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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Références

Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1949, Collections de BAnQ.

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JANVIER 1949 No 512 BULLETIN 5 -™ CHAM bH| * X t F" g T i rEV ' ¦ DE mmZ ; 'Iff n E 1 » A FRj\NCAH AU CANADA ¦¦¦Kj ¦a rîYl ¦Étais in i «1 •IMS?I II li " - WÈm, WÊÊmt CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Reconnue par le Ministre du Commerce et de l'Industrie le 20 août 1886.429.AVENUE VIGER.MONTRÉAL (CANADA) Téléphone : Plateau 9420 Adresse télégraphique : "GALLIA, MONTRÉAL" BUREAU DE PARIS (France) Téléphone : OPÉRA 08-08 4, Place de l’Opéra ai \ Z a- K Z Z .! X i .**.' % / / V ' A L % Ça n’est pas de la blague / * • • • V Voici un exemple typique de la vitesse et du rendement obtenus grâce au conditionnement par la flamme.Ce travail était à London, Ont.Avant d’être enterrée, une conduite forcée devait être nettoyée soigneusement, puis repeinte.Toute l'opération fut entreprise par groupes d’ouvriers travaillant à la chaîne.Venait d’abord le groupe se servant d’un chalumeau avec buses spéciales pour craquer la couche de poussière et la rouille, chasser l’humidité et laisser après son passage une surface chaude et complètement sèche.Un deuxième groupe était chargé de brosser le tuyau avec des brosses d’acier afin de le débarrasser de toutes les petites particules qui pourraient encore s’y trouver attachées.Puis venaient les peintres, qui répandaient une couche de peinture spéciale, résistant à l’humidité, qui s’appliquait parfaitement sur cette surface bien préparée Résultat: La conduite est merveilleusement protégée et durera bien plus longtemps.L’entière opération fut exécutée dans une petite fraction du temps qu’il aurait fallu pour faire le même travail, d’anciennes méthodes, et beaucoup moins efficaces.Ceci vient de nouveau prouver que le conditionnement par la flamme paye en soi-même.¥ w #1 *6 max « v:J ü a avec Canadian LIQUID AIR Company LIMITED St.John's, Nfld.• Sydney • Halifax • Moncton • Quebec • Sorel • Montreal • Toronto • Hamilton • London Windsor • Winnipeg • Regina • Saskatoon • Calgary • Edmonton • Vancouver • North Vancouver • Victoria 1 BULLETIN I DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA MONTRÉAL No 512 JANVIER 1949 Assemblée Générale Annuelle SOMMAIRE Page Procès-verbal d’une assemblée générale des Membres Actifs et Adhérents tenue le 27 janvier 1949 à 4 heures trente, au siège social de la Compagnie, 429 avenue Viger.Etaient présents : MM.G.P.Vinant, Président ; H.Do-lisie et M.Nougier, Vice-Présidents ; A.Sutto, Secrétaire ; A.Hadamar, Secrétaire-Adjoint ; F.Ducros, Trésorier ; MM.V.Panneels, M.Quédrue, E.Rivière, Conseillers ; et MM.Cangardel, Crozier, Coullenot, Desnoux, Dhavernas, V.Difrand, Gens, LeBorgne, Lecocq, Lot, Louis, Manchec, Quédec, Schaefer.S’étaient excusés : MM.d’Allemagne, Aubry, Beaudoin, Charbin, de Lanauze, Farjon.Monsieur Ernest Triât, Consul Général de France à Montréal et Monsieur Gérard Dubois, Attaché Commercial de France assistaient également à la réunion, ainsi que plusieurs membres adhérents.Retenu à Ottawa par la maladie, M.Bernard Lechartier, Conseiller Commercial, a exprimé ses regrets de ne pouvoir être présent.Lecture du Procès-verbal de l’Assemblée annuelle précédente est donnée par Monsieur Sutto.Ce Procès-verbal est adopté sur proposition de Monsieur Panneels, secondé par Monsieur Desnoux.On procède ensuite à l’élection des nouveaux Membres Actifs suivants : MM.P.Brassac, J.A.Brusset, A.Ligné, P.Salbaing, A.Welcker, ainsi que des nouveaux Membres Adhérents : PL Beaulieu, H.Geoffrion, H.Gérin-Lajoie, R.Labeyrie, Dr.L.Tombs, qui sont élus à l’unanimité.Monsieur Ducros, donne ensuite lecture de l’exercice financier de 1948 qui est adopté sur proposition de Monsieur Dolisie secondé par Monsieur Fladamar.Poursuivant l’ordre du jour, le Président, M.G.Vinant, se lève et présente son rapport annuel.Assemblée générale annuelle 1 Prix et production en France et au Canada 9 La Foire Internationale du Canada .11 Liste des Foires et Salons en France .13 Importations prohibées au Canada .15 Douanes françaises 19 Le Conseil Supérieur des Français de l’étranger 22 Les chances de succès dans le Québec .23 L’Industrie minière au Canada .24 Informations diverses 25 Horaire des émissions françaises .26 La production française de tracteurs .27 Nouvelles mines au Canada 28 Liste des Membres 29 Imprimé au Canada par