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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mardi 1 septembre 1896
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1896-09, Collections de BAnQ.

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18 me Année 1er SEPTEMBRE 1896 Numéro 1 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JODRlsT ANSELME Borehostj DESTRUCTION Sect.-trés.Com.cl écoles - _ meilleur ” PARAISSANT LE 1“ ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J.MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l'abonnement: UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Ibate correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra êfcr© adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue Saint-Olivier, Québeo SOMMAIRE :—I*édagOgie : Aux lecteurs de VEnseignement primaire.—L’Instruction publique.— La botanique.—Cent troisième conférence des instituteurs de Montréal.— JPartie pratique : Cours régulier de langue fran- çaise : Leçons I, II, lit.—Dictée : Propriété de certains vers.—Divers : Poésie : Vincent de Paule.—Lectures en classe : Coup double— Ce que coûte une chemise.— Bibliographie.— Bastonnade.—Pensée du mois.—Recréation.— Conseils aux écrivains.—Annonces.Nous commençons aujourd’hui la publica-tion d’un Cours régulier de largue française, degré élémentaire, écrit spécialement pour Y Enseignement primaire.Le Manuel de droit civique est en vente chez AIM.J.-A.Lan niai s & Fils, libraires, Québec, et chez tous les libraires de Québec, Montréal et Trois-Rivières.Avis aux communautés, collèges, instituteurs et institutrices, ainsi qu’aux commissions scolaires.Nous ferons remarquer à nos lecteurs que depuis quelques années plusieurs syllabaires ont été rayés de la liste des livres approuvés par le Conseil de l’Instruction publique.Le Premier livre des Enfants de Al.J.-B.Cloutier reste' au nombre des ouvrages approuvés.Ce syllabaire est fait d’après la méthode rationnelle et offre de grands avantages pour l’ensei- gnement de la lecture.Qu’on veuille bien remarquer que, avec ce petit livre dont la gradation est irréprochable, on peut également aussi bien enseigner à lire d’après Yancienne épellation qu’en suivant la méthode phonique.MM.les libraires sont priés de s’adresser à Al.C.Darveau, Québec, relativement aux livres classiques de Al.Cloutier.Aux lecteurs de 1’ “Enseignement primaire ” Avec le présent numéro commence la dix-huitième année d’existence de Y Enseignement primaire.Les lecteurs d’aujourd’hui, qui le reçoivent régulièrement deux fois par mois, trouvent la chose toute naturelle et croient qu’il en a toujours été ainsi, car ils ignorent les nombreuses difficultés qu’il a fallu vaincre pour arriver à ce résultat.En effet, entreprendre la publication d’un journal d’éducation dans des conditions aussi précaires que celles dans lesquelles je me trouvais il y a dix - sept ans, c’était non seulement une entreprise hasardeuse, mais téméraire, car je m’exposais à sacrifier mon temps et mon argent.Mais avant de m’engager dans une voie aussi difficile qu’incertaine, je consultai mes meilleurs amis, parmi 95094 lesquels je comptais feu l’abbé Lagacé, alors principal de l’école normale Laval.Après avoir discuté la question sous toutes ses faces, tous me conseillèrent de tenter l’entreprise.L’occasion était des plus favorables, car le gouvernement Joly venait de supprimer l’octroi accordé depuis vingt-trois ans au Journal de VInstruction 'publique, son organe officiel.Bien que ce journal, largement subventionné par l’Etat, ait eu pour rédacteurs nos meilleures plumes canadiennes, à commencer par feu l’honorable M.Chauveau, on chercherait vainement dans ses vingt-trois volumes un seul article de pédagogie pratique venant de la rédaction.Il est bien facile de comprendre la cause de cette regrettable lacune, sachant que parmi tous les éminents écrivains qui l’ont rédigé, il n’y a jamais eu un homme d’école.Néanmoins, cette publication a coûté $100,000 au pays et n’a jamais été un guide pédagogique pour les instituteurs.Il y avait déjà vingt-trois ans que les écoles normales existaient, et les nombreux élèves formés dans ces utiles institutions étaient disséminés dans toutes les paroisses du pays.Tous sentaient le besoin d’un organe qui leur parlât le langage de l’école, qui leur rappelât les leçons qn’ils avaient apprises de leurs anciens professeurs, qui leur fournît les matériaux dont ils avaient besoin pour faire leurs classes d’une manière intelligente et pratique.Ce fut donc pour venir en aide à d’anciens élèves qui réclamaient mon concours, et pour toute la famille enseignante à laquelle je m’intéressais beaucoup, que je me décidai de publier un journal scolaire.Le numéro prospectus, qui parut au commencement de janvier 1880, renfermait un programme très laconique auquel je n’ai jamais dévié : 1° Ne jamais me mêler de politique dar pjlûis^lK| mon journal ; 2° Fournir au maître ou à la maîtresse u vade-mecum qu’il pût tenir à la main poil faire sa classe.I:: .| 3° Traiter toutes les questions pédagc Lv et f giques, théoriques et pratiques, d’après lej • | améliorations modernes.Il'iW'1 Ceux qui ont conservé la file de YEnseÎM&m gnement primaire peuvent dire si je sui Lgèi] resté fidèle à ce programme.Mon premier numéro, tiré à quatorze ce ntl.| exemplaires, reçut un bienveillant accueil : îiteiK 1° De l’honorable Gédéon Ouimet, surin fefc tendant de l’Instruction publique, qui en pri a)œ cent exemplaires pour son département ; 2° De tous les inspecteurs d’écoles qu (lai m’écrivirent des lettres de félicitation et me promirent le concours des instituteurs ej des institutrices de leur district ; 3° D’un grand nombre de curés et d’institutions religieuses qui m’envoyèrent le pris ignoi de leur abonnement.Un accueil aussi bienveillant, venant de tri sources si autorisées, tout en m’honorant beau- (ei coup, était bien propre à stimuler mon courage et à m’engager de continuer la tâche que j’avais entreprise.