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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
mercredi 14 juillet 1915
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1915, Collections de BAnQ.

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:: i # T 381.44 I Jj a (< l w .X; W \uy F TOUT m m t ¦ ¥ & m ro i X >V ÎBi AV M r.m xL _ ^ 11 T V ryrtl~i X i : m : , B I Wi k i il L * BQ I ï r J B K M m O #1 EM î?ïf&3 ¦ ¦ B .V,-v:lv> g SK BULLETIN m ¦ Il DE LA il il I! Chambre de Commerce Française ' DE MONTREAL B'l Numéro spécial du 14 Juillet 1915 I il I Le rôle du Canada depuis la déclaration des hostilités.Il ® il il , ¦H m i T T& T V ¦¦ \ : J1 \ , X \ 1 / i Ï.\ h t V i .AW' % ' / - f.U 1 V I / ! I Il SOMMAIRE 1 1.—Nous pouvons tout sans “eux” 2.—L’appel aux armes.3.—La France à Montréal.5 9 11 4.—L’Union Nationale Française 5.—L’Alliance Française.6.—Le Fonds Patriotique Canadien et le Comité Franco-Belge .21 7.—Comité France-Amérique et la guerre de 1914 8.—Aide au Drapeau.9.—Réminiscences.10.—Pour le Commerce Franco-Canadien de demain 11.—La “Presse” et la guerre.12.—L’Entente Cordiale.17 I ¦ 27 39 43 48 57 61 13.—“Je me souviens” 63 14.—Fête du 14 juillet 65 15.—Revue Financière 69 16.—Revue Commerciale 71 17-—Correspondance d’Ottawa.18.—Chambre des Communes du Canada 72 76 19.—Membres de la Chambre de Commerce Française 20.—Séances spéciales de la Chambre.79 84 Nous pouvons tout sans eux.riers français, grâce à des méthodes nouvelles, à une organisation plus moderne du travail, arrivent à offrir leurs produits à des prix acceptables pour la clientèle du Canada.Il faut qu’ils livrent bien emballé et beaucoup plus rapidement que par le passé.Il faut qu’ils s’inspirent des goûts, des besoins de la clientèle canadienne, de ses habitudes, qu’ils se prêtent à ses demandes, tant aux points de vue plus haut cités qu’à ceux des poids, des mesures à employer, des détails de crédit à accorder, des voies d’expédition, de l’assurance de l’établissement du C.I.F., etc., et également des langues à employer dans la correspondance.Il n’y a pas de temps à perdre; il ne faut pas se borner à des discours ou à des articles.Il faut dès maintenant se mettre à l’oeuvre.Certes nous n’ignorons pas les difficultés de l’heure présente, mais d’un autre côté, nous savons aussi qu’il nous faut absolument nous préparer de suite car ce travail d’organisation et de préparation sera long et nous ne voulons pas être surpris par la paix avant d’être complètement outillés pour la conquête des marchés du monde.Cette guerre si cruelle, si coûteuse pour nous, doit, puisque nous avons dû la subir, puisqu’elle laissera des traces sanglantes, tant de misères et de ravages dans notre beau pays, elle doit aussi nous rapporter des résultats, non seulement au point de vue moral, mais aussi au point de vue pratique.Depuis plusieurs mois déjà nos concurrents étrangers alliés, ou neutres, l’ont bien compris et la puissance de production de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Autriche et autres étant considérablement diminuée et leur exportation presque nulle, les uns et les autres de tous côtés font des efforts énormes pour accaparer la plus grosse part du gâteau.Laisserons nous les spectateurs, les impassibles, ceux que cette lutte n;a pas encore émus, qui n’ont pas encore saisi, peut-être, toute la portée du conflit gigantesque, profiter seuls des dépouilles de nos ennemis.Nous qui aurons été l’assise de la digue de jetée en travers du débordement des Huns, nous qui aurons été les instruments de la victoire, nous contenterons-nous des restes des gloutons, si encore ils n’entament pas notre domaine propre?Non, n’est-ce pas?il faut à la France mieux que des : rebuts, il nous faut une part correspondante à nos sacrifices, mais cette part, soyons en convaincus, on ne nous la donnera pas; là encore, il faudra nous battre pour la prendre et ensuite nous battre encore pour la garder et l’augmenter.Pour cela il nous faudra être prêts; après pne i.;ue autre, économique celle-là, lutte âpre et ' -, ; ; '"'x: A N % Les Chambres de Commerce françaises à l'étranger ont, en tous temps, vis-à-vis du commerce et de l’industrie de la métropole, une tâche importante à remplir et les évènements présents contribuent dans une grande mesure à augmenter encore cette tâche et elles ont toutes, dès maintenant, le devoir impérieux non seulement de renseigner le commerce français sur les débouchés possibles offerts à ses produits dans le pays de leur résidence, mais aussi et de la façon la plus complète, sur les moyens les plus efficaces à employer pour supplanter et remplacer les produits exportés par nos ennemis.La Chambre de Commerce française de Montréal, suivant ses traditions, ne faillira pas à cette tâche.La campagne que nous avons commencée dans ce sens, le 12 novembre dernier, par la nomination d’une Commission spéciale pour étudier les moyens propres à employer en vue de la concurrence à faire aux produits allemands et hongrois (voir rapport annexé à notre bulletin de décembre 1914) se poursuit sans relâche, et pour atteindre notre but nous publierons désormais dans notre bulletin tous les mois, sous la rubrique "Nous pouvons tout sans eux” une série d’articles et d’études destinés h éclairer les industriels et exportateurs français sur les produits déjà exportés ou à exporter au Canada et sur les méthodes à employer pour réussir à les implanter et atteindre un chiffre d’affaires important.Ces études seront traitées par des spécialistes ; les différents produits y seront passés par eux en revue et nul doute que leurs connaissances et expérience mises ainsi à la disposition du commerce français ne soient à ce dernier une aide précieuse et lui permettent, s’il tient compte de nos indications, de remporter au Canada, sur le terrain économique, une victoire aussi décisive que celle de nos armées remporteront sur le champ de bataille.Nous soulignerons sans crainte nos torts et nos défauts du passé et nous indiquerons dans tous ses détails la marche à suivre pour arriver à débarrasser le marché canadien de la pacotille germanique qui y était livrée en si grande quantité depuis quelques années, surtout depuis l'abolition de la surtaxe, et qui menaçait de tout éclipser.En effet, ici comme ailleurs, la pieuvre allemande allongeait ses tentacules dans les différents domaines commerciaux et industriels.L’ennemi est établi dans des positions solides et il nous faut l’en déloger.Les produits de France ne craignent pas la concurrence, mais il faut veiller à la contrefaçon et la supprimer.Il faut développer chez la clientèle de l’étranger le goût du beau, du fini, du solide, mais il faut aussi que les manufactory ; , ) :S > ) I# I > i yivtl $ i t I ' fi Colonel A.-C.Labelle ; 1( I 1 1 i Diret t > «r-gzrant n i i i 1 if: I I.I ! I | 1 !: III 9 19 1H OB Ml ¦¦ 111 an ¦¦ ¦¦ i A 3 ! & i | M H ¦ ¦ Tl n If il "!! WW IkL1 : F J l P miasm LL *¦: li ^jjl fjTTro i VUE DES GRANDS MOULINS DE LA St.Lawrence Flour Mills Co.Ltd.MONTREAL, CANADA T ES Moulins à Farine les plus modernes I— et les mieux outillés du Canada.Nos farines sont fabriquées avec les meilleurs blés de l'Ouest Canadien.Le Blé Canadien, est le meilleur au monde — pour la farine à boulanger.Nous sollicitons les commandes de MM.les Négociants Français.i St.Lawrence Flour Mills Co.Ltd.MONTREAL, CANADA v* < ' l L ' * X \ t t | , tftfgj & 1 IBS PS wêËt mm mm.¦ ;| ¦14 :rl i # Lv.n m n * SA MAJESTE GEORGE V, Roi de Grande-Bretagne et d’Irlande, Empereur des Indes.Son Excellence M.Raymond POINCARE, Président de la République Française.: WÊÊÊÊÊM éÊÊÊM Ü3 mi m ¦ R-, 1 I.*i 1 I : g 1 1 ES 0# 1 ,:?L mm Z m u iLi .V P Wi •- lî aï III m r: "41 5% ""'t* .7 ffm p : m .P/ ï ' M .m Un ij #* .V: V ¦ i : W mÆta , ' .'J B8 IM IWfB j ; f- i i • i #4^ ^-,:2 SON ALTESSE ROYALE LE DUC DE CONNAUGHT, Monsieur C.E.BONIN, Premier Secrétaire d’Ambassade, Consul Général de France dans la Puissance du Canada.Gouverneur Général de la Puissance du Canada. I f r i » s .- % ' l 5 ».1 I S J i ¦: E p- !.i '•!¥& * V- Il i' ¦' iv -• *r* J- * ^ - - '- - ¦S' üs R 1 1 I '• S' I : & ! I T* " .W , - •i ! i «v II I l • .-*0 \ ¦Vi,-:.i ! i $ ¦A f r *66 k % • X i 31 un moyen de secourir cette profonde détresse en s'adressant plus particulièrement à la population rurale, lorsque le docteur Ovide Normand!n eut l’heureuse idée de recueillir des souscriptions et de faire confectionner des trousseaux, pour les envoyer en France, à des amis inconnus, au nom du Canada français.Ainsi, croyait-il avec raison, l’activité de tous multiplierait For versé par les plus riches.D’accord avec le Comité, une lettre fut rédigée demandant aux Canadiennes françaises de venir en aide aux souffrances que subissait le peuple de France : “La guerre s’abat sur la France.Les foyers sont déserts et la désolation règne partout.Des femmes et des enfants sont laissés seuls, sans appui.Mères du Canada, les laisserez-vous porter ainsi le poids de tant de deuils ?Haut les coeurs ! et donnez pour la France, source de notre civilisation.En lui assurant votre concours, vous combattez pour le triomphe de la justice, du droit et de l’humanité.La France, attaquée sans raison, défend son territoire et lutte pour la liberté du monde.Soyez à ses côtés.Vous avez, pour une large part, conservé chez nous le patriotisme qui nous anime.Vous avez été les gardiennes du souvenir ; soyez encore, au moment du danger, les consolatrices de nos frères, aujourd'hui alliés de l’Angleterre, les fiers soldats de France”.Cette idée contenait le germe d’un mouvement magnifique.Pour la répandre et la réaliser pleinement, une section féminine du Comité de Montréal fut créée, sous la présidence d’honneur de Madame Raoul Dandurand et la présidence active de Madame Rosaire Thibodeau, dont la distinction et le charme eurent vite fait de conquérir toutes les volontés.M.Olivar Asselin, avec l’intelligente énergie qui le caractérise, dirigeait le travail d’organisation, dont il avait conçu les grandes lignes.D’avance, il voyait l’oeuvre prendre corps, s’étendre et couvrir tout le pays.Chaque jour, il passait aux journaux des notes pleines d’entrain et d’émotion communicative.De son côté, le Comité France-Amérique coordonnait les efforts, groupait les initiatives et faisait les démarches nécessaires pour assurer, aux moindres frais possible, le fonctionnement des nouveaux services, lesquels furent confiés aux personnes qui avaient bien voulu offrir leur dévouement à la Section féminine.Tous ces collaborateurs se mirent à l’oeuvre du plus grand coeur.Des milliers et des milliers de circulaires furent distribuées par tout le Canada.Elles donnaient, en des termes très explicites, les indications voulues, groupées sous ces divers" titres : a) Pourquoi Ton demande: b) Ce que Von demande (couvertures de laine, lingerie, chaussettes, vêtements, layettes, feutres, manteaux, tricots, chandails, chaussures, etc., etc.,) ; c) Comment donner (en joignant à l’envoi un mot de sympathie, avec l’adresse du donateur) ; d) Comment emballer et erpêdier les dons.En mémo temps, des lettres pressantes étaient envoyées à tous les curés, à toutes les institutrices, à toutes les Hanotaux avait demandé à ce Comité de Toronto des voitures automobiles.M.Rochereau de la Sablière fit part de ce désir au Comité de Montréal et, grâce à l’action des deux groupements, vingt-quatre automobiles furent envoyées en France, dont le transport fut fait par la Compagnie Générale Transatlantique.Sur chacune de ces voitures, ces mots furent gravés : “Don du Canada au Secours National de France La souscription nationale atteignit le chiffre de quatre-cent soixante-quinze mille francs qui furent transmis à Paris, par versements.Le Comité National du Secours français, exprima plusieurs fois sa reconnaissance émue.Des télégrammes, signés par M.Àppell, président du Secours National et par M.Gabriel Hanotaux, président de France-Amérique, furent envoyés au gouvernement provincial, aux conseils municipaux de Montréal, de Québec et d’Ottawa.Voici le texte de la dépêche adressée à la population du Canada.On y trouvera une expression de gratitude aux dames canadiennes dont l’infatigable énergie, l’esprit de dévouement et l'exquise sensibilité ont suscité le bel élan de filiale assistance que fut “UAide à la France” : “Président du Comité France-Amérique, Montréal.“Nous adressons à vous et aux admirables femmes canadiennes du Comité féminin nos remerciements fraternels pour vos souscriptions et vos importants envois, si utiles.La France est touchée au coeur par tant de fidélité et de générosité.Agréez notre gratitude et nos ferventes amitiés.” Appell-Hanotaux.II U AIDE A LA FRANCE.Dans son premier appel aux Canadiens, le Comité France-Amérique de Paris demandait des dons en nature qui devaient être distribués, soit à Paris, soit dans les départements, par un comité de dames présidé par Madame Raymond Poincaré.On sait la suite des évènements qui ont jeté les armées allemandes en territoire français.Quelques jours après la déclaration de guerre, une partie de la France était envahie et pillée.Et pendant que le Secours National tentait de pourvoir aux besoins impérieux des familles pauvres des soldats, organisait des soupes populaires et répartissait des fonds ; une autre misère, plus cruelle encore, celle du dénûment, atteignait les populations du Nord et de l’Est, chassées de leurs foyers, livrées aux hasards de la route, sans autre soutien que l’espoir commun d’une revanche prochaine.Le Comité France-Amérique de Montréal cherchait ,:ip: L ïm\ 32 direction du docteur L.J.Lemieux, Shérif du district de Montréal, les objets étaient examinés, classés, placés dans des caisses et expédiés en France, par l’aimable et gracieuse entremise de MM.Génin et Trudeau dont le soin et la bienveillance furent admirables.Les denrées et produits alimentaires, que l’on ne pouvait pas envoyer là-bas, étaient distribués, par le Comité, à l’Union Nationale Française et à quelques institutions de charité.mairesses des villes, villages et paroisses de la Province de Québec, aux supérieures des couvents et des maisons religieuses, aux journaux canadiens français, quotidiens et hebdomadaires.Ainsi l'appel se répercutait partout» comme un écho sans fin: il touchait tous les coeurs.Les mains se portèrent vers les vieilles armoires, aux lourds panneaux de bois, où dormaient depuis longtemps les souvenirs de famille : reliques auxquelles revenait, une fois l’an, la curiosité émue de la maman.Les couvertures, les habits de fête des anciens, les vêtements de toutes sortes, furent placés soigneusement dans des caisses.Pourquoi conserver désormais tout cela, quand de malheureux réfugiés n’avaient plus de quoi se vêtir?Et ne constitueraient-ils pas, ces objets, un double souvenir d’affection, si, après avoir rappelé à la famille les heures des tendresses mortes, ils allaient maintenant faire revivre un peu de joie dans Pâme de lointains amis?Ainsi furent pieusement emballées les petites layettes des enfants disparus : celles que l’on garde jalousement et qui portent encore un nom.Le regret de s’en départir s’atténuait d’un sourire, s'illuminait d’une espérance."C’est un souvenir, faites-en une résurrection,” écrivait dans une lettre, adressée à une maman de France, le docteur Ovide Nor-mandin.N’est-ce pas, en deux mots, toute notre histoire ?Dans les couvents, les ouvroirs, les salons, partout, les femmes canadiennes travaillaient; dans les villes comme au fond de la province, dans la chaumière où vit un coeur ami, dévouement obscur et tenace.Si l’on Sur la plupart des objets un mot de sympathie était épinglé, qui les animait en quelque sorte : un souvenir, un encouragement, une amitié.Ces lignes naïves ont dit aux Français la foi des nôtres, leur sensibilité, leur amour de la France.Quelle admirable chose ! Et quelle émotion à lire ces témoignages, dictés par un pur sentiment ; exprimés dans une langue à laquelle ils empruntent plus de noblesse encore : où perce la plus vive émotion et la plus belle, celle des humbles, qui souffrent vraiment d’être éloignés ; qui veulent tenter quelque chose ; venir, être là! "Un petit Canadien-français envoie des écheveaux de laine it pour faire des bas à un petit Français dont le papa sera peut-être mort au champ d'honneur”.Une Ecossaise écrit: "A une mère française, modeste offrande d’une ‘Canadienne écossaise”.Cette lettre, d’une mère canadienne française, dont les sept enfants ont chacun donné quelque chose, et qui s’excuse, à propos de sa cinquième fille : ; "L’une, âgée de vingt et un ans, soeur Saint-Timothée, petite religieuse, ne peut offrir que ses plus vives prières.” Ces lignes, d’une Gaspésienne: "Ceci est l’envoi de ma fillette, âgée de qui a eu cette pensée d’envoyer ces quelques vêtements à une petite orpheline comme elle!” Braves gens ! Braves gens! écrivait Olivar Asselin qui dépouillait cette correspondance, les larmes aux yeux.consent à assister à une conférence mondaine, à une fête de charité, c’est à la condition qu’on y soit laissé libre de tricoter pour les soldats, en même temps qu’on entend parler d'eux, de leur courage, de leur irréductible fiance: heureux d’être pour quelque chose, pour si peu que ce soit, dans leurs luttes, dans leurs souffrance^ héroïquement portées, dans leurs victoires déjà certaines.Et des milliers d’objets étaient ainsi confectionnés de la bonne laine grise, la laine de chez nous, souple ei chaude.onze ans.C’est elle-même con- T>u mois de novembre an mois de juin, plus de 2348 caisses furent expédiées, contenant 504,600 objets, transport et les frais de manutention de chaque caisse, depuis le lieu d’origine jusqu'à Paris, fut évalué, par M.J.W.Simard, un des directeurs de l’Aide à la France, à la somme de quatre-vingt-sept sous, soit quatre francs trente-cinq centimes.Nous citons ce chiffre parce que.minime, il dégage la part immense du dévouement.De fait, l’oeuvre entière reposait sur la générosité de tous, générosité dont nous voudrions montrer les multiples aspects.C’est, malheureusement, chose impossible.Madame Madeleine Huguenin qui, comme secrétaire générale de l’Aide à la France, révélait, une fois de plus, ses belles qualités d’esprit et de coeur, son activité allègre et constante, exprimait le même regret, dans le rapport qu’elle rédigea sur l’ensemble des opérations.Nous devrions mentionner les compagnies de transport canadiennes et, particulièrement, la Compagnie Générale Transatlantique ; donner les noms des propriétaires qui ont mis à notre disposition les salles de réception : citer les plus fervents Le avec De Québec et d’Ottawa, où des sections féminines avaient été organisées, présidées, l’une par Madame C.Del âge, l’autre par Madame F.E.Blond in ; de l’extrême-est du Canada, pays de nos frères acadiens ; de Winnipeg et de Saint-Boni face, d’Edmonton et de Vancouver; des régions ignorées du rude Labrador, de File d’Anticosti, gardienne du fleuve St-Laurent; du voisinage immédiat de la métropole, des comtés de Jacques-Cartier, La prairie et Napierville, Laval, Saint-Jean et Iberville, l’Assomption, Terrebonne et Vaudreuil ; des centres, plus éloignés, de la Beauee, Chicoutimi et Saguenay, Lévis, l’Islet, Mont-magny, Rimouski ; les dons recueillis pour les victimes de la grande guerre étaient dirigés sur Montréal où de vastes salles de réception avaient été aménagées, surveillance active de Mademoiselle Lamothe et l’habile Là, sous la : - : ”1 3 1 < • N L H : .f : t,., 7 VS ¦ ïi “ - , i * ' .k .j i m ¦ , ¦ mi''-.W*- , Z .%.' ! : 1 y ¦ ï M.Qonzalve DESAULNIERS, M.J.R.GEININ, Docteur A.BRISSET des NOS, Officier de l’Instruction Publique, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Président de la Chambre de Commerce Française, Président Honoraire de l’Union Nationale Fran= çaise.Officier de l’Instruction Publique, Président de l’Alliance Française.Président de l’Union Nationale Française.1 mm É J 1 # 1 à il 11 2 wËËÊÊÊÊÊm “ a ! A j IF fl t'IE X> m m '1 m m siLs' - te ¦summ ' r [I V"".m H .1,1 ; ZV :: , ; I a S3 - JHl fe-, ¦ m i ; M.Louis RAYNAUD, ?Docteur en Droit, Consul Chargé de la Chancellerie du Consulat Général de France.—; M.F.PAUZE, M.Edouard MONTPETIT, Président de la Chambre de Commerce Canadienne=Française, à la tête du mouvement ayant pour but de remplacer les produits austro-allemands par des produits de fabrication française.Officier de l’Instruction Publique, Secrétaire du Comité France=Amérique et de l’“Aide à la France”, î V T: \ *¦ w 2*?-••• T'èr- V ¦= - m m m m tt T — — — — 5 - ¦ — - ¦ :> - & » / •< / - Juge Honoré GERVA1S La France a perdu un de ses amis les plus dévoués dans la personne de l’IIonorable Honoré Gervais, Juge de la 'Cour d’Appel, qui vient de mourir à Montréal, à l’âge de 52 ans.La colonie française de Montréal conserve un souve nir ému de cet homme de bien qui a tant fait pour sa prospérité, matériellement et moralement, et elle déplore la fin prématurée d’un bienfaiteur que la mort a brutalement arraché à l’affection de tous.Le Juge Gervais a fait obtenir à l'Union Nationale Française, une allocation annuelle de $1,000, pour venir en aide aux immigrants français, mais il a encore usé de toute sa haute influence pour favoriser le développement de la pensée française au Canada.Il a été un des membres les plus actifs de “TAlliance Française” et sa maison était ouverte à tous ceux qui de l’autre côté de l’océan venaient porter ici la bonne parole.La France, dont la mission est de rayonner intellectuellement sur le monde, d’apporter aux élites de tous les pays leur nourriture spirituelle, la France doit se souvenir avec reconnaissance de ce bon Canadien-Français qui n’oubliait pas la patrie de ses ancêtres et qui l’aimait d’autant plus qu’il la voyait monter toujours plus en avant dans la voie du progrès.D’une activité que rien ne lassait, il s'occupait du développement de diverses grandes écoles, travaillant sans cesse à la diffusion de l’instruction au Canada.A ces nobles préoccupations il joignait les qualités les plus délicates du coeur.Jamais un malheureux ne s’est adressé à lui en vain et les services qu’il a rendus sont innombrables.¦ 11 laisse trois garçons, MM.Charles, Joseph et Aimé Gervais, ainsi que deux filles, Madame Flzéar Boy et Mlle Marie-Adèle Gervais.Le Gouvernement français l’a décoré de la Légion d’Honneur et de l’Instruction publique.La Chambre de Commerce française de Montréal adresse à la famille de P Honorai) le H.Gervais l’hommage de ses sentiments de très vives sympathies et ses condoléances les plus sincères. ?» "v Je if M =33 .E-.- Wm 1 ZL - :.s ' Ifai * 1 J .1 ^ t .1 i 1 a , ¦ % L mm 02 ¦ .g-.: ¦ J à A mt y \ Sir Wilfrid LAURIER, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Ancien Premier Ministre de la Puissance du Canada.Sir R.L.BORDEN, Grand Croix de la Légion d’Honneur, Premier Ministre de la Puissance du Canada.; " I â M , à ; 1- f|y I 1 : P s I ¦A I Si.' «¦ 1 ' 8S2 m li .fm.r Æ \ 1 PE' 1 IB! 0 .Ml m ¦ m m ; • tj V ^ È k im P Sir Lomer GOUIN, Officier de la Légion d’Honneur, Premier Ministre de la Province de Québec.nit «H : 0 : y ru N ioi \ •v 0 ix Délégués du Canada pour la négociation du traité de Commerce Fra nco-Canadien Hon.Rodolphe LEMIEUX, Officier de la Légion d’Honneur, Ancien Ministre de la Marine.Cliché Albert Dumas.ifl Hon.L.P.BRODEUR, Ancien Ministre.Officier de la Légion d'Honneur, 9 1 ¦ r ' y $ IL Ü I k ¦; r ¦?1 ! ! i ./ / / .: , , :i, .f _____________1 t ?> Montréal i# \ Si wg$ n t P fi h Canada ‘Si ’ÿmMmmm'1' PATRONAGE Son Altesse Royale la Duchesse de Connaught a bien voulu accorder son haut patronage.Les distinguées et dévouées épouses des Consuls de France et de Belgique ont bien voulu accepter d’être Présidentes d’Honneur de notre Comité.AVANT PROPOS.Aussitôt après la déclaration de guerre il devenait évident que ceux que l'âge ou les infirmités privaient de l’honneur et de la gloire de pouvoir servir leur pays devaient s’employer à soutenir les Oeuvres de Secours aux Soldats.1 I 1 : OBJET DU COMITE L’ “Aide au Drapeau” a pour objet de travailler au soulagement de nos vaillants soldats qui se battent au milieu de terribles épreuves physiques et morales pour défendre les droits des peuples civilisés contre l’Autocratie des Hohenzollern et le barbarisme des Teutons.Son but est de fournir à tous ces braves sur les champs de bataille et à la sortie des tranchées les sous-vêtements de rechange dont ils ont tant besoin.LE TROUSSEAU DU SOLDAT Guidé par l’expérience des Vétérans le Conseil a décidé de composer les trousseaux comme suit : 1 chemise de flanelle, 1 chandail en laine de .pouces.1 caleçon de laine ou de coton, 1 ceinture de flanelle, 1 paire de mitaines, 1 paire de chaussettes ou de bas de laine.1 mouchoir, 1 surprise, tabac, chocolat, pipes, etc., Bien nous en a pris car comme on le verra plus loin par les accusés de réception de nos envois ils répondaient tout à fait aux besoins.ORGANISATION DE UOUVROIR Une magnifique et spacieuse salle a été mise gracieusement à notre disposition par Madame TJ.H.Dan-durand, ce qui a pour beaucoup contribué au succès de nos réunions de couture.K: Les femmes, qui n’ont pas le glorieux privilège de pouvoir offrir leur vie pour la défense de leurs foyers et de leur Patrie, comprirent aussitôt le beau rôle qui leur était réservé, celui de s’accuper à l’amélioration du sort des Soldats en campagne et aux soins à prodiguer aux malheureux blessés.1.m % m s i si S En Europe les Sociétés de Charité Patriotique de réputation mondiale qui portent les noms de Croix Bouge, Société de Secours aux blessés militaires, Union des femmes de France, ont mobilisé tous leurs membres pour êtres prêtes à remplir la noble tâche leur incombant.En présence du nombre considérable d’infortunes à secourir on réalisera bientôt l’insuffisance même de toutes ces grandes organisations.La nécessité de créer de nouvelles oeuvres s’imposa.C’est ainsi que l’on vit surgir ici le Canadian Patriotic Fund ; le Comité France Amérique ; Comité de Secours Belge, etc.Cela notait pas encore assez pour faire face aux exigences, il fallait grouper autour d’une bannière commune toutes les bonnes volontés, laissant de côté toutes les questions de nationalité, de croyances ou de condition sociale pour ne voir qu’une chose : l’organisation d’une armée de travailleuses dévouées n’ayant qu’un seul et unique but: aider au succès de nos armées et assurer la victoire.