Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1902, Janvier
Janvier 1902 NEUVIÈME ANNÉE No 102 BULLETIN MENSUEL PUBLIÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL TIRÉ A MILLE EXEMPLAIRES 10 francs par an.Piix d’abonnement SIÈGE DE LA CHAMBRE ÎO RUE DE L’HOPITAL, MONTREAL.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 9 heures à midi et de 1 heure à 3 heures.Adresser toutes lettres et communications à la Chambre de Commerce Française de Montréal, à MONTREAL Can.3.0 K.ue de 1’ iopi'ta.l.Adresse Télégraphique : “ GALLIA" Montréal.Comptas rendus des séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.AVIS Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Commerce sur le compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.Séance du 19 Décembre 1901.Extrait du procès-verbal de la séance du dix neuf décembre mil neuf cent un, tenue sous la présidence de Mr Emile Galibert, président.Sont présents : M.M.Jouas, Rougier, de Sieyès, Poindron, Girard, Auzias Turenne, Cordon.M.M.Mo nier et Bouesnel se font excuser.Le procès-verval de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient notamment des demandes de renseignements sur les laines et cuirs, les caractères d’imprimerie, les bois, la canaigre, la pulpe etc.Sur la proposition de Mr le Président la prochaine séance est fixée, au 9 janvier prochain.L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce Française de Montréal Séance du 9 Janvier 1902.ÎO RUE DE L’HOPITAL.Extrait du procès verbal de la séance du 9 janvier mil neuf cent deux, tenue pour la présidence de Mr E.Galibert, président.Mr le Consul Général de France assiste à la réunion.Sont présents : M.M.Jonas, Rougier, de Sieyès, Poiudron, Balcer, Pony et Monter.En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises—comme il est juste—à la Chambre de Commerce du District de Montréal.Bouesnel, Dantony, Ch ntrelle, 2 Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier de quinzaine qui contient un certain nombre de demandes de renseignements, particulièrement sur les bois, vins, laines, cuirots, parfumerie, soieries, pommes de terre etc.Mr le Président donn alorse lecture du rapport suivant : Après la lecture du rapport de Mr le Président, Mr le Consul Général de France se retire non toutefois avant d’avoir adressé ses félicitations aux membres du Bureau sortant pour les services rendus.M.Rougier remercie ses collègues de la confiance qu’ils lui ont témoignée et déclare que ses nombreuses occupations le mettent dans l’impossibilité d’accepter de nouveau les fonctions de trésorier.Il est ensuite procédé aux différents tours de scrutin nécessités par l’élection d’un président, d’un vice-président, d’un secrétaire, d’un trésorier et de quatre conseillers pour 1902.Sont élus : Président : Mr Henri Jouas ; Vice-Président : Mr J.de Sieyès, chevalier de la Légion d’Honneur ; Trésorier : Mr J.Dantony ; Secrétaire : Mr J.B.Monter ; Conseillers : Mr E.Galibert; chevalier de la Lé- gion d’Honueur, M.M.G.Baleer, agent consulaire de France à Trois Rivières (P.Q.), C.A.Chouillou et Auguste Bouesnel.Ces résultats sont proclamés au milieu des applaudissements de l’assemblée, et les élus acceptent leurs fonctions en remerciant la chambre de la confiance et de la sympathie dont elle les honore.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.sympathie dans le malheur qui les frappe, et l’assurance que le souvenir de notre ami restera profondément gravé dans nos cœurs.L’année 1901 a été des pins prospères pour le Canada : son commerce extérieur a augmenté, tant à l’exportation qu’à l’importation, dans des proportions remarquables.L’exportation des produits du sol et notamment des mines, ainsi que celle des produits industriels, out été des plus actives.Il est à noter cependant que l’industrie des tissus a fait exception.Les fabriques de tissus de coton se sont trouvées, au commencement de l’année, privées, par la Chine, d’un débouché qui leur servait à écouler l’excédent de leur fabrication.D’autre part, quelques-unes avaient, dit-on, un peu trop escompté la bonne tenue du marché du coton brut et avaient fait des achats importants de matière première.Elles se sont trouvées ensuite, quand la baisse est survenue, avec des stocks de coton qui étaient trop chers pour leur permettre de fabriquer avec le profit habituel.Mais ces fabriques sont solidement établies et, après quelques mois de gêne pendant lesquels elles diminueront peut-être leurs dividendes, elles retrouveront la prospérité d’an tan et seront sans doute plus prudentes à l’avenir.Les fabriques de lainages ne battent, depuis quelques années, que d’une aile, ayant à lutter contre les lainages anglais dégrévés de 331/3 o\o des droits qui devaient originairement protéger l’industrie canadienne.Le commerce des bois a été très actif et très rémunérateur : les prix de vente en engleterre étaient un peu moins élevés, mais le fret à bon marché faisait compensation.La sécheresse de l’automne a causé quelques retards, eu privant les scieries d’une certaine quantité de billots qui n’ont pu descendre vu le bas étiage des rivières.Ce sera un stock de quelque importauce à écouler pendant la prochaine saison, en sus de la coupe de cet hiver.Les récoltes ont donné un rendement varié.Le foin a été abondant ; les grains ont eu à souffrir de la sécheresse dans une partie du pays.Le Manitoba et les Territoires du aNord• Oues^toutefois ont eu des récoltes phénoménales.Pour les provinces de l’Est, où le rendement a été moindre que l’année dernière, les prix ont été établis, par suite des déficits en Europe, de manière à compenser amplement la diminution de la quantité.Au point de vue exclusivement commercial, la guerre de l’Afrique du Sud a été une véritable bonne fortune pour le Canada.Le gouvernement anglais y a fait des achats considérables surtout en chevaux, avoine et foiu, et ces achats ont porté les prix de ces animaux et de ces denrées à un niveau inconnu depuis longtemps.r ! e de i If 1 Monsieur le Oonsul Général, Messieurs et chers colleges, Le bureau auquel vous avez bien voulu accorder votre confiance vient vous rendre compte de son mandat.Vous me permettrez, avant de passer en revue avec vous, les événements commerciaux de l’année, de déplorer, encore une fois, la perte récente que nous avons f ite en la personne de notre dévoué conseiller et ancien président, Mr.John Herdt.Vous savez combien notre ami avait pris à cœur le développement de notre œuvre et avec quelle assiduité il assistait à nos réunions.L’intérêt qu’il portait à la Chambre ne s’est jamais ralenti et vous vous souvenez que Mr.Herdt était présent à la séance qui n’a précédé que de quelques jours l’heure de sa mort.Nous renouvelons à sa veuve et à ses enfants l’expression de notre vive r 3 La grande exportation des produits agricoles, jointe heureuse de recevoir nos compatriotes et de les aider à la production des mines d’or, a amené dans le pays de ses conseils et de son