Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 2011, Avril
Publication Canadienne.N' de convention 40050601.Revue de la Chambre Çle commerce française au Canada I 10 CAD * * * Tu years d"échanges et de développement of trade and development LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS 77176600191302 AIRFraNCE CLASSE AFFAIRES : lit moelleux de 2 mètres, cuisine gastronomique et grands vins français sur les vols long-courrier, espace, confort, calme pour FAIRE DU CIEL LE PLUS BEL ENDROIT DE LA TERRE 6U sommaire 5 Éditorial 6 Le saviez-vous ?8-9 La Chambre à visages découverts 1 O Frédéric Aouad 1 1 Henri-Laurent Brusa 1 2 Luc Charbonneau 1 3 Liliane Colpron 14 Alain Côté 1 5 Ludovic Delonca 1 6 Jean-Pierre Desmarais 1 "7 Anne Duprat 18 Mona El Assaad 1 9 Hervé Foulon 20 Nicole Haguelon 21 Mathieu Halle 22 William Hart 23 Jean-Jacques Laurans 24 Christian Leblanc 2 5 Jean-Yves Leroux 26 Bernard Lette 2 7 François Lubrina 28 Pierre Matuszewski 29 Christian Paire 30 Jean-François Pichard du Page 31 Pierre Robion 32 Philippe Rousseau 33 Hélëne Séguinotte 34 Solange Strom 35 Dominic Vernhes 36 Actualités des membres 37 Nouveaux membres 38-41 Service d Appui aux Entreprises 48 Vie de la Chambre Québec 49 Vie de la Chambre Réseau Atlantique 50 Index des annonceurs 42-47 Vie de la Chambre Montréal ACTION CANADA-FRANCE VOL.19 N° 3 AVRIL 2011 Président du comité des publications : Jean-François Pichard du Page Directrice générale de la CCFC : Véronique Loiseau Rédactrice en chef du numéro : Stéphanie Gaudreault Responsable des publications -éditorial, artistique, régie publicitaire : Stéphanie Gaudreault Coordinatrice aux publications : Aurore Agnes Fondateur : Bertrand Namy Ont collaboré à ce numéro : Christophe Amthor, Robert Audoux, Maxence Badré, Serge Duclos, Cyrille Marcant et Sébastien Vicente Maquette / Infographie : Samarkand Impression : Imprimerie Quadriscan Distribution : LMPI (Hachette Distribution Services) Publication canadienne : Numéro de convention 40050601 Dépôt légal : Bibliothèque Nationale du Québec Numéro de 1TSO (Organisation Internationale de normalisation) : CN 0318-7306 Les articles qui paraissent dans Action Canada-France sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Toute reproduction de tout ou partie d’un article n’est permise que sous autorisation et doit porter la mention habituelle « Reproduit de la revue Action Canada-France ».La revue Action Canada-France est répertoriée dans l’argus des communications et dans le Card.Tirage : 3 000 exemplaires Chambre de commerce française au Canada, 1819, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 202 Montréal H3H 2P5 (Québec) Tél : 514 281-1246 Fax : 514 289-9594 www.ccfcmtl.ca Service des publications : publications@ccfcmtl.ca Sources Mixtes /Y Cert no.XX-COC-XXXX FSC ©1996 FSC 3 pour toujours être à son meilleur! Lithographie Numérique INDIGO Personnalisation Appeler Agoylur 2D11-03-23 üftSfl Salut Y vas.Est-ce que tu as appelle Quadriscan pour l'impression de nos twocnures, livres, déphanis er Kiosqoe pœr notre congrès Cast fail, | ai parle ftvec men rep ot on don tranquille avEc eux I 10! 10 ; 51 ¦ 0| Grand format Qualité photo Impression directe quadriscan.com Gabriel Varin gvarin@quadriscan.com édLtorlaJL À nouveau, à « visages découverts » Pour la deuxième année consécutive, la revue Action Canada-France vous propose une édition spéciale qui met en lumière quelques-uns des membres de la Chambre de commerce française au Canada (CCFC).En effet, le succès remporté par « Portrait de famille » en février 2010, nous a encouragé à renouveler l’expérience avec ce second numéro intitulé « La Chambre à visages découverts ».Le concept de ce dossier prend tout son sens en cette année du 125e anniversaire de la CCLC.Les célébrations qui entourent cet âge vénérable étaient l’occasion parfaite de rendre hommage à ces hommes et ces femmes qui, au-delà de leurs entreprises, sont l’image et la richesse de notre Chambre.Vous découvrirez donc, au fil de ces portraits, la diversité et la qualité de notre réseau.Nous les remercions d’avoir accepté notre invitation.Outre cette édition spéciale, nous réalisons cette année un Album souvenir qui retrace de 1886 à aujourd’hui la riche et longue histoire d’échanges et de développement de la CCLC.C’est une Chambre personnifiée à travers le temps que vous retrouverez dans cet ouvrage ; une Chambre à l’image de ses membres : dynamiques et audacieux.Jean-François Pichard du Page Président du comité des publications mot cLe la.directrice generale La Chambre de commerce française au Canada a, comme vous le savez, débuté l’année 2011 sous le signe de la fête en célébrant avec ses membres, le lancement des commémorations de son 125e anniversaire, dans le cadre prestigieux de la joaillerie Birks à Montréal.Cet événement a également permis de remettre officiellement et en présence de son Président-directeur général, Monsieur Guy Berthiaume, 125 années d’archives à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ).Vous découvrirez les photos souvenir de cet événement dans ce numéro spécial d’Action Canada-France.Les festivités se poursuivront tout au long de l’année et particulièrement lors du Grand Bal qui aura lieu le vendredi 6 mai au Marché Bonsecours et qui vous transportera à l’époque victorienne.La Chambre réalisera un événement inédit le 13 octobre au Cirque Eloize qui clôturera cette année historique.Au plaisir de vous y retrouver nombreux ! Véronique Loiseau Directrice générale vous?ë!I Ernst &Young La qualité dans tout ce que nous faisons Laurent Liagre, CA, Ph.D., chef d’équipe senior, Ernst & Young • Membre du French Business Network E&Y au Canada Laurent.liagre@ca.ey.com 514-879-8038 Pour en savoir plus sur nos services en IFRS du secteur immobilier, vous pouvez contacter les personnes ressources suivantes : Raymond Drost, CA, associé, leader canadien en transactions immobilières, Ray.E.Drost@ca.ey.com Michel Bergeron, CA, associé, leader canadien en services consultatifs en comptabilité financière, Michel.Bergeron@ca.ey.com www.ey.com/ifrs L’USAGE DE LA JUSTE VALEUR EN IFRS DANS LE SECTEUR IMMOBILIER - PRATIQUES ET ÉVOLUTIONS DU SECTEUR À l’appui d’une publication récente d’Ernst & Young de février 2011 intitulée IFRSfor real estate: curent issues andfinancial statements survey, le présent article présente quelques statistiques relatives aux nombreux enjeux liés à l’usage de la juste valeur dans le secteur immobilier en vertu de la norme IAS 40 en IFRS, notamment le choix de la méthode d’évaluation, le recours à des experts externes ou internes, ainsi que l’analyse de sensibilité.Est concernée toute société appliquant actuellement ou sous peu les IFRS (donc française ou canadienne) et qui détient des immeubles répondant aux critères de LIAS 40 (c’est-à-dire des immeubles dont la société entend tirer avantage par la location ou la vente).Pays 2009 2008 2007 2006 France 63 % 49 % 40% 50% Royaume-Uni 55 % 60% 60% 64 % Moyenne de l’échantillon 59 °/o 58% 50% 51 % Dans la fourchette de ±20 °/o Pays 2009 2008 2007 2006 France 86% 79 % 64 % 70% Royaume-Uni 82 % 83 % 85% 88% Moyenne de l’échantillon 81 % 81 % 76% 76% Ainsi, dans environ 40 °/o des cas, les immeubles sont cédés en dehors d’une fourchette de 10 °/o de la dernière évaluation.Dans ce cadre, bien que la présentation d’une analyse de sensibilité non requise puisque les biens immobiliers ne constituent pas des instruments financiers, le consensus du secteur tend vers celle-ci, avec 45 °/o des sociétés en 2009 contre 25 °/o en 2008.Dans la plupart des cas, les analyses présentées portent sur une sensibilité de 25 à 100 points de base de changement de la juste valeur des immeubles.L’application des IFRS dans le secteur immobilier constitue un changement majeur au Canada, et plusieurs entreprises françaises (dont les banques et assurances) n’ont pas encore opté pour l’évaluation à la juste valeur.Pour vous conseiller et vous soutenir, Ernst & Young offre des services d’évaluation et propose des équipes d’experts en traitements comptables complexes.1 - CHOIX DE LA JUSTE VALEUR OU DU COÛT ?L’IAS 40.30 offre le choix de la valorisation des immeubles de placement au coût ou à la juste valeur.Toutefois, l’option de la juste valeur constitue la méthode considérée comme préférentielle; à tel point que l’option du coût nécessite la divulgation de la juste valeur par voie de note.Environ 92 °/o des sociétés utilisent la juste valeur.L’option du coût est retenue par trois entités de la population sondée, dont deux en France.Toutefois, ces deux sociétés, Klépierre et Icade, présentent des informations additionnelles liées à la juste valeur, soit un état des résultats pro forma pour la première et la juste valeur par catégorie d’immeuble pour la seconde.Ainsi, le secteur immobilier s’est dans l’ensemble orienté vers la valorisation des immeubles de placement à la juste valeur.3 - FAUT-IL PRÉSENTER UNE ANALYSE DE SENSIBILITÉ ?Avec le recours sans équivoque du secteur à la juste valeur se pose la problématique de la fiabilité de sa détermination, d’où le recours important aux experts externes.Ce risque inhérent d’incertitude de la valeur est confirmé par le tableau ci-dessous, qui présente le pourcentage d’immeubles vendus dans la fourchette de plus ou moins 10 ou 20 °/o de la dernière évaluation réalisée : Dans la fourchette de ±10 °/o L’IAS 40.32 encourage, sans toutefois l’exiger, le recours à un évaluateur externe afin de déterminer la juste valeur des biens immobiliers.Mixte 26»/o Externe 66»/o Généralement, le recours à des évaluateurs externes a pour objectif de valoriser une part du portefeuille ou de confirmer les évaluations internes.2 - ÉVALUATION INTERNE OU EXTERNE ?Interne 6 PUBLI-RÊDACTIONNEL Merrai i,m:iee.res VACS’Tf 1S5V-JA P UREVAX e 11WRAB* son! des ir-ame ©CoDynghf 2011 Mariai Canada Idc T Ne laissez pas votre animal vous exposer à la rage Consultez votre médecin vétérinaire au sujet de la vaccination antirabique avec les produits Merial, Merial est la filiale santé animale de sanofi-aventis.www.merial.ca 'Vax.MERIAL LA CHAMBRE La force de la CCFC réside dans celles et ceux qui la composent.Son âge vénérable - elle fête ses 125 ans cette année - n’atténue pas pour autant le dynamisme de ses membres et sa volonté de rester un acteur incontournable des relations entre la France et le Canada.Le parcours de 26 personnalités de la Chambre vous est proposé dans ce dossier.Des membres qui ont, chacun à leur façon, un fort attachement pour ces deux pays, des membres qui sont le reflet de cette amitié qui n’a de cesse de se développer, des membres qui sont les ambassadeurs de cette richesse partagée.Découvrez ces membres à « visages découverts », une mosaïque de ceux qui font aujourd’hui la CCFC ! STÉPHANIE GAUDREAULT, RESPONSABLE DES PUBLICATIONS 1' 8 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS Parmi les membres, plusieurs s’impliquent au sein des différents comités mis en place pour accompagner et soutenir les activités de la CCFC.Dans le cas de cette édition spéciale de la revue Action Canada-France, le concours des membres du comité a été d’un apport exceptionnel pour la réalisation de ce numéro.Nous tenons ici, à les en remercier sincèrement.Ci-contre : Marie Isnardi (Site Alpha), Liliana de Kerorguen (Menai Canada), François Boscher (BKG Avocats), Aurore Agnes (CCFC), Célie Simeray (CRÉ), Stéphanie Gaudreault (CCFC).Absents de la photo : Hervé Foulon (Groupe HMH), Jean-François Pichard du Page (Laboratoire médical Curalab), Philippe Rousseau (Egan). MYRIAM DUBERTRAND * r REDACTRICE Voici plus de vingt ans qu’elle exerce avec enthousiasme son métier de journaliste dans la presse écrite.Myriam Dubertrand a été, notamment, rédactrice en chef d’Entreprise & Carrières, hebdomadaire spécialisé en gestion des ressources humaines, durant treize ans.En 2010, son mari se voit proposer un poste d’expatrié à Montréal.« J’ai eu très envie de découvrir un nouveau pays et un nouvel environnement ».L’été dernier, la petite famille - elle est la mère de deux adolescents - prend ses quartiers à Montréal, au centre-ville.«J’avoue avoir des goûts plutôt urbains, explique-t-elle.Nous avons quitté Paris centre pour Montréal centre ».Parmi ses engagements, elle est membre de l’Ajis (Association des journalistes de l’information sociale) et elle a été nommée membre du Conseil supérieur pour l’égalité profession- nelle entre les femmes et les hommes en 1999.Un sujet qui lui tient particuliérement à cœur, ainsi que l’éducation des filles.Elle est d’ailleurs la marraine d’une petite cambodgienne dont elle suit attentivement les progrès scolaires.Outre son amour pour l’écriture et la littérature, Myriam a une passion pour les voyages qu’elle réalise à titre professionnel ou personnel : Chine, Thaïlande, Russie, Iran, Afrique du sud, Etats-Unis, Antilles, Afrique du Nord, et bien sûr l’Europe, qu’elle a largement parcouru, avec une affection particulière pour l’Espagne.Son triangle d’or français : Paris, Biarritz, sur la côte basque, dont son mari est originaire et où ils passent chaque année une partie des vacances d’été, et Cauterets, une charmante station de montagne pyrénéenne.« Mon havre de paix ! » Ils ont rencontré les membres que nous vous présentons dans ce numéro spécial.ELLE, pour extraire les moments importants de leur vie, leurs passions, leurs implications, LUI, pour fixer une émotion, un sourire, une ambiance.Faites connaissance avec les créateurs de ces portraits à “visages découverts”.Thierry Quenette est assurément un homme de passions.Passion pour son métier, tout d’abord, celui de photographe, qu’il exerce depuis vingt ans au Québec.Sa spécialité : le haut de gamme.Artistes, conférences, chefs d’entreprise, publicité, mode.rien n’échappe à son objectif.Une activité professionnelle prenante qui ne l’empèche cependant pas de poursuivre une recherche artistique personnelle.Il prépare, en autres, pour mai prochain, une exposition de photos de personnalités québécoises.Passion de l’humanitaire, ensuite.Thierry Quenette ne compte plus ses engagements en tant que bénévole.Il met ses talents de photographe au service des causes qu’il soutient.Ses combats ?Notamment, le Sida, le cancer des enfants, la trisomie.Il a même créé une fonda- THIERRY QUENETTE PHOTOGRAPHE tion « Naître dans le monde », « dans le but de sensibiliser le grand public aux problèmes liés à l’accouchement et à récupérer du matériel médical de base pour sauver le plus possible de mères et d’enfants », explique-t-il.Thierry Quenette s’est déjà rendu au Maroc, en Hongrie et au Sénégal dans ce cadre et programme, cette année, un nouveau voyage au Sénégal, avec à la clé, une livraison de matériel.Passion de la voile aussi qu’il pratique sur le lac Champlain.Il est d’ailleurs l’heureux possesseur d’un voilier de 36 pieds.Ce père de deux filles est un adepte des loisirs de plein air, comme la raquette « version un peu extrême », précise-t-il.Son principal atout : « l’aisance relationnelle », un élément indispensable pour mettre à l’aise ses modèles d’un jour ! 9 Id LOEWS HÔTEL VOGUE MONTRÉAL Au 1425, rue de La Montagne, la façade de l’Hôtel Vogue est toute illuminée en cette période de fêtes et la chaleur du lobby est accueillante.Frédéric Aouad est, depuis septembre 2009, Délégué commercial de la chaîne hôtelière américaine haut de gamme Loews pour les deux établissements de Montréal et de Québec.Une vie de cadre commercial qui s’accompagne, comme il se doit, de fréquents déplacements, notamment à Toronto, New York ou Boston.