¦ i 9 1 ' M m i « i:;$ CHOIX D’UN NOM : C’est de cette pensée qu’est né dans l’esprit d’un groupe de Patriotes aux idées larges et généreuses le Comité “Aide au Drapeau” dont le nom et la devise “Je me souviens”, empruntée à la vieille province de Québec, résument si bien les aspirations et le but.m I i EXPEDITION Dès la réception des articles confectionnés nos trousseaux sont soigneusement emballés, ficelés solidement et mis en caisses. 40 de France et rendre à notre beau pays la paix et la prospérité qu’il avait auparavant.Croyez, Madame, à l’assurance de notre sincère respect et recevez nos sincères salutations.Pour le Groupe du Commandant.à ses ar- Le Comité France Amérique a pu, grâce rangements avec les Compagnies de Chemins de fer et la nos caisses Cie Gen.Transatlantique, faire parvenir toutes à nos correspondants en Europe à titre gracieux.De sincères remerciements leur sont dus pour ce pré- Mademoiselle :— Recevant aujourd’hui après une tranchée très dure votre délicieux colis, j’ai été très heureux d’en faire profiter mes hommes qui vous remercient en mon nom de votre envoi et de vos souhaits.Je vous transmet aussi notre espoir certain de vaincre pour notre France.Dites bien là-bas que la confiance et le courage de nos soldats restent aussi forts qu’au premier jour et croyez à notre reconnaissance pour votre joli geste.L.de BEiRNARDI, Aspirant, 19e Bataillon de Chasseurs, (42e Div).cieux concours.Des colis arrivés à destination ce sont d’une part les service du: Ministre de la Guerre de Belgique au Havre et d’autre part ceux de : P Automobile Club de France à Paris qui ont bien voulu se charger de la réception et de la distribution.Les lettres dont nous donnons des extraits montreront combien nos envois ont été appréciés.Les suggestions pratiques qui nous sont faites seront mises à profit pour l’avenir.P m * * * 8 février 1915.Merci beaucoup chère Madame de votre gentil paquet.Mes hommes se battaient pour en avoir le contenu et on voyait la joie en leurs yeux brillants, monde avait votre bonté il y aurait beaucoup plus d’heureux en France, dans les tranchées."VIVE LA FRANCE.” DISTRIBUTION DANS LES TRANCHEES Grâce dessus mentionnées qui ont bien voulu nous aider dans l’accomplissement de notre tâche nous avons pu atteindre notre but, apporter un peu de réconfort physique et moral à nos héroïques défenseurs.ACCU### H# B#C#P7VOV.— Un certain nombre de nos Zélatrices et de Donateurs nous avaient chargés de joindre des cartes avec des souhaits et des voeux pour les réceptionnaires des trousseaux.Nous donnons des extraits de certaines de ces lettres prises au hasard qui montrent la joie émue de ces braves en ouvrant nos petits colis qui les reportent par la pensée au foyer où une épouse, une mère ou une soeur confectionnent ces articles pour eux.précieux concours des organisations ci- 1 au Ah ! si tout le m :v iSiia m m Un lieutenant du 19e Chasseur, Joseph CAPDEVILLE, (42e Div.).Voilà F oeuvre accomplie depuis La création du i 1 m Comité.m UOPUEE# A ACCOMPLIE La guerre n’est pas finie, hélas ! et personne ne peut encore en prévoir l’issue.C’est donc à nous qui sommes loin du théâtre de cet horrible carnage et qui ne pouvons nous rendre compte de toute l’étendue des atrocités commises qu’il incombe de faire un nouvel effort pour aider au soulagement de nos soldats et des familles des réfugiés dont le territoire et les demeures ont été dévastés et ruinés.PRESSANT APPEL Nous vous avons exposé fidèlement ce que notre Comité a fait et peut faire pour aider ceux qui combattent vaillamment, sans trêve ni relâche, pour la noble cause du droit et de l’humanité."Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent” a dit Victor Hugo."L’Aide au Drapeau” est décidé à vivre jusqu’à la fin de la guerre et compte sur le bienveillant concours de tous pour atteindre son but.Notre force est dans la propagande individuelle.Que nos Zélatrices fassent sans répit connaître autour d’elles et aimer l’oeuvre qui nous est désormais commune et qu’elles lui amènent des adhésions et des dons de tous les coins de notre beau et riche Canada.C^est donc au nom de ces braves qui risquent leur vie pour nous procurer tous les bienfaits de la civilisation et de la paix que nous devons solliciter une généreuse souscription en faveur de l’Aide au Drapeau.SECRETARIAT DU ROI ET DE LA REINE.Madame :— : Oe 1er février, 1915.Le roi a reçu le don que vous avez bien voulu lui faire parvenir pour un brave soldat.Votre généreuse pensée a touché Sa Majesté qui me charge de vous remercier vivement en son nom.J’ai l’honneur de m’acquitter de cette mission et je vous prie d’agréer, Madame, l’assurance de ma considération distinguée.Le Secrétaire, BRUGENTER.* * * Madame :—- Votre gracieux colis d’effets que vous avez eu l’amabilité de vouloir bien nous adresser est arrivé en bon état et a fait la joie d’un chasseur dont la famille se trouve en territoire occupé par l’ennemi.Je me fais l’interprète du groupe du Commandant du 19e Bataillon de Chasseurs dont fait partie le chasseur pour vous adresser tous nos sincères remerciements et vous assurer de notre gratitude.De notre côté tinuerons à mériter votre sympathie par notre volonté inébranlable à chasser le plus tôt possible l’ennemi hors 10 février 1915.nous con- IM .4 ¦ m WM « A i'1 / WM pi % êm it •T- * .3* « k\ m 1 y ' St i 1 Sir H.B.AMES, Président du Fonds Patriotique Canadien.Hon.Sénateur R.DAN DURA ND, Commandeur de la Légion d’Honneur, Président du Comité France=Amérique, et de l’“Aide à la France”.Cliché Notman.cr- enel îé Notman.\ \ r i à w:.« : \ tit I I ï ¦ i : Si .ï ! 1 ICfli E Dr E.P.LACHAPELLE, ÉEü Dr L.J.LEMIEUX, Chevalier de la Légion d’Honneur, Membre du Comité “Aide à la France”.Il Officier de l’Instruction Publique Ancien Député, Shérif de Montréal, Membre du Comité “Aide à la France”.Il a ii b$i JB Dfi Cliché Albert Dumas i ii il ¦^mgr il ¦Site m f i ' • -i M il I M m ¦M § ,.,-r TU À# 0 W * M.J.A.TRUDEAU, Membre du Comité “Aide à la France”, un des Créateurs de l’Oeuvre du Tabac aux Soldats.Colonel A.E.LABELLE, un des Fondateurs du Fonds Patriotique Canadien, I e» ‘ I : I ê IM 1 .» m mmm ¦ X ' w^ÆË Madame Cyrille DELAGE, Ü":.Mme Rosaire THIBAUDEAU, Présidente du Comité des Dames de r 'Aide à la France” de Québec.Présidente du Comité des Dames de I’“Aide à la France” de Montréal.•X L I#-:' ' m ¦ .! , ' !) r, i- rl ii Madame C.E.BONIN, k Présidente du Comité des Dames du “Comité Franco=Belge’\ > XJ wk / ï If f ' Ef m V 4.r ¦ V : , mm w e: A—.¦ te 3 31 , BK.*•** F .^ n- Ta ts le U % , # H- Madame FRANCQ, Présidente de l’“Aide au Drapeau”.Mlle BRISSET DES NOS, 35 I Madame HUQUENIN, ë Présidente de l’Ouvroir de rUnion Nationale Française.Secrétaire du Comité des Dames de l’“Aide à la France”.¦¦ s X \ ! ' v b \î h: i.* rV F ¦> -* « ¦ : $ : •• •* I: Il m 1 ¦ ' *- vr> - .V'x / Z I - ¦i* i >-V Il; - L - 47 triche-Hongrie, les provinces bail tiques et le Jutland, soit un bloc de 145 millions d’hommes.Organisée militairement, cette masse eût tenu ses voisins dans un état de vas'selage politique et commercial: c’était la fin d’une Europe libre.Pour en venir à ce but, les Germains, dans leur incommensurable aberration, revendiquent pour eux ce qu’un des leurs dénomme "le droit de recourir à l’emploi de procédés radicaux, cependant plus humains que ceux en usage pendant la guerre de Trente ans.” (Deutschland bel Bcginn des 20.Jahrhunderts, p.213) ; certes, ni Tilly, ni Wallenstein, tueurs pourtant réputés, ne connaissaient les gaz asphyxiants ni les pompes à pétrole.! Je terminerai en rappelant la déclaration faite, le 9 décembre 1914, par M.Take Jonesco, l’éminent homme d’Etat roumain : UN’oublions pas-, disait-il, que la victoire “de l’Allemagne serait, pour un siècle, non seulement le “triomphe du Germanisme intolérant et impitoyable pour “les autres races, mais aussi le triomphe du despotisme “politique.” Nous pouvons être du reste bien tranquilles : l’effort concordant et l’héroïsme tenace des Alliés sauront empêcher que ne luise sur le monde l’aube abhorrée d’une paix germanique, ennemie d’une civilisation dont l’éternel honneur sera de n’avoir conçu la dignité humaine que par la liberté.“—-Comment vivre, s’exclamait-il, en un pays où tout “est matière à intervention de la part du Gendarme fait “Dieu ; où l’on ne peut ni aller ni venir, ni sortir ni entrer, “congédier son concierge ou prendre une cuisinière, re-“cevoir un ami, jouer du hautbois, rire haut en ville, “marcher dans la rue avec une canne ou juger le profil du “Souverain sans qu’aussitôt, inexorablement, -l’Autorité “boutonnée et sanglée ne s’interpose avec une rudesse qui “n’a de comparable que l’odieuse contrainte qu’elle fait “régner ! Et c’est cela, c’est ce système d’oppressive tu-“telle faisant de chaque citoyen un perpétuel écolier, qui “est à la base de ce qu’ils appellent leur “Kultur” ! Atmosphère de plomb entre les six planches d’un cercueil, “si l’on veut ; mais civilisation, jamais.” Et ayant ainsi exhalé son dégoût, Jean fit ses malles et retourna en France.m S»flîS m .Cette histoire de Jean Philogone Durand n’est pas, on peut m’en croire, qu’une vaine fantaisie d’imagination ; c’est la fidèle image de ce qui advient journellement aux 68 millions d’individus habitant l’Empire.C’est en ce régime de chiourme et de constante dépendance d’une autorité tracassière que l’Allemagne voit la première condition du progrès et c’est ce régime qu’elle rêvait d’implanter chez les peuples qu’elle prétendait réduire et pour l’individualisme desquels elle ne professe que mépris.Pour assurer sur ceux-ci le triomphe de son caporalisme, pour s’enrichir de leurs dépouilles, pour ménager à son industrie d’indispensables débouchés, elle n’a pas balancé à déchaîner une guerre dont le plus clair bénéfice, à ce jour, est d’avoir fait tuer ou mutiler des millions d’hommes, d’avoir imposé aux belligérants des dépenses évaluées à cette date à plus de 80 milliards de francs, d’avoir arrêté pour plusieurs décades la prospérité de l’Europe; faillite pour les vaincus, blessures longues à panser pour les vaim queurs, tel sera le bilan.Cette guerre, ou plutôt ce guet-apens, a été prémédité, concerté, voulu, par l’Allemagne ; l’Autriche n’y sert que d’instrument aux appétits effrénés de la Pan-germanie.Ces appétits, et les périls qu’ils impliquent, aucun homme averti ne les pouvait ignorer.La clameur et les prétentions pangermaines remplissent l’Europe depuis un quart de siècle; elles ont été répandues et prêchées en une copieuse “littérature” dont le sens ne pouvait laisser le moindre doute sur le dessein poursuivi.Guillaume II, après avoir congédié le prince de Bismarck en 1890, n’a cessé d’appuyer le mouvement de son impériale parole.L’objectif à atteindre — par application de la fameuse formule “Macht schafft Recht”, la force crée le droit, — était la constitution d’une Grande-Allemagne qui eût englobé la Hollande, la Belgique, la Suisse Allemande, l’Au- Docteur en Droit.Nota.—La question et les visées pangermaniques sont exposées notamment dans les ouvrages ci-après: A.Ohéradame, L’Europe et la question d’Autriche au seuil du XXe siècle, Plon-Nourrit, Paris; Du même, VAllemagne, la France et la question d’Autriche, Plon-Nourrit, Paris ; René Henry, Questions d’Autriche-Hongrie et question d’Orient, Plon-Nourrit, Paris ; G.W al dersee, Was Deutschland hr audit, Th orman n, ! il II || Berlin ; Dr Hasse, Deutsche WieltpolitiJc, Lehmann, Munich ; Blye, Die Weltstellung des Deutschtums, Lehmann, il « .Munich ; Gross deutschland un Mitteïeuropa um das Jahr 1950, Thormann, Berlin.M.A.Chéradame, dans son livre “FEurope et la question d’Autriche” a résumé, pour ceux qui ne connaissent pas l’allemand, les brochures les plus importantes qui, surtout depuis 1895, ont été publiées par l’Association pangermanique.Leur lecture est éminemment suggestive.A ¦ Pour le commerce Franco-Canadien de demain Au lendemain de la guerre de 1870, le prince Frédéric-Charles aurait dit: “Nous venons de vaincre sur le terrain militaire, il s’agit maintenant de combattre et de vaincre sur le terrain commercial.” Ce fut là l’objectif, l’idéal de l'empire allemand qui venait de naître et on sait quelle La conclusion du traité de paix sera le point de départ d'une nouvelle ère économique.Les bases des conventions internationales, même entre Etats neutres, seront modifiées par la force des choses.Pour de multiples raisons qu’il ne convient pas d’examiner ici, le mouvement des échanges ) V >y L J â/ •4 :/¦ - .« .1 ¦ i 4 u I !; ¦ FIT-, % ' ¦ ¦ ÿfm n * ' -, « J"! V- /-tP a(S«5r*,^- :4.-.: Beï «B Mk sa ¦ Façade du musée commercial et industriel de Montréal.opiniâtreté il mit à l’atteindre.(1) Aujourd’hui, il est permis de croire que bientôt, les alliés pourront tenir le langage plus haut rappelé, et qu’eux aussi prendront les dispositions nécessaires pour évincer l’Allemagne de la place relativement trop considérable qu’elle tous les marchés du monde.de pays à pays subira de profondes transformations, problème économique se pose et sa solution ne peut être hâtive ; malgré les graves préoccupations d’aujourd'hui, il faut rechercher les voies et moyens qui assureront le développement économique de demain.Restreignant le champ de nos observations aux relations commerciales franco-canadiennes, remarquons que la récente mission au Canada de M.le député Damour avait précisément pour but, l’étude des possibilités commerciales Le a prise sur (1) F) api es le ^tQtBSiïicin s 1 bût BooJc, le commerce general de l’Allemagne qui était de 107,479 millions de Liv.st en 1862, est passé à 943,050 millions de Liv.st.en 1912.j L j : » x v.•: ‘M I —I .¦ " m 4 ' À», m .s .: ' WM & s Wgjiti • ÜH R , 1 g " - ‘I Feu l’Hon.TREFFLE BERTHIAUME, Hon.Cyrille DELAGE, Conseiller Législatif, Propriétaire du journal “La Presse”, Fondateur de l’Hôpital des Municipalités Canadiennes à Paris, Créateur de l’Oeuvre du Tabac aux Soldats.Président de l’Assemblée Législative, Président du Fonds Patriotique Canadien, Succursale de Québec.m ' «g É / ' L * , a 11 - U I , - '"à .¦ E fam» , - .> ¦ I ml g M.Olivar ASSELIN, M.Pierre BOUCHER de CREVECOEUR, Homme de lettres, Secrétaire du Comité “Aide à la France.” Cliché Albert Dumas, Officier de l’Instruction Publique, Secrétaire=Trésorier de l’Alliance Française, Trésorier du Comité France=Amérique. ________ A .f F M r i hr I '¦ - , h ' ! - - k - '< .s .* .-.I I X ____"I 51 faut pas oublier, que si la guerre de 1915 porte un rude coup au pangermanisme, ce ne sera pas le coup de grâce.Les Allemands vont se remettre immédiatement à Foeuvre, ils vont reprendre les méthodes qui leur ont si bien réussi, diverses qualités auxquelles il faut bien rendre hom- plus étroites entre les deux pays et les moyens de les promouvoir, une fois la guerre terminée.Nous l'avons montré ailleurs, (2) les échanges entre la France et le Canada ne sont pas ce qu'ils devraient être, surtout en tenant compte des sentiments existants entre une ancienne mère-patrie et sa colonie.Il ne faut pas se bercer d'illusions.Il vaut mieux être mis en présence de réalités.Ce serait une erreur de avec mage.On ne saurait assez le répéter, pour faire face à la situation, il faudra donc redoubler d'énergie et adopter un a tr—' '- ^ » - ./ i 8 ^ je ¦¦'.-/•- »., ' c il in > a m V.I il % : » 1 r 1 0 ¦ 3k if ' 5 5» ¦ I Vi# -.El -'L.Æ â njw-jtrr-*^.aa=z&3Cattg A iS ¦ à r i r- ES r m ¦ i M II M* :*e R a m il F 1 ; il i àx il Il A y - x V I L ' : / - ^ I il A : h Ë / ' 0 ' ¦¦ Vue intérieure 7 ; ' ggggggHI i Vue (Time (les galeries.I] y & une quinzaine d’annees, nous avons eu l’occasion d’étudier un organisme créé dans ce but d’envahissement, moins dangereux que l’envahissement militaire.Une association de Hambourg, qui comptait à cette époque près de 50,000 membres, a pour but de s’occuper du placement de jeunes Allemands et possède des ramifications dans tout l’univers.M.le professeur Karl Lamprecht, (1) qui vient de mourir, et était un des signataires du désormais célèbre “appel des savants allemands aux nations civilisées”: “On commence à voir dans l’émigration une importante manifestation de la nation considérée comme un tout organique, et de plus en plus on s’est rendu compte qu’elle ouvre à l’exportation de la mère-patrie des marchés favorables, qu’elle élève le rendement de la navigation allemande et grâce à une ten- (1) V.à ce sujet L'Essor industriel et commercial du I peuple canadien, p.p.32 et suivantes.non Ses protégés à l’étranger étant subventionnés peuvent ainsi travailler pour rien clans les bureaux, où ils montrent une souplesse, platitude souvent peu digne et acceptent toutes les besognes.Bénévolement les patrons une 1 # 'J m Nous publions quelques photographies de nos membres qui sont partis de Montréal pour rejoindre l’armée française et parmi lesquelles notre ami Calixte Calibert, tombé face à l’ennemi, en pleine jeunesse, pour la défense de la patrie.Il a donné sa vie pour la plus noble des causes, pour la nation dont le nom signifie le droit, la raison, la justice, pour la France qui lutte sans trêve, depuis des siècles, contre tous les despotismes pour le bien de l’humanité entière m # M m I ¦«I Ül M ' -f ,//: m i îÿv i % * ¦ it Ce sacrifice sera fécond, le sang I #0# ¦ I SB ¦ § 1* .j Ei 1 MM «NM- _ m ___ # ! I x:%:% I 11 0» feri 1 I : : ## - .P* 1 11 m ma m x- P#'"'!#': i 111 m »¦ m m < :: é # ¦ » * #' E >: g# ' i I ' V* i m.# M.Fernand LE BAILLY, : a # m Cité à l’ordre du jour pour son héroïque conduite à N.D.de Lorette.A___ m 1 ü m M.A.F.REVOL, fficier de l’Instruction Publique, /cien Présid.de la C.de Com.Fr.L" .ü M M m * s>:.## ! mg I ¦ 0 < Hi _ : 0 rt ; x » 'll 1 « il -âJW i V % 1 I V K n m m % Sm 0 ' < \ y# 'Vi % i \ , $ :n A L m i A# .I Calixte CALIBER J ' > 8 tué à Béthincourt le 20 décembre 1914.M I • ' _ V "V des héros tombés sur la terre française, fera lever bientôt l'ardente moisson de la victoire, l'airain d’exemple aux générations qui montent, qu’il montre fi tous comment au premier appel de la Patrie menacée, les Français essaimes dans le monde se sont précipités pour la défendre et pour mourir pour elle.: : Que leur nom reste gravé clans de notre son venir, qu’il serve w- i ; *1 M.G.HUSSON, Ancien trésorier de la Chambre, blessé.M.M.NOGUEY, Secrétaire=Archiviste de la Chambre. ¦¦¦¦ ¦ .> ?( ¦ K H r.• 55 dance toujours plus forte à se transformer en émigration momentanée, suivie plus tard de retour, elle apporte à la mère-patrie les plus profitables expériences en même temps que des capitaux”.Comme Fa si judicieusement fait observer M.G.Hano-teaux, les Allemands étaient en train de conquérir le monde, s’ils n’avaient commis la grande folie de vouloir aller trop vite.Un quart de siècle de plus d’infiltration germanique, partout on trouve des Allemands, généralement bien accueillis, et le monde était à eux sans coup férir.Ils faisaient la conquête pacifique de l’univers en en faisant la conquête économique et ainsi envisagé, le terrible conflit qui ensanglante l’Europe, ruinant leurs desseins, est peut-être un bienfait pour l’humanité dont ils aspiraient prendre la direction, car l’humanité était germanisée sans s’en apercevoir.Voyez dans tous les pays, l’autorité qu’ils ont acquise par leur finance, par leurs exploitations de tous genres, par leur commerce ayant à son service une marine qui a rapidement grandi et dont l’empereur avait été le protagoniste.Voyez leurs sphères d’influence au Brésil, en Argentine, au Maroc, en Asie Mineure, en Perse, en Chine, au Canada même.Voyez dans tout l’univers, la politique coloniale de l’Empire.Voyez la Turquie aux mains allemandes, au point qu’elle est obligée d’épouser ses querelles, à vrai dire, de se suicider.un séjour, plus ou moins long, selon les circonstances.Il est indispensable de connaître les usages et les coutumes du commerce et de s’y conformer.Il y a des années, que les consuls, ces auxiliaires si précieux pour l’expansion commerciale quand ils sont à la hauteur de leur mission, signalent le peu d’esprit d’initiative des producteurs, refusant de se soumettre aux désirs, aux caprices même de la clientèle.Dans son livre, l’Essor commercial et industriel du peuple allemand, M.G.Blondel, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris, faisait déjà observer combien les Allemands ont de souplesse en cette matière, et combien de marchés leur ont été acquis en donnant satisfaction aux consommateurs.En fait, dans l’état actuel des choses, qu’avons-nous pour faire connaître la production de France ?Quelques représentants de commerce, ne sachant pas Vanglais, ignorant les usages de la place, les goûts, les besoins du marché, ne sachant de quel côté se tourner, ayant même parfois l’air d’accorder une faveur si des marchandises leur sont demandées.Ne connaissant pas les usages commerciaux, ils font offre de leurs produits de façon à décourager la plus grande bienveillance; ainsi par exemple: à 18 fr, 75 les 100 kilos fob.Lyon, ou encore, 23 centimes le mètre, fob.St.Etienne.Le négociant canadien auquel de telles offres sont faites ne veut, et ne sait d’ailleurs, établir un prix de revient qui est pour lui une base nécessaire d’appréciation et donne ses préférences à celui qui lui présente la marchandise en monnaies et mesures du pays, cif.Montréal.Bien d’autres exemples pourraient être donnés se rapportant aux usages canadiens, quant au crédit, aux transports, aux emballages et nous les résumerons en disant que les exportateurs français doivent faire table rase des vieilles méthodes, se conformer aux usages commerciaux s’ils veulent prendre sur le marché la place des exportateurs allemands et autrichiens.Pour atteindre ce but il faut une éducation commerciale, une formation, une préparation que l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal a pour mission de procurer.Les jeunes gens qui en sortent sont tout désignés pour occuper ces postes de confiance ,pour devenir les intermédiaires indispensables aux échanges franco-canadiens.Ils ont des connaissances, pratiques dans la mesure du possible, demandant un court stage comme complément.Nous voudrions que les producteurs de France prennent ces jeunes stagiaires afin de compléter leurs connaissances techniques déjà importantes comme nous le verrons ; que ces jeunes gens achèvent dans les usines et manufactures les plus diverses de France l’instruction pratique nécessaire, et une fois cette instruction terminée, les industriels français les conservant à leur service, auront au Canada une représentation sérieuse à tous les points de vue ; ils auront des représentants instruits, connaissant parfaitement, jusque dans les moindres détails, les produits qu’ils présentent, connaissant parfaitement la clientèle, les usages car Voyez l’infiltration en Belgique, où ils furent accueillis avec une bienveillance que les Belges déplorent amèrement aujourd’hui.La métropole commerciale belge compte 40,000 Allemands qui ont accaparé tout le commerce extérieur et toute l’activité économique qui en résulte : finance, armements maritimes, industries régionales, etc; et de plus, ils ont tout fait pour aider l’Allemagne, même, et surtout, un actif espionnage.j A oyez les Etats-Unis et les Etats neutres en général, où l’influence germanique est si grande, que l’Allemagne agissant en cela conformément aux principes militaires allemands en matière de guerre, a pu poser d’une façon manifeste tous les actes contraires au Droit des Gens, contraires aux conventions de La Haye et de Genève, signées par les Puissances, sans qu’aucune de ces Puissances neutres, signataires, ne fassent entendre une énergique protestation.L’expérience montre que la méthode allemande qui consiste à envoyer temporairement les jeunes gens à 1 étranger pour qu’ils apprennent à connaître le monde, a donné d’excellents résultats.Il faut donc en cela, faire ce qu a fait l’Allemagne, c’est-à-dire envoyer à l’étranger les futurs hommes d’affaires, afin qu’ils connaissent parfaitement les marchés et plus particulièrement le marché français qui devrait se substituer ici au marché austro-allemand.La connaissance d’un marché ne peut s’acquérir que par ydgvi; 56 m marchandises ; une fois dans la pratique, ils seront naturellement portés à utiliser les connaissances qui sont le fruit de leur instruction.C’est là une première publicité, un premier avantage pour ceux qui envoient leurs produits au musée canadien.Le musée qui est public, contiendra des collections de produits naturels et manufacturés, exposées de façon à faire comprendre la technologie aux étudiants et à intéresser les visiteurs.C’est donc une exposition permanente, public'té constante et gratuite pour ceux qui veulent bien faire le sacrifice d’un échantillonnage suffisant pour qu'il soit éloquent.Un bureau de renseignements y est joint et dispose d’une bibliothèque économique très complète ; les premiers renseignements peuvent y être donnés sur les prix, provenance, tarifs, transports, etc., mais généralement les visiteurs sérieux seront mis directement en relations avec les exposants.du pays qui est le leur, faisant les affaires conformément à ces usages, en un mot réunissant tout ce qui assure le succès.En résumé, ce serait, d’une part, création de vastes débouchés pour l’industrie française, d’autre part, des rières lucratives et pleines d’intérêt pour les jeunes gens car- qualifiés.Il y aurait même possibilité d’établir un double courant de jeunes Canadiens en France, de jeunes Français au Canada et les compagnies de navigation n’hésiteraient pas à accorder certains avantages à ces passagers.Quoi qu'il en soit, il1 importe de consolider les relations commerciales entre les deux pays et de les accroître.Ce n’est pas là seulement une question d’intérêt privé, c’est une question, d’intérêt public.Après l’attitude du Canada dans la, guerre actuelle,.c’est un devoir patriotique pour le gouvernement et pour les industriels français, de favoriser le mouvement préconisé et M.le député Da-mour a nettement laissé entendre, lors de son passage à Montréal, que gouvernement et industriels de France ne seraient pas en dessous de leur tâche.C’est également question d’intérêt public pour le Canada, et le gouvernement de Québec jugera peut-être opportun d’encourager„ ce mouvement quand le moment sera venu.En Belgique une somme de 90,000 francs est portée annuellement au budget, pour l’octroi de 15 bourses à des jeunes gens ayant terminé leurs études dans une des écoles supérieures de commerce.Ces jeunes gens doivent résider à l’étranger, pays à leur choix, durant trois ans et il est certain que si * ces bourses sont distribuées judicieusement, les relations internationales doivent s’en ressentir.10 ' Ici encore, la production française trouve un excellent moyen de se faire connaître, moyen que nous avions déjà signalé antérieurement, (1) non sans résultats.Dès que la tourmente sera passée, le marché canadien devra retenir l’attention de la production française qui doit considérer le musée commercial et industriel de Montréal, comme un des moyens d’action les plus efficaces.Les quelques vues qui accompagnent ces lignes montrent mieux que toutes descriptions, que ce musée, tant par sa grandeur, que par ses installations, est un des principaux musées du genre.Les producteurs désirant y voir leurs produits, peuvent obtenir tous renseignements en s’adressant à la direction.E 1 Espérons que les idées ci-dessus émises pourront être .réalisées, qu'elles trouveront l’appui d’organismes comme les chambres de commerce françaises, l’Office du commerce extérieur de France et autres, qui les feront connaître et ; prendront l’initiative nécessaire pour créer une institution nouvelle qui aurait pour résultat de promouvoir dans une large mesure les intérêts français et canadiens., L’enseignement même de l’Ecole des Hautes Etudes de Montréal doit largement contribuer à la formation de ces intermédiaires, «.que nous voudrions voir nombreux et actifs.Le musée commercial et industriel annexé à l’Ecole rend cet enseignement vivant et lui donne un caractère pratique qui se joint aux autres connaissances nécessaires à une bonne instruction générale.On conçoit immédiatement les avantages que cette annexe de l’Ecole présente.Les échantillons sont utilisés pour les études, et les élèves, futurs hommes d’affaires, apprennent à connaître les qualités et la provenance des A.Y.de BE A Y (1) V.France-Canada.Revue du comité France-Amérique, avril 1913, l’art.Le Musée commercial et industriel de Montréal et les intérêts français. La “Presse” et la Guerre.Vous qui n’avez encore eu que l’âme meurtrie, Vous qui n’avez versé que des larmes encor, Hâtez-vous d’apporter, non du sang, mais de l’or Pour les blessés de la Patrie.Aujourd’hui ne songeons qu’à rendre leur essor A ceux dont l’aile fut par l’ouragan meurtrie, S’il le fallait demain ils se battraient encor, Guérissons-les pour la Patrie.Président du Conseil Municipal de Paris ; Ambroise Rendu et Dolavenne, conseillers municipaux (ce dernier administrateur de l’Hôpital) ; le Colonel Stone, Chef du Service de Santé anglaise à Paris; Georges Lecomte, président de ia Société des gens des lettres, Stéphane Lauzanne, rédacteur en chef du “Matin”, Frank Puaux, du “Temps”, etc.i 8 i 1 i! La touchante poésie de François Fabié, “Pour les Blessés de la Patrie”, dite avec tout son talent et tout son coeur par M.Sylvain de la Comédie Française, ravivait hémotion déjà intense de F assistance au cours de la Matinée artistique et littéraire offerte le 15 février der-blessés de l'Hôpital de la “Presse” et des Muni- de la Chaise à Paris (Hôpital Quelques semaines plus tôt, le 25 décembre, la Noël avait été F occasion déjà d’une fete des plus brillantes à l’Hôpital Canadien de Paris.M.Charles Brun, F éloquent apôtre du mouvement régionaliste en France, avait été le principal orateur de la journée, et son discours tout entier serait à reproduire ici ; en poète et en historien il a su dévoiler à son auditoire français l’âme canadienne, et nos blessés ont mieux compris alors comment et pourquoi le peuple canadien leur avait, à l’appel de la “Presse”, tendu si généreusement une main secourable.Nous devrons nous borner à citer ici quelques extraits de cette éloquente allocution.