Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 mai 1898, dimanche 1 mai 1898
[" 16'' ANNÉE /T '\t' K\\ mL r\u2019.T.¦-U u*' ïy *Sr*& &#**?¦' C.Paris, 1er Mai 1898 ts INTÉRÊTS ^VNADiENS 5.FRANÇAIS Paraissant let's ki5 de chaque mois F K A N c F Abonnements: Un an.10 fr.T.* - Ann nros et 11 cl.'iM'ios ' >nt r> ;ufs an Bureau lu Journal.An' -.tks, la livn«.1 franc.!.*\t¦\t\u2014 .I K*rs -Dm rs, \u2014\t.î \u2014 Directeur: PAUL FABRE III IU1AI X: IO, Itm* «le Koine, ÎO, IVVIUS CANADA Abonnement' .- Un an.S 2 \u2022 Adresse Télégraphique : STADACONA-PARIS SOMMAIRE A i J> ur le Jour .Hector Fâche.R vue.P.F.R l'Alaska (Suite).Ames Semiiie.L Canadiens à Paris.Jacqces Mehmlle Libres Chroniques.Huuues Delorme.Informations.Darbois.Bd ographie.H.D.Les Théâtres.Jean C.vrionan.AU JOUR LE JOUR N n\u2019est guère possible de parler ci ître chose que de la guerre d E»pa-l::i .C est le dernier combat chevale-r ;ue de cette fin de siècle ; il jette sur 1 Europe, occupée à se partager la Chine, une lueur pittoresque.On commençait à croire qu'on ne verrait plus atuais que des compétitions d\u2019intérêt.C est en même temps une guerre imprévue ; les deux adversaires se regardent U*» peu eiohnes de >e .rouvei ainsi en présence.Les Etats-1'nis n'ont jamais cru un instant qu\u2019un pays, pauvre et fa r, refuserait leur argent, et T Espagne qu\u2019on la jugerait capable de faire bon marché de son juste orgueil.Il semble, vi autre part, que l\u2019Kurope aurait eu peu à dire ou à faire pour arranger les choses ; mais elle non plus, n\u2019a point vu v nir les événements.Le sort en étant jeté, regardons bien Cuba ; nous ne reverrons peut-être plus une île qu\u2019on refusera de vendre bon prix.L aspect général de la question échappe à notre cadre ; nous n\u2019avons qu\u2019à envisager l'effet quelle peut avoir sur le Canada ; il est évident pour tous, que notre pays ne peut qu\u2019en bénéficier.La première conséquence de 1 état de guerre sera sans doute d\u2019amener les compagnies transatlantiques à diriger leurs paquebots sur Halifax ou Québec.N\u2019entrer dans le port de New-York que le jour, avec des précautions extraordinaires et des pilotes spéciaux, ne saurait constituer une situation normale.Il est vrai que les mines dont on sème, dit-on, le port de New-York ne sont destinées qu\u2019aux Espagnols, mais elles pourraient atteindre les Américains eux-mêmes par ricochet.Il serait vraiment absurde dans ces conditions de s\u2019obstiner sur un parcours pleins d\u2019écueils, d\u2019autant plus qu\u2019en filant sur Halifax ou Québec on gagnerait au moins trente heures, et qu'en allant -air Québec, en particulier, on aborderait dans un port d'une grandeur incomparable, après avoir sillonné une région admirable.Aussi, pendant cette période agitée du moins, le Canada deviendrait la route pacifique entre 1 Europe et les Etats-Unis.Si la guerre se prolongeait, et elle se prolongera, à en juger par la lenteur avec laquelle elle s'engage, les Etats-Unis auront à se ravitailler chez nous et videront ainsi nos immenses greniers de 1 Ouest.Nos compagnies de chemins de ter vont bénéficier largement de 1 augmen-tion du trafic et les affaires en général auront une impulsion considérable.Quant à nos relations avec les Etats-Unis, favorisés par le rapprochement avec 1 Angleterre, elles ne peuvent que s\u2019améliorer, comme on le