TYPO-PRESS, 600 est, rue Legendre, Montréal 12, Qué.Prix : 25 cents CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 2 et de bois d’oeuvre.On aura coupé au Canada en 1948, 5,000 millions de pieds de bois et fabriqué plus de 7 millions de tonnes de pulpe de papier.La production de papier journal est 4 fois plus considérable que celle de tout auto^ pays et se chiffre à plus de la moitié des stocks mondiau^y de cet article essentiel.PECHERIES — Le Canada occupe le cinquième rang dans le monde pour ses pêcheries qui s’élèvent, tant pour la Côte de l’Atlantique que pour celle du Pacifique, à plus de 1100 millions de livres de poisson, représentant une valeur approximative de 120 millions de dollars.L’abondance des richesses agricoles, forestières et minérales du Canada en font un grand exportateur de matières brutes, puisque les objets manufacturés ne représentent qu’environ 20% de la valeur de ses exportations.Passons maintenant aux industries manufacturières ou de transformation.Les industries manufacturières ont maintenu ou augmenté leur rendement.Un récent relevé montre que 2,000 filiales d’entreprises américaines se sont installées au Canada, représentant un placement global de plus de 2 milliards de dollars.Il existe également 475 filiales de firmes anglaises qui ont engagé des capitaux excédant 600 millions de dollars.D’autres pays européens commencent à s’établir ici et l’on prévoit que 100 à 150 nouvelles manufactures seront installées au cours de Vannées présente.Parmi les autres industries importantes nous devons citer l’aluminium, les produits chimiques, les usines d’automobiles et d’avions.Quant aux pouvoirs électriques, qui con^^ tituent un facteur vital de l’industrialisation du pays, lem^ production dépasse 11 millions de c.v., représentant une augmentation de 10% sur la production de l’an dernier.Il ne faut pas oublier la construction dont la reprise a été très marquée en 1948.La valeur des contrats de construction adjugés l’an dernier s’élève à 815 millions de dollars, soit 35 % d’augmentation.Sans parler des usines nouvellement construites ou améliorées, 85,000 maisons ont été terminées en 1948 et l’on estime que 90,000 familles sont encore à la recherche de logements.Il est donc à prévoir que la construction continuera son essor au cours de l’année présente, nous permettant un certain optimisme puisque vous connaissez tous le dicton : “Quand le bâtiment va, tout va.” Après ce tableau succinct de la production et des industries du Canada, étudions maintenant le canadien.Par suite d’une production accrue, le marché intérieur devient de plus en plus insuffisant.Le commerce extérieur du Canada pendant l’année 1948 s’est élevé à $5,747,000,000.se décomposant comme suit : $3,110.millions pour ses exportations et $2,637.millions pour ses .importations, laissant une balance favorable de 473.millions de dollars contre 135 millions l’an dernier.Toutefois, il est très important de noter que les exportations se sont effectuées dans la mesure de 15 à 25 % sur la base de crédits à terme, dont le remboursement reste en partie problématique.Il est utile de mentionner aussi l’importance que joue dans 1 économie canadienne les échanges commerciaux RAPPORT DU PRESIDENT Monsieur le Consul Général, Monsieur l’Attaché Commercial Messieurs et chers Collègues, J’ai l’honneur de vous présenter le 63ème Rapport Annuel de notre Chambre de Commerce Française au Canada.Comme l’an dernier, je vais essayer de vous présenter un tableau comparatif de l’évolution économique, tant au Canada qu’en France, au cours de l’année 1948.Les chiffres et statistiques que je vous indiquerai ne seront qu’approximatifs, puisque je n’ai pu obtenir à ce jours les résultats complets des 12 mois de l’année écoulée.La richesse d’un pays est, comme vous le savez, constituée en grande partie par sa production, ses industries et son commerce.Or, au Canada, dans le groupe de la production, nous comprendrons plus particulièrement les Mines, l’Agriculture, les Forêts et les Pêcheries.MINES — L’exploitation des Mines a repris sa progression interrompue au début de la période d’après-guerre par le manque de main d’oeuvre et le besoin de remise en état de certaines mines.Sauf pour le plomb, l’extraction de tous les minéraux, dont l’amiante, le cuivre, le nickel, l’argent, l’or et le zinc, est en hausse, et une augmentation très sensible est notée pour le charbon et le pétrole.Le trait le plus saillant a été le développement accentué des champs pétrolifères de l’Alberta, que