“.Je crois qu’il était utile, Messieurs, que quel- qu’un se levât au milieu de cette assemblée pour faire un acte de gratitude.Les voûtes et les murs de cette Maison, les lits blancs avec leurs pancartes accrochées au chevet, nous dictent la formule de cet acte.Notre reconnaissance ira au Canada fraternel.E m e m ! I i m mer aux cipalités Canadiennes, 7 rue no 49).Les murs de la grande salle étaient ornés d’écussons du Canada avec la devise “Je me souviens”, et aux armes lorsque Madame Marguerite Carré de l’Opéra Comique, chanta la Marseillaise, l’assistance mêla aux cris de “Vive la France” ses enthousiastes acclamations à l’adresse du Canada.Ce dut être là un moment de doux attendrissement et de légitime fierté pour M.Eugène Berthiaume, directeur de la “Presse” de Montréal ; M.Maurice Barrés, président d’honneur de la réunion venait de traduire en son énergique langage les sentiments qui animaient les coeurs de tous les présents, blessés et invités : “Oui, nous sommes reconnaissants à toutes ces Provinces Canadiennes, dit-il ; veuillez leur dire, M.Berth iaunie, combien tous les Français sont fiers et émus de penser que de si loin, il y a des parents, des cousins, de» frères, qui ont voulu s’intéresser à ceux qui battent, et cela de la façon la plus touchante, effort vous n’avez pas voulu le faire seulement pour les vôtres — qui sont pourtant les nôtres — mais c’est pour des Français que vous et vos compatriotes, issus de sang français, vous avez voulu fournir votre effort.Nous nous en souviendrons, et s’il nous est donné l’occasion de travailler pour le Canada, nous n’oublierons pas que avons été ensemble sur les champs de bataille et au chevet des blessés.” Et les acclamations de la salle venaient donner plus de force encore aux paroles de l’éminent académicien ; et c’était un groupe des plus hautes personnalités parisiennes qui entourait M.Maurice Barrés, M.Berthiaume et le docteur Bonnet, Directeur de l’ITôpital : nous citerons seulement quelques unes d’entre elles: MM.Maurice Spronk et Jean Lerolle, députés de Paris ; Mithouard, “Messieurs, nous devions depuis bien longtemps au Canada une vive reconnaissance.Loyal sujet de la Grande Bretagne, le Canada français conserve à la France un attachement filial.Je connais des familles qui après deux siècles et plus ont recommencé à cousiner avec leurs parents demeurés sur le sol français.“Le Docteur Bonnet vous a dit comment, dès le début de la guerre, le Canada avait fait les frais d’un hôpital destiné à recevoir les blessés alliés.Mais il ne s’est pas contenté de cette magnificence.L’initiative du grand journal canadien-français la “Presse” de Montréal, soutenue par les Municipalités Canadiennes, a créée l’Hôpital no 49 où nous sommes.O serai-je dire que c’est un modèle d’hôpital ?C’est presque un pléonasme.En tout cas sa création fut un modèle de création tant fut prompte et tant fut éloquente la réponse de la “Presse” de Montréal aux ouvertures que lui fit M.D as tous, son très averti, très dévoué et très cordial représentant à Paris.Avais-je tort de croire que notre fête de Noël eut été fâcheusement incomplète, si nous n'avions adressé un témoignage de reconnaissance à ceux qui viennent de prouver que le souve-I nir inscrit dans leur devise n’est pas un vain mot?com-V otre nous 58 “Vous dirai-je encore que le choix de la Maison de Santé de la rue de la Chaise, ainsi transformé en refuge pour nos blessés, était tout naturel et tout indiqué?Je ne puis songer à faire l’éloge de son Médecin-chef, le Docteur Charles Bonnet.du moins, me permettra-t-il de rendre hommage à ses collaborateurs, à son incomparable administrateur, mon vieil ami Delavenne, aux Maîtres éminents qu’il a sû grouper, au docteur Jean Louis Faure, dont la renommée hier française est aujourd'hui mondiale, au docteur Pierre Marie, membre de h Académie de Médecine, Médecin de la Salpétrière, au docteur Jean Charles Roux, le si distingué spécialiste des Maladies de la Nutrition, au docteur Furet, au docteur Funck-Bren-tano, au docteur Jeannin.J’en passe, je ne dirai pas des meilleurs, mais ils sont trop.J’ai dit mal ce que je voulais dire.Qu’il eut mieux valu feuilleter avec vous le dossier des lettres de remerciements adressées par les convalescents et les guéris ! Et combien elles sont plus touchantes !.” M.Charles Brun nous excusera de n’être pas entièrement de son avis ; il a fort éloquemment et justement dit ce qu’il voulait dire, ou du moins ce que l’on espérait bien l’entendre dire.Nous pouvons d’ailleurs, selon son conseil, feuilleter le dossier des lettres de remerciements et en retirer notamment celle adressée le 28 octobre 1914 au Directeur du journal la “Presse” à Montréal, par le Commandant Assollant, Professeur à l’Ecole de guerre, en traitement à 1"Hôpital Canadien à Paris : “Par-dessus les mers, nos coeurs battent à l’unisson et notre affectueuse reconnaissance vous crie de toutes ses forces : Vive le Canada Vive l’Angleterre.” De tous ces témoignages éloquents il ressort donc clairement que l'Hôpital de la “Presse” à Paris a été un double succès : Succès d’ordre moral, succès d’ordre pratique, et les promoteurs de cette oeuvre ont tout lieu d’etre fiers du résultat acquis.Il nous reste à montrer brièvement comment le but a été .atteint; par quels moyens et grâce à quels concours financiers.A la date du 26 septembre 1914, le journal la “Presse” de Montréal adressait la lettre suivante à chacun des Maires de la Province de Québec : 1 : 1 i p “Monsieur le Maire, “Vous n’êtes pas sans être au courant des tristes événements qui se déroulent présentement en Europe, et vous n’êtes pas non plus, j’en suis sûr, sans espérer que tous les Canadiens de coeur accordent leur plus généreuse assistance à la Grande-Bretagne, menacée dans ses intérêts les plus chers, ainsi qu’à la France notre ancienne mère-patrie.Vous avez dû aussi constater l'empressement que le Canada tout entier a mis pour offrir son aide morale et matérielle à l’Empire Britannique." La “Presse” de Montréal a formé le projet d’ouvrir un hôpital à Paris pour secourir les blessés, canadiens et anglais, de la présente guerre, qui restera l’une des plus terribles de l’histoire.Cet Hôpital militaire, qui serait connu sous le nom de l’Hôpital des différentes paroisses de la Province de Québec, porte le numéro 49 et est situé au numéro 7 de la rue de la Chaise, à Paris.Il est installé d’une façon irréprochable et absolument complète.“Le Journal la “Presse” de Montréal a cru de son devoir de suggérer à toutes les Municipalités Canadiennes Françaises de la Province de Québec, de donner suite à ce projet qui est appelé à rendre de si grands services durant l’heure présente et qui fera certainement honneur à toute notre nationalité.“Nous faisons donc un appel à tous nos compatriotes pour leur demander de souscrire à cette belle oeuvre.“Chaque lit dans cet hôpital coûte pour le maintien, y compris tous les soins médicaux et chirurgicaux ainsi que ceux du personnel des infirmiers et infirmières, la pension, etc: cinq francs par jour, ce qui ferait, pour, disons un espace de cinq mois — c’est l’espace de temps que nous avons cru devoir fixer pour toutes les Municipalités — la somme de 750 francs, soit environ en monnaie canadienne $150.00.Naturellement les Municipalités auront le droit de prendre pins d’un lit, si elles le désirent.Mais nous avouons sincèrement que, comme la Province de Québec i a #1 i# m la m “Monsieur le Directeur, “Je suis l’interprète de tous les militaires français et anglais blessés, soignés à Paris, 7 rue de la Chaise, dans la Maison de Santé du distingué docteur Bonnet, en venant vous remercier de la libéralité dont votre estimé journal et les Municipalités Canadiennes ont fait preuve à notre égard.“Grâce à vous, nous avons reçu ici de la part du Directeur, des docteurs et du personnel hospitalier, l’an-cueil le plus cordial comme les soins les plus éclairés.“Nous n’oublierons jamais cette preuve d’affectueuse sympathie de nos frères du Canada, dont nous allons dans quelques jours retrouver les vaillants soldats à nos côtés, sur le champ de bataille.“Nos efforts combinés auront bientôt raison des brutes allemandes.Avec nos alliés nous chasserons ces hordes sanguinaires de notre vieille France et sur les débris fumants de leurs aigles brisées nous planterons pour toujours le drapeau de la paix et de la civilisation.“Merci, du fond du coeur, de nous avoir envoyé vos enfants pour nous aider dans cette guerre vengeresse, merci pour avoir tendu une main secourable aux blessés qui sont tombés dans la bataille, face à l’ennemi. aæ 59 la direction de ^Institution recevait par l'entremise de la Banque Nationale une somme de $25,000.00 Aujourd’hui les souscriptions atteignent environ $45,000.00 et la liste des donateurs n'est pas close.Telle est l’oeuvre accomplie par le Canada, grâce à l’initiative du grand journal populaire de Montréal, et il n’est que juste de faire à la “Presse” et à son Hôpital la place qu’ils méritent ici à notre livre d’or.D’ailleurs, il ne faudrait pas croire que cette entreprise charitable de la création d’un Hôpital Canadien à Paris ait suffi à accaparer la totalité des énergies et des forces vives que la rédaction et l'administration de la “Presse” dépensaient sans compter pour la France.Durant tous ces longs mois du début de la guerre où tant d’oeuvres ont dû se créer, les occasions n’ont pas manqué pour elle de prêcher la bonne parole près du public canadien, et nous devons mentionner encore rapidement l’un de ses succès principaux, celui de l’oeuvre du Tabac pour nos soldats.Là il ne s’agissait plus de grosses souscriptions, et les moins fortunés pouvaient concourir de leur obole à procurer quelque douceur aux combattants et aux convalescents.Tous ou à peu près sont amateurs de tabac, et les idées noires — si d’aventure elles peuvent naître en des cerveaux de soldats français — s’envolent, dit-on, avec la fumée.compte environ 1200 paroisses canadiennes françaises, cette donation serait encore plus belle si toutes les paroisses de la Province de Québec étaient représentées dans cet hôpital.“La “Presse” s’est chargée de toutes les dispositions préliminaires, et elle s’engage pour toute Municipalité qui votera la somme ci-dessus, à faire inscrire, au-dessus du lit, le nom de la paroisse canadienne française donatrice.“Nous croyons sincèrement que voilà du patriotisme pratique et que notre suggestion sera acceptée avec enthousiasme par toutes les Municipalités auxquelles nous nous adressons, et nous avons confiance que vous surtout, Monsieur le Maire, vous vous ferez auprès de votre Conseil Municipal notre chaleureux interprète.“Espérant une réponse d'ici à une dizaine de jours, nous avons l’honneur de nous souscrire, y i 1 ¦ E Vos tout dévoués, I Ainsi débutait une campagne active que seul un journal universellement répandu dans la Province de Québec — comme l’est la “Presse” de Montréal — pouvait rapidement mener à bien.Cet appel fut d’ailleurs aussitôt entendu ; plusieurs journaux de la Province félicitèrent la “Presse” de son initiative.Le Comité France-Amérique, de Montréal, au cours d’une réunion spéciale, adoptait à l’unanimité la résolution suivante : “que les députés soient priés de demander aux maires des différentes municipalités de leur comté de vouloir bien appuyer auprès de leur conseil le projet communiqué au public, par le journal la “Presse”, d’organiser à Paris un hôpital pour les blessés militaires”.Le premier ministre de la Province, Sir Lomer Gouin, avisé que certaines Municipalités canadiennes hésitaient à voter des souscriptions pour l’Hôpital Canadien à Paris, craignant de n’en avoir pas légalement le droit, répondait à ce sujet: “Cette question a préoccupé plusieurs Municipalités.Il est vrai que le cas peut paraître embrouillé, mais vous pouvez répondre à ceux qui vous demanderont des renseignements que les Municipalités peuvent voter leurs souscriptions pour des lits à l’Hôpital Canadien à Paris, et que nous verrons à la prochaine session de la Législature, à ratifier toute décision qui aura été prise par les Conseils Municipaux à ce sujet.” Pieu n’arrêtait plus les bonnes volontés, et bientôt la liste des souscriptions s’allongeait dans les colonnes du journal la “Presse” de façon tout à fait encourageante, sociétés, associations, particuliers rivalisant de générosité avec les Municipalités.Le Gouvernement de la Province de Québec envoyait $5,000.00, la ville de Montréal $1500.00, la ville de Québec $750.00.Le 12 octobre, les représentants à Paris de la Presse et des Municipalités Canadiennes prenaient possession de l’Hôpital Militaire no 49; du 13 octobre au 10 novembre, 1 g ma 1 B Au début de novembre, la “Presse*’ faisait donc un énergique appel aux fumeurs, et par ses soins de larges boîtes vides étaient installées sur les comptoirs de vente des marchands de tabac; ces boîtes étaient munies d’une pancarte à gros caractères attirant l’attention des acheteurs : “Un peu de tabac s.v.p.pour les braves soldats.On est prié de déposer, dans la boîte ci-jointe, du tabac en paquet, des cigarettes en boîtes, des pipes, du papier à cigarettes.Le journal la “Presse” de Montréal, prendra les moyens nécessaires pour que ces cadeaux soient expédiés aux soldats français, anglais et belges qui combattent en France.” Et dès les premiers jours de cette campagne, les lecteurs de la “Presse” trouvaient dans les colonnes du journal de longues listes de donateurs.L’élan ainsi donné par ces premiers souscripteurs, tous rivalisèrent de générosité, Manufacturiers, Marchands, particuliers.Les employés de la Compagnie des tramways de Montréal envoyaient $100.00 ; pompiers, agents de police de Montréal, employés de Chemins de fer, demoiselles de magasins et employées de fabriques, bûcherons des exploitations forestières, tous se réunissaient, se cotisaient et donnaient généreusement.Les enfants eux-mêmes se mettaient de la partie; témoin ce bambin de 9 ans qui joignait à son envoi la lettre suivante : ! hi! IM;! I i 1 m m # 88 § m ¦ 1 g m II if} 1 i# Ü3 I “Chers Soldats, “J’ai économisé mes sous du Dimanche pour acheter quatre paquets de tabac et trois paquets de cigarettes ; /'¦ m :: 8: CO cela vous encouragera à gagner des victoires pour la France".II est arrivé à bon port le tabac canadien, et il a fait des heureux ; les échos — grâce encore à la “Presse" — en sont récemment parvenus jusqu’à nous.Le réserviste J .Roy du 57e d’infanterie écrivait en effet du front, au début de mai, à son ancien patron à Montréal : “Je vous remercie, monsieur, pour votre participation à l’envoi de tabac.Soyez certain que vous avez fait des heureux.Dans la tranchée nous fumons d’interminables pipes de ce bon tabac canadien.Je regarde s’envoler sa belle fumée bleuâtre, et de même ma pensée s’envole vers le cher Canada que j’ai l’espoir de revoir encore.’’ Ils sont nombreux aujourd’hui les Français dont la pensée saura prendre le chemin du Canada, connu déjà ou soudain découvert à leurs yeux.A leur tour, les nôtres sauront se souvenir ; c’est au temps de l'épreuve que se voient les amis véritables; ils sont légion en cette Province de Québec les amis de la France ; l’initiative heureuse du journal la “Presse’’ qui leur a fourni l’occasion de se compter, ne saurait être trop chaleureusement approuvée.Et les soldats de France ont gagné des victoires, et les petits Canadiens français auront gagné le coeur des soldats de France.Car ils les ont reçus, et fumés déjà sans doute, ces innombrables petits paquets.En deux expéditions, les 19 décembre et 5 février, MM.Genin Trudeau et Cie, agents de la Compagnie Générale Transatlantique à Montréal se chargeaint de faire parvenir au Service de la Santé au Havre cinquante deux caisses énormes représentant une valeur d’environ soixante-cinq mille francs, et remplies de tabac, cigares, cigarettes et articles de fumeurs.Dix sept de ces caisses étaient destinées à certains hôpitaux spécialement désignés et notamment trois d’entre elles allaient à l’hôpital de la “Presse" à Paris.Les autres devaient être réparties aux blessés ainsi qu’aux soldats du front, par les soins du Service de la Santé du Havre.i i i i - L’Ecole .-.4 P Sn a.- Technique vip ¦ ptf ¦ KS ! g T g •' L de R— Montreal H U ¦if: •ytti , ¦ .El m§ :%*" J 70, Sherbrooke Ouest Z m -3 Preparation aux carrières industrielles.Cours techniques, théoriques et pratiques.Diplôme du 'Gouvernement.Cours normaux le jour.Cours spéciaux le soir.Section française et Section anglaise pour tous les Cours.Installation moderne.Superbes laboratoires et ateliers.Prospectus général envoyé sur demande.4/ paa^-g-jy H- J l!' - ill P mm# h /: ii ¦ t«^ ; : ï : # ' * b# i & m .if i j ; ¦ .f m I < 1 ; ' .i 5 : IS.-ij Ï - 1 T : 25 % Pt-r K : Éïjt I I, ;v El : % " If : m -www-.* ^ ¦X, u U % i, » if i: f X : i j L’entente Cordiale a grands citoyens, de patriotes éclairés, des anglophiles français, et ils étaient légion bien avant 1914.11 faut ajouter à cela F oeuvre du Canada et de ses grands chefs politiques qui, dès 1900, par leurs actes, par leurs discours, par l'influence qu’ils avaient sur l’opinion publique aidaient à la réalisation de l’Entente.Et cela était logique au point de vue anglais aussi bien qu’au point de vue canadien.L’Entente Cordiale était, en somme, la continuation, l’évolution de celle qui existe au Canada, qui y a déjà existé depuis le traité de Paris en 1763, avant même, au lendemain de la capitulation de Montréal en 1760, quand la déclaration d’Amherst autorisait les gouvernements des villes principales à nommer aux postes vacants ceux qui jouissaient de pareils honneurs sous le roi de France, dans le but de “se concilier les nouveaux sujets du roi d’Angleterre, en leur témoignant une entière confiance, en les invitant à coopérer à l’administration de la colonie.” Le Canada a très largement pris sa part de responsabilité dans cette participation à l’Entente Cordiale et à côté de l’aide qu’il a apportée à l’Angleterre, comme partie intégrale de l’Empire Britannique, il ne faut pas oublier l’aide généreuse qu’il a donnée à la vieille Mère-Patrie, les secours qu’il accorde aux familles des mobilisés français, les dons de toute sorte en nature et en argent qu’il envoie sans interruption en France par l'intermédiaire de nombreux comités, par ses sociétés, ses ouvroirs, ses journaux, sans oublier le dévouement de ses docteurs, de ses ambulancières et des nombreux anonymes qui continuent d’envoyer aux malheureux destitués des territoires envahis un rayon de soleil dans leur çie-1 obscurci.Mais après, quand s’achèvera le dernier chapitre du drame affreux qui se déroule là-bas, notre oeuvre ne sera pas terminée.A l’Entente Cordiale politique et à l’Entente Cordiale sentimentale, doit succéder une autre entente, l’Entente Cordiale économique.Pour que la rétribution soit équitable, pour que la justice, la “justice immanente des choses” poursuive ceux qui ont déchaîné le cataclysme qui vient de s’abattre sur le monde, il faut que nous puissions récupérer par les moyens économiques les fortunes immenses qui auront été englouties par leur faute et relever les ruines qui auront été accumulées sur leur passage.Il faut que sans relâche et sans merci nous nous appliquions à reprendre le marché qu’ils avaient accaparé depuis quarante ans.Il faut que nos manufacturiers, que nos commerçants, que nos industriels, que nos entrepreneurs, que nos voyageurs redoublent Au 14 juillet 1915, à cet anniversaire de la journée la France l’ère de la liberté historique qui marque pour nationale, au moment où elle lutte encore pour la défense de cette même liberté et de celle du monde civilisé, il est nous adressions nos hommages respectueux à la juste que mémoire du grand roi dont la politique prévoyante a fait évoluer l’Angleterre vers la France, du roi pacificateur ni dont la volonté a créé l’Entente Cordiale.Le 6 mai 1910, ce fut une stupeur dans Paris quand fut annoncée la mort du roi Edouard X II, le roi tant aimé Toutes les négociations, toutes les diffi- ni des Parisiens.cultés aplanies, tout ce qui avait été accompli sous l’influence de cette grande personnalité pour réaliser le rapprochement de l’Angleterre et de la France, malgré les tendances germanophiles de quelques libéraux anglais et même de certains membres du Cabinet, tout cela aurait-il été fait en vain?son avènement la Le rod Georges V continua dès politique inaugurée par son 1914, nombreuses furent les occasions qui prouvèrent que l’Entente n’était pas un mythe, nombreux furent les pièges ten du n par la diplomatie allemande soit en Extrême-Orient, soit en Afrique, soit dans les Balkans et l’issue fatale ne fut évitée, ou plutôt reculée, que grâce à l’entente parfaite qui existait entre le gouvernement britannique et le gouvernement français, entente qui d’ailleurs, depuis 1908, était devenue, avec le concours de la prédécesseur et de 1910 à Russie, la Triple Entente.A la date mémorable du 4 août 1914, Sir Edward Grey dans sa déclaration et le lendemain, le roi Georges V dans sa proclamation ont prouvé que l’Entente Cordiale n’était pas un vain mot.La parole loyale librement donnée entre deux grandes nations a eu plus de valeur que tous les documents officiels solennellement signés et si bien méconnus par d’autres et cette entente est devenue depuis une alliance sacrée pour la défense du même idéal, pour sauver l’Europe et le monde de l’hégémonie allemande, alliance qui a été scellée sur les rives ensanglantées de l’Yser, aux champs glorieux de Yieuport et d’Ypres, de La Bassée et de Lange march.A cette oeuvre du roi Edouard VII, si bien continuée par Georges V, par le Cabinet britannique et ses ambassadeurs, la France s’était toujours associée officiellement et par l’action des particuliers ; aux efforts personnels des Présidents Loubet, Faîtières et Poincaré, des ministres tels que Gabriel Hanotaux et Théophile Delcassé, de l’Ambassadeur Paul Cambon, il faut donc ajouter ceux de -ii;4 11 Il ¦ k::= !.:ü: N L;i: II v:v I ¦ Toussaint 1914 — Départ de fleurs pour le cimetière.62 d’efforts et d’énergie.Il faut que les magasins n’abritent plus exclusivement, ou presque, un stock marqué de la trop fameuse qualification "Made in Germany”.Il faut, en un mot, que l’Entente Cordiale continue, pour se partager équitablement le marché auquel l’Empire Britannique et la France peuvent prétendre.Il faut, au Canada, une entente plus étroite encore entre les représentants anglais de l’industrie et du commerce et les re- présentants français."Made in Canada”, une autre campagne qui demande à l’importation française ce que le Canada ne peut trouver ici et ne peut obtenir en Angleterre : la campagne du "Made in France” qui sera logiquement, et économiquement, l’évolution de l’Entente Cordiale.Il faut, à côté de la campagne du Paul SEUBOT.Montréal, 1er juillet 1915.P 2 31 $ I, f $ S s 1 Ill i.m l ir ii >• k !?¦ X < Wx \m fi t * Mi I # *1 - ?.: * .- - -J i.»rt if L » à I '¦S fl m !K' : —; vr *1 L ' ! L * 1 T t I i ' ! id 3 ! i r JL_ „ i - 1 I s i .V % lumiuin; i / : ,*7 # i X- I J 3 % ¦* I I , À i % I m % IP » 4: J> ' ——- i —T~ ,—- N 2s «mniifl \$ P Wmj j ¦ ¦ . 