Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1901, Juillet
f No 96 HUITIEME ANNÉE Juillet 1901 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA Chambre * Commerce française DE MONTREAL TIRÉ A MILLE EXEMPLAIRES Prix d’Abonnement 10 francs par an.SIÈGE DE LA CHAMBRE 10 RUE DE L’HOPITAL, MONTREAL Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTRÉAL, Can.10 RUE DE L’HO-ITAL Adresse télégraphique : "GALLIA" Montréal.Le Bureau est ouvert tous les j urs, sauf le dimanche, de 9 hrs à midi et de 1 heure à 3 heures.Avis aux membres adhérents notamment sur les vins, jambons, papiers, produits chimiques, viandes en conserves, etc.Sur la proposition de M.Pinoteau, secondé par M.Cordon, M.Louis Hamon, commerçant, 246 Bishop à Montréal, est élu membre actif.Sur la proposition de M.le Président, la Chambre s’ajourne au mois de septembre, le travail courant étant ajouré par M.le Président et le secrétaire-adjoint.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Les cotisations partent du 1er janvier, quelle que soit la date de l’adhésion.Cependant exception est faite pour les adhésions arrivant dans le courant du dernier trimestre de l'année ; les nouveaux membres adhérents, reçus pendant ce trimestre, ne doivent que la cotisation de l’année suivante.Nous rappelons qu’adhérer à notre chambre, ce n’est pas s’abonner à un journal.On reste membre tant que l’on n’a pas donné sa démission et, si cette démission est reçue après fin janvier, la cotisation de l’année commencée est due en entier.rue une LES VINS D’ALGERIE Alger, ier juillet 1901.Ainsi que nous le faisions pressentir dans notre précédent rapport, la vigne continue à être l’année dernière, et favorisée par un temps splendide, la prochaine récolte de vins en Algérie, se présente jusqu'ici sous les auspices les plus favorables.Cependant on a pu constater en plusieurs points du vignoble, que les raisins sont en moins grand nombre les ceps que l’année dernière.On peut donc prévoir, d’ores et déjà, une récolte un peu moins abondante.Cela n’est pas pour nous déplaire, surtout si, l’espérons, la qualité bénéficie du déficit dans la production.en avance sur Comptes rendus des séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.SÉANCE DU 27 JUIN 1901 Extrait du proces-verbal de la séance du vingt-sept juin mil neuf cent un, tenue sous la présidence de M.Emile Galibert, président.Sont présents : MM.Jonas, Rougier, J.Herdt, Boues-nel, Cordon et Monier.Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient plusieurs demandes de renseignements, sur comme nous Nous aurions dans ce cas une récolte extrêmement intéressante a offrir cette année aux acheteurs de vins d’Algérie.En attendant, la situation reste inchangée sur les vins de 1900 : Les vins rouges de belle qualité et de tenue 74 c’est tout simplement la France d’aujourd’hui.Elle n’a pas le même âge ; elle ne porte pas les mêmes vêtements ; elle a introduit des modifications importantes et nécessaires dans l’aménagement intérieur de sa maison, mais c’est toujours la même personne.En terminant, M.le consul général insiste sur l’esprit d’union dont doivent s’inspirer les Français loin du sol natal.“Sans doute, ajoute-t-il, aucun des incidents de la vie nationale ne nous laisse indifférents, mais, placés moins près de la lutte des partis, nous restons plus indépendants de leurs passions.Nous nous accoutumons à considérer et à aimer la France telle que l’enchaînement des circonstance l’a faite, mais à l’aimer dans toute la suite de sa longue histoire et dans tout le rayonnement de son puissant génie.“Nulle part une semblable conception des choses ne s’impose davantage que sur cette terre du Canada, encore toute vibrante d’histoire française.Aux Canadiens, nous ne devons pas nous lasser de répéter que la France de leurs pères est bien la même que celle d’où nous venons et dont nous célébrons aujourd'hui, d’un même élan et d’un même cœur, la fête nationale.” A la santé du Canada, M.J.X.Perrault, ex-commissaire du Canada à l’exposition de Paris, répondit en termes appropriés.M.H.Beaugrand, ex-maire de Montréal et d’autres orateurs diserts se firent entendre ensuite et la soirée se termina à une heure très avancée.Le dimanche 14 juillet, une messe solennelle pour la France était dite en l’église Notre-Dame, (propriété du séminaireSt-Sulpice, succursale du séminaire de Paris,) par M.l’abbé Gaudin, sulpicien, aumônier de l’Union Nationale.U11 chœur de 100 voix, dirigé par le maître de chapelle M.MacMahon, rendit très brillamment la messe solennelle de Gounod.Le sermon de circonstance fut prêché par M.l’abbé Tournet, aussi sulpicien, professeur au séminaire de Montréal, ce sermon, tout plein de poésie et vibrant de patriotisme, a fait essuyer furtivement plus d’une larme à ceux qui entendaient si bien parler de la “ douce France.” Dans l’après-midi du dimanche, toute la journée du lundi et du mardi, la fête s’est continuée au parc Riverside, où M.le consul général s’est rendu dès le commencement, et où il a inauguré la série des divertissements.Le parc copieusement et artistiquement décoré, présentait un coup d’œil féérique.De grands arbres y procuraient un ombrage très apprécié, par ces jours de chaleur torride ; la berge du fleuve, sur laquelle il donne offrait aux amateurs de canotage les moyens de se livrer à leur sport favori.D’une estrade improvisée, tombaient de charmants concerts.Tout enfin était calculé pour attirer, réjouir et charmer la foule des amis de la France qui envahissait ces jours-là le parc Riverside.assurée sont pour ainsi dire épuisés au vignoble.On se hâte depuis quelques jours de ramasser le peu qui restait et à des prix fermes.Les autres vins demeurent délaissés, ou se vendent à de très bas prix, pour être distillés et convertis en alcool.Les vins blancs réussis sont très demandés en ce moment.Lung Frères.LE 14 JUILLET La fête nationale de la France a été célébrée cette année par la colonie française de Montréal, avec un éclat inaccoutumé.L’Union Nationale Française avait, comme d’habitude, pris l'initiative de l’organisation, et la série de fêtes qu’elle a données ont été parfaitement réussies.La célébration a duré trois jours, et même trois jours et demi, car elle a débuté par un banquet le samedi soir, le 13 juillet, et s’est continuée les dimanche, lundi et mardi suivant.Au banquet d’inauguration ont pris place une centaine de convives, tout membres de la colonie qu’invités.Le menu, œuvre d’un cuisinier français émérite, M.Auguste Dubray était excellent, les vins exquis, et à l’heure des toasts, la bonne humeur et la gaieté, deux qualités que compatriotes emportent partout avec eux, rayonnaient sur toutes les figures.On a toasté, d’abord, le roi d’Angleterre, dont nous sommes les hôtes, et cela se devait.Cette formalité accomplie, on a bu à la France.En portant la santé de la mère patrie, M.Beullae, s’adressant à des Français et des Canadiens français réunis pour fêter ce glorieux pays, leur a demandé de continuer l’œuvre commencée par les Français d’il y a deux siècles et d’implanter profondément, si profondément qu’on ne puisse jamais l’en arracher, l’idée et l’influence française au Canada.Il a recommandé aux Français de s’attacher à bien faire comprendre et aimer la France, qui, parfois, suit des chemins dont on ne voit pas bien la direction, mais qui est toujours la France, dont il ne peut sortir que de grandes conceptions et de grandes œuvres pour le bien«de l’humanité.M.Kleczkowski, consul général de France, répondit sur un ton de bonne humeur, au discours de M.Beulac qu'il trouve légèrement teinté de mélancolie.