Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1897, jeudi 15 juillet 1897
QUATRIÈME ANNÉE Bulletin No.48.15 JUILLET 1897 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA = CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL 10 francs par an.Prix d’abonnement SIÈGE DE LA CHAMBRE EDIFICE DU BOARD OF TRADE, RUE ST-SACREMENT MONTREAL Adresser toute lettres et communications à la Chambre de Commerce Français de Montréal, à MONTREAL, Canada.Adresse télégraphique: “GALLIA" Montréal.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.merce au Canada des pâtes, macaroni et vermicelle, et à être admis comme membre adhérent.Dans notre dernier Bulletin, nous avons fourni des indications détaillées sur les importations faites ici depuis 6 ou 7 ans.Ce même courrier nous apporte une lettre du président du syndicat de la propriété intellectuelle qui a été avisé par le ministère des affaires étrangères de l’article publié par notre Bulletin sur la librairie et les impressions, No.du mois de février dernier.Ce syndicat signale combien il serait important de faire respecter au Canada la propriété intellectuelle et remercie la Chambre de se préoccuper de cette question.Il est décidé que nous nous efforcerons d’arriver à un résultat efficace surtout en répétant que l’acte de Berne n’est pas observé, quoique légalement en vigueur.De plus il faut éclairer les écrivains français sur leurs droits afin qu’ils les exer cent et surtout les fassent respecter.Quand il y aura eu quelques jugements rendus conformément à la lo', jugements exécutés rigoureusement, les écrivains français seront moins pillés et ou les traitera avec plus d’égards.Nous insistons sur ce point.On est très disposé à considérer la propriété intellectuelle comme une quantité négligeable, n’ayant pas de droits certains.Bien n’est pins injuste qu’une semblable manière de raisonner.Aussi est-il très nécessaire de réagir contre de pareil abus.Le vol de l’idée est un vol aussi condamnable que celui d’un pain à l’étal du boulanger, d’uu quartier de bœuf chez le boucher.Le texte officiel en français du nouveau tarif des droits de douanes du Canada n’ayant pas encore été adressé à notre Chambre de Commerce par le Gouvernement canadien, nous sommes obligés de remettre cette publication au mois d’août.Nous espérons être en mesure de la faire dans notre prochain Bulletin.Comptes Rendus des Séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Séance du 16 Juin 1897.Extrait du procès-verbal de la séance tenue par la Chambre de Commerce française le 16 juin 1897, sous la présidence de M.J.Herdt, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont aussi présents : M.de Sieyes, vice-président, M.Jouas, trésorier, M.Auzias Turenue, conseiller, M.Deliot, M.Fauchille, Schowb, M.Georges Herdt, M.J.Brisset.Après lecture du procès-verbal de la séance précédente, il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine.MM.Blanc et fils, fabricants de pâtes alimentaires, demandent des renseignements sur le corn- 2 Comme nous l’avons souvent répété, il Canada.doit y avoir possibilité d’utiliser avantageusement quelques-uns des produits forestiers du Canada.Nous avons pu nous procurer une excellente brochure sur les forêts du Canada par M.Mélard, inspecteur des forêts en France.Nous en donnons aujourd’hui un extrait des plus importants qui a l’avantage d’exprimer, en mesures françaises, les chiffres des réserves en bois du Canada, les quan- II faut appliquer le même principe.Il n’y a pas longtemps, reconnaissons-le, qu’on est revenu en Europe à de plus saines notions d’équité à propos de la propriété intellectuelle.Si nous ne nous trompons, ce n’est qu’eu 1890 ou 1891 que M.le comte de Keratry a fait admettre le respect de cette propriété aux Etats-Unis, où elle est encore observée.Le Canada a aussi de grands assez peu progrès à faire dans cet ordre d’idées, mais il ne faut pas désespérer, car il s’agit d’une bonne cause qui doit finir par triompher.Signalons une circulaire de la Chambre de Commerce de Calais qui soumet à l’approbation de notre Compagnie une délibération très motivée sur l’abaissement des droits de quai et profitons-en pour dire que cette sage révision a été très appréciée et méritait de l’être à plusieurs points de vue.tités exportées, ce qui fournira aux personnes engagées dans ce commerce, d’utiles indications.On nous signale la venue au Canada de plusieurs commerçants français qui seraient acheteurs sur une large échelle de pulpe de bois.LES EXPORTATIONS CANADIENNES Nous remarquons également que nos correspondants prennent de plus en plus des renseignements, ce qui est un bon indice.Bien, en effet, n’est plus précieux’ que d’être fixé sur la situation des personnes avec lesquelles on doit entrer en relations.