appui, des capitaux qui ont donné, surtout à la population agricole, une aisance générale qui se traduit par une augmentation constante des dépôts dans les banques et les caisses d’épagne, et par une augmentation de la consommation des produits industriels, la prospérité rayonnant ainsi de l’Agriculture à l’Industrie par l’intermédiaire.obligé du Commerce et laissant partout une sensation de bien être qui fait vraiment plaisir à constater.Il reste à votre Bureau le devoir bien agréable de vous remercier de la confiance que vous lui avez témoignée et d’exprimer à Mr.le Consul Général sa reconnaissance pour l’intérêt soutenu qu’il a toujours porté à notre Chambre, ainsi que des sages conseils qu’il nous a donnés.En se retirant, le désir sincère du président du Bureau sortant serait de vous voir r élire à sa place notre vice président actuel, Mr.Jonas dont le dévoûment à notre Chambre n’a jamais fait défaut.Ce désir a été exprimé à plusieurs re- C’est aussi avec une vive satisfaction que nous noté la régularité du service de la Compagnie prises, et la modestie seule de celui qui en était l’objet l’a empêché de se réaliser.J’espère qu’il n’en sera pas ainsi cette fois et que vous voudrez bien té- avons Franco Canadienne de Navigation à Vapeur : son ser- vice d’été a donné satisfaction au Commerce.Son service d’hiver commencera dans le courant de ce mois moigner à Mr.Jonas la même sympathie dont vous m’avez si constamment honoré.et, bien que les difficultés du début ne soient pas toutes aplanies, nous avons tout lieu de croire cependant que cette entreprise réalisera les espérances de ses promoteurs.(Applaudissements) Cette année a vu la création de grandes industries : nous citerons, entre autres, celle des hauts fourneaux du Sault Sainte Marie (Ontario) et de Sydney (Nouvelle Ecosse).Nous signalerons également un grand développement dans l’industrie de la pulpe.VISITE A M.LE CONSUL GÉNÉRAL Le premier janvier 1902, à 11 heures, M.le Consul Général de France recevait, à la Chancellerie du Consulat, les principaux membres de la colonie française et les représentants des sociétés françaises, venus pour présenter au représentant officiel de la patrie leurs hommages et leurs vœux de bonne année.L’administration des Travaux Publics a continué les améliorations commencées l’an dernier pour la na vigation du St Laurent et a poussé activement la construction de nouveaux quais dans le port de Montréal.La Chambre de Com nerce française de Montréal y Cette année encore l’importation des produits fran- était représentée par son président, M.Emile Galibert çais a suivi la marche ascentionnclle que nous avons signalée dès 1896.Tout fait prévoir que cette pro- M.Henri Jonas, vice-président et nombre de membres.La société l’Union Nationale, la société gression ne se ralentira pas de sitôt et que le marché française de Secours Mutuel, la section de Montréal canadien deviendra à brève échéance un débouché ses des Vétérans des Armées de Terre et de Mer, y étaient important pour nos produits.Une extension du traité aussi représentées par les membres de leur Bureau franco canadien, parla réduction réciproque des droits MM.Jules Helbronner, Boutet, Dubray, etc.sur un certain nombre d’articles canadiens et français favoriserait évidemment dans une large mesure le dé- Chacune de ces sociétés, par la bouche de son président, présenta ses souhaits à M.le Consul Général, le priant de transmettre à la France et à veloppemeut des transactions commerciales, et nous faisons des voeux pour que cette amélioration se produise bientôt pour le plus graud avantage des deux pays qui nous sont chers.son gouvernement l’expression du sincère attachement qui plit le cœur des Français établis rem-Canada, pour la au patrie et la République.Nous avons constaté, dans le cours de l’année écou- M.le Consul Général répondit par une de ces lée, que plusieurs industriels et commerçants de courtes mais charmantes improvisations dont il est France ont visité le Canada et sont repartis satisfaits coutumier.M Dubreuil, de la section des vétérans de leur voyage.Nous ne saurions trop recommander raconta les incidents du voyage fait par t ois délégués à nos compatriotes désireux d’établir des relations de la section pour assister à la grande revue de d’affaires au Canada de suivre cet exemple.C’est le Bethisy.Puis la cérémonie, ou plutôt la réunion de vrai moytn d’arriver à un résultat.Vouloir établir famille se termina par les poignées de mains tradi des relations commerciales par correspondance, c’est tionnelles et l’on se sépara aux cris de vive la France perdre son temps.Notre Chambre sera toujours et vive la République.I 4 PROGRÈS DES IMPORTATIONS FRANÇAISES AU CANADA Dans l’ensemble, la tendance à un développement régulier des rapports d’affaires entre les deux pays n’est donc pas contestable.Les nombreuses demandes de renseignements qui parviennent à notre chancelle-M.le Consul Général de France pour la Puissance rie démontrent que l’attention de nos commerçants du Canada terminé son rapport officiel pour l’année se porte plus qu’autrefois vers le Canada et les chances de débouchés qu’il peut offrir.Faut-il ajouter que beaucoup de ces lettres révèlent une certaine ignorance de l’état des affaires dans ce pays ainsi que des sources de renseignements qui se trouvent en France Les chiffres statistiques sont plutôt encourageants même à la disposition de ceux qui veulent s’instruire ?pour le commerce français.Le progrès dans le chiffre res importations françaises a un caractère continu : il qu’il exisiste un recueil de rapports consulaires t dépend de l’activité de nos exportateurs d’en accélé- Combien ne savent pas que, pour les questions de tarifs ou de régime douanier, les Annales du, Commerce En bornant la comparaison aux deux derniers exer- ex êrieur renferment tous les documents de nature à cices on remarque qu’à de très rares exceptions près, les éclairer ! il y a augmentation pour presque tous les produits ¦ ¦ * 1901 pai les conclusions suivantes : Conclusions Combien de nos carrespondants paraissent ignorer rer le mouvement.Enfin, il est une disposition contre laquelle on ne saurait trop s’élever, c’est celle qui consiste à croire De 1899 à 1900, les soieries ont passé de 363, 844 que la correspondance suffit pour engager des affaires dollars à 426, 715 dollars ; les vêtements de soie, de sérieuses.La plupart de nos correspondants nous 8,695 dollais à 15,651 dollars ; les draps fins, de 14,143 prient de leur indiquer, pour le placement de leurs dollars à 45,043 dollars ; les tissus de laine, de 120,976 produits, “un représentant sûr, honnête et actif” dollars à 314,153 dollars; les tissus de coton imprimés, teints ou colorés, de 26,617 dollars à 33,204 dollars ; et pourtant nous sentons d’avance que des affaires les peaux piéparées, de36,064 dollars à 70,192 dollars ; ainsi engagées n’aboutiront à rien de pratique.Le les peaux vertes, de 135, 195 dollars à 151, 154 