“Je ne m’inquiète pas, dit-il de ce qui se passe en France, même quand parfois les choses peuvent paraître embrouillées ; je sais qu’elles finiront toujours par s’arranger.La France est nn pays de bon sens, comme elle est la terre du gai soleil, du vin clair et des femmes aimables.Kleczkowski s’applique ensuite à démontrer l’unité foncière de son développement historique, sous l’inévitable mobilité des aspects extérieurs, “ La France d’autrefois, nos i M.1 . 75 Lundi, dans l’après-midi, eurent lieu des courses Scier personnellement, la légère subvention que comporte d’enfants, des courses de jeunes Slles, courses en sacs, l'adhésion à notre compagnie, jeu du pot cassé, joutes sur l’eau.A huit heures, grande fête vénitienne sur le fleuve.Mardi, courses à la nage ; le soir feu d’artiflce splendide, Nous faisons gratuitement le service du Bulletin à nos illuminations, etc.En résumé, fête splendide et benne recette pour la caisse du Refuge Français, bénéficiaire accoutumé de ces l’obtenir d’une agence, coûterait beaucoup plus que les 15 francs du solde.Et la plupart de nos membres adhérents, en particulier quelques-uns des derniers démissionnaires, ne se font pas faute de nous demander des ren- Nous disons “ subvention,” car on ne saurait prétendre que ces 25 francs sont le paiement de services rendus.adhérents ; c’est déjà dix francs par année, et le moindre renseignement fourni par notre compagnie, s’il fallait fêtes patriotiques.seignements.Nous n’insisterons pas sur la valeur appréciable à prix d’argent des services que nous rendons à nos adhérents.Nous ne sommes pas une agence commerciale ; nos services Nous avons lancé, le mois dernier, des traites de 25 sont gratuits ; le gouvernement nous subventionne et nous francs chacune tirées sur chacun de nos membres adhé- NOS ADHERENTS fournit à peu près la moitié de notre budget ; le reste rents.Quelques-uns d’entre ces derniers ont profité de provjent delà libéralité patriotique de nos adhérents et de l’occasion pour nous adresser leur démission, deux ou trois ajoutant que la traite tirée sur eux serait retournée nos propres contributions.Car, non seulement nous donnons notre travail gratuitement à nos correspondants de France, mais nous payons nous mêmes 25 francs chacun Nous ferons remarquer, d’abord, que la contribution par année pour obtenir ce privilège, de 25 frs.par année imposée à nos membres adhérents impayée.Et l’on nous pardonnera un grognement de mauvaise est payable d’avance pour l’année qui commence au 1er humeur lorsque nous voyons des négociants français, janvier.Ce n’est que par courtoisie que nous attendons riches et prospères probablement plus qu’aucun d’entre le milieu de l’été pour en faire faire le recouvrement, nous, nous refuser la bagatelle de 25 francs lorsqu’ilsn’ont Nos règlements portent aussi que nous ne pouvons ac- plus besoin personnellement de nos services.L’année cepter une démission à moins que toutes les contributions dernière, un de nos adhérents, d’une de nos villes cornaient été payées, y comprise celle de l’année courante, merciales du midi, nous envoyait, par une malle, sa démission ; et, par la malle suivante, une lettre nous Parmi les lettres de démission que nous avous reçues depuis une quinzaine, il en est qui émanent de négociants priant de nous occuper d'un litige qu’il avait au Canada, ou de maisons de commerce à qui nous avons rendu per- Il va sans dire que nous avons pris la défense des intérêts sonnellement des services que nous croyons très appré- de ce monsieur, tout comme s’il fût resté notre adhérent, ciables et qui, dans tous les cas,nous ont coûté du travail, Nous souhaitons sincèrement à ceux qui viennent de des démarches et quelques déboursés.Ou croit, mainte- démissionner de ne pas passer par d’aussi désagréables uant, ne plus avoir besoin de nous et l’on démissionne expériences, non pas pour que nous ayons moins à nous pour ne pas avoir à payer ces 25 francs, qui pèsent lour- occuper de leurs intérêts, mais parceque, dans un dement sur le budget de la maison de commerce, sans doute, et qu’011 ne saurait dépenser, sans espoir d’en tirer directement profit, simplement pour encourager une œuvre d’expansion française.cas de ce genre, il nous semble qu’on doit se sentir considérablement humilié d’être obligé de recourir aux bons offices de gens que l’ou vient de congédier comme inutiles.Il nous est très pénible de constater cette étroitesse de vues de négociants, chez qui on devrait trouver au contraire une plus large appréciation des sendees que rendent au commerce de la France, à l'influence française hors de France, les chambres de commerce françaises à l'étranger.Cela nous est d’autant plus pénible que nous venons de très étudié de M.Gabriel Hostachy, titulaire d’une bourse subir de lourdes pertes, dont notre caisse gardera long- commerciale de séjour à l’étranger et résidant à Montréal, temps le souvenir.C’eût été, il nous semble, après l’incendie qui a détruit le fruit de tant de travaux et de tant de dévouement absolument désintéressé de notre chambre, pulpe ou cellulose est, depuis quelques années, devenue c’eût été l’occasion de montrer un peu de patriotisme une des industries les plus importantes, pratique en nous continuant, même sans espoir d’en béné- LA PATE DE BOIS CANADIENNE Le Moniteur Officiel du Commerce publie un rapport En voici le début : Montréal.La fabrication des pâtes de bois, de la Jusqu’à ces dernière années la Scandinavie n’avait ren- 1 76 contre aucun concurrent sérieux sur les marchés d’Europe, mécaniques d’une valeur de 17,215,664 francs, dont et sa pulpe y était assurée d'un placement