| Bien que la caisse du journal pour les] années 1880-81-82, accusât un léger déficit je le comblai de mes propres deniers, me contentant de l’encouragement moral que je recevais de toutes parts.Dans le même temps, un autre journal d’éducation publié à Montréal par M.J.-B.Rolland, recevait un octroi de $500.En 1883, le gouvernement Mousseau m’accorda un octroi de $300, et sous le gouvernement Mercier, cette allocation fut portée au chiffre de $750.Dès lors, l’existence de Y Enseignement primaire était assuré ; je pus le faire imprimer sur de bon papier et fournir trente-deux pages par mois.F se met! « misère; pi former T tins - «!** IHt»., ill; dîlftsei si je sui lati'izt centg fit accueil,; sui’iu- lé:4; qui I¦ name ItifÉllB 6' I Cyrix , venant 1 [ "ill- s L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Je dois dire ici en toute justice que les uvernement de Boucherville, Taillon et ynn m’ont continué le même octroi que le uivernement Mercier.C’est une preuve que itre gouvernement local n’a en vue que la stice et qu’il ne cherche pas à démolir euvre de ses prédécesseurs quand il s’agit l’éducation de la jeunesse.Maintenant, chers lecteurs, laissons là les loses du passé et parlons du présent.Les vacances sont finies et nous allons prendre nos Occupations journalières.Toutes nos brebis vont rentrer au bercail.Nos élèves, qui ont pris leurs ébats pen-iritmt ce temps de liesse, vont nous revenir ais, dispos, et prêts à recommencer une nouille année avec courage et énergie.Tout en reliant comme eux le repos légitime qui dus était dû, nous avons fait de nouvelles ravisions.Nous avons fourbi nos armes— ien pacifiques pourtant—pour lutter contre ignorance et les préjugés.C’est une tâche ien ingrate et bien monotone que la nôtre, rr nous avons chaque année à recommencer enseigner les mêmes choses et à rencontrer s mêmes difficultés.Malgré l’aridité de la tâche à remplir, en épit des mille et une difficultés semées sur i route, le véritable instituteur, pénétré de ^«importance de la mission qui lui est confiée, aura se mettre au-dessus de toutes ces otites misères et travaillera de toutes ses irces à former le plus grand nombre possible e sujets honnêtes, laborieux, paisibles et atègres pour l’Église et pour l’État.J.-B.Cloutier.utre journo [OU1 i il e #10! L’instruction publique La grande presse s’occupe beaucoup de ce emps-ci de l’instruction publique.Des journalistes mal inspirés conseillent te-deuï |je raser au pius tôt notre système scofetu le bouleverser complètement l’enseignement 0M élémentaire.Seulement, ces écrivains oublient de dire ce qu’ils mettront à la place de l’édifice qu’ils veulent démolir.Il est bien certain que l’organisation pédagogique de la province de Québec est susceptible d’amélioration, tout le monde l'admet.Mais entre améliorer et détruire il y a une grande différence.Ceux qui aiment sincèrement leur pays travaillent courageusement à améliorer l’enseignement primaire chez nous, mais ils ne consentiront jamais à faire œuvre de révolutionnaire à l’égard de nos lois d’éducation qui peuvent facilement se compléter sans semer la division et la haine parmi les différents corps qui composent la nationalité canadienne-francaise.3 Dernièrement, le Rosaire (1) de Saint-Hyacinthe a publié un excellent article sur le présent sujet signé par le R.P.Gonthier, dominicain.Ce travail devrait être lu et médité par tous ceux qui sont ou se croient appelés à travailler au perfectionnement de notre système d’enseignement.Quant à nous, voici en résumé ce que nous demandons depuis douze ans : L’État doit rester dans son rôle d’aide et de protecteur de l’éducation chrétienne.Et sans secousse, sans heurt, sans perturbation, le gouvernement, se rendant aux demandes qui lui ont été faites par le Conseil de l’Instruction publique, peut faire une bien incalculable : 1° En accordant, tous les ans, une somme raisonnable qui serait distribuée en primes, par l’entremise du Conseil de l’Instruction publique, aux instituteurs et aux institutrices qui réussissent le mieux dans l’enseignement ; cet octroi fournirait aussi l’occasion de classer les titulaires des écoles d’après le nombre d’années consacrées à leur profession.2° En augmentant l’allocation que la Législature accorde au fonds de pensions des insti-teuys,,, -> I ; ’e1» ?¦ * -3_i.- ° - ^ > » ] -> ' > -> l >, y 1 ^ ¦> > x j y ¦ • .> \ J d > \ j > > D -j (1) Livraison d’août dernier.’ ’ ' ,> >, j ' > > > > , > > >.I > * > > > > ' ) 1 , 5 1 > > 1 > 3 > I > ) > D ^ y 5 ° y y y \ • d» y ) y ¦)) ¦) > 1 ) > ., L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3° En élevant la subvention des écoles publiques qui est restée la même depuis vingt ans, bien que le nombre des écoles soit maintenant bien pins considérable qu’en 1874.4° En n’accordant un encouragement qu’aux municipalités qui paient convenablement leurs instituteurs et qui bâtissent, en lieu propice, des édifices conformes à leur destination.5° En fournissant au Conseil de l’Instruction publique les moyens de répandre les revues pédagogiques parmi les membres du corps enseignant et de créer des cours d’enseignement pratique qui seraient donnés aux instituteurs et aux institutrices durant les vacances d’été.Il resterait encore à qui de droit à perfectionner les bureaux d’examinateurs en rendant leurs examens uniformes ; à s’opposer à ce que des laïques non brevetés enseignent ; enfin à instituer le certificat d'études qui couronnerait le cours primaire.Cette dernière innovation mettrait les autorités en mesure de savoir combien d’élèves sortant des écoles primaires ont étudié avec succès les différentes matières du programme officiel.Un bureau, dont le curé serait président de droit (si le curé ne veut pas accepter ce poste, il désigne une personne de son choix qui le remplace) serait établi dans chaque paroisse et ferait subir, à la fin de l’année scolaire, un examen sérieux à tous les enfants de 13 à IG ans qui fréquentent les classes.Le certificat d’études n’implique pas l’instruction obligatoire.Tous les élèves dont les parents ne s’y opposent pas subiraient les épreuves du certificat, et les lauréats recevraient un document attestant leur capacité.L’institution du certificat d’études primaires encouragerait les parents à envoyer régulièrement leurs enfants à l’école et obligerait les instituteurs et les institutrices à s’occuper sérieusement de leurs devoirs d’état.Ajoi'tônç qiie, !e§ aur raient, de cette façon, l’occasion de w .valoir leurs mérites Voilà comment, suivant nous, on pn s améliorer sensiblement notre système d’ensi gnement sans changer le caractère de nef belle loi d’éducation qui reconnaît, en eu matière, les droits de la Famille et de l’Egl permet à l’Etat d’encourager la grande ca de l’éducation populaire et déclare nos écc confessionnelles et séparées.C.