dollars, représentant ainsi désigné, même alors qu’il accepte, Par contre, une diminution s’observe sur la gante- ne sera pas stimulé à s’intéresser vivement aux affaires rie, de 171,477 dollars au lieu de 185,825 dollars, et d’une maison qui ne représente pour lui q’uue sorte les rubans, 138,199 dollars au lieu de 161,242 d’entité vague.Il ne la connaît que par des en-têtes dollars.Pour ce dernier article, la diminution est générale et affecte aussi bien d’Allemagne, la Suisse tions changent quant il connaît les personnes qui diet l’Angleterre que la France.Faut-il en trouver rigeut cette maison, qu’il les voit, leur parle, et prend l’explication dans la création d’industries locales qui quelque chose de leur manière d’être et de leurs idées, à Montréal notamment, tendraient à rendre le con- Les opinions exprimées ici n’ont rien de théorique ; sommateur plus indépendant des industries étran- elles reposent sur une expérience de chaque jour, gères 1 Cette circonstance peut exercer une certaine influence.Des faits analogues expliquent la diminution dans l’importation des gants, des fabriques de çauts français qui, rompant avec de vieilles habitudes, gants s'étant constituées principalement à Montréal.Il est bon d’ajouter, qu’autant pour les gants que choses par eux-mêmes.Je n’en ai pas rencontré un pour les rubans, ce sont des industriels français ou des ouvriers français qui ont le principal rôle dans la leur action personnelle, ils réussissaient, pour ainsi création de ces industries nouvelles au Canada.Pour les eaux-de vie, les importations de France ont passé de 276,868 dollars à 297,135 dollars ; pour les vins légers, l’augmentation est représentée d’une année à l’autre par près de 10,000 dollars.qui nous intéressent.Nous répondons par l’indication de quelques noms, " sur de papier à lettres ou de factures.Mais ses disposi- I Plus d’une fois, dans le courant de cette année, j’ai eu la la satisfaction de recevoir la visite de cominer- s’étaient décidés à traverser l’Atlantique et à voir les seul qui ne se félicitât d’être venu au Canada.Par dire, à faire naître les affaire.Il va sans dire que, pour y parvenir, il faut un certain savoir faire joint à la connaissance de ta langue anglaise, et à un esprit de suite I qui sauve d’un découragement au cas d’un premier C’est insuccès.Plus d’un le ces voyageurs ne m’a pas ca-peu, sans doute, mais c’est satisfaisant commme indi- ché que, si les portes étaient parfois un peu lentes à cation de tendance, puisque le goût de nos vins légers, s’ouvrir devant eux au premier appel, ils les trou-encore très peu répandu, reste pour ainsi dire à créer vaient toutes grandes ouvertes l’année suivante.Une dans les familles canadiennes.Pour les vins de Cham- fois le courant d’affaires établi, les choses marchent pagne, l’augmentation atteint près de 50,000 dollars pour ainsi dire d’elles-mêmes.Sans doute, dans son état actuel, le Canada n’est pour une importation totale de près de240,000 dollars.*1 L 5 il y eu des diminutions sensibles dans les hariots et le blé.On a même exporté sur la France, pour la première fois, du son et de la paille.60.—Dans les produits de l’industrie, les instruments aratoires, et les bicycles, se relèvent ; ils avaient subi une diminution assez forte l’année précédente.To.—Dans le métallurgie, on trouve des expéditions de fonte canadienne (au bois) pour la première f>is.Il y a augmentation dans les machines de tout genre et dans les articles en acier.80.—Les cuirs semelles et empeignes ont de l’augmentation, ainsi que le wiskey et les tourteaux de graine de lin.En général les diminutions ne fout que constater l’absence, cette année de l’atttraction de l’exposition de Paris.pas encore un marché considérable, mais c’est un marché qui se développe constamment.Il n’est donc pas indifférent d’y prendre pied solidement dès à présent.C’est le meilleur moyen de s’y assurer un avenir, et de mériter d’avoir notre part et notre place-quand ce vaste pays aura mis en valeur toutes ses richesses et ses ressources de toutes sortes.Un dernier mot et qui ne sera pas pour contredire ce qui, peut-être, aura pu paraître empreint de trop d’optimisme dans les considérations qui précèdent.Les résultats généraux de l’année close le 30 juin dernier, et qui ne seront publiés que plus tard, établissent que, pendant cette dernière année, les importations de France au Canada ont augmenté de plus de un million de dollars.Comme d’autres part, les importations totales dans le Dominion ne se seraient accrues que de 217,000 dollars environ, l’augmentation des importations françaises, dans leur relation avec l’ensemble, n’eu est que plus significative.* I Malgré le relèvement du tarif allemand, les ex- augmenté de portations sqr l’Allemagne ont $400.000 ; et celles sur la Belgique ont une augmentation de $1,600,000 ; elles ont plus que doublé.A.Kleczkowskt, Consul Général de France.1901 1900 $1,574,770 .1,315,903 1,197,798 $1,581,331 2,141,552 2,806,142 France.Allemagne Belgique.EXPORTATIONS DU CANADA EN FRANCE 86,529,025 §4,288,471 Ainsi l’accroissement des a:hats de la France est de $206,000 ; de l’Allemagne, de $446,000 ; et de la Bel gique de $1,608,000.Seulement, comme les expéditions par le port d’Anvers paraissent avoir été créditées, a tort à raison exclusivement à la Belgique, il est possible que l’augmentation du chiffre crédité à la Belgique porte aussi eu partie sur des marchandises à destination d’Allemagne au de France et expédiées sur Anvers.Les trois pays : Le commerce d’exportation du Canada sur la France a donné en 1900-1901, le chiffre le plus élevé qu’ait constaté jusqu’ici la statistique canadienne.Le plus haut chiffre précèdent, celui de 1898-99 était de $1,557,722; l’aunée dernière il a été de $1,581,331.L’écart n’est pas très considérable, entre ces deux années, tuais en comparant avec l’année 1899-1900, on trouve une augmentation en faveur de 1900 1901, de $206.561.Et si l’on veut tenir compte des exportations faites en vue de l’exposition de Paris, et en déduire la valeur, approximativement, du total de de 1899-1900, on arrivèra à une augmentation de $300.000 environ soit un million et demi de francs.Le tableau comparatif qui suit indiquer a les article sur lesquels porte cette augmentation.Les principaux sont : lo.—Dans les produits miniers ; as b es te ou amiante, la houille, le mica.2o.—Dans les produits des pêcheries, le pomard en boîtes.3o.—Dans les produits de la foret, l’augmentation sur tous les bois débités, sur le potasse et les madriers de pin.4o.—Dans les animaux et leurs produits ou trouve des essais d’exportaiion de fromage et de gibier.5o.