Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Mars - Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1939, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
No.499 MARS-AVRIL 1939 BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA S CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l’Industrie le 20 août 1886.EDIFICE NEW B I R K S, MONTREAL Téléphone : HArbour 4049.Télégraphique : Adresse "Gallia Montréal" Comment nous vous sommes utiles Fondée en 1828 L UNION Nous administrons des comptes courants et des comptes d’épargne.Nous faisons de l’escompte, des prêts à court terme et des avances sur titres.Nous effectuons au meilleur compte des encaissements et des remises au Canada et à l’étranger.Nous émettons des lettres de crédit circulaires ou commerciales payables dans toutes les parties du monde.Nous finançons les importations et les exportations.Nous achetons et vendons des valeurs de placement de toute catégorie.Nous louons des coffrets de sûreté.Nos ressources et notre expérience sont à votre disposition.Notre personnel est à vos ordres dans nos 537 succursales et agences.COMPAGNIE D'ASSURANCES contre l’Incendie, les Accidents et Risques divers de PARIS (FRANCE) Actif dépassant $30,000,000 Taux réduits pour vos assurances Incendie, Automobile et Vols Résidentiels BANQUE CANADIENNE NATIONALE Opérant dans le monde entier Actif, plus de $150,000,000 537 BUREAUX AU CANADA 66 SUCCURSALES A MONTREAL Agents sérieux demandés Filiale à Paris: J.P.A.GAGNON BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France) Directeur pour le Canada MONTREAL 465 RUE ST-JEAN 37, rue Caumartin Charles Lamontagne, directeur Pour toutes vos commun cations câblographiqu.s spécifiez toujours K 1/Anglo American Telegraph Co.ü |X / Je ne suis pas millionnaire s 140 NOTRE-DAME O.MArquette 4241 i < :/ i I ; Exclusivement affilié aux bureaux du réseau télégraphique CANADIEN NATIONAL / f Bureaux associés en France: — mais j’emprunte des banques depuis des années.w 153 Victor Hugo LE HAVRE 2 rue des Italiens PARIS :ï g m % Il n’y a en France qu’un seul organe de documentation et d’informations internationales concernant le Bois, toutes ses industries, tous ses dérivés : Comment cela ?Mais en remplissant tout simplement les conditions faciles qu'un banquier bien avisé pose à tout emprunteur, quel qu’il soit.Ce n'est pas plus malin que cela ! J’ai toujours rempli mes obligations et remboursé l’argent emprunté tel que convenu.Mon crédit a par conséquent toujours été bon et cela m’a bien servi chaque fois que j’ai eu un besoin pressant d’argent.LA REVUE INDUSTRIELLE DU BOIS ET DE L’AMEUBLEMENT 2 rue Grillon, Paris, IVème.LA BANQUE ROYALE Paraît le 15 de chaque mois.Abonnement: 25 francs par an pour le Canada.DU CANADA 1 Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA République Française Services Nationaux du Tourisme 1196 Carré Phillips MONTREAL Tel.MA 2361 La France Touristique La France Intellectuelle La France Artistique La France Industrielle La France Agricole La France Sportive Pour tout renseignement sur les mille visages de la France, adressez-vous aux Bureaux des SERVICES NATIONAUX DU TOURISME qui mettent à votre disposition leur organisation, leurs prospectus, leurs tarifs d’hôtels. Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 BULLETIN de la Chambre de Commerce Française au Canada ICMH4IEE COMMERCE : Production minière de la Province de Québec 1938 7 La pulpe et le papier au Canada en 1937 Bulletin Commercial du Canada.Listes des principales marchandises françaises qui bénéficieront des réductions prévues au nou-traité Américo-Canadien.3 veau, En quelques lignes.Déjeuners-Causeries .Conférences radiophoniques : L’Algérie .La France en Amérique.Propositions d’affaires.Evaluations pour cotisation municipale Placements étrangers au Canada.Dépenses ménagères au Canada.9 14 12 15 DOUANE : Obligations pour les exportateurs de faire tenir un registre de leurs ventes au Canada.2 16 18 Régime douanier des Imprimés de publicité et Catalogues .FRANCE : Foire de Paris, 13 mai-29 mai 1939.Monthly Economie Indices in France.3 21 21 11 21 13 22 nière dont il a été disposé par la suite de toutes marchandises importées par lui, ce qui permettra aux officiers de contrôler les faits relatifs à ces importations et de se convaincre que toutes les prescriptions de la présente loi ou de toute autre loi relative aux douanes ont été observées, et il doit garder et conserver, pendant les six années qui suivent cette importation, tous livres et registres, factures, notes, comptes, états et lettres qui ont trait à l’importation et à la manière dont il a été disposé des marchandises.Le ministre peut prescrire le modèle de ces registres ou livres si, à son avis, des registres appropriés ne sont pas tenus.Est passible, après déclaration sommaire de culpabilité, d’une amende d’au moins cent dollars et d’au plus cinq cents dollars, quiconque omet ou néglige de tenir les registres et livres appropriés ainsi que le requiert le présent article, ou de garder et conserver pendant la période mentionnée tous livres et registres, factures, notes, comptes, états et lettres ayant trait à l’importation et à la manière dont il a été disposé des marchandises.Obligation pour les exportateurs de faire tenir un registre de leurs ventes au Canada Les maisons françaises d’exportation qui n’ont pas de représentant ou de filiale au Canada, et qui chargent des agents en douane des formalités de dédouanement et de livraison de leurs marchandises devront à l’avenir nommer un représentant au Canada, ou demander à leurs agents en douane de tenir la comptabilité exigée par la loi canadienne dont nous donnons ci-dessous le texte.Ils devront faire connaître le nom et l’adresse de la personne résidant au Canada avec laquelle ils ont fait des arrangements pour tenir cette comptabilité.ARTICLE 181 (a) de la loi des douanes Quiconque importe des marchandises pour les revendre doit tenir des livres et registres appropriés dans lesquels sont consignés les achats, importations, le coût, la valeur ou l’acquittement ainsi que la ma- Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 3 Régime douanier des imprimés de publicité et catalogues MEMOIRE MINISTERE DU REVENU NATIONAL DU CANADA tement préalable de droits de douane, à condition cependant que les imprimés n’aient pas une valeur supérieure à un dollar.Il est à noter que, d’après le mémoire du service des douanes cité plus haut, les annonces et les imprimés destinés à la publicité d’une personne ou d’une maison établies au Canada ne bénéficieront pas de la franchise.(Service des douanes) Ottawa, le 30 décembre 1938.Aux percepteurs des douanes et de l’accise et autres intéressés : Le poste tarifaire ex 178 et ex 178a de la liste I de la Convention commerciale conclue entre le Canada et les Etats-Unis d’Amérique, en vigueur à compter du 1er janvier 1939, se lit comme suit : ” ex 178 Liste des principales marchandises françaises qui bénéficieront des réductions prévues au nouveau traité Américo-Canadien Par la clause de la nation la plus favorisée, les marchandises françaises bénéficient des avantages tarifaires accordés par le Canada aux produits américains, dans le nouveau traité de commerce entre le Canada et les Etats-Unis.Nous croyons intéressant de publier la liste ci-dessous pour l’information des exportateurs français.Annonces et imprimés, importés par la poste ou autrement, quand ils sont expédiés dans des paquets séparés ne valant pas plus de $1.00 chacun et quand ils ne sont pas importés pour la vente ou d’une façon ayant pour but de les soustraire au paiement des droits de douane et ex 178a Droits actuels Nouveaux droit» 74.— Graines en paquets de plus d’une livre chacun : (I) persil et panais, la H) (II) betterave ( $ 0.045 $ 0.02 non compris 1 e s sucrières) .(III) betteraves fourragères et navets 75.— Graines en paquets de plus d’une livre cha- .En franchise ” Ce poste tarifaire n’embrasse que les annonces et les imprimés visés par ailleurs au numéro tarifaire 178, et il est censé ne comprendre aucun des articles suivants : $ 0.045 $ 0.03 $ 0.045 $ 0.04 cun : (I) radis, poireau, laitue, carotte, chou vert ou chou frisé .(II) chou et concombre .76.— Graines en paquets de plus d’une livre chacun : (1) tomate et poivre.(II) chou-fleur .(III) oignon .76.a — Graines de racines potagères et autres graines, n.a.d., en paquets de plus d’une livre 76.b — Graines : cha m (a) Les annonces et imprimés ayant spécialement pour but d’annoncer la vente de marchandises par une personne au Canada.$ 0.09 $ 0.03 $ 0.09 $ 0.05 (b) Les annonces et imprimés ayant spécialement pour but d’annoncer des services professionnels ou autres, des réseaux de communication ou de transport, des hôtels, des places d’été, des expositions, ou tout autre vice rendu ou exploité par une personne au Canada.$ 0.225 $ 0.225 $ 0.225 $ 0.10 $ 0.15 $ 0.20 ser- $ 0.09 $ 0.05 P s, racines et autres graines ¦en paquets d’une livre ou moins .99.d — Dattes, séchées, non dénoyautées, en vrac.141.— Sucre candi et confiserie, n.a.d.H.D.SCULLY, Commissaire des Douanes.$ 0.27 $ 0.25 La France par le jeu de la clause de la nation la plus favorisée, bénéficie du même avantage que les Etats-Unis.C’est pourquoi nous attirons l’attention sur les nouvelles dispositions des articles ex 178 et ex 178a qui sont intéressantes pour les exportateurs français qui adressent souvent des catalogues et des imprimés de publicité à leur clientèle particulière Canada, tels que les libraires, les grands magasins, “ 2/3 cent-10G % cent Va cent 35% 31.5% Vz cent 30% et ou Ex.178.Ex.178a.— Annonces et imprimés, importés par la poste ou autrement, en paquets individuels ne valant chacun pas plus d’un dollar et n’étant pas importés pour la vente ou de façon à éviter le paiement des droits de doua- au etc.Depuis le 1er janvier 1939, ils n’ont plus à apposer de timbres fiscaux sur leurs envois pour l’acquit- la m 12% cts 5 wnts 2 cents ne franchise ou ou par paquet Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 Droits actuels Nouveaux droits Droits actuels Nouveaux droits 236.— Pansements, antiseptiques ou aseptiques, y compris les cotons hydrophiles, charpie, laine d’agneau étoupe, jute filasse et tissus de coton ne pesant pas plus de sept livres et demie les cent verges carrées, importés séparément ou les uns avec les autres, mais non cousus ou autrement fabriqués; ceintures et bandages de prothèse et suspense! rs de toute sorte; serviettes hygiéniques, bretelles dorsales et bandes abdominales .Ex.247.a—Couleurs pour artistes et enfants d’écoles, et boîtes les contenant.248.— Peintures et coul eurs, broyées dans de l’alcool, et tous v*arnis èt laques à l’alcool 249.—- Vernis, laques, laques du Japon, siccatifs au laque, siccatifs liquides et vernis à l’huile, n.a.d.et 289.— Bains, baignoires, bassins, water-closets, lavabos, urinoirs, éviers et cuves à lessive, en faïence, grès, ciment, terre ou autres matières, n.a.d.326.— (I) - Dames - jeannes ou t o uries, bouteilles, flacons, fioles, cruches et ballons de verre, non taillé, n.a.d., cheminées de verre pour lampes, n.a.d., carafes et verres à boire en verre, fabriqués à la machine, ni taillés, ni décorés .(II) - Objets en verre opalin, verrerie de table, objets en verre taillé et verreries pour éclairage, n.a.d.326.a — Articles en verre, n.a.d.326.e — Articles en verre ,non en feuilles ni en plaques, destinés à être taillés ou montés; articles de verrerie, importés par les fabricants d’argenterie, devant servir dans des réceptacles fabriqués avec des métaux précieux ou plaqués de métaux précieux par procédé électrique, dans leurs propres usi- 179.— Etiquettes pour boites à cigares, pour fruits, liqueurs, viandes, poissons, confiseries et autres marchandises et produits ; étiquettes pour bagages ou pour l’inscription des prix et autres ; billets de chemins de fer ou autres, lithographiés ou imprimés, ou partiellement imprimés, n.a.d.187.— Papier alluminé et autres papiers, ainsi que les films préparés chimiquement, à l’usage des photographes, n.a.d.195.— Papier de tenture ou papier peint, y compris bordures où papiers à bordure.197.b — Papier d’emballage de toutes sortes, non collés, enduit ou en relief.198.— Papier réglé, à bordure et enduit, papiers en boîtes, blocs-notes non imprimés, objets en papier mâché, n.a.d.199.— Papeterie, enveloppes et tous articles en papier, n.a.d.208.t — Tous les produits chimiques et drogues d’une espèce non produite au Canada, qui, au 20 août 1932, étaient imposables à des taux de 15, 20 et 25% en vertu du numéro 711 du tarif.Ex.208.t — Bicarbonate de soude Ex.208.t — Méthyléthylcétone ; acétate isopropyle; alcool bu- tylique .216.— Acides, n.a.d., non produits au Canada.220.— Toutes préparations médicinales, chimiques et pharmaceutiques, composées d e plus d’une substance, y compris les médicaments brevetés et spécialités pharmaceutiques, les teintures, pilules, poudres, trochisques, capsules garnies de gélatine, tablettes, sirops, cordiaux, amers, anodins, toniques, emplâtres, liniments, pommades, onguents, pâtes, gouttes, eaux, essences et huiles, n.a.d.a) à l’état sec.b) à l’état liquide, lorsqu’ils contiennent a u plus deux et demi pour cent d’esprit de preuve Toutefois, ne sont pas comprises dans le présent numéro les drogues, la pâte àpilules et les préparations, à l’exception des pilules ou des emplâtres médicinaux, reconnues comme officinales par la Pharmacopée anglaise ou celle des Etats-Unis, parle Formulaire canadien ou par le Codex français.234.