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Titre :
Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada
Éditeur :
  • Montréal :la Chambre,1931-1935
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin mensuel - Chambre de commerce française de Montréal
  • Successeur :
  • Bulletin de la Chambre de commerce française au Canada
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Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1965, Collections de BAnQ.

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CHAMBRE DE COMMERCE A A S SS AU CANADA JF fyWPPPI **•»» X Hr i ** ¦ / < ?* w.I- \ v lllËfelL "RH.'Ir Ç 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL II ASSELIN, BENOÎT, BOUCHER, DUCHARME, LAPOINTE £ tm Ingénieurs-Conseils ASSOCIÉS Oval Room : Somptueusement décoré dans le style " Adam " Déjeuner - Thé - Dîner M.Hector Asselin, ing.M.Marc Benoît, ing.M.Raymond Boucher, ing.M.André Ducharme, ing.M.Gérard A.Lapointe, ing.Lounge : Cocktails et thé l'après-midi SOC I ÉT Al RES 1 Maritime Bar : Spécialité : poisson M.Alban M.Deschênes, ing.M.Frédéric Dréville, ing.M.Robert Garneau, ing.M.D.L.Harris, ing.M.Edgar G.Ransom, ing.Ritz Cafe : Petit déjeuner, déjeuner et dîner à prix modérés Ritz Café at Night : Dîner-dansant 4200 ouest, boul.Dorchester - Tel.: 931-1731 Montréal 18 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA FRANCE - QUEBEC par JEAN CHAPDELA1NE, Délégué Général de la Province de Québec o Paris.A notre déjeuner-causerie du 15 février, Ai.Jean Chapdelaine, qui était à la veille de rejoindre son poste à Paris, nous a parlé des relations croissantes entre la France et la Province de Québec.Nous reproduisons son texte dans les pages suivantes.Parmi la nombreuse assistance, on remarquait M.René Lévesque, ministre des Richesses Naturelles du Québec, et M.Lapalme, député provincial d'Outremont, ancien ministre.I f Depuis mon entrée en fonctions, avant même que je les assume effectivement, car c'est à Paris que j’opère, vous êtes ma première tribune.Je vous remercie de me l’offrir.Il est juste et approprié (Vere dignum .) que je parle d'abord chez vous, à vous qui êtes déjà rendus au Québec, ceux que c’est ma tâche de contribuer à multiplier.1 -/>>7f;"ifrent) ru mfiTP1 ' : Et puisque vous êtes venus — je ne parle pas d’ici aujourd’hui, — mais au Québec, que vous avez mis l’épaule à la roue, et vous savez à quel train elle avance, pour votre plus grand bien, et celui du Québec en marche, je vous salue.Je vous souhaite plus de succès encore.Votre succès à date est la meilleure garantie pour ceux qui suivront votre place.Beaucoup d’entre vous, venus il y a longtemps, furent des pionniers des relations France-Québec, et je ne sache pas que le Crédit Foncier Franco-Canadien, Monsieur le Président, n'ait pas trouvé son profit à ouvrir la voie.Il L v { PMI * MM.Plattard, Deschamps, Chapdelaine, Leclerc et Benoist.siers, que viendra bientôt conclure à Paris le Vicepremier ministre et Ministre de l’Education, l’honorable Paul Gérin-Lajoie avec Monsieur Christian Fouchet, Ministre de l’Education en France, étendront les bases sur lesquelles reposent les affinités de langue et de culture et apporteront un tremplin à l’accroissement des échanges.Le but premier des Délégations du Québec à l’étranger est d’accroître les échanges entre le Québec et le pays hôte, dans mon cas, la France.Un hôte plus que civil, plus que cordial même, qui vient d’accorder à la Délégation du Québec un statut particulier, qui n'a pas son pareil en France ; — Québec a donné à la France l'occasion d’innover dans sa pratique diplomatique, et l'occasion a été saisie aux cheveux.L’affirmation de la personnalité québécoise, d’expression française, cela va sans dire, ne pourra que faire du Québec un pôle de plus en plus magnétique d’attraction pour les gens de France, un pays à peine étranger, où ils se retrouveront presque comme chez eux, qu’ils y viennent en touristes, pour s’y établir et entrer dans la communauté, ou pour y faire des affaires.Une campagne de promotion touristique sera montée bientôt à partir de la Délégation de Paris, qui établira au cours de l'année une section du Tourisme, et s’attachera pour la diriger un Conseiller spécialisé dans ce domaine.Ces échanges touchent à tous les domaines.La Délégation a pris déjà des initiatives d’envergure, et