—Dans les produits agricoles, il font signaler un chiffre de $40.775 d’avoine canadienne caportée eu France, chose encore inconnue à notre commerce.Les exportations de poids ronds ont augmenté, mais - i TABLEAU COMPARATIF Des exportations du Canada sur la France pendant les années 1990 et 1901 : Produit» de la Mine.1901 $25,397 5 261 919 1900 Asbeste .Houille.Mica.Minéraux autres $2,288 100 300 Produits des Pêcheries Maquereau en boîtes.Autre poisson en conserve .Homard en boîtes.Saumon frais.Saumon en boîtes.Autres articles provenant du poisson Produits de la Forêt 80 103 517,973 4,879 2,975 257 I 608,343 ?200 115 Potasse.Bois : Tilleul Madriers Pin 300 600 189 270 980 2,074 M- 6 il Madriers d’épinette, etc Bouts “ Douelles.Planches et planchettes.Bardeaux.Bois équarri : Merisier.Orme.Pin blanc.150,243 2,993 208,909 25,190 Pianos .Autres instruments de musique.Photographies.Navires.Tourteaux oléagineux .Tabac .Papiers peints.Meubles de ménage.Pâte de bois.Seaux, cuvettes, etc.Autres articles en bois.Articles en laine.Articles divers non classés.5,876 1,775 6,000 2^097 2,070 25,060 190 842 6,290 41,919 3,422 2,678 35 55 888 266 2,023 10,580 873 95 Autres articles provenant de la forêt Animaux et leurs produits.1,000 r 825 130 27,301 12,582 5,166 F l’omage Peaux .465 1,617 LBS VINS D’ALGBRIE Pelleteries préparées.non préparées 9,072 616 Alger, 30 Novembre 1901.Le travail de statistique que le Gouvernement vient d’achever, conclut que le chiffre de la récolte des vins de 1901 eu Algérie s’élève à un peu plus de 4,000,000 d’hectolitres, soit environ un bon quart de moins qu’en 1900.C’est, à peu de chose près le déficit signalé dans les principaux vignobles de France.Mais, alors que dans la plubart de ces vignobles ce déficit n’est pas compensé par la qualité, nous avons, en Algérie, la très grande satisfaction de constater, ce qui est confirmé par les soutirages d’automne qui s’achèvent eu ce moment—que la qualité est, d’une manière générale, excellente, & sensiblement supérieure à celle de l’année dernière.—Nos vins 1901 sont frais, fruités, moelleux, d’une grande netteteté, & d’une jolie couleur rouge.Leur degré alcoolique est également plus élevé que celui de l’an dernier.En un mot, ils sont appelés à rendre de grands services par leur facilité d’emploi, & leurs prix extrêmement avantageux.Les cours sont, eu effet, inférieurs d’environ frs.4 à 5 par hecto à ceux de 1900.—Nous ne voulons parler ici que des vins de bonne qualité & de tenue assurée ; car les vins inférieurs ou douteux sont plutôt délaissés.Les premiers sont, au contraire, très recherchés & les nombreux achats qui se font en ce moment, se concluent à des prix retativement très fermes.Nous sommes persuadés, qu’après les froids de l’hiver, la qualité de nos bons vins s’affermire encore d’avantage, & que les acheteurs n’auront qu’à se féliciter de s’en être assuré une certaine quantité, aux prix très avantageux actuellement pratiqués, prix qui peuvent difficilement descendre plus bas.—Tout fait, au contraire, présumer une sérieuse reprise au début de l’année 1902, & par suite un notable relèvement des cours.Les vins blancs vieux & nouveaux sont recherchés & tenus à des prix de plus en plus fermes.La campagne sur ces sortes de vins se poursuit avec une réelleacti- Lard fumé .Jambons.Gibier.Viandes en boîtes.Laine en masse.Produits agricoles.Pommes sèches.60 68 868 424 240 85 2,671 302 46,186 29 “ fraîches.Fruits en conserve Tous autres fruits.Haricots.Avoine.Pois ronds.“ cassés .5,492 6,591 172,140 156 50,321 40,775 53,326 3,121 34,758 105,357 62,309 Blé.Autres grains.Son.Farines de blé.Foin.Graine de trèfle.Graine de foin.Paille.Légumes en conserves.Autres produits agricoles Fers, Fontes et Acier 531 » 90 1,575 4,985 10 437 131 200 » 4,296 1,520 3,239 1,872 8,860 11,910 Fonte.Machines de tout genre.Machines à coudre.Ferronnerie et quincaillerie Aciers, articles en.Industrie.Instruments aratoires.9,208 657 452 156 634 2,970 208,584 4,217 217,897 943 Livres, brochures, cartes, etc.Voitures et parties de.Bicycles.535 2,017 14,495 155 100 parties de 939 120 Confections.Produits chimiques, droguerie Fourrures ouvrées .Verre et verrerie.Filets de ménage.Caoutchouc, articles de.Divers.468 1,402 15 231 57 1,000 477 12 f 3,871 462 Cuir pour chaussures.Chaussures en cuir.Autres articles en cuir Wiskey .Orgues .vité.Ou pourrait aussi trouver quelques affaires intéressantes en Eaux de vie pur vin.660 575 2,746 1,521 Lu N a Frères.450 * 7 Il serait oiseux, après de tels chiffres, de discuter la richesse ou la pauvreté des dépôts aurifères du Klondike, la possibilité d’y faire ou de n’y pas faire des placements fructueux.Le Transvaal, si rénumérateur avant la guerre du Sud-Africain, n’avait produit la troisième année de sa, découverte que 160,000 dollars dation, a donné cent fois plus d’or au monde : 16 millions de dollars.LES MINES DU YOUKON Le fascicule No 60 des Rapports Commerciaux des agents diplomatiques et consulaires de France, publié en supplément au Moniteur Officiel du Commerce, contient un rapport très intéressant de notre collègue.M.R.Auzias Tu renne, agent canoulaire de France à Dawson City.Nous croyons être utiles à nos lecteurs eu reproduisant ici une partie de ce travail : Dawson City.—Le territoire du Youkon: Le Dawson City, la troisième année de sa fon- t Les capitaux français n’ont pas fait jusqu’ici leur apparition au Klondike, sauf de rares exceptions, entre autres celle d’une des villes les plus entreprenantes de France, Lyon.Il semble que les actionnaires de cette Société n’aient qu’à se louer de leur initiative.C’est pour ceux qui voudraient les imiter que nous résumons l’étude suivante sur Dawson et le territoire du Youkon.Mais on doit se rappeler, en la lisant, que s’il est difficile, probablement impossible, de trouver au monde un champ d’opérations pins rénumérateur que le Klondike ; en revanche, il est encore plus malaisé de trouver une région où les tentations de tout genre soient plus grandes pour les directeurs d’exploitations.La somme de liberté d’action qu’il faut forcément leur laisser est presque illimitée : l’éloignement et la richesse des pays ouverts d’hier à la civilisation exigent, pour une salue administration de capitaux importants, des caractères bien équilibrés et surtout des habitudes morales exceptionnelles.Klondike.