauffer au four environ 10 minutes ou jusqu'à ce qu'elle soit dorée.Laisser refroidir.Mettre la crème glacée dans 6 plats à dessert.Napper chaque portion d'un peu de liqueur de café et la parsemer de 2 cuil.à table de noix de coco.Servir immédiatement.(6 portions) Note: la crème glacée à la vanille est également excellente pour ce dessert, si vous ne pouvez obtenir de crème glacée au café.On peut aussi ramollir de la crème glacée à la vanille, en la battant, dans un bol refroidi, avec une cuillère de bois ou un malaxeur électrique et y ajouter, en brassant, 2 cuil.à thé de café en poudre instantané.Travailler rapidement pour que la crème ramollisse sans fondre et recongeler la crème pour qu'elle soit bien ferme au moment de faire le dessert.La Bonne Cuisine de Perspectives COUPE GLACÉE AU MOKA Utiliser la recette précédente mais en remplaçant la liqueur de café par de la sauce coulante au chocolat (notre recette).Sauce coulante au chocolat / paquet de 6 onces de crottes de chocolat semi-sucré y* de tasse de sirop de maïs I cuil.à table de beurre 'A de tasse de crème simple (15 P.c.) 'h cuil.à thé de vanille Mettre le chocolat, le sirop et le beurre dans une casserole et chauffer à feu très bas jusqu'à ce que les morceaux de chocolat soient presque fondus.Retirer alors du feu et brasser jusqu'à ce qu'ils soient entièrement fondus et que le mélange soit lisse.Ajouter les autres ingrédients, en brassant.Servir tiède ou froid.(116 tasse) COUPE GLACÉE > AUX DATTES 16 fasse de dattes hachées 1 cuil.à thé de jus de citron 16 tasse de sirop d\u2019érable i Crème g lacée à la vanille / COUPE GLACÉE A v L'ORIENTALE > 1 boîte de 10 onces de côtes de mandarines 1 cuil.à table de fécule de maïs I tasse d\u2019ananas déchiqueté, pulpe et jus (voir note) 16 fasse de marmelade d\u2019orange 1\tboîte de 19 onces de litchis (voir note) 2\tcuil.à table de gingembre de conserve haché Crème glacée à la vanille GÂTEAU de fête meringué I gateau dit \"pain des anges\", du commerce, en couronne de 10 pouces de diamètre I Vi chopine de crème glacée au chocolat ',l tasse d\u2019amandes rôties, hachées 6 blancs d\u2019oeufs 'ô cuil.à thé de crème de tartre I tasse de sucre I cuil.à thé de vanille Vi tasse d\u2019amandes légèrement rôties et taillées en allumettes Retourner le gâteau, dans une grande plaque à biscuits.Couper alors, horizontalement, une tranche d'une épaisseur de 1 pouce (utiliser un couteau à longue lame dentelée).Enlever délicatement cette tranche et la mettre de côté.Faire dans le gâteau, jusqu'à 1 pouce de sa base, deux grandes coupures circulaires, l'une à 1 pouce du bord extérieur du gâteau et l'autre à 1 pouce du bord de la cavité centrale.A l'aide d'une fourchette, détacher la pâte ainsi coupée et la retirer avec précaution.Il y aura alors dans le gâteau une petite tranchée circulaire profonde de 1 Va pouce.Garder tous les morceaux enlevés.Ramollir la crème glacée en la battant, dans un bol refroidi, avec une cuillère de bois ou un malaxeur électrique.(Travailler rapidement pour que la crème puisse ramollir sans fondre.) Ajouter Vj tasse d amandes hachées.Remplir rapidement du mélange !a tranchée du gâteau (ajouter d autre crème glacée au chocolat si cela est nécessaire).Replacer sur le tout la tran- Mêler les dattes, le jus de citron et le sirop d'érable, dans une petite casserole.Chauffer à feu doux, environ 5 minutes ou jusqu'à ce que les dattes soient ramollies et que le mélange soit très chaud.Servir tiède, sur de la crème glacée.(3 portions) Egoutter les mandarines, en conservant 16 tasse du sirop.Mettre ce sirop et la fécule de maïs dans une casserole et brasser jusqu'à ce que ce soit lisse.Ajouter l'ananas et la marmelade, en brassant.Cuire à feu vif, en brassant constamment, jusqu'à ce que la préparation bouille et soit épaisse et lisse.Baisser le feu et continuer la cuisson 1 minute, en brassant.Retirer du feu.Egoutter les litchis et les couper en quartiers.Les ajouter à la sauce, de même que les côtes de mandarines et le gingembre.Servir tiède, sur de la crème glacée à la vanille.