avantageux 56,264,52okilogsdeSuède,5,6o5,359kilogsd’Allemagne.auprès des fabricants de papier.Mais un nouveau cou- En pâtes chimiques, en 1899, la France a importé current a surgi, qui prétend lutter avec succès contre les 46,424,335 kilogs, valant 16 millions 712,761 francs, dont anciens pays producteurs sur les marchés d’Europe.11,634,716 kilogs venant d’Allemagne, 11,364,049 de ous allons montrer les raisons pour lesquelles le Canada, Norvège, 6,915,774 de Suède, 9,304,407 d’Autriche-maigre son entrée en scene relativement récente, prétend ainsi, et dans une période relativement rapprochée, sinon à une situation prédominante sur les marchés d’Europe, du moins à une place beaucoup plus importante que 1 n a ete porté a le croire jusqu’à ces dernières annéees.Hongrie, 3,263,596 de Suisse et 2,893,453 de Belgique.Un marché tel que le marché français, qui importe annuellement 132,502,654 kilogs de pâtes mécaniques et chimiques, soit environ 132,000 tonnes, valant 33,928.41 francs, non seulement n'est pas à dédaigner, mais, au Le Canada, et surtout la province de Québec, est placé contraire, est bien digne d’attirer l’attention des pays dansdes conditions exceptionnelles pour la fabrication de telsqueleCanada.quicherchentàcréerdesdébouchées la pulpe.Ses immenses forêts de conifères contiennent sir: Ja^™:Tab“cateLps, que 1 épinette blanche du Canada (white spruce) donne une ’on aux produits de leur industrie.un qui peut trouver, d’après les assertions d’autorités en la matière, un placement très avantageux, surtout dans le sud de la France.pulpe supérieure à celle de la Norvège ou de la Suède et commande, sur le marché anglais en particulier, prix supérieur au produit delà péninsule Scandinave.un De plus, lapête de bois canadienne est comprise dans le traité franco-canadien et jouit à l’entrée en France du tarif de douane minimum.Cependant jusqu’ici la pulpe canadienne n’avait pu profiter de cet avantage à entrée eu France, par suite de l’absence de ligne régulière _ directe de vapeurs entre la France et le Canada.Mais "" Le Canrda Possède de très nombreux cours d’eau, qui cet obstacle n’existe plus maintenant et tout fait prévoir offrent un moyen de transport économique, au moyen du que l’importation française directe de pulpe canadienne flottage, du point d’abattage au point de transformation, est appelée à donner lieu à des transactions très étendues Les pouvoirs d’eau, cascades, chutes, rapides, sont pour et réciproquement avantageuses, ainsi dire illimités dans les régions mêmes où les bois à Nous devons mentionner que les règlements de douane pulpe sont en abondance.Nous citerons la partie orientale français, exigeant que la pulpe soit perforée, ont souvent de la province de Québec, qui comprend la région du Lac été un inconvénient et un obstacle aux essais d’exporta-Saint-Jean et plusieurs parties des provinces maritimes, tion sur la France faits par certaines usines canadiennes La région du Lac Supérieur, dans la province d’Ontario, à diverses époques.La dite perforation entraîne offre d immenses ressources sous ce rapport, et tout parti- outillage spécial que les usines canadiennes ne peuvent entièrement dans cette région de puissants capitalistes consentir à adopter avant d’avoir l’assurance complète américains construisent, à côté d’usines à pulpe, de nom- d’une exportation importante et suivie, et sans être breuses usines de produits chimiques.exposées en aucune façon à voir leurs consignations subir Sous le rapport de la qualité et de la quantité du bois, le Canada possède de sérieux avantages sur les Etats-Unis, dont les forêts se déboisent très rapidement, la fabrication du papier.son pour un Un seul exemple, entre autres, donnera une idée de la des délais regrettables, richesse de certaines régions canadiennes, tant au point de vue de l’étendue de boisement que des quantités de bois et de force hydraulique.Il n’y a pas de doute que les usines françaises désireuses de s’approvisionner au Canada pour la pulpe interviendront de telle sorte auprès des industriels canadiens La dernière exploration, par les agents du gouvernement et auprès de l’administration des douanes françaises canadien de la région du lac Saint-Jean montre que les qu’un mouvement important en résultera pour le plus nombreux cours d’eau qui se déversent dans le lac Saint- grand profit de toutes les parties intéressées.Jean, qui lui-même alimente la rivière Saguenay, peuvent donner une force hydraulique de 700,000 chevaux-vapeur, L’industrie de la pulpe au Canada devrait attirer l’attention des capitalistes français à la recherche de place-qui peuvent être utilisés pour des fins industrielles.On ments qui, à de certaines conditions, peuvent être avanta-a dit que pareil pouvoir excède celui qui peut être fourni geux.Sous le bénéfice de mesures de protection sérieuses, par les cours d’eau de la Suède et de la Norvège.un des meilleurs moyens pour de grands établissements L excellent rapport de M.Hostachy se termine ainsi : français, fabriquant la pulpe de s’approvisionner En 1899,1a France a importé 86,078,319 kilogs deputes Canada, est de suivre l’exemple des américains.Ils an .1 77 Parmi les marchandises représentées par cette somme, évidemment de provenance étrangère ; mais indice de la proportion qu’elles en tenir li- devront obtenir du gouvernement la concession des mites ” disponibles et créer, dans ce pays, de celles qui s’établissent chaque jour à l’aide de il en est nous n’avons aucun forment et, en conséquence, nous ne pouvons des usines du genre capitaux américains.L’ouvrier canadien y trouverait de bons salaires et 1 industrie nationale ne pourrait que profiter de cette mise en compte.Si, maintenant de la somme de $5,467,654 nous soustrayons celle ci-dessus, de $772,788, il nous reste exactement $4,604,866, soit 15 p-c.de l’importation anglaise totale, en marchandises sujettes aux droits.Nos importations de France au Canada faites directement et attribuées à la provenance française devraient être renforcées d’une bonne partie de ces $4,694,846.D’autres parties appartiennent sans doute a 1 Allemagne, à la Suisse, à l’Italie, à la Grèce et à l’Espagne, etc.Mais, tandis que nous n’avions, jusqu’en mai 1900, aucune ligne directe de France au Canada, la Belgique, l’Allemagne étaient desservies par trois lignes: d’Anvers et deux de Hambourg, faisant escale d aux ers.Leurs importations étaient donc moins sujettes à transiter par l’Angleterre.Un coup d’œil jeté sur le détail de certains groupes de marchandises appuiera encore cette opinion.Voici, par exemple, les valeurs de marchandises ayant simplement