l’on considère aujourd’hui comme l’un des projets les plus considérables du genre dans l’hémisphère occidental.A signaler également les travaux d’exploration des dépôts de fer de haute teneur de Québec-Labrador, dont l’estimation des réserves a été chiffrée à 300 millions de tonnes.Dans cette même Province de Québec des gisements considérables de titanium ont été découverts et d’importantes entreprises s’apprêtent à traiter ce précieux minéral.Quant à l’uranium, il est probable que le Canada sera, un jour, en tête de la production mondiale de ce métal si important pour l’énergie atomique et par là même pour la défense nationale.En 1948, la production minérale aura dépassé le chiffre sans précédent de 680 millions de dollars.AGRICULTURE — En général, le rendement du sol a été abondant.La dernière évaluation officielle de la moisson de blé est de 400 millions de boisseaux environ, soit à peu près 60 millions de plus qu’en 1947.La récolte des autres céréales, avoine, orge et maïs, accuse aussi une importante progression.L’industrie laitière a subi, surtout dans le Québec et l’Ontario, un important fléchissement attribuable au mauvais état des pâturages, causé par la sécheresse, ainsi qu’aux exportations accrues de bétail laitier vers les Etats-Unis, où les prix en sont plus élevés.FORETS — Les opérations forestières sont restées très actives à cause de la demande soutenue de papier journal commerce entre 3 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA mique en France au cours de l’année 1948.La production s’est accrue et malgré des difficultés matérielles quelquefois insumontables, les chiffres de la production sont en hausse pour la plupart des industries de base.Il s’agit principalement des houillères, des installations hydrauliques, du raffinage des pétroles, de la sidérurgie, du ciment, des machines agricoles, de l’azote, etc.Les programmes d’équipement et de modernisation prévus dans le Plan Monnet sont pleinement engagés et les réalisations en cours devraient nous permettre d’atteindre d’ici quatre ans les objectifs fixés.Les chemins de fer français ont achevé la part la plus urgente de leur reconstruction et continuent à améliorer leurs parcs de matériel, sans parler des travaux d’électrification d’importantes sections de leurs réseaux.Quant à la flotte marchande française, elle est pratiquement reconstruite.En 1939, la France avait en service 670 navires, représentant 2,700,000 tonneaux.Actuellement, sont en service, 574 navires jaugeant 2,300,000 tonneaux, et d’autres navires sont en cours de construction.L’agriculture, grâce à la quantité d’engrais et au nombre de nouveaux tracteurs, mis à la disposition des cultivateurs, a pu fournir une activité plus grande et les résultats se sont trouvés nettement améliorés sur l’année précédente.Les conditions atmosphériques ont été également plus favorables.Dans le commerce de l’automobile, la France reprend son ancienne place.Elle est aujourd’hui au 4ème rang des producteurs et sa production s’établit à 98% du niveau d’avant-guerre.Durant les six premiers mois de 1948, les exportations d’automobiles ont constitué un important élément dans l’économie française, puisqu’elles se sont élevées à 7>/2 % de la valeur totale des exportations.Il est à noter, dans l’industrie pétrolière française, d’énormes progrès pour développer sa capacité de raffinage, puisqu’en 1948 les raffineries ont traité environ 8 millions de tonnes de pétrole brut contre 4 millions au début de 1947.Si l’on traitait le pétrole à 26%, au lieu de 21 % actuellement, la France pourrait en 1949, avec l’importation de 11 millions de tonnes prévues par le Plan Monnet, arriver à atteindre une production de 2,500,000 tonnes d’essence, soit ce que consommait la France en 1939 ; la liberté totale de la vente de l’essence deviendrait alors possible.Monsieur Monnet dans un compte-rendu sur la réalisation du Plan tire les conclusions suivantes : “L’économie française est pratiquement sortie des grandes pénuries de ressources-clés auxquelles elle se heurtait depuis la Libération, et l’on peut considérer comme maintenant franchie la première étape prévue, qui devait consister à redonner au pays les moyens de production nécessaires (énergie, acier, ciment, tracteurs et engrais) et des moyens de transport normaux.Avec la nouvelle campagne agricole, c’est le lume global de la production nationale, et non plus seulement le rythme de l’activité industrielle qui est reporté au niveau de 1938.Toutefois, il est peut-être utile