(SECOND ARTICLE.) LES ANIMAUX ET PRODUITS AGRICOLES.Nous avons donné, plusieurs fois déjà, les quantités des animaux exportés du Canada.Le chiffre en est important comme on a pu le voir.Aujourd’hui nous avons le relevé officiel pour le commerce de 1896, et ces exportations indiquent une hausse assez sensible : près de 10,000,000 de francs.Voici le total pour 1895 et 1896 : En 1895, les animaux et les produits agricoles se sont élevés à.En 1896, les animaux et produits se sont élevés à.Séance du 30 Juin 1897.Extrait du procès-verbal de la séance du 30 juin 1897, tenue par la Chambre de Commerce française sous la présidence de M.J.Herdt, président.M.le Consul-Général de France assiste à la réunion.Sont aussi présents : M.de Siéyès, vice-président, M.Henri Jonas, trésorier, M.Emile Galibert, M.A.Tarut.Dans le Courrier de quinzaine, il se trouve plusieurs demandes de renseignements provenant de maisons de commerce dans les laines.Nous avions prévu cette tendance surtout depuis les droits prohibitifs du nouveau tarif des Etats-Unis.Il faut $35,656,304 soit 178,206,000 frs.37,404,306 “ 187,220,00 “ RACE CHEVALINE.Ou a exporté du Canada en 1895 et 1896, le nombre suivant de chevaux : 1895 1896 Nombre.Valeur.que nos maisons françaises de fa mcation et de cherchent ailleurs des débouchés.Il peut y Nombre.Valeur.Chevaux âgés d’un an ou moins 678 $ 59,681 Chevaux âgés de plus d’un an .11,660 gros en avoir au Canada qui est cependant un pays exportateur pour un genre spécial de laines ; mais, fabrication de tissus, il est tributaire de 237 $ 16,423 1,493,683 22,650 2,424,695 .15,338 $1,553,367 22,887 $2,441,118 Il y a eu une diminution très sensible pour l’exportation des poulains de moins d’un an : 678, en 1895, contre 237, en 1896, par conséquent une diminution de 441, soit près des deux-tiers.Quelle est la cause de cette diminution 1 Nous ne pourrions le dire d’une manière certaine, mais nous penchons à croire que les prix étant trop bas, les producteurs ont préféré garder leurs jeunes poulains et attendre une prochaine occasion de vente.Ajoutons que ces animaux sont vendus pour la presque totalité aux Etats-Unis ; sur 237 poulains, pour sa l’étranger et à ce point de vue on peut espérer nouer des relations avec les manufacturiers cana- Totaux.diens.La Chambre de Commerce française enregistre avec plaisir l’adhésion de la maison J.Canal Fils, d’Orléans, qui a été admis à l’unanimité membre adhérent.Nous nous félicitons aussi du mouvement qui parait s’accentuer au profit des bois canadiens.Plusieurs maisons de France s’enquièrent avec soin des moyens d’importer dans nos ports de l’Atlantique et de la Méditerrannée des bois du 3 les Etats-Unis en ont pris près de 200, et le reste a été envoyé en Angleterre.Quand aux chevaux plus âgés, l’exportation est de 17,142, en Angleterre, pour une somme de $1,727,258 ou 8,630,000 francs, contre 3,824 aux Etats-Unis, pour une somme de $315,610, ou 1,557,000 francs.Le reste des exportations est allé aux Antilles anglaises, où l’on a exporté 264 animaux pour 105,000 francs ; la France a reçu 116 chevaux, valant 58,000 francs, la Belgique, enfin, en a acheté 90 pour 45,000 francs.Les chiffres des demandes ont été plus élevées que ne le faisaient prévoir les résultats de 1895.Nous avions déjà indiqué cette situation, mais nous devons ajouter, pour ce qui concerne l’exportation chevaline en France, que l’année actuelle 1897 ne paraît pas donner des résultats satisfaisants ; car jusqu’ici l’on ne nous a signalé que quelques expéditions sur le chiffres desquelles nous n’avons pu exactement être renseignés.RACE OVINE.1895 1896 Nombre Valeur Nombre Valeur Moutons âgés d’un an ou moins.Moutons âgés de plus d’un an.111,364 $252,510 170,840 $442,731 180,408 1,374,579 222,490 1,711,892 Totaux.291,812 $1,027,099 393,439 $2,154,623 ou fr.8,135,500 ou fr.10,774,000 C’est une année exceptionnelle pour l’exportation du mouton canadien.Il y a eu quelques expéditions de ce genre en France, mais il nous a été impossible d’avoir sur le résultat, au point de vue de la vente et de l’appréciation des acheteurs, des renseignements précis.Nous croyons qu’il en a été faite une cette année, mais n’oserions l’affirmer, les expéditeurs gardant à cet égard une réserve qui s’explique à raison de la concurrence.VOLAILLES.1 895 Valeur.1896 RAGE BOVINE.Valeur.Volailles et au- — — très animaux.$53,813 ou 269,000 fr.$87,719 ou 438,500 fr.Encore une augmentation pour 1896 comparée à 1895.En résumé, l’exportation des animaux seuls ont produit en chiffre total, en 1895, $10,357,479 ou 51.785.000 francs, et en 1896, $11,773,698 soit 58.865.000 francs, ce qui représente une augmentation en faveur de l’année 1896 de près de 7 millions de francs pour l’exportation des animaux seuls.Cependant n’oublions pas d’ajouter ici que les produits des animaux, beurre et fromage notamment, constituent une somme sensiblement élevée.Nous reviendrons, dans un prochain article, sur ce sujet.______________ 1895 1896 Nombre.Valeur.Nombre.Valeur.Bestiaux âgés d’un an ou moins 607 $ 1,722 1,589 $ 6,244 Bestiaux âgés de plus d’un an.93,199 7,119,426 103,146 7,080,578 $7,121,148 $7,086,822 35,6ül,000fr.104,735 35,436,110 fr.Augmentation sensible comme nombre, vente médiocre puisqu’avee 10,000 têtes de bétail de plus pour 1896, le chiffre, comme valeur, est inférieur de $39,000 ou 195,000 francs, à celui de 1895.De semblables résultats ne sont pas encourageants pour les expéditions de bétail.Mais ce commerce n’est pas plus que les autres exempts de mécomptes.Il y a encore une grande compétition de la part des pays producteurs de viandes, aussi bien de l’Australie que des Républiques du Sud américain.Soit en totalité et en francs.93,806 LES BANQUES DE MONTREAL Les mois de mai et de juin sont ceux où la plupart des institutions françaises et des grandes Banques de Montréal font leurs comptes-rendus annuels.Sans vouloir entrer dans un examen approfondi— qui exigerait un trop long travail—de ces diverses Banques, nous croyons utile de faire connaître les rapports des gérants des principales maisons de crédit de cette ville, et nous présenterons ci-après un résumé très bref des appréciations et des réflexions de ces gérants sur l’état commercial du pays.A ce point de vue, ces renseignements peuvent intéresser nos correspondants.RACE PORCINE.1895 1896 Nombre.Cochons.805 $7,562 ou 37,800 fr.Nombre.833 3,356 ou 16,780 fr.L’exemple est encore plus frappant ici, puisque avec un nombre pour ainsi dire égal d’animaux exportés, l’exportation n’a donné qu’une vente moitié moindre comme valeur.Du reste, le cochon debout est un animal qui ne s’exporte guère.Il a trop à craindre des accidents de la traversée.Valeur.Valeur. 