voit déjà par la résolution de payer l'indemnité pour les pêcheries, au sujet de laquelle les Américains avaient manqué jusqu\u2019ici d\u2019empressement.On peut même espérer que, grâce à ces dispositions nouvelles, ils envisageront d'un œil plus favorable, la conclusion d\u2019un traité île réciprocité commerciale entre les deux pays.Hector FAURE.REVUE Nous empruntons à une Lettre du Canada, publiée par le Journal des Débats, les passages suivants.Examinant l\u2019eventualite d\u2019une guerre entre les Ktats-Unis et l'Espagne, le correspondant disait : Nous devons penser à \u2022\u2022 que deviendrait le coin.inerce de l\u2019Atlantique, si elle éclatait.New-York ne serait -ans doute pas neutralisé ; plusieurs Compagnie- de navigation, t-Tles que la Transatlantique français-*, ne serai* nt-elles pas alors obligées de chercher un autre port, et sommes -nous prêts, au Can sla, pour ! ur offrir des conditions convenables ! Voilà qui vaudrait bien, même parmi les passionnés débats sur le Ktoudyke, une étude sérieuse de nos hommes d'Etat.Plusieurs Français sont déjà partis pour ces régions du Klondike, pleines de troublantes espérances , on m'en annonce d\u2019autres eneore ; dans quelques mois, ce sera pour nos amis de l\u2019autre bord » une occasion très particulière do visiter le Canada; nous devons inaugurer à Québec le monument de Champlain, qu\u2019achèvent en ce moment des artistes paaisiens.l)e grandes fêtes seront données alors au début de septembre, et nous aurions plaisir a voir autour de nous beaucoup de Français de France, pour raviver avec eux les communs souvenirs de nos unglues nationales.* ?» Nous lisons dans la Semaine Religieuse, de Montréal : D\u2019Archevêque de Montréal.Mgr Bruchési, a reçu l\u2019avis que le Ministre des Alfaires Etrangères de France, M.llauotaux, membre de l'Académie Française, avait décidé d\u2019odrir à la cathédrale de Montreal, au nom du gouvernement de la République, un tableau où sera reproduit un épisode touchant de notre histoire nationale : ro.micro messe célébrée au Canada, le juin Iblo.* Cet événement mémorable est raconté comme -uit dans l\u2019ouvrage que I\\ le Rochemantei, S.J., a publié récemment sous le titre :\t< Les Jésuites et la Nouvelle-France au \\vn« siècle.* ,( La compagnie marchande étant fondée, il importait d\u2019envoyer au plus tôt à Québec, des missionnaires.Les Jésuites ayant refusé de s'y rendre, Champlain fait appel aux Récollets, qui acceptent avec empressement, lesodres qui vont si bien à leur dévouement.Tous le» préparatif ter- F* 2 PARIS-CANADA ¦ minés, quatre d'eatrc eux.les Pères Denis Janiay Jean d\u2019Olbeau, Joseph le Caron et le Frère Pacifique Duplessis, s\u2019embarquèrent à Ronfleur, le 2» a\\ ril 1615.«Le ?5 juin, un grand «Te Deum* était chanté à Québec, au son de l\u2019artillerie, pendant la sainte messe, célébrée par le Père d T >11 \u2018au : «Ce fut, dit Ferland, un bean jour pour Champlain et pour Si s colons réunis autour de lui.que celui où, dans la petite et pauvre Chapelle de Qu« l>oe, ils assistèrent pour la première fois.