de se rappeler que la production en 1938 était inférieure de 25% à celle de 1929.” Notre balance commerciale a été malheureusement en- ce pays et son voisin, les Etats-Unis.Le volume d’affaires est considérable et grâce au programme d’austérité institué le 17 novembre 1947, ainsi qu’à l’aide fournie par le plan arshall, dont une partie des achats a été accordée au anada, les réserves de dollars américains qui étaient tombées à $461 millions, dépassent, paraît-il actuellement, 1 milliard de dollars.Cette amélioration a permis au Gouvernement canadien de supprimer en assez grand nombre les restrictions à l’importation qu’il avait imposées à fin 1947, et souhaitons que dans un avenir prochain la totalité des interdictions soit levée.Nous espérons également que les touristes canadiens pourront recevoir un montant supérieur en dollars américains et nous avons tout lieu de croire qu’ils pourront dès cette année visiter la France comme ils le souhaitent si ardemment.Puisque l’industrie et le commerce du Canada sont en plein développement, il n’existe pour ainsi dire aucune crise de main d’oeuvre et, jusqu’à ce jour, peu de chômage.Quant aux banques, il est heureux de constater que les épargnes ne cessent de s’accumuler, pour atteindre un chiffre record de 4 milliards de dollars.La Bourse n’a subi aucun extrême, ni dans un sens, ni dans l’autre, et reflète par conséquent une situation saine.La valeur des dividendes distribués est passée de $324 millions à $403 millions.Malgré tout, les impôts restent très élevés permettant au Gouvernement canadien, non seulement de boucler son budget, mais d’avoir un excédent important qu’il peut uti-jser, soit à amortir la dette publique, soit à constituer une 'serve pour des années moins favorables.Cette apparente prospérité d’après-guerre n’a été acquise qu’au prix d’une fiscalité très lourde.En effet, la dette consolidée du Canada qui s’élevait à 4,500 millions à fin 1939, dépasse maintenant 16 milliards et les particuliers qui avaient versé en impôts 40 millions sur leur revenu de "1938, en ont versé 651 millions pour 1947.Le coût de la vie qui, officiellement n’a monté que de 1.6 par rapport à l’indice d’avant-guerre, est cependant pratiquement de 2 à 3 fois plus élevé.Toutefois, en fin d’année, nous avons pu remarquer que les prix tendaient à se stabiliser et même dans certains cas, accusaient une légère baisse, ce qui laisse espérer que ce pays pourra éviter le danger si néfaste de l’inflation.Le tableau que je viens de vous présenter peut se résumer dans la déclaration suivante du Très Honorable C.D.Howe, ministre du Commerce : “Le Canada a connu, l’année dernière, les plus hauts niveaux de production et de extérieur de son histoire du temps de paix, et des niveaux de revenu et d’emploi qui n’ont jamais été surpassés.A points de vue, la situation est bonne en ce pays.” Un événement très important pour le Canada de 1948 a été le rattachement du Labrador à la Province de Québec et l’adjonction comme dixième province nne de Terre-Neuve, dont les ressources et industries nt dans un sens très large complémentaires de celles du Canada.D’autre part, voici en quelques mots, l’évolution écono- m è commerce tous au cours vo cana- % CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 4 de la Commission du Commerce Extérieur du Conseil du Patronat, ont tour à tour exposé les graves problèmes de notre exportation et ont suggéré des moyens pratiques d’améliorer notre balance commerciale.Ainsi, Monsieur Cuerlaù^K termine son exposé en disant qu’il s’agit de “livrer dans plus bref délai et aux prix minima un produit sans défaut.” Enfin, Monsieur Milliers a souligné que “l’exportation, oeuvre de longue baleine, nécessite absolument la stabilité dans tous les domaines.” Et voici les conclusions présentées à la suite de ces journées d’études : — “Pour les Prix : l’abaissement des prix de vente ne doit pas être recherché par les manipulations monétaires, mais résulter d’une réduction méthodique des prix de revient.— Pour la Monnaie : une monnaie saine est indispensable pour les échanges.Le contrôle des changes, impuissant à défendre la monnaie, doit être supprimé le plus tôt possible, et en attendant, immédiatement assoupli.