Paris-Canada : organe international des intérêts canadiens et français, 1 septembre 1901, dimanche 1 septembre 1901
[" 19* ANNÉE Paris, l«r Septembre 1901 Le Numéro 25 Centimes No 17 PARIS-CANADA Organe Bimensuel des Intérêts Canadiens et Français FRANCE A; snkmknts : Un km.10 fr.|,,.s Ann'-n ans.M.Barbeau avait grandement contribué à la prospérité de cet important établissement.Il jouissait dans les 9 PARIS-CANADA cercle- financiers canadiens comme auprès de la Banque de Paris et du Credit Lyonnais, dont les administrateurs l'avaient vu à l'œuvre, d'un grand crédit et d'une haute réputation d intégrité et de capacité.Sa perte sera vivement regrettée ici et là-bas.Les Annales Politiques et Littéraires et d\u2019autre; feuilles parisienne.- ont déjà signalé à 1 attention du public parisien le volume de melodies du brillant compositeur et chef-d\u2019orchestre Ernest Lavigne, publié .1 Montréal.Ces vingt-cinq melodies s.nt d\u2019une inspiration et d\u2019une facture tout à fait distinguée- Elles auront certaine merit de côté-ci de i Atlantique un succès qui ne déparera celui qu\u2019elles ont obtenu auprès du public d\u2019outre-nier auquel le nom et le talent du musicien canadien sont depuis longtemps familiers.Les paroles sont de divers poètes, v compris les plus illustres, La musique que M.Lavigne à placée sous ces paroles harmonieuses est digne en tous points de leur servit d\u2019accompagnement.Elle ajoute à leur beauté l'envolé qui les porte au loin et le?répand sur les foules attentives.Le maire de Montréal.M.Prêt rntaine, a écrit une élogieuse lettre d\u2019introduction de M.Lavigne auprès du public européen.Fin d'article auquel plusieurs journaux de province font écho : Il est éviient que le courant de sympathie entre la France et notre m ienne colonie doit amener d\u2019heureux résultats des deux eût-.- ;t chacun voudra y contribuer pour sa part.Nous lisons dans \u201c Le Matin \" d Anvers : \u201c Nou- apprenons avec plaisir que M.Fernand Room an, secrétaire de l\u2019agence centrale à Bruxelles de la Société des auteurs, composteurs et éditeurs de mu-ique, vient d'être nomme officier d'académie par le gouvernement français.\u201d Notre ami Fernand Rooman, 1 actif et dévoué président du cercle littéraire et dramatique \u201c Le Gardénia d'Anvers\", méritait depuis longtemps cette distinction.Nous lui adressons nos très sincères félicitations.Nous aurions dû signaler plutôt, et pour les villégiatures de l\u2019été, un nouvel et charmant ouvrage de Th.Bentzon : questions américaines.L\u2019auteur y analyse avec la sûreté de méthode, la rare finesse et la grâce qu'on lui connaît, des publications variées et qui chacune jette une lumière singulière et nouvelle sur l\u2019Amérique, dont l'Europe a encore si peu pénétré les idées véritables.Aucun écrivain français ne les sait mieux que Th.Bentzon.Elle les reflète en ses ingénieuses et fortes analyses avec une fidélité parfaite, et cette nuance de sympathie sans laquelle les plus fortes peintures risquent d'être fausses par certains a»pects,tout au moins.Toutes ces études du reste : Un radical de la prairie ; l'Amérique d\u2019autrefois ; un Américain représentatif tic.traitent de questions d'un intérêt général et se rattachant à l'actualité.Le correspondant du Times à Toronto trace une peinture aussi fidèle que saisissante du Nord-Ouest canadien au lendemain de la moisson.Lorsqu\u2019on songe, dit-il, que les quarante ou cinquante millions de boisseaux de blé qui représentent la moisson de cet été sont le résultat de la colonisation d'un nouveau territoire laquelle ne date que de v ingt an- : que des communications régulières etfamle* n\u2019ont été établies à traders ce territoire que depuis dix ans ; que les deux millions d\u2019acres de terres aujourd'hui en culture ne forment que la centième partie des terres accessibles et egalement fertiles ; que la nature du sol et les méthodes qui lui sont propres ne sont que depuis peu bien comprises ; et que la population qui seule fui>ait defaut pour accroître la production et donner pleine valeur a ces vastes prairies, aujourd'hui les envahit en ma.