4 Nous avons déjà donné dans notre revue finan- dividende égal à celui de l’année précédente ; mais, cière et commercial les observations de M Monnier, qui est une autorité en ces matières.Nous com- car il y a un mais que, avec tous les ménénagements possibles, le gérant général a indiqué an public, ,,, ., comme c’était sou devoir de le faire.En donnant piétons aujourd’hui ces renseignements.cet avertissement solennel sons l’autorité de son Nous avons cru devoir signaler spécialement les nom et de sa position, M.Clouston a rendu un établissements suivants : la Banque de Montréal, la grand service à tout le commerce et à toute l’épargne plus importante de toutes par le capital (60,000,000 du Canada.Nous préférons citer ses paroles ; dans ?•>¦ *>":-« T" ,* ~ ?.«¦' » ve “i ÏÏS.T; Süne r^dî < es re ations dans le commet ce anglais.prudence pour tout le monde et que les gens La Banque d’Hochelaga, une des mieux conduites sérieux devront graver dans leur mémoire :— et des plus prudentes, qui compte un grand nombre de clients parmi les canadiens français et les maisons françaises établies en ce pays et aussi celles faisant le commerce avec le Canada.“ Le Canada, dit-il, a été jusqu’à ce jour relativement exempt d’hérésies financières ; aussi sommes-nous redevables en grande partie à ce fait, de l’immunité dont nous jouissons des troubles qui ont agité les Etats-Unis durant les années passées.“ L’avenir ici est encore enveloppé d’incertitudes.L’année dernière nous a sérieusement désappointés ; ç’a été une année de dépression croissante et pleine d’incidents inquiétants ; les faillites ont été nombreuses.Cet état de choses devra continuer, à moins qu’une amélioration ne se fasse cette année.“ La situation, autant que je puis la résumer, est celle-ci, et elle est très délicate : —Toute dépression ultérieure se faisant sentir dans une communauté déjà affaiblie par une longue lutte contre l'adversité devra amener un état de choses des plus graves, pires que tout ce que nous avons eu à affronter La Banque Jacques Cartier —qui possède également une clientèle française importante.La Banque Ville-Marie, qui s’efforce de favoriser l’exportation des produits agricoles canadiens, et mérite l’attention de ce chef.Ces divers établissements ont à leur tête des hommes très versés dans les affaires et dont les jugements sont intéressants à consulter.Mais il y en a beaucoup d’autres très solides et très importantes, comme la Banque des Marchands, la Banque de Toronto, la Banque Molson, la Banque du British North America, la Banque de la Nouvelle- jusqu’ici.Ecosse, celle des Marchands du Canada, celle des “ D’un autre côfcé> un tarif' agencé de façon à ne Marché, d-Ha,».*, Ba.qa, TOdUno, ce,„ de Québec, enfin la Banque Nationale.donnée à ceux qui sont dans les affaires, sont les Nous avons cru qu’en reproduisant quelques élément qui pourront faire que cette année soit le extraits des journaux commerciaux de Montréal sur commencement d’une nouvelle ère de prospérité, ces établissements, nos correspondants seraient r “ La situation n’est assurément pas désespérée.mie.» à m«me de «e.W.re Fé,at vmi de, banque, 3%d: 5S locales canadiennes.Il ne s’agit, observons-le, que dans Québec.” des maisons de Montréal.En d’autres termes, cela veut dire :—Le Canada a pu, jusqu’à ce jour, résister à la crise, mais rien ne fait voir que sa force de résistance se prolongera Voici ce que dit le Moniteur du Commerce sur la davantage.C’est un fait économique patent aujour-Banque de Montréal : d’hui, que partout le taux de l’intérêt tend à " baisser ; or, pour maintenir ce taux au niveau tous ceux qui prennent intérêt aux conditions régulier connu jusqu’à ce jour, il faudra un suréconomiques du Canada out dû lire avec attention La Banque de Montréal.croît d’affaires ; et il n’y a pas d’apparences le compte-rendu de l’assemblé des actionnaires de actuelles que ce surcroît vienne bientôt ; d’où il la Banque de Montréal, que nous avons publié au suit que le capital doit s’attendre à un revenu long la semaine dernière.Nous invitons volontiers moindre, à moins toutefois que des circonstances ceux qui, pour une raison ou pour une autre, n’au- imprévues ne viennent donner une impulsion raient pas encore pris connaissance de ce document, inaccoutumée aux affaires et à l’industrie en géné-de le parcourir attentivement, étant donné que les ral en provoquer un déplacement de fonds vers des institutions financières du pays viennent de finir entreprises commerciales d’une nature plus éten-une année difficile, et que la Banque de Montréal, due au dehors et au dedans du Canada, avec ses trente-cinq millions de dépôts qui lui sont Mais, du fait que le capital serait quelque peu confies et ses trente-sept millions d’avances au exposé à retirer une rente plus faible à l’avenir, il public, a dû, plus que toute autre institution cana- ne faut pas conclure