— Parfumerie, y compris les préparations non alcooliques pour la toilette, savoir : huiles à cheveux, poudres et eaux dentifrices et autres, pommades, pâtes et toutes autres préparations parfumées, n.a.d., pour la chevelure, la bouche ou la peau.27%% 32%% 26% 20% 25% 20% 30% 32%% 27%% 25% 26% 3Ü% le gallon $ 0.86 $ 1.25 27%% 32%% .le gallon $ 0.20 $ 0.15 25% 20% 27%% 30% 25% 27%% 17%% 12%% 25% 25% 25% 25% 25% 20% 30% 27%% 30% 25% 18% 17%% 22.6% 20% 10% franchise nés Ex.— Articles en verra autres que les glaces ou le verre en feuilles, destinés à être taillés et montés .326.g — Verrerie de grande résistance à la chaleur et au choc .32% 27%% 9% franchise 25% 15% (Pour quelques-uns des articles repris sous ce numéro, la France bénéficie, d’après son traité avec le Canada, de la clause de la nation la plus favorisée).357.— Métal anglais, alliage de nickel argent du Nevada et maillechort, (articles en) non plaqués, n.a.d.362 — Articles consistant entièrement ou partiellement en argent sterling ou autre argenterie, n.a.d.; objets fabriqués d’or et d’argent, n.a.d.29.75% 25% 40% 30% 33.25% 32%% Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA' 5 Droits actuels Nouveaux droits Droits actuels Nouveaux droits 377.a — Blooms, lingots à crans, brames, billettes, n.a.d.; targets de fer ou d’acier, quel qu’en soit le procédé de fabrication, n.a.d.la tonne 382.— Feuillards de fer ou d’acier (cercles, bandes ou lisières) : a) laminés à chaud, de .080 pouce d’épaisseur o u moins, n.a.d.b) Laminés à chaud, de plus de .080 pouce d’épaisseur, n.a.d.390.— Moulages de fer malléable, n.a.d.390.a — Moulages en fer malléable, n.a.d.390b.— Moulages en acier, n.a.d.397.— Tuyaux et tubes de fer ou d’acier forgé, lisses ou recouverts : a) soudés ou sans couture, avec bouts lisses ou ouvrés, n’ayant pas plus de 10% pouces de diamètre, n.a.d.b) n.a.d.462.—- (I) Instruments philosophiques, photograph iques, mathématiques, et optiques, n.a.d., odotachymètres, odo-mètres et podomètres, n.a.d., et pièces au complet de tous les articles ci-dessus .(II) Appareils photographiques et pièces au complet, n.a.d.476.—- Instruments d e chirur -giens et de dentistes, de tout matériel; aiguilles pour la chirurgie; appareils de rayons-X; microscopes d’une valeur d’au moins $50.00 chacun, au détail, et pièces complètes de ces articles.$ 4.50 $ 4.00 22.5% 17%% 22.5% 20% 15% 12%% .la tonne $ 8.00 $ 7.00 25% 22%% non 25% 22%% 22%% franchise ou 10% franchise 25% 519.— Meubles (I) en bois .(II) d’autre composition.522 — Boudinages, filés de coton simples, n.a.d.et, par livre.522.c — Boudinages, filés de coton, ficelles, fils à coudre : (I) en coton, n.a.d.; filés en coton recouverts de métal et, par livre .37% %,-10% 37% %-10% 32%% 27%% 15% 3% cents 15% 3 cents 27.5% 271696 25% 20% 430.— Ecrous et boulons, taraudés ou non, rondelles, rivets de fer ou d’acier, enduits ou non, n.a.d.; ébauchons d’écrous ou de boulons de fer ou d’acier 22%% 3% cents 20% 3 cents (II) Fils de coton recouverts de métal, importés par les fabricants de matériel électrique .et, par livre .(III) Fils de coton à coudre, sur bobines de moins de 250 yards .et, par livre .522.d — Filés de coton mercerisé numéro 40 ou plus fin, importés par les fabricants pour être finis au Canada, conformément aux règlements du Ministère du Revenu National .522.e — Filés de coton par cent livres $ 0.50 $ 0.50 171696 22%% 3% cents 15% 18% et 440.1 — (I) Aéronefs à l’exclusion des moteurs, suivant 1 e s règlements prescrits par le Ministre .(II) Pièces complètes d’aéronefs à l’exclusion des pièces de moteurs .440.m — Moteurs et leurs pièces complètes importés pour servir uniquement au montage des aéronefs .440.n — Pièces complètes pour la réparation des moteurs énumérés au numéro 440.m.445.f — Dynamos o u générateurs électriques et transformateurs et leurs pièces achevées, n.a.d.Ex.— Balais de carbonne pour dynamos .445.g — Moteurs électriques et leurs parties achevées, n.a.d.Ex.— Balais de carbonne pour moteurs .22%% 3% cents 221496 22.5% 20% 22.5% 15% 22.5% 17%% 25% 22%% pour coudre ou pour crochet, tricot, broderie, importés en éche-veaux pour la fabrication des fils à broder, à coudre, à tricoter .Ex.523 —¦ Cotonnades entière-rement en coton non blanchies, non mercerisées et non teintes, n.a.d.10.75% 10% 15% 12%% 30% 25% (33 1/3% -10) 25% 20% 3% cents 17% 3 cents 30% 25% et par livre Ex.523.b — Cotonnades, entièrement en coton imprimées, teintes ou colorées, n.a.d.et, par livre.(I) coûtant plus de 80 cents par livre .(33 1/3%-10) 25% Ex.446.a — Outils en fer ou en acier pour être utilisés dans des machines, n.a.d., et appartenant à une classe ou une espèce non fabriquée au Canada .27%% 3% cents 27%% 3% cents 20% 3 cents et par livre (II) coûtant 50 cents et plus mais moins de 80 cents par livre .25% 10% 454.— Ex.446.a — Montures d’au plus 10 pouces de largeur, fermoirs et agrafes (ne devant pas comprendre les attaches à glissoire ou attaches sans agrafes), quand ils sont importés par des fabricants de bourses châtelaines ou réticules, pour servir exclusivement à la fabrication de bourses châtelaines ou réticules dans leur propres établissements, en vertu des règlements édictés par le Ministre; et pièces des articles ci-dessus .27%% 3% cents 25% 3 cents et par livre (III) coûtant moins de 50 cents par livre .27%% 3% cents 27%% 3 cents et par livre Ex.523.b — Cotonnades entièrement en coton, teintes ou colorées, importées par les fabricants de vêtements .27%% 3% cents 20% 3 cents et par livre 523.C — Tissus de coton pur, dont le fil est de No 100 ou plus, et tous ces tissus dont le fil de chaîne et de trame est en moyenne de 100 ou plus .27 % % et 3% cts par lb 27% % 17% ou 25% 12%% Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 Droits actuel* Nouveaux droits Nouveaux droits Droits actuels d.; boutons d’identité et boutons de manchettes ou de faux-cols .Mouchoirs entièrement 532.a 30% 30% en coton 30% et 35% et 5 cts la grosse 5 cts la grosse et 1 Vz cts par 1b 548.— Vêtements et articles composés de tisus et tous produits textiles, entièrem ont ou partiellement manufacturés, composés en tout ou en partie de fibres végétales, ne renfermant pas de laine, n.a.d.; tissus enduits ou imprégnés composés en tout ou en partie de fibres végétales, mais ne contenant ni soie, ni rayonne, ni laine, n.a.d.663.— Engrais chimiques composés ou fabriqués, n.a.d.711.— Produits non repris aux autres articles du tarif .Eaux minérales Vichy, Con-trexéville, Evian, Vittel, Vais, Perrier, Saint-Galmier 5% 7%% 20% 25% moins 10% 26% moins 20% Ex.152 — Jus de fruits, n.a.d.non compris les jus de limon, d’orange, de citron et de grenade .Ex.152 — Sirops de fruits, n.a.d.30% 30% et 1 % cts par tb 15% 25% Ex.555.— Vêtements pour femmes et enfants, entièrement ou en partie de laine ou de fibres .animales similaires, mais dont la matière dominante en valeur n’est ni la soie ni la rayonne .20% 25% 199.b — Récipients fabriqués, en tout ou en partie de carton fibre ou de carton bois .$ 0.01 la livre toutefois le droit ne doit, en aucun cas être inférieur à.219.a — Préparations o u produits de synthèse non alcooliques pour la désinfection, l’immersion, la pulvérisation ou la fumigation, n.a.d.(I) en paquets d’un poids de trois livres ou plus chacun, poids brut .(II) autrement .427.a — Toutes les machines composées entièrem e n t ou partiellement de fer ou d’acier, n.a.d., d’une catégorie ou espèce non fabriquée au Canada, et leurs pièces complètes .445.— Installations d’éclairage électrique et appareillages n.a.d.et leurs pièces complètes $ 0.0114 32%% 40% 25% et 32%cts par 1b Ex.567 — Vêtements non repris aux autres articles du tarif, dont la soie est la matière dominante en valeur .30% 30% et 7 cts par once Ex.567.a — Vêtements non repris aux autres articles du tarif, dont la matière dominante en valeur est la rayonne ou un autre produit de fibres synthétiques similaires.25% 22%% 7%% 15% 35% et 5 cts par once moins 10% 32%% Ex.568 — Vêtements tricotés, non repris aux autres articles du tarif (les sous-vêtements et articles en tricot non inclus) .10% 20% 35% et 25 cts par tb 35% 30% 27%% Ex.611.a — Bottines, souliers, pantoufles et fausses semelles de toutes matières n.a.d.non compris les souliers de canevas à talons de caoutchouc .647.—Bijoux de toutes matières pour parures n.a.d.Chaussettes et bas: (chaussettes et bas de laine non inclus) .(II) n.a.d.572.— Tapis ou carpettes d’Orient ou leurs imitations, n.a.d.568.a .32%% et .$1.35 par douz.$1.10 par douz.de paires 20% et de paires 35% 30% 35% 37%% 35% et 15 cents par et 7 % cents par pied carré pied carré 27%% moins 10% 30% On notera que pour les articles ci-après les nouveaux droits sont égaux aux anciens.Le traité prévoit seulement pour ces marchandises la consolidation des droits et la suppression de la taxe de 3%.Ex.109 — Noix de toutes sortes, n.a.d.mais ne comprenant pas les arachides décortiquées n.a.d.la livre 169.— Livres, savoir : romans, cartes, fables ou ouvrages analogues, non reliés, brochés ou en feuilles détachées, non compris les éditions annuelles connues généralement comme livres de l’enfance et d’étrennes .352.— Clous, b roquettes, rivets et découpures ou rondelles en laiton ou en cuivre; cloches, clochettes et gongs n.a.d.et articles de laiton ou de cuivre n.a.d.362.c — Articles nickelés, articles dorés ou recouverts par élec- (33 1/3-10%) ou 30% 597.a — Instruments de musique de toutes sortes, n.a.d.604.— (I) Cuir à courroies en croupons ou côtés ; et tout cuir, dont la préparation a dépassé le tannage, n.a.d.(II) Cuir provenant de peaux de moutons ou d’agneaux, dont la préparation a dépassé le tannage, n.a.d.618.b — Bandages en caoutchouc pour voitures, de toutes sortes, ajustés ou non .623.— Boîtes d’instruments de musique et coffrets, boîtes ou étuis de fantaisie de toutes sortes, serviettes et secrétaires d-a fantaisie, sacoches, réticules, portes-cartes, portefeuilles, bourses, portefeuilles à hameçons et leurs pièces .651.— Boutons de toutes sortes, recouverts ou non, et formes de boutons autres que celles simplement ébauchées, n.a.25% $0.01 $0.01 27%% 20% 27%% 25% 30% 25% 24.75% 25% trolyse, n.a.d.368.— Horloges, horloges enregistreuses, mouvements d’horlogerie, mécanismes d’horlogerie et caisses d’horloges mais pas moins de .30% 36% 30% 30% 30% $ 0.50 $ 0.40 Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA' 7 Droits actuels Nouveaux droits l’amélioration du marché des métaux industriels qui avait marqué l’année 1937 ne s’est pas maintenue, et les prix éprouvèrent un recul sensible en 1938.Des diminutions sensibles ont été aussi enregistrées dans la liste des substances non-métalliques.L’amiante demeure toujours à la tête de ce groupe.Les chiffres de production d’amiante sont sensiblement moindres en 1938 qu’en 1937, tant en quantité qu’en valeur.La dolomie magnésitique, le feldspath, le mica, la stéatite accusent des diminutions.La valeur totale des substances non-métalliques en 1938 a baissé de 15 pour cent relativement à celle de 1937.384.— Lames de fer ou d’acier à canon, laminés à chaud, importées par des fabricants de tuyaux et de tubas pour servir exclusivement à la fabrication dans leurs propres manufactures en conformité des règlements établis par le ministère : (a) d’au plus 14 pouces de largeur .(b) de plus de 14 pouces de largeur .412.a — Machines et appareils n.a.d.413.—- Machines et appareils, d’une catégorie ou espèce non fabriquée au Canada, et leurs pièces construites spécialement pour préparer, fabriquer, essayer ou finir les fils, cordages et tissus faits de fibres textiles ou de papier, importés pour servir exclusivement aux manufactures et aux institutions d’enseignement ou de charité pour ces procédés seulement 427.— Toutes les machines composées entièrement ou partiellement de fer ou d’acier n.a.d.et les pièces complètes de celles-ci .506.— Articles en bois n.a.d.Ex.532.—¦ Vêtements, habits et articles de vêtements, faits de tissus et de tous produits textiles entièrement ou partiellement ouvrés, pur carton n.a.d.Ex.624.a.— (I) jouets de toutes sortes, n.a.d.(II) jouets mécaniques de métal 657.a.— Films de cinématographie ou vues animées, positifs, un et % de pouce -et plus de largeur, n.a.d.5% 5% 5% 5% franchise franchise Quant aux matériaux de construction, qui prennent les produits des carrières de pierre, les produits d argile, ciment, chaux et sable ils enregistrent une légère augmentation.De $9,355,941 en 1937, ils sont passés à $10,157,401 en 1938, une avance de 8 pour cent.com- 5% 5% Deux évènements marquants concernant l’industrie minière de la région de Rouyn-Harricana ont eu lieu au cours de l’année 1938; le Service des Mines et 1 Aide à la Jeunesse” ont organisé une mine-école dans l’Abitibi, avec l’aide financière du gouvernement fédéral et l’embranchement du chemin de fer Canadien National, de Senneterre à Rouyn, dans les tés d’Abitibi et de Témiscamingue fut parachevé et ouvert à la circulation en décembre.Pour l’organisation de la mine-école le 25% 25% 20% 20% com- 30% 30% 30% 30% gouvernement piovincial fit 1 acquisition d’une mine dont les travaux avaient été suspendus et qui fut mise vente aux enchères.Elle fut remise en bon état, on y installa le matériel nécessaire pour continuer les travaux et on y forme des jeunes gens possédant une éducadon élémentaire pour en faire des ouvriers mineurs.Les apprentis y font tous les travaux pratiques, forage, sautage, roulage, boisage, et autres travaux, souterrains et en surface, sous les ordres de mineurs expérimentés, et après un cours de six mois, ils sont armés pour travailler dans les mines en exploitation de la région et y exercer un métier rémunérateur.30% 30% en Production minière de la Province de Québec 1938 La courbe des valeurs des six dernières années de la production des mines et des carrières de la province de Québec, présente une marche ascendante ininterrompue.Pour l’année 1938, la valeur totale de la production a atteint $68,256,308, contre $65,203,976 pour l’année précédente.Une analyse des chiffres de 1938 révèle une augmentation proportionnelle de 11.7 pour cent dans la production de métaux en 1938 relativement à 1937; des deux autres groupes, les minéraux non-métalliques ont subi une baisse appréciable, tandis que les matériaux de construction sont en légère hausse.L’augmentation de la valeur de la production de métaux est presque entièrement attribuable à la plus grande production d’or, métal non industriel.Il faut se féliciter des progrès remarquables de l’industrie de En décembre l’embranchement des chemins de fer Nationaux Canadiens de Rouyn à Senneterre fut ouvert au traffic.Cette ligne de chemin de fer, longue de 101 milles, traverse dix cantons et dessert 16 mines qui sont en exploitation et dont les ateliers de préparation de minerai ont une capacité globale de traitement de 5,600 tonnes par jour.Métaux La Province de Québec a produit en 1938 les métaux suivants, par ordre d’importance de valeur : l’or, le cuivre, l’argent, le sélénium, le zinc, le tellure, le fer titané.Pour les douze mois en question la valeur l’or, mais une augmentation de la valeur de production de métaux utiles : cuivre, zinc, plomb, eut été une source de grande satisfaction.Malheureusement Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 8 dans l’Ouest de Québec.En 1938, la région Rouyn-Harricana, produisit environ 97 pour cent du cuivre de la Province de Québec.Nous rappelons que les mines de l’Ouest de Québec qui exploitent des minerais complexes de cuivre-or-zinc, produisent aussi les métaux sélénium et tellure, ainsi que de l’argent.Argent.