« Je passe au moins une semaine par mois en dehors du bureau.Cela évite de tomber dans la routine et ouvre à d’autres cultures, car les affaires ne sont pas une langue universelle », souligne-t-il.Illustration : pour lui, le management version québécoise et plus généralement nord-américaine est fondé sur la recherche de simplicité.« Le but est de ne pas compliquer les choses.Si une solution rapide et efficace peut être appliquée, elle le sera ».Il apprécie de plus la facilité d’accès aux strates hiérarchiques supérieures, par opposition au sens hiérarchique très fort qui prévaut sur le Vieux Continent.« Il me semble que les Européens privilégient les procédures et la stratification des entreprises, alors que les Nord-Américains mettent en avant la flexibilité », explique-t-il.Son premier « vrai » emploi illustre bien cette souplesse : alors qu’il était encore étudiant à l’UQAM en sciences politiques (il a décroché son Baccalauréat en 2007), il occupait le poste de garde de sécurité à l’hôtel Le Méridien de Montréal.Un « petit boulot » qui l’amenait à croiser régulièrement le Directeur général et de temps en temps à partager un moment autour d’un café.Une semaine après l’obtention de son diplôme, ce dernier lui proposait le poste de coordonnateur aux ventes qu’il occupera pendant un an, avant de devenir Sales Manager jusqu’en septembre 2009, date à laquelle il rejoindra Loews.La France et lui, c’estbel et bien une histoire d’amour.Bien que natif de Montréal, de parents tous deux d’origine libanaise, il revendique haut et fort sa culture française, acquise, notamment, lors de ses années d’études à Marie de France puis au collège Stanislas, les deux écoles françaises de Montréal.D’où son implication dans la Chambre de commerce française : « Bien sûr, l’aspect relations d’affaires est important, mais mon investissement est avant tout affectif », explique le jeune homme de 27 ans, qui a aussi été membre du comité Jeunes gens d’affaires de la Chambre.Ses contacts professionnels avec les Français lui ont appris qu’il ne fallait pas parler trop vite de chiffres, mais apprendre d’abord à connaître l’individu.Bref, une démarche inverse à celle pratiquée en Amérique du Nord.Frédéric Aouad est un homme occupé puisque, parallèlement à son activité professionnelle, il prépare actuellement à temps partiel un Certificat en marketing à l’UQAM et pratique 4 à 5 fois par semaine le Jiu-jitsu brésilien, après avoir longtemps été un adepte du soccer.Deux blessures au genou auront eu raison de son amour pour le ballon rond.En revanche, son amour pour la France est, lui, au beau fixe.En témoigne son mariage prochain avec une Française.M.D.10 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS Un proviseur OUI SAIT PLcLVLCjAMr HENRI-LAURENT BRUSA, Directeur général, Collège Stanislas les mêmes bancs d’école.Un melting-pot qui n’entraîne pas de frictions.« Le Canada, en général, et le Québec, en particulier, sont très ouverts et très tolérants vis-à-vis des différentes cultures et de toutes les religions ».En matière éducative, « Stanislas est probablement à mi-chemin des pratiques françaises et nord-américaines, ces dernières mettant notamment l’accent sur le développement de la confiance en soi », explique le Directeur.Mais le portrait d’Henri-Laurent Brusa ne serait pas achevé sans parler d’une activité menée durant trente ans en parallèle de sa carrière dans l’éducation : celle d’officier de marine de réserve qui l’a mené jusqu’au grade de Capitaine de Vaisseau.Il a suivi les formations de l’Institut des hautes études de défense nationale.Parmi ses autres nombreux centres d’intérêt : le golf, l’équitation, la plongée sous-marine, la voile, et les voyages, plutôt « un peu plus aventureux », que soleil et plage, précise-t-il.M.D.StànislàS L’imposante silhouette du Collège Stanislas domine le boulevard Dollard à Outremont et le buste du sénateur Raoul Dandurand, le père fondateur de l’établissement, accueille le visiteur dans l’entrée.L’actuel Directeur général, Henri-Laurent Brusa, qui chapeaute les deux établissements de Montréal et de Québec, y est en poste depuis l’été 2006.Agrégé d’anglais et titulaire d’un doctorat portant sur le théâtre anglais du XVI?siècle, le Niçois débute, fort classiquement, sa carrière dans l’enseignement, tant secondaire que supérieur (aussi bien au sein d’universités que de grandes écoles), en région parisienne et en Bretagne.Ensuite, il s’oriente vers la carrière de chef d’établissement, fonction qu’il exercera notamment dans deux lycées de classes préparatoires, à Brest et à Lille.Son poste actuel est son cinquième en tant que Proviseur et son deuxième à l’étranger, après une expérience au Lycée Charles-de-Gaulle à Londres.Ajouter six ans comme Directeur international du groupe EDHEC et quatre en tant que Directeur du campus de Nice de la même école, et le parcours est complet.Quand le poste de Directeur du Collège Stanislas lui a été proposé, il ne s’est pas senti trop dépaysé.Et pour cause.« Je connaissais déjà bien Montréal et Québec car l’EDHEC avait bâti des partenariats avec, notamment, HEC Montréal, l’UQAM ainsi que l’Université Laval », explique-t-il.Des partenariats qui l’amenaient au moins une fois par an dans la Belle Province.De plus, outre son intérêt marqué pour le profil du Collège Stanislas, avec ses deux campus, la perspective de passer quelques années au Québec séduit d’emblée cet amoureux de la nature, grand amateur de lacs, de forêts et autres grands espaces.Interrogé sur les spécificités de Stanislas, créé en 1938 et à l’origine filiale du prestigieux établissement parisien, Henri-Laurent Brusa cite le fait que l’école offre un cursus complet, de la maternelle jusqu’à la terminale, le grand nombre d’activités péri-éducatives, et aussi un public très diversifié.Des enfants de 65 nationalités à Montréal et de 39 à Québec partagent 11 conjuxjajl\ LUC CHARBONNEAU, Associé, Ernst & Young MU Ernst &Young La qualité dans tout ce que nous faisons Dans la famille Charbonneau, le goût pour la comptabilité semble se transmettre de génération en génération.Avec un père comptable agréé, la vocation de Luc Charbonneau, Associé chez Ernst & Young, n’a pas tardé à poindre.« Enfant, mon père m’amenait à son bureau le samedi matin, se souvient-il.J’adorais ça.J’ai eu très tôt une idée précise de ce que je voulais faire : ce sera la comptabilité, un choix de cœur, certes, mais aussi de raison.Pour moi, les deux lettres CA (pour comptable agréé) sont une police d’assurance, car il y a toujours des débouchés et le titre offre une stabilité ».Précisons que l’épouse de Luc Charbonneau est aussi comptable agréée et que le deuxième fils du couple, âgé de 12 ans, se sent très prêt lui aussi, à reprendre le flambeau.Luc Charbonneau fait ses études à l’UQAM et obtient son BA en administration des affaires en 1990.Dés le mois d’octobre, il joint les rangs d’Ernst & Young en tant que stagiaire.Il devient comptable agréé en 1993.Un an plus tard, alors qu’il est chef d’équipe, un besoin se fait ressentir en fiscalité, il accepte le transfert.Au bout de quatre ans, on lui propose une spécialisation sur le crédit d’impôt en recherche et développement.Cette fois, la réponse est négative.« Le travail en équipe me manquait et j’aimais être polyvalent.Ce poste était trop pointu à mon goût ».En 1998, il retourne donc à ses premières amours, l’audit, et devient chef d’équipe senior.En 2000, il se porte volontaire pour prendre en charge le recrutement.Il obtient plus qu’il n’espérait, le voilà en charge non seulement du recrutement mais aussi des ressources humaines pour l’Est du Canada.« Ce poste m’a énormément plus » commente t-il.En 2003, c’est le retour en pratique en audit et, en 2006, il est nommé associé.Son expérience en RH lui sert-elle ?« Oui, c’est un plus indéniable en termes d’écoute tant des employés que des clients ».Il est également en charge pour l’audit au Canada du French Business Network d’Ernst & Young, réseau de personnes-clés ayant pour rôle de mieux comprendre les enjeux des clients français.C’est clair pour Luc Charbonneau, vacances et maison sont des termes antinomiques.Il consacre donc ses congés aux voyages : Grèce, Italie, France, Grande-Bretagne, Antilles, Mexique, Nicaragua, Salvador, Guatemala.Cet été, il partira avec sa famille faire une croisière en Méditerranée pour faire découvrir l’Europe à ses trois fils.Il a aussi en projet un safari en Afrique du Sud.Luc Charbonneau est, par ailleurs, un passionné de vins, passion qu’il conjugue avec celle des voyages en visitant des vignobles, dans le Bordelais, en Toscane ou en Californie.Tous les week-ends de la saison hivernale, il skie en famille et est un fan de hockey, sport qu’il a très longtemps pratiqué.Entraineur de l’équipe de hockey d’un de ses fils, il est concerné professionnellement par ce sport puisqu’il est impliqué dans le dossier audit du Canadien de Montréal et vérificateur pour la Ligue Nationale de Hockey : l’art de savoir conjuguer passion personnelle et professionnelle.M.D.12 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS faumlXXM LILIANE COLPRON, Présidente, Première Moisson Elue PDG 2007 par les lecteurs de La Presse Affaires, Officier de l’Ordre du Mérite Agricole, Lauréate de la Réussite du Cercle Entreprendre 2005, Prix Réalisation 2005 du Réseau des Eemmes d’Affaires du Québec.Assurément, Liliane Colpron, Présidente de Première Moisson, est une femme d’affaires connue et reconnue.Lille d’agriculteur née à Châteauguay, elle se destinait à être esthéticienne.La boulangerie ?La conséquence indirecte d’un divorce à l’âge de 29 ans.Elle s’associe alors à un boulanger français et crée sa première entreprise.« C’est là que j’ai tout appris du métier », résume-t-elle.Une dizaine d’années plus tard, elle ouvre une seconde boulangerie « Au bon croissant », puis revend la première.Elle pressent un nouveau marché, encore à ses balbutiements, celui des pâtes crues surgelées.Elle démarre alors sa troisième entreprise : les Boulangeries Mansion, qui s’adressent aux restaurants, dépanneurs et chaînes d’épicerie.« Cette entreprise a très bien marché et c’est à ce moment-là que je suis vraiment devenue une femme d’affaires ».Mais, dix ans après, le marché est saturé par les multinationales.Une fois de plus, elle vend.« |>Hh VI [I It 1 mniyo-.C’est après une année sabbatique, qu’elle crée, en 1991, avec ses trois enfants, Josée, Bernard et Stéphane, la boulangerie Première Moisson.« Quatre têtes valent mieux qu’une, plaide-t-elle.Le travail en famille est la plus belle chose que j’ai fait de ma vie ».La première boulangerie-boutique Première Moisson ouvre ses portes à Dorion en 1992.Dix-huit ans plus tard, l’entreprise compte pas moins de 20 commerces de détail et emploie 200 salariés au siège.Les projets ne manquent pas : création d’une usine prés de Dorion pour les pâtes précuites surgelées, dont l’ouverture est prévue le lEr juillet prochain.« Un retour aux anciennes amours de la boulangerie semi-industrielle ».Autre projet : l’ouverture dans l’année de 2 ou 3 concepts express.« On va également regarder de plus en plus les causes humanitaires », affirme la Présidente qui n’est pas novice en la matière puisque, depuis quelques années déjà, elle aide l’organisation humanitaire Action contre la Laim.Depuis cinq ans, Première Moisson s’est associée à un meunier et à un groupement d’agriculteurs québécois et utilise des blés cultivés au pays, sans pesticide ni engrais chimique, pour une meilleure qualité de pain et une approche plus écologique.Liliane Colpron a pour credo : « Le bon goût, le haut de gamme, la santé ».Elle se rend en Prance de 3 à 4 fois par an.Perpétuellement à la recherche de l’innovation et des tendances du moment, elle est de tous les salons professionnels et rencontre tous les grands noms de la boulangerie française : Lauchon, Ladurée, Pierre Hermé, les Boulangeries Paul.Que fait-elle de son temps libre ?Elle aime savourer ses fins de semaine dans son chalet des Laurentides où elle pratique la marche, le ski de fond et la raquette.Quant aux vacances d’été : destination la Côte d’Azur.« Le plus beau coin du monde », estime celle qui avoue considérer la Prance, patrie de la bonne chère, comme étant un peu son pays.M.D.13 Deloîtte howlUHi'hUllrtlv It- C'eSt dès la fin de ses études à l’Université Laval à Québec, avec en poche un baccalauréat en administration et une licence en sciences comptables, qu’Alain Côté s’est joint, à Québec, à Charette Fortier Hawey/Touche Ross, l’ancêtre du Cabinet actuel.Si son choix pour la profession comptable est alors «un peu accidentel», reconnaît-il, après trente ans de pratique, il ne le regrette pas, loin de là.« J’ai encore et toujours du plaisir à me lever tous les matins pour rencontrer mes clients et mes collaborateurs ».Après huit années passées à Québec, une occasion se présente au bureau du Luxembourg.Alain Côté la saisit.Le voilà Vérificateur et conseiller auprès d’institutions financières internationales.Un défi pour celui qui n’avait, à Québec, que des clients du secteur manufacturier.« Cette expérience est une des plus belles que j’ai vécues », s’enthousiasme-t-il, appréciant notamment le cosmopolitisme luxembourgeois « encore plus marqué qu’à Montréal » et l’occa- ES o p p o rJujuxltés ALAIN CÔTÉ, FCA, IAS.A, Associé directeur, bureau de Montréal, Samson Bélair/Deloitte & Touche sion de s’enrichir des différences.Illustration : dans son équipe composée de sept personnes, six nationalités se côtoient.De plus, Alain Côté, son épouse et ses deux enfants profitent de leur séjour au Grand-Duché pour découvrir l’Europe.Depuis cette mission, il y a eu de nombreux mouvements du Cabinet canadien vers le bureau du Luxembourg.« Il ne faut jamais refuser un défi », précise-t-il.La famille retourne à Montréal en 1992.Alain Côté exerce dans le secteur de la certification, puis devient Responsable d’un sous-groupe de vérification et, en 1999, il est nommé Co-directeur des opérations en vérification du bureau de Montréal.En 2003, il devient Coordonnateur des secteurs d’industries au bureau de Montréal et responsable du secteur financier au bureau de Montréal et pour la province de Québec.Depuis 2007, il est Associé directeur du bureau de Montréal.Membre de nombreux comités nationaux, dont le Comité de gestion canadien, il a siégé au Conseil d’administration de Deloitte Canada.Alain Côté est également très actif au sein d’organismes professionnels, sociaux et communautaires.En effet, il est membre du Conseil d’administration et du comité des finances et de la vérification de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain depuis 2010 et Président du Conseil d’administration de l’Ordre des comptables agréés du Québec depuis 2009.Il est également impliqué dans diverses collectes de fonds pour des organismes tels que la Fondation OLO (pour les femmes enceintes), Educaide (pour l’éducation des jeunes défavorisés), l’Institut Pacifique (pour la lutte contre la violence en milieu scolaire) ou encore La Maison des greffés du Québec (pour les personnes en attente d’une greffe).Aussi, il a été entraîneur-bénévole pendant plus de 10 ans au niveau du hockey mineur de Boucherville.Il y a quelques années, Alain Côté, amateur de voyages, s’est pris de passion pour la plongée sous-marine et y consacre, au minimum, une semaine par an.Il a déjà plongé dans les eaux claires de Sainte-Lucie, de la Barbade, des Bahamas ou des îles Turquoises.Où passera-t-il ses prochaines vacances ?Il hésite encore entre le Belize et l’île de Cozumel au Mexique.Mais une chose est sûre, il explorera les fonds sous-marins.M.D.14 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS GASTRONOMIQUE LUDOVIC DELONCA, Associé, Europea C’est une belle maison victorienne au 1227, rue de la Montagne, qui abrite l’Europea.Le restaurant gastronomique est le fruit du travail de Ludovic Delonca, Jérôme Lerrer, et Patrice de Lelice, trois amis de longue date puisqu’ils ont fait leurs études ensemble à l’Ecole hôtelière de Nîmes.