Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
lundi 1 mars 1897
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1897-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Numéro 13 18me Annie 1er MARS 1897 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE invito esooni JOURNAL D’ÉDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple meilleur ,f PARAISSANT LE 1“ ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES -ST ANSELME Dorchest- J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-proprijf .aire Sect.-trés.Corn, d’écoles^ Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement: UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra êtr» adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue Saint-Olivier, Québeo SOMMAIRE : Pédagogie: E îseigtiement du françtis.— Les primes.- —L’agriculture à l’école primaire.— Rapport du surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec, (suite).— Aux professeurs de langue.— “ Le .Naturaliste Canadien ”.— Partie pratique : Langue française : Leçons XXIL et I' XXIII.— ‘‘ Bibliothèque Canadieune-fran-: çaise.” — Mathématiques : Arithmétique et algèbre.—Langue anglaise.— Tenue de livres.|—Divers : Annonces.Enseignement tin français Tel est le titre d’une conférence donnée f par M.Napoléon Laçasse, professeur à l’école normale Laval, à la dernière réunion des Sa ¦i reli® les® 00 iiid v instituteurs de Québec.M.Laçasse commence par préconiser l’ancienne méthode d’épellation dont il se servait au début de sa carrière, il y a 'cinquante-quatre ans ; il l’a toujours suivie et la considère être encore la meilleure pour enseigner la lecture et l’orthographe aux enfants.Pour donner à Rassemblée une juste idée de efficacité de cette méthode, il explique comment il a toujours procédé.Il faut commencer1, dit-il, par enseigner les bngt-cinq lettres majuscules, puis les grosses ettres gothiques et ensuite les miniscules, ce que les enfants apprennent en très peu de temps.Après cela on fait apprendre les différents tableaux communément appelés le b-a, m, le b-l-a, bla, etc.etc.On passe ensuite à l’épellation proprement dite.De cette manière, dans trois ou quatre mois les enfants savent déjà passablement lire et au bout de l’année tous lisent couramment.Dans sa longue carrière, il n’a rencontré que quelques élèves dépourvus de talents qui n’aient pas obtenu ce bon résultat (1).Le conférencier parle ensuite de l’enseignement grammatical, en commençant par critiquer une phrase de Larousse qu’il prétend avoir été mal analysée par le populaire auteur de nombreux ouvrages classiques français, dont les livres ont été les plus en vogue en France et en Belgique pendant plus et de vingt-cinq ans, et qui fait encore autorité parmi les pédagogues modernes ; car c’est lui qui, en dépit des nombreuses critiques dont il a été l’objqt, a le premier eu le courage d’attaquer en face l’ancienne .routine, afin de débarrasser la grammaire française de tous ses vieux restes de latinité, et de donner à l’analyse une nouvelle forme plus en harmonie avec la logique et le bon sens.(1) U y a vingt-cinq ans, avec l’assentiment du Principal d’alors, M.l’abbé Lagacé, je remplaçai à l’école modèle Laval annexe Y ancienne méthode par la méthode d ; Port-Royal, appelée aussi nouvelle épellation ou méthode syllabique.On l’emploie encore aujourd’hui et l’on en obtient d’excellents résultats.Iæs Frères de St-Vincent de Paul du Patronage, qui ont étudié dans les meilleures écoles normales de Paris, l’emploient aussi avec le plus grand succès. 194 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’opinion de M.Laçasse sur Larousse donna lieu à une discussion assez vive, après laquelle il continua à expliquer d’une manière claire, lucide et concise la marche qu’il faut suivre pour bien enseigner la grammaire française.3 Il s’en suivit une longue discussion à laquelle prirent part MM.Magnan, Ahern, l’inspecteur Guay, N.Tremblay et moi-même.Je crois ne pouvoir mieux faire que d’exprimer ici les mêmes idées que j’avais déjà émises sur le sujet, il y a près de dix ans, dans une conférence que j’ai donnée devant cette association et que j’ai publiée dans VEnseignement 'primaire.En voici une analyse succinte : Dans la conférence à laquelle je viens de faire allusion, j’exprimais l’idée de changer certaines expressions grammaticales qui n’étaient plus admises aujourd’hui chez les grammairiens de notre ancienne mère-patrie.En effet, depuis longtemps déjà, l’on avait abandonné certaines appellations grammaticales pour les remplacer par d’autres plus modernes, plus justes, plus précises et mieux appropriés au génie de la langue française.Je n’entrerai pas dans de grands détails sur ce point, car cela m’entraînerait trop loin et dépasserait le cadre que je me suis tracé ; je me contenterai de signaler à votre attention le mot régime et le classement de certaines propositions dans Yanalyse logique.Tons ceux qui ont étudié les origines de notre langue savent que les premières grammaires françaises n’étaient qu’une traduction de la grammaire latine, et que les définitions prises dans cette grammaire s’étaient propagées d’âge en âge jusqu’à nous.Les grammairiens modernes reconnurent 1a.nécessité de faire disparaître ces anciens vestiges de latinité, et que la langue française était maintenant assez riche en expressions pour y trouver des termes propres pour définir exactement toutes les expressions gram.maticales.C’est ainsi que toutes