qui réussirent, dans le domaine culturel.Elle continuera de s’y appliquer.C'est tout naturel que les affinités de langue, de culture portent la jeunesse du Québec, — et on a l'âge de ses artères, — à chercher en France l’affinement, sinon les sources, de son inspiration, et le couronnement de ses efforts dont la plus grande consécration vient du haut lieu qu'est Paris.I 1 Ces échanges seront bientôt nourris à la source.Les ententes dans le domaine de l’éducation pour un échange accru de stagiaires, de professeurs, de bour- Québec gagnera à être soi-même, à développer sa personnalité par l'accroissement des contacts.Le Français, artisan, ingénieur, homme d’affaires, portera l’œil AVRIL 1965 19 Londres.Ce fut notre Délégation sur place qui là.prit la relève.de plus en plus vers cette terre qui redevient chaque jour plus française, en Amérique.La France est appelée, pour transposer une parole de Churchill, à redresser l’équilibre dans ce coin du Nouveau Monde.Puisque la Délégation de Paris est la seule en Europe continentale, elle jette à l'occasion des éclairs dans la direction des pays voisins de la France, surtout les membres de la Communauté européenne : Benelux, Allemagne, Italie ; il y a même déjà un bureau, relié à la Délégation de Paris, établi à Milan, sous la direction de Monsieur Lanfranco.Et c’est pourquoi, comme Délégué général du Gouvernement du Québec, le représentant dans toutes ses manifestations en France, selon les termes de la Loi qui établit les Délégations Générales, je vous ai entretenu de projets, d'initiatives qui, je pourrais dire, amènent de l’eau au moulin, créent un climat plus favorable au développement des échanges sur le plan financier, industriel, et commercial, le prioritaire, du point de vue du Gouvernement du Québec, et du vôtre, je n’en doute pas.Reste cependant que la tâche principale de la Délégation de Paris dans le domaine économique est de faire en sorte, Messieurs les membres français de cette Chambre, que votre nombre croisse.Le Québec est un pays en voie de développement.De certains pays, on a dit et redit que c'étaient des pays d'avenir et l'observateur a noté que pour beaucoup d’entre eux, l'avenir reste insaisissable, demain ne devient jamais aujourd’hui (c’est l'histoire du barbier qui annonçait à sa porte : demain, on rasera gratis ; demain ne venait jamais).Québec est en voie réelle de développement; il est en marche ; et depuis quelque temps, cette marche est au rythme des chasseurs alpins : — Peugeot et Renault, Cégelec, Kuhlmann sont des créations françaises au Québec, dont la S.G.F.aura été la sage-femme.(Je n’ose pousser la métaphore : on pourrait me demander ce que mon célibataire de Conseiller économique, Pat Hyndman, est venu faire là-dedans.Je sais qu’il ne s’est pas croisé les bras!) Il y en a, il devra y en avoir bientôt d’autres, de ces réalisations françaises au Québec.Notre ami Filion est à Paris en ce moment .Il me disait l’autre jour que de son point de vue, à la S.G.F., ce qu’il avait fait à date, comparé à la Sidbec, c’était de l’artisanat.Vous aurez vu, à l’occasion de l'inauguration des bureaux de Montréal du Ministère de l’Industrie et du Commerce, Place Ville-Marie, le lundi 1er février, que l’honorable Gérard D.Levesque, mon Ministre, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, a fait à la presse un exposé des activités présentes et projetées de son Ministère.C’est une expansion imposante que Monsieur Levesque prépare, a déjà même lancée.L’organigramme du Ministère prévoit non seulement une poussée dans les Services déjà existants de l'aide à l’industrialisation, mais aussi souligne la création d’une nouvelle Direction, celle du Commerce dont une activité importante sera l’aide à l'exportation.Le Québec aidera activement, en collaboration avec le Ministère du Commerce du Gouvernement fédéral, — une initiative que Monsieur Sharp salua avec plaisir, — la vente des produits du Québec à l’étranger.Et dans les pays où sont établies les Délégations générales, un des principaux instruments de la Direction du Commerce extérieur sera la Délégation générale sur place.C’est un cas, comme dans beaucoup d’autres domaines, où Québec, par ses Délégations, peut pousser plus loin, que ne pourraient le faire les Ambassades, la poursuite des intérêts québécois.La Délégation travaillera, en