-J.Magnan « Si l'on ; 4 set glwtieu pin lit1 La botanique Dans mon article de fin d’année, je c seillais à la classe enseignante d’emplo pendant les vacances, quelques morne de leurs loisirs à étudier la botanique s forme de récréation.Je suis heureux constater que mon appel n’est pas resté s écho.Un grand nombre d’instituteurs, m surtout de jeunes institutrices m’ont écrit demandant des renseignements sur la mar< à suivre pour analyser les plantes et les parer pour être conservées dans un herb») Inutile de dire que je me suis empressé répondre à leur appel.M.l’abbé Huard, le digne continuateur l’œuvre de feu l’abbé Provancher,a bien voi HE Ear.¦ i|ul à ïfc plfK fc, U y,u.me consacrer, à ce propos, dans le muni %it, «utile Vi de son Naturaliste du mois de juin dern: les flatteuses lignes suivantes : “ Nous avons lu avec un grand plaisir, s i 7 4 Y Enseignement primaire du 25 juin chaleureux appel de notre ami M.J.-B.Ch tier en faveur de l’étude de la botanique, vétéran de la classe enseignante, qui a 1 même trouvé les plus pures jouissances d; la pratique de cette agréable science, c seille fortement aux instituteurs et aux i titutrices qui passent l’été à la campagne s’adonner sérieusement à l’étude facile règne végétal, et leur promet qu’ils y trou ront beaucoup d’intérêt.Il leur recommarje de .se , procurer la Flore canadienne et e fràMé botanique de l’abbé Proven cher, pc bons maîtres et les bonnes maîtresses d’école rse chiider dans cette étude < tv lit Nr ¦%! % r*y ÜÈNSEIGNEMENÏ PRIMAIRE “ Il est certain qu’on ne soupçonne aucu-jment, dans le public, tout le plaisir que In trouve dans l’étude des sciences natu-jlles.Si l’on savait bien ce qui en est, tout monde serait naturaliste.” J.-B.Cloutier.;nt troisième coniérence tie l’Association ties Instituteurs tie la circonscription tie l’Ecole normale Jacques-Cartier, tenue le a» mai 1896 Présidence de M.J.-0.Cassegrain.o Etaient présents : M.l’abbé Verreau, prin-pal de l’Ecole normale Jacques-Cartier; ^je c°[.B.Lippens, inspecteur d’écoles ; M.U.-ited'emulol.Archambault, directeur général des écoles itholiques de Montréal ; MM.F.-X.-P.J'emers, A.-D.Lacroix, L.-A.Primeau, H.Toré, L.-P.O’Donoughue, J.Lévesque, J.-B.1 aquet, J.-E.Leroy, O.Roy, J.-H.Rondeau, P«#L-S.Smith, N.Bélisle, L.-K.Warren, J.-S.i(itÉ»rs,éjléuaril, J.-A.Brisebois, J.Lavallée, T.-M.m’ontm|eyn°lds, L.-P.-J.Jasmin, J.-J.Maguire, P.Lhern, H.Bergeron, J.Hogan, J.-J.McÜul-Jui, P.Gélinas, J.-V.Desaulniers, P.Burke, mtesetbfj _e.Bernier?l.-J.-R.Bellefeuille, E.Pagé, bsBW.-E.Smith, A.-R.Prendergast, T.-J.Court-mis®pra||ey, J.-B.Primeau, J.-A.Primeau, J.-R.Temblay, E.Golfer, W.Meloche, X.Barthé-I .,r pmy, C.Leblanc, T.Allaire, A.-L.Auger, L Doré, H.Ducharme, Z.Guérin, F.Vieil, L Lafond, N.Nolin, N.Latrémouille, M.laid® "“'“Lanctôt, P.-J.Leitch, C.Thibault, P.Thi- dejuindenn|)ault, X.Brisebois, etc., et les élèves-maîtres |le l’Ecole normale Jacques-Cartier.;,,;r si Les circonstances m’imposent, dit M.le i Président, le pénible devoir de vous annoncer ,i IUJU) ¦ | f *- ¦ïlf-C l'lofu début de cette séance, la mort de notre ¦'''iuuJ confrère, M.G.-H.Tétrault, dont les funé- iijti, I"1 ili Ha f3 scient y ï îr ti#lf?m! nom ¦'ailles ont eu lieu ce matin même.Vous me permettrez, Messieurs, en ma qualité de président, de remercier tous ceux ies membres de l’Association qui ont pu, ce matin, assister au service que M.l’abbé Verreau, principal de l’Ecole normale, a bien voulu chanter pour le repos de l’âme de ce regretté défunt.Celui qui vient à peine de disparaître, a été, Messieurs, vous le savez -tous du reste, l’un des membres les plus dévoués de l’Association, dont il était le président avant mon prédécesseur.Professeur distingué autant qu’estimé de tous, citoyen intègre et parfait chrétien, feü M.Tétrault a fait honneur à l’Ecole normale Jacques-Cartier, qui l’a formé, et à l’Association, au succès de laquelle il travailla de toutes ses forces.Je n’ai nul doute que l’assemblée rie veuille, au cours de cette séance, adopter une résolution à l’effet d’exprimer à la famille du regretté défunt, ses plus vives condoléances.Nous avons aussi, ajoute M.le Président, un même devoir à rendre envers deux autres confrères, MM.J.-N.Gaguon et M.Guérin, tous deux décédés dernièrement.Depuis un an à peine, Messieurs, la mort — cette terrible exécutrice des décrets de Dieu—ne nous a guère épargnés.Déjà sept des nôtres sont à jamais disparus de la scène de ce monde, pour aller là-haut, espérons-le, jouir de la récompense de tout le bien qu’ils ont pu faire pendant qu’ils étaient encore au milieu de nous.M.le Président fait connaître ensuite l’or-dre du jour, dont le premier article est la lecture du procès-verb.il de la dernière conférence, que l’assemblée adopte à l’unanimité, après lecture faite.Leraport du trésorier est également adopté.Il appert, par ce dernier rapport que l’Association a en caisse la somme de $10.79.M.le Président prend de là occasion d’engager les membres à payer la contribution.Cela fait, l’assemblée procède immédiatement à l’élection des officiers.Il est alors proposé par M.L.-A.Primeau, appuyé par M.N.Brisebois, que MM.Leroy et Jasmin soient nommés scrutateurs.Adopté.Le dépouillement du scrutin donne le résultat suivant : MM.J.-0.Cassegrain, réélu.Président.T.