qu’il doive se concentrer sur (tienne, ressentir les effets de la dépression coin- lui-même, au contraire, et nous croyons traduire la merciale qui sévit sur notre continent depuis quel- pensée de M.Clouston en disant au capitaliste— ques années.qu’il doit sortir de la routine des placements Ce fut un dur travail pour les directeurs des connus pour chercher de nouveaux aliments à l’ac- anques durant l’année écoulée, que d’arriver à tivité humaine et à des rendements aussi profitables distribuer encore une fois à leurs actionnaires que ceux du passé.un 5 Eu l’absence du président, Sir Donald Smith, le vice-président, l’hon.Geo.A.Drummond, a pris la parole.L’expression d’opinion de l’honorable sénateur est d’un grand poids dans les circonstances.Il parle de la perspective des bons résultats que l’on attend de la fondation de succursales de la banque à St.Jean de Terreneuve et en différents endroits de la Colombie Anglaise, oh la production minière prendra des développements très considérables ; cependant, tout en exprimant ses légitimes espérances à ce sujet, le vice président de la Banque de Montréal a cru devoir donner un conseil pratique à ceux qui sont tentés de courir l’aventure dans des placements miniers ; c’est de ne “ calculer leur valeur que sur la chance qu’ils offrent de ne rien rapporter.” Dans son opinion, la récolte, à en juger par les données fournies par les correspondants de la banque, sera bonne dans son ensemble au Canada.Il termine ses remarques en exprimant l’espoir d’un retour prochain à de meilleurs jours, et en faisant une allusion délicate au Jubilé royal que l’on doit célébrer dans quelques jours.La Banque d'Hochelaga.La banque d’Hochelaga tient un rang tout à fait spécial dans notre monde d’exportation et nous devons dire que, parmi les banques du pays, elle est de celles qui font le plus pour favoriser notre commerce extérieur.Le compte rendu de ses opérations pour 1896, dit-il eu citant des chiffres, est de nature à satisfaire le plus exigeant de ses clients et même de ces critiques ; mais là n’est, pas, pour nous, le point intéressant.Les Canadiens français, jusqu’à ce jour, ne se sont pas assez préoccupés des avantages à rechercher pour leurs poduits sur les marchés étrangers ; ils ont un peu trop laissé faire, sous ce rapport, leurs compatriotes de langue anglaise.Or, ceux qui observent de près, qui analysent et qui questionnent, ont pu découvrir que la banque d’Hochelaga depuis longtemps, tout en consolidant une position déjà belle, s’est fait une spécialité des échanges considérables résultant de l’exportation des produits agricoles du Canada sur les marchés européens.Sa clientèle dans cette ligne d’aflaives est considérable et ne peut que s’accroître, grâce aux relations qu’elle possède.Durant le dernier exercice elle a, comme les autres banques, éprouvé le contrecoup de la dépression générale, mais son administration s’eu est tirée avec prolit pour ses actionnaires et pour le commerce montréalais.La banque d’Hochelaga prend rang parmi les bonnes institutions financières du Canada.—(Moniteur du Commerce).Nous sommes heureux, dit encore un autre journal, de constater que nos institutions financières canadiennes, à l’instar de leurs émules, les banques anglaises, font excellente figure, malgré les obstacles qu’elles ont rencontrés.Nous avons publié le rapport de la Banque d’Hochelaga.Le résultat des opérations du dernier exercice de cette banque, 1896-1897, est très satis- faisant, non-seulement pour ses actionnaires, mais aussi pour le pub'ic.Le fait notable à relever dans le compte rendu des dernières opérations de la Banque d’Hochelaga, c’est l’augmentation de son capital-actions payé et de sa réserve.La souscription du nouveau stock s’est faite à prime.La banque a réalisé $37,110 de ce chef et a porté son capital payé, qui était de $800,000 le 31 mai 1896, à $985,550 cette année.La réserve qui était de $345,000, l’an dernier, s’élève aujourd’hui à $400,000, soit à environ la moitié de son capital.Voilà un progrès d’autant plus remarquable qu’il s’est accompli au milieu des difficultés que nous avons signalées.La Banque d’Hochelaga possède la confiance des capitalistes.Le succès de sa dernière émission d’actions en fait preuve.La banque a émis $200,000 de stock.Cette émission a été rapidement couverte, et le produit tout payé, moins $7,000, en moins de trois mois, du 1er mars au 31 mai, bien que les souscripteurs eussent un délai de dix m >is pour leurs versements.Les nouvelles actions ont été émises à 120, pour les actionnaires ; celles qui n’ont pas été souscrites par les actionnaires ont été vendues, libérées, à la bourse à $130 et $132£.C’est là, nous le répétons, la preuve de l’excellente réputation dont jouit la Banque d’Hochelaga auprès du public.Quelques autres chiffres montrent encore que la Banque d’Hochelaga suit toujours la progression ascendante.Les profits de l’année ont monté en réalité, à 9J p.c.du capital employé, soit à $119,416.57, y comprise la balance de $4,125.15, reporté de l’exercice précédent au compte des profits et pertes.Les profits, l’année précédente, n’ont été que de $85,125.15.Sur ces profits de l’année, la banque a payé ses deux dividendes accoutumés de 3£ p.c.— en tout $57,050—et a augmenté sa réserve de $35,000.Les dépôts portant intérêt comme ceux ne portant pas intérêt ont sensiblement augmenté.Ils étaient, l’an dernier, de $3,800,000, cette année ils atteignent $4,000,000.La circulation n’est pas restée stationnaire, elle dépasse de plus de $100,000, celle de l'an dernier.Le capital en mouvement, durant le dernier exercice, se chiffre à $6,490,542.61, contre $5,838,659.10, en 1895-1896.