— Accords Commerciaux : les représentants des milieux privés et professionnels doivent participer à la négociation des accords commerciaux.” Je ne pourrais terminer ce rapport sans vous donner quelques chiffres sur les échanges commerciaux entre la France et le Canada.Les exportations françaises se sont élevées pendant 1948 à $12,648,000, contre $8,755,000 pour la même période de 1947, accusant une très nette augmentation.Mais malheureusement, ou plutôt heureusement, core très défavorable, nos importations — 654 milliards de 431 milliards de francs.Evidemment, dans la plupart des cas, nos importations étaient indispensables au relèvement économique de notre pays et le Plan Marshall, qui a commencé à fonctionner en France l’an dernier, nous a certainement beaucoup aidés.Le tourisme a connu une reprise magnifique et nous a rapporté une quantité appréciable de devises de l’ordre de 420 millions de dollars ; mais, tout cela ne suffit pas encore pour combler un déficit qui est d’environ 900 millions de dollars.L’indice général des prix de gros, comme ceux de détail, est passé de l’indice 14 en janvier 1948, à 19 en fin décembre.Or, pendant cette même année, le cours du franc qui, le 26 janvier 1948, après une dévaluation était passé de 119 frs.à 214 frs.par rapport au dollars américain, n’a pas subi de modification, et au fur et à mesure que les prix des marchandises montaient en France, leur valeur pour les acheteurs étrangers s’en trouvait également accrue.Intérieurement, il y a eu une disproportion très nette entre l’augmentation du coût de la vie et celle des salaires, qui ne sont encore qu’à l’indice 13 par rapport à celui d’avant-guerre, ce qui, d’ailleurs, a engendré des grèves nuisibles à l’économie française, mais dans bien des cas, difficiles à éviter.Extérieurement, pour les produits de luxe ou d’origine exclusivement française, il existe dans leurs prix une certaine marge, ce qui nous a permis de continuer encore nos exportations, mais, lorsqu’il y a une concurrence directe ou locale contre laquelle il faut lutter, le facteur prix devient alors essentiel.Le Gouvernement a certainement compris la gravité de cette situation, puisqu’il redouble d’efforts ce mois-ci encore pour obtenir une stabilité de la monnaie, espérant ainsi atteindre un double but : un arrêt de la hausse des prix et le maintien du pouvoir d’achat.Le problème de la monnaie a retenu l’attention des exportateurs.Il apparaît indispensable de revenir le plus vite possible aux facilités de conversion des monnaies comme avant la guerre, pour permettre aux échanges commerciaux de se développer normalement.Nous constatons, par exemple, que le dollar américain représente par rapport au franc français quatre valeurs différentes : 214 cours officiel, 260 315 cours libre, et plus de 500 francs, cours parallèle.Certes, ce dernier cours qui n’est pas légal, est heureusement très variable, puisque dès que la confiance renaît, il descend rapidement.Mais le jour où ce cours, dit parallèle, fondra avec le cours libre du gouvernement, il est certain que tous les bénéfices provenant, par exemple, du tourisme florissant, apporteront aux caisses de l’Etat beaucoup plus de devises, puisque Monsieur Pineau, ministre des Transports, estime lui-même que seulement la moitié des devises apportées par les touristes, a pu bénéficier à la France.Au début du mois de novembre dernier, Monsieur Georges Milliers, Président du Conseil National du Patronat Français, a organisé des “Journées d’Etudes de l’Exportation”.Monsieur M.Cusenier, Président de la Chambre de Commerce de Paris et Monsieur Jean-Jacques Guerlain, Président puisqu’il s’agit de produits essentiels à notre redressement^ économique, le Canada nous a vendu pendant cette mêm^y période environ 80 millions de dollars de produits, montant semblable à celui de l’an dernier.Notre balance dale avec ce pays est encore très déficitaire, mais il est à présumer que pour l’année en cours si nos importations du Canada deviennent moins nécessaires notre balance des comptes s’en trouvera sensiblement améliorée.Au mois de décembre dernier, notre Ambassadeur a remis au Gouvernement canadien une somme de 12 millions de dollars environ, en paiement de l’intérêt et amortissement du prêt consenti il y a deux ans par le Canada.Par curieuse coïncidence ce montant correspond à celui du total de nos exportations vers ce pays.S’il m’est permis de faire quelques pronostics pour l’année nouvelle, voici ce que je crois pouvoir vous dire.Au Canada, la situation économique est normale, et même bonne, mais, en tant qu’hommes d’affaires, nous ne devons pas nous livrer à un optimisme exagéré et agir dence, car notre contrôle, peuvent toujours modifier la situation présente.commer- comme une cours moyen, se con- avec prudes événements internationaux, en