(Environ 316 tasses de garniture, quantité suffisante pour 8 coupes).Note: Bien brasser l'ananas, avant de le mesurer et le mettre, pulpe et jus, à la cuillère dans la tasse à mesurer.Les litchis sont une friandise chinoise au goût délicat.On peut les obtenir dans les boutiques d'alimentation spécialisées ou dans les épiceries chinoises.che de gâteau préalablement enlevée et remplir la cavité centrale du gâteau des morceaux de pâte enlevés pour pratiquer la petite tranchée.Congeler immédiatement, jusqu'à ce que la crème glacée soit de nouveau très ferme.Chauffer le four à 500°, presque au moment de servir.Battre en mousse les blancs d'oeufs auxquels on aura ajouté la crème de tartre.Ajouter le sucre petit à petit (1 cuil.à table à la fois), en battant bien après chaque addition.Battre jusqu'à ce que la meringue soit ferme et brillante.Ajouter la vanille, en mêlant bien.Retirer la gâteau du congélateur et, en travaillant rapidement, le couvrir, partout, d'une couche épaisse de meringue; parsemer de Vi tasse d'amandes en allumettes.Chauffer au four environ 4 minutes, juste assez pour faire brunir la meringue.Faire glisser le gâteau dans une assiette de service, le couper en grosses pointes et servir immédiatement.(10 portions) GLACE AU BEURRE D'ARACHIDE Préparer la sauce coulante au chocolat (notre recette) et y ajouter, pendant qu'elle est encore chaude, 16 tasse de beurre d'arachide grumeleux.Servir sur de la crème glacée à la vanille.CANTALOUP A LA MENTHE SUR CRÈME GLACÉE % de tasse de sucre 16 fasse d\u2019eau 4 grosses brindilles de menthe fraîche 2 fasses de cantaloup en cubes de 16 pouce 2 cuil.à thé de jus de limette Crème glacée à la vanille Brindilles de menthe Faire bouillir ensemble, 1 minute, le sucre, l'eau et les 4 brindilles de menthe.Ajouter le cantaloup, couvrir et chauffer de nouveau jusqu'à ébullition.Faire bouillir 30 secondes.Retirer du feu et ajouter le jus de limette, en mêlant bien.Laisser tiédir et réfrigérer Répartir cette compote sur de la crème glacée, au moment de servir, après en avoir retiré les brindilles de menth Décorer chaque portion d'une brindi de menthe fraîche.(De 4 à 6 portio Toujours sur .la bonne route Aller de l'avant.Etre de son temps.Suivre la mode.Vivre la vie d\u2019aujourd'hui.Voilà l'idéal pour vous et vos amis: être toujours de la partie! Pour être sijre de vous, tous les jours, vous avez besoin des tampons Tampax.C'est aujourd'hui la protection hygiénique interne qui permet de mener une vie active.Vous n'avez plus de raison de rester dans votre coin et de laisser les joies passer à côté de vous.Avec les tampons Tampax, vous n'êtes pas encombrée de serviettes et d'épingles, ni gênée par la crainte que \"quelque chose paraît\".Ils vous sont offerts en trois degrés d'absorption: Régulier, Super et Junior.Il y en a un qui vous convient parfaitement.En vous fiant aux tampons Tampax, vous êtes toujours sur la bonne route du plaisir.La protection Interna qui ranur» de plut en plut de femme» \\ /\tconçut mu un nfoccw dis mitions oc rennet ici miment MBtlQUfS CXClUSIVtMIN! PAN CANADIAN TAMPAX C0AP0NATI0N ITD., BAUtll, ONT.22 \u201414 juillet 197J La semaine prochaine N'est pas acupuncteur qui veut?Au Québec, si! En effet, faute de loi, il suffit au premier-venu i d'avoir quelques planches anatomiques, deux ou trois Iivres de référence-, quelques aiguilles (notre photo) HjÉ et une blouse blanche.jean-Pierre Nicaise nous dit de nous Vg méfier.De plus: professeur dans une école chinoise de Hong Kong; de la mode; ce monde où l'on vit_ Conscience personnelle Au bout du fil, Serge Brind'Amour, qui signe le reportage sur la pornographie (page 2)- \u2014 Après avoir lu votre article, on a envie de vous dire: \"La pornographie, vous, vous connaissez ça!\" (Eclat de rire moqueur.) \u2014 Pourtant ce que je lis de plus érotique, c'est Playboy! \u2014 Qui n'est pas pour vous le type même de la publication érotique?\u2014 Non.D'ailleurs, la pornographie, c'est dans la tête.\u2014 Ce qui s'appelle porter son sexe dans son cerveau! Mais quand même, entre nous, là, n'avez-vous pas un tout petit penchant pour la pornographie?\u2014 Non.D'ailleurs je n'aime pas cette question parce que ça me donne l'air de me défendre, alors que j'estime que si j'avais un penchant pour la pornographie, je n'aurais pas à me défendre.\u2014 Ce qui semble certain, en tout cas, c'est votre penchant pour la liberté de conscience.\u2014 le pense en effet que, au niveau de la loi, tout ce qui relève de la morale et qui a peu d'incidence sur l'ordre social ne devrait pas être réglementé.C'est une question qui à mon sens relève plus de la conscience personnelle que d'une espèce de morale sociale telle que consacrée dans les textes de loi.