—Le Monde.La Banque Ville-Marie.Nous invitons le lecteur à parcourir le compte rendu des opérations de la banque Ville-Marie pour le dernier exercice.Ce compte rendu est satisfaisant.Le président, en déposant le rapport de ses collègues directeurs, a noté certains faits actuels d’importance à propos de nos produits agricoles.L’espace nous fait défaut pour commenter ces faits ; mais il nous sera bien permis d’attirer l’attention de nos amis sur leur portée.La banque Ville-Marie faits de grands efforts pour favoriser l’exportation des produits agricoles et il ne tient qu’aux hommes entreprenants de profiter de ses bonnes dispositions.“ Moniteur du Commerce 8 Et aujourd’hui, bien que l’on connaisse la première étape de la politique nouvelle, on ne peut prévoir au milieu de ses hésitations et de ses reculs, où seront ses autres stations.C’est dire que l’année, qui commence, n’offre pas plus de garanties que l’année qui vient de s’écouler.Et jusqu’à ce que les résultats de l’application du nouveau tarif soient connus, la condition des affaires restera sensiblement la même.Il n’y aurait que de riches récoltes, l’exécution des grands projets de développement promis, pour changer accidentellement la face des choses, et tout cela dépend encore d’un avenir indéfini.C’est ce que les banquiers canadiens ont vite compris, et leur politique financière, depuis deux ans, a été conforme aux circonstances, comme elle le sera sans doute par la suite.Mais, malgré les épreuves du passé et le peu de promesses pour l’avenir, la situation de nos banques ne laisse pas d’être très satisfaisante.Le dernier rapport de la Banque Jacques-Cartier, entr’-autres, le démontre amplement.Comparé à l’exercice de 1895-1896, l’exercice de 1896-1897, de la Banque Jacques-Cartier, montre une augmentation dans les affaires.Les dépôts dépassent de $600,000 ceux de l’année précédente, —preuve de la confiance dont cette banque jouit auprès du public.Le chiffre de la circulation est aussi beaucoup plus élevé.Les profits nets de l’année sont aussi supérieurs à ceux de 1895-1896, et, après avoir payé un dividende de 3 p.c., la banque a porté à son crédit de profits et pertes, $11,292.70, contre $7,352.18, en 1896.Un capital-actions plus élevé eût inévitablement permis à la banque d’opérer plus largement, les bénéfices eussent été plus considérables.C’est ce qu’a fait remarquer le gérant-général, M.Tancrède Bienvenu, dans ses excellents commentaires sur la situation.Nombre d’actionnaires et d’amis de l’institution ont déjà manifesté le désir de voir augmenter son capital.“ Le commerce canadien-français, comme l’a dit fort à propos M.Bienvenu, trouverait alors dans ses propres institutions une grande partie de l’accommodation dont il a toujours besoin.” Espérons que ce progrès sera réalisé.Nous ne pouvons qu’applaudir à un semblable projet qui ne pent qu’être bien vu par le commerce canadien, dont l’émulation sera ainsi stimulée par des institutions nationales.” Le rapport, dit un autre journal, de la Banque Ville-Marie, exercice 1896-1897, a été soumis, à ses actionnaires.Comme pour les autres banques, les temps difficiles ont exercé leur influence sur les opérations de l’année.En dépit de ces contre temps, les affaires de la Banque Ville-Marie ont sensiblement augmenté.Le capital en mouvement a été de $1,890,653.32 contre $1,793,834.50, l’année précédente ; les dépôts portant intérêt à $873,671.69 contre $843,911.16, les dépôts ne portant pas intérêt à $221,516.10 contre $163,319.08 ; les profits net à $30,154 contre $29,903.La banque a payé 6 p.c.de son capital payé de $479,620, en dividende—soit $28,277.20—et a porté $5,558 à son compte de profits et pertes.La circulation a été de $284,805 contre $271,637 en 18951896.La banque tout en satisfaisant les exigences légitimes du commerce a, par prudence, limité ses escomptes et n’a accepté que les effets commerciaux de première marque donnant un intérêt moins élevé.Les opérations se sont conséquemment ressenties des mesures de protection et de sûreté auxquelles elle a dû avoir •recours.Mais le résultat en est définitive favorable, et pour une année comme celle que nous avons passée, les directeurs de la Banque Ville-Marie ont heureusement opéré, et leur succès est digne do félicitations.La Banque Jacques-Cartier.Le président de la Banque Jacques-Cartier, l’honorable M.Desjardins, disait, devant l’assemblée des actionnaires de cette banque, le 19 juin 1896 : “ Les espérances que nous exprimions, l’année dernière, sur la tournure des affaires plus favorable à la banque, ne se sont pas réalisées, grâce à certains événements financiers bien connus qui, pendant un certain temps, ont affecté plus directement la classe d’hommes d’affaires du sein de laquelle nous recrutons notre clientèle.Il en est résulté la nécessité pour nous de redoubler de prévoyance, de limiter strictement le chiffre de nos opérations et de diminuer en conséquence nos sources de bénéfices.” A l’ouverture de l’exercice de l’année écoulée, il fallait, en effet, redoubler de prévoyance, limiter strictement les opérations aux besoins légitimes du commerce et diminuer en conséquence les sources de bénéfice.Les mauvaises influences, qui agissent sur le commerce, l’industrie