« au sacrifica de la inesse sur les bords du grand lleuve Saint-Laurent, inaugurant ain-i la foi catholique dans le Canada.» L'execution du tableau a été confiée à M.Ernest Laurent, premier prix de Home au cours de 1889.Cette toile, dont les dimensions ont été caleu- v de l\u2019églis \u2022 cathédrale, sera encadrée aussi aux frais du ministre des affaires étrangères.Ce n i s de vos - qui vous suivent ensuite à vue d\u2019œil, coinî.: vos chiens a vue de nez, le long de> ivières ou gaiement vogue votre galore.Les xirnaux en décrivent tous les méandres ,i\\\t' details, enuinerent tous les approvi.tents a faire dans leur capitale sans du \" ¦\u2014 oui, il faut l\u2019avoir vu pour le croire \u2014 J, 19 feuilles de toilet p iper, six par jour : 2.190! \u2014la population aide au « boom» c i iiasseurs d'« r arrivent et se lancent dans l\u2019m \u2022 ni.tandis que les marchands s', n v mt fair leurs dépôts a la City bank et rassurent le.mseience.mais elle ne s\u2019- st pas troublée I -î peu «*l d'ailleurs, en deux ou trom ans, u .it tant de chemin ! S routes mènent a Daw>on city.Je vous en de r u deux aujourd hui, réservant pour une pr line lettre la description des quatre autres, s commencerons par la 1.\u2014 ROUTE DES TOURISTES toute par eau de San Francisco, ou Seattle o.> .t11 co u ve r a Dawson city par S uut-Michaei.!' x compagnies rivales l'exploitaient déjà a\\ le « boom > du Klondike, le North Amé-ri Transportation and Trading C* i New-York, él)3, Produce exchange, Chicag *, 21 KM > d ' 1\t; building) et l\u2019Alaska Commercial C° (3 Sanson si., San Francisco).Une demi douzaine d\u2019autres compagnies \u2018 \u2022rôtit leurs steamers au ltr juin, époque des de; arts de Seattle.Douze jours plus tard, iis \u2022 uent a Saint Miclun !, pui> transfèrent leurs | U\".ig .rs sur des bateaux de tr«^ faible tirant i - r rnmten: le Youkon vers I)aw>o» cit\\ en d.u quinze jours.Comme la navigation se :\t»e en septembre, il faut profiter des pro- ie rs bateaux -o on a l\u2019intention de revenir par mémo voie, apr.s un»?courte visite aux mines.Des distances sont : attic a Saint-Michmd (Océan).4.504 kil.S-Michael a Dawson city (Youkon 2.654 kil.-kil.Total.7.158 kil.Steamers confortables : prix en 1 « classe, avec 150 livres de bagages, 1,500 francs; en 2e \u2022'lasse, 1,250 francs.Au delà de 150 livres de bagages, on paye dix sous par livre d\u2019excédent.Du Compagnie N-cth \\meneau vous délivre d's lettres de crédit sur tous les ports du Youkon.ID \u2014 ROUTE DES PÊCHEURS Huièrr.» Athabaska >t Mackensie Kncore une route d\u2019été, celle-là, puisque la navigation ne s\u2019ouvre sur l\u2019Alhabaska que dans b-s derniers jours d\u2019avril.Il faut d\u2019abord se rendre au terminus nord du Pacifique canadien, dans la province d\u2019Alberta, d«* Montréal à Edmonton, 3,950 kilomètres.Ensuite, d\u2019Edmonton a la rivière Athabaska par une bonne route.154 kil.Puis descente de ladite rivière, du lac Athabaska, du grand lac des Eselaves, du Mackensie où s\u2019échelonnent les forts suivants de la Compagnie de la baie d\u2019Huson : Forts Mae Murray, Chippewyan, Smith, Résolution, Providence, Simpson, Wrigley, Norman, Good 1 lope, Mac-pher-on cinq rapide-peudang -reux à traverser).Distance totale.2 866 kil.Du fort Macpherson, on peut remonter la riviere Peel, faire un portage de 32 kil.a la séparation des eaux et redescendre sur Daw-on city, par les rivieres Beaver, Ste- wart :t le Youkon, S'»it environ till kil., ou bien remonter les rivières Peel Trout, jusqu\u2019au lac Summit.9i \u2014 Traverser le lac, faire un portage de 1 kil.111\t\u2014 Redescendre par la riviere Porcupine