—La production d’argent de la Province de Québec provient du traitement des minerais sulfureux de cuivre-or, zinc-or et des minerais de quartz aurifères des mines de l’Ouest de Québec.C’est donc un sous-produit que l’on récupère dans le cours du raffinage des autres métaux.En 1938 la production d’argent fut de 1,188,426 onces, évaluées à $516,692, contre 908,590 onces, représentant une valeur de $407,784 en 1937- Sélénium et tellure.—Ces métaux sont des sous-produits que l’on récupère au cours du raffinage des anodes de l’usine métallurgique de Norandâ.En 1938 la quantité de sélénium produit fut de 217,952 livres et celle de tellure de 41,577 livres.Zinc.—Un seul producteur a fait rapport d’expéditions de minerai de zinc; ce fut sous forme de concentré de zinc envoyé en Europe.Le contenu de zinc était de 5,315,852 livres, d’une valeur de $163,356.La société Waite-Amulet Mines, Limited, récupéra un tonnage assez élevé de concentrés de zinc au cours du traitement des minerais complexes de la mine Amulet, mais on n’en fit pas d’expéditions.Tout le minerai de zinc fut emmagasiné, en attendant une amélioration des prix des métaux industriels.totale de ces métaux atteignait $43,152,345 contre $38,615,175 en 1937, une augmentation de 11.7 pour cent.Antérieurement à la mise en production des mi-métallifères de l’Ouest de Québec, dont les pre- nnes mières commencèrent à expédier il y a environ douze ans, la production métallique de la Province était fort irrégulière et intermittente.Elle consistait surtout en minerais de cuivre exploités dans la région de Sherbrooke, et en minerais de zinc et de plomb du comté de Portneuf.Au cours du traitement de ces minerais on recouvrait aussi les basses teneurs d’or et d’argent qu’ils contenaient, comme sous-produits.Pour les cinq années 1921 à 1925, qui précédaient la mise en production des mines de l’Ouest de Québec, la moyenne de la production annuelle de métaux n’atteignait guère que $325,000.La moyenne annuelle des cinq années suivantes, 1926 à 1930, excédait $8,000,000.Depuis lors elle augmenta d’année en année, arriver à un sommet de $43,152,345 en 1938, pour dont une proportion de 99 pour cent est attribuable aux mines de l’Ouest de Québec.L’Or.—Il a été reçu des rapports de production d’or de trente exploitants ; sur ce nombre il y a huit nouvelles mines productrices qui ont fait leur première expédition de métal en 1938, ce sont les mines East Malartic, Francoeur, Hallïwell, Lapa Cadillac, Lake Rose, Pan Canadian, Payore, Sladen-Malartic; à l’exception d’une seule, elles sont situées dans la région de Rouyn-Harricana de l’Ouest de Québec.Depuis 1926, année de la première expédition d’or d’une mine de cette région, chaque année a vu s’établir un nouveau sommet dans la production d’or de la Province de Québec.En 1938 elle atteignait 875,285 onces, représentant une valeur de $30,788,150, une augmentation de 23 pour cent relativement à la production de 1937, qui était de 711,482 onces, évaluées à $24,894,755.Or alluvionnaire.—On a fait un peu de travaux de prospection dans les terrains alluvionnaires aurifères du comté de Beauce, dans la vallée de la rivière Famine, et aussi dans le comté de Compton, le long de la rivière Salmon.On a rapporté avoir recouvré un peu d’or, qui ne fut pas vendu.Cuivre.—La production de cuivre en 1938 s’éleva à 112,645,797 livres, d’une valeur de $11,233,039.Par rapport à 1937, c’est là une augmentation de 19 pour cent en quantité, mais à cause du prix moyen annuel du métal, qui fut sensiblement plus bas en 1938, la valeur accuse une baisse de 10 pour cent.On a reçu des rapports de production de cuivre de la part des six mines qui suivent, énumérées par ordre alphabétique : Aldermac, Amulet, Eustis, No-randa, Normetal, Waite.La mine Eustis est située dans la région de Sherbrooke, et les cinq autres sont Minéraux Non-Metalliques Les chiffres de production de minéraux non-métalliques ont subi une diminution appréciable en 1938, par rapport à 1937.Tous les minéraux non-métalliques accusent une baisse en 1938.Amiante.—Les expéditions de fibre d’amiante en 1938 furent de 289,793 tonnes, évaluées à $12,890,195.C’est une diminution de trente pour cent en quantité, et de onze pour cent en valeur, par rapport à l’année précédente.On peut dire que l’industrie de l’amiante a repris sa marche normale, après avoir passé par plusieurs années de crise, suivies d’une période de reprise graduelle qui atteignit son sommet en 1937.Pyrite de fer.—On se sert de la pyrite de fer, ou bisulfure de fer, comme source de soufre.Les expéditions de pyrite de fer des mines de la Province de Québec en 1938 furent de 33,179 tonnes, d’une valeur de $135,091, contre 56,760 tonnes, évaluées à $194,496 en 1937.La plus grande partie des expéditions de pyrite de fer provient de la Consolidated Copper and Sul- Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 9 phur Company qui exploita la mine Eustis près de $10,157,401 est la plus élevée depuis 1931.On constate Sherbrooke; comme par le passé cette pyrite fut ex- des augmentations dans les ventes de tous les pro pédiée à des fabriques de produits chimiques des duits de carrière à l’exception du granit et du grès.Il y eut une plus grande production de pierre de tail-Feldspath.—La production de feldspath en 1938 le et l’augmentation de la production du calcaire pour est évaluée à $63,304, contre $105,612 en 1937.Les la construction est digne de mention.J,a faible dimi- Etats-Unis.ventes de feldspath brut aux consommateurs des nution enregistrée dans la production de la brique est Etats-Unis, ont diminué de 66 pour cent, relative- largement compensée par l’augmentation de la proment à 1937.D’un autre côté les expéditions de feld- duction des autres produits d’argile, spath pulvérisé dans les ateliers de la Province de Québec ne diminuèrent que de 20 pour cent.A l’ex- ble et gravier extraite des gisements de la province ception d’une expédition, peu importante, de feld- en 1938.Ce chiffre dépasse de 22 pour cent le som-spath provenant de Mont-Laurier dans le comté de La- met précédent atteint en 1937.belle, la production de feldspath en 1938 est attribuable à la région de Buckingham.Chaux et calcaire industriels.—La valeur de la On estime à 11,710,000 tonnes la quantité de sa- La valeur totale des permis de construction émis dans la province au cours de 1938 était de $66,577 600.Ce chiffre représente une diminution de 7.5 pour production de ces deux substances en 1938 fut de cent par rapport à 1937.$859,251, contre $1,007,798 en 1937.Cette baisse provient du ralentissement d’activité dans les industries du papier et des produits chimiques.Dolomie magnésitique.—La valeur de la production de la dolomie magnésitique en 1938 fut de $465,035, contre $677,207 en 1937.La baisse est une conséquence de la réduction d’activité des usines métal- Quatre-vingt-dix-huit pulperies et papeteries ont lurgiques au Canada et à l’étranger.La production été exploitées en 1937, soit cinq de plus que l’année provient de deux gisements situés respectivement précédente.Une nouvelle pulperie a ouvert ses portes dans les cantons de Grenville et Harrington.Cette -en Colombie Britannique et une papeterie de l’Onta-substance est surtout employée comme matière ré- rio a fait rapport pour la première fois.Quatre éta-fractaire.blissements restés fermés pendant plusieurs années Silice.—Les chiffres de production de quartz et ont repris leurs activités, soit une pulperie et une de sable siliceux ont baissé à $315,215, une diminu- pulperie-papeterie dans le Québec et une pulperie-pa-tion de 30 pour cent par rapport à l’année précéden- peterie et une papeterie en Ontario.Dans le Québec te.La production de silice provient surtout de la ré- une papeterie a fermé ses portes tandis qu’une autre gion entre Montréal et Hull, le long de la rive nord a été reclassifiée comme pulperie-papeterie.Dans de la rivière Ottawa, ainsi que de Mélocheville, com- l’ensemble cela fait deux pulperies de plus (une dans té de Beauharnois.On s’en sert dans l’industrie céra- Québec et l’autre en Colombie Britannique) et trois mique, dans la fabrication d’abrasifs et aussi de fer- pulperies-papeteries de plus (deux dans le Québec et l’autre en Ontario), tandis que le nombre des teries est resté le même, deux papeteries additionnelles en Ontario compensant la perte de deux autres dans le Québec.La pulpe et le papier au Canada en 1937 ro-silicium.pape- Mica.—Nous enregistrons une baisse dans la production du mica, de $124,594 en 1937 à $72,058 en 1938.On fit cependant une somme considérable de travaux d’exploration sur des gisements de mica dans la région de la rivière Gatineau et sur du Saint-Laurent.En 1937, les 74 établissements fabriquant de la la côte Nord pulpe en ont produit 5,141,504 tonnes valant $116 729,228, comparativement à 4,485,445 tonnes valant Autres minéraux non-métalliques.— Les autres $92,336,953 l’année précédente, ce qui représente des substances minérales qui ont été exploitées en 1938, augmentations de 14.6 p.c.en volume et de 26.4 p.c.la stéatite, l’ocre et l’oxyde de fer naturel, la tourbe, en valeur.A elles seules les pulperies-papeteries ont la marne et les eaux minérales accusent toutes des produit 79 p.c.de cette pulpe, soit 4,063,088 tonnes baisses, par rapport aux chiffres de l’année précé- lant $67,155,333, pour leur propre usage dans la fa-dente.va- brication du papier; cela équivaut à des augmentations de 14.2 p.c.en volume et de 20.5 p.c.en valeur sur 1936.La pulpe fabriquée pour l’exportation formait plus de 17 p.c.de la production totale, enregistrant des augmentations de 17.8 p.c, en volume et de 38.1 p.c.en valeur, comparativement à 1936.Le reste de la production totale, soit environ 4 p.c., a été fa- Materiaux de Construction Les chiffres préliminaires de production de tériaux de construction minéraux de la province 'sent une augmentation en valeur de 8.5 pour cent comparée à celle de 1937.La production estimée à ma- accu- Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 10 Les capitaux engagés dans l’industrie de la pulpe et du papier se chiffraient à $570,352,287 en 1937, comparativement à $539,350,001 en 1936.Il y eut donc augmentation de 5.7 p.c.sur 1936.Seuls les capitaux engagés dans les établissements en exploitation sont compris dans ces chiffres.La province de Québec enregistre la plus forte augmentation, une hausse de la valeur des terrains, des bâtiments et de l’outillage ayant entraîné la hausse de la somme des capitaux engagés en dépit d’une baisse dans le fonds de roulement.Le chiffre total de l’emploi, y compris employés et ouvriers, dans l’industrie de la pulpe et du papier a atteint 32,101 en 1937, comparativement à 30,054 l’année précédente, soit une augmentation de 6.8 p.c.Les appointements et salaires se totalisaient à $48 757,795, comparativement à $40,063,852 en 1936, ce qui équivaut à une augmentation de 21.7 p.c.La production apparente de bois à pulpe en 1937 a été de 8,298,165 cordes de bois brut (i.e.non écor-cé) et valait $63,057,205, comparativement à 7,002,057 cordes valant $48,680,200 en 1936; il y eut donc augmentation de 1,296,108 cordes ou 18.5 p.c.en volume et de $14,377,005 ou 29.5 p.c.en valeur totale.De la production totale, 6,613,639 cordes, soit environ 80 p.c., valant $51,081,661, furent dépensées dans les pulperies canadiennes, tandis que 1,705,031 cordes, valant $12,088,329, représentant les autres 20 p.c., furent exportées.La proportion de bois à pulpe canadien exporté à l’état brut ou non manufacturé a passé de 18 p.c.en 1936 à 20 p.c.en 1937, bien que de fait ces exportations aient été de 38 p.c.supérieures à celles de l’année précédente.Les importations canadiennes de bois à pulpe en 1937 ont doublé celles de 1936, s’élevant à 20,505 cordes de bois brut, comparativement à 9,591 cordes seulement l’année précédente; ces importations sont d’ailleurs sans grande importance.La quantité totale de bois à pulpe utilisé dans les pulperies canadiennes en 1937 donne une augmentation de 14.5 p.c.sur celle de 1936.La valeur totale de toutes les matières premières ayant servi à la