— Depuis la découverte du Klondike, en 1896, les gisements aurifères du nouveau territoire canadien du Youkon, ceux aussi du territoire américain de l’Alaska ont attiré l’attention universelle.Certains ouvrages eu ont donné une idée tellement fausse qu’on se demande si leurs auteurs ont jamais visité les nouvelles découvertes dont ils nient l’importance, d’aucuns ont même accusé l’Angleterre de les avoire inventées pour s’attirer sans bourse délier des émigrants destinés à devenir ses contribuables.Une foule d’aventuriers ont fait la contrepartie.Le pays était plus riche encore qu’on ne pouvait se le figurer.Il suffisait de se baisser pour glaner des pépites si nombreuses et si grosses qu’elles centupleraient les capitaux de leurs actionnaires.L’uu d’eux a trouvés des actionnaires en Europe en estimant devant eux ses propriétés du Klondike 600 millions de fois ce qu’elles ne valaient pas : un autre a improvisé en trois coups de pinceaux, sur le verre de ses conférences à jet électrique, des ports, des entrepôts, des villes qui n’avaient besoin, pour achever leur éclosion que des économies des auditeurs.Trop souvent, ces industriels ont été crus sur parole.Pourtant, la vérité sur le Klondike u’a pas besoin d’être exagérée.Ses placers ont produit officielle- toutes dépenses réglées, ment, en 1897, 2,250,206 dollars sans la moindre chine ou route, ou même le plus petit chemin d’ex, ploilation ; le rendement s’en est élevé, eu 1898, à 10 millions de dollars et, en 1899, à 16 millions.de chaque claim, au délà d’un chiffre de 5,000 dollars, à En 1900, les machines sont enfin venues simplifier 5 p.c.et à 4 p.c.si on vend son or à la Monnaie Cales exploitations ; on a commencé à tracer quelques nadienne nouvellement créée à Vancouver (Colombie routes et les placers ont donné 22,275,000 dollars.Britannique) ; Tous les autres centres aurifères du Canada, la même aunée, n’arrivaient pas à produire le chiffre de 6 mil- vaillent en ce moment des centaines de terrassiers et lions.» Avenir des mines Depuis sa constitution en territoire, le Youkon s'est suffi à lui-même, laissant à son crédit sur le grand-livre du gouvernement une balance de 128,500 dollars Il en est résulté une série de mesures officielles dont trois surtout auront le plus heureux effet sur le développement du pays : 1 Réduction de l’impôt de 10 p.c.sur le revenu brut ma- 2o Création d’un réseau de routes auxquelles tra- Et la production du Klondike (une taxe de 10 qui permettront, enfin, aux camions de livrer sur les p.c.étant alors imposée sur les produits bruts de exploitations aurifères les marchandises, les machines chaque claim, les chiffres officiels se sont toujours de tout genre ; trouvés au-dessous de la réalité) a placé le Canada, en 1900, au troisième rang des quatre pays qui, à seuls, produisent au déla de 80 oio de l’or du monde.Ce sont, eu 1900 : lo Etats-Unis, 78,658,755 dollars ; 2o Australie, 75,283,215 dollars 3o Canada, 27,916,752 dollars -lo Russie, 23,000,862 dollars.3o Ouverture aux prospecteurs d’une immense étendue de terrains aurifères jusque-là réservés à la couronne (le gouvernement).Résultat pour le seul mois d’avril 1901 : prise de possession de au-delà de 1,500 nouveaux daims ; encaissements officiels, de ce chef : 22,500 dollars.’ eux ; Sous ce dernier chapitre, l’incertitude des terrains ouverts on réservés souvent sur de simples dépêches ; > 8 produit à l’heure actuelle 250 millions et demi, en trois ans, on voit le nombre de ceux qui restent encore à extraire du sol.Mais depuis cette estimation qu’un de nos plus éminents économistes avait puisée aux sources les plus sûres, les découvertes du “Gold Run”, “White Channel”, du “Bas Dominion” sont venues augmenter de façon notable la quantité d’or à retirer tout autour de Dawson.De fait, 7 > 0/0 de ces dépôts aurifères n’out pas encore été touchés et si l’on peut risquer des chiffres en pareille matière, on doit dire qu’il reste probablement au-delà de 130,000,000 de yards cubiques de “Quartz drift” à laver dans le Bonanza et l’Eldorado, 150,000,000 dans le Hunker, 60,000,000 dans le Quart.Ces “coulées de quartz broyé, meut un' traînée aurifère fort riche, indépendante des gisements aurifères nos ruisseaux et dénommée au Klondike “White channel” “Canal blanc”.du gouvernement d’Ottawa, à 3,000 kilomètres de Dawson, ont plus nui à l essor du Klondyke qu’on ne pourrait le croire, et malheureusement cette période de tâtonnements ne semble pas encore être close.D’autre part, l’administration locale, dont les débuts eu 1897 et 1898 avaient laissé prise à plus d’une occusatim, a été épurée et forme, à l’heure actuelle, un corps d’élite qui s’est attiré la confiance publique.Enfin, les jeux accompagnés d’excès de tout genre ont été radicalement supprimés.Si les intérêts matériels de la ville proprement dite peuvent en souffrir quelque temps, une réaction surviendra bientôt qui fera la région encore plus prospère qu’au paravant, les mineurs devant forcément y dépenser d’une façon légitime les fonds considérables qu’ils perdaient aupa-vant autour du tapis vert, ou dans les maisons mafa-mées.Une ère nouvelle commence donc avec le siècle au Klondike.Qu’on remarque bien ici, que nous ne voulons pas dire que la production aurifère de Dawson sera supérieure en 1902 à celle de 1900, et ira continuellement en augmentant.L’extraordinaire progression de ces dernières années a été due à l’écrémage des daims les plus riches du pays, et quelques-uns l’étaient fabuleusement, jusqu’à rendre 25,000 fr.pied courant (le pied égale 0 m.30).Ce sont leurs la-vagesexpédiés avec une hâte et un gaspillage dont on ne peut se faire une idée, qui ont fait atteindre le chiffre de 22,000,000 dollars en 1900.Ces exploitations sont enfin terminées.Il s’agit de les reprendre, de développer celles moins riches et cependant déjà travaillées depuis 1896, d’aborder enfin la très grande majorité des terrains négligés jusqu’ici, parce que leur teneur aurifère étant moins élevée ; on attendait, pour les exploiter : lo Des routes, et par voie de conséquence, des machines ; 2o Une réduction d’impôts, de cherté d’existence, et de main-d’œuvre.Nsus avons signalé la réduction de la taxe de 10o[o à 5 et 4 oio ; les tableaux ci-après du marché de Dawson donneront une idée du bon marché des provisions.Les salaires se sont maintenus plus haut qu’on n’aurait pu le prévoir, soit 8 dollars par journée de dix heures, probablement à cause de la dureté du climat qui provoque, même chez les travailleurs, une émigration continuelle, et aussi à cause des nouvelles découve rtes du Haut Youkon (Big Salmon) ou du Bas Youkon (Koyoukouk, Nôme, etc.).Quelle est la valeur des gisements aurifères du Klondike 1 Théoriquement, elle est inappréciable ; pratiquement, M.de Fouille, membre de l’Institut, alors Directeur de la Monnaie à Paris, l’estimait, en 1899, contenir un milliard d’or.Lo Klondike ayant 1 for- 1 > Dans de telles conditions, les mines de Dawson sont assurées d’un avenir de longue vie, avec rendements annuels fort considérables, augmentant selon le nombre et la perfection des nouvelles machines qui s’introduiront vi e pour traiter les terrains si nombreux que nous laissons de côté, et dont la teneur, pauvre au Klondike, serait fort riche en Californie.Mais il est possible, qu’avant cet essor, la production de Dawson soit inférieure ou seulement égale à celle de 1900 par suite le la réaction naturelle à toute phase de transformation.La concenration de l’or sur des placers excessivement riches, n’est pas l’indice infaillible de mines ou de filons de quarts dans les environs, surtout au Klondike, oit le métamorphisme des rocs a été excessif, et où les bouleversements volcaniques ont cristallisé, pour ainsi dire, une grande étendue de gisements.D’autre part, les pépites sillonnées par des morceaux de quartz rugueux qui semble à peine cassé d’hier, abondent sur l’Edorado.Quelques veines minuscules où l’or brille de toute part ont été trouvées au flanc des collines de schistes micacés ou graphitiques (généralement âge paléozoïque).De véritables filons de quartz de belles dimensions commencent à être exploités, sur le “Gayguch” et le “Victoria Gulch” (têtes du Haut Bonanza et de l’Eldorado).Il est impos- ai! P i i sible, pour le moment, de dire quels résultats ils donneront, quoique leur teneur d’or soit bien supérieure, par tonne, à la, fameuse veine de “Treadwell” près de Juneau (résultats du mois de mai : 55,443 tonnes des minerai, broyées avec une batterie de 540 pilons -, rendement 63,650 dollars ; plus 2,122 tonnes de sulu-rettes valant 31,830 dollars.Dépenses, 47,816dollars.