les grammaires françaises publiées en France et en Belgique depuis 1875, n’emploient dans leurs définitions que des mots exclusivement français.3 C’est aussi pour se conformer à cette vérité évidente pour tout le monde, qu’on a substitué le mot complément à celui régime, dont la terminaison varie, dans les langues à déclinaison, selon l’idée qu’il exprime, tandis qu’en français, la terminaison est toujours la même.Mais, s’est-on dit, puisque la terminaison du mot qu’on appelle régime ne change pas quel que soit le rôle qu’il joue dans la phrase, le mot complément est beaucoup plus français et fait bien mieux connaître la chose qu’il désigne, et on l’a adopté.Mais on en a fait une classification intelligente et raisonnée.Après un mûr examen sur le sujet, on ?.reconnu que les mots, en s’agençant pour exprimer une idée, se complètent les uns les autres.De là la nécessité de déterminer quels sont les mots complétés et les mots qui complètent.Les mots complétés sont : les noms, les adjectifs et les verbes ; les mots compléments sont aussi des noms, des adjectifs, des verbes, des adverbes.Par cet examen, on a reconnu aussi qu’ilya des compléments de noms, des compléments de verbes, des compléments déadjectifs ou d’aclverbes.» Compléments de noms.Les noms ont deux sortes de compléments; explicatifs, déterminatifs.Le complément explicatif peut être retranché sans nuire au sens de la phrase.Le complément déterminatif ne saurait être omis sans détruire le sens de la phrase.Ex.(a) Mon ami, homme affable, est aimécp tout le moncje e.® Ie P retrancha '¦ is que i ids le ; ümU.•ère est o ¦ dus par minatif du vertes 5, fi >.!< roove er.i ldi, a qiji (te.fti’r, ce p m à mon ami L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 195 SSCillSIVj 'foriei à 1» ré “j exprime, t (b) L’ami de mon frère est aimé de tous le t6“ jmeU[e Unîtes explicatives ou incidentes déterminâmes, tandis que les seconds les nomment ’^positions complétives directes, complètes indirectes, complétives circonstantiel-«s.Ils n’accordent à la proposition inci-ente qu’un rôle tout à fait secondaire, vu tu elle se rencontre bien rarement dans le jtsci Jirîtjê, ditoe 1 AF'^le discours.C’est une interjection, ou une petite proposition qu’on peut retrancher sans nuire aucunement au sens de la phrase.Larousse, dans son traité d’analyse, critique ceux qui donnent un régime à la préposition et prend pour exemple lai phrase suivante : Romulus fut tué par son frère Rémus sur le mont Avantain.Les partisans du régime de la préposition analyseraient ainsi , les mots frère et mont.Frère n.comn.m.s.rég.de la prop, par, et Mont, n.comn.m.s.rég.de la prop, sur, en faisant jouer aux deux mots le même rôle, tandis qu’ils en ont chacun un différent.En analysant ces deux mots d’une manière logique et en désignant le rôle de chacun à l’égard du verbe fut tué, on dira : Frère, n.c.m.s.compl.ind de fut tué, Mont, n.c.m.s.compl, cir.de fut tué.La première manière, dit Larousse est un moyen très facile de se tirer d’embarras et a été inventé par l’ignorance pour servir la paresse.Dans son traité d’analyse logique, il dit que les propositions complétives remplissent dans les propositions principales les mêmes fonctions que le mot complément dans la phrase ; que les complétives explicatives ou déterminatives complètent le sujet ou l’attribut des propositions principales ; que les complétives directes, indirectes ou circonstancielles en complètent les verbes, et il démontre la chose d’une manière évidente par de nombreux exemples.J.B.Cloutier.Les primes Nous avons annoncé, il y a quelques jours, que le gouvernement avait fait voter par la Legislature une somme destinée à ’ être distribuée en primes parmi les instituteurs et les institutrices; cette nouvelle a .réjoui biep légitimement les membres du i _ • ¦ * ¦- i -, corps enseignant. 196 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Certes, le montant accordé en faveur de ceux qui consacrent leur vie au service de la jeunesse est relativement peu élevé, mais enfin c’est le commencement d’une réparation généreuse quoique tardive.Il est à espérer que, dès l’année prochaine, l’octroi des primes sera au moins doublé.En attendant, il convient de distribuer cet octroi le plus judicieusement possible.A ce sujet, il nous sera bien permis de faire une suggestion.La voici : Tous les instituteurs et toutes les institutrices des écoles primaires qui enseignent depuis au moins quinze ans, sans interruption, et qui enseignent encore actuellement, devraient recevoir une 'prime spéciale, dès la présente année scolaire ; ce serait une manière délicate de récompenser la persévérance dans la carrière ingrate et difficile de l’enseignement.Bien entendu, cette prime serait accordée indépendamment de celle que tout titulaire peut mériter au point de vue du succès.C.-J.Magnan.L’agriculture à l’école primaire \ oilà une question de première importance pour la province de Québec.L’honorable M.de La Bruère, Surintendant de l’Instruction publique, a fait beaucoup, déjà, pour la cause de l’agriculture à l’école primaire.Grâce à ses efforts, un manuel illustré, très pratique, est maintenant introduit dans les classes élémentaires.A maintes reprises, le Surintendant a conseillé aux instituteurs et aux institutrices de faire une part plus large, dans l’école, à l’enseignement agricole.Afin d’aider nos confrères à se rendre au désir des autorités, nous allons mettre sous leurs yeux une circulaire que le ministre de l’Instruction publique de France a adressée dernièrement au corps enseignant de son pays.C.