-M.Reynolds.Vice-président.N.Brisebois, réélu.Secrétaire.H.Bergeron, réélu.Trésorier.S.Aubin, réélu.Bibliothécaire.Il est ensuite proposé par M.N.Brisebois, appuyé par M.H.Bergeron, que MM.L.-A.Primeau, A.-D.Lacroix, L.P.O’Donoughue, J.-E.Leroy, Albini Cléroux, P.Ahern, J.-J. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Maguire, A.Gélinas et Chs Courval, soient nommés membres du conseil d’administration.Adopté.M.N.Brisebois suggère à l’assemblée l’idée de fonder une association générale des instituteurs catholiques de la province de Québec.L’idée n’est pas nouvelle, dit M.Brisebois, car dans une circonstance encore récente, M.C.-J.Magnan, de Québec, en a lui-même exprimé le désir, et cependant rien n’en a été depuis.Je crois que nous ne devrions pas abandonner cette idée d’une associai ion provinciale, qui aurait certainement pour résultat d’établir des rapports plus intimes entre nos confrères de Québec et nous, d’amener plus d’unité- dans notre action et de donner en même temps au corps laïc enseignant plus d’autorité auprès du département de l’Instruction publique ou du gouvernement, et plus de prestige dans le public.Nos associations locales, tout en les maintenant ce qu’elles sont, pourraient être en quelque sorte considérées comme autant de comités ou sections de l’association provinciale, où toute résolution, requête ou adresse serait définitivement arrêtée.L’association générale pourrait aussi réunir ses membres au moins une fois l’année, pendant les vacances d’été, et tenir ses assises tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre, ainsi que font nos confrères protestants.MM.Lippens, Reynolds, L.-A.Primeau, prennent tour à tour la parole, et approuvent entièrement l’idée d’une association gé- f O nerale des instituteurs de la province.Conséquemment, il est proposé par M.N.Brisebois, appuyé par M.H.Bergeron, qu’un comité composé de M.le Président, de MM.Lacroix et Reynolds, du proposeur et du se-condeur, soit nommé, afin de donner suite à l’idée qui vient d’être émise d’une association générale des instituteurs de la province, et d’en conférer avec nos confrères de Québec.Adopté.Au cours de la discussion qui précède, M.Lippens a attiré l’attention de l’assemblée, au sujet d’une remarque faite lors de notre dernière conférence, par Thon.Surintendant de l’lus traction publique, et que le secrétaire, vers la fin de son procès-verbal, rappc ^ comme suit : “Je ne vois pas non plus pourquoi, “ l’hon.Surintendant, ainsi que la choseL^ qii “ pratique dans les conventions d’institute “ protestants,—les institutrices n’assisterai “ pas à vos conférences.Elles y trouverai “ de grands avantages pour elles, j’en s “ convaincu.” oitaM il %® «feulent M.Lippens concourt entièrement dans paroles de Thon.Surintendant et croit, corn lui, que les institutrices en retireraient grands avantages pour elles et leurs élè’vjj Sans vouloir faire, pour le moment, festetisti motion à ce sujet, il serait heureux pour y, et telle part que l’Association pût poursuivre la ré; itoiitawi sation de cette idée, surtout quand cette i(| jjloèreffi part de si haut.|tj’i Plusieurs membres lui succèdent, et t< UteKn en trouvant justes les remarques de M.L pens, sont néanmoins d’opinion que ce question est difficile à résoudre dans le r ment, à cause de certains préjugés contre 1 , quels nous aurions à nous heurter sansauc doute.La séance est alors ajournée à 2 hrs p.et, sur l’invitation de M.le Principal Q .l’Ecole normale, les membres se rendent réfectoire, où le dîner traditionnel les attei pit (jut Or, en 18' làiresontp: A 2 heures, reprise de la séance.M.le Président présente à l’auditoire ,:ir-E.Yarney, professeur d’élocution.Ce dernier fait en anglais une conférei des plus intéressantes sur Y élocution,'' donne à la fois le précepte et l’exemple.La partie de sa conférence qui traite différentes intonations de la voix et des ges de l’orateur, a été particulièrement intéri saute.Celui qui parle bien, dit-il, et qui même temps a le geste voulu, parle de fois.M.Varney a facilement démontré par s débit toute la vérité que comporte cette p sée.M.le Président remercie en termes é ^ntenant rétroaei •lient reçu fcN®4 I , leh Saurait p gieux le savant conférencier, et espère quefe ne sera pas la dernière fois que l’Associatia aura le plaisir de l’entendre.Ajoutons, en terminant, que M.Varne bien voulu être aidé de deux jeunes élè dont l’un, M.Francis Walsh, est élève Mont-St-Louis, où M.Varney professe. i'ÈÈSÈIG^EMENT PRIMAIEÉ Ces deux jeunes élèves, dont le plus jeune s p0[1] .sept ans à peine, ont parfaitement bien tte]a 1 endu leurs récitations.Aussi les applaudis-qu’ils ont provoqués dans l’assis-lDWi1é!i °ce, font h°nneurau maître et à ses élèves.7froiirera Vient ensuite une longue discussion sur eÜes, j'en 8|importante question du Fonds de pension.M.Lippens, le premier, se lève aux ap-t dans ilaudissements de la grande majorité des et croit, comi ssistants.retireraient^ M.Lippens résume d’abord en pen de tleurs élèvnots ce qu’il a déjà dit sur ce sujet.- ffioment( jjes statistiques données jusqu’aujourd’hni, ,lieM P01 lit-il, et telles que publiées dans les rapports iUUTelaréa |u surintendant, n’étant pas complètes, j’ai ÙDoulu alors me renseigner davantage, et à cet iffet j’ai dû m’adresser au département même ceiient, et to le l’Instruction publique, où on a bien voulu lies tie II.L: ^ fournir certains renseignements qui me ion que cejjonfirment de plus en plus dans tout ce que ’ai déjà avancé.Comme vous le savez déjà, 620 fonctionnaires ont profité de l’avantage que la loi leur rccordait, d’abord en 1880, puis en 1885, de aire compter les années d’enseignement antérieures à 1880.De ces 620 fonctionnaires, 60 sont morts, pendant que 300 sont à leur pension.Or, en 1894-95, il y avait 430 pension-îaires,—y compris les 300 cités plus haut,— our lesquels, le Fonds a payé la somme de $35,689.Sur ce montant $31,084 ont été distribuées aux 300 vieux fonctionnaires, si on veut bien me permettre d’appeler ainsi ceux qui étaient dans l’enseignement avant 1880.Maintenant, si on n’eut pas donné à la loi td’effet rétroactif, ces 300 vieux fonctionnaires auraient reçu environ $15,000 de moins, soit une pension diminuée de 50 %.Ainsi le Fonds au lieu de payer $35,689 pour l’année 1894-95, n’aurait eu à se créditer que pour une somme de $20,000 à $21,000.Mais ce n’est pas tout, Messieurs.Ces 300 vieux fonctionnaires ont, depuis qu’ils sont à leur retraite, reçu du Fonds de pension la somme de $144,000.Sans l’effet rétroactif qu’on a voulu donner à la loi ces mêmes messieurs n’aurait coûté au Fonds de .pension que la somme de $50,0 00 environ.