(une I tonne 2 doll.95.) Moyenne d’or à la tonne = 2000 livres : une livre = 453 gr 36).Il a été enregistré au bureau du Commissaire de ^ i . 9 de retirer du sol, en aussi peu de temps, les grandes quantités d’or que l’on sait.Avec huit chevaux va- l’or à Dawson, en 1900, 888 concessions de quartz.Enfin, ou a découvert sur l’Indian river (gneiss, bio tite et schiste vert volcanique) à 50 kilomètres de peur et trois lances, on dégèle en 20 heures 10 à 25 Dawson,(une étendue énorme d’agglomérés qui rap- yards cubiques, et la dépense de combustible n’atteint pellent le fameux quartzite de Johannesburg, et, pas une demi corde de bois.(A suivre) peut-être, un jour, pourront être exploités avec de ____ bons résultats.On se rend tout de suite compte de l’influence que de telles découvertes auraient sur le développement fulur du Youkon.Elles sont dans l’ordre des choses très probables, puisque le pays recouvert d’une épaisse couche de mousse a été à peine prospecté jus qu’à cette année.Laisons toutefois de côté les “peut-être”ou les "probables” et bornons-nous à étudier au point de vue français, les nécessités des immenses dépôts aurifères Canada à la fin de l’année 1901, il n’y a pas lieu de la refaire ici.Il sera intéressant, cependant, de donner les résultats définitifs du recensement décennal pris pendant l’année qui vient de s’écouler.La population totale du Canada, au 1er mai 1901, d’après ce recensement, était de 5,369,666 habitants, distribués par provinces comme suit : 7 REVUE COMMERCIALE.Montréal, 15 janvier 1902.Comme le rapport m Président sortant de charge, imprimé dans une a' tre partie de ce bulletin, contient une revue d’ensemble de la situation économique du actuels du Klondike.Au point de vue des simples mineurs ou terrassiers, il n’y a guère de pays au monde où les Français trouveront une paie aussi élevée, soit 40 francs par jour.Ils verront plus loin le coût de l’existence.Ajoutons aussi qu’il y a peu d’endroit où l’on exigera d’eux somme égale de travail, avec moins de ménagements, et plus d’indifférence pour leur vie ou leur mort.à exiger de tels ménagements, qu’il se trouve presque “esclave” (selon un mot souvent prononcé) du capital en Amérique.Il semble aussi ne pas accepter le travail des bras avec la volonté, l’endurance des Italiens du Nord, et surtout des Suédois.Ces derniers sont les plus rudes travailleurs du Klondike.Le tableau du marché de Dawson, transcrit ci-après, fournira quelques indications nécessaires aux commerçants.Pour les industriels nous leur recommanderons les machines à vapeur ou électriques, pour les placers, et surtout la recherche de dégeleurs artificiels.Les gisements du Nord-Américain s’exploitent sous terre, en hiver et en été, ou ù ciel ouvert en été.Dans les deux cas, il faut préalablement dégeler un sol qu’on a trouvé gelé jusqu’à 190 pieds de profondeur.Aux premiers jours de la découverte, les mineurs se servaient de pierres rougies à blanc pour les puits, de feux de bois pour les tunnels.Une corde, soit 128 pieds cubiques de bois dégelaient environ 4 yards cubiques (yard = 0 m.9.144) Ces chiffres comme ceux qui suivent, varient considérablement selon la nature des terrains traités.une 2,182,942 1,648,898 459,574 331,120 254,947 177.272 158,941 103,259 25,167 21,546 Ce total de 5,369,666 habitants n’accuse qu’une augmentation nette de 531,000 habitants en chiffres ronds sur celui qui fut constaté par le recensement de 1891.On avait espéré beaucoup mieux.Ce n’est pas, cependant, que la natalité ait diminuée ou que la mortalité ait augmenté sensiblement ; la déception provient du fait que l’émigration aux Etats Unis enlève chaque année au Canada un nombre considérable de ses habitants, surtout de la classe agricole, qui croient trouver là bas une vie plus facile.Ce sont surtout les cultivateurs routiniers et imprévoyants qui, faute de pratiquer un système raisonné de culture, épuisent leurs terres, s’endettent et se ruinent, puis s’en vont travailler aux manufactures des Etats de la Nouvelle-Angleterre.On calcule que la population canadienne-française qui s’est ainsi expatriée compte un million d’âmes.Cette population, d’ailleurs, se groupe autant que possible et finit par acquérir dans les localités où ses groupes se constituent une influence politique considérable.Ainsi des Canadiens-Français émigrés sont élus aux législatures d’Etats, aux conseils municipaux, etc.La charge de lieutenant-gouverneur, la Ontario.Québec.Nouvelle-Ecosse.Nouveau-Brunswick.Manitoba.Colombie Britannique.Territoire du Nord-Ouest.Ile du Prince-Edouacd.Territoire du Youkon.Territoires non organisés.De fait, le travailleur français est accoutumé i « » Plus tard, on s’est mis à dégeler au moyen de chaudières, de tuyautages étanches, et de lances (souvent de vieux canons de fusils de chasse) enfoncés dans le sol à coups de maillet.Ce procédé, trop vite condamné par M.E.-D.Levât, dans son savant ouvrage sur les placers sibériens, a bien réussi, et seul, a permis i 10 seconde charge de l’Etat, a été à plusieurs reprises constant à quelque saison que Von se trouve.La région occupée par un Canadien-Français.de Montréal, dont les produits, en été, prennent la Malgré cette saignée incessante, la natalité est restée raer & leur porte, attendent dans les entrepôts que la navigation du St-Laurent revienne faciliter leur si exubérante parmi les Canadiens-Français qu’à eux seuls ils fournissent les trois quarts de l’augmentation déplacement.Les produits de la forêt sont immobi-de la population pendant la décade.Des vieilles pro- lisés pendant l’hiver.vinces de l’est, la province de Québec est la seule Grains et farines.