dehors de En France, si les efforts du Gouvernement réussissent, d une part, à équilibrer le budget, et d’autre part, à stabiliser les prix, l’accroissement de notre production permettra d’^^ tablir des prix meilleurs, et par là même, favorisera sensibly nos exportations.Chacun de nous d’ailleurs, réalisant ment les difficultés que traverse notre pays, n’a jamais cessé d’espérer en des jours meilleurs et apporte en toutes circons- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 5 Monsieur Dubois, après avoir remercié le Président, déclare : “Je n’ai rien à ajouter au rapport très documenté que vient de vous lire votre Président, mais, si vous le voulez bien, il me sera agréable de vous donner quelques chiffres et renseignements recueillis de mon poste d’observation d’Attaché Commercial.” Le commerce français était au point mort en 1945 et il nous a fallu atteindre un double objectif : 1) établir de nouveaux contacts, 2) faire connaître la qualité des produits français absents de ce marché de 1940 à 1945.Ces objectifs ont été atteints et largement dépassés ; au point de vue qualité nous avons fait de gros efforts en présentant nos produits, d’abord à l’Exposition de 1947 à Montréal, et en participant aux expositions internationales de Toronto, sans toutefois en vendre beaucoup en raison des prix élevés à cette époque.Cette année, nous notons une augmentation de 33 % dans nos exportations et si nous pouvons nous en féliciter dans une certaine mesure, nous n’avons cependant pas encore atteint ce qui doit constituer la 2ème étape du redressement du commerce français au Canada.Actuellement il s’agit d’établir nos exportations sur des bases à la hauteur des nécessités économiques de la France.Voyons comment se pose le problème.Vous savez que nous avons acheté pour 80 millions de dollars au Canada, mais nous ne lui avons vendu que 12 millions de marchandises.Certes nous pouvons prévoir que dans les années prochaines nos achats au Canada vont être réduits ; nous achèterons moins de matériel agricole, mois de bateaux, moins de locomotives, et nous n’importerons plus de céréales, si nos récoltes sont bonnes.tances une aide efficace au développement de nos relations commerciales entre la France et le Canada.Notre tâche se trouve grandement facilitée par l’accueil si hospitalier que ^wious recevons sur cette terre canadienne.Je terminerai, mes chers collègues, en vous disant que l’année 1948 a été particulièrement active pour notre Chambre, qui s’affirme de plus en plus comme un élément important dans le développement des échanges commerciaux franco-canadiens.Enregistrons tout d’abord l’intérêt direct manifesté par les Français dans les affaires, à l’égard de notre groupement, puisque notre effectif atteint maintenant 335 membres, se répartissent comme suit : au Canada, 75 membres actifs et 102 membres adhérents, et en France, 158 membres adhérents.De son côté, le Secrétariat de la Chambre s’est efforcé de tenir nos membres au courant de toutes les questions commerciales d’actualité : modifications dans les tarifs douaniers, variations dans le taux des monnaies, demandes et offres de représentation et d’emplois, etc.A cette fin, la Chambre a publié en 1948, 10 communiqués mensuels et a repris la publication de son Bulletin, qui est devenu trimestriel.Ces publications ont provoqué de divers côtés des commentaires particulièrement favorables.Les Français de la Métropole ont eux-mêmes pris largement avantage de la Chambre, et des services qu’elle est en mesure de rendre.Qu’il me suffise de préciser qu’il a ^^té répondu à 1578 lettres reçues de France, et que ces ^ytêmes lettres ont nécessité plus de 200 enquêtes, quelquefois assez longues et délicates.Sur un autre plan, et en dehors des réunions mensuelles statutaires, la Chambre s’est efforcée de fournir à ses membres l’occasion de se grouper et de rencontrer des personnalités de passage à Montréal, au cours d’un bal très réussi et de cinq déjeuners qui se sont tous déroulés dans une atmosphère extrêmement cordiale.Je m’en voudrais de ne pas mentionner la bienveillante collaboration qu’en toutes circonstances nous avons trouvée auprès de M.Bernard Lechartier, Conseiller Commercial, M.Gérard Dubois, Attaché Commercial, et leurs assistants : MM.Humbert, LeGuyader et Bernard de Roussy de Sales.Egalement je tiens à remercier notre Consul Général de France, Monsieur Ernest Triât, occasion d’honorer nos réunions de sa présence.Enfin, j’ai l’impression que, grâce à l’aimable collaboration de tous