-J.M.ENSEIGNEMENT DES NOTIONS ÉLÉMENTAIRES D’AGRICULTURE DANS LES ÉCOLES RURALES Plan de Cours Les circulaires ministérielles des 24 octobre et 30 novembre 1895, ont prévu la rédaction d’un plan de cours, sommairement tracé sous forme de guide pratique, et destiné' à faciliter la tâche des instituteurs dans, leur enseignement aujourd’hui obligatoire des “ notions élémentaires d’agriculture.” (1) Ce plan est exposé ci-après, il n’a évidemment que la valeur d’une indication générale ; néanmoins les maîtres y trouve rouf les directions essentielles et ils devront s’y conformer en les appropriant à la force de leur; élèves et au milieu où est située l’école.I mr".' DIRECTIONS PÉDAGOGIQUES L’enseignement des notions d’agriculture que peut comporter le programme de l’école.but à at élémentaire doit s’adresser beaucoup moins! la mémoire des enfants qu’à leur intelligence ; il doit s’appuyer sur l’observation des faits journaliers de la vie agricole et sur une expérimentation simple, appropriée aux ressources matérielles dont dispose l’école, et destinée à mettre en évidence les notions scientifiques fondamentales des opérations culturales les plus importantes.Ce qu’il faut surtout apprendre aux enfants, à l’école rurale, c’est le pourquoi de ces opérations avec l’explication des phénomènes qui les accompagnent, et non le détail des procédés d’exécu- q tion, encore moins un résumé de préceptes, de définitions ou de recettes agricoles.Cou naître les conditions essentielles du développement des végétaux cultivés, comprendre la raison d’être des travaux habituels de’ culture ordinaire et celle des règles d’hygièn de l’homme et des animaux domestique: voilà ce qu’il faudrait apprendre d’abord a tout agriculteur et l’on n’y peut parvenir que par la méthode expérimentale.C’est dire qu’un maître Brait fausse route, dont l’enseignement agricole consisterait uniquement dans l’étude et la récitation, p*1 pcoiip i inte| mars eH„ Proii h * L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 197 ’élève, d’un manuel d’agriculture, si bien joncu que fût ce manuel ; il faut nécessairement recourir à des expériences très simples t surtout à l’observation.Eu effet, c’est seulement en mettant le phénomène à observer sous les yeux des pants qu’on pourra leur apprendre à observer, qu’on pourra établir dans leur esprit les dées fondamentales sur lesquelles repose la icience agricole moderne, idées que l’écolier ïampagnard ne peut acquérir qu’à l’école où ne sera jamais nécessaire de lui enseigner :e que son père sait mieux que l’instituteur t qu’il apprendra sûrement par sa propre xpérience pratique.L’école doit se borner à prépar.r l’enfant à apprentissage intelligent du métier qui le era vivre et à lui donner le goût de .-a future rofession ; à cet égard, le maître ne devra imais oublier que le meilleur moyen de faire imer à un ouvrier son ouvrage, c’est de le i faire comprendre.Le but à atteindre pour l’enseignement jeancQup'mlgricole primaire, c’est, en résumé, d’initier esdes 24 roula il :rac ifi eus ire des111 'es, U n’a é\ indication y trained devront ( la force di 'T' jii’à leur i Inbser « i plus grand nombre des enfants de nos cam-agues aux connaissances élémentaires indis-le ensables pour lire avec fruit un livre d’agri-pppjbiture moderne, pour suivre avec profit une onférence agricole ; c’est de leur inspirer leuJj les b ftmour de la vie des champs et le désir de point la changer pour celle de la ville ou l’usine ; c’est de les pénétrer de cette t;àl’écol®prité que le métier d’agriculteur, le plus îdépendant de tous, est plus rémunérateur ue beaucoup d’autres pour tout praticien i’pborieux, intelligent et instruit.Illl s de préj :affriwl® î itiel liivés,®lll| ,x s «S am* (à suivre) apport de l’honorable surintendant rte 1*1 nst met joie publique de la province de Quebec preiw dre ^ jv® :e jle.qaitfai1331 econsi^j ( Suite ) 1-E Monastère du Bon-Pasteur, Mont-îal ; — Les élèves de cette institution 'prennent tous les travaux manuels : lo La couture dans toutes ses formes, yoir : raccommodage, reprises, coupe des ‘bits, etc.2o La broderie, 3o Toutes espèces de tricots, 4o L’ordre et la propreté dans la tenue d’une maison, 5o L’art culinaire.De plus, l’horticulture, l’apiculture et l’agriculture leur seront enseignées dans la nouvelle propriété que la communauté vient d’acquérir à St-Martin, sur le bord de la rivière Ottawa.Hôpital-Général, Montréal : — Dans les nombreux orphelinats de cette institution, ou forme les enfants de manière à ce qu’elles puissent gagner leur vie, selon leur condition.A une instruction élémentaire, on ajoute le tricot, la couture, le raccommodage, la coupe de leurs habits.Suivant leur âge et leurs aptitudes, on les emploie à la cuisine et on les forme à l’économie domestique, ainsi qu’à tous les travaux manuels en général, tels que lavage, repassage, etc.Communauté des Saints Noms de Jésus et de Marie, Hochelaga :—Toutes les élèves de cette institution sont obligées de suivre le cours d’ouvrages à l’aiguille établi dans les diverses maisons de cet ordre.Ou leur apprend les différentes sortes de points, le raccommodage du linge, le tricot des bas et leur ravaudage, puis viennent la coupe des habits et la confection des vêtements.Les ouvrages de fantaisie au crochet, la tapisserie, les dentelles et les divers genres de broderie succèdent aux travaux essentiels de couture.A la fin de chaque année scolaire, on fait une exposition de ces travaux à laquelle les parents sont invités.Afin de former les jeunes filles à l’économie domestique, on les accoutume à tenir tout ce qui est à leur usage dans un ordre parfait, et on exige qu’elles aient un petit livre où elles entrent leurs dépenses et leurs recettes à mesure qu’elles se présentent ; ainsi, à la fin de chaque mois, elles sont à même de se rendre compte de l’emploi qu’elles ont fait de leur argent.Durant les heures de loisir que leur laisse l’étude des sciences et des beaux-arts, on leur donne des connaissances pratiques sur les soins du ménage, et les élèves des classes supérieures, qui le désirent, peuvent suivre un cours spécial d’art culinaire. 