fabrication de la pulpe de bois en 1937 a été de $64,259,387 ; la valeur totale de la pulpe produite, y compris celle des pulperies-papeteries pour leur propre usage, atteint $116,729,228.La valeur totale de toutes les matières ayant servi à la fabrication du papier en 1937, y compris la valeur de la pulpe produite dans les pulperies-papeteries pour leur propre usage, se chiffre à $93,916 833 ; la valeur totale du papier et des autres produits fabriqués dans les papeteries a été de $175,885,423.Les exportations canadiennes de pulpe de bois au cours de l’année civile 1937 se sont élevées à 870 716 tonnes valant $41,815,731, comparativement à briqué pour vente au Canada et on constate des augmentations de 10 p.c.en volume et de 22 p.c.en va- leur sur l’année précédente.Les 71 établissements fabriquant le papier en 1937 en ont produit 4,345,361 tonnes valant $175,885,423, comparativement à 3,807,329 tonnes valant $146,431,934 en 1936, soit des augmentations de 14.1 volume et de 20.1 p.c.en valeur.Le groupe p.c.en de provinces comprenant la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba enregistre le plus fort gain en volume, soit 23.5 p.c.; l’Ontario vient ensuite avec 15.6 p.c., puis le Québec avec 13.8 p.c.La production en Colombie Britannique est restée à peu près la même.La production de papier à journal représente 84.5 p.c.de la production totale de papier en 1937.Le papier à journal fabriqué se chiffre à 3,673,886 ton- valant $126,424,303, comparativement à 3,225,386 tonnes valant $105,214,533 en 1936; il y a donc augmentation de 13.9 p.c.en volume et de 20.2 p.c.en valeur totale.La production de papier à journal en 1937 établit un nouveau record pour le Canada.La production de 1936 avait dépassé par 500,000 ton-la production maximum atteinte en 1929 avec 2 725,331 tonnes, mais la production de 1937 avec une augmentation de 448,000 tonnes sur l’année précédente fut de 34.8 p.c.supérieure à celle de 1929; sa valeur, toutefois, était inférieure à celle de 1929 de $24,000,000, soit 16 p.c.La production canadienne de papier à journal en 1937 fut égale à trois fois et trois quarts celle des Etats-Unis et formait 73.7 p.c.de la production totale pour l’Amérique du Nord qui s’élevait à 4,943,000 tonnes.On a estimé à 8,971,000 tonnes la production mondiale de papier à journal pour 1937, le Canada y contribuant plus des deux-cinquièmes, soit 40.6 p.c., trois fois et demie ce que fabrique la Grande-Bretagne qui tient le deuxième rang avec 11.5 p.c.Les Etats-Unis ont fourni 10.5 p.c.à la production mondiale, l’Allemagne 5.8 p.c., la Finlande 5.1 p.c., la France 4.7 p.c., le Japon 4.6 p.c., Terre-Neuve 3.9 p.c., et les autres pays de plus faibles pourcentages.On estime à 1,682,720 tonnes la production canadienne pour les huit premiers mois de 1938, ce qui représenterait une diminution de 741,110 tonnes ou de 30.6 p.c.sur la période correspondante de 1937.La production des autres papiers a aussi augmenté.Celle du papier à livres et à écrire et des autres papiers fins a monté de 12.3 p.c.en volume et de 16.1 p.c.en valeur ; le volume du papier d’emballage s’est accru de 13.4 p.c.et sa valeur de 16.9 p.c.; la production du papier de soie a augmenté de 27.3 p.c., celle du carton de 16.2 p.c., et celle des autres papiers de base a monté de 12.1 p.c.Les valeurs moyennes du papier de soie et du carton ont été plus élevées qu’en 1936 mais la valeur moyenne des autres papiers de base a été un peu plus basse.nés r nes r r 11 Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 754,496 tonnes valant $31,246,695 en 1936, soit des augmentations de 15.4 p.c.en volume et de 33.8 p.c.en valeur.Par contre on a importé au Canada, l’année dernière 21,053 tonnes de pulpe de bois, comparativement à 19,201 tonnes en 1936, soit 9.6 p.c.de plus ; toutes ces importations sont venues des Etats-Unis.Concours d’inventions.Le Ministère du Commerce vient d’homologuer le palmarès du Concours d’inventions organisé à la Foire de Paris en 1938.Après une sélection sévère, sur 795 nouveautés présentées, 206 seulement figurent au palmarès qui constitue un recueil intéressant de solutions ingénieuses.Citons parmi les principales inventions primées, un dispositif radio-électrique destiné à prolonger les réseaux téléphoniques, une hélice à pas réglable en vol et reversible à l’atterrissage, un système de segments de piston, une bielle élastique et de nombreuses nouveautés concernant le matériel domestique.Le règlement du Concours de 1939 vient de paraître.Il sera envoyé à tous les inventeurs qui en feront la demande à la Foire de Paris, 23 rue Notre-Dame des Victoires.Les exportations canadiennes de papier et d’articles en papier en 1937 ont été évaluées à $136,164,168, comparativement à $110,861,428 en 1936.Ces exportations consistaient principalement de papier à journal dont on a exporté 3,455,239 tonnes valant $126,466,412; 2,899,020 tonnes de ce papier à journal, valant $105,699,202, sont allées aux Etats-Unis.Les exportations de papier à journal tiennent le deuxième rang parmi les exportations canadiennes, le blé occupant la première place.Les exportations canadiennes de papier à journal sont supérieures à celles de tous les autres pays réunis.Le papier à journal exporté en 1937 enregistre des augmentations de 15.4 p.c.en volume et de 22 p.c.en valeur sur les chiffres de l’année précédente pour laquelle on a rapporté 2,993,089 tonnes valant $103,639,634.Les importations canadiennes de papier et d’articles pier en 1937 s’élèvent à $7,981,545, soit 19 p.c.de plus que l’année précédente.Pour sa part, l’industrie de la pulpe et du papier a contribué plus de 57 p.c.à l’excédent des exportations sur les importations, se chiffrant à $316,063 687, que l’on a réalisé au Canada au cours de l’année civile 1937.La contribution de cette industrie toute entière à la balance commerciale favorable a été d’environ $181,278,079, cette somme représentant la différence entre les exportations et les importations de bois à pulpe, soit $11,975,544, la différence entre les exportations et les importations de pulpe de bois, soit $41,119,912, et la différence entre les exportations et les importations de papier, soit $128,182,623.Pour 1936, on estime que cette contribution a été de $143 008,660, soit plus de 36 p.c.de la balance commerciale, et pour 1935 cette industrie aurait contribué $122,235,432 environ, soit 42.4 p.c.Au point de vue du maintien de l’équilibre des échanges, on voit que les produits d’origine forestière ont toujours apporté plus de stabilité que tout autre groupe comparable.La Radio à la Foire de Paris.On se souvient de l’admirable ensemble présenté par les industries radiophoniques en 1938.Dans une décoration heureuse qui groupait sur 6,000 mètres carrés, toutes les nouveautés de la saison, un véritable Salon de la Radio était offert aux visiteurs.Comme l’an dernier, ce même Salon de la Radio sera organisé sous le patronage et avec la collaboration de la Chambre Syndicale des Industries RadioElectriques et du Syndicat Professionnel des Industries Radio-Electriques.L’acheteur qui visite la Foire de Paris aura la garantie de trouver un échantillonnage complet et le dernier cri de cette industrie moderne.en pa- La Foire de Paris est un évènement annuel dans l’économie du pays.Le Salon de la Radio à la Foire de Paris est un évènement annuel dans l’évolution de cette industrie.Les acheteurs étrangers.La qualité des visiteurs de la Foire de Paris en 1938 a montré les heureux résultats de la propagande effectuée dans tous les milieux commerciaux et industriels.Des cartes de légitimation ont été présentées au contrôle par des acheteurs venus de 59 pays.Quelques-uns de ceux-ci tels que Cuba, l’Equateur, l’Iran, le Soudan Anglo-Egyptien, étaient représentés parmi les visiteurs de la Foire de Paris pour la première fois.Le Camping La Foire de Paris, qui sert de critère à toute activité commerciale, peut donner la mesure des progrès qui ont été réalisés ces dernières années dans les industries du Camping.Depuis deux ans, le Camping n’a pas cessé de déborder le cadre qui lui avait été fixé à la Porte de Versailles.Cette année, il faudra ajouter encore 1 000 mètres carrés à l’espace qui lui a été réservé l’an dernier.Foire de Paris 13 mai - 29 mai 1939 Un évènement économique.La Foire de Paris est le grand évènement économique de l’année.Elle donne la mesure de la production française et les indications les plus précieuses sur les possibilités du marché.Tous ceux qui s’intéressent au redressement éco-n°mique de la France verront un signe heureux dans ce gigantesque effort des producteurs français.j- Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 12 Bulletin Commercial du Canada bois reste assez bonne.Les raffineries de sucre sont actives et produisent plus qu’à cette époque l’an dernier; la reprise de la minoterie se maintient.Les salaisons produisent sur une échelle un peu moins élevée qu’il y a un an.Le vêtement et les industries connexes et le meuble connaissent une plus grande activité qu’à cette époque l’an dernier, et une grande variété d’entreprises bénéficient des préparatifs que l’on fait pour la visite prochaine de Leurs Majestés.Dans les mines, les opérations se tiennent à un niveau élevé, surtout dans le cas de l’extraction de l’or, du cuivre, du nickel et du zinc.L’activité se maintient dans la région pétrolifère de la vallée Turner, et la construction d’une nouvelle usine de traitement qu’on projette pour Calgary facilitera l’écoulement de la production.De très grandes entreprises pétrolières à ramifications internationales font des démarches pour acquérir des intérêts dans la région.Partout les agriculteurs se préparent à reprendre les travaux extérieurs.Dans la Prairie, sauf certaines parties du sud du Manitoba et du sud de la Saskatchewan, l’humidité est satisfaisante.La production de beurre et celle de fromage en février ont atteint respectivement 8,338,951 et 1,089,155 lb., en progression sensible sur février 1938, quand elles n’étaient que de 7,612,102 et 553,417 lb.A propos de la politique du blé du Gouvernement, le Conseil des Ministres a, au début du mois, entendu les représentations d’une importante délégation composée d’hommes en vue dans l’agriculture, le commerce des grains et le monde des affaires de l’Ouest du Canada.Ceux-ci ont demandé de maintenir pour la campagne 1939-1940, le prix minimum du blé.En février, l’exportation s’est élevée à $62,398,000 contre $60,981,000 en février 1938.Les augmentations les plus fortes ont été pour le papier-journal et le cuivre.Nos exportations aux Etats-Unis ont été de $23,790,000, au lieu de $17,303,000 en février 1938 ; l’accroissement comprend $3,600,000 d’or en lingots.Pour les deux premiers mois de l’année, cela porte l’accroissement total de nos exportations aux Etats-Unis à $22,031,000, dont $13,899,000 pour l’or en lingots, soit un gain de $8,132,000 pour les autres marchandises.Les importations, en février, se chiffrent par $40,380,000, contre $46,951,000 en février 1938.On s’attend que le budget fédéral soit présenté le mois prochain.L’état financier révélera un fléchissement du revenu de la douane et de l'accise, fléchissement de $31,950,000 pour les 11 mois au 28 février.Le Trésor a bénéficié d’une hausse des rentrées de l’impôt sur le revenu qui passent de $116,470,000 à $137,185,000, mais le total des recettes provenant de la douane, de l’accise et de l’impôt sur le revenu, au cours de la même période, est tombé de $412,935,000 à $401,700,000.Le sentiment d’optimisme qui commençait à se manifester au début du mois sous l’influence de ce qui semblait être des nouvelles plus encourageantes sur la situation en Europe, s’est refroidi devant la façon radicale dont l’Allemagne, déchirant d’accord de Munich, s’est annexée la majeure partie de ce qui restait de la Tchécoslovaquie.Cette action a fait renaître à l’état aigu la tension internationale qui se relâchait quelque peu, et non seulement elle a fait renoncer au projet d’une mission commerciale anglaise à Berlin, mais elle a rendu encore plus incertaines les chances d’un apaisement assez général pour déterminer la reprise du commerce international, si nécessaire pour soutenir la prospérité au Canada.Sans la menace de nouveaux bouleversements en Europe, le monde des affaires canadien commencerait le printemps sur de légitimes espoirs de progrès.Un facteur favorable puissant est l’amélioration persistante de la situation aux Etats-Unis, jointe à l’augmentation de la demande américaine des produits canadiens que révèlent les relevés du commerce pour les deux premiers mois de l’année.En réalité, le niveau général des affaires n’a guère varié au cours du mois.Le commerce de détail a été entravé à la campagne par les rigueurs de la température, mais on rapporte que les stocks des marchands sont maintenant peu considérables et le mouvement des marchandises, tel que révélé par les chiffres des chargements ferroviaires des dernières semaines, indique une reprise des achats.La saison de construction a bien débuté, la valeur des contrats adjugés en février étant de $11,322,000 contre $7,260,000 en janvier et $6,551,000 en février 1938.Au cours des deux premiers mois de l’année, les usines industrielles du Canada, dans l’ensemble, ont produit à 30 p.100 au-dessous de leur capacité.Le Gouvernement n’a pas encore présenté de projet de loi pour abroger la taxe d’accise de 3 p.100 à l’importation, tel qu’il est stipulé au traité de commerce devenu effectif le 1er janvier; en attendant, plusieurs industries restent dans l’incertitude quant aux chances de concurrencer les produits d’importation.Récemment le Canadien-National a placé des commandes de matériel ferroviaire, mais les fabriques de matériel ne sont pas très