jusqu\u2019à Fort-Youkon.474\t\u2014 Sur le Youkon où Ton remonte vers Dawson city.467\t\u2014 4.166 kil.En résumé, depuis Edmonton, on parcourt : En voiture.154\tkil.En eau calme.209\t\u2014 Pin remontant le courant.561\t\u2014 En le descendant, sa rapidité varie de 7 à 12 kil.a l\u2019heure.3.242\t\u2014 4.166 kil.Depuis plus de cent ans, le- bateaux de la Compagnie de la baie d\u2019Hudson utlisenit cette gigantesque artère du nord, ce Mackensie dé-c avert en 1789 par Alexander Mackensie e: d- ut le cours dépasse 4,022 kilomètres.Les forts do la plus vieille compagnie de fourrures du monde (fondée en 167**1, échelonnés le long du fleuve, permettent les ravitaillements necessaires avec une autorisation spéciale du commissaire a Winnipeg.Cette route, sera probablement une des favorites «le l\u2019avenir.Déjà, une compagnie sérieuse sc charge d-* vous emmener en avril prochain, moyennant 1.750 francs, jusqu\u2019à Dawson city.L\u2019expédition est limitée a cinquante passagers qui seront accompagnés par un médecin, un constructeur «le bateaux, un mineur et deux metis parlant français et anglais La flotille se composera de bateaux de 23 pieds de long portant trois hommes chacun.On a droit à 1.200 livres de bagages (The Mackensie Riv r Klondike expédition.Hamilton, Ont.P.G.lleming, director.) (.4 suivrei Amks SÉ.MÜUD Les Canadiens à Paris Inscrits au Commissariat-Général «lu Gou-vernern«-nt du Canada à Paris, 10, de R*>me : M.et Mme PD Fitch, Quebec.Grand-Hôtel.M.et Mme W.H.W*-ir, Montréal.Hôtel Bellevue.Mlles Weir, Montreal.Hôte! B dlevue.M.et Mme Chs.Chaput, Montreal.Hôtel Bellevue.Mlle Chaput, Montréal.Hôtel Bellevu\".M.C.N.Armstrong, Montréal.Hôtel Balmoral.M.Emile Jacot, Québec.11ôte 1 des Plmpe-reurs.M.et Mme J.A.Macaulay, Sydney, N.E.16, rue Godot de Mauroi.R.P.Antoine Oger, Oka, P.Q.M.Napobon Laberge, Beauhurnois.74, rue Bonaparte.Mile Laberge, B«-auharnois.74, rue Bonaparte.M.Geo.W'oodhouse, Montréal.Hôtel Bergère.Mine M.Williams.Montréal.Hôtel Beaujon.Mlles Williams, Montréal.H«\u2018'tei Beaujon.M.et Mme Romi il\t, M Hôtel Terminus.Mlle S.Mongeon, Montréal.Hôtel Terminus.M.et Mme S.M.Foley, Montreal.Grand-Hôtel.M.W.W.Near, Montréal.IFitcl de Londre et New-York.M.A.O Morin, Montréal.Hotel Terminus.M.et Mme Albert Amiot, Montréal.Hôtel Cusset.* * * M.Emile Galibert, Président de la Chambre française de Commerce de Montréal, s\u2019est embarque, à Liverpool, le 21 avril, sur le Lau-rentuin, de la Ligne Allan.* * ?M.et Mme PD Beaudry se sont embarqués, le 30 avril, au Havre, a bord de La Touraine, de la Compagnie générale Transatlantique.* ?* M.et Mme R.IL Stephens et Mlle S.Mongeon s'embarqueront, le 7 mai, au Havre, sur La Gascogne, de la Compagnie générale T ransatlantique.4P ?* LA BOUCAN E Assistaient à la réunion du 23 avril : MM.le docteur A.PD Mercier, le docteurO.Normandin, le docteur A.I.aramée, le docteur E.St-Jacques, le docteur PD N.de Martigny, le docteur J.PD Paradis, le docteur O.Mazurette, L.Th.Dubé, 4 PARIS-CANADA J.0.Marchand, Henri Beau, M.A.Suzor-Cété, le docteur J.\\V.Derome, le docteur J.H.Chalifoux, le docteur L.P.de Grand pré, N.Lacroix, etc.Les prochaines réunions auront lieu, les samedis 7 et 21 mai, à 8 h.1 2, au café de Fieurus, coin des rues du Luxembourg et de Fleurus.Les Canadiens et amis du Canada sont cordialement invités à ces reunions amicales.