—Malgré la diligence extrême que qui ait une augmentation substantielle ; Ontario n’a l’on a mis à expédier les grains de Manitoba vers les augmenté que de 50,000 habitants ; la Nouvelle Ecosse, ports de l’est, avant la cloture de la navigation sur le Nouveau Brunswick, l’Ile du Prince Edouard ont les lacs et les canaux, il reste encore dans le pays des perdu de leur population.Mais les nouvelles pro- stocks considérables entreposés dans les élévateurs ; vinces de l’ouest, Manitoba, Colombie Britannique, les compagnies de chemins de fer sont encombrées et Territoires du Nord-Ouest, ont des augmentations leur matériel roulant ne suffit pas à transporter tout proportionnellement très considérables.ce qui s’offre.Le prix du blé de Manitoba, en entre- pôt à Fort William, à la tête du Lac Supérieur, est actuellement de 73c le minot soit 13 fr.87 les 100 1 Les résultats de ce recensement, au point de vue politique, sera d’augmenter l’inûuence des Canadiens-Français ; au point de vue économique,il sera défaire ressortir encore davantage la richesse constamment croissante de ce pays.les particuliers dans les banques et les caisses d'é pargnes, répartis sur la population totale du Canada représentent une somme de 300 francs par tête.Si pour être exportée, a cependant vu ses cours fléchir l’épargne française était à la hauteur de l’épargne depuis un mois, giâce aux arrivages d’avoines de canadienne, elle représenterait une somme de douze Manitoba.Ou cote aujourd’hui l’avoine blanche No milliards.Il est vrai que l’épargne française du “ bas 2 à 47c le mi not (de 34 livres) en entrepôt, soit à la parité de 15 fr.7-5 les 100 kilos.Il n’y a pas de cote encore pour livraison en mai, à l’ouverture de la navigation.kilos.Pour livraison en mai, à l’ouverture de la navigation, il y a des offres à 77c le minot (14 fr.63 les Ainsi, les fonds déposés par 1^0 kilos) en meme position, ce qui équivaudrait à la cote de 16 fr.53 par 100 kilos, franco bord, Montréal.L’avoine, quoique très chère encore et trop chère * de laine ” ne peut pas être recensée et que ce genre de thésaurisation est peu usité au Canada.Le seigle et l’orge n’existent pas en quantité suffisante pour en faire un commerce d’exportation, sur lant que celui de l’année dernière.Ce qui a manqué, notre place.Dans l’ouest d’Ontario, on trouverait c est la neige.Nos lecteurs français se rappelleront quelques chargements d’orge à mal ter dans les prix peut être que nous leur avons déjà expliqué pourquoi de 23 fr.75 les 100 kilos sur place, la neige, élément obligé des hivers canadiens, est un A part une expédition de 10,000 sacs de farines de facteur important dans le commerce et l’industrie du Manitoba sur le Cap pour le compte du gouvernement pays.La neige donc étant en situation déficitaire, anglais, il n’y a pas eu, cette saison, de mouvement certains genres d’affaires en ont été gênés et il en est d’exportation en farines canadiennes.Le marché résulté quelques déceptions, qui, pourtant, se per- national suffit d’ailleurs pour le moment et les prix dent dans un ensemble satisfaisant.sont fermes.On cote les farines de blé du Manitoba Le commerce des fêtes au Canada a été moins bril- de $4.00 à $4.30 ; et celles de blé d’Ontario, de $3.70 à Pour le commerce extérieur, c’est la morte saison.Dans quelques jours les acheteurs des maisons de $4.00 le baril de 195 livres net.Le son de Manitoba, en sacs, est aujourd’hui coté gros partiront pour leur tournée en Europe.Le mois prochain les verra à Londres, à Paris, à Lyon, à Berlin $20 la tonne (2000 livres anglaises) parité de 11 fr.35 les 100 kilos.it dans toutes les capitales de l’industrie européenne.Pour le moment, on fait l’inventaire et l’on prépare les opérations de la prochaine saison.Légumes secs.—Nous ne cotons que pour mémoire les pois secs et les haricots, dont les stocks sont à peu Les exportations en hiver, grêvées de frais de trans- près suffisants pour la consommation du pays.Les port par rail jusqu’aux ports ouverts de St John, de pois secs No 1 valent sur place de $0.90 à $1.00 le Halifax, de Portland ou de Boston, sont nécessaire- minot (de 18 fr.à 19 fr.les 100 kilos) et les hari-ment pins difficiles.Cette surcharge de frais est moins cots, de $1.35 à $1.40, soit de 25 fr.50 à $26.60 les 100 sensible pour les produits de l’ouest d’Ontario, c’est kilos, de là que sont surtout expédiés les grains, le foin, etc., dont le mouvement est, sinon égal, 'du moins Africain et les ordres d’achat du gouvernement anglais I Foin pressé.—On achète toujours du foin pour le Sud - 11 r JOKAS-CLAGGETT sont donnés pour 15,000 tonpes par mois jusqu’en mars inclusivement.Dans ces conditions et avec aussi une certaine marge de profit à l’exportation en Angleterre, les prix se maintiennent.On paie de $8.00 à $8.50 pour le bon foin Ko 2 à la campagne, et de $9.00 à $9.50 pour le Ko 1.A Montréal on cote le Ko 1 à $10.50 et le Ko 2 à $9 50 par wagon complet, en gare.Peaux verte*.—Les peaux livrées par la boucherie en ce moment sont de qualité inférieure et de rendement moindre ; toutefois, la concurrence des acheteurs ne permet pas de baisse.On paie à la boucherie les peaux de bœuf ou vache, légères, Ko 1, cents ; Ko 2, 6£ cents ; taureaux, 5£ cents la livre ; les peaux de veau, Ko 1.8 cents ; Ko 2, 6 cents, et les peaux d’agneau, 6 cents la livre.Laines canadiennes.—Le marasme dans le marché des laines est toujours complet.La cote nominale des laines de toison du Canada est de 14 à 16 cents la livre; celle de la laine arrachée lavée à dos, de 16 à 17 cents.Animaux de boucherie.—Ou a payé ces jours-ci pour l’exportation les bœufs de choix de 5 à 5| cents et la bonne qualité, de 4J à 4f cents la livre sur pied.Le mouton a été acheté à 3£ cents sur pied.Le porc gras, sur pied vaut de $6.50 à $6.75 les 100 livres.Pâtes de bois.—Les pâtes de bois, tant mécanique que chimique, sont cotées à des prix très fermes, ayant récemment haussé de $1 à $2 par tonne.On cote la pâte mécanique de $19.00 à $20.00 la tonne de 2,000 livres, et la pâte chimique de $38 à $45 00 la tonne aux fabriques.Notre nouveau président, M.Henri Jonas, a c i duit à l’autel, samedi le 18 courant, Mme Elizabeth Corse, veuve C.Claggett.Le mariage a été célébré par le Révérend M.Wood, àd’égliseSt Jean l’Evangeliste.Notre compagnie offre ses plus sincères félicitations et ses meilleurs souhaits de bonheur aux nouveaux époux.î - Temperature du mois de Décembre 1901.Relevé * par MM.Hearn & Harrison, opticiens, à Montréal, rue Notre-Dame, IGM) et 1642.Dec.Fahrenheit Centigrade Max.Min.2.5 — G Déc.Fahrenheit Centigrade Date Max.Min.Max.17 8-2 —13 18 15 1U 16 20 18 21 U 22 21 23 34 24 37 25 4-> 26 30 %7 3 J 23 33 29 33 30 30 31 34 Date Max, Min 1 36 21 2 4i 33 3 23 4 21 Min.