nos membres et dans la limite de destes moyens, la Chambre de Commerce França Canada aura apporté une appréciable contribution à la progression substantielle accusée au cours de 1948 des échanges commerciaux entre la France et le Canada.Par contre, notre balance commerciale a toujours été défavorable avec le Canada, car nous avons toujours besoin d’amiante, de minerais divers et de papier ; de plus, nous devons amortir l’intérêt sur le prêt que nous a accordé ce pays.Comme vous le savez, nous avons remis au Gouvernement d’Ottawa un chèque d’environ 12 millions de dollars, ce qui représente notre première annuité, et équivaut au montant total de nos exportations vers le Canada.Selon les calculs des experts, ce ne sont pas 12 millions, mais 24 et peut-être 30 millions qu’il nous faudrait atteindre pour nos exportations, et particulièrement en 1953, année considérée par les économistes comme étant celle devant marquer le relèvement définitif de l’Europe.Nos exportations de 1948 sont nettement supérieures à celles de 1947, ceci est un symptôme favorable.Nous voyons nos principales marques reprendre leur ancienne place, dans les vins, par exemple, et nous assistons même à l’introduction de nouveaux produits, comme l’Armagnac et les vins d’Algérie, qui semblent vouloir prendre la place de vins d’autres provenances.Nous avons été aidés en cela par la législation canadienne qui semble devenir un peu plus libérale en ce qui concerne les vins et liqueurs : dans l’IIe du Prince-Edouard et en Colombie-Britannique, par exemple.Dans les produits alimentaires, on importe des sardines, de l’huile d’olive, des produits fins.Tous qui ne manque pas une nos mo- ïse au L’Assemblée applaudit vivement le rapport qui lui a été présenté et l’approuve à l’unanimité.Le Président prie alors Monsieur Dubois de bien vouloir prendre la parole.ces pro- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA 6 dans sa sphère pour le redressement du pays.A nous autres, importateurs ou représentants, il appartient de continuer notre effort pour le rétablissement de nos exportations et le développement du commerce extérieur de la France verj le Canada.” Cette allocution reçoit de vifs applaudissements de la part de l’Assemblée: Le Président remercie Monsieur Dubois et prie Monsieur Triât de bien vouloir dire quelques mots.Le Consul général de France à Montréal, remercie l’Assemblée de l’honneur qu’il lui est fait et félicite la Chambre de Commerce Française pour l’activité inlassable dont elle a fait preuve, tant par la diffusion de produits représentatifs de la qualité française, que par l’aide qu’elle a accordée à tous les Français venus au Canada pour élargir leur courant d’affaires ou pour obtenir des renseignements sur l’activité commerciale du Canada.Il termine en présentant ses voeux de prospérité sans travers à notre Chambre afin qu’elle puisse continuer son oeuvre si utile à la France.Le Président remercie Monsieur le Consul général des voeux formulés à l’endroit de la Chambre.duits accusent une augmentation, et je ne saurais passer sous silence les produits de beauté de toutes sortes et les articles de luxe.Nous relevons également une augmentation très sensible dans les textiles, due en partie aux restrictions imposées aux importations en provenance des Etats-Unis.Mais ce n’est pas avec ces produits que nous atteindrons notre objectif envisagé sur ce marché.De quelle façon pourrons-nous y arriver ?C’est, à mon avis, en explorant de nouvelles voies et en exportant des produits de grande sommation.Nous avons le cas de la potasse, qui réalise encore une augmentation appréciable et demeure notre premier poste en importance dans ce pays.Nous voudrions d’autres articles de ce genre : matériaux de construction, en particulier, le ciment, dont un tonnage important arrive d’Europe, les cimenteries françaises devraient pouvoir, dans une situation normale, exporter elles aussi.Le fer, la production française est en augmentation, notre industrie sidérurgique accuse cette année une augmentation de 16%.L’acier, nous avons été un gros producteur d’acier, et nous devrions reprendre notre place.Enfin, il y a d’autres articles, la vitre et autres produits de l’industrie du verre, dont également le Canada est un gros importateur, la machinerie, les automobiles qui occupent une si grande place sur ce marché.A cet égard, je vous signale qu’à titre d’expérience la régie Reneault a exporté deux automobiles, que vous verrez bientôt, je l’espère, circuler dans les rues de Montréal.Une