actives et le ralentissement général des industries lourdes s’est reflété dans le chiffre de la production de fonte en gueuse en février, qui est de 41,333 tonnes, au lieu de 57,660 en janvier et de 61,447 en février 1938.La demande d’outillages reste bonne, grâce au marché stable des mines.Les commandes d’armements n’ont pas jusqu’ici atteint l’ampleur prévue.A la rubrique des industries forestières, la production de papier-journal—200,631 tonnes—a été relativement plus forte que les 208,382 tonnes de janvier et légèrement inférieure aux 202,601 tonnes de février 1938.A l’exportation, la demande de (Banque de Montréal) Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 13 Monthly Economic Indices in France January-February indices reflect a continuation of the financial as well as economical recovery.Production indice is one point higher, the increase since October being of six points.There is practically change in the prices in February but the tendancy is towards a decrease.no After decreasing in January, stocks went up in February and bonds regained slowly the level of last December.There is no doubt that the economic recovery is increasing and it should still reach a higher development, provided no international complicacies arise.Business Indices — (1913-1914 = 100 except as indicated) Monthly Average Yearly Average 1937 1936 1938 1938 1939 Jan.Febr.Oct.Nov.Dec.Wholesale prices .Domestic (29) .Imported (16) .Excess domestic over foreign Retail Prices Paris (34) .Industrial Production .Mines .Chemical Industries .Paper .Textiles .Leather .Metallurgy .Mechanical .Automobiles .Construction .Gaz and Electricity .Other industries .Carloadings .Unemployed (1000) .Employed .Bankruptcies .Imports volume (1000 tons) .Raw materials .Exports volume (1000 tons) .Manufactures .P.T.T.receipts (in millions) .Taxes in million francs .Gold Reserve, billions .Gold Cover .Discount rate .Stocks, French only .Bonds .405 563 640 666 676 677 654 657 444 588 670 670 702 678 692 705 335 519 620 624 633 586 626 620 32.5 13.2 10.9 7.9 7 13 9.4 11.6 480 761 755 611 739 754 706 727 85 88 86 87 81 85 82 85 94 93 97 96 89 91 95 103 104 103 94 103 99 178 173 164 157 168 186 154 84 87 86 92 85 82 80 81 73 69 73 74 75 84 66 68 78 72 81 83 78 88 78 85 106 84 99 103 106 91 69 64 62 62 63 65 61 118 124 125 126 129 122 114 112 107 107 105 108 103 71 73 65 61.2 65.9 361.7 367.1 63.8 69.2 68.4 434 351 404.7 415.9 414.7 374 70.5 65.9 65.9 66.3 67 67.2 68.8 71.5 124 87 60 70 64 68 69 72 3997 4782 3930 4202 3453 3567 3237 3883 3306 3547 2830 2927 2596 3135 2249 2201 2377 2334 1951 2527 226 253 212 230 192 176 404 402 402 548 — — 3338 4130 2413 2531 204 226 310 351 433 540 788 711 865 957 — — — 55.8 87.3 87.3 87.3 87.3 — 40.22 60.17 61.37 62.5 62.82 60.1 56.6 63.6 53.4 4 4 2.75 3 209 205 214 244 219 77.3 78.3 80.6 88.3 83.4 2.5 2.5 2 2 180 227 233 76.3 75.1 86.5 Communiqué par “Savoir", 10, rue Greffulhe, Paris (8e) CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 14 Mars-Avril 1939 Produits des métaux non ferreux Les statistiques finales de 1937 révèlent que la valeur des articles en métaux non ferreux et des produits des métaux non ferreux atteint un nouveau sommet et est de 37 p.c.en avance sur 1936.En 1937, cette valeur est de $482 440,562, contre $351,164,860 l’année précédente.Sept des principaux groupes industriels sont compris dans cette classe et montrent les valeurs suivantes, avec les chiffres de 1936 entre parenthèses: fondage et affinage des métaux non ferreux, $318,278,251 ($229,737,420) ; appareils et fournitures électriques $98,841,992 ($72,288,548) ; duits du laiton et du cuivre, $34 353,160 ($24,947,467) ; bijouterie et argenterie, $13,093,546 ($10 684,548) ; Alliages de métal blanc, $9,011,283 ($6,905,041) ; produits de l’aluminium, $7,156,243 ($5,438,281) ; divers, $1,606,087 ($1 163,555).Fer et acier et leurs produits La production de fer et d’acier et d’articles en fer et acier en 1937 s’établit à $724,819,877 aux prix de la fabrique.Cette valeur est de 37.8 p.c.supérieure au total correspondant de 1936 et elle dépasse la valeur rapportée pour toute année depuis 1929.Des augmentations substantielles paraissent dans chacune des industries individuelles à l'exception du groupe des divers.Les importations canadiennes de produits du fer et de l’acier valent $211,002,837 en 1937, augmentation de 56 p.c.sur l’année précédente.Les Etats-Unis ont fourni une valeur de $173,864,866 ou 82 p.c.du total et le Royaume-Uni $29,794,323 ou 14 p.c.Les exportations et réexportations atteignent $68,249,994 26 p.c.de plus qu’en 1936.Les expéditions aux Etats-Unis s’établissent à $15,104,517 ou 22 p.c.du total et au Royaume-Uni à $8,822,416 ou 13 p.c.W EN QUELQUES LIGNES là il y a la levure, la friture, le sucre, le malt, le lait, les noix, le cacao, les oeufs congelés, les huiles comme celles de maïs, de coton et de fève de soya.Production d’accumulateurs électriques La production d’accumulateurs électriques en 1938 montre une valeur de $3,713,355, contre $4,026,223 en 1937 ; elle comprend 630,986 accumulateurs d’une valeur de $2,596,715 pour allumage de moteurs à combustion interne, 2,634 accumulateurs valant $10,930 pour démarrage de motocyclettes, 20,283 cellules valant $119,318 pour installations d’éclairage rural, et 4,385 cellules valant $84,453 pour service des tramways.De plus la production montre une valeur de $499,367 en accumulateurs pour autres fins et de $402,572 en pièces détachées.Industrie de la lingerie pour hommes Il y a une forte amélioration dans l’industrie de la lingerie pour hommes en 1937 qui montre une valeur brute de production de $26,761,676, contre $24,625 615 en 1936.C’est la cinquième année consécutive à montrer un gain sur l’année précédente, avec le résultat que le total de 1937 est le plus haut point atteint depuis 1929 alors que la valeur était de $30,581,862.Les chemises pour hommes et garçons forment le principal item de production de cette industrie en 1937 et montrent une valeur de $9,460,429, dont $6,696,485 de chemises fines et $2,763,944 de chemises de travail.Elles sont suivies, par ordre d’importance, par les salopettes d’une valeur de $3,940,697, les cravates d’une valeur de $2,350,338, les pantalons de travail valant $1,809,860 et les pyjamas valant $1,215,071.Débits bancaires en 1938 Les transferts financiers sous forme de débits bancaires sont de 12 p.c.moins considérables en 1938 que l’année précédente.Le total est de $30,924,000,000, contre $35,166,000,000, déclin de $4,242,000,000.Chacune des cinq régions économiques montre une diminution dans le montant de chèques négociés et seulement 7 des 32 centres montrent une augmentation sur l’année précédente.La baisse dans les débits bancaires est conforme à la tendance dans la plupart des facteurs économiques.Un maximum temporaire dans les opérations commerciales et spéculatives a été établi en 1937, tandis que 1938 est une année de baisse.Les facteurs ont cependant bien résisté aux influences de dépression les premiers huit mois, et une reprise importante a caractérisé la dernière partie de l’année.Pain et autres produits de la boulangerie Il y a une amélioration marquée dans les opérations de l’industrie du pain et des autres produits de la boulangerie en 1937.La valeur brute des produits passe de $65 558,000 l’année précédente à $76,463,000 ; le coût des matières, de $32,125,000 à $39,498,000; les employés, de 19,598 à 21,252; les salaires et gages, de $17,703,572 à $19,759,740.Ce relevé prend 3,179 firmes.Les principaux produits de l’industrie, par ordre, sont: pain, $55,009,658, tarte, gâteaux, petits gâteaux et pâtisserie, $17,340,407; brioches, $3,449,245.Il est intéressant de noter que plus de la moitié des $39,498,456 payés pour les matières premières a été dépensée en farine.Plusieurs matières premières sont employées dans cette industrie, parmi celles- pro- r >- r com- i ou Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 15 Déjeuners - Causeries pitaux et des marchandises.Par certaines mesures antérieures à la crise, les Américains ont entravé ces libertés : il faut citer la prohibition, le contingentement des immigrants, le hausse du tarif douanier de plus de 100% en 1927.Il faut que le capital circule et il produira 1 e renouvellement des biens si on le rend libre ; il faut aussi rétablir la libre concurrence commerciale en lui laissant sa juste récompense : le profit.duction très important.Michelin a des intérêts dans l’automobile, dans l’aviation et dans les chemins de fer.Michelin a établi en Indochine, à 150 milles environ au nord de Saigon, des plantations de caoutchouc afin d’obtenir un produit qui soit toujours le même, point très important dans l’industrie des pneumatiques.La Micheline a été pour le transport ferroviaire une idée quelque peu révolutionnaire : il s’agissait de faire admettre qu’un poids mort de locomotive d’une tonne n’est pas nécessaire pour transporter un voyageur de 100 kilos.Les ingénieurs ont travaillé plusieurs mois avant d’obtenir une formule pratique.La troisième voiture construite marchait à peu pès bien ; la cinquième fit Paris-Deauville avec une avance de 15 minutes sur l’express.Mais il y avait l’inconvénient des pneus qui pouvaient crever et immobiliser en même temps que la voiture tout autre trafic.Les recherches ont conduit aux pneus en acier pour marcher sur rail.Au déjeuner - causerie de la Chambre de Commerce Française au Canada qui eut lieu le 21 février, l’hôte d’honneur et le conférencier était M.Henry Laureys, président de la Chambre de Commerce du District de Montréal, ancien directeur de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.Nous présentons un résumé qui ne peut donner qu’une faible idée de la très intéressante causerie de M.Laureys qui répondait à la question : Que pensez-vous de la situation économique actuelle ?Le conférencier constate d’abord que la situation au Canada en 1938 a été assez satisfaisante si l’on considère qu’elle faisait suite à la disette de blé de 1937 et à la crise qui a sévi aux Etats-Unis pendant le deuxième semestre de 1937.La situation économique internationale ne peut arriver à une restauration qu’en mettant fin au désordre qui règne dans les idées.Nous assistons à la lutte de l’idée démocratique totale contre la vieille démocratie.Qu’en sortira-t-il ?L’Allemagne veut restaurer son commerce extérieur par la méthode moyennageuse du troc.Schacht qui était un modéré a été remplacé par Funck, imbu de ces idées nouvelles.On veut obtenir les pétroles des Balkans et ceux du Mexique.En Amérique du Sud, cette poussée allemande se heurte, en Argentine et au Brésil, au commerce des Etats-Unis.Les démocraties ont elles aussi nui au libéralisme économique.Une pratique commerciale qui ajoute au désordre, c’est la prime à la production qui existe au Canada et la prime à l’exportation pratiquée par les Etats-Unis.Le libéralisme économique a été remplacé par des procédés désastreux : en Russie par le capitalisme d’Etat, en France par les décrets-lois du Front populaire.Il faut revenir au libéralisme économique qui comprend le libre mouvement des hommes, des ca- Le 16 mars un déjeuner-causerie a réuni les membres et des amis de la Chambre de Commerce Française au Canada, au Mount Stephen Club, 1440, rue Drummond.L’hôte d’honneur et le conférencier était M.Pierre Triou, de la maison Michelin & Cie de Paris et Clermont-Ferrand.Dans une conférence très intéressante, M.Triou a retracé l’historique de cette entreprise aujourd’hui réputée dans le monde entier ainsi que ses différentes activités.Les deux frères Michelin, Edouard, sorti de l’Ecole des Beaux Arts et André, de l’Ecole des Arts et Métiers, sont à l’origine de l’industrie des pneumatiques.L’entreprise débuta avec une douzaine d’ouvriers.Les fiacres furent les premières voitures munies de pneumatiques en caoutchouc, parce que les automobiles n’existaient pas encore et que les bicyclettes étaient peu nombreuses.Les Michelins ont trouvé le pneumatique moderne co m p o s é d’une chambre à air et d’une enveloppe.La première voiture automobile munie de pneumatiques Michelin participait à la course Paris-Bordeaux.La maison Michelin a marché de progrès en progrès et possède aujourd’hui une douzaine d’usines répandues dans le monde entier ; celle d’Espagne établie à St.Sébastien a pu en toute sécurité atteindre un chiffre de pro- Une Micheline est en ce moment à New-York.On peut croire que d’ici dix ans presque tous les trains rapides de passagers seront constitués par des Michelines.En France il y en a une centaine en usage ; on en trouve sur voies étroites au Mozambique, en Afrique du Nord, à Madagascar, etc.Actuellement la maison Michelin étudie des pneus spéciaux tels que les pneus antidérapants ayant la même adhérence sur pavé sec ou mouillé et mordant un peu sur la glace : ceux-ci représentent déjà une amélioration de 50% sur les pneus existants.En plus de la sécurité, Michelin a pensé à la stabilité et fabrique des pneus qui évitent la dérive, phénomène qui sur certaines routes trop bombées ou par suite d'un grand vent, oblige le conducteur à agir sur le volant et qui peut même provoquer un dérapement.I Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 16 té.La population autochtone, les anciens Numides, les Berbères, sont des Blancs, dont le soleil a quelque peu doré la peau ; ces Berbères sont de plusieurs sortes suivant leur habitat et leurs occupations : ceux des plaines, ceux des montagnes et ceux de la côte.Ces derniers sont d’excellents marins et l’ont prouvé au temps des pirates, il y a seulement un siècle.Les montagnards constituent une race farouche, guerrière, difficile à apprivoiser.Les tribus des montagnes ont été longues à soumettre ; l’âpreté du climat, la force