-se- profondes, venant, non-seulement de l\u2019Est lu Canada et de 1 Europe, mais au-si de- Etats-L\u2019nis, il e-t facile de se rendre compte de- prodigieuses espérances qui entourent l'avenir du Canada de l\u2019Ouest.Bail Faure.Le Recensement Canadien Les opérations du recensement au Canada .-ont terminés.population de notre pays e;t d\u2019au-jourd'hui de 5.33s.-*3 habitants, en augmentation depuis 1\t1.de 505.?Ut.La population de la province de Québec gagne 112.439; ceile d\u2019Ontario, 53.657 ; la Colombie 01.t la plu* e-st-ntieHi iiicnt cosmopolite.Si l\u2019on n,* \u2022 i !* « Canadiens d'origine fram ai*»\\ l'élément hrit.: ne représente a peine qu'un dixième de la pop La moitié appart ent aux Américains venu- de \u2022 Kraft».le reste à tout\"- !e- nation* du n »nd i Australie i » t»rèc» et ;e J ipoii ; le» Suédois \u2022 t gien- formant une colonie nombreuse.Qoand a I -nie de la langue française, c\u2019est la plus imr -on chiffre dépassant 500, parmi lesquels f i xant Français de France.ht dans ce cosuno|s>liti-uie.il v i une enter.!' pensée commune, un remarquable effort d ._ lal tOrieuse.La Zeitschrift des l'en mes deutschcr In < \u2022 cité par le Génie civil, consacre une étude au veloppement indu-triel du Canada, en ce nièrts années, et s'attache, en particu mettre en lumière richesse en gisement» niers et : importance de »e» industries du b L\u2019auteur passe cri revue les gissements de i tlu t 'anada en indiipiant leur -itnati» n.leur inq et le tinintaiil tie leur protluction.la» pro'lmtic nieie totale du Canada conesponT, 6 pour le 13 pour I»* enivre, 1! pour le nickel.105 pour pour 1 argent.Il existe tic nombreuse» exploitai sel, d amiante et de mica, au -ujet tlcsq elle» < donne quelque* renseignement*.D'autre part.I* -sement* bouillers du Canada occupent une *upt c 210.ÜO0 kilotn.cariés : le* plus riches sont ceux Nouvelle-Ecosse et de la Colombie qui ont pro I pet tiv»ment.n 1899.3 million* et 1.5|à été consacré» à l'aménagement de» divers < a- IX , t voie* d« navigation intérieure.l.i |>Iuh grande rielie»*® du Canada réside, sans eon-t lit, a l\u2019heure actuelle, dans »e» immenses forêt», qui vient plu» de 3 million» île kilomètre» carré»et dont qiiii» «ont très recherché» pour la fabi icat ion de la ,ie de Uni*.Ce» industries du l>ois ont dû leur de\\e \u2022lie nt énorme à I .ménagement d'un tr«s grand j ,,|>re de stations «b* force hydraulique, eu divers ut-, ,lu paya.Aux environs d'OttuW.», ou luposeï ait, aux elmtes d'eau, de plus de '.H)0.000 chevaux on en utilise déjà tîOOOO.Ce Canada pos> de ,t ,i, jument 3t# fabriques de pâle de bois, pio luisant Vr) tonne» par jour.I.a I.unn nti 1 l\u2019ulp C\", dont les ouvrent 4.«HH» kilorn.\u2022 lies \u201e< ope a el'c seule .du 3.000 ouvriers et di*q«t» e de 70.000 cln-vaux de C'in lust rie du bas repi* sente uctiicllement a u , ti fdH) millions de francs de capital d'«tab!i-i et sa production est de plus de 700 millions de i , suit environ le quart de la pri luction totale de ri>* canadienne.N'.rmuml ou l\u2019ic.nd quia visité récemment mada.au retour a fait a la Revue Picarde il récit que voici : ,\tr |'* parcourais b» plaine, un comber du soleil ; \u2022 ; \\vaut les ba*uf» rentrer à I * table de leur pas -i calé, les moutons agiter leurs clochettes **n ùi nit l\u2019berlie «les vertes prairies, les moisson-s i.i fuulx sur l'épaule rent* uit au logis h; sueur - luit sou* le ebajH-au «le juiilie je me ilemandais ¦ tuis pa- « n N* i luaii ut .Somlaiu comine p r ''illusion, une v« i s'éleva «-hantant a m *n i(> j ,.[i* «ment une chanson normande.Chant**, rossignol, < haute '!'«** (|lll as le co ur gai ; Tu as le c «¦ «ir a rire Moi je l'ai * pleurer.J'ai perdu tua maîtresse : Comim ut m'en consoler |*o ;r une blanche r» se Qu* j«* lui refusai Je vomirais *r.Cl (pu* le r« sier même Fût a la mer jeté.; ri u* n'est pas ri*\\ Mais « Ile ¦ pas moi I cure dans la version frimyai-e modi fee i aite en s'acclimutant ;oi-«l« là 'h* l\u2019Oei an.Il ne-mieux de mettre «-u regaid cet\u2018«- chanson telle « *1 mte en Norman lie Chante, rossignol, chante, Tu as le co ur hien gai Le mien n'est pas 1* même Car il est oblige, I\u2019our un bouton de ne-*-Mon ami ma quitté.\u2022le voudrais que la rose Fût encore nu rosier, Kt que mon ami Pierre Fût encore a m'aimer 1v
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