ï;» a liisiibit D.; COüfélf NM»*- iviuent inter* ypèref [’Associ^ Varney.mflS 7 Ces messieurs prennent donc actuellement à eux seuls tous les revenus du Fonds de pension, pendant que le fonds de réserve s’épuise d’année1 en année pour payer aux autres (130) la pension à laquelle ils ont droit.Et si la situation aujourd’hui est telle, que sera-t-elle, Messieurs, le jour où tous ceux des vieux fonctionnaires qui enseignent encore (240) demanderont leur pension ?.Non, il est évident, nous ne pouvons guère’ aller plus loin.Aussi je me crois justifiable, dans les circonstances, de demander le rappel de notre loi du fonds de pension et sa liquidation sous le plus bref délai.Cependant, avant d’arriver là, si on le veut bien, je serais en faveur de la nomination d’un comité chargé d’examiner comment cette loi a fonctionné, d’étudier sérieusement le côté financier du Fonds de pension, et de suggérer quels remèdes à apporter à la situation.M.Archambault répond à M.Lippens.Il regrette de ne pouvoir dans le moment contrôler l’exactitude des chiffres et des calculs de M.Lippens.Que M.l’inspecteur Lippens, dit-il, veuille bien publier dans le Journal de l'Instruction publique, le résultat de ses études sur la question qui nous occupe, et je me ferai un devoir d’y donner toute mon attention.M.Archambault trouve aussi très exagé-rés certains chiffres donnés par M.Lippens, et n’accepte pas conséquemment les conclusions qu’il en tire.11 lui reproche alors vivement la campagne qu’il semble mener contre le Fonds de pension, et en particulier contre ceux qui en ont été les auteurs.M.Lippens lui réplique et dit que toute son argumentation est basée sur des chiffres officiels que le département de l’Instruction publique lui a fournis ; il se déclarerait heureux pour sa part, si M.Archambault, qui est très au couraut de cette loi et de la manière qu’elle a pu fonctionner, voulait bien renseigner d’une manière complète les membres de cette Association au sujet du Fonds de pension.M.Lippens repousse, en terminant l’intention qu’on lui prête d’être injuste envers ceux qui ont doté les instituteurs d’une loi de pension. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE MM.Lacroix, Demers et Brisebois continuent la discussion.Ces derniers, tout en admettant que la situation est très grave, croient qu’il serait peu sage de demander aujourd’hui le rappel de la loi.Notre devoir, dans les circonstances, disent-ils, est de travailler à amender la loi de façon qu’elle assure le maintien du fonds de pension et son parfait fonctionnement.M.A.-D.Lacroix propose, appuyé par M.F.-X.-P.Demers, que les membres de cette Association ont appris avec regret la mort de leurs confrères, MM.J.-X.Gagnon, M.Guérin et G.-H.Tétrault; Qu’ils prient les membres de leurs familles de vouloir bien agréer l’expression des sympathies de l’Association dans le malheur qui vient de les frapper.Adopté.MM.Lacroix, Deniers, Archambault et Reynolds font tour à tour l'éloge de ces chers 1/ o disparus.M.le Président remercie en termes émus, tous les membres de leurs bons et généreux sentiments envers les regrettés défunts.Et la séance est levée.Nap.Brisebois, Secrétaire.N" G71, rue S!-André.Cours régulier de langue Iran raise d'après une méthode nouvelle et graduée DEGRE ELEMENTAIRE Par C.-J.Magnan (Tous droits strictement réservés.) L’enseignement du français à l’école primaire comprend la lecture, la récitation, Y orthographe, la grammaire et la rédaction.(a) La lecture est le premier exercice que l’on donne à l’enfant à son entrée à l’école, et comme cet exercice comprend une série d’opérations spéciales, nous nous dispensons de lui donner une place dans ce travail.(b) La récitation est un exercice très efficace qui sert à cultiver la mémoire et à former l’ouï et les organes de la parole.jjtesetMi i attribut c.lèi sujet et ç I maître s aur hsk( tdons, es ([lit i êtres o il les chose Fais ic, Lu loi Au moyen des exercices de mémoire, fait acquérir aux élèves ce qui leur m que le plus au point de vue de la lan maternelle : des idées, et avec des idées vocabulaire de termes propres, d’expressi choisies pour les rendre.(c) U orthographe est la connaissance acte des lettres nécessaires pour écrire mots.La dictée et les devoirs écrits s très propres à familiariser les élèves a l’orthographe d’usage.(d) 'La, grammaire enseigne à conna les rapports que les différents mots ont e eux et les modifications qu’ils subissent se la place ou le rôle qu’ils occupent dans i] phrase.Les exercices suivants concourent à F seignement grammatical : la grammaire prement dite, la dictée, les exercices ort graphiques et l’analyse.Ces différentes biches doivent être considérées comme éléments d’un enseignement commun ay pour but la rédactio7i et le langage.(e) La rédaction habitue les enfant s’exprimer avec correction et élégance mêrl soit oralement, soit par écrit.Le but de renseignement de la lan française, c’est de communiquer des i aux élèves, et de leur apprendre à s’exprii: avec exactitude et facilité.Pour attein plus facilement ce but, il importe de sui la méthode intuitive qui veut que la gra maire soit enseignée par la langue et n la langue par la grammaire.C’est dire q l’exemple doit précéder la règle ou en dà Pt car-très termes : que le maître doit faire co prendre avant de faire apprendre.1 -J Une idée est la représentation dans no V'et esprit de l’image d’un objet matériel ou d’n • 'Vfc chose immatérielle dont nous avons d !" 