transité par l’Angleterre, dans le groupe des soieries : œuvre de capitaux étrangers.Gabriel Hostachy.IMPORTATIONS INDIRECTES A la page 614 des Tableaux du Commerce et de la Navigation du Canada, se trouve un résumé par pays d’origine des importations de l’étranger, entrées pour la consommation, c’est-à-dire dédouanées, en 1899-1900.Ce résumé est fait en forme de tableau, où des colonnes spéciales indiquent les importations auxquelles le tarif général a été appliquées et celles auxquelles on a accorde le bénéfice du tariff préférentiel.Or, en consultant les chiffres des importations créditées à la Grande Bretagne, on trouve ; Tarif général- Tarif préférentiel Total.une $ 5,467,654 26,094,109 $31-561,758 $ 993,625 9,961 2,492 25,167 418,150 63,653 14.949 Soies en pièces- Mouchoirs.Matinées.Confections.Rubans.Velours et pluches Autres articles Ainsi, 17 p.c.des importations qui sont au crédit du anglais, n’ont pu être admises au bénéfice du commerce tarif préférentiel.Il serait inexact, cependant, d'en conclure que ce sont exclusivement des marchandises étrangères, car il y a un certain nombre d’articles auxquels ne s’applique pas le tarif préférentiel.Ces articles sont énumérés comme suit à l’annexe D du tarif : Vins, liqueurs de malt, alcools, liqueurs alcooliques, médicaments liquides et autres articles contenant de l’alcool ; tabac, cigares et cigarettes.Dans sa première réduction, cet annexe D énumérait aussi les sucres, mêlasses et sirops de toute sorte, produits de sucre de canne ou de betterave.Mais le gouvernement canadien, désirant venir eu aide aux Antilles anglaises qui se plaignaient de ne plus pouvoir vendre leurs sucres, a, par la suite, retranché les sucres et dérivés de la liste des articles exclus du tarif préférentiel.Il faut, par conséquent, pour trouver exactement la valeur des marchandises étrangères dédouanées au tariff général, quoique désignées comme importées d’Angleterre, en soustraire les vins spiritueux et les tabacs :— $1.527,997 Total Passons maintenant au groupe des lainages : S Couvertures.Casimirs.Draps.Etoffes à pardessus.Tweeds.Flanelles.Boneterie.Châles.Chemises.Bas et chaussettes.Caleçons et gilets de flanelle.Filés.Etoffes mélangées, laine et coton Confections.1,595 4,298 49,375 5,551 28,293 9,620 11,824 5,726 1,369 17,857 3,231 14,083 518,288 89,163 7,635 6,787 1,699 6,787 2,591 Tapis de Bruxelles de tapisserie de Turquie.$ 33U70 16,963 661,615 61,040 Vins non mousseux.Vins mousseux.Spiritueux de toute sorte.Tabacs, cigares et cigarettes Feutres.Etoffes refilées Total $772,788 Total $785-572 78 lui outre des importations transitant par l'Angleterre espace de cent mille milles carrés.D’autres régions et créditées à cette dernière provenance, il doit y avoir boisées se trouvent dans la contrée de la baie Géorgie encore une quantité considérable de marchandises expé- les bassins du Muskoka et du Nipissingue ; les Cantons diées par Anvers avec des factures belges, et portées aux de l’Est ; sur la rive sud du St-Laurent, jusqu’au golfe, Tableaux du Commerce comme étant de provenance et sur la rive nord, depuis le Saguenay, jusqu’à la belge.Puis les marchandises expédiées par New-York Betsiamitz, et peut-être au-delà, jusqu’à Mingan ; et dans la région traversée par les rivières Saint-John, Miramichi, Restigouche et leurs tributaires.une ; et qui sont créditées aux Etats-Unis.U est clair que si les négociations aboutissent à un traité ou même à une simple entente réciproque entre la France et le Canada, comme il y aura avantage à déclarer l’origine française, “ Ces régions renfeiment encore, celles de l’est surtout, une immense végétation d’épinette susceptible d’un abou-nous aurons une statistique plus dant rapport, si elle était traitée avec soin, exacte du mouvement du commerce entre les deux pays, et ce mouvement, au lieu d’être de $5,000,000 en chiffres à 40 pour cent de la superficie du Canada se compose de ronds se rapprochera beaucoup et atteindra probablement terres à bois et de forêts.Ce qui équivaut à dès le début, le chiffre de $10,000,000 ou 50,000,000 de milles carrés, francs.D’après des statistiques faites eu 1894, il ressort que 38 1,400,000 Si la moitié de cette superficie consiste en épiuette, le Canada renferme donc une étendue d’épinette de 450,000,000 d’acres.Dans l’industrie du papier manufacturé avec du bois de pulpe, d’après les procédés les plus récents, une corde d’épinette équivaut à 650 pieds, Forces Hydrauliques et Pates de Bois mesure de planche ; avec cette quantité de matière brute, on fabrique une demi-tonne de pulpe chimique ou une Il y a au Canada, une quantité à peu près illimitée de tonne de pulpe mécanique.Cette pulpe mécanique entre bois propre à la fabrication de la pulpe de qualité supé- pour une moyenne de 80 pourcent, dans la fabrication du rieure.(Suite) papier commun à journaux, avec 20 pour cent de pulpe L’admirable région épinettière du Canada a, pour ainsi chimique.Maintenant, au dire des experts, les meilleures dire, comme frontières, les bornes géographiques du pays terres d’épinette peuvent produire 7,000 pieds de bois, lui-même.par acre.Ce qui représente, par acre, 6 tonnes de pulpe L’épinette croît jusqu’au passage Hamilton, à l’est, et chimique et 11% tonnes de pulpe mécanique, sur la rive nord du golfe St-Laurent ; elle vient aussi à Prenant pour base la pulpe mécanique, et le montant maturité et est d’une bonne grosseur, sur les confins de sa production, à raison de io tonnes par acre, il y a septentrionaux de la baie d’Ugava et au Nord-Ouest, actuellement au Canada, jusqu’au golfe “Coronation rivière Mackenzie.La ligne côtière de la Colombie Anglaise et ses enfoncements sont boisés d’épinette ; le bois est plus dense encore dans la direction du nord.Le personnes intéressées â nos forêts, le Dr.Bell, sous-pin Douglass, universellement répandu, tient le milieu directeur de la Commission Géologique, évalue la superentre le pin et l’épinette, pour la fabrication de la pulpe ; flcie des forêts occidentales du Canada à 1,637,600,000 D’après ces calculs, nous devrions récolter et l’embouchure de la 4,500,000,000 TONNES DE PULPE DE BOIS.Dans une conférence faite devant un certain nombre de l’arbre mesure jusqu’à 250 pieds de hauteur, sur 30 à 50 pieds, à sa base.acres.16,500,000,000 de cordes d’épinettes.Les chiffres ci-Au pays même, on commence seulement à se rendre haut mentionnés sont donc bien loin d’être exagérés, compte de l’étendue de la richesse forestière du Canada.La consommation annuelle de la pulpe de bois par la En 1877, l’honorable M.Joly de Lotbinière, fit à Grande-Bretagne et les Etats-Unis