« A la sortie de l’école, en 1996, nous avons eu l’opportunité de reprendre un restaurant gastronomique à Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales », explique Ludovic Delonca, qui gère l’administration et les finances de l’Europea.L’aventure durera cinq ans et les jeunes restaurateurs parviendront à multiplier le chiffre d’affaires du restaurant par 20 ! C’est lors d’un voyage d’agrément au Québec, en 1999, que le trio a le coup de foudre pour Montréal.Le restaurant de Saint-Cyprien est bientôt vendu et les compères mettent le cap sur La Belle Province, en 2001 pour Jérôme Lerrer et Patrice de Lelice, en 2002 pour Ludovic Delonca, car sa femme - qui est également la sœur de Jérôme Lerrer - attend un heureux événement.Les voici donc à Montréal, mais problème : l’argent de la vente ne rentre pas comme prévu.Le besoin d’argent ne tarde pas à se faire cruellement sentir.C’est la période des petits boulots et d’un seul et unique repas par jour.«Nous nous sommes alors posé très sérieusement la question d’un retour en Prance », se souvient Ludovic Delonca.Mais, en mai 2002, le trio repère un petit local rue de la Montagne.Ce sera le futur Europea.Les débuts sont laborieux, se souvient Ludovic Delonca : « Nous avions de la vaisselle achetée chez Dollarama, notre cave ne comptait que six bouteilles, on faisait tourner la boutique à trois, y compris le ménage et la plonge ».Petit à petit, cependant, nos trois restaurateurs sortent la tète de l’eau.Dés la deuxième année, ils embauchent du personnel.Le coup de pouce salvateur viendra de Brands Reddy et de Patrick Marsolais, deux animateurs télé qui ont véritablement propulsé l’établissement.Si, à ses débuts, le restaurant comptait 20 places, il peut accueillir une centaine de personnes aujourd’hui.Une chose est sûre, Ludovic Delonca ne regrette pas d’avoir persévéré : « Ouvrir une société est plus facile au Québec.Mais, cela dit, il ne faut pas avoir peur de travailler dur.Je crois aussi que pour réussir ici, il faut être plus créatif et plus avant-gardiste qu’en Europe ».Autre différence notable : l’état d’esprit des employés.« Les salariés qui travaillent chez vous travaillent comme s’ils étaient chez eux.Les gens sont passionnés.Les relations de travail sont plus décontractées.Mes salariés me tutoient, nous prenons un verre ensemble le samedi soir », apprécie le restaurateur, aujourd’hui à la tête de cinq établissements, toujours avec ses deux complices : le restaurant Europea (gastronomie française), Europea Espace Boutique (pâtisserie-traiteur), Beaver Hall (bistrot français), Andiamo (bistrot méditerranéen) et, le dernier-né, Birks Café (lunch et salon de thé).C’est sûr, le retour en France n’est plus du tout à l’ordre du jour.La vie de Ludovic Delonca est désormais ici.M.D.RESTAI 'RAST El'JiHHiA 15 L’ART de la dxp Lo mtatLe JEAN-PIERRE DESMARAIS, Associé, BKG Avocats « Je serai diplomate ! » À l’âge où les petits garçons rêvent de devenir pompiers ou policiers, la vocation de Jean-Pierre Desmarais est claire.Après ses études à HEC Montréal, quoi donc de plus naturel pour lui que de postuler à un emploi dans la diplomatie.La démarche n’est cependant pas couronnée de succès.Qu’à cela ne tienne.Il poursuit ses études de droit à l’Université de Montréal et, une fois son baccalauréat obtenu, en 1977, il dépose sa candidature de nouveau.Cette fois, le succès est au rendez-vous et le voilà en stage à Ottawa pour un an au sein du ministère des Affaires étrangères.« Une expérience qui m’a permis de réaliser que je n’étais pas fait pour une carrière dans la fonction publique », explique-t-il.Aussi, quand un poste au Sénégal, « alors la perle de l’Afrique » lui est offert, il décline la proposition.Eprouve-t-il des regrets concernant sa carrière diplomatique ?Loin de là.« Ma carrière m’a comblé », affirme l’Associé du cabinet BKG Avocats, spécialisé en droit des affaires.Après avoir été associé dans quelques cabinets de taille moyenne durant les trente premières années de sa carrière, sa mission demeure la même : représenter des entreprises étrangères pour leurs activités commerciales au Canada, ainsi que des entreprises canadiennes dans le cadre de leurs activités à l’étranger.« Ma pratique du droit est liée à l’international, ce qui m’a permis de beaucoup voyager et d’assouvir mon appétit pour les différentes cultures », précise-t-il.Et la liste des pays visités à titre professionnel est longue : France, Espagne, Italie, Brésil, Chili, Etats-Unis, Taïwan, Hong Kong, Mexique sans oublier la Russie où il s’est rendu régulièrement durant dix ans.Liste à laquelle il convient d’ajouter les voyages réalisés à titre personnel.Il voue à la France un « attachement particulier ».Il a accompagné plusieurs de ses clients canadiens désireux de s’installer dans l’Hexagone et a travaillé avec plusieurs avocats français.«L’environnement des affaires est différent, reconnaît-il.Les sociétés canadiennes sont frappées par la lourdeur du cadre administratif français.Les entreprises françaises, quant à elles, sont attirées par une certaine liberté et l’assouplissement des charges au Québec.De plus, ici, il n’y a pas de circuits privilégiés pour accéder au monde des affaires.Tous ont une chance de réussir en affaires quelque soit leur origine ».Outre son prenant travail d’avocat, Jean-Pierre Desmarais s’investit aussi beaucoup dans des associations et groupements professionnels.« J’aime la vie en société », sourit-il.Il est, notamment, membre de l’Association du Barreau Canadien, gouverneur de la Fondation du Barreau du Québec, membre du Conseil d’administration de la CCFC et membre de l’association des diplômés d’HEC Montréal (Réseau HEC).Il a siégé 14 ans sur l’exécutif, notamment à titre de Président, de l’International Grouping of Lawyers (IGL), association regroupant des avocats de plus d’une cinquantaine de pays, et a siégé depuis 2004 au conseil d’administration de l’intercontinental Grouping of Accountants and Lawyers (IGAL).«J’ai été privilégié par la vie », reconnaît ce père de trois enfants, trois fois grand-përe.Une vie familiale qui occupe une place importante.C’est pour cela qu’il vient de faire bâtir une résidence secondaire dans les Laurentides.Pour y réunir les siens.M.D.BEJG avocats 16 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS POUR LA ^ COMMUNAUTÉ ANNE DUPRAT, Trésorière et membre du Conseil d’administration, Collège international Marie de France Contribuer à la saine gestion financière du Collège international Marie de France afin d’améliorer constamment le bien-être des élèves et l’enseignement.Telle est la mission impartie à Anne Duprat, Trésorière et membre du Conseil d’administration du collège.« Une belle manière de mettre à la disposition de Marie de France mes compétences en finances », explique en souriant celle qui est, par ailleurs, Directrice principale, Services-conseils chez KPMG.Interrogée sur les points forts de Marie de France, Anne Duprat cite la qualité de l’enseignement, la diversité (70 nationalités se côtoient au sein de l’établissement), la rigueur, l’ouverture sur le monde et l’accent mis sur l’enseignement des langues.Sans compter les très nombreuses activités culturelles, « une des grandes richesses du collège », souligne la trésorière, et les activités sportives extrascolaires.A priori, rien ne prédestinait Anne Duprat à s’installer au Canada.Après avoir décroché, en 1988, son Diplôme d’études supérieures comptables et financières à l’Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier, cette native d’Agen, dans le Sud-Ouest de la France, décide de faire un MBA.Elle hésite alors entre le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Université de Dalhousie, à Halifax.Son choix se porte finalement sur cette dernière.« Le Canada me semblait plus humain et plus social que les Etats-Unis, explique-t-elle.De plus, les frais de scolarité y étaient moins élevés, ce qui était un élément non négligeable ! » Mais, dans son esprit, il ne s’agit là que d’une période d’immersion avant son retour en France.C’est sans compter sur le hasard.En effet, la Banque Royale du Canada vient recruter sur le campus de Dalhousie et elle se voit proposer un poste d’analyste financier à Toronto.Cependant, là encore, l’idée de faire son nid au Canada ne l’effleure pas.«J’estimais qu’une expérience professionnelle de deux ans à l’étranger ne pouvait qu’être un élément positif pour la suite de ma carrière ».En 1993, elle rejoint pourtant Bell Canada International (BCD qui recherche une personne parlant espagnol et russe, autant dire l’oiseau rare.Bingo ! Anne Duprat a le bon profil.La voilà en charge de l’analyse financière et de la négociation des clauses financières des contrats, ce qui l’amène à parcourir l’Amérique latine et l’Asie.Enfin, en 2005, elle intègre KPMG.« C’est le fait que KPMG encourage l’engagement de ses salariés dans la communauté qui me permet de m’investir dans le Conseil d’administration de Marie de France », souligne-t-elle.A côté de sa vie de famille - elle a 3 enfants -, de sa vie professionnelle et de son engagement auprès du Collège Marie de France, Anne Duprat trouve encore le temps d’assouvir ses trois passions, à savoir : la course à pied, qu’elle pratique en club deux fois par semaine au Mont-Royal ; la lecture (elle se réunit avec des amies une fois tous les deux mois pour commenter des livres et « partager nos leçons de vie »), et enfin, le développement durable, une passion tant personnelle que professionnelle puisqu’elle est la championne en développement durable pour le bureau de KPMG à Montréal.M.D.Collège international Marie de France * L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger regroupe plus de 450 établissements scolaires répartis dans le monde.17 * La passion MONA EL ASSAAD, Présidente, Agence de voyages TravelNet Le rêve de Mona El Assaad, Présidente de l’agence de voyage TravelNet ?Recréer la Tour de Babel, au sens positif du terme bien sûr.Le multiculturalisme n’est pas pour elle un vain mot.«Voyager ne consiste pas seulement à visiter des monuments et des sites mais aussi, et surtout, à échanger avec d’autres cultures.Les deux sont indissociables ».Tel est son credo.C’est pour favoriser un tel brassage qu’elle se lance dans un nouveau défi, avec le concept de l’agence de voyage Les Inédits : un espace pluridisciplinaire dont l’ambition est de mêler voyage, culture, art, littérature et gastronomie.Mona El Assaad est née dans le Nord du Liban.Lorsque la guerre éclate, elle a 18 ans.Elle quitte son pays et rejoint la France pour y faire des études de lettres modernes.Son « amour profond » pour l’Hexagone fait qu’elle s’y installe.Après avoir occupé différents emplois, elle se retrouve dans le monde du voyage tout à fait par hasard.« Soit vous êtes gagnés par la passion du métier, soit vous quittez le secteur.Il n’y a pas de demi-mesure », explique-t-elle.Pour elle, ce sera la première version.«J’ai tout appris sur le tas grâce à mon mentor ».TravelNet En 1993, alors qu’elle passe des vacances avec son mari et leur fils au Québec, son conjoint, « comme tous les Français », précise-t-elle, a le coup de foudre pour le pays.Mona El Assaad, toujours à l’affût d’un nouveau défi, est prête à tenter l’aventure québécoise.Un an plus tard, le pas est franchi et le couple s’installe à Montréal.Elle apprécie la facilité avec laquelle il est possible d’ouvrir une agence au Québec.«Nous sommes arrivés le lEr décembre, nous ouvrions l’agence le lEr avril », illustre-t-elle.L’aventure TravelNet, agence de voyage spécialisée sur l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et le Sud, démarre.Mona El Assaad approche alors, tout naturellement, la communauté française avec laquelle elle continue à travailler énormément.Ensuite, elle monte Phénix Tours, un voyagiste spécialisé dans l’organisation de circuits sur mesure.En 2009, TravelNet quitte les locaux de la rue Sainte-Catherine pour s’installer rue Crescent.« Enfin une bâtisse historique ! », se régale Mona El Assaad.C’est, en effet, dans une belle maison victorienne qu’elle crée, afin de compléter son offre, Les Inédits.Le voyageur pourra trouver dans cet espace au design moderne des suggestions d’évasion, des objets d’art et des livres ainsi que des occasions de rencontres avec les cultures et les peuples du monde.Elle compte, en effet, y tenir des conférences, y recevoir des artistes, organiser des dîners autour du thème des voyages.Bref, « permettre au voyageur de faire l’expérience d’un pays par les cinq sens », résume la fondatrice.Un nouveau défi.Pour ses loisirs, Mona El Assaad s’adonne â la lecture, aux voyages, « lointains » de préférence, type Afrique du sud ou Inde, et â la musique, avec une prédilection pour l’opéra, le jazz et le grand Jacques Brel.M.D.18 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS \L’0clLtLorL HERVÉ FOULON, Président, Groupe HMH E Hurtubise On l’aura compris, c’est le hasard qui a guidé ses pas au Québec.Même si trente-huit ans après, il y est encore ! « Je pensais rester seulement deux ou trois ans, mais j’ai eu la chance de travailler avec Claude Hurtubise, le fondateur de la maison dans les années 60, un des pionniers dans le domaine de l’édition québécoise ».Nous sommes en 1973, la période est particuliérement riche, l’intelligentsia et le monde de l’édition québécois sont en pleine effervescence.C’est le coup de foudre et quand Claude Hurtubise décide un peu plus tard de quitter ses fonctions, Hervé Foulon prend la relève et rachète l’entreprise.Nous sommes en 1979.« J’ai poursuivi la mission éditoriale de la maison au niveau des essais, de la littérature et des manuels scolaires, tout en poursuivant la diversification, notamment avec le secteur jeunesse, les beaux livres et les ouvrages pratiques », détaille le Président, fier de sa maison aujourd’hui respectable dame quinquagénaire.Une diversification qui permet de s’adapter aux fluctuations du marché.Mais, ce n’est pas tout : Le gêne de l’édition serait-il héréditaire ?Tout porte à le croire.En tous cas, Hervé Foulon, le Président du Groupe HMH (éditions Hurtubise, éditions XYZ, éditions Marcel Didier, Distribution HMH), peut s’enorgueillir d’être l’arriëre-petit-fils d’Alexandre Hatier, le fondateur des éditions éponymes, créées en France en 1880 et bien connues des écoliers, collégiens et lycéens de l’Hexagone.Et, aujourd’hui encore, la passion de l’édition fait des émules dans la famille, puisque Arnaud et Alexandrine, deux des quatre enfants d’Hervé Foulon, l’épaulent dans l’entreprise.Bref, une histoire de famille sur cinq générations.C’est d’ailleurs en travaillant au service export de la maison Hatier au tout début des années 1970 qu’Hervé Foulon entre en contact pour la première fois avec le Québec, Hatier étant un petit partenaire de la maison d’édition québécoise Hurtubise HMH.« Ils recherchaient alors quelqu’un pour s’occuper de l’administratif et du commercial », explique Hervé Foulon et « le poste aurait été en Afrique ou en Asie, j’y serais allé », s’empresse-t-il de préciser.les activités aussi ont été diversifiées puisque le groupe HMH comprend également la distribution de ses propres produits et de ceux d’autres éditeurs.Une garantie d’indépendance.Sans oublier la Librairie du Québec à Paris, acquise en 2000.Les engagements associatifs d’Hervé Foulon sont - faut-il s’en étonner ?