* * MM.les abbés Brunault et J.Marchand, après un voyage en Italie, Grèce, Suisse et France, se sont embarqués, au Havre, le 23 avril, a bord île La Bourgogne, de la Compagnie generale Transatlantique.t\t* * \u2022 M .et Mme Albert Amiot sont de retour de leur voyage en Italie et dans le Midi.J\\eol'es MEHVILLE.LIBRES CHROMATES L'AMOUR EN RÊVE (1) Grace aux Muses Protectrices, M.Alphonse Lemerre n'édite point exclusivement les vers mucilagineux de généraux ataxiques et de richissimes amateurs torturés d'un besoin de littérature.Voici en effet \u2014 rare fortune_ un volume exquis de rythmes jeunes et sonores dus a un modeste débutant, notre ami Charle> Bernard.L Amour en Rêve montre cette qualité rare et primordiale, la sincérité.C'est un livre de bonne foi, comme les aimait Montaigne.C est aussi un livre d** délicatesse et de grâce qü une inspiration idealists a dicté, que le nombre harmonieux des strophes a su traduire et d où se dégage une impression de puissante mélancolie, car la mélancolie de\\ient une force lorsqu\u2019elle est, comme en l\u2019espèce, servie et magnifiée par la conviction d\u2019un tempérament personnel.Cette conviction, ce t mpérament étaient choses nécessaires pour exclure le banal et le monotone depuis la première jusqu'à la dernière page, et il convient de fl ici ter vivement l\u2019auteur de 1 Amour en Here pour l\u2019absence absolue d\u2019af-feterie et de mièvrerie que sur semblables thèmes peu d autres poètes, sans doute, sauraient é\\ iter.L auteur t un rêveur un peu las au front incliné tel que le représente le masque expressif du bon sculpteur Léon Delagrange exposé dans la salle du Figaro), justifie miraculeusement son titre.Ses decors d idylles imaginaires ne sont point desguinguettes au bord de laSeine ou les odeurs de fritures deshonorent le parfum des soirs.C est dans un Château de Rêve que le poète volontiers s isole et se promène : (1 LA Molli EN RÊVE, par Charles Bernard (Alphonv l emerre.éditeur.) C'est iin noble château ierge 11 île pacte, (Jne ne profane et n'inquiète Aucun caprice de la chair!.Que si, d aventure, d^v lèvres s'entr'ouvrent, fleurs rouges épanouies bonnes à mordre au passage, il en remarque la tristesse; et cette tristesse, il la chante en vers délicieux : Je sais des lèvres qui sont tristes De n\u2019avoir point encor vibré En ut, en sol ou bien en re, Sous l\u2019archet des baisers artistes.Dans l\u2019amour ou dans le plaisir Elles voudraient faire leurs preuves, Et leur tristesse est un désir.Celles-là sont les lèvres new es ! D'autres sont tristement hautaines, Comme des princesses d'exil ; D'autres ont le charme subtil Et las des douleurs incertaines.Leur sourire pâle et distrait l.oque d'anciennes épreuves, Et leur tristesse est un regret.Celles-là sont les lares veuves.Peut-être aura-t-on lieu de s\u2019étonner, après avoir lu ces deux strophes, d'entendre l\u2019auteur s\u2019écrier un peu sensuellement : J'aime les yeux verts et les cheveux roux !.et sans doute aussi de voir ce triste célébrer avec une crânene triomphante La Gloire du Rire, du rire aux sonnantes fanfares, Chevalier d Autrefois et Soldat d'Aujourd'hui : (Itoire au rire vainqueur de ta mélancolie, Au grand rire sonore et superbe, olifant Jetant sa claironnée à l'écho triomphant Clotre au rire qui rend la femme plus jolie, Dm de l homme, lutteur plus faible qu'un enfant Est la sagesse ou