est d’environ 900,000 l’honorable ministre de l’Agriculture, à Ottawa, un rap- tonnes, et il faut l’équivalent de la production de 90,000 port sur les forêts du Canada, dont voici quelques extraits : acres de terre d’épinette, chaque année, poifr répondre “ Essayons, dit-il, de faire l’inventaire de la richesse aux besoins de ces deux pays.A ce taux-là, notre forestière du Dominion, en commençant par l’ouest.Sur présente réserve d’épinette serait épuisée dans 50 ans.les bords du Pacifique, dans la Colombie Anglaise, le don Mais il y a une nouvelle croissance d’épinette, tous les abondant de la Providence est encore intact ; les forêts ont 30 ans, et ce, dans les meilleures conditions voulues, quant à la grosseur pour la fabrication de la pulpe.Comme “ La grande forêt canadienne, par excellence, est l’aménagement en coupes de 90,000 acres laisserait 50 plantée sur le territoire arrosé par l’Ottawa, le St-Mau- ans, pour la nouvelle croissance, il s’ensuit que les forêts rice, le Saguenay et leurs affluents, c’est-à-dire, dans un d’épinette du Canada peuvent subvenir à toutes les "été à peine touchées par la main du bûcheron.1 79 158 230 Matinées etc.Confections.Tapis Bruxelles.“ Tapisserie Feutre pressé.demandes, de toute provenance,'1 sans crainte d’être à jamais totalement dépeuplées, dans le cours des âges futurs.Afin d’illustrer par un exemple l’étendue de nos forêts d’épinette, des experts ont prétendu que les coupes de bois pourraient se continuer tous les ans, sur une superficie égale à celle de l’Angleterre, et cela n’empêcherait pas l’épinette, vû la rapidité de croissance qui la caractérise, de maintenir P équilibré entre le chiffre de la demande et celui de la production.Il peut y avoir de l’exagération dans une telle proposition, mais cette manière de dire donne une idée assez exacte de nos forêts et de leur force de reproduction.Dans la province de Québec on évalue à 200,000,000 d’âcres l’étendue de nos régions forestières, se composant en partie de l’épinette noire, le bois le plus propre à la fabrication de la pulpe et du papier en général.Un autre point à considérer et qui n’est pas sans importance quand il s’agit d’établir la valeur du bois propre à cette industrie, c’est que l’épinette noire l’emporte sur l’épinette blanche, pour la fabrication de la pulpe.Comme l’épinette noire pousse sur les coteaux et les terrains pierreux, et que l’épinette blanche aime de préférence les vallées des rivières et les endroits où le sol est plus abondant, il s’ensuit que nos forêts contient plus d’épinette noire que d’épinette blanche.Les concessions d’épinette qui se vendaient en 1892, à raison de $8.00 le mille carré, ont été vendues l’année dernière par le gouvernement pour $150 le mille, c’est-à-dire environ 19 fois plus que sept ans auparavant.La raison de cette augmentation, c’est la concurrence que se font les acheteurs pour s’assurer la matière première nécessaire à la fabrication de la pulpe.11,317 11,125 1,161 23,683 1,407 19 259 280 197 7,866 9,974 5.513 184 Articles en zii c.Marchandises avariées.Marchandises de Droit : Pierre meulière non montée.Kaolin.Sable.Pierre douce.Pierres précieuses brutes.Diamants non montés .Ecailles de tortue, & autres.Moyeus pour roues blocs,etc.Soies de porc.Fourrures brutes N.S.A.Poils, crins, non ouvrés.Crin nettoyé, teint et non autrement ouvré.Peaux en poil.Musc en grains.Laine brute.Fèves de Cacao.Plantes exotiques etbulbes.Fèves du Mexique .Feuilles de Palmier.Plants porte greffes.Graines: Betteraves.Carottes .Navets.Semence de Champignon.869 769 136 1,255 1,207 1,356 745 19 1,617 15,166 4,516 30,424 18,192 18 17 9,907 2,644 2,182 4,333 1,089 1,940 20,013 977 260 251 144,821 135,195 151,554 6< 211,345 1,0-6 120,976 314153 377 1,404 1,181 417 101 799 5,248 4,925 6 348 4,467 9,102 8,804 3,957 9,225 10‘20.3,340 9,2)7 6 20 973 Arbres N.S.A.Asphalte naturel.Cloches pour églises.Toile à b uter non montée.Livres religieux.Publications officielles scientifiques, rapports, et non dans le commerce.Ouvrages techniques pour Sociétés, Universités etc non publiés au Canada 2,787 Livres imprimés depuis plus de 12 ans.Livres de Science ou eu langues étrangères.Toiles pour reliure .Frange d’or et d’argent.Boutons de bottines en papier mâché, Cordes à violon.Celluloide en feuilles.Chronomètre et boussoles pour navire Vases sacrés (importés pour Eglises) Oxides de ooba t, de cuivre, d’étain.Acide borique.tannique.Autres Acides pour pharmacies.Teintures d’aniline.Arsenic.Vani.le en cosse.Sulfate d’ammoniaque.460 17,610 128 3,892 5,76q 563 367 19,296 12,461 .22,08 IMPORTATIONS DIRECTES DE FRANCE AU CANADA.753 91 834 2,200 8,308 (Suite') 4,035 2,800 4,800 Lainages : 1898 1899 1900 3,329 Couvertures.Casimirs.Draps .Etoffes à paletots.Tweeds.Flanelles.Bonnetterie et tricots.Châles.Chemises.Bas et chaussettes.Gilets et Caleçons.Filés.19 22 36 2,787 2,458 .2,800 2,085 118 9,795 7,917 1,967 14,1e 3 1,955 45,013 2,745 5,029 14,480 3.142 4 197 30 93 111 14 1,937 3,971 3,802 3,560 41 860 41 4 760 971 4,970 S, 138 5,33 62 201 1,019 82 82 837 34 94 165 79 350 4,026 1 203 3,359 1 7 3,625 1,378 Tissus de Laine ou mélangés N.S.A 552,217 Etoffes à Robes.Cachemires, Orléans, Alpacas Serges, etc, 408 814 1,550 513,508 500,531 475 10,171 4,539 153 93 1,758 18,257 15,238 1766,9 684 80 Sonfre brut.Chlorure de chaux.Cachenille.Crème de tartre, cristaux.Acide tratique, cristaux.Droguerie pour teinturie et tannerie, brute.Extraits de bois de teinture, de tan.'.Racines médicinales Aconit, Colombo, Salsepareille, Valériare, etc.Gomme arabique et autres.Bois de campèche.Mercure.Safran et extraits de.Chlorate et bi sulfate de soudej.Tartre émétique.Bleu d’outremer.Racines, fleurs,feuilles, écorces, gommes, etc à l’état naturel .Drogueries autres, N.S.A.Filets, lignes, et autres articles de pêche.Agrafes de gants, œillets.Bandes,doublures de chapeaux (pour fabriques).Pluche pour chapellerie.Touches de piano ivoire .Herbes mari es.Médailles et objets d’art pour prix.Cuir jaune en retailles.Nitrate acétate de plomb non moulu.Outillage de mines.Fil d’acier en creuset.Zinc en saumons en feuilles ou en plaques.Journaux et périodiques.Peignures de laine.Huile d’olive pour savonnerie ou pour la conservation dn poisson.Emballages.Appareils de physique pour collèges, Habillements donnés pour œuvres de charité.Modèles d’inventions.Tableoux de maîtres et copies.Tableaux d’artistes canadiens.Bagages d’émigrants.Vaccine et pointes de.Monnaies d’or et d’argent.Or et argent en barres.254 9 398 185 1,388 508 1,955 962 7,221 302 143 6 94,353 45,110 1,806 5,134 30,965 100,329 1,467 86,762 99,114 75 200 