198 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Des prix sont discernés à celles qni se distinguent dans l’économie domestique, et les divers genres de travaux manuels compris dans le programme d’études.Couvent de Lachine :—Le programme d’études de cette institution accorde une large part à l’économie domestique et aux travaux manuels en général.Chaque semaine, les élèves ont un jour spécial destiné aux travaux à l’aiguille, et chaque jour, elles consacrent une heure soit à la couture, soit au tricot.Le programme suivi dans les pensionnats et les académies de cette communauté se divise en trois cours et comprend tous les points de couture et de tricot avec leurs applications, telles qu’expliquées dans les leçons de Mme Schœffer.Les élèves des classes avancées s’exercent surtout à la coupe du linge, et donnent une grande attention au raccommodage et aux reprises de toutes sortes.Le programme du cours supérieur est complété par les travaux d’agrément, tels que broderies en tous genres, filet, guipure sur filet, etc.En plus, les élèves raccommodent leur propre linge et se donnent volontiers aux soins du ménage dans leurs classes, salles d’étude et de recréation.L’art culinaire a aussi ses cours réguliers.Les élèves ont une cuisine spéciale où elles vont chaque joui1, sous la direction d’une religieuse, apprendre à préparer les aliments.L’institut décerne des prix et des médailles à celles qui se distinguent par leurs succès dans ces différents travaux.(à suivre).Aux professeurs de langues Monsieur le rédacteur, En lisant, l’autre jour, mes journaux d’outre-mer, je fus frappé de l’excellence d’une méthode vivante appliquée à deux langues vivantes, dans le but de familiariser plus que jamais les jeunes gens de nos écoles à la pratique des langues anglaise et française.Un français, M.Mieille, professeur d’anglais dans un collège de France, a créé, je maintiens le mot, cette merveilleuse méthode d’enseigner d’une manière clairvoyante, sans fatigues, ni veilles, les deux langues en question.M.Mieille s’est mis en rapport avec des professeurs de français en Angleterre, et ces maîtres ont apparié leurs élèves par correspondance, suivant leurs talents, inclinations et aptitudes ; de telle sorte qu’un lycéen d’une ville de France est eh rapport épistolaire avec un lycéen résidant en Angleterre.La correspondance s’établit ainsi familièrement entre ces jeunes enfants; libre à eux de choisir le sujet qui leur convient, mais toujours sous contrôle, afin d’éviter toute erreur de morale et de religion.L’utilité pratique de cette correspondance santé aux yeux, surtout quand elle s’adresse aux races multiples qui se partagent le continent américain.En effet, qui nous empêchera de mettre en correspondance nos petits Canadiens de par de là la ligne 45e—forcés par la nécessité d’apprendre l’anglais—avec les petits écoliers de la Nouvelle-France ?Mettons donc en pratique ce système vraiment épatant, dans nos écojes, dans nos lycées et dans nos couvents.Et, posant la question sur une plus vaste échelle, poûrquoi notre gouvernement ne tenterait-il pas de vulgariser cette méthode, lui qui a une main si prochaine sur tout ce qui touche au progrès de l’instruction publique en Canada ?Et dans quelques années nos enfants auront appris le français et l’anglais, sans^ que personne s’en aperçoive, comme le blé sortait sillon; et ils seront outillés pour les combats à venir.Je soumets donc cette idée lumineuse de M.Mieille à messieurs les instituteurs de nos villes et de nos campagnes, et à tout le monde.Votre dévoué, [os sincère 3 pour une dlsiiiW- ibleseffoit ses coniine K1 inrs regu ft ck ttttji tejoii ftaiii 'aire consta '"pluriel jplWîIO] ® terming Philéas Huot, St-Roch, Québec, 15 février 1897.PlIOS;.i îsi 44 Le Naturaliste Canadien ” Fondé par un prêtre dont le nom passera à l’histoire, feu M.l’abbé Pro van cher, actuellement dii'igé par un autre prêtre éminent' Al.l’abbé V.A.Huard, supérieur du Séminaire de Chicoutimi, Le Naturaliste CunOr 111! Hal Hal Hint Ie T‘0j)9 j (,M)[ %!, N., L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 199 i'| 'i a - ri.b |« h incli ilV'Vjjj :'V"iiU v, La ii'Miien ; ii- cli l'ïlljoil car le :r-'pO ¦y :n,;i8 'ici: e Le- iiir.iiiis le-Liai e ce s ici, la lie l'Iu i .rnpnf.l lllvliii iî tout » failli -Jilt’ liiiainf ;i;;ç3l= et à' 1897.üdifl’ dien vient de commencer la 24e année de sa publication.îsTos sincères félicitations au confrère, qui lutte Dour une belle cause avec un talent et un désintéressement qui honore les lettres’ canadiennes-françaises.Nous souhaitons que les nobles efforts du Naturaliste soient récompensés comme ils le méritent.C.-J.M.