- liés aux livres.Ainsi, après avoir été impliqué dans de nombreuses organisations professionnelles du secteur, il préside actuellement la Commission du livre ainsi que le Conseil consultatif du livre et de la lecture.Mais, y aurait-il une vie en dehors des livres ?Oui, et il affiche clairement sa priorité : la famille.« C’est sacré ! », affirme ce père de quatre enfants, tous nés au Québec, par ailleurs sportif accompli, qui s’est offert le luxe de réaliser un rêve : l’ascension avec sa fille Alexandrine du Kilimanjaro en 2007.Et, il reconnaît que « comme tout bon Québécois », il aime couper le long hiver canadien par un séjour sous des climats plus doux.Son point de chute ensoleillé ?La Floride.M.D.19 d*SLppreru±re NICOLE HAGUELON, Directrice générale, Socadis ^ SOCADIS Arrivée dans la Belle Province il y a treize ans, pour une durée de deux ans, Nicole Haguelon, Directrice générale de Socadis, y est encore.Un choix dont elle se félicite.Dés sa sortie de l’Ecole Supérieure de Commerce du Havre, et diplôme d’expertise-comptable en poche, elle entre dans le groupe de distribution Auchan.Elle y restera 17 ans, multipliant les expériences : Chef de rayon, Responsable des ressources humaines, Contrôleur de gestion, Chef de secteur commercial, puis Directrice de l’hypermarché Auchan La Défense, dans le trépidant quartier d’affaires de Paris.« Mon mari et moi, nous avons eu envie de faire autre chose, un peu las du stress de la vie parisienne, des transports et des horaires de fous », explique-t-elle.Coïncidence ?Alors qu’Auchan lui propose un poste en Chine pour ouvrir le premier hypermarché de l’enseigne dans l’Empire du Milieu, l’entreprise de son mari propose à celui-ci de participer à l’ouverture d’une filiale à Montréal.Le couple hésite, mais ayant deux jeunes enfants, la balance penche rapidement pour le Québec, où la famille s’installe en 1997.La durée initiale de l’expatriation, qui était de deux ans, s’est transformée en trois.Ensuite, toujours pour le travail de son conjoint, elle passe deux ans à Washington DC.Puis, la décision est prise : la famille ne rentrera pas à Paris.Elle s’installera au Québec, et ce, définitivement.«Je suis ravie de ce choix.C’est celui de la liberté », sourit-elle.Et comme Nicole Haguelon n’est pas du tout du style à rester inactive, elle a su mettre à profit ces premières années québécoises.« J’adore les études », explique celle qui a repassé son diplôme de comptable pour être CMA (Comptable en management accrédité), qui a étudié aussi bien la fiscalité que le chinois et l’espagnol, et qui est administratrice de sociétés.C’est en 2005 qu’elle intègre Socadis, société spécialisée dans la distribution de livres en langue française au Canada, tant auprès des libraires que des détaillants indépendants ou de grandes chaînes de distribution.L’entreprise, créée en 1970 par Flammarion et Gallimard, deux maisons d’édition pourtant concurrentes en France, peut s’enorgueillir de gérer 100 000 titres.« Nous assurons la logistique et la promotion des ventes ».Nicole Haguelon a débuté comme Directrice financière, avant d’être nommée Directrice générale en 2006.« Par rapport à mon expérience chez Auchan, les mêmes réflexes s’appliquent, précise-t-elle : la satisfaction des clients, la maîtrise des coûts, le développement des ventes et la gestion des ressources humaines.» Au niveau personnel aussi, Nicole Haguelon est persuadée d’avoir fait le bon choix.« J’adore la neige et la nature », explique-t-elle, et dés qu’elle le peut, elle chausse ses skis de fond ou ses raquettes.L’été, elle aime faire du jogging ou des ballades, à pied ou à vélo.Son endroit favori ?Le parc du Mont-Tremblant.Nicole Haguelon retourne en France au minimum deux fois par an, pour y retrouver ses amis, ses magasins préférés et les vieilles pierres.M.D.20 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS Un homme cLéterrriirté MATHIEU HALLE, Directeur général, Ecritel Inc tion pour le Canada, puis part pour Londres, où il restera deux ans.Il y décroche un emploi de consultant en développement d’affaires pour Premiere Global Services, après avoir effectué un retour à l’université pour parfaire sa formation académique et pour améliorer son anglais professionnel.Début 2007, il obtient sa résidence permanente et, cerise sur le gâteau, son employeur lui propose le poste de gestionnaire de comptes à Montréal.Trois semaines plus tard, le voilà au Canada.Il passera trois ans et demi dans cette entreprise, devenant au passage directeur de comptes.Il rejoint, en août 2010, Ecritel Inc., société française spécialisée dans l’hébergement Internet et l’infogérance.« Nous accompagnons les entreprises d’ici dans l’hébergement de leur site, leur structure et leurs équipements informatiques pour le web » dit-il, très déterminé.« Les nouvelles technologies, c’est une passion pour moi ».Parmi les nombreuses activités extraprofessionnelles de ce fervent supporteur de soccer, citons le semi-marathon de Montréal auquel il participe chaque année.Une implication non seulement sportive, mais aussi humanitaire, puisque ce père d’une fillette de 15 mois, court également pour collecter des fonds pour un orphelinat du Burkina-Faso.Pays dans 32 ans, Directeur général d’une filiale française au Canada.Assurément un beau parcours pour celui à qui on ne prédisait pas un si bel avenir à la sortie des études collégiales.Il faut dire que Mathieu Halle est très volontaire et sait se donner les moyens de son ambition.Après des études en vente, il plonge dans le grand bain de la vie active.Il débute sur le terrain, par la vente de photocopieurs pour Toshiba.« Une école très dure, confie-t-il, mais très formatrice.Ce que j’ai appris alors me sert encore aujourd’hui ».Ayant besoin de défis pour avancer, au bout de deux ans et demi, il rejoint Digilab Multimédia, une société dont il apprécie l’esprit start-up.Mais, deux ans plus tard, il voit ses ambitions hors des frontières de l’Hexagone.Mais, où ?Ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare à l’époque et ayant un goût marqué pour les grands espaces, le choix du Québec s’impose.Le voici en PVT (Permis Vacances Travail) en 2004 à Montréal.« Douze mois fantastiques », s’enthousiasme-t-il.Même si, « pour la première fois de ma vie, je me suis senti étranger.Le statut de PVT est un peu frustrant ».Sa décision est prise : il reviendra dans la Belle Province, mais avec un autre statut.Il ne lui reste plus qu’à maîtriser l’anglais.De retour en France, il dépose son dossier d’immigra- lequel il a passé six semaines avec son épouse en 2008 et où ils ont rencontré une adolescente, qui vit au Québec depuis octobre de cette même année, et dont ils sont les tuteurs.Il participe également à un groupe de réflexion qui vise à aider les immigrants à trouver un emploi dans le secteur des technologies de l’information.En souvenir de son enfance en banlieue parisienne où il a côtoyé des jeunes de différentes nationalités ou origines.M.D.^Jfecrite 21 ES LIE TRÈS forts AVEC LA FR^hfGE WILLIAM HART, Associé, cabinet LKD sociation des diplômés de l’ESSEC au Canada.William Hart et son épouse s’installent alors à Montréal où il poursuit ses études à McGill, obtenant un Baccalauréat en common law et un en droit civil.En 1979, le voilà avocat.Sa carrière débute dans la pratique privée, chez ce qui est aujourd’hui Fraser Milner Casgrain, puis en 1983, il opte pour une carrière d’avocat contentieux chez Steinberg, alors l’une des plus importantes sociétés dans la Belle Province.Il y restera dix ans, car l’entreprise, une société familiale, rencontre des problèmes de succession, est rachetée par un investisseur, et l’histoire se conclut par une faillite.« Ce fût une expérience très pénible humainement mais très enrichissante professionnellement », explique celui qui, à moins de 40 ans, était alors Vice-président senior, affaires juridiques, Secrétaire et membre du comité exécutif.En 1993, il intègre le cabinet LKD qui avait travaillé sur le dossier Steinberg.Mais où aller chercher de nouveaux clients ?, s’interroge William Hart.Réponse : en France et à l’ESSEC.« J’ai bâti ma clientèle autour de ce réseau », explique-t-il.D’où également son intérêt pour la Chambre de commerce française, dont il sera Président de 2004 à 2008 et au sein de laquelle il reste très actif, étant membre du Comité exécutif.Il est également Co-fondateur du Venture Capital Forum de la CCFC.Il a aussi siégé au comité directeur de l’Union des Chambres de Commerce et d’industrie Françaises à l’Étranger (UCCIFE) de 2004 à 2007.Au sein du cabinet LKD, il travaille particuliérement sur les fusions /acquisitions ainsi que sur les ententes de rémunération des cadres supérieurs lors de changements de contrôle.Côté sports, William Hart consacre ses loisirs au tennis (il a participé à de nombreux tournois dans sa jeunesse) et au vélo.Il est très cinéphile, avec un penchant pour le cinéma français et le cinéma d’auteur, et un lecteur assidu, qui dévore aussi bien des biographies que des fictions ou des ouvrages économiques.Enfin, ce père de deux enfants dont l’épouse est professeure agrégée de littérature hispano-américaine coloniale à l’Université de Montréal et, à ce titre, voyage beaucoup en Amérique latine, ne manque pas de l’accompagner dés qu’il le peut.M.D.22 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS Du 28e étage où sont installés les bureaux du cabinet LKD (Langlois Kronstôm Desjardins), la vue sur le Mont-Royal et sur le campus de McGill est imprenable.William Hart, Avocat associé, revient sur son parcours et sur ses liens privilégiés avec la France.Originaire de Regina, il obtient un BA en sciences économiques à l’Université de la Saskatchewan.Une opportunité pour passer un an en France en tant que lecteur d’anglais dans un collège de Pontoise, en région parisienne, se présente.Il la saisit volontiers.Puis, la rencontre avec sa future femme bouscule ses plans.Il décide de rester dans l’Hexagone plus longtemps que prévu et continue ses études à l’ESSEC (École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales).« Une très bonne expérience, se remémore-t-il.D’ailleurs, les amis que j’ai rencontrés à ce moment-là sont restés mes amis pour la vie ».Pour preuve du lien fort qui unit William Hart à la grande école française, il est, depuis 1997, Président de l’As- fcîr«imr* Un homme JEAN-JACQUES LAURANS, Président, Groupe Alfid Québec.Le groupe, installé place d’Armes, s’est diversifié : achat, vente, construction, entretien ménager, services de sécurité.Jean-Jacques Laurans s’investit beaucoup dans la vie sociale et caritative.Sa philosophie ?« La vie nous a beaucoup choyés.Par conséquent, il me semble normal de renvoyer l’ascenseur ».Lui et son épouse, qui est Suisse, s’investissent pour leurs pays respectifs et aussi pour leur pays d’accueil.« Nous sommes reconnaissants au Québec de nous avoir permis de nous épanouir », explique-t-il.Ses engagements sont nombreux, notamment au sein de la Chambre de commerce française qu’il a présidée de 1998 à 2000 et dont il est aujourd’hui administrateur.Il a eu des responsabilités au sein de l’Union des Chambres de Commerce et d’industrie Françaises à l’Etranger (UCCIFE) et il est, depuis 1998, Conseiller du Commerce Extérieur de la France.Il est également administrateur - et ancien Président - du Rotary Club de Montréal Ville-Marie, administrateur de Jeunesses Musicales Canada et du Concours Musical International de Montréal, Président du Club d’athlétisme de haute performance Venu a Montreal il y a vingt-huit ans pour régler un problème d’ordre professionnel, Jean-Jacques Laurans, Président du Groupe Alfid, y est depuis installé.« Nous avons trouvé le pays accueillant, dynamique.Nous nous y sommes sentis bien », explique-t-il.Sa carrière a débuté en 1968 sur les rives du Lac Léman, à Genève précisément, où il est venu, depuis sa Savoie natale - il est originaire de Chamonix -, attiré par les perspectives d’emploi et les salaires alléchants qu’offrait la Suisse.Il intègre un groupe financier international spécialisé dans la gestion boursière, avant de retourner en France au sein d’une filiale du groupe, spécialisée dans l’immobilier.Quelques années plus tard, nouveau départ vers la Suisse, où il rejoint le département immobilier du groupe financier.Puis, il crée avec des associés une compagnie de gestion de patrimoine.Celle-ci a beaucoup investi au Canada à la fin des années 1970.En 1983, suite à des problèmes sur place, il décide de s’occuper lui-mème des biens immobiliers canadiens.Accompagné de sa famille, il traverse donc l’Atlantique.Il crée alors Alfid, entreprise spécialisée dans la prestation de services immobiliers.Une société qui connaît un développement rapide.Son effectif est passé de 3 personnes au départ à plus de 300 aujourd’hui, ce qui en fait une PME de taille respectable dans son domaine pour le Montréal-Olympique, qui forme des athlètes en vue des Jeux Olympiques, et Président de l’Autre Théâtre, pour des personnes atteintes de déficiences intellectuelles.Un parcours et un engagement personnel qui lui ont valu de recevoir la Légion d’honneur en novembre dernier.Première passion du Président d’Alfid : sa famille.Il est le père de 2 filles et 6 fois grand-përe.Vient ensuite l’Opéra.Avec son épouse, ils n’hésitent pas à voyager à travers le monde pour satisfaire leur passion commune.Enfin, Jean-Jacques Laurans est un fan de golf, de montagne et de pèche au saumon qu’il aime aller taquiner notamment en Gaspésie.M.D./ / / U PLF/D Le Groupe Alfid MONTlÉAl 23 défertseuLr CHRISTIAN LEBLANC, Associé, Fasken Matineau Avocat.Une profession noble, l’un des remparts entre une société civilisée et le Far-West.Pas étonnant que dés l’adolescence, Christian Leblanc, Associé chez Fasken Martineau, ait eu envie de devenir avocat.« Ce métier s’est imposé à moi », reconnaît-il.Christian Leblanc débute son droit à l’Université de Montréal et prête serment en 1992.Dés la fin de ses études, il rejoint une pratique privée, puis intègre en 1994 le cabinet Colby Monet.C’est là qu’il se spécialise dans le droit des médias et des communications et la propriété intellectuelle.En 2003, il rejoint à titre d’Associé le cabinet Fasken Martineau, où il intervient régulièrement au nom d’entreprises médiatiques sur des questions de liberté Fasken fl Martineau - de la presse.Il travaille notamment sur des cas de diffamation, et aussi sur des dossiers clés de protection des sources.« La liberté d’expression m’est très chère », dit-il.Il a d’ailleurs comparu à trois reprises devant la Cour suprême du Canada dans la dernière année et demie sur des questions reliées à la liberté d’expression.C’est chez Fasken Martineau que Christian Leblanc fait une rencontre décisive, celle de Raymond Chrétien, ex-Ambassadeur du Canada aux Etats-Unis puis en France, à qui il voue une profonde admiration.C’est ce dernier qui lui fera découvrir le secteur des affaires français.«J’aime beaucoup la France, où je me rends de 3 à 4 fois par année, et j’y ai noué de belles amitiés ».C’est donc de façon toute naturelle qu’il devient Co-président du groupe France du cabinet en 2007, l’autre Co-président étant l’Associé-directeur du bureau de Paris créé en 2009 suite à la fusion avec le cabinet Gravel, Leclerc et Associés.Même si plaider dans l’Hexagone ne fait pas partie de ses plans, il reconnaît avoir pour projet de se présenter au Barreau de Paris.Côté implications sociales, bien qu’il avoue avoir un peu levé le pied ces dernières années pour des raisons familiales (il est le père comblé de 3 filles âgées de 5, 3 et 2 ans), Christian Leblanc reste néanmoins actif.Il est, notamment, membre de l’association des Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE) et du Conseil d’administration de la Fondation de l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec (ITHQ).