étroit rapport avec la section commerciale des Ambassades du Canada, à chercher des débouchés aux produits manufacturés du Québec ; elle apportera son aide aux Missions commerciales, et à l’organisation d’une participation québécoise aux foires et expositions dans le territoire sur lequel elle a juridiction.Déjà l’automne dernier, la Délégation de Paris — je n'en étais pas encore — organisa la participation du Québec au Salon de l’Alimentation à Paris.Tout récemment encore, la Délégation de Paris participa à l’organisation du programme de la première Mission commerciale du Québec, des manufacturiers d’ameublement, qui dit à Paris au temps où se tenait le Salon de l'Ameublement, fin janvier, ensuite à Bruxelles, et enfin à De ces cas individuels, on peut déjà découvrir les caractères des échanges désirés par le Québec.Il y a d'abord l’exportation pure et simple de produits manufacturés en France, l’article de Paris, du parfum au Cognac (pourrait-on l'appeler article de banlieue ?) ; l’article inimitable, soierie de Lyon, robe de grand couturier.Là, c'est affaire de certains d'entre vous, Messieurs, et du Conseiller commercial, du Consulat Général ou de l'Ambassade de France : Québec n’a pas à intervenir particulièrement, et quand les portes de la Régie des Alcools rouvriront, le fin bec des Québécois affirmera une fois de plus son goût des bonnes choses.Le jour cependant où les pays en voie de développement étaient grands importateurs de tous les produits manufacturés, et exportaient en échange des matières premières, ce jour au Québec est déjà révolu.Québec veut son lendemain, pas un perpétuel demain.Il offre se ren- 20 CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA et expropriation.Québec ne veut pas, n a pas besoin de chercher du capital captif.Qu'il puisse venir et partir, circuler librement au gré et au jugé de 1 entrepreneur.la matière première en abondance mais à transformer sur place.Il offre un marché pour certains produits, qui dans le cas du seul Hydro-Québec sera pour un avenir prévisible de quelque $300 m.par an.Ajoutez à ceci les autres marchés d'origine statale et vous verrez que le marché d’Etat québécois a déjà triplé : le $ milliard est déjà tout près.Il est compréhensible que l'Etat fasse des conditions intéressantes à l’industrie établie chez lui qui donne du travail, et des revenus à ses ressortissants, crée leur prospérité et comme le disait l’honorable M.Kierans l’autre jour, alimente les coffres de son Ministère, coffres, d ailleurs dont le contenu sert à payer les déboursés de la Province que ce soit dans le domaine social, de l’éducation, ou simplement des achats de produits fabriqués depuis les ponts jusqu’aux turbines, sans oublier le ciment qui entre aussi bien dans les œuvres de voirie que dans les barrages hydro-électriques.Ces conditions, il continuera de les faire aux industries qui ont décidé, après une étude de rentabilité favorable, de venir s’établir sur son territoire.Depuis longtemps, le capital d’abord anglais, ensuite et en plus grande quantité américain, est venu au Québec ; il continue de venir, et continuera.La nouvelle usine de General Motors à Sainte-Thérèse en est encore une preuve, s’il en était besoin.Québec pourrait y trouver son saoul.Le capital et la technique française auront à le concurrencer.Ils auront l'avantage de l’entrée linguistique, ce qui les sert, et sert Québec aussi à renforcer sa personnalité bien à soi, à se dégager de l’emprise ; plus exactement lui permet, c’est de sagesse paysanne, de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.V Et quoique, dans la plupart des cas, Québec puisse offrir un marché qui n’est pas à dédaigner, à lui tout seul, — une implantation au Québec ne veut pas dire que la production devra être restreinte à la satisfaction du marché québécois.Québec n’est pas un cul de sac.Québec est un point stratégique pour la conquête d’autres marchés, une base d'opérations où l'entrepreneur consolide ses forces, étudie le marché américain, se familiarise avec ses méthodes et prépare le jour où, de la base avancée du Québec, il pourra monter son invasion du marché américain, concurremment avec un mouvement tournant à travers le Canada à l’est et à l’ouest du Québec.Québec n'a aucun intérêt à amener chez lui des candidats à la banqueroute.Au contraire.D'autant