et la vie des affaires, s’étalent, depuis plus d’un an, lourdement fait sentir et ne promettaient pas de s’effacer de sitôt.A cette époque, on ne pouvait savoir ce que la politique allait nous apporter.C’était la “ paix ou la guerre,” la paix si nous ne détruisions pas, par un brusque changement, l’œuvre accomplie avec tant de difficultés et de sacrifices, la guerre si nous ouvrions notre marché à la concurrence et à l’envahissement étrangers.Dans cet état de grave incertitude, le commerce et l’industrie, les affaires en général, se sont ralentis ; les banques, pour se tenir sur un terrain sûr, ont rétréci le champ de leurs opérations, se sont arrêtés à la politique de conservation, ont évité les aventures, préféré, avec raison, le gain certain, mais plus faible, au gain plus fort, mais probléma, tique.Extrait du “ Monde." La Fête Nationale du 14 Juillet, à Montreal La Colonie française de Montréal a dignement célébré sa fête nationale, le 14 juillet courant.Cette fête a commencé par la célébration d’une messe solennelle pour la France à la chapelle du Sacré-Cœur, à Notre-Dame.La plupart des membres de la Colonie française y assistaient, ayant à leur tête M.le Consul Général de France, M.Duchastel de Montrouge, chancelier du consulat, 7 M.de St-Phal, secrétaire, les présidents des Sociétés avec le plus grand soin, ne sont donc qu’appro-de l’Union Nationale française et de la Société fran- ximatifs.Ils sont naturellement moins précis çaise de Secours Mutuels avec les membres du bu- pour la Colombie et les Territoires que pour les reau de l’Union Nationale française.provinces plus anciennement colonisées du versant On remarquait, dans la réunion, plusieurs magis- de l’Atlantique, trats de Montréal, et les notabilités de cette ville, qui avaient tenu à donner, à l’occasion du 14 juillet, un témoignage de sympathie à la nation française.Grâce à l’obligeance de M.Ratto, maître de chapelle de Notre-Dame, la messe a été accompagnée de Québec chants religieux parfaitement rendus.Elle était Tant p.100 Superficie des forêts des sur la superforêts flcie totale Superficie totale PROVINCES TERRITOIRES hectares hectares 56.887.200 26,447,500 58.920.200 30,177,800 Nouveau-Brunswick.7,277.600 3,824,200 Nouvelle-Ecosse.5,322,200 1,674,100 dite par M.l’abbé Colin, supérieur du Séminaire de Ile du Prince-Edouard.518,000 206,400 Montréal, qui a prononcé une chaleureuse allocu- Colombie Britanniq'ûe: ! Sffiwo 73.955,6m tion dans laquelle il a montré la “ France d’aujour- Alberta.27,285,900 16,746,800 d’hui” comme la digne continuatrice de la “France Saskatchewan lljfl’.lœ 15,284,8% d’autrefois.” Athabasca.26,753,700 15,358,100 Territoires non organisés 511,039,000 131,786,000 46.5 Ontario 51.2 52.6 31.5 39.6 40.0 74,7 61.4 5.8 58.4 57.4 25:8 A trois heures de l’après-midi ont eu lieu les fêtes françaises ouvertes par M.le Consul-Général de France, entouré des membres de la colonie française, dans le jardin public du Parc où étaient exposés les lots de la tombola faite au profit de notre maison de refuge.C’est là que le dévouement des dames françaises s’est exercé pendant trois jours pour assurer les ressources de cet établissement charitable.Nous devons les plus profonds remerciements au zèle de ces auxiliaires précieuses qui savent rendre l’aumône facile et agréable et la paient au centuple par leurs plus aimables sourires.Enfin, le soir, dans un grand banquet, se trouvaient réunis, avec quelques invités de nationalité canadienne, les notabilités de la colonie française sons la présidence du Consul-Général de France ; M.A.Kleczkowski qui s’est toujours montré si dévoué à nos œuvres de charité, et dont on ne saurait louer trop hautement l’influence intelligente et sa- 858,719,400 323,426,000 37.66 Considérée d’une manière absolue, la surface de 323 millions d’hectares à laquelle on évalue l’ensemble des terrains forestiers du Canada, constitue pour ce pays une immense richesse.Quelques chiffres suffiront pour donner une idée de la place que l’exploitation et l’utilisation des produits forestiers occupent dans la vie économique de la confédération.Le capital engagé dans les diverses industries dont le bois constitue la matière première est de 500 millions de francs.Les produits manufacturés annuellement ont une valeur de 550 millions de francs et les salaires payés s’élèvent à 150 millions.Le bois figure pour un cinquième dans le fret transporté par les chemins de fer et pour les deux-tiers dans celui qui voyage sur les canaux.La consommation locale annuelle du bois est énorme.Le recensement de 1891 l’évalue à 40,534,000 mètres cubes, ce qui, pour une population de lutaire, a prononcé quelques chaudes paroles en portant la santé de la France et du président de la République, avec ce tact et cette éloquence élevée 4,833,000 habitants, représente 8 me.o9 par tête, dont il a le secret.Il a fait ressortir les avantages alors qu’en France chaque habitant ne consomme, tant eu bois de feu qu’en bois d’œuvre, que 0 me.75.qu’offrent l’union et la concorde parmi les membres de la colonie, surtout dans ce pays où tant de sympathies existent en faveur de notre chère France.L’exportation annuelle est évaluée à 17,372,000 mètres cubes.En l’ajoutant à la consommation, on voit qu’on demande chaque année 57,906,000 mètres cubes aux forêts du Canada, soit en nombre rond 58 millions de mètres cubes.LES FORETS DU CANADA.'" Une réalisation de 58 millions de mètres cubes La surface