« Montréal est une des grandes villes mondiales au niveau culinaire.La créativité dans le domaine y est sans pareille », affirme-t-il.Autre engagement : un comité de la Fondation de l’hôpital du Sacré-Cœur, qui œuvre à amasser des fonds et à aider l’hôpital afin d’acquérir une caméra permettant, via la médecine nucléaire, de dépister certains cancers.Un sujet qui lui tient particuliérement à cœur.Christian Leblanc aime la vie, la découverte et confesse avoir du mal à se limiter à une seule activité.Ses centres d’intérêt sont donc multiples.Parmi ses passions - outre ses filles qui sont incontestablement sur la première marche du podium - viennent le ski alpin, le tennis qu’il a pratiqué en compétition et qu’il a même enseigné, le vélo de route et l’équitation, qui l’a entraîné à faire une incursion dans le monde du polo.M.D.24 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS Jean-Yves Leroux.C’était donc pour nous une belle occasion de découvrir un nouveau pays et de renouer des liens familiaux ».LMPI est distributeur de presse étrangère et également le représentant des Editions Atlas.Cependant, l’entreprise est confrontée à l’inexorable déclin de la presse écrite.« Les ventes de presse chute de 7% à 10% par an en Amérique du Nord.La situation est moins catastrophique au Québec, avec une baisse de prés de 3 % de la presse importée, grâce à l’importante immigration francophone », explique Jean-Yves Leroux.Aussi a-t-il pour objectif de diversifier les activités de la société.Parmi les axes de cette diversification : la distribution de la marque de JEAN-YVES LEROUX, Vice-président directeur général, LMPI Côte d’ivoire, Cameroun, Antilles, Canada.Jean-Yves Leroux, Vice-président directeur général de LMPI (Les Messageries de Presse Internationale), aime « découvrir le monde ».Son parcours professionnel lui en a offert la possibilité.Ce parisien, qui a fait des études en finances (il est titulaire d’un Diplôme d’études supérieures comptables et financières), rejoint les NMPP (Nouvelles messageries de la presse parisienne) en 1990.Après six années passées à Paris, il se voit proposer le poste de Directeur financier en Côte d’ivoire.Il accepte sans hésitation et exercera cette fonction durant trois ans.Il prend ensuite la direction de la filiale camerounaise et, au bout de trois ans, il devient le patron pour les Antilles-Guyane, basé en Guadeloupe.Trois ans plus tard, il est de retour à Paris, en tant que Directeur de 12 filiales internationales couvrant l’Afrique, le Pacifique, l’Océan Indien et les Antilles.C’est au début de l’année 2008 qu’il rejoint LMPI, filiale de Lagardère Services, à Montréal, où il est en charge du Canada et des Etats-Unis.« Ma femme est québécoise par sa mère, mais elle n’avait jamais vécu ici, explique confiserie allemande Haribo depuis septembre dernier, « un succès », estime Jean-Yves Leroux, et la mise en route de la logistique 3PL.« Nous faisons toutes les opérations d’entrepôt pour des sociétés locales et françaises, tels que la préparation des colis, l’entreposage et l’expédition ».Côté loisirs, Jean-Yves Leroux est un grand lecteur.Il s’adonne aussi avec bonheur au tennis, « de 3 à 4 heures par semaine », en famille, avec ses enfants, dont trois vivent à Montréal, l’aîné poursuivant ses études supérieures à Paris.L’hiver, il goûte aux joies du ski alpin et du ski de fond.Il aime aussi la course et a participé l’an dernier au semi-marathon de Montréal, suite à un partenariat entre LMPI et le Club des petits déjeuners du Québec, une association qui fournit aux enfants défavorisés des petits déjeuners dans les écoles.Enfin, Jean-Yves Leroux est un amoureux des voyages, non seulement à titre professionnel, mais aussi à titre de loisirs.« Nous profitons des lieux dans lesquels nous vivons pour découvrir les pays alentours ».Depuis le Canada, la famille a ainsi visité le Mexique et les Etats-Unis.Prochain objectif : partir à la découverte de l’Amérique du Sud.M.D.3 Découvrir lo rrtonjcLe 25 LETTE Français, anglais, allemand, italien.Bernard Lette, Associé-gérant responsable des bureaux de Toronto et de Montréal du groupe Lette, groupement d’avocats d’affaires international, reconnaît avoir « quelques facilités avec les langues ».Il est vrai que, né à Montréal d’un père Français - Raymond Lette, avocat spécialiste du droit international - et d’une mère Suisse, il a grandi dans un environnement multiculturel et peut se targuer d’avoir la triple nationalité : canadienne, suisse et française.L’origine du groupe Lette remonte, en fait, à 1898 avec la fondation du cabinet Duranleau & Monty.Raymond Lette a rejoint le cabinet à Montréal en 1951 pour devenir Associé senior en 1963 et l’ouvrir à une nouvelle clientèle européenne.Après ses études secondaires au Collège Stanislas, Bernard Lette étudie le management et le droit à l’Université McGill, où il décroche une licence en common law et une en droit civil.Il obtient également une maîtrise en droit des affaires de l’Université de Bordeaux.Il prête serment comme avocat au Barreau du Québec et au Barreau de Paris en 1979.Une vocation inspirée par l’image paternelle ?Sans doute, mais avec subtilité.« Mon père n’a jamais été directif concernant mes études, mais il a su distiller dans mon esprit l’intérêt pour le droit », explique Bernard Lette, dont un des trois frères a également embrassé la carrière juridique.C’est « pour tracer mon propre chemin qu’aprës quelques années passées auprès de mon père au cabinet Lette & Associés à Montréal, je suis parti ouvrir une antenne à Toronto, Lette Whittaker », explique-t-il.En 1984, il est admis au Barreau de l’Ontario.Depuis, il partage sa vie entre Montréal et Toronto où réside sa famille.Il exerce en droit des affaires, avec un intérêt particulier pour les fusions /acquisitions, et en droit fiscal.J^OUR lJkmoufJ du droii P ' r 1 f N • * BERNARD LETTE, Associé-gérant responsable des bureaux de Toronto et de Montréal, groupe Lette Bernard Lette est particuliérement actif dans la vie associative.Parmi ses nombreux engagements, il est membre du Conseil d’administration de la CCFC, dont il a présidé, de 1988 à 1992, la section de Toronto.Il a également présidé la section de droit international de l’Association du Barreau Canadien-Ontario et est le Co-fondateur de la Chambre de commerce européenne à Toronto.Conseiller du commerce extérieur de la France depuis 1989, il a reçu l’Ordre national du Mérite du gouvernement français.Quand il s’échappe du droit, Bernard Lette, qui est le père de 2 filles, goûte aux plaisirs de la lecture « de toutes sortes, à l’exception de la science-fiction », précise-t-il et des voyages.Manque cependant à ce grand voyageur la découverte de la Chine.Egalement passionné de sports, il avoue volontiers être « un fanatique de golf » et de hockey, qu’il pratique tous les vendredis soirs au sein de la Toronto French Hockey League, et fan de ski, même s’il déplore en faire moins qu’il ne le souhaiterait.Il collectionne aussi les gravures et lithographies contemporaines, notamment de Picasso, Dali et Miro, un legs de ses parents, qu’il enrichit, mais « plus modestement », sourit-il.M.D.26 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS FRANÇOIS LUBRINA, Délégué pour le Canada, Assemblée des Français de l’étranger De ses racines auvergnates - il est né à Clermont-Ferrand d’une mère auvergnate et d’un père d’origine bergamasque - et de son enfance quelque peu Spartiate, ballottée de pensionnats en pensionnats, François Lubrina, Délégué élu pour le Canada à l’Assemblée des Français de l’étranger, garde, outre une certaine nostalgie, le sens du travail, de l’effort et de l’économie.« J’ai été élevé dans des conditions difficiles dans une région dure, mais ce type d’éducation forge le caractère et développe des anticorps pour la vie sociale.En Auvergne, on dit que c’est le travail qui commande.D’ailleurs, je n’ai pas pris un seul jour de congé en vingt ans et aujourd’hui encore je reste en permanence joignable pour mes clients, y compris le week-end.» En 1967, son baccalauréat obtenu, il part passer ses vacances d’été aux Etats-Unis et au Canada.Exposition universelle oblige, Montréal est sous les feux des projecteurs.« C’est là que j’ai pris conscience de l’existence du Québec », avoue-t-il.De retour en France, François Lubrina cherche sa voie.Il hésite, tâtonne : un peu de russe, un peu d’anglais, des velléités de faire de la photo.Finalement, il opte pour la carrière vétérinaire et rejoint le Québec en août 1969.Il passera quatre ans à l’Ecole vétérinaire de Saint-Hyacinthe, quatre années studieuses et fructueuses.Diplôme de vétérinaire en poche, les débuts dans la vie active ne sont pas pour autant faciles.Après avoir travaillé quelque temps chez un confrère, il décide de monter son propre cabinet.« Au début, je n’avais que très peu de moyens, se souvient-il, à peine de quoi payer mon loyer, car il faut compter de six à sept ans pour créer sa propre clientèle ».Une période de vaches maigres qui débouchera sur une nouvelle aventure : celle du journalisme.François Lubrina collabore, entre autres, à Châtelaine, au Journal de Montréal, à La Presse, au Devoir, mais aussi à des émissions télé, notamment à Radio-Canada et Télé-Métropole, et assure la correspondance canadienne pour l’émission « 30 millions d’amis ».Il traite alors aussi bien de sujets généraux que de sujets spécialisés sur les animaux.« On jouissait alors d’une grande liberté d’expression », se souvient-il.Il édite également des ouvrages, dont des guides.L’aventure durera 25 ans.En effet, en parallèle, la clinique vétérinaire se développe, et le temps à consacrer à la presse diminue proportionnellement.D’autant que, depuis 2003, il est Délégué pour le Canada à l’Assemblée des Français de l’étranger, où il est membre de la Commission de l’enseignement et de la Commission nationale des bourses scolaires, ainsi que de la Commission des Anciens combattants.Son but : « Faire rayonner la France.» Etabli au Québec depuis maintenant 41 ans, il tient farouchement à garder ses repères français et à les transmettre à ses deux filles.« Il faut maintenir le feu sacré.J’estime que c’est un devoir de transmettre notre bagage culturel aux nouvelles générations.Cela ne peut qu’être positif pour la société d’accueil ».M.D.27 a SOCIETE GENERALE L’heure de l’entrée dans la vie active a sonné.Son premier emploi sera chez McLeod Young Weir, une banque d’investissement canadienne devenue Scotia Mc Leod, qu’il quittera au bout de onze ans de bons et loyaux services alors qu’il en est Vice-président exécutif.Il rejoint la filiale courtage de la Banque Nationale du Canada, puis le groupe La Laurentienne et la firme de courtage Richardson Greenshields.C’est en 1997 qu’il intègre Société Générale en tant que Responsable des activités fusions et acquisitions pour le Canada.Après avoir occupé deux autres postes, il est nommé Président en janvier 2009.« Le premier Président canadien », précise-t-il non sans fierté.« Nous comptons aujourd’hui très peu d’expa-triés dans nos effectifs.Cela signifie que notre banque, présente au Canada depuis 1974, est arrivée à un niveau de développement et de Né en Grande-Bretagne, d’un père polonais et d’une mère française, marié à une Espagnole, père de trois enfants maîtrisant aussi bien la langue de Shakespeare, que celle de Molière ou de Cervantës.Ne nous y trompons pas, Pierre Matuszewski, le Président de Société Générale Canada, ne se voit pas pour autant comme un citoyen du monde.« Cela n’existe pas, nous avons tous besoin de racines ».Et ses racines sont Montréal, le Québec et le Canada.Cet amoureux inconditionnel de la langue française met un point d’honneur à la promouvoir dés qu’il le peut.Parle-t-il avec un accent français ou québécois ?En fait, il s’adapte tout naturellement à son interlocuteur.Pierre Matuszewski est arrivé sur le continent nord-américain à l’âge de 2 ans, à Vancouver dans un premier temps, avant que sa famille ne s’installe à Montréal alors qu’il avait 8 ans.C’est là qu’il fait la majeure partie de sa scolarité, d’abord au Collège Stanislas avant de rejoindre Québec où il prépare un BA en économie à l’Université Laval, pour revenir ensuite à Montréal et faire un MBA à McGill en comptabilité et finances.notoriété suffisant pour attirer des Canadiens.» Ses implications dans la communauté sont nombreuses, aussi bien dans le domaine des arts que dans celui des affaires.Ainsi, durant neuf ans, il a été membre du Conseil d’administration du Théâtre Espace Go.Depuis octobre dernier, il préside le Conseil d’administration de l’orchestre baroque Arion.Il a également été Président du Club Universitaire de Montréal et Président national de Financial Executives International Canada (FIEC).Pour la troisième année, il est membre du Conseil consultatif de l’Institut des cadres de l’Université McGill et a été, dans un passé récent, membre du comité consultatif d’urbanisme de Senneville, village de moins de 1 000 âmes à l’ouest de Montréal où il a élu domicile.Mais, ce n’est pas tout.Pierre Matuszewski a fait sienne la maxime « Mens sana in corpore sano ».Pour la mettre en application, cet ancien capitaine de réserve dans l’armée canadienne effectue pas moins de 3 000 kilomètres de vélo et 500 kilomètres de ski de fond par an.Maniant l’art de la litote, il reconnaît être « un peu hyperactif ».M.D.28 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS I'- / w -m U Nf AMOUREUX DE LA LANGUE * de Modéré dere PIERRE MATUSZEWSKI, Président, Société Générale Canada Un coup de foudre pour le projet.Une histoire d’amour pour le Québec et les Québécois.Voilà les raisons qui ont amené Christian Paire, Directeur général du CHUM à quitter la France fin 2009, après plus de trente ans de services dans le réseau hospitalier hexagonal.Le projet du nouveau CHUM, qui sera finalisé au printemps 2016, a de quoi séduire.Doté d’un budget de prés de 2,1 milliards de dollars, il est particuliérement ambitieux, avec à la clé : le plus grand hôpital francophone de l’Amérique du Nord arrimé à l’un des plus importants centres de recherches.« En fait, il s’agit de construire un quartier de la santé autour de ce centre », explique avec enthousiasme Christian Paire.Le nouveau CHUM conjuguera enseignement, recherche, soins et culture.« L’hôpital ne peut pas se contenter d’être un dispensateur de soins.C’est un facteur de richesse ».Pour lui, l’art doit également Il a alors rejoint l’AP-HP (Assistance publique -Hôpitaux de Paris), où il a été, notamment, Directeur de l’inspection générale et de l’audit interne et Directeur du personnel et des relations sociales.A l’âge de 31 ans, il fut Directeur général du centre hospitalier Saint-Vincent-de-Paul, puis du CHU de Bicêtre (Val-de-Marne).De 1993 à 1994, il est Conseiller technique au sein du cabinet de Simone Veil et Philippe Douste-Blazy au ministère de la Santé.Avant de rejoindre Montréal, il était Directeur général du CHU de Rouen (8 000 employés, 2 500 lits, 5 sites principaux).