'Vêje® acquis la notion ; la première se nomme û r,| l|lr^k pt d un Mec, PINITIC rtsMeom N' bssylla leurs tori c fis j)tp concrète, la seconde, idée abstraite.« tii ai * IV % Vidée est ce qu’il y a de plus importe dans le langage.La forme doit suivre l’idc mais l’idée, pour être comprise, a besoin de forme.Voilà pourquoi la grammaire d accompagner d’une manière immédiate constante les différents exercices qui coi tituent l’enseignement de la langue mat nolle.te ;rci t communal langage, e te enfants etea’ncbi légleou en ioitftàcor , not| matériel n1 11^ bous ^ r ;( jijinni®1 yrà dt M d( .;'iia^ate ' ' mate LEÇON I Grammaire Pensées—Mots—Syllabes—Lettres maître s’adressant aux élèves : Quand disons ce que nous voyons, ce que nous endons, ce que nous éprouvons, ce que les êtres ou les choses, ce que fout les s ou les choses, nous exprimons des pen-Puis il écrit au tableau noir : Ex.: neige.Le tonnerre gronde.J’ai soif, is sommes Canadiens - français.Le nada est un grand pays.Je copie ma tée.Le St-Laurent traverse la province Québec.Définition.—On fait connaître ses pen-par la parole et par Y écriture.Pour 1er ou pour écrire, on se sert de mots, pa, maman, école, église, sont des mots, mots sont composés de syllabes : pi-pe, me.Les syllabes sont formées d’une ou sieurs lettres qu’on prononce d’une seule ission de voix.Dans livre, il y a cinq .res, dans pape, il y a quatre lettres.Exercice oral.—Faire épeler les mots vants en séparant les syllabes : banc, —ble, ar—moi—re, près—by—tè—re, pu ri—tre, car—te, plu—me, ca—hier, li— i, cou—teau.Dictée (1).—Il est six heures du matin, me lève, de me lave à l’eau froide.Je îabille.Je fais ma prière.Je repasse mes ons.Je déjeune.Bonjour, maman.En Je pour l’école.'‘'Devoirs a la maison.—1.Copier les mots l’exercice oral en séparant les mots en ;alabes, puis les syllabes en lettres.Ex.: ne, pu-pi-tre, etc., etc., banc, p u -t v e, etc., etc.Compter les mots dans :ercice, les syllabes dans les mots et les .res dans les syllabes.—II.Mise au net in la dictée.1) Avant de donner la dictée il est nécessaire de ire aux élèves et de donner quelques explications le sens des phrases, la signification et l’orthogra-> des mots.Rédaction (1) CE qu’on voit dans la maison (Observation ) Papa, maman, frères, sœurs, tables, chaises, lits, armoires, crucifix, images, poêle.Récitation (2) (Faire apprendre par cœur aux élèves après lecture et explication en classe) l’ange gardien Veillez sur moi quand je m’éveille, Bon ange, puisque Dieu l’a dit ; Et chaque nuit, quand je sommeille, Penchez-vous sur mon petit lit.Ayez pitié de ma faiblesse, A mes côtés marchez sans cesse, Parlez-moi le long du chemin ; Et, pendant que je vous écoute, De peur que je ne tombe en route, Bon ange, donnez-moi la main.Mme Tastcj.LEÇON II v Grammaire Voyelles—Co nso n nés Le maître écrit au tableau : Voyelles : a, e, i, o, u, y.Consonnes : b, c, d, f, g, h, j, h, l, m, n, p, q, r, s, t, v, x, z.Définition :—Il y a vingt-cinq lettres.Six représentent des sons : a, e, i, o, u, y ; on les appelle voyelles.Dix-neuf représentent des articulations : b, c, d, f, g, h, j, k, l, m, n, p, q, r, s, t, v, x, z ; on les appelle consonnes.Exercice oral.—Faire épeler les mots suivants : 1° en séparant les syllabes ; 2° en distinguant les voyelles des consonnes : homme, femme, enfant, soldat, cheval voiture, écurie, maison, porte, fenêtre, perron, église, prêtre, autel.1 (1) Un exercice par semaine.(2) Un exercice par semaine. 10 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Faire trouver aux élèves pour chacun des mots ci-dessus une explication analogue à celle-ci : Dans homme (hom-me) il y a deux sons ou deux syllabes.Dans la première syllabe (bom) il y a un son et trois lettres : deux consonnes : h, m, et une voyelle : o, dans la seconde, me, il y a un son et deux lettres : m, e, etc.Dictée.—Le cultivateur met le blé dans le sac.Il le charge dans sa voiture.Il conduit sa charrette au moulin.Le meunier décharge le blé.Il le fait moudre sous la meule.Il le tamise et en sépare le son.On portera la farine au boulanger.Celui ci la pétrira avec de l’eau.Il la réduira en pâte.Le pain sera mis à cuire dans le four.Ne mangez pas le pain tout chaud.Il vous ferait du mal.Laissez-le refroidir avant d’y toucher.Devoirs a la maison.—I.Copier les mots de l’exercice oral ; lu en séparant les syllabes, 2° en plaçant dans des colonnes séparées les voyelles et les consonnes des cinq premiers mots de l’exercice oral.Ex.: 1° hom-me, fem-me, etc.2° o e e e e a o a e a h m m f m m nfntsl cl te h v l II.Mise au net de la dictée.LEÇON III Grammaire Voyelles longues et voyelles brèves—Accents Le maître écrit au tableau : cote, côte— bateau, bâton, tempête, trempette, etc.Il lit lui-même et fait lire aux élèves les mots précédents de manière à faire découvrir à ces derniers que les voyelles surmontées de Yac-cent circonflexe (A) sont longues, c’est-à-dire qu’on appuie sur ces voyelles en les prononçant.Celles qui n’ont pas d’accent sont brèves, on n’appuie pas en les prononçant.> Définition :—Lorsque ce signe ^ appelé accent circonflexe est placé sur les voyelles a e i o u, on appuie alors sur ces voyelles en les prononçant : hôte ; elles sont longues.Quand il n’y a pas d’accent, on n’appuie pas '¦u I.', prononcaut : botte; les voyelles sorfc^ 1|T(g[ brèves.Exercice oral.—Faire épeler les 'moijplieii,™f suivants en distinguant les voyelles longn des voyelles brèves : bâton, dîner, matelas, savon, pâté, toilette, place, cuvette, hôtel, lit/ jffli âne.Dictée.—Le maître instruit et conseille,;!) L’enfant étudie et apprend.Le prêtre prie et console.Le médecin soulage et guérit.Lél juge punit et absout.Le père et la mèrejr gagnent du pain pour leurs enfants.Le ventjr amène les nuages et la pluie.Le soleil dissiper les brouillards et les vapeurs.L’huiniditéS rvdfcl ;ontle et pourrit le bois.La sécheresse durcitl et fend la terre.Les pluies fécondent le so et fertilisent les champs.La chaleur fai mûrir les moissons et les fruits.Le froid|Ljft suspend la végétation.Anal?! i m Devoirs à la maison.