des forêts du Canada n’est pas encore exactement connue.Les renseignements donnés sur une surface de 323 millions d’hectares peut, dans le tableau qui suit, bien qu’ayant été recueillis au premier abord, paraître extrêmement modérée.Mais nous devons faire observr, en premier lieu, (1) Nous publions et recommandons à l’attention de nos que' ce cube a été consommé ou exporté, en partie, lecteurs les extraits suivants tirés d’une brochure parue en ., , ,,, ., , , ’ France, due à la plume compétente d’un inspecteur des SOUS forme de marchandises débitées.Il faut done forêts de France, M.Mélard.Ses appréciations sur l’avenir des forêts en Canada sont fort intéressantes, comme on .pourra en juger.Elles élucident une question vitale et qui houppierS, des portions non utilisées, laissées Sur ki\'k'îiesse'forèst?ère m^Canad'amCn^ ' °*"* dc la durée de place.Or, quand des bois sont destinés à subir de longs transports, ils doivent forcément être de ajouter au volume utilisé celui des déchets, des (Note de la rédaction.) 8 La population du Canada est, en effet, encore très faible.Elle atteint à peine 5 millions d’habitants.C’est très peu pour un pays qui, nous l’avons dit, a une surface presque égale à celle de l’Europe, jouit d’un climat très sain, possède d’immenses étendues propres à la culture des céréales ou à l’élevage du bétail et est riche en gisements minéraux à peine exploités.Mais cette population grandit de jour en jour et augmenterait plus rapidement encore sans l’émigration qui se dirige du Canada vers les Etats Unis.Dans un avenir assez prochain, le Canada aura plusieurs dizaines de millions d’habitants.Or l’accroissement de la population se traduira à la fois par de nouveaux défrichements et par une augmentation de la consommation du bois.Soumis à cette double influence, l’écart qui existe actuellement entre la production des forêts et la consommation locale ira sans cesse eu s’atténuant, et il arrivera forcément un moment où les exploitations devront se réduire sous peine de ruiner le pays.Si, en effet, la diminution de la surface boisée était justifiée au début, alors qu’il fallait livrer à la colonisation des terres arables et des emplacements pour les villes et les villages, elle deviendrait désastreuse le jour où elle abaisserait la proportion du boisement à un taux tel que l’état climatologique du pays en serait profondément modifié.Au Canada, comme en Russie, la prospérité agricole est intimement liée à la présence de grands massifs boisés destinés à arrêter les vents populaires.Mélard, Inspecteur des forêts en France.très bonne qualité, sous peine de n’avoir plus, rendus à destination, qu’une valeur inférieure aux frais de manipulation et de fret.Dans les pays neufs, comme le Canada, on ne peut envoyer hors forêt, en vue de l’exportation, que de belles marchandises, ce qui a pour conséquence d’augmenter la proportion des déchets.D’après ces considérations, il semble qu’il n’y aurait aucune exagération à porter le volume en grume réellement exploité à 80 millions de mètres cubes.Dans les territoires organisés ou non organisés, la population étant encore très peu dense, la consommation est faible ; d’autre part, l’exportation est à peu près nulle.Les 80 millions de mètres cubes ont donc été recueillis, pour la plus grande partie, non pas sur l’ensemble des forêts du Canada, mais sur celle du versant de l’Atlantique et de la Colombie britannique, c’est-à-dire sur 136 millions d’hectares.Il est évident aussi que les coupes ne s’étendent pas uniformément sur ces 136 millions d’hectares.Elles sont concentrées sur les points les plus accessibles, ceux où les transports par les fleuves, les rivières, les chemins de fer sont les plus faciles.Il en résulte qu’une réalisation qui, envisagée dans son ensemble, paraît peu intensive est, en fait, très épuisante pour certains massifs, que la surface boisée diminue d’année en année et qu’un grand nombre de forêts s’appauvrissent de plus en plus.Les exploitations et les défrichements ne sont d’ailleurs qu’une des causes de la destruction des forêts du Canada.Des incendies, accidentels ou allumés à dessein, occasionnent depuis si longtemps des ravages si considérables que l’on estime qu’il y a plus de résineux détruits par le feu qu’il n’y en a d’abattus par les exploitants.Dans l’état actuel, il est certain néanmoins que le Canada possède une surface boisée largement suffisante pour satisfaire à la fois à sa consommation et à son commerce extérieux.Cette situation est-elle destinée à durer indéfiniment 1 Nous ne le pensons pas.Remarquons d’abord qu’en admettant comme exacts les renseignements du tableau des contenances que nous avons donné précédemment, le taux de boisement de l’ensemble du Canada serait de 37.66 p.100.C’est certainement une proportion élevée, mais elle est inférieure à celle que l’on constate en Suède, 41 p.100, peu différente de celle qui existe en Russie et ne dépasse que de moitié celle que l’on trouve en Allemagne, 25.8 p.100.La richesse forestière du Canada tient donc plutôt à l’étendue des forêts par rapport à la population qu’à son taux de boisement.