1,620 13,121 14 4 4 659 1,045 151 81 284 469 1,2 176 321 26 350 328 Revue Commerciale 237 425 19 56 72 27 4J Montréal, 15 juillet 1901.15 594 Dans un de nos Bulletins de l’hiver dernier, en constatant la sévérité inaccoutumée de la température, nous rappel lions l’opinion populaire au Canada, que lorsque l’hiver est très froid, il est suivi d’un été très chaud, de manière, probablement, à compenser l’un par l’autre et à conserver à peu près la même moyenne de température.D’été où nous sommes entré» parait, jusqu’ici, vouloir donner raison à cette opinion.Nous avons eu à la fin de juin une semaine entière de températures très élevées, atteignant à 34.5 centigrades ; puis, après une quinzaine plus modérée, nous voici revenus à des températures de 34 à 35 degrés à l’ombre.Cétte fois, cependant, il y a une bonne brise qui modère un peu et rend supportable ces chaleurs insolites.Il y a quelques mois, en répondant à une demande de renseignements au sujet du commerce des pianos au Canada, nous faisions remarquer que les pianos dans ce pays, étaient exposées à de très grandes variations de température.On en jugera par les températures de cette année.Nous avons eu cet hiver des froids de 34 au-dessous et nous avons maintenant des chaleurs de 34 au-dessus de zéro.Et ces chiffres n’indiquent que des moyennes, les instruments où ils sont relevés étant placés dans des expositions de nature à ne les exposer ni aux extrêmes du froid ni aux excès de chaleur.Il est certain que, dans bien des endroits de la ville de Montréal, on a dû, ces jours-ci, subir une chaleur de 37 à 38 degrés.Cette entrée en matière, qui paraîtra peut-être un peu à côté, nous a paru utile, pourtant, pour bien faire comprendre le climat du Canada aux industriels français qui fabriquent ou désireraient fabriquer pour notre marché.D’ailleurs, les chaleurs de l’été ont une influence directe sur la situation commerciale, en ce sens qu’elles 129 258 141 271 586 690 1,330 1,054 55 114 6,709 6,226 187 4,0 82 1,187 1,840 433 31 255 1,786 309 7 S l,4i7 270 40 673 150 28 100 727 758 707 1,097 .3,0^0 2,511 34 540 855 9 8.0 97 1,537 4,392 2,109 etc 14 Photographies (cadeaux).Poix et goudron.Tresses d’osier, de manille, de coton, paille mohair, etc.Chlorate de potosse.Potasse caustique.Caoutchouc redissous ou caoutchouc en feuilles.69 634 1,904 2,510 14 68 446 327 884 Graines aromatiques non préparées, anis,caraway, coriandre,etc.Instruments de chirurgie.Plaquages d’ivoire, sciés.Préparations anatomiques.Antitoxine.Produits du Canada rétournés.Articles po général.Articles pour l’usage du Consul géné- 567 472 1,514 582 1,717 817 38 407 231 1 3,006 3,920 4,782 font ou défont les récoltes, base du système économique du pays, lequel est, avant tout, un pays agricole.En ce moment on fait la récolte du foin, un des principaux produits du pays.Le rendement est très copieux et, grâce chaleurs, l’engrangement se fait dans d’excellentes 328 ur l’usage du Gouverneur- 1,213 2,560 386 376 976 ral Articles pour l’usage du Parlement et des Ministères.Armes, uniformes militaires, etc.Collections de monnaie, etc.aux conditions.Voilà une de nos principales récoltes assurés.Les grains, blé, avoine, orge, sarrasin, commencent à 2,886 7,817 11,795 299 393 64 9,14 7 4,472 339 81 Le prix, par exemple, paraît devoir compenser souffrir de la sécheresse, quoique dans des proportions moyen, beaucoup moindres que dans l’ouest des Etats-Unis.La les pertes sur la quantité.On sème aussi beaucoup les pois pour récolter en pois paille est courte, et l’épi en formation court le risque d’être échaudé.Toutefois, il n’y a pas encore péril en la secs dont on fait deux qualités : la qualité No.i qui sert demeure et quelques averses en temps opportun peuvent à l’alimentation humaine et la qualité No.2 que l'on emploie pour l’engraissement des porcs et l’alimentation Au Manitoba, qui devient déjà un facteur appréciable du bétail en général.L’excès de pluie au printemps est défavorable aux pois et il est à craindre qu’ils ne donnent faire beaucoup de bien.dans la statistique de la récolte mondiale, on compte sur une splendide récolte de blé.Le problème à résoudre pas cette année un rendement très abondant.Les pommes de terre donneront probablement une ex- pour les cultivateurs manitobains, c’est comment se procurer la main-d’œuvre nécessaire à la moisson.Un agent cellente récolte, qui obtiendra de bons prix, car il y aura du gouvernement de la province est à Montréal en ce déficit aux Etats-Unis, et l’on sait que la pomme de terre moment et fait annoncer qu’on a besoin de 20,000 ou- est de première nécessité aux Etats-Unis, au même degré vriers agricoles, auxquels on paiera probablement 200 que le pain.Il nous reste à parler d’une industrie agrifrancs par mois et la nourriture.Comme on le voit les cole qui prend chaque année plus d’importance au Canada, travailleurs de la ferme sont en grande demande au l’industrie laitière.Les nombreux établissements co-Canada—au temps de la moisson,—ce qui veut dire à peu opératifs, beurreries et fromageries, qui couvrent le pays, près trois mois.En dehors de cette saison de cocagne et font une saison florissante.La production est augmentée l’hiver surtout, les ouvriers agricoles ne gagnent guère cette année de 15 à 20 p c., d’abord, parce que les prix que la nourriture et le logement.réalisés l’année dernière ont été très renumérateurs pour Nous disions donc que la récolte de blé au Manitoba les producteurs, ce qui a porté les coopérants à augmen-protnet un énorme rendement ; les prédictions des stati- ter leur troupeau ; ensuite parce que la température jus-ci eus du crû la portent à près de 50,000,000 de minots, qu’ici a été très favorable aux pâturages.Les prix réalisés cette année, quoiqu’un peu inférieurs à ceux de soit environ 17 millions et demi d’hectolitres.Si la moisson n’est pas contrariée—ce qui peut arriver l’année dernière, sont encore très satisfaisants, de deux façons ; par un excès de pluies et par des gelées comme cette production est presque toute exportée, c’est précoces, elle devrait laisser un excédant exportable de encore un élément de plus pour le commerce avec l’é- Et io à 12 millions d’hectolitres, pour la seule province de tranger.Manitoba.Pour tout le Canada, y compris les territoires du Nord-Ouest et la province d’Ontario, l’excédant dis- sion que la crainte exprimée dans ces colonnes le mois ponible pour l’exportation pourrait atteindre cette année dernier, d’un ralentissement de la consommation qui ne permettrait pas l’absorption de l’excédent des importa-Ces données ont leur intérêt croyons-nous, non-seule- tions, peut