firme de cette importance, qui peut sortir 3 à 400 voitures par jour, doit pouvoir vendre des voitures à des prix compétitifs sur le marché.Citons encore les camions, et je peux vous annoncer qu’un grand industriel français va tenter un gros effort dans ce sens.Je crois donc que dans ces branches on peut espérer une augmentation importante de notre commerce.Il est d’autres produits qui pourraient être introduits en plus grandes quantités sur ce marché : les phosphates du Maroc par exemple, et les fruits coloniaux.Peut-être aussi, verrons-nous les primeurs Nord-Africaines figurer sur nos listes dans un proche avenir.Ce développement de nos exportations reflète la situation favorable de la production française.Au cours de cette année notre activité a été continue, mais 1949, s’annonce avec des perspectives beaucoup plus favorables.Notre production industrielle sera grandement accrue, notre production agricole est bonne, et de grands efforts sont faits dans ce domaine.Il n’est pas impossible que la France devienne, un jour prochain, le principal fournisseur agricole dans une Europe, qui en dépit des pertes subies à la suite de la guerre, accuse une augmentation de 10 millions d’habitants.N’oublions pas non plus que nous avons un autre marché de 20 millions en Afrique du Nord.Nous savons ainsi que le plan Monnet continue inlassablement sa progression et l’on espère atteindre les objectifs à leur date prévue.A cette fin, le gouvernement met tout en oeuvre.Les prix viennent d’être gelés en France et l’on espère ainsi arrêter la hausse et maintenir les salaires.Ainsi nos compatriotes en France travaillent durement chacun # con- MM.Triât et Dubois ainsi que les Membres Adhérents se retirent, M.Vinant cédant le fauteuil présidentiel à Monsieur Nougier, Vice-Président, F Assemblée procède au vote secret, ainsi que le prescrivent les statuts (article XI).Le dépouillement du scrutin donne les résultats suivants : G.P.Vinant H.Lefèvre H.Dolisie A.Sutto A.Hadamar Président 1er Vice-Président 2ème Vice-Président Secrétaire Secrétaire-adjoint Conseillers : MM.P.d’Allemagne, F.Ducros, A.Manchec, V.J.J.Panneels, A.Quédec, M.Quédrue, E.Rivière, M.de Roussy de Sales.Le Président reprend alors possession du fauteuil présidentiel et remercie l’Assemblée pour la marque de confiance qui lui a été renouvelée pour la cinquième fois.On procède ensuite à l’élection du Conseil d’Arbitrage et sont élus MM.Beaudouin, Bertheau, Billard, Cangardel, Coullenot, V.Durand, Farjon, Lot, de Massy, Pony, de Roumefort, J.Vinant.Monsieur Dolisie se lève alors et propose que Monsieur Nougier, qui depuis plus de 20 ans n’a négligé aucune occasion pour favoriser le développement de notre Chambre, soit en qualité de Président, soit en tant que Vice-Président, devienne Membre d’FIonneur.Cette motion secondée par Monsieur Louis est adoptée à l’unanimité.La séance est levée à 7 heures.RECTIFICATION On nous prie de signaler que les Agents généraux de la Canada Continental Line Ltd., sont uniquement la Société d’Armement de Gérance et d’Etudes Techniqu^^ (S.A.G.E.T.), 4 rue de la Banque, Paris 2e, et non les or^^B nisations indiquées en page 21 de notre Bulletin d’octobre reproduisant une information du Moniteur officiel du Commerce et de l’Industrie, No 1301 - 24 juin 1948. 7 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA Le Canada peut exporter en tous lieux UNE GRANDE VARIETE DE PRODUITS DU POISSON >5.v Le Canada compte parmi les grands producteurs de poisson du monde .et, à ce titre, il dispose, pour l’exportation, d’un vaste assortiment de poisson.Les 70 espèces distinctes de poissons que comporte sa prise annuelle sont travaillées par des experts et présentées sous diverses formes toutes plus appétissantes les unes que les autres.Partout et en tout temps les importateurs avertis trouvent au Canada une source sûre d’approvisionnement, et réalisent d’alléchants bénéfices, grâce à la vente rapide et régulière du poisson canadien.Le Canada offre à l’exportation des conserves de saumon, de sardine, de homard, de hareng et de plusieurs autres poissons.Il dispose aussi d’un grand nombre d’espèces de poissons frais, salés, fumés ou saumurés.L’importateur qui désire acheter du poisson au Canada fera bien de s’adresser à un représentant commercial du gouvernement canadien qui, de son côté, s’empressera de transmettre toute demande aux fournisseurs voulus.vsf V, 'A ,/// 0 I V % \(f m / ' v z ^'v vi .w(p^â \3m VA wJA ¦w/S
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