— 19 6 — 9 —14 7 — 8.5 —13.5 8 - 7.5 -13 — 13.5 7 — 4 —13 5 1.5 —2.5 3 — 0.5 3.5 7.5 - 9 15 — 5.0 12 - 6 9 — 8.5 U — 8.5 6 -10.5 15 4 -V -12.5 — 12 —14 — 9 — 3.5 — 4 — 6 — 6.5 — 1.5 16 5 " —1 i 6 16 7 13 8 24 9 11 25 10 89 21 11 31 21 — ».5 12 30 20 13 43 2.1 11 59 43 15 15 42 13 16 7 - 6 -13.5 — 3igaifti> au dessous do zéro.27 31 5 32 4.5 0 4 3" 4 — 1 2.5 — 15 1 — 2.5 3.5 — p.5 27 6.5 31 6.5 3$ 1 1 6 —10.5 —21.5 2e 1.5 — 3 PETIT COURRIER Demande d'Agents ou Représentants au Canada.M.L.Leguay, 3 rue des Remparts-d'Ainay, à Lyon, demande un représentant au Canada pour la vente de ses soieries.M.L.Israel, ancien négociant exportateur, 4 Place des Ternes, à Paris, désirerait entrer un relations avec agents canadiens pour leur faire obtenir la représentation de maisons françaises.MM.Chemineaud Frères, à Jarnac-Cognac, eaux-de-vie.MM.Debouchaud et Oie, à Nersac (Charente), fabrique de feutres en tous genres pour papeteries.M.Paul Garnaud, spécialité de vins fins de Bordeaux et vieilles eaux-de-vie de Cognac à Godeville-St.Même sur Cognac (Charente) F rance.M.Martin Boussuge, fils de Narbonnn, demande agent pour vendre ses vins au Canada.La maison A.Magnier & Oie, de Blanzac-sur-Cognac, demande un représentant pour la vente au Canada de ses eaux-de-vie.MM.Charles Polack et Fils, a Dijon, propriétaires de grands crus de Bourgogne.J.Lebègue & Cie, négociants-propriétaires, vins et coo-nacs à Cantenac-Margaux (Gironde).M.J.Ballanger, de Laval (Mayenne), manufacturier de tissus de coutil en tous genres.A.Carpentier & Cie, vins et spiritueux, à Caudéraux, près Bordeaux.1 Mme Veuve A Fieux, grands vins mousseux, Lons-le-Saulnier (Jura).M.Henri Darviot, vins de Bourgagne, Beaune (Côte-d’Or).M.Alfred Lequeux, vins de Champagne, Châlons-sur-Marne (Marne).MM.G.Bonhomme & Cie.à Cognac, (Charente;, eaux-de vie.REVUE FINANCIERE La situation financière du pays est satisfaisante, les fonds ne manquent pas pour tous les besoins du commerce et l’escompte e.-d f'avile à 6 p.c.Les prêts remboursables à demande mtre nantissement de valeurs cotées à la bourse se fo ï 5 p.c.La bourse est tranquille ; les valeurs métallurgiques et les valeurs de charbonnage ont eu récemment une poussée à la hausse, suivant les indications du marché c *s produits de ces industries.Les actions de tramways sont soutenues ; les valeurs des tissages de coton sont faibles ; les actions de banques sont bien fermes ; ces dernières se tiennent en dehors de la spéculation et n’ont de demande qu’au comptant pour placement.On cote le change assez ferme.Les banques vendent leurs traites sur Londres à 60 jours, à 9J ou 8£ de prime ; les traites à vue, à 9| ou 9£ de prime.Les transfert par le cable se cotent à 9 £ de prime.Les chèques sur Paris valent de 5 fr.15|- à 5 fr.17£.* i- 12 i MM.P.Pignol, père et fils, 8 rue du Treuil à St-Etienne (Loire), manufacturiers spécialistes de rubans, velours uni et sollicite représentation de maisons canadiennes désireuses de envers satin, noirs et couleurs — maison fondée en 1856 — de.traiter des affaires sur le marché de Paris, mandent dans chaque principale ville du Canada des agents à la commission représhntant déjà des maisons pour la vente d’articles qui s’adressent à la même clientèle de mode.L.de Guinefollaud, eau-de-vie de Cognac et fines Champagnes à Angoulème (Charente).G.Ranson & Oie, à Jarnac (Charente), vieilles eaux-de-vie de Cognac.M.G.Seullier, 122 avenue de Neuilly, à Neuilly-sur-Seine, La maison Marchand-Duvigneau et Oie, rue du Pont de la Mousque, 32, à Bordeaux, demande à représenter sur la place de Bordeaux des maisons canadiennes se livrant k l’exportation.M.Pascal Garcin, 1 rue de l’Abbé de l’Epée, à Marseille, se chargerait de l’agence, pour la France, de bonnes maisons canadiennes.M.A.Boivin, représentant de grandes maisons et fabriques M.P.Bourson, 5 rue St-Joseph à Paris, demande agent pour européennes, se chargerait de l’agence, pour l’Amérique du Sud, tout le Canada pour la vente des soieries et rubans de Lyon.d’une bonne maison canadienne.L’adresse de M.A.Boivin est : Galle Independence 1778 k Buenos-Ayres (République Argentine).Pierre Germain, soul successeur de la maison Poulet Psre et Fils, fondée en 1747, Grands vins de Bourgogne à Beaune (Côte-d’Or) France.M.A.Weissenthanner, 168 rue St-Maur, à Paris (succursale à New-York) demande l’agence déniaisons canadiennes.M.H.Sonolet, 2 Cité Paradis, à Paris, France, désire entrer en relations avec des négociants, propriétaires ou exportateurs de rondins de sapin blanc (white spruce).UN NOUVEAU JOURNAL L’Histoire du Monde, journal-revue hebdomadaire, sans opinion, à 0 fr.20, 16 pages, 28 x 38, reproduits tous les articles intéressants et inédits, quels qu’ils soient, recueillis tous les jours dans les journaux, sans distinction de genre ni d’opinion.Cette revue ne reproduit que les articles qui n’ont été publiés que par un seul journal ; on lit donc tous les journaux en un seul.Sur un beau papier, impression soignée, ces 52 numéros, reliés à la fin de l’année, forment une collection superbe qui constitue 1 histoire du monde au jour le jour.M.Vianney, 14 rue Paradis, Marseille, demande représentation C est la revue la plus pratique et la moins cher.Chaque abonné pouJ la France d exportateurs et d’importateurs canadiens, y trouve groupés toutes sortes de documents curieux.M.Emmanuel Coste, 14 rue Ausone, à Bordeaux, demande à représenter en France des maisons canadiennes exportant pommes évaporées, haricots, pois ronds, homards et saumons en conserves, viandes salées et œufs de poisson.Références fournies sur demande.> S’adresser 47 faubourg Montmartre, Paris.M.Maurice Charotte, 2 rue Gounod, Paris, désire entrer en relations avec maison de Montréal pour l’importation en France de peaux, pelleteries, bois et autres articles du Canada, soit comme représentant, agent ou comme acheteur.OFFRES DE REPRESENTATION AU CAFADA M.Jules Pony, 1132 aue Ste-Catherine, à Montréal, demande la représentation de librairies françaises et belges pour le Canada Avis aux Membres Adhérents AUX IMPORTATEURS DE MINERAIS M.Ulysse Chopin, 20 rue St-Jacques, Moatréal, demande l’adresse de maison de France, important les minerais suivants : Graphite, Mica blanc et ambré, Cuivre, variété Calcopyrite.Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paiement de la cotisation est reporté à l’année suivante.Les membres adhérents de cette Chambre de Commerce reçoivent gratuitement le Bulletin Mensuel.Nous fournissons des renseignements gratuits sur la clientèle et des informations de toutes sortes à nos membres adhérents ; nous insérons gratuitement les demandes d’agents de tout corn, merçant français.Toute maison établie en France, toute maison française établie à l’étranger peut adhérer à notre Chambre.11 suffit d’en faire la demande et de payer la cotisation qui est de 25 francs par année.OFFRES DE REPRESENTATIONS EN FRANCE M.Durand, tils aîné, représentant commissionnaire, boulevard Ondinot, 21 à Cran (Algérie) pouvant fournir d’excellentes références, demande à représenter pour Cran (Algérie) des maisons du Canada faisant l’exportation des farines et autres produits.Le journal Le Bois, 26 rue Canmartin à Paris, demande des correspondants pouvant livrer des bois en France.f M.Victor Guédé, pelleteries et fourrures, 9 rue Bailif, à Paris, désire entrer en relation avec des maisons du Canada pour la consigna ion ou la représentation de tous articles de pelleteries tant qu’on ne donne pas sa démission et si cette démission par-brutes ou apprêtées pouvant s’employer en fourrures.Références vient après la tin du mois de janvier, la cotisation de l’année com- mencée est due en entier.Una fois l’adhésion accordée, on fait partie de notre Compagnie sur demande.
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