(Jours régulier «le langue française d’après une méthode nouvelle et graduée Dictée.—Les vieillards.Vous devez le respect aux vieillards.La charité vous commande de les aider, de leur offrir le bras.Evitez avec soin de leur causer la moindre peine.Ils savent beaucoup, écoutez leurs récits avec attention.Suivez leurs avis, car ils ont pour eux les leçons de l’expérience.Devoirs a la maison.—I.Mettre par écrit l’exercice oral.II.Copier la dictée au propre en soulignant tous les noms singuliers d’un trait.III.Analyser les noms pluriels de la dictée.Ex.: Vieillards, n.c.de personne, to.pl., compl.indir.du verbe devez.DEGRÉ ELEMENTAIRE Par C.-J.Magnan (Tous droits strictement réservés.) DEUXIÈME MOIS LEÇON XXIII Grammaire Pluriel des noms (suite), (noms terminés par ou) ( Suite ) LEÇON XXII Grammaire Pluriel dans les noms (suite), (mots terminés par al,) Ecrire au tableau : des cailloux des choux des genoux des hiboux des joujoux des rpoux.un caillou un chou un genou un hibou un joujou un pou Le maître écrit au tableau : un cheval un caporal un journal un animal des chevaux des caporaux des journaux des animaux Faire constater aux élèves que pour mettre au pluriel les noms terminés par al, on change al en aux.Définition.—Pour former le pluriel des noms terminés par al, on change al en aux.Ex .: un cheval, des chevaux.Exception :—Pour les mots suivants, on ajoute un s : bal cal, carnaval, chacal, nopal, régal.Exemples: (écrire au tableau).le bal le ccd le carnaval le ch ical le nopal le régal les bals les cals les carnavals les chacals les nopals les régals Exercice orale :—Faire épeler au plu-ne,l les noms suivants : un canal, un cheval, un atrimal, un bal, le nopal, le général, une Edle, la salle, un animal, un carnaval.Le maître rappelle aux enfants que les noms terminés par ou forment leur pluriel en ajoutant un s, mais que sept noms terminés par ou ne suivent pas cette règle générale : Ce sont les noms écrits au tableau.Définition.—Pour former le pluriel des sept noms suivants terminés par ou, on ajoute un x bijou, caillou, chou, genou, hibou et pou.Exercice oral.— Faire oralement de petites phrases dans chacune desquelles entrera, au pluriel, un des sept noms ci-dessus étudiés (1).Ex.: Les choux servent à faire la soupe.Jacques a des poux.Ma mère a des bijoux ; etc.Dictée.—Le filou profite de la nuit pour dévaliser les voyageurs.Le chou a une odeur forte, mais non désagréable.Le petit mendiant demande un petit sou.Tout homme doit fléchir le genou devant Dieu.Le hibou est un oiseau nocturne.Les bijoux sont une marque de la richesse, de la vanité ou de la distinction du (I) Il est important d’habituer les enfants à former de petites phrases dans lesquelles ils appliquent les règles de grammaires qu’ils ont apprises. 200 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE porteur.Les 'personnes malpropres sont couvertes de poux.Le cheval est un noble animal que Dieu a donné à l’homme pour l’aider.Questions Grammaticales.—Rappelez la règle générale pour la formation clu pluriel dans les noms.On ajoute une s à la tin du singulier.—Quelles catégories de noms forment autrement leur pluriel ?Les noms terminés par al qui remplacent ad par aux; ceux terminés par eu qui prennent un x; quelques-uns terminés par ou, qui prennent également un x.— Quels noms de cette dictée appartiennent à cette dernière catégorie ?Chou, genou, hibou, bijou, pou.Devoirs a la maison.—I.Mettre par écrit l’exercice oral.II.1° Recopier la dictée en mettant au pluriel tous les mots que le sens permet d’employer à ce nombre ; 2° Copier séparément tous les mots qui n’ont pas de pluriel.III.Mettre par écrit l’analyse qui suit.Cet exercice doit être fait oralement en classe, avant de le donner comme devoir à la maison.Analyse.—Le cheval est un noble animal que Dieu a donné à Vhomme pour l’aider.Analyse de la phrase Dans cette phrase il y a deux propositions.1ère Prop.: Le cheval est un noble animal.verbe sujet attribut est.le cheval, un noble animal.2e Prop.: Que Dieu a donné à l’homme pour l’aider.verbe sujet 1er compl.2e compl.a donné.Dieu.que (mis pour animal), à l’homme pour l’aider.Analyse grammaticale Le cheval est un noble animal que Dieu a donné à 1’ (pour le) art.simpl.m.s.dét.cheval, n.c.m.s.sujet de est.verbe qui a pour sujet cheval, adjec.de nombre, dét animal, adj.quai qualifie animal, n.c.m.s.attribut de cheval, pron.rél.(remplace animal) compl.dir.de a donné, n.p.m.s.sujet de a donné, verbe qui a pour sujet Dieu, prép.fait rapporté homme à a donné, art.s.m.s.dét.homme.homme pour r (le) aider n.c.m.s.compl.indir.de a donné, prép.fait rapporter aider à a donné, pron.(remplace homme) compl.dir.de aider.verbe, compl.de a donné.Autre phrase à analyser : Le froment sert par son grain à faire le pain qui nourrit l’homme.Kcdaction.l’(EUF (1) Qu’est-ce que l’œuf?—Quelle est sa forme?— Que contient-il ?—D’où vient-il?—A quoi sert-il?If œuf est le produit de la poule.Il est rond et allongé, blanc, léger et très I fragile.p Il est enveloppé d’une coquille qui contient le blanc et le jaune.Il peut être cru ou cuit.On le trouve dans le poulailler.Les poules pondent presque toute l’année, quand elles sont bien nourries et tenues.au chaud.Les œufs forment un aliment très savoureux, à la fois léger et nourrissant.O “ La Bibliothèque Canadienne' française ” •> Sommaire de la livraison de Février 1897 :—“ Notre jeunesse, C.J.Magnan — A travers les Beaux Aits: Architecture romane : Cathédrale du Buy (gravure).