être considérée comme dissipée, et ment au point de vue spécial du marché du blé, mais à sommes d’avis que l’on peut raisouablement compter ce point de vue aussi que, eu présence d’un déficit certain la continuation, pendant une en Europe, ce blé se vendra à des prix renumérateurs, ri té générale du pays, puisque c’est la prospérité de la apportera, par conséquent, la prospérité aux agriculteurs classe agricole qui est la base de toute la situation écono-canadieus, et eu augmentera d’autant la puissance d’achat mique du Canada, à l’étranger.La principale récolte de la province de Québec avec le foin, c’est l’avoine, Le blé n’y est cul- tion des diverses marchandises dont nous donnons d’ha-tivé que dans quelques localités et ne suffit pas à la con- bitude le détail n’a pas varié depuis notre dernier numéro sommation ; autrefois, l’orge était aussi une culture fa- auquel nous prions nos lecteurs de se reporter, vorite, mais depuis que les Etats-Unis ont imposé sur ce Au point de vue financier, la situation est également ce grain un droit de douane à peu près prohibitif, on ne satisfaisante.Les banques continuent à encaisser des sème presque plus d’orge dans notre région, mais on a dépôts considérables provenant de l’épargne et des profits donné encore plus d’importance à l’avoine, dont lecarac- fv’î co™m®fce.Elles escomptent les billets de leur dieu- 1ère accommodant permet de la cultive, sur des terres gl™,!'Kw cités.' à"; pTTcs%Jhyp5cair« plus ou moins épuisées.La recolle d avoine est dans la se font à 5 et 6 p.c.suivant l’importance du prêt et la période critique.Aux Etats-Unis et dans les provinces valeur relative du gage, de l'Ouest, on ne compte que sur une demi-récolte, à Le change est ferme.Les banques vendent leurs traites raison d’un excès de pluie au début de la végétation.à So jours; de $4.86^ à $4.86; à vue, de Dau, la province de Québec, ou n'est pas aussi pessi- %^',S :ew!?o^%C% 1% CL£ miste, mais on 11 espere guère dépasser un rendement prime et les chèques sur Paris de 5 fr.16 à 5 fr i-jy2.De cette revue détaillée nous pouvons tirer la conclu- une vingtaine de millions d’hectolitres.nous sur autre année, de la prospé- II ne nous reste qu’à dire succintemeut que la situa- 82 ÇA ET LA Nouvelle Machine Française M.le Ministre du Commerce et de l’Industrie en France vient de proroger jusqu’au 30 septembre 1901, la tolérance accordée par la décision du 7 janvier dernier (Loir-et.Cher), France a l’honneur d’informer les tailleurs, pour l’admission au tarif minimum des conserves de coupeurs et confectionneurs qu’il a mis en vente en tous homard importées du Canada en F rance, par la voie de pays d’Amérique au prix de trois cents francs une nouvelle New-York.MONSIEUR DELORY, inventeur-fabricant, à Blois machine de son invention (brevetée en tous pays et diplômée) pour la plus pa'faite création de vêtements quel qu’en soit le style, donnant par le déplacement de ses tiges la régularité des mesures, une grande précision dans la coupe Le steamer “ Wassau,” de 2277 tonneaux, capitaine Thomas, est entré dans le port de Montréal le 11 juillet à midi.C’est le premier arrivage de la nouvelle ligne franco-canadienne.Il était parti du Havre le 29 et la conformité de tous sujets.(Très grand succès en juin et a mis, par conséquent, douze jours à faire la Europe), traversée.Il avait cinq passagers de première classe et 70 passagers de troisième ; ces derniers ont été débarqués à Québec.Son chargement de sortie était assez léger, ce qui se conçoit, vu l’époque tardive où le service a été organisé, et ce chargement se composait de vins, cognacs et marchandises diverses.Le “ Wassau” est parti de Montréal le 14 courant pour le Havre, avec un chargement général et une dizaine de passagers de première classe.Le second navire de la ligne, le “ Garth Castle,” n’est pas attendu avant la fin du mois.Adresser lettres comme ci-dessus.TEMPERATURE DU MOIS DE JUIN 1901 Relevée par MM.H sam et Harrison, opticiens, à Montréal, rue Notre-Dame, 1640 et 1642.Juin Fahrenheit Centigrade Juin Fahrenheit Centigrade Date Max.Min.Max.Min.Date Max.Min.Max.Min 72 50 22.5 10 72 54 22.5 12.5 76 56 24.5 13.5 26.5 13 75 55 24 17 T3 68 18 52 h.5 60 48 16 3 9 19 i 70 54 21.5 12.5 24 13.5 27 14-5 7.S 57 -M 14 56 5 75 79 55 80 58 61 i6.5 Su 27 6l 16.5 78 65 26 18.5 73 23 23 - 63 62 59 17.5 15 13.5 4.5 21.5 8 77 25 17 24 56 83 62 28.5 17 9 40 L’Association de la Halle au Blé de Montréal, dans sa séance trimestrielle, s’est occupée du tarif allemand.Nos lecteurs savent que l’Allemagne, comme représailles à la dénonciation de son traité de cemmerce avec l’Angleterre, faite à la demande du Canada, a imposé son tarif maximum à tous les produits canadiens.On a lu hier, une lettre du chef du cabinet du ministre du commerce, à Ottawa, lequel, après avoir constaté que toutes les protestations et les représentations diplomatiques n’ont abouti à aucun résultat, dit qu’il faut s’attendre à ce que cette situation dure encore quelque temps.A la suite de cette lecture, l'Association a pris une délibération déclarant qu’il est temps d’user de représailles et d’imposer aux marchandises allemandes un droit différentiel en sus du tarif général.46 21 > 86 68 70 30 75 52 11.5 24 13.5 24.5 13.5 29 12.5 h.5 24 27 70 32.5 21.5 34.5 22.5 90 56 .-s 75 72 94 76 56 13 7i 29 94 34.5 84 87 65 18.5 14 54 30 3i 15 75 52 %- 3i 16 48 7« 9 —Signifie au-dessous de zéro.PETIT COURRIER Demande d'Agents ou Représentants au Canada.M.Pierre Germain, vins de Bourgogne, à Beaune (Côte d’Or) France.M.L.Leguay, 3 rue des Be nparts d’Ainay, à Lyon, demande un représentant au Canada pour la vente de ses toieries.M.L.Israël, ancien négociant exportateur, 4 Place des Ternes, à Paris, dési erait entrer en relations avec agents canaLe mariage de M.Georges Herdt, directeur général diene pour leur faire obtenir la représentation de maisons fran-pour les Etats-Unis et le Canada, de l’importante maison çaises.Menier, de Paris et membre de notre compagnie, avec MM.Chemineaud Frères, à Jarnae-Cognac, eaux-de-vie.Mlle Louis Meyrneis, appartenant à une des familles les , MM.Debouchaud et Oie, à Nersac (Charente), fabrique de M.John Herdt, de Montreal, pere du marie et ancien (Charente) France, président de la Chambre de Commerce française de M.Martin Boussuge, fils, de Narbonne, demande agent pour Montréal, n’ayant pas pu venità Paris pour la cérémonie, vendre ses vins au Canada, le marié avait pour parrains son grancl’oncle, M.Louis Sautter, un de nos ingénieurs les plus distingués et auquel l’on doit un grand nombre d’améliorations dans la fabrication des appareils électriques