66 Je me Souviens ” efforts illassables d’assimilation de la part du vainqueur et qui aujourd'hui est parvenue à conserver son caractère dans son intégrité première.L’histoire du Canada français est une des pages les plus glorieuses de notre histoire, depuis les premiers voyages de Jacques-Cartier jusqu’à la mort de Montcalm.Après les voyages de découverte et de colonisation, le Canada devient notre colonie de 1608 à 1760.Les premiers établissements coloniaux sont illustrés par la grande figure de Samuel de Champlain qui fonde Québec, combat les Iroquois, remonte l’Outaouais, s’enfonce dans les régions inexplorées de l’Ouest lointain et lègue à la postérité un nom chargé de gloire.Paul de Chomedy, sieur de Maisonneuve, Mlle Mance, des colons français, président aux débuts de Montréal.La colonie se développe au milieu de dangers inouïs et la mort de l’héroïque Dollard des Ormeaux, à la bataille du Long Sault, exemple entre mille, est là pour nous rappeler quelle était la férocité des Iroquois.Les progrès sont constants; c’est alors que nous voyons l’intendant Talon qui fut l’organisateur comme Cartier fut le découvreur et Champlain le fondateur.L’agriculture, le commerce prennent un essor puissant.Le sage Colbert veille sur la colonie ; on pénètre plus profondément dans l’ouest.Sous le gouvernement de M.de Frontenac, le père Marquette et Louis Joliet découvrent le Père des Eaux, l’immense Miississipi.Robert Cavelier de la Salle descend ce fleuve jusqu’à son embouchure et le vaste pays appelé aujourd’hui les Etats Unis reçoit le doux nom de Louisiane.D’Iberville à la tête de quatorze hommes repousse les Anglais à la Baie d’Hudson, s’empare de leurs vaisseaux qu’il ramène en triomphe à Québec.Vient la guerre avec les Anglo-Américains, le Canada envahi, Québec assiégé, l’ennemi en retraite.L’état de guerre dure trente ans.C’est à cette époque que Mlle de Verchèrçs fait le coup de feu contre les Iroquois et le nom de l’héroïne reste gravé dans tout coeur canadien.D’Iberville se rend à Tcrreneuve.Il s’empare du fort Nelson et rend à la France la baie d'Hudson, dont la possession est ensuite assurée par la paix de Ryswick.La guerre recommence puis le traité d’U-tretch cède à l’Angleterre l’Acadie, Terreneuve, la Baie d’Hudson et ce qu’on appelait la contrée des Iroquois.En laissant à l’Angleterre le seuil du Canada et les rivages de sa colonie, la France commence à s’acheminer vers sa ruine coloniale.Jean Baptiste Lemoyne de Bienville jette les bases de la Nouvelle Orléans.De la Vérendrye et ses fils au milieu Michelet a dit que nous avions tout simplement perdu monde, lorsqu’au dix-huitième siècle nos magnifiques colonies nous furent ravies et que fut anéanti le fruit de tant d’efforts et de génie.On ne peut penser sans un serrement de coeur à la chute de cet empire, à l’Inde de Dupleix, au Canada de Montcalm, à la Louisiane primitive qui s’étendait du golfe du Mexique aux Grands Lacs, des Rocheuses à la mince bande de la Nouvelle Angleterre, contrée autrement vaste que la Louisiane dernier format, très importante encore et vendue à un prix dérisoire.Que seraient aujourd’hui ces possessions si elles étaient restées françaises ?Que serait surtout l’Amérique du Nord dont les Français ont été les premiers à sillonner les forêts vierges et à promener leurs canots d’écorce sur les fleuves énormes ?L’amertume de ces souvenirs se trouve cependant adoucie quand on songe au Canada actuel.Grâce aux Canadiens français, la trace de nos ancêtres ne s’est pas tout à fait effacée sur la terre américaine, notre langue et notre race survivent au Canada.Il est vraiment émouvant pour le Français qui foule pour la première fois le sol de la vieille province de Québec d’entendre le doux son de sa | langue natale, mêlée parfois d’archaïsmes savoureux, éovquant la France d’autrefois.Si loin de la patrie, il lit sur les façades des magasins, des enseignes, des noms, qu’on dirait de diez nous.A chaque pas surgissent les ' souvenirs des hauts faits de nos pères communs.Il flotte quelque chose dans l’air, sur le paysage, qui nous est familier.un iCette sensation et l’espoir qu’elle fait naître, nous les devons à l’énergie indomptable du peuple canadien français qui a réussi à conserver malgré tous les obstacles, sa puissante personnalité en gardant sur son coeur, intact, le trésor inviolé de sa langue, de cette langue qui sème les idées libératrices aux quatre coins du monde, les idées qui guident la marche humaine vers les rives radieuses de la Beauté et de la Justice.Ce peuple là qui n’a pas laissé s’éteindre la lampe du sanctuaire peut regarder avec confiance l’avenir qui semble lui réserver les destinées qu’il mérite.Notre langue est conservée en Amérique, voilà le fait le plus important.Ce premier résultat acquis, la pensée dont elle est le véhicule subtil portera ses riches fruits en dépit des barrières fragiles qui s’effondreront avec le temps sous la marée montante de la vérité éternelle.Si on jette un regard sur l’histoire du Canada, on est saisi d’une profonde admiration pour ce peuple qui a dû lutter dès les débuts de la colonisation contre la sévérité du climat, contre les ennemis de toute sorte, contre les m M m 64 fois trop rapide par les premiers.De là il peut s’en suivre quelques malentendus très superficiels, en vérité, comme le la conduite généreuse du Canada à l’égard de la Les Cana- des plus terribles périls, poussent leurs explorations jusqu’aux Rocheuses.L’histoire canadienne se poursuit toujours héroïque, toujours ajoutant un peu plus de gloire nom français mais les mauvais jours s’annoncent à l’hori-.Les Acadiens sont exilés et dispersés, leur pays est dé- au prouve France depuis le commencement de la guerre, diens ont non seulement envoyé chez nous des vêtements, des vivres, des objets de toutes sortes, de l’argent, mais encore des hommes en grande quantité et on sait la façon héroïque dont ces derniers se sont conduits dans les Flandres à côté des Anglais, des Belges et des Français, unis dorénavant par les liens indissolubles que confèrent les périls courus ensemble pour la défense des plus nobles zon vaste.Montcalm arrive de France et meurt après une lutte inégale et le Canada est perdu pour la France.Voilà quelques uns des souvenirs qui nous lient étroitement aux descendants des vaillants Français abandonnés à cette époque par Louis XV, dit le Bien Aimé, au nombre d’environ 70,000, sur les bords du St Laurent et qui atteignent aujourd’hui le chiffre de trois millions en comptant les émigrés aux Etats-Unis.Maintenant les Canadiens Français jouissent sous le gouvernement britannique des mêmes libertés que les Anglais.Beaucoup d’entre eux occupent des postes très élevés et en remplissent les fonctions avec l’intelligence et le dévouement le plus remarquables.Quelle belle lignée de fils de France que celle qui compte les noms de Sir George Etienne Cartier, de Sir A.Chapleau, Sir Wilfrid Laurier, l’FIon.Rodolphe Lemieux, Sir Lomer Gouin, Hoonré Mercier, qui a rappelé aux Français ce que le Canada était devenu.Les anciennes luttes sont oubliées.Les deux races concourront au même but, à la grandeur du Canada.Le Canadien français est admirablement placé pour profiter des bienfaits des deux vieilles civilisations anglaise et française qui forment l’homme complet.Il peut unir à l’idéalisme français le sens pratique de l'Anglais.Il peut puiser dans les deux pensées ce qu’il y a de meilleur dans l’humanité sans perdre de son caractère.L’Entente Cordiale n’est pas un vain mot.On peut juger jusqu’ici d’après les résultats obtenus par la fusion des deux races dans un même effort, ce qu’elle pourra faire pour la civilisation générale dans l’avenir.Il est évident que les mentalités des Canadiens et des Français ne sont pas en tous points semblables ; les premiers tout le long de leur histoire, ayant été isolés au milieu des populations étrangères, repliés sur eux-mêmes, attachés à garder leur langue, leurs traditions, absorbés par la lutte pour la vie ; les seconds pendant ce temps emportés vers d’autres idéal s par une évolution jugée par- 1 intérêts.Au mois d’août dernier, quand la France s’est levée frémissante pour défendre son sol sacré contre l’invasion des hordes teutonnes, l’âme canadienne a tressailli.Du fonds des âges la voix des ancêtres communs s’est fait entendre.Un grand élan a fait communier dans un même amour pour la Patrie menacée les Canadiens et les Français.Dans les rues, les réservistes chantaient “La Marseillaise”, le “Chant du Départ”.La foule les acclamait.La France guerrière, gardienne des hautes pensées, planait sur les âmes ; toute notre histoire s’évoquait dans une fresque de gloire.Dès ce moment de danger, fidèles à leur devise, “Je me souviens”, les Canadiens n’ont pas cessé de nous démontrer leurs sympathies et de nous aider par tous les moyens.Nous leur répondons : “Nous n’oublierons pas” et la Chambre de Commerce française est heureuse d’être ici l’interprête, auprès des Canadiens, de la reconnaissance > de tous les Français.En ce moment, la France ne combat pas seulement pour la victoire militaire, mais encore pour la victoire éco- < nomique.L’occasion se présente de resserrer les liens commerciaux entre les deux pays.Nous ne devons pas nous en tenir à une reconnaissance platonique.Nos commerçants, nos industriels, nos capitalistes doivent favoriser le développement du commerce, de h industrie et de l’ag.icul- i ture du Canada.La chambre de Commerce française em- ; ploiera toute son activité pour arriver à ce résultat.{ La Chambre de Commerce Française.i La Fête du 14 Juillet.A sacrifia es, toutes nos dissentions, toutes nos animosités so sont fondues au feu de F ennemi, et la fraternité la plus complète a été réalisée par Fégalité de tous dans la lutte pour la liberté.Tous nos compatriotes ont mis en pratique la belle et noble formule de Deroulède : “Catholiques, protestants, Israélites, monarchistes, plébicitaires, républicains, socialistes ne sont que des prénoms, notre nom de famile est : français/5 L’heure est trop grave, les coeurs sont trop remplis < J d’angoisse, trop nombreux et trop douloureux sont les I deuils, pour qu’il ait pu être question d’organiser des .réjouissances à l’occasion du 14 juillet.Tout s’est donc passé sans apparat, dans une très; digne simplicité.Le matin, à 11 heures, M.C.E.Bonin, premier secré-l taire d’Ambassade chargé du Consulat Général de France, recevait dans les locaux de l’Union Nationale Française, je la colonie française de Montréal et les amis de la France, venus très-nombreux.La réception fut impressionnante.Il régnait sur cette réunion de coeurs français une ( sorte de recueillement patriotique, fait de l’angoisse, bien justifiée, qu’éprouvent ceux qui ont un être cher sur la , ligne de feu, et de l’indestructible certitude, ancrée dans c tous les coeurs, qae notre chère et noble France sortira vie-i to rieuse, plus grande et plus forte que jamais, de la lutte qui lui a été imposée.Pour bien affirmer l’accord parfait qui règne dans la Colonie Française, il avait été décidé que le Président de l’Union Nationale Française, parlerait seul au nom de toutes les sociétés : Société de Secours Mutuel, Chambre de Commerce Française, 131e Section de Vétérans des Armées de terre et de mer, France Républicaine.Voici en quels termes M.le Dr A.Brisset des !Nos U s’est exprimé : C’est pour mieux faire encore ressortir cette union que toutes les sociétés françaises de Montréal ont décidé de ne faire entendre devant vous, au matin de notre fête nationale, qu’une seule voix, voix de concorde et voix d’union, voix d’espérance et de fierté bien légitime pour notre race.C’est à l’Union Nationale que revient cet honneur et c’est avec joie qu’elle se fait l’interprête des mêmes sentiments de toute la colonie.Oui, Monsieur le Consul Général, nous pouvons être fiers de notre noble Patrie en voyant, comme le disait Monsieur Viviani dans un discours vibrant de patriotisme: Le grand miracle de l'unité morale couronnant l’unité matérielle, en voyant la sérénité des âmes, la gravité des esprits, la virilité du courage, l’ensemble des vertus profondes de cette race dont la lourdeur et l’hypocrisie allemandes affectaient de railler la prétendue légèreté.En voyant enfin tous les citoyens unis et toutes les mains serrées autour du drapeau.” C’est grâce à l’héroïsme de nos soldats, c’est grâce à la vaillance et au génie de nos chefs, c’est grâce à tous les Français, au sang des modestes enfants de la France, aux larmes des épouses et des mères que s’est accomplie cette merveilleuse alliance des coeurs et des consciences.Les Français de Montréal ont bien fait leur devoir; qu’il me soit permis de pleurer ceux qui ont donné leur vie pour leur patrie et d’envoyer nos sympathies émues et reconnaissantes à ceux d’entre nous qui souffrent de leurs glorieuses blessures ou qui meurent de vivre prisonniers de nos ennemis sur la terre à jamais maudite d’Aile- Monsieur le Consul Général, Il y a un an aujourd'hui, la colonie française de Montréal se pressait dans cette même salle pour témoigner devant le représentant de son pays et de son amour profond et de tout son dévouement à la Mère Patrie.Tous étaient heureux et personne île prévoyait l’orage qui grondait déjà bien près, portant dans ses flancs noirs de poudre et de fumée, le sang qui devait se répandre pour écraser l’enemi héréditaire et reconquérir une partie de notre territoire odieusement volé.Un an est passée, année de deuil, année de larmes, mais aussi année de gloire, année de fierté nationale.Notre glorieux drapeau flotte aujourd’hui si haut qu’on peut l'apercevoir du monde entier, et c’est à ses pieds que nous venons ce matin nous grouper autour de vous, dans la plus parfaite union de patriotisme et d’amour pour la chère Patrie.Peut-il !( magne.Au nom de tous, je salue ici ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur, offrant sans regret la rançon du sang tandis que leurs mères et leurs épouses paient encore la rançon des larmes.Cette année Monsieur le Consul Général, nous ne fêterons pas la France pas nos réjouissances habituelles ; trop récents sont les deuils qui ont frappé la Patrie et ont déjà fait tant de vides dans nos rangs, trop amères sont les lar- en être autrement quand nous voyons la grande union qui existe entre nos frères de France ?Comme là-bas, sur la terre de tous les dévouements et de tous les 1 m mes que pleurent celles qui sont séparées de l’absent chéri pour que nous pensions au plaisir et à la joie.Mais nous n’oublions pas pour cela la France.Au pied de sa statue qui garde le seuil de notre Union, au pied de la statue de Jeanne, la grande Française, libératrice de la France d’hier et qui sera la libératrice de demain, nous allons déposer des couronnes.Puissent ces modestes fleurs du Canada arrosées par le sang de nos martyrs, se changer bientôt en lauriers impérissables pour la Patrie bien aimée.En terminant, Monsieur le consul Général, au nom de toute la colonie française de Montreal, au nom de toutes ses sociétés que j’ai l’honneur de représenter, je vous prie de bien vouloir vous faire auprès de notre respecté Président M.le Consul Général a répondu à cette éloquente expression de sentiments, si patriotiquement français, par le beau discours que nous reproduisons textuellement : Mes chers Compatriotes.Les voeux qui en témoignage de concorde viennent de m’être exprimés en votre nom à tous, avec autant de coeur que d’éloquence, par M.le président de l’Union Nationale seront dès aujourd’hui transmis en France par mes soins, et ce sera pour le gouvernement de la République le meilleur réconfort de voir qu’en ce jour non seulement les citoyens de la mère-patrie, mais encore ses enfants d’au-delà des mers se groupent unanimement autour du drapeau pour lui envoyer le témoignage de leur dévouement et de leur Réunion des femmes et enfants des réservistes français au Dominion Park (14 juillet 1915).Monsieur Raymond Poincaré, l’interprète des voeux que nous formons aujourd’hui pour lui, comme chef très sympatique de la grande nation française et pour notre Patrie si chère, afin que bientôt notre douce terre de France se relève plus belle et plus forte que jamais dans une paix complète et définitive dont elle aura le droit de dicter au monde entier les conditions.Enfin Monsieur le consul Général, la colonie française ne veut pas oublier le représentant de son pays; je me suis chargé de me faire l’interprète de tous pour assurer de notre respect et de notre entier dévouement.Vous me permettrez aussi de ne pas oublier Madame Bonin dont le zèle et la charité inépuisables ont été tant appréciés par notre colonie.A elle et à tous vos dévoués collaborateurs nous disons admiration envers ceux qui défendent la France et lui sacrifient leur vie pour L.faire encore plus grande.Lorsque vous étiez réunis il y a un an à pareille date, aucun de vous si j’en juge (puisque je n’étais pas là) par les paroles qui furent prononcées alors, aucun de vous ne se doutait que vous étiez à quinze jours de la plus formidable guerre qui ait été déchaînée sur l’Europe.Les signes précurseurs n’avaient pas manqué cependant et j’avais eu moi-même l’occasion, plusieurs mois auparavant, de vous rappeler que l’imminence de ce conflibmondial rendait plus que jamais nécessaire l'union des Français sur le terrain patriotisme.L’heure est venue et notre colonie a répondu à l’appel aux armes avec une abnégation et un enthousiasme sans égal, dont j’ai été fier de témoigner publiquement tout récemment encore devant les milliers d’auditeurs au Monument National.vous merci.66 i .I -x 6 - " ‘ CK ) i L# ^ ' - i: à «mm* S 9 ¦ ï hâ- i < i * Ê> 3HK, H Vtà.4 *k I 11 : i e .i Û i *Sm*' '*i t lâ i "~~A V m*4 V a I SL 1 L m r i m i 11 % jt ¦ 67 voulu envoyer ici un de nos puissants bateaux de guerre.Grâce à l’amabilité des autorités canadiennes, j’avais obtenu qu’un détachement de marins armés pût débarquer du “Descartes” et faire les honneurs de cette même salle où nous sommes réunis aujourd’hui; leur chef, le commandant Pugiiesi-Conti, était à mes côtés et avait bien voulu ajouter quelques patriotiques paroles à celles que je vous adressais alors.Et bien, ce sont ces mêmes soldats, ce sont ces mêmes officiers de marine qui se sont acquis une gloire immortelle en défendant le passage de l’Yser.Oui, les futurs héros de Dixmude étaient il y a deux ans nos hôtes et les baïonnettes que vous avez vu briller ici même sont celles qui ont rejeté l’ennemi dans la boue de ses tranchées et écrasé la ruée allemande en sauvant nos ports de Dunkerque et de Calais.C’est un grand honneur qui nous a été fait là et que nous n’oublierons pas; déjà consacrée en quelque sorte par la présence de nos héroïques fusiliers marins, cette maison sur laquelle flotte le drapeau tricolore est toute prête pour recevoir au lendemain de la victoire ceux des nôtres qui sont partis à l’appel du devoir et qui reviendront nous montrer leurs uniformes ensanglantés ou leurs glorieuses blessures.Je vous donne rendez-vous avec eux pour fêter ici le 14 juillet prochain et pour les saluer du même cri que nous allons lancer d’une seule voix et d’un seul coeur en l’honneur de notre patrie bien aimée: Vive la France ! Vive la République ! L’émotion qui étreignait l’assistance était trop intense pour que des acclamations bruyantes se fissent entendre, mais ces discours furent souvent interrompus par des applaudissements énergiques et unanimes, qui se prolongèrent durant plusieurs minutes après la péroraison de chacun d’eux.Et ce fut ensuite la manifestation aux Statues de la France et de Jeanne, l’immortelle Lorraine.Lorsque, en présence de cette foule de patriotes ayant à leur tête M.le Consul Général, entouré de son personnel et des présidents de toutes les Sociétés françaises, les drapeaux inclinés pour le salut, on plaça de magnifiques couronnes de fleurs aux pieds des deux monuments pavoises aux couleurs nationales, bien des yeux étaient mouillés de larmes.L’après-midi eut lieu au Dominion Park une autre manifestation, bien émouvante aussi, organisée par la Section Française du fonds Patriotique, sous les auspices de VUnion Nationale Française et la Présidence de M.le Consul Général et Mme Bonin.Les femmes et les enfants des réservistes réunis dans les salles de l’Union, Avenue Viger, étaient transportés au lieu de la fête, dans les magnifiques tramways mis gracieusement à la disposition des organisateurs par la Compagnie des Tramways de Montreal.Mais, puisque les départs de nos mobilisés ont dépassé toutes les prévisions, les pertes aussi ont été lourdes parmi eux; trop nombreux sont déjà les blessés, trop nombreux les disparus et c’est vers leur glorieux souvenir que notre coeur doit se tourner tout d’abord.Aussi par une délicate pensée les sociétés que vous représentez ont-elles décidé que l’aniversaire fêté aujourd’hui serait célébré dans le ¦gi calme et le receuillement, tout en faisant aux familles de nos h absents leur part légitime : c’est pourquoi nous leur avons if demandé de se réunir cet après-midi afin que ceux et celles É dont les pères ou les maris sont au feu sentent qu’ils ont ici -fi des amis, des frères et des soeurs françaises.Cette oeuvre de solidarité et de justice n’est pas notre % seul devoir : il nous faut dès maintenant préparer les len-{ demains de la victoire afin que notre pays puisse profiter | de tous ces sacrifices ; en ce Canada surtout où tant cl’ac-c lives sympathies nous entourent, en ce Canada qui nous I donne assistance aussi bien sur les champs de bataille des [j alliés que sur ceux de la bienfaisance, nous pouvons faire ) lever des moissons fructueuses pour les intérêts des deux K" pays; jamais entre eux les liens économiques ne se sont [ trouvés mieux resserrés et les transactions plus nom-1 b reuses ; il s’agit de maintenir et de développer ces heu-• reuses nécessités~ef c’est à quoi s’emploie notre Chambre de I Commerce avec les concours qui lui ont été déjà assurés.Et pour nous tous, Messieurs, une tâche plus générale I et plus haute s’impose, celle de maintenir en nous et autour >] de nous ces sentiments de confiance et de fermeté qui prê-îj parent la victoire et qui nous en rendront dignes.Comme i le disait ces jours-ci un de nos grands écrivains : “Nous v “aussi, nous avons besoin de tenir dans nos lignes où, pour 1 “n’être pas menacés de mort, nous risquons cependant cer-I “tains dangers d’une autre nature ; nous sentons que nous I “devons, sous peine de catastrophes individuelles et géné- I “raies, conserver la patience, l’espoir, la lucidité, le courage II “humble et terre-à-terre de toutes les minutes.” C’est par cette ténacité, cette énergie de tous les ins-| tants que nos admirables soldats ont réussi en ces derniers f mois à faire reculer les lignes allemandes et que pied-à-à pied, tranchée par tranchée, ils ont reconquis la ligne des nip hauteurs qui dominent les plaines de Flandre et la fronti-rl ère de Belgique.Nous devons nous inspirer de leur magnifique exemple, qui ne connaît pas la fatigue après un an de éS guerre, pour garder en nous et inspirer aux autres la cer-Dfl titude de la victoire, si longue qu’elle soit à venir, car elle i)G§ sera le triomphe du droit et de la liberté.Mes chers compatriotes, si j’ai dû vous faire entendre aujourd’hui les graves paroles qui convenaient à cette fête du souvenir et du recueillement, laissez-moi terminer par ' [ une évocation plus réconfortante encore.Vous vous rappelez certainement comment il y a deux ans à pareille date nous avons célébré ensemble notre fête ^ j nationale ; sur ma demande qui n’était que l'expression de t votre désir, le Gouvernement de la République avait bien ! raf m I 68 I 2e.Prix, une jolie montre de Dame.POUR les mamans qui, elles aussi, ne devaient pas être oubliées: lo Un terrain d’une valeur de $200.00 2o Vingt-deux prix de $5.00 en or, chacun.Puis une photographie-souvenir de l’assistance fut prise par M.le Rouzés, Membre du Conseil d’Administration de l’Union et tous partirent, GAIS ET CONTENTS, emportant la plus agréable impression de cette réconfortante journée.NOUS ne saurions terminer ce rapide compte rendu sans adresser les plus vives félicitations à Messieurs J.R.Genin, Mr.le Dr.A.Brisset des Nos, M.Alfred Tarut, M.le Dr.Paul Vil lard et à tous ceux qui, avec eux, ont organisé et assuré la complète réussite de cette fête du Dominion Park, où, par l’intermédiaire de leurs femmes et de leurs enfants, la pensée allait à ceux qui, là-bas, sur le sol de France, font le sacrifice de leur vie pour sauver l’humanité du joug odieux de la répugnante domination teutonne.La gentille et intéressante multitude des petits invités et leurs mamans prirent place autour des tables où un très-joli et délicieux goûter servi à leur intention les attendait.TOUT1 le monde paraissait heureux et semblait oublier la gravité de l'heure présente ; ce fut réellement charmant.- LE goûter terminé, d’autres joies attendaient les aimables convives.GRACE aux souscriptions recueillies par le dévoué Président Honoraire de l’Union, M.J.R.Genin, on avait pu organiser une otmbola comprenant de magnifiques lots qui furent distribués par voie de tirage au sort.QU’ON juge du plaisir des gagnants par l’énumération des lots : POUR les petits garçons : 1er Prix, une superbe bicyclette.' POUR les fillettes : - ./; l5ijs; : ! .' ' 1er Prix, une grande et magnifique poupée.IJ*.' ) ! ' ¦ M S R D agréables promenades en MOD *'• Tramways Electriques ponr v»IX ———Citoyens et Touristes I Bout de Me “Le confluent”.C’est la plus agréable des promenades en tramways, sur un parcours de douze milles à travers une magnifique campagne, le long du fleuve St-Lanrent.La compagnie des tramways possède un magnifique terrain pour pique-niques, au terminus de cette ligne, où l’on peut s’amuser tout à son aise.Il y a aussi un grand hôtel, où les repas vous sont servis à prix raisonnables.Prenez n'importe quel tramway allant vers l’est, rues Ontario, Sainte-Catherine ou Notre-Dame, et correspondez à l’avenue LaSalle.SERVICE.—Les tramways partent de l’avenue LaSalle et de la rue Notre-Dame, toutes les trente minutes.Autour de la Montagne C’est un des plus charmants voyages en tramways que l’on puisse faire: il fournit aux visiteurs une superbe occasion de voir et apprécier les beautés du Mont-Royal et des pittoresques villes suburbaines situées le long de la montagne.SERVICE REGULIER.—Toutes les 20 minutes, depuis 10 heures Char-Observatoire Spécial Passant rues Peel et Sainte-Catherine, à 10 h.a.m., et à toutes les heures ensuite, excepté à midi.a.m.LACHiNE Un charmant voyage de 9 milles à la ville historique de Eachine.Ceux qui désirent sauter les rapides devraient prendre le tramway de 4 p.m.SERVICE.