—Frédéric Ozanam (suite).-La voix du Papa— Léon XIII (gravure).—Honnêteté et Chante (récit).—Québec illustré : Eglise Saint-Jean-Baptiste (gravure).—Un document important : Erection du noviciat des Frères de Saint-Vincent de Paul, à Québec, S.G.Mgr.VArchevêque cle Cyrène.—Les petits souliers de Noël (suite).—Hôtel du Parlement d’Ottawa (gravure).—Le quart d’heure d’étude: Le Parlement fédéral.— La circulation du sang.— Echo des conférences.—I’evue du mois.—Aux lecteurs.—Récréation.” Toute personne qui adressera 25 cts.(pas de timbres) au diiectéur de cette revue recevra les six livraisons déjà parues et sera abonnée à la Bibliothèque jusqu’au mois de septembre prochain.(1).Atin d’initier les jeunes élèves à la rédaction d’un sujet facile, le maître lit d’abord aux élèves le développement d’un sujet, puis il écrit au tableau une série de questions auxquelles les enfants répondent par écrit.C.-J.M.l'HipoiiD is 10! f2iip.v: j 30 p.et: f 10 p.C 5* flip, et! if Cûiupv ?Cniipv 8" Olio: f Ciiiuz 11'1 r.; U" Ll; I (kjA lo11 Cmujiif 11" Coin;-là" CûuijL f CuHlpîi-.111 (j'il.V;.\ P® ! ité de livres marchai pis 311.t; fin uuris Nourrit Pu ouvrier toi travail; m 'h equc [.feï k "u*nores PLq relui H L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 201 à de aidera >®e) com donné, lier: H i t tlji MATHEMATIQUES ARITHMETIQUE (Tous droits réseriés) Faites comprendre, les questions au moyeu de points sur le tableau noir 1 o _L 10 points et 10 points, combien de points 2 fois 10 ?Combien de fois 10 p.en 20 p.ir, : oute F et (en il très si idienn DE K ii eliitectn jvM ; Jil Pi' été et G mûflt II H rllt V les iiieoient eiire (Fé • J'Ai èlPH .» 100.125c!s ;te revrie| bord 2° 3° 4° 5° 6° 7° 8° 9° 10ü 11° 12° 13° 14° 15° 20 p.et 10 p., combien ?Combien de fois 10 p.en 30 p.?3 fois 10 ?30 p.et 10 p., combien % Combien de fois 10 p.en 40 p.?4 fois 10 ?40 p.et 10 p., combien f Combien de fois 10 p.en 50 p.?5 fois 10 ?50 p.et 10 p., combien ?Combien de fois 10 p.en 60 p.?6 fois 10 ?Comptez de 10 en 10 jusqu’à 60.Comptez à rebours de 10 en 10 de 60 à zéro.Comptez de 10 en 10 de 1 à 61.Comptez de 10 en 10 de 2 à 62.Comptez de 10 en 10 de 3 à 63.Comptez de 10 en 10 de 4 à 64.Comptez de 10 en 10 de 5 à 65.Comptez de 3 0 en 10 de 6 à 66.Comptez de 10 en 10 de 7 à 67.Comptez de 10 en 10 de 8 à 68.16° Comptez de 10 en 10 de 9 à 69.A rebours de 1 0 en 10 de 61 à 1.A rebours de 3 0 en 10 de 62 à 2.A rebours de 10 en 10 de 63 à 3.A rebours de 10 en 10 de 64 à 4.A rebours de 10 en 10 de 65 à 5.A rebours de 10 en 10 de 66 à 6.A rebours de 10 en 10 de 67 à 7.A rebours de 10 en 10 de 68 à 8.A rebonrs de 10 en 10 de 69 à 9.Un épicier achète 124 livres de sucre pour $3.72, puis 215 livres de sucre pour 86.45, puis 342 livres pour $9.26, puis enfin 184 livres pour $5.52.Combien a-t-il acheté de livres de sucre, et pour quelle somme ?Rép.865 livres et $24.95.Un marchand achète 1456 verges de drap.Il en revend cUabord 175 verges, puis 215, pnis 314, et enfin 452.Combien de verges de drap lui reste-t-il ?Rép.300 verges.Un ouvrage a été fait en 8 jours par 35 ouvriers : combien aurait-il fallu de jours à un seul ouvrier pour le faire % Rép.280.Un ouvrier reçoit $24 pour 12 jours de travail.Pendant combien de jours le ferait-on travailler pour $720 ?Rép.360.FRACTIONS Réduction des fractions au même dénominateur.Du plus petit commun multiple Additionnez §, f et f.Avant d’additionner ces fractions, je dois les transformer en grandeurs de même espèce ; je ne pnis pas transformer f en quarts, ni f en sixièmes, ni f en quarts, je suis donc obligé de trouver une quatrième grandeur pour cette transformation, Je me demande quel est le plus petit nombre dont le £, le £ et- le £ sont des nombres entiers, en d’autres termes quel est le plus petit nombre qui contiendra exactement chacun des nombres 3, 4 et 6.Le plus petit nombre qui contiendra exactement chacun des nombres 3, 4 et 6 est 12.Douze est le plus petit commun multiple de 3, 4 et- 6.Le plus petit commun multiple de plusieurs nombres est donc le plus Petit nombre qui puisse être divisé exactement par chacun d’eux.Transformons #, 4, | en d’autres fractions ayant la même valeur mais dont le dénominateur sera 12 U’abord transformons & en 12ièmes.e 202 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Dans un entier combien de douzièmes ?12 douzièmes.Dans £ combien de 12ièmes ?T\.Dans § combien de 12ièmes ?T\.Donc f=T\.Puis transformons f en 12ièmes.Dans un entier combien de 12ièmes ?12 douzièmes.Dans J combien de 12ièmes! T+.Dans f combien de 12ièmes ?T92.Donc f=T9o.Enfin transformons f en 12ièmes ?Dans un entier combien del2ièmes?12 douzièmes.Dans £ combien de 12ièmes ?T2?.Dans | combien de 12ièmes ?-f-f.Donc f.8 9 ! 10 — 27 — 03 — 91 T2 I T2 +12-T2 — ^T2~ w4- Additionnez 3±, 8§, 7-|, 11^.Quand il y a des entiers joints aux fractions on additionne d’abord les fractions, puis on extrait les entiers s’il y en a de contenus dans leur somme, et on les ajoute à la somme des nombres entiers.Réduire les entiers et les fractions en fractions improprement dites avant d’additionner est un procédé stupide.Avant d’additionner les fractions, je dois les transformer en grandeurs de même espèce.Je me demande quel est le plus petit nombre qui contiendra exactement chacun des nombres 5, 3, fi et 2.C’est-à-dire quel est le plus petit commun multiple de 5, 3, fi et 2 ?Le plus petit nombre qui contiendra exactement chacun des nombres 5, 3, 6 et 2 est 30.Tranformons i, f, f, ^ en d’autres fractions ayant la meme valeur mais dont le dénominateur sera 30.exercices 13° A peu ibieu de,!11' Il" Un ta le en S lieu: îbien de tu 15'Une p sonuc par; i-t-elle aüt- D’abord transformons f en 30ièmes.Dans un entier combien de 30ièmes "?30 trentièmes.Dans i- combien de 30ièmes ?