« Une belle maison avec des projets », commente-il.Christian Paire consacre ses loisirs à la marche, à la lecture, avec une prédilection pour la littérature classique (n’a-t-il pas baptisé son fidèle labrador Balzac ?), au théâtre, qu’il a beaucoup pratiqué, et à l’écriture.Ce père de 4 fils, 2 fois grand-përe, travaille notamment à la rédaction de livres pour enfants, il revendique haut et fort son côté épicurien.Parmi les passions de ce Bourguignon : l’œnologie et la gastronomie.Il a même reçu l’insigne de Canar-dier d’honneur.Quand la cuisine devient un art.M.D.fil -Ul I| iu( ONTH MOSPTOUOl Bf UlUn L UhtVtRSni Di iMJhTILU entrer à l’hôpital, « pour que le malade soit pris dans son identité personnelle et non seulement comme un objet de soins», précise-t-il.Comment explique-t-il sa nomination de l’autre côté de l’Atlantique ?« Je crois qu’il était important d’avoir un regard neuf sur un projet qui existait depuis plusieurs années », répond-il.Sans compter son expérience en matière de gestion du changement, puisqu’il a notamment suivi le dossier de l’Hôpital Georges Pompidou à Paris.La vocation de Christian Paire pour le monde médical lui est venue dés qu’il a mis le pied dans ce milieu en 1974.«J’ai tout de suite su que c’était là que je devais être », explique celui qui, après avoir suivi des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris et titulaire d’une maîtrise de droit, a intégré l’Ecole nationale de la Santé publique de Rennes, qui forme les cadres du réseau public hospitalier français.\Jhc éplcu>fLeJ| LA TÊTE DU CH CHRISTIAN PAIRE, Directeur général, Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) 29 Dès son plus jeune âge, Jean-François Pichard du Page, Président du Laboratoire médical Curalab, a eu le goût des voyages.A 17 ans, sac au dos, il parcourt l’Europe et les Etats-Unis.Une expérience qui lui plaît, et quand, après ses études, il doit effectuer ses obligations militaires, il choisit la coopération.Il demande à être affecté aux Etats-Unis.Ce sera .le Canada.«J’avais alors une idée assez imprécise du pays », confie-t-il.Sa mission au sein de la Société générale de financement du Québec (SGF) sera pour lui l’occasion de découvrir le Québec à un moment charnière de son histoire économique, sociale et politique.Par le biais de la SGF, il côtoie ceux qui deviendront les LABORATOIRE Vj MÉDICAL [ffi CURALAB acteurs des changements profonds et rapides de la société québécoise.Il considère que la génération des jeunes diplômés qui ont eu la chance de partir au titre de la coopération ont joué par la suite un rôle important dans les succès des entreprises françaises sur les marchés étrangers.Ils ont pu acquérir la connaissance d’autres cultures d’affaire et donc une plus grande ouverture d’esprit.C’est au Québec qu’il rencontre son épouse.Ils partent plusieurs années en France où il occupe des postes de direction, mais Jean-François Pichard du Page à un souhait : créer sa propre entreprise.Retour au Canada où il a conservé beaucoup de contacts.« C’était à l’époque plus facile pour des jeunes de démarrer une affaire.Les projets étaient mieux accueillis et l’âge n’avait pas la même incidence qu’en France ».Il fonde avec succès une société de conseil en automatisation industrielle et robotique.Il travaille avec l’Europe et les Etats-Unis.Au début des années 90 il revend son entreprise et se lance dans un nouveau défi.C’est en 1993 que Curalab, laboratoire d’analyses médicales et de diagnostics, voit le jour.Une société qui enregistre une croissance soutenue au fil des ans et occupe des parts de marché de plus en plus importantes en analyses médicales, infertilité, dépistage prénatal et location d’équipements de diagnostic médical.Les projets ne manquent pas notamment l’ouverture prochaine d’un département en génétique et une implantation en France.Jean-François Pichard du Page est honoré en 2006 en tant qu’un des entrepreneurs et gestionnaires les plus performants du Québec.Pour le Président de Curalab, qui se qualifie lui-même d’un peu hyperactif, le rôle de la communauté française â l’étranger est primordial et le rayonnement de la culture française n’est pas un vain mot et il y œuvre dès qu’il le peut.Il a ainsi co-créé en 1989 les Journées de la musique française, il a également été Président des Français de Montréal en 1992 - année du 350e anniversaire de la ville - et depuis de « nombreuses années » il est très actif au sein de la CCFC comme membre du Bureau exécutif et Président du comité des publications.Il garde de nombreuses attaches familiales et professionnelles en France.«J’ai toujours un pied dans les deux pays », explique ce père de deux filles, dont l’une vit en France et l’autre au Québec et est quatre fois grand-përe.Outre les joies de la famille, il goûte les plaisirs du sport, depuis les compétitions d’athlétisme de sa jeunesse au tennis et au ski, mais aujourd’hui, il s’est découvert une passion pour le golf qui « l’oblige » â faire quelques voyages en Floride pendant l’hiver.Amateur de peinture, il est l’artisan du jumelage entre des musées canadiens et français.C’est aussi un collectionneur et expert en livres anciens.Il trouve dans ce violon d’Ingres hérité de son père une grande source de concentration et de détente.Son jardin secret : sa maison de campagne au lac Memphrémagog dans les Cantons de l’Est où il va « le plus souvent possible ».Autre valeur essentielle â ses yeux : l’amitié, avec laquelle il ne badine pas.Son livre de chevet : « L’art d’être grand-përe » de Victor Hugo qu’il relit avec délectation et maintenant en connaissance de cause.M.D.ŒUVRER POU Lsl cuXtuJr FRANÇAISE JEAN-FRANÇOIS PICHARD du PAGE, Président du Laboratoire médical Curalab 30 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS m r ÏUN , EMENT p 0 r n|LSLTt0 rut PIERRE ROBION, Consul général de France à Montréal mm Liberté • Égalité • Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE C’est un diplomate comblé qui est arrivé à Montréal.« C’était mon premier choix dans ma liste de vœux d’affectation, explique Pierre Robion, Consul général de France à Montréal.J’ai découvert avec bonheur la réalité québécoise et canadienne.De plus, Montréal regroupe la plus importante communauté française à l’étranger, hors d’Europe.Ainsi, 48 000 Français sont inscrits au Consulat, sans compter, bien sûr, tous ceux qui ne font pas la démarche, et la présence économique française et les relations économiques y sont « particuliérement dynamiques ».Il ne tarit pas d’éloges sur Montréal : « Une ville formidable, vivante et pleine d’énergie ».Il se sent d’ailleurs tellement bien dans le Belle Province qu’il avoue n’étre retourné passer ses vacances en France qu’une seule fois depuis sa nomination en septembre 2008.Au tout début de sa vie professionnelle, entre le privé et le public son cœur balance.Après des études à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales), plus connu sous le nom de Fangues O, où il approfondit ses connaissances en russe et en grec, il débute sa carrière dans le secteur privé, en Allemagne, au sein d’une entreprise de mécanique industrielle en tant qu’interprëte-traducteur.De retour à Paris au bout d’une dizaine d’années, son intérêt pour le service public refait surface et l’amène à passer le concours du Ministère des Affaires étrangères.Nous sommes en 1980.A compter de cette date, les postes à Paris et ceux à l’étranger alternent.Sous les Ors du Quai d’Orsay, il est notamment, Rédacteur politique et économique pour les affaires allemandes et travaille sur le dossier de la RDA, puis Chef du département de la formation continue du ministère.Sa carrière à l’étranger se déroule entre les Ambassades de France à Chypre, puis en Grèce - en tant que Chef du service de presse - et au Burkina Faso, où il est numéro 2.« F’Afrique a été une grande découverte », explique-t-il.En 2000, il est nommé Consul général à Djibouti, avant de devenir Secrétaire général de l’Assemblée des Français de l’étranger en 2004.« Un poste un peu atypique, car en dehors des structures habituelles du Quai d’Orsay », précise-t-il.Enfin, en septembre 2008, le voilà Consul général de France à Montréal.Fa carrière diplomatique est-elle un long fleuve tranquille ?« C’est un parcours fait de changements et de découvertes, apprécie Pierre Robion, avec les attraits et les difficultés de la fonction.C’est une découverte permanente car il faut enchaîner les changements non seulement géographiques, mais aussi de métiers.En fait, le rôle de diplomate recouvre 36 métiers différents.Cela est très enrichissant et oblige à sans cesse se renouveler ».Outre son goût pour les voyages, Pierre Robion, père de trois enfants, dont le petit dernier est à Montréal, confesse des passions plutôt sédentaires.Au programme : la lecture (de la presse aux essais en passant par les romans) et la musique, avec une affection toute particulière pour le jazz.M.D.31 b N PASSIONK- DU DROIT PHILIPPE ROUSSEAU, Avocat, Egan/Ernst & Young Du bureau de Philippe Rousseau, Avocat en droit de l’immigration chez EGAN/Ernst & Young, au 19e étage de la Tour Terminal, au centre-ville de Montréal, on embrasse du regard la ville enneigée.Natif de Fontainebleau, en région parisienne, avec des racines familiales bourguignonnes, il a fait sa scolarité à l’Ecole internationale de Fontainebleau, puis a poursuivi ses études supérieures à Paris.D’abord intéressé par l’économie, mais très déçu par le contenu des études proposées à l’université, il bifurque vers le droit et décroche un DEA de droit international comparé à l’Université Panthéon-Assas (Paris II).Ensuite, il part un an en Angleterre où il prépare un LLM en droit européen et international à l’Université de Bristol.Arrivé à ce stade, trois possibilités s’offrent à lui : passer le Barreau de Paris, ce qu’il ne juge pas très amusant ; passer le Barreau anglais « trop long », commente-t-il ; ou passer le Barreau du Québec.Les passerelles existent.Philippe Rousseau passe donc quelques Egan épreuves supplémentaires en droit canadien à l’Université d’Ottawa.Inscrit au Barreau du Québec, il prête serment à Montréal en janvier 2001.Après un passage dans deux petits cabinets, il intègre Ogilvy Renault, où il restera durant quatre ans.Au bout de dix ans dans la Belle Province, Philippe Rousseau reconnaît en avoir eu assez des rigueurs hivernales.Et, lorsqu’une opportunité se présente à Paris, il saute sur l’occasion, avec la bénédiction de son épouse québécoise.Il rejoint donc Landwell à Paris, mais le couple ne tarde pas à déchanter.« La qualité de vie que nous avions à Montréal nous a rapidement manqué.Nous étions tellement stressés par notre semaine de travail que dés le vendredi soir nous prenions la route pour la Bourgogne afin de prendre l’air ».Avec ce que cela suppose d’embouteillages.Sans compter la complexité des relations hiérarchiques dans les entreprises françaises.« Les rapports sont plus simples ici », apprécie-t-il.Au bout de trois ans, c’est le retour à Montréal, dont Philippe Rousseau apprécie le calme et la facilité pour se déplacer.Le voilà chez EGAN/Ernst & Young comme spécialiste du droit de l’immigration.Il s’occupe des procédures d’autorisation de travail pour les cadres transférés par leur entreprise, et inversement, des entreprises qui envoient du personnel à l’étranger.Les pays pour lesquels il intervient le plus sont le Canada, les Etats-Unis et la France.Philippe Rousseau est un fan de golf (il est d’ailleurs membre du Comité du tournoi de golf de la CCFC), mais il ne fait pas de ski, au grand dam de son épouse.Et il n’a nullement l’intention de s’y mettre ! Pour lui, c’est clair, quand sa fille sera grande - elle n’a aujourd’hui que 16 mois -, c’est en compagnie de sa mère qu’elle dévalera les pentes enneigées.Philippe Rousseau confesse cependant un péché mignon : les voitures anciennes.Il en possède d’ailleurs trois en France.Il a même rejoint le club québécois VEA pour Voitures Européennes d’Autrefois, une association de collectionneurs dont il apprécie particuliérement l’ambiance bon enfant.M.D.32 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS AVANT TOU HÉLÈNE SÉGUINOTTE, Présidente et chef de la direction, Morpho Canada, Déléguée générale pour le Canada, groupe Safran « Les collaborateurs sont la première richesse d’une entreprise ».Hélène Séguinotte, Présidente et chef de la direction de Morpho Canada, Déléguée générale du Groupe Safran pour le Canada en a fait son credo.Après des études à l’Ecole supérieure de commerce de Pau, elle met le cap vers les Etats-Unis et prépare un MBA à Mobile, dans 1’Alabama.« C’est là que j’ai découvert le management et cela m’a passionnée », explique-t-elle.Deux ans plus tard, l’heure du retour en France a sonné.« Une période qui pourrait s’intituler : sept ans de réflexion », plaisante-t-elle.En effet, Hélëne Séguinotte enchaîne les expériences : conseil en organisation, PME familiales, Conseil général.C’est en 1990 qu’elle intègre Turbomeca suite à une candidature spontanée.Deux ans plus tard, la voilà première femme nommée Chef de service, dans un milieu masculin et à la culture technique très marquée.Mais que vient donc faire une femme, qui plus est, diplômée d’une école de commerce ?Hélëne Ségui- notte, loin de se laisser démonter, poursuit son chemin.La voilà Responsable de zone support-clients pour l’Amérique du Nord, l’Australasie et le Japon.Au bout de trois ans et demi pourtant, l’ambiance finit par lui peser et la voilà prête à quitter l’entreprise.Mais, la providence veille et elle se voit proposer un poste à Munich comme Directrice commerciale d’une joint-venture entre Rolls-Royce, MTU et Turbomeca.« Je découvre alors le monde de la coopération internationale et ça a été pour moi une révélation ».Quatre ans plus tard, sa mission parvenue à son terme, alors qu’elle s’apprête, faute de nouveau défi, à quitter l’entreprise, nouvelle rencontre providentielle : celle d’Emeric d’Arci-moles, le tout nouveau Pdg de Turbomeca.C’est un coup de foudre professionnel.« Il m’a dit : toi tu déranges, et j’aime ça, parce que c’est ce qui fait avancer les choses », se souvient-elle.Il veut créer une filiale au Canada et lui en propose la direction.Dés le lendemain, elle accepte.Le lEr février 2002, la voilà Directrice générale de Turbomeca Canada.« Ma plus belle expérience professionnelle et aventure humaine », résume avec émotion celle qui se voit comme un chef d’orchestre ou, racines pyrénéennes obligent, comme un premier de cordée.« Ma philosophie de gestion - la performance par le plaisir - s’est révélée au Québec ».En fin de mandat, suite à un repli industriel, la belle aventure prend cependant fin en novembre dernier.Mais, Hélëne Séguinotte est également depuis juillet 2008 Déléguée générale du groupe Safran pour le Canada et depuis novembre 2010 Présidente de Morpho Canada.Elle multiplie les implications sociales : membre du comité exécutif de la grappe Aéro-Montréal, conseillère du Commerce extérieur de la France, membre du Conseil d’administration de la CCFC.C’est pour récompenser son parcours professionnel et son engagement qu’elle s’est vue décerner l’Ordre national du Mérite et la Légion d’Honneur.Outre la gestion des hommes et l’ouverture sur les différences culturelles, Hélëne Séguinotte a trois autres passions : la famille et les amis, le cinéma et, surtout, la montagne.« C’est ma soupape de sécurité qui me permet de rechercher la paix intérieure ».Illustration : en 2009, elle a gravi avec son mari le Kilimanjaro et le Mont Kenya et, en octobre prochain, ils s’attaqueront au Kala Pattar au Népal.M.D.