—I.Ecrire les mots de l’exercice oral et souligner les voyelles I brèves.II.Mise au propre de la dictée etI souligner les voyelles longues.(à suivre (1)J DICTÉE PROPRIÉTÉ DE CERTAINS VERS placer jaT i»iiJ I fern #lî!Ê; V, Beaucoup de vers jouissent d’un remarquable privilège.Si l’on vient à couper l’ex trémité postérieure du corps d’un ver de terre la partie détachée meurt généralement, mai l’animal mutilé ne tarde pas à produire d nouveaux anneaux et à se compléter si hier qu’il ne reste bientôt plus trace de sa blés [j sure.Enlevez la tête d’un autre ver ; cett< tête elle-même ne tardera pas à se reformer Dans quelques espèces, les choses vont plu loin.Le ver grandit sans cesse, parce qu’il s< forme toujours de nouveaux anneaux à si partie postérieure.Cependant il n’atteint ja mais une taille considérable.C’est que lors qu’il a grandi quelque temps, il se partage sieiifl le®pfêtreJ; il vii lent; , •Nu Ntelav K *u (1) L’i space que nous pouvons consacrer au fran 1 çais dans I’Enseiünemejnt primaire ne nous pei met pas de développer dans son entier le programm j du premier mois dans les deux numéros de septem | bre.La matière du premier mois de l’année scc ptici(f.laire ne sera terminée que dans le troisième, et( Nous regrettons ce contretemps pour nos lecteur! mais il nous est impossible de faire autrement. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 11 to let % lékfjm • et coMillj pfe prie it guérit, ] ï et k mèi ante, le vei î soleil dissi) L'bmidi îeresse dure londentW chaleur faj its, Le «rire les mol : te \'Ojell| de la dictée [brusquement en deux ou plusieurs autres [vers qui vont vivre désormais chacun pour jjjson compte.En coupant de tels vers par le miilieu, on peut en faire deux à volonté.Edmond Perrier.EXPLICATIONS SUR LE TEXTE (1) Mutilé.Qui est privé de quelque : membre, de quelque partie du corps.(2) Privilège.Avantage dont jouissent une ou plusieurs personnes, un ou plusieurs fêtres à l’exclusion des autres.EXERCICES.1.Analyser les verbes de la dictée en indiquant pour chacun d’eux la personne, le nombre, le temps, le mode, la conjugaison et le sujet —2.Trouver les mots de la même famille que jouir, grandir, compter.—3.Employer dans des phrases les mots corps, vers, compte et leurs homonymes.—Remplacer par des expressions équivalentes les expressions suivantes : privilège, détachée, généralement, enlevez sans cesse, se partage, brusquement, désormais (dorénavant).—5.Dites quelle est la remarquable propriété de certains vers.q8.et I*!"6 POESIE VINCENT DE PAULE d’un reinal [ cooper l’ej -er le terre.plient, niais Monsieur Vincent de Paule, aumônier des galères, ifodniie de Vieux prêtre humble de cœur et de mœurs popu- [laires, ie sa blés- Qua-nd.il vient à Paris, demeure à l’hôpital ' cette Du couvent qu’à fondé Madame de Chantal.liCe‘) t .refonnf jerer in» ont1 «11» Sa chambre n’a qu’un lit et deux chaises de paille ; Et Punique tableau, pendu sur la muraille, |SliReprésente la Vierge avec l’enfant Jésus, fout entier aux projets pieux qu’il a conçus, Le saint prêtre est toujours en course ; il se pro- , [digue, Et revient tous les soirs, épuisé de fatigue.e zèle ne s’est pas un instant refroidi De l’ancien précepteur des enfants de Condi, truand il a visité la mansarde indigente, s’en va demander l’aumône à la Régente, d sollicite, il prie, il insiste, emporté Par son infatigable et forte charité.Recevant de la gauche et donnant de la droite, Pourtant il est malade et vieux ; et son pied boite, Car, afin d’obtenir la grâce qu’il voulait, Il a traîné six mois la chaîne et le boulet D’un forçat innocent dont il a pris la place.Déjà dans les faubourgs la pauvre populace, Qui connaît bien son nom, et qui le voit passer Le long des murs, alors qu’il vient de ramasser Un nouveau-né jeté sur la borne et qu’il sauve, Commence à saluer ce bonhomme au front chauve Et le suit en chemin d’un œil reconnaissant.Mais,ce soir, vers minuit, le bon monsieurVincent, Regagnant son logis chez les Visitandines, Au moment où les Sœurs sont à chanter matines, Traîne son pied boiteux d’un air découragé, Tout le jour, bien qu’il soit souffrant, qu’il soit âgé, Sous une froide pluie il a couru la ville.Certes, on l’a reçu d’une façon civile; Mais il demande trop, même aux meilleurs chrétiens Pour ses enfants trouvés et ses galériens ; Et plus d’un poliment déjà s’en débarrasse.Tout l’argent de la reine est pour le Val-de-Crâce, Bt Mazarin, si fort pour dire : “ Je promets.” Devient, en vieillissant, plus ladre que jamais.C’est donc un mauvais jour ; mais enfin le pau- [vre homme Revient en se disant qu’il va faire un bon somme, Et se hâte, parmi la bruine et le vent, Lorsque, arrivé devant la porte du couvent, Il aperçoit par terre et couché dans la boue Un garçon d’environ dix ans ; il le secoue, L’interroge ; l’enfant depuis l’aube est à jeun, N’a ni père ni mère, est‘Sans asile aucun, Et répond au vieillard d’une voix basse et dure.“ Viens ! ” dit Vincent, mettant la clef dans la [serrure Et, prenant dans ses bras l’enfant qui le salit, Il monte à sa cellule et le couche en son lit ; Puis, songeant qu’à minuit, en janvier, le froid [pince Et que sa courte-pointe est peut-être bien mince, Il ôte son manteau tout froid du vent du nord Et l’étend sur les pieds du petit qui s’endort.Alors, tout grelottant et très mal à son aise, Lebon monsieur Vincent s'accouda sur sa chaise, Et, devant le tableau pendu contre le mur, Il pria.Mais, soudain, la madone au front pur, Qui parut resplendir des clartés éternelles, S’anima.Dans ses yeux aux profondes prunelles, 12 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Brillèrent des regards qu’ils n’avaient jamais eus, Et, dégageant son cou des bras du doux Jésus Qu’elle tenait d’abord serré sur son épaule, Elle tendit l’enfant à saint Vincent de Paule Et, d’un accent rempli de céleste bonté, Lui dit : “ Embrasse le.Tu l’as bien mérité.” François Coppée.lectures en classe Une fois la semaine le maître peut lire à tous ses élèves réunis un joli morceau propre à développer le goût littéraire chez les enfants, à former leur cœur et à les instruire, il faut lire avec sim_ plicité et naturel, bien prononcer et poser quelques questions après la lecture faite aux petits auditeurs afin de s’assurer s’ils ont bien écouté et bien compris le morceau.C.