-fïï.Dans | combien de 30ièmes ?-f^.Puis transformons f en SOièmes.Dans un entier combien de SOièmes ?30 trentièmes.Dans % combien de 30ièmes ?ug-.Dans §- combien de 30ièmes 1 §§.Ensuite transformons f en SOièmes.Dans un entier combien de 30ièmes ?30 trentièmes.Dans -J combien de 30ièmes Dans f combien de 30ièines ?Enfin transformons -J en SOièmes.Dans un entier combien de SOièmes % 30 trentièmes.Dans f combien de SOièmes °! us.M4.MJ.251 15 — 8 4 — 92 4_94 30~30 ' 3 0 X 3" 0" 30 —'3 0— -+• 3 + 8+7 + 11 + 2-4 = 31*.—Rép.Donc 4 Donc f Donc 5,— 2 5 Mil ! Bile: P,; Viklri [te: ÏÏfl |il«: lull, à D+i ¦ D+J Dite; I Dih:l Pila: In i f:,, : ada, PERCENTAGE 21° Quelle somme faut-il pour acheter 68 actions de chemin du pair.La valeur nominale de ces actions est de $100.Solution : $100 + $4.50=104.50, ce qu’il faut donner pour une action.68 actions coûteront 68 x 104.50=$7106.—Rép.de fer à 4% au-dessus Dite Dite Dite Dite Dite Dite 22u Ayant besoin d’argent je fais vendre 45 actions de cie de téléphone que je possède, par un courtier.La valeur nominale des actions est de 100 ; elles sont vendues a 12% au-dessous du pair et le courtier charge un courtage de \°]c.Combien me rapporte cette vente ?Solution : Chaque action rapporte $100-112^=87.75 45 actions rapporteront 45 x $87.75=3948.75.K! fc|e> % lk Vl L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 203 ALGÈBRE INTRODUCTION Ces exercices sont gradués de manière à servir de trait d’union entre l’arithmétique et l’algèbre 12° L’âge d’un fils est égal à £ de l’âge de son père ; dans 18 ans l’âge du fils sera égal à la moitié de l’âge du père ; quel est l’âge du fils maintenant ?Rép.9 ans.13° A peut faire un ouvrage en 1 jours ; B peut faire le même ouvrage en 6 jours ; combien de jours prendront-ils s’il travaillent ensemble 1 Rép.2f jours.11° Un bassin est alimenté par 3 robinets ; le premier peut le remplir en 6 heures, le 2e en 8 heures et le 3e en 12 heures ; on ouvre les trois robinets et l’on demande en combien de temps le bassin sera plein % Rép.2f heures.15° Une personne voyage en faisant 6 milles à l’heure.3 heures après, une autre personne part de la même ville faisant 8jr milles par heure.Quand la 1ère personne sera-t-elle atteinte par la seconde ?Rép.Dans 8 heures.J.Ahern.L4TOUE ANGLAISE LEÇONS D’ANGLAIS D’APRÈS LA METHODE NATURELLE PAR J.AHERN ¦y - (Tons droits reserves.) LEÇON ÉLÉMENTAIRE Bites: In the sentence : A shoemaker makes shoes,— what is spoken of?A shoemaker.Dites : The words, a shoemaker, are the subject of the sentence.Dites: In the sentence: Edward’s dog plays m the snow,—what is spoken of?Edward’s dog.Dites: The words, Edward’s dog, are the subject of the sentence.Dites : In the sentence: Tom broke the window,—what is spoken of?Tom.Dites : The word, Tom, is the subject of the sentence : Tom broke the window.Dites: In the sentence: The floor is made of wood,—what is spoken of ?The floor.Dites : The words, The floor, are the subject o f the sentence : The floor is made of wood.Dites: In the sentence: The ceiling is over my head,—what is spoken of?The ceiling.Dites : lhe words.The ceiling, are the subject of the sentence: the ceiling is over my head.Dites: In the-sentence : Jacques Cartier discovered Canada,—what is spoken of ?Jacques Cartier.Dites: The words, Jacques Cartier, are the subject of the sentence: Jacques Cartier discovered Canada.Dites: In the sentence: The cow gives us milk,—what is spoken of ?The cow.Dites: The words, The cow, are the subject of the sentence : The cow gives us milk.Dites: In the sentence: The cow has horns on her head,—what is spoken of ?The cow.Dites : The words, The cow, are the subject of the sentence : lhe cow has horns on her head.Dites: In the sentence : The cow eats grass,—what is spoken of ?The cow.Dites : The words, The cow, are the subject of the sentence : lhe cow eats grass.HELE : The part of the sentence which tells what person or thing is spoken of is called THE SUBJECT OF THE SENTENCE.DICTÉE MODELE stone soup.— (Continued.) The man filled it with water from the pump, and then put into it a stone from the road.“ But vou must have some salt,” said the cook ; and she gave him some salt, and some peas, some mint, aud ihyme, and at last she brought him all the scraps of meat she could find, so that the poor man’s r,)t i made him a good dinner.„ Que les élèves trouvent des expressions équivalentes pour les mots en italiques.I ai expressions t(Plwale)ites, nous entendons des expressionqui pourraient être mises à la placî des mots en italiques Sans 3“e le sens des phrases en fut altéré.—Man, beggar— Pump, well—Said, exclaimed—Peas, some muit> and thyme, vegetables and herbs_At last, finally—Scraps, leavings—Broth, soup. 204 L’ENSEIGNEMENT PBIMAIKE (Droits réservés) Brouillard et Grand-Livre de la lie Série d’opérations.