^ SAFRAN 33 HSU, *- MJ CANADA [ J ¦¦ fflBCHCHWB L OFCOMdCE h.IN CANADA Solange Strom, la Présidente de la Chambre de commerce française au Canada -section Toronto, a l’âme d’une défricheuse.Son parcours le prouve.Venue, il y a vingt ans, pour une visite de quelques mois à sa grand-mëre maternelle à Montréal alors qu’elle est étudiante en 5E année de médecine à Lyon, elle rencontre le patron des Laboratoires Boiron qui lui propose un poste de Représentante des ventes.« Pour un an, pourquoi pas ?», se dit-elle alors, tentée par une expérience nord-américaine.Elle élabore un programme de formation sur l’homéopathie à destination des médecins et des pharmaciens, et parvient à décupler les ventes.Au bout de quatre ans, alors qu’elle est prête à boucler ses valises pour rentrer en France, elle se voit proposer le poste de Directrice des ventes de Boiron pour l’Ouest du Canada.Elle part à Vancouver, « dans un premier temps à reculons, avoue-t-elle.Je n’avais aucune attirance pour cette ville où je ne connaissais personne ».Elle ne tardera cependant pas à tomber amoureuse de la cité et de son futur mari.En 1996, à la naissance de son fils aîné, elle quitte les Laboratoires Boiron, pour incompatibilité avec la vie familiale.Son mari est propriétaire de plusieurs pharmacies et elle innove en proposant dans l’une d’elles un nouveau concept, alliant parfumerie, cosmétique, naturopathie et homéopathie.Elle entre alors les produits de L’Occitane en Provence, avec d’autant plus d’enthousiasme que sa grand-mëre paternelle est provençale.Elle ne tarde pas à obtenir les droits de distribution de la marque pour l’Ouest canadien, dans un premier temps, puis pour l’ensemble du pays.Son mari vendant ses pharmacies, la famille s’installe en 2000 à Toronto et Solange Strom gère un réseau de 12 boutiques à travers le pays.Elle a le souvenir « d’années fantastiques » et elle travaille d’arrache-pied, 80 heures par semaine, 7 jours sur 7, avec cependant une régie d’or : toujours prendre ses cinq semaines de vacances.« C’est un plus pour prendre du recul et avoir cLéfpt'c SOLANGE STROM, Présidente, Chambre de commerce française au Canada - section Toronto de nouvelles idées », apprécie-t-elle.Et elle offre également un régime de vacances avantageux à ses salariés pour qu’ils se sentent bien au travail.En mai 2009, Solange Strom revend la division à L’Occitane International.Depuis septembre 2010, elle préside la section Toronto de la CCFC, avec pour mandat de « relancer la Chambre dans la métropole canadienne ».Défricher une fois de plus ne lui fait pas peur.Elle est également Conseillère du commerce extérieur de la France et a reçu plusieurs prix, dont celui du Concours de la personnalité de l’année France-Canada en 2003.Elle savoure le temps passé avec ses deux fils, âgés de 15 et 13 ans, et prépare un Executive MBA â McGill/HEC qu’elle terminera début 2012.Solange Strom est, par ailleurs, une sportive accomplie.A Vancouver, elle jouait au tennis et faisait de la gym tous les jours.Aujourd’hui, elle suit des cours de yoga et de Pilâtes.Enfin, elle se livre avec bonheur â l’un de ses passe-temps favori : la cuisine.Sang lyonnais ne saurait mentir.M.D.34 LA CHAMBRE À VISAGES DÉCOUVERTS L’infatigable globe-trotter DOMINIC VERNHES, Pdg, Anubis Assistance Pourtant, les débuts n’ont pas été faciles.Si Dominic Vernhes a fait carrière dans le milieu funéraire, c’est le fruit du hasard.En effet, avec pour bagage un CAP d’électricien, le jeune homme natif de la banlieue parisienne s’engage dans l’armée à 17 ans.Il y restera trois ans.Ensuite l’un des ses premiers emplois sera celui de chauffeur pour Les Pompes Funèbres.« Un petit boulot sécurisant », résume-t-il.Le voilà ensuite maître de cérémonies.« C’est là que j’ai perçu les premiers atouts d’un métier dont l’image est peu valorisante, mais qui permet d’apporter aux gens un peu de chaleur dans un moment difficile.De plus, c’est une profession qui touche toutes les couches sociales, du SDF aux plus hautes personnalités », affirme celui qui a participé aux funérailles du poète Louis Aragon, de l’actrice Romy Schneider, de l’homme politique Waldeck Rochet.Etape suivante : celle d’assistant funéraire, chargé grandit et prend position sur les aéroports (CDG, Orly, Lyon, Nice.).Tout en demeurant Pdg de sa société, Dominic Vernhes choisit, en 2002 de s’installer avec sa famille en Martinique afin d’entamer sa première phase de développement à l’international.Il crée une nouvelle société avec cette fois-ci pour cible les grands comptes des compagnies d’assistance.Dubai, Beijing, Tunis, l’entreprise devient un groupe fort de 6 500 agents.Il quitte cependant en 2009 ce petit paradis pour s’installer à Montréal, « une position stratégique pour attaquer le marché nord-américain ».Après avoir géré plusieurs situations de crise de « Maracaibo 2005 à Haïti en 2010 », il termine cette année une formation supérieure du Haut Comité Français pour la défense civile sur le thème de la résilience et la sécurité sociétale.Une activité à laquelle il espère pouvoir se livrer plus souvent.Les hobbies d’organiser les obsèques avec les familles, en trouvent difficilement leur place dans cet agenda France, puis à l’international.« Cela m’a permis surchargé.Reste une bonne connaissance ciné-de découvrir d’autres horizons et d’autres matographique, « l’avantage de prendre souvent cultures ».Oui, mais la lourdeur des grandes l’avion ! », plaisante-t-il.M.D.Saint-Martin, Paris, Bangkok, Singapour, Miami, Tunis, Montréal, La Martinique, Hong Kong.Non, il ne s’agit pas des dernières destinations touristiques à la mode, mais de l’agenda permanent de Dominic Vernhes.Il faut dire que le Président d’Anubis - réseau mondial d’assistance et de logistique funéraire, du nom du Dieu égyptien qui accompagnait les morts dans l’autre monde - affiche plus de 400 heures de vol chaque année et que son entreprise réalise quelque 6 000 opérations par an à travers le monde.structures et leur style de management commencent à le lasser.Son point de chute suivant sera donc, cette fois, une petite entreprise familiale, dans laquelle il restera 4 ans.En 1995, c’est le grand saut : Dominic Vernhes créé sa propre compagnie.Son but ?Assister les familles des personnes décédées à l’étranger.« Ce terrain était nouveau.Les débuts ont été difficiles et mon banquier très peu enthousiaste ! », se remémore-t-il.Il propose alors aux PME du milieu funéraire son assistance pour l’étranger.« Ce deuxième concept a mieux fonctionné ».Et, petit à petit, Anubis 35 ACTUALITES des membres À Montréal depuis 1938 780, boulevard Dollard Outremont, H2V 3G5 514-273-9521 À Québec depuis 1989 1605, chemin Sainte-Foy Québec, GIS 2P1 418-527-9998 COLLÈGE C tanislaD Collège privé à pédagogie et programmes français adaptés aux exigences du Québec De là maternelle 4 ans jusqu’à la fin du collégial à Montréal De la maternelle Sans jusqu’à la fin du secondaire au campw-de-Quêbëc un cursus complet dans le même établissement avec de véritables apprentissages dès la maternelle une démarche intellectuelle différente grâce à.des méthodes pédagogiques qui privilégient la réflexion et l'analyse la garantie d’une culture générale solide à travers une tradition humaniste assurée par la maîtrise du français et clés langues vivantes une vie étudiante riche et variée qui permet à chacun d'exprimer ses talents et ses passions un avenir avec chaque année, près de 100% de réussite au baccalauréat français et cl'admission clans les universités une reconnaissance internationale des études effectuées clans un collège-membre du réseau mondial clés écoles françaises et surtout, un enseignement performant et attrayant dispensé par un personnel français et québécois hautement qualifié w.s t a iri yt~a s .q c .c â 36 ACTUALITES DES MEMBRES ?SOCIETE GENERALE Corporate & Investment Banking LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CHOISIT MONTRÉAL La Société Générale, en collaboration avec la firme montréalaise CGI, a ouvert en février dernier son nouveau centre de solutions informatiques à Montréal.La métropole québécoise a notamment été choisie en raison de son dynamisme, son bilinguisme et la qualité de sa main d’œuvre.Cette ouverture a permis la création d’une cinquantaine d’emplois à Montréal.UCCIFE LES PRIVILÈGES CCFC/UCCIFE Comme tous les ans, les membres de la CCFC reçoivent la carte « Les privilèges UCCIFE » qui leur offre de nombreux avantages chez nos partenaires à Montréal et à Québec : Hôtel InterContinental Auberge Bonsecours Hôtel Sofitel Montréal, Le Carré Doré Hôtel St-Paul Le Saint Amour Institut Montréalais Anti-Age Juste pour rire Musée de la civilisation Yves Jean Laçasse Raissonnance Inc.5/5 Communication Marketing Pour plus d’informations sur ces offres : www.ccfcmtl.ca/membership/privileges-des-membres Pour connaître les avantages offerts par le réseau des Chambres de commerces et d’industries Françaises à l’Étranger (UCCIFE) : www.uccife.org/privileges MONTREAL H Honneur C Corporatif I Individuel JGA Jeunes Gens d’Affaires link by net North America (LAM) Julien Trassard c CH&C Philippe Holl c PCO Innovation Olivier Létard c Aderly Roland Cathebras c David Jousselme Bio Springer Amérique Nord I Séverine Boitier Eole I Jean Gravend Aciers Eurocan Inc.I Noël-Alexandre Bertout Noël-Alexandre Bertout I Dominique Blouin Kamelea I Mireille Gagnon Raymond Chabot Grant Thomton I Elessawy Sara Odin Marketing I Anastasia Unterner Anastasia Untemer JG A Yannick Pallard Trexia Conseil Inc.JG A Enrique De Almeida Bombardier Transport JG A Véronique Le Gall HEC Montréal JG A Charlotte Lefebvre Charlotte Lefebvre JG A Julie Pairault Sofitel Montréal Le Carré Doré JG A Frédéric Thomas Trexia Conseil Inc.JG A Laure Bezert Samson Bélair/Deloitte & Touche s.e.n.c.r.l.JG A Hevanne Abley Financière Liberté 55 JG A Nicolas Deroubaix J2 Inc.JG A Laurent Vorelli Adecco Professionnels JG A Richard Willemant Willemant Orengo JG A Maxime Houron Keller Williams VIP Realty JG A Sylvain Martin SAJE Accompagnateur d’entrepreneurs JG A Marie-José Aida Niane Marie-José Aida Niane JG A Géraud Capo-chichi Échelle & Vente JG A Olivia Paré Banque Laurentienne JG A SODEPAR Cathy Paturel H Acadien Seaplants Limited Jean-Paul Deveau C Maison Suprême Gabriel Robichaud C KCM Strategy Group Inc.Chris Machines C Jacqueline LeBlanc Étudiante I Caisse populaire Desjardins du centre-ville de Québec Denis Laforest C Mallette Gervais Grenier C Akova Francis Bélime C JoliCoeur Laçasse François-Xavier Simard C Sophie Forbes Sophie Forbes, Re/Max Fortin-Delage s I Boubakar Touaré Afro-Médiation I Jean-Luc Balzer Jean-Luc Balzer I Martine Huot Transition Conseil I Réjeanne Lamothe Québec France Entrepreneurs I Nicolas Sapp Ogilvy Renault I *é éito.Québec • Dieppe • Calgary Montréal Vancouver Toronto VENTURE CAPITAL FORUM 31 JANVIER AU 2 FÉVRIER 2011 La Chambre de commerce française au Canada tient à remercier les participants, les partenaires ainsi que les commanditaires du Venture Capital Forum 2011.Cette 7E édition, riche en événements, a accueilli prés de 250 participants, dont 35 fonds d’investissement, 17 entreprises lauréates et 15 intervenants aux tables-rondes.Trois conférenciers forts passionnants ont animé ces deux journées d’échanges entre investisseurs et chefs d’entreprises innovantes : M.Terry Mathews, Président de Wesley Clover et Co-fondateur de Mitel, M.Eisuke Tsuyuzaki, Chief Technology Officer de Panasonic North America et Marc Jackson, Président de SeaHorn.Le troisième jour de l’événement, qui devait avoir lieu à Boston le 2 février, a malheureusement dû être reporté au 10 mars en raison des perturbations météorologiques qui ont touchées cette région.Plus de 20 entreprises ont tout de même fait le déplacement et prés de 80 chefs d’entreprises ont participé aux conférences et tables rondes organisées à cette occasion.Grâce au soutien et au dynamisme de ses participants, toujours fidèles, le Venture Capital Forum a encore une fois été une belle réussite.1_ Benoît C.Dubord (Stikeman Elliott), Samuel M.Shafner (Bums & Levinson LLP.), Myriam Pairault (Présidente CCLC), Bruno Richard (Beyondif Corp), Sir Terence Hedley Mathew (Wesley Clover), Pierre de Bouquet (Iris Capital), Carole d’Armaillé (Paris Europlace), jean Houde (Grappe financière), Robert Amzallag (Président du Comité VCL), Benoît Lymburner - (MDEIE), Jean Wilhelmy (Ponds de solidarité LTQ) 2_ Eisuke Tsuyuzaki (Panasonic), Michel Bemier (Société des Arts technologiques), Bruno Richard (Beyondif Corp), Pierre Pontevia (Autodesk), Marc Bourbonnais (Modus EX) 3_ Julien Saulgrain (Blue HF), Ludovic André (VCIC Inc.), Robert Amzallag (Président du Comité VCF), Fabrice Lucherini (CNRC Paris) 4_ Dîner des investisseurs 5 Volet Boston Photos : Marc Gibert / adecom.ca Commanditaires Or : Paris Europlace, Finance Innovation, Robic Commanditaires Argent : AFII, Deloitte, Fonds de solidarité FTQ, McCarthy Tétrault, MDEIE, Stikeman Elliott SERVICE D’APPUI aux entreprise 38 SERVICE D’APPUI AUX ENTREPRISES www.pwc.com/ca/fr Des spécialistes chevronnés.Des passionnés de transactions.Une solide équipe.Nicolas Marcoux Bernard Brunet Miriam Pozza Claude Gilbert Isabelle Gagnon Christophe Gautier Philippe Jordan Frédéric Bouchard  Christian Bourque Richard Deslauriers Pierre Maillé A Johanne Mullen Guy LeBlanc Dominic Pharand Stéphane Piotte à Stéphanie Leblanc Vente d’entreprises et financement de projets Services fiscaux Stratégie de relance Acquisition d’entreprises Groupe de marchés financiers Évaluation et juricomptabilité pwc © 2011 PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.Tous droits réservés.