-J.M.COUP DOUBLE » {Récit) C’était par un triste matin d’octobre.Un cor billard de pauvre montait à pas lents vers le cimetière.Le convoi n’était pas nombreux : un groupe de cinq personnes, suivi d’un petit garçon âgé d’environ sept ans.C’était tout.L’enfant trottinait péniblement et grignotait en pleurant un morceau de pain.Il marchait le der.nier à quelques pas du convoi.Un brave ouvrier, ému en voyant l’isolement de ce triste cortège, ôta sa casquette et se mit à côté de l’enfant pour accompagner le corps jusqu’à sa dernière demeure.Quand la cérémonie fut terminée, il vit que tout le monde partait sans que personne s’occupât de l’enfant.—Qu’a-t-on porté là, petit?lui demanda-t-il.—C’est maman, répondit l’enfant en lâchant son pain pour frotter avec ses deux petites mains ses yeux tout ruisselants de larmes.—Et où vas-tu aller maintenant ?demanda l’ouvrier tout attendri.—Je n’en sais rien, dit-il, avec cette naïve insouciance de son âge.L’ouvrier baissa la tête et réfléchit un instant ; puis paraissant avoir pris une résolution courageuse, il s’empara de la main du pauvre orphelin en grommelant tout bas : —Ma foi, tant pis, si la femme n’est pas contente ! Je sais que la pi tance n’est pas toujours abondante à la maison, mais, comme dit le proverbe, quand il y en a pour un, il y en a pour deux.Allons, en route, mon mioche, ajouta-t-il, tout haut.Albert, tel était le nom du petit orphelin, suivit son protecteur.Us marchèrent rapidement sans mot dire ; mais au moment d’arriver, l’ouvrier, presque malgré lui, ralentit le pas.Il n’était pas sans redouter un peu la scène qu’il aurait à subir ' au sujet du nouveau pensionnaire qu’il amenait.Précisément, le moment était bien mal choisi, car, du bas de l’escalier, il entendit sa femme en discussion assez vive avec le propriétaire, pour lé terme d’octobre, non encore payé.—Il ne manquait plus que ça, pensa l’ouvrier.11 se décida pourtant à monter.En voyant son mari, et surtout en apprenant ce qu’il venait de faire, la ménagère éclata en reproches.L’enfant, effrayé, se mit à pleurer.Alors l’ouvrier, sans mot dire, prit le petit par la main et se dirigea vers la porte.—Où vas-tu encore ?lui oria sa femme.—Je vais conduire ce mioche où je l’ai trouvé, puisqu’il est de trop dans la mansarde.Tant pis s’il meurt de faim dans la rue.—Allons, reste, s’écria la femme dont la mauvaise humeur disparaissait à mesure qu’elle considérait le pauvre petit.Nous aurons soin de l’enfant, mais à une condition cependant.—Laquelle ?—C’est que tu n’iras plus boire.—Oh ! pour cela, je te le jure ; Ni-ni, c’est finiI En ce moment, la porte s’ouvrit, et le proprié-l ;':'-toire parut sur le seuil.—J’ai tout entendu, dit-il; et je ne veux pas! que vous soyez seuls à secourir cet enfant.Tenez,! voici ma part.I Et il jeta un papier sur la table.C’était la quit I : tance du loyer.I Voilà comment, dans ce pauvre logis, il y eu» ce jour-là coup double dans la pratique de lal Paient,-; charité.BeAUSÉJOUK.l’^ÏBii; pesait Dfoû «n • Ut • muilfcf, "Hn Il y avait une fois, je ne sais plus bien dan! quel pays, une pauvre veuve qui avait un fils, el ce fils, qui avait bon cœur au fond, mais qui étail un vrai diable, lui donnait bien du mal.Il trot vait toujours moyen de revenir avec ses vêtd ments plus ou moins déchirés, et la bo nne mèrd qui tenait avec raison à ce qu’il ne fût p as dégu| nillé, ne savait comment y suffire.Elle travailla Bouunençait.p jour, ( ‘ "toit fli.'-i h lois :m en était tube, t U< là pes t «le ni «t il aimait s pie, it son ordinaire tosurçns HsfMife *!» limai an f; ¦ ¦ « Manuel de droit civique «JlIlWS 0 H endurées e eole compel langage In S, jetais sach de W jiiiaiie 55 Ceux qui désirent se procurer cet ouvrage ivent s’adresser à J.A.Langlais, libraire, e Saint-Joseph, Québec.—$5.40 la dou-ine, 60cts l’unité, 65cts franc de port.AVIS j essieurs les libraires et les marchands qui [5 ndent mes livres devront à l’avenir s’adresser à C.Darveau, imprimeur dans la Côte Lamonta-u e, pour s’en procurer.Je l’ai chargé de la vente tous mes ouvrages et de la perception de Partit.J.-B.Cloutier.jjîcons d’Anglais d’après la Méthode Naturelle jS6 D'e: ,;tp:v;31 30 leçons avec un appendice contenant les princi d'un 5 généraux de la prononciation et des remarque: 1 les défauts les plus communs, par J.Ahern g >fesseur d’anglais à l’Ecole normale Laval.3n peut se procurer cet ouvrage chez les princi îx libraires, ou en s’adressant à J.Ahern, Ecolt rmale Laval.Prix 50 cts.LIVRES CLASSIQUES, , FOURNITURES' D’ECOEES, Objets de Piété, Etc., Etc.Nous espérons que, pendant la prochaine année scolaire vous voudrez bien, continuer d’encourager notre établissement.Notre fonds, nous osons le dire,, est des plus complets : il comprend en particulier :— Ouvrages sur l’éducation et l’instruction ; Livres de classe ; Livres de prières ; le tout dans les deux langues ; Fournitures d’écoles ; Objets de piété en usage dans les séminaires, les collèges, les couvents, les écoles de la Puissance.Nous vous prions de nous transmettre vos commandes de bonne heure, afin que nous puissions les remplir avant la réouverture des classes, de manière à ne vous causer aucun retard.Nous nous chargerons aussi de vous procurer tout ouvrage qui ue se trouverait pas dans notre catalogue, à condition que vous nous en informiez à temps.Soyez assurés que nous donnerons à vos commandes la plus stricte attention.Encore une fois, nous espérons que vous continuerez à nous favoriser de votre patronage.Nous avons l’honneur de nous souscrire, Yos très dévoués serviteurs, I>.& J.SADL1ER & Cie, Editeurs catholiques classiques et papetiers, MONTREAL, RUE NOTRE-DAME, 1669. 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