des vents rendaient la culture difficile dans leurs montagnes ; aussi vivaient-ils surtout de pillage aux dépens des habitants des plaines.Maintenant, ils font d’excellents soldats.Mêlés à ces Berbères, se trouvent les Arabes qui, sous la conduite de leur prophète Mahomet, se mirent en branle au début du 7ème siècle, et ont conquis le pays où leurs descendants sont restés.Ce sont ces mêmes Arabes qui, continuant par le Maroc et l’Espagne, furent arrêtés en France aux environs de Poitiers par Charles Martel, en l’année 742 ; ils étaient partis pour conquérir toute l’Europe à l’Islam ; la victoire de Charles Martel les refoula en Espagne où ils restèrent pendant des siècles, y laissant des traces profondes, tant au point de vue ethnique qu’architectural et artistique.En Algérie, leur administration a encadré les Berbères, et les chefs Arabes continuent, encore maintenant, à servir d’intermédiaire, presque partout, entre la population et les Français.Berbères et Arabes constituent la base de la population indigène ; mais, il faut bien le dire, la population, dans les villes, dans les ports surtout, est des plus mélangées ; toutes les races du proche et du moyen Orient semblent s’y être donné rendez-vous, ainsi que beaucoup d’Européens.Au point de vue de la répartition actuelle des 6 millions d’habitants de l’Algérie, on peut, grosso modo, distinguer deux zones : la zone méditerranéenne, constituée par les colons européens, et l’élément sédentaire, les laboureurs ; puis la zone africaine, constituée principalement de nomades avec des îlots de sédentaires.Il y a environ 1 million d’Européens en Algérie, soit 1 Européen pour 5 indigènes.Sur ce million d’Européens, 700,000 Français.Il n’y a aucune fusion, aucun métissage franco-arabe, sauf par accident, à cause de la religion musulmane qui y fait obstacle.Par contre, le type berbère et le type arabe se mélangent de plus en plus car leur religion les unit dans l’admiration du fatalisme et de la vie contemplative.La religion musulmane constitue le seul facteur d’homogénéité dans toute l’Afrique du Nord.A côté des Musulmans, il y a aussi des Israélites, venus surtout d’Espagne.Ils sont en conflit avec les musulmans.Conférences Radiophoniques sur la France d’Outre-Mer L’Algérie M.L.d’Haute- ( Conférence prononcée le 23 janvier par serve, professeur à l’Université McGill).L’Algérie occupe la partie centrale de l’Afrique du Nord, de cette région qui constitue un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.Les rivages de l’Afrique du Nord sont une réplique des rivages européens et sont même plus verdoyants que ceux de la Provence.C’est à 130 milles au sud que sont les rivages véritablement africains, c’est-à-dire les rivages désertiques du Sahara.Le climat de l’Algérie est tempéré, méditerranéen, ce qui permet des cultures d’une grande diversité.La pluie tombe en Algérie pendant les seuls mois d’hiver.L’été, pas une goutte d’eau.Cette inégale répartition des pluies entraîne une menace de sécheresse l’été.Cela explique pourquoi les Arabes étaient passés maîtres dans l’art de l’irrigation.Cet art était nécessaire, surtout dans l’Algérie de l’Ouest qui est gênée par l’écran des montagnes marocaines et aussi par celui des montagnes espagnoles pour recevoir les vents porteurs de pluie, c’est-à-dire les vents venant de l’ouest et du Nord-Ouest.Un autre trait essentiel, c’est l’extrême variabilité des pluies avec les années.Plus on descend vers le sud, plus cette variation s’accentue.Certaines années, la sécheresse s’étendra sur 9 mois au lieu de 6, d’autres années, sur 3 mois au lieu de 6.Les offensives du climat européen suivent les offensives du climat désertique.Il y a balancement perpétuel des deux influences.Il y a des années de vaches grasses et des années de vaches maigres.Certaines années, la sécheresse peut dévaster même la côte.Le relief du sol fait de l’Algérie un territoire unique en Afrique : 4 plissements géologiques, c’est-à-dire 4 chaînes de montagnes, à peu près parallèles à la côte méditerranéenne, entre lesquelles s’étendent des plaines fertiles, s’étagent progressivement et font un heureux contraste avec la structure tabulaire et monotone du reste de l’Afrique.Les rivières, “les oueds”, comme on les appelle là-bas, sont des cours d’eau très capricieux.Leur débit varie de zéro à un maximum parfois alarmant, et cela, avec une soudaineté qui surprend les nouveaux venus.Cela explique les érosions qui sculptent les rives de ces oueds, et justifie la longueur des ponts construits au-dessus de vallées qui sont desséchées pendant des mois; mais brusquement l’eau arrive et emporterait tous les ponts non prévus pour une large rivière au courant rapide et dévastateur.La population algérienne est d’une grande varié- Tout ce monde bigarré vit en paix, et le loyalisme des Arabes n’a jamais été sérieusement en défaut. 17 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Mars-Avril 1939 trer dans des détails techniques qui n’auraient que faire ici, il nous suffira de rappeler que les gisements algériens ont une teneur assez faible, ce qui donne une grande importance à la question du transport et par conséquent à la manière dont se présentent les gisements.Ceux du Maroc, tout récemment exploités, possèdent le gros avantage d’être beaucoup plus riches, ayant une teneur de 72-75%.Les phosphates de l’Algérie représentaient en 1929 la moitié de la production mondiale.Il y a aussi du charbon, très peu de pétrole, du fer, du cuivre, du plomb et du zinc.Elevage.— Quant à l’élevage, il serait plus florissant si l’indigène ne se montrait pas d’une inertie lamentable à l’égard de ses troupeaux, ne prenant aucun soin des animaux menacés par la raréfaction de la nourriture et par la sécheresse : “Que celui qui t’a créé te nourrisse”, déclare-t-il en une formule où se révèle toute la passivité et le fatalisme de la race.L’administration française a aménagé des prairies artificielles et il y a environ 5 millions % de moutons, dont 4 millions soumis à la tonte.Les porcs ne sont élevés que par les Européens, car le Coran, considérant comme impure la chair de cet animal, en interdit la consommation aux indigènes.On en comptait 880,000 en 1930.Les boeufs moins de 1 million ; chevaux (montures seulement, car trop légers pour le trait), mulets, ânes, chameaux, environ 200,000 chacun.Une première occasion de mesurer ce loyalisme a surgi quelque 40 ans après le début de la conquête.Quand la France était aux prises avec la Prusse, en 1870-71, au cours de cette guerre d’où devait sortir l’unité allemande, des émissaires furent envoyés par Bismarck auprès d’Abd-el-Kader, le grand chef qui avait été l’âme de la résistance à la pénétration française.Abd-el-Kader s’était retiré à Damas, en Syrie, après avoir reconnu sa défaite et fait sa soumission ; c’est là que les délégués allemands vinrent le trouver : ils voulaient pousser Abd-el-Kader à reprendre la tête d’un soulèvement contre les Français qui, occupés en Europe, n’auraient vraisemblablement guère pu mener une autre guerre au sud, pour défendre leur conquête algérienne.Pour toute réponse, Abd-el-Ka-der se retira dans une chambre voisine pour revenir peu après revêtu des insignes de grand officier de la Légion d’honneur sur son burnous blanc.Ce n’est qu’une anecdote, mais elle est typique de l’état d’esprit des chefs arabes qui avaient soutenu contre les Français la “guerre sainte”, guerre dure, mais loyale, et qui n’avait pas exclu l’estime mutuelle, au contraire.Conditions de la vie économique.— Au moment de la conquête, le pays était plongé dans une léthargie économique presque complète.Cette léthargie durait depuis le début de la domination arabe et atteignait surtout le commerce extérieur.A ce point de vue, l’activité de l’Algérie ne se manifestait que par la piraterie.Sous l’impulsion française, un éveil marqué s’est fait jour.La France a surtout recherché un développement agricole et minier et non industriel, bien que la route de Suez pût donner du charbon.En Algérie, la richesse agricole représente 95%.Villes.— Je ne saurais terminer cette causerie sur l’Algérie sans parler de ses villes, au moins d’Alger, “Alger la Blanche”.Chaque année son port est utilisé par plus de 220,000 passagers et près de 30,000 touristes.Il se place après Marseille et le Havre, pour le tonnage de jauge, et vient au 6ème rang pour le tonnage des marchandises, après Marseille, Rouen, le Havre, Dunkerque et Bordeaux.Les origines d’Alger se perdent dans la nuit des temps.La légende prétend qu’elles remontent à Hercule qui se serait laissé charmer par l’aspect riant du pays.Les Phéniciens l’utilisèrent sous le nom de Melkarth ; on peut admettre que la fondation d’Alger fut à peu près contemporaine de celle de Carthage ; mais “Icosium”, c’est ainsi que s’appelait la localité romaine bâtie sur l’emplacement actuel d’Alger, ne joua qu’un rôle infime.La véritable histoire du port d’Alger ne débuta guère qu’au 16ème siècle, à l’époque où la conquête de l’Amérique avait amené aux ports espagnols de Cadix, de Gibraltar, de Malaga, de fabuleuses richesses.En effet, ces richesses éveillèrent les convoitises de nombreux corsaires, qui furent les vrais créateurs du port d’Alger.Le premier môle et la première jetée furent construits par 30,000 esclaves chrétiens, en moins de 3 ans, sur l’ordre du corsaire Turc Khair-ed-Din.Ces travaux portent encore le nom de “Darse des Turcs” ou “jetée de Khaïr-ed- Agriculture.— Les moyens de production sont très différents de ceux mis en oeuvre en Europe.L’agriculture indigène est restée très primitive; ils se contentent de gratter un peu le sol.Le rendement est inférieur, mais il y a peu de dépenses.Les Européens ont apporté toute la technique moderne, “le dry farming” : on emmagasine l’humidité autant que possible.Mais dépenses considérables, capitaux engagés importants, ayant entraîné l’organisation du crédit agricole.La question de la technique est capitale en Algérie.Les indigènes produisent de l’orge, du blé dur, des oliviers.Les Européens, du blé tendre, plus exigeant que le blé dur, de la vigne et des cultures maraîchères.L’agriculture européenne tend de plus en plus à la grande entreprise, à la grande culture, dans de grandes propriétés.Mines.— Au point de vue minier, ce sont les phosphates qui tiennent la place la plus importante.L’Europe, qui consomme 60% de tous les phosphates du monde, est le principal client de l’Algérie.Sans en- Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 18 Si les arides terres de St-Pierre et Miquelon, cernées par les glaces polaires, ou enrobées dans un épais coton de brume; si la rocailleuse Guyane brûlée par le soleil tropical, méritent peu qu’on s’y arrête, il n’en saurait être de même des Antilles françaises.Elles sont formées des îles de la Martinique, de la Guadeloupe et de leurs satellites.Ces terres enchanteresses, au charme si étrange et si prenant, demanderaient une voix toute autre que la mienne pour être dépeintes.Autant peut-être que Tahiti, elles étaient dignes de la plume d’un Pierre Loti.Pour situer ces îles dans l’espace et dans le temps, faisons d’elles, si vous le voulez bien, une rapide étude tant historique que géographique.Les Antilles françaises tiennent à peu près ^e milieu du groupe en arc de cercle, des petites Antilles — exactement au 15e degré de latitude nord et 63e de longitude ouest, ou pour être plus explicite envers les personnes peu versées dans les sciences marines, au sud de la Floride et à l’est du Guatemala.Ces îlots qui faisaient au début partie intégrante des Amériques, ne sont que les restes de terres englouties par une dislocation de la croûte terrestre.Leur formation est purement volcanique ; c’est ainsi qu’à la Guadeloupe seulement quatre foyers ont formé autant de massifs distincts.L’un d’eux la Soufrière manifeste encore aujourd’hui son action éruptive par des émanations de gaz sulfureux, par des vapeurs chaudes et des fumerolles.A la Martinique, les foyers volcaniques sont le Carbet et surtout la Montagne Pelée dont la terrible éruption de 1902 est encore présente à bien des mémoires.Une formidable coulée de lave anéantit complètement la Ville de St-Pierre, alors capitale de l’île, causant la mort de la population entière, soit plus de 35,000 personnes.Le profil de ces îles est donc fort mouvementé.Malgré leur faible superficie, certains de leurs sommets dépassent 5,000 pieds.Le sol, composé de porphyre, de trachytes et de basaltes, est sillonné de nombreux cours d’eau, rivières et torrents qui joints à l’humidité de l’air expliquent cette végétation intense.La richesse de ces pays est uniquement agricole.En tête vient la culture de la canne à sucre, dont la plus grosse part est distillée en rhum.La banane, dont la production intensive est assez récente, mais dont la récolte est actuellement suffisante pour couvrir entièrement le marché français.Viennent ensuite le cacao, la vanille, le manioc, le caoutchouc, le poivrier, le gingembre, l’ananas, en un mot tous les produits tropicaux.D’une superficie à peu près équivalente, la Martinique et la Guadeloupe, ont environ 100,000 hectares (247,100 acres) ; leurs populations, de 250,000 âmes chacune, se composent, à part des fonctionnai- Din”.C’était là que les corsaires venaient se réfugier avant de repartir à l’attaque du commerce chrétien.Le port n’était pas bien grand : 3 hectares % de superficie, avec une passe de 130 mètres au sud.Il pouvait contenir une trentaine de galères; mais il résista à toutes les attaques, notamment à celles de Charles-Quint en 1541 et de Duquesne en 1682, qui infligea à la ville un terrible bombardement, sans d’ailleurs obtenir sa reddition.Ce port subsista jusqu’à la conquête, débutée en 1830, par Charles X.Alger est devenue une grande