plus que la S.C E.y laisserait aussi des plumes.L'étranger, je pense surtout au Français, naturellement, trouvera au Québec un travailleur travaillant et qui a vite fait d'adopter comme langue de travail sa langue maternelle, toute paradoxale que puisse paraître cette simple constatation.Trop longtemps, il avait pris pour acquis qu'on travaillait en anglais.Manicouagan a montré le contraire ; plus l’ombre d’un doute.Puisque nous parlons stratégie, je vous ai découvert mes batteries.C’est parce que Québec est fort qu’il peut jouer ainsi au grand jour, sans cacher ses cartes, sans besoin d’utiliser d'effet de surprise.Donc production au Québec dans un climat économique et linguistique favorable.Participation québécoise au capital de risque et à la direction dans les entreprises conjointes, avec la capital et la technique française, exprimée dans la machinerie et dans le personnel des grands cadres, au moins en partie.Cette association joue gagnante parce qu elle est la réflexion des nouvelles conditions de l’entreprise au Québec.Elle évite d’emblée l’écueil du colonialisme traditionnel.Elle fait marché avec la réalité vivante du Québec.Et elle participera à l’expansion qui se dessine de toute évidence dans la belle Province.Inévitablement, je ne pouvais vous donner aujourd’hui qu'un aperçu, en termes généraux, d'une politique québécoise d’expansion industrielle, basée sur les ressources naturelles du Québec, ou sur les besoins à satisfaire dans son économie.Chaque brique ajoutée à l'édifice crée paradoxalement des ouvertures à combler, des opportunités nouvelles pour le producteur alerte, à entreprendre la satisfaction d'un nouveau besoin.Dans une économie en expansion, la prospérité crée la prospérité.Ce n'est pas ¦— puisque nous vivons dans une économie de profits — que des conditions pourront être faites telles que des profits funambulesques soient quasi garantis.Québec peut laisser cette concurrence aux pays où le risque économique et encore plus politique est à la mesure, est proportionnel aux profits envisagés.Mais les conditions d'une générosité qui choque, préparent, hélas, des lendemains qui chantent — chantage Il reste à faire beaucoup de travail pour que ce climat favorable soit exploité : que l’espoir se traduise en réalités.Le Ministère de l’Industrie et du Commerce de Québec, un Ministère jeune, vigoureux, entreprenant, (le Ministre, Monsieur Gérard D.Levesque, et le Sous-Ministre, Monsieur Jean Deschamps, ne savent pas encore que la vie commence à quarante ans) s’em- AVRIL 1965 21 ploie de toutes ses énergies à effectuer cette traduction dans les faits, individuels et concrets.Il ne peut agir seul.Monsieur Howe, le grand Ministre qui à Ottawa a tant fait pour l'économie canadienne n’était pas un socialiste, mais il n’était pas un idéologue non plus ; c'était l’œuvre à réaliser qui comptait ; si l’entrepreneur ne s’y lançait pas, l’Etat le ferait ; et voyez, entre autres cas, le manque à gagner de l’entreprise privée, par manque d’initiative qui fait que Polymer fut créé entreprise de la Couronne.C’était pour Mon- ACTIF : $3,280,000 X comme sieur Howe un pis aller ; ce le serait aussi pour le Gouvernement du Québec.Il tend la main ; qu'on la COMME.L LA PAIX ASSURANCES comme A prenne.comme p PROTECTION AUTOMOBILE INCENDIE comme Dans l’œuvre d’appel à l'industrialisation entreprise le Gouvernement de Québec et son Ministère de A comme par l’Industrie et du Commerce, les Délégations font office d’éclaireurs et de guides.Parlant pour celle de Paris I comme .Il vous plaira ! X comme .que je prendrai en main cette fin de semaine, je puis vous assurer que mes collaborateurs et moi, Pat Hynd-mann le premier et qui sera bientôt doublé d’un second, donnerons à la tâche toutes nos énergies, les énergies qu’on donne à une tâche à laquelle on croit.LA PAIX COMPAGNIE D'ASSURANCES GÉNÉRALES DU CANADA vous servira COMME.Aucune autre Compagnie ne le fera ! BUVEZ À VOTRE SANTÉ! CELESTINS Tel.VI 4-8632 465 St-Jean, Montréal VICHY EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE - PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS Prés.Jacques Racine /j M HUH 4 C.E.Racine & Cie LIMITÉE i I 1 1909- 1965 'ê Courtiers en Douane et Transitaires Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada 9 I
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