—Les tramways partent de la Place d’Armes toutes les vingt minutes.s m V-î u>i 83HS •255i?Revue Financière.Prêts appelés à l’étranger .$137,120,167 .125,545,287 .96,495,473 .89,521,589 .81,201,671 .74,459,643 1914 Le total des dépôts en banque est monté à $1,039,000,000, somme la plus importante observée jusqu’à présent pour le mois de mai.Juillet .Août ., Septembre .Octobre .Novembre .Décembre .Mai 1915 $347,346,869 avril 1915 $347,325,937 Mai 1914 $340,748,488 Dépôts sur demande après modification .Prêts courants au Canada .Prêts courants ailleurs .Prêts aux municipal lités.Prêts appelés au Canada .Prêts appelés ailleurs Circulaires.I 691,891,287 685,075,125 1915 663,945,753 85,012,964 89,890,982 101,938,685 121.522.971 136.522.971 Janvier Février Mars .Avril .Mai .760,631,113 762,931,851 838,462,686 36,375,658 37,705,039 51,812,875 43,948,436 43,031,360 33,689,577 Lia table suivante montre le cours des dépôts domestiques pour les treize mois passés: 71,516,953 136,098,835 991,125,136 68,699,095 121,522,971 96,288,398 67,210,504 129,987,328 97,760,921 après notification $653,679,223 663,045,753 663,650,230 671,214,125 659,399,151 658,401,501 659,806,682 665,994,852 662,830,037 Sur demande $350,515,993 340,748,488 355,006,229 346,854,051 338,984,418 348,284,206 348,732,830 350,884,153 349,909,953 Avril .Mai .Juin ., Juillet .Août .Septembre Octobre .Novembre Décembre La table suivante montre la tendance des prêts canadiens pour les treize mois passés: sur demande $67,210,504 67,401,484 68,441,816 69,229,045 70,063,414 70,201,939 69,394,407 68,511,653 Prêts 1914 crts au Canada $838,462,686 838,276,428 840,108,625 836,574,099 826,514,621 816,623,852 794,269,220 786,034,378 Mai .Juin .Juillet .Août .Septembre Octobre .Novembre Décembre Le mois de mai n’a jamais eu auparavant dans l’histoire française du Canada un tel total de dépôts à son crédit.Prêts 1915 On peut en conclure que généralement les affaires sont encore calmes au Canada, avec des signes d'amélioration ; que les fonds continuent de s’accumuler rapidement, que les banques sont dans une position solide et ont confiance dans la situation générale ; que les prêts augmentent au dehors.Les banques font cependant des prêts considérables aux Municipalités, ces prêts étant généralement de 30 % plus élevés qu'ils n’étaient il y a un an.Le Canada, avant la guerre, empruntait à LAngleterre environ 25 millions de dollars par mois et dans les sept mois finissant le 31 juillet 1914 les emprunts publics canadiens à la Grande-Bretagne se sont élevés à 177 millions.Janvier Février Mars .Avril .Mai .66,154,891 67,591,769 68,245,261 68,599,095 71,516,953 Les prêts courants au Canada sont de $78,000 ou 9.3 pour cent de moins qu'il y a un an.La diminution durant le mois de mai a été d’environ $2,000,000 ou 0.25 pour cent.La table suivante montre les fluctuations des prêts au pays et à l’étranger durant les cinq dernières années : 770,118,911 771,635,208 769,138,883 762,931,851 760,631,113 Prêts crts.Prêts crts.Prêts appelés Prêts appelés $708,093,677 $33,918,314 $57,709,853 $88,745,080 837,282,550 33,478,564 68,305,157 115,832,736 898,959,650 37,691,786 69,982,540 96,151,209 838,462,686 51,812,87% 67,210,504 129,897,328 760,631,113 36,375,658 71,516,953 136,098,835 Mai 1911 .1912 .1913 .1914 .1915 .» 1 Depuis le 'commencement de la guerre ces emprunts ont cessé et le Canada doit prendre sur ses propres ressources pour payer les intérêts des 2,800 millions qu’il doit à l’Angleterre.Cette nouvelle charge au lieu d’accabler le pays semble au contraire stimuler la population et la pousser dans le développement de ses richesses naturelles et de ses immenses ressources agricoles.La fièvre de spéculation qui avait atteint un -si haut degré, à une certaine époque, a baissé notablement avant p Les prêts courants au mois de mai dernier ont été considérablement au-dessous des prêts des autres mois de mai depuis 1911.Comparée avec les chiffres de ce mois, il y a un an, cette somme est plus forte de 52,000,000.La table suivante indique le cours des prêts appelés à l’étranger depuis 1914 : Z 1 70 34 Converters.Detroit.Dorn.Coal préf.Dom.Textile .do.préf.Halifax Street .Illinois préf.Lake of Woods .Lauren'tide.Montreal Power .Montreal Telegraph .Montreal Cotton préf Mackay Com.do.préf.North Ohio.Ogilvie com.do.préf.Penman com.Sliawinigan.Toronto .Twin City.Winnipeg By.5.88 le commenceirien t de la guerre ce qui a permis à beaucoup de gens d'alléger un peu leurs obligations.Le 'Canada n’a pas été contraint d’avoir recours à un moratorium général ; trois provinces seulement ont promulgué des lois proratoires partielles.Au 31 mars 1913, la dette équivalait à un peu moins du double du revenu de cette année-là et se répartissait à environ $40.00 par habitant.Ml Wjhite, Ministre des Finances, observait à ce sujet, que la dette du Canada était exceptionnellement raisonnable pour un pays aussi vaste et aussi riche en ressources naturelles.Depuis septembre 1914 jusqu’à fin mars 1915, l’Angleterre a prêté 111 millions de dollars au Canada pour les déboursés de sa contribution en hommes.62 9.67 98 7.14 71 8.45 101 6.93 5.00 6.59 160 91 135 5.92 I; 160 5.00 215 4.65 140 5.71 99 7.07 79 6.32 66 6.06 6.84 73 118 6.77 113 6.19 49 8.16 117 5.12 7.20 6.31 Ill 95 La guerre a eu pour effet de rendre 'le -capital presque 180 5.55 introuvable pour les entreprises économiques et de restreindre les transports par mer à cause des réquisitionne-ments de la marine marchande britannique.De ce fait certaines industries ont été paralysées surtout -celle du bâtiment et les industries qui s’y rattachent ; le commerce extérieur a été amoindri.ACTIONS AMERICAINES Amalgam.Copper .American Smelters .American Sugar .Aanaconda .Atchison.Canadian Pacific By.St.Paul.Great Northern Préf.Min.St.Paul and Soo New York Central .Northern Pacific .Southern Pacific .Pennsylvania .Beading.Union Pacific .U.S.Seel Préf.74 2.70 79 5.00 107 6.54 35 2.85 Les droits de douane qui s’élevaient à $103,858,43-2 pour l’année fiscale 1913-14, n’ont été que de $75,479,336 en 1914-1915.100 6.00 143 6.99 81 6.17 118 5.93 6.30 5.68 6.73 6.89 5.66 5.40 6.29 6.42 111 Actions au cours actuel 88 Cours de Fermeture P.C.145 5.51 54 11.11 104 Bell Telephone .Brazilian T.L.& P Can.Cotton préf.Can.Cernent préf.Pacifique Canadien 87 106 148 71 8.45 127 90 7.77 109 143 6.99 m Revue Commerciale.harnais-, 20,000 fouets, 10,000 b ou mires et feutres pour selles.Les commandes de la Russie sont de 20,000 harnais et de plusieurs milliers de selles.Le gouvernement anglais a aussi donné des commandes considérables au Canada, par l’entremise du secrétaire des Colonies, entre autres : 170 tonnes d'acétone, un million de baïonnettes Ross, 1,900 tonnes de cordite, 4,500,000 fusées, 16,500 tonnes d’acide sulphurique, 100,000 -carabines Ross, 125,000 bombes à explosifs puissants, 125,000 shrapnels, 42,676 boîtes de munitions, 200,000 blaireaux, 5,000,000 livres de chandelles, 267,000 haches, 210,000 pelles, 3,000 gobelets en aluminium, 500,000 gourdes, 11,624,9.24 livres de bacon, 15,883,573 livres de fromage, 20,446 tonnes de farine, 78,968 livres de volailles, 177,236 tonnes d'avoine, 4,636,332 sacs d'avoine, 2,5-00,000 paires de lacets de chaussures, 103,145 pardessus, 500,000 gilets en flanelle, 100,000 ceintures, 1,040,000 cardigans, 500,000 caleçons en coton, 1,600,000 caleçons en laine, 150,000 paires de gants, 80,000 paires de mitaines de laine, 200,000 paires de mitaines de cuir, 900,000 paires de chaussettes, 75,000 paires de bas, 200,000 camisoles en laine, 20,000 paires de bottes de caoutchouc, 7,0'86,500 chemises en flanelle, 2-59 cuisines de campagne, 2,000 voitures d’ordonnance, 50,000 colliers pour chevaux.La Russie a donné par l'entremise de compagnies privées des commandes considérables au Canada, pour des munitions de guerre, représentant plusieurs millions de dollars.Depuis le mois d'août dernier, le -Canada a réalisé des millions de dollars avec les fournitures pour la guerre.Le commerce général du Canada en mai a été de $78,938,990 comparé à $80,03-3,321 dans la même période, l'année dernière.Les exportations ont atteint le chiffre de $42,080,48-6 et les importations de $34,390,808.On peut remarquer une légère augmentation dans l'exportation du minérai, des produits de la pêche, des forêts et de la ferme tandis que l’exportation des articles manufacturés monte de $5,997,277 à $16,121,149 durant le mois.L'importation est descendue de dix millions, étant cette i année pour mai de $34,390,808 tandis qu'elle était de $45,076,989 en mai 1914.Pour les deux premiers me is de l’année fiscale le commerce était de $145,244,352 comparé à $135,868,244.Les importations ont diminué et les exportations ont augmenté.La balance des affaires en faveur du Canada dans les deux mois est d'environ huit millions.Il y a un an elle était de $35,000,000 au détriment du Canada.Les chiffres des affaires du mois de mai indiquent que l'exportation des articles manufacturés est en ce moment le double de ce qu'elle était il y a un an.Les commandes pour la guerre en munitions, vêtements, harnais, etc., sont montées à plus de dix millions de dollars pour ce mois et elles augmentent depuis.Les exportations pour les deux mois passés ont été de $62,78(2,448 tandis que les exportations des produits domestiques ont été de sept millions de plus.Lie total des affaires, en marchandises, pour les deux mois était de $133,5-54,823, soit une augmentation de 3,781,465 sur les mois correspondants de l’année dernière.L'exportation de l'or, le mois dernier, a été de $1,455,457 ou d'environ un million de plus que pour le m'ois correspondant de l’année dernière.Dans les deux mois qui viennent de s’écouler l'exportation de l'or a été ; de $6,436,158 tandis que l'importation n'a atteint que le chiffre de $1,228,252.Depuis que les retours de mai ont été publiés l'exportation de l’or a atteint un total de plus de $83,000,000 du 1er janvier jusqu'à date.Si certaines industries sont peu actives à cause de la guerre, l'agriculture au Canada reste prospère.Les dépôts dans les banques canadiennes ont augmenté de 1913 à 1915 dans des proportions considérables.Les demandes de produits agricoles venant de l'étranger sont considérables.Les agriculteurs en profitent pour développer leur production, pour ensemencer de nouvelles terres.De nouveaux débouchés encouragent ces efforts.'Cette activité agricole suscitée par les besoins des nations alliées privées par la guerre d'une partie de leur alimentation, ne cessera pas probablement, après la cessation des hostilités.Ln grand avenir s'ouvre pour l'agriculture au (Canada, non seulement pour la culture des céréales dans les grandes plaines de l'ouest mais encore pour la plupart des autres cultures, dans toutes les provinces.Les commandes venues de l'Europe ont réveillé beaucoup d'énergies endormies par la routine et on peut remarquer un grand progrès dans les travaux de la terre.Les Américains parcourent le Manitoba pour acheter du gros bétail Ils achètent aussi beaucoup de veaux.Ils paient en moyenne 150 1rs.par tête pour les animaux d'un an et 187./50 1rs pour ceux de deux ans.Toutes les précautions sont prises pour se conformer aux prescriptions des quarantaines.Depuis le 1er juillet 1914 il a été importé aux Etats-Unis du Canada 164,293 têtes de bétail.La France a acheté au Canada 58,200 couvertes militaires, 40,000 couvertures de harnais, 40,000 selles, 20,000 I Correspondance d'Ottawa If Une simple mesure que pourrait facilement passer le Parlement impérial réglerait tout et couperait court à toute discussion et interprétation désagréable.Beaucoup de gens pensent que c’est là un des principaux objets visés par la visite de sir Robert Borden.Il y en a d’autres aussi et en particulier la question de la conscription.Elle n’est pas nouvelle au Canada cette question puisque lord Dundonald l’avait déjà soulevée.Mais on en parle avec une telle persistance en Angleterre qu’il est bon d’être prêt à tout; et sir Robert Borden, en politicien avisé veut voir venir.L’appel de la patrie en danger fait taire les desseins politiques et évite en apparence les complications ou les calculs qui empêcheraient de juger la mesure à sa propre valeur et rendre jugement en connaissance de cause.Mais le premier ministre sait fort bien que si son gouvernement doit proposer une loi du service obligatoire, il ne faut pas que l’opposition soit muselée par la clameur publique et mise dans l’impossibilité de juger sainement.Il ne faut pas non plus que les propres partisans qui peuvent avoir à ce sujet des opinions adverses soient dans l’impossibilité de les exprimer.'C’est pourquoi sir R.Borden songe à être prévenu et veut savoir au juste ce qu’il importe de penser de toutes ces rumeurs.L’impôt du sang est une grosse question qui ne doit être mise en discussion qu’à bon escient et dans laquelle un faux pas peut être fatal, non seulement pour le parti qui fait fausse route mais pour le pays qui portera les conséquences de l’erreur.Les traditions des deux partis politiques qui luttent pour ila prépondérance au Canada sont bien connues.Si actuellement la trêve s’est faite sur ces questions, il ne faut pas ignorer qu’il existe dans ce pays un fort courant caché contre le militarisme, si atténué qu’il paraisse, deur avec laquelle libéraux comme conservateurs se sont enrôlés et ont fourni des fonds pour triompher de l’hégémonie prussienne et autrichienne ne doit pas faire perdre de vue que, de tout temps, la population canadienne à la presque unanimité s’est prononcée contre toute dépense ou mouvement militaire qui ne serait pas absolument nécessaire.Ottawa, 1er juillet 1915.La décision subite du premier ministre, sir Robert Borden, de partir pour b Angleterre, à la fin de juin, sans être absolument imprévue, a donné naissance à beaucoup de conjectures.iSur un point, elle a éclairci le firmament politique, en mettant à néant les bruits d’élections générales qui flottaient constamment dans l’air depuis l’ajournement de la session et particulièrement depuis l’adoption de la loi qui donnait le droit de vote aux militaires sur la ligne de feu, loi qui paraissait destinée spécialement à faciliter une consultation électorale générale.Les événements de guerre ont tellement compliqué la situation au Canada que les deux partis étaient incapables de discerner auquel serait avantageux un appel immédiat au peuple.Pour tous deux cette opération paraissait se résumer à jeter les dés, sans pouvoir se douter du résultat possible.Dans cette perplexité il semble que la décision du premier ministre de laisser tout en l’état soit arrivée comme un soulagement, bien qu’aucun des deux côtés ne veuille l'avouer à aucun prix.Sans revenir sur la déclaration formelle et catégorique du premier ministre — lequel affirme que le gouverneur général du Canada n’a influencé en aucune façon sa décision et s’est bien gardé —- à plus forte raison — de lui intimer son opposition à un appel actuel aux électeurs, il paraît assez bien admis que son Altesse Royale ne voyait pas d’un oeil favorable une lutte électorale au Canada dans une époque où l’harmonie et la solidarité de tous les Canadiens sont nécessaires.Que cette disposition d’esprit soit parvenue aux oreilles des ministres est encore chose très probable et c’est, à notre avis, beaucoup pour régulariser cette situation que sir Robert Borden s’est rendu en Angleterre.L’ar- Si le gouvernement impérial est réellement en faveur du statu-quo et adverse aux consultations électorales moment, qu’il le déclare franchement et qu’il ne laisse pas porter au gouvernement du Canada la responsabilité d une position équivoque qui n’est pas créée de son fait.La Grande Bretagne a pris des mesures pour que le mandat des deputes du parlement impérial soit prolongé pour la durée de la guerre ; si la Couronne et la Métropole désirent qu il en soit de même dans les colonies, qu’elles prennent carrément la responsabilité de cette attitude et déchargent les gouvernements de la critique qu’ils peuvent encourir.en ce Naturellement nécessité ne connaît pas de loi, mais il faut toujours redouter les lendemains et ne s’engager qu’la coup sûr.'Il y a à ce sujet beaucoup de points à éclaircir et c’est la raison pour laquelle sans doute la première visite de sir 73 judiciaire qui convient mieux à ses goûts.Le district de la métropole renferme des intérêts tellement divers et quelquefois antagonistes qu’un ministre, dans les temps agités où nous vivons, s’use vite moralement et physiquement à cette bataille constante et à moins d’être doué d’une dose spéciale de combativité se trouve vite débordé par les demandes ou.les plaintes.C’était le cas de M.Coderre, qui avait exprimé au premier ministre sa disposition à être relevé de la responsabilité qui lui incombait et sa préférence pour la magistrature.Naturellement des candidatures avaient surgi, aussitôt qu’avait été connue cette intention.MM.Mon don, député de Yiamaska, J.H.Rainville, député de Chambly, M.Sévigny, orateur suppléant, député de Dorchester, ont été successivement désignés comme essentiellement ministrables.M.Paten au de, député provincial de Laprairie et organisateur du parti conservateur dans le district de Mjontréal était aussi poussé activement de l’avant par l’hon.R.Rogers qui passe à tort on à raison pour le “Ministre des Elections” dans le cabinet Borden.Contre lui s’est élevé le cri d’étranger, c’est-à-dire de non affilié à la représentation fédérale.Les députés fédéraux ont fait voir qu’ils ne devaient pas être laissés de côté dans les choix politiques que fait le premier ministre et auxquels leur titre parlementaire leur donne moralement et pratiquement des droits.En raison de cette levée de boucliers fédéraux, l’idée de choisir M.Paten an de paraissait laissée de côté et M.Mondou semblait tenir la corde, lorsqu’est arrivée la nouvelle du départ de sir R.Borden pour la Grande Bretagne et l’avis officieux que tout allait rester dans le statu quo jusqu’à ce que la situation électorale générale fut éclairée.L’hon.M.Coderre, secrétaire d’Etat et ministre des Mines, soldat fidèle, s’est incliné et a rentré ses aspirations qui étaient naturellement subordonnés au bon vouloir et à la convenance du premier ministre.Il reste à son poste jusqu’à nouvel ordre et pourra y continuer l’excellente besogne qui s’est accomplie dans les deux départements sons ses ordres, depuis qu’il en a pris les affaires entre les mains.Robert Borden a été pour lord Kitchener qui est Fame de la création de Farinée anglaise.juger là-bas de l’état En vrai homme politique, il de l’opinion publique sur cette mesure et juger l’effet qu’elle produit sur le mouvement de l’opinion politique de la mère-patrie.Une fois en possession de ces faits et guidé par sa connaissance parfaite de la vie publique au Canada, il décision loyale conforme au jeu va B M m a prendra sûrement une libre des deux grands partis dans lesquels se divise le Canada et propice aux intérêts bien entendus du Canada et de la métropole, mais du Canada d’abord.Enfin le premier ministre du Canada devra aussi profiter de son séjour en Angleterre pour régler une foule de questions qui ont trait à la fabrication au Canada des munitions pour l’armée anglaise et qui soulève une foule de problèmes délicats.Voilà en gros ce que signifie la mission de sir Robert à Londres- et dans la quelle nous lui ¦ m i 1 S i souhaitons tout le succès possible.Que les voeux du Canada raccompagnent, on en a la preuve dans l’émotion causée par la nouvelle d’une attaque possible de Y Adriatic par les sons-marins allemands et dans le soulagement éprouvé de tous lorsqu’on a appris son arrivée sain et sauf en Angleterre î Lie Bulletin pour sa part espère que le premier ministre du Canada trouvera au cours de son voyage le temps nécessaire pour passer en France et aller porter aux glorieuses troupes canadiennes qui y défendent les tranchées alliées, les voeux et les félicitations du pays tout entier.La population de France qui a vu à l’oeuvre les héroïques soldats canadiens et qui rend hommage à leur bravoure saura faire au plus haut représentant de leur pays un accueil qui lui montrera certainement toute la reconnaissance qu’elle professe pour leur patriotisme, leur héroïsme et leur galanterie.m B i m I mi i sa II ¦ il S m m Le départ pour l’Angleterre du premier ministre, sir B.Borden et du général Hughes, son ministre de la milice, ont donc mis à néant toutes les rumeurs qui circulaient non seulement sur les élections générales possibles, comme on vient de le voir, mais aussi, sur les changements ministériels.Il est bien certain que le gouvernement n’a pas l’intention de se livrer pour le moment à des élections partielles, si la Grande Partie, celle de l’appel général aux électeurs demeure en suspens.Il fera seulement les élections indispensables par raison de décès ou de démission.Et encore, il lui est bien possible s’il le désire, de retarder ces consultations électorales partielles dont la remise prolongée présente de nombreux précédents.C’est surtout dans le district de Montréal qu’un changement ministériel paraissait probable.L’hon.M.Coderre, qui représente ce district, paraissait assez disposé à renoncer à son portefeuille et semblait préférer la carrière I Un financier expérimenté qui approche de près le ministre des finances a donné récemment sur la condition monétaire du Can al a une entrevue intéressante qui réflète l’état des esprits dans les cercles gouvernementaux et qui peut être citée comme un tableau officieux de l’état du Canada.m % La situation est meilleure au Canada, dit-il, que s’il Une réaction générale à la n’y avait pas eu de guerre, suite d’une période de développement rapide et de spéculation intense, ainsi qu’un rajustement bien nécessaire i r.'i.T, P : des conditions économiques, s’étaient produits juste avant la guerre.La guerre a stimulé l’industrie suffisamment m i 1 74 I de Pencouragement à la production ; 19, maintien par le trésor de déboursés assez forts en vue des travaux publics et autres ; 20, forte position bancaire ; 21, liquidation saine en général ; 22, tendance à refuser les longs crédits; 23, imposition de taxes spéciales pour suppléer à la perte de revenu ; 24, compensations de banques et recettes de chemin de fer supportant avantageusement la comparaison avec les années normales; 25, paiement des hypothèques se faisant d’une façon généralement satisfaisante.Avec un bilan aussi heureux, il ne semble pas que le Canada ait lieu de redouter la situation.et lui a donné des chances suffisantes pour empêcher le pays de glisser au point dangereux où ses fautes économiques pouvaient l’entraîner.Il est difficile de faire de l’optimisme le ventre creux, et cependant un examen de la position permet au Canada de se livrer au degré d’optimisme le plus justifié.On pouvait craindre que le Canada éprouvât de la difficulté (à se procurer des fonds, mais cette frayeur ne s’est pas réalisée.Lés fonds nécessaires pour la guerre sont fournis par le gouvernement impérial qui avance dix millions de dollars par mois et ces avances seront couvertes plus tard par des emprunts à long terme.Bien que le marché de Londres soit virtuellement fermé à tous les autres emprunts que les emprunts de guerre, le gouvernement fédéral canadien a pu trouver sur ce marché 25 millions de dollars.Les opérations financières des gouvernements provinciaux, des corporations municipales et privées sont accomplies sans difficulté par les Etats-Unis.La guerre a transporté, de Londres à New-York, le marché des valeurs canadiennes et ce transport s’est fait avec une facilité surprenante.Depuis le 1er septembre 1914, les gouvernements provinciaux et d’autres emprunteurs, comprenant un grand nombre de municipalités, ont été capables de vendre sur le marché de New-York 86 millions de bons.Il n’est pas probable qu’après la guerre les Etats-Unis puissent supplanter la Grande Bretagne comme banquier principal du Canada, mais certainement, la République américaine prendra à l’avenir une part plus large qu’autrefois des valeurs canadiennes de premier choix.L’auteur de l’entrevue a discuté le pouvoir futur de rendement monétaire du Canada, son accumulation d’argent en dépit de la guerre et la signification favorable de ses bordereauv commerciaux.Il estime que les commandes de guerre vont laisser aux mains des industries diennes 400 millions de dollars, et, escomptant une bonne récolte, il résume ainsi les facteurs favorables qui assurent l’heureuse condition du Canada : 1, Facilité relative des opérations financières nationales ; 2, transport sans difficulté du marché aux emprunts de la Grande Bretagne aux Etats-Unis ; 3, lourde lation d épargne ; 4, perspectives monétaires favorables ; 5, économie pratiquée par les individus, les municipalités, les corporations et les gouvernements; 6, tendance placements sûrs ; 7, absence de spéculation échevelée ; 8, amélioration de la balance du commerce ; 9, augmentation des exportations; 10, développement de nouveaux débouchés commerciaux ; 11, benefices des commandes de guerre ; 12', assez bonne condition ouvrière ; 13, augmentation de la saine immigration ; 14, excellence des perspectives de récolte; 15, prix élevé des produits agricoles ; 17, amélioration des méthodes commerciales agricoles; 18, succès En l’absence du général Sam Hughes, ministre de la milice parti pour l’Angleterre, l’intérim de son ministère est occupé par l’hon.Longheed, sénateur et ministre sans portefeuille.L’hon.M.Longheed a été nommé président du Conseil de la Milice qui constitue la plus haute autorité militaire du pays.Le premier acte du nouveau titulaire du ministère de la milice a été de faire des préparatifs pour recevoir les soldats blessés ou invalides envoyés ici en convalescence ou en réforme, et pour systématiser les offres faites par les donataires généreux de locaux et édifices dans tout le pays et vue de permettre à ces braves de se remettre de leurs épreuves.L’Edifice de l’Immigration à Québec a été mis à la disposition de l’autorité militaire et recevra d’abord les soldats renvoyés du front qui seront évacués ensuite, par les soins d’une commission et répartis dans tous les locaux mis à leur disposition.D’un autre côté, le conseil de la milice avec l’approba- ; tien du gouvernement a décidé de porter à 150,000 hommes » les forces du Canada en service actif, comprenant : les j troupes de l’autre côté de l’océan ; et celles qui s’entraînent ü ici, avec dispositif en vertu duquel on maintiendra toujours au Canada en entraînement aux quartiers-généraux une force de 50,000 hommes pour les renforts.Au ministère de la milice on pense que cette mesure 1 nouvelle comporte une addition de 50,000 hommes.Le premier contingent canadien parti à l’automne 1914 comprenait 35,000 hommes en tout, et depuis lors, il a été envoyé constamment des paquets d’hommes de renlfort, au point qu’il y a actuellement 76,000 hommes dans le corps expéditionnaire, tant en France qu’en Angleterre.Les bataillons actuellement recrutés et qui sont au Canada en entraînement s’élèvent probablement à 20,000 hommes, ce qui fait près de cent mille hommes sous les m I 1 m i 1 m I I m I m % m m ’.W cana- m 1 accunm- i aux & armes.Cela laisse 60,000 hommes environ à recruter pour remplir le programme du gouvernement.Mais ce nombre n’est pas demandé immédiatement.Il y a actuellement en Canada des bataillons dont le recrutement se continuera 75 usqu a ce que l’effectif soit complet.Quand leur recrutement sera achevé et qu’ils auront été envoyés de l’avant, Vautres bataillons seront organisés, de façon à créer un murant continu de renforts ainsi que l’avait prescrit sir Robert Borden quand est parti le premier contingent.Pour donner satisfaction aux esprits influencés par es nouvelles américaines qui faisaient redouter rétablissement sur les côtes de Belle Isle, de bases pour des sons-narins allemands destinés à entraver la navigation du St.Laurent, l’hon.Lougheed a donné l’ordre de créer une hotille de schooners et cutters rapides, chargés de reconnaître et d’explorer les -côtes et les eaux du Labrador et de Terreneuve, afin de tenir les amirautés canadienne ! ht anglaise, au courant soit de la présence de tout navire suspect, soit des mouvements ennemis dans ces eaux.Le service naval sera immédiatement averti de l’apparition de toute embarcation ou de tout vaisseau étranger dans ces parages, dont les allures paraîtront douteuses.Les voiliers et les chalutiers les plus rapides de la î côte nord ont été engagés à eet effet.tain qu’on ne remédie pas à cet état de chose par des jéré-mades et de la rhétorique.Quand, dans un jeune pays comme le Canada, on déverse tout à coup une centaine de millions de dollars en contrats, de toute espèce, et en tout lieu, il est inévitable qu’il se produira des scandales, le Canada n’y a pas échappé.Mais c’est de la pure hypocrisie que d’en rendre le peuple et les gouvernants responsables et de passer en bloc condamnation sur la moralité et la mentalité du pays.La conduite énergique du premier ministre, sa réprobation et sa condamnation des indélicatesses qui se sont produites, la nomination immédiate de la commission présidée par sir Chs Davidson qui épure avec un rigorisme inflexible les contrats suspects et assure le dégorgement des sommes détournées, tout cela est une preuve éclatante de l’honnêteté du gouvernement, et de la conscience de la population qui ne permet pas à ces méfaits de rester impunis ni de se répéter impunément à l’avenir.Si E E m SS: H * 1 il I * 1 1 Au moment d’envoyer cette correspondance j’ai trouvé au ministère des finances un Bordereau du Trésor pour le mois de juin 1915 et je constate qu’il confirme tous les pronostics favorables dont je parle au troisième paragraphe de cette lettre.