ville avec des parties ultra-modernes, entourée de villas dans les fleurs, possédant un jardin d’essai, etc., mais Alger est toujours dominée par la casbah, où la vie musulmane continue, sans changer, depuis des siècles.Le contraste offert ainsi est saisissant, car il se produit sans transition.On se trouve soudain dans un dédale de ruelles, d’escaliers, de couloirs tortueux, dans une demi-pénombre ; les maisons, entassées sans ordre, communiquent les unes avec les autres par des souterrains, ou par les toits, car des ruelles sont tellement étroites qu’on peut les enjamber facilement.Une atmosphère de mystère se dégage de cet ensemble et des gens qui y habitent, et ne peut manquer d’attirer et de fasciner les voyageurs et touristes.Alger, ville chargée d’histoire et de légendes, pleine d’activité et d’avenir, est aussi un séjour enchanteur pour l’artiste et pour le poète; l’Islam y demeure intact, sans fusion avec le modernisme qui ne saurait l’entamer, et s’arrête à sa porte, pour ainsi dire.La France en Amérique (Conférence prononcée le 30 janvier par M.Richard Faivre, directeur pour le Canada des Services Nationaux du Tourisme).M.Jacques Bardoux, membre de l’Institut, parlant devant les élèves de l’Ecole Militaire de St-Cyr, définissait en ces termes l’Empire britannique : “Il est immense, extra-européen et profondément varié.Aucune homogénéité, il réunit toutes les races, toutes les religions, toutes les langues, tous les tempéraments.” L’Empire Colonial français, sur une échelle à peine moindre, possède les mêmes diversités.Vous avez, la semaine dernière, parcouru l’Algérie, curieux mélange d’exotisme et de civilisation, mélange aussi d’antiquité reculée et de modernisme audacieux.J’ai la tâche — tâche très agréable, du reste — de vous guider aujourd’hui vers une tout autre contrée de la France d’Outre-Mer, vers la France d’Amérique, ou pour être plus exact, vers la France près l’Amérique.Elle se compose, du nord au sud, des Iles St-Pierre et Miquelon, des Antilles Françaises et de la Guyane. CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Mars-Avril 1939 19 res français, de créoles et de nègres, nègres descendant soit des farouches Caraïbes, soit d’Africains amenés là comme esclaves au premier temps de la colonisation.Un peu d’histoire maintenant.Ces îles furent découvertes par Christophe Colomb en 1493 et 1504.Pendant plus d’un siècle cependant, les naturels du pays, les Caraïbes, s’opposèrent de toute leur force à la pénétration européenne.En 1515, Ponce de Leon et ses gens furent massacrés par eux; en 1523 de courageux missionnaires français eurent le même sort.tants à la mère patrie est même profondément touchante, et lors de la Grande Guerre, les Antillais se sont levés en masse pour la défendre.Ce que je voudrais pouvoir rendre maintenant c’est le charme étrange et prenant de ces îles sous la chaude température tropicale.Pour ce faire, voulez-vous m’accepter pour guide et prendre passage avec moi sur l’un quelconque des nombreux paquebots qui, chaque hiver, mènent les touristes vers ces riantes contrées.Quelle étonnante sensation, quelle merveilleuse satisfaction aussi, quelques jours à peine après avoir quitté la neige, le froid, le brouillard, de pouvoir abandonner manteaux et fourrures! Quelques jours à peine et notre navire n’est plus secoué par la dure houle de l’Atlantique ; il entre dans une zone plus clémente.Son étrave fend maintenant une mer tout à fait céruléenne que parsèment de leurs grappes d’or pâle les sargasses.La mer des Caraïbes.prêchons.Une roche mauve en effet monte à l’horizon : la Désirade.Puis nous sommes environnés d’î-les aux noms charmants, aux silhouettes attrayantes et majestueuses.Nous laissons au nord cette Désirade qui, paraît-il, contient encore les trésors enfouis des flibustiers.Marie Galante s’avance au sud et nous la dépassons pour cotoyer la partie basse de la Guadeloupe.Elles sont bien belles, vraiment, ces îles.La première vision que nous en avons est d’une splendeur qui ne démentira pas la renommée de ces terres si souvent décrites comme des paradis.Leurs grands paysages profilés sur l’océan équilibrent le mariage exact de douceur et d’âpreté, de luxuriance et de vagerie.Ce n’est qu’en 1625 qu’un Français aventureux, le sieur d’Esnambuc en prit possession au nom du roi de France et y fonda une compagnie dite Compagnie des Iles d’Amérique, sur le modèle de la célèbre Compagnie des Indes.Mais il eût à lutter avec les indigènes rebelles à toute domination ; il leur livra une guerre acharnée, et dût même les chasser des îles.La misère s’ensuivit, faute de bras pour le travail.En 1640, cependant, un nouveau gouverneur, le sieur Aubert sut ramener les caraïbes, et de nombreux colons arrivèrent de la métropole.La culture du coton, du tabac, de la canne à sucre, du café, fut alors entreprise sur une grande échelle et, grâce au climat, prospéra rapidement.Ce ne fut pas hélas sans soulever l’envie d’autres pays colonisateurs.En 1685 les Anglais firent une première tentative pour s’emparer de l’archipel ; ils furent repoussés de même qu’en 1703, en 1727, en 1756.En 1759 cependant, les maigres garnisons, aidées de toute la population, durent capituler devant l’escadre de l’amiral Moore malgré leur héroïque résistance.Rendues à la France par le traité de Paris, elles furent reprises par l’Angleterre en 1794, pour revenir à la France la même année.Ce jeu de va et vient continua plusieurs années encore mais il serait fastidieux d’en donner tous les détails.Il suffit de savoir qu’à partir de 1816 les Antilles n’ont cessé d’être françaises et que, malgré les épreuves de toutes sortes — tremblements de terre, guerres, épidémies, incendies, elles ne cessèrent de prospérer grâce à leur intense vitalité.Administrées par des gouverneurs français, elles jouissent à l’heure actuelle du même traitement que la Métropole ; comme chaque département de France, elles sont représentées au parlement par des députés et des sénateurs.Appliquant là comme partout sa magnifique politique coloniale faite d’humanité et de justice, la France a réussi non seulement à amadouer ces indigenes farouches, mais à se faire aimer d’eux.Ces colonies sont maintenant si étroitement rattachées au domaine qu’elles s’offensent d’être considérées comme coloniales.La fidélité de leurs habi- i .nous ap- sau- Choisissons-en une, si vous le voulez ; elles se ressemblent du reste étrangement.Prenons la Martinique, par exemple, et accostons à sa capitale, Fort de France.Les baraquements de la douane dépassés, nous nous engageons dans une allée bordée d’énormes palmiers dont la voûte nous cache entièrement le ciel.Au bout de ce couloir une clarté : c’est la ville.Les rumeurs croissent; à droite, en bordure de la route, de bizarres guinguettes.Aux relents des fritures se mêlent l’amère senteur de la marée et, par instants, une merveilleuse odeur de cédrat, d’encens, de frangipanes.4 Nous croisons quelques femmes indigènes : étranges créatures, vêtues d’énormes jupons blancs, les cheveux couverts d’un madras bigarré, et, à leur bras, elles aussi un inséparable parapluie.Sur la tête, défiant toutes les lois de l’équilibre, elles portent d’immenses et lourds paniers — car, dans cet heureux pays ce sont les femmes qui travaillent.Il est curieux de contempler par exemple, ces longues files de négresses faisant le charbonnage d’un navire ou Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 20 ment 426 tournants en épingle à cheveux.Rude épreuve certes pour les coeurs peu solides mais magie des yeux.Sur cette route coloniale, il semble que la végétation, stimulée par la proximité des puissances dévastatrices du Mont Pelé, s’en donne à coeur joie pour les braver.On chemine entre de hautes murailles végétales; ce ne sont que filaos, fougères arborescentes croulant sous la masse des orchidées, lianes suspendues le long du chemin comme un gigantesque réseau de fils télégraphiques, manguiers, campêchiers gris, mousses et lichens d’argent.Je voudrais pouvoir trouver les mots pour vous décrire cette féérie, mais hélas la langue française n’est pas assez riche; il faut l’avoir vue.Le climat chaud et humide favorise ici une végétation exceptionnellement luxuriante, toujours verte.Sur les hauteurs, cette sylve tropicale si drue et si haute, ne laisse entre le faîte des arbres que de rares interstices de ciel.dans les vallées, les champs de canne à sucre, les bananeraies parsemées de villages où de riches habitations de planteurs étincellent sous l’azur écrasant.Et comme complément, le bruit d’un ruisseau vient charmer l’oreille de son clair glouglou permettant d’imaginer l'eau fraîche glissant sur un lit de cailloux luisants.Dans le ciel, les oiseaux mènent leur gai vacarme, colibris, oiseaux siffleurs, ils sont innombrables, car, pour les bêtes comme pour les plantes, la vie est intense.La Martinique et la Guadeloupe, enviables pays, portent sur les choses et les individus un sceau, ce sceau est la joie de vivre.Vous n’avez qu’à contempler les larges sourires qui vous accueillent, découvrant dans les faces d’ébène un clavier de dents éclatantes, pour voir et comprendre que point n’est besoin de notre vie ultra-moderne et sybaritique pour être heureux.Malgré les doléances que la crise générale provoque ici comme ailleurs, on y vit dans l’ensemble, d’une façon singulièrement raisonnable et calme.L’insouciance des habitants est la résultante du climat, de la fertilité, de la liberté extrême du régime.Car, chose certaine, la France leur a permis une expérience insulaire probablement unique sur la planète.Sa doctrine coloniale, appliquée dans ces petites îles lointaines comme dans le reste de son empire, a prouvé, par ses résultats, son excellence.Oublieuses des luttes épiques dont elles furent témoins et victimes, il n’y a guère plus d’un siècle, les Antilles françaises ne connaissent plus maintenant que la bataille économique sous la libérale tutelle de la mère-patrie, de cette mère-patrie avec laquelle, par une volonté si touchante, elles ont tenu à s’incorporer d’une façon totale pour ne former qu’un bloc: la plus grande FRANCE.bien armées d’une petite serpe, récoltant la canne à sucre.Et les hommes, me direz-vous?Ils travaillent eux aussi, il est vrai, mais à leur façon, travail purement intellectuel, pourrais-je dire; leur qualité d’électeur prend à leurs yeux une importance capitale et le plus clair de leur temps se passe en parlotes po- litiques.Mais reprenons notre promenade.Tournant à gauche, nous abordons la savanne, encerclée de gigantesques manguiers.Dans le fond, surmontant l’immense pelouse, auréolée de hauts et filiformes palmiers, se dresse le monument d’une créole célèbre, l’impératrice Joséphine, dont la pierre conserve l’enfantine image.Nous pénétrons en ville.Pour qui connaît les possessions britanniques toutes proches, Trinidad les Barbades, quel contraste! Deux doctrines coloniales si différentes se sont épanouies si près l’une de l’autre, chacune comme la nécessité de tempéraments humains non-interchangeables.D’un côté c’est un fragment d’Angleterre adapté aux conditions de la vie tropicale: maisons graves, élégantes, confort un peu égoïste, policemen impeccables.ou De l’autre, le tempérament latin, avec sa nonchalance, son horreur de l’entrave, son amour du beau dans la liberté et la souplesse de nos moeurs.A Fort de France, aucune contrainte.La ville dont la blancheur étincelle au soleil, n’a pas été construite selon un plan quelconque.Non, elle a grandi et s’accroît encore au gré de la volonté de chaque individu, en un mot, au hasard.Et, croyez-moi, n’en déplaise à nos grands urbanistes cela ne lui enlève aucun cachet, aucun charme, car n’est-il pas vrai, comme le disait Boileau, que souvent un beau désordre est un effet de l’art.Petites rues tortueuses, places biscornues, échoppes sombrées, cafés, marchés en plein air où d’innombrables fruits exotiques vous sont offerts: mangues, ananas, bananes, sapotes, tout vous étonne, tout vous plaît.Un regard à la rivière Madame qui traverse la ville, et partons visiter la campagne.Les routes qu’elle offre au touriste peuvent manquer de perfection à l’américaine, mais chacun de leurs tournants innombrables découvre une nouvelle perspective sur les bois, les ruisseaux, les torrents, les pitons, les mornes les plus dignes d’être contemplés, et si une panne d’auto, par aventure, vous immobilise, du moins aurez^vous de quoi charmer votre station imprévue.La route de la “Trace”, l’une des plus belles peut-être qu’il y ait dans le monde, conduit de Fort de France à St-Pierre; elle traverse un pays des plus mouvementés puisque, si vous voulez des chiffres, longue de quelques 25 milles, elle comprend exacte- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Mars-Avril 1939 21 PROPOSITIONS D’AFFAIRES dérale, provinciales et municipales et des institutions éducatives, charitables et religieuses.Comme la base de répartition varie appréciable-ment entre les différentes provinces, il est difficile d’en arriver à des valeurs vraiment comparables dans les différentes sections du pays.Les systèmes de répartition entre les municipalités dans la même province diffèrent souvent entre eux.Quand il semblait y avoir des écarts anormaux le Bureau a consulté les autorités provinciales; les statistiques données plus haut sont les plus récentes.Les évaluations taxables globales par province sont les suivantes : Ile du Prince-Edouard, $40,561,202; Nouvelle-Ecosse, $171,109,587 ; Nouveau-Brunswick, $168,456,159; Québec, $2,199,369,834; Ontario, $3,002,146,474; Manitoba, $477,221,364; Saskatchewan, $1,087,413,856; Alberta, $519,710,605; Colombie Britannique, $452,684,537.L’évaluation de l’Ontario comprend $82,787,073 pour fins scolaires seulement pour les cités.L’évaluation pour fins scolaires d’autres municipalités ne paraît pas.La propriété exempte dans toutes les municipalités est la suivante: Ile du Prince-Edouard, $8,259,050; Nouvelle-Ecosse, $45,940,264; Nouveau-Brunswick, $64,319,825; Québec, $738,067 746; Manitoba, $159,619,526 ; Colombie Britannique, $146,925,242.En Ontario, l’exemption pour les cités seulement est de $386,428,507, tandis que pour la Saskatchewan et l’Alberta, il n’y a pas de données.La propriété exempte dans les principales cités canadiennes est la suivante : Montréal, $321,167,700; Toronto, $158,836,442; Ottawa, $78,289,766; Trois-Rivières, $44,924,975; Halifax, $39,237,600; Hamilton, $33,010,620; Winnipeg, $50,908,340; Vancouver, $58,108,420.La répartition sur le revenu n’est connue que pour trois provinces : Nouveau-Brunswick, $28,024,270; Nouvelle-Ecosse, $725,348 ; et Ontario, $10,930 854.Il est à noter que les évaluations de répartition sur le revenu en Ontario en 1936 sont de $10,930,854 contre $71,500,340 en 1935.Le déclin est dû placement en 1936 de la taxe municipale sur le revenu des particuliers par une taxe provinciale sur le revenu.La Chambre de Commerce Française au Canada n’engage en aucune façon sa responsabilité en communiquant les demandes de représentants ci-dessous et n’autorise personne à la donner comme références.Des maisons françaises ont demandé des agents ou représentants pour : A 162.