appliqués à la marine de guerre, et M.Jules Siegfried, qui est maintenant bien connu au Canada.Les nouveaux époux sont partis pour se fixer à New-York et tous nos vœux les accompagnent.La maison A.Magnier & Oie, de Blauzac-sur-Cognac, demande un représentant pour la vente au Canada de ses eaux-de-vie.MM.Charles Polack et Fils, à Dijon, propriétaires de grands crus de Bourgogne.M.J.Bellanger, de Laval (Mayenne), manufacturier de tissus de coutil en tous genres.A.Carpentier & Cie, vins et spiritueux, à Caudéran, près Bordeaux.I 83 du Pont de la rue Lons-le- Mme Veuve A.Fieux, grandi vins mousseux, Saulnier (Jura).M.Henri Darviot, vins de Bourgogne, Beaune (Côte-d’Or).M.p^cal Qarcin, 1 rue de l'Abbé de l’Epée à Marseille, se chargerait de l’agence, pour la France, de bonnes maisons canadiennes.Alfred Lequeux, vins de Champagne.Châlons-sur- M.Marne (Marne).MM.G.Bonhomme & Cie, à Cognac, (Charente), eaux-de-vie M.A.Boivin, représentant de grandes maisons et fabriques européennes, se chargerait de l’agence, pour 1 Amérique du Sud, L de Guinefollaud.Eau-de-vie de Cognac et fines champa- M.H.Sonolet, 2 Cité Paradis à Paris, France, désiie entrer en gnes à Angoulôme (Charente).1 a ions avec des négociants, propriétaires ou exportateurs de îondins de sapin blanc (white spruce).MM.Pector et Ducout, jne, 3 rue Rossini, Paris, France, sollicitent la consignation ou la représentation, pour la vente en France, de produits canadiens manufactures M.Emmanuel Coste, 14 rue Ausone à Bordeaux, demande à représenter en France des maisons canadiennes exportant pommes évaporées, haricots, pois ronds, homards et saumons en conserves, viandes salées et œufs de poisson.Références fournies sur demande.G.Ranson & Cie, à Jarnac (Charente), vieilles eau-d ;-vie de Cognac.ou non.M.P.Bourson, 5 rue St-Joseph à Paris, demande agent pour tout le Canada pour la vente des soieriis et rubans de Lyon.UN NOUVEAU JOURNAL L’Histoire du Monde, journal-revue hebdomadaire, sans opinion, à 0 fr.20, 16 pages 28 x 38, reproduit tous les articles intéressants et inédits, quels qu ils soient, recueillis tous les jours dans les journaux, sans distinction de genre ni d’opinion- Cette revue ne reproduit que les articles qui n'ont été publiés que par un seul journal : on lit donc tins les journaux en un seul.M.Vianney, 14 rue Paradis, Marseilles, demande représentation pour la France d’exportateurs et d’importateurs canadiens.M.Maurice Charotte, 2 rue Gounod, Paris, désire entrer en relations avec maison de Montréal pour l’importation en France de peaux, pelleteries, bois et autres articles du Canada, soit comme représentant, agent ou comme acheteur.Snr un beau papier, impression soignée, ces 52 numéros, reliés à la fin de l’année, forment une collection superbe qui constitue l’histoire du monde au jour le jour.C’est la revue la plus pratique et la moins cher.Chaque abonné y trouve groupés toutes sortes de documents curieux.S’adresser 47, faubourg Montmartre, Paris.AVIS AUX MEMBRES ADHERENTS Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paiement de la Une maison canadienne de premier ordre désirerait entrer cotisation est reporté à l’année suivant*, en relations avec des maisons françaises faisant les articles Les membres adhérents de cette Chambre de Commerce re- suivants : Céramique, sable blanc pour fonderie, sable pour çoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.verrerie, ciments de Portland, tuiles pour toiture, marbres, sou- Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientèle fre et tout article pour le bâtiment.Ecrire au secrétaire de la et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; nous chambre.insérons gratuitement les demandes d’agents de tout commerçant français.OFFRES DE REPRESENTATION AU CANADA.Toute maison établie en France, toute maison française établie M.Jules Pony, 1632 rue Ste-Catherine, à Montréal, demande la représentation de librairies françaises et belges pour le Canada à l’étranger peut adhérer à notre Chambre.Il suffit d’en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 26 francs par année.Une fois l'adhésion accordée, on fait partie de notre Compagnie tant qu’on ne donne pas sa démission et, si cette démission parvient après la fin d i mois de janvier, la cotisation de l’année commencée est due en entier.OFFRES DE REPRESENTATIONS EN FRANCE Le journal Le Bois, 26 rue Caumarlin à Paris, demande des correspondants pouvant livrer des bois en Frame.M.A.Couspeire, 8 rue Drouot à Paris, deman le la représentation pour la France, d’une tonne maison canadienne pour la vente de madriers d’épiaette.M.Victor Guédé, pelleteries et fourrures, 9 rue Bailif, à Paris, désire entrer en relation avec des maisons du Canada pour la consignation ou la représentation de tous artic es de pelleteries brutes ou apprêtées pouvant s’employer en fourrures.Références sur demande.BREVETS [(INVENTION , .OBTENUS PROMPTEMENT.Marques de Fabrique enregistrées, etc.Notre Guide des Inventeurs est envoyé gratis sur demande.MARION & MARION, M.G.Souiller, 122 avenue de Neuilly à Neuilly-sur-Seine, ar licite représentation de maisons canadiennes désireuses de oiteter des affaires sur le marché de Paris.t Montréal et Washington. La Patrie C est le journal français le mieux renseigné et le plus progressif de la Province de Québec.__________ ; m Ses lecteurs se recrutent dans les meilleurs de la société.rangs De sorte que c’est le medium de publicité le plus utile auquel puissent s’adresser tous ceux qui veulent atteindre le public.Une annonce dans les colonnes de “Ua Patrie” produit toujours de bons résultats.4?Des producteurs étrangers d’articles commerciaux qui désirent étendre leur sphère d’action trer en relations avec nos hommes d’affaires, ne manquent jamais d’annoncer dans “La Patrie” ce qu’ils ont à mettre sur le marché.ou en- 1 “LA PATRIE” SS5 > î Est un journal essentiellement canadien, disant sa pensée sans crainte et sans faiblesse.Aussi succès sont-ils étonnants.Sa circulation, qui est déjà considérable, augmente tous les jours.- C’est le principal organe français du ment Laurier.ses gouverne- Nous serons heureux d’adresser des numéros specimens aux personnes qui nous en feront la demande et de leur fournir notre tarif d’annonces.“La Patrie’’ se recommande à tout le monde par son franc parler, sa véracité et son dévouement à la chose publique.Ses sources d’informations sont multiples et variées.Abonnement $3.00 par année, $1.50 pour 6 mois.“Le Cultivateur’’ édition hebdomadaire $1.00 par année.Tous les hommes d’affaires lisent à | La Patrie
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