>Ce bordereau de juin 1915 montre que les méthodes suivies pour rétablir le revenu du Canada ont fonctionné d’une façon satisfaisante.Le revenu total de juin a été de $11,433,970 ; c’est seulement $654,258 de moins que le revenu total de juin de l’année dernière (1914) le m'ois d’avant la guerre.Les recettes de douane de juin ont été de $6,938,763 ou $146,961 de moins qu’en juin 1914.Ce résultat est d’autant plus remarquable que les recettes de douane, à partir de la déclaration de la guerre avaient baissé régulièrement sur le pied d’un million par mois.Les recettes de douane pour le dernier trimestre ont remonté au point de rejoindre, à un demi-million près, le total des recettes du trimestre qui a précédé îa guerre.La dette du Canada est maintenant de $450,287,721, ce qui représente 18 millions de plus qu’en mai dernier et plus de 130 millions de plus que l’année dernière.La raison de cette augmentation réside dans les emprunts temporaires qui comprennent les emprunts de guerre et les billets mis en circulation du Canada.Les emprunts temporaires s’élèvent à $100,540,350 contre $8,273,383 l’année dernière; les billets du Canada émis se montent au total à $152,100,372, relativement à $116,679,358, l’année dernière.1 * ' Les hommes publics paient actuellement la rançon de la défense.C’est dans les épreuves de ce genre que l’on mit naître invariablement des soupçons, des plaintes générales- plus ou moins fondées.Ce pays-ci n’échappe pas à la règle générale ! S’il faut croire les prédicateurs attitrés de la vertu publique le Canada est sur le chemin de la perdition et tout ce qui s’y passe est épouvantable.Le Canada leur paraît être un enfer -de titres sensationnels et l’on étale à grand renfort de livres sensationnels les détails des enquêtes qui sont faites, cependant, non pas pour émoustiller tes chercheurs de scandales, mais pour essayer d’y remédier.D’abord,.si l’on veut se donner la peine d’y regarder I un peu on s’apercevra qu’il s’est produit beaucoup plus de scandales d’équipements militaires dans les autres pays qu’au Canada, où les chiffres en jeu sont des bagatelles comparées aux sommes énormes détournées ailleurs.Mais dans les vieux pays lla presse même oppositionniste a au moins l’honnêteté de ne pas en rendre le gouvernement responsable et de ne pas en profiter pour appeler hypocritement la ruine et le déluge sur le pays tout entier.En Angleterre il s’est révélé des scandales dans les achats de charbon, d’équipements, de chaussures, de bois.Il s’eu est produit en France, en Russie, et aussi en Alle-nlgane et en Autriche.Les dépêches sont là pour le prouver.Des officiers même ont reçu des pots de vin, leurs méfaits ont été dénoncés, mais dans tous ces cas, les accusations ont été individuelles.1 m $ || , m On a donc ici, de par les documents officiels, Ta confirmation des faits énoncés plus haut et de la situation parfaite, saine, des finances du Canada.Tout homme sensé sait que depuis que le monde est monde, la guerre a été le temps ou le désir et la possibilité de réaliser rapidement et peine de gros profits se donnent franc jeu.Mais il est ¦ sans O’RIDEAU.cer- C: Chambres des Communes du Canada.: 5e Session, 12e Parlement, 5 George V, 1915 Géographie de Québec nous donne les chiffres suivants les groupements ethniques du Canada : BILL 76.sur ADOPTE PAP LA CHAMBRE LE 27 MARS 1915 Canadiens-français .Irlandais.Ecossais .Gallois.Angiais.Allemands.Autrichiens.Scandinaves.Juifs.Hollandais.Italiens.Elusses.Polonais.Belges.Suisses.Bulgares.Grecs .Hindous .Indiens peaux-rouges Chinois.Japonais.Nègres.2,054,890 .4,260,899 997,880 24,848 .1,828,150 393,820 129,103 107,535 75,081 54,986 45,411 53,142 33,365 9.593 6,625 5,835 3.594 2,342 105,492 27,774 9,121 16,877 Loi ayant pour objet de suppléer le Revenu nécessaire pour faire face aux dépenses de guerre.Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Sénat et de la Chambre des Communes du Canada, décrète: sa 1.La présente loi peut être citée sous le titre: Loi spéciale des Revenus de guerre, 1915, (titre abrégé).1 il PARTIE I i Défiwition 2.Dans la présente loi, à moins que le contexte ne l'exige autrement, “Ministre” signifie le Ministre des Finances.Le nombre des Canadiens-français a augmenté de 25 pour cent, passant de 1,649,371 à 2,054,890, de 1901 à 1911.Québec.Circulation des billets de banque.Il a augmenté de 21 pour cent dans la province de 3.Chaque banque à laquelle s’applique la Loi des Banques à Pcxclusion des banques en cours de liquidation, doit payer au Ministre des Finances pour le Fonds du Revenu Consolidé le premier jour de février, le premier jour de mai, le premier jour d’août et le premier jour de nombre de chaque année, une taxe égale à un quart de un pour cent, sur la moyenne des billets de la banque, ainsi que ci-après limitée, en circulation durant les trois mois se termiannt respectivement le dernier jour de juin et le dernier jour de septembre précédents.2.En calculant la moyenne des billets en circulation pour les objets de l’article immédiatemetn précédent, le montant le plus élevé des billets en circulation en aucun temps durant chacun des trois mois, tel qu’indiqué par le rapport mensuel fait par la banque sous le régime de l’article 112 de la Loi des Banques, sera pris comme base de cette moyenne.Pour Pan née fiscale finissant en mars 1915 les exportations canadiennes de marchandises surpassent les importations de $6.000,000, les montants étant respectivement $461,442,509 et $455,371,371.!i Importations pour la consommation des douze mois finissant en mars 1916 I 19114 Marchandises sujettes aux droits de douane .Marchandises exemptes de droits.$410,120,474 $279,717,364 208,198,400 175,654,117 Importation totale .$01'8,328,874 $455,371,371 131.992,992 .$633,564,179 $587,364,363 .$107,144,645 $ 79,183,4*89 1 i ¦ Numeraire et argent non monnayé 15,235,305 Importation totale .Droits encaissés ECHANGES FRANCO-CANADIENS GROUPEMENTS ETHNIQUES DU CANADA Pour les douze mois finissant en mars 1913, les pnn- Le dernier recensement du Bulletin de la.Société de 77 cipales exportations du Canada en France ont été les suivantes : IMPORTATIONS AU CANADA DES MARCHANDISES FRANÇAISES.$ 98,173 957,231 76,071 26,694 219,906 Asbestos .Homards en conserve Saumon en conserve .Pois.Statistiques canadiennes.Juin 30 1904 .1905 .1906 .Mars 31 1907 (9 mois) 1908 .1909 .1910 .19111.1912 .1913 .1914 .$6,206,511 7,058,743 7,667,697 6,699,195 9,901,909 8,197,435 .10,109,544 .11,563,677 .11,744,644 .15,375,848 .14,276,535 Blé Machines agricoles : Faucheuses .Moissonneuses (reapers).Moissonneuses (harvesters) .Charrues .Herses.Bateaux pour foin.Cultivateurs (cultivators).Machines agricoles diverses .Parties de machines.172,336 6,894 279,144 5,-244 2,897 5,298 35,822 54,563 69,8 0i3 (6 66 INFORMATIONS COMMERCIALES Voici le tableau comparatif des mêmes exportations pour les douze mois finissant en mars 1915: ENVELOPPES ET PAPIERS DE FANTAISIE POUR LES FETES: Asbestos.Homards en conserve.Saumon en conserve.Faucheuses .Moissonneuses (reapers).Moissonneuses (harvesters) .Charrues .Bateaux pour foin.Cultivateurs (cultivators).Machines agricoles diverses .Parties de machines .$ 55,259 556,317 88,603 68,335 2,582 53,751 Une maison canadienne voudrait être mise en rapports avec maison française en mesure de fournir ces articles.163 PIPES ET CAPTES A JOUER: 726 18,507 38.172 82.172 Maison de Toronto demande d'être mise en communications avec fabricants français de ces articles.M.J.H.Cameron, 48 Sparks St., Ottawa, offre ses services à maisons françaises comme "custom broker".Maison canadienne désirerait se mettre en communications avec fabricants français de jouets.Agent canadien demande situation comme représentant de maisons françaises.Visite entrepreneurs et architectes.IMPORTATIONS EN FRANCE DES MARCHANDISES CANADIENNES Statistiques françaises officielles.! Décembre 31 1904 “ 1905 “ 190,6 4.634.000 francs 6.391.000 7.310.000 6.334.000 8.006.000 10,1-50,000 11,783,000 9.798.00 0 9.575.000 Maison canadienne en mesure de fournir des traverses de chemin de fer aux maisons françaises intéressées.Agent manufacturier désirerait être mis en communication avec fabricants français de soieries, velours, satins, agi 1907 1908 1909 m g 1910 1911 191-2 f etc.NOUVELLES ET INFORMATIONS D'après les rapports qui nous arrivent de l'ensemble de la Province, nous pouvons compter sur une récolte de foin supérieure à celle de l'an dernier.Le maïs est en retard ainsi que les cultures maraîchères mais la chaleur dont nous jouissons ces jours-ci va faire rattrapper le temps perdu.En Colombie Anglaise les perspectives de la récolte de fruits sont superbes.Les fruits se vendront plus cher que l'an dernier.Dans la partie nord de la Province d'Ontario, les récoltes dans toute la section comprise entre Port Arthur et les limites ouest de la Province causeront un sérieux désappointement d'après MM.W.R.Roadhouse, député I EXPORTATIONS DES MARCHANDISES TIENNES POUR LA FRANCE.Il CANA- W 1 Statistiques canadiennes.;; Juin 30 1904 $1,539,462 1,479,999 2.110.444 1,40(2,83,2 1,762,832 2,341,5-07 2,601,097 2,535,3-04 2,048,768 2,357,154 3.632.444 E S 1905 1906 Mars 31 1907 (9 mois) 1 II 1908 1909 si E 1910 .K 1911 , m : :: • • • ¦ v.79 "N MEMBRES IDE EA CHAMBRE Président d’Honneur : M.C.-E.BONIN, Consul Général de France dans la Puissance du Canada % Membres d’honneur $ M.Gabriel Hauotanx, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, Paris.31.André O.Honorât, Directeur Honoraire au Ministère de l'Intérieur, Député des Basses Alpes, Paris.31.Pau Delomlu-e, Ancien Ministre, Rédacteur du “Temps”, Paris.31.Yves Guyot, Ancien Ministre, Paris.M J.de Loynes, Ministre Plénipotentiaire de France.31.A.Kleckzkowski, Ancien Consul Général de France à Montréal.W J.Siegfried, Député.Ancien Ministre du Commerce, Paris.M*.C.Dubail, Ancien Consul Général de France à Québec, Fondateur dé la Chambre de Commerce Française de Montréal.M.Schwob, Ancien président de la Chambre de Commerce Française de Montréal.1 1 Membres actifs Jonas, Henri, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la Maison Henri Jonas et Cie, Produits alimentaires et Essences, 389, rue St-Paul, Montréal, Jullien-Chatel, P., 1831, Avenue Esplanade, Montréal.LeBailly, F., Représentant “The European Co.”, (pierres précieuses), 29, rue Tronchet, Paris.Laloy, Eugène Luyaire, comptable, de Granger Frères, 13, rue Notre- Dame Ouest, Montréal.Machéras, A., Directeur de l'Ecole Technique, Montréal.Mathon, André, négociant en fourrures, (The North Canadian Furs Company, Limited), 2111, Park Avenue, Montréal.Mériot, Emile, agent de la maison Pellisson Père et Cie, de Cognac, 158, rue Mansfield, Montréal.Mondehard, Edmond, Représentant, 1733, Avenue du Parc, Montréal.Montgaillard, A.de, de la maison Rougier frères, 63, rue Notre-Dame Est, Montréal.Pérodeau, Abel, négociant importateur, 2590, Park avenue, Montréal.PasUllé, H.B.de, importateur, 192, rue Cherrier, Montréal.Pettier, J., Agences et Représentations Industrielles, 459 et 461 rue Davidson, Montréal.Prévôt, J., négociant en vins, agent des maisons Paul Jaboulet aîné de Tain, Poulet père et fils de Beaune, 604 ru.e Notre-Dame, Maisonneuve.Itampon, E., Conseiller du Commerce Extérieur de la France, représentant les fils d’Adrien Fournier, 78, rue St-Denis, Montréal.Revol, A.F„ Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Directeur de la Maison Perrin Frères et Cie, Mark Fisher Building, 28, Victoria Square, Montréal.Itobin, F.F., Fabricant de produits pharmaceutiques, 284, rue Desery, Montréal.Royer, C., gérant de la Société “L’Air Liquide”, 1.rue Ernest, Maisonneuve.Schmitt, Joseph, Docteur ès-sciences et en médecine, des Facultés' de Paris, 289, rue St-Denis, Montréal.Schwob, Julien, Importateur.263, rue Saint-Jacques.Montréal.S eu rot, Paul, ingénieur, 263, rue St-Jacques, Montréal.Sieyès, J., (de), 54, avenue de Villars, Paris.Suzanne, J., 406.Confederation Life Building, Toronto.Tarut, A., de la maison O’Brien et Williams, Agents de Change, Dominion Express BIdg., Montréal.Vau te let, Etienne, Ingénieur, 69, rue Victoria, Montréal.Vennat, G., Conseiller du Commerce Extérieur de la France.Importateur, 8, rue Saint-Jacques, Montréal.Bernard, Louis E., importateur, 432 Old Birks Bldg., Montréal.Bergoend, F., Agent de manufactures, 94, ru,e Mansfield, Montréal.Bernis, F.(de), ingénieur, 54, Avenue de Saxe, Paris.Brisset des Nos, Paul, Agent d’immeubles, 16, rue St-Jacques, Montréal.¦1 Chevalier, M., Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Directeur 'du Crédit Foncier Franco-Canadien, 35, rue Saint-Jacques, Montréal.Chouillou, C.Alfred, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, 83, rue Notre-Dame Ouest, Montréal.Collinet, L., 36, Park Avenue, Montréal.IJorlia, C., Importateur, 456, rue de Montigny Est, Montréal.Dubost, Auguste, Marchand de nouveautés, 771, rue Ontario Est, Montréal.Bu ch as tel de Montrouge, Jules, Ingénieur Civil, 40, Avenue Dunlop, Outremont.milieux, E., Ingénieur, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Montréal.Ferrand, M., Directeur pour le Canada de la Cie d’Assurance V“Union”, Lewis Bldg., 17, St.John St., Montréal.Fréchon, Léon, Importateur, 112, Avenue Laval, Montréal.Galibert, Calixte, Mort au Champ d’Honneur, tombé à Béthineourt le 20 décembre 1914.Galibert, Emile, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, de la maison C.Galibert et Fils, Commerçants en peaux et laines.1123, rue Sainte-Catherine Est, Montréal.üaiibert, Frédéric, Fabricant de Gants, angle des rues Parthenais et Amity, Montréal.Galibert, Paul, Tanneur, 236, rue Lemoine, Montréal.Genin, J.It., Conseiller du Commerce Extérieur de la France, Importateur, Agent Général de la Cie Générale Transatlantique, 22, Notre-Dame Ouest, Montréal, Grenier, Jean, Gérant de Gaulois Tyre Corporation, 49 West, 64th Street, New-York.tlamon, Louis, Commerçant, Power Bldg., S3, rue Craig Ouest, Mont’éal.llalevvyn, Jos., (d’), Président de la Prévoyance, Compagnie d'assurance, accidents et garantie, Power Bldg., 83, rue Craig Ouest, Montréal.Herbout, J., Représentant de maisons françaises, 207, rue Saint-Jacques, Montréal.Husson, G., Directeur de la Franco-American Auto Co., Ltée, 319, rue St-Jacques, Montréal.if ni r i i in * i ü a m i ai Membres adherents i AQRICULTEURS-ELEVEURS AGENTS MARITIMES ET DE TRANSPORT I Bethmont, Jules, Wauchope (Sask.).Eckenfelder, L.C., éleveur, commissionnaire en chevaux et bétail, Legrelle^Jacques^ membre de la Société des Agriculteurs de France, 39, rue Berth 1er, Versailles.Trochu, A., Trochu (Alberta).Pii+nU+ ?^ron et ^e> 95- rue des Marais, Paris.l*lnnè ^Scott, agents de la ligne Allan, 47, rue Cambon, Paris, m .e* Quereillac, 6, Cours du Chapeau-Rouge, Bordeaux, emer, Paul, Représentant MM.J.M.Currie & Co., 36, rue d’Haute-ville, Paris.rapp, Thos.& Sons, Bordeaux.; ¦ : i# AMEUBLEMENTS AGENTS REPRESENTANTS ET COMMISSIONNAIRES ' $; Salomon, A., “Au Confortable»*, 8, rue de Rome, Paris.Baisez, Louis, Read Building, 45, rue Saint-Alexandre, Montréal.er£er, Paul, Courtage en produits métallurgiques et miniers, 8, quai a Occident, Lyon.Claud^"^ François, 347, Confederation Life Building, Toronto.Fi«, ° YDenls Co > Importation-Exportation, P.O.Box 404, Winnipeg, eux Ludovic, à St-Boniface, (Manitoba).a,, Weber Ave Alsace-Lorraine, Grenoble.* Ghs., 1872, Third Ave.West, Vancouver.APPAREILS A GAZ J., manchons et becs de gaz, 87-88, Quai Plerre-Scize, Lyon.APPAREILS DE BEURRERIE Etablissements E.Hubert fils, à Saumur (Maine et Loire).APPAREILS DE CHAUFFAGE Visseaux, 1 Montréal.Ch.Elle Cabanes, 5, rue Lafitte, Manufacture Française de Radiateurs Paris.j 80 CARRELAGES MOSAÏQUES ARCHITECTE liacroix, Raoul, 7 Place d'Armes, Montréal.Simon & Cie, Le Cateau (Nord).CHAMBRES DE COMMERCE CANADIENNES AGENT DE PUBLICITE Fontaine, F.E., Canadian Advertising Agency, Montréal.Chaput, Armand, de la maison L.Chaput, Fils & Cie, < ^-Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Dubue, J.A.E., Président de la Chambre de Coramei-e du Lac Saguenay, Chicoutimi.Larivière, F.C., de la maison Larivière Incorporée, ^-Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Perrault, O.S., de la Cie Imperial Tobacco, ex-Président de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Farquhar Robertson, ex-Président du Board of Trade, Montréal.ARMATEURS Allan, A., de H.& A.Allan, Montréal.Compagnie Générale Transatlantique, 6, rue Auber, Paris.Genestal, H.& Fils, 44, rue de la Bourse, Le Havre.Huret, J., Boulogne-sur-Mer.Roy, Jules, 24 Quai Gaston Boulet, Rouen.ARMES CHAMBRES DE COMMERCE FRANÇAISES Gaucher, J., St-Etlenne (Loire).Alger, Avignon, Bayonne, Beauvais, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Caen, Calais, Chambéry, Dunkerque, Elbeuf, Grenoble, Hâvre, Honfleur, LaRo,chelle, Le Mans, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris, Reims, Roubaix, Rouen, Saint-Etienne, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Toulouse, Troyes.ARTICLES DE ST=CLAUDE Grandmottet & Cie., Moirans du Jura (France).ARTICLES DE VOYAGE CHAMBRES SYNDICALES Vuitton, Georges, Chef de la Maison Louis Vuitton, Spécialités pour Automobiles, Vuitton BIdg, 70 Aven, des Champs-Elysées, Paris.Chambre Syndicale de l'Automobile et des industries qui s’y rattachent, 161, Avenue Malakoff, Paris.Chambre Syndicale de la Fabrique Lyonnaise, 1, rue du Bât d’Argent, Lyon.Syndicat Général des Grains, Graines, Farines, Huiles, Sucres et Alcools, Bourse de Commerce, rue du Louvre, Paris.Chambre Syndicale des Négociants en Diamants, Perles, Pierres précieuses et des lapidaires, 18, rue de Provence, Paris.Chambre Syndicale des Fabricants de Produits Pharmaceutiques, 24, rue d’Aumale, Parla, AUTOMOBILES, CYCLES Automobiles Berliet, 239, Avenue Berthelot, Lyon.Automobiles françaises, Ltée, société anonyme, 305, rue Saint-Jacques, Montréal.Bourdis, P.L., (des Automobiles Berliet), 239, Avenue Berthelot, Lyon.Etablissements Lyonnais Rocliet-Schneider, Lyon.Magasins Généraux de l’équipement Automobile, 10, rue St-Senoeh, Paris.Raynaud & Bourceret, accessoires d’automobile, 14, rue Piccini, Paris.CHAPEAUX (FABRICANTS DE) AVOCATS Brigstocke, H.M., chapeaux de feutre pour dames, 9, place des Petits Pères, Paris.Etablissements Kampman, paille, Epinal.Etablissements Rey Cousins & Cie, Paille, Caussade (Tarn et Garonne).Lagenhagen, G.(de), 150, rue Jeanne d’Arc, Nancy.Rivet, A., Avocat, défenseur au Tribunal de Commerce de la Seine, 48, rue de Provence, Paris.BANQUES Banque de l’Union Parisienne, 7, rue Ohauchat, Paris.Comptoir National d'Escompte de Paris.Crédit Lyonnais, société millions, Paris.St-Cyr, Gonthier & Frigon, 103, rue St-François-Xavier, Montréal.CHAUSSURES (FABRICANTS DE) Brilles & Durand, Sandales, 8, rue de l’Echarpe, Toulouse.Derréal, Jules, 11, rue du Jura, Paris.Tétvault, N., Propriétaire Tétrault Shoe Mfg Co., 331 rue de Montigny Est, Mointréal.anonyme, capital entièrement versé: 250 BIBLIOTHECAIRE C'rèvecoeur, P.B.de, Bibliothécaire de l'Institut Fraser, 359 rue Dor-cester Ouest, Montréal.CHIFFONS POUR PAPETERIES if’vf Farge, les fils de L., Carcassonne (Aude).L’Hermitte Frères, Brest, (France).BIJOUTIERS (FOURNITURES DE) Topart Frères, 31, rue Chapon, Paris.CHOCOLAT (FABRICANT DE) BILLARDS ET ACCESSOIRES Bénin aîné, A., 5, Cité Dupetit Thouars, Paris.Menier, 56, rue de Châteaudun, Paris.CLOUTERIE La Cie des Clous "Au Soleil", 75, Boulevard Richard LenoJr, Paris.BISCUITS Biscuits Pernot, direction générale, Dijon.COLLES ET GELATINES Laprevote, S.& Co., Lyon.BLEU D’OUTREMER Guimet, Outremer, Fleurieu-sur-Saône (Rhône).CONFITURES, CONSERVES DE FRUITS BOIS, ARTICLES EN BOIS Durand, A., Carcassonne (Aude».Itlein, A.& Cie, jantes en bois, rue Lescouvé, Amiens.CONSERVES ALIMENTAIRES, SARDINES, ETC.BOIS (NEGOCIANTS EN) A mieux, I i ères & Cie, Chantenay-Ies-Nantes (Loire-Inférieure) Bayle, Raoul, de la maison Bayle et Fils Frères, 88.rue Laseppe, Bordeaux.Blanchard, G.& Cie, 215, rue de Belleville, Paris.Chancerelle, Alfred, Concarneau (Finistère).Cie Générale des Conserves et Produits Alimentaires, Levallols-Perret (Seine).Degermann frères, Pâtés de foie Nancy.Delory, F., Lorient.Dussault, J.& Cie, 82, rue de Marseille, Bordeaux.Feyret & Pinsan, Bordeaux.Ganes, V\e, Jeune et Fils, 120, route de Bayonne, Bordeaux.Genalron, A., Mâcon.Griffon, Léon, Cholet.Guilbault, G., 45, rue Basse, Lille.Price, L.A., Bordeaux.Hollande, Fils, Bois exotiques, 114, rue de Charenton, Paris.Riou, Abalan & Fils, Brest.BONNETERIE (FABRICANTS DE) Rau, Paul, Manufacture du Chable, (Haute Savoie).Raguet, P, Fils & Vignes, Troyes.Société Générale de Bonneterie, Troyes.Herdhebaut, H., 11, rue d’Enghlen, Paris.gras et conserves, S, rue Raugrafif, BRETELLES (FABRICANTS DE) Rallier & Cie, Rouen.BRODERIES ET DENTELLES (FABRICANTS DE) Berger & Co., Jérôme, Villeurbanne (Rhône).Jallade S.& J.Gendre, 1, rue de la République, Lyon; Sentier, Paris.Martin, Georges, (Cie des Indes), 80, rue de Richelieu Paris.Villard, A., Lyon.24, rue du Société Française des Spécialités Alimentaires, 51, Montréal.Reading, Société Générale des Matières et Produits d’Exportation, 10, rue du Pont-de-la-Mousque, Bordeaux.rue BROSSERIE, TABLETTERIE Déséglise & Cie, 12, rue Barbette, Paris.Dupont, E.& Cie, 44, rue Turbigo, Paris.CONSIGNATAIRES ET TRANSITAIRES Bazin, René, Courtier Maritime, rue Beauveau, Marseille.ShakI, Edouard, Le Havre.Racine, C.E., courtier en douane, 121, Board of Trade Bldg, Montréal CABLES TELEGRAPHIQUES Compagnie Française des Câbles Télégraphiques, 39, Avenue de l'Opéra, Paris.CONSTRUCTEURS CAFES Boas, A Rodrigues & Co., 6 7, Boulevard de Charonne, Paris.Société Anonyme des Etablissements Schwartz & Meunier et Bergeotte.42, rue du Hameau, Paris.Nortz & Co., le Hâvre.CAOUTCHOUC, PNEUMATIQUES, ETC.Etablissements Bergougnan, Clermont-Ferrand.Société An.des Anciens Etablissements J.B.Torrillion Ferrand.COULEURS VEGETALES Clermont- Maison Breton, (L.Fichot-Laudrln, successeur), 15, rue Montorgued, Paris, couleurs inoffensives pour confiseurs, pâtissiers, etc., Jus de fruits pour glaces et sirops.CAOUTCHOUC, etc.Léger, R., Manufacture de caoutchouc, 42 rue de Beaubourg, Paris.CARACTERES (FONDERIE DE) Debemy & Cie, 58, rue d'Hauteville, Paris.COUTELLERIE La Société Général© de Coutellerie, 31.rue Pastourelle, Parla, ' 81 CRAVATES (FABRICANTS DE) ENCRES ET CIRES Jean, Jardel, Chabrier & Cie, 20, rue Vivienne, Paris.Villard, A., Lyon.Dondaine, L., Encres et Cires "J.Herbln", 19, rue Mlchel-le-Comte, Paris.CRAYONS (FABRICANT DE) ENTREPRENEURS Marquise frères, St-Paul-en-Jarez (Loire).Hogan, J., Port Colborne (Ontario).Kochenburger, David, 2743 rue St-Hubert, Montréal.CREME DE TARTRE Serre, A.et J.Pailhiez, Montpellier.EPINGLES Beaumont, S.