—Soutien-gorge.A 163.—Tisanes.A 164.—Spécialités pharmaceutiques.A 165.—Pâtes Alimentaires.A 166.—Produits désodorisants.A 167.—Chemise d’homme grande fantaisie.A 168.—Dentelles mécaniques.A 169.—Serrurerie.A 170.—Petite maroquinerie; porte-monnaie, bourses, blagues à tabac.A 171.—Caramels de toutes sortes.A 172.—Matières colorantes.A 173.—Tissus métalliques spéciaux destinés aux garnitures des centrifuges pour sucreries.A 174.—Pulpes de fruits, confitures, conserves de légumes et de poisson marocains.A 175.—Articles de bonneterie, costumes de bain, etc.A 176.—Générateurs d’acétylène à haute pression.A 177.—Chaussettes de fil, fil et rayonne, standard et diminué, bas rayonne et soie naturelle, bas de soie naturelle.A 178.—Lustres.A 179.—Thermomètres métalliques à cadrans.180.—Huile d’olive.181.—Truffes en conserves.Jus de raisins frais.182.—Produits d’hygiène et de beauté.183.—Pièces en acier moulées.184.—Cartes postales (échantillons).185.—Dentelles macramés (échantillons).186.—Bandes de pansement et bandes molletières en tissus élastiques sans caoutchouc (échantillons) .187.—Tétine.188.—Bicyclettes.189.—Articles “Porcelor” imitant la porcelaine.190.—Médailles de Sa Sainteté Pie XI.191.—Parfums spéciaux pour fourrures.192.—Rideaux, broderies (échantillons et prix).au rem- Les évaluations globales taxables en 1935 sont de $8,348,439,102, dont $7,768,691,748 en immeubles imposables.Les exemptions s’élèvent à $1,476,603,452.Evaluations pour cotisation municipale En 1936, les évaluations municipales imposables au Canada s’élèvent à $8,118,673,618, dont $7,578 744,397 en immeubles imposables, $47,625,861 en propriété personnelle et $39,680,472 en revenu.Les propriétés exemptes valent $1,549,560,160.Ce sont surtout des propriétés des administrations fé- Placements étrangers au Canada et placements canadiens à l’étranger Les paiements d’intérêts et dividendes par les compagnies canadiennes contrôlées par l’étranger se chiffrent à $155,000,000 en 1937, somme plus forte que les paiements totaux d’intérêts sur la dette pu- i CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Mars-Avril 1939 22 c.; caoutchouc et produits du caoutchouc, 80 p.c.; aliments préparés pour le déjeuner, 98 p.c.Les placements canadiens à l’étranger s’établissent à $511,000,000 à la fin de 1937.Bien que le Canada ne soit pas habituellement considéré comme un pays exportateur de capitaux, ces placements par rapport à la population du pays ne sont que légèrement inférieurs aux placements correspondants des Etats-Unis en proportion de la population de ce pays-là.blique du Dominion pendant la même période.De ce montant, $93,000,000 sont payés à des compagnies apparentées et à des particuliers des Etats-Unis, $21,000,000 sont dirigés sur la Grande-Bretagne ; les détenteurs minoritaires de titres et d’obligations au Canada reçoivent $38,000,000.Les paiements à l’étranger de ces compagnies représentent presque un cinquième de tous les paiements en dehors du Canada sur le compte courant pour fins autres qu’achats de commodités dans l’état de 1937 sur la balance canadienne des paiements internationaux.Ces paiements d’intérêts et dividendes ont été rendus possibles par des placements de $2,807,000,000 au Canada contrôlés par l’étranger, placements qui ont pris racine au 17e siècle et qui ont augmenté continuellement au point de représenter maintenant une part importante du capital engagé dans toute l’industrie canadienne.Tout en profitant aux capitalistes non canadiens, les placements contrôlés par l’étranger ont procuré aux Canadiens des avantages qui excèdent de beaucoup les pertes encourues par les dividendes et intérêts sur obligations sortant du pays chaque année.Le rapide développement industriel du Canada les vingt-cinq premières années de ce siècle n’aurait pu se produire sans le support financier sur -une grande échelle de l’étranger.Bien que les placements contrôlés par l’étranger se rencontrent dans presque tous les genres d’affaires au Canada, il y a des variations marquées dans leur importance relative dans les divers groupes de l’industrie canadienne.Les industries du véhicule-moteur et du sucre fournissent des exemples extrêmes, la première étant contrôlée par l’étranger dans proportion de 99.5 p.c.et la seconde étant entièrement contrôlée par des Canadiens.Les autres industries et les proportions du contrôle par l’étranger sont respectivement : compagnies de prêts, 35 pulpe et papier 45 p.c.; instruments agricoles, 58 p.Dépenses ménagères au Canada Des résultats frappants concernant les niveaux de vie des familles des employés à gages au Canada ont été obtenus d’une analyse sommaire d’un relevé des dépenses ménagères de la famille urbaine canadienne.En octobre et novembre des relevés ont été faits comprenant Charlottetown, Saint John, Halifax, Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, London, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton et Vancouver.L’année terminée le 30 septembre 1938, les dépenses ménagères de 1,135 familles d’employés à gages d’origine britannique dans 11 cités et de 211 familles d’origine française dans les deux cités du Québec ont été colligées.Ces familles ont été choisies au hasard mais étaient typiques de la famille canadienne dépendant d’un employé à gages.Les revenus annuels de ces familles variaient de $450 à $2,500.La plus grande différence dans les proportions de dépense pour les besoins ménagers s’est rencontrée dans les achats d’aliments.Ces proportions pour les aliments vont de 25.3 p.c.pour Charlottetown à 31.8 p.c.pour les familles d’origine britannique de Montréal.Les proportions pour les aliments sont remarquablement plus élevées dans les grandes cités.Les proportions de dépenses consacrées au logement varient de 15.1 p.c.pour Charlottetown à 20.8 p.c.pour Ottawa.une p.c.; GRAND APERITIF FRANÇAIS IS ¦ IS IS h Vin Tonique naturel Mars-Avril 1939 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 23 Membres de la Chambre de Commerce Française au Canada e PRESIDENT D’HONNEUR S.E.ROBERT DE DA MPI ER RE Ministre Plénipotentiaire de France à Ottawa VICE-PRESIDENTS D’HONNEUR M NOEL HENRY Consul Général de France à Montréal.M.RAYMOND TREUIL Attaché Commercial près la Légation de France.MEMBRES D’HONNEUR M.Gabriel Hanotaux, Ancien Ministre, Président du Comité France-Amérique, Paris.M Edouard Herriot, Député, Ancien Président du Conseil des Ministres, Chambre des Députés, Paris.M.Max Hymans, sous-secrétaire d’Etat du Commerce, Paris.M.André O.Honnorat, Sénateur, Ancien Ministre de l’Instruction Publique, Paris.M.Henri de Clerval, Ancien Attaché Commercial près la Légation de France.MEMBRE DELEGUE EN FRANCE ' — M.C.A.CHOUILLOU, Ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, 24, rue de Milan.Paris.CONSEIL D’ADMINISTRATION Président : Georges Yinant.Vice-Présidents : Richard Faivre, Henri Lecocq.Secrétaire : Charles Montestruc.Membres Correspondants: Conseil d’Arbitrage : L.Baisez, G.Bouission, P.Charton, A.Gallin, A.Hadamar, J.P Kempf.M.Pasquin, H.B.de Passillé, B.Robert de Massy, R de Roumefort, M de Roussy de Sales, P Villard.M S.N.Jean.Agent Consulaire de France Régina, Sask.M A.Tainbon, Agent Consulaire de France, Halifax, N.S.Avocat-Conseil : Me Paul Lacoste, CR, de l'étude légale Lacoste et Lacoste, 221, O., rue St-Jacques, Montréal.Secrétaire-Ad joint : Emile Desnoux.Trésorier : François Ducros.E.Bourbousson.Conseil juridique pour la France.131, rue du Faubourg St-Honoré Paris (VIII).Notaire: M.J.A.Clavel, notaire, 4, rue Notre-Dame Est, Montréal.Conseillers : P.M.d’Allemagne, H.Dolisie, H.Lefèvre, M.Louis, R.E.Malleville, M.Nou-gier, A.Tarut.MEMBRES ACTIFS Emile Mériot, agent com., 751, Victoria Square, Montréal.Ch.Montestruc, 308, New Birks Bldg., Mont réal.Marcel Nougier, ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur, Directeur de J.Eddé Limitée, New Birks Bldg.Montréal.Marcel Pasquin, Directeur du Crédit Foncier Franco-Canadien, 5, rue St-Jacques Est, Montréal.H.B.de Passillé, Importateur, 506 rue Charrier, Montréal.A.Pony, Libraire, 554, rue Ste-Catherine Est, Montréal.B.Robert de Massy, Directeur Général des Laboratoires Abbott.388 rue St-Paul Ouest, Montréal.Victor Rougier, 350, rue LeMoyne.Montréal.R de Roumefort, Directeur-général du Crédit Foncier Franco-Canadien, 5, rue St-Jacques Est.Montréal.M.de Roussy de Sales, Directeur Commercial de la Cie France-Film, 637 Craig O.Montréal.A Tarut, Conseiller du Commerce Extérieur, de la Maison O’Brien & Williams, Agents de Change, 132, rue St-Jacques, Montréal.Charles Tiberghien, Président Franco-Canadian Dyers Ltd.; vice-président St.John Textile Mills Ltd.St-Jean, Qué.G.Vennat.Conseiller du Commerce Extérieur, 36.rue Poquelin-Molière, Bordeaux.I)r Paul Villard, 2055 Avenue Vendôme, Montréal.G.P Vinant, de la Maison Virant Ltd., 523, rué Bonsecours, Montréal.J.I.Eddé, Président.J.Eddé Limitée, 68, rue Laffite, Paris.R Faivre, Représentant Général au Canada de la Cie Générale Transatlantique, 1196, Phillips Place, Montréal.M.Ferrand, Union-Incendie, 9, Place Vendôme, Paris.A.Gallin, Président.Gallin Glove Co.Ltd., 611.Confederation Bldg.Montréal.André Hadamar, de la Librairie Beauchemin Ltée.430, St.Gabriel, Montréal.P.Kempf, Banquier.Crédit Anglo-Français Ltd., 507.Place d’Armes, Montréal.J.-M.Lafon, président.Europe Médical Ltée 360 carré St-Louis, Montréal.H.de Lanauze, Importateur, 1027, rue Bleury, Montréal.Henri Lecocq, Directeur de Coudurier.Fructus, Devigne et Rodier Canada Ltée, 1000 New Birks Bldg.Montréal.Henry Lefèvre, ancien Président.Conseiller du Comêrce Extérieur.Directeur.Potash Company of Canada Limited.360 Saint-Jacques.• Montréal.M.L Lemaire, directeur commercial.Laines du Pingouin.(Canada) Ltd.450.rue St-Paul Est, Montréal.Marcel Louis, Directeur de Bianéhini.Férier & Lesur Limited, 600, New Birks Bldg., Montréal.R.E.Mallevtlle, président.Modem Packaging Ltd., 1266, rue Mackay, Montréal.i/ouis Baisez, de la maison L.Baisez et R.Tanghe, représentation de fabriques et de maison d'édition, 1015 rue St-Alexandre.Montréal Lucien Besnard, ancien Président, Conseiller du Commerce Extérieur.610, rue St-Jacques, Montréal.0 E.Billard, Gérant Général, Laines du Pingouin (Canada) Ltd., 450 vue St-Paul Est, Montréal.Daniel Bonnard, représentant de la maison Dognin — Racine 430, Birks Bldg., Montréal.G.Bmission.importateur, 44 5, rue St-Francois-Xavier, Montréal.Pierre Charton, Conseiller du Commerce Extérieur, de la maison Hevdt et Charton, Inc., 2027 McGill College Avenue, Montréal.A.Ciriez, 20, rue Centre, Neuilly-sur-Seine, France.E.M.Coullenot, Ingénieur civil, agent général de manufactures françaises, 4151, rue St-Denis, Montréal.P M d’Allemagne, Ingénieur Conseil, 1430, rue Bleury, Montréal.Emile Desnoux, Conseiller du Commerce Extérieur, de la Maison Virant Ltée, 533, rue Bonsecours, Montréal.H.Dolisie, Directeur Air Liquide.1111, Beaver Hall Hill, Montréal.François Ducros, Directeur, Corporation Pharmaceutique Française, 633, rue Bonsecours, Montréal.Gaston Durand, Directeur de Perrin Glove Co., (Canada), Ltd., 437, rue Mayor, Montréal.J.¦ CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Mars-Avril 1939 24 SECTION DE L’ONTARIO MEMBRES ADHERENTS Jean Le Bailly, a/s European Co.432 Confederation Life Bldg., Toronto.G.P.Maurer, 622 Fleet Street West, Toronto.H.Odlau, Royal York Hotel, Toronto.E.Pouliot, a/s Bianchini Férier, 57 Bloor St.West, Toronto.PRESIDENT Rene Cera, College St., Toronto.S.J.A liman, Tapis et parfums d'Orient, 58 Glendale Ave., Toronto.M Aquarone, Royal Connaught Hotel, Hamilton.A Bouillot, King Edward Hotel, Toronto.F.Bouyeux, 29, Wlnéva Avenue, Toronto.T.Hoorens, King Edward Hotel, Toronto.H.Hulot, Décorateur, 36, Hayden Street, Toronto.L.Jacquier, Tissus Labbey 37, Bernard Avenue, Toronto.Georges Kogan, 69 Gerrard Street West, Toronto.F.V. v - 4- Normandie 3 mai lie de France 13 mai Normandie 17 mai Champlain 25 mai Normandie 31 miVi lie de France, (> .juin Champlain 13 juin Normandie 14 juin lie de France 21 juin et Chargeurs- Réunis ’ “NORMANDIE” Le plus grand paquebot du monde (83,423t.) Allez en Europe par le Havre—Prix adaptés aux conditions actuelles—Service impeccable Cuisine française — Confort sans égal MONTREAL Edifice Canada Cement 1196 Place Phillips.WINNIPEG TORONTO 53 Ouest, rue Richmond 459, rue Main.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.