mieux ta raillante folie.Il Pure au rire, ennemi des rêves et des fievns Par qui tous nos vingt ans sont déjà las et vieux, Au rire inextinguible aune des anciens dieux Dont la grosse gaîté narguait la fadeurs mièvres.Clotre au rire, printemps éternel, qui fait mieux Epanouir les roses pourpres sur les lèvres ! Ce ne sont la que diversions accidentelles, uniques dans le livre et qui prouvent que I Charles Barnard étant poète, sa harpe vibre aux vents de la fantaisie et du caprice, traduisant ingénieusement on échos harmonieux toutes les voix entendues au passage.Aussi bien connaissons-nous de lui des poèmes inédits, tels jue les aigles et l'Ode ci Castel lane, d\u2019un puisant souffle lyrique, d\u2019une majestueuse et virile inspiration.l\u2019n prochain volume nous montrer nouvel aspect d\u2019un talent curieux et inquiet mais le présent livre sultit a lui valoir la h , e estime des vrais portes et des amants mu,-\"euls admis à comprendre et à chérir la L faisante, la necessaire et éternelle Poésie.Ulules PEIa >k\\I!;.INFORMATIONS Départs pour le Canada : Par la Bourgogne, do la (\u2019 H \" à atlantique, le \u20182d Avril, M.Léon Mare», en route pour Vancouver ; M.Honor l u , do Maison-Favie (Creuso ; M.A douin, de Chatellerault (Vienne); mille Hirtz et M.Brunscliwig, à dtiés, et les veuleries, et les dégénérescences sont produits à miracle par ce peintre pessimiste de l'an,nudité humaine.Y,'Alphabet pour b - ('rands /Infants est un >yinb e caricatural de notre époque ayant sa place inc e près de* Temps di fficiles de Forain et de la V de M >ns>ur (Quelconque dudit Hermann Paul, H.L).-\u2014-\u2014- LES THÉÂTRES A la Comudik-Franç \\i>i:, ou va reprendre les rê; \u2022 \u2019 lions du Chandelier, d Alfred de Musset, qui ser repris pour les derniers abonnements du mardi et du jeudi, aver a distribution nouvelle que nous avons donnée de cette corné lie.A I\u2019OdéOn, Mon i nfant, la spirituelle et joyeuse M.A\tJanvier, est décidément par n* pour un long succès.Les qualités de franche Saie\u2019 \u2019 «le la pièce et rin_émo-it«; des situations comiques portent beaucoup sur le gros public, tandis que les fiucsses de la satire de nos mo-«Frii s précieuses ravissent les délicats.Grand succès, également, pour elle qu'il faut oirih r, l\u2019amusante piece eu un acte de MM.< Irenet-baneourt et Gaston l'olonnais.Les représentations de Carmen, à I'Opkiia-( omiqi k compteront parmi les plus brillantes de la saison.Le succès dos remarquables interprètes d l\u2019œuvre de lti/.et, Mme de N'uovina, MM.Sa-l«va, Bouvet, Mlle Guiraudon a «;té considerable.Mlle Nin.i Pack, qui vieut d\u2019être réengagée par M Carré et que celui-ci a autorisée à créer aux P AUI S-CANADA Bouffes, l\u2019opéretto de M.Émile Pessard, ne fera sa rentrée qu'à la saison prochaine.* « « Le uccôs que remportent les SHuifTer, défie tous commentaires, et la présence de ces merveilleux artiste?aux Foliks-Bi-:iu.i.iik est une attraction hors ligne .o:itr»- mandat-poste.W.ULLS INK ERSONMESk Âl.E^ NUISONS RECOMMANDEES CHAMPAGNE LÉON LAURENT ih:i*(hs i i-Aitis 6 Square de l\u2019Opéra et 22, rue Caumartin Téléphone 21$-19 FOUHMSSBUR BUEVF.TÉ DE I.\\ MAISON HOVALE DK PORTUGAL niIPMïQîPQ F YZERN 46 rue Vi UllDrilülljll vienne, Paris Maison de Confiance.Le Gérant Pikrrk Foursin.Imprimerie II B «u
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