& Fils, Roubaix (Nord).CRISTALLERIES Gredelue, M.A., Agent des Crlstalleies de Bac-carat, 43 West, 4th Street, New-York.EXPLOSIFS Société Universelle d’Explosifs, 124, rue La Beetle, Paris.DIAMANTS ET PERLES FERS, TOLES, ACIERS Blum et Schumacher, 56, rue Lafitte, Paris.Gauthier fils (L.), 52, rue de Turbigot, Paris.Maison Salmon et Fils, 96 rue A me lot, Paris.DISTILLATEURS LIQUORÏSTES FEUTRES POUR PAPETERIE China Brun Pérod & Cie, Voiron (Isère).Garres-Fourché, J.et H., Rhums et liqueurs, Bordeaux.Gempp, Pernod, Périmer Frères, Propriétaires, Lunel (Hérault).Guillon, Th., Fine Bretagne, Nantes.' Leroy-Moulin, Ferrières, près Gournay-en-Bray (Seine Inférieure).Noirot-Carrière, A., Liqueurs et Cassis, Dijon.Marie Brizard & Roger, Bordeaux.Nuyens & Co., Bordeaux.Pernod Fils, Pontarlier (Doubs).Richard, Philippe, Saint-Jean d’Angély (Charente-Inférieure).Debouchaud et Cie, Nersac (Charente).FILATURES Motte-Bossut File, Filature de Coton et Laine, Roubaix, (Nord) FILS A COUDRE Crespel, Vve & Fils, Lille.Scrive, André, Lille.DIVERS FLEURS ARTIFICIELLES Beaudry, J.A., Secrétaire de l’Association des Marchands-détallleurs, Montréal.Bénard, P.& Sons, Astorvllle, (Ontario).Benoist, Louis, Commission-Exportation, 11, rue du Jura, Paris.Besnard, Prince-Albert (Saskatchewan).Contentieux Européen, A.Salmon & Cie, Renseignements, Recouvrements, 31, rue Lafayette, Paris.Gard, Colonel, 27, Boulevard Carnot, Alger.Gervals, Honoré (VHonorable), Juge de la Cour d'Appel de la Province de Québec, Montréal.Girard, Antoine, Conseiller du Commerce Extérieur de la France, 4 8, rue d’Alésia, Paris.Havequez et Cleuet, 10, rue St-Gilles, Paris.Laurent-Roux, G.Leblanc, successeur, office commercial, 10 et 12, Place des Victoires, Paris.Leraarquis, Geo., 3, rue Louis-le-Grand, Paris.Mangematin, M., Mines du Boleoi, Santa Rosalia, (Mexique).Martin-Zédé, Geo., 19, Boulevard de Courcelles, Paris.Petitepierre, A.de, Château de Versinas par Thiviers (Dordogne).Pillot, Edouard, de, 14, rue du Marché, Vichy (Allier).Pujebet, A.V., Edmonton, Alberta.Santoni & Cie, Central Corsica Rincon, (Porto Rico).Wicart, Alphonse, Industriel, Conseiller du Commerce Extérieur, 53, Boulevard de la Liberté, Lille.Javey & Cie, 106, rue Réaumur, Paris.FOURNITURES POUR CORSETS Grandmont, Ernest, de, 39, East 19th Street, New-York.FOURRURES Grand et Sautot, 9, rue Ballllf, Paris.Révillon Frères, 77, rue de Rivoli, Paris.The North Canadian Furs Company, Ltd., Montréal et Ville-Marie (Québec).FROMAGES Grimai, Maria, Roquefort.FRUITS, FRUITS SECS, CONFITS, EN CONSERVES Castaings & Comut, Pruneaux, Impasse Fabriquette, Bordeaux.Dussaut, J.et Cie, 82, rue de Marseille, Bordeaux.Giraud, Joseph, à Roquevaire (Bouches-du-Rhône).Lombard, Mathieu, Marseille.Mondon, Gaston, noix et cerneaux, Neuville de Poitou (Vienne).Pouget, E., cerneaux et noix de Grenoble, Plan, (Isère).Sarkis, Euksuzian & Cie, noix, cerneaux, amandes, etc.; 27, Boulevard de la Corderie, Marseille.Taste Lagarde, Gourdon (Lot).Société Générale des Matières et Produits d'Exportation, noix, cerneaux, 10, rue du Pont-de-la-Mousque, Bordeaux.Vergnaud, Ph., Terrasson (Dordogne).EAUX=DE=VIE DE COGNAC Barnett & Ellehagaray, Cognac.Bellot, Lucien & Co., Cognac.Boutillier, G.Briand & Co., Cognac.Camus frères, “La Grande Marque’’, Cognac.Croizet, B.Léon, St-Même, près Cognac.Dupont & Cie, Cognac.Etournaud, Jh.& Co., Cognac.Foucauld, Lucien & Cie, Cognac.Fournier, V.& Cie, Châteauneuf-sur-Charente (Charente).Gilson, Jules & Cie, Cognac.Godet Frères, LaRochelle (Charente-Inférieure).Jobit, Ch.& Co., Cognac.Magnier, A.& Cie, Blanzac-Cognac (Charente).Marie Brizard & Roger, Cognac.Meukow, A.C.& Co., Cognac.Pellisson, Père & Cie, Cognac.Pérodeau & Co., Cognac.Planat et Cie, Granseignes, Pionneau et Cie, successeurs, Cognac.Prunier & Co., V., Cognac.Puet, E., St-Jean-d’Angély (Charente-Inférieure).Raynal & Co ; Louis Saulnier et Co., successeurs, Jarnac, Cognac.Robin, Albert et Cie, Cognac.Robin, J.et Cie, Cognac.Salignac & Co., L.de, Cognac.Savard, Vve P.Georgon et Cie, Cognac.Sayer, Georges, Cognac.Sazerac de Forge et Cie, Angoulême (Charente).Sorin, J.& Co., Domaine du Mortier par Saujon (Charente-Inférieure).I il a GANTERIE m Billaud, Léonce, Grenoble, (Isère).Charles Perrin & Cie, Grenoble.Charlon et Cie, Grenoble.Esprit, Léon, Grenoble.Guignie, A.L., Grenoble.Perrin, frères et Cie, Grenoble.Reynier Frères, Grenoble.Tréfousse & Co., Chaumont (Haute Marne).Villard, A., Lyon.Si i GLACES Manufacture des Glaces et Produits Chimiques de St-Gobaln, Chauny * Cirey, 1 bis, place des Saussaies, Paris.GRAINES DE SEMENCES B m EAUX MINERALES Anciens Etablissements Houédry Elis, Société Anonyme, Siège social, Dol de Bretagne (Ille-et-Vilaine).Tézier Frères, Valence-sur-Rhône, (Drôme).C.Lemaire, 103, Boulevard Magenta, Paris.Vilmorin, Andrieux & Co., Paris.Compagnie d'Exploitation des Sources Andreau du Bassin de Vichy, 33, Route de Cusset à Vichy (Allier).Compagnie Fermière de l’Etablissement Thermal de Vichy, 24, Boulevard des Capucines.Paris.Guerrier Frères, propriétaires des Sources Guerrier, St-Yorre, près Vichy Laurent-Barrault, 96 à 120, rue de Lyon, Paris.René, Robert, Sources Château Robert, St-Yorre, près Vichy (Ailler).Société des Eaux Minérales de Contrexeville, 8, rue du Hanovre, Paris.« ^es ®aux Minérales, St-Galmler (Loire), ociété Générale des Eaux Minérales Vittel (Vosges), Grande Source et Source Salée.m mi 11 HAUTS FOURNAUX Durenne, A., 26, rue du Faubourg Poissonnière, Paris.Société Anonyme des Hauts-Foumaux et Fonderies, Pont à Mousson, (Meurthe et Moselle).EDITEURS DE MUSIQUE BIton, L.J., St-Laurent-sur-Sèvre (Vendée).HOTELS Hôtel Continental, Parle.1 m 82 % FU MATERIAUX DE CONSTRUCTION HUILES VEGETALES i Savarit-Mercier, A., à Annemasse, (Haute Savoie).Desmarais Frères, 42, rue des Mathurins, Paris.t MATERIEL POUR BEURRERÏES HUILES POUR MACHINES Hamelle, H., 21, quai de Valmy, Paris.HUILES D’OLIVE Hubert fils, (Etablissements), (Maine et Loire).Constructions mécaniques, Saumur r! MARBRES Société Industrielle des Pyrénnées, Bagnères de Bigorre, (Hautes pyr< nées).Béri, Lacan, Passeron et Cie, Nice.Bétus et Fils, F.(T.Anouil fils, successeur), rue Ausone, Bordeaux.Blanc et neveu, Vaison (Vaucluse).Dragon, Noirci, Ch., Aix-en-Provence.Duret, J.L.et Cie, Bordeaux.Garres-Fourché, J.et H., 7, Place Defly, Nice.Gubert frères, J., Draguignan (Var).Guiot, Antoine, Aix en Provence.Possel de, Fils, Marseille.Raffineries d’Huiles d’Olives de Nice, Nice.Société François Brève, Aix en Provence.Valeri, Jules et Cie, Nice.is METAUX Lemaire, Victor, 11, rue du Château d’Eau, Paris.% SS! MINES ET MINERAIS Armand, J.T., 4, Boulevard Saint-Laurent, Montréal.MOUTARDES ET VINAIGRES si Tremblot, Paul, Yvetot (Seine-Inférieure).IMPORTATEURS FRANÇAIS 4 NEGOCIANTS EXPORTATEURS iii Labié, H„ Le Hâvre, Thumin, Georges, 20, rue de la Darse, Marseille.Cremev, Frédéric A.et Cie, 14, rue Sainte-Anne, Paris.Dufayel, Geo., 23, rue de Clignancourt, Paris.Glaenzer & Co., importateurs-exportateurs, 35 boul.Strasbourg, Paris.; L’Herruite, Brunela Frères, Brest.Lichtxvitz & Co., Bordeaux.Eugène Ton do & Co., 12, rue Gérentet, St Etienne (Loire).! INDUSTRIE ELECTRIQUE Etablissements Industriels, E.C.Grammont, Pont de Chéruy (Isèie).INGENIEURS NEGOCIANT=COMMISSIONNAIRE É Bélanger, E., coin University et Ste-Catherine Ouest, Montréal.Bourdil, Fernand, 29, rue Octave Feuillet, Paris.Meunier, L., Ingénieur-agronome, Expert-conseil, 84, Bloor St., Toronto, Ont.E.J.Guiraudou, 45, rue Barthélémy, Marseille.Brodeur, E., 52 Victoria Square, Montréal.OCRES Anselme, Léopold, Apt.(Vaucluse).I INSTRUMENTS DE CHIRURGIE Duffaud, 88, Boulevard Port-Royal, Paris, Etablissements A.Claverie, (Appareils de l'Art médical), 234, rue du Faubourg St-Martin, Paris, Haran, E., 12, rue Lacépède, Paris, 11! ORFEVRES I Chiistofle et Cie, 5 6, rue de Bondy, Paris.1 INSTRUMENTS DE MUSIQUE, FABRICANTS si ORNEMENTS D’EGLISE Evette & Schaffer, 18 et 20, Passage du Grand Cerf, Paris.Biais Frères et Cie, 74, rue Bonaparte, Paris.Blancard et Nambotin, 21-23, rue d’Algérie, Lyon.OUTILS Peugeot & Co., Pont de Roide (Doubs).Bost Frères, à Laissey (Doubs).IVOIRE Grillet, Père et Fils, 61, rue de Bretagne, Paris.Il JOAILLIER=BIJOUTIER Fontenay-Smets, Sr., 19, Place du Marché St-Honoré, Paris.PANTOUFLES (FABRICANTS DE) Lenoir, Th., Nantes.LAINES ET LAINAGES i PAPETIER Jean, Jardel, Ctiabrier et Cie, 2 0, rue Vivienne, Paris.Levallois et Cie, rue du Sentier, 24, Paris.Seydoux et Cie, 23, rue de Paradis, Paris.Fortier, Jos., coin St-Pierre et Notre-Dame, Montréal.'1 PAPIERS (FABRICANTS DE) ï\ LAINES, PEAUX ET CUIROTS Dallé Frères et Lecompte, Bousbecques (Nord).Jeannel, J., 27 rue des Princes, Marseille.Combe, A., Fils, 156, Faubourg St-Denis, Paris.Deburghgraeve, Orléans.Durand, Casimir, Mazamet.Long, M.F., The Great Northern Tannery Co., Edmonton.Seux Jules, Courtier assermenté, 7, rue Scudery, Le Havre.Z I; PAPIERS A CIGARETTES (FABRICANTS DE) Geoffroy Fils Aîné, Malaucône (Vaucluse).Lacroix, E.Fils, Angoulême (Charente).Société Job, 72, bo.ul.de Strasbourg, Toulouse.Sté Anonyme des Anciens Etablissements Braunstein frères, 79, o°ü Exelmans, Paris.al LEGUMES SECS Bloch, A.et Kahn, Marseille.Laugier, Paul, Boulevard Briançon, Marseille.McLeod, J., fruits frais, Le Havre.fii PARASOLERIE Parasolerie Lyonnaise, 5, rue Pizay, Lyon.fi LESSIVE PARFUMEURS Picot, J., Lessive Pliénix, 41, rue de l’Echiquier, Paris.Lfl % Delettrez, 15, rue Royale, Paris.Giraud, Jn.Fils, Grasse (Alpes Maritimes).Sainte & Co., 9, rue de la Paix, Paris.Sauzé frères, 25, rue d’HautevllIe, Paris.LIBRAIRES-EDITEURS i Qf Aubanel Frères, Avignon (Vaucluse).Desclée, De Brouwer et Cie, 41, rue de Metz, 41, Lille.Librairie Armand Colin, 103, boni.St-Michel, Paris.Librairie Larousse, 17, rue du Montparnasse, Paris.Taffin, 24, rue Charles de Muyssart, Lille.Vitte, Emmanuel, 3, place Bellecour, Lyon.PASSEMENTERIE Prévost, Ad., 4 bis, rue Saint-Sauveur, Paris.'fii PATES ALIMENTAIRES il l LINGERIE FINE Bertrand et Cie, Lyon et Le HÊLvre.Blanc et Fils, Valence (Drôme).Brusson, Jeune, Vlllemur (Haute-Garonne).Carret Frères, 51, rue Robert, Lyon.Cartier-Millon, 89, rue Abbé Grégoire, Grenoble (Isère).Codou (Société Anonyme des Pâtes Alimentaires), 3, rue du PaiC Fourrage, Marseille.Courtine, A.et Cie, Maison-Alfort (Seine).Etablissements Charbon, Vincent et Cie, Sainte-Colombe près Lyon-Ferrand Renaud et Cie, 94-98, Cours Gambetta, Lyon.Garres Vve, Jeune et Fils, 120, route de Bayonne, Bordeaux.Hartaut, C., 10, Montée des Carmélites.Marge, Drut et Chanay, Usines à Lyon et à Paris.( Cinquin, Jules, 2, Faubourg Poissonnière, Paris, et 217, rue du Progrès Bruxelles;,.(Belgique).â LINGE DE TABLE : Mi Cavillon, Edmond, Dr de la maison Deneux Frères, 2, rue d'Uzès, Paris.LIQUEURS ET SIROPS it H Régnier, Louis, Dijon.H' MAGASIN DE NOUVEAUTES H PEIGNES (MANUFACTURE l)E) 'ft! Bon Marché (Les Magasins du), Paris.Cognacq, Ernest, grands magasins de la Samaritaine, 75 Paris.Hugon, Félix, Oyonnax (Ain).Peillon aîné, Oyonnax (Ain).Rozier, Alexandre, Oyonnax (Ain).ili rue Rivoli.11 83 PHARES et lanternes pour voitures tapis et couvertures cellier, 25, Passage Duball, Paris.Lamé, Ed.et Cie, manufacture de tapis et couvertures, Beauvais (Oise).PIERRES PRECIEUSES TENTES, BACHES, STORES, ETC Cie, (Fernand LeBailly, agent général), M, rue Troncihet, ropean Paris.Cauvin, Yvose, E., 59, rue de Lyon, Paris.PIPES (FABRICANTS DE) rmondet et Gruet Frères, St-Claude (Jura).PLUMES METALLIQUES (FABRICANTS DE) illat Etabl.J.B., 53 boni, de Strasbourg, Paris.trê, Colin et Cie, 107, Boulevard Sébastopol, Paris.POMPES iet & Co., Raimes-les-Valenciennes (Nord).:iété Anonyme des Elévateurs de Liquides “Chaîne Hélice” Bessonnet-Fabre, Chatellerault (Vienne).PORCELAINES ET CRISTAUX urgeois, E., 21, rue Drouot, Paris.PRODUITS ALIMENTAIRES moy, Julien, 31, Boulevard Sébastopol, Paris, ix Potin, 95 à 101, Boulerai d Sébastopol, Paris.TISSUS Archambault et Mousset Frères, Roubaix.Brunei-Olivier et Fils, Manufacture de draps noirs, étc., Elbeuf.Delporte Frères, 29, Quai de la Fosse aux Chênes, Roubaix.Les Fils d'Adrien Fournier, tissage mécanique, Oullins (Rhône).F.Laborie et Cie., tissage mécanique, St-Quentin, (Aisne).Rémond, J.et Cie, Soieries, 22, rue Vivienne, Paris.Kéquillart et Fils, Place Chevreuil, Roubaix.MHa TISSUS ET TRESSES ELASTIQUES Faure-Roux, Ch., St-Chamond (Loire).TISSUS POUR AMEUBLEMENTS Feigenheimer, 21 Faubourg St-Antoine, Paris.TRESSES ET LACETS Cousin Frères, Comines (Nord).La Société Industrielle des Tresses et Lacets de St-Chamond, St- Chamond (Loire).PRODUITS CHIMIQUES (FABRICANTS DE) rasbotu npagnie Générale des Produits Chimiques du Midi, Marseille.ibfissements Maletra, Petit Quevilly, près Rouen.iiété Chimique des Usines du Rhône, anciennement Gilliard P., Monnet et Cartier, société anonyme au capital de 3,000,000 de francs, 89, rue de Miromesnil, Paris.:iété Universelle d’Explosifs et de Produits Chimiques, 124, rue de la Boétie, Paris.:iété des Produits Electro-Chimiques des Pyrennées, 124, rue La Boétie, Paris.TRUFFES Bernard, Bizac et Cie, Souillac (Lot).M TUBES EN FER IE Société Française pour la Fabrication de Tubes, Louvroil (Nord).VELOURS ET PELUCHES D’AMEUBLEMENT PRODUITS PHARMACEUTIQUES Louchet-Bernard—G.Delaroière et Leclercq, successeurs, Amiens.la, Pierre, des établissements Byla Jeune, Produits Biologiques, 93, ne de Montrouge, Gentilly (Seine).issaing et Cie, 6, Avenue Victoria, Paris.usnier, J.et Cie, Sceaux (Seine).rat, L., Pharmacien, Mâcon (Saône et Loire).nés des Produits Pharmaceutiques Thévenot, Dijon, (Côte d’Or).VINS, NEGOCIANTS Foret, E., Rêgina, Saskatchewan.VINS D’ALGERIE I! ! Lung Frères, 9, Boulevard de la République, Alger.PROFESSEUR VINS TONIQUES APERITIFS salle, Eugène, 128 rue St-Hubert, Montréal.Amer Picon, 4, rue Serr, Bordeaux, Bastide.Cazalis et Prats, Vermouth, Cette (Hérault).Dubonnet et Fils, 7, rue Mornay, Paris.Falcon, Hector, Espaly-Wine, Espaly (Haute-Loire).Violet, L., Mde Vve, seul successeur de la 'Société Violet Frères, maison unique pour le “Byrrïi”, Thuir, (P.O,).Noilly, Pratt et Cie, Vermouth, Marseille.Nugue-lîichard et Cie, Vermouth, Béziers (Hérault).Renault et Leblanc, Le Havre.Tallinn, R., Cie, P.Vermouths, Cette, (Hérault).RENTIER '?nais, Henri, Boîte de poste 1495, Montréal.REGLISSE E) idinaud et Deleuze, 376, Boulevard National, Marseille, rent, P.et Cie, Cantarel par Montravet (Vaucluse).REPRESENTANT t’dieu, M., St-Ferrêol, Marseille.1 VINS DE BORDEAUX ET SPIRITUEUX RENSEIGNEMENTS ET RECOUVREMENTS COMMERCIAUX Les Fils de P.Bardinet, Bordeaux.Bush amer, C.S.Léon & Co., Bordeaux.Carpentier, A.et Cie, Bordeaux.Dalché de Desplanels, Podensac (Gironde).Uejean, A.et Cie, 3-8, rue Minvielle, Bordeaux.Despujol, Emmanuel, Fils et Picq, Libourne (Gironde).Dubos, Frères & Co., A.et J., 24, quai des Chartrons, Bordeaux.Dupouy et Mayaudon, 51, Quai des Chartrons, Bordeaux.Esckenauer et Cie, Bordeaux.Johnston et Fils, 18, Cours du Pavé des Chartrons, Bordeaux.Julien, J., 17, rue Victor Hugo, Charentor ie-Pont, (Seine).Latrille, J.Fils, Bordeaux.Mailler, Basse & Co., Bordeaux.Marceau, M., 57, rue Minvielle, Bordeaux.Salin, J.V., Bègles (Gironde).Severac (les fils), 79, quai de Paluda^u, Boirdoaux.îtentieux Européen, (M.Salmon et H.Hory), 31, Paris, 9e.rue Lafayette, m RHUMS lest Lambert et Cie, Rhum St.James, Marseille.RIZERIE IrW i taneo, François, Rizerie des Alpes, Modane (Savoie).RUBANS ET VELOURS 4e, A.et L., Wervicq-Sud (Nord).F1(b J.-B., St-Etienne, Loire, lant, H.et Cie, Comines (Nord), on Frères, Saint-Etienne, rtin, J.-Bte, Lyon.S l ’J' rue du Treuil, Saint-Etienne.y(hoh'Q)16’ Fabricants de rubans, VINS DE BOURGOGNE Colcombet Frères, Mercurey (Saône et Loire).Lupé-Cholet & Co., Nuits-St-Georges (Côte d’Or).Marcilly de, P.Frères, Chassagne-Montrachet (Côte d’Or).Noirot-Carrière, A., Dijon.Poulet Père et Fils, Beaune (Côte d’Or).E.Roessler, Ji\, agent de Rebourseau Phllippon, 24, Eastcheap E.C., Londres.16 rue du Jeu de l’Arc, St-Etienne, SAVONS DE MARSEILLE una°n’ H’’ MarseIlle- Ferrîer lî-^rt8' Savons type Marseille, 42, rue des Mathurins, Paris.)ffrav T 1 * *î’ La Grande Savonnerie, Marseille.’ • et Jacquet, 20, Quai Rive Neuve, Marseille.VINS DE CHAMPAGNE Bouché Fils & Co., Epernay.Carré Fils, L et E., Avize (Marne).Chandon et Cie, Epernay.Colcombet Frères, Reims.Heidsieclc et Cie, Reims.Mercier, F., Epernay.Montebello et Cie, Alf.de, Mareuil-sm-Ay (Marne).Mumm, G.H.et Cie, Reims.Vve Pommery, Fils & Co., Reims.Venoge et Cie (de), Epernay.SCIES (FABRIQUE DE) Ed., 40, avenue Philippe-Auguste, Paris, i»e)' SOIERIES i, & itÜB?Jean® 43 ®oierie Lyonnaise, 19, rue Puits Caillot, Lyon.Æ Toronto.SflïSîU Paris.i# VINS DU MIDI Conte Dr, Rlvesaltes.P.O.SOIES DE PORC Déséglise et Cie, 12, me Barbette, Paris. Séances spéciales de la Chambre fl Eugène L.Laloy, Comptable, 43 rue ETotre-ti Séance du 18 mai d Montréal.r Membres adhérents.le MM.Henri Lionnais, rentier, Montréal.F.E.Fontaine, agent de Publicité, Canadian A< tising Agency, Montréal.P.B.de Crèvecoeur, Bibliothécaire de l’Institut ser, 358 rue Dorchester Ouest, Montréal.E.Brodeur, Négociant, 52 Victoria Sq., Montré Daniel Kochenburger, Entrepreneur, 2743 Hubert, Montréal.Eug.Lassalle, Professeur, 128 rue St-Hubert, 1 La séance est ouverte à 3 heures p.m.par M.J.B-Grenin, Président, assisté de M.Pottier, Secrétaire.Sont présents : MM.Chouillou, de Montgaillard, Prévôt et Fréchon.Le procès-verbal de la séance du 26 mars est lu et P «est adopté.1» SITUATION FINANCIERE me Le Président fait un bref exposé de la situation finan cière qui se résumé comme il Suit: Ét real.Raoul Lacroix, Architecte, 7 Place à’Armes, 1 ^ rôal.iff, Si $1138.52 Recettes en banque En caisse .A collecter.Loyer .Diverses dépenses Bulletin mensuel .Monthly Report .Salaires .N.Tétrault, Architecte, 331 de Montigny Est, \U priétaire Tétrault Shoe Mfg Co., Montréal.M.Tardieu, représentant, St-Fereol, Marseille.Max Feigenseimer, 21 faubourg St-Antoine, Pai Max Feigenseimer, tissus pour ameublements, 21 bourg St-Antoine, Paris.Salmon et Cie, 96, rue Amelot, Paris.J.Jeannel, Fabrique de papiers, 27 rue des Pu Marseille.1.50 203.75 64.58 10.00 70.00 45.00 45.00 .par mois .par mois par numéro par numéro .par mois S ÏE la k Le Président fait remarquer qu’il n’est pas compris dans cet aperçu ce que nous espérons faire pour la publicité et qu’il pense recevoir prochainement une annonce du Gouvernement Provincial.Il suggère ensuite que la Chambre emploie les services de M.Bouesnel comme agent solliciteur et demande qu’on lui alloue 20 pour cent et besoin d’aller jusqu’à 25 pour cent pour les annonces qu’il pourra retirer.Cette proposition est adoptée.: Acceptées par le Conseil, ces candidatures do: être soumises à la prochaine séance de la Chambre.m [ lès m CORRESPONDANCES au îles j Communication est donnée par le Secrétaire des geignements fournis par câble à une maison de Paris pois SITUATION FINANCIERE BULLETIN MENSUEL ET MONTHLY REPORT mn m ACHATS DU GOUVERNEMENT FRAFÇi 1 AU CANADA.haï m |è; Le Président annonce qu’il a l’intention de faire reprendre la publication du Bulletin mensuel et du Monthly Report et de les publier, autant que possible, régulièrement tous les mois.Il suggère également de faire publier clans la presse locale quelques unes des plus intéressantes lettres que nous recevons de France, ce qui est adopté.M M.Chouillou rappelle qu’il y a quelque tero Chambre a écrit au gouvernement français pour hu part d'une résolution lui suggérant d’acheter au Cari$èp plus possible et au besoin de nommer une Conur ou un acheteur français au Canada et il demande le lu gouvernement a répondu.Le Secrétaire ELECTION DE MEMBRES ACTIFS ET DE MEMBRES ADHERENTS.alors la réponse U: communique Chambre a reçue du Ministère du Commerce et h dus trie annonçant avoir transmis notre demande au 4- ^ tère de la Guerre.Aucune nouvelle n’est encore PaT?de ce dernier ministère; il est décidé de soumette^ question de nouveau à l’ordre du jour de la Pr01 séance de la Chambre.% ••lé; Membres actifs •P- • Il MM.Paul Seurot, ingénieur, 263 rue St-Jacques, Montréal.h 85 a franchise postale LOCATION DE BUREAU M.le Président annonce à la Chambre qu’il s’est occupé de la location du petit bureau où se tenait H.Obalski.le Président suggère qu’il soit écrit au Ministère lui demander de nous accorder fi l >stes à Ottawa pour achise postale pour les brochures qui nous sont en-le Gouvernement français ou les Sociétés fran-au sujet des atrocités commises par les Allemands ance, de façon à répandre le plus possible la con de la vérité, a séance est levée à 4.45 hrs p.m.COMMUNICATIONS par M.le Président annonce qu’il a fait des démarches auprès de la rédaction de plusieurs journaux relativement à la publication hebdomadaire des demandes de maisons françaises que la Chambre leur fera parvenir.Communication est aussi faite d’une lettre d’une maison française désirant acheter des tissus au Canada.Lecture est donnée d’une lettre de la Fédération du Commerce International, Paris, demandant à la Chambre de vouloir bien lui donner l'a publication nécessaire dans le "Bulletin Mensuel”.Lecture est aussi donnée d’une lettre de M.le Consul général faisant parvenir des listes destinées à être remplies par des agents français établis au Canada pouvant représenter des maisons françaises.M.le Consul Général explique le but de ces listes et demande qu’on les fui fasse parvenir à mesures qu’elles seront remplies.Lecture est donnée également d’une lettre de la Ligue Anti-allemande demandant l’adhésion de la Chambre de Commerce française 'à cette organisation.On décide d’envoyer l’adhésion collective de la Chambre à la Ligue et lui adresser le bulletin.CONCURRENCE AUX PRODUITS ALLEMANDS Au sujet de la concurrence à faire aux produits allemands, le Président donne lecture d’une lettre reçue d’une manufacture française de papiers à cigarettes.Il ajoute qu’avant la guerre il importait une quantité considérable de ces marchandises d’Autriche; il s’est adressé au commencement de la guerre à l’Office National du Commerce Extérieur qui lui a donné l’adresse de cette maison.Cette manufacture peut lui faire des prix 25% meilleur marché que les prix autrichiens tout en fournissant une marchandise supérieure et mieux présentée.Sur ses instances, cette maison n’a pas hésité à se munir de tout l’outillage moderne nécessaire, engageant ainsi une somme d’environ 25,000 francs pour la fabrication d’un article demandé par la clientèle et susceptible de vente importante.Le Président termine en disant que ce fait dénote un état d’esprit nouveau et qu’il faut renseigner le mieux possible les maisons françaises afin qu’elles puissent s’outiller convenablement pour faire face aux demandes quand les affaires reprendront.m H i nce m i O XI Séance du 21 mai 1915 ;• a séance est ouverte à 3 hrs p.m.par M.J.R.Genin, lient, assisté de MM.de Montgaillard, Vice P resist Bottier, Secrétaire.^1.C.E Bonin, Consul Général de France, assiste à nee.I.Itampon, retenu par la maladie, s’est fait excuser.,e procès verbal de la séance du 6 mai est lu et : CORRESPONDANCE n )épais la dernière séance la Chambre a reçu 60 et en a expédié 50.Parmi cette correspondance on M que : 5 L demandes d’adhésions de membres actifs; 2 demandes d’adhésions de membres adhérents ; demandes de représentants de maisons canadiennes fI ^es produits suivants : machines agricoles, produits ataires, pois secs ; 1 lettre d une maison portugaise niant divers renseignements au sujet des débouchés des au Canada pour ses produits : broderie de Ma-1 demandes de renseignements de notoriété; 1 lettre Ploy B our dette offrant ses services comme Secrétaire v^e de la Chambre ; 2 lettres concernant litiges, > accusés de réception.K II I ELECTIONS es membres actifs et adhérents proposés à la der seance sont élus à l’unanimité.ML le Président emj nsU^e ^ ^ Chambre qu’elle doit procéder à l’élec-le un ^iee Président iJîsionnaire.M.-Ohouillou rdj de la deuce.M.a ACHATS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS AU CANADA fl! an- en remplacement de M.Jonas, propose que M.de Mont-maison Bougier Frères, soit élu à la vice de Montgaillard est élu à l’unanimité.Plusieurs industriels se sont rendus en France et après avoir fait les démarches nécessaires, ils ont obtenu du gouvernement français des commandes importantes.•i 86 figues dont ils disposent, de servir la France dans le domaine économique.M.Damour, après avoir remercié le Président dit ML Chouillou propose qu'on écrive au Ministère de la Guerre pour lui demander une réponse à la lettre qui lui a été transmise par le .Ministère du iCommrece et de l'Industrie de façon à ce que la Cliamlbre de Commerce sache à quoi s’en tenir sur les achats du gouvernement français au Canada et puisse dorénavant adresser à qui de droit, soit à New York ou à Paris, les industriels et négociants canadiens qui voudront être renseignés.0ü que son but en entrant au Parlement a été de mettre à profit P les renseignements qu’il possédait sur la question merci ale et économique et principalement en Amérique, pli La lutte entre la France et l’Allemagne devra être p poursuivie longtemps après la cessation des hostilités.Si auti les Allemands ont réussi à devancer la plupart des autres nations dans le domaine économique, c’est grâce à leurs p enseignements, à leurs écoles techniques, ainsi qu’à leur # méthode et à leur persévérance.Ce qui nous a manqué en ;,le France est justement dû à nos systèmes bancaires.Il faut p transformer cet état de choses.com- 0 ris c o Séance spéciale du 26 mai Les fonds étrangers qui ont été placés en France par 1’intermédiaire de grosses institutions, banques françaises, etc., ont nui considérablement au développement de notre industrie parce qu’elles |i::; absorbaient l’épargne française qui aurait dû être destinée à développer l’industrie des diverses régions de la France, Le gouvernement français prend les mesures nécessaires pour empêcher l’exode des capitaux français et notre industrie en bénéficiera.VISITE DE M.MAURICE D’AMOUR, DEPUTE DES LANDES m LTne séance spéciale a eu lieu le 26 mai à la Chambre de Commerce française à l’occasion du passage de M.Damonr, Depute des Landes, Secrétaire de la Commission du Budget, en tournée aux Etats-Unis et au Canada pour ®e renseigner sur la concurrence à faire aux produits allemands.(fer EB m âtt ¦m Le moratorium, eu France, est une -mesure nuisible; 11 fa il a une tendance à paralyser complètement le commerce et les échangés du pays.Cependant il a été nécessaire de le décréter à un certain moment, mais aujourd’hui nous sommes presque entièrement revenus à la situation normale.