« PwC » s’entend de PrieewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., une société à responsabilité limitée de l’Ontario, membre de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune étant une entité distincte sur le plan juridique. Québec • Dieppe • Calgary Montréal Vancouver Toronto SERVICE D’APPUI aux entreprise DEVELOPPEMENT D’AFFAIRES AU CANADA REUSSI ! Le Service d’Appui aux Entreprises (SAE) de la CCFC a accueilli à l’automne dernier plusieurs délégations d’entreprises françaises lors de missions sectorielles.Deux sociétés ont réussi à conquérir le marché canadien quelques mois après leur venue.Découvrez comment les rendez-vous individuels personnalisés organisés par le SAE ont porté leurs fruits.Induotrlnl Vohiclas & Ënglnnorlng NEOTEC : UN PARTENARIAT TECHNOLOGIQUE FORT La mission « Midi-Pyrénées » qui s’est tenue du 13 au 17 septembre 2010 sous l’égide du SAE a contribué au succès de la société Neotec au Canada.En effet, cette dernière vient de décrocher sa première commande d’un montant de prés d’un million de dollars.Pour parvenir à ce succès, l’entreprise française s’est associée, dans le cadre de cette mission, avec un partenaire technologique canadien déjà très bien implanté chez les donneurs d’ordres.Fondée en 1991, Neotec propose des produits et des services dans les domaines de la fourniture d’engins et d’équipements destinés à la construction et à la maintenance des réseaux caténaires ferroviaires, à la construction des réseaux de transport d’énergie, à la manutention et aux systèmes d’accès pour l’industrie aéronautique.LINKBYNET \* NORTH AMERICA LINKBYNET : UNE IMPLANTATION DIRECTE Lors de la mission « French IT Connection » organisée par le SAE en octobre 2010, l’entreprise Linkbynet a bénéficié de rendez-vous personnalisés avec des clients et partenaires potentiels ainsi qu’avec des facilitateurs, qui ont permis d’aboutir à son implantation à Montréal le mois suivant.Depuis, cette filiale française ne cesse de s’agrandir.Après 4 mois d’opération, elle compte une dizaine d’employés et deux responsables venus de France.Linkbynet propose ses services d’infogérance de systèmes et d’applications 24 heures sur 24.Les équipes canadiennes accompagnent étroitement les clients internationaux auxquels Linkbynet fournit des solutions complètes de Plan de continuité ou de reprise d’activité en s’appuyant sur du « Cloud Computing ».L’ADERLY À MONTRÉAL 21 AU 25 MARS 2011 Monique Devillebichot, responsable des investissements Technologies Propres à l’Agence de Développement Economique de la Région Lyonnaise (Aderly), est venue à Montréal du 21 au 25 mars 2011.Objectifs : présenter les atouts de la région lyonnaise et offrir ses services d’accompagnement aux investisseurs et entrepreneurs canadiens issus du secteur des technologies propres.Organisée en marge du salon Americana, cette mission avait pour finalité de développer des partenariats transatlantiques entre le Québec et la France.ONLY LYON‘S* ADËRLY CREATION-SAMARKAND.COM 40 SERVICE D’APPUI AUX ENTREPRISES CALENDRIER DES PROCHAINES MISSIONS 4 AU 8 AVRIL 11 AU 15 AVRIL 18 AU 22 AVRIL 2 AU 6 MAI 9 AU 12 MAI Mission de prospection individuelle de la société TV Paint développement Recherche d’investisseurs canadiens pour Bordeaux Invest Mission de prospection collective de la région Auvergne Mission de prospection individuelle de la société Viastoria Mission de prospection collective sous l’égide de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises 9 AU 12 MAI 23 AU 27 MAI 13 AU 24 JUIN 13 AU 17 JUIN Accueil de l’Agence Mission de Organisation de Recherche pour le Développement prospection collective journées pays en d’investisseurs Economique de la Région Lyonnaise (Aderly) de la région Midi-Pyrénées France canadiens pour Bordeaux Invest Il y a plusieurs façons de regarder le monde.Comme il y a plusieurs manières de régler vos problèmes.Au Canada, Mazars vous propose de les prendre en charge dans les domaines de l’audit, du conseil, et de la fiscalité.Avec 12,000 personnes dans 55 pays, Mazars est prêt à vous simplifier le monde.Et nos équipes locales et internationales à vous garantir une attention personnelle.www.mazars.ca MAZARS MAZARS HAREL DROUIN * r I COCKTAIL DU NOUVEL AN COUP D’ENVOI DU 125e ANNIVERSAIRE ! JEUDI 13 JANVIER 2011 i «04! i - J Nous remercions nos commanditaires et partenaires qui ont permis, comme chaque année, d’assurer le succès de cet évènement.Nos commanditaires : Blakes, Carrefour Desjardins, Essilor, Heenan Blaikie, KPMG, Mazars Nos partenaires : AVW Telav, Birks, Birks Café et la Maison Populaire design La Chambre de commerce française au Canada (CCFC) a lancé, le jeudi 13 janvier dernier, les festivités de son 125e anniversaire à la joaillerie Birks, lieu qui fût son siège social en 1932.De nombreux dignitaires, personnalités politiques et économiques ont participé à ce coup d’envoi qui a réunit plus de 200 membres de la Chambre.L’occasion de souligner 125 ans de relations étroites et privilégiées avec le Québec en confiant les archives de la CCFC à Monsieur Guy Berthiaume, Président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ).1_2 Joaillerie Birks 3_ Guy Berthiaume (Bibliothèque et Archives nationales du Québec), Myriam Pairault (Présidente, CCFC) 4_ Aude Geoffroy (Blakes), Sébastien Vilder (Blakes), Nada Assi (Banque Nationale du Canada) 5_ Pierre Robion (Consulat général de France à Montréal), Rémy Arthus (Union des Chambres de Commerce et d’industrie Françaises à l’Étranger), Myriam Pairault, (Présidente, CCFC) Photos : Thierry Quenette 42 VIE DE LA CHAMBRE MONTRÉAL DOSSIER SPÉCIAL LAQ0UVERNANCE action.C’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale que le 27 janvier dernier, près de 40 personnes se sont réunies autour d’un petit-déjeuner à la boutique Nespresso de Montréal pour souligner la sortie de la revue Action Canada-France de janvier 2011 portant sur le capital de risque et la gouvernance d’entreprise.L’occasion pour le comité des publications de remercier chaleureusement les auteurs, les annonceurs ainsi que les partenaires de ce dernier numéro.Grâce à la présence de chacun ainsi qu’au formidable accueil réservé par notre partenaire Nespresso, cet événement a été une belle réussite.Les invités ont grandement apprécié le cadre ainsi que l’environnement agréable de cette rencontre.Notre commanditaire : Nespresso Photos : idpim LANCEMENT DE LA REVUE ACTION CANADA-FRANCE JEUDI 27 JANVIER 2011 1_ Aurore Agnes (CCFC), Stéphanie Gaudreault (CCFC), Jean-François Pichard du Page (Laboratoire médical Curalab), Véronique Loiseau (CCFC) 2_ Cyril Marnant (CCFC), Frédéric Blanchet (Fabri-Métal) 3_ Louise Champoux-Paillé (Cercle des Administrateurs de Sociétés), Nathalie Francisci (Institut des administrateurs de sociétés) 4_ Bernard Lette (Lette & Associés), François Boscher (BKG Avocats), Jean-François Pichard du Page (Laboratoire médical Curalab) 43 ViE'DE la chambre MônitréaL 1_ Alain Lellouche (Jalinar International Canada Corporation), Alix d’Anglejan-Chatillon (Stikeman Elliott), Anne-Marie Verstraeten (BNP Paribas), Philippe d’Arvisenet (BNP Paribas), Carlos Leitao (Banque Laurentienne), Pierre Robion (Consulat général de France à Montréal), Caroline Émard (PwC), Véronique Loiseau (CCFC) 2_ Philippe d’Arvisenet (BNP Paribas), Alix d’Anglejan-Chatillon (Stikeman Elliott), Carlos Leitao (Banque Laurentienne) 3_ Table de Stikeman Elliott Photos : Danyel Thibeault DÉJEUNER-CONFÉRENCE CARLOS LEITAO ET PHILIPPE DARVISENET MARDI 18 JANVIER 2011 La CCFC a eu le plaisir de recevoir, pour un second volet, Monsieur Philippe d’Arvisenet, Directeur des Etudes économiques de BNP Paribas, et Monsieur Carlos Leitao, Economiste à la Banque Laurentienne, lors d’un déjeuner-conférence le mardi 18 janvier 2011 à l’InterContinental Montréal.Plus de cent personnes ont assisté à leur allocution sur le thème : « La reprise économique : quels impacts en Europe et en Amérique du Nord ?» Nos commanditaires : BNP Paribas, Stikeman Elliott Notre commanditaire annuel des déjeuners-conférences : PwC «.ai»"""" S K % ON SE PLIE EN4 POUR VOUS CHEZ DEMERS BEAULNE, ON EN FAIT PLUS POUR VOUS.NOTRE ÉQUIPE MULTIDISCIPLINAIRE ACCOMPAGNE LES ENTREPRISES FRANÇAISES DANS LEURS PROJETS D'IMPLANTATION ET DE DÉVELOPPEMENT EN AMÉRIQUE DU NORD CAR CE QUI COMPTE, CE SONT LES RÉSULTATS.514.878.9631 de mers be a u lne.com Audit + Expertise comptable + Fiscalité Services-conseils demersbeaulne intègre.intégré CD 44 VIE DE LA CHAMBRE MONTRÉAL éVfverdr 0bte 2.0^ ,«mvetsatfe 1111X11 mm DÉJEUNER-CONFÉRENCE RAYMOND BENJAMIN JEUDI 17 FÉVRIER 2011 Le 17 février dernier, la CCFC a été ravie d’accueillir Monsieur Raymond Benjamin, Secrétaire général de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) qui nous a livré une conférence fort intéressante sur les défis actuels et futurs de l’aviation civile internationale.Nos commanditaires : Aéroports de Montréal, Langlois Kronstrôm Desjardins (LKD) 1_ Jean-Jacques Laurans (Le Groupe Alfid), Véronique Loiseau (CCFC), Dimitri Maniatis (Langlois Kronstrôm Desjardins), Normand Boivin (Aéroports de Montréal), Raymond Benjamin (OACI), Pierre Robion (Consulat général de France à Montréal), Myriam Pairault (Présidente, CCFC), William Hart (Langlois Kronstrôm Desjardins), Bénédicte Duval (Air France KLM), Michel Wachenheim (OACI) 2_ Déjeuner-conférence de Raymond Benjamin 3_ Table de Langlois Kronstrôm Desjardins 4_ Raymond Benjamin (OACI) Photos : Danyel Thibeault 45 * ^ m WW VIE Ct LA CHANlBRE MorJréaJL ATELIER-CONFÉRENCE SUR LA GOUVERNANCE JEUDI 10 MARS 2011 La CCFC a reçu Madame Guylaine Saucier et Messieurs Pascal Becotte et Robert Yalden pour un évènement exceptionnel sur la gouvernance d’entreprise, sujet au cœur de l’actualité.Les intervenants ont fait la lumière sur les principes de gouvernance au Canada et en France.Notre commanditaire : Spencer Stuart Notre partenaire : Institut sur la Gouvernance d’Organisation Privées et Publiques (IGOPP) 1_ Pierre Robion (Consulat général de France à Montréal), Pascal Becotte (Spencer Stuart), Véronique Loiseau (CCFC), William Hart (Langlois Kronstrôm Desjardins), Guylaine Saucier (IGOPP), Myriam Pairault (Présidente, CCFC), Robert Yalden (Osler, Hoskin & Harcourt), Laurent Marchai 2_ Table Spencer Stuart Photos : Danyel Thibeault PETIT-DÉJEUNER TECHNIQUE AVEC HEC MONTRÉAL 10 FÉVRIER 2011 La Chambre de commerce française au Canada, conjointement avec HEC Montréal, a eu le plaisir de recevoir M.Réal Jacob, lors d’un petit déjeuner-technique sur le thème : « La collaboration HEC Montréal - Entreprises : Un monde à découvrir ».RENCONTRE AVEC LUC CHATEL 11 MARS 2011 De passage à Montréal, Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative du gouvernement français, a donné une conférence sur « Les nouvelles frontières de l’Ecole » le vendredi 11 mars dans les locaux de HEC Montréal.HEC MONTREAL 46 VIE DE LA CHAMBRE MONTRÉAL Jeunes gens 5 @7 MERCREDI 26 JANVIER 2011 • MARDI 29 MARS 2011 Les habituels 5@7 de la CCFC se sont poursuivis en ce début d’année 2011.Dans une ambiance conviviale et détendue, la quarantaine de participants s’est donné rendez-vous à l’hôtel Saint Sulpice, le partenaire annuel de ces événements.Un nouveau concept a été initié lors de la soirée du 26 janvier.En effet, un des participants présente son entreprise et ses fonctions en 5 minutes.Caroline Waddington-Boisserpe, Consultante chez Michael Page International a cassé la glace pour la première édition.Prochains 5@7 : mercredi 20 avril, mercredi lEr juin.Photo du bas : Jean-Philippe Cat (Asiatis), Guillaume Voisserte (Bombardier) CLUB DES PARRAINS MERCREDI 23 FÉVRIER 2011 Les salons privés de la RBC, nouveau cadre de la 4E édition du Club des parrains, ont accueilli une quarantaine de participants le mercredi 23 février 2011.Cette rencontre a permis d’approfondir le réseau de soutien tissé entre les parrains et les membres Jeunes Gens d’Affaires pour faciliter ainsi leur intégration au sein de la communauté d’affaires.ATELIERS & SAVEURS JEUDI 17 MARS 2011 Le comité des JGA a été heureux de vous convier à un nouvel événement de réseautage le jeudi 17 mars chez Ateliers & Saveurs.Les participants ont ainsi pu échanger et partager un moment agréable tout en réalisant des recettes originales de cocktails et de tapas.Philippe Régnoux (Kayak Media) ISETTE Avocats - Agents de Marques de Commerce Barristers & Solicitors - Trade Mark Agents WWW.LETTE.CA Montreal Lette & Associés s.e.n.c.rx.630 Bd René-Lévesque Ouest.Bureau 2800 Montréal Qc H3B 1S6 Tel: + 1 (514) 871-3838 Fax : + 1 (514) 876-4217 MONTREAL@LETTE.CA TORONTO Lette Whittaker LLP 20 Queen St.W.Suite 3300 -P.O.Box 33, Toronto On M5H 3R3 Tel: + 1 (416) 971-4848 Fax: +1 (416) 971-4849 TORONTO@LETTE.CA Paris Lette Alérion 137 rue de L'université F-75007 Paris Tél: +33 (1) 58 56 97 00 Fax: +33 (1) 58 56 97 01 CONTACT@ALERIONAVOCATS.COM Munich Lette & Knorr Tal 12 D-80331 München Tel :+49 (0) 89 290 03 70 Fax : +49 (0) 89 290 03 756 MUNICH@LETTE.CA 47 Photos : idpim VIE DE LA CHAMBRE QuÉhjéc * re«ur lacassa Le 21 janvier dernier, le Président de la CCFC - section Québec, Guy Chabot, et la Consule générale de France à Québec, Piélëne Le Gai, ont accueilli messieurs Jean-Pierre Raffarin et Bernard Landry au Hilton Québec.140 personnes ont assisté à cette conférence qui portait sur les grands sujets de l’actualité économique en France et au Québec.Cet événement a été présenté par la firme JoliCoeur Laçasse Avocats et l’Université Laval avec la collaboration de la Société des relations internationales de Québec et TVA Québec.Organisé dans le cadre du second séjour à Québec de Monsieur Raffarin en tant que professeur invité à l’ENAP où il dispense le cours intitulé Leadership, management et politique, l’animation de la conférence a été assurée de main de maître par Me François Xavier Simard de la firme JoliCœur Laçasse Avocats.Ce dernier a invité les deux anciens Premiers ministres à partager à tour de rôle leur regard sur les grands thèmes auxquels sont confrontées les sociétés québécois et françaises : la crise financière, la main d’œuvre, la population active, le vieillissement de la population et la retraite, ainsi que l’accord de libre échange Canada -Union européenne (UE).1_ Bernard Landry, Jean-Pierre Raffarin, François-Xavier Simard (JoliCœur Laçasse Avocats) 2_ Jean-Pierre Raffarin 3_ Guy Chabot (Président, CCFC - section Québec), Bernard Landry, Jean-Pierre Raffarin, François-Xavier Simard (JoliCœur Laçasse Avocats) CONFÉRENCE DE JEAN-PIERRE RAFFARIN ET BERNARD LANDRY VENDREDI 21 JANVIER 2011 48 VIE DE LA CHAMBRE QUÉBEC VIE DE CHAME ' f *} l_Gilles Godin (J.W.Lindsay) 2 Hi'maid Vigneau (Advanced European Technologies) 3_Charles Gaudet (Affaires étrangères et commerce international Canada) 4_A droite, Louise Melanson (Entreprise Nouveau-Brunswick) 5_A l’écran : jean-Bernard Manceau (CCI Nante St Nazaire), François Tenant (B.A.C.) Dans la salle : Léo LeBlanc (Coop Atlantique), Robert Audoux (CCFCRA), Gilles Courègelongue (Consulat général de France à Moncton et Halifax) LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL À L’HONNEUR JEUDI 3 FÉVRIER 2011 La CCFC - section RA a eu le plaisir d’organiser un événement de réseautage et de développement international le 3 février dernier à l’Hotel Ramada Plaza de Dieppe (NB).A cette occasion, les participants ont pu échanger, partager leurs expériences et présenter leurs organisations.De plus, la Chambre avait fait appel à des organismes gouvernementaux disposant de programmes d’aide au développement et à l’exportation pour les PME.Présents virtuellement par le web, les représentants des CCI de Normandie et du Nord Pas-de-Calais ont offert aux participants un aperçu économique de leur région.La soirée a été couronnée par l’intervention de Maurice Guitton, Président de la CCFC - section RA au sujet du marché de l’aéronautique mondial et des opportunités pour le Canada Atlantique.Depuis la tenue de cet événement, la CCFC - section RA a été fortement sollicitée par des sociétés françaises, notamment dans les domaines de l’agroalimentaire et de la construction.Elle a donc entamé une série de visioconférences avec des interlocuteurs français, en collaboration avec le Consulat général de France à Moncton et Halifax, qui met à disposition son matériel et apporte une perspective institutionnelle aux discussions.La première rencontre s’est tenue sur l’importation de fruits canadiens et l’exportation de produits gastronomiques typiquement français.Ces échanges devraient se poursuivre dans les prochains mois.VIE DE LA CHAMBRE RÉSEAU ATLANTIQUE 49 INDEX DES ANNONCEURS CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE AU CANADA FRENCH CHAMBER OF COMMERCE IN CANADA on ans years www.ccfcmtl.ca pour célébrer 125 ans d'échanges et de développement ! AIR FRANCE CCFC - 125e COLLÈGE STANISLAS CURALAB DEMERS BEAULNE ERNST & YOUNG L 1 MËRIAL MhWüiriiix.MERIAL s NESPRESSO PWC QUADRISCAN SAMARKAND 2 50 36 52 44 6 46 41 7 51 39 4 40 50 INDEX DES ANNONCEURS RAFFINÉE UNE CAPSULE UNIQUE nespresso.com Montréal.Toronto .Vancouver Xespresso.+ UNE MACHINE INTELLIGENTE = LE PLAISIR D'UN CAFÉ PARFAIT À LA SIMPLE PRESSION D'UN BOUTON. Le dépistage prén c’est important Exigez le meilleur au Exclusivemei LABORATOIRE MÉDICAL CURALAB 514-990-8940 866-656-0446 www.c u ra I a b.co m Le test intégré Le test intégré a été le sujet de nombreuses études scientifiques qui ont démontré son taux de détection supérieur.Il est reconnu par la communauté médicale comme le test de dépistage prénatal le plus performant*.De plus, il est sans danger pour la femme et le bébé.Parlez en à votre * / Le test intégré détermine les risques de Syndrome de Down (trisomie 21), trisomie 18 et les anomalies du tube neural.* Étude FASTER 2005.
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