\u2014 Qu'est-ce qui vous a amené à vous intéresser de si près à ce sujet?\u2014 Le sujet m'intéressait depuis longtemps.Ce qui l'a actualisé, c'est la publication du rapport de la Commission canadienne de réforme du droit.\u2014 Vous êtes avocat?\u2014 Je n'ai même pas fini mon cégep.Et de toute façon je n'aimerais pas être avocat: j'ai des préjugés défavorables! \u2014 Vous êtes donc encore aux études?\u2014\tle me suis inscrit en communications à l'université du Québec pour septembre, mais je ne sais pas si je vais être accepté.\u2014 Pourquoi?\u2014 Parce que je n'ai pas de diplôme, l'ai fait mon cégep de façon intermittente: deux cours par-ci, trois par-là.Le diplôme m'intéresse parce qu'il est nécessaire, mais les cours sont ben plates.\u2014 Et si on vous refuse à l'université?\u2014\t)e me reprendrai à la session d'hiver, après avoir complété mon cégep.\u2014 Cela n'a pas l'air de vous empêcher de dormir! \u2014\tl'ai toujours cru en ma bonne étoile; je fais confiance à la vie.Au- jourd'hui, j'aimerais avoir terminé mes études dans les formes, mais les choses étant ce qu'elles sont.De toute façon, cela m'a permis de poursuivre mes lectures dans des domaines qui m'intéressaient.\u2014 Lesquels?\u2014 La sociologie, les communications, la politique surtout.\u2022 \u2014 Alors pourquoi ne pas vous être inscrit en sciences politiques?\u2014 Parce que ce qui m'intéresse comme phénomène dans la société, ce sont les communications, en tant que moyen d'influence au niveau politique.\u2014 Vous aimez démystifier?\u2014 Oui, les choses qui, dans la société québécoise, ont toujours été admises sans discussion.Ici on se fait passer trop facilement des lois qui nous briment.Serge Brind'Amour a 24 ans.UN SUCCÈS EXTRAORDINAIRE \"1 LES MENUS DE MARGO OLIVER tattoo régulière SEULEMENT II M fgsUmont disponible \u2022n édition de lui* Le tout nouveau livre de recettes de Margo Oliver remporte le même succès que son premier et sensationnel best seller Les Menus de Margo Oliver, c'est un Irvre de recettes d'une concép lion entièrement nouvelle 475 de vos recettes préférées sont groupées en 110 menus complets 191 pages avec 34 photos en couleurs magnifiques Sept grandes divisions Chaque recette a été éprouvée par Margo Oliver dans la cuisine de Perspectives EXAMEN GRATUIT OE 10 JOURS N ENVOYEZ PAS D'ARGENT MAINTENANT Ou* envoyée moi eiemplewe(s) en édition de kiae et esempiarre(t) en écht>on régulière ?Facturer mot plus tard PERSPECTIVES Les Menus de Margo Oliver BP 1S4S Place dArmee.Montréal O Ci mcArs mon chèque ( i économies les frets «f expédition ) O Porte} à mon compte Chargea no NOM____ ADRESSE - ZONE.i_____ \u2014-J Dans la Préparation H une substance cicatrisante pour les hémorroïdes Une substance cicatrisante exclusive rétraction des hémorroïdes Un grand institut de recherche vient de mettre au point une subs-lancc cicatrisante sans pareille pour la rétraction des hémorroïdes, le soulagcn>cni de la démangeaison et la cicatrisation des tissus.Celte substance ne fait pas qu\u2019apaiser les douleurs locales; dans nombre de cas, on a pu observer une rétraction notoire des hémorroïdes.Mieux encore,l\u2019cfTct cicalrisanl du médicament s\u2019est prolongé provoque la et la cicatrisation des tissus.durant plusieurs mois.Cette substance aux effets si bienfaisants se nomme la Bto-Dync; elle aide rapidement à la cicairisation des cellules et stimule la croissance des tissus nouveaux.La nouvelle Bio- Dyne est offerte soit en onguenl, soit en suppositoires sous le nom de Préparation 11.Elle est en vente dans toutes les bonnes pharmacies cl s\u2019accompagne de la mention: satisfaction ou remboursement. Quittance finale Nos policiers n'ont vraiment plus de respect pour le crime organisé, institution durable, bien structurée, enthousiaste et dynami que à laquelle on ne peut reprocher que son habitude de ne pas élire les nôtres en plus grand nombre à des postes de commande.Les grandes entreprises ne sont pas plus exemplaires.Leur haute direction est aux mains des Américains et des Anglais et nous sommes, là aussi, relégués aux postes subalternes.Au moins, le crime organisé a la décence de ne pas déménager son siège social