(tel [if-S Etaient présents : MM.J.B.Genin, Président, A.de Montgaillard, Lice President, J.Bottier, 'Secrétaire, Ferrand, de Passillé, Louis E.Bernard, Eampon, Vautelet, Chouillou, Prévôt, et Parut.M.C.E.Bonin, Consul Général de France, assiste à la séance.St Trois conditions sont nécessaires pour obtenir le développement de notre commerce extérieur et toutes trois dépendent de l’organisation de notre système bancaire: lo Faire crédit à l’importateur ou fournisseur de matières premières ; 2o Crédit à l’industriel et manufacturier; 30 Crédit à l’exportateur qui lui cherche des débouchés pour les produits de parfois oblige d’accorder de longs crédits.Des manufacturiers français reçoivent de l’étranger des commandes avantageuses mais pour livrer en temps voulu il faudrait améliorer a 1 usine, ce qui nécessite de l’argent, a des banques pour obtenir des avances et le crédit né- le, Il est rare qu’ils ob- U i C’est dans ces cas que la collabo-Les Chambres de Corn-mener une campagne continuelle pour si- k gnaler au gouvernement français, manufacturiers et expof" tuteurs français quels sont les articles qu’ils doivent fabriquer pour avoir des chances de succès dans les pays de L, leur.'- logions.Le manufacturier doit -se plier au goût des Décentrées ou il veut vendre.Les banques devraient être %, pi êtes à faire des crédits aussi longs que possible pour ÿ r permettre à l’exportateur de retirer ses fonds à l’étranger.Le Président ouvre la séance et annonce qu’il a convoqué la Chambre pour souhaiter la bienvenue à M.Da-monr, Député des Landes, chargé d’une mission commerciale aux Etats-Unis et au désir l’envoi d % ¦ii-fi au Canada.Cette visite répond exprimé par la Chambre, il y a quelques mois, par un dossier a l’Office National du 'Commerce Extérieur.Les membres de la Chambre emploieront toute leur activité et leur expérience à lutter contre les produits austro-allemands et la lutte sera plus facile si les importateurs français favorisent les importations des produits canadiens susceptibles d’intéresser le commerce français.Depuis trois pays et qui pour les vendre est ^ son et U on changer le matériel existant du Ils s’adressent 4 i : la Oie Gen.Transatlantique a établi service avec le Canada.Les ¦continué ans cessa ires, commandes en mains, tiennent satisfaction, ration bancaire est nécessaire, merce doivent un exportateurs français ont ,, v avant d expédier par des compagnies étrangères.Il y a un appel sérieux à faire teurs à M comme frési ., aux exporta- ce sujet.Le Ministre du Commerce et la Cie Gén transatlantique pourraient être intéressés Le Président termine ksi à cette question., en disant que dans ces heures tra- giques ou ila Patrie trace le sillon m mener à la victoire, si ceux qui restent n’ont paTl’honneur d! Pariager les Périls des combattants, ils s’efforcent neanmoins, autant que leur permettent les moyens paci- *8 87 est souvent défectueux et chargé de prix m la Chambre canadienne-française en vue de développer les relations commerciales franco-canadiennes.Et il présente M.Damour.Le député des Landes françaises fait part, brièvement, de sa mission et de F objet de sa visite à la Chambre de Commerce : les courants d'échanges vont être modifiés par le fait du conflit européen, et il importe que le commerce français conquière une partie des marchés extérieurs allemands, surtout celui du Canada français, si bien préparé et qui offre des occasions si favorables.Pour y réussir, ajoute M.Daim ou r, il convient de faire, au préalable, une enquête minutieuse, et de bien déterminer à Favance sur quels objets ou quelles séries d'objets devra porter Feffort français.Ainsi, il y a dans ce pays un terrain tout préparé pour les objets suivants : Dentelles.— Broderies.— Coutellerie.— Produits pharmaceutiques.— Paniers.— Boutons.— TLor loges, horlogerie.— Montres.— Peignes, sett es et bas.— Bijouterie fantaisie.— Tissus.— Velours de coton, peluches.M.Ludger Gravel propose que M.D amour ajoute à son énumération For en feuilles pour la décoration et la toile cirée, dont F Allemagne fait ici cF énormes exportations.Il faudrait, continue M.D amour, nous procurer des échantillons de ces articles allemands, ainsi quhine liste des prix de détail—lesquels seraient déjà une indication— mais de préférence, des prix de revient ici.Flous pourrons vous fournir les prix de ces objets en Allemagne même, assure M.Génin.M.D amour demande ensuite que Fon fasse, autant que possible, dire à Fimportateur canadien de marchandises allemandes, les raisons de ses préférences, outre celles des prix.7 emballage ¦xorbitants.Il fait remarquer le manque d'agents français 1 l’étranger, et il faut chercher à en augmenter le nombre.Aussitôt rentré en France, M.D amour entreprendra croisade auprès des 'Chambres de Commerce françaises, es syndicats, des industriels français, jusque chez eux, ^ tribune de la Chambre, par voie des journaux et de oute autre manière, jusqu’à ce que ses compatriotes aient compris ce qu’ils doivent faire pour avantageusement les produits étrangers.Déjà, dans tous les pays, le gouverenment, les syn-licats, les organisations commerciales, etc., ont aidé au développement de la fabrication, dans leurs pays respectifs, des produits importés précédemment de b étranger.Nous devons suivre cet exemple.Nous devons améliorer fabrication et surtout augmenter notre production.i| me k m r: >:• arriver à concurrencer 1 atî notre Il faudra remplacer le personnel disparu, faire appel aux machines que nous serons peut-être obligés en partie ^racheter à l’étranger.Dans ce dernier cas nous devrons := prendre les dispositions pour que les pays qui nous 'les Ifourniront nous achètent l’équivalent de produits français Objets en celluloïde.— Chaus- manufacturés en retour.Il faut développer nos voies de navigation entre la fljFrance et les différents pays du globe pour ne pas être " tributaires des marines étrangères.•o- Séance spéciale du 29 mai m Et1"'' III ; m DEVELOPPEMENT DE L’EXPORTATION FRANÇAISE AU CANADA Comme le député des Landes demande an vice-président de la Chambre du district de Montréal de lui faire part, en toute franchise, de son expérience, M.Ludger Gravel émet l'opinion qu’il faudrait que les indus-.triels français se départissent des méthodes routinières et se mettent bien dans la tête que c’est à eux de satisfaire leur clientèle, et non pas aux importateurs canadiens de leur plaire.Qu’ils adoptent aussi, sinon le numéraire canadien, du moins les mesures en usage au Canada, qu’il s’agisse de capacité, de longueur ou de surface.M.le vice-président est aussi d’avis que les industriels français devraient fabriquer plus volontiers des échantillons^ sans se préoccuper uniquement de savoir si leur initiative donnera lieu à des commandes rémunératrices; qu’ils consentent de petits sacrifices d’argent et ils en seront largement récompensés.M.Gravel dit aussi que les exportateurs de France feraient bien d’inclure dans un prix unique, total, tous les petits frais accessoires qui figurent trop souvent sur leurs factures, et qui ennuient et déroutent la clientèle.Collaboration étroite de la Chambre de Commerce française et de ta Chambre de Commerce canadienne El Ü m M.Frank Pauzé, président de la Chambre de Commerce du district de Montréal, était invité, le samedi matin 29 mai m il NM à aller rencontrer, à la Chambre de Commerce , française, M.D amour, député des Landes, chargé d’une : fission commerciale par le Gouvernement de la Bépu-bliqne.En l’absence du président, M.Ludger Gravel, 1er I Vice-président, s’y rendit avec Te Secrétaire adjoint, M.béon Lorrain.si B a 1 Les délégués de la Chambre de Commerce du district de Montréal sont reçus par M.J.-B.Genin, président de la Chambre de Commerce française, M.A.de Montgaillard, vice-présjc|en^ yp j Pottler, secrétaire, MM.Alfred Tarut, ; • Bampon et Louis E.Bernard.M.Genin dit que la Chambre de Commerce française accepte avec empressement l’aide que veut bien lui offrir I 88 M.Léon Lorrain ajoute qu’en Allemagne, l’Etat accordait une prime à l’exportation en consentant un rabais sur le coût du transport des marchandises à destination des grands ports d’expédition: Hambourg, Brême, Anvers.A la fin de l’entrevue, M.Damour assure qu’il fera une campagne, dans les principaux centres français de production, en faveur de l’exportation au Canada, où il se propose de revenir dans quelques mois avec un groupe d’industriels intéressés.précédente ainsi que de celles adressées à MM.Le Braz et Le Roux, les invitant à venir faire des conférences au Canada.Une autre lettre est lue, émanant de Paris, de l’Alliance Française, informant la Chambre que la conférence de M.Damour ayant clos la série des travaux de cette institution, celle-ci ne prévoit pas de conférence de MM.leBoux et LeBraz.Communication est donnée d’une lettre envoyée par M.Gabriel Hjanotaux à notre défunt Président M.Obalski remerciant la Chambre de l’avoir nommé membre d’honneur.Une lettre de la Banque d’Ho-chelaga accusant réception d’un mandat de Frs.7,000 donné pour encaisseraient ainsi qu’une autre lettre du Ministère des Postes d’Ottawa en réponse à la demande de franchise postale pour les brochures, pamphlets, etc., du gouvernement français et annonçant à la Chambre o Séance du 3 juin que cette faveur ne peut être accordée, que cela demanderait : qu'une législation spéciale fût adoptée par le gouvernement.La iSociété d’Economie politique annonce un nouvel envoi de brochures.La "Canadian Manufacturers Export Association” envoie des explications demandées au sujet | d’une nouvelle Compagnie qui a été formée pour promouvoir et développer l’exportation des produits français à l’étranger.Le Secrétaire fait également part à la Chambre de quelques lettres pouvant intéresser les membres pré- ; sents et les informe que le "Bulletin Mensuel” sera prêt j vers le 15 juin.La séance est ouverte à 3 heures p.m.par M.J."R.Genin, Président, assisté de M.J.Bottier, Secrétaire.Sont présents MM.Chouillou, Louis E.Bernard, de Passillé, P.S eu rot, Eug.Laloy et E.Rampon.M.C.E.B-onin, Consul Général de France, assiste à l'a séance.M.de Montgaillard s’est fait excuser.Le Président souhaite la bienvenue membres actifs, MM].Beu rot et Laloy, qui répondent en remerciant leurs collègues d’avoir bien voulu les admettre parmi eux et ils leur donnent l’assurance de leur dévouement aux intérêts de la Chambre.aux nouveaux Le Secrétaire rend également compte qu’il a fait délivrer des paquets contenant les rapports les atrocités allemandes à différentes maisons de coin- su r merce françaises de Montréal, accompagnées d’une lettre les priant de vouloir bien les distribuer à leurs clients et CORRESPONDA NÜE : amis.Depuis la dernière séance la Chambre a reçu 48 lettres et en a expédié 89.Parmi cette correspondance on remarque : >3 lettres de maisons françaises désirant NOMINATION D’UN COMITE POUR RECHERCHER LES PRODUITS AUSTRO-ALLEMANDS SUSCEPTIBLES D’ETRE FABRIQUES EN FRANCE se procurer Canada les produits suivants : jambons secs, blé, grains, farine, pois secs (pois cassés) ; 4 demandes de représentants de maisons canadiennes par maisons ou représentants français clans les articles suivants : Produits alimentaires * saumon et sardines, en conserve; legumes ; machines agricoles, voitures automobiles et machines à écrire ; 4 demandes de renseignements de notoriété ; ‘Plusieurs lettres demandant à la Chambre les et adresses de diverses maisons françaises désirant se créer des débouchés au au E Le President invite la Chambre à nommer un comité chargé -de faire les recherches concernant les produits allemands et austro-hongrois expédiés au Canada, de se procurer m I tons les renseignements à ce sujet pour les faire parvenir au Gouvernement français en, ont fait la demande afin de pouvoir s’organiser dans la lutte contre le commerce des nations ennemies.à M.Damour qui ou noms M.Genin pense qu’en adjoignant quelques membres au bureau de la Chambre, il serait possible de former 'Comité C'anada et dont les demandes avaient été dans le "Monthly Trade Report”; 2 lettres concernant litiges ; Divers accusés de réception.insérées un i qui serait chargé d’entreprendre ces travaux, les pouvant momentanément rompre la régularité des seances.M.Chouillou propose qu’il ne soit pas formé de comité special mais que tous les membres de la Chambre soient appelés a ce travail et à envoyer chacun leur rapport.A la suite de cette proposition qui est adoptée il est décidé d inviter tous les membres de la Chambre à fournir vacances CO'MMUNICA TI O NS : 'Lecture est faite de la lettre adressée au Ministre de la Guerre à la suite de la résolution passée dans une séance ¦ •% 89 M.le Consul Raynaud lui a répondu qu’il ne possédait aucune information à ce sujet et qu’il ne pouvait rien être fait dans la circonstance.M.Chouillou fait remarquer que cette mesure appliquée aux Français résidant au Canada ne pouvait être que très bonne et qu’elle est surtout destinée à la protection des enfants.M.le Consul Général confirme la réponse de M.Raynaud et dit qu’il n’a reçu aucun avis du gouvernement français à ce sujet mais que si la Chambre de Commerce ou l’Union Nationale Française lui en fait la 'demande, il demandera en France les informations nécessaires.La séance est levée à 4.30 hrs.p.m.leur rapport, échantillons et renseignements nécessaires.Dans ce but le Secrétaire est prié de préparer et d'envoyer circulaire à chacun des membres pour les prier de faire un rapport avec toutes les indications nécessaires.Pour l’achat des échantillons la question doit être soumise à une séance prochaine quand la Chambre sera fixée sur la façon dont pourront être remboursés ces débours.It une .M.le Consul général renouvelle à la Chambre l’offre qu’il a déjà faite de se charger de l’expédition de ces objets par la valise diplomatique pourvu qu’ils n’excèdent les dimensions de celle-ci.pas ATTACHES COMMERCIAUX: NOTE DE M.DAMOUR Le Président suggère d’étudier la question des attachés commerciaux et de demander au gouvernement français quand il serait opportun de développer ce qui a donné de très bons résultats dans les pays où il a été expérimenté.Le Secrétaire fait remarquer que si la Chambre disposait d'une allocation plus forte, de 25 ou 30,000 francs par exemple, elle pourrait avoir une organisation et un personnel qui permettrait de faire un travail entièrement efficace.La Chambre de Commerce française et la Chambre de Commerce Canadienne de Montréal réunies à l’occasion de la visite de M.Maurice D amour, chargé de mission du Gouvernement de la République française, adressent à M.le Ministre des Affaires Etrangères et à M.le Ministre du Commerce l’assurance de leur concours le plus actif et le plus dévoué à l’oeuvre d’expansion du commerce extérieur de la France au Canada.Après avoir entendu l’intéressant exposé que M.Maurice D amour leur a fait de la situation comparée du commerce et de l’industrie en France et en Allemagne au point de vue des exportations et après avoir étudié, discuté et approuvé les conclusions de cet exposé, la Chambre de Commerce Française et la Chambre de Commerce Canadienne de Montréal, désireuses de seconder les efforts des industriels et des commerçants français pour la conquête du marché canadien, décident d’apporter à l’enquête poursuivie par M.Maurice Damour les éléments dont ils peuvent disposer et qu’elles pourront en outre se procurer.Elles émettent le voeu que cette enquête soit suivie d’une visite indispensable sur place, de délégués représentant les grands intérêts économiques français ; industriels, commerçants, exportateurs, banquiers, armateurs dont la coopération est absolument nécessaire pour assurer le développement et la prospérité du commerce extérieur.service M.le Consul Général demande à la Chambre d’étudier toutes ces questions afin de pouvoir formuler ses désirs en temps et lieu quand la crise actuelle sera passée, le moment ne semblant pas opportun pour inscrire de nouvelles dépenses au budget du gouvernement français.m 1 m m H VACANCES DE LA CHAMBRE B Il est décidé que cette année la Chambre supprimera -es vancances et que les séances auront lieu régulièrement.s 18 il MARIAGE PAR PROCURATION Si m M.Chouillou apprend à la Chambre qu’il a fait des démarches auprès de M.le Consul Raynaud pour savoir si les mariages par procuration pouvaient être faits au Canada comme en France.s a ii CA i i ih^l i 1 lî K-:;: ai - à m - itË m ¦ :-E-; « j : :S: I Compagnie • Générale • Transatlantique (LIGNE FRANÇAISE) Service Postal hebdomadaire entre BORDEAUX et NEW YORK Départs de New York tous les samedis h 3 lirs.p.m.par les paquebots: Rochambeau Espagne La Touraine Chicago Niagara Pour listes des départs, tarifs, etc., s’adresser à 0 Genin, Trudeau & Cie, Limitée 22, INOTRE*DAME OUEST Agents généraux pour le Canada m m m AUX INDUSTRIELS ET MANUFACTURIERS FRANÇAIS ! Par suite de l’exclusion du Marché Canadien de tous les produits de provenance allemande et des nations alliées de l’Allemagne, un champ vaste et profitable est ouvert à l’activité des Industriels et Manufacturiers de France.Désireuse d'aider les maisons intéressées à faire connaîre leurs produits au Canada, L’Agence Canadienne de Publicité, Limitée, met à leur disposition son service de renseignements sur les marchandises importées au Canada et sur les produits exportés du Canada.Ces renseignements sont puisés aux sources officielles.Chargée de la publicité du haut commerce canadien, l’Agence Canadienne de Public!é, Limitée, place des annonces dans tous les journaux du Canada, garantit les taux les plus bas et sollicite la publicité de tous les Industriels et Manufacturiers français désireux d’étendre leurs affaires au Canada.CANADIAN ADVERTISING AGENCY Limited, Montreal, Canada.Unity Building, Angle des rues Lagauchetiere et St-Alexandre. PIGEON, PIGEON 8 DAVIS A AGENTS DE BREVETS MARQUES DE FABRIQUE, Etc.ftffiti Or % r\ OUVRANT /0, (AUJOUROHUl W I UN ^/COMPTE Enregistrés aux Etats-Unis BUREAUX : 525-526 Power Building, s % MONTREAL, Canada ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : “ Patensol ” Western Union, Telegraphic Code.I Bureau Chef et quatorze Succursales à Montréal REFERENCES : Commissariat Canadien, 17 Boulevard des Capucines, Paris La Banque d’Hochelaga, Montréal.La seule Banque incorporée en vertu de l'Acte des Banques d’Epargne, faisant affaires dans la Cité cle Montréal.toutes les autres" donne toute la protection possible à ses déposants.Elle a pour but spécial de recevoir les épargnes, quelque petites qu'elles soient, des veuves, orphelins, écoliers, commis, apprentis et des classes ouvrières, industrielles et agricoles et d’en faire un placement sûr.Sa Charte “différente de celle de Semez des Graines de Choix m a# Êii.% ¦ i n §mm MB Intérêt al.'oué s ur les dépôts au plus haut taux courant.1 1 i v E E 1,-.„ Nous vous réservons toujours l’accueil le plus courtois, que votre compte soit petit ou gros.m A.P.LESPÉRANCE, Gérant fig m % E Demandez une de nos petites Banques à domicile, ceci vous facilitera l'Epargne.1 I Æ8 ® - A 0 i ¦* % % « H ' V 8 J.B.D.Légaré m GRATIS ; Le catalogue français le plus complet du pays.La nouvelle édition est maintenant prête.Demandez-là de suite.HECTOR L.DERY Courtier en Immeubles et Promoteur 21, RUE NOTRE DAME EST MONTREAL Tel.Main 3036 MONTREAL 11, rue St-dacques, Genin, Trudeau & Cie, Limitée DEPOSITAIRES ET AGENTS GENERAUX DE LA REGIE FRANÇAISE AU CANADA m FABRICANTS BT IMPORTATEURS D’ARTICLES DE FUMEURS en tous genres.AGENTS GENERAUX pour le Dominion de la célèbre pipe “ Peterson 22, rue Notre-Dame Ouest MONTREAL Ecole Polytechnique DE MONTREAL L’ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTREAL comprend sions principales : Ecole de Préparation et deux Divi- A.Ecole de Préparation : Une ou deux années d'études suivant le degré du Candidat.Les Bacheliers ès-scienees et ès-arts sont admis dans la première section sans examens.B.Division des Ingénieurs : Ingénieurs civils, 4 années d’études.Ingénieurs spécialistes : complémentaire.une Une année ADMISSION : Les candidats à l’Ecole Polytechnique peuvent être admis directement dans les Divisions B ou C en subissant l’examen d’admision exigé par les règlements.Les examens d’admission pour l’Ecole de Préparation et pour les divisions B ou C ont lieu en juin et septembre de chaque année.Ecole des Arts Décoratifs et Industriels Sous le contrôle et la direction de l’Ecole Polytechnique La seule Ecole de ce genre au Canada.Décoration d’intérieurs, Ameublements, Tapisseries et Peintures décoratives, Fresques, etc.Certificat de capacité après 3 années d’études.Les candidats à l’Ecole des Arts décoratifs et industriels n’ont pas d’examens d’admission a a passer.Pour tous renseignements concernant l’admission et les études de l’Ecole, s’adresser directement à Mr.A.F YEN, Directeur de VE cole Polytechnique, Tel.Est 3477 228, rue Saint-Denis, Montreal ENVOI DU PROSPECTUS SUR DEMANDE.5S5 i ' ¦ ALFRED ST-CYR GEO.GOOSTTHIER A.P.FBIGON St-Cyr, Gonthier ê- Frigon Banquiers et Agents Financiers Achat et Vente d?Obligations Foncières, Commerciales et Industrielles, Dépôts de Fonds et de Titres, Gérance de fortunes, Opérations Immobilières.Tous renseignements sur les valeurs Canadiennes fournis gratuitement sur demande.103-SA I NT-FRA NÇO/S XA VIER-103 MONTREAL, Canada Boîte Postale : 2594.Tel.Bell : Main 2701 et Main 519.Adresse Télégraphique: Cygofri.L’UNION Compagnie d’Assurances contre l’Incendie Siège Social à Paris, France Capital entièrement souscrit.Fonds de réserve-incendie .Total des sinistres payés jusqu'au 31 décembre 1914 Frs 10,000,000 “ 25,085,000 “ 471,100,000 Succursale Canadienne: 17, rue St-Jean, MONTREAL B; Directeur pour le Canada : MAURICE FERRAND J.E.FOURNIER TEL.EST 4868 Fabricant de malles et de toutes sortes d’articles en cuir pour le voyage Z.LAPIERRE EN GROS Au No 9 de la rue Notre-Dame Ouest SUCCURSALES DE DÉTAIL No 1, 81, Boulevard St-Laurent No 2, 223 Ste-Catherine Est No 3, 429, rue Notre-Dame Ouest Manufacture au No 60 rue 2t-Jacques MONTRÉAL, Québec, Peintre Décorateur 259 RUE DEMONTIGNY Montréal Canada. - Un Alsacien de Saver ne Daniel Kochenburger, Prés.J.Toussaint, Fils, Sec.J.Toussaint, Père, Vice-Prés.JULIEN TOUSSAINT & CIE.Eli! 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si vastes débouchés à l’Exportation Française, la Chambre de Commerce Française de Montréal renseigne ses membres adhérents d'une façon impartiale et gratuite sur les affaires de chacune des pro vinces de ce pays, leurs institutions financières, les maisons de commerce qui y sont établies, et le genre d’affaires qui s’y traitent.Elle les met au courant de tous les changements qui peuvent survenir dans le tarif des douanes, et leur fournit, à demande, les explications dont ils peuvent avoir besoin sur l’application des lois et règlements douaniers.Elle les met dans la mesure du possible en correspondance avec des agents recommandables qui puissent les représenter avantageusement sur le marché canadien.Elle accepte l’arbitrage dans les cas difficile, évitant à ses membres adhérents des mesures judiciaires toujours coûteuses et difficiles en pays étranger.Elle publie toutes les demandes d’agents, qui lui sont adressées, dans son organe de langue anglaise, le "Monthly Trade Report” dont le service est fait mensuellement à un millier d’importateurs et d’agents établis sur tous les points commerciaux du Canada.Enfin, pour être utile à ses nouveaux membres adhérents, elle insère gratuitement sur leur demande et suivant leurs indications, une annonce d’un huitième de page dans trois numéros du "Monthly Trade Report”.Elle leur fait le service gratuit de son Bulletin Men suel de langue française et met ainsi les lecteurs au courant de tout ce qui se passe d’important au Canada au point de vue commercial.Malgré ses faibles ressources dans la campagne actuellement entreprise pour remplacer par des produits français les marchandises exportées au Canada par les Austro- Allemands avant la guerre, la Chambre de Commerce Française de Montréal réunit pour les adresser au Ministère du Commerce, des échantillons documentaires susceptibles d’être fabriqués avantageusement en France avec les prix d’origine, tarif douanier, etc.Tels sont quelques uns des nombreux avantages offerts par la Chambre aux négociants qui veulent bien se joindre à elle comme membres adhérents.Que leur demande-t-elle en retour de services de ce genre, et dont l’importance n’échappera à personne ?Une minime cotisation dont elle laisse chacun libre de fixer le montant, mais dont le minimum est de 25 francs par an, dans le seul but de pouvoir continuer à aider nos compatriotes à se créer au Canada des relations qui leur soient profitables, et d’ouvrir ainsi de nouvelles voies a l’exportation des produits français.La Chambre de Commerce Française de Montréal serait heureuse de recevoir l’adhésion de nouveaux membres adhérents qui participeraient ainsi à l’oeuvre patriotique de cette Association qui a pour but de développer les liens économiques entre la France et le Canada.Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés p jur nous aider dans cette tache et chaque adhesion nous sera un encouragement de plus.fftîî "Mix # la 1 « * i r'-nk ¦ I APPEL aux importateurs français amis ou alliés établis au Canada Nous devons vaincre dans la lutte économique comme nous devons vaincre dans la lutte militaire.Il s’agit de remplacer la production autro=allemande par nos propres productions.C’est à la poursuite de ce but que les Chambres de Commerce Fran= çaises emploient toute leur énergie.La Chambre de Commerce Française de Montréal a devant elle un champ immense d’action.Pour l’aider dans sa tâche, elle serait reconnaissante aux importa= teurs du Canada qui voudraient bien lui faire parvenir des échantillons de marchandises qu’ils avaient l’habitude d’acheter à nos ennemis, avec le prix coûtant au pays d’origine, droit d’entrée, frêt, emballages, etc., leurs observations, et en général tous renseignements qui pourraient servir à la documentation de nos producteurs nationaux.En retour, la Chambre de Commerce Française de Montréal les mettra en relation avec les fabricants français qui pourront avantageuse^ ment remplacer les maisons austro=aiîcmande3 qui les servaient avant la guerre.CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL, 726 Power Bldg., Montréal. Demande d'admission COMME MEMBRE ADHERENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL Nom et adresse Qualité Références il Monsieur le Président :— 11 I E 8 Veuillez présenter à votre prochaine Assemblée ma demande d’admission membre adhérent de la Chambre de Commerce Française de Montréal.Je serais heureux de m’intéresser à ses efforts et de recevoir régulièrement votre "Bulletin Mensuel”.¦ comme L- : - montant de ma cotisation.Inclus la somme de m E Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations empressées.m 1 Signature : Adresser à: M.le Président de la C.de C.F.de Montréal.hit I 8 83 rue Craig Ouest, Montréal, 1 m Canada._ is , Uji Sg 1 0 =i]|i fflül (
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