(A suivre).REVUE COMMERCIALE.Montréal, 15 Juillet 1897.La fin de la session du parlement fédéral, il y a quelques jours, a mis fin à toutes les incertitudes concernant les droits de douanes.Des relèvements de droits ont été accordés, à la dernière revision du tarif, aux manufacturiers canadiens qui se plaignaient de n’être plus suffisamment protégés ; quelques autres modifications de détail ont été faites aussi, mais, en général, les premières dispositions ont été maintenues.La question du tarif différentiel en faveur de l’Angleterre a pris une tournure assez bizarre.Après avoir affirmé que le tarif ne devait s’appliquer qu’à l’Angleterre et à quelque colonie libre échangiste, on en est arrivé à la conclusion que les traités entre l’Angleterre d’un côté, la Belgique et le Zolwerein allemand da l’autre, ne permettaient pas ce genre de préférence pour les produits de la Métropole.Sir Wilfrid Laurier, dans ses discours en Angleterre, revient sans cesse 9 .12.OU à 10.00 .25.00 à 35.00 .20.00 à 30.00 .25.00 à 35.00 .55.00 à 60.00 Tilleul (bois blanc).Noyer tendre.Chêne blanc.rouge.“ scié sur le grain.Grains.—Les exportations d’avoine et de pois ont été considérables, les mêmes débouchés nous étant ouverts comme le mois dernier et les prix de ces denrées ont été notablement plus élevés.On a aussi exporté beaucoup de maïs et de blé aux Etats-Unis.L’orge et le sarrasin ont donné lieu à fort peu d’affaires pour l’étranger.On cote à Montréal en entrepôt : Blé Manitoba No 1 dur par 60 livres “ “ No 2 “ “ “ d’Ontario d’hiver, “ d’Ontario de printemps, “ l’ois No 2, par 60 livres.Avoine blanche No 2, par 34 livres “ mélangée “ Orge à matter, par 48 livres.Orge à moudre “ .Seigle, par 50 livres.Farines.—Malgré la faiblesse constante des marchés anglais, nos meuniers de Manitoba ont pu encore placer plusieurs lots de farines fortes à Londres, à des prix satisfaisants.Le marché local a été calme, le commerce et la boulangerie n’achetant que de petites parties et les prix ont subi plusieurs baisses successives.On cote à Montréal en entrepôt par baril de 196 livres net : sur ce sujet et demande que l’Angleterre dénonce ces traités.Si elle ne les dénonce pas, le Canada, dit-il, devra revenir sur cette législation.Or, comme l’Angleterre ne paraît pas disposée à dénoncer les traités, il est probable que le tarif différentiel disparaîtra à la prochaine session du parlement.Le commerce intérieur du pays, depuis notre dernière revue, a reçu un coup de fouet des préparations aux fêtes du jubilé de diamant de la Reine et de la célébration de ces fêtes, puis il est retombé peu à peu dans sa tranquillité antérieure.L’exportation toutefois a été très active en bois, grains, beurre, fromage, laines et autres produits du sol.L’importation a quelque peu diminué, malgré les réductions du tarif, parce que la capacité d’absorption du consommateur a elle-même diminué.Le relevé des faillites du second trimestre de 1897, indique une diminution assez légère dans le nombre et dans le passif des faillites ; mais cela provient surtout de la diminution du nombre des commerçants qui était, d’ailleurs, en nombre trop considérable pour que tous puissent prospérer.Nous venons de passer huit jours sous les tropiques.Le thermomètre s’est tenu pendant ces huit jours entre 80 et 92 degrés Fahrenheit (de26.6 à 33.3 degrés centigrades).Cette chaleur a fait beaucoup de bien aux récoltes qui promettent maintenant un rendement moyen, sauf pour le foin qui sera rare et de qualité inférieure.Bois de construction.—L’exportation sur l’Angleterre est toujours très active, pour le bois vendu d’avance et livré sur contrat ; mais une baisse subite de 10s.par standard sur les madriers d’épi-uette (spruce) en Angleterre a eu pour effet de décourager les expéditions en consignation.Le marché des Etats-Unis n’est pas encore corn, plètemvnt fermé aux bois canadiens.Washington a réduit de moitié le droit que M.Diugley voulait imposer sur les sciages de pin blanc, ce qui permettrait un certain mouvement si le Canada n’impose pas de droit d’exportation sur les billots.Mais tout cela n’est encore qu’à l’état d’hypothèse et l’incertitude ne cessera qu’après la signature du bill Diugley par le président des Etats-Unis.En attendant les prix ici sont sans changement.Ou cote f.a.b.à Montréal : Madriers .$0.82 .0.80 .0.75 .0 72 .0.51 .0.28J .0,26$ 0.40 .0.32 .0.49 .$4.00 à $4.20 .4.00 à 410 3.65 à 3.75 3.80 à 3.90 Foin.— U y a incompatibilité complète entre les exportateurs de foin et les cultivateurs de nos environs.Les derniers demandent des prix impossibles, de sorte que tout le commerce qui se fait pour l’étranger — Etats-Unis et Angleterre — consiste en foins du Haut Canada que l’on peut encore acheter à des prix raisonnables : No 1 de $7.50 à $7.75, No 2, de $6.50 à $6.75 aux stations, ce qui met le prix au port d’embarquement à $10.50 et $11.50 la tonne, respectivement.On expédie aussi en Angleterre des foins de trèfle qui reviennent à $6.75 ou $7.00 au quai d’embarquement.Laines.—Le marché des laines est terne ici ; il n’y a pas de stock disponible en toison et la laine arrachée s’écoule au fur et à mesure qu’elle est mise sur le marché.Dans le Haut Canada, les acheteurs des Etats-Unis ont fait de forts achats aux prix de 20 à 22c pour laines de toison ; mais le tarif qui entre prochainement en vigueur va arrêter ce mouvement.Nous Cotons : Toisons du Canada lavés à dos “ “ en suint.“ “ arrachées (d’ag) blanche 0.20c à 22c la livre.“ “ “ noir.0.17c à 18c Patente d’hiver.“ du printemps Straight roller.Forte de boulanger (Manitoba).Le Sénat de .Par 1000 pds B.M.$12.00 à $22.00 .12.00 a 20.00 .10.(X) à 18.(X) .10.00 à 15.00 Pin blanc.Pin jaune.Epinette .Pi'uche.Bois de menuiserie et
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