en Ontario dans les moments de crise et, comme l'a démontré l'enquête à lérôme, leurs chefs de file s'expriment avec aisance dans les deux langues officielles du pays! Un bon nombre sont même catholiques, consolation que ne nous donne pas la grande entreprise nord-américaine.le ne sais pourquoi les policiers prennent tant de plaisir à mettre des matraques dans les roues d'une si belle institution.Il faudrait bien qu'ils finissent par tenir compte du sentiment populaire.Notre population a toujours été en faveur d\u2019un crime bien organisé.A-t-on déjà vu nos gens manifester contre la pègre?Les syndiqués en général sont violemment opposés aux patrons et en veulent au gouvernement, mais ils ne reprochent jamais rien au crime organisé.On dit même que dans certains syndicats les rapports sont cordiaux entre les chefs des deux groupes.Les séparatistes en veulent aux Anglais et à Ottawa, c'est normal, mais ils ne manifestent pas contre le crime organisé.La population ferait-elle un accueil aussi chaleureux à des films comme Le Parrain ou les Documents Valachi si elle était contre lui?Je suis sûr que la photo qu'on a publiée d'un chef montréalais contemplant pieusement son nouveau filleul a soulevé beaucoup plus d'émotion populaire que celle du nouveau directeur de la Sûreté du Québec.Avec la police, le malheur c'est qu'on ne sait pas toujours à quoi s'en tenir.Un matin, elle met le grappin sur une fille qui essaie de gagner sa vie avec les dons qu'elle tient de la nature et, le soir, elle se livre à des frivolités avec la même fille.Pour un profane comme moi, c'est difficile à comprendre.Avec la Pègre, c'est clair.Il y a une éthique professionnelle rigoureuse et pas de demi-mesures.Tu suis le règlement ou tu te retrouves dans la valise de ton char.Quand je pense que les policiers de l'Unité spéciale d'enquête sur le crime organisé jettent du sable dans ce bel engrenage! Paraît qu'ils s'amusent à tirer dans les automobiles et dans les portes des buanderies afin de \"mêler\" la pègre.C'est comme si Lucky Luciano s'était amusé à plaquer des contraventions dans le pare-brise des autos ou que Valachi lui-même s'était mis à diriger la circulation aux coins des rues, le suis prêt à accepter que la police se serve de tables d'écoute, qu'elle passe même des gangsters à tabac pour les faire parler, mais il y a une limite au travesti.Chacun son métier.Les chefs du crime organisé ont-ils trouvé un moyen de faire échec à cette nouvelle tactique policière qui scandalise les honnêtes gens comme moi?Pour ma part, j'en ai trouvé un qui s'inspire de tout bon règlement de compte.Supposons que vous deviez de l'argent à la banque et que vous décidiez de régler votre compte; vous apportez la somme au gérant qui prépare une quittance en trois copies: une pour vous, une pour la banque et la dernière pour celui qui a pris le risque de vous endosser.Si la pègre s'organisait de la même façon, il n'y aurait plus d'équivoques.Quand une bande décide de régler le compte d'un adversaire, qu'elle prépare donc une quittance en trois copies.Elle en gardera une pour ses dossiers, en enverra une autre au malheureux qui paye sa dette et la troisième ira au chef de police \"le plus rapproché.\" Voici la formule que je suggère.QUITTANCE FINALE Je, sousignc, reconnais avoir reçu .(INDIQUER LE NOMBRE EXACT) balles dans la tète, à.(INDIQUER LE LIEU DU CRIME LE PLUS EXACTEMENT POSSIBLE), entre .heure et .heure du matin (DONNER L'HEURE APPROXIMATIVE), ce .ème jour du mois de.1973 et j'affirme solennellement que mon compte est réglé! La police aura beau jouer au plus fin, tous les intéressés sauront à quoi s'en tenir.On est organisé ou on ne l\u2019est pas! PERSPECTIVES wl publié chaque semaine ixu Perspectives Inc J tl rue Saint-Jacques Montreal l; Président lean-Guy Faucher Vice-president lean Robert Bélan«er Secrétaire Guy Gilbert I résorier Roch Desprdins Directeur de 'a rédaction Pierre Gascon Président fondateur A -F.Mercier \u2018y w Flu/hobye/ 36 phobor couleur de votie film Hodacolor développées de votre film Kodacolor.12 photos couleur 4\"x4\" et 24 photos couleur 2\"x 2\" gratis! 2\tUn film couleur Triple-Print Un nouveau rouleau gratis! 3\tUn coupon de 5CX valable pour votre prochain achat de couches jetables Flushabyes.gratis! 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