—Numéro du 15 février.Trois-Rivières, 2 avril 18 TENUE DK LIVHES Commencé avec espèces, 3 Acheté de L.Hamel, au comptant, 200 barils farine, à $5 00 Vendu à Aug.Bédard, à crédit, 5 b mis farine, à $5 7.", 28 ! P Vendu à N.Barbeau, 15 barils farine, à S5 65 56 50 Reçu à compte, espèces, 45 Balance à crédit, 11 6 Il ' 1 Acheté de J.Bernard, au ! comptant, 250 barils pommes, à S 3 50 875 n Vendu à E.Léonard, 10 barils farine, à |5 65 S56 50 5 barils pommes, à 4 00 20 00 76 50 Reçu à compte, espèces, 50 Balance à crédit, 7 26 Acheté au comptant, 400 minots patates, hr à S0 40 ! Il i 160 Donné au commis en payemnt de ses gages jus- qu a ce jour, 1 baril farine, S5 00 3 minots patates, à S0 40 SI 20 6 20 Espèces, 1 80 9 Vendu à Geo.Joly, 50 minots patates, Reçu à compte, espèces, Balance à crédit, à S0 50 Vendu à V.Lord, au comptant, 25 barils farine, 137 I 50 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 205 Trois-Rivières, 10 avril 1S Reçu de Aug Bédurd, à compte, -:-11 - 20 Vendu à N.Barbeau, 147 minots patates, Reçu à compte, espèces, Balance à crédit, —:-12 - Reçu de Geo.Joly, à compte, -13 - Reçu de E.Léonard, à compte, -14 - Vendu à Geo.Joly, 45 barils pommes, Reçu à compte, espèces, Balance à crédit, -14 - à $0 50 73 50 53 50 20 Vendu à.Aug.Bédard, à crédit, 50 barils tarine, à $5 75 14 Payé salaire du commis jusqu’à ce jour, .16- Reçu de N.Barbeau, à compte, à $4 00 180 287 50 15 100 80 Vendu à E.Léonard, à crédit, 75 barils pommes, -17 - à $4 00 Reçu de Geo.Joly, à compte, -18 - Vendu à N.Barbeau, 50 barils farine, Reçu à compte, espèces, Balance à crédit, -19 - Vendu à N.Martin, au comptant, 60 barils pommes, à $4 00 19 à $5 60 280 60 200 80 240 Reçu de N.Barbeau pour solde de compte, 1 / 206 L’ENSEIGNEMENT PKIMAIRE Trois-Rivières, 20 avril 18 Reçu de Aug.Bédard, a compte, on 176 • i .Vendu à Geo.Joly, 1 N 100 minots patates, à $0 50 50 Reçu à compte, espèces, 30 Balance à crédit, 20 oi Payé salaire du commis jusqu’à ce jour, 1 1 il 8 Dr Nom.de Vélève Cr Contre lui En sa faveur 2 2100 Dr Caisse Cr Sommes reçues.1 80 Dr Marchandises Cr Ont coûté Ont produit 3 1000 4 28 75 0 875 5 56 50 hr ( 160 6 ! h- t 76 50 | 6 20 9 25 10 137 50 11 73 50 13 287 50 14 180 17 300 18 280 19 240 20 50 Dr Aug.Bédard Cr Contre lui En sa faveur 4 28 75 13 287 50 10 20 20 176 25 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 207 Dr A.Barbeau Cr Dr Frais Généraux Cr Contre lui En sa faveur 5 lï 50 16 9 11 20 19 102 50 18 80 Dépenses encourues r- 1 i 8 , 14 8 21 8 Dr E.Léonard Cr Contre lui En sa faveur 6 26 50 14 15 17 300 Dr Geo.Joly Cr "" —— ¦- Contre lui E n sa foreur 9 10 12 5 14 80 17 60 20 20 J.AHERN.“ Manuel de droit civique ” Manuel de droit civique, édition pour les écoles normales, les collèges classiques et les académies.Volume de 4L4 pages ornées de cartes et de gravures.Prix : $5.40 la doz.et 60 cts l’unité.S’adresser à J.-A.Langlais & Fils ; en vente chez tous les libraires.Manuel de droit civique, édition pour les écoles modèles et les écoles élémentaires.Volume de 240 pages ornées de plusieurs gravures.Prix: $2.50 la doz., $18.00 le cent et 25 cts l’unité.ré | S’adresser à J.-A.Langlais & Fils, rue St-Joseph, Québec, et en vente chez tous les libraires AVIS Messieurs les libraires et les marchands qui Rendent mes livres devront à l’avenir s’adresser à d.C.Darveau, imprimeur dans la Côte Lamonta-?nei pour s’en procurer.Je l’ai chargé de la vente gent*1*8 I^eS ouvra^e^ e& de la perception de l’ar- J,-B, Qlqutier, LeCode catholique ou Commentaire du Catéchisme Provincial Prix, franc deport: Broché, 55 centins l’exemplaire ; Relié, 75.Eu vente chez MM.Chaperon, rue de la Fabrique ; Forgues & Wiseman, rue St-Joseph, Québec ; J.-A.Langlais & Fils, Québec ; Beauchemin & Fils, 256, rue St-Paul, Montréal ; Cadieux & Derotne, rue Notre-Dame, Montréal ; Granger & Frères, rue Notre-Dame, Montréal.Pour prix de gros, s’adresser au bureau de la Semaine Religieuse de Québec, Cap-Santé.Aussi, Directoire du Servant de Messe.— Prix : 25 cts la doz.Leçons d’Anglais d’après la Méthode Naturelle 60 leçons avec un appendice contenant les principes généraux de la prononciation et des remarques sur les défauts les plus communs, par J.Ahern, professeur d’anglais a l’Ecole normale Laval.( )n peut se procurer cet ouvrage chez les princi-pmx libraires, ou en s’adressait à J.AgERX, JymJe normale Laval.Prix 50 cts 208 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE J.-A.LANGLAIS it FIL LIBRAIRES-EDITEURS Iff 0ît*jJ®Sl!iP! § fl.® ©AIM HUIU !JU Nous avons l’assortiment le plus complet en librairie.Nous invitons Messieurs les Commissaires d’écoles et MM.les Instituteurs à correspondre avec nous avant de placer leurs commandes.CONDITIONS TUES FACILES 1500 Cartes géographiques montées, h vendre à 50 centins dans la piastre.DE J.-B.CLOUTIER, Approuves par le Conseil de VInstruction publique : Grammaire française, Devoirs grammaticaux, Syllabaire diaprés une méthode rationnelle, Recueil de leçons de choses illustré, Méthode de lecture rationnelle en dix tableaux.MMAIRE d'eiiseignei del’kriti h Conseil MAISON FONDEE EN I860.if « ¦ JL MAISON FONDEE EN I860.3 RELIEUR s A mon établissement nous exécutons toutes sortes d’ouvrages concernant la Reliure, le Réglage et la Fabrication- de livres blancs, et cartes montées sur toile et vernies.Nous nous occupons spécialement de la reliure à tranche dorée et de celle à tranche rouge sous or.Les livres destinés aux bibliothèques paroissiales sont reliés à des conditions spéciales.C.-A.LAFRAflOE, Relieur, léléphone 305.100, COTE E AMONT AG FE, QUEBEC